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2018  -  2019
 

  -  Numérique - Nouveautés - Actualités REIMS -  Vie Privée

Violences conjugales : un coup de fil contre les coups
La Légion d’honneur sera plus sélective 

  La Presse

 

 

 

Répertoire

 

 2017

Dix-huit ans après la tempête, la nature a repris le dessus 
Le 1er janvier apporte   son lot de nouveautés

Le bitcoin, l'investissement financier qui donne le vertige

Un havre de paix pour femmes battues

Quand la drogue arrive à domicile

Controverse sur la vitesse limitée à 80 km/h
Vitesse limitée à 80 km/h  :  presque tous sont contre…

Faire cohabiter centre-ville et zones commerciales

Tout le monde est noté

L’UE trouve un compromis sur le travail détaché  

Ni diesel ni essence, le visage de Paris 2030

Le cas Vincent Lambert réétudié par l’hôpital

Interdite à Londres, Uber fait appel

Trois exemples de dérives à corriger

Les villes ont mal au cœur

Louxor n’a pas révélé tous ses secrets

Pas si simple d’acheter 100 % français

Les puits de pétrole français condamnés

La réforme  mode d’emploi

Y-a-t-il du lithium dans l’avion 
?
Le bas-relief de Cabu cherche un propriétaire

Les pourboires ne font plus recette
Les mineurs lui résistent,  il va au charbon

L’été, la saison des gros chantiers

La bibliothèque du futur relève de l’utopie tranquille 

Ce qui change pour vos finances aujourd’hui
Simone VEIL, un grand honneur de la connaître

La technique du forage pour passer  les lignes électriques sous la RD 944

Trois questions sur la Smart Flower présentée à Reims
Moins 200 millions pour les maisons de retraite

Le prix de l’hectare de vigne multiplié par quatre en 25 ans

La sécheresse gagne du terrain

Deux ou trois choses   à savoir sur l’Assemblée

Le Safe Bloc pour sécuriser les sites

Google va vous former gratuitement à Reims

La très convoitée réserve parlementaire

Moins de moyens pour l'inspection du travail

Une vitrine pour la Montagne de Reims

Coup de tonnerre sur Commétreuil, le Parc de la montagne de Reims attaqué en justice

Une nouvelle alternative à la cigarette
« Self stockage » : la tendance américaine qui cartonne à Reims

Infiltré à l'Elysée

La mort en direct
La police veut devenir invisible sur les applis

Le jean du futur débarque sur les étals

Une chercheuse vient de découvrir une larve capable de manger les sacs en plastique

Des billets de 50 € sécurisés
LES LIGNES DE NAZCA

La « clause Molière » divise politiques et syndicats

À Reims, Enedis bâtit son avenir
 
Payer avec son portable, c’est désormais possible à Reims
Une plate-forme pour vendre et acheter « local » arrive près de Reims 

  2016

Les éthylotests anti-démarrage bientôt obligatoires
CE QUI CHANGE AU 1er JANVIER 2017

Avant-première aux Crayères
Au travail avec le futur canal

La menace des retours de djihadistes de Syrie et d'Irak

Galileo prend son envol demain
Le chantier colossal qui a permis de recouvrir le site de Tchernobyl
Ras le bol des jardins saccagés
LA MUSIQUE RESONNE DE NOUVEAU AU BATACLAN
La pensée sous surveillance dans les médias interpelle
Les « moustaches » aux commandes
Du bois torréfié pour le barbecue qui séduit les bonnes tables rémoises
Réparateurs solidaires au service de la réinsertion professionnelle
Le voile à l'université bien accepté
Somnolence au volant : pour conduire, mieux vaut dormir
Molotov veut « révolutionner » la TV
Duo motion, une technologie de haut vol
Ce qui va changer le 1er juillet
« Le Brexit est l'occasion d'une relance européenne »
Le Brexit inquiète les eutrophiles
Pour en finir avec le démarchage
Une start-up lance des polos innovants
Le vieux Paris fait peau neuve
Le livre papier a encore de l'avenir
Le marteau de la salle des ventes résiste à la toile d'internet
Le mystère du Triangle des Bermudes enfin résolu ?
La nouvelle sous-préfète de Reims démarre
La nouvelle sous-préfète ravie d'être à Reims
Les facteurs doivent faire face à la révolution postale
Les leçons de la Cour des comptes
L'équipementier se sent à l'étroit
Toutes les routes mènent à Charlemagne

  2015

Attention, il va y avoir du changement dans votre quotidien en 2016
La philatélie, toujours actuelle

La Marseillaise, symbole contre le terrorisme
Réparer ensemble, autour d'un café
Cabu veille sur le vieux port de La Rochelle
Un siècle de relativité générale
Une fête à la gloire de la lumière
Troublante image sur le Facebook d'un élu
Simplement solidaire

« L'union », votre quotidien, fête ses 70 ans

Reims, Capitale du made in France
Reims, le pont-rail Brébant a été démonté
Grands moulins de Reims, la roue tourne
Le roi du hamac a son siège à Reims
La bataille de Waterloo célébrée avec faste
Val-de-Vesle sabre le champagne pour ses 50 ans
L''hippodrome de Reims s'offre une nouvelle jeunesse
« Un soulagement après un long combat »
Stéphane Bern à Reims, sur les traces de Jeanne D’arc et Charlemagne
Reims n'a pas fini de frissonner

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 1er janvier apporte   son lot de nouveautés

PV de stationnement, vaccins, prime à l’achat d’auto neuve, hausse du gaz... de nombreux changements vont intervenir d’ici quelques jours dans le quotidien des Français.

1 - VACCINS

Onze vaccins, contre trois, deviennent obligatoires pour les enfants nés à partir du 1 er janvier. S’ajoutent coqueluche, rougeole-oreillons-rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque et méningocoque C. Ils seront indispensables en collectivité (crèche, école…).

2 - BAMBINS PRIVÉS DE PUB

Les publicités deviennent interdites avant, pendant et après les émissions destinées aux enfants de moins de 12 ans sur les chaînes du service public. Une mesure votée au nom de la lutte contre l’obésité infantile.

3 - FORFAIT HOSPITALIER

Le forfait hospitalier augmente de deux euros pour passer à 20 euros par jour, une dépense prise en charge par les complémentaires santé pour ceux qui en disposent.

4 - ALLOCATIONS

Les plafonds de ressources utilisés pour calculer le montant des allocations familiales et d’autres prestations (complément familial, prestation d’accueil du jeune enfant, allocation de rentrée scolaire) sont revalorisés de 0,2 %.

5 - PV DE STATIONNEMENT

Les villes vont fixer elles-mêmes le tarif du stationnement ainsi que le montant du forfait remplaçant l’amende, les infractions étant désormais dépénalisées (voir infographie).

6 - GAZ

Les tarifs réglementés du gaz naturel, appliqués par Engie, augmenteront en moyenne de 6,9% en janvier, du fait notamment de la hausse d’une taxe qui n’épargnera pas les autres contrats.

7 - CHÈQUE ÉNERGIE

Les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz sont remplacés par le chèque énergie. Il devrait aider 4millions de ménages en situation de précarité à payer leurs factures. D’un montant moyen de 150 euros en moyenne en 2018, il sera versé au printemps.

8 - À LA POMPE

Les prix à la pompe augmentent de 7,6 centimes par litre pour le gazole et 3,84 centimes pour l’essence. Le gouvernement entend aligner la fiscalité du gazole sur celle de l’essence d’ici 2021.

9 - PRIME À L’AUTO

Le gouvernement offre 1.000 à 2.000 euros aux automobilistes vendant leur vieille voiture (avant 1997 pour les modèles essence, 2001 ou 2006 pour les Diesel) pour en acheter une récente. Cette « prime à la conversion » montera à 2.500 euros pour l’achat d’un modèle électrique. Objectif : sortir 100.000 véhicules polluants du parc en 2018.

10 - SALARIÉS : AU VÉLO !

Les entreprises de plus de 100personnes auront à présenter un «plan de mobilité » concernant leurs salariés. Objectif : favoriser les modes de déplacement doux, comme le vélo.

11 - NOUVEAUX VÉLIB

Les nouveaux Vélib, dont un tiers d’électriques, arrivent dans les rues de Paris et d’une soixantaine de communes autour de la capitale.

12 - POUVOIR D’ACHAT

Un salarié au Smic touchera 20euros de plus en janvier, puis 15euros supplémentaires à partir d’octobre grâce à la revalorisation mécanique du salaire minimum et à l’exonération des cotisations chômage et maladie. Tous les salariés profiteront de cette suppression de cotisations (-3,15 %). En revanche, la CSG augmentera de 1,7 point pour l’ensemble des Français.

13 - BULLETIN DE PAIE

Généralisation du bulletin de paie simplifié à toutes les entreprises. Depuis un an, il était déjà obligatoire pour les entreprises d’au moins 300 salariés.

14 - ÉPARGNE

Un prélèvement forfaitaire unique de 30 % est mis en place sur les revenus mobiliers, à l’exception du Livret A, du PEA (épargne en actions), des contrats d’assurance-vie de moins de 150 000 euros et gardés plus de huit ans. Les plans épargne-logement (PEL) ouverts à partir de janvier y seront donc soumis.

15 - DIAGNOSTICS LOGEMENTS

Les propriétaires vont devoir fournir à leurs locataires deux diagnostics supplémentaires sur l’état des installations électriques et de gaz.

16 - TABAC

Les prix de certains paquets de cigarettes, comme Camel et Winston, baisseront de 20 centimes le 2 janvier à la suite d’ajustements des fabricants, en attendant la hausse de 1,10 euro prévue en mars par le gouvernement.

17 - FONCTIONNAIRES

Le jour de carence en cas d’arrêt maladie est rétabli pour les fonctionnaires.

18 - INDÉPENDANTS

Les indépendants verront leur régime social progressivement intégré au régime général et bénéficieront de deux baisses de cotisations (-2,15 points sur les cotisations famille, et exonération accrue des cotisations d’assurance maladie et maternité).

19 - MAYOTTE

Les Mahorais passent aux 35 heures, au lieu de 39. Les entreprises de moins de 20 salariés auront cependant encore un an pour se préparer. Les habitants de Mayotte vont aussi bénéficier de certaines conventions collectives, de la rupture conventionnelle, de la prime de précarité.

Extraits de l' union du 28/12/2017

    

    

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Bitcoin, une bulle spéculative sur le point de craquer ?

Après avoir tutoyé les sommets de la gloire puis s'être fait lourdement corriger, la reine des cryptomonnai es traverse une phase de stagna tion turbulente. LeBitcoin commence l'année 2018 essoufflé, alors que les monnaies alternatives lancent la fronde


Après avoir flirté les 20.000 s, le Bitcoin a lourdement dévissé. Son cours se Stabilise aujourd'hui autour de 13000 S, mais SOlI avenentre ses taRies structurelles et la pression des monnaies alternatives plus performantes, est encore incertain. @iStock/CityPresse

Au cours des derniers mois, le Bitcoin s'est retrouvé au centre d'un véritable ouragan médiatique, doublé d'un indéniable engouement public. Le cours est ainsi passé d'environ 8.000 $ - un seuil déjà gigantesque par rapport à sa valeur du mois d'avril où il ne culminait qu'à 1 000 $ - à tout juste 20.000 $. Entre l'enthousiasme suscité par la promesse de gains rapides et les mises en garde contre l'explosion d'un phénomène qui a toutes les caractéristiques d'une bulle, le mot s'est ainsi retrouvé dans tous les journaux, sur toutes les bouches et sur tous les écrans. À partir du 15 décembre, le cours est passé ostensiblement en phase de surachat : les prix ont explosé sans que les volumes suivent réellement et la correction est devenue jour après jour de moins en moins évitable. En quelques heures, le Bitcoin a alors dévissé et a vu son prix être divisé par deux, rebondissant in extremis juste au-dessus de la barre symbolique des 10.000 $. Beaucoup y ont vu le fameux éclatement de la bulle annoncée, avec des projections l'envoyant à 8.000 $ puis en dessous des 5.000 $.Or, la cryptomonnaie s'est redressée, flirtant même, de nouveau, avec les 16.000 $, avant d'entrer dans une phase de stagnation entre 12 500 et 14.000 $. L'évolution du cours du Bitcoin ressemble par bien des points à celle du Nasdaq à l'aube des années 2.000. L'indice américain des valeurs technologiques a connu, lui aussi, une progression parabolique, puis une importante surchauffe, avant de dévisser, de rebondir et de chuter à nouveau. C'est ce que l'on a appelé la tristement célèbre « bulle internet ». Ainsi, malgré unfort support acheteurs dans ses eaux actuelles, le Bitcoin est loin d'être sorti d'affaire. À une échelle plus grande, il faut rappeler que le Nasdaq a atteint son plus haut cours de 5.056 points en mars 2.000, juste avant la chute libre, et qu'il culmine aujourd'hui à près de 7.000 points ...

FAILLES STRUCTURELLES et FRONDE DES ALTERNATIVES

Le parallèle peut ainsi être poussé un peu plus loin. Internet et les nouvelles technologies ont bouleversé de fond en comble le paysage industriel, économique et social de la planète tout en modifiant en profondeur nos comportements. L'explosion de la première bulle n'y a absolument rien changé, Il en sera certainement de même pour les cryptomonnaies, car la technologie qui les sous-tend, la blockchain et ses dérivés, a tout du grand bond en avant Après avoir pionnier, un peu comme le modem 33 Kpbs annonçait la fibre optique, malgré des inconvénients structurels majeurs. Les transactions sont en effet aujourd'hui très lentes, très chères et très gourmandes en ressources énergétiques - le Bitcoin requiert pour fonctionner autant d'électricité, sur un an, que le Nigeria. Les développeurs travaillent dur pour améliorer le code et un nouveau protocole, le Ligting Nètwork, devrait arriver en fin d'année pour régler ces failles majeures. Mais, d'ici là, de nombreux prétendants au trône se seront déjà lancés dans une fronde durable. Pendant que le Bitcoin peine à retrouver des couleurs, d'autres monnaies comme le Ripple (XRP), le RaiBlocks (XRB), le Stellar (XML) ou encore le Iron (TRX), qui proposent, ici des transactions anonymes, là des exécutions instantanées ou là-bas des frais infinitésimaux, tout en permettant d'exécuter du code dans la blockchain (Ethereum), connaissent des croissances à trois chiffres. Après avoir été secoué par la correction du Bitcoin, le marché des cryptomonnaies atteint ainsi de nouvelles hauteurs historiques (650 milliards de dollars) et la part de marché du Bitcoin est passée de plus de 55 % à moins de 40 % en quelques semaines. Larévolte est lancée: les cryptornonnaies alternatives, qui sont en grande majorité indexées sur le Bitcoin, en ont marre de voir leur valorisation fluctuer au gré des facéties de celui-ci. Beaucoup représentent, en outre, l'avenir de la technologie et aimeraient que le vieil oncle Bitcoin, devenu un peu encombrant avec son arthrose et sa mémoire défaillante, se fasse moins oppressant. Ainsi, si l'avenir de la plus ancienne monnaie virtuelle est encore trouble, il est fort probable qu'elle s'installe durablement comme un étalon dont le cours serait relativement stable. L'année 2018 sera à coup sûr marquée par le phénomène des cryptomonnaies. À moins que les régulateurs ne sifflent la fin de la récré ...

Extraits de l' union du 09/01/2018

    

    

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 Le bitcoin, l'investissement financier qui donne le vertige

Depuis début 2017, le cours du bitcoin a été multiplié par huit pour le plus grand plaisir des détenteurs de cette monnaie virtuelle. Mais de quoi s'agit-il ? Cet investissement est-il sans risque ? Quelles précautions faut-il prendre ? Petite mise au point

 
Bien qu'alléchant, l'investissement dans les bi1coins comporte de grands risques financiers. © iStock / City Presse

GROS PLAN

 La prudence est de mise Face à l'envol du bitcoin, de multiples offres d'investissement se développent sur internet. Certains courtiers proposent de parier su r des actifs numériques sous la forme de CFD (contrad for difference), tandis que des sites misent sur des packs de formation ou des mandats de gestion sur ces actifs. Autant de situations dans lesquelles t'Autorité des marchés financiers met en garde contre les risques d'escroquerie. Le premier réflexe doit donc être de vérifier que le professionnel est bien agréé par l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et de passer son offre au peigne fin. Pour obtenir des conseils en la matière, vous pouvez aussi contacter la plateforme AMF Epargne info service au 01 53 45 62 00.

Mis en place en 2009 par un ingénieur - connu sous le seul pseudonyme de Satoshi Nakamoto, Ie bitcoin, cette monnaie virtuelle, sans pièce ni billet papier, repose sur « un protocole informatique de transactions cryptées et décentralisées, aussi appelé blockchain », comme l'explique l'Autorité des marchés financiers. Et c'est ce protocole qui détermine le nombre de bitcoins disponibles, indépendamment du contrôle des banques centrales et des gouvernements.

30 % En une dizaine de jours, le cours du bitcoin a chuté de plus de 30 % au mois de septembre

Pour se lancer, il suffit très concrètement d’installer un portefeuille bitcoin sur son ordinateur ou son smartphone grâce à une application ou un site dédié, afin de pouvoir conserver son argent. Mais il est plutôt recommandé d'utiliser une carte à puce pour sécuriser ce stockage. Quant aux bitcoins, ils peuvent s'acheter et se vendre contre des euros ou des dollars sur des plateformes spécialisées, moyennant des frais de commission qui oscillent entre 5 et 10 % du montant de la transaction. La blockchain permet outre de rendre chaque opération en inviolable.

LE BON PLAN ALLÉCHANT

 Quel est l'intérêt de cette « devise » virtuelle ? Il est aujourd'hui possible de payer une multitude d'achats sur internet avec des bitcoins. "Quelque cent milles sites web marchands acceptent cette monnaie. Non seulement le transfert est quasi instantané mais il n'entraîne par ailleurs aucun frais. Sachez toutefois toute transaction effectuée avec des bitcoins est irréversible.

Le véritable attrait de cette monnaie électronique n'est cependant pas dans le shopping en ligne mais dans l'investissement. Et pour cause puisque sa valeur grimpe régulièrement en flèche. Alors qu'un bitcoin ne valait que quelques centimes à sa création, il est ainsi passé cette année de 900 à 8 000 dollars entre janvier et novembre !  À première vue, c'est donc une sacrée bonne affaire pour quelqu'un qui a acheté des bitcoins il y a quelques mois et qui peut les revendre avec une plus -value imbattable en termes d'investissement. La plupart des particuliers qui se lancent sur ce créneau veulent d'ailleurs essentiellement profiter de la hausse de prix. Mais ce n'est pas sans risque ...

UNE TRÈS HAUTE VOLATILITE

Le bitcoin échappe à tout cadre juridique protecteur pour le consommateur qui ne peut donc se prévaloir d'aucun recours en cas de problème (litige sur un achat, vol ou faillite), ni bénéficier d'aucune garantie contre d'éventuelles pertes financières. Or, si le cours du bitcoin peut croître à toute vitesse, il peut aussi chuter avec la même rapidité ! Après avoir atteint près de 5 000 dollars le 2 septembre dernier, la monnaie virtuelle a par exemple brusquement plongé de plus de 30 % pour passer sous le seuil des 3.500 dollars treize jours plus tard, avant de remonter à nouveau. Cette forte volatilité, totalement imprévisible, constitue un risque de taille pour un néophyte qui peut facilement y laisser sa chemise ! Mieux vaut alors laisser ce type de placement à des investisseurs avertis qui ont les compétences techniques et financières nécessaires pour appréhender ce produit.

Julie POLIZZI

Extraits de l' union du 22/12/2017

    

    

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Un havre de paix pour femmes battues

Le CIDFF de la Marne a été mis   en lumière mardi à travers trois témoignages.


Isabelle, Magalie et Flavia ont bénéficié du soutien du centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) de la Marne.
Remi Wafflart

L’ESSENTIEL

*.- LE TOUR DE FRANCE DE L’ÉGALITÉ entre les femmes et les hommes a été lancé le 4 octobre par le Premier ministre, Édouard Philippe, et la secrétaire d’État en charge de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa.

*.- JUSQU’AU 8 MARS, il se décline sous la forme d’ateliers départementaux dont l’ambition est de donner l’opportunité à chaque citoyen.ne de s’exprimer sur la manière dont il/elle appréhende la question de l’égalité entre les femmes et les hommes.

*.- TOUS LES SUJETS SONT ABORDÉS : santé, sport, précarité, loisirs, violences… « L’objectif est de faire émerger et partager les bonnes pratiques, rappelle la déléguée départementale aux droits des femmes et à l’égalité de la Marne, Virginie Guérin, de faire connaître les dispositifs innovants qui existent à l’échelle d’un territoire et d’identifier les nouveaux chantiers à mener par le gouvernement. »

Sept ateliers mensuels ont été mis en place dans le département depuis octobre. Celui qui était organisé mardi après-midi, à Châlons-en-Champagne, portait sur le réseau des centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF), « un pilier de l’égalité femmes-hommes en France ».

Réunies autour de l’équipe du CIDFF de la Marne, trois femmes victimes de violences conjugales faisaient état de leur parcours, démontrant l’utilité de la structure. « Ma deuxième famille », déclare sans détour Isabelle, 48 ans, ayant subi des violences à la fois verbales, physiques et économiques durant vingt-trois ans. « C onseillée par le gendarme ayant pris ma plainte à l’issue d’un ultime épisode, j’étais arrivée au CIDFF avec un collier cervical, le visage couvert d’hématomes, raconte-t-elle.J’y ai bénéficié d’une prise en charge totale, accueillie par une juriste, entendue par une psychologue… Au moindre problème, je venais ici. Quand vous êtes victime de violences conjugales, vous devez gérer votre histoire et les problèmes du quotidien. C’est très lourd. C’est pour cela que le CIDFF est très important dans notre vie. »

MOINS DE SUBVENTIONS

Magalie, 45 ans, tient peu ou prou le même discours. « Sans la qualité d’écoute proposée au CIDFF, je ne serais jamais arrivée à parler de mon histoire et à admettre que j’étais victime. C’est ici que j’ai vraiment eu de l’aide. » Concentrant ses efforts dans deux domaines d’intervention – l’accès au droit et la lutte contre les violences faites aux femmes, la structure accueille 2 000 personnes par an. Sur la totalité, 300 à 400 d’entre elles sont victimes de violences conjugales. « Nous avons pour vocation de les accompagner, insiste sa directrice, Karine Bonne, allant du primo-accueil à la protection. » L’équipe comprend cinq personnes. « Nous serions plus nombreuses, nous pourrions prendre en charge un nombre supérieur de femmes victimes. » Et de conclure en évoquant les difficultés budgétaires qu’elles rencontrent, conséquentes à la baisse de subventions. Un message à faire remonter au président de la République : Emmanuel Macron, a fait de la lutte contre les violences faites aux femmes la grande cause de son quinquennat.

CIDFF de la Marne : 03 26 65 05 00

Sophie BRACQUEMART

Extraits de l' union du 20/12/2017

    

    

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Quand la drogue arrive à domicile

« Caro », « Get 27 », « rhum »… Un nom de code et la drogue arrive : les livraisons   à domicile, souvent commandées via des centres d’appels, connaissent   un succès croissant chez   les consommateurs, conquis par la sécurité et la discrétion de ce « service » sur-mesure.


Le système de livraison de drogues à domicile offre une sécurité aux clients et aussi aux trafiquants, qui se trouvent moins exposés. AFP

Une fois par mois, Benoît (le prénom a été modifié), juriste parisien de 35 ans, envoie un texto à son fournisseur. Le numéro change régulièrement mais les codes restent les mêmes : « Get 27 pour la weed (herbe de cannabis, ndlr), rhum pour la cocaïne », explique-t-il. Pour d’autres, c’est « vert » ou « marron » pour l’herbe ou la résine de cannabis, « Caro » pour cocaïne, « Marie D » pour MDMA… Une fois que Benoît a indiqué les quantités désirées et son adresse, un « livreur » sonne à sa porte quelques heures plus tard.

Les services de livraison, du type de Deliveroo ou Uber, représentent aussi de nouveaux vecteurs afin de démarcher des clients Christophe Descoms, patron de la Brigade des stupéfiants de la PJ parisienne

« Je ne sais pas combien ils sont, je ne suis jamais tombé sur la même personne : parfois c’est un petit jeune, parfois un gros balèze de 2mètres et 100 kg, d’autres fois une fille », raconte-t-il. Depuis quelques années, les numéros de ces centres d’appels se multiplient et se transmettent par le bouche-à-oreille ou dans les bars et boîtes branchés.

« Les lieux traditionnels de deal se sont trouvés de plus en plus dérangés par la présence policière liée à la création des zones de sécurité prioritaire (en 2012) et aux attentats depuis 2015. Ça gêne les trafiquants et aussi les usagers, devenus plus réticents à se déplacer », explique Michel Gandilhon, chargé d’études à l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT). « Dans des villes comme Marseille, par exemple, ça peut être aussi lié à la violence dans les cités, qui dissuade les clients de se rendre sur des lieux dangereux », ajoute-t-il .

PROMOS ET VENTES FLASH

Ce système offre une sécurité à des clients mais aussi aux trafiquants qui, en organisant des petites structures cloisonnées où le chef de réseau, les « standardistes » et les « livreurs » n’ont, en général, aucun contact entre eux, se trouvent moins exposés. « C’est une infraction non visible par rapport à un deal de cité avec des clients qui font la queue, des riverains qui râlent. On livrerait des pizzas, ce serait pareil », souligne Christophe Descoms, patron de la Brigade des stupéfiants de la PJ parisienne.

Les « Stups » parisiens ont démantelé deux de ces plateformes en novembre, en Seine-Saint-Denis (14grammes de cocaïne, 4 000euros saisis, cinq personnes écrouées) et dans Paris (170grammes de résine, 180grammes d’herbe, cocaïne, 36 000 euros saisis, quatre personnes arrêtées).

« Les quantités saisies sont assez faibles au regard de l’investissement que demandent ces enquêtes », admet Christophe Descoms. « Il faut faire de la téléphonie sur les livreurs, se brancher sur la centrale d’appels, puis compléter par des surveillances et des filatures.» Le système présente toutefois des contraintes pour les trafiquants. « Il y a des frais de port, des standardistes, des livreurs. Et ça débite des quantités plus faibles : ils font 40 à 50clients par jour, alors que sur un coin de deal dans une grosse cité, ça peut monter à 400 », insiste Christophe Descoms.

Les prix sont donc légèrement plus élevés, environ 20 % selon la police. Pour Benoît, « c’est 50 euros pour un pochon de 7 à 8grammes d’herbe, 70 euros le gramme de cocaïne ». « C’est de la bonne qualité et surtout c’est pratique, discret et rassurant. »

Pour fidéliser cette clientèle plutôt aisée, les fournisseurs pratiquent un marketing agressif via des relances par SMS (« J’ai reçu de la Green Poison, je suis dispo très rapidement ») des « ventes flash » (« Amnesia dispo pour les 100 premiers ») ou des offres d’échantillons. « Parfois, il y a un cadeau . Certains de mes potes ont eu des briquets », raconte une cadre, consommatrice occasionnelle de cannabis. Ces pratiques ne sont pas nouvelles mais les nouvelles messageries instantanées permettent une diffusion plus large.

« L’économie des drogues est certes criminelle mais elle fonctionne avec les ressorts du commerce classique », rappelle Michel Gandilhon.

Extraits de l' union du 20/12/2017

    

    

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Faire cohabiter centre-ville et zones commerciales

Deux gros projets de construction d’hypermarchés, dans l’Aisne et les Ardennes, ont été retoqués en quelques mois. De quoi relancer le débat de la concurrence avec les centres-villes.


L’avis défavorable à la création d’un Leclerc à Laon (en remplacement du précédent, mais plus important), a été motivé par le fait que «le projet engendrerait la création de cellules commerciales dont le nombre important est susceptible de fragiliser les commerces du centre-ville de Laon ».
Jean-Marie Champagne

L’ESSENTIEL

*.- LE 20 SEPTEMBRE ET LE 12 OCTOBRE , la Commission nationale d’aménagement commercial a émis deux avis défavorables à la création respectivement d’un centre Leclerc à Warcq sur 6 986 m 2 et d’un autre à Laon sur 17 109 m 2 . Des avis favorables avaient pourtant été émis par les commissions départementales. Des recours sont possibles.

*.- SI L’OUVERTURE DE « PETITES » STRUCTURES semble ne pas poser trop de problèmes, celle de plus grosses est davantage sujette à contestation. Avec, derrière, la question de la désertification des centres-villes.

*.- LES ÉLUS NE VEULENT PAS OPPOSER les deux mais travaillent tout de même à un rééquilibrage du rapport de force pour relancer leurs hypercentres.


Selon la Commission nationale d’aménagement commercial, «l’attractivité (du nouvel) l’hypermarché contribuera à détourner la clientèle des bourgs ruraux et du centre-ville de Charleville-Mézières, qui connaît un taux de vacance commerciale élevé (13%)».

La décision a fait l’effet d’une petite bombe localement : la Commission nationale d’aménagement commercial (Cnac) a émis en octobre dernier un avis défavorable à la création d’un Leclerc à Laon (en remplacement du précédent mais plus important). Le détail de cet avis a été rendu public ce lundi 20 novembre. Pour la Cnac, « le projet engendrerait ainsi la création de cellules commerciales dont le nombre important est susceptible de fragiliser les commerces du centre-ville de Laon alors même que la commune connaît un taux de vacance de l’ordre de 20 % (…) le projet situé en périphérie de Laon ne privilégiera pas une offre complémentaire à celle proposée dans le centre-ville mais plutôt une offre concurrente ».

On retrouve les mêmes motivations dans l’avis défavorable émis en septembre pour la création d’un troisième hypermarché dans le secteur de Sedan – Charleville-Mézières. Parmi les arguments avancés, le fait que « l’attractivité de l’hypermarché contribuera à détourner la clientèle des bourgs ruraux et du centre-ville de Charleville-Mézières, qui connaît un taux de vacance commerciale élevé (13 %) ».

Dans les deux cas, l’idée est de « protéger » les commerçants des villes-préfectures des Ardennes et de l’Aisne qui avaient d’ailleurs exercé un recours contre la décision de la commission départementale d’aménagement commerciale qui, elle, avait émis un avis favorable à cette création. « Faire la guerre entre centre-ville et grandes surfaces est contre-productif, souligne Éric Delhaye, le maire de Laon. Il peut y avoir un phénomène d’évasion commerciale. Si les gens ne trouvent pas ce qu’ils veulent ici, ils iront ailleurs, notamment à Reims ou sur internet. Tous doivent travailler ensemble en évitant une concurrence frontale. Si l’on va vers la qualité, la haute valeur ajoutée, le service et d’autres types de produits, on peut s’en sortir en centre-ville. Bien évidemment, la collectivité a son rôle à jouer pour trouver des synergies, accompagner les mutations. »

Pour son collègue de Charleville-Mézières, la complémentarité est de rigueur. « Celle-ci existe de fait depuis de nombreuses années et est imposée par le consommateur lui-même, précise Boris Ravignon.Avec, à la fois, l’envie et le besoin de faire un certain nombre de courses de manière groupée dans des surfaces moyennes et grandes et, en même temps, l’envie d’accéder à un commerce dit de qualité, chercher autre chose que ce qu’ils trouvent dans les grandes surface. »

Boris Ravignon admet tout de même qu’aujourd’hui, « on n’est plus dans une époque de croissance de ces zones de périphérie et qu’il faut plutôt, quand il y a des investissements, qu’ils soient dans le renouvellement et le qualitatif ».

STATIONNEMENT GRATUIT POUR ATTIRER LES GENS EN CENTRE-VILLE

L’élu plaide donc pour un « rééquilibrage du rapport de force ».« Même si les consommateurs sont attachés aux deux, quand vous multipliez les difficultés d’un côté et les facilités de l’autre, vous créez une situation qui peut être préjudiciable, notamment aux commerces de centre-ville. À Charleville-Mézières, notre approche a notamment été de remettre des plages gratuites de stationnement temporaires pour attirer à nouveau les gens vers le centre-ville. Il faut aussi développer les animations dans le centre-ville. Cela n’a pas de rapport direct avec les commerces, mais du coup, on vient dans le centre-ville de Charleville-Mézières pour assister à une expo, un petit festival, pour écouter de la musique, trouver une ambiance et puis en même temps, on y fait ses courses et un peu de shopping. » La démarche est la même à Reims pour Arnaud Robinet. Si le vice-président de « Centre-ville en mouvement » considère que « nous sommes à saturation aujourd’hui en termes de zones commerciales » à Reims, il n’est pas question pour autant d’opposer zones périphériques et centre-ville. « C’est une offre commerciale qui existe, avec des investissements, de la création d’emplois… C’est aussi aux commerçants des hyper centres et aux municipalités de mener des actions pour rendre le centre-ville attractif. » Cela passe, selon l’élu marnais, par la proposition d’une autre offre, plus premium, en termes d’enseignes, des ouvertures entre midi et deux, la possibilité de parler anglais pour accueillir les touristes. Il faut également une politique d’animations culturelles, sportives, commerciales « pour faire des centre-ville un véritable lieu de vie ». Il y a ensuite la question de la voirie, de l’accessibilité et de la sécurité.

Avec, à chaque fois, un juste équilibre à trouver. Ce qui est plus évident sur le papier que dans la réalité.

3 QUESTIONS à


Gérard SPIRE
Pdt de la CCI des Ardennes

Un moratoire sur les implantations

Une bonne cohabitation est-elle possible entre centre-ville et zones commerciales ?

J’ai toujours prêché pour un juste équilibre entre les différentes formes de commerce. Si un territoire veut être attractif, il faut qu’il puisse proposer au consommateur l’offre la plus large possible. Depuis quelques années, il faut quand même constater que le développement s’est plus fait en périphérie et souvent au détriment des centres-villes. Cette paupérisation des centres-villes est d’ailleurs devenue un débat national, notamment dans les petites et moyennes villes.

Comment expliquez-vous ce déséquilibre ?

Le plus souvent, malgré les discours favorables à entretenir une vie en centre-ville, on n’a pas toujours fait les investissements qui inciteraient le consommateur à venir en centre-ville ou à y rester quand il y habite. Vous avez par ailleurs toujours eu des demandes de projets en périphérie. Comme ces demandes sont sur des terrains nus, dès qu’ils ont les autorisations, le magasin peut ouvrir assez rapidement. En centre-ville, par contre, les délais sont beaucoup plus longs, car on part d’un existant qu’il faut transformer, avoir souvent l’accord de l’architecte des Bâtiments de France. Dans un premier temps, les élus avaient perdu l’importance d’avoir un centre-ville vivant. Quand ils se sont aperçus qu’il fallait qu’ils réagissent, le temps nécessaire ne leur a pas été donné pour rattraper le retard qu’ils avaient pris.

Quelle serait la solution à court terme ?

Le passage par un moratoire sur les implantations en périphérie permettrait de combler ce retard, de rétablir les équilibres. L’idée est que pendant quelque temps, on s’occupe d’abords du centre-ville, de le réaménager, le revitaliser, le rendre accessible, faire les parkings qui vont bien. Et quand on aura retrouvé l’équilibre qui a été rompu, à ce moment-là bien sûr, on pourra réexaminer les possibilités d’un nouveau développement des périphéries.

Les autres points

LA COMMISSION NATIONALE DONNE AUSSI SON FEU VERT À DES OUVERTURES

Si elle a retoqué les projets de Warcq et de Laon, la Commission nationale d’aménagement commercial n’est pas pour autant fermée à toutes créations ou extensions de grandes surfaces. Dans l’Aisne par exemple, une majorité d’avis favorables ont ainsi été émis depuis un an pour notamment la création d’un Lidl à Saint-Quentin, l’extension d’un Leclerc à Neuville-Saint-Amand. Dans la Marne, la création d’une cellule commerciale de plus de 2300m 2 à Tinqueux a aussi été acceptée en 2017. Dans les Ardennes par contre, on enregistre que des avis défavorables depuis un an à Gué-d’Hossus, Charleville-Mézières et donc Warcq. Des avis qui, rappelons-le, peuvent faire l’objet d’appel.

DES PISTES POUR LES CENTRES-VILLES

Si le concept des zones commerciales répond à une demande précise, les centres-villes ont beaucoup plus de mal à trouver leur place dans les nouvelles habitudes de consommation. La tendance est pourtant à la proximité comme en témoigne le baromètre 2017 du centre-ville et du commerce réalisé par l’Institut CSA. D’après cette enquête, 73 % des Français se rendent en centre-ville au moins une fois par semaine et 65 % des jeunes de 18 à 34 ans le plébiscitent. Les attentes sont différentes en fonction des âges. Les jeunes recherchent surtout les magasins éphémères, les espaces de co-working avec un besoin d’ouverture le dimanche. Les 35-64 ans sont plutôt séduits par les marchés à thèmes, les animations pour enfants et les Amap (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne), tandis que les seniors souhaitent surtout y trouver des professions libérales et des supérettes. Des différences se font également ressentir en fonction de la taille des communes : dans celles de moins de 50 000 habitants, les Français souhaitent que les commerces soient ouverts en semaine à l’heure du déjeuner et qu’ils soient facilement accessibles (stationnement). Dans les villes entre 50 000 et 100 000 habitants, les animations commerciales, la présence de grandes enseignes spécialisées sont les priorités. Enfin, dans les villes de plus de 100 000 habitants, la demande se concentre sur les conciergeries, les magasins éphémères et l’ouverture le dimanche.

Grégoire AMIR-TAHMASSEB

Extraits de l' union du 21/11/2017

    

    

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Tout le monde est noté


Les médecins et les artisans sont à leur tour évalués sur internet.

LES FAITS

LES PARTICULIERS QUI FONT APPEL À UN ARTISAN sont de plus en plus nombreux à poster une note de satisfaction sur internet pour évaluer la prestation.

LES PATIENTS DES MÉDECINS, DENTISTES ET CLIENTS DES VÉTÉRINAIRES commentent leur visite, à peine sortis du cabinet, depuis leur smartphone.

LES PROFESSIONNELS SE RETROUVENT AVEC DES NOTES de 1 à 5 qui ne correspondent pas toujours à leur véritable valeur.

« Cinq dents extraites et aucune douleur. Au contraire fou rire et beaucoup de patience envers moi. J’ai travaillé (restauration) et mes collègues étaient choqués que je me porte aussi bien. Merci Docteur. » Le commentaire, accompagné d’une note de 5/5, est signé Fabiola Kenson et concerne un dentiste d’Épernay.

On connaissait les commentaires, appréciations et notes après un séjour dans un hôtel ou un repas au restaurant. Cette fièvre de l’évaluation gagne les professions médicales et les artisans. Il n’y aura bientôt plus moyen de déboucher un évier ou de soigner un rhume sans récolter de une à cinq étoiles sur Google dans les heures, voire les minutes, qui suivent.

Les commentaires sont parfois virulents. « Médecin incompétente qui ne se préoccupe vraiment pas du mal de ses patients. Aucun suivi. Prescription sans analyses. Ne vous écoute pas quand vous lui parlez. Et vous parle comme un chien » : le tout est signé Alina D au sujet d’un généraliste de Château-Thierry (qui n’a pas souhaité commenter). « Très antipathique, aucune qualité humaine, à se demander si elle aime son métier ? » , écrit Guillaume Gayraud à propos de Virginie Dufour, généraliste à Reims. « Je suis pourtant bourrée d’humanité » , réagit le médecin. D’autres commentaires sur son compte sont au contraire très élogieux. « J’ai l’humilité de penser que je ne peux pas convenir à tout le monde. Il y a toujours des jours où l’on est moins à l’écoute que d’autres » , poursuit-elle.

Virginie Dufour n’entend pas surveiller quotidiennement les commentaires écrits à son sujet. « Si la société veut se déshumaniser, qu’elle le fasse sans moi. Tout passe aujourd’hui par des machines ou par l’argent. On ne s’aime plus. On paie même le facteur pour qu’il aille faire la causette aux personnes âgées. Les gens ont cessé de réfléchir dans une société conçue pour les empêcher de réfléchir » , estime-t-elle.

PEU DE PARADES CONTRE LA DIFFAMATION

Le dentiste d’Épernay, celui qui fait rire ses patientes, juge que ces notes et commentaires ne sont pas fiables : « C’est parfois complètement faux. Il y a quelque temps, j’ai dû répondre car un patient prétendait que je ne prenais personne dans l’urgence. D’autres critiques peuvent avoir un fondement. Quand c’est le cas, il faut s’en servir pour s’améliorer. »

Il existe peu de moyens de se protéger des avis diffamatoires. Le conseil de l’Ordre des médecins n’en connaît pas. « Dans les Ardennes, nous n’avons pas encore de problèmes mais au niveau national, le conseil a déjà réagi en condamnant cette pratique. Il n’a toutefois pas trouvé la parade pour s’en protéger » , souligne Jean-Luc Mougeolle, président de l’Ordre dans les Ardennes.

Le meilleur moyen est peut-être de ne pas en tenir compte. Ce que font la plupart des artisans, également touchés par le phénomène. « On n’est pas vraiment impactés. Je crois que c’est plus embêtant pour les restaurateurs. Que ce soit positif ou négatif, on est trop débordés de boulot pour y faire attention », confie Stéphane Dumay, installateur en chauffage à Sedan.

Davantage de contrôles à partir du 1er janvier 2018

 La nouvelle loi qui réglemente les avis des internautes date d’un an déjà, mais le décret d’application qui va la rendre efficace vient seulement d’être pris pour une entrée en vigueur au 1 er janvier prochain.

À cette date, tout site internet qui voudra diffuser des avis en ligne provenant de consommateurs sera tenu de délivrer aux utilisateurs « une information loyale, claire et transparente sur les modalités de publication et de traitement des avis mis en ligne » . Autrement dit, le site ne pourra plus se contenter de laisser les utilisateurs poster librement toutes sortes d’appréciations. Il devra préciser si ces avis font ou non l’objet d’un contrôle. Si c’est le cas, les caractéristiques du contrôle devront être détaillées.

Il est notamment prévu de pouvoir contacter l’auteur de l’avis. Les sites qui n’indiquent pas de mesures de contrôle perdront automatiquement en crédibilité La date de l’avis et ses éventuelles mises à jour devront être indiquées, ce qui n’est pas toujours le cas. Enfin, les médecins, artisans ou autres professionnels faisant l’objet d’un avis diffamant pourront facilement signaler au site un doute sur l’authenticité de cet avis.

Ceci devrait servir à limiter les appréciations nuisibles postées par des concurrents aux méthodes déloyales. Cette réglementation renforcée est attendue. Et pour cause : selon une étude du Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations (CEFRIO), deux internautes sur trois tiennent compte de ces avis pour faire un choix de produit ou de prestataire.

3 Questions à


Dominique HAUTEM
Pdt des artisans (51)

On entend surtout   les mécontents

Vous êtes le président marnais de l’Union des entreprises de proximité (U2P) qui regroupent les artisans et les professions libérales.

Avez-vous conscience de la montée en puissance de l’évaluation des professionnels sur internet ?

Oui et c’est un peu préoccupant. Hélas, ce sont surtout les mécontents qui se manifestent. On a moins l’occasion de lire les clients contents, même quand ils sont bien plus nombreux.

Cette pratique peut-elle concourir à améliorer la qualité des prestations ?

Il est toujours intéressant d’être incité à améliorer la qualité de son service. Mais il reste le risque qu’une bonne entreprise soit injustement mal notée. Avec l’effet boule de neige, on peut aboutir à une situation catastrophique.

Comment les professionnels peuvent-ils se protéger ?  En créant leur propre site d’évaluation ?

Nous n’avons pas de solution. Ils peuvent parfois répondre aux appréciations mais cela les oblige à polémiquer. Quant à créer un site maison, cela ne fonctionnera pas car les artisans ont autre chose à faire quand les notes jouent sur les primes.

J.-M. FRANÇOIS

L’intérêt des concessionnaires passe par la satisfaction de leurs clients.


AFP

 « Vous allez recevoir un questionnaire de satisfaction d’ici quelques jours. S’il vous plaît, merci de mettre une bonne note et si possible, la meilleure. C’est important pour nous. » De la part d’un commercial dans une concession automobile, une telle phrase n’est pas rare. Et si l’on en croit l’un d’eux travaillant dans la région, ces notes sont effectivement essentielles puisqu’elles sont sources de primes plus ou moins conséquentes, voire plus…

« Imaginons qu’une concession vende 300 véhicules dans un trimestre. Pour tous ceux qui ont reçu un 10 sur 10 de la part des clients, le constructeur versera 100 % de la prime prévue, disons 100 €. Cette prime diminue proportionnellement en fonction du niveau moins élevé de la note. Il y a même un seuil, entre 7 et 8/10, à partir duquel on passe dans le négatif, c’est-à-dire que pour chaque voiture mal notée, un montant est déduit de la somme globale », explique ce commercial, éminemment concerné par ce système de notation au point que lui-même met des 10/10 à tout ce qu’il achète…

Mais pour que les 10 pleuvent, il faut que les clients soient vraiment satisfaits. Or, bien des impondérables peuvent entrer en ligne de compte. Notre témoin explique : « Un commercial vend une voiture, tout se passe merveilleusement bien. Quelques jours après, alors qu’il n’a pas encore répondu au questionnaire de satisfaction, le client est victime d’une panne qui vient peut-être d’un problème de fabrication. C’est évident qu’il ne donnera pas une note très favorable alors que la concession n’y est pour rien. Par ailleurs, pour limiter les primes, des constructeurs associent plusieurs services d’une concession, commercial, après-vente, atelier… ». Il est vrai que lorsqu’on achète une voiture, on le fait en connaissance de cause, mais pour une révision ou une réparation, on trouve toujours l’addition trop salée.

Une manne indispensable

« Les distributeurs ne peuvent pas vivre sans les primes des constructeurs », rappelle Joan Gobit, responsable territorial du Conseil national des professions de l’automobile (CNPA). Selon lui, les objectifs, associés à des paliers exclusivement positifs, sont contractualisés noir sur blanc entre les uns et les autres.

À ce système de notation interne impactant directement les finances des concessions, se multiplient les sites de satisfaction sur internet qui fonctionnent à la manière d’un Tripadvisor pour l’hôtellerie et la restauration. ID Garages classe ainsi les garages aux meilleurs prix, avec un certain nombre de votes, dans toutes les villes. Le magazine Auto Plus a dressé la liste de ses « garages confiance » mais dont la mise à jour date un peu. L’enseigne 1,2,3 Autoservice publie également son répertoire des « garagistes de confiance ».

LES AUTRES POINTS

Les défenseurs des consommateurs appellent à la prudence

Par la voix de son vice-président marnais Jean-Marie Abbadie, l’UFC Que Choisir met en garde les consommateurs contre ces avis publiés sur internet : « Il est impossible de s’y fier. Nous avons déjà piégé des agences immobilières chez qui la même personne mettait des annotations positives sous différents noms. » M. Abbadie ajoute que ces avis peuvent parfois servir d’alerte, « mais il faut prendre le temps de bien vérifier avant d’y croire ».

