Actualités REIMS 2019

 2014-2017  -  2018

Actualités - Nouveautées -  Numérique Vie Privée

 La Presse 

Le bus gratuit gagne du terrain
Ce qu’ils pensent de leur ville

Ambiance tendue au tribunal dans l’affaire Vincent Lambert 

Nouvelles règles environnementales obligent.

Violences conjugales : un coup de fil contre les coups

 

 

 

Les forains

 Les dates qui vont compter

    

    

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Le bus gratuit gagne du terrain

 Doucement mais sûrement, la gratuité des transports progresse ici et là. Mais encore peu dans nos agglomérations. 


La gratuité n’est pas envisagée à Châlons-en-Champagne alors même que l’agglomération renouvelle son contrat de délégation de service public.

L’ESSENTIEL

*.-  LE Luxembourg vient d’annoncer qu’il rendait gratuits ses transports en commun.

*.-  EN ÎLE-DE-France la présidente de la Région Valérie Pécresse prévoit de réduire de moitié le coût du transport pour les retraités.

*.-  CERTAINES AGGLOMÉRATIONS , comme à Aubagne ou à Dunkerque, sont déjà passées à la gratuité.

*.-  LA GRATUITÉ est-elle envisageable chez nous où le sujet s’annonce comme l’un des enjeux des prochaines élections municipales ?

 La gratuité des transports urbains n’est pas pour demain dans les agglomérations de notre région, du moins si on se réfère à ce que déclarent sur le sujet les élus en place. La prochaine campagne pour les élections municipales fera peut-être bouger les lignes car certains fomentent des propositions sur le sujet.

1 - REIMS NE FERME PAS LA PORTE

A Reims, le collectif « Osons Reims », groupe de militants issus du parti d’Emmanuel Macron, a lancé le débat en sondant les habitants sur l’opportunité de rendre les transports urbains gratuits. C’est une idée plus facile à lancer depuis l’opposition que depuis les bureaux du Grand Reims où se calcule le budget transport : «Je ne suis pas contre le fait d’étudier la question » , répond Catherine Vautrin, présidente de l’agglomération. « Un groupe de travail est en cours de constitution au sujet du transport. Il va pouvoir regarder. Il faut savoir que la participation des usagers représente 14 millions d’euros, le reste est payé par le versement transport des entreprises (40 millions) et la subvention venant du budget de l’agglomération (18 millions) . » Il faudrait donc remettre 14millions au pot pour rendre le transport gratuit. « La gratuité n’est pas le seul sujet d’actualité. Il nous faut étendre le réseau aux 127 communes qui ont rejoint le Grand Reims. Nous devons également assurer la transition énergétique en remplaçant nos véhicules tout en continuant à lutter contre la fraude. J’ajoute que la clause de revoyure avec le concessionnaire Mars, prévue en 2020, sera l’occasion d’une révision complète des conditions de gestion des transports. » Il s’agit d’un contrat d’une durée de trente ans signé en 2006 à l’occasion de la construction de la ligne de tramway. Soit la gratuité parviendra à s’immiscer dans la révision, soit elle n’est pas près de se concrétiser.

2 - HORS DE QUESTION DANS LES ARDENNES

« Qui va payer ? » demande Boris Ravignon, maire de Charleville-Mézières et président de la communauté d’agglomération Ardenne Métropole. « Je dirais que c’est une question de riches. Les agglomérations qui passent à la gratuité sont celles qui ont les moyens. Pour nous, la gratuité impliquerait de trouver 1,7 million à ajouter à notre budget transport de 12 millions d’euros. Il n’y a pas de marge chez nous donc on risque de se réveiller avec de nouveaux impôts si on veut rendre le transport gratuit. Faire payer les entreprises à travers le versement transport revient également à augmenter les impôts. » Même l’enjeu environnemental ne parvient pas à assouplir Boris Ravignon sur le sujet : « Il y a d’autres moyens d’agir pour l’environnement : le vélo, le covoiturage, le développement des voitures électriques… J’ajoute qu’une grande partie de la métropole, trop rurale pour avoir des bus, n’en profiterait pas. » Le maire de Sedan, Didier Herbillon, partage sur le sujet, le même avis que son collègue.

