ACTUALITES ... 2019


2015 / 2017  - 2018
 

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Violences conjugales : un coup de fil contre les coups
Un parcours simplifié et sécurisé pour les femmes
La Légion d’honneur sera plus sélective 

  La Presse

 

 

 

Répertoire

Les premières maisons 3D se dessinent
Lla France se prépare un brexit dur
=
La pierre de taille revient sur le devant de la scène dans ses habits écolos
ls sont tombés dans le panneau

On va vous en parler cette année !

Les gros chantiers  du gouvernement en 2019

2018

ce qui change au 1er janvier 2019
L’euro, un colosse handicapé par ses fragilités originelles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Les premières maisons 3D se dessinent

Elles devraient voir le jour à l’horizon 2020. Les toutes premières maisons élaborées  en grande partie avec la technologie d’impression 3D seront bâties dans le quartier Rema’vert. 


« Nous allons réaliser 5 maisons de plain-pied allant du T3 au T5, au sein de l’écoquartier Rema’Vert», dixit Emmanuel Coste, architecte. Cabinet Coste architecture

L’ESSENTIEL

-.- VILIAPRINT est lauréat de l’appel à projets lancé par la Caisse des dépôts et l’Union sociale pour l’habitat (USH), parmi 25 projets. Il a bénéficié d’un premier accompagnement en mars 2017 lors du Hack’Archi, atelier d’innovation, mobilisant autour de ce projet 70 étudiants de formations variées. Le projet a bénéficié pendant 9 mois de l’incubateur LabCDC, bénéficiant ainsi de soutiens d’expertises et financiers.

-.- LE PROJET prévoit la construction de 5maisons. Le chantier devrait commencer dans l’année pour un coût d’1M €


«
 Nous voulons pousser la technique au bout, en construisant presque l'ensemble des murs en impression 3D »
Emmanuel Coste, architecte

C’est une première quasi mondiale». Emmanuel Coste, de l’agence Coste architecture, n’hésite pas à employer cette formule accrocheuse pour évoquer le projet sur lequel il travaille depuis quelques mois avec le bailleur social Plurial Novilia et XtreeE, la start-up spécialisée en impression 3D grande dimension.

Certes, une maison 3D a déjà été construite à Nantes. « Mais il s’agissait seulement du coffrage, ensuite, il a été rempli avec une mousse chimique. Sur ce projet, nous voulons pousser la technique jusqu’au bout, en construisant presque l’ensemble des murs en impression 3D. »

Dans l’immobilier, en France, la technologie 3D est expérimentée depuis près de 4 ans. Utilisée essentiellement pour réaliser des éléments de décoration ou des parties de construction.

REPOUSSER LES LIMITES DE LA CONSTRUCTION

En juin dernier, Alain Nicole, le directeur général de Plurial Novilia, expliquait dans nos colonnes : « On souhaite faire passer la technologie 3D dans la construction, du stade expérimental au stade pleinement opérationnel, avec un modèle économique parfaitement reproductible. »Repousser les limites de la construction, Emmanuel Coste ne s’en cache pas : « La physionomie des maisons s’en ressent. On privilégie les courbes, les arrondis, les formes elliptiques. »

Depuis juin 2018, le projet s’est précisé : « Nous allons réaliser cinq maisons de plain-pied allant du T3 au T5, au sein de l’écoquartier Rema’Vert de Reims. »

Pour la construction, deux technologies seront employées. «Pour chaque maison, un module sera totalement réalisé totalement hors site, en ossature bois : il comprendra la cuisine, le cellier, l’entrée, les toilettes et la salle de bains. » Le reste de la maison « sera composé d’éléments en 3D béton. »

Côté technique : un robot XXL de près de 6 mètres de haut va se charger du gros de la construction. « Deux possibilités: soit on réalise les murs dans un local situé à 100 mètres du chantier et on les assemble, soit on amène la machine directement sur le chantier. Cela n’a pas encore été tranché » , indique l’architecte.