LES POLITIQUES PUBLIQUES ÉVALUÉES

Vous partez avec Bla-Bla Car, on vous demande votre avis deux jours après. Vous achetez un vêtement, un congélateur, même tarif. Tout est évalué, même les politiques publiques. La Société française d’évaluation s’en charge en posant trois ou quatre questions fondamentales : Qu’a-t-on fait ? Fallait-il le faire ? A-t-on bien fait ? Et si non, comment faire mieux ?

Les gestions de villes, de conseils départementaux et régionaux, de pays sont notées. Cet été, l’agence Fitch a maintenu sa note « AA » de la France avec une perspective stable (c’est bien). Le top, c’est d’avoir AAA, le pire, 20 rangs plus bas, c’est CD.

Catherine FREY

Extraits de l' union du 08/11/2017

    

    

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L’UE trouve un compromis sur le travail détaché

Les ministres du Travail de l’UE sont parvenus, hier soir, à un accord sur la réforme  de la directive du travail détaché, à l’issue d’une réunion marathon. 


Le secteur du bâtiment accueille à lui seul 43,7 % des travailleurs détachés en France.AFP

Je voulais vous faire part de mes félicitations pour l’accord obtenu. Nous sommes parvenus à un accord équilibré » , a déclaré la Commissaire aux Affaires sociales, Marianne Thyssen.

Après plus de onze heures de discussions, les ministres du Travail de l’Union se sont accordés sur la durée du détachement, ce système qui permet à des Européens de travailler dans un pays étranger en cotisant dans leur pays d’origine : douze mois maximum (ce qu’avait réclamé la France), mais avec un gros bémol puisqu’elle peut être rallongée de six mois à la demande de l’entreprise.

L’accord trouvé par les ministres européens du Travail sur la révision de la directive sur les travailleurs détachés est une bonne chose
Elisabeth Morin-Chartier, co-rapporteure au Parlement européen

La France a dû aussi lâcher du lest sur le secteur du transport routier, car les pays de Visegrad (Pologne, Hongrie, Républiques tchèque et slovaque), mais aussi l’Espagne et le Portugal, s’inquiétaient des conséquences négatives de la réforme pour leurs chauffeurs. En outre, selon l’accord trouvé hier, il est désormais prévu de continuer à appliquer aux chauffeurs routiers l’ancienne directive du travail détaché de 1996 (et non la nouvelle révisée), jusqu’à ce qu’entre en application une autre réforme d’une directive européenne consacrée au transport routier.

Parmi les 28 ministres du Travail de l’UE, se sont opposés à cet accord la Pologne, la Hongrie, la Lettonie et la Lituanie. Trois se sont abstenus : le Royaume-Uni, l’Irlande et la Croatie. Les autres ministres se sont montrés favorables au texte, a indiqué l’Estonie, qui assure actuellement la présidence tournante de l’Union européenne. Cette réunion était un test pour la méthode de négociation au sein de l’UE du président français Emmanuel Macron, qui avait fait de ce dossier l’une de ces priorités. À peine élu, le président français avait réclamé un durcissement de la réforme du travail détaché (dont le plafonnement de la durée du détachement à douze mois), persuadant l’Allemagne, les pays du Benelux et l’Autriche de le suivre.

OBJECTIF : UN SALAIRE ÉGAL, À TRAVAIL ÉGAL, SUR UN MÊME LIEU DE TRAVAIL

L’objectif majeur de la réforme de la directive est d’avoir un « salaire égal, à travail égal, sur un même lieu de travail » . En effet, dans la directive initiale, qui date de 1996, il est simplement spécifié que les travailleurs détachés doivent toucher le salaire minimum du pays d’accueil. Or l’élargissement de l’UE à l’Est en 2004, avec l’arrivée de dix nouveaux pays, aux niveaux de vie et salaires plus bas, a bouleversé la donne, engendrant une concurrence déloyale entre entreprises et du dumping social.

En révisant la directive, l’exécutif européen veut désormais que toutes les règles valables pour les travailleurs locaux s’appliquent aux détachés : ainsi, par exemple, si le pays d’accueil prévoit une prime de froid, de pénibilité, d’ancienneté, un treizième mois, ces bonus devront aussi leur être versés.

Il y a une semaine, une première étape avait été franchie pour la révision de la directive, avec l’adoption par la commission de l’Emploi et des Affaires sociales du Parlement européen d’un texte un peu plus dur que celui de la Commission européenne.

Désormais vont en effet pouvoir commencer les négociations entre eurodéputés et ministres sur un texte définitif.

D’énormes écarts de salaires

 Qu’est ce qu’un travailleur détaché ? Il s’agit d’un ressortissant de l’UE envoyé par son entreprise dans un autre État membre pour y fournir un service à titre temporaire. Selon la directive européenne de 1996, le travailleur doit au moins être payé au salaire minimum du pays d’accueil, mais continue de payer les cotisations sociales dans son pays d’origine. Le nombre de travailleurs détachés a augmenté de près de 45 % entre 2010 et 2014. On dénombrait 1,9 million de détachements en 2014, d’une durée moyenne de quatre mois.

Au total, les travailleurs détachés ne représentent que 0,7 % du nombre total d’emplois dans l’Union.

Où travaillent-ils ? Certains secteurs et certains États membres présentent une plus forte concentration de détachements que d’autres. Le secteur de la construction regroupe à lui seul 43,7 % du nombre total de détachements, bien que ce recours soit également important dans l’industrie manufacturière (21,8 %), les services liés à l’éducation, à la santé et à l’action sociale (13,5 %) et les services aux entreprises (10,3 %), selon des chiffres de la Commission européenne. L’Allemagne, la France et la Belgique sont les trois États membres qui attirent le plus de travailleurs détachés.

Quels problèmes pose ce statut ? Avec l’élargissement de l’UE en 2004, où dix nouveaux pays sont entrés dans l’Union, suivis par la Roumanie et la Bulgarie en 2007, le marché unique s’est élargi et les écarts salariaux se sont creusés, ce qui a incité les entreprises à recourir au détachement pour tirer profit de ces écarts.

En outre, étant donné que les entreprises détachant des travailleurs ne sont tenues de respecter que les taux de salaire minimum en vigueur dans le pays d’accueil, il existe souvent d’énormes écarts entre le salaire des détachés et des travailleurs locaux. Dans certains secteurs, cet écart peut aller jusqu’à 50 %. L’existence d’écarts salariaux importants fausse la concurrence entre les entreprises, ce qui nuit au bon fonctionnement du marché unique. De plus, le détachement fait l’objet de nombreux détournements : non-déclaration, rémunérations inférieures au salaire minimum, dépassement des durées maximales de travail, hébergement indigne, etc.

Extraits de l' union du 24/10/2017

    

    

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Ni diesel ni essence, le visage de Paris 2030 


La capitale vise à bannir les moteurs diesel et essence d’ici 2030. Sans toutefois poser une interdiction pure et simple. 

«  Dans le cadre de l’élaboration de son nouveau plan climat air énergie territorial, la Ville de Paris va inscrire un objectif de fin du diesel sur son territoire en 2024 et de l’essence en 2030 », a annoncé la mairie de Paris. Elle a toutefois assuré qu’il ne s’agissait pas d’une interdiction de ces véhicules thermiques, mais d’« une trajectoire qui semble à la fois crédible et soutenable ».

La capitale devancerait ainsi l’objectif du gouvernement qui a annoncé en juillet la fin des ventes des véhicules essence et diesel pour 2040. « Si l’on veut qu’il soit atteint, cela implique que la sortie du diesel et de l’essence intervienne plusieurs années avant en zone urbaine, et en particulier dans les grandes villes », précise la mairie dans son communiqué.

ANTICIPER SANS CONTRAINDRE

«  Si le calendrier n’est pas le même pour le diesel et l’essence, c’est que« 2024, pour l’ensemble des véhicules thermiques, n’était pas tenable. 2030 est plus réaliste ». La mairie de Paris assure qu’à cette échéance, la présence de voitures diesel ou essence sera « marginale ». « On est sur une perspective d’une douzaine d’années. Une bonne partie du parc automobile sera renouvelé d’ici là. On donne le temps d’anticiper sans être dans la contrainte » , a expliqué Christophe Najdovski, adjoint EELV aux Transports de la maire Anne Hidalgo. « Ce n’est en aucun cas contre l’industrie automobile », a assuré l’élu, soulignant « que de nombreux industriels automobiles investissent désormais dans les motorisations électriques ou à hydrogène, plus propres. « C’est une opportunité donnée à l’industrie automobile de se réinventer. » Il rappelle que la ville « donne l’exemple, en offrant déjà des aides aux commerçants et artisans, ainsi qu’aux taxis, pour s’équiper en véhicules propres, et qu’elle a aussi investi dans l’achat de 12 autocars électriques pour les transports scolaires ».

Piétonnisation des voies sur berge, journée sans voiture, aménagement de zones 30, vignettes obligatoire pour tous les véhicules, nouvelles voies cyclables… La maire socialiste de Paris a déjà multiplié les mesures visant à réduire la place de la voiture en ville et la pollution, dont certaines sont contestées, notamment par la droite et les automobilistes.

Réforme du stationnement dès janvier dans l’Hexagone

 Les automobilistes qui ignorent l’horodateur devront y réfléchir à deux fois en 2018 car les maires pourront fixer librement le montant des pénalités en cas d’infraction, selon une réforme qui prévoit aussi une intensification des contrôles. En, conséquence, les 70 % d’automobilistes qui préfèrent prendre le risque de «prendre une prune» vont devoir changer leurs habitudes à partir du 1 er janvier. La loi sur les métropoles permet aux villes de fixer le tarif du stationnement et le montant des amendes. Les communes promettent désormais des contrôles beaucoup plus fréquents avec, à la clé, une meilleure rotation des véhicules sur les parkings. Pour les 800 communes concernées, c’est l’occasion d’essayer de faire venir plus d’usagers aux transports en commun, ou à d’autres modes « propres », comme le vélo.

Extraits de l' union du 13/10/2017

    

    

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Interdite à Londres, Uber fait appel

40.000 chauffeurs sont concernés par la décision de la régie des transports en commun londoniens


L'entreprise de VTC Uber vient de perdre la licence qui lui permettait d'opérer à Londres depuis cinq ans.
AFP

L’autorité des Transports de Londres (TfL) a décidé hier de priver la compagnie Uber de sa licence mais le géant américain des voitures avec chauffeurs a annoncé qu’il allait faire appel, suspendant ainsi la décision. « Uber Londres n’est pas apte à détenir une licence d’exploitation de chauffeurs privés » , a expliqué TfL, qui se penchait sur un éventuel renouvellement de cette licence expirant le 30septembre.

UNE DÉCISION FUSTIGÉE PAR LE CHEF DE LA COMPAGNIE À LONDRES

L’autorité souligne dans un communiqué que « l’approche et la conduite d’Uber ont démontré un manque de responsabilité en lien avec plusieurs problèmes, avec des conséquences potentielles pour la sûreté et la sécurité du public » . TfL reproche en particulier à Uber son laxisme dans la dénonciation de crimes dont ses chauffeurs seraient témoins et des failles dans les contrôles des casiers judiciaires de ses conducteurs. L’autorité reproche aussi à Uber d’utiliser un logiciel permettant aux chauffeurs d’éviter de se faire repérer par les autorités dans les zones où ils n’ont pas le droit d’opérer, et de fournir des certificats médicaux non fiables. Uber a répondu qu’elle allait  « contester immédiatement cette décision en justice » . La compagnie pourra continuer de faire rouler ses chauffeurs tant que les procédures d’appel seront en cours. « Les 3,5 millions de Londoniens utilisant notre application et les plus de 40 000 conducteurs agréés qui dépendent d’Uber pour vivre vont être estomaqués par cette décision » , a fustigé le chef de la compagnie à Londres, Tom Elvidge. « En voulant interdire notre application dans la capitale, Transport for London et le maire ont cédé aux appels d’un petit nombre de personnes qui veulent limiter le choix des clients» , a dénoncé le patron londonien du géant basé à San Francisco, en Californie. Le maire de Londres, Sadiq Khan, a pour sa part dit son « soutien total » à la décision de TfL au nom de « la sûreté et à la sécurité des Londoniens. » 

Le syndicat des travailleurs indépendants de Grande-Bretagne a dénoncé en revanche « un coup » porté aux chauffeurs d’Uber, demandant à TfL de renforcer la régulation du secteur plutôt que d’interdire une compagnie. Mais le syndicat de salariés GMB, vainqueur l’an passé d’un procès contre Uber sur les droits des chauffeurs, a espéré que « d’autres villes importantes » emboîtent le pas à Londres. L’application est toutefois populaire auprès de nombreux citadins. « Plus d’Uber? La vache ! Je peux pas me payer les taxis habituels dans Londres, ils sont bien trop chers ! » , a ainsi écrit Lidz sur Twitter.

70 MILLIARDS

Établie sur la base des levées de fonds auprès des investisseurs, la valorisation d’Uber est d’environ 70 milliards de dollars, soit la plus grosse start-up non cotée du monde.

UN SOUCI DE PLUS POUR LA START-UP CALIFORNIENNE

La stature internationale de Londres donne un écho particulier à la décision de TfL, ajoutant un problème de poids à Uber qui n’en manquait déjà pas. La compagnie vient de se doter d’un nouveau PDG, l’ex-patron d’Expedia Dara Khosrowshahi, après le départ de son ancien patron-fondateur Travis Kalanick, accusé d’avoir entretenu une culture d’entreprise sexiste et brutale. La société, qui a perdu plus de 600 millions de dollars au deuxième trimestre, doit affronter de surcroît plusieurs enquêtes judiciaires sur des soupçons de corruption de responsables étrangers. Elle s’est aussi mise à dos les taxis, qui voient en elle leur mort programmée, les régulateurs de nombreux pays qui cherchent à lui faire barrage et même ses propres chauffeurs, qui réclament de meilleures rémunérations ou un statut plus protecteur.

Extraits de l' union du 21/09/2017

    

    

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Trois exemples de dérives à corriger

La Cour des comptes met en avant trois thèmes dans son rapport annuel sur la Sécurité social


Il y 22.000 pharmacies d’officine en France. Deux fois trop nombreuses pour la Cour des comptes...
AFP

Dépassements d’honoraires coûteux chez les spécialistes, pharmacies trop nombreuses et à la rémunération opaque, retraites à l’étranger peu contrôlées… Le point sur trois des thèmes mis en avant par la Cour des comptes dans son rapport annuel sur la Sécu.

1 - TROP DE DÉPASSEMENTS D’HONORAIRES

La médecine libérale de spécialité coûte cher : 16,1 milliards d’euros en 2016, dont 11,2 milliards en ville et 5 milliards en établissement privés. Chez les spécialistes, les dépenses « faiblement régulées, sont en progression forte, continue et beaucoup plus rapide » que chez les généralistes. En cause, notamment, les dépassements d’honoraires pratiqués par les 24000 praticiens installés en cabinet en secteur 2 (tarifs libres). Un « contrat d’accès aux soins » a été mis en place en 2013 pour inciter les médecins signataires à limiter leurs dépassements en échange d’une prise en charge de leurs cotisations sociales. « Mais il a des effets limités pour un coût élevé : en 2015, pour éviter un euro de dépassement, l’Assurance maladie en a dépensé dix » , relève la Cour. Le dispositif a pourtant été reconduit sous un nouveau nom (Optam), « avec des incitations renforcées » , dans le cadre de la nouvelle convention médicale signée en 2016 par l’Assurance maladie et les syndicats de médecins, porteuse de quelque 438 millions d’euros de revalorisations pour les spécialistes.

2 - TROP DE PHARMACIES

Les 22 000 pharmacies d’officine sont deux fois trop nombreuses, et les pouvoirs publics ne font rien pour enrayer la situation en leur maintenant un régime « très protecteur » , estime la Cour. Un constat étonnant à l’heure où les syndicats de pharmaciens s’inquiètent de voir une officine fermer tous les deux jours en raison, selon eux, des baisses de prix des médicaments. Si 10 % des pharmacies (souvent dans les agglomérations surdotées) sont fragiles économiquement, la rémunération réglementée du secteur, de 5,4 milliards d’euros en 2015, est « restée quasiment stable en valeur absolue depuis 2007 » . À ce montant s’ajoutent deux milliards d’euros de rémunérations complémentaires versées par les fabricants de médicaments (via des avantages commerciaux notamment) et par les grossistes-répartiteurs, en particulier pour les génériques, soulignent les Sages. Un écart « considérable » entre la rémunération réglementée des officines et leur « rémunération réelle » de 7,4 milliards d’euros, qui« apparaît méconnu des pouvoirs publics comme de l’Assurance maladie. Celle-ci vient pourtant de signer un accord avec un syndicat de pharmaciens pour désensibiliser leurs rémunérations des prix, avec un bonus de 280 millions d’euros sur trois ans.

3 - DES RETRAITES INSUFFISAMMENT CONTRÔLÉES

Autre point abordé, les retraites versées aux résidents à l’étranger, essentiellement en Algérie, Portugal, Espagne, Maroc et Italie, aux risques de fraude « insuffisamment pris en compte » . En 2015, 1,65 million de retraites de base et 1,12 million de retraites complémentaires ont été versées à l’étranger pour 6,5 milliards d’euros, soit 2,2 % du total des prestations.

Sans pouvoir quantifier les fraudes, la Cour souligne les « risques spécifiques » associés à ce type de pensions, parfois versées à des défunts dont les proches n’ont pas signalé le décès « en temps voulu ». Les données des régimes de base et complémentaire des salariés font ainsi apparaître des versements à des assurés particulièrement âgés (jusqu’à 117 ans).

Extraits de l' union du 21/09/2017

    

    

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Les villes ont mal au cœur

À de rares exceptions, les centres-villes de la région  ne respirent pas la santé


Rue Châtelaine, dans la vieille ville haute de Laon, qui concentre 67 des 134 boutiques vides de la petite cité axonaise. Photo Jean-Marie Champagne


« Avec six grandes surfaces à Sedan, on est à la limite du supportable »
Pierre-Alexandre VALLEE
Union commerciale de Sedan

Rue Châtelaine, le bistrot, l’épicerie et la boucherie-charcuterie sont flambant neufs. Enfin presque… Dans la charmante ville haute de Laon, trois trompe-l’œil donnent le change (photo). Ces cache-misère sont l’un des moyens trouvés par la municipalité pour masquer les vitrines des boutiques en instance de repreneurs. Dans cette partie de la ville, c’est le cas de 67 pas-de-porte, sur les 134 vitrines vacantes que compte Laon. Les spécialistes de vitrophanie ont l’avenir devant eux. À Laon, ils confectionnent six à sept panneaux par an.

Convenons que la cité axonaise, dont la particularité est de disposer de trois centres-villes, n’est pas la seule à se coltiner les dents creuses. Sedan, Hirson, Charleville ou Château-Thierry ont aussi les leurs.

Le phénomène de déshérence commerciale atteint parfois des proportions inquiétantes dont témoignent les taux de vacation dans notre région (voir ci-dessous). Seules Épernay, Rethel, Reims et plus curieusement Vitry-le-François s’en tirent avec les honneurs. Mais partout, la vacance progresse, de l’ordre de 1 point par an depuis 2012, et de plus en plus vite à mesure que la taille des villes diminue. Seules les grandes agglomérations (plus de 250 000 habitants) limitent les dégâts. Mais en moyenne nationale, un commerce sur dix est désormais inoccupé, selon Procos, la fédération du commerce spécialisé. La faute à qui ? Il n’y a pas une mais plusieurs explications. La baisse démographique et du pouvoir d’achat pèsent beaucoup. Moins d’habitants et plus de précarité, ce sont évidemment moins de clients tout court. Et là-dessus, nos départements sont servis. C’est pourquoi, sans doute, Épernay et Reims font mieux que les autres, l’une portée par son rutilant vignoble, l’autre par sa démographie et son poids économique.

La troisième raison est liée à l’évolution des modes de consommation. Ainsi, elle explique « la disparition de cinq photographes et d’autant de libraires en ville haute de Laon », rappelle son maire Antoine Lefèvre. « Certains locaux sont également inadaptés et supposent de tels investissements que les candidats à l’installation renoncent », enchaîne Jean-Pierre Bouquet, celui de Vitry-le-François.

UN MAIRE NE PEUT PAS SOCIALISER L’ESPACE COMMERCIAL

La qualité de l’environnement joue aussi. Depuis la restauration de son hypercentre, Sedan aurait, paraît-il, gagné une quinzaine de nouveaux commerces (sur un total de 322). « Nous remontons la pente », résume Jean-Claude Caillaud, l’adjoint au commerce qui se réjouit de l’existence du Fisac (fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce), bien utile pour compenser le niveau de loyers commerciaux jugés parfois «trop élevés » (voir par ailleurs). Il n’est pas le seul à s’en plaindre.

« Beaucoup de commerces sont vides, parce que les propriétaires – qui habitent souvent au-dessus – se font de fausses idées sur la valeur de leur bien. Mais nos moyens d’action sont inexistants. La ville ne peut pas socialiser l’espace commercial », constate Jean-Pierre Bouquet. Pour amortir le choc, son collègue laonnois en est réduit à multiplier les roues de secours, telles ces « boutiques à l’essai » et ces « boutiques éphémères » qui fleurissent un peu partout. Les unes autorisent les municipalités à prendre en charge, en partenariat avec les banques, les premiers loyers d’un commerce naissant, à condition que le propriétaire « pratique un loyer préférentiel ». Les secondes permettent aux communes de financer pour une durée limitée l’installation dans une boutique vide d’une activité artistique ou artisanale.

Pointée du doigt enfin, la grande distribution est souvent rendue seule coupable de la crise des centres-villes. Procos l’assure, qui rappelle qu’il se crée chaque année entre 3 et 4 millions de mètres carrés de surfaces de ventes nouvelles, alors que la consommation n’augmente « que de 1,5 % depuis quinze ans » . C’est précisément cette distorsion que dénonce l’association commerçante « Cœur de Laon » en bagarre contre le projet d’extension du Leclerc de Chambry dont la galerie accueillerait une dizaine de cellules supplémentaires aux onze existantes. Chaude ambiance… L’association a déposé un recours. Malgré nos appels redoublés, le président de Leclerc, Christian Rodot, est aux abonnés absents. Son projet créerait 80 emplois. Dans une ville où le chômage frise les 13%, les élus n’y sont pas insensibles.

Bouquet le comprend : « On n’imagine pas qu’un maire dise non à un projet de cette nature » , note le maire de Vitry à qui on fait remarquer que les CDAC sont souvent accusées d’être des «machines à dire oui ». « L’important est de privilégier le dialogue avec le monde commerçant et d’assurer l’équilibre du tissu commercial, en se disant que si on ne développe pas un projet d’implantation, il est probable que c’est la ville voisine qui en profitera … »

TALLEYRAND SAUVE L’HONNEUR DES GALERIES RÉMOISES

Les tristounettes galeries de l’Étape et du Lion d’Or sonnent le creux. Avant elles, celles de la cathédrale et de Clair-Maret avaient déjà expiré. Seul l’emblématique passage Talleyrand et ses belles verrières Art déco résistent. Ces cas d’exception contrastent avec l’honorable taux de vacance de la ville des Sacres (7,48 %), « en baisse constante depuis 2012 », assure Charles Germain, l’adjoint au commerce. Outre les galeries susnommées, mal fichues et peu hospitalières, l’extrémité de la très passante rue de Vesle a longtemps fourni son lot de dents creuses. « C’est en voie de se régler. En un an, une dizaine de locaux sont à nouveau occupés », assure l’élu qui évalue à 180 le nombre de commerces rémois disponibles (sur 2 500). Pour attirer le chaland et pérenniser le commerce local, la ville se démultiplie : gratuité du stationnement pendant deux heures, accompagnement des porteurs de projet, démarchage des enseignes… Elle cogite aussi sur un plan de bataille qui conjuguera recensement statistique des locaux vacants, création de boutiques éphémères et partagées, recours à la vitrophanie… Quant à la grande distribution, Reims, avec ses cinq hypers et sa flopée de supermarchés, serait la cité française la mieux dotée : « La ville est à saturation », juge M. Germain, alors que le maire Arnaud Robinet avait tenté de bloquer le nouveau Super U qui ouvrira bientôt sur la nouvelle zone de la Croix Blandin. En vain…

STRASBOURG EN TÊTE

La capitale du Grand Est figure à la première place des grandes agglomérations (plus de 500 000 habitants) pour la faiblesse du taux de vacance de ses commerces, moins de 5 %, selon Procos qui a établi ce palmarès. Strasbourg précède Nantes, Toulouse Grenoble et Rennes. Une autre ville alsacienne (Colmar) figure en tête de la catégorie « grande ville moyenne » (entre 70 000 et 240 000 habitants) et Saint-Lô domine celle des « petites villes » (moins de 70000 habitants).

COMMENT LA FRANCE A TUÉ SES VILLES

SORTI IL Y A UN AN, L’ENQUÊTE DU JOURNALISTE OLIVIER RAZEMON RESTE D’ACTUALITÉ (ÉDITIONS RUE DE L’ÉCHIQUIER, 18 EUROS). ON Y APPREND QUE LE PARC DE SURFACES COMMERCIALES A PROGRESSÉ DE 1992 À 2007 EN FRANCE DE 60 % ALORS QUE LA CONSOMMATION DES MÉNAGES PROGRESSAIT, DANS LE MÊME TEMPS, DE 36% ! CHERCHEZ L’ERREUR…

GRANDE CAUSE ET MORATOIRE

L’ASSOCIATION « CENTRE-VILLE EN MOUVEMENT » A DEMANDÉ À EMMANUEL MACRON DE FAIRE DES CENTRES-VILLES UNE «GRANDE CAUSE NATIONALE » EN 2018. CETTE SEMAINE, LA CONFÉDÉRATION DES COMMERÇANTS DE FRANCE, SOUTENUE PAR LE SÉNAT, A RÉCLAMÉ UN MORATOIRE DES IMPLANTATIONS DE GRANDES SURFACES EN PÉRIPHÉRIE DES VILLES.

 

Épernay brandit l’arme de la préemption


À Épernay, le taux de vacance comm ercial est le plus faible de la Marne.
Frédérique Pétré

Sans l’avoir jamais utilisée, Épernay brandit l’arme de la préemption, cette possibilité offerte aux communes d’acquérir des pas-de-porte vacants pour les mettre à disposition de candidats à l’installation, moyennement un loyer revu à la baisse, en dépit des prétentions parfois excessives des propriétaires. « Ça a permis d’accélérer certains dossiers, de faciliter les choses et de maintenir de l’activité » , explique Jacques Fromm, l’adjoint au commerce. Avec 5,5 % de taux de vacance, le centre-ville d’Épernay est aujourd’hui le plus dynamique de l’ex-Champagne-Ardenne. L’omniprésent vignoble n’y est pas pour rien. D’abord parce qu’il garantit un pouvoir d’achat dont le commerce local tire profit. Ensuite parce qu’il décourage d’éventuels projets de grands distributeurs, déconcertés par les prix de l’immobilier. Comme d’autres villes, Épernay a aussi souvent actionné le FISAC ou les outils rituels qui permettent de minorer les premières heures de stationnement, de faciliter les relations avec le monde commerçant ou d’épauler les candidats à l’installation dans leurs démarches. La ville est même allée jusqu’à louer trois pieds d’immeuble dont elle est propriétaire près du marché couvert « pour y installer des commerces de son choix » . « En centre-ville, nous avons surtout veillé à assurer un équilibre entre les franchisés, les indépendants, les commerces de bouche et fait en sorte que les magasins de la périphérie soient complémentaires et non concurrents … », insiste M. Fromm.

3 QUESTIONS à


Jérôme SOBLET
Dr de CORA (Villers Semeuse - 08)
En grande distribution, la région est au taquet

Vous dirigez un supermarché et pourtant en matière de grandes distribution, la région est suréquipée, selon vous.  C’est inattendu…

L’argument est démographique. Quand la population grimpe, quand le tissu commercial est dense et varié, tout le monde a sa place. Ouvrir un nouveau Super U à Reims, ce n’est pas un problème puisque la ville va gagner des dizaines de milliers d’habitants dans les vingt ans. Charleville, au contraire, en perd en moyenne trois par jour et cela risque de continuer. Dans ce contexte, j’estime donc que nous sommes suréquipés. Je déplore qu’on ait exclu des CDAC (NDLR : les commissions départementales d’aménagement commercial qui décident des ouvertures), les CCI et les chambres de métiers, en bref, les acteurs économiques. Ces commissions ne prennent plus assez en compte le ratio de mètres carrés de grande distribution par rapport au nombre d’habitants. Elles se focalisent sur l’argument de l’emploi, sans se demander si la création d’un emploi ici ne va pas en supprimer un autre là… Pas dans un ou dix ans, mais maintenant !

Il existe à Warcq un projet d’ouverture d’un nouvel hypermarché. Ce sera le cas ?

Le compte est vite fait. Cent cinquante emplois dans ce nouveau magasin, ce sont environ 70 de moins dans chacun des deux hypers de Charleville et sans doute quelques-uns aussi dans les commerces de centres-villes. L’effet sera ressenti jusqu’à Rethel. Dans un rayon de quarante kilomètres, tout le monde sera touché. On se gargarise avec l’emploi, mais quand la population baisse, le marché n’est pas extensible.

En moyenne, votre magasin accueille 240 000 visiteurs par mois. On peut vous faire aussi le reproche d’avoir contribué à affaiblir le commerce à Charleville…

Depuis 1969, ce magasin a toujours répondu et répond encore à une demande. La question est désormais de savoir s’il faut en rajouter. Elle interroge aussi le dynamisme des commerces du centre-ville. Si tous adhéraient à l’association locale, s’ils multipliaient les animations, les promotions, les actions de communication, bref s’ils faisaient du marketing, ça irait peut-être mieux. Faire du commerce aujourd’hui, ce n’est plus se contenter de mettre quelque chose en vitrine et d’attendre que le chaland passe.

IMMOBILIER

Du simple au triple

Entre Revin et Reims, le prix de l’immobilier commercial passe du simple au triple. En valeur médiane, il avoisine les 79 euros le mètre carré et par an dans la petite ville ardennaise et 194 euros dans la cité des Sacres. « Il y a cinq à dix ans, il grimpait même parfois à près de 600 euros. Autrefois dopés par des succursales prêtes à payer des ponts d’or pour s’installer, les propriétaires ont retrouvé la raison. Tant mieux, car cette envolée des prix a beaucoup contribué à évincer les indépendants », se réjouit Éric Toussaint, le président des Vitrines locales. Après Reims (et toujours en valeur médiane), Châlons et Vitry-le-François sont les villes les plus chères (184 €), devant Épernay (177), Soissons (171), Château-Thierry (114), Sedan (106), Saint-Quentin (99), Charleville-Mézières et Revin (79).

Gilles GRANDPIERRE

Extraits de l' union du 14/09/2017

    

    

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Pas si simple d’acheter 100 % français

Reims accueille les 3 e assises du produire en France.   Un concept séduisant en quête d’une plus grande audience.


L’entreprise Campa, à Fismes, produit des radiateurs électriques haut de gamme 100% français et à des tarifs concurrentiels. Jean-Michel François

À SAVOIR

*.- CE JEUDI ET DEMAIN , les assises du produire en France se déroulent au centre des congrès de Reims à l’initiative de Pro-France.

*.- QUATRE ATELIERS s’y tiendront : « De la french tech à la french fab », « Les régions françaises au cœur du renouveau industriel », « Le made in France vu du monde », « Mode et créateurs, les leviers de l’excellence française ».

*.- PARMI LES INTERVENANTS, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, s’exprimera aujourd’hui à 12 h 30 et Pierre Gattaz, président du Medef, clôturera les assises demain.

 Frédéric Dabi, directeur adjoint de l’Ifop, dévoilera demain à Reims les dernières tendances du rapport des Français au produire en France. Dans une précédente étude dévoilée en début d’année, ce même sondeur indiquait que « 72 % des Français sont prêts à payer plus cher des produits industriels fabriqués en France ». De quoi réjouir tous les décideurs politiques et économiques ! Cinq ans plus tôt, le pourcentage des consommateurs francophiles potentiels était tout de même supérieur de cinq points…

En août dernier, un article duMonde n’était pas passé inaperçu avec ce titre : « Défaite du made in France ». Le sujet dévoilait, sur la base des statistiques de l’Insee, que les importations n’avaient jamais pris autant d’importance (33 %) dans la consommation des Français. Que penser de ces données a priori contradictoires ? Les assises du produire en France permettront certainement d’éclairer la lanterne des participants, dont beaucoup sont fiers d’afficher leur label Origine France garantie (lire par ailleurs) qui montre qu’ils ne trichent pas avec la provenance géographique.

En attendant, nous sommes allés à la recherche de produits bien de chez nous dans une grande surface d’électroménager de la périphérie rémoise, en l’occurrence Boulanger, à Thillois.

LA JUNGLE DES MARQUES

Première constatation, il n’existe aucune référence à une production tricolore dans le rayon des cafetières et autres théières. La plupart des fabrications, y compris certaines que l’on imagine proches de nous, sont chinoises : Listo, Moulinex, Krups, Essentiel B (la marque de Boulanger)… Melitta porte la mention « designed in Germany », Bialetti celle de « made in Italy »… Rien sur Magimix dont on apprend seulement à l’arrière et en tout petit que le fabricant « se réserve le droit de modifier à tout moment les caractéristiques du produit contenu dans cet emballage». « Magimix, c’est français mais fabriqué dans l’Union européenne», indique Anne-Sophie, une vendeuse qui en connaît un rayon sur les arcanes des marques, en racontant par exemple que Moulinex, Rowenta, Calor, Tefal, Krups font partie du français Seb qui ne fabrique pas tout sur place ; que le torréfacteur Nespresso fait appel à deux fabricants différents dans chaque pays ; qu’Essentiel B s’associe à différentes marques selon les produits comme le français Brandt qui ne se fait pas produire dans l’Hexagone, etc.

SAUTER A LE BON LABEL

Deuxième constatation : inutile de chercher un four à micro-ondes français, il n’y en a pas. « Sur plusieurs emballages d’électroménager, il est écrit fabriqué en France », tente de rassurer Anne-Sophie. Certes, mais cette mention ne prouve rien. Il faut finalement se rendre du côté des fours et des plaques de cuisson pour pousser un cocorico, surtout avec la marque Faure qui affiche ostensiblement le macaron gagnant sur ses fours : Origine France garantie. Bon, il n’y a pas 36 modèles mais l’honneur est sauf. Du côté des plaques à induction, notre guide Anne-Sophie fait remarquer la lettre K visible en tout petit en haut à droite. « Cela signifie que la vitrocéramique est française, mais pas la connectique à l’intérieur. » Vraiment difficile de trouver du 100 % français !

Rendez-vous en janvier à Las Vegas pour Campa 

Las Vegas est le rendez-vous mondial de la high-tech. En janvier, l’entreprise marnaise Campa, installée à Fismes, spécialiste des radiateurs électriques intelligents et haut de gamme, participera au salon annuel américain avec l’intention d’y faire une annonce de portée mondiale. Pour l’instant, rien ne filtre. On sait cependant que l’avenir passe par de nouveaux matériaux et des radiateurs capables de stocker de l’énergie pour la restituer selon les besoins.

Campa et Noirot à Laon sont deux sociétés du groupe Muller, concepteur et fabricant d’équipements thermiques, en totale adéquation avec le produire français. Raison pour laquelle le directeur général du groupe Muller, Pascal Teurquetil, a reçu officiellement hier des mains d’Yves Jego le précieux label.

« Cette démarche de produire français – et nous sommes ici au maximum de ce qu’on peut faire - était une philosophie du fondateur de l’entreprise Campa, René Torquetil », explique Alexandre Leblanc, responsable recherche et développement du site marnais. «La pierre de lave avec laquelle sont conçus les appareils vient d’Auvergne, toute la câblerie est réalisée à Fismes, le design, les essais aussi, etc. Cela nous permet de tout maîtriser, d’y gagner en sécurité, en rentabilité. Le fait de tout intégrer nous permet de rester compétitifs. Le premier bénéfice, c’est l’emploi », argumente l’ingénieur.

Point de vue partagé par le maire de Fismes Jean-Pierre Pinon. « Avec ses 150 personnes, Campa est le premier employeur privé de la ville. C’est une entreprise très performante, toujours à la pointe de l’innovation, c’est très rassurant pour nous. » De fait, Muller, qui se déploie aussi à l’étranger, est l’un des trois groupes français à travailler dans ce secteur des équipements thermiques et du confort de l’habitat. « Il occupe 45 à 50 % du marché intérieur », indique Alexandre Leblanc. Preuve, comme le dit Pascal Teurquetil, que «produire français n’est pas seulement du marketing ».

Les autres points

À QUOI SERT LE LABEL ORIGINE FRANCE GARANTIE (OFG) ?

« Origine France garantie est l’unique label qui certifie l’origine française d’un produit. Il est transversal (tous secteurs confondus) et incontestable (la certification, obligatoire, est réalisée par un organisme certificateur indépendant). » C’est ce qu’assure l’association Pro France qui promeut ce label qui vise à «donner une information claire et précise au consommateur sur l’origine française des produits et à faire connaître les entreprises qui fabriquent en France ».

EN QUOI EST-IL DIFFÉRENT D’AUTRES TELS QUE MADE IN FRANCE ?

Selon Pro France, le label OFG « se singularise des autres mentions telles que « made in France », « conçu en France », « fabriqué en France »… qui sont autodéclaratives et trop lâches ». De fait, le ministère de l’Économie stipule effectivement que ce genre d’indication « relève de l’allégation commerciale et reste purement déclarative si les indications ne sont pas adossées à un cahier des charges précis et ne font pas l’objet de contrôles spécifiques ».

QUE FAUT-IL JUSTIFIER POUR OBTENIR LE LABEL OFG?

L’usage de la marque peut être demandé par toute entreprise produisant en France. Pour cela, elle doit prouver qu’au moins 50 % du prix de revient unitaire sont français et que le produit « prend ses caractéristiques essentielles en France ».

3 QUESTIONS à


Yves JEGO
Député UDL
Pdt Fondateur de PRO-France

Dans la réalité, les contrôles n’existent pas 

Vous dites que l’utilisation du drapeau bleu-blanc-rouge dans la vente de biens de consommation n’est pas contrôlée. Faut-il changer la loi ?

Non. Il suffit de l’appliquer. Si tant d’entreprises utilisent les couleurs de la France, c’est bien parce que cela fait vendre ! La loi est parfaite, les douanes et la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) ne font pas assez de contrôles. Si l’on s’efforçait de contrôler tous les produits qui prétendent être faits en France, on s’apercevrait que ce n’est pas le cas, de l’ordre d’un sur deux. Il faudrait que le ministre de l’Économie lance une telle enquête. Au passage, cette absence de contrôles permet au label Origine France Garantie de prospérer car, grâce à cet outil, les artisans apportent une preuve. Produire en France, il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui le prouvent.

Beaucoup de gens achètent des produits qu’ils croient être français et qui ne le sont pas. Exemple avec la Clio que l’on associe à la « French touch » alors qu’elle est fabriquée en Turquie. Ce n’est pas très franc du collier de ne pas le dire.

Produire français est-il un gage de qualité ?

Oui et non. Oui parce que si vous achetez un produit français, vous savez que celui qui l’a fabriqué a respecté un certain nombre de normes précises. Non parce que si vous êtes un mauvais chef d’entreprise et que vous fabriquez de mauvais produits, ceux-ci restent dans l’ombre.

Avons-nous les moyens en France de produire de la qualité à un coût équivalent, voire moins cher qu’à l’étranger ?

Si nous n’avions pas les moyens, pourquoi des entreprises telles que Toyota viendraient fabriquer leurs produits, en l’occurrence des voitures, en France ? Il est exact qu’au moins 50 % des produits vendus en France ne répondent pas aux critères du label Origine France garantie, soit parce qu’ils sont directement importés (33 %), soit parce qu’une ou plusieurs matières qui les composent ne sont pas d’origine française. Deux raisons à cela : nous avons des coûts de production trop élevés et les normes de production sont très compliquées. Nous avons fait fuir des entreprises. Si nous voulons relancer l’économie, il faut conforter les entreprises qui sont restées et inciter au retour des autres. Ce que nous savons aussi, c’est que 85 % à 90 % des entreprises qui ont fait la démarche de passer par le label Origine France garantie poursuivent dans cette voie. Par ailleurs, et nous en allons en dire davantage avec des chiffres nouveaux lors du salon de Reims, les Français assurent qu’ils ont envie de privilégier les produits français quand ils le peuvent financièrement.

MOINS DE POLITIQUES CETTE ANNÉE

Entre les deuxième et troisième éditions de ces assises du produire en France, l’élection présidentielle est passée par là. Si nombre de postulants de tous bords avaient fait le déplacement à Reims l’an passé, invités d’ailleurs par les organisateurs (Bruno Le Maire, Alain Juppé, Arnaud Montebourg, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Cécile Duflot…), la tension politique baisse d’un cran, sans doute au profit de débats plus économiques. Plusieurs personnalités nationales interviendront dont Arnaud Montebourg et Yves Jégo (organisateurs), les présidents du Grand Est et des Hauts-de-France Philippe Richert et Xavier Bertrand, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, le président du Medef Pierre Gattaz, le président du Cercle des économistes Jean-Hervé Lorenzi et quantité de patrons et représentants de sociétés : Toyota France, SEB, Cristel France, Aigle, Tricots Saint-James, Green Creative, Biotech Dental, le Slip français, J.-M. Weston, etc.

J-M FRANÇOIS

Extraits de l' union du 14/09/2017

    

    

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Les puits de pétrole français   condamnés

L’interdiction annoncée de la production d’hydrocarbures   sur le territoire inquiète des industriels


Au large de la Guyane, un site d’exploration de la société Tullow Oil.
AFP 

1 % du volume de la consommation française de pétrole est produite en France. Les 63 concessions d’hydrocarbures sont concentrées dans les bassins parisien et aquitain.

Le « projet de loi relatif à l’interdiction de l’exploitation des hydrocarbures », qui sera présenté par le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, doit graver dans le marbre des promesses de campagne d’Emmanuel Macron. Le gouvernement veut « amorcer la sortie progressive de la production d’hydrocarbures sur le territoire français à l’horizon 2040 » , selon des documents qui ont été présentés au Conseil national de la transition écologique (CNTE). Concrètement, il n’attribuera plus de permis d’exploration et ne renouvellera pas les concessions d’exploitation existantes. La France veut ainsi décourager l’utilisation de ces hydrocarbures, qui dégagent des gaz à effet de serre lors de leur utilisation, afin de rester dans les objectifs de l’accord de Paris pour limiter le réchauffement climatique. La mesure est aussi destinée à limiter les risques de pollution, notamment en mer, en cas d’accident.

SATISFACTION DES ÉCOLOGISTES

Concernant les hydrocarbures dits non conventionnels (comme le gaz de schiste), leur exploration et exploitation par la technique de fracturation hydraulique - la seule disponible à ce jour – avaient déjà été interdites en 2011. Mais la loi leur fermera désormais définitivement la porte en précisant que l’interdiction se pose « quelle que soit la technique utilisée » . Il existe toutefois une exception parmi les nouvelles règles : le gaz de mine. Le « grisou » continuera ainsi à être capté pour des raisons de sécurité et de protection de l’environnement. Il est très dangereux car explosif et il contribue fortement au réchauffement climatique.

Le gouvernement veut aussi donner le temps aux entreprises du secteur pour qu’elles s’adaptent, en permettant la prolongation des permis exclusifs de recherche déjà attribués et le premier octroi d’une concession d’exploitation dans la foulée d’une éventuelle découverte. Le projet de loi provoque malgré tout la colère du secteur pétrolier. « C’est un projet symbolique, politique, et qui ne présente que des inconvénients pour le pays » , juge Francis Duseux, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip). « Il n’aura aucun impact sur la consommation de pétrole et conduira à augmenter les émissions de gaz à effet de serre puisque ce qu’on ne produit pas en France, il faudra l’importer » , souligne-t-il.

Les associations écologistes se réjouissent. « Ce dossier porte un message politique important. Il y a là un signal, et on est satisfait » , réagit Michel Dubromel, président de France nature environnement (FNE).

ÇA NE VA PAS CHANGER LA FACE DU MONDE

« La France n’est pas un grand pays en matière pétrolière et gazière », relève Francis Perrin, chercheur associé à l’OCP Policy Center (Rabat). Du coup, sa décision « ne va pas changer la face du monde et les équilibres énergétiques mondiaux », juge-t-il. La France n’a produit que 815 000 tonnes de pétrole l’an dernier, soit environ 1 % de sa consommation. Le canadien Vermilion est le principal producteur du pays mais la France importe massivement son pétrole comme son gaz. Le seul gisement d’importance a fermé : c’était celui de gaz à Lacq (Pyrénées-Atlantiques), découvert dans les années 1950 et exploité jusqu’à il y a quelques années.

« Il y a un point d’interrogation sur la Guyane », nuance Francis Perrin. La société britannique Tullow Oil avait trouvé du pétrole en 2011 au large du département français mais les puits d’appréciation forés par la suite se sont avérés décevants.

Mais l’américain ExxonMobil a fait des découvertes importantes au Guyana voisin.

Extraits de l' union du 05/09/2017

    

    

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La réforme  mode d’emploi

Plafonnement des indemnités prud’homales, négociation sans syndicats  dans les PME, fusion des instances… Voici les principales mesures figurant  dans les ordonnances réformant le droit du travail. 


Edouard PHILIPPE à défendu "une réforme ambitieuse, équilibréeet juste". Après "des décennies de chomage de masse", "personne aujourd'hui ne peut sérieusement soutenir que notre droit du travail en particulier, favorise l'embauche., ni qu'il protège efficacement et qu'il aide au développement efficace, durable des ntrprises."

 
La réforme vise à changer l’état d’esprit du code du travail » en faisant le « pari » du « dialogue » et de la « confiance. »
La Ministre du Travail 

1 - BARÈME DES INDEMNITÉS PRUD’HOMALES

Le plafond de dommages et intérêts sera fixé à un mois de salaire en dessous d’un an d’ancienneté. Il augmente d’un mois par année jusqu’à 10 ans, puis d’un demi-mois par année. Il ne pourra dépasser 20 mois au-delà de 28 ans d’ancienneté. Pour les TPE (moins de 11 salariés), le plancher sera fixé à 15 jours à partir d’un an d’ancienneté. Il augmentera progressivement, pour atteindre deux mois et demi à partir de neuf ans d’ancienneté. Dans les autres entreprises, le plancher sera fixé à un mois à partir d’un an d’ancienneté, puis à trois mois à partir de deux ans d’ancienneté. Le barème ne s’appliquera pas pour les cas de « violation d’une liberté fondamentale ». Dans ce cas, l’indemnité ne pourra être inférieure à six mois de salaire.

 2 - INDEMNITÉS LÉGALES DE LICENCIEMENT

Les indemnités légales de licenciement sont augmentées à 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté, contre 1/5 de mois aujourd’hui. Cela correspond à une hausse de 25 %.

 3 - CLÉMENCE POUR LES VICES DE FORME

En cas de vice de forme lors d’un licenciement, la sanction ne peut excéder un mois de dommages et intérêts. Le vice de forme n’empêche pas un examen du dossier sur le fond.

4 - RUPTURES CONVENTIONNELLES COLLECTIVES

Les entreprises pourront, par accord homologué par l’administration, définir un cadre commun de départs volontaires. Les ruptures conventionnelles, séparation à l’amiable entre un salarié et son entreprise, ne peuvent être conclues aujourd’hui qu’individuellement. Elles donnent droit à l’assurance chômage.