3 - DÉJÀ DES RÉDUCTIONS À LAON

Le maire et président de l’agglomération de Laon, Éric Delhaye, brandit son déficit pour expliquer que la gratuité n’est pas envisageable : « Il est de l’ordre de 800 000 euros en 2018. Le versement Transport et les recettes des usagers ne l’équilibrent pas. La gratuité ferait perdre 750 000 euros de recettes qu’il faudrait compenser par une augmentation de la fiscalité sur les contribuables Laonnois » , affirme-t-il. Le maire ajoute que des réductions existent déjà à Laon : « Un tarif solidaire a été mis en place : un abonnement mensuel solidarité réduit de 50 % (quatorze euros au lieu de vingt-huit euros)représente une bonne proportion des titres vendus sur notre réseau (40 %). Nous avons également mis en place la gratuité pour les personnes à mobilité réduite dont le taux d’incapacité est supérieur à 80 % ainsi que pour leurs éventuels accompagnants. »

4 - UN PROJET DE NAVETTE CŒUR DE VILLE À SOISSONS

« Rendre les transports gratuits impliquerait de trouver 1,5 million d’euros. Sachant que notre capacité d’autofinancement se chiffre à 2 millions d’euros, ce serait amputer notre capacité d’investissement que de mettre cet argent dans le transport. Je crois qu’il est important de pouvoir investir en créant, par exemple, des zones économiques » , souligne Jean-Marie Carré, président de la communauté d’agglomération du Soissonnais. « En revanche nous envisageons, à échéance de cinq à dix ans, une navette cœur de ville gratuite qui aurait l’avantage de profiter à tous. Ceux qui circulent en bus l’utiliseraient mais aussi ceux qui viennent en voiture à Soissons et qui pourraient laisser leur véhicule à l’extérieur . »

5 -  À CHÂLONS, PAS POUR L’INSTANT

L’agglomération de Châlons-en-Champagne s’apprête à renouveler son contrat de délégation de service public : «Nous avons reçu les candidatures. Le nouveau contrat prendra effet le 1 erseptembre » , précise Bruno Bourg Broc, président de Châlons Agglo. « La gratuité n’a pas été demandée car il existe trop d’arguments contre elle, dont le fait que cela n’a pas forcément d’effet sur l’abandon de la voiture. Je sais que certaines villes le font toutefois. C’est le cas à Niort dont le maire a été l’un de mes collaborateurs. Nous n’envisageons pas de suivre son exemple pour le moment mais nous allons observer, sur la durée, comment les choses se passent chez lui. »

Les jeunes pourraient activer les choses

La gratuité des transports en commun est évoquée par les jeunes qui manifestent, de plus en plus en Europe, pour pousser les politiques à prendre des mesures concrètes contre le réchauffement climatique. Lancé par l’adolescente suédoise de 16 ans, Greta Thunberg, le mouvement a déjà gagné la Belgique et la Suisse où collégiens et lycéens ont défilé dans les rues jeudi dernier.

Depuis août, Greta Thunberg manque ses cours tous les vendredis pour exiger que des décisions soient prises. Elle est aussi venue faire entendre sa voix au Forum économique mondial organisé dans la station de ski suisse de Davos et qui s’est achevé vendredi dernier. Le mouvement pourrait se propager.

Déjà dix ans de gratuité pour le pays D’Aubagne


«
Il  y avait des réticences au départ », se souvient Maurice Marsiglia.