Les avantages de la 3D sont multiples. La solidité du matériel, d’abord. « Le béton en impression 3D ainsi réalisé en tissage est trois fois plus solide en compression qu’un béton normal » , assurait ainsi en juin dernier, Alain Guillen, le patron de XtreeE. Autres atouts : la phase gros œuvre est divisée par 3. Construire une telle maison prendrait ainsi moins d’1 mois. Le chantier génère également moins de déchets. L’utilisation d’un robot permet aussi une amélioration des conditions de travail (réduction forte de la pénibilité, diminution de l’accidentologie). Ce type de construction occasionne un surcoût : 25 % de plus qu’une construction classique. Le prix du m 2 s’élèvera à 2 000€ environ au lieu de 1500 €. Plurial Novilia débloque une enveloppe d’1M€ pour ces cinq maisons. Le bailleur travaille toujours actuellement pour obtenir les certifications nécessaires et les assurances. Le démarrage du chantier est espéré pour le dernier semestre 2019.

Aurélie EAUSSART

Extrait de l'union du 12401/2019

    

    

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La France se prépare un brexit dur=

 La France va intensifier ses préparatifs pour un Brexit sans accord, après le rejet massif  par le Parlement britannique de l’accord de sortie négocié avec Bruxelles, a indiqué hier l’Élysée.


Un Brexit sans accord serait aussi problématique pour plusieurs secteurs clés de l’Union européenne, en grippant les flux de marchandises et en compliquant les procédures réglementaires.AFP

L’ESSENTIEL

*.- AU LENDEMAIN DU REJET de l’accord négocié par la Première ministre par les députés britanniques, le pays est plongé dans l’incertitude.

*.- LA FRANCE A ELLE ANNONCÉ INTENSIFIER ses préparatifs pour un Brexit sans accord.

*.- LE NÉGOCIATEUR EN CHEF DE L’UE pour le Brexit, Michel Barnier, a alerté sur le risque élevé d’un « no deal » et ses conséquences hier matin devant les eurodéputés à Strasbourg.

Avec le rejet de l’accord par une grande majorité de députés britanniques, « les risques d’un No deal se sont accrus hier ». Un tel scénario « serait très négatif pour le Royaume-Uni » et « serait mauvais pour l’Europe, et pour la France, qui est la porte d’entrée » d’une bonne partie des flux entre la Grande-Bretagne et le reste de l’Europe, indique l’Elysée.

Un projet de loi préparant la France à toute forme que prendrait la sortie du Royaume-Uni de l’UE doit être adopté d’ici la fin de la semaine par le Parlement.

Ce texte, sur lequel députés et sénateurs se sont accordés fin 2018, habilite le gouvernement à prendre par ordonnances les mesures de préparation. Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a également appelé hier les entreprises françaises à se préparer au « pire scénario » car « le vote d’hier ajoute de l’incertitude à l’incertitude ». Le Medef rappelle que 300 000 Français travaillent actuellement au Royaume-Uni et que 150 000 Britanniques sont installés en France. Selon l’organisation patronale, 30 000 entreprises françaises exportent au Royaume-Uni.

1 - LES EXPORTATEURS DE VINS FRANÇAIS S’ALARMENT

Les exportateurs de vins et spiritueux français « regrettent » le rejet de l’accord de retrait de l’UE mardi soir par le parlement britannique et réclament une « solution politique alternative » d’ici au 29 mars. Pour Antoine Leccia, président de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS), « cette décision, qui fait apparaître désormais le spectre d’un No deal , pourrait s’avérer lourde de conséquences pour l’économie et les citoyens des deux parties », indique la FEVS.

Derrière les États-Unis, la Grande-Bretagne est en effet le deuxième client de la France viticole, avec 281 millions de bouteilles de vins et alcools expédiés en 2017 au Royaume-Uni pour 1,32 milliard d’euros. En 2017, pour le seul champagne, les exportations vers le Royaume-Uni se sont élevées à 27,76 millions de bouteilles, pour un montant de 415 millions d’euros. « Mais la France est également un importateur important de spiritueux britanniques » souligne la FEVS. «Ce vote porte préjudice à une relation commerciale historique et fructueuse entre nos deux pays. Il place également toutes nos entreprises dans une situation d’incertitude totale sur les règles qui devront régir le commerce bilatéral à compter du 30 mars 2019 » ajoute la FEVS.

2 - LES PORTS FRANÇAIS FACE AU DÉFI

L’Union des aéroports français (UAF) s’est déjà inquiétée d’une augmentation « des contraintes opérationnelles », les passagers en correspondance en provenance du Royaume-Uni devant repasser les contrôles de sûreté et les aéronefs subir des contrôles supplémentaires, avec un risque d’« engorgement  ». Côté portuaire, plusieurs acteurs français du secteur avaient averti qu’il faudrait mettre en place des « installations » pour percevoir diverses taxes, et ouvrir des «locaux dédiés aux contrôles vétérinaires et phytosanitaires, pour lesquels la règle qui prévaudra est celle du contrôle systématique».