5 - LICENCIEMENTS ÉCONOMIQUES

Les difficultés économiques des groupes qui licencient en France seront appréciées au niveau de leur secteur d’activité au territoire national, au lieu du périmètre monde aujourd’hui fixé par la jurisprudence.

6 - DÉLAI DE RECOURS APRÈS UN LICENCIEMENT

Les salariés licenciés n’auront qu’un an pour saisir les prud’hommes. Jusqu’à présent, ils avaient un an en cas de licenciement économique, mais deux ans pour les autres licenciements.

7 - DIALOGUE SOCIAL DES TPE-PME

Jusqu’à 11 salariés, l’employeur pourra soumettre à référendum un projet d’accord sur l’ensemble des thèmes ouverts à la négociation d’entreprise. Pour être validé, l’accord devra être approuvé par les deux tiers du personnel. Cette possibilité est également offerte aux entreprises de 11 à 20 salariés sans élus du personnel. Entre 11 et 49 salariés, l’employeur pourra, en l’absence de délégués syndicaux, négocier avec un élu non mandaté par un syndicat.

8 - TPE/PME PRISES EN COMPTE PAR LES BRANCHES

Les accords de branches devront comporter des dispositions spécifiques pour les entreprises de moins de 50 salariés ou justifier leur absence.

9 - FUSION DES INSTANCES REPRÉSENTATIVES DU PERSONNEL

Dans les entreprises d’au moins 50 salariés, les ordonnances fusionneront délégués du personnel (DP), comité d’entreprise (CE) et comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) dans un « comité social et économique ». Celui-ci conservera les compétences des trois instances, pourra ester en justice. Une commission santé, sécurité et conditions de travail, de type CHSCT, subsistera dans les entreprises d’au moins 300 salariés. en dessous de 300 salariés, l’inspection du travail pourra imposer la création d’une telle commission si elle le juge nécessaire. Par accord majoritaire, il sera possible d’y fusionner les délégués syndicaux (DS), et donc la compétence de négociation. L’instance unique ainsi créée sera nommée « conseil d’entreprise ».

10 - LES PRIMES NÉGOCIÉES DANS LES ENTREPRISES

Les entreprises pourront, par accord majoritaire, négocier les primes, qui sont aujourd’hui du domaine de la branche professionnelle.

11 - CDD ET « CDI DE CHANTIER »

Les branches professionnelles pourront notamment modifier par accord la durée, le nombre de renouvellements et la période de carence des CDD, aujourd’hui fixés uniquement par la loi. Elles pourront aussi, par accord, autoriser le recours au CDI de chantier, un contrat aujourd’hui réservé à la construction qui peut se terminer une fois un chantier achevé.

12 - GÉNÉRALISATIONDE L’ACCORD MAJORITAIRE

La règle de l’accord majoritaire (signé par des syndicats représentant plus de 50 % des salariés) dans les entreprises sera généralisée dès le 1 er mai 2018, au lieu du 1 er septembre 2019, date prévue dans la loi El Khomri.

13 - PRIMAUTÉ DE L’ACCORD COLLECTIF SUR LE CONTRAT

Les salariés licenciés pour avoir refusé l’application de certains types d’accords (réduction du temps de travail, maintien de l’emploi, préservation et développement de l’emploi…) bénéficieront d’un abondement de 100 heures de formation financées par l’employeur sur leur compte personnel de formation (CPF).

CHEZ LES POLITIQUES

*.- Bernard Accoyer (Les Républicains) : « Les ordonnances ne correspondent pas à la révolution copernicienne promise par Emmanuel Macron même si elles comportent des avancées de bon sens qui vont permettre de simplifier la vie des entreprises. »

*.- Parti socialiste : « Les ordonnances reposent sur un déséquilibre dans la relation entre les employeurs et les salariés que le Parti socialiste ne peut soutenir. »

*.- Front national : « Le texte qui est présenté s’oriente en effet clairement vers un droit du travail encore plus favorable aux grandes entreprises et pas aux TPE-PME, contrairement à ce que prétend le gouvernement, tout en précarisant encore davantage, gravement et inutilement les salariés. »

*.- Les sénateurs du groupe Communiste, républicain et citoyen « sont opposés à ce coup de force social. Ils seront présents le 12 septembre dans les manifestations aux côtés des salariés mobilisés contre ce projet de casse du Code du travail. »

Le BAROMETRE

PIERRE GATTAZ (MEDEF) - POUR 

« Il nous semble que cette réforme par ordonnances est une première étape importante dans la construction d’un droit du travail en phase avec la réalité quotidienne de nos entreprises (…). Le Medef, bien sûr, est prêt à jouer le jeu. (…) Mais nous restons vigilants sur les précisions qu’il reste à apporter, notamment sur les décrets d’application qui vont devoir préciser ces ordonnances dans les semaines, les mois à venir », a-t-il aussitôt ajouté

ALAIN GRISET (U2P) - POUR 

L’Union des entreprises de proximité, qui rassemble artisans, commerçants et professions libérales, s’est dite « pleinement satisfaite » par les ordonnances sur le code du travail, perçues comme un « message très fort » en faveur des chefs d’entreprise. « Pour nos entreprises, c’est un message très fort, un message d’espoir», qui leur permettra «demain » d’avoir « un environnement qui soit plus propice » à leur activité, a dit Alain Griset.

FRANÇOIS ASSELIN (CPME) - POUR 

Le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises a jugé la réforme élaborée par l’exécutif « particulièrement pragmatique ». « Sur le champ social, beaucoup de nos propositions ont été retenues. » La réforme «n’enlève rien à l’équilibre de la sécurité dont ont besoin les salariés, malgré tout ce qu’on peut entendre, et en même temps à l’envie, à la confiance dont ont besoin les chefs d’entreprise pour entreprendre dans notre pays ».

PILIPPE MARTINEZ (CGT) - CONTRE 

« Toutes les craintes que nous avions sont confirmées et la crainte supplémentaire c’est évident et c’est écrit : c’est la fin du contrat de travail », a estimé P. Martinez, appelant « les travailleurs, les retraités et les jeunes à aller dans la rue le 12 septembre», date où la CGT appelle à une journée de mobilisation. « Ce qu’on nous présentait comme une révolution, c’est la continuité de ce qui a été fait précédemment », a ajouté M. Martinez en référence à la loi El Khomri, en soulignant que « la mauvaise surprise ce sont les ruptures conventionnelles collectives ».

JEAN-CLAUDE MAILLY (FO) - PARTAGÉ 

Le secrétaire général de Force ouvrière a affirmé qu’il restait « des points de désaccord » après ces « trois mois de concertation » entre le gouvernement et les partenaires sociaux et que son syndicat allait maintenant « examiner attentivement les textes ». «Nous avons toujours dit qu’il y avait trois colonnes : ce que nous obtenons, ce que nous avons évité et ce sur quoi nous sommes en désaccord, il y a des éléments des trois.»

LAURENT BERGER (CFDT) - CONTRE 

« La CFDT est déçue  par les ordonnances sur le Code du travail, a déclaré son secrétaire général, jugeant que « cette réforme n’est pas à la hauteur ». « Il y a des mesures qui nous inquiètent, comme la possibilité dans les entreprises de moins de 20 salariés d’avoir des décisions quasi unilatérales de l’employeur », a développé M. Berger, pour qui « le dogmatisme l’a emporté »

 Extraits de l' union du 01/09/2017

    

    

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Y-a-t-il du lithium dans l’avion ?


Le 3 septembre 2010, ce Boeing 747 d’UPS a été détruit après l’inflammation de batteries au lithium. Les deux membres d’équipage ont été tués.Konstantin von Wedelstaedt - GFDL 1.2 - Wikimedia Commons

Interdire les ordinateurs portables en cabine pourrait en fait favoriser des incendies en soute..

Des terroristes pourraient monter à bord avec des ordinateurs ou des tablettes dont les batteries ont été remplacées par des explosifs. Le 2 février 2016, un avion de la compagnie somalienne Daallo a été la cible d’une telle attaque, qui a provoqué un trou béant dans la carlingue et n’a miraculeusement fait qu’une victime. Mais d’autres projets d’attentats de ce type ont été détectés. Conduisant en mars dernier les Etats-Unis (suivis du Royaume-Uni) à interdire d’embarquer ordinateurs, tablettes et liseuses en cabine sur tous les vols en provenance d’une dizaine de villes jugées à risque (Le Caire, Amman, Koweït, Casablanca, Doha, Riyad et Djeddah, Istanbul, Abu Dhabi et Dubai).

Une telle interdiction revient à obliger les passagers à placer leurs équipements électroniques en soute. Non qu’une explosion en soute serait moins grave qu’en cabine, mais les bagages envoyés en soute, qui passent sous des tomographes, subissent des contrôles plus poussés et efficaces pour détecter les explosifs que les bagages cabine passés aux rayons X. La mesure est donc bien efficace. Pourquoi ne pas généraliser cette mesure à tous les vols ?

DES DIZAINES D’INCIDENTS RECENSÉS

Parce que, moins connus du grand public, les risques d’incendie causés par les batteries au lithium qui équipent la majorité des téléphones sont aussi graves. L’ensemble de la communauté aéronautique internationale considère les batteries au lithium comme dangereuses car elles sont inflammables en cas de surchauffe, de court-circuit ou de dommage en tout genre. Cette technologie de batterie présente un risque bien documenté d’emballement thermique, pouvant conduire à l’inflammation, voire à l’explosion du matériel. Des tests de la Federal Aviation Administration (FAA) américaine ont montré qu’à la suite de chocs ou de défauts de fabrication, les températures de ces batteries peuvent atteindre plus de 700°C, provoquer un incendie ou une explosion, et se propager d’une batterie à l’autre. Plus inquiétant : les extincteurs installés dans les soutes des avions (à base de halon, un gaz censé priver la flamme d’oxygène) se révèlent inefficaces contre des incendies de ce type et n’empêchent pas leur propagation.

En septembre 2010, un Boeing 747 d’UPS a été détruit après l’inflammation de batteries au lithium qu’il transportait. Un tel accident est même soupçonné d’être à l’origine de la mystérieuse disparition, en 2014, du vol MH370 de la Malaysia Airlines – l’avion transportait une cargaison de 200 kg de batteries de ce type. Entre 1991 et 2017, la FAA a recensé dans le monde quelque 160 accidents (la plupart mineurs) dans des avions ou des aéroports, liés à des batteries au lithium.

Depuis avril 2016, l’Organisation internationale de l’aviation civile interdit que des cargaisons de batteries au lithium soient embarquées sur les vols transportant des passagers. On ne met ainsi en péril « que » la vie de l’équipage des cargos dédiés au fret… Quant aux batteries transportées par les passagers, les autorités de l’aviation en arrivent à une conclusion exactement inverse à celle de l’administration américaine : « elles préconisent que les appareils électroniques et batteries de rechange soient« placés en cabine, ce qui permet à l’équipage de réagir rapidement en cas d’incident » . Le personnel de bord étant formé pour gérer ce type d’incendie, elles considèrent que le risque de propagation est bien moindre qu’en soute.

IMPOSSIBLE D’INTERDIRE TOUS LES APPAREILS ÉLECTRONIQUES

Au-delà de la décision des États-Unis, les autorités de l’aviation doivent édicter leurs règles pour 2018, et font face à un vrai dilemme. Contre quel risque agir en priorité ? Terrorisme ou accident ? Quelles solutions? Interdire tous les appareils électroniques en avion ? Irréaliste. Trouver une alternative aux batteries au lithium, les rendre moins inflammables, développer des extincteurs adaptés ? Cela prendra des années ! Quant à appliquer aux bagages cabine les mêmes contrôles que pour la soute, cela pourrait même s’avérer contre-productif : cela rallongerait les files d’attente… autant de cibles potentielles pour les terroristes.

Avec un taux de possession d’équipements électroniques en constante augmentation, un nombre de vols et de passagers qui va doubler d’ici quinze ans, et un risque terroriste plus présent que jamais, il est urgent de trancher.

700° C

Atteignant potentiellement cette température, selon l’administration américaine de l’aviation, les batteries au lithium peuvent provoquer un incendie ou une explosion.

  P-Y BOCQUET

Extraits de l' union du 27/08/2017

    

    

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Le bas-relief de Cabu cherche un propriétaire


Deux mètres de haut, 1,70 mètre de large et 30 cm de profondeur : avis aux amateurs ! Pesso

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE

L’hommage à Cabu de Jacques Pessaud, alias Pesso, a comme un goût d’inachevé. Cet enseignant à la retraite, qui vit à Enval, près de Volvic, est aussi dessinateur et sculpteur. Il y a deux ans, il a consacré son été et une partie de l’automne à la création d’un bas-relief en hommage à Cabu, d’après une œuvre de son ami Pierre Ballouhey, dessinateur de presse. « Comme tout le monde, j’ai été stupéfait par ce qui était arrivé à Cabu. Je voulais lui rendre hommage mais je ne savais pas quoi faire. »

L’artiste n’avait jamais rencontré Cabu, « c’est quelqu’un que j’ai connu avec les aventures du Grand Duduche. On ne peut pas ignorer Cabu quand on s’intéresse au dessin d’humour et d’actualité. Nous avions des connaissances communes. »

Sous ses doigts experts, un bas-relief de deux mètres de haut, 1,70 mètre de large à la base et 30 centimètres de profondeur, voit le jour. Il a d’abord été réalisé en plâtre avant d’être reproduit en résine bronze et vernie. Au centre de l’œuvre, se trouve Cabu, sa bouille de clown et ses lunettes rondes. Autour de lui, les personnages qui ont rythmé sa vie : Cab Calloway, Charles Trénet, ceux sortis de son imagination : le beauf, le colonel Kronenbourg ou ceux qu’il a tant de fois croqués, comme Nicolas Sarkozy. Des centaines d’heures de travail pour la réalisation d’une sculpture inédite qui cherche désormais à sortir de l’ombre. « C’est un hommage qui est achevé dans ma tête, mais en même temps, qui n’est pas achevé dans ce sens où personne ne le voit, à part mes proches. » L’artiste a proposé l’œuvre à plusieurs personnes, en vain. « J’avais contacté Benoist Apparu, qui m’avait gentiment dit qu’il n’était pas intéressé. C’était il y a un an environ, il a peut-être changé d’avis… »

Pourtant, le travail de Pesso fait l’unanimité. La statue cherche son nouveau propriétaire et reste dans le fond de son atelier. « Je n’ai pas encore abordé l’aspect financier. Le but pour moi, c’est d’arriver à rentrer dans mes frais » , confie l’artiste, spécialisé dans la réalisation de bas-reliefs et réputé pour ses caricatures dans des boîtes de fromage de 12centimètres de diamètre.

En attendant que son œuvre trouve preneur, Pesso travaille sur une nouvelle statue : une Marianne à partir d’une caricature… de Brigitte Macron !

Pour entrer en contact avec Jacques Pesso, contacter la rédaction de Châlons-en-Champagne au 03 26 68 98 36.

GÉRALDINE BAEHR

Extraits de l' union du 25/08/2017

    

    

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Les pourboires ne font plus recette

Le pourboire représente 2 à 3 % de l’addition contre 15 il y a vingt ans. Les professionnels réfléchissent à un nouveau système de rémunération. L’idée d’un pourboire obligatoire a même été évoquée.


En dix ans, David André a perdu en moyenne 200 euros de pourboires par mois.
 Remi Wafflart

Cela fait maintenant dix ans que David André est serveur, dont cinq ans au Lion de Belfort, un des bars-restaurants de la place d’Erlon à Reims. À 28 ans, le jeune homme sait repérer les « bons » ou « mauvais » clients en matière de pourboires. « Les meilleurs, ce sont les habitués et les touristes, surtout les Anglais, explique-t-il. Chez eux, c’est normal de donner et ils le font donc naturellement quand ils viennent chez nous. D’ailleurs, quand je vois arriver des Anglais, j’essaye toujours de les mettre dans mon rang. »

Au Lion de Belfort, chaque serveur récupère à la fin de la journée l’ensemble des pourboires qu’il a reçus. Ce n’est pas toujours le cas. Dans certains établissements, tout est mis dans un pot commun afin de répartir ensuite la somme entre tous les salariés. « Moi je préfère notre système car au moins, ce que vous gagnez, c’est en fonction de votre service, pas de celui du voisin, témoigne David André. Si je suis bon, c’est pour moi. Si je le suis moins, c’est aussi pour moi. Je ne pénalise pas mon collègue. »

Depuis dix ans, le serveur marnais a vu évoluer les comportements en matière de pourboire. « Très clairement, les gens donnent de moins en moins. On a un manque à gagner. Si je devais comparer par rapport à mes débuts, cela correspond en moyenne à 200 euros de moins par mois. »

PAIEMENT PAR CARTE, CRISE ÉCONOMIQUE, ET EURO MONTRÉS DU DOIGT

« Ce qui nous a fait très mal, c’est le passage à l’euro,confie un de ses collègues, dans le métier depuis une trentaine d’années. Avant, il laissait 10 balles, là où aujourd’hui, 1 euro (6,50francs). » Outre l’euro, cette baisse des pourboires s’explique aussi par la situation économique dégradée et les changements des habitudes de paiement. De plus en plus de personnes règlent en effet désormais par carte, même pour de petites sommes, le paiement sans contact facilitant la procédure. Ce qui veut donc dire plus, ou moins, de monnaie laissée sur la table.

« Lorsque les consommateurs sont satisfaits du service rendu, ils préfèrent laisser des commentaires positifs sur des sites comme TripAdvisor plutôt que de laisser un pourboire » , rajoute Hervé Becam, vice-président de l’Umih (l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie).

« De toute façon, cela reste quelque chose de très aléatoire, renchérit David André. Parfois je vais faire 2 euros dans une journée et il m’est aussi arrivé d’avoir sur une seule table d’Américains 80 euros d’un coup. Mais si je fais 20 euros dans une journée en moyenne, c’est bien. »

Laurent, lui, est voiturier bagagiste dans un grand établissement de la région. « La générosité dépend beaucoup de la nationalité, confirme le jeune homme.Certains Français, les anciens, le sont. Par contre, c’est beaucoup plus relatif dans la nouvelle génération… Chez les étrangers, ce sont les Américains qui donnent le plus. C’est dans leur culture. Il y a aussi les Britanniques, les touristes d’Amérique du Sud. » Dans le métier depuis quelques années seulement, Laurent avoue avoir été «assez déstabilisé » les premières fois quand il recevait par exemple un billet de 50 euros « juste pour garer une voiture ». Mais rapidement, le pli est pris. « Cela fait partie d’un ensemble pour un métier où vous touchez le Smic hôtelier avec des horaires à forte amplitude, une grande disponibilité. Et puis il n’y a jamais rien de régulier. Un jour, vous ne touchez rien, un autre, 20 euros ou 200 euros. »

Son plus beau pourboire ? Un Qatari qui lui a donné 200 euros avec pour seule mission de faire le plein et nettoyer sa voiture. Il y a aussi quelques billets inattendus comme un Américain qui avait besoin de compote pour ses enfants. « Il m’a donné 20 euros pour le service puis 20 euros pour acheter les petites compotes. Quand je suis arrivé avec les 15 euros de monnaie, il m’a dit de tout garder. » Parfois, le pourboire tourne au ridicule et le voiturier préférerait presque ne rien recevoir. « Je me souviens d’un Australien qui avait vidé son porte-monnaie pour me donner 60 centimes en pièces de 1 et 2 centimes ! »

Quant à l’idée de rendre obligatoire le pourboire, comme certains l’ont évoqué afin de compenser la baisse des sommes récupérées, Laurent comme David André restent très dubitatifs : « Je m’amusais l’autre jour sur ce sujet avec des amis en me disant comment j’allais mettre en place cela,commente le voiturier. Est-ce qu’on aura un prix en fonction poids du bagage ? Est-ce que cela sera plus ou moins cher si c’est une grande marque ou pas ? Pareil pour les voitures : est-ce que l’on aura un tarif pour les Ferrari et autres véhicules de luxe et un autre pour les gammes plus classiques ? Non, franchement, ce ne serait pas simple à mettre en place car c’est tout de même quelque chose de très subjectif, laissé à l’appréciation des clients et uniquement des clients. »

La générosité dépend souvent de la nationalité : Américains ou Anglais sortent facilement la pièce, pas les Français

« Ce serait surtout une catastrophe financièrement, assure David André, au Lion de Belfort. C’est une somme qui deviendrait imposable. Aujourd’hui, le système actuel compense d’une certaine façon le fait que l’on ne soit pas toujours bien payé et que l’on a des horaires et un rythme de travail décalé. Et puis, on ne peut pas forcer la main aux gens. Obliger à payer un pourboire, cela va faire que moins de gens viendront. Ce sera une perte énorme pour nous. Sans parler de ceux qui vont partir sans payer ! »

ARGENT AU NOIR

Rendre le pourboire obligatoire… Depuis quelques jours, l’éventualité d’une telle mesure fait la Une. L’idée a en effet été évoquée en fin de semaine dernière par le vice-président de l’Umih, Hervé Becam, avant un petit rétropédalage lundi sur Europe 1, ce dernier assurant finalement ne pas forcément vouloir passer par la contrainte. Il est vrai que sa première sortie n’avait pas trop plu à la profession, le pourboire étant un sujet un peu tabou. Car concrètement, qu’est-ce que c’est si ce n’est de l’argent au noir comme nous l’a confié un restaurateur ? Il est donné de la main à la main, sans qu’on en connaisse la somme précise, le tout allant soit directement dans la poche du serveur, soit dans une cagnotte commune qui ne passe pas par la case déclaration. Alors, pas certain que la profession ait vraiment envie qu’on aille mettre son nez dans tout cela, même si les sommes ne sont plus du tout les mêmes qu’il y a quelques années…

3 Questions à


François BEGUIN
Café Vert d’eau à Charleville

Travailler sur une rémunération au service

 Responsable de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) dans les Ardennes, et membre au niveau national de la branche Cafés brasseries établissements de nuit de l’Umih, François Béguin est dans le métier depuis plus de cinquante ans. Il est le patron emblématique du Vert d’Eau à Charleville-Mézières.

On parle beaucoup ces derniers jours de rendre obligatoire le pourboire comme c’est le cas dans certains pays. Serait-ce une bonne solution ?

J’ai en effet entendu ce débat dans les différents médias depuis quelques jours, mais ce n’est pas du tout à l’ordre du jour. On ne propose pas cela ! Le pourboire, c’est quelque chose de volontaire, d’aléatoire. Ce n’est pas une obligation. Vous avez un bon serveur, vous donnez. Vous en avez un qui n’est pas bon, vous ne le faites pas. Je ne vois pas comment on pourrait imposer cela. C’est quelque chose que nous ne maîtrisons pas. Le légaliser, cela voudrait aussi dire payer des charges dessus.

Certains pays, comme les États-Unis, l’ont pourtant fait

Aux États-Unis c’est obligatoire, mais en fait, ils ne font que le rajouter au moment de l’addition en plus des prix. C’est ce que l’on appelle ici le service. Ce n’est pas le pourboire tel qu’on l’entend chez nous.

Comment compenser le manque à gagner pour les serveurs, car la baisse du pourboire est bien une réalité ?

Je fais ce métier depuis plus de cinquante ans et c’est vrai que cela n’a plus rien à voir. Ce qu’il faut, c’est avoir une réflexion globale pour une meilleure rémunération de nos personnels. Aujourd’hui, la profession travaille sur la légalisation de la rémunération au service, sur l’extension du pourcentage (et non des pourboires) à tous les salariés. Car tout le monde parle du fameux pourboire, mais ceux qui en bénéficient sont souvent les serveurs mais pas le reste de la chaîne. Aujourd’hui, le salaire moyen mensuel est de 1.150 euros net. Et cela que le cuisinier fasse vingt ou quarante repas ou qu’un serveur ait deux ou vingt tables dans son service. Le pourcentage au service permet, en partant d’une base à définir, de pouvoir mieux rémunérer en fonction de l’activité. C’était le cas il y a quelques années. Plus je travaillais, plus je gagnais. On n’était pas limité par un salaire mensuel fixe. C’est une façon d’être plus attractif pour nos métiers vu le nombre d’emplois non pourvus.

Les autres points

Obligatoire aux États-Unis, insultant au Japon

OBLIGATOIRE AUX ÉTATS-UNIS, INSULTANT AU JAPON

Si vous voyagez, n’oubliez pas de vous renseigner avant de partir sur les us et coutumes en matière de pourboire. Le Guide du routard a dressé la liste des principaux pays à travers le monde. Il y a les endroits où c’est obligatoire comme aux États-Unis, en Angleterre, au Canada, en Autriche ou au Mexique. Cela correspond en général à 10 à 15 % de la note. Mais attention à bien vérifier si le pourboire ne vous a pas été directement inclus dans l’addition, ce qui est parfois le cas.

Dans la plupart des pays, le pourboire n’est pas obligatoire, mais il est conseillé et/ou bienvenue. C’est à la discrétion de chacun en fonction du service et cela avoisine en général 10 % de la note.

Il est enfin des endroits où cela ne se fait pas comme en Islande ou au Japon. Mais dans le premier cas, si vous tenez à laisser quelque chose, personne ne le refusera, tandis qu’au Japon, cela est jugé insultant.

PAS SI PINGRES, LES FRANÇAIS EN VACANCES !

Radins, les Français ? Pas si sûr à en croire une étude qui vient d’être réalisée par l’agence de voyages Directours auprès de 522 internautes. 96 % des Français déclarent en effet que le pourboire est devenu un réflexe de vacances. Les sommes collectées tendent toutefois à diminuer.

LE POURBOIRE N’EST PLUS VRAIMENT POUR BOIRE

À l’origine, cette gratification permettait à la personne qui la recevait de se payer à boire, d’où le mot dérivé de «pour boire ». Si aujourd’hui, c’est encore parfois le cas, le pourboire est actuellement avant tout considéré par les serveurs comme un complément de revenu qui leur permet de payer chaque mois des courses et autres dépenses de la vie quotidienne.

Pas tendres, nos internautes !

En quelques heures, près de 500 internautes ont pris part à notre questionnaire.

- 40% ne donnent rien

- 22% laissent qqes centimes

 - 30%a donner bentre 1 et 5€

 -  2% à laisser un gros billet

Nous vous avons demandé, hier matin, sur notre site Facebook et sur Twitter, ce que vous pensiez de l’idée de rendre obligatoire les pourboires et, plus globalement, est-ce que vous donniez quelque chose au restaurant ou au café. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le sujet vous a fait réagir ! En quelques heures, nous avons reçu des centaines de votes et de commentaires, la majorité allant dans un seul sens : pas question d’obliger à donner un pourboire, la plupart d’entre vous ne laissant d’ailleurs rien aux serveurs.

Il y a ceux pour qui la question ne se pose même pas : « Est-ce qu’on donne des pourboires à des vendeuses, des femmes de ménage ? », s’interroge Lætitia. « Ils font leur boulot et sont payés, renchérit Amandine. Moi personne me donne de pourboire pour mon boulot fait correctement. » « Sans méchanceté, c’est leur boulot de servir correctement et d’être aimable », poursuit Catherine. Beaucoup d’entre vous expliquent aussi qu’il existe déjà 15 % de service dans l’addition et qu’ils ne voient pas pourquoi ils en rajouteraient.

Certains sont prêts à mettre la main au portefeuille mais sous conditions. « Personnellement, je donne un pourboire en fonction du personnel, indique Bénédicte. Un bon serveur sympathique, je donne. Ma coiffeuse à elle aussi toujours son pourboire mais si la personne est mal aimable, je ne donne rien. » Angélique raconte son expérience dans le même restaurant avec deux serveurs différents. « La première fois, une jeune femme super-sympa. Elle nous a bien servis. Dès qu’elle passait, elle nous demandait si ça allait. À la fin, on lui a laissé un pourboire. La deuxième fois, on est servis par un homme, pas aimable du tout. Il s’est trompé pour le plat de mon compagnon et quand on lui a dit, il a tiré une tête, comme si ça l’embêtait de changer l’assiette. On ne l’a pas revu avant la fin du repas. Résultat, il a eu que dalle et en plus, on n’y va plus. »

Heureusement pour les serveurs, il y a encore des personnes pour qui laisser un pourboire est naturel. « Laisser 1 euro, ce n’est pas la mort quand même ! » écrit Valérie. « Je laisse toujours un pourboire, petit ou gros cela dépend du serveur sympa ou pas, indique de son côté Josiane. Pour moi, c’est indispensable. »

Grégoire Amir-Tahmasseb 

Extraits de l' union du 26/07/2017

  

    

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Les mineurs lui résistent, il va au charbon

Origny-Sainte-Benoite Ce maire axonais veut réglementer   la circulation des mineurs. Populaire mais compliqué.


Le 13juillet dernier, Francis Delville a pris un arrêté destiné à limiter la circulation des jeunes mineurs dans la commune.
Yves Klein

LES FAITS

LE 13 JUILLET DERNIER, Francis Delville, le maire d’Origny-Sainte-Benoite, dans l’Aisne, prend un arrêté limitant la circulation des mineurs de moins de 15 ans dans la commune.

CES JEUNES ne pourront sortir entre 23heures et 6 heures que s’ils sont accompagnés d’un adulte de leur famille.

CETTE MESURE vient d’être suspendue par le préfet. Une réunion est organisée à ce propos en sous-préfecture de Saint-Quentin, ce mercredi matin.

Vent d’ouest sur la N29. La sucrerie d’Origny crache des montagnes de vapeur qui filent vers Saint-Quentin. « Heureusement qu’on a ça », soupire Francis Delville, le maire de la commune. Maire depuis les dernières élections et après Jean-Marie Serain, mort en fonction, « Jean-Marie qui adorait les gosses » . Les 300 salariés de l’usine à betteraves turbinent, la vapeur de Téréos évite Origny mais pourtant ça a chauffé il y a quelques jours entre les façades rouges et grises de cette cité ouvrière.

Cette année est une mauvaise année. Il y en a des bonnes et d’autres pas, « c’est une histoire de générations », analyse Francis Delville. Le millésime 2017, cette fois, a produit une fournée de gamins solides et nerveux, des qui traînent en face de la mairie jusqu’à plus loin que minuit. « Enfin, en face de la mairie, ils ne sont pas fous, on a une caméra. Non, ils se mettent derrière », peste l’élu, un ancien chef d’opération dans l’immobilier.

MÊME LES FILLES

Et ça dure depuis le printemps. Depuis avril et dès que viennent le vendredi ou les vacances, «vous pouvez être sûr d’en trouver une quinzaine autour de l’abribus avec même des filles ! ». Jusque-là, rien d’alarmant dans ce centre bourg lourd encore de 1 800 habitants. Mais il y a les dégradations. Les boîtes aux lettres arrachées, les cannettes d’alcool balancées ça et là, les vitres brisées, les sacs-poubelles éventrés, les volets roulants déformés et les insultes parfois. Séverine Bouyenval loge au 13 de la rue de l’Église. Elle est référente du dispositif «Voisins vigilants » dans la rue. Ce que son maire a fait il y a quelques jours, elle trouve ça très bien.

Le 13 juillet, Francis Delville a pris un arrêté destiné à limiter la circulation des jeunes mineurs dans la commune. Il tend un article de presse. Couvre-feu dans le titre. « Vous n’allez pas m’écrire ça, hein ? On n’est pas en guerre, ici, ce n’est pas la milice. On a juste interdit aux jeunes de moins de 15 ans de sortir dans la commune entre 23heures et 6 heures s’ils n’étaient pas accompagnés d’un adulte de leur famille !» Tout le monde n’a pas lu ça. La planète médiatique a croqué du rural pendant des jours. On a même dit à Francis que s’il ne collaborait pas, « on écrirait ce qu’on voudrait ».

Depuis, ce sont les habitants qui viennent me signaler les dégradationsdont ils sont témoins
Francis Delville, le maire

Ça s’est calmé depuis. Niveau média ? Clairement oui, « mais TFI, on m’en a parlé… ». Non, ça s’est calmé surtout côté délinquance. « On n’a plus de souci » , témoigne la référente Séverine Bouyenval. « Même le soir de la fête alors qu’il y avait distribution de tickets gratuits, ça a été tranquille.» Mieux que ça. « Depuis la prise de l’arrêté, ce sont des habitants qui viennent me signaler les dégradations dont ils sont témoins. »

ET LES PARTIES DE SONNETTES ?

Francis Delville n’en venait pas à bout de cette fournée 2017. « On travaille en étroite collaboration avec les gendarmes de Ribemont et de Saint-Quentin » , signale-t-il. «C’est d’ailleurs après avoir consulté le haut commandement que j’ai pris ma décision suivie à l’unanimité du conseil. »

Rue de l’Église, toujours, un gendarme à la retraite sort en pantoufles. « Je vous voyais tourner, je me demandais ce qui arrivait », entame-t-il. Il parle de sa porte d’entrée maculée, un jour, d’œufs explosés. De ces jeunes qui tapent dans les sacs-poubelles et esquintent les volets. «Nous de notre temps, on faisait la même chose, les parents nous défonçaient la tronche ! », assure-t-il. Trois portes plus loin, Séverine signale qu’ « à notre époque, c’était des parties de sonnettes. Il fallait courir vite ! » L’initiative du maire est accueillie ici avec bonheur.

UN ARRÊTÉ MENACÉ

« Je n’ai pas mis de date. Quand les choses iront mieux, nous verrons »,indique M. Delville. Bon. Peut-être que ça ne va pas être si simple parce que la préfecture de l’Aisne a décidé de suspendre l’arrêté municipal. « Ça date d’il y a quelques jours. Je ne vous l’ai pas dit, je pensais que vous le saviez », argue habilement l’élu. Jusqu’au point d’avant, personne ou presque n’était au courant. Et niveau communication, ça arrangeait bien les affaires du maire. « Je sais qu’ils peuvent l’annuler et que si on va en procès, ça va prendre au moins un an » , craint-il. C’est le bras de fer donc. « Je ne veux pas qu’ils le retirent. On peut changer des mots mais pour moi, pas question de nous laisser sans rien. »

La réunion de ce matin va sceller le sort du texte municipal. Si d’ici là, les perturbateurs se mettent à lire le journal, c’est bien quand même non ?

3 Questions à


Olivier LAZO
Pdt d'honneur de la LDH*

Dommage de stigmatiser des jeunes

 Une mesure qui peut limiter la circulation des mineurs, liberticide ou pas ?

Dans le cas d’Origny, puisque cette faculté de se promener reste possible si le mineur est accompagné, on comprend que ce n’est pas totalement liberticide bien qu’à mon avis cela reste attaquable. Il était dommage d’en venir là. Si des dégradations étaient commises, c’était à la gendarmerie d’intervenir. Elle a aussi un rôle éducatif.

Dommage d’en venir là ?

Dans un état autoritaire, cela n’aurait posé aucun problème… Mais là, c’est peu compatible avec le respect des libertés publiques. Pratiquement, comment va-t-on procéder pour s’assurer de l’identité et de l’âge des mineurs en question ? À 15 ans, on peut en paraître 16 ou 17 aussi !

On peut comprendre ce maire tout de même ?

Bien sûr, les incivilités on connaît. Mais il est dommage d’en passer par un interdit et de stigmatiser des jeunes. Je préférerais des mesures d’accompagnement.

* LDH : Ligue des droits de l’Homme

C’est connu qu’ici il y a des problèmes


Derrière l’église, des vitres de sécurité ont été brisées. « Pasun simple ballon qui a pu faire ça ! » Y.K.

Deux jeunes femmes. Elles sont en stage à Origny et passent aux abords de l’église. Les vitres renforcées de la sacristie de l’édifice ont été brisées. Étonnant ? La première habite Ribemont, à quatre kilomètres de là. La seconde à Villers-le-Sec, un peu plus loin. C’est petit, cerné d’éoliennes mais tranquille. « Moi, si on me disait d’aller habiter à Origny, mais pour rien au monde j’irai. C’est connu qu’ici il y a des problèmes. La drogue, les dégradations, il faut voir ce qu’on entend ! », signale cette jeune mère de famille. À sa gauche, une amie . « À Ribemont, on n’a pas ces soucis. À un moment, il a été question que la mairie intervienne par rapport à quelques incivilités mais cela s’est calmé. » Béatrice Deblock, employée dans la supérette située à quelques mètres du lieu de rassemblement des fauteurs de troubles, accueille la mesure avec circonspection.« Est-ce que ça ne va pas déplacer le problème ? »,interroge-t-elle. « Les jeunes iront ailleurs », estime-t-elle avant d’ajouter : « Ce n’est pas ceux de Thenelles ou de Neuvillette mais d’Origny et de Mont-d’Origny. »

Rue de l’Église, le repaire des perturbateurs, un homme en short et chemise. « Ce n’est pas un simple ballon qui a pu briser les vitres de l’église ! »,lâche-t-il avant de détailler : «C’est vrai qu’il y a des infrastructures pour les jeunes ici, mais est-ce qu’on a des adultes pour les encadrer ? La difficulté, c’est qu’il est devenu trop coûteux pour des familles défavorisées de vivre à Saint-Quentin. Le montant des taxes est énorme. Elles viennent s’installer chez nous et cela finit par créer des problèmes. »

LES AUTRES POINTS

L’ALCOOL AUSSI

Si le terme couvre-feu est impropre, les arrêtés qui restreignent la circulation des mineurs dans une commune ne courent pas les panneaux d’affichage. Dans l’Aisne, Origny (dont l’électorat a voté à 62 % en faveur de Marine Le Pen au 2ème tour de la présidentielle), reste la seule à avoir bravé ce tabou. Mal, selon la préfecture qui, officieusement, reprocherait au maire de ne pas avoir limité l’application de son arrêté dans le temps ou à certaines périodes. Si bien que la liberté de circulation serait finalement en jeu. Autre difficulté : le maire n’a jamais déposé plainte contre d’éventuels fauteurs de troubles. L’« augmentation des faits de délinquance », évoquée dans son arrêté, pourrait ainsi faire l’objet d’une interprétation tout à fait subjective. En 2014, la même commune avait également interdit l’usage d’alcool sur la voie publique. Arrêté sans date et non contesté à l’époque.

À ATTIGNY, DANS LES ARDENNES, UN PRÉCÉDENT EN 2013

Alcool, déambulations, dégradations, insultes et des baignades dangereuses dans le canal et la rivière ont conduit, en décembre 2013, le maire Noël Bourgeois à interdire, à certaines périodes de l’année, les sorties des mineurs de moins de 16 ans. Des rencontres avec les parents avaient été organisées, sans suite. « Certains même ignoraient que leur enfant était dehors aux heures tardives », déclarait alors le maire de cette commune.

À FLOING, DANS LES ARDENNES, LES MOTOS DANS LE VISEUR

À Floing, dans le canton de Sedan 2, une « bande » de motards et un accident le 17juillet ont fini par excéder le voisinage de la place De-Lattre-de-Tassigny. De signalements en plaintes, la maire Dominique Meurie a décidé, « pour assurer la tranquillité du voisinage » de cette commune, de prendre un arrêté qui interdit la présence d’engins à moteur de type moto, quad ou cyclomoteurs sur la place.

Si bien que même les propriétaires de machines arrêtées peuvent désormais être verbalisés. Il faut dire que la commune de Floing, peuplée de 2 487 habitants emploie un agent de surveillance de la voie publique à même de dresser des contraventions.

Dans le cas d’espèce, ce serait 135 euros.

Yves KLEIN

Extraits de l' union du 26/07/2017

  

    

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La bibliothèque du futur   relève de l’utopie tranquille 

Lira-t-on encore des livres sur papier en 2114 ? Certains font le pari   que oui. Aussi s’activent-ils pour que les choses s’accomplissent sans   douleur, pour le bonheur des lettres


Les écrivains sélectionnés ne connaîtront jamais l’accueil réservé à leur manuscrit inédit..  

Qui imagine qu’un millier d’arbustes plantés il y a trois ans poussent, enrubannés de rouge, dans la ceinture verte d’Oslo en Norvège au profit des écrivains du siècle prochain ? Et pourtant c’est vrai ! Une fois centenaires, en 2114, ces épicéas seront tronçonnés et débités en anthologies, rassemblant les œuvres des écrivains déjà désignés ou invités à apporter leur contribution créative d’ici là.

L’idée de cette bibliothèque du futur est le fruit de l’imagination d’une artiste écossaise. Après la Canadienne Margaret Atwood en 2015 et le Britannique David Mitchell en 2016, le poète islandais Sjón s’est déplacé dans la clairière magique, pour remettre un manuscrit qu’aucun de ses contemporains ne pourra lire. Car ce qui, dans cette affaire, déroge aux bonnes habitudes est que l’auteur sait que personne ne lira son texte de son vivant et ignore l’évolution de la langue d’ici un siècle. On laisse volontairement une œuvre inédite alors que, pour beaucoup, celles qui sont redécouvertes aujourd’hui avaient été jugées en leur temps impubliables ou d’un intérêt limité en raison de la mode du moment.

UN AUTRE MONDE

La bibliothèque du futur est un vote de confiance dans l’avenir de la culture dit-on, alors qu’Umberto Eco assure que la forme du livre ne peut être améliorée. Or, la technologie progresse si vite qu’on est face à l’inconnu. Ainsi on parle de livres numériques mais on ignore quelle forme ils prendront. Peut-être que les livres papier seront alors une antiquité, à moins qu’ils restent la norme. En vérité personne ne sait et aucune hypothèse ne semble satisfaire quiconque.

Le lent accouchement de la «bibliothèque du futur » confirme le penchant de la Norvège pour le temps long. Champion de la « Slow TV » , ce pays scandinave abrite la Réserve mondiale de semences, sorte d’« Arche de Noé végétale » censée préserver la diversité génétique face aux catastrophes à venir. Grâce à son pétrole, il a aussi amassé le plus gros fonds souverain au monde qui est destiné aux générations futures. C’est au moins ce qu’on dit.

SE LAISSER BERCER D’ILLUSIONS

Moyennant environ 900euros, les bibliophiles les plus résolus peuvent acquérir un certificat qui leur donne droit à un des mille exemplaires de l’anthologie qui seront imprimés. Ces certificats seront vendus chaque année, mais simplement quelques-uns à la fois, dans des galeries d’art.

En attendant, les manuscrits seront entreposés dans une pièce réservée et exclusive de la bibliothèque publique d’Oslo, laquelle doit s’installer dans de nouveaux murs en 2020 au terme de l’aboutissement d’un projet architectural remarquable.

« Si on avait dû faire une évaluation des risques de cette œuvre culturelle, elle n’aurait jamais vu le jour tant l’idée semblait folle et déjantée », résume Anne Beate Hovind, responsable du projet et présidente du Comité de sélection des écrivains sollicités et priés d’écrire un manuscrit presque gratuitement, « sans la moindre idée de l’accueil futur que la postérité réservera à leur ouvrage ».

Les auteurs, considèrent qu’ils ont de la chance d’avoir été sélectionnés ou de l’être plus tard pour contribuer à cette œuvre collective hors du commun. D’ici là, il y aura peut-être chez ces heureux élus un Nobel ou le détenteur d’une des grandes récompenses de la littérature contemporaine.

Hervé CHABAUD

Extraits de l' union du 12/07/2017

  

    

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Simone VEIL

Un grand honneur de la connaître

Reims Simone Veil avait présidé le comité   de soutien à Catherine Vautrin en 2008.


En 2008, Simone Veil a présidé le comité de soutien à Catherine Vautrin pour les municipales.
Christian Lantenois

C’est avec beaucoup d’émotion que Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, a appris le décès de Simone Veil. « J’ai eu le grand honneur de la connaître,explique l’élue. J’ai beaucoup de peine. » Simone Veil avait notamment présidé le comité de soutien de Catherine Vautrin lors des municipales de 2008. « Elle était venue à Reims à cette occasion. »

Catherine Vautrin se rappelle notamment une réunion qu’elle avait organisée avec une association de Murigny à laquelle toutes les femmes de sa liste avaient participé. « C’était un grand moment ! » Autre souvenir qui restera à jamais gravé dans la mémoire de l’élue de la cité des sacres : « Je suis allée avec elle pour une commémoration au camp de Bergen Belsen où elle avait été captive. Au cours du voyage de retour, elle m’en a parlé et elle m’a dit : vous comprenez pourquoi j’ai tant voulu l’Europe. »

Pour Catherine Vautrin, Simone Veil représente plusieurs choses à la fois. C’est l’Europe, c’est l’image de la Shoah, « c’est aussi ce formidable ministre pour la liberté des femmes. On ne se rend pas compte du moment politique que cela a représenté. » L’élue rémoise se souvient comment Simone Veil l’a accompagnée, l’a guidée, quand elle est entrée au Gouvernement. Elle avait déclaré que son modèle en politique, c’était Simone Veil justement. « Elle avait un tel regard qu’il suffisait à exprimer les choses. Elle savait écouter. » Bien avant Émmanuel Macron, Antoine et Simone Veil avaient créé en 1983 le club Vauban qui réunissait des personnalités politiques appartenant à la majorité et à l’opposition, visant à dépasser le clivage structurel de l’échiquier politique français…

L’inauguration de l’hôpital Debré


En 1976, Simone Veil, ministre de la Santé, est présente lors de l’inauguration de l’hôpital Robert-Debré, en présence de Jean Taittinger, maire, et du professeur Robert Debré (derrière Simone Veil).

Yann LE BLÉVEC

Extraits de l' union du 01/07/2017

  

    

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Ce qui change pour vos finances aujourd’hui

Consultations chez le médecin, retraites, chômage : le 1 er juillet rime encore avec nouveautés cette année.

Retraites, allocations chômage, hausse du prix de certaines consultations, vignette Crit’Air, immatriculation des deux roues : voici ce qui change à partir d’aujourd’hui.

ALLOCATIONS CHÔMAGE

L’allocation minimale, la partie fixe de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) et l’allocation minimale pour les allocataires effectuant une formation seront revalorisés de 0,65 %. L’allocation minimale passera ainsi à 28,86 euros par jour, au lieu de 28,67 actuellement. À Mayotte, elle sera portée à 14,42 euros par jour. Près de 94 % des demandeurs d’emploi indemnisés par l’Assurance chômage sont concernés, soit environ 2,5 millions de personnes.

RETRAITES

Les salariés du privé, les salariés agricoles et les indépendants ayant cotisé à plusieurs régimes (Cnav, MSA, RSI) durant leur carrière bénéficieront désormais d’un interlocuteur et d’une pension uniques lors de leur départ à la retraite. Prévue par la réforme de 2014 par souci de simplification, cette liquidation unique pour les régimes alignés (Lura) concernera les nouveaux retraités nés à partir de 1953. Jusqu’en 2030, deux tiers des polypensionnés devraient toucher une pension plus faible par rapport à l’ancien système, entre un quart et un tiers une pension plus élevée, en raison des nouvelles règles de calcul, selon la Cnav.

CONSULTATIONS CHEZ LES MÉDECINS SPÉCIALISTES

Après le passage de la consultation de 23 à 25 euros chez le généraliste début mai, de nouvelles revalorisations tarifaires entrent en vigueur pour les médecins libéraux. La consultation coordonnée, lorsqu’un médecin traitant adresse son patient à un spécialiste, passera de 28 à 30 euros. Chez les psychiatres, neuropsychiatres et neurologues, le tarif de la consultation grimpera de 37 à 39 euros.