Maurice Marsiglia se souvient que la gratuité des transports en commun pour les douze communes de l’agglomération d’Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, a été adoptée en 2009 à l’issue d’une belle bagarre. « Il y avait des réticences. De la part de l’opposition mais aussi de la part des employés de la compagnie de transport. Ils avaient peur de perdre des emplois car la fin de la billettique signifiait du personnel en moins. Finalement, tout le monde a gardé son emploi » , explique celui qui est aujourd’hui président de l’association aubagnaise « Se déplacer librement ». À l’époque, Maurice Marsiglia faisait partie des partisans de la gratuité : « Les motivations étaient à la fois environnementales et sociales. Les élus de l’époque n’ont pas regardé les obstacles mais ont cherché les moyens d’y parvenir.» Il fallait trouver l’argent : « Ils ont constaté que la billettique ne représentait que 7 % des ressources du budget transport. Comme à ce moment-là, l’agglomération passait le cap des 100 000 habitants, le taux du versement transport payé par les entreprises a augmenté. Cela a suffi à compenser le manque à gagner de la billettique. On aurait pu penser que les entreprises s’y seraient opposées mais, comme elles n’avaient plus à contribuer aux frais de transport de leurs salariés, elles ont adhéré. » L’arrivée de la gratuité a eu plusieurs effets : «Nous sommes passés de deux à six millions de voyageurs. Une partie des habitants a renoncé à son véhicule. Enfin, plus surprenant, l’incivisme dans les transports a largement diminué.» Les bus et le tramway gratuits ont fini par séduire les opposants de la première heure : « Ils sont en place aujourd’hui et ce sont eux qui se battent pour qu’on conserve la gratuité . » Elle est en danger car l’agglomération d’Aubagne a intégré la métropole d’Aix-Marseille à qui elle a cédé la compétence transports. L’exception aubagnaise ne sera peut-être pas maintenue. « Nous pensons que la seule solution pour que nous gardions notre gratuité est qu’elle soit étendue aux autres. C’est faisable. S’il y a une réelle volonté politique. »

Transports scolaires vers la gratuité

Dès la prochaine rentrée, tous les enfants de l’école élémentaire prendront le car scolaire gratuitement dans le Grand Est. La mesure a été annoncée lundi 21 janvier par le président de la Région Jean Rottner lors de la séance du conseil régional. Le coût de cette mesure est évalué entre six et sept millions d’euros. La gratuité n’est pas à l’ordre du jour pour les élèves du secondaire.

GRATUITÉ MAJORITAIRE DANS L’AISNE

La gratuité est déjà la règle dans l’Aisne et ce pour tous les niveaux scolaires. « Le transport scolaire est gratuit en milieu rural où nous détenons la compétence. En revanche, en zone urbaine, c’est parfois différent car ce sont les agglomérations qui décident », souligne Franck Dhersin, vice-président des Hauts-de-France chargé des transports. C’est ainsi qu’à Laon les parents ne paient pas mais qu’à Soissons il reste une contribution. La Région va devoir harmoniser les régimes car, si c’est gratuit dans l’Aisne, cela ne l’est pas, par exemple, dans l’Oise : « Nous avons cinq départements à harmoniser. Cela sera fait en septembre 2020. Le choix sera d’instaurer la gratuité du transport scolaire partout. Nous avons évalué le coût entre cinq et six millions d’euros d’euros. ».

Catherine FFREY

Extraits de l' union du 01/02/2019

    

    

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Ce qu’ils pensent de leur ville

Un millier de réponses ont été données à Mon avis sur Reims ,   le questionnaire mis en ligne par Osons Reims ! en vue de l’élection municipale du printemps 2020.


Osons Reims! espère récolter plus de réponses de la part des catégories socioprofessionnelles et quartiers plus variés. Archive Christian Lantenois

C’est un triptyque dont l’ordre serait immuable : le diagnostic, le projet, le choix du candidat. Le collectif Osons Reims !, émanation d’En marche !, officiellement lancé samedi dernier, ne déroge pas à cette règle tacite de la conquête du pouvoir. Dans un premier temps, la mission est de « construire avec les Rémois un projet pour les élections municipales et communautaires de 2020 ». Encore faut-il savoir ce que ces mystérieux Rémois peuvent penser de leur degré d’épanouissement au sein de la cité des sacres.

Depuis septembre, Osons Reims ! a lancé un questionnaire en ligne : monavissurreims.fr, préalablement testé durant l’été au sein des Marcheurs. « Cela avait permis de clarifier certaines questions » , confiait vendredi dernier Quentin Spooner, membre du collectif et également attaché parlementaire d’Aina Kuric (LaREM), députée de la 2 ecirconscription de la Marne. Six mois plus tard, voici venue l’heure du « point d’étape » – quiconque peut encore répondre au questionnaire.

Voirie mal entretenue, dynamisme relatif en matière de loisirs, faible sentiment d’insécurité

Selon les chiffres communiqués par Osons Reims !, 1 223 personnes, domiciliées à Reims ou dans les communes de l’agglomération, ont répondu aux questions « en un temps moyen de 13 minutes et quatre secondes » . Parmi elles, 548 ont déjà répondu à l’intégralité des 26 questions – ce sont seulement ces réponses qui seront prises en compte. Les cinq premières interrogations sont relatives à l’identité de l’interlocuteur – sexe, lieu d’habitation, etc. « Afin que les réponses soient les plus pertinentes et représentatives possible, nous voudrions en récolter davantage dans certains quartiers , espère M. Spooner. Des actions seront menées en ce sens. Mais les grandes tendances sont là. »

1 - QUI SONT CEUX QUI ONT RÉPONDU ?