3 - GÉRABLE DANS LA FINANCE ?

Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau estime que « pour les établissements financiers, les conséquences d’un « no deal » « nous paraissent toutes gérables. Pour autant elles doivent être gérées ». Et tout cela n’ira pas sans coûts et réorganisation, à croire Philippe Bordenave, le directeur général délégué de BNP Paribas : en cas de Brexit dur « notre branche au Royaume-Uni va devenir la branche d’un pays tiers, donc nous allons devoir la fermer et la rouvrir ». Soit « des dizaines et des dizaines de millions que nous avons déjà dépensés », pour préparer cette éventualité.

Les autres points

THERESA MAY SURVIT À UNE MOTION DE CENSURE

Le gouvernement de la Première ministre britannique Theresa May a survécu de justesse hier à une motion de censure déposée par l’opposition travailliste. Les députés sont 325 à avoir exprimé leur confiance dans le gouvernement conservateur, derrière lequel la majorité avait resserré les rangs malgré ses divisions internes sur le Brexit, alors que 306 ont voté pour sa censure.

NOUS AVONS ENCORE LE TEMPS DE NÉGOCIER

La chancelière allemande, Angela Merkel, a estimé hier qu’il était « encore temps de négocier » un accord sur le Brexit, en fonction d’éventuelles propositions de la Première ministre britannique Theresa May.

« Nous voulons que les dommages, et il y en aura dans tous les cas, soient aussi faibles que possible. Alors bien sûr, nous essaierons de trouver une solution ordonnée ensemble », a-t-elle ajouté.

Extrait de l'union du 15/01/2019

    

    

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La pierre de taille revient sur le devant de la scène dans ses habits écolos

Hauts-de-France Transition énergétique oblige, la pierre du Bassin parisien annonce son retour   sur le marché de la construction. Les carrières de la région sont dans les starting-blocks.


Deux des dirigeants de BPE Lecieux à Saint-Maximin.

Dans la pénombre, ils ne sont que deux ouvriers autour d’une puissante haveuse. Les mâchoires de l’ogre rentrent dans la roche calcaire comme dans du beurre. « Chaque bloc sera découpé en pierres de taille aux dimensions demandées par le client », explique Émeric de Kervenoaël, directeur des carrières de Noyant, situées à vingt mètres sous terre à la sortie de Soissons, dans l’Aisne.

En butte à des problèmes de rentabilité, l’entreprise vient de changer de mains. «Nous allons investir entre 500 000 et un million d’euros dans les deux ans. Le marché est là avec des commandes en hausse de 50% », assure le nouveau directeur.

Le lobby du ciment l’avait un peu rendue obsolète… La pierre massive du Bassin parisien – à ne pas confondre avec la pierre de parement de plus faible épaisseur – revient en force en même temps qu’une prise de conscience écologique. Pour le plus grand bonheur de la dizaine de carrières de l’Oise et l’Aisne qui exploitent encore ce calcaire du Lutétien, d’un beau blond crémeux, également apprécié pour la taille de son gisement.

UNE HISTOIRE EN DENTS DE SCIE

Semée d’embûches est pourtant la vie de cette pierre à bâtir connue jusqu’en Asie. Vénérée au Second Empire, elle devient anachronique après la Seconde Guerre mondiale et l’arrivée du béton triomphant. Plus récemment, elle est rattrapée par la crise de 2008 et le recul du marché de la construction… « La filière était restée très artisanale. Les gens ont compris qu’il fallait beaucoup investir », résume Jean-Luc Roussel, l’un des dirigeants de BPE Lecieux à Saint-Maximin, dans l’Oise.

Depuis les déboires de Rocamat (un géant), cette prestigieuse entreprise est propriétaire de 300 hectares de carrières à ciel ouvert près de Chantilly. Comme la plupart de ses concurrentes, elle travaille essentiellement pour les monuments historiques, comme au Panthéon ou à l’Élysée. Un juteux marché de niche, complété par de belles commandes en Chine et aux États-Unis.