PLAQUES D’IMMATRICULATION

Tous les véhicules à deux ou trois roues-motorisés, ainsi que les quads, devront être équipés d’une plaque de format 210x130 mm. Cette mesure était déjà en vigueur depuis le 1 er juillet 2015 pour tous les véhicules neufs ou d’occasion concernés par une nouvelle immatriculation. « Tout conducteur circulant avec une plaque non conforme, illisible, amovible ou mal positionnée (par exemple, trop inclinée) sera passible d’une amende de quatrième classe (135 euros) », précise la Sécurité routière.

VIGNETTE CRIT’AIR ET INTERDICTION DES VÉHICULES POLLUANTS À PARIS

Tous les véhicules circulant dans les zones à circulation restreinte (ZCR) devront arborer leur vignette Crit’Air, qui les identifie selon leurs émissions polluantes (oxydes d’azote, particules), sous peine de s’exposer à une amende de 68 euros. À Paris, les véhicules munis de vignettes Crit’Air 5 (incluant les voitures diesel immatriculée avant 2001) ne seront plus autorisés à rouler en semaine entre 8 heures et 20 heures (en plus des véhicules non classés).

Extraits de l' union du 01/07/2017

  

    

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La technique du forage pour passer  les lignes électriques sous la RD 944

Finis, les pylônes entre Cernay et Saint-Léonard : à la demande de la chambre de commerce, RTE   a lancé un chantier d’enfouissement des lignes électriques. Hier, c’était forage pour franchir la RD 944.


Des mèches de 4,56 mètres sont poussées dans le sol en craie par la foreuse, munie d’un émetteur. Cette technique permet aussi de passer des câbles sous des canaux ou des rivières. Christian Lantenois

L’ESSENTIEL

*.- FIN 2015 La CCI, en charge de la viabilisation du parc d’activités Cernay-Saint-Léonard, demande à RTE (Réseau de Transport d’Électricité) d’enfouir les deux lignes électriques qui passent au milieu du terrain. Soit 1,7 km entre Cernay-lès-Reims et Saint-Léonard.

*.- SUR LE TRACÉ De la future ligne souterraine se trouve la RD 944. Pour éviter de creuser des tranchées et de perturber la circulation, décision est prise d’utiliser la technique particulière du forage dirigé pour passer sous la route.

*.- LUNDI 19 JUIN, les opérations de forage sont lancées. Elle devraient s’achever le 3 juillet.

*.- LE DÉROULAGE des câbles souterrains aura lieu en septembre, tandis que le démontage des lignes aériennes interviendra fin octobre.

C’est une drôle de machine qui a pris ses quartiers le long de la RD 944, entre la cueillette de la Pompelle et le futur parc d’activités Cernay-Saint-Léonard. Autour d’elle, nombre d’hommes en jaune s’agitant sous un soleil de plomb. Hier, nous avons pu approcher cette curiosité de métal. Il s’agit d’une foreuse de la société Verbraeken Infra. Sa mission : creuser pour le compte de RTE (Réseau de Transport d’Électricité) une cavité de 180 mètres de long sous la départementale afin d’y glisser les lignes électriques toutes proches. Une opération d’envergure qui intervient dans le cadre d’un chantier plus vaste, que nous détaille, dans un bruit d’enfer, Élisabeth Bertin, déléguée RTE Est.

« La ligne 63 000 volts passe sur le terrain que la CCI de Reims-Épernay (chambre de commerce et d’industrie) va aménager en Zac. Elle nous a demandé si nous pouvions déposer les lignes aériennes sur 1,7 km. Là, nous sommes en train de construire 2,6 km de lignes souterraines, toujours de 63 000 volts. »

POUR ÉVITER D’INTERROMPRE LA CIRCULATION

Ces deux lignes enfouies doivent relier le poste électrique Cernay, qui surplombe la future zone d’activités, au poste électrique des Nouettes, situé chemin de Saint-Léonard à Reims. Au total, six pylônes électriques disparaîtront du paysage d’ici quelques mois pour laisser le champ libre aux implantations d’entreprises, telles que la nouvelle unité de production de Veuve Clicquot.

« On est dans l’accompagnement du développement des territoires, à l’écoute des parties prenantes pour répondre à leurs souhaits, qui étaient de supprimer une ligne du paysage pour vendre des terrains », se félicite Mme Bertin. Un désir qui a un coût: 3,6 millions d’euros, entièrement à la charge de la CCI.

Inclue dans ce budget important, la fameuse opération de forage lancée lundi. « Le tracé de la future ligne souterraine, validé en concertation avec les acteurs locaux, traverse la RD 944, en sortie du poste des Nouettes» , poursuit la déléguée RTE. « Mais c’était impossible d’interrompre le trafic, donc on a décidé d’utiliser la technique du forage dirigé. C’est l’entreprise Verbraeken qui la réalise. »

Plantées dans la craie depuis la veille, les tiges de la foreuse devaient parvenir à la surface de l’autre rive, en fin de journée, hier, 180 m plus loin, aux Nouettes. À l’endroit même où s’activaient, sous un petit chapiteau, d’autres hommes, dans l’après-midi. « Ce sont les préparatifs » , note Jean-Pierre Blot, manager de projet à RTE. « Il s’agit de souder entre eux, par thermocollage, des fourreaux de 12 m de long, qui accueilleront les câbles électriques. » Ceux-ci ne seront insérés qu’au mois de septembre, pour un raccordement en octobre. Mais que les riverains se rassurent : aucune coupure de courant ne viendra perturber leur quotidien. RTE a en effet prévu « un mode opératoire » , qui permettra de maintenir une alimentation électrique durant toute l’opération.

Deux forages de 180m à 6 m de profondeur

Quel est le travail de la foreuse ?

Ici, sont entrepris deux forages parallèles de 180 m de long à 6 m de profondeur sous la nationale 44. On tire cinq fourreaux en PE (Polyéthylène, NDLR) dans chaque forage pour accueillir trois câbles tension, une fibre optique et un câble de terre. On utilise des mèches de 4,56 m qu’on pousse dans le sol jusqu’à sortir de l’autre côté.Puis on va grossir le trou avec une aléseuse. Après l’alésage, on pourra tirer les fourreaux.

Comment dirigez-vous la foreuse ?

On utilise le système Inrock électromagnétique pour connaître la position exacte de la foreuse et ainsi diriger la tête automatique. Un émetteur envoie un signal par le câble qui passe dans les tiges.

Qu’y a-t-il dans ces gros sacs au pied de la foreuse ?

Il s’agit de bentonite, que nous malaxons avec de l’eau propre avant de l’injecter dans la tige de la foreuse. Elle nous permet de creuser puis d’évacuer la terre et le sable qu’il y a dans le sol, mais aussi de refroidir cette terre. Une fois ressortie, la bentonite est pompée, puis injectée dans un système de recyclage. Après avoir vérifié sa qualité, on peut la réutiliser.

Marion DARDARD

Extraits de l' union du 20/06/2017

  

    

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Trois questions sur la Smart Flower présentée à Reims

Au parc de la Patte-d’oie à Reims, au pied du centre des congrès, EDF présente des panneaux photovoltaïques « intelligents », pour la Semaine du développement durable.


La « Smart Flower » a fleuri devant le centre des congrès, pendant quelques jours.

Elle aurait pu s’appeler tournesol mais EDF lui a préféré « Smart Flower ». C’est chic et c’est international ! À l’occasion de la Semaine du développement durable, une intrigante installation a fleuri dans le parc de la Patte-d’oie. Composée de 12 « pétales » de 18 m2, la structure est en fait un assemblage de 40 cellules photovoltaïques qui ont la particularité de « suivre » le soleil. Voici des réponses à trois questions.

1 - COÛTEUX ?

D’un coût de 16 000 à 23 000 euros, la petite fleur de fabrication autrichienne n’est pas facile d’accès pour les particuliers. C’est la branche Énergies nouvelles réparties d’EDF qui la commercialise, via son siège basé dans le Rhône. L’État propose une aide, sous la forme d’un crédit d’impôt pour la transition énergétique (plafonné à 30 % des dépenses, avec un maximum de 16 000€ par couple), à condition que les travaux soient engagés d’ici au 31 décembre 2017.

2 - RENTABLE ?

Au prix de revente actuel de l’électricité, l’un des plus bas d’Europe, il ne faut pas compter s’enrichir en revendant l’électricité de sa Smart Flower. On peut espérer, en revanche, faire des économies sur sa propre facture d’électricité. La Smart Flower promet 40 % de production supplémentaire par rapport à des panneaux photovoltaïques fixes, grâce à son système qui suit la courbe du soleil. Sa production est estimée à 3 200 km/h par an dans les zones les moins ensoleillées et jusqu’au double pour les chanceux du sud de la France. Cela représente, assure EDF, la consommation d’une famille pendant quatre, hors chauffage et eau chaude sanitaire. Un restaurant du groupe Lyon Bocuse, à Caluire, s’est laissé séduire, et a opté pour le tournesol électrique, afin de couvrir une partie de ses besoins pour le froid, l’éclairage et la climatisation. Cet établissement souhaite mettre ainsi en avant ses efforts en matière de développement durable. Certains sites internet spécialisés évoquent un amortissement sur 30 ans…

3 - CONTRAIGNANT ?

Il y a peu de contraintes techniques. Tout est automatique. La position des pétales se corrige toutes les deux minutes, selon les axes vertical et horizontal. Un anémomètre vérifie que le vent ne souffle pas à plus de 60km/h. En fonction de cette vitesse, soit la fleur est repliée à l’horizontal, soit elle se renferme complètement. Tous les terrains peuvent être concernés, il faut « seulement » prévoir une base de béton indispensable pour supporter les 750 kg et les 4,80 mètres de hauteur et de diamètre. On récupère la production via une simple prise branchée au bâtiment et on peut gérer l’activité par le truchement d’une application sur son smartphone. Ultime détail : il existe huit coloris, de crème à lavande en passant par fuchsia et safran.

Renseignements : 0805 550 000 (gratuit)

Anne Despagne

Extraits de l' union du 07/06/2017

  

    

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Moins 200 millions pour les maisons de retraite

Une réforme de la tarification va entraîner une baisse des dotations annuelles allouées dans le public.


Cette réforme pourrait fragiliser l’accompagnement de 300.000 personnes âgées. AFP 

La Fédération hospitalière de France (FHF) demande au nouvel exécutif un «moratoire » sur une réforme, s’appliquant depuis le 1 er janvier 2017, qui va, selon elle, fragiliser l’accompagnement des 300.000 personnes âgées accueillies en maison de retraite publique, en obligeant de nombreuses structures à réduire leur personnel.

La loi sur l’adaptation de la société au vieillissement, entrée en vigueur en 2016, est centrée sur le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie, mais elle comprend également des mesures visant à harmoniser et rendre plus transparente la tarification des maisons de retraite.

Un décret d’application, publié en décembre 2016, prévoit un nouveau mode de calcul pour les budgets «dépendance » des établissements, financés majoritairement via l’allocation personnalisée à l’autonomie (APA) versée par les départements, souligne la FHF. La section «dépendance » permet le financement des prestations d’aide et de surveillance, pour l’accomplissement des actes ordinaires de la vie courante : psychologue, aide-soignant, etc. Jusqu’à présent, ce budget était négocié avec le conseil départemental, selon les besoins et les particularités de la maison de retraite et de ses résidents. Avec la réforme tarifaire, « les conseils départementaux distribueront un budget dépendance moyen entre tous les Ehpad, sans prise en compte des disparités » , regrette la FHF.

LECTURE DIFFÉRENTE CHEZ LE SYNDICAT NATIONAL DES ÉTABLISSEMENTS PRIVÉS

S’il se veut « plus juste au travers d’une équation dite objective » , ce nouveau mode de calcul « implique une importante ponction de l’enveloppe destinée aux maisons de retraite publiques » , alerte la FHF. Les 200 millions qui leur seront retirés « seront redistribués aux autres établissements, sans exigence particulière » .

Le Syndicat national des établissements et résidences privés pour personnes âgées (Synerpa) a fait une lecture différente de cette réforme «attendue depuis des années» , « de bon sens, de simplification, qui prend en compte des paramètres objectifs » . « Ce dispositif se met en place sur sept ans, la convergence tarifaire devant être réalisée pour 2023 » , a précisé la déléguée générale du Synerpa, Florence Airnaiz-Maumé. Selon elle, «la plupart des établissements vont y gagner » , car « on a aujourd’hui environ 6 500 établissements – publics, associatifs ou commerciaux – qui sont sous la norme de financement » , aussi bien sur la dépendance que sur le soin (financé par l’Assurance-maladie).

 Selon la FHF, « quasiment tous » les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) publics, soit 3.352 en France, seront affectés par la réforme.

Extraits de l' union du 07/06/2017

  

    

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Le prix de l’hectare de vigne multiplié par quatre en 25 ans

Le prix de l’hectare en Champagne avait atteint des niveaux records en 2015, sauf la Côte des blancs qui avait atteint un summum en 2013. Aurélien Laudy


Les prix de l’hectare en Champagne se maintiennent à un niveau élevé, entre 2015 et 2016. Mais il est surtout intéressant de remarquer l’évolution depuis un quart de siècle.

L’espace « est restreint et la production limitée, le prix de la terre ne peut qu’augmenterJ.
M BARILLIERER - UMC

 Ce 30 mai, la société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) dévoilait les chiffres annuels des prix des terres en France dont l’hectare de vigne. La Champagne reste une région viticole à part avec un prix moyen à l’hectare tournant autour d’1,1 million d’euros alors que la deuxième région, Bourgogne-Beaujolais-Savoie-Jura enregistre 168 700 euros de prix moyen à l’hectare. Raison pour laquelle la Safer distingue les chiffres « France AOP » (140 600euros/ha en moyenne) des chiffres « France AOP hors Champagne » (66 500 euros/ha).

1 - UN PRIX DE L’HECTARE MULTIPLIÉ PAR 4 EN 25 ANS

La courbe du prix moyen à l’hectare de Champagne avait déjà connu une légère inflexion en 2013 et enregistre une baisse de 2,6% en 2016 par rapport à 2015. Mais ce n’est pas grand-chose comparé à son augmentation quasi régulière depuis 1991, passant d’un peu plus de 250 000 euros l’hectare (en euros constants, 181 400 en euros courants), à donc près d’1,1 million en 2016. L’année 2015 ayant été son summum, à 1,4 million. Un facteur 4 donc, en 25 ans, en euros constants ; un facteur 6 en euros courants. Une envolée.

Jean-Marie Barillère, président de l’Union des maisons de champagne et coprésident du Comité Champagne, ne voit aucune raison pour que cela ne se poursuive pas dans la prochaine vingtaine d’années. À condition que « la Champagne continue à bien travailler ses vins, de façon qualitative, et continue à bien communiquer ». « Comme l’espace est restreint et la production limitée, le prix de la terre ne peut qu’augmenter. » Le raisonnement fonctionne pour expliquer cette multiplication record pour ses 25 dernières années autant que pour envisager l’avenir.

Le prix de l’hectare paraît pourtant « trop cher » pour Maxime Toubart, sous sa casquette de président du syndicat général des vignerons (SGV). « Aujourd’hui, les vignerons paient parfois plusieurs fois le prix des vignes, en particulier dans la transmission. La fiscalité autour de cela n’est pas normale. »

2 - DES ÉCARTS QUI SE CREUSENT ENTRE LES DIFFÉRENTS SECTEURS

Entre 2015 et 2016, la baisse touche plus particulièrement les secteurs de vigne périphériques (- 5 %) à la Côte des blancs, contenant les grands crus. Ce vignoble très recherché ne baissant que de 1 %, autant dire quasiment rien. En 2015, la vente maximale y avait atteint quelque 2 millions d’euros sur une petite surface. Cette année, elle n’excède pas 1,862 million, la côte des Blancs affichant une moyenne d’1,533million. La conjoncture en 2016 n’était pas particulièrement favorable puisque le marché mondial s’affiche en repli, en particulier au Royaume-Uni et en France (- 6 millions de cols).

L’Aube avait atteint le million d’euros de vente à l’hectare, en moyenne, en 2015. Il baisse cette année à 971 700euros. En cause, la campagne 2016 difficile où le département avait été particulièrement touché par les intempéries.

L’année 2017 s’annonce également compliquée avec le gel qui a ravagé encore un peu plus des exploitations déjà en difficulté. Le département de l’Aisne, quant à lui, le moins cher des secteurs viticoles de Champagne, baisse également de 866 000 à 856000 euros/ha.

3 - MOINS DE DÉMEMBREMENT MAIS QUID DES ÉQUILIBRES CHAMPENOIS ?

Le directeur de la Safer Grand Est (lire par ailleurs) le constate mais ne s’en alarme pas : certains récoltants-manipulants ont vendu pour récupérer de la trésorerie face aux difficultés de marché et de l’augmentation des stocks. « Dans ce cas, la plupart des ventes se réalisent au profit de groupements fonciers composés de petits porteurs ou de maisons de champagne qui acceptent de refaire un bail au vigneron cédant », livre le bilan de la Safer. Un fait qui ne va pas être pour rassurer le syndicat général des vignerons (SGV) qui ne manque pas de rappeler que le vignoble est passé sous le tiers des parts de marché de la filière.

Le nombre d’acheteurs actifs sur le marché diminue, ceux-ci ciblant plus précisément des secteurs recherchés, en particulier et de façon évidente, dans les grands crus et premiers crus, la Côte des blancs conservant une place de favori. Mais la Safer confirme : « Les maisons de négoce, aujourd’hui pourvues en raisins, se détournent du marché foncier viticole. » Ce qui ne signifie pas qu’elles ne restent pas attentives. Comme le confirme Maxime Toubart : « Elles sont discrètes mais elles choisissent où elles veulent aller parce qu’elles ont moins de besoins. Mais je rappelle quand même que le prix de l’hectare est fixé chaque année par quelques dizaines d’hectares en vente par an. La spéculation et la fiscalité entrent en ligne de compte dans le prix. »

Les contours de la révision de l’aire d’appellation par l’INAO sont aussi très attendus même si, pour Jean-Marie Barillère, elle n’impliquera pas « de raz-de-marée supplémentaire ».

EN CHIFFRES

- 2,6 % : entre 2015 et 2016, les prix ont baissé de 2,6 % passant de 1 143 800 euros l’hectare à 1 113 500 euros en moyenne soit près de 30 000euros d’écart.

+ 4,4 : entre 1991 et 2016, fait unique dans les vignobles français, les prix ont été multipliés par plus de 4 passant, en moyenne, d’un peu plus de 250 000 euros l’hectare (euros constants) à 1.113.500 €.

820 ACTES D’ACHAT ont été enregistrés par la Safer en 2016 pour 170hectares acquis, une évolution de 11 % par rapport à 2015 mais de 12 % en valeur. Cette valeur représente d’ailleurs 21 % du total national.

Trois questions à


Daniel DURIEZ
Directeur de la SAFER Gd EST

La hausse   s’est arrêtée

 L’hectare de champagne connaît donc une baisse, après celle, légère de 2013, mais il n’avait cessé de croître depuis près de vingtans. Est-ce qu’il peut continuer à baisser ?

Je dirais surtout qu’il s’agit d’une stagnation par rapport à l’année dernière. Disons que la hausse s’est arrêtée. Ce prix a quasiment été multiplié par quatre en 25 ans tout de même. Nous ne sommes pas dans une tendance à la baisse parce que le champagne est un tel produit d’exception qu’il faudrait une catastrophe pour que cela arrive. Et ce n’est pas le cas.

La Champagne reste une niche, raison pour laquelle on utilise des données «France AOP » et « France AOP hors Champagne », étant donné l’écart entre le prix moyen à l’hectare dans ce secteur viticole et les autres.

L’écart entre secteurs se marque-t-il ?

Oui, c’est le plus notable. L’écart s’amplifie entre la Côte des blancs (-1 %) et les autres secteurs de vignes (-5%).

Il faut coupler tout cela avec les années viticoles compliquées, comme cela a été le cas en 2016, en particulier dans l’Aube. On constate d’ailleurs qu’il y a eu un peu plus de ventes mais pour des petites surfaces. Tout le monde attend avec espoir le mois d’août pour connaître l’état de la récolte. Le prix maximum de l’hectare est fonction du nombre des ventes.

Constatez-vous une fragilité des équilibres entre vignobles et négoces ? Le profil des vendeurs et acquéreurs a-t-il changé ?

Pas vraiment. Il y a un certain nombre de viticulteurs en difficulté qui vendent une partie de leurs terres pour récupérer un peu de trésorerie mais il ne s’agit pas d’une tendance lourde. Du côté des acquéreurs, les maisons sont toujours présentes mais un peu moins et il y a toujours des viticulteurs, pour des petits lots. On constate aussi que quelques coopératives se portent acquéreurs de terres mais, selon moi, ce n’est pas tout à fait leur rôle. À moins qu’il s’agisse de soutenir un adhérent. Mais il faudrait que cela reste ponctuel.

Le prix de l’hectare de vigne multiplié par quatre en 25 ans.

Le prix de l’hectare en Champagne avait atteint des niveaux records en 2015, sauf la Côte des blancs qui avait atteint un summum en 2013.Aurélien Laudy

Les prix de l’hectare en Champagne se maintiennent à un niveau élevé, entre 2015 et 2016. Mais il est surtout intéressant de remarquer l’évolution depuis un quart de siècle. 

Ce 30 mai, la société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) dévoilait les chiffres annuels des prix des terres en France dont l’hectare de vigne. La Champagne reste une région viticole à part avec un prix moyen à l’hectare tournant autour d’1,1 million d’euros alors que la deuxième région, Bourgogne-Beaujolais-Savoie-Jura enregistre 168.700 euros de prix moyen à l’hectare. Raison pour laquelle la Safer distingue les chiffres « France AOP » (140 600euros/ha en moyenne) des chiffres « France AOP hors Champagne » (66.500 euros/ha).

1 - UN PRIX DE L’HECTARE MULTIPLIÉ PAR 4 EN 25 ANS

La courbe du prix moyen à l’hectare de Champagne avait déjà connu une légère inflexion en 2013 et enregistre une baisse de 2,6% en 2016 par rapport à 2015. Mais ce n’est pas grand-chose comparé à son augmentation quasi régulière depuis 1991, passant d’un peu plus de 250 000 euros l’hectare (en euros constants, 181.400 en euros courants), à donc près d’1,1 million en 2016. L’année 2015 ayant été son summum, à 1,4 million. Un facteur 4 donc, en 25 ans, en euros constants ; un facteur 6 en euros courants. Une envolée.

Jean-Marie Barillère, président de l’Union des maisons de champagne et coprésident du Comité Champagne, ne voit aucune raison pour que cela ne se poursuive pas dans la prochaine vingtaine d’années. À condition que « la Champagne continue à bien travailler ses vins, de façon qualitative, et continue à bien communiquer ». « Comme l’espace est restreint et la production limitée, le prix de la terre ne peut qu’augmenter. » Le raisonnement fonctionne pour expliquer cette multiplication record pour ses 25 dernières années autant que pour envisager l’avenir.

Le prix de l’hectare paraît pourtant « trop cher » pour Maxime Toubart, sous sa casquette de président du syndicat général des vignerons (SGV). « Aujourd’hui, les vignerons paient parfois plusieurs fois le prix des vignes, en particulier dans la transmission. La fiscalité autour de cela n’est pas normale. »

2 - DES ÉCARTS QUI SE CREUSENT ENTRE LES DIFFÉRENTS SECTEURS

Entre 2015 et 2016, la baisse touche plus particulièrement les secteurs de vigne périphériques (- 5 %) à la Côte des blancs, contenant les grands crus. Ce vignoble très recherché ne baissant que de 1 %, autant dire quasiment rien. En 2015, la vente maximale y avait atteint quelque 2 millions d’euros sur une petite surface. Cette année, elle n’excède pas 1,862 million, la côte des Blancs affichant une moyenne d’1,533million. La conjoncture en 2016 n’était pas particulièrement favorable puisque le marché mondial s’affiche en repli, en particulier au Royaume-Uni et en France (- 6 millions de cols).

L’Aube avait atteint le million d’euros de vente à l’hectare, en moyenne, en 2015. Il baisse cette année à 971.700 euros. En cause, la campagne 2016 difficile où le département avait été particulièrement touché par les intempéries.

L’année 2017 s’annonce également compliquée avec le gel qui a ravagé encore un peu plus des exploitations déjà en difficulté. Le département de l’Aisne, quant à lui, le moins cher des secteurs viticoles de Champagne, baisse également de 866 000 à 856.000 euros/ha.

3 - MOINS DE DÉMEMBREMENT MAIS QUID DES ÉQUILIBRES CHAMPENOIS ?

Le directeur de la Safer Grand Est (lire par ailleurs) le constate mais ne s’en alarme pas : certains récoltants-manipulants ont vendu pour récupérer de la trésorerie face aux difficultés de marché et de l’augmentation des stocks. « Dans ce cas, la plupart des ventes se réalisent au profit de groupements fonciers composés de petits porteurs ou de maisons de champagne qui acceptent de refaire un bail au vigneron cédant », livre le bilan de la Safer. Un fait qui ne va pas être pour rassurer le syndicat général des vignerons (SGV) qui ne manque pas de rappeler que le vignoble est passé sous le tiers des parts de marché de la filière.

Le nombre d’acheteurs actifs sur le marché diminue, ceux-ci ciblant plus précisément des secteurs recherchés, en particulier et de façon évidente, dans les grands crus et premiers crus, la Côte des blancs conservant une place de favori. Mais la Safer confirme : « Les maisons de négoce, aujourd’hui pourvues en raisins, se détournent du marché foncier viticole. » Ce qui ne signifie pas qu’elles ne restent pas attentives. Comme le confirme Maxime Toubart : « Elles sont discrètes mais elles choisissent où elles veulent aller parce qu’elles ont moins de besoins. Mais je rappelle quand même que le prix de l’hectare est fixé chaque année par quelques dizaines d’hectares en vente par an. La spéculation et la fiscalité entrent en ligne de compte dans le prix. »

Les contours de la révision de l’aire d’appellation par l’INAO sont aussi très attendus même si, pour Jean-Marie Barillère, elle n’impliquera pas « de raz-de-marée supplémentaire ».

Claire HOHWEYER

Extraits de l' union du 06/06/2017

  

    

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Deux ou trois choses   à savoir sur l’Assemblée

Les députés votent les lois et contrôlent le gouvernement. Que font-ils d’autre ? Pour quel salaire ?


1 832 propositions de loi ont été déposées à l’Assemblée nationale de 2012 à 2017.
AFP

Un député ne représente-t-il que sa circonscription à l’Assemblée nationale ? NON

S’il est élu par les électeurs de sa circonscription et uniquement eux, un député représente la Nation tout entière, il participe à l’exercice de la souveraineté nationale. Il vote la loi et contrôle l’action du gouvernement.

S’il n’a pas les pouvoirs d’un élu local, il peut bien sûr se faire le porte-parole des préoccupations de sa circonscription mais son statut ne lui donne aucun titre pour intervenir dans des affaires relevant de la libre administration des collectivités territoriales.

Un député peut-il être avocat ? OUI

Mais il lui est interdit, à lui autant qu’aux autres membres du cabinet d’avocats dans lequel il exerce, de plaider contre l’État, les sociétés nationales, les collectivités ou établissements publics. En revanche, un député ne peut pas, en cours de mandat, commencer à exercer une activité de conseil. Il peut la poursuivre s’il l’exerçait avant son élection. L’activité de député est incompatible avec un certain nombre d’emplois.

Peut-il garder la réserve parlementaire à laquelle il a droit ? NON

La réserve parlementaire est un ensemble de subventions d’État qui n’appartiennent pas aux élus. L’argent ne transite pas par eux. Mais chacun d’eux peut, à sa guise, faire répartir une moyenne de 130 000 € par an pour soutenir des investissements de proximité, aider des associations. Tout doit se faire dans la transparence. On peut, sur le site de l’Assemblée nationale, savoir à l’euro près qui a bénéficié de combien et pour quel motif. Exemple : en 2016, René Dosière (groupe PS) a fait profiter l’association Jazz’titudes, à Laon, d’une subvention de 5 000 €.

Les sommes non utilisées dans les délais repartent dans le budget de l’État. En 2016, ce sont 9 millions d’euros qui n’ont pas été alloués sur 90 millions d’euros destinés à la totalité des 577 députés.

Les députés français gagnent-ils mieuxleur vie que les autres en Europe ? OUI ET NON

Selon une récente étude, la France se situe au neuvième rang des salaires bruts de leurs parlementaires avec une base de 85 713 €, quand un Italien touche plus de 125 000 € et un Roumain moins de 20 000 €.

Depuis février dernier, le salaire mensuel brut de base d’un député est fixé à 7 209,74 € (il comprend l’indemnité de base, l’indemnité de fonction et l’indemnité de résidence). Des indemnités spéciales sont octroyées aux élus exerçant des responsabilités à l’Assemblée.

Il convient d’ajouter 5 840 € brut par mois pour frais de mandat. En outre, un député accède gratuitement à l’ensemble du réseau SNCF en 1 re classe et bénéficie de 80 déplacements aériens par an entre Paris et sa circonscription, d’un bureau individuel au sein du Palais Bourbon, de la prise en charge de ses frais de communication. Tout cela n’est pas assez pour certains députés. On a entendu cette année Henri Guaino et François Fillon dire qu’ils n’étaient pas en mesure d’épargner.

Les députés peuvent-ils bénéficier d’une assurance chômage ? OUI

Il s’agit d’une allocation dégressive versée aux députés non réélus en recherche d’emploi. Elle ne dépend pas de Pôle emploi. Les intéressés touchent 100% de l’indemnité parlementaire le premier semestre (5 599,80 euros brut). Puis 70 % (3 919,86 €) le 2 e semestre, 50 % (2799,90 €) le 3 e semestre, 40% (2 239,92 €) le 4 e semestre, 30 % (1 679,94 €) le 5 e semestre et 20 % (1 119,96 €) le 6 e semestre.

Connaît-on le détail du travail des députés ? OUI

Eux-mêmes font part de leurs travaux, l’Assemblée nationale aussi. On connaît le nombre de questions qu’ils posent, d’interventions qu’ils font, de textes qu’ils proposent, signent ou cosignent, etc. Des organismes s’en chargent aussi, comme l’agence Rumeur publique. En février dernier, elle a publié son classement des députés les plus influents de la législature (qui prend en compte leur efficacité à l’Assemblée nationale et les retombées dans la presse et sur les réseaux sociaux). Dans la région, le premier est Charles de Courson (UDI, Marne) qui se classe à la 50 e place du classement général, suivi de Benoist Apparu (LR, Marne) à la 65 e place, d’Arnaud Robinet (LR, Marne) à la 160 e , puis René Dosière (PS, Aisne) à la 173 e , Jean-Luc Warsmann (LR, Ardennes) à la 184 e , Jacques Krabal (PRG, Aisne) à la 202 e, Catherine Vautrin (LR, Marne) à la 236 e , Jean-Louis Bricout (PS, Aisne) à la 288 e , Christophe Léonard (PS, Ardennes) à la 319 e , Julien Dive (LR, Aisne) à la 355 e (il n’est entré à l’Assemblée qu’au printemps 2016), Marie-Françoise Bechtel (PS, Aisne) à la 426 e , Bérengère Poletti (LR, Ardennes) à la 438e , Philippe Martin (LR, Marne) à la 496 e .

J-M FRANÇOIS

Extraits de l' union du 02/06/2017

  

    

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Le Safe Bloc pour sécuriser les sites


Capremib, dirigée par Clément Blanc (à droite), a constitué un groupe de travail pour mettre au point son innovation : un bloc de béton anti-intrusion enfin agréable à regarder. Remi Wafflart

Sécuriser les accès aux centres-villes et aux manifestations, c’est nécessaire. Le faire avec des blocs qui ne soient pas hideux, c’est mieux ! L’entreprise Capremib, basée le long de la route nationale à Cormicy, vient de concevoir des structures en béton, sa spécialité, qui permettent de protéger contre les intrusions… sans dénaturer les environnements urbains ou ruraux.

Chaque « Safe Bloc » pèse 2,7tonnes et présente une face imitant les briques (du béton teinté dans la masse, pas juste une peinture qui dégouline au fil du temps) et une face reproduisant des pierres. « Ces blocs sont également personnalisables» , note le directeur de l’usine, Clément Blanc, qui, avec un groupe de cinq autres personnes, a formé une petite équipe dédiée à ce nouveau produit, mis au point et fabriqué grâce, aussi, aux ateliers de production, services de menuiserie et de serrurerie

Ces dernières semaines, les blocs de Capremib, dont la production est partagée avec Cibetec, autre filiale du groupe Demathieu Bard, ont déjà servi à protéger les commémorations du centenaire de la Grande Guerre à Craonne et la brocante de Cormicy. Le but, pour Stéphanie Jallu, responsable des achats, est désormais de commercialiser cette innovation, qui peut être louée ou achetée. Les collectivités locales et territoriales vont être contactées avec, outre l’argument esthétique, des liens solides avec des transporteurs. La demande est forte en Ile-de-France, vu la densité de population, mais Capremib lorgne aussi la braderie de Lille.

L’entreprise Capremib de Cormicy fabrique et commercialise   un bloc de béton destiné  à protéger des intrusions


L’entreprise, qui compte 106 salariés, dispose de son propre atelier de ferraillage. Chaque année sont fabriqués 20.000m3 de structures en béton, soit 50.000 tonnes.

Les armatures de fer intégrées aux structures de béton permettent de les solidifier. Parmi les clients de Capremib : Bouygues, Elffage, Réseau ferré de France, et parmi ses réalisations : des tunnels pour le tramway dans les Yvelines, le terminal méthanier de Dunkerque, des murs anti-bruit (avec du béton auquel sont ajoutés du bois ou du caoutchouc) partout en Ile-de-France ...

Anne DESPAGNE

Extraits de l' union du 01/06/2017

  

    

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Google va vous former gratuitement à Reims

Le géant des moteurs de recherche organise conférences et ateliers les 2 et 3 juin.


Parmi les conférences qui seront proposées comme à Angers dernièrement : naviguer en toute sécurité sur internet. Google

Vous n’êtes pas très à l’aise avec internet ? Réjouissez-vous : Google, le géant des moteurs de recherche, vient à votre secours. L’entreprise organise ces vendredi 2 et samedi 3 juin des formations gratuites au centre des congrès de Reims. Le vendredi, ce sont plutôt les (petites) entreprises qui sont attendues, le lendemain, plutôt le grand public. L’entreprise, dont l’activité dépend de l’utilisation de la « toile » numérique, y trouve bien sûr son intérêt. En tout cas, pas besoin de s’inscrire, ni de réserver.

1 - Ce que l’on pourra faire

Augmenter la visibilité en ligne d’une entreprise, développer des compétences, surfer en toute sécurité sur internet ou découvrir les dernières innovations technologiques; une vingtaine de moniteurs seront présents pour répondre aux questions.

2 - Des stands

Réalité virtuelle avec le Google cardboard & Tilt brush. Les innovations des entrepreneurs locaux : Bazam, 3D Morphoz, City in my bag, Walking way.

3 - Des conférences

Quelques exemples: Penser numérique et comprendre le consommateur (2 juin de 10 à 11 heures); de´velopper son entreprise gra^ce au re´fe´rencement naturel (11 heures à midi); inte´grer le mobile dans sa strate´gie numérique (midi à 13 heures); construire sa marque et raconter une histoire sur internet (13h30 à 14h30). Et pour le grand public le samedi: naviguer en toute sécurité sur internet (13h30 à 14h30); les outils nume´riques au service de votre recherche d’emploi (14h30 à 15h30); de´velopper son audience sur YouTube (15h30 à 16h30).

4 - Les motivations de Google

  « Le numérique est porteur de formidables opportunités pour la France, déclare l’entreprise américaine, qui a déjà proposé le même type de journées de formation à Angers pour l’Ouest du pays ; la France peut gagner jusqu’à 10% de PIB d’ici 2025 si elle prend le virage du numérique (étude Roland Berger, janvier 2017), on estime à 50 000 le nombre d'emplois à saisir dans le numérique en se formant aux fondamentaux d'internet, rien qu'en 2017 (étude du ministère du Travail). »

 Antoine Pardessus

Formations numériques, gratuites et sans réservation, vendredi 2 et samedi 3 juin au centre des congrès de 9 à 18 heures

 Extraits de l' union du 30/05/2017

  

    

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La très convoitée réserve parlementaire

Les députés disposent d’une enveloppe pour aider les associations et communes de leur circonscription.


Pour l’année 2016, l’attribution de la réserve parlementaire, au niveau national, s’est élevée à 81,86 millions d’euros. AFP

1 - Qu’est-ce que la réserve parlementaire ?

C’est un petit trésor de guerre dont l’utilisation est longtemps restée opaque. La réserve parlementaire est un ensemble de subventions publiques votées à l’Assemblée qui permettent aux parlementaires de soutenir, comme bon leur semble, des investissements de proximité décidés par des collectivités locales et des activités menées par des associations. « Dès son élection à la présidence de l’Assemblée nationale, en juin 2012, le président Claude Bartolone a souhaité mettre fin à l’opacité totale de ce dispositif en faisant en sorte que la réserve parlementaire réponde à des règles d’équité et de transparence »,indique l’Assemblée nationale. «  C’est ainsi, pour la première fois, qu’a été mis en ligne à la fin du mois de janvier 2014 le tableau retraçant l’utilisation de la réserve parlementaire en 2013. » Cette décision a été étendue aux deux assemblées dans la loi relative à la transparence de la vie publique.

2 - À combien s’élève-t-elle ?

Chaque parlementaire, de la majorité comme de l’opposition, peut proposer l’attribution de subventions à hauteur de 130.000 euros en moyenne, la répartition entre les députés relevant de chaque groupe politique. Cette somme est doublée pour les vice-présidents de l’Assemblée nationale, les questeurs, les présidents de groupe, les présidents de commission tandis que le président de l’Assemblée nationale dispose de 520.000 euros. Pour l’année 2016, l’attribution de la réserve parlementaire s’est élevée à 81,86 millions d’euros, sur les 90 millions votés en loi de finances. Le reliquat, soit 8,14 millions d’euros, a été reversé au budget de l’État.

3 - Comment s’en sont servis nos députés ?

Si l’on se réfère aux documents mis en ligne par l’Assemblée nationale, les députés de l’Aisne, de la Marne et des Ardennes ont tous utilisé la réserve parlementaire pour des sommes qui avoisinent la moyenne, soit autour de 130.000 euros. Un peu moins dans l’Aisne pour Jacques Krabal (108.232 euros) et dans la Marne pour Philippe Martin (104.000 euros). Vice-présidente de l’Assemblée nationale, Catherine Vautrin a disposé d’une enveloppe plus importante. Elle a ainsi distribué l’équivalent de 237.000 euros en 2016.

Les députés ont par ailleurs des méthodes différentes de répartition de leur enveloppe. C’est parfois l’occasion d’aider des communes d’élus amis même sils s’en défendent. Il y a ceux qui essayent d’en donner au plus grand nombre comme dans les Ardennes où Jean-Luc Warsmann a subventionné 66 dossiers (dont 46 à 1 000 euros), Bérangère Poletti et Christophe Léonard n’étant pas en reste avec 55 dossiers chacun. Dans l’Aisne, Jacques Krabal a aidé 41 dossiers. En revanche, dans la Marne, Philippe Martin a concentré ses subventions sur 14 projets, Arnaud Robinet sur 18. Les autres tournent entre 24 et 26 dossiers.

Impossible de donner ici le détail des projets subventionnés. Les plus petites sommes commencent à 500 euros avec Jacques Krabal pour l’acquisition d’un vidéoprojecteur pour la classe de Paars ou encore Jean-Louis Bricout pour l’acquisition d’un drapeau « Anciens Combattants ». C’est Marie-Françoise Bechtel qui a donné la plus grosse somme en 2016 : 33.700 euros à la commune de Vézaponin, au nord-ouest de Soissons, pour l’enfouissement des réseaux électrique, d’éclairage public et téléphonique.

 Grégoire Amir-Tahmasseb

 Extraits de l' union du 27/05/2017

  

    

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Une vitrine pour la Montagne de Reims


«
Ici, on insiste sur l'esthétique, l’apprentissage, L’immersion ... Tout est fait pour que le client puisse vivre la Champagne, consommer le champagne », se réjouit Natalie Spielmann. « Il peut déguster, cracher, grignoter, prendre des notes et rencontrer des vignerons... » M.D.

« On visait 40 vignerons. on s'est retrouvé avec 48 et d'autres nous déposent encore des échantillons ! »
Nathalie Spielmann

Lui est un caviste reconnu, patron des Caves du Forum à Reims, elle est enseignante chercheur en marketing à Neoma, engagée depuis 3 ans aux côtés du directeur de l'office de tourisme pour rendre la ville de Reims davantage attractive. Fabrice Parisot et Nathalie Spielmann sont désormais, en sus, les heureux fondateurs de Prise de Mousse, un magasin-bar à champagne lové au pied de l'église romane de Rilly-la-Montagne. L'idée a germé dans l'esprit du couple il y a un peu plus d'un an, lorsqu'un local s'est libéré dans le village, où il réside. Le lieu idéal pour mener à bien leur projet, imaginé, certes, pour assouvir leur « passion », mais aussi et surtout combler ce « manque d'offres œnotouristiques dédiées à la Montagne de Reims » qui les préoccupait tant. Ensemble, ils ont su convaincre les vignerons de Rilly, puis ceux des villages voisins de les rejoindre.

« On visait 40 vignerons, on s'est retrouvé avec 48 et d'autres nous déposent encore des échantillons ! » se réjouit Nathalie Spielmann. « On ne leur pique pas de ventes, on prend le relais. Ils ont tout de suite  adhéré à ce projet fédérateur; ancré dans un esprit convivial. » Dont l'objectif est clairement affiché : faire connaître les spécificités des terroirs de la Montagne de Reims. « On ne vend pas des bouteilles, mais un travail des gens, l'identité d'un vigneron », poursuit Mme Spielmann. Ainsi, le client peut-il, à Prise de Mousse, « panacher» ses achats de bulles en se référant aux fiches de dégustation élaborées en français et en anglais par les patrons, qui se sont entourés de deux jeunes sommeliers, Nicolas et Thibault, pour animer ce lieu dédié aux bons produits. « Il repart ainsi avec sa caisse et son dossier pour se souvenir de son expérience et la partager avec ses convives ... » Avant cela, il aura pris le temps de déguster l'une des 175 références de champagne et vin différents, provenant de plus de 20 villages de la Montagne de Reims. Des cuvées soigneusement choisies - de 6 E à 13,50 € la coupe, et de 15 à 260 € la bouteille - émanant de grands noms, comme des plus petits. Le magasin-bar offre aussi une restauration légère (assiettes de charcuterie, fromage et saumon Champenois), des softs, ainsi qu'un rayon de produits locaux en libre-service comme le miel de Rilly, la moutarde au safran, le foie gras ou les rillettes de canard au ratafia. Une formule « pique-nique » permet, en outre, de déguster tous ces mets gourmands dans la forêt ou le vignoble, plutôt que dans la petite boutique cosy, où les propriétaires, parents d'enfants en bas âge, ont tout prévu pour occuper les bambins pendant que leurs parents profitent d'un délicieux moment.

Marion DARDARD

Prise de Mousse, 23, rue de Reims 11 Rilly-la-Montagne. Ouvert du jeudi au lundi, de 10 heures à 11 h 30 et de 15 h 30 à 20 heures. Information sur www.prisedemousse.com et au 0326021150

 

Extraits de l' union du 13/05/2017

  

    

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Une nouvelle alternative à la cigarette

Philip Morris lance un-produit à base ~e tabac « chauffé » présenté comme moins nocif que la cigarette


Le fabricant l'affirme le tabac est moins nocif car Il est seulement chauffé et non brûlé.

Face au recul des ventes de cigarettes (-45 % en France depuis 2000), les industriels travaillent depuis des années sur des alternatives, parmi lesquelles des produits du tabac « sans fumée ». Contrairement aux cigarettes électroniques, qui fonctionnent avec un liquide qui peut renfermer de la nicotine, ces produits contiennent bien du tabac. Mais ce dernier est chauffé (jusqu'à environ 300°, selon les dispositifs), générant une « vapeur de tabac » sans atteindre la température de combustion (environ 850°)

L'AVERTISSEMENT DES PNEUMOLOGUES

Japan Tobacco International (JTI) a ainsi lancé la Ploom, un appareil en forme de stylo qui chauffe des petites capsules de tabac à usage unique, commercialisé en France depuis 2014. British Arnerican Tobacco (BAT) teste au Japon et en Suisse une « chaufferette » rectangulaire baptisée Glo, dans laquelle on insère des bâtonnets de tabac.

Le groupe le plus avancé sur ce nouveau marché est Philip Morris, présent dans 20 pays, avec IQOS, là aussi une sorte de stylo, avec des recharges en forme de cigarettes et une « lame chauffante contrôlée électroniquement », explique Tommaso Di Giovanni, directeur de la communication. Depuis le 2 mai, IQOS est vendu sur internet  (45 euros seul et 70 euros avec son chargeur) et les recharges sont disponibles, sous la marque Heets, dans 90 bureaux de tabac en région parisienne et neuf à Nice.

Avec IQOS, « il y a moins d'odeur, pas de cendres, pas de fumée », avance Tommaso Di Giovanni. De plus, ce produit a « un fort potentiel d'être significativement moins nocif qu’une cigarette conventionnelle », affirme-t-il, sur la base d'études internes, car l'utilisateur n'est pas exposé aux produits toxiques de la fumée de cigarette.

« Tout ça est absolument non avéré », avertit Albert Hirsch, professeur de pneumologie, car il n'y a pas encore d'études indépendantes et on n'a pas un recul suffisant sur ces produits. Ce produit est « fait pour créer de la dépendance », estime le Pr Dautzenberg. En effet, « une fois allumé, on doit prendre les 10 à 15 bouffées en cinq minutes » contrairement à une cigarette électronique.

Extraits de l' union du 50/10/2017

  

    

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« Self stockage » : la tendance américaine qui cartonne à Reims

Le self stockage, version moderne du garde-meubles débarquée tout droit des États-Unis, fait des émules en France. Reims n’y échappe pas, selon l’enseigne Homebox qui a souhaité revenir s’y installer …

L'ESSENTIEL

 •.- Le « self-stockage », version moderne du garde-meubles, très développée aux Etats-Unis, est en train de se démocratiser en France. Il s'agit de centres de box individuels accessibles 24 h/24.

•.- L'enseigne Homebox, qui avait disparu du paysage rémois il y a quelques années, a décidé de faire son retour, boostée selon elle par des demandes croissantes. Son nouveau hangar devrait ouvrir avant l'été rue Charles-Guggiari.

•.- Deux sociétés sont déjà lancées sur ce créneau du garde-meubles en libre-service dans le secteur: Je loue, Je range à Bétheny et Box Champenois à Champfleury.