56 % – des 548 réponses complètes – sont des hommes. 57 % sont père ou mère de famille. 24 % des contributeurs sont domiciliés dans le centre-ville, 12 % dans le secteur Cernay/Épinettes/Jamin/Jaurès. La part de périurbains s’élève à 10 %. Murigny, La Neuvillette/Trois Fontaines (3 % chacun) et Châtillons (2 %) sont les quartiers les plus sous-représentés. Ces indices géographiques recoupent en grande partie la carte des abstentionnistes réalisée à l’issue de la dernière élection municipale, en 2014. Ce n’est plus un scoop : nombreux sont ceux qui ne s’intéressent plus à la chose publique et n’estiment même plus nécessaire d’émettre un avis.

Concernant le logement, 47 % sont propriétaires et 46 % locataires (public ou privé). Sur le plan socioprofessionnel, 30 % sont cadres ou assimilés, 17 % sont employés, 15 % sont retraités et 14 % étudiants. Chômeurs (5 %), ouvriers (2 %) et agriculteurs (1 %) sont en queue de peloton.

2 -VIE DE FAMILLE, ÉTUDES

Selon les parents sondés, 62 % considèrent qu’il est « difficile d’obtenir une place en crèche à Reims » . 62 % – encore – disent leurs enfants « satisfaits des activités prévues dans le cadre de l’actuel périscolaire. » Enfin, 63 % sont « satisfaits de la cantine scolaire » .

Du côté de la communauté étudiante, 62 % des sondés se disent « satisfaits » de leur vie post-bac. Pour autant, 64 % « ne pensent pas rester sur le territoire après leurs études » – un chiffre assez élevé qui peut être relativisé, la plupart des étudiants ayant jusqu’à présent répondu étant inscrits dans des cursus spécifiques, type Sciences Po ou Neoma.

3- SANTÉ, LOISIRS

En matière de soins, la fracture est nette : si 72 % se disent « satisfaits du délai d’attente pour accéder au service de médecine générale » , 80 % ne le sont pas concernant les services spécialisés – ophtalmologiste, gynécologue, etc. Un constat qui ne se limite pas à la périphérie rémoise.

Par ailleurs, 52 % des sondés estiment que la ville est « dynamique » sur le plan des loisirs et de la culture. Pour ce qui concerne la propreté, les satisfaits l’emportent encore : 57% estiment que les espaces verts sont « suffisants et bien entretenus » ; c’est exactement la même proportion qui considère Reims comme une « ville propre » .

4 - SÉCURITÉ, LOGEMENT, VOIRIE

La sécurité, ce thème devenu fondamental dans toute campagne électorale, n’apparaît pas comme un point de crispation : 82 % des sondés disent se sentir « en sécurité dans leur quartier », et 80 % le sont lorsqu’ils sont « dans le centre-ville ».

Le logement apparaît aussi comme un motif de satisfaction : 86 % estiment ne pas avoir eu de difficulté pour l’obtenir ; 64 % s’y sentent bien – donnant une note de 8/10 ou plus sur ce point. En revanche, 50 % de ceux qui disent ne pas s’y épanouir pointent l’ancienneté de leur logement, et la nécessité d’une rénovation.

La voirie semble être l’un des rares motifs de mécontentement, puisque 56 % ne s’en disent « pas satisfaits » .