“À l’arrivée, le coût est équivalent à celui du béton”
Les dirigeants des carrières de Noyant

Mais voilà que le bilan carbone des constructions oblige l’industrie immobilière à penser autrement. « Depuis quelques années, les architectes ont repris contact avec les carrières et redécouvrent les avantages de la pierre pour des immeubles contemporains du nord et de l’ouest parisien », détaille Olivier Leroy, directeur commercial aux carrières de Noyant. Symbole de la propriété et du confort, la pierre, peu consommatrice d’énergie, est aujourd’hui vécue comme « un matériau naturel et durable qui s’adapte aux programmes de luxe comme aux logements plus accessibles », poursuit Olivier Leroy. C’est un bon signal pour les exploitants, la ville de Paris y pense très fort pour son projet de Grand Paris.

« Il ne faut que quelques coupes pour transformer la roche en matériau, quelques heures pour passer de la source au chantier », argumente Verrecchia-construction, soutien de l’exposition « Pierre » jusqu’au 2 décembre au Pavillon de l’Arsenal. « À l’arrivée, le coût est équivalent à celui du béton », insistent les dirigeants des carrières de Noyant.

Si les projets en région sont rares, BPE Lecieux planche sur un projet d’éco-lotissement en pierres de taille à Saint-Maximin. « On ne trouve plus de poseurs de pierre », regrettent cependant tous les dirigeants de carrières.

Un gisement colossal

À l’heure où les matières premières pour la fabrication du ciment s’épuisent, les carrières semblent avoir de longues années devant elles. À Septmonts, la société Pierres du Grand Paris, qui a repris les carrières de Noyant, est propriétaire de cent hectares. Les larges galeries à angle droit n’ont atteint qu’un quart de cette superficie. Quant à BPE Lecieux, à Saint-Maximin, elle affirme disposer d’un siècle de réserves. Les exploitants font toutefois face à des pertes très importantes, en lien avec la qualité des couches de sédiment. Il y a quelques années, BPE Lecieux a perdu une belle occasion de créer une unité de valorisation de ses déchets et pierres les moins nobles. Un problème de voisinage a eu raison de son dossier devant le tribunal.

Pascal MUREAU

Extrait de l'union du 15/01/2019

    

    

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ls sont tombés dans le panneau U

n couple de Rémois, victime d’une arnaque aux panneaux photovoltaïques, vient   de gagner son procès en appel contre une société de crédits, après deux ans de procédure.


Un couple de Rémois a gagné son procès en appel contre la société Franfinance dans une affaire d’arnaque aux panneaux solaires. En dédommagement, ils vont toucher la somme de 18000 euros.

Un commercial qui présente bien. La promesse de panneaux solaires financés à crédit, rapidement remboursés par les revenus engendrés. Les arnaques aux panneaux solaires se suivent et se ressemblent. Et rares sont les personnes qui sortent indemnes de telles mésaventures qui peuvent avoir des répercussions financières considérables.

C’est ainsi qu’en octobre 2017, un couple de Rémois s’est retrouvé à comparaître devant le tribunal correctionnel de Reims, assigné par la société Franfinance SA en vue d’un remboursement d’un contrat de crédit de 25000 euros du 22 août 2014, affecté au financement de l’achat de panneaux photovoltaïques. À ceci près qu’ils n’avaient jamais signé l’offre de prêt, leurs signatures ayant été falsifiées par un commercial, disparu des écrans radars depuis.

C’est une arnaque malheureusement bien répandue depuis des années
Me Ludot, avocat des victimes

« C’est une arnaque malheureusement bien répandue depuis des années, » confie leur avocat M e Ludot. Des démarcheurs sont venus pour leur proposer l’installation de panneaux photovoltaïques. Il a réussi à les convaincre qu’ils allaient gagner de l’argent et rentrer dans leurs frais, leur permettant de rembourser l’emprunt. Le démarcheur disait représenter une entreprise qui, comme par hasard, a fermé ses portes. Le commercial a quant à lui disparu… En attendant, il leur a fait signer une proposition de prêt et a fait installer les panneaux. Sauf qu’ils n’ont jamais été raccordés, qu’il s’agit de panneaux solaires chinois qui ne fonctionneront jamais… Là où l’arnaque est énorme, c’est que le même commercial a rempli un dossier de prêt qu’il a envoyé à Franfinance en imitant les signatures de mes clients… et on leur a demandé de rembourser un emprunt dont ils n’étaient pas signataires pour des panneaux solaires qui ne marcheront jamais. »

Condamné le 19 octobre 2017 à rembourser l’emprunt, le couple a fait appel de la décision.