•.- En parallèle se développe une autre tendance: celle de fa location, via le web, de cave, grenier ou pièce inoccupée entre particuliers

On connaissait le garde-meubles traditionnel pour stocker à long terme le buffet hérité de la grand-mère ou les cartons en trop du dernier déménagement. Avantage : un gain de place non négligeable dans l’appartement. Inconvénient : l’impossibilité de récupérer sur un coup de tête, en vue d’un repas entre copains prévu le soir même, le service en porcelaine déposé à l’abri. Et c’est bien pour ça que la pratique a du souci à se faire. Depuis quelque temps, le « self stockage », concept très développé aux États-Unis, bien intégré dans les habitudes de consommation outre-atlantique, est en train de lui voler la vedette. Avec ce système de box accessibles 24 heures sur 24, point d’immobilisation à long terme des biens, mais au contraire le plein contrôle des opérations 7 jours sur 7…

L’enseigne Homebox a fait de cette tendance sa spécialité, il y a 20 ans déjà. Mais a décidé de passer, ces derniers mois, à la vitesse supérieure avec la perspective d’atteindre les 90 centres de stockage dans l’hexagone d’ici à la fin de l’année. Car, selon elle, le self stockage, « qui n’était pas du tout dans les pratiques » des Français, commence sérieusement à se démocratiser.

L’aspect « sécurité » est primordial

Avec des demandes croissantes identifiées à Reims, la société a donc logiquement cherché à s’y réimplanter. Son hangar géant de 4 000 m2 (à terme) de box à louer pour stocker meubles, cartons et autres m3 en trop devrait ouvrir rue Charles-Guggiari, dans le quartier d’Orgeval, avant l’été, la forte période d’activité. « La haute saison démarre en mai et dure jusqu’à septembre-octobre », confirme Cyrielle Vandenbroucke, chargée de communication Homebox. « Car la première raison pour laquelle on fait appel à nos services, c’est le déménagement. » Et plus largement pour toute question de mobilité. Du salarié, muté six mois à l’étranger, à l’étudiant, en transit entre deux studios pendant juillet-août, les motifs qui suscitent les demandes sont divers. « Je vends un appartement pour un autre lieu d’habitation, que faire de mes affaires ? Il y a aussi, dans les raisons, le travail donc, ou encore le manque de place – c’est surtout vrai dans la région parisienne, mais pas seulement… Car aujourd’hui, beaucoup d’appartements n’ont plus de cave. Les gens sont en recherche d’espace pour stocker leurs affaires. » Mais pas n’importe comment. « L’aspect sécurité est très important », souligne la chargée de communication avant de détailler le fonctionnement du centre de self stockage. « C’est un garde-meubles ultramoderne, un grand espace avec des box propres, aérés, sans problème d’humidité, de différentes surfaces, de 2 m2 jusqu’à 15, 20 ou 30 m2 selon les besoins (surtout pour les professionnels). Ils sont fermés à clé avec le propre cadenas du client par une porte ou un volet roulant, et tous équipés d’une alarme, de même que tout le centre. »

Une société de télésurveillance veille au grain et se tient prête à intervenir à la moindre anomalie. Le client, lui, est doté d’un code personnel à la signature du contrat, qui lui permet d’activer et de désactiver l’alarme du centre, ainsi que celle de son box. En cas de doute ou de questionnement, il a toujours la possibilité de s’adresser à un salarié, présent pendant les heures d’ouverture de l’agence. « Quelqu’un est sur place pour vous aider dans les formalités administratives, vous faire visiter le centre, gérer l’exploitation au quotidien et apporter son aide », confirme Cyrielle Vandenbroucke. « Il y a également, dans le centre, du matériel de manutention et un petit magasin qui vend des cartons et du matériel d’emballage. » Bref, tout ce qu’il faut pour mettre à l’abri, dans de bonnes conditions, un pan de sa vie.

Près de 90 centres Homebox en France

Détenue par le groupe Rousselet (Taxis G7), l’enseigne Homebox, dont le siège est basé à Clichy (Hauts-de-Seine), a vu le jour en 1996. C’est à Paris intra-muros qu’elle a ouvert son premier centre, avant de s’implanter ailleurs en France, en visant les petites et moyennes agglomérations telles que Limoges ou Angers. Aujourd’hui, elle compte plus de 80 hangars et vise les 90 avant la fin de l’année. Elle détient aussi trois sites à l’étranger, dont un en Suisse, et nourrit des perspectives de développement en Allemagne et en Espagne. « Il y a encore un peu de travail en France, on essaie de couvrir de façon la plus homogène possible le territoire », note Cyrielle Vandenbroucke qui précise que l’enseigne se porte bien. « Le besoin de stockage est une demande croissante, c’est pour cela que nous avons un rythme de développement soutenu. »

3 QUESTIONS à


Mehdi OUAZZANI, Gérant de
« JE LOUE JE RANGE » à  BËTHENY

II n'y a pas la place pour trois

Vous étiez franchisé Homebox à vos débuts et êtes devenu indépendant. Comment percevez· vous le retour du géant du self stockage a deux pas de chez vous ?

La concurrence ne peut que faire du bien au marché, je suis pour. Mais c'est le N°1 en France, et nous sommes une TPE de quatre salariés, alors forcément je suis inquiet. D'autant que nos 550 box ne sont pas pleins. J'espère qu'il y a un potentiel de développement, mais selon moi, il n'y a pas la place pour trois. Si nous avions un projet d'extension, je comprendrais leur implantation. Ce n'est pas le cas. Je pense qu'il leur manque juste un petit drapeau sur la carte de France ! Les garde-meubles vont souffrir eux aussi (il y en a une dizaine à Reims). Quand on parlera de dynamique économique, il faudra noter ceux qui vont devoir fermer. Si Homebox décide de faire la guerre des prix ... ça va être dur car nous n'avons pas les mêmes moyens !

Comment comptez-vous lutter ?

Par notre dynamisme et notre connaissance du marché. Tout ce que promet Homebox, nous le faisons déjà depuis 9 ans. C'est nous qui avons créé le self stockage à Reims. Notre force, c'est le local. Nous sommes des vrais gens d'ici. Et quand vous amenez vos affaires quelque part, vous avez besoin d'être rassuré. C'est quelque chose que vous ne faites qu'une fois et demie dans votre vie selon les statistiques. Ce marché n'est pas en croissance sur Reims : il s'est construit pas à pas, nous l'avons éduqué. Nous avons aussi imaginé des services annexes au self stockage comme la mise à disposition de camionnette avec chauffeur, ou l'espace de coworking pour professionnels. Même si la majorité de notre clientèle reste les particuliers, qui recherchent une pièce en plus ; ou ceux en rupture de logement (maison pas terminée, divorce, héritage, étudiant en transit...). De la personne défavorisée qui stocke tout ce qu'elle possède, à celle qui peut se payer de l'espace supplémentaire pour y ranger des choses de valeur, en passant par les professionnels, nous louons des box de 1 à 50 m² à tous genres de profils. C'est plus souple qu'un garde-meubles classique et vous ne payez que la surface utilisée, les jours utilisés. En moyenne, les gens louent 6 m², pendant 6 mois.

Que pensez-vous des sites de stockage entre particuliers ?

Le stockage entre particuliers, ça ne fonctionne pas bien. Les plateformes orientent les clients vers le grenier de Gisèle, la cave d'André et prennent une commission. Sauf que c'est compliqué à gérer dans les faits pour les propriétaires, alors ils s'en détournent. C'est pourquoi les plateformes démarchent les garde-meubles et les self stockeurs pour référencer leurs locaux. Et comme 90 % de nos prospects viennent par le web ... Les acteurs indépendants tels que nous - comme les hôteliers avec Booking -, sommes condamnés à passer par elles, puisqu'elles occupent tous les espaces de référencement sur les moteurs de recherche (et n'ont aucune charge ! ). Ce mouvement est un danger pour la profession. Car on ne met pas ses affaires sur internet, mais bien dans un box en dur sécurisé avec des frais, des employés ... Dans ces conditions, on peut se poser la question de l'avenir des petits. Mais on résiste !

OUISTOCK.FR, JESTOCKE.COM, COSTOCKAGE.FR ... LE GARDE-MEUBLES ENTRE PARTICULIERS


Ces plateformes sur internet mettent en relation les gens qui ont de la place et ceux qui en ont besoin. M.O,

Que ce soit une pièce libre dans une maison, une cave ou un garage inoccupé, les particuliers sont nombreux à mettre en location tout ou partie d'un bien immobilier pour permettre à d'autres d'y stocker leurs affaires. Plusieurs plateformes de mise en relation ont décidé de surfer sur la tendance et d'occuper de plus en plus la toile. Elles sont trois, aujourd'hui, à s'être spécialisées dans le costockage entre particuliers : Jestocke, Costockage et Ouistock. Cette dernière plateforme, fondée par Simon Ryckembusch, a vu le jour en 2014, à Paris. « On s'est vite rendu compte que la demande était grandissante ailleurs en France car tout le monde a de l’espace disponible et tout le monde a besoin de place », indique-t-on du côté de la start-up, présente aujourd'hui dans plus de 2000 villes françaises. Dont Reims, donc, où, sur les quatre derniers mois, 4000 requêtes ont été comptabilisées par Ouistock, ce qui place la cité des sacres dans le top 15 des villes les plus demandées en France.

Il faut dire que la démarche est très simple : en un clic, les annonces défilent, avec la localisation, le nombre de m² disponibles et le prix. « Et dès qu'on loue via le site, qu'on soit locataire ou propriétaire, on est assurés », précise le site. Selon lui, le développement du phénomène s'explique par deux facteurs : « D'abord, les appartements sont trop petits aujourd'hui à Paris, et on n’a pas forcément moins d'affaires. En province, avec les enfants, ou les loisirs, il faut plus de place. » L'autre moteur du costockage entre particuliers, c'est le prix. « Deux à trois fois moins cher qu'un garde-meubles classique (NDLR: logique, puisque le service est différent, moins sécurisé, et pas géré par un professionnel).  Ii y a une opportunité flagrante, »

PRÈS DE 90 CENTRES HOMEBOX EN France

Détenue par le groupe Rousselet (Taxis G7), l'enseig1e, HOmebox, dont le siège est basé à Clichy (Hauts-de-Seine], a vu le Jour en 1996. C’est a Pans Intra-muros qu’elle a ouvert son premier centre, avant de s'implanter ailleurs en France evltant les petites et moyennes agglomérations telles que Limoges ou Angers. Aujourd’hui, elle compte, plus de 80 hangars et vise les 90 avant la fin de l’année. Elle détient aussi trois sites à l'étranger, dont un en Suisse, et nourrit des perspectives de développement en Allemagne et en Espagne. « Il y a encore un peu de travail en France, on essaie de couvrir de façon la plus homogène possible le territoire », note Cyrielle Vandenbroucke qui précise que l'enseigne se porte bien. « Le besotn de stockage est une demande croissante, c'est pour cela que nous avons un rythme de développement soutenu. »

La construction du hangar, rue Chartes Guggiari, va bon train (ci-dessus). Chez Homebox. on espère l'ouvrir avant l'été. Mehdi Ouauani, patron de Je loue Je range. allée du Buisson-Sarrazin à Bétheny. a lancé le self stockage à Reims il y a 9 ans (à gauche). Remi Wafflart

Les centres de self stockage sont placés sous vidéosurveillance. De quoi rassurer les clients qui y laissent un pan de leur vie pendant plusieurs mois, voire plusieurs années.

Marion Dardard

Extraits de l' union du 10/05/2017

  

    

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Infiltré à l'Elysée

Le journaliste Patrice Duhamel raconte le palais présidentiel où il s'est rendu ... cinq mille fois ! On apprend par exemple que Nicolas Sarkozy surveillait de près la télévision publique.


I.e président Valery Giscard d'Estaing (de dos) répond aux questions d' Yves Mourousl et Patrice Duhamel (avec la veste claire) le 14 juillet 1978. AFP

« Hollande ne se met pas vite en colère, mais on se souvient de deux éclats mémorables : sur Cahuzac et sur Macron »

Alors que le premier tour de l'élection présidentielle va livrer son verdict tant attendu eu craint par les uns et les autres, Patrice Duhamel et Jacques Santamaria publient une réédition. revue, augmentée et actualisée, quinquennat supplémentaire oblige, de leur ouvrage L'Élysée. Histoire, secrets, mystères paru aux éditions Plon, qui fut déjà un best-seller en 2012. Patrice Duhamel connaît particulièrement bien l'Élysée. « J'ai calculé qu'au cours de ma carrière, j'ai dû m'y rendre environ 5000 fois. Il n’y a que deux endroits de l’Élysée que je ne connais pas. Les appartements privés dont je n'ai visité qu'un seul salon, là où Mitterrand m'a offert un verre après un enregistrement télévisé. Et puis le fameux "PC Jupiter", le poste de commandement en cas d'attaque nucléaire. Je n'ai pu parcourir que cinq mètres du couloir qui y mène. » S'il fut d'abord journaliste politique, Patrice Duhamel (le petit frère de. l'autre journaliste politique Alain Duhamel) a aussi occupé des postes à responsabilité comme rédacteur en chef, puis à Ia tête de France Télévision. Il était le directeur général du président Patrick de Carolis. « C'était sous Sarkosy. Passionné de télévision, le Président nous convoquait jusqu'à trois fois par semaine dans son bureau pour nous donner ses recommandations ou nous engueuler. Du jamais vu ! « Il voulait "tenir" les télévisions. C’était sportif ! »

UN SALON TRÈS FRÈQUENTÈ

Jacques Santamaria, scénariste, réalisateur et ancien patron de France Inter, cosigne l'ouvrage. A l’exception des portraits des présidents de la III° République, la plupart des entrées de ce dictionnaire de l'Élysée ont été actualisées et enrichies. Tout y est, de l'histoire des différentes pièces, comme le fameux salon d'Argent chargé de la grande et de la petite histoire. C'est là que Napoléon signe son abdication le 22 juin 1815 après la défaite de Waterloo. C'est là que Félix Faure est victime d'un malaise mortel alors qu'il (hum)... « s'entretient » avec sa maîtresse en 1899. C’est de la que Louis Napoléon lance son coup d'État. Et c'est par ce salon qu’il détestait, que le général de Gaulle choisit de quitter l'Elysée après son référendum fatal celle de différents bureaux : cabinets, appartements privés et autres salons, jusqu'au salon doré, l'actuel bureau du Président. Jusqu'aux canards colverts de l'Élysée que Mitterrand demanda à Chirac d'épargner des crocs de son labrador. C'est même la dernière chose qu'il lui rappelle sur le perron du palais avant de partir ! Les deux auteurs évoquent bien sûr les présidents, mals aussi leurs colères homériques.

Chirac bien sûr, à la voix tonitruante qui passe aisément les doubles portes du bureau présidentiel. Un peu dans la veine du Général jamais avare d'un bon mot même en pleine colère, sans parler du remuant Nicolas Sarkozy. « Mitterrand avait la colère froide.Hollande ne se met pas vite en colère, mais on se souvient de deux éclats présidentiels : le jour des aveux de Jérôme Cahuzac et lorsqu'il apprend avec certitude qu'Emmanuel Macron va quitter le gouvernement et lancer sa campagne. »

LA POISSE DE HOLLANDE

Au, fond, qu'a-t-il manqué à François Hollande pour être un bon président ? « Je trouve qu'on a été un peu trop critique avec François Hollande. Sur le plan de la politique internationale ou en matière de lutte contre le terrorisme, il a été parfaitement au niveau et capable de prendre des décisions rapides et efficaces. En revanche, sur le plan de la politique intérieure, il n'a pas été au niveau. Ce n'est pas son intelligence qui est en cause, c'est un homme d'une grande vivacité intellectuelle, mais c'est sa capacité à arbitrer. Hollande a été trop imprégné par ses dix années à la tête du Parti socialiste et de cette habitude de vouloir chercher des synthèses, des compromis, un équilibre. Or, un président de la République. doit être capable de trancher, d'arbitrer, de gouverner, pas seulement de présider », analyse Patrice Duhamel, qui a une plus nette inclination envers Giscard. « C'est le Président que j'ai le mieux connu. Je l'ai suivi au plus près pendant sa campagne éleetorale. Je viens de faire un documentaire sur lui, où il m'a raconté tout son parcours. Je suis pour ma part assez impressionné par les deux premières années de sa présidence, où il a mené un grand nombre de réformes (dont le droit de vote à 18 ans), il a mené des initiatives européennes intéressantes et participé à la création du CS. Il n'y a, finalement, que sur l'affaire des diamants de Bocassa qu'il a mal communiqué. Pompidou fut aussi un grand président en matière de politique industrielle. Mitterrand a fait que la V° République conserve une grande stabilité. En campagne, Il a. tapé comme un boxeur sur de Gaulle qu'il a comparé au Duce, au Caudillo et même au Führer ! Mais. dès qu'il est arrivé dans la fonction présidentielle, il s'est coulé dans les habits constitutionnels gaullistes. Chirac fut grand pour son "non" aux États-Unis envers leur opération irakienne. Il a fait un magnifique discours au "Vel' d'Hiv" (où il a pour la première fois reconnu la responsabilité de l'État français dans la déportation et l'extermination de juifs durant la Seconde Guerre mondiale, ndlr) mais il n'a pas accompli de réformes profondes. Il était toutefois d'une grande proximité avec les Français. Avec Sarkozy, je l'ai dit, c'était ... infernal.  François Hollande a, lui, traîné un manque de chance, une poisse qui lui a valu lés gloussements de la sphère politicomédiatique française. Ainsi, notent les auteurs, lui qui a traîné comme un boulet cette image de Président en permanence rincé par la pluie a même eu droit à une ondée à l'intérieur de l'Élysée ! En plein milieu d'une conférence de presse réunissant tout le gratin de notre profession, il s'est mis à pleuvoir en plein milieu de la salle des fêtes. C'était juste une fuite d'eau dans le plafond ... mais elle rendit la malédiction tenace. »

DE "A" COMME ADRESSE À 'W" COMME WEEK-END

Ce livre extrêmement bien documenté recèle moult indiscrétions, bons mots et anecdotes drôles ou croustillantes sur les lieux, les locataires et leurs collaborateurs qu’il passe en revue, à la manière d'un dictionnaire. De A comme « adresse » (le fameux 55 rue du Faubourg Saint-Honoré à W comme « week-end », que peu de présidents passent à l’Elisée à l’exception de   Jacques Chirac, qui a réellement habité le palais présidentiel tout au long de ses deux mandats. Pas de lettre Z, car les auteurs ne délivrent de zéro pointé à aucun des présidents évoqués dans l’ouvrage, qui avaient tous des qualités parmi leurs défauts. « Cela dit, à part Giscard et Pompidou, aucun d’entre eux n'a tenu ses engagements, pas même le Général Gaulle, qui , en six mois a changé complétement d’avis sur l’Algérie. Mais il ne fallait pas comme maintenant multiplier les promesses de campagne. »

Pierre

Extraits de l' union du 30/04/2017

  

    

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La mort en direct

Il n'a jamais été aussi facile de mettre sur internet des vidéos filmées depuis son téléphone, y compris pour mettre en scène un meurtre. Cela devient un problème pour Facebook.


Facebook comptait en décembre plus d' 1,86 milliard d'utilisateurs. Archives AFP

« Je ne sais pas s'il y a une réelle solution humaine ou technique
Un expert

Lundi, un Thailandais de 20 ans a diffusé des images en direct sur le réseau social alors qu'il tuait son bébé avant de lui-même se suicider. La semaine précédente aux États-Unis, le « meurtrier de Cleveland » se donnait la mort après trois jours de traque. Cet homme de 37 ans avait abordé un inconnu dans la rue pour lui tirer dessus le dimanche de Pâques, et lui aussi publié la vidéo sur Facebook.

Le groupe a dénoncé des crimes « épouvantables » et « horribles », n'ayant « pas leur place » sur son réseau. Mais les images sont restées plusieurs heures en ligne avant qu'il ne les retire. Certains ont critiqué cette réaction jugée trop lente, se demandant même s'il ne faudrait pas désactiver l'application de diffusion en direct Facebook Live, un axe de développement stratégique important du groupe. Après l'affaire de Cleveland, le patron-fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a promis de « continuer à faire tout ce que nous pouvons pour éviter ce type de tragédie », mais concédé avoir « beaucoup de travail » en la matière.

À côté des meurtres, des viols ont été retransmis en direct sur Facebook. Trois hommes ont encore été condamnés cette semaine en Suède pour avoir participé à l'un d'entre eux, Plusieurs personnes, et notamment des adolescents, ont également choqué en filmant leur suicide avec Facebook Live ou des applications concurrentes comme Periscope (Twitter) et Live.me.

Tous les services en ligne laissant les internautes publier librement des contenus peuvent être confrontés au problème, mais Facebook est particulièrement vulnérable vu sa taille (1,86 milliard d'utilisateurs fin décembre), relève Lou Kerner, spécialiste des réseaux sociaux. Il n'y a « pas de solutions faciles », reconnaît-il. « Ils vont avoir du mal à empêcher cela d'arriver. La question, c'est à quelle vitesse ils peuvent retirer ce type de vidéos. »

TACHE TECHNIOUE TROP IMPORTANTE

La plupart des réseaux sociaux interdisent les contenus violents et choquants, mais vu l'énorme quantité de publications quotidiennes, ils comptent surtout Sur les signalements des internautes pour les débusquer. Facebook dit ainsi employer « des milliers de personnes » pour examiner « les millions d'éléments signalés chaque semaine dans plus de 40 langues », et dit s'efforcer d'accélérer cette procédure.

Il est en revanche peu envisageable d'instaurer Sur le réseau, comme sur certaines chaînes de télévision, un délai de diffusion de quelques secondes pour vérifier les images avant leur diffusion, souligne Roger Kay, analyste chez Endpoint Technologies Associates. Avec « plus d'un milliard de personnes connectées les unes aux autres », on est « bien au-delà de l'échelle de ce qu'un humain peut faire, explique-t-il, tandis que malgré les progrès de l'intelligence artificielle, « la technologie n'est pas bonne à ce point » aujourd'hui et créerait trop de « faux positifs. »

« Je ne sais pas s'il y a une réelle solution humaine ou technique. On peut punir les violations des règles mais certaines personnes s'en fichent », note-t-il, mentionnant par exemple les vidéos d'exécutions que des organisations comme l'État islamique (El) en diffusent depuis des années en ligne, ou simplement les gens « qui veulent avoir leur quart d'heure de gloire ».

RESPONSABILITÉ MORALE

Si Facebook n'est pas légalement responsable des actions des utilisateurs de sa plateforme, il « a la responsabilité morale d'apporter une réponse appropriée », estime Lou Kerner. Roger Kay rappelle néanmoins que toute édition des contenus publiés Implique « un jugement moral » sur ce qui relève ou pas de la liberté d’expression. « Je suis assez sûr que Facebook ne veut pas jouer ce rôle. » Le réseau marche d’autant pIus sur des œufs que s'il est jugé trop peu réactif aujourd’hui, il a à l’inverse été régulièrement accusé de censure dans le passé, comme quand il avait malencontreusement supprimé de plusieurs comptes sn Suède le cliche historique d’une petite Vietnamienne sous un bombardement au napalm, parce que l'enfant était nue. Il avait aussi créé une polémique l'été dernier aux Etats-Unis en retirant temporairement une vidéo montrant les derniers moments d'un Noir abattu par un policier et filmé en direct par le téléphone portable de sa petite amie. Mark Zuckerberg avait finalement jugé que les Images, bien que choquantes, devaient rester sur le réseau car « elles mettent en lumière la peur avec laquelle vivent chaque jour des millions de membres de notre communauté. »

Extraits de l' union du 28/04/2017

  

    

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Le jean du futur débarque sur les étals

Le mythique pantalon denim passe lui aussi à la version connectée et éco-responsable.


Oubliez les vieux Jeans, la futur est au denim connecté. Archives AFP

Une technologie quasi-nulle en termes de radiations
Romain Spinali

Un jean qui permet de trouver son chemin ou de trier ses mails, garde le corps à bonne température, affiche une fabrication plus éco responsable : le denim du futur s'invente entre nouvelles technologies et développement durable. Parmi les innovations présentées au Salon Denim Première Vision de Paris, un blouson waterproof, doté de bandes de panneaux solaires et d'un câble dans la poche, permet de recharger son portable. Pour ce projet, la créatrice de mode néerlandaise Pauline van Dongen a utilisé un denim fait de fils de jeans usagés.

Le fabricant brésilien Vlcunha Textil propose quant à lui une toile thermo-régulatrice qui maintient le corps à température constante grâce à une microfibre utilisée dans les vêtements de sport. Tandis que l'Américain Cone Denim défend la robustesse en recourant à une fibre technique qui sert notamment dans l'équipement des motards.

LAVAGE SANS EAU

La start-up française Spinali Design mise quant à elle sur un jean permettant, grâce à des capteurs insérés dans la ceinture et une connexion en Bluetooth à son smartphone, de s'orienter dans ses trajets quotidiens.

Une technologie quasi-nulle en termes de radiations Romain Spinali. « Vous entrez votre destination sur l'application, les capteurs vont vibrer à droite si vous devez tourner à droite, à gauche si vous devez tourner à gauche », explique Romain Spinali, responsable de l'innovation dans cette entreprise alsacienne qui a lancé en 2015 un maillot de bain connecté capable de signaler les risques de coups de soleil. Une technologie sans danger pour la santé car « quasi-nulle en , termes. de radiations » selon lui.

Le jean, fabriqué en France, est vendu 150 euros. Les concepteurs ont aussi prévu une fonction destinée à filtrer les courriels : « Il va se mettre à vibrer d'une manière différente selon que vous recevez un message de votre famille, de vos amis ou du travail, de manière à ce que vous ne soyez pas obligé systématiquement de consulter vos mails en week-end ou en vacances », décrit Romain Spinali. Le jean connecté est égaiement porteur d'avenir pour Google, qui travaille en partenariat avec Levi Strauss à la fabrication de vêtements permettant de commander des objets à distance grâce à un tissu spécial interactif.

Mais le jean du futur, pour de nombreux exposants, est aussi un vêtement plus respectueux de l'environnement. « Le consommateur demande plus de traçabilité et d'écologie, plus particulièrement dans le denim parce que c'est un produit un peu controversé, qui n'a pas toujours très bonne réputation, du coup les fabricants sont obligés de se mettre à des démarches plus écologiques », explique Marion Foret, chef de produits mode du salon, « Ils se mettent à utiliser du coton organique ou du coton qui est tracé, à faire des lavages qui n'utilisent plus d'eau, des teintures qui ne vont pas rejeter de polluants dans l'environnement », poursuit-elle.

Certains proposent des outils pour mieux informer le consommateur, comme le fabricant pakistanais Artistic Fabric MiIls, qui a développé une application pour retracer l'histoire du jean.

Extraits de l' union du 28/03/2017

  

    

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La « clause Molière » divise politiques et syndicats

Certaines régions, dont les Hauts-de-France, rendent impératif la maîtrise du français sur les chantiers. Pour la sécurité officiellement, mais aussi pour limiter le recours aux travailleurs détachés.


La région Grand Est n’a pas prévu de mettre en place cette clause qui dans les Hauts-de-France a déjà été appliquée à trois chantiers.

L'ESSENTIEL

 •.- Créée en 2016, en janvier, par un élu d'Angoulême, la clause Molière consiste en un ajout dans les contrats de chantiers publics stipulant que les travailleurs doivent maîtriser le français, « pour des raisons de sécurité », à moins de payer un interprète. Cela permet surtout d'éviter le recours aux travailleurs détachés, sans subir l’accusaticn de ‘discrimination. »

•.-  Plusieurs régions principalement de droite (Ile de France, Normandie, Auvergne-Rhône-Alpes … ), des villes (Montfermeil, Châlons-sur-Saône) ou départements (Haut-Rhin, Charente) ont depuis, décidés d’imposer l'usage du français sur les chantiers dont ils sont maîtres d’œuvre. Les Alpes-Maritimes devraient suivre prochainement.

C’est devenu depuis plusieurs jours un thème de la campagne prédentielle. Hier après-midi c’est au tour du Premier ministre de prendre position sur la « clause Molière ». Bernard Cazeneuve a vivement critiqué cette mesure qui vise à imposer le français sur les chantiers dans certaines régions mais qui s’apparente selon lui à « une clause Tartuffe » dont les promoteurs visent « à tirer profit électoral ». Le Premier ministre estime même que la clause serait « infailliblement condamnée » par « n’importe quel tribunal » car elle vise à faire obstacle à la concurrence d'entreprises étrangères faisant appel à des travailleurs détachés ». La légalité de la mesure est d'ailleurs à l'étude, le préfet d'Auvergne Rhône-Alpes ayant décidé de saisir la justice. Vice-président du conseil régional des Hauts-de-France, l'Axonais Christophe Coulon ne se voit pourtant pas comme un hors-la-loi potentiel. La Région a adopté il y a près d'un an, le 26 avril 2016, cette fameuse clause. Ce texte adopté par les élus, précise qu’afin « notamment de garantir la sécurité des travailleurs et visiteurs sur le chantier, ainsi qu’une parfaite compréhension des directives écrites et orales de la direction des travaux, l’ensemble des ouvriers ( … ) présents sur le chantier devra comprendre et s’exprimer en français. En cas d'impossibilité, le titulaire sera tenu ( ... ) de veiller à l'intervention d'un interprète traducteur. »

« Nous avons la volonté de favoriser les entreprises qui jouent le jeu, qui font fonctionner l’emploi local »
Christophe COULON, conseiller régional

La clause bientôt étendue à d’autres secteurs dans dans les HAUTS-DE-FRANCE

Pas un mot sur les travailleurs détachés dans le texte, mais Christophe Coulon ne cache pas la finalité de cette mesure. « L'objectif est de faire cesser le recours abusif aux travailleur détachés. Il y a quelques entreprises qui font de l'exception européenne, la règle. Le respect de la langue française est peut-être un prétexte mais c'est irréfutable en droit. » Cette clause Molière a déjà été appliquée pour trois marchés de la région (lycée à Doullens, réhabilitation d’une digue à Boulogne et des travaux au lycée hôtelier du Touquet). « Et il n’y a pas eu le moindre recours judiciaire contre ces marchés », souligne Christophe Coulon. D’ailleurs, l’exécutif des Hauts de France compte aller plus loin.Fin mars, il sera ainsi proposé aux conseillers régionaux d’étendre la clause, jusque-là réservée aux chantiers de gros œuvre, à tout ce qui concerne la maintenance et les fournitures.

Quand on lui parle de protectionnismes, Christophe Coulon préfère évoquer la « bienveillance ». Nous sommes des élus locaux et nous avons la volonté de favoriser les entreprises qui jouent le jeu, qui font fonctionner l’emploi local. »

« C’est peut-être un peu tiré par les cheveux, mais on va le faire et j'assume ! »

La clause Molière sera d'ailleurs mise en place pour le futur chantier pharaonique du canal Seine-Nord, ou les Hauts-de-France mettront sur la table 302 millions d'euros. « Elle devrait nous permettre d'éviter que le chantier du canal Seine-Nord ne devienne un nouveau symbole du travail détache », avait ainsi déclaré Xavier Bertrand, président LR des Hauts-de-France, lors d'une conférence de presse. « C'est peut-être un peu tiré par les cheveux mais, oui, on va le faire et j’assume ! » Du côté des entreprises, directement concernées par cette mesure, l'accueil est très favorable à la Capeb (Chambres des artisans et des petites entreprises du bâtiment).  « Au-delà même de la question des travailleurs détachés qui est un vrai débat, il y a un réel problème de sécurité sur les chantiers témoigne Dominique Hautem, électricien et président de la Capeb dans la Marne. J’al un exemple personnel sur un chantier d'hôtel près de Reims. S’Il était arrivé un problème à un de mes compagnon électriciens, et qu'il était le seul de l'entreprise à travailler sur ce chantier, il n'y avait personne d’autre qui parlait français et même anglais pour prévenir les secours. » Le professionnel de la Capeb voit donc d’un bon œil la mise en place d'une telle mesure.

Le MEDEF « mitigé » au plan national, favorable au niveau régional

Ce qui n'est pas forcément le cas du Medef. Du moins au plan national, Pierre Cattaz a, en effet confié ce mardi avoir un avis « mitigé » sur la clause Molière, mettant en garde contre la dérive nationaliste » à laquelle cela pouvait conduire. Localement le Marnais Bruno Arcadipane qui est président du Medef Grand Est y est plus favorable. « Je mettrais de côté l’aspec politique de la question. C'est un problème purement technique de compréhension de salariés qui entrent sur un chantier et qui doivent être capables de comprendre ce que le responsable leur dit mais également de lire tes panneaux mis à disposition, notamment pour le cheminement des salariés à travers les zones qui peuvent être dangereuses. Il y a, de plus, un distinguo à faire entre le détachement actuel qui est en train de se produire et le travail des immigrés de l'époque. Un travailleur détaché passe en moyenne 53 jours en France. Un travailleur immigré à ['époque venait s'installer en France. Lorsque l'on, vient pour travailler, vivre avec sa famille, on se met très vite au français. Lorsque l'on vient pour des passages extrêmement courts, on n'a aucune envie, aucun besoin fondamental de comprendre la langue du pays. C'est donc là où cette clause devient intéressante. »

Pour appuyer son discours en faveur de cette clause, le patron du Medef du Grand Est cite ce qui aurait pu être appelé la « clause Shakespeare ». « Dans l'aéronautique, tous les techniciens doivent parler anglais. Est-ce qu'on a fait une histoire aux travailleurs d'EADS ou d'Airbus parce qu'ils ont été dans l'obligation de parler anglais ? Non. Il ny a pas de polémique à faire, juste à bien encadrer tout ça. »

PAS À L'ORDRE DU JOUR DANS LE GRAND EST

 Le sujet a été évoqué lors d'une séance plénière du conseil régional, le 15 décembre dernier à Metz. « Nous avions fait une intervention pour demander la mise en place de cette clause, confirme le Marnais Thomas Laval, conseiller régional FN. La remise en question de la directive sur les travailleurs détachés fait d'ailleurs partie du programme de Marine Le Pen. » Le conseil régional du Grand Est n'avait pas suivi le FN à l'époque et cela ne semble toujours pas être à l'ordre du jour. Du côté de la Région on explique qu'il est difficile de se positionner sur une clause qui mette en avant le Français, alors que le Grand Est est une région transfrontalière avec, entre autres, un pays voisin d'une langue différente. De plus, le bilinguisme est promu dans le Grand Est. Difficile donc d'envisager une clause Molière.

 DES SANCTIONS SI LA CLAUSE N'EST PAS RESPECTÉE

Les Hauts-da-France n'ont pas mis en place une brigade de contrôle comme la région Auvergne Rhône-Alpes. Mais la bonne application de la clause Molière sera surveillée par les agents sur le terrain. Et des sanctions sont prévues le cas échéant. Après mise en demeure restée infructueuse pendant un délai de quinze jours, la Région sera en droit d'appliquer les sanctions suivantes : une astreinte de 150 euros par défaillance et par jour de retard, le recours à un interprète traducteur qualifié aux frais et risques du titulaire et la résiliation pour faute du marché.


UNE MAUVAISE RÉPONSE POUR LA CGT ET LA CFDT


Jérôme Dupont, CFDT Champagne-Ardenne. et Pascal Lattuada, responsable de la CGT des Ardenne
s.

 « Il faut certainement faire évoluer cette loi sur les travailleurs détachés mais cette « clause Molire » une mauvaise réponse. Certains veulent ainsi, par une mesure détournée, interdire les entreprises étrangères en France. Excusez-moi l'expression, mais tout cela pue parce qu'on sent bien monter le populisme en cette pertode eledorale. » Patron de la CFDTen Champagne·Ardenne, Jérôme Dupont ne voit pas d'un bon œil l'éventuelle mise en place d'une clause Molière dans le Grand Est. D'autant plus que pour le syndicaliste, il existe déjà des mesures efficaces, comme le fait d'exiger la presence d'interprètes sur les chantiers, ou encore pour les région de travailler au mieux-disant. Il faut aussi rappeler que nous sommes la première region de France en termes de travailleurs transfrontaliers. Nous sommes voisins avec quatre pays. « Que dirait-on si eux appliquaient les mêmes mesures ... »

Pour son homologue CGTdans les Ardennes, Pascal Lattuada, la « vraie question n'est pas celle des travailleurs détachés mais celle de faire que ceux qui viennent travailler en France soient soumis au même droit du travail que les autres. La clause Molière c'est une mauvaise réponse à une mauvaise question. On est malheureusement en train d'exacerber les côtés xénophobes de certains avec de telles propositions ... »

3 Questions à

Nicolas DHUICO
Député LR de l’Aube.

« Une des failles de la construction Européenne »

Le député champardennais fait partie des 27 parlementaires qui ont signé en 2016 un amendement « Molière » dans le cadre de la loi Travail.

•.- Pourquoi aviez-vous signé cet amendent ?

Avant tout pour défendre la langue française. J'étais déjà contre la loi qui a rendu possible l'enseignement en langue étrangère, des matières fondamentales dans les universités françaises. Je pense qu'il nous faut défendre le français, qui est Une langue extrêmement précise el mon souci vient du fait que nous sommes aujourd'hui, dans une faillite de la pensée, du langage. Donc par esprit de cohérence, j'avais cosigné cet amendement de mon collègue Yannick Moreau, considérant qu'il fallait défendre notre langue. L'autre raison de mon engagement est liée au fait que nous souhaitions un débat avec la ministre du travail sur un sujet qui est très important (la question de la langue française « essentielle » pour la compréhension des règles de sécurité sur les chantiers, ndlr). Elle avait dit qu'elle était d'accord avec les objectifs et qu'elle répondrait mais nous n'avions pas vraiment de réponse.

•.- Garantir la sécurité des travailleurs sur les chantiers grâce à la maitrise du français, n'est-ce pas qu'un moyen détourné pour essayer d'endiguer l'emploi massif des travailleurs détachés sur les chantiers ?

Pour moi, la grande faiblesse de la construction européenne actuelle, c'est bien la directive des travailleurs détachés. Alors, oui bien sûr, il y a bien dans cet amendement l'intention de lutter contre cette directive qui ne touche d'ailleurs pas que le bâtiment mâis aussi l'agriculture.

•.- Ne vaudrait-il pas mieux aménager cette directive européenne plutôt que d'en arriver à ce « protectionnisme » ou cette « discrimination » dénoncés par certains avec cette clause Molière ?

Sur le fond, vous avez raison. Encore une fois, cette directive est une des failles principale de la construction européenne. Elle est utilisée pour, in fine, baisser les prix du coût salarial et créer une concurrence extrêmement forte d'entreprises venues d'un peu partout, faute d'une Europe avec une réglementation sociale qui soit relativement homogène.

Par Grégoire Amir-Tahmasseb  

Extraits de l' union du 16/03/2017

  

    

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À Reims, Enedis bâtit son avenir

Enedis fait un bond en avant avec la construction d’un nouvel immeuble décloisonné et respectueux de l’environnement. Il remplace les anciens bureaux, obsolètes. Livraison cet été.


Le nouveau site d’Enedis a été imaginé par l’agence CDA Architectes, toulousaine tout comme le constructeur, le groupe GA

LA PART BELLE AU NUMÉRIQUE

 « On a souhaité favoriser les outils numériques actuels, la mobilité numérique, pour travailler dans différents espaces, et faciliter les connexions », précise Gauthier Patte, d'Enedis Champagne-Ardenne, pilote opérationnel du projet rémois. Avec 25 sites et 900 salariés en région, Enedis a aussi besoin de « créer du liant, du lien entre les collaborateurs », ajoute Hélène Milot, d'où l'idée de pourvoir les nouveaux locaux d'écrans connectés. Des locaux qui seront ouverts aux partenaires externes pour partager des savoir-faire.

Il a failli filer à Bezannes. Mais c’est finalement bien à Reims, sur son site actuel du 2, rue Saint-Charles, en face des Magasins Généraux, dans « un secteur en pleine évolution »comme se plaît à le rappeler le maire Arnaud Robinet, que le nouvel immeuble d’Enedis est en train de sortir de terre.

Invités hier midi à la pose de la première pierre, les officiels ont, en réalité, découvert un chantier fort avancé. Et pour cause : le procédé de construction utilisé pour bâtir ce nouvel immeuble de 6 000 m2 destiné à accueillir les 300 collaborateurs du site rémois, est particulièrement innovant avec ses éléments préconçus et livrés par camions sur le chantier (lire par-ailleurs). Suffisamment d'ailleurs pour pousser Catherine Vautrin, lors de son allocution, à vanter les mérites du Grand Reims qu'elle préside, afin de donner envie au président du groupe toulousain GA, en charge de la réalisation de ce projet, d'y implanter une usine.

DES ESPACES DE TRAVAIL OUVERTS

 C'est donc au mois de juillet, moins d'un an après le lancement du chantier, que les salariés pourront prendre possession de leurs nouveaux bureaux. Fini les espaces cloisonnés, datant des années 70, « et qui n'étaient plus du tout adaptés », rappelle Hélène Milot, directeur régional d'Enedis Champagne-Ardenne. Désormais, les espaces de travail se voudront ouverts, partagés par chaque salarié, quel que soit son statut au sein de l'entreprise. « Les modes de travail ne correspondaient plus, et les caractéristiques techniques du bâtiment ne répondaient plus aux exigences du développement durable », poursuit Mme Milot. « Enedis, en tant que vecteur de la transition énergétique, souhaitait un bâtiment dans lequel ses équipes se sentent bien et qui représente cet engagement. » Au-delà du projet immobilier, cette construction est donc aussi l'occasion pour Enedis de remanier son projet managérial. Ainsi, les agents se trouveront-ils « transposés dans des modes de travail de demain, plus ouverts, collaboratifs, participatifs. » Les espaces communs devront faciliter « la créativité, le partage », et permettre à tous de « phosphorer sur de nouveaux projets. » Avec, en ligne de mire, la création d'innovations. « Grâce à ce projet, on va transporter nos collaborateurs dans un environnement de travail moderne et tourné vers l'avenir », a conclu Mme Milot, ravie de cette réalisation, perçue par tous comme le « porte-drapeau » précurseur de la future transformation du Port-Colbert.

 
3 Questions à
 

Sébastien MATTY -  Pdt du groupe GA

 « Un gigantesque Meccano »

•.- Comment est née votre collaboration avec Enedis ?

Enedis a lancé une consultation. On s'est associés à la Foncière des Régions qui est propriétaire de l'ensemble du site et d'autres d'Enedis en région, et on a réfléchi à un projet.

•.- Quel est le calendrier du chantier ?

La particularité est que l'on intervient sur un site en exploitation. On a donc fait rentrer le projet en le phasant. On a démoli, dès septembre, un premier bâtiment non utilisé par Énedis, là où on construit l'immeuble de bureaux. Sa construction a débuté en décembre pour une livraison en juillet. Ça va très vite. Lors de la seconde phase, les équipes vont déménager dans le nouveau bâtiment, on démolira l'ancien immeuble qu'elles occupaient, pour y installer des places de parking et un deuxième immeuble de 2000 m² dédié aux activités techniques d'Enedis. L'ensemble sera achevé en mars 2018.

•.- Quelles sont les particularités de cette rêalisation ?

C'est un immeuble de bureaux aux derniers standards de conception et de confort. Particularité : il a été conçu numériquement. Les éléments qui le composent sont fabriqués dans nos usines de Rouen, Laigle et Colmar, transportés par camions et montés ici par des équipes très réduites. Le gros œuvre est bâti en deux mois par une équipe de quinze personnes ! Pour un immeuble de 6000 m², c'est remarquable. Il va se passer la même chose pour les menuiseries en aluminium et les équipements de traitement d'air. Tout est préfabriqué puis monté ici. C'est comme un gigantesque Méccano©. On construit un immeuble de bureaux à la manière d'un industriel automobile. Certifié HQE, il fait la part belle au confort pour ses utilisateurs, d'un point de vue thermique, acoustique, dans la qualité des espaces, volumes et luminosité également. Il bénéficie d'un système de pilotage technique intégré c'est-à-dire qu'il se gère seul, les consignes étant rentrées en début d'exploitation.

 Extraits de l' union du 02/03/2017

  

    

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La menace des retours de djihadistes de Syrie et d'Irak

Des milliers de volontaires de l'El qui, rentrés dans leurs pays, vont pour longtemps être une menace majeure.


Les vétérans du jihad : syrien et irakien ont commencé à prendre le chemin du retour et posent aux services spécialisés un problème insoluble. AFP

Les estimations occidentales font état de 25.000 à 30.000 combattants étrangers qui, attirés par les appels au jihad, ont rejoint ces dernières années les terres du « califat » auto proclamé. Si certains y ont trouvé la mort et d'autres continuent à y combattre, un mouvement de retour vers les pays d'origine s'amplifie, alors que l'EI perd du terrain sous les assauts de la coalition internationale. « Le flot de combattants étrangers vers le califat, qui était d'environ deux mille par mois l'an dernier, s'est l'pratiquement tari », assure Albert Ford, de ta New America Foundation. « Mais ce n'est que la moitié de l'histoire : que fait-on avec les vingt-cinq à trente mille gars qui sont en Syrie ou qui y ont été et vont rentrer ? C'est un problème qui n'est pas près de disparaître. »

En Europe, les interrogatoires menés par les services spécialisés ou les interviews par des journalistes auprès de volontaires rentrant de Syrie ou d'Irak montrent que, s'ils assurent toujours avoir renoncé à l'action violente, nombreux sont ceux qui conservent de fortes convictions islamistes. « La suppression totale de l'El sur le terrain n'a rien à voir avec ce qui va se passer dans les pays occidentaux », assuré Marc Sageman, psychiatre et ancien agent de la CIA au Pakistan pendant le jihad antisoviétique. « II y aura toujours des gens qui vont se considérer soldats pour cette communauté musulmane imaginée (et non pas imaginaire) et vont vouloir organiser des attentats. » « Le problème, poursuit-il, « c'est qu'il ne faudrait pas faire basculer dans le terrorisme, par une politique de répression excessive, des jeunes qui sont partis là-bas à la suite d'une erreur de jeunesse, attirés par le romantisme du jihad ».

ERDOGAN APPELLE TOUTES LES PARTIES À RESPECTER l'ACCORD DE CESSEZ-LE-FEU

Le président turc  Recep Tayyip Erdogan à appelé, hier, toutes les parties à respecter l'accord.de cessez-le-feu à Alep pour permettre la poursuite de l’évacuation des quartiers-est de cette grande Ville du nord de la Syrie. L'évacuation d'Alep-Est fait partie d'un accord de cessez-le-feu négocié par Moscou et Ankara, entré en vigueur jeudi après l'échec d'une première tentative la veille. Elle a néanmoins été suspendue hier par le régime syrien qui accuse l'opposition de ne pas avoir respecté les termes de l'accord. Déclenchée jeudi, l'opération d'évacuation devait durer plusieurs jours et, une fois terminée, permettre au régime de proclamer la reprise totale de la deuxième ville de Syrie et d'ainsi enregistrer sa plus importante victoire dans ce conflit qui dure depuis 2011.

 Extraits de l' union du 17/12/2016

  

    

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 Galileo prend son envol demain

Avec le système de géolocalisation Galileo, lancé demain, l'Europe concurrence les États-Unis.


Le programme Galileo, d'un budget de plus de 10 milliards d'euros, a été lancé en 1999 par l'Union européenne et devrait être totalement opérationnel en 2020, AFP

Trouver une station-service, un Pokemon voire un amant à  proximité: l'Europe veut prendre toute sa place dans la géolocalisation, toujours plus présente dans notre quotidien, en lançant demain les premiers services de son système de navigation, Galileo.