ARNAUD ROBINET CULTIVE UNE CERTAINE AMBIGUÏTÉ

Ce n’est plus tout à fait un scoop : le nom de l’avocat Gérard Chemla circule avec insistante, y compris à gauche, pour être candidat à la mairie de Reims aux municipales du printemps 2020. Le principal intéressé, lui, préfère rester discret. Un membre de son entourage explique : « À 18 mois de l’échéance, cela ne servirait à rien d’aller prendre des coups. » Rien ne dit que La République en marche donnera son investiture à un candidat, celle-là même qui avait l’an dernier fait défaut à Gérard Chemla, battu au second tour des législatives par Valérie Beauvais (LR). D’autres candidats pourraient-ils émerger ? Ce membre d’Osons Reims ! répond par une pirouette : « Arnaud Robinet ! Rappelez-vous qu’il était quand même le suppléant de Valérie Beauvais - nommée référent famille dans le cabinet fantôme de Laurent Wauquiez en novembre dernier - et qu’il cultive une certaine ambiguïté vis-à-vis de La République en marche. » Dimanche dernier, Arnaud Robinet a annoncé au micro de France Inter qu’il ne cotisait plus aux Républicains, déplorant « le manque de ligne politique » du parti dirigé depuis 2017 par Laurent Wauquiez.

3 GUESTIONS à


Gèrard CH MLA
AVOCAT. MEMBRE « OSONS REIMS »

« Notre fil rouge, c'e d'avancer sans parti pris » Notre fil rouge, c’est d’avancer sans parti pris

Pourquoi avoir mis en ligne ce questionnaire ?

La clé, c’est de sortir de l’entre-soi. Travailler le lien est la seule chose qui compte. Au vu des réponses récoltées, il faut maintenant aller dans les quartiers, non pas pour avoir des gens qui valident quoi que ce soit mais pour qu’ils s’expriment, qu’ils disent leurs satisfactions et leurs insatisfactions. C’est le fil rouge de notre démarche, et celle-ci inclut d’avancer sans parti pris.

C’est aussi une réalité de notre temps : pour un certain nombre d’entre nous, l’idée de démocratie participative est seulement là pour amuser la galerie. La démocratie locale n’est pas une idée facile à mettre en place mais je crois à l’idée de responsabiliser les gens dans les choix qui les concernent. Pour les prochains mois, l’ambition est qu’un maximum de gens s’intéressent à l’idée que leurs voix peuvent être entendues, et que l’on peut faire un projet à partir de ça.

Quels enseignements peut tirer Osons Reims! des réponses déjà reçues ?

Un certain nombre de personnes évoquent l’absence d’unité de cette ville. Les seuls lieux vers lesquels on va drainer les gens sont les zones commerciales. Selon eux, il ne se passe rien ou presque dans les quartiers.

J’ai aussi retenu des réponses sur le caractère très minéral de Reims. Il y a Léo-Lagrange, le parc de Champagne ; ailleurs, si on voit de l’herbe, il faut aller entre les rails du tramway. Le quartier Croix-Rouge a été largement refait depuis dix ans, on a supprimé les tours mais l’ambiance « métal et pierre » est toujours là.

Que pensez-vous des réponses apportées sur le thème de l’environnement ?

Reims manque d’espaces verts. Pour les deux routes, tout reste à faire. Je ne crois pas qu’un parent normalement constitué peut laisser ses enfants traverser la ville à vélo. Les parents eux-mêmes roulent souvent eux-mêmes sur le trottoir. Réfléchir à l’écologie à Reims, c’est aussi réfléchir à la façon dont on se déplace. Il y a là un vrai travail de prospective à mener – ça ne pourra pas se décider à l’échelle de la Ville puisque c’est de la compétence du Grand Reims. Et une réflexion globale à initier.

Les transports gratuits, futur thème de campagne ?

Et si la gratuité des transports en commun – compétence du Grand Reims, et non de la Ville – était l’un des thèmes de campagne de la prochaine municipale ? Le collectif Osons Reims ! a déjà lancé le débat dans son questionnaire en ligne. Sans surprise, l’idée d’une future gratuité séduit en masse. Plus instructive sans doute est la réponse apportée à cette question : « Si les transports en commun étaient gratuits, seriez-vous prêt à les emprunter de manière quotidienne pour vos déplacements ? » 61 % des 548 sondés répondent par l’affirmative.