M e Ludot, qui s’est chargé de leur défense, a alors demandé à ce qu’une expertise graphologique soit réalisée, afin de comparer leurs signatures avec celles du contrat de prêt. Cette vérification a été réalisée le 22 juin2018.

Le graphologue a été catégorique sur le fait qu’elles étaient « fort distinctes ». En conséquence de quoi, le 26 novembre dernier, la cour d’appel a annulé le premier jugement. Non seulement le couple n’aura pas à rembourser la société Franfinance, le contrat de crédit ayant été déclaré « nul »,mais il obtiendra de cette dernière, à qui l’on reproche une certaine « légèreté » (lire ci-après), un dédommagement conséquent : la somme de 18 000 euros en réparation des dommages subis.

LA SOCIÉTÉ DE CRÉDIT ACCUSÉE DE LÉGÈRETÉ

La cour d’appel de Reims a reproché à la société de crédit d’avoir « agi avec légèreté en débloquant des fonds prématurément », alors que « la réception de deux attestations aux signatures extrêmement différentes posait question sur leur origine véritable… ». Ce « manque de vigilance du prêteur est à l’origine du préjudice subi » par le couple à qui l’on a demandé de « restituer des fonds prêtés, alors qu’ils ont été versés à une tierce personne pour l’installation de panneaux qui ne fonctionnent pas ».

Caroline GARNIER

Extrait de l'union du 14/01/2019

    

    

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On va vous en parler cette année !  

Ettie est la mascotte officielle de la coupe du monde féminine. Elle est aussi la fille de Footix, la mascotte de la coupe du monde 1998.

 À gauche: une vision des futures nouveles Hautes Promenades à Reims.


Jonathan Palmer va enfin voir débuter les travaux de son circuit dans l’Aisne.


Xavier Bertrand et François Baroin, deux hommes qui capitalisent les bonnes opinions.

Région Coupe du monde de football féminin, Tour de France,   centenaire du Traité de Versailles, politique, projets et travaux  en tout genre… Voici quelques événements qui marqueront 2019. 

 SPORTS - SIX MATCHS DE COUPE DU MONDE À REIMS

24 équipes en lice, 54 matchs: la huitième coupe du monde féminine de la Fifa se déroule en France du vendredi 7 juin au samedi 7 juillet sur neuf terrains, dont celui du stade Auguste-Delaune à Reims. La pelouse marnaise recevra cinq matchs de poule (dont le premier dès le samedi 8 juin entre la Norvège et le Nigeria) et un huitième de finale le lundi 24juin. Malheureusement, le tirage au sort n’a pas associé le stade de Reims à l’équipe de France qui évoluera sur d’autres sites. 126 000 billets sont mis en vente pour les matchs rémois, ce qui suppose une fréquentation maximale pour chacun d’entre eux. Le prix le plus bas est de 25 euros le pack de trois matchs.

DEUX ÉTAPES DU TOUR DANS LA RÉGION

Le champagne va couler à flots! Après deux jours passés en Belgique, les coureurs de la 106 e édition du Tour de France quitteront Binche le lundi 8 juillet, rouleront entre l’Aisne et les Ardennes, passeront au pied de la cathédrale de Reims et pourront rejoindre Épernay après 214 km dont les derniers à travers les coteaux escarpés du vignoble champenois. Le lendemain, le départ s’effectuera de Reims, direction Nancy au terme de 215 km et d’une traversée de la Marne dans sa largeur. C’est presque un remake de 2014 sauf qu’à l’époque Reims était la ville d’arrivée et Épernay celle de départ. Une sacrée promotion pour les deux capitales du champagne!