10 % du PIB européen dépend des systèmes de positionnement par satellites, et d'ici 2030 ce pourcentage pourrait grimper à 30 %, selon Ie Cnes, l'agence spatiale française.

UNE PRÉCISION IMBATIABLE

Une poignée de privilégiés, possesseurs des quelques smartphones équipés de la puce, adéquate pourront utiliser dès demain les premiers signaux des satellites Gali!eo, selon la Commission européenne. Mais la grande majorité va devoir encore attendre l'arrivée en masse de produits compatibles, encore rares : smartphones, montres connectées, voiture.

Le principal atout promis par le système européen par rapport à ses rivaux américain (GPS), russe (Glonass) et chinois (BeiDou) : un positionnement d'une précision inégalée, de J'ordre du mètre, voire de quelques centimètres pour le service payant. « Avec le GPS on sait où un train se trouve sur la carte de France, avec Galileo on sait sur quelle voie il se trouve », affirme Jean-Yves Le Gall, le président du Cnes, l'agence spatiale française.

Il faudra attendre 2020 - date à laquelle une trentaine de satellites (contre une quinzaine actifs aujourd'hui seront en orbite - pour que le système européen puisse offrir sa meilleure précision sur tout le globe.

Extraits de l' union du 14/12/2016

  

    

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CE QUI CHANGE AU 1er JANVIER 2017

De nombreux changements vont intervenir en janvier dans la vie quotidienne des Français.

Les sacs plastique très fins, déjà bannis des caisses des commerces depuis juillet,

Interdiction du surteintage des vitres avant des voitures sous peine de 135 euros d'amende

L'employeur pourra envoyer les bulletins de paie sous forme électronique

1 - PLATS CUISINÉS

Au-delà de certains seuils (S % de viande, 50 % de lait), les plats cuisinés devront obligatoirement mentionner l'origine de ces ingrédients. Seules les préparations 100 % viande française ou 100 % lait français pourront porter l'étiquette Produit d'origine française.

2 - SACS PLASTIOUE

Les sacs plastique très fins, déjà bannis des caisses des commerces depuis juillet, le seront des rayons fruits et légumes. Sont autorisés les sacs faits d'un mélange plastiqué-amidon, en papier, en tissu ou en plastique épais

3 - PESTICIDES

Les pesticides, fongicides et insecticides ne seront plus en vente libre. Et ils nf' pourront plus être utilisés pour l'entretien des espaces publics, à l'exception des terrains de sport et des cimetières.

4 - CONGÉ POUR AIDER UN PROCHE

Les salariés qui aident un proche malade, âgé ou handicapé, peuvent bénéficier d'un congé sans solde d'une durée de trois mois, renouvelable une fois sans avoir à justifier d'un lien d~ parenté.

5 - DON D'ORGANES

Les personnes qui refusent dedonner leurs organes après leur décès peuvent s'inscrire en ligne sur le registre national des refus, et non plus seulement par courrier'posral, Elles peuvent aus- . SI exprimer leur volonté à leurs proches

6 - SMIC ET MINIMA SOCIAUX  

Le salaire minimum horaire passera de 9,67 à 9,76 euros brut, SOit un total de 11 euros net par mois en plus pour un temps plein. La demande de Revenu de solidarité active (RSA) se fera via le site internet de la caisse d'allocations familiales sans avoir à fournir de justificatif. Et le montant sera ajusté tous les trois mois,

7 – DIVORCE

 On pourra se passer de juge pour se sé- parer de son conjoint par consentement mutuel. Une convention de divorce : contresignée par les avocats et enregistrée chez un notaire, suffira.

8 - ASSURANCES

La taxe prélevée sur chaque contrat d'assurance (auto, habitation ... ) pour indemniser les victimes du terrorisme sera relevée de 4,30 à 5,90 euros.

9 – TABAC

Généralisation des paquets de Cigarettes « neutres », sans logo, à tous les types de tabac : mini paquet, cigarettes slim, cigarettes au goût de menthe ou de fruit.

10 - TIERS PAYANT CHEZ LE MÉDECIN

Les médecins ne pourront pas refuser· aux femmes enceintes et personnes souffrant d'une affection de longue durée la dispense d'avance des frais remboursés par la Sécu (ce sera le cas en novembre pour tout le monde). Ils garderont le choix d'appliquer le tiers payant pour la part mutuelle.

11 – SORTIE D’HOPITAL

Les hôpitaux et cliniques devront remettre au patient qui sort une « lettre de liaison » (synthèse médicale du séjour, traitements reçus, ordonnance de sortie, etc.) pour assurer la continuité des soins.

12 - GAZOLE, POLLUTION

Le litre de gazole augmente de 1 centime, celui d'essence baisse d'autant pour réduire l'avantage tarifaire du gazole, cancérogène. À Paris, les vignettes identifiant de couleurs différentes les véhicules en fonction de leur niveau de pollution seront obligatoires à partir du 16 janvier, y compris pour les motos.

13 - INFRACTIONS ROUTIÈRES

Les entreprises devront communiquer le nom de leurs salariés ayant commis une infraction au code de la route avec les véhicules de société.

14 - VITRES SURTEINTEES

Interdiction du surteintage des vitres avant des voitures (latérales et pare-brise) pour sauf pour les personnes malade la peau et les véhicules blindés sous peine de 135 euros d'amende et un retrait de 3 points.

15 - BULLETIN DE PAIE

L'employeur pourra envoyer les bulletins de paie sous forme électronique, sauf opposition du salarié. Ils seront consultables sur le site internet du Compte personnel d'activité.

16 – GAZ, EAU

La facture de gaz des 5,8 millions de clients d'Engie (ex-GDF Suez) augmentera de plus de 5%. Les fournisseurs d'eau devront mentionner le prix au litre (hors abonnement) sur les factures.

17 - BONUS A L’ÉLECTRIOUE

Bonus de 1.000 euros pour l'achat d'un véhicule deux ou trois roues motorisé électrique. Maintien de celui de 10.000 euros quand on remplace une vieille voiture diesel par une électrique.

18 - SERVICES A DOMICILE

Le crédit d'impôt dont bénéficient les actifs et retraités imposables employant un salarié à domicile est étendu à tous et notamment aux retraités non imposables. Les ménages concernés recevront un chèque du Trésor public en 2018 pour les dépenses engagées en 2017.

19 - AIDE AUX JEUNES

Généralisation à toutes les régions de la garantie jeunes, un accompagnement renforcé d'une durée d'un an, avec 460 euros d'aide par mois. Ouvert aux jeunes qui ne sont ni étudiants, ni salariés, ni stagiaires.

Le casque va être obligatoire à vélo pour les enfants de moins de 12 ans a compter du 22 mars, aussi bien au guidon qu'en tant que passager (Ci-dessus). Les péages vont augmenter on moyenne de O,7S% au 1er février (en haut au milieu) De nouveaux radars permettant de constater plusieurs infractions vont voir le jour cette année (en haut àgauche).

3 QUESTIONS à

ALAIN JARLAUD AUTOMOBILE CLUB CHAMPAGNE-ARDENNE

« Ne pas abuser des sanctions »

Les mesures prévues en 2017 vont-elles dans le bon sens ?

Si l'on prend le retrait des points pour les conducteurs de véhicules de société, c'est, je pense, une juste chose. Il n'y a pas de raison que certains puissent échapper à la loi. Quand vous prenez des cadres qui ont des beaux salaires, s'ils ne paient qu'une amende, cela n'a pas beaucoup d'effet sur leur comportement. Cela incitera peut-être certains à lever le pied. Il ne faut pas oublier que les accidents mortels, en termes d'accidents du travail, c'est quand même surtout en voiture qu'ils ont lieu. Après, comme toujours, il faut ramener tout cela à sa juste valeur et ne pas oublier de faire de la pédagogie, de la formation au niveau des entreprises comme : organiser des stages. Je suis partisan quand on alourdit une sanction, de faire un accompagnement pédagogique à côté, La sanction est une chose, mais il ne faut pas en abuser.

On devrait également voir arriver les radars «multifonctlon » qui pourront prendre plusieurs Infractions en même temps ...

Il faut bien reconnaître que les radars ont fait baisser le nombre de victimes sur les routes, Après ce que je reproche un peu, c'est qu'on a tendance à les multiplier et pas forcément aux endroits les plus accidentogènes. Je n'irais jamais rien dire contre le radar du Craon de Ludes, dans la Marne quand on sait le nombre d'accidents qu'il y a dans ces deux ou trois virages. Il ne faut pas hésiter à en mettre dans ce type d'endroit. Par contre, en mettre entre Reims et Troyes sur l'A26, en pleine ligne droite, en bas d'une petite descente, on a l'impression que c'est plus pour faire du chiffre.

L'interdiction de vitres trop teintées à l'avant est-elle utile ?

A priori oui. Chercher à se cacher derrière des films noirs, ce n'est pas quelque chose de normal. Mais le problème c'est que ça n'est pas applicable ! Mettre en place des règlements, c'est bien joli mais les services de police et de gendarmerie ne sont pas équipés de matériel pour mesurer la luminosité résiduelle avec les films. Cela risque donc d'être une sanction « pifométrique » de la part de l'agent qui verbalise, ce qui veut dire qu'on va engorger les tribunaux avec des actions en annulation de la chose.

LES AUTRES POINTS

La Marne département test pour la lutte contre l'alcool au volant.

En place depuis début décembre, la mesure prendra toute son ampleur en 2017. Dans la Marne (tout comme dans la Drôme et le Nord), vous pourrez être contraint d'installer un système d'éthylotest antidémarrage (EAD) dans votre véhicule si votre permis vous a été retiré après un contrôle d'alcoolémie positif. Les médecins agréés de la commission médicale de la préfecture ont dorénavant en effet la possibilité de donner un avis favorable au préfet à la restitution d'un permis de conduire sous ces deux conditions : d'une part, l'usager devra faire installer volontairement, à ses frais; un dispositif homologué d'antidémarrage électronique dans le véhicule qu'il conduit (pour un coût compris entre 1000 et 1500 euros en moyenne), D'autre part, il devra accepter un suivi médico-psychologique dans un établissement spécialisé en addictologie. Sur le fondement de cet avis médical, le préfet délivrera à la personne concernée un permis de conduire d'une durée temporaire. Une mention spécifique indiquant l'obligation d'EAD apparaîtra sur le permis, afin de permettre le contrôle par les forces de l' ordre.

LES POINTS RETIRES AU VOLANT D'UN VEHICULE PROFESSIONNEL

Jusqu'à présent, la, plupart des salariés y échappaient. Mais à compter du 1er janvier c'est terminé. Si vous être pris en infraction à bord d'un véhicule de société, votre entreprise sera tenue de vous dénoncer.

Outre l'amende, que vous étiez déjà dans l'obligation de payer, vous perdrez donc désormais les points correspondant à l'infraction commise. On estime à environ deux millions le nombre de points de permis qui devaient, en théorie, être retirés chaque année à ces automobilistes salariés, mais qui ne l'était pas. Et ne comptez pas sur la mansuétude de votre entreprise : elle risque en effet une amende de 750 euros si elle ne donne pas votre nom.

BIENVENUE AUX RADARS MULTIFONCTIONS

Vous pensiez avoir tout connu en matière de radar, c'était sans compter sur celui qui devrait arriver en 2017 sur de nombreuses routes de France. Le radar multifonctions s'annonce en effet redoutable pour les mauvais conducteurs puisqu'il pourra les sanctionner pour plusieurs infractions en même temps, comme un excès de vitesse et un franchissement de feu au rouge. Ce nouveau dispositif devrait monter en puissance avec d'autres fonctions qui arriveront plus tard comme la détection des dépassements dangereux, les franchissements de ligne blanche, le contrôle de la distance minimale à respecter entre deux véhicules, etc.

 Il est à noter que si l'État compte bien sur les radars pour réduire l'insécurité routière, il ne crachera pas non-plus sur l'argent qui entrera dans ces caisses. Une augmentation de 25 % des recettes des amendes radar est en effet inscrit au projet de loi de finances 2017.

Le port de gants certifiés est désormais obligatoire

Certains sont peut-être passés à côté. Mais depuis le 20 novembre dernier, le port de gants certifiés CE est devenu obligatoire pour les conducteurs et passagers (même mineurs) des deux-roues motorisés. Le  non-respect de cette règle est sanctionné d'une amende de troisième classe (68 euros, minorée à 45 euros en cas de paiement dans les 15 jours, ce qui est le prix moyen d'une paire de gants certifiés) pour le conducteur et le passager, auquel s'ajoute, pour le pilote, le retrait d'un point sur le permis de conduire. Selon une étude TNS Sofres pour la Sécurité routière seulement 81 % des conductrices dedarent posséder des gants (90 % pour les hommes) et, parmi elles, 74 % les utilisent (contre 81 % pour les hommes). « En cas de chute ou d'accident, le plus, souvent, ce sont les mains qui amortissent le choc, expliquent les responsables de la Sécurité routière. De même, lors d'une glissade sur le bitume, le risque d'abrasion est fort. Avec des gants épais, le facteur de protection s'élève à 87 % pour les cyclomotoristes. »

SIX MOIS POUR MEITRE AUX NORMES SA PLAQUE D'IMMATRICUJATION

Le dernier comité interministériel de la sécurité routière a décidé de généraliser à l'ensemble du parc circulant de deux, trois-roues motorisés et quads, la pose des plaques à la taille réglementaire. Celles-ci doivent être, aux dimensions de 210 millimètres de large sur 130 de haut et fixées avec des rivets, par des professionnels agréés (il y avait avant six tailles différentes), les propriétaires de ces véhicules disposent d'un délai d'un peu plus de six mois pour se mettre en conformité avec cette dimension de plaque. Faute de quoi, à partir du 1er juillet 2017, tout conducteur de véhicule intercepté avec une plaque non conforme, illisible ou amovible sera sanctionné d'une amende de quatrième classe (135 euros).

Dossier réalisé par Grégoire AMIR-TAHMASSEB

Extraits de l' union du 28/12/2016

  

    

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Avant-première aux Crayères

La sixième édition ' du hors-série de l'Union se positionne parmi les magazines de luxe consacrés au champagne.


Lionel Roques-Bolzel (Champagnes Boize!), Agnès Lescarret (Champagnes Manue! Janisson), Sébastien Lacroix (rédacteur en chef !'Union) et Raphael Ferrer (Champagnes Gosset).

Etienne Copinet (Citroên Reims), Jean-Jacques Cattier (Champagnes Cattier), Alice Paillard (Champagnes Bruno Paillard), Damien Le Sueur (Champagnes Taittinger), Lionel Roques-Boizel (Champagnes BolzeI)

 

Comme il est de tradition, l'Union a présente en avant-première son hors-série Champagne aux annonceurs et professionnels lors d'une réception organisée au Château des Crayères. L'occasion de remercier tous ceux qui ont participé à sa réalisation et ceux qui ont misé sur ce support pour communiquer. Pour sa 6e édition, l'Union a repensé ce guide annuel. S'inspirant de « l'Instant Rémois », journal gratuit haut de gamme distribué dans le centre de Reims, et qui connaît un grand succès, le hors-série champagne en a adopté le format et le logo en prenant le nom de « Instant Spécial Champagne ». Le lecteur y découvre, entre autres, un dossier consacré aux plus beaux mariages entre architecture et champagne, une grande dégustation de plus de 100 bruts sans année, un week-end entre Reims et Epernay, ainsi que les hauts lieux du champagne à Bruxelles.


La chartre graphique a été peaufinée pour satisfaire aux exigences du haut de gamme. L’impression a été particulièrement soignée. « Instant Spécial Champagne » est distribué chez nos diffuseurs de presse (8€) ainsi que très largement à Bruxelles et alentours.


L'équipe des Crayères aux commandes pour préparer la dégustation des champagnes.


Bruno Paillard, PDG des Champagnes Bruno Paillard et PDG du groupe Lanson-BCC, découvre le hors-série « Instant Spécial Champagne » devant Claire Hohweyer, reporter a l'Union.

Extraits de l' union du 27/12/2016

  

    

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Au travail avec le futur canal

Le projet de Canal Seine-Nord-Europe devrait profiter aux secteurs limitrophes du Saint-Quentinois, notamment en matière d'emploi. Reste à le réaliser.


Plusieurs plateformes logistiques du futur canal Seine-Nord-Europe se situeront à moins de 50 km de St Quentin
.

À SAVOIR

•.- Le canal Seine-Nord-Europe d'une longueur de 107 km, devrait relier d'ici quelques années Compiègne (Oise) à Aubencheul·au-Bac (Nord) et permettra ainsi de faire communiquer le bassin de la Seine du territoire. Il avec les canaux du nord de j'Europe.

 •.- Trois plateformes seront situées à moins de 50 km de Saint·Quentin : Péronne et Nesle, dans la Somme, mais aussi Noyon (Oise).

•.- Le projet devrait coûter environ 5,7 milliards d'euros.

C 'est un projet d'envergure, et qui ne passe qu'à seulement une trentaine de kilomètres de Saint-Quentin. Le futur canal Seine-Nord-Europe doit entrer dans sa phase active l'an prochain avec le début des travaux. Le Le chantier va générer 13.000 emplois, chiffre Benoît Breux, responsable de l'aménagement et des transports à la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) des Hauts de France. Nous souhaitons que tout le territoire participe à ce chantier, et le Saint-Quentinois pourrait donc être très impacté. Les besoins de recrutement iront bien au-delà du territoire. »

« Il n'y a pas de frontières, nous sommes dans la même grande Région »
Odile Bureau, sous-préfète de Péronne

Un comté de pilotage de l'emploi est d'ailleurs mené par la sous-préfête de l'arrondissement de Péronne, Odile Bureau. « Par ricochet, tout le bassin d'emploi sera irrigué au moment des travaux, assure la représentante de l'État. Le bassin de Saint-Quentin est tout proche, j'avais d'ailleurs associé au premier rendez-vous mon ex-collègue de la sous-préfecture de Saint-Quentin, Jean-Jacques Boyer. « Il n'y a pas de frontières, nous sommes dans la même grande Région, et les deux arrondissements se touchent, tout comme celui de Montdidier. Pôle emploi est bien sùr associé, et lorsque vous cherchez un emploi, vous pouvez le faire dans un rayon de 10,20 ou 30 km. »

 

Frédérique Macarez, maire de Saint-Quentin, se montre, elle aussi, attentive aux avancements du grand projet. « Nous prenons le sujet au sérieux. Le canal, ce sera une source de développement quand son projet verra le jour, juge le premier magistrat. Nous ne serons pas loin des bases logistiques .de Péronne et de Nesle. Saint-Quentin peut aussi être un lieu d'habitat éventuel pour les personnes qui y travailleront, car ces derniers auront le choix de vivre sur place ou plus loin, avec un pôle central de services » (NDLR: à Sainr-Ouentin).

« À très long terme, le projet de canal Seine-Nord Europe devrait être encore plus bénéfique pour l'emploi, puisque Benoît Breux annonce « 50.000 emplois générés par les futures plateformes. Nous serons dans une dynamique nouvelle. Amiens a par exemple une stratégie agressive en matière de logistique ».

C'est aussi le cas à Saint-Quentin, puisque le président de Région Xavier Bertrand et le maire Frédérique Macarez avaient annoncé miser sur l'activité lors de la pose d'une première pierre, il y a quelques semaines. Reste désormais au projet à se matérialiser, même si les 50.000 emplois annoncés ne devraient pas être effectifs avant 2025. « Dans la temporalité de l'aménagement, c'est très peu », souligne Benoît Breux. Il faudra donc être très patients, ce qu'ont appris à faire les voisins de Haute-Somme, à qui le projet est annoncé depuis de trop longues années.

« UNE OPPORTUNlTÉ » POUR L'ENTREPRISE HOUICH

Le patron de l'entreprise de logistique et de messagerie du même nom, Alain Houtch se veut optimiste quant au futur canal Seine-Nord-Europe. « C'est une bonne opportunité économique pour la logistique et le transport », estime le dirigeant. Ce dernier ne s'inquiète pas d'une possible concurrence du transport fluvial sur le transport routier, « Ce sont deux moyens complémentaires. Le premier et le dernier kilomètre devront toujours être faits par la route. Le canal permettra de désenclaver les ports de Dunkerque et du Havre. » S'il se félicite de ses bienfaits environnementaux, le responsable de Houtch s'inquiète en revanche de la lenteur du transport fluvial. « C'est moins rapide, mais des schémas se dessineront sans doute dans l'avenir. » Comme la plupart des acteurs suivant le projet, Alain Houtch a vu les années passer sans que le chantier n'ait encore démarré. « Si ça se fait, ce sera bien. Le conseil régional se bat pour. »

Benjamin MEBIEAU

Extraits de l' union du 13/12/2016

  

    

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Ras le bol des jardins saccagés

 Plusieurs lecteurs expriment leur amertume 1 devant le vandalisme dont ils sont victimes alors qu'ils cultivent légumes ou fleurs


Nos lecteurs en ont marre de passer du temps à jardiner, pour que d'autres détruisent tout. AFP

« Trois fois cette année, c'est trop l Le Marnais Raymond Benoist en a marre et l'écrit : Je suis las de cultiver avec soin mon potager, d'y consacrer une bonne partie de mon temps libre en famille et de constater que des voyous profitent de la nuit pour tout détériorer ou voler. À la fin du printemps, on m'a cassé mes piquets de tomates, fin août alors que j'allais arracher mes pommes de terre, quelqu'un m'a précédé et, la semaine dernière, mes choux rouges et verts ont été éclatés à coups de bâton ou de barre de fer. C'est déplorable. C'estde la méchanceté gratuite. »

J’ai pleuré en trouvant ce rosier grimpant en piteux état

Une dame qui se dit de la vieille école, mais qui est d'abord réaliste, fart le même constat : « j'aime les fleurs. Je leur parle. Mais voilà, l'année dernière, une bande de gamins a déterré les géraniums et cette année ce sont les dahlias qui ont été massacrés. J’ai l'impression que lorsqu'il y avait une vraie morale à l'école et que le service militaire existait encore, on n'en était pas là ! Micheline Marant du sud de l'Aisne, qui se déplace difficilement mais entretient un jardinet de fleurs par passion, a été insultée à quatre reprises depuis juillet alors qu'elle binait ou arrosait ses fleurs. « Tu vas voir la vielle, on va s'occuper de tes pétales, t'auras plus que des tiges pour pleurer. Oui, j'ai pleuré quand j'ai retrouvé le rosier grimpant en piteux état. Parce que ces fleurs-là, c'est d'abord pour mettre sur la tombe de mon mari. » Ces saccages provoquent encore l'ire de Bouquet08 : « A Rethel, j'ai entendu un père dire à son fils : si tu veux offrir des fleurs à ta mère va les cueillir chez le voisin. »

 Extraits de l' union du 21/11/2016

  

    

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La pensée sous surveillance dans les médias interpelle

La défiance, le soupçon, l'arrière-pensée, l'interprétation suspicieuse des idées exprimées par les uns et les autres soucient des lecteurs qui s'interrogent sur l'existence d'une police virtuelle, étouffant les débats dans la cité.


C'est le rôle de votre journal de refléter la richesse ou la pauvreté des échanges, en observateur soucieux de décrypter au plus juste la société. Remi Wafflart

Pourquoi observe-t-on une telle crispation politique relayée par les journaux ? Cette question interpelle plusieurs lecteurs qui se désolent d'un suivisme ou d'un effet de mode relayé. Lorsque l'excommunication remplace la confrontation des idées, la pensée est interdite de s'exprimer et le verbe raisonner est confondu avec conspirer. Ceux qui veulent passer outre pour privilégier l'échange sont victimes d'une police des esprits dont le fil conducteur est d'accepter le vrai exclusivement lorsqu'il ne présente aucun dangeer.

Echanger n’est pas plaire

Dès lors des questions comme l'immigration, les appartenances philosophiques et religieuses, les valeurs de la République sont encadrées par ceux qui s'en autoproclament les protecteurs et les gardiens du seul débat qui vaille. Le tout-politico-médiatique n'a qu'à bien se tenir ! Aucune raison légitime n'autorise à- confisquer le débat, à interdire la confrontation des idées pour peu qu'elles soient argumentées et interpellent la société.

La démocratie doit permettre et faciliter cet échange. Ce n'est pas parce que la classe dirigeante se cabre et s'insurge d'autant de ras-le-bol qu'elle n'a pas vu venir qu'il faut cesser de poser les problèmes, de les expliquer, de recenser des solutions, d'identifier les convergences et les différences. Animer une réflexion ne mérite pas d'être accusé de racisme, de sexisme, de discrimination, de phobies morbides. C'est converser, philosopher et cela nourrit le face-à- face avec les idées, ce concours intellectuel nécessaire à l'émergence de pistes qui participent au progrès de la vie de la cité.

Défendre la réflexion

On est montré du doigt non parce qu'on disserte sur les pré- occupations majeures des gens, à l'écoute des soubresauts de la société, mais en raison de ce qui se dissimule derrière chaque rhétorique. Il y a une incessante manie à légitimer le procès d'intention. Les redresseurs de torts estiment avoir le droit de juger les journalistes et les écrivains non seulement sur leurs commentaires et leurs récits mais sur les pensées cachées qu'on leur attribue. On chasse toute discussion sur l'objet et on éreinte celui qui y a recours. C'est ainsi que ceux qui défendent la République et la richesse de la laïcité sont soupçonnés d'islamophobie ou de racisme diffus. Parfois même de ringardise.

S'exprimer, c'est aussi le moyen d'obtenir des réponses, d'être rassuré ou d'être convaincu de ses craintes. Cela libère et demeure un acte citoyen n'en déplaise à ceux tentés d'orchestrer le débat d'idées dans le seul prisme de leurs idées. C'est le rôle de votre journal de refléter la richesse ou la pauvreté des échanges, en observateur soucieux de décrypter au plus juste la société.

Hervé CHABAUD

 Extraits de l' union du 09/11/2016

  

    

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Les « moustaches » aux commandes

Deux bateaux à « moustaches » (foils) menaient le train hier soir dans la 8e édition du Vendée Globe, dont le départ a été donné à la mi-journée aux Sables-d'Olonne


Enragés de la mer et des défis extrêmes, 29 skippers ont répondu à l'appel du large en prenant le départ aux Sables d' Olonne du tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance, après des adieux très émouvants. AFP

Poussés par un vent de nord-nord-ouest d'une quinzaine de nœuds, les 29 skippers faisaient route vers le cap Finisterre (nord-ouest de l'Espagne), première marque de parcours significative que les leaders devaient atteindre vers 4 heures ou 5 heures du matin ce lundi. Le départ a été donné à 13 h 02 par le prince Albert Il de Monaco, sous un ciel bien dégagé. Vincent Riou (PRB), l'un des favoris, pointait en tête au classement officiel de 15 h 12.

À 18 heures, Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) était cependant en tête, devant Morgan Lagravière (Safran) et Vincent Riou (PRB), cinq heures après le départ. Les trois skippers se tenaient dans un mouchoir de poche (moins d'un mille) et avançaient à environ 12 nœuds pour les deux premiers. À ce stade de la course, longue de quelque 21.638 milles (environ 40.075 km), les classements sont toutefois largement anecdotiques. Première « victime » de la course, l'Espagnol Didac Costa (One Planet One Océan) est rentré au port en raison d'une voie d'eau et d'un problème électrique. Il est rentré au port vers 18 h 30 et pourra reprendre le départ après avoir réparé son avarie aux Sables d'Olonne, dans une limite de 10 jours

Les bateaux avaient quitté le port un par un dès 8 h 50 pour remonter le chenal, devant quelque 15.000 personnes positionnées sur l'eau et 350.000 massées à terre

Des milliers de personnes avaient rejoint les abords du chenal dès l'aube pour assister au départ des bateaux du ponton. Costa, qui s'est dit « impressionné par la foule », a été le premier à larguer les amarres.

ÉMOTION

L'émotion est montée crescendo pour les marins, acclamés par les hourras et salués par les cornes de brume. Les larmes ont largement coulé après les étreintes avec les proches et membres d'équipage.

Premier Asiatique de l'histoire du Vendée Globe, le japonais Kojiro Shiraishi (Spirit of Yukoh) a honoré son pays en se présentant en tenue de samouraï, s'inclinant à plusieurs reprises devant la foule. L'Irlandais O'Coineen, cigare au bec, a improvisé un petit « bœuf » devant son bateau pendant que le Gallois Alex Thomson, dont c'est le 4° Vendée Globe, jouait les rock stars sur le ponton, tout de noir vêtu et lunettes de soleil sur le nez.

Le temps à battre est celui établi lors de la dernière édition, en 2013, par François Gabart, en 78 jours 02 heures et 16 minutes.

Une dizaine de concurrents sont en mesure d'arracher, aux alentours du 20 janvier, une victoire qui, pour l'instant, n'a jamais échappé à un Français. Parmi eux, Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII), qui a terminé deux fois deuxième de cette course. Ou encore Riou, qui a déjà inscrit son nom au palmarès de l'épreuve, lors de l'édition 2004/2005. Sur les 29 skippers engagés, dix sont étrangers.

Grosse inconnue pour cette 8° édition: pour la première fois, 7 des 29 bateaux sont équipés de foils, « moustaches » qui permettent de soulager les carènes et de réduire la traînée hydrodynamique. Ces bateaux devraient être favorisés dans les premiers jours de la course.

L'équateur devrait être atteint en huit jours, huit jours et demi.

Coville à l'assaut du monde

Thomas Coville a quitté hier aux aurores le port de Brest pour tenter de battre le record du tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, à la barre du maxi-trimaran Sodebo Ultime. Le multicoque géant de 31 mètres a quitté Brest peu après' 8)1 30 sous un ciel menaçant pour rejoindre la ligne de départ fictive située entre l'île d'Ouessant et le cap Lizard(sud-ouest de l'Angleterre), qu'il devrait atteindre à la mi-journée. Le record auquel ThomasCoville,47 ans, s'est déjà attaqué sans succès à quatre reprises appartient à Francis Joyon qui a bouclé le tour en 2008 en 57 jours 13 heures et 34 minutes.

 Extraits de l' union du 07/11/2016

  

    

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Du bois torréfié pour le barbecue qui séduit les bonnes tables rémoises

Cette entreprise est spécialisée dans le bois torréfié pour barbecue. Elle travaille notamment avec un boucher-affineur de Reims et fournit aussi Les Crayères.


De la viande rémoise cuite avec du bois torréfié produit dans l'Aisne.

À 5AVOIR

•.- Instillée à Beaurieux depuis 2015, la société ADM Bois et Torréfaction produit du bois torréfié pour barbecue.

•.- Ces bois, issus de la forêt de Saint-Gobain sont découpés en bûchettes puis passés dans un four à 300°C durant trois à cinq heures. Ainsi traité, le bois perd en grande partie son eau, il passe de 35%  d'humidité environ à 8 % en sortant. Cette torréfaction permet 1 d'obtenir un bois lisse, d'aspect naturel qui ne laisse aucune trace sur les mains.

•.- La société travaille en collaboration avec Charbonneaux Brabant de Reims pour la distribution.

Convier ses principaux collaborateurs à un barbecue fin octobre, en voilà une drôle d'idée ! Seulement, quand on s'appelle Alexandre Di Marzo, et qu'on est patron d'ADM Bois et Torréfaction, spécialisé dans le bois torréfié pour barbecue, l'invitation semble couler de source.

Cette semaine, c'est donc autour de quelques grillades, que le jeune chef d'entreprise a choisi de mettre un terme à la saison des barbecues. Fidèle à sa volonté de privilégier l'aspect local, le chef d'entreprise a fait appel à Nicolas Petit, boucher-affineur à Reims pour la viande servie lors de ce repas. « Nous sommes rencontrés un peu par hasard, confie Mathieu Colombier d'ADM Bois et torréfaction. Tout simplement, un jour que nous allions chercher à faire nos courses chez lui, il nous a conseillés pour notre barbecue d'utiliser... du bois torréfié ! » À partir de là, les deux hommes ne pouvaient que s'entendre. « Comme nous Nicolas Petit privilégie au maximum des fournisseurs locaux. »

« Un petit goût de viande fumée propre au bois torréfié »

Au grill et pour régaler les convives, rien de moins qu'un sextuple champion de France de barbecue, en la personne d'Alexandre Hurson, venu tout droit de Saint-Dizier. « Pour le repas, j'ai choisi de présenter du porc passé au fumoir, ainsi qu'un pavé de bœuf à la tapenade de truffe d'été. » Un plat qu'il maîtrise parfaitement puisque c'est avec lui qu'il a remporté une nouvelle fois le titre de champion de France cette année. « Le bois torréfié me permet de réaliser sans problème des cuissons lentes et douces idéales pour le poisson par exemple. » Le cuisinier apprécie aussi la touche de fumé que donne le bois, qu'on ne retrouve pas, d'après lui avec du charbon de bois traditionnel.

« On part avec des viandes exceptionnelles issues d'élevages sélectionnés soigneusement et très bien travaillées alors autant poursuivre avec une cuisson respectueuse du produit. »

Le côté éthique de Bio braise n'est pas pour lui déplaire. « La particularité de la torréfaction est qu'elle ne nécessite l'ajout d'aucun produit chimique, on reste donc uniquement sur du bois » Le cuisinier bragard n'est pas le seul convaincu de ces qualités, le bois produit à Beaurieux a déjà fait son nid dans d'autres cuisines prestigieuses. « Nous fournissons déjà les Crayères à Reims et Hélène Darroze, un bon début », se félicite Alexandre Di Marzo.

Des marchés à conquérir à l'export

 Lorsqu'en 2012, Alexandre Di Marzo monte sa société à Fismes, il ignore qu'il va devenir le seul producteur français de bois torréfié pour barbecue. Rapidement à l'étroit, il décide de venir s'installer à Beaurieux. «Nous avions plusieurs propositions, mais en venant ici, j'étais sûr que mon personnel me suivrait. Nous voulions absolument garder notre savoir-faire. » - D'une quinzaine au départ, ils sont maintenant dixneuf salariés, dont Alexandre Di Marzo, à travailler dans l'entreprise.

Si le bois de chauffage représente 75 à 80 % de l'activité, Alexandre Di Merza est convaincu que l'avenir de sa société passe par Bio braise, son produit vedette. «Le bois torréfié reste un procédé peu connu en France et en Europe. Au Canada, il est beaucoup utilisé dans le mobilier urbain par exemple.

Pour la torréfaction on utilise des essences de bois durs comme l'acacia, le frêne, le hêtre. Tous sont issus de la forêt de Saint-Gobain, «C'est un choix délibéré de nous approvisionner en local. » Cette traçabilité ainsi que l'absence de produit ajouté a permis à de faire de Bio braise un produit naturel qui se distingue à l'export en particulier sur le marché allemand ou au Bénélux.

Marie-Pierre DUVAL

Extraits de l' union du 31/10/2016

  

    

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Réparateurs solidaires au service de la réinsertion professionnelle

Association de réinsertion professionnelle par le recyclage et.la rénovation d'appareils électroménagers, Envie ouvre samedi les portes de ses ateliers

Stéphane Brun, Directeur d’Envie, organise la première journée portes ouvertes de la structure samedi.

De l'électroménager pas cher, rénové et garanti. Des prix affichés entre -30·%et -40 % par rapport aux prix du marché, une garantie de 12 mois (pièces et main-d'œuvre), une livraison et installation possibles et des facilités de paiement ... Ne vous y trompez pas, ce n'est pas la dernière promotion d'un grand distributeur d'électroménager, mais bel et bien la marchandise et les services proposés par Envie, cette association, à la double activité : remettre sur le marché de l'emploi des travailleurs en souffrance (lire ci-après), en les formant.à réparer de électroménager remis en vente à des prix défiant toute concurrence

4.500 tonnes de déchets recyclés

Et en dépit de quelques années difficiles, en raison notamment de l'incendie criminel qui avait ravagé en 2009 les 5.000 m2 de l'entrepôt et la concurrence des groupes comme Véolia ou Sita Dectra pour le recyclage, Envie a globalement retrouvé son équilibre.

Aujourd'hui, Envie Reims, en accord avec Eco-systèmes, possède les marchés avec toutes les déchèteries de la Marne et les grands distributeurs tels Darty, Boulanger, Carrefour, Leclerc... Envie récupère ainsi près de 4.500 tonnes de déchets ménagers par an pour les recycler. « Nous prélevons ce qui peut être récupéré, des reprises chez les clients, des fins de séries, des matériels de prêt ou en panne, des lots de matériels neufs déclassés) », explique Stéphane Brun, directeur depuis 2014. « Nous testons, réparons, nettoyons et remettons en vente les appareils. » Environ 2.200 appareils électroménagers sont ainsi revendus chaque année. Pour ce faire Envie emploie 45 personnes en  chantier de réinsertion dont 12 salariés permanents. Certains s'occupent de la collecte de l'électroménager, les autres travaillent dans l'atelier de rénovation. »

Atelier qu'Il sera possible de visiter ce samedi 8 octobre à l'occasion d'une première journée portes ouvertes. Cette journée sera l'occasion de découvrir les coulisses de ces réparateurs solidaires et d'initier le plus grand nombre aux gestes de la réparation.

50 % des salariés retrouvent un emploi

La mission première d'Envie est de remettre sur le marché de l'emploi des personnes qui en sont exclues, des jeunes sans qualification ou sans expérience, des personnes ayant rencontré des difficultés personnelles, avec la justice ... « Il s'agit d'une réinsertion par l'activité économique solidaire. Les candidats nous sont envoyés par Pôle Emploi ou le conseil général pour les bénéficiaires du RSA », précise Stéphane Brun, directeur de l'établissement. « Il s'agit de parcours de deux années. Notre objectif est de les accompagner sur le chemin de l'emploi, on leur verse un salaire, on les accompagne dans leur parcours de réinsertion, on leur offre une formation métier et on les mène, au bout de deux ans, sur le chemin de l'emploi. Environ 50 % ont une sortie dite dynamique, c'est-à-dire débouchant soit sur un emploi, soit une formation qualifiante. » Les bénéficiaires sont ainsi formés à un métier avec un contrat de travail pour deux ans et des objectifs. Envie forme des manutentionnaires, des caristes, des chauffeurs poids lourd, des agents logistiques, des réparateurs d'électroménager, des livreurs installateurs, des vendeurs, des secrétaires. »

Le réseau Envie est un acteur économique soumis aux mêmes règles de concurrence et de professionnalisme que les entreprises du secteur marchand, à ceci près que son objectif premier est la création d'emplois. Depuis sa création en 1994, Envie Reims a ainsi permis la formation de près de 630 personnes.

Caroline GARNIER

Envie : journée portes ouvertes samedi 8 octobre 2016 de 10 à 18 heures au 255,. rue de Courcelles, zone Colbert à Reims. Tél : 03 26 07 40 35 ou  envie-reims@orange.fr

 Extraits de l' union du 06/10/2016

  

    

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Le voile à l'université bien accepté

Selon notre enquête, les étudiants de l'Urca semblent plutôt hostile à une interdiction du port du voile à l'université. Ils espèrent que celles qui le portent le font par choix.


Elif vient en cours v~i1éeet cela ne décoiffe pas du tout ses camarades qui étudient les cheveux au vent

Les étudiants sont contre l'interdiction. Du moins ceux qui ont été interrogés sur le sujet. « Le voile n'est pas un problème à l'université. Je ne vois pas pourquoi il faudrait légiférer sur le sujet », réagit Jérémy, inscrit en 1Te année d'histoire sur le campus Croix-Rouge de l'université de Reims Champagne-Ardenne. ((On a suffisamment d’esprit critique pour ne pas se laisser influencer. Moi.je suis musulmane et j'ai décidé de ne pas le porter. Je ne vais pas me sentir obligée d'en mettre un parce que j'en vois autour de moi. En revanche, celles qui souhaitent le mettre se sentiront très mal à l'aise si on le leur interdit Il, témoigne Céline, également étudiante en 1re année d'histoire,

« La fac, c'est un endroit de liberté » Sur le campus Croix-Rouge, à Reims,les étudiantes voilées ne sont pas rares. Elles font partie du décor habituel de l'université. « Elles font ce qu'elles veulent. La seule chose qui m'ennuierait c'est de savoir qu'on les oblige à le mettre », explique une étudiante d'anglais en 3ème année. Sa bande d'amis, tous assis à l'ombre du bâtiment 18 en attendant le cours de traduction, est sur la même longueur d'onde. « On croise des tas de gens différents à la fac, II y a une mixité, C'est un endroit de liberté. Il ne faut pas croire qu'on écoùte nos parents qui votent FN. Et je sais de quoi je parle ... », témoigne l'une d'eux, L'heure du cours approche. Le petit groupe rejoint son préfabriqué où règne une chaleur à faire la sieste. Elif, voilée de noire, les rejoint à temps, Elle est la seule étudiante voilée du groupe: « Sarkozy veut l'interdire ? Cela ne m'étonne pas de lui ! Je crois que je n'irai plus en cours si c'est le cas », confie la jeune fille. « D'ailleurs, je ne comprendrais pas qu'on l'interdise. On est dans une République laïque. On a le droit de pratiquer sa religion. Personne ne m'oblige à le mettre.» Ses camarades, cheveux au vent, affirment leur soutien, « On serait capable de tous le mettre pour contester s'ils interdisent.  » Le professeur arrive, Il ne donne pas son avis: « Je suis soumise au devoir de réserve, Mais, bien entendu, j'ai une opinion ». Les étudiants pensent savoir laquelle.

 « Seul le voile intégral est interdit »


Anne Jussiaume, vice-présidente de l'Urca

Anne Jussiaume, professeur de droit constitutionnel, est vice-présidente de l'Urca chargée de l'éthique et de la déontologie,

Quelle est la règle à I'Urca concernant le voile ?

La même que dans les autres universités. Les jeunes filles peuvent venir voilées à l'exception du voile intégral. Elles peuvent également venir couvertes de noir des pieds à la tête tant Que leur visage n'est pas masqué,

Cette pratique pose-t-elle parfois problème ?

Pas à ma connaissance. Il peut toutefois arriver que des raisons de sécurité nous obligent à faire ôter le voile : ce peut être le cas dans les laboratoires au moment des expériences ou en sport. De plus, il y a obligation d'avoir les oreilles découvertes pendant les examens. Il pourrait s'y cacher un écouteur.

Le prosélytisme religieux peut venir du corps professoral, l'université s'en prémunit-elle ?

Je suis en train de monter une commission en déontologie et en éthique d'où émanera une charte. Les questions de laïcité y auront leur place. Au même titre que celles du plagiat qui est un problème plus courant à l'Urca que celui de la religion.

 

 Les REPERES

DES RÉGIMES DIFFÉRENTS

 •.- Rattachés aux lycées, les élèves de BTS et de classes préparatoires sont soumis à l'interdiction de port de signes et tenues religieux ostensibles.

•.- Les IUT indépendants au sein de l'université, ont également le droit d'interdire. Ce n'est pas le cas concernant l'IUT de Reims, Châlons, Charleville.

Le CHIFFRE

35% C’est la part des étudiants du dupérieur public qui sont déjà aux règles de la laïcité.

La PHRASE

« La vraie menace est ailleurs. Elle réside dans le risque d'intrusion des religions et d’idéologies diverses dans la science, le contenu des enseignements ou des champs de recherche. »

Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche. (CNESER)

Catherine FREY

Extraits de l' union du 22/09/2016

  

    

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Somnolence au volant : pour conduire, mieux vaut dormir

Sur la route des vacances, les automobilistes négligent trop souvent les effets de la fatigue et de la somnolence au volant. Il n'y a rien de tel que le repos !


La somnolence est responsable de plu5d'un quart (26 % des accidents mortels. AFP

L'Association des sociétés françaises d'autoroutes (Asfa) le constate chaque année en disséquant le bilan des accidents sur son réseau : depuis cinq ans, la somnolence est responsable de plus d'un quart (26 %) des accidents mortels. En 2015, elle était impliquée dans 23,6 % des cas. « C'est la cause la plus importante devant l'alcool et la vitesse. La conduite sur autoroute est globalement plus sûre mais elle est monotone, donc propice à la somnolence », explique Maria Antonia Quera-Salva, neurologue responsable de l'unité de sommeil à l'hôpital de Garches (Hauts-de Seine)

« Rien ne remplace le repos »

« Aujourd'hui, les gens sont plus somnolents, ils ont une dette de sommeil chronique : aujourd'hui, les gens dorment trente minutes de moins par jour qu'il y a dix ou quinze ans. À cette dette chronique s'ajoute le fait qu'un tiers des personnes dorment une heure de moins le jour de leur départ en vacances », détaille le Dr Quera-Salva, qui collabore avec la Fondation Vinci Autoroutes pour étudier le phénomène de somnolence et l'hypovigilance au volant.

Face aux symptômes largement connus (bâillements, sensations de picotement, besoin de s'étirer) chacun a ses remèdes : café, boisson énergisantes, monter le son de la radio, ouvrir la vitre ... « Tout ça ne sert à rien. Rien ne remplace le repos », balaie le Dr Quera-Salva.

Ce week-end, qui marquera le traditionnel chassé-croisé entre juillettistes et aoûtiens, l'autoroute sera le réseau routier le plus emprunté.

Extraits de l' union du 29/07/2016

  

    

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Molotov veut «révolutionner» la TV

Lancée hier avec le soutien d'Apple, la start-up française veut réunir sur une même ·plateforme programmes en direct et replay des chaînes gratuites et payantes.


Molotov propose D chaines dans sa version gratuite sur une interface très ergonomique. AFP

Molotov vise un usage sur ordinateur, tablette mobile mais se voit aussi comme l'interface TV des télés connectées directement à internet eu via l'Apple TV. La start-up est regardée avec circonspection par les groupes de télévision et les opérateurs télé-coms dont elle pourrait rendre obsolètes les box TV. Cette application qui met la télévision dans le cloud, « est une brique révolutionnaire pour que la TV soit aussi véloce et profonde que le net », explique Pierre Lescure. Je fondateur de Canal+, qui a rejoint la startup il y a trois ans. « La TV était quelque chose de vieux. Grâce à Molotov, les chaînes vont se réconcilier avec les jeunes, qui souvent n'ont pas de téléviseur, préférant regarder des programmes en ligne sur ordinateur, tablette voire mobile » souligne-t-il.

Coup de pouce remarque d'Apple

Molotov propose 33 chaînes dans sa version gratuite sur une interface très ergonomique, qui rappelle celle de Netflix : des vignettes permettent de repérer les émissions en cours ou en replay (différé) toutes chaînes confondues et de naviguer rapidement de l'une à l'autre. On peut les trier par genre, horaire, personnalité, programmer leur enregistrement à l'avance, ou reprendre une émission au début. « On a voulu créer une autre manière, d'organiser la TV », souligne Jean-David Blanc, fondateur d'Allociné et l'un des créateurs de la start-up.

Avec Jean-Marc Denoual, ancien directeur de la stratégie et de l'innovation chez TF1, il a voulu créer une plateforme qui évite un zapping fastidieux et mieux mettre en valeur la vaste offre de télévision disponible, quelque 20.000 programmes par mois.