Dans la zone d’expression libre, les motivations apparaissent variables : « Le coût, évidemment » , abrège cet homme de 54 ans, domiciliés à Bétheny. « Le prix du gasoil » , pointe cette jeune périurbaine. « Je pourrais résilier mon abonnement mensuel de 48,48 euros pour notre foyer » , calcule ce septuagénaire de Cernay-lès-Reims. « La gratuité serait un vrai plus en termes de motivation et de prise de conscience » , croit savoir cet homme de 27 ans, domicilié au Bois d’Amour. Ce trentenaire basé dans le centre-ville nuance : « Avant d’être gratuits, il faudrait que les transports soient mieux desservis. »

Cette quinquagénaire du centre-ville renchérit : « Il faut que les transports en commun soient plus nombreux (horaires) et avec des places assises, pas comme des sardines. » Quelques-uns, enfin, balaient ce projet : « Je les utilise déjà sans qu’ils ne soient gratuits et c’est très bien comme ça » , estime ce jeune actif du centre-ville.

En septembre dernier, Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, expliquait pourquoi l’idée de la gratuité n’était pas, à ses yeux, recevable. Tickets et abonnements payés par les usagers représentent 14 millions d’euros à l’année. « Comment se répartirait le manque à gagner de cette somme, sinon par des impôts et des taxes supplémentaires ? » , s’interrogeait-elle dans ces mêmes colonnes. « Surtout, ajoutait-elle , nous sommes tenus par un contrat de concession signé par nos prédécesseurs et qui dure jusqu’en 2041 ; cette gratuité n’ayant pas été intégrée au contrat, il est impossible de l’appliquer, sauf à payer d’énormes indemnités. » Ajouté au passage progressif des bus au non-thermique à compter de 2020, « imaginer la gratuité dans ce contexte serait une faute politique majeure » , tranchait la présidente communautaire.

Ailleurs, la gratuité des transports est déjà une réalité En France, la ville de Colomiers, près de Toulouse, a été précurseuse en 1971, suivie par Compiègne puis Chantilly, dans l’Oise. Depuis les années 2000, près d’une trentaine de villes ou d’agglomérations de toutes les tailles proposent des transports gratuits. Niort vient de se lancer en septembre 2017, alors que Dunkerque a d’abord rendu ses bus gratuits le week-end, avant une généralisation à l’automne 2018.

LES AUTRES POINTS

LES RÉPONSES (TRÈS) VARIÉES POUR AMÉLIORER LE QUOTIDIEN…

L’un des espaces d’expression libre était laissé pour répondre à cette question : « Que faudrait-il pour améliorer votre vie quotidienne à Reims ? » La première réponse apportée peut prétendre à la postérité : « Avoir plus de gens souriants. » D’autres pourraient toutefois lui faire de la concurrence : « Supprimer les routes », « Appelez-moi, ce sera plus simple » ou encore: « On n’a jamais eu de concert de grande vedette : Johnny, Cesaria Evora, Patrick Bruel, Michel Sardou, Dieudonné. »

Certains propos semblent davantage en capacité à susciter des réflexions : « Un centre-ville moins minéral, des quartiers et faubourgs mieux interconnectés, bref voir l’exemple de Nantes ou Angers. » D’autres contributeurs abondent dans la même direction : « Lutter contre le sentiment qu’il existe plusieurs Reims qui ne peuvent se mélanger, le centre ville contre les quartiers». En corollaire, les – rares – contributeurs basés dans les quartiers les plus populaires abondent en ce sens : « Il y a des rénovations mais la ghettoïsation existe toujours. »

CE QU’ILS SOUHAITERAIENT VOIR CHANGER EN MATIÈRE DE LOGEMENT

Un autre espace dit « d’expression libre » est consacré à la question suivante : « Que faudrait-il changer à Reims en matière de logement pour améliorer votre qualité de vie (cadre de vie, services de proximité, etc) ? » Là encore, les réponses données traduisent 1001 réalités, et à peu près autant d’aspirations. L’une, se présentant comme mère de famille, regrette les « endroits dépourvus d’aires de jeux pour les enfants ». Un autre réclame « des caméras de surveillance » pour lutter contre les cambriolages quand un troisième rêve d’une salle de bain plus grande qu’une cabine de bateau ».

Comme lors des réponses données à une autre question (voir ci-dessus), nombreux sont les contributeurs à réclamer « une meilleure intégration des quartiers périphériques », « l’émergence de vraies vies de quartier », « des espaces verts aussi bien entretenus dans les quartiers que ceux du centre-ville ». Ce trop net contraste entre centre-ville « choyé » et quartiers périphériques « laissés à l’ennui  » semble constituer un point commun à beaucoup de contributeurs.