POLITIQUE - LES PERSONNALITÉS QUI (RE)MONTENT

Dans trois ans, sauf rebondissement prématuré, on ne parlera plus que de la prochaine présidentielle, de la femme ou de l’homme providentiel. Deux qui capitalisent bien en ce moment, sont de nos régions: Xavier Bertrand et François Baroin. Deux hommes qui n’investissent pas les plateaux télé à tour de bras mais qui travaillent à leurs mandats respectifs. Dans le dernier baromètre politique du sondeur BVA, le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand prend la tête, avec 33% de oui à la question: « Pour chacune des personnalités suivantes, souhaitez-vous qu’elle ait davantage d’influence dans la vie politique française ? »Suivent Nicolas Hulot, Alain Juppé et Jean-Yves Le Drian. François Baroin n’est que 7 e avec 27%, mais le maire de Troyes et président des maires de France décroche la première place quand la même question n’est posée qu’aux sympathisants de la droite et des Républicains. Xavier Bertrand arrive en deuxième position. C’est dire que ces deux solides personnalités du paysage politique français, expertes en portefeuilles ministériels, ont toutes les chances de percer un peu plus dans un climat délétère, suscité à l’aune du dégagisme et de l’expression directe.

SANTÉ - PREMIÈRE PIERRE DU NOUVEAU CHU

Le centre hospitalier universitaire (CHU) de Reims va laisser place à une nouvelle structure, beaucoup plus fonctionnelle et moderne. Plusieurs phases de construction de deux nouveaux bâtiments (pour un total de 806 lits et places) et de déconstruction des anciens, vont se succéder entre 2019 et 2027. Coup d’envoi du chantier dès ce premier trimestre.

 LOISIRS - TRAVAUX DE TITAN À SAINTE-MÉNEHOULD

D’importants travaux de déboisement ont débuté dans la forêt d’Argonne l’automne dernier en vue d’accueillir le 30 avril 2022 un immense parc d’attractions de 67 hectares à Sainte-Ménehould, sur le thème des châteaux forts et des chevaliers. Cette colossale entreprise, baptisée le Bois du Roy, se poursuit donc cette année pour préparer la construction, entre autres, d’un château fort de 3 000 mètres carrés , d’une ville et d’un village médiévaux.

Jean-Michel FRANÇOIS

Extrait de l'union du 0/01/2019

    

    

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Les gros chantiers  du gouvernement en 2019

L’exécutif commence 2019 chargé de six chantiers d’envergure, qui ont souvent pris du retard.


Le gouvernement doit mettre en œuvre six réformes majeures. Un exercice délicat après la crise des gilets jaunes. AFP

1 - LA REFORME DES RETRAITES

Le futur système « universel » de retraite voulu par Emmanuel Macron fonctionnera par points, financé par tous les travailleurs jusqu’à 10 000 euros bruts de revenus mensuels, qu’ils soient salariés du public et du privé. L’âge légal de départ à la retraite restera fixé à 62 ans, mais le gouvernement reste flou sur les conditions d’incitation des salariés à travailler plus longtemps. Le haut-commissaire chargé de la réforme, Jean-Paul Delevoye, a évoqué un dépôt du texte après les élections européennes fin mai et une adoption «dans le courant » de 2019.

2 - L’ASSURANCE CHÔMAGE

Le gouvernement a un double objectif: inciter à la reprise d’emploi et économiser entre 3 à 3,9 milliards d’euros en trois ans.

En raison des gilets jaunes, syndicats et patronat ont annulé leur quatrième round de négociation, prévu début décembre, demandant au Premier ministre de leur accorder « un délai supplémentaire » pour trouver un accord, en repoussant la date-butoir du 26 janvier au 22 février.

3 - FONCTION PUBLIQUE

Le discours que le chef de l’État devait prononcer le 11 décembre devant « 1800 managers » publics a été reporté au début 2019. Il doit précéder le projet de loi sur la Fonction publique préparé par le secrétaire d’État Olivier Dussopt. Sont attendues des précisions sur l’objectif fixé par Emmanuel Macron de 5 000 suppressions de postes d’agents publics d’État d’ici à 2022, des arbitrages concernant la fonction publique de l’État dite « déconcentrée» (services de l’État en région), et de possibles changements de règles concernant la haute fonction publique.

4 - PMA

Attendu avant la fin 2018, le projet de loi sur la bioéthique, dans lequel figure l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, sera examiné au Parlement après les élections européennes, en raison de l’encombrement du calendrier parlementaire. Selon le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, le texte sera présenté « en début d’année » en Conseil des ministres, et Emmanuel Macron a promis aux associations LGBT (lesbiennes, gay, bi, trans) que la mesure serait promulguée en 2019.