Elle fonctionne sur un, modèle « freemium» et ses créateurs espèrent que les utilisateurs mettront la main à la poche pour disposer de plus déstockage ou de plus de chaînes : 70 chaînes avec « Molotov extended » pour 9,99 euros par mois. À l'issue de longues négociations avec les groupes de télévision, Molotov propose finalement les chaînes gratuites de la TNT mais M6 et TF1 refusent pour l'instant de mettre à disposition leurs programme en replay. La start-up d'une quarantaine de collaborateurs a levé dix millions d'euros pour le projet et mène actuellement une nouvelle levée plus importante. Elle a reçu un coup de pouce inédit d'Apple. La firme à la pomme a annoncé en juin au cours de sa conférence pour les développeurs (WWPC) à San Francisco que Molotov sera disponible sur son système d'exploitation iOS et l'Apple TV. « Nous pensons que c'est vraiment unique. C'est Un bon exemple d'une application qui représente le futur de la TV », a indiqué Shaan Pruden, directrice senior des partenariats pour Apple. « On aimerait bien voir cette application dans plus de pays », a ajouté la responsable venue de Cupertino en Californie pour le lancement en France de Molotov. L'application sera utilisable sur les ordinateurs Mac, PC, sur l'Apple TV et iPad à son lancement, puis sur iPhone courant juillet. À la rentrée, elle devrait arriver sur les téléviseurs connectés LG et Samsung ainsi que sur les tablettes Android. Les opérateurs télécoms ne veulent pas à ce stade se prononcer sur la menace que pourrait représenter cette application pour leurs box, et soulignent que d'autres plateformes, comme Netflix, se sont avéré finalement assez inoffensives.

Pour la suite, « nous avons des-discussions assez avancées dans six pays d'Europe. On envisage aussi les Etats-Unis », précise Jean-David Blanc.

 Extraits de l' union du 11/07/2016

  

    

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Ce qui va changer le 1er juillet 2016

Sacs en plastique, véhicules polluants, contraception ...Voici les principaux changements qui sont attendus dès la fin de la semaine dans le quotidien des Français.


La circulation des véhicules les plus polluants sera interdite à Paris en semaine, de 8 heures à 2() heures. Illustration AFP

1 - SACS PLASTIQUES

Les sacs en plastique à usage unique délivrés en caisse seront interdits. La mesure s'applique à tous les commerces: supermarchés, mais aussi pharmacies, boulangeries, stations-service, marchés couverts ou de plein air ... Et dans six mois, en janvier prochain, une nouvelle étape sera franchie: les sacs et emballages en plastique délivrés en rayons pour emballer les denrées alimentaires seront également supprimés. Seuls les sacs c biosourcés J (avec une teneur en matière végétale comme l'amidon de pomme de terre ou le maïs) et compostables en compostage domestique, pourront alors être utilisés pour ces usages.

2 - VEHlCULES PÖLUANTS

Autre interdiction, à Paris cette fois: la circulation des véhicules les plus polluants, dont les voitures immatriculées avant le 1'"janvier 1997 et les deux-roues antérieurs à juin 1999. La règle sera valable en semaine, de 8 heures à 20 heures, dans Paris intramuros (hors bois et périphérique ). Selon la Ville, la mesure touchera quelque 10000 véhicules, toutes catégories confondues, sur les quelque 600000 qui circulent chaque jour dans Paris.

3 - VIGNETTES AUTOMOBILES

Les automobilistes pourront obtenir à partir de vendredi un e certificat qualité de l'air», une pastille de couleur correspondant au niveau d'émission de leur véhicule, qu'ils devront apposer sur le pare-brise. Les véhicules les plus anciens - voitures immatriculées avant le 31 dé- cembre 1996- ne pourront pas obtenir de certificat. Les villes qui le souhaitent, comme Paris, pourront alors s'appuyer sur ce système pour moduler la circulation, afin de lutter contre la pollution de l'air.

4 - CONTRACEPTION

Après la gratuité de la. contraception en 2013 pour les 15-18ans, c'est désormais l'ensemble du processus médical pour l'accès à la contraception (consultation médicale, examens biologiques etc.) qui devient gratuit et anonyme.

5  - TIERS PAVANT

 Première étape de la généralisation du tiers payant, prévue par la loi santé: les patients couverts à 100 % par la Sécurité sociale (personnes atteintes d'une maladie de longue durée, femmes enceintes) pourront demander à bénéficier du tiers payant (dispense d'avance de frais), qui deviendra « un droit. pour tous ces patients à partir du 31 décembre. Pour les autres assurés, le tiers payant sera déployé à partir de janvier 2017 et obligatoire à partir du 30 novembre 2017 pour la partie Sécurité sociale.

6 – OUVERTURE DOMINICALE

Ce dimanche 3 juillet, le BHV-Marais (groupe Galeries Lafayette) sera le premier grand magasin parisien à ouvrir tous les dimanches dans le cadre de la loi Macron d'août 2015 créant les zones touristiques internationales. L'enseigne dispose depuis début mai d'un accord sur les ouvertures dominicales, signé par SUD-Solidaires BHVet la CFE-CGC. Les grands magasins du boulevard Haussmann, les Galeries Lafayette et le Printemps, seront, eux, ouverts trois dimanches en juillet mais au titre des dimanches dits « du maire ».

7 SITES COLLABORATlFS

Les plates-formes collaboratives, comme Airbnb ou Drivy, seront contraintes d'envoyer à leurs utilisateurs un relevé annuel des revenus générés par l'utilisation de leurs services, sous peine d'une amende de 10000 euros. Les utilisateurs de ces plates-formes ont en effet l'obligation de déclarer ces revenus à l'administration fiscale.

8 – COMPTE PENIBILITE

Les six derniers facteurs de pénibilité (postures pénibles, manutentions manuelles de charges, agents chimiques, vibrations mécaniques, températures extrêmes et bruit) entrent en vigueur, au grand dam du patronat qui les juge 1( inapplicables ». Dixfacteurs de pénibilité au total ont été retenus. Les entreprises auront à déclarer début 2017 les salariés concernés. qui engrangeront des points sur leur compte pénibilité pour partir plus tôt à la retraite, se former ou travailler à temps partiel sans perte de salaire.

9 - FONCTIONAIRES

Après six ans de gel, le point d'indice qui sert à calculer la rémunération des 5,4 millions de fonctionnaires sera revalorisé. Décidée en mars par le gouvernement, cette mesure interviendra en deux fois: à hauteur de 0,6 %, le 1"juillet et de 0,6 %, le 1" février 2017.

Pas de revalorisation des allocations-chômage

 Les allocations-chêmage ne seront pas revalorisées au 1'"juillet. le conseil d'administration de l'Unédic ayant échoué à se mettre d'accord sur un taux, a-t-on appris hier de sources syndicales. L'allocation minimale (28,67 euros par jour actuellement) et la partie fixe des allocations (11,76 euros par jour, auxquels s'ajoutent 40,4 % de l'ancien salaire brut) sont traditionnellement revalorisées au 1" juillet de chaque année. Elles l'avaient été de 0,3 % en 2015, de 0,7 % en 2014 et de 0,6 % en 2013.Hier, lors du conseil d'administration de l'Unedic, les syndicats ont réclamé unanimement une revalorisation de 0,5 %, tandis que le patronat proposait de ne pas augmenter les allocations, selon les trois sources. Ces deux propositions ont été soumises au vote: elles ont, toutes deux, récolté « 25 voix pour et 25 voix contre » et n'ont donc cc pas été adoptées I}, a indiqué Michel Beaugas, qui siège au CApour Force ouvrière. IlLa décision est remise à une séance ultérieure )),a-t-il ajouté. La renêgodation des règles d'assurance chômage a échoué à la mi-juin, après le refus catégorique du patronat de moduler ses cotisations pour renchérir les contrats courts. Le gouvemement a immédiatement repris le dossier en main et a prolongé l'actuelle convention au-delà de son échéance initialement fixée au 1fi juillet.

REPERES

RÉVOLUTION SILENCIEUSE À L1HÔPIlAL

•.-  Le 1er juillet, les 1100 hôpitaux français rejoindront l'un des 150 Groupements hospitaliers de territoires.

•.- Annoncée comme une «révolution silencieuse »cette réorganisation « d'ampleur» vise à modifier la prise en charge des patients.

Le CHIFFRE : 10.000

Véhicules poluants pourraient, chaque jour, se voir interdits de circulation à Paris.

LA PHRASE

•.- « Ceux qui possèdent les vieux véhicules aujourd'hui en France sont ceux qui n'ont pas les mO,yens, ça relève moins Dun choix personnel que d'une contrainte économique. »

Flavien Neuvy. directeur de l’observatoire Cetelem de l’automobile.

 

 Extraits de l' union du 28/06/2016

  

    

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« Le Brexit est l'occasion d'une relance européenne »

Benjamin Develey, adjoint aux relations internationales. Archives C. Lantenois

Benjamin Develey, adjoint au maire chargé des relations internationales, avait organisé à Reims, avec le Mouvement européen, en novembre dernier, une conférence au sujet du Brexit. L'issue du référendum britannique n'a pas surpris l'élu.

•.- Quelles vont être les conséquences de cette sortie ?

 Cela va engendrer nombre de difficultés à court terme. On a vu le gros choc boursier de ce vendredi matin. On va observer, vraisemblablement, un effet de contagion aux autres places boursières. On a beaucoup tapé sur l'Union durant cette campagne. Il faut à l'inverse rappeler tout ce qu'elle nous a apporté de bien : la stabilité, la paix, le développement économique, les échanges ... Nous devons transformer cette crise en opportunité.

•.- Est-ce forcément une mauvaise chose ?

Le Brexit est l'occasion d'une relance européenne. Face à une telle modification, des options lourdes doivent être envisagées. D'abord redéfinir vraiment ce qu'est l'Union, avec un bloc à vocation commerciale et un autre à vocation politique et économique. Chacun des États membres devra dire à quel(s) bloc(s) il souhaite appartenir.

•.- Par quoi la relance de l'Europe peut-elle passer ?

Cela passera par trois choses. Il y a un besoin de plus de clarté, plus de lisibilité des institutions. Il y a aussi besoin de tendre la parole aux citoyens, et de redonner plus de place à la démocratie. Les peuples doivent pouvoir (re)dire ce qu'ils veulent, ce à quoi ils croient. Enfin, il y a besoin de refonder l'esprit européen, en passant par la société civile, la culture, les échanges. Les programmes tels qu'Erasmus, les échanges pour les lycéens, les apprentis, sont le moyen d'ancrer l'idée et la réalité de l'Europe dans l'esprit de chacun.

•.- Qui va porter cette ambition ?

 Qui aura le courage de mener cela à bien, telle est effectivement la question. Le couple franco-allemand doit être à l'origine de cette refondation. Et quitte à refonder l'Europe, il faudra l'approfondir. Je ne vois pour l'instant pas beaucoup d'initiatives ou de propositions en ce sens. Je ne suis pas sûr que l'entrevue entre François Hollande et Angela Merkel, la semaine prochaine, soit suffisante.

Anne DESPAGNE

 Extraits de l' union du 25/06/2016

  

    

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Le Brexit inquiète les eutrophiles

Aujourd'hui, tous les regards se tournent vers le Royaume-Uni où les habitants se prononcent sur leur maintien, ou non, dans l'UE. A Reims, un éventuel Brexit fait peur


Dimitri Oudin parle d'une « certaine nostalgie de la grandeur de l’Empire britannique ».

Installée en France depuis trente ans, dont vingt-six ans à Muizon, près de Reims, l'Anglaise Diane Karasiewicz n'hésite pas une seconde quand on lui demande si elle se sent aujourd'hui française. « Je me sens européenne ! », répond-elle avec aplomb l'ancienne londonienne, conseillère municipale à Muizon, avoue attendre le résultat du référendum avec une certaine fébrilité. « Si le Brexit passe, que va-t-il se passer pour tous les Britanniques qui vivent en Europe et notamment en France ? Nous faudra-t-il un visa pour travailler ? Devrai-je abandonner mon poste d'élue municipale ? »  Si elle espère que le Royaume-Uni reste dans l'UE, la Britannique estime que le référendum aura au moins le mérite de « clarifier les choses » et de « sortir de la confusion ». « Tous mes proches qui vivent à Londres me parlent de tensions. Ils n'osent pas dire ce qu'ils pensent vraiment et ont l'impression d'être assis entre deux chaises. D'où le besoin de ne pas continuer comme ça. Mais si on sort de l'UE, je serai triste.»

Le Rémois Dimitri Oudin va, lui aussi, suivre avec anxiété le résultat de ce référendum en Grande-Bretagne. Pour ce professeur des écoles. qui a été l'assistant de plusieurs hommes politiques dont le Marnais Charles de Courson et l'Ardennais Claude Wallendorff, « la Grande-Bretagne a plus à perdre que l'UE ». « Pour ma 4° année de Sciences Po, je suis parti en Angleterre, à ['Université de Warwick, près de Coventry. J'ai rencontré là-bas de nombreux étudiants britanniques qui n'étaient certes pas europhobes mais pour qui le Royaume-Uni était, historiquement culturellement et économiquement, à l'écart du continent européen. Il y avait chez eux une certaine nostalgie de la grandeur de leur Empire », raconte le trentenaire, membre de l'antenne marnaise du Mouvement Européen.

« L'Europe devra se réinventer »

« Le résultat de ce référendum est très difficile à prédire. Mais à mon avis, la Grande-Bretagne ne voudra pas couper tous les ponts avec l'Europe », poursuit-il. Dimitri Oudin estime néanmoins que, quelle que soit l'issue du référendum, le projet européen aura « besoin de se réinventer ». À la mairie de Reims, Benjamin Develey, l'adjoint chargé des relations européennes et internationales, indique avoir été contacté par des Britanniques, dans le cadre du Comité de jumelage Reims-Canterbury. « Ils souhaitaient que nous prenions position Or, nous ne pouvons le faire : il s'agit d'une affaire interne au Royaume-Uni. » Samedi, l'adjoint d'Arnaud Robinet a eu au téléphone le maire de Canterbury. « Je lui ai assuré que le résultat du référendum ne changera en rien les relations avec Reims », raconte-t-il. « À titre personnel », Benjamin Develey se dit « partagé » sur la question du Brexit. Si le pays dit stop,  « l'UE sera affaiblie mais la Grande-Bretagne plus encore », Selon lui, il faudra à terme « clarifier ce qu'est l'Union européenne ».

Valérie COULET

Extraits de l' union du 23/06/2016

  

    

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Une start-up lance des polos innovants

Deux créateurs se sont lancés dans la confection de polos qui ont vocation à être portés sous une veste, comme une chemise, grâce à un col qui ne s'affaisse pas.

Justin Charpentier et Patrick Mamiau, entourés de Laura et Joris, ils aiment les beaux vêtements et le vin

Mais qu'est-ce qu'il a de spécial ce polo ? La coupe, ajustée, et le col. Il est italien ou mao mais toujours confortable et il se tient bien sous une veste. Être élégant, tout en se sentant bien, c'est l'argument de Vinifera. Avec ce polo, le col est plus rigide. Il ne s'affaisse pas et ne se déforme pas.

Cette start-up a été créée par Justin Charpentier, étudiant en 3ème  année du programme « théma »   de Néoma, spécial nouvelles technologies, et Patrick Marniau, ingénieur d'origine. Tous deux ont investi 35000 euros pour se lancer dans la mode. « Nous nous sommes rencontrés en Finlande, dans le cadre d'un échange universitaire, et nous voulions apporter quelque chose de nouveau. Ce polo est une alternative à la chemise. On s'y sent plus à l'aise, après un repas par exemple ... », plaisante (pas tant que ça d'ailleurs) Patrick Marniau. Les deux hommes ont aussi en commun d'être nés dans des familles viticoles. D'où l'idée d'appeler leur société Vinifera, et de proposer quelques coloris se rapportant au vin.

« Le taux d'humidité de notre tissu est très bas, ce qui fait qu'il est très doux au toucher »

 Patrick Maniau

La jeune entreprise n'a pas encore embauché, mais elle s'est entourée d'un « mannequin », Joris, et d'une stagiaire, Laura, qui fait office d'efficace chargée de communication.

« Nous avons cherché une styliste et des fournisseurs. Finalement. Notre polo, en coton, est fabriqué au Maroc, exposent ces deux passionnés de la vigne. Nous avons développé notre propre tissu. Son taux d'humidité est très bas. Ce qui fait  qu'il est très doux au toucher.» La qualité a un prix. Les polos sont vendus de 69 à 82 €.

Les deux créateurs aimeraient faire prospérer Vinifera et pour cela, les premiers vêtements sont en ligne depuis quelques jours via une plateforme de financement participatif, ulule.

En attendant la prospérité, ils ont intégré l'incubateur de l'école de commerce de Reims qui leur fournit une aide précieuse pour continuer à structurer l'entreprise. Tous deux aiment les beaux vêtements et le vin. Ils ont trouvé leur slogan : « À porter sans modérations. »

M.C  LARDENOIS

A retrouver sur https://fr.ulule.com/polovinifera/

http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/marne/reims/vinifera-
un-polo-qui-garde-des-formes-meme-sous-une-veste-978902.html
 

 Extraits de l' union du 25/04/2016

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Le vieux Paris fait peau neuve

Autrefois « ventre » de Paris puis « trou » de chantier, les Halles se transforment avec l'ouverture aujourd'hui de la Canopée et son toit aérien en forme de feuille.


Pour faciliter la circulation, le nombre d'entrées est passé à treize, dont cinq depuis le métro/RER contre neuf auparavant. AFP

A SAVOIR

Un gigantesque centre commercial

•.- Le nouveau Forum des Halles a pour ambition de devenir le deuxième centre commercial d'Europe continentale en termes de fréquentation, après celui des Quatre Temps dans le quartier de La Défense, près de Paris.

•.- 40 millions de visiteurs sont attendus par an d’ici à 2018, contre 37 millions actuellement.

•.- En tout le nouveau centre va accueillir 150 enseignes, contre 115 auparavant. Parmi elles, Lego y ouvre son  premier magasin emblème.

Le chantier coûtera au total un milliard d'euros, dont 240 millions pour la seule Canopée, le bâtiment principal inauguré aujourd'hui par la maire de Paris, Anne Hidalgo. Le bâtiment, qui abrite des équipements culturels de la Ville, coiffe le deuxième centre commercial de France. Après cinq ans de travaux, « Les Halles entrent dans le XXI° siècle », se réjouit Jean-Louis Missika, adjoint à l'urbanisme de la Ville, en évoquant le « renouveau du quartier et une architecture adaptée à son temps ».

Le chantier ne sera en réalité achevé qu'en 2018, après la fin des travaux dans la station de métro RER, sur le plateau piétonnier puis la livraison finale du jardin. Signée par les architectes Patrick Berger et Jacques Anziutti, la Canopée - nom donné à la cime des arbres est une structure aussi vaste que la place des Vosges ou la Cour carrée du Louvre : un toit formé de 18.000 écailles de verre surplombe un vaste espace de circulation ouvert à l'ouest sur une largeur de 96 mètres. Sur ses deux ailes vont se répartir 6000 m² d'équipements culturels, « probablement la plus grande concentration d'établissements et équipements culturels de Paris et bien au-delà », selon Bruno Julliard, adjoint à la Culture.

Aussi vaste que la place des Vosges, la Canopée est surmontée d'un toit formé de 18.000 écailles de verre

Au nord, « La Place », avec ses 1.400 m², accueillera un centre hip-hop avec un studio d'enregistrement et un auditorium de 200 places ouverts à toutes les disciplines du hip-hop : danse, graff, mode et un incubateur d'entreprises liées au mouvement. Une Maison des pratiques artistiques amateurs (MPAA) quatrième du genre à Paris, met à disposition studio et salles de répétition pour les associations de musique, danse ou théâtre.

La médiathèque de La Canopêe-La Fontaine, accessible aux sourds, offrira deux imprimantes 3D, un bar à mangas et l'un des fonds les plus importants sur les cultures urbaines. Sur 2.600 m², l'aile sud de la Canopée abrite le Conservatoire Mozart et ses vingt-sept salles de musique, trois salles de danse, une salle d'art dramatique.

La Canopée, qui relie la « ville du dessous à celle du dessus », selon ses concepteurs, surplombe un forum des Halleslui aussi. rénové qui ne sera totalement achevé qu'en 2017 : 75.000 m² de surface, dont 15.000 m² nouvellement créés, des allées plus spacieuses, des plafonds rehaussées. Un éclairage LED va diviser par six la consommation d'énergie et le sol de granit gris a été remplacé par un marbre clair « pour donner plus de lumière », selon le propriétaire Unibail-Rodamco.

 Extraits de l' union du 05/04/2016

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Le livre papier a encore de l'avenir

On dit le livre imprimé à l'agonie. Mais le papier n'a peut-être pas dit son dernier mot grâce à l'impression à la demande, qui pourrait révolutionner le monde de l'édition.


Des tablettes sont à la disposition des clients dans la librairie pour qu’ils puissent consulter Ie catalogue avant de passer commande

« Nous entrons dans une époque où l'auteur écrit le livre et où le lecteur le fait naître », explique Frédéric Mériot, directeur général des Presses Universitaires de France (PUF) qui ont ouvert hier la première librairie express d'Europe. Devant lui, l’Expresso Book Machine» (EBM), une imprimante nouvelle génération, vient de confectionner un exemplaire du livre d'Henri Bergson « Le Rire », sous les yeux d'une cliente qui avait commandé.

23 % Selon les chiffres du Syndicat national de l'édition, l'ebook ne représentait, en 2014, que 2,3 % du marché du livre, un chiffre marginal qui tend à stagner

L'ouvrage en tout point identique à celui qu'on pourrait trouver dans une librairie traditionnelle est aussi vendu au même tarif, prix unique du livre oblige. Depuis une semaine, les PUF ont fait leur retour dans le cœur historique étudiant de Paris avec cet espace innovant où les lecteurs peuvent imprimer l'ouvrage de leur choix. le temps de boire un café. L'enseigne, qui édite notamment la célèbre collection des  "Que sais-je" avait quitté le quartier il y a dix-sept ans, baissant définitivement le rideau de cette emblématique librairie de la place de la Sorbonne. « En arrivant à la tête des PUF(en mai 2014), j'ai estimé que cette ancienne et prestigieuse maison pouvait parfaitement conserver son identité tout en tirant profit de ce que ie numérique pouvait lui apporter », explique Frédéric Mériot. Sceptique quant au potentiel de développement du livre numérique (l'ebook qu'on lit sur sa tablette, sa Iiseuse ou son ordinateur portable) le dirigeant croit beaucoup plus en « l'avenir du numérique imprimé, où toute la chaîne de fabrication est digitale jusqu’à l'impression finale, sur papier traditionnel ».

 « Un marché peut sans doute se développer autour de cette machine même s'il ne concerne qu'une frange de l'édition, celle des ouvrages à faible demande », explique Jean-Luc Treutenaere, coprésident de la fédération européenne et internationale des libraires.

« Des auteurs locaux par exemple, qui souvent aujourd'hui s'auto-éditent sur internet, peuvent retrouver le chemin des librairies et se réapproprier l'édition papier », souligne-t-il. Autre créneau visé par l'impression à la demande, celui des livres rares ou anciens. « La machine nous a permis de remettre en vente à des prix normaux certains titres qui se vendaient d'occasion sur internet à plusieurs centaines d'euros, ce qui était une aberration », fait valoir Frédéric Mériot.

Pour l'instant, les lecteurs ont le choix parmi près de 5000 titres du fonds et des nouveautés des PUF, ainsi que plusieurs millions de titres internationaux entrés dans le domaine public et disponibles notamment dans le fonds Google Books, qui est libre de droits.

 Extraits de l' union du 20/03/2016

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Le marteau de la salle des ventes résiste à la toile d'internet

La vente d'objets entre 'particuliers sur internet concurrence les commissaires-priseurs et les ventes aux enchères. Mais ceux-ci ont encore uri avenir. Exemple avec Me Gillet

Alban Gillet: « Si je mets en vente un tableau de Pierre Mignard, le premier peintre de Louis XIV, c'est qu’il est bien de Pierre Mignard! Sinon. je rembourse ! » A.P.

 L’ESSENTIEL

•.- Internet a sensiblement modifié le métier de commissaire-priseur et le fonctionnement des ventes aux enchères.

•.-  Il amplifie le phénomène d'absence physique des enchérisseurs lors des ventes. Par ailleurs des sites de vente directe font concurrence à celles-ci.

•.- Albert Gillet, qui tient la salle de la rue de Chativesle à Reims depuis 2012, témoigne de ces évolutions. Selon lui, la garantie d’authenticité des objets reste le « plus »apporté par sa corporation.

Comme nombre de métiers, celui. de commissaire-priseur a été transformé avec l'apparition d'internet. « Mais déjà le téléphone avait constitué une première vraie révolution! -, assure Alban Gillet, qui tient la salle des ventes de la rue de Chativesle depuis près de quatre ans. « Avant le téléphone, vous pouviez venir à la salle des ventes pour enchérir, ou bien vous ne pouviez pas. Avec le téléphone, les gens ont eu la possibilité de participer aux enchères sans être physiquement présents. Cela a généré de nouvelles habitudes. Les salles étaient moins pleines, c'est vrai; d'un autre côté, cela rendait plus difficiles les ententes préalables entre acheteurs, qui étaient monnaie courante avant. Une fois, le téléphone a été coupé  (par un saboteur) lors d'une vente, pour empêcher justement les participations extérieures ! »

Internet a amplifié le phénomène d'absence physique; mais il a aussi multiplié le nombre d'enchérisseurs potentiels. Car depuis quatre ou cinq ans environ, il est possible de participer aux enchères par l'intermédiaire de la toile (via le site interencheres-live.com) comme il était devenu possible de le faire par téléphone. « Internet permet aussi de rattraper des erreurs de valorisation, poursuit notre interlocuteur. Je me souviens d'une statuette de porcelaine du XIX° siècle de Saint-Pétersbourg qui avait été estimée à moins de 100 euros. Quand sa vente a été annoncée sur internet, des galeries de Saint-Pétersbourg, de New-York se sont manifestées en disant qu'elles la voulaient Finalement elle a été adjugée 2.700 euros au marteau ! »

« J’ai reçu très vite quatre ou cinq appels, du coup il a supposé qu'il y avait un loup. " m'a apporté l'aquarelle » Alban Gillet

Mais que dire des sites comme eBay ou Leboncoin qui permettent de vendre directement entre particuliers ? Rude concurrence pour les salles des ventes ? « C'est vrai que cela évite aux gens de verser des commissions à un commissaire-priseur, admet Mtre Gillet, à la suite d'un héritage par exemple. Et du coup, c'est vrai aussi que l'on vend beaucoup de choses sur Leboncoin ; je suis allé voir; mais il y a peu d'objets d'art intéressants. Or c'est là que nous ferons la différence : dans la garantie de l'authenticité. Ce qui ne présente un intérêt bien sûr que dans le cas d'objets avec un potentiel particulier. Si je mets en vente un tableau comme celui-ci, qui fera partie d'une vente en mars, en l'annonçant comme étant de Pierre Mignard, le premier peintre de Louis XIV, c'est que c'est bien un tableau de Pierre Mignard ! »

Et cette garantie de l'authenticité, et donc de la valeur inhérente à l'objet, internet seul ne l'apporte pas. « Quelqu'un avait mis en vente sur Leboncoin une aquarelle représentant une jetée de fleurs pour 60 euros, raconte encore le commissaire-priseur. Il a reçu très vite quatre ou cinq appels, du coup il a supposé qu'il y avait un loup. Il me l'a apportée, et de fait c'était une œuvre de grand intérêt, d'une fameuse aquarelliste, Blanche Odin. Je lui ai estimé son tableau entre 3 et 4.000 euros. »

Et si l'on apporte après coup la preuve qu'un objet vendu comme authentique par le commissaire est un faux ? « Eh bien dans ce cas je rembourse ! J'ai des assurances pour ça » Mais bien sûr le commissaire aime autant ne pas avoir à rembourser, et prend ses précautions : il consulte des experts avant d'annoncer des informations alléchantes sur les objets à vendre.

Antoine PARDESSUS

Extraits de l' union du 01/03/2016

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Les leçons de la Cour des comptes

Comme chaque année, les magistrats financiers de la Cour des comptes recensent des exemples de mauvaise gestion publique, dont voici une sélection.


Les magistrats conseillent de moderniser les centres de tri des déchets. AFP

1 - DEFICIT PUBLIC

L'objectif de réduction du déficit public à 3,3 % du . produit intérieur brut pour 2016, fixé par le gouvernement, est « atteignable » mais sa réalisation reste « incertaine », en raison de « risques réels de dépassement des prévisions de dépenses », estime la Cour. Plusieurs dépenses non encore compensées ont en effet été annoncées, tel que le « pacte pour l'emploi », qui doit peser deux milliards d'euros.

2 – FACTEURS

Face à la baisse continue du courrier, concurrencé par le courrier électronique, des « adaptations profondes du fonctionnement de l'organisation » du service postal, avec un objectif de réduction du coût de la distribution, sont nécessaires, selon la Cour, qui critique, par ailleurs, un fort taux d'absentéisme chez les facteurs. Un « débat public » devra être engagé pour savoir quel service public la France attend de sa Poste, estime-t-elle.

3 – TABAC

La Cour des comptes préconise des hausses « plus fortes et plus continues » des prix du tabac pour aboutir aux « objectifs ambitieux » fixés par le programme national de réduction du tabagisme (PNRT) mis en place par le gouvernement

4 - TRAN5PORT5

La fusion de Transdev, filiale de la Caisse des dépôts, et Veolia Transport, filiale de Veolia Environnement, en 2011, a été un «échec économique et financier à court terme », cette opération ayant été « décidée précipitamment, insuffisamment étudiée et conduite de manière déficiente ». Par ailleurs, l'État doit s'investir dans la lutte contre la fraude dans les transports urbains en Ile-de-France, dont le coût annuel est estimé à 366 millions d'euros. « L'échec constaté en ce domaine n'est pas seulement celui des entreprises, mais aussi celui de l'action publique », relève la Cour.

5 –ENERGIE ET DEVELOPPEMENT DURABLE

La loi de transition énergétique pourrait conduire EDF à fermer jusqu'à un tiers de ses réacteurs français et à réviser son vaste programme d'amélioration de la sûreté du parc nucléaire, avec un impact annuel de plusieurs milliards d'euros. Autre point: l'objectif que la France s'est fixé en matière de développement de l'essence contenant de l'éthanol « ne semble pas atteignable à court et moyen terme ». Dès lors, il faut envisager de plus fortes incitations fiscales, comme la diminution du niveau de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) pour l'éthanol. Enfin, le recyclage des déchets a progressé mais, pour atteindre les objectifs du gouvernement, il va falloir clarifier les consignes de tri, moderniser les centres de tri et améliorer la connaissance des coûts supportés par les collectivités.

6 - SOLDE DES MILITAIRE5

Des erreurs colossales dans le calcul des soldes de militaires par le logideI Louvoisont conduit à des « trop versés » de plus de 350 millions d'euros depuis 2011, et à des coûts de fonctionnement d'au moins 60 millions d'euros en 2013-2014.

7 - TOURISME

La haute juridiction préconise de fermer « dans les plus brefs délais » la piste de ski intérieure d'Amnéville, près de Metz, la seule de France et la plus longue au monde, et dont l'exploitation présente «  un déficit structurel. »

Extraits de l' union du 11/02/2016

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L'équipementier se sent à l'étroit

Le spécialiste du freinage ferroviaire Knorr-Bremse (ex-Freinrail) mûrit depuis des années un projet de déménagement pour continuer son développement. Ilaura lieu cet été.


Le site rémois de rentreprise est passè en quelques années de 96 à-130 salilriés. Christian Lanœnois
 

L’ESSENTIEL

•.- L'équipementier ferroviaire Knorr-Bremse [anciennement Freinraill,présent à Reims depuis . 1996,se sent à l'étroitsur son site de la rue Gosset Ila déjà dû s'agrandir en louant des locaux complémentaires à Bétheny.

•.- Pour continuer san développement sans être à cheval entre deux sites, il compte déménager à Tinqueux, dans les bâtiments laissés vacants par Hebdo print.

•.- Le projet qui mûrlt depuis 2007 va se concrétiser cette année, l'emménagement étant programmé pour juin et juillet prochain.

Knorr-Bremse se sent à l'étroit dans ses murs de la rue Gasset , à Reims. Il va donc les quitter pour s'installer dans un bâtiment plus spacieux à Tinqueux. KnorrBremse ?Rien à voir avec les sachets de soupe soluble des rayons de nos supermarchés. Auparavant, on appelait cette entreprise Freinrail, un nom plus parlant: la spécialité maison en effet, filiale d'un grand groupe allemand, ce sont les équipements pour le matériel ferroviaire roulant, trains, trams et autres métros, et plus spécialement ceux qui ont trait au freinage (Brernse, c'est le frein en allemand).

La tendance lourde est favorable au ferroviaire, avec les préoccupations grandissantes en matière de pollution.

 Éric Tassilly

Or « la tendance lourde est favorable au ferroviaire, assure le PDG de l'entreprise rémoise, Éric Tassilly, avec les préoccupations grandissantes en matière depollution, et les grands besoins de la région parisienne en déplacements. » Cequi explique que l'équipementier rémois a bien grandi au fil des ans. Le PDGse souvient que, quand il est arrivé, en septembre 2006, 96 personnes travaillaient dans les ateliers de la rue Gasset. « À Reims aujourd'hui, il y en a 130. C’était à tel point qu’il avait même fallu, il y a deux ans, louer des locaux supplémentaires dans les anciens Docks rémois, à Bêtheny, pour caser tout le monde. »

Une situation qui ne pouvait pas s'éterniser. « Depuis 2007 en effet, poursuit le patron, nous mûrissons un projet de déménagement qui nous permettrait de poursuivre notre développement et de ne plus être partagés entre deux sites. » C'est finalement le bâtiment laissé vacant par Hebdo Print à Tinqueux qui a été retenu pour accueillir les as du freinage sur rail, notamment en raison de sa situation géographique privilégiée à proximité de l'autoroute. « Nous allons-passer de 1250 à 2160 m² d'atelier » précise notre interlocuteur. Et en tout, l'entreprise disposera de 13.OOO m² de terrain, ce qui peut laisser entrevoir de possibles extensions futures. Les travaux d'aménagement de l'ancienne imprimerie pour sa reconversion ont déjà commencé, depuis l'année dernière. Quant au déménagement lui-même, il est programmé pour les mois de juin et juillet prochains. L'année du vingtième anniversaire de la présence à Reims ! Cela fera donc un deuxième événement à fêter.

Des stratégies différentes en Europe

 Si tous sont d'accord pour réduire leur consommation de sacs plastique afin de limiter la pollution, les pays européens ont adopté des stratégies différentes, sans forcément opter pour l'interdiction comme la France. Tour d'horizon chez nos voisins.

En Allemagne, les sacs plastique ne sont pas interdits en caisse mais les commerçants, notamment les chaînes de supermarché, les font payer, généralement 10 ou 20 centimes la pièce. Pour éviter de se retrouver avec une loi contraignante comme en France, la fédération du commerce de détail HDE planche sur un engagement volontaire du secteur qui verrait chacun fixer son propre prix.

En Grande Bretagne, la loi ne prévoit pas d'interdiction pour les sacs plastique à usage unique, mais les commerces avec 250 ou plus d'employés doivent les faire payer 5 pence (environ 7 centimes), une taxe du gouvernement en vigueur depuis octobre, Les sacs biodégradables sont aussi concernés par la mesure. L'argent récolté sera reversé à de bonnes causes, promet Londres qui espère en tirer environ 950 millions ros pendant les dix prochaines années.

L’Italie a interdit dans les supermarchés et les magasins les sacs en plastique dès 2011, une décision alors que le pàys faisait face à un grave problème de déchets (l'Italie consommait à elle seule le quart des 100 milliards de sacs en Europe). Ceux-ci ont été placés par des équivalents en matière biodégradables ou en papier. lIs sont payants dans certains supermarchés. Les commerçants - généralement des petites boutiques - qui distribuent encore des sacs en plastique s'exposent à des amendes de 2500 à 25 000 euro.

L’Espagne n'interdit pas les sacs plastique en caisse, mais au niveau régional, les communautés autonomes ont pris des initiatives pour limiter leur consomation. La Catalogne, par exemple, interdit la distribution gratuite de sacs en plastique à usage unique sur son territoire depuis le 1er janvier, L'Andalousie, la région la plus peuplée du pays, impose une taxe de cinq centimes depuis 2011 sur chacun de ces sacs.

Antoine PARDESSUS

Extraits de l' union du 04/02/2016

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Toutes les routes mènent à Charlemagne

Le vaste projet Via Charlemagne poursuit sa route jusqu'à sa labellisation par l'Union européenne, attendue en 2017.Prochaine étape avec une conférence demain à Reims


la voie Charlemagne, un itinéraire historique qui courtde Hambourg à Barcelone

L'E5SENTlEL

•.-Leprojet Via Charlemagne est 1 porté par le Mouvement européen Marne dont le président est JeanMarie Beaupuy et le vice-président délégué Noël Orsal.

•.- Panni les personnalités qui soutiennent ce projet. figurent Martin Schulz.Alain Decaux. Catherine lalumière,etc.

•.- Panni les collectivités partenaires de l'Allemagne au sud de la France,on trouve notamment 93 communes des Ardennes. Dinant, Ëpemag, Toulouse.lourdes. Chartres.etc.

•.- D'autres infos sur routecharlemagne.wordpress.com/

Dans dix ans, moins espère-ton, la Via Charlemagne figurera au programme des touropérateurs du monde entier, au même titre que Venise ou le Mont Saint-MicheL De Chine, des ÉtatsUnis, de France aussi, on se pressera sur les parcours touristiques, culturels, ludiques liés à celui qui fut baptisé le père de l'Europe. Surtout si le réchauffement climatique y met du sien. Cette gigantesque route nord-sud, qui mène de Hambourg à Barcelone, est bien celle tissée naguère par l'empereur Charlemagne qui, entre autres nombreux vestiges et traces de ses multiples passages, a particulière ment marqué nos régions de son empreinte. « Nous espérons générer des retombées économiques avec cette route » explique Noël Orsat, secrétaire général de l'association Via

Charlemagne, officiellement créée le 2juillet 2015, et instigateur de ce projet. Ce spécialiste culturel et universitaire y travaille depuis plusieurs années.

Un projet ditinéraire culturel européen

 En réalité, il avait commencé à s'intéresser dès 2005 à la Route européenne des légendes dominées par les Quatre Fils Aymon et' leur cheval magique Bayard qui appartiennent au patrimoine ardennais ... et à beaucoup d'autres sites français et européens. Or, l'histoire nous rappelle que Charlemagne pourchassait les quatre frères et que leurs routes s'entremêlent. Sans compter que passent aussi par là les circuits transfrontaliers 14-18 et la Route verte Ardennes-EifeL Bref, autant d'arguments pour lancer l'axe fédérateur de la Via Charlemagne.

Noël Orsat espère que le (onseil de l'Europe labellisera la Via Charlemagne « Itinéraire culturel européen» en mars 2017

Dans un premier temps, il s'est agi de recenser tout ce qui existe déjà autour de Charlemagne, entre les statues, les monuments, les châteaux, la gastronomie, la petite histoire, etc. Cest énorme! Rien qu'en Picardie et en Champagne-Ardenne, Laon, Samoussy, Soissons, Corbeny,Reims, Ponthion (près de Vitry-le-François), Attigny, Charleville. Sedan, Givet (pour ne pas les citer tous) sont concernés. La quête des soutiens et la sensibilisation à l'ambitieux projet s'est déjà révélée fructueuse. Les collectivités (dont l'Union européenne) ont massivement adhéré. C'est là tout l'enjeu de la Via Charlemagne qui reste à aménager avec des animations, des créations de statues monumentales, l'organisation de spectacles en tous genres, des circuits de visites et tout le toutim.

Car cette année 2016 est déterminante dans le processus d'êlaboration de la Via Charlemagne qui aspire à devenir un véritable itinéraire culturel européen (ICE). LeConseil de l'Europe en a déjà labellisé 33 en près de 40 ans, avec subventions à la clé. « Nous déposerons notre dossier en septembre prochain et espérons le certificat de l'Europe ppur mars 2017. Une telle reconnaissance a un effet du type Unesco » plaide Noël Orsat

Conférence demain à Reims

Le Comité scientifique de la Via Charlemagne se réunit demain au Palais du Tau à Reims où le professeur Patrick Demouy donnera une conférence (14 h 30) sur « l'héritage de Charlemagne transmis à Louis Le Pieux. »

Rappelons que le Palais du Tau conserve le talisman de Charlemagne ainsi qu'une statue. Une autre sculpture intègre la galerie des rois de la cathédrale. À l'occasion de cette conférence, les participants auront un exposé détaillé sur l'ensemble du projet, y compris dans ses parties concernant la Belgique, Aix-la-Chapelle et les Pyrénées. Le président de l'association, Jean-Marie Beaupuy (ancien député européen), interviendra également.

 J.M FRANÇOIS

Extraits de l' union du 24/01/2016

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Ouvrir l'œil et le bon 

Les appareils photo numériques (APN) entament leur troisième révolution industrielle. Aux compacts et aux reflex d'hier sont venus s'ajouter les hybrides et les fixes


L
es appareils photo hybrides. comme le Panasonic 610, jouent de plus en plus sur la vague néo rétro. Panasonic 

ZOOM

L'hybridation en marche forcée.

En alliant la facilité d'utilisation des compacts, leurs qualités fonctionnelles et la qualité d'image des reflex, les APN hybrides se sont mis en tête d'offrir le meilleur des deux mondes. Et ils y parviennent de plus en plus. Les images sont remarquables, la liberté créatrice est grande et l'encombrement moindre qu'un reflex. Même le grand Canon, roi du secteur, après avoir attendu deux longues années, s'est résigné à entrer dans une danse dominée par Sony (avec ses Alpha), Fujifilm (avec ses X), Panasonic (avec ses G) ou encore Samsung (avec ses NX). Petite cerise sur le gâteau, certains, modèles, comme le Panasonic GlO, se parent de lignes rétro, sonne comme un retour aux sources, à l'âge d'or de l'argentique. Et si tel parti pris esthétique est désormais possible, c'est précisément grâce à l'hybridation qui donne la possibilité de mettre de très bons optiques sur de petits boîtiers, Cette nouvelle. génération d’hybrides, destinée à un public de masse, est en train de changer la donne: elle se destine à une très large portion de photographes, lorgnant clairement sur le marché des compacts, mais offrant de meilleures performances.

Il fut un temps où choisir son appareil photo était simple : les compacts sacrifiaient la qualité de l'image au profit de la facilité d'utilisation ; les bridges offraient un compromis intéressant mais; bons à tout faire, n'excellaient en rien et les reflex étaient réservés à ceux qui souhaitaient un rendu (quasi) professionnel, En définissant clairement l'usage qu'on allait faire de son boîtier, le choix était fait : au compact, les joies des instantanés, des photos de vacances et autres repas de famille ; au bridge : les portraits un peu plus poussés de la petite dernière et les paysages enjôleurs ; au reflex, enfin, les clichés exigeants, les prises de vues composées, la liberté créatrice ... entravée par un encombrement non négligeable.

C'était simple... et c'était tant mieux ! Avec l'offre, incommensurable proposée par les grands noms du daguerreotype binaire, il était déjà bien difficile de faire la bonne pioche dans chaque catégorie. Si ces trois grandes distinctions restent en partie vraies, les cartes SD ont été, par la magie de l'évolution technologique, redistribuées, en partie.

Nivellement par le haut

La course à l'armement qui, dans le domaine de la photographie numérique, se traduit par une course aux pixels, a eu un effet dynamique sur l'offre des APN : en termes de qualité d'image, le compact s'est largement rapproché des bridges, voire des reflex d'entrée de gamme. Les Sony DSC-HX90, Canon SX700 HS. Panasonic Lumix TZ70 ou encore le Nikon Coolpix S9900 (pour ne citer qu'eux) sont d'excellents appareils photo, faciles d'utilisation, très peu encombrants et dotés de fonctionnalités très intéressantes (mise au point sur toute l'image, reconnaissance des types de scène, écrans escamotables pour certains, zoom 30x pour d'autres, Wifi, NFC ... ),  sans parler de leur mode vidéo de premier plan. De fait, ces boîtiers couvrent désormais un très large éventail d'usages, satisfaisant par là une plus grande partie des photographes. Ce nivellement par le haut a eu une conséquence directe: la formule bridge s'est peu à peu éteinte, à l'exception de quelques représentants de choix, comme les excellents Sony RXl0 et Panasonic Lumix FZ300,

Les clefs USB font de la résistance

Le succès de solutions de plus en plus mobiles aurait pu laisser croire que les clefs USB seraient rapidement jetées aux oubliettes de l'ère numérique. Mais elles résistent et offrent certains avantages de taille à l'heure des failles de sécurité. Il faut dire qu'elles ont fait d'énormes progrès en termes d'espace de stockage, de prix ou de sécurité, Leur capacité de stockage leur permet d'accueillir un système d'exploitation libre ou propriétaire et de garder bien secrètement ses données. Le moindre netbook récent suffit alors pour « booster »  son système et avoir accès à toutes ses sauvegardes.

Le vaste éventail de programmes libres disponibles sur Internet permet de se créer un véritable environnent de travail.

Il suffit ensuite de se rendre sur un PC hôte et de télécharger les logiciels qui composeront une suite bureautique complète. A condition d'être bien outillé, le précieux sésame vous offrira sécurité (aucune donnée, n'est transférée sur le pc hôte), légèreté (gabarit poids plume) et flexibilité (n'importe quelle machine disposant de ports USB fera l'affaire.

JEU

Les consoles des tout-petits.

 La VTech StorioTV (95 €) est une petite console qui se branche, via un câble HDMI, à la télévision familiale. Grâce à sa connexion Wifi, cette plateforme (fournie avec 4 titres) est évolutive et offre la possibilité de télécharger plus de 1000 contenus depuis l’Explor Park : des jeux (avec des héros comme Princesse Sofia, La Reine des Neiges ou Dora L'exploratrice), des dessins animés, de la musique, et bien plus encore, Un mode multljoueur permet même de partager ses émotions à plusieurs, Lire, compter, écouter, les petits découvriront les joies de l'apprentissage numérique,

Extraits de l' union du 12/12/2015

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La philatie, toujours actuelle

Collectionner les timbres, un truc dépassé? Pas du tout selon le spécialiste de la rue de Vesle, François Bricaire, philatéliste depuis toujours.

François Bricaire intervient parfois dans des écoles et fait quelques adeptes

La boutique n'a pas changé depuis des décennies. Les rayons en bois sont couverts de gros classeurs de toutes les couleurs. L'actuel propriétaire de Reims Philatélie, François Bricaire, est réputé dans le petit monde des collectionneurs. Certains venaient déjà étant gamins et continuent à être attirés par le magasin et ses trésors miniatures.

Entre un homme d'une trentaine d'années, passionné de foot. Il est surpris par la profusion de timbres sur ce thème précis. II promet qu'il reviendra. François Bricaire jubile de faire un nouvel adepte. « La philatélie, si vous la montrez à des enfants, vous aurez toujours des adeptes », dit-il. Lui-même a commencé tout jeune puis il a stoppé pendant une petite période, « l'époque où je m'intéressais davantage aux filles », sourit-il, pour mieux reprendre.