Mathieu LIVOREIL

Extraits de l' union du 22/01/2019

    

    

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Ambiance tendue au tribunal dans l’affaire Vincent Lambert 

L’audience devant le tribunal administratif, hier  à Châlons, a renforcé les clivages entre les parties. 


La décision sera rendue «dans dix jours», autour du 1er février, a déclaré Olivier Nizet qui présidait l’audience au tribunal administratif.
Remi Wafflart

 Les retrouvailles entre les responsables du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne et les avocats des parents de Vincent Lambert s’annonçaient plutôt froides. M e Paillot et Triomphe ont en effet ouvertement remis en cause il y a un mois la partialité du tribunal dans ce dossier en demandant le dessaisissement du tribunal Marnais. Une requête rejetée la semaine dernière par la cour d’appel administrative de Nancy mais pour laquelle les deux avocats ont saisi le Conseil d’État.

Ce pourvoi n’étant pas suspensif, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne s’est donc réuni ce lundi pour statuer sur la demande de M e Paillot et Triomphe d’annuler la quatrième procédure collégiale d’arrêt des soins mise en place par le CHU de Reims.

Dès le départ Me Triomphe demande le renvoi de l’audience au motif que le Conseil d’État n’a pas encore étudié leur demande de dessaisissement du tribunal de Châlons. Difficile pour l’avocat de « plaider devant un tribunal dont nous soupçonnons plus que sérieusement la partialité » .

Quand le président de l’audience prend la parole pour expliquer qu’il rejette la demande de renvoi, il précise fermement à l’avocat : « C’est la première fois en 20 ans de carrière que l’on remet en cause ma probité ». Olivier Nizet interroge alors M e Triomphe : «V ous acceptez tout de même de plaider devant un tribunal que vous jugez impartial, ce n’est pas cohérent ».

« Nous sommes contraints de le faire, c’est vous qui n’êtes pas cohérents », rétorque MeTriomphe.

Voilà pour l’ambiance. Sur le fond, les parties sont restées sur des positions déjà affirmées plusieurs fois.

Les avocats des parents de Vincent Lambert, ont ainsi remis en causse le dernier rapport des experts, du moins sur la partie qui ne leur convenait pas : le fait que l’état de santé de Vincent Lambert était jugé irréversible.

Pour eux, l’expertise ne s’est pas faite dans les règles de l’art et ne pouvait donc donner des résultats objectifs. Ils sont également revenus sur la capacité de déglutition de Vincent Lambert, l’obstination déraisonnable et leur demande de transfert vers un autre établissement.

Du côté de la défense Me Sara Nourdin, l’avocate de la femme de Vincent Lambert a dénoncé « la pression continue des requérants qui sont parvenus à différer depuis longtemps une décision » validée depuis 2014 par le Conseil d’état. « Cela fait 10 ans que ce patient est prisonnier de la procédure qui s’éternise indéfiniment » , a-t-elle déploré tandis que Me Chemla, avocat du neveu de Vincent Lambert a demandé « aux juges de trancher en tant que juge et d’appliquer la loi. il faut mettre fin à cette spirale malsaine ».

Le jugement sera lu d’ici une dizaine de jours, vers le 1 er février a précisé le président. On sait déjà qu’en fonction, l’une ou l’autre partie saisira le Conseil d’État…

Grégoire TAHMASSEB

Extraits de l' union du 22/01/2019

 Vincent Lambert : le rapport des experts ajoute à la confusion 

S’ils ont confirmé l’état végétatif chronique irréversible de Vincent Lambert, les experts ont   dans le même temps considéré que le laisser vivre ainsi  ne constituait pas u n,        b       ne obstination déraisonnable.  De quoi donner à chaque partie du grain à moudre.

Mtrer Jean PA1ILLOT

 Les  REPÈRES

 *.- Mtre PAILLOT EST L’AVOCAT, AVEC Mtre TRIOMPHE, DES PARENTS de Vincent Lambert, d’un de ses frères et d’une de ses sœurs.

*.- CES DERNIERS S’OPPOSENT À L’ARRÊT DES SOINS de Vincent Lambert. Ils demandent notamment son transfert vers un établissement spécialisé dans lequel il serait, selon eux, bien pris en charge, ce qui permettrait de faire évoluer son état de santé.

 *.- Quels enseignements tirez-vous de ce nouveau rapport d'experts ?