5 - CONFORTER LA LOI DE 1905

Autre sujet miné, le toilettage de la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État doit permettre de la «conforter » pour l’adapter « au monde de 2018 », a plaidé le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Avec l’objectif de mieux organiser et encadrer le financement de l’islam en France.

6 - REFORME CONSTITUTIONNELLE

La réforme constitutionnelle prévoit la suppression de la Cour de justice de la République et la révision des règles de dépôt d’amendements et l’accélération des procédures.

Extrait de l'union du 03/01/2019

    

    

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ce qui change au 1er janvier 2019

Smic, prix du gaz, prélèvement à la source, délai d’inscription sur les listes électorales, interdiction des pesticides… tout ce qui change au 1 er janvier 2019

De nombreux changements interviennent demain, notamment dans le quotidien des Français.

1 - SALAIRES, REVENUS

Le Smic horaire passe de 9,88 à 10,03 euros brut (+1,5 %), et le Smic mensuel de 1 498 à 1 521 euros sur la base de 35 heures hebdomadaires. En net, la hausse sera de 16 euros à 1 204 euros.

Les heures supplémentaires seront exonérées de cotisations salariales et d’impôt sur le revenu jusqu’à 5.000 euros nets par an. Tous les salariés, y compris les fonctionnaires, pourront en bénéficier.

La CSG baissera pour 5 millions de retraités. Leur taux de prélèvement passera de 8,3 % à 6,6 %. La mise en œuvre pourrait prendre plusieurs mois et les bénéficiaires seront remboursés rétroactivement.

La prime d’activité va augmenter de 90 euros et sera élargie de 3,8 à 5 millions de foyers éligibles. Les CAF verseront cette prime revisitée à partir du 5 février, y compris aux nouveaux allocataires s’ils font une demande avant le 25 janvier.

2 - RETRAITES

Les retraites de base seront revalorisées de 0,3 %, nettement moins que l’inflation. Cette sous-indexation concerne aussi certains régimes complémentaires (travailleurs indépendants, salariés du BTP, contractuels de la fonction publique), ainsi que les pensions d’invalidité et les prestations pour accident du travail ou maladie professionnelle.

Les cotisations retraite des salariés du privé vont augmenter légèrement, sans ouvrir de droits supplémentaires sur leurs futures pensions. Ils seront en outre incités à travailler plus longtemps, jusqu’à 63 ans au moins, via un nouveau système de « bonus-malus ».

3 - ÉNERGIE

Baisse des tarifs réglementés du gaz de près de 2 %

Le chèque énergie sera augmenté de 50 euros et bénéficiera à 5,8 millions de ménages pour payer leurs factures d’énergie ou des travaux de rénovation énergétique.

4 - FISCALITÉ

Le prélèvement à la source est mis en place et se concrétisera sur les feuilles de paye des 38 millions de foyers français concernés fin janvier. Les taux prélevés ont été révélés en avril-mai dernier. Chez les salariés, l’impôt sera prélevé directement par l’employeur : il apparaîtra sur la fiche de paie au même titre que les cotisations sociales. Chez les retraités, la collecte sera réalisée par les caisses de retraite. Les travailleurs indépendants verseront un acompte mensuel ou trimestriel, calculé par l’administration en fonction de leurs revenus des mois précédents, puis ajusté selon leurs revenus effectifs.

5 - TRAVAIL

Le compte personnel de formation sera désormais alimenté en euros et plus en heures. Ce sera à hauteur de 500 euros par an (800 euros pour les peu qualifiés et handicapés) dans la limite de 5 000 euros (8 000 euros). Les heures déjà acquises sont converties au taux de 15 euros.

Réforme de l’apprentissage : la limite d’âge maximum passe de 26 à 29 ans. La durée du travail des apprentis est assouplie. Création d’une aide unique pour les entreprises de moins de 250 salariés. Aide au permis de conduire de 500 euros pour les apprentis qui pourront entrer en formation tout au long de l’année.

6 - SANTÉ, ENVIRONNEMENT

Le prix de vente des prothèses auditives sera plafonné à 1 300 euros. Le remboursement minimum par la Sécu et les mutuelles passera de 199,71 à 300 euros. Pour les enfants jusqu’à 20 ans révolus, ces deux montants seront alignés à 1 400 euros.

La « participation forfaitaire », non remboursée par l’Assurance maladie, passera de 18 à 24 euros pour certains actes médicaux coûteux (120 euros et plus).