Il intervient parfois dans des classes. Il fait toujours deux ou trois disciples. Le genre de gamins qui ont des pierres et des bouts de ficelle dans les poches. « Les enfants ont un grand plaisir à décoller les timbres, à plonger les mains dans l'eau, et souvent la passion se transmet de génération en génération » . François Bricaire a acheté la boutique en 1995 avec ses indemnités de licenciement, quand son entreprise de Bazancourt a fermé, réalisant un vieux rêve. Internet a beaucoup changé la donne mais il y a encore beaucoup de collectionneurs qui préfèrent encore venir discuter et commander au comptoir.

 « Ce qui est bien avec les timbres, c'est que l'on collectionne à son envie, à son idée. On peut être attaché à un pays, à un sport, à l'histoire. Peu importe. Les timbres sont un très grand travail d'artiste. Et pour les belles pièces, le marché se maintient ». C'est le cas des timbres émis à leur début, en janvier 1849.

L'Ange au sourire imprimé en 1930 avec une surtaxe pour la reconstruction, sur une feuille ou dans un carnet, a une valeur inestimable, de même que le timbre de la cathédrale du 23 février 1932 avec l'oblitération de l'événement. Toute l'histoire de France, et donc celle de Reims, est racontée à travers la philatélie.

Et le top du top, c'est de tomber sur une « variété », c'est-à-dire un timbre qui présente une petite erreur comme un décalage, une faute de frappe, des variations de couleurs. « Les philatélistes en sont friands. Ils recherchent ces petits trésors souvent décelés par les receveurs des postes. Internet a beaucoup changé la donne mais je suis scotché par le nombre de visites. Tout un monde de connaisseurs en train d'évolue, certes, mais qui ne disparaît pas. »

M.C L.

Extraits de l' union du 25/11/2015

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La Marseillaise, symbole contre le terrorisme.

Entonnée spontanément lors des hommages aux victimes, reprise en chœur dans le monde, la Marseillaise est devenue depuis les attentats un symbole de rassemblement face au terrorisme.


A Wembley mardi soir, les supporters britanniques solidaires du peupke français. AFP

 L'hymne et le drapeau. ces deux emblèmes de la République, ont longtemps été considérés avec méfiance par une partie des Français qui les associaient à un nationalisme étriqué. Ils unissent aujourd'hui la plupart des citoyens.

Les parlementaires reums en Congrès lundi à Versailles se sont bien sûr Ievés pour entonner le chant composé par Rouget de Lisle en 1792, à l'issue du discours du chef de l'État, Mais dans toute la France, l'hymne, parfois critiqué aussi pour son caractère belliqueux, est désormais repris par la foule en hommage aux 129 morts des attentats. Des lycéens et des collégiens ont entonné la Marseillaise spontanément dans la cour de leurs établissements après la minute de silence observée lundi. Depuis le début de la semaine, les représentations à l'Opéra de Paris débutent par une minute de silence suivie de la Marseillaise, chantée par les milliers de spectateurs. À New York, dès samedi soir, Placido Domingo et l'orchestre du Metropolitan Opera avaient fait retentir l'hymne national français, en version originale, avant la représentation de la Tosca..

Drapeau sur les profils Facebook

 « Depuis les attentats à Paris, l'hymne français est omniprésent », écrivait le New YorkTimes hier. Il a retenti mardi au Parlement européen.

Une des plus spectaculaires illustrations de ce phénomène a été observée mardi soir au stade londonien de Wembley quand les 70000 spectateurs du match amical Angleterre-France ont chanté l'hymne à l'unisson, suivant les paroles affichées sur des écrans géants. La presse britannique avait aussi fourni le texte à ses lecteurs et une journaliste avait pensé à poster une version phonétique.

Ce week-end, des monuments et bâtiments du monde entier se sont aussi illuminés aux couleurs du drapeau tricolore. En France, centres sportifs, centres commerciaux et sièges d'entreprises se sont aussi parés des trois couleurs. La Tour Eiffel symbole de Paris, est illuminée en bleu-blanc-rouge chaque soir depuis lundi et le restera jusqu'à une heure du matin jeudi.

Le célèbre cabaret Crazy Horse a même modifié son tableau légendaire. La Relève de la garde t. Le temps de ce numéro, qui ouvre la revue, les danseuses évoluent dans des halos bleu-blanc-rouge exceptionnellement sur l'air de la Marseillaise.

Facebook a, lui, invité ses utilisateurs dans le monde entier à couvrir leur photo de profil d'un drapeau tricolore translucide. Une initiative reprise aussi sur le réseau Twitter, mais dénoncée par certains internautes, la jugeant trop centrée sur la France.

Samedi soir, sur France 2, l'ancien footballeur Vikash Dhorasoo s'est fait le porte-parole de ces réfractaires. « Je pense qu'on peut être français sans connaître la Marseillaise, sans connaître son drapeau, sans bouffer français», a-t-il dit. «Le drapeau, la Marseillaise, ces symboles-là ne me conviennent pas », a-t-il insisté.

Extraits de l' union du 19/11/2015

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Cabu veille sur le vieux port de La Rochelle


Lors d'une récente visite, l'œuvre des tailleurs de pierre a été dévoilée à quelques privilégiés. AFP

C'est comme si Cabu avait toujours trôné là. Ses lunettes rondes, le crayon posé sur l'oreille. Avec son compère, Wolinski, représenté entouré de deux nymphes, le dessinateur châlonnais veille désormais sur le vieux port de La Rochelle son visage figé dans la pierre de la Tour de la Lanterne. Une petite surprise dévoilée il y a quelques jours, et concoctée par Philippe Villeneuve, architecte en chef des monuments historiques et responsable du chantier de rénovation de la tour, qui s'est achevé cet été.

Deux gargouilles qui n'existaient pas et qui ont pourtant trouvé leur place naturellement sur l'édifice. « Les travaux étaient en cours lors des attentats, qui ont été un choc pour tout le pays, y compris les gens qui intervenaient sur le chantier ». dévoile Frédéric Henri, administrateur adjoint des Tours de La Rochelle. Et de rappeler que « la tradition séculaire est te parfois d'intégrer des petits signes discrets, souvent hors de la vue des passants au quotidien, une représentation d'une personnalité un peu connue ou auto représentation de l'architecte. »

Alors pourquoi ne pas s'inscrire dans la tradition en ajoutant les visages de deux emblèmes de la liberté ... qui plus est sur la façade d'une tour qui servit de prison durant près de trois siècles ? L'idée a fait l'unanimité. « Les monuments nationaux sont heureux et solidaires de cette démarche », salue Frédéric Henri.

À moins de jouir d'une excellente vue, il faudra se munir de jumelles pour admirer les gargouilles de près et depuis l'extérieur. Mais le symbole, lui, est là. Une position qui aurait sûrement plu aux deux caricaturistes, qui aimaient tant croquer le monde qui défilait sous leurs yeux.

Géraldine BAEHR

Extraits de l' union du 14/10/2015

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Une fête à la gloire de la lumière

Partout dans là région, la lumière est mise à l'honneur pour la vingt-quatrième édition de la Fête nationale de la science. Découvrez le programme dans notre région


Le planétarium de Reims ouvre ses portes du 10 au 11 octobre de 14 à 18 heures.
Remi Wafflart

À REIMS

•.- Le Cesi organise des ateliers de démonstrations informatiques sur le thème de intelligence artificielle (prothèses du futur, drone terrestre chercheur d'objets, lunettes de réalité augmentées ...

•.- L’Université accueille quatre expositions.

•.- Le lycée Roosevelt propose des expositions et ateliers scientifiques.

•.- Le lycée Jean-XXlII propose une conférence sur les trous noirs et une exposition interactive sur les nanotechnologies.

•.- Le Village des sciences du campus propose de rencontrer chercheurs, techniciens et amateurs.

La 24° édition de la Fête de la science a lieu, cette année, du 7 au 11 octobre. Un programme largement organisé autour de 2015, année de la Lumière en France ». Voilà, dans les grandes lignes, ce que vous pourrez découvrir dans notre région.

1 – Planétarium et champignons en Marne

À Beine-Nauroy, l'équipe du Planétarium vous propose, tout comme l'Observatoire de Reims du reste, de découvrir comment, grâce aux télescopes, mieux connaître les étoiles. À Châlons-en-Champagne, découvrez, à l'Hôtel de Ville, le portrait de quelques Champardennais qui ont contribué à faire avancer la science ou découvrez l'histoire de l'eau, du nuage au robinet. À Cormontreuil : découvrez à la. médiathèque les méthodes des Experts avec l'exposition Zoom sur la Police scientifique, Passons aux champignons: à Épernay et Verzy, la Société mycologique rémoise vous guidera et vous aidera à identifier et connaître la comestibilité des espèces de nos sous-bois. Toujours à Épernay, au collège, observez des microbes au microscope. Visitez le site agro-industriel de Pomade-Bazancourt.

2 – Métallurgie et centrale nucléaire en Ardennes

À Charleville-Mézières, plusieurs activités au programme. Ainsi, la nouvelle Maison de la culture et des loisirs Ma Bohème s'ouvre en abordant l'archéologie, l'informatique, l'électronique, la mycologie et la robotique. Mais encore : l'IUf vous invite à vous plonger au cœur de la science, sur le thème de la lumière. Dans le même créneau, l'IFfSjUrca se penche sur la question c La lumière ou les lumières ? », à travers diverses expériences où l'onde électromagnétique es: exploitée selon sa longueur d'onde. Notez encore' qu'à Villers-Semeuse, il sera aussi question de lumière, avec l'association Omega Ardenne Astronomie. À Bogny-sur-Meuse, le Musée de la Métallurgie vous invite à découvrir l'histoire des techniques de la métallurgie dans les Ardennes. À Chooz. visitez la centrale, l'un des outils de production électrique d'origine nucléaire du Groupe EDF.

3 – Energie renouvelable et auto du futur dans l’Aisne

À Bohain-en-Vermandois, le collège Matisse vous invite à venir découvrir le ciel et à observer I~ Soleil Puis, vous participerez à un atelier de fabrication de carte du ciel avant de partir sur le terrain, à la nuit tombée, observer les étoiles du dei nocturne. À la Maison familiale Henri-Matisse, partez à la découverte de la lumière dans les œuvres du peintre. À Chauny, les lycées publics parleront également de lumière. À Cuffies, faites un crochet par les ateliers-expos sur les énergies renouvelables, le papier recyclé, la production de cristaux ioniques ou encore sur les techniques d'identification de restes humains liés à la Grande Guerre. Le département Génie Électrique. et Informatique Industrielle de l'IUT propose aussi plusieurs activités. À Montcornet, place à l'automobile du futur. Soissons se penche sur la betterave sucrière ou sur les progrès en matière d'astronomie. À Saint-Gobain, on perce les secrets de l'œil (illusions d'optique, photo 3D...)

À Saint-Quentin, on explique que les couleurs sont très utilisées dans la chimie ou comment la chimie et la lumière sont exploitées par la police scientifique, et les départements Gé- nie chimique et Génie mécanique du futur Pôle universitaire vous ouvrent les portes. Enfin. à Wassigny vous apprendrez comment sauvegarder les insectes utiles du jardin. ou comment les oiseaux trouvent refuge dans les nichoirs.

Infos pratiques sur www.fetedelascienœ.fr

Extraits de l' union du 02/10/2015

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Troublante image sur le Facebook d'un élu


Cette image a suscité de nombreux commentaires sur la page Facebook du conseiller départemental PS Thierry Délerot.

Thierry Dêlerot, conseiller départemental (PS) de Laon 2, a publié sur sa page Facebook personnelle et en version « public », une image commentée qui suscite aujourd'hui la surprise et l'émoi. Une femme entièrement voilée y est censée incarner la remplaçante de l'ancienne présentatrice des journaux télévisés de TF1 le weekend, Claire Chazal. « Car on y vient ! », craint l'auteur de ce photomontage.« Je ne pratique pas Facebook depuis longtemps », indiquait hier, le conseiller visiblement peu surpris par les questions. « C'est une image qui était sur mon accueil, Je l’ai commentée pour dénoncer le propos qu'elle véhiculait mais mon texte n'est pas apparu. J'ai dû faire une mauvaise manipulation ». Thierry Délerot, par ailleurs enseignant en éducation physique, a de fait « partagé » la publication d'un certain «Artur Mikeal Lazzon » le 16 septembre dernier. Plusieurs de ses contacts ont ajouté quelques lignes. « Bien », estimait ainsi Thérèse H., tandis que Claude B. soulignait :  « Tu as raison, surtout pas ça.»  Jean-Jacques S. proposait: «Je crois que c'est la ministre de l’Education nationale » alors que François R. s'interrogeait: « N'était-ce pas au salon de la femme musulmane ? »  et que Carmen L, enseignante, avouait sa perplexité via un simple point d'interrogation.

Pourquoi, cinq jours après cette « mauvaise manipulation », l'élu n'a t-il pas cherché à publier un nouveau commentaire ?

Pourquoi après ce « partage », n'a t-il pas supprimé la publication ?

« Je ne sais pas comment on fait » assure l'enseignant, présent sur le réseau social « sous la pression de mes enfants », depuis 2013.

 Yves KLEIN

Extraits de l' union du 22/09/2015

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Simplement solidaire

Une décennie après la disparition, l'abbé Pierre demeure dans les esprits. Les communautés, poursuivent son combat fondé sur la solidarité. Tranches de vie.


Chez Emmaüs, « la solidarité, c'est permettre Il des gens de faire des-achats dignes ou de se remeubler pour presque rien ». Hervé Oudin

ESSENTIEL

•. Une grande vente est organisée aujoura'hui au parc des expositions de Reims par la communauté locale d'Emmaüs.

•. Solidairement, les bénéfices de cette. journée seront reversés à Emmaüs International.

•. Rencontre au sein de la communauté Emmaüs de Berry-au-Bac, dans l'Aisne, où la solidarité se voit au quotidien pour la cinquantaine de compagnon(ne)s.

Qu'aurait fait l'abbé Pierre face à ces réfugiés pour qui l'Europe tient lieu de salut depuis des mois 7 Il Sûrement invoqué l'article 13 de 'la déclaration des Droits de l'Homme», réplique Karine. Lacroix.

« Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un État. Il aurait mis en avant, comme nous le jaisons tous les jours, l'accueil inconditionnel », détaille celle qui, depuis 2010, assume la responsabilité de la communauté des compagnons d'Emmaüs de Reims, située à Berry-au-Bac, dans l'Aisne. L'accueil inconditionnel, c'est celui des chassés de leur pays ou simplement à la rue.

« Le seul frein tient dans notre capacité d'accueil, une cinquantaine de personnes. Nous refusons du monde tous les jours!  La colère n'atteint pas l'expressivité de celle du légendaire abbé. Plus sourde, toute aussi forte. Nous sommes en bout de chaîne, sollicités par des organismes et des dispositifs qui saturent devant l'afflux de personnes », décrit Karine Lacroix. « Alors, nous rappelons souvent leurs devoirs aux institutions. »

Participer aux activités de la communauté

Dans l'immédiat après-guerre, c'est déjà pour remédier aux carences des institutions que l'abbé Pierre fonde le mouvement Emmaüs afin de venir en aide aux exclus, les « compagnons ». Six décennies plus tard, Emmaüs figure toujours, au même titre que la Croix-Rouge ou les Restos du coeur. dans le camp de ceux qui tendent la main pour partager. « Ici, c'est la personne qui décide de son projet de vie. Sortir d'ici, rester, peu importe». Les compagnons né se voient imposer aucune limite de temps. « Mon projet ? Le militantisme à Emmaûs. Faire ce que je fais, c'est être militant », lance ainsi Albert; un  Ivoirien de 56 ans. le « téléphoniste » de la communauté qui, après avoir été régularisé par la circulaire Valls en 2013, attend de retrouver la nationalité française, « car mon grand-père a fait 39-45 ».

« Au-delà des droits fondamentaux (accompagnement administratif, santé, scolarisation ... ), les compagnons reçoivent une allocation de dignité de vie, 340 euros par mois versés par l'association. Ce n'est pas un salaire, ils ont le statut de travailleur solidaire bénévole », détaille Karine Lacoix. Les compagnons sont hébergés, nourris, blanchis. En échange, ils doivent respecter trois règles; pas de violence, pas d'alcool et la participation aux activités au service de la communauté. Il faut déjà faire sauter une barrière. « Souvent dévalorisés depuis des années, ils disent ne rien savoir faire, ayant tellement entendu qu’ils sont inemployables car venant de la rue! Karine Lacroix, une des six salariés de la communauté de Reims, insiste :  La solidarité s'exerce pour, avec et par le compagnon. Fondée en 1981, la communauté de Reims accueillait une trentaine de personnes jusqu'à la construction de nouveaux logements à Berry en 2010. « Ce sont nos locaux supplémentaires de vente, au pont de Witry à Reims, qui ont permis leur financement ». Car, attributaires d'aucune aide de l'État ou des collectivités, les communautés reposent sur l'autofinancement. À Reims, il faut générer un million d'euros par an. « Nous avons donc besoin de gens qui viennent acheter ou nous donnent des objets pour exercer la solidarité », rappelle Karine Lacroix.

Et cela fait plus de 60 ans, et les chiffonniers qui récupéraient les textiles, que cela dure. « Maintenant, nous sommes concurrencés par les filières privées de recyclage alors que nous cherchons juste à monter une société permettant à des gens d'être debout, de, vivre et de croiser d'autres personnes. »

Permettre aux biens de connaître plusieurs vies

Précurseur de J'économie circulaire, celle qui permet aux biens de connaître plusieurs vies, les communautés d'Emmaüs engendrent aussi la solidarité recyclable. Accueilli d'Algérie en 2005; Aziz; 39 ans et désormais régularisé, est devenu salarié à Berry-au-Bac. En ce samedi, une femme amène un cageot de pêches. « Autant que cela profite »  Karine Lacroix remercie. « Elle a tout compris: nous ne sommes pas dans le misérabilisme, juste dans le partage. » Le partage selon Emmaüs, c'est organiser ce salon, aujourd'hui au parc des expositions de Reims, pour reverser les bénéfices de la vente d'objets à Emmaüs International.  « La solidarité, ce n'est pas prendre Emmaüs pour cc une entreprise de services pour qui il est normal de venir débarrasser comme certains le pensent », serre les dents Karine Lacroix.

Sans parler des acheteurs qui tentent de négocier une réduction sur les objets ... La solidarité, «c'est permettre à des gens de faire des achats dignes)J ou de se remeubler pour presque rien comme après les effondrements d'immeubles qui ont lieu à Reims en 2013. « Car c'est aussi notre raison de vivre qtre d'aider ceux qui en ont besoin mais ne sont pas dans la communauté n, prévient Karine Lacroix. Avant de conclure en citant l'abbé Pierre.  « Ici, le plus pauvre, il est encore dehors. »

Frédéric GOUIS

KARINE LACROIX


Responsable de la communauté Emmaüs de Berry-au-Bac
Besoin de bénévoles

« En plus des salariés, la communauté s'appuie sur une trentaine de bénévoles. Il nous en faudrait 80 de plus! Cela nous permettrait de donner plus de cours de français, proposer des animations grâce à des titulaires du Bafa. De même, si des personnes ont des compétences dImageans les réparations diverses, comme les vélos et autres, nous sommes preneurs. le bénévole vient transmettre son savoir. Il doit essayer de comprendre le compagnon en se plaçant à ses côtés, pas à sa place. »

Emmaüs est partout dans la région

•. Communauté, structure action sociale et logement, SOS familles, comité d'amis ... Emmaüs regroupe de nombreuses structures(http://emmaus-france.org)

•. Dans nos départements, ils sont situés à Reims, Tours-sur-Marne, Courtisols, Berry-au-Bac, Soissons, Bosseval, Saint-Gobert et Saint-Quentin.

Le  CHIFFRE : 18.000

C’est le nombre de personnes acceuillies dans les 284 groupes Emmaüs en France.

LA PHRASE

 « Je ne peux rien te donner. Mais, toi qui n'as rien, au lieu de mourir, viens m'aider à aider. » .

Abbé Pierre. en 1949, devant le désarroi de Georges, ancien bagnard, qui vient de faire une tentative de suicide

FRÉDÉRIC GOUIS

Extraits de l' union du 20/09/2015

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« L'union », votre quotidien, fête ses 70 ans

Né dans la clandestinité grâce au concours d'une petite équipe motivée de résistants luttant contre Vichy et l'occupant, le journal s'est rapidement fait un nom.

À SAVOIR

Les fondateurs de « L'union »

Sont à l'origine de « L’union », l’Union des syndicats ouvriers de la Marne, le Front national, Ceux de la Résistance, Ceux de la libération-Vengeance, Libération-Nord, l'Union française des associations de combattants, la Fédération de la Marne du Parti communiste, celle du Parti socialiste, l'Alliance républicaine, le Mouvement républicain de la Marne, l'Union des femmes françaises, l'Union locale des syndicats chrétiens de Reims.


 Voici la une du journal paru le 30 août 1944, jour de la libération de Reims.

C'est au fond de la cour du 21, Rue de Sousse, à Reims, avec une Minerve à pédale que la belle aventure de « l'union» a débuté. Lorsque 5 000 exemplaires sont tirés sur deux pages in-quarto et diffusés sous le manteau à l'occasion du 1er mai 1944, les résistants rémois marquent un point et défient par une information libre le pouvoir et la presse aux ordres.

« L'union» paraît au grand jour le 30 août 1944 pour célébrer la libération de Reims par des éléments de la III° armée américaine du général Patton.

Celui par qui le journal clandestin a vu le jour est Serge Labruyère. Cet instituteur de Venizel, qui a été contraint de quitter l'Aisne où il est recherché par les nervis de la Gestapo, devient à Reims un modeste ouvrier ébéniste dont le coeur du métier est de réussir l'impression et la diffusion d'un journal qui véhicule les idées de la Résistance. Se concrétise alors l'engagement pris le 4 avril 1943 dans l'arrière-salle du café «  Le petit sapeur » entre Henri Bertin de Ceux de la Résistance, Charles Guggiaro de Libération Nord, « Maurice » du Front national et Raymond Guyot de la Section française de l'internationale ouvrière (SFIO) de créer un journal baptisé «L'union» pour fixer les bases du Comité départemental de la Libération.

D'abord journal clandestin sous le nom de « L'union champenoise », pendant quelques semaines avant de devenir simplement « L'union » le journal paraît au grand jour le 30 août 1944 pour célébrer la libération de Reims par des éléments de la Ill" armée américaine du général George Patton et la Résistance. Qui se souvient alors que les premiers numéros ont été glissés dans des boîtes aux lettres et déposés dans des relais par la célèbre «  Zoubinette », Marcelle Tissier, une Résistante recherchée, exfiltrée du Creusot en Saône-et-Loire et qui, arrivée à Reims, n'a qu'une envie: poursuivre le combat ?

Lorsque «L'union» dépose ses statuts le 27 octobre 1945, les douze associés respectent l'esprit du Conseil national de la Résistance et regroupent dans un même journal le pluralisme des idées politiques, philosophiques et religieuses dans le respect de l'identité de chacun. Cette fidélité à l'esprit de la clandestinité et cette volonté d'incarner une presse libre constituent une ambition légitime. Avec une direction collégiale de six membres, « L'union » va vivre ainsi jusqu'en 1983.

Évolutions successives

Comme tous les quotidiens, il a connu les crises de la presse écrite. Après une brève expérience du gérant unique, il est entré en 1985 dans le giron du groupe France-Antilles  devenu Hersant Médias. Il a été repris par le groupe belge Rossel fin 2012. Le  journal a abandonné ses locaux historiques de la place Drouet d’Erlon, ex-siège de « L'Écaireur de l'Est », le 14 juillet 2002 pour s'installer à j'angle de la rue de Talleyrand et de la rue de Vesle. En juin 2013, le siège du journal a été transféré 14, rue Édouard-Mignot.

Le journal est passé d'un grand format corrigé à plusieurs reprises à celui d'un tabloïd produit sur sa rotative installée dans la zone industrielle du port-Colbert, rue Gutenberg. Cet anniversaire est aussi le vôtre car sans votre fidélité, nous ne serions pas ce matin en kiosque et dans vos boîtes aux lettres.

Hervé CHABAUD

Extraits de l' union du 10/08/2014

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Reims, Capitale du made in France

Yves Jégo et Arnaud Montebourg, deux anciens ministres, ont choisi Reims pour organiser les 10 et 11 septembre les premières assises du Produire en France.

 
L’ancien secrétaire d’État Yves Jégo était aujourd’hui à Reims pour présenter les premières assises du Produire en France.

De l'aveu même d'Yves Jégo, député UDI, hier en conférence de presse, l'attelage peut laisser perplexe. Il parle de son duo avec Arnaud Montebourg qui veut incarner la gauche du PS, «mais il existe des causes nationales » qui peuvent réunir au-delà des idées politiques, « celle que la France reste une terre de production ». Aussi avec l'ancien ministre de l'Économie, il organise à Reims les 10 et 11 septembre les premières assises nationales du Produire en France, « une sorte de Davos du made in France, un rendez-vous exceptionnel ». Arnaud Montebourg, Yves Jégo sont attendus donc, mais surtout des chefs d'entreprises du secteur ou de renom, comme Laurence Parisot, Xavier  Beulin, Christian Peugeot, entre autres.

400 Ce sont le nombre d'entreprises qui font la démarche pour être labellisées «origine France garantie» proposée par l'association Pro France, présidée par Yves Jégo, ancien secrétaire d'État

L'origine France peut faire la différence

Au départ, on trouve l'association Pro France, présidée par Yves Jégo, et qui a fondé le label «origine France garantie ». Il Depuis, 400 entreprises ont fait la démarche pour obtenir ce tabeï» Pour l'ancien secrétaire d'État à l'Outre- Mer, «après un 20' siècle standardisé, le 21' sera celui d'un retour vers l'origine, la proximité, le savoir faire, la qualité... où le consommateur joue le rôle d'arbitre. »Yves Jégo explique par exemple que Peugeot a fait certifier. Différentes gammes de voiture. « Quand  un client hésite entre deux modèles, son choix se fait généralement vers la gamme labellisée , origine France.» Même constat pour Jean-Paul Pageau, président de la chambre de commerce et d'industrie et responsable d'hypermarchés. « Depuis un mois, c'est flagrant, on voit que les clients optent pour la viande française » ,dit-il. Il ne s'agit pas cependant pour Yves Jégo de se replier sur soi-même, d'ériger des barrières. « On voit que les gens sont demandeurs de traçabilité, d'authenticité. Derrière, on trouve le débat sur l'économie circulaire, les circuits courts, la marque France qui fait aussi vendre à l'étranger. C'est passionnant et il y aura lors des assises des tables rondes pour évoquer tout cela.» Comme le fait aussi -d'apprendre à discerner le vrai made in France du faux. « Notre label est délivré par un organisme indépendant qui garantir que le produit est totalement fabriqué en France avec 50% des composants d'origine française.» Évidemment, reste la question du coût  « Des études montrent que la moyenne est entre 10 à 15% de surcoût, mais les gens qui le peuvent sont de plus en plus prêts à faire ce choix. Il faut leur en donner la possibilité. Après il ne s'agit pas de culpabiliser certains ou de tomber dans le dogme du patriotisme économique, on comprend qu'on peut manquer de moyens ou qu'on dédde de faire d'autres choix, mais pour reprendre un vieux slogan publicitaire: nos emplettes sont nos emplois! »

 •. Assises du Produire en France à Reims les 10 et 11 septembre au Centre des congrès, sur inscription auprès de RM conseil au 09 72 43 95 95 ou http://lwww.profrance.org

 YANN LE BLEVEC

 Extraits de l' union du 01/09/2015

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Reims, le pont-rail Brébant a été démonté

Vendredi matin, les tabliers du pont-rail Brébant ont été retirés pour être remplacés. De grosses perturbations sont prévues jusqu’au 10 août.


Il était un peu plus de 8heures, hier, quand le 4e tablier du pont datant de 1919 a été soulevé par la grue.

Le dernier train est passé jeudi soir vers 22h15. Il s'agissait du TER faisant la liaison entre Reims et Épernay. Un quart d'heure plus tard, les catainers ont été mises hors service. Les choses sérieuses pouvaient commencer

Le pont-rail Brabant, qui enjambe le canal de l'Aisne à la Marne, à quelques mètres de. la station-service Total, a peu à peu été démantelé. « A 2h30 du matin, on a eu peur que l'orage nous empêche de travailler. Mais, finalement, les équipes ont pu continuer l'opération. Le premier morceau de tablier a été retiré à 4 heures », expliquait hier au petit matin David Lopes, directeur d'opération à la SNCF. À 8h15, la dernière pièce a été soulevée par une grue, avant d'être découpée au sol et reposée dans l'une des deux péniches - «Gois» et «F1orimonde» - louées pour l'occasion. Les deux tabliers du pont-rail, pesant chacun 35 tonnes, devaient ensuite être acheminés par voie d'eau jusqu'à l'entreprise Derichebourg Environnement (Eska), dans la zone industrielle Colbert, pour y être démantelés. Restera à installer le nouveau pont, un, ouvrage de 280 tonnes fabriqué dans les ateliers Poncin en Belgique.

Le chantier empêche toute circulation ferroviaire et ce jusqu'au 10 août 23 heures. Or, les « finitions » autour du nouveau pont Brébant ne s'achèveront que le 27 août.  « L'opération est délicate dans la mesure où ce pont se situe en pleine ville et que le trafic sur le canal est maintenu », souligne David Lopes. Il précise que la passerelle qui jouxte le pont-rail, et permet aux promeneurs d'accéder à la voie verte, reste en l'état.

Le renouvellement du' pont-rail Brébant s'inscrit dans un gros programme de modernisation des infrastructures de la SNCF. L'ouvrage, long de 35,S mètres, n'avait jamais été changé depuis son installation en 1919. « Il avait néanmoins été en partie reconstruit dans les années 1946-1948, après avoir été bombardé pendant la Seconde Guerre mondiale. Un tablier avait dû être changé. Mais depuis cette période, seules des interventions de maintenance et des petites réparations avaient été menées », indique-t-on à la SNCF.

Les perturbations au niveaudu tramway compliquent tout

Les travaux entamés jeudi soir ne sont pas sans provoquer de grosses perturbations. Une partie de l'avenue Brêbant est barrée. Même si la station-service Totaf est fermée cette semaine, les pompes 24 heures/24 restent accessibles, depuis le boulevard Charles-Arnoult Or, plus aucun train en provenance de Reims Centre et à destination de Paris ne circule. De même, les liaisons Reims-Epernay sont perturbées. Les personnes qui souhaitent voyager en train entre Reims et Pans doivent se rendre à la gare Champagne-Ardenne TGV, à Bezannes. Les navettes TER qui font habituellement la liaison entre les deux gares rémoises ne circulent pas puisqu'elles passent par le pont-rail Brébant. Si des passagers veulent s'y rendre en tramway, les affaires se corsent Car, en raison de travaux devant l'Opéra, le tramway ne circule pas cet été entre la gare centrale et la gare Champagne-Ardenne TGV... Reste une solution : se rendre à Champagne-Ardenne TGV en voiture. « Les automobilistes qui ont un abonnement au parking Effia à la gare centrale peuvent sans problème se garer au parking de la gare de Bezannes », annonce la direction de la SNCF. Autre possibilité; remprunter les autocars mis à la disposition des passagers entre les deux gares. Attention, le départ ne se fait pas sur le parvis de la gare centrale, mais du côté de la «sortie Clairmarais », Et pas question de monter dans le car sans réservation préalable...Pour ceux qui seraient perdus, la SNCF déploie jusqu'au 10 août toute une équipe de «gilets rouges». « Chaque jour. Dix personnes supplémentaires viennent renforcer les équipes des deux gares rémoises pour informer et aider les voyageursé », signale Laurent Vigneron, directeur de Infra pôle Champagne-Ardenne à la SNCF.

A SAVOIR

•. Préparé depuis mai dernier, ce chantier mobilise actuellement  entre 80 à 90 personnes dont 25 agents SNCF,

•. 3,9 millions d'euros, c'est le cout du chantier, intégralement financé par SNCF Réseau.

•. 450 tonnes de ballast, 410 traverses et 540 m de ligne de rail sont nécessaires pour cette opération de renouvellement du pont-rail

Valérie Coulet

Extraits de l' union du 08/08/2015

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Grands moulins de Reims, la roue tourne

Un bâtiment emblématique des Grands moulins de Reims est en cours de démolition. C'est une mesure de sécurité. L'entreprise n'est pas menacée. Elle a du grain à moudre. 


Le côté qui donne sur le canal est joli, habillé de briques. L’autre côté est tout gris, sans intérêt esthétiq

En passant le long du canal, vers Clairmarais, on aperçoit une immense grue et des hommes qui s'affairent au-dessus du bâtiment en brique des Grands moulins de Reims. Un bâtiment industriel plutôt joli, avec une horloge à l'ancienne (arrêtée depuis longtemps), représentative d'une autre époque, et auquel les Rémois sont attachés.

De quoi s'alarmer et croire que c'est le début de la fin pour les Grands moulins. IJ n'en est rien. L'entreprise fait toujours son blé pour le compte des Grands moulins de Paris.

e Nous sommes obligés de détruire ce moulin d'une autre époque par mesure de sécurité, explique le directeur d'exploitation du site, Michel Coquelet Ce bâtiment a trop souffert II n'était plus du tout utilisé.

 Nous avons envisagé pendant un temps d'y stocker des archives pour le groupe. Mais il posait des problèmes. Avec son vieillissement, des morceaux menaçaient de tomber. Ils auraient pu blesser quelqu'un car il y a de la drculation autour de ce moulin. La pluie et la neige l'ont l'abîmé. Au départ, c'était un bâtiment conçu pour mettre des machines de meulerie. Seule la façade qui donne vers le canal était habillée de briques, tandis que l'autre partie est grise et pas jolie. »

Quelques travaux de désamiantage ont été nécessaires au préalable, même si cette matière ne présentait pas de danger pour les personnes car l'amiante n'était pas friable. située dans le sol, sous un ragréage.

Les travaux vont durer jusqu'à la fin du mois de juillet Ils en sont à une phase un peu délicate, tout en haut, puis dans une semaine, ce sera du grignotage », jusqu'à démolition complète. «Ensuite, nous aurons un plan de circulation un peu plus large », complète M. Coquelet.

L’un des plus gros moulins de France

L'entreprise rémoise (84 salariés) n'est pas menacée par cette opération. Les Grands moulins de Paris, dont elle fait partie, ont même de sérieuses ambitions pour le site rémois. Ils viennent d'investir 1,5 million d'euros dans un poste de chargement vrac pour de grandes quantités, en service depuis un mois.

Nous avons bâti ce poste pour de plus gros volumes. Nous avons la capacité d'écraser 600 tonnes de blé par jour. En 2014, nous avons écrasé 180000 tonnes de blé. L'entreprise fonctionne selon les trois-huit, 24 heures sur 24 » précise encore Michel Coquelet.

Nous sommes l'un des plus gros moulins de France1), se réjouit encore le directeur qui y travaille depuis un an et demi.

« Dans quelque temps, il se peut que nous déplaçons encore des petits silos. »

Il a créé de nouveaux bureaux, un réfectoire de qualité. «Le plus important, c'est la sécurité des hommes, ensuite, c'est de faire en sorte que les salariés se sentent bien dans l'entreprise. C’est primordial ».

Marie-Christine Lardenois

Extraits de l' union du 18/06/2015

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La bataille de Waterloo célébrée avec faste

Quelque 200 000 spectateurs attendus durant ces trois jours: les manifestations organisées autour du 18 juin s'annoncent grandioses.


Les spectacles consacrés au bicentenaire de la bataille de Waterloo, programmés trois soirs de suite, sont complets depuis longtemps malgré les 60000 places prévues. AFP

Quelque 200000 spectateurs, attendus en trois jours, 350 journalistes accrédités, une poignée de têtes couronnées et plus de 5000 figurants en uniformes : les manifestations organisées autour du 18 juin pour célébrer le bicentenaire de la bataille de Waterloo s'annoncent grandioses.

Préparée depuis des années, la commémoration se veut à la hauteur de l'importance de la confrontation sanglante qui a opposé le 18juin 1815, à une vingtaine de kilomètres au sud de Bruxelles, l'armée impériale commandée par Napoléon aux forces alliées (britanniques, allemandes, belgo-hollandaises) du duc de Wellington et prussiennes du maréchal Blücher.

La chute définitive de l'empereur

L'issue est connue; sur les près de 200000 hommes (93000 Français, 125000 coalisés) qui se sont affrontés Sur la plaine brabançonne, plus de 10000 ont perdu la vie après une dizaine d'heures de combats, parfois au corps à corps, et 35 000 autres ont été blessés, dont plusieurs milliers allaient mourir dans les jours suivants.

Surtout, Waterloo marque la chute définitive de l'empereur des Français, contraint à un exil sans retour sur l'îlot britannique de Sainte-Hélène, dans l'Atlantique sud, après sa défaite face à une alliance de monarchies déterminées à mettre fin à plus de deux décennies de troubles et de guerres déclenchés par la Révolution française de 1789.

Au soir de Waterloo la carte de l'Europe sera redessinée par les puissances victorieuses et le Vieux continent vivra dans une paix relative pendant un siècle, jusqu'à la grande boucherie de 14-18,

« L'idée est d'adresser à l'occasion de ce bicentenaire un message de réconciliation et d'union » , confie-t-on auprès de la chancellerie du Premier ministre belge Charles Michel, organisatrice d'une cérémonie protocolaire qui se tiendra Sur le champ de bataille ce jeudi 18juin à 11 heures, au moment où, 200 ans plus tôt, les premiers' boulets s'échappaient des gueules des canons français. en direction des lignes britanniques,

Au pied de la butte surmonte d'un lion construite Sur le champ de bataille, la cérémonie réunira, autour du roi des Belges Philippe et de la reine Mathilde, le "couple royal des Pays-Bas, les grands-ducs du Luxembourg, un représentant de la famille royale britannique (le prince Edward, cousin d'Elizabeth 2), ainsi que des descendants des principaux belligérants. Paris, après avoir tenté en vain de s'opposer à l'émission d'une pièce de monnaie commémorative, de crainte qu'elle Ilengendre une réaction défavorable en France , sera représenté par son ambassadeur en Belgique, Tout comme l'Allemagne, en dépit du rôle crucial joué à Waterloo par les Prussiens pour renverser l'Aigle impérial. Le bicentenaire a donné lieu en Belgique à une profusion de publications (ouvrages scientifiques, bandes dessinées) et d'événements, ainsi qu'à la création d'une nouvelle bière.

«La plus grande reconstitution napoléonienne»

Complets depuis longtemps malgré les 60 000 places prévues, les spectacles programmés trois soirs de suite sont les plus attendus. Ce jeudi, un spectacle son et lumière baptisée « lnferno » fera revivre sur les lieux mêmes de la bataille les célèbres vers du poème « L'expiation » de Victor Hugo. «Waterloo! Waterloo! Waterloo! Morne plaine! ».

Jeudi toujours, plus de 5 000 figurants en costumes d'époque. 360 chevaux et 100 canons prendront part à la reconstitution des premières phases de la bataille, «l'Attaque française », tandis que vendredi ils rejoueront le dénouement, «la Riposte alliée ». « Ce sera la plus grande reconstitution de l'ère napoléonienne jamais réalisée dans le monde », explique Etienne Claude, responsable de l'organisation d'un événement dont le budget dépasse les 10 millions d'euros.

Napoléon sera joué par un avocat parisien, Frank Samson, qui porte le bicorne depuis une dizaine d'années avec le plus grand sérieux. « À Waterloo, j'amène la tente impériale, meublée, avec toute la vaisselle, dans une remorque », confiait-il récemment. Les hommes de troupes, eux, dormiront dans des bivouacs.

Le site de Waterloo, qui s'est offert pour l'occasion un tout nouveau « centre des visiteurs », espère que ce coup de projecteur permettra de faire du champ de bataille, longtemps négligé, un haut lieu 'du tourisme mémoriel 

L’héritage de Napoléon toujours vivace

Napoléon laisse ne empreinte considérable sur les institutions et la société françaises.

•. Les Institutions

Devenu 1" consul en 1799, Napoléon modernise l'administration et consolide les divisions créées sous la Révolution, notamment les départements et les cantons.  La constitution de l'an VIII (novembre 1799), ont il est le principal inspirateur; crée le Conseil d'Ëtat et le « Sénat conservateur », inspiré du Sénat de Rome. Les préfectures sont instituées quelques mois plus tard .

•. L'économie

La Banque de France est créée début 1800 pour relancer, l’éronomie. Vingt-deux chambres de commerce sont instaurées deux ans plus tard.

•. La Légion d'honneur

Le 19 mai 1802, Napoléon instaura l'ordre national de la légion d'honneur pour récompenser les «mérites éminents ». militaires ou civils rendus à la Nation. Deux cents ans plus tard, la légion d'honneur reste Ia plus haute distinction honorifique française.

•. Le Code civil

• Le Code civil ou « Code Napoléon », dont la rédaction débute sous la Révolution, est promulgué le 21 mars 1804. Il consacre le principe d'égalité devant la loi et constitue le fondement du droit français. La moitié environ de ses 2281 articles d'origine restent en vigueur.

•. La justice

En 1804, Napoléon réforme le système judiciaire en instaurant les cours d'appel et la Cour de cassation. Deux ans plus tard, un premier conseil de prud’hommes est créé à Lyon.

•. L'architecture

Paris, il a notamment fait construire deux arcs de triomphe après la victoire d'Austerlitz. En province, des dizaines de monuments, statues, et de bâtiments de l'époque impériale perpétuent le souvenir de l'empereur.

•. L'éducation

Le baccalauréat dans sa forme  moderne est instauré par Napoléon le 17 mars 1808 dans le cadre de la reconstitution de l'université française, supprimée sous Ia Révolution. En 1808, il n'y eut que 21 bacheliers. En 2014, ils étaient plus de 624 000.

 

Napoléon rêvait de devenir américain

Trappeur, planteur, explorateur ? En juin 1815, au lendemain de Waterloo, Napoléon est prêt à émigrer aux États-Unis avec tous ses proches. Alors  qu'il est encore à l'Élysée, il demande à disposer de deux frégates de l'escadre de Rochefort pour le conduire outre-atlantique.  « Le projet reçoit le meilleur accueil du gouvernement provisoire qui y voit le moyen de se débarrasser de lui au plus vite », explique Christophe Pincemaille, l'un des deux commissaires de l'exposition « Cap sur l'Amérique, la dernière utopie de Napoléon », au château de Malmaison (jusqu'au 20 juillet). Pas question de s'enfuir. L'empereur déchu est persuadé qu'il obtiendra le feu vert des Anglais et se croit, à l'aube d'une nouvelle vie dans un continent auquel il est lié par sa famille. Le 8 juillet 1815, il monte à bord de la frégate La Saale, mouillée en rade de Rochefort. Mais des navires anglais bloquent la rade et les sauf-conduits n'arriveront jamais. Les alliés n'ont aucune intention de le laisser partir. Reste le plan B: filer à l'anglaise: Son frère Joseph lui propose de le prendre sa place en jouant de leur ressemblance physique. Napoléon refuse car il devrait laisser sur place toute sa suite. Le 15 juillet, de guerre lasse, l'empereur monte à bord du vaisseau anglais Le Bellerophon. Mais il part à Sainte-Hélène où le suivent les malles préparées pour l'Amérique. L'ex-souverain qui se voyait entamer une carrière scientifique, meurt le 5 mai 1821 dans sa terre d'exil. Les États-Unis semblaient « la terre de toutes les espérances »

LES REPERES

•.  Cérémonie ce matin à 11 heures             

Ce jeudi 18/06/2015, à 11heures, au pied de la butte surmontée d'un lion construite sur Ie champ de bataille, la cérémonie réunira différentes personnalités européennes ainsi que des descendants des principaux belligérants

•.  Le duc de Wellington, vainqueur de Waterloo mais politicien décrié

Les Britanniques vouent aujourd'hui un culte au duc de Wellington, mais celui qui défit Napoléon à Waterloo fut aussi un politicien impopulaire. De nombreux lieux portent son nom: monuments, statues, pubs et hôtels. À partir de 1820 et jusqu’â sa mort en 1852, le duc a organisé chaque 18 juin un grand banquet dans sa demeure londonienne...

•.  Une expo tout en Lego sur Napoléon    

Le bureau de l'Empereur, son célèbre bicorne, son portrait peint par Davld… Une exposition est consacrée à Napoléon et réalisée en briques Lego. A voir aux Écuries de Waterloo jusqu'au 31 juillet.

•.  Le CHIFFRE

200000 hommes, 193000 Français, 125000 coalisés se sont affrontés  sur la plaine brabançonne le 18 juin 1815.

•. LA PHRASE

«L’idée est d'adresser, à l'occasion de ce bicentenaire, un message de réconciliation et d'union.
      La chancellerie du Premier Ministre belge.

 

Extraits de l' union du 18/06/2015

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Stéphane Bern à Reims, sur les traces de Jeanne D’arc et Charlemagne

L’équipe de « Secrets d’Histoire » et son animateur Stéphane Bern ont tourné vendredi à Reims, pour deux émissions qui seront diffusées au printemps


Stéphane Bern a pris le temps d’acheter quelques cartes à la boutique de la cathédrale.

L’animateur vedette de « Secrets d’Histoire », la célèbre émission de France 2, a passé toute la journée de vendredi dernier à Reims pour tourner plusieurs séquences de deux numéros, l’un consacré à Jeanne d’Arc, l’autre à Charlemagne. Si certains « Secrets d’Histoire » avaient déjà évoqué la ville de Reims, comme celui dédié à Agnès Sorel, Stéphane Bern n’avait encore jamais fait le déplacement jusqu’à la cité des sacres.

Un drone au cœur de la cathédrale

Après des tournages à Chinon, Rouen et Orléans, le journaliste a cette fois tenu à suivre les pas de Jeanne d’Arc jusqu’à la cathédrale Notre-Dame. Il a également profité de son passage à Reims pour avancer son travail dédié à Charlemagne, débuté à Aix-la-Chapelle en Allemagne.

Composée d’une dizaine de personnes, l’équipe de tournage s’est débord arrêtée à Notre-Dame où plusieurs plans ont été filmés par un drone. « Nous avons tous été impressionnés par la splendeur de cet édifice ô combien chargé d’histoire », commente Laurent Menec, le producteur de l’émission.

Visiblement ravi de tourner dans cette cathédrale, dans laquelle la plupart des rois de France ont été sacrés jusqu’en 1825, Stéphane Bern s’est ensuite rendu au Palais du Tau où il s’est réjoui de pouvoir filmer quelques « trésors », dont la Sainte-Ampoule et le calice des rois. « Nous avons filmé une séquence dans la magnifique chapelle où le futur roi venait prier avant de se rendre à la cathédrale pour y être sacré. Nous en avons profité pour raconter comment se déroulait la fastueuse cérémonie du sacre », raconte Laurent Menec.

Les dates de diffusion de ces deux numéros de « Secrets d’Histoire » ne sont pas encore arrêtées mais les téléspectateurs pourront les découvrir entre mars et juin prochains.

Par Valérie Coulet

Extraits de l' union du 11/02/2015

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