L’achat, l’usage et le stockage de produits phytopharmaceutiques (pesticides de synthèse) seront interdits aux particuliers et jardiniers amateurs. Les produits pourront être récupérés pour retraitement par les filières de recyclage spécialisées.

7 - PROMOTIONS

Les promotions sur les produits alimentaires dans la distribution ne pourront pas excéder 34 % du prix de vente au consommateur. De facto, les promotions du type « un acheté, un gratuit » seront donc interdites au profit des « deux achetés, un gratuit ».

8- ÉLECTIONS

L’inscription sur les listes électorales sera désormais possible via internet et jusqu’au 31 mars, pour pouvoir voter aux élections européennes du 26 mai.

50 EUROS

Le chèque énergie, qui aide les ménages les plus modestes à supporter leur facture énergétique, va être accessible à 5,8 millions de Français et augmentera de 50 euros.

Extrait de l'union du 31/12/2018

    

    

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L’euro, un colosse handicapé par ses fragilités originelles

À 20 ans le 1 er janvier, l’euro s’est imposé sur les marchés   et a survécu à sa grande crise mais il est voué à rester fragile.


Mario Draghi, président de la BCE, va éteindre l’incendie de l’été 2012 en assurant que son institution fera «tout pour sauver l’euro».
AFP

D’abord un instrument virtuel utilisé par les financiers et comptables, l’euro s’est matérialisé le 1 er janvier 2002, si bien que 340 millions de citoyens de 19 pays partagent aujourd’hui une même monnaie.

La Banque centrale européenne (BCE), qui a pris les rênes de la politique monétaire dès 1999, se targue-elle d’avoir empêché une escalade des prix, même si l’image d’un euro inflationniste lui colle encore à la peau.

L’euro est ancré dansla population, même les partis anti-système ont dû en convenir Nicolas Véron, économiste

De fait, la popularité de la monnaie unique est au plus haut. En moyenne 74 % des citoyens en zone euro estiment que la monnaie unique a été bénéfique à l’UE, et 64 % à leur propre pays, selon le baromètre publié en novembre par la BCE. Et cela malgré l’essor de mouvements populistes anti-UE.

« L’euro est ancré dans la population, même les partis anti-système ont dû en convenir », pointe Nicolas Véron, économiste aux instituts Bruegel à Bruxelles et Peterson aux États-Unis.

L’euro a également dopé le commerce intra-communautaire et est la deuxième monnaie la plus utilisée, même s’il reste loin derrière le dollar américain.

DIVISIONS SUR FOND DE CRISE

Mais au milieu de l’été 2012, après la crise financière, la monnaie unique a failli être emportée par la crise de la dette souveraine qui menaçait le système bancaire de dislocation. Ces événements braquent les projecteurs sur des handicaps originels : absence de solidarité budgétaire européenne par la mutualisation de la dette, des investissements et donc des risques, disparités profondes entre les économies, défaut d’un prêteur de dernier recours pour les États en difficultés etc. Sur fond de crise grecque en particulier, « l’euro a attisé les reproches réciproques, les pays latins du sud attaquant ceux du nord sur leur ordolibéralisme, ceux du nord les latins sur leur laxisme », relève Éric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG. Mario Draghi, président de la BCE, va éteindre l’incendie de l’été 2012 en assurant que son institution fera « tout pour sauver l’euro ». Celle-ci se dote d’un programme pour racheter, sous conditions, une quantité illimitée de dette d’un pays attaqué sur les marchés. Une arme jamais utilisée mais qui a suffi à ramener le calme.

Puis, pour juguler le spectre de la déflation, elle a amené ses taux au plus bas et racheté des dettes à fin décembre pour un total de 2 600 milliards d’euros.

Sur le plan politique en revanche, peu a été fait pour corriger les défauts innés de l’euro. Les 19 pays n’ont toujours pas d’outils pour une convergence des économies ou investir pour répondre aux défis économiques.

Selon la réforme a minima de la zone euro annoncée en décembre 2018, les 19 pays ne se sont accordés que sur un instrument budgétaire très limité, loin des idées plus audacieuses portées par le président français Emmanuel Macron, l’Allemagne, chantre de l’équilibre, rejetant toute forme de mutualisation des dettes.

Extrait de l'union du 29/12/2018

    

    

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