Ce rapport des experts est une petite victoire même si mes clients en contestent une partie. Nous sommes satisfaits qu'un certain nombre d'éléments que nous ne cessons d'évoquer depuis plusieurs années aient enfin été pris en compte. Nous ne cessions de dire que l'alimentation et l'hydratation entérales de Vincent Lambert ne relevaient pas d'une obstination déraisonnable ou d'un acharnement thérapeutique. Enfin trois experts le disent. Ils confirment également le fait que Vincent peut êtreêtre transféré dans un établissement spécialisé, ce qui serait une solution de sagesse. Il peut même être dans sa famille avec un montage médical relativement léger.

*.- Les experts ont par contre clairement dit que l'état de santé de Vincent Lambert ne s'était pas amélioré, qu'il est susceptible de se dégrader et qu'il ne déglutit pas contrairement à ce que disent vos clients.

Nous ne sommes pas d'accord avec leurs conclusions sur l'état clinique de Vincent Lambert et l'évolution de son état de conscience. Pour tout vous dire, l'expertise ne s' st pas très bien passée. Elle  a manqué de contradiction. Tous nos arguments ont été écartés sans discussion. L'expertise a duré en tout et pour tout 1h 45 sur la base d'un IRM de 2014 alors que toutes les bonnes pratiques en la matière indiquent que cela doit se faire sur trois semaines. Pourquoi n'a-t-on pas pris le temps de bien faire les choses ? Pourquoi n'y a-t-il pas eu de nouvelle IRM faite ? Si on avait eu une évaluation plus correcte, on aurait eu un rapport d'expertise légèrement différent sur l'état clinique de Vincent

*.- Ce rapport n'ajoute-t-il pas à la  confusion dans cette affaire,  chaque partie pouvant y trouver son « intérêt » ?

Ce rapport ne fait qu'apporter de la confusion mais il montre aussi que le débat n'est pas terminé. En fonction de la décision qu'il prendra, nous allons demander au tribunal le transfert de Vincent et un complément d'expertises. La prise en charge de Vincent n'est pas suffisante aujourd’hui. Il y a des choses, a minima, qui n sont pas faites , comme le  sortir de son lit ou de sa chambre. Il faut que cela change.

 Mtre Gérard CHEMLA

 Les  REPÈRES 

 *.- MtreCHEMLA EST L’AVOCAT DE FRANÇOIS LAMBERT, neveu de Vincent Lambert.

*.- FRANÇOIS, AINSI QUE RACHEL,LA FEMME DE VINCENT, et la plupart des frères et soeurs de ce dernier demandent l’arrêt des traitements comme l’aurait souhaité selon eux Vincent et en application des décisions de justice déjà prises dans ce sens.

*.- Quels enseignements tirez-vous de ce nouveau rapport d’experts ?

Sur le plan médical, le rapport est totalement limpide. C’est extrêmement sain. On met un terme à tout le débat sur l’ambiguïté, sur la déglutition, sur la réversibilité de l’état de santé de Vincent Lambert. Cela va permettre de fixer le débat de façon moins passionnelle. Le tribunal a désormais tous les éléments en main même si ce n’est pas un scoop en soi. C’est la confirmation d’une information redondante depuis cinq ans. Cela correspond à ce que disent tous les médecins qui ont vu Vincent Lambert. Il n’y a pas une seule fausse note à part des gens qui sont dans un combat idéologique.

*.- Les experts ont par contre clairement dit qu’il n’y avait aucune obstination déraisonnable à le laisser en vie, ce qui va à l’encontre de la procédure de fin de vie souhaitée par votre client.

Les experts médicaux n’ont pas pu s’empêcher de faire du droit. Ils sont venus balancer une énormité juridique en estimant que l’alimentation et l’hydratation n’étaient pas des soins et de conclure derrière qu’il n’y a pas d’obstination déraisonnable. Leur avis est contre la jurisprudence du Conseil d’État. Ils viennent nous donner des cours de droit contre le droit ! Là, on est dans la loi et les experts sortent de leur rôle. Le tribunal leur demandait un avis sur l’état de santé de Vincent Lambert. Pas sur l’application de la loi Leonetti ! C’est l’un des problèmes de cette affaire Lambert : tout le monde donne son avis sur tout.

*.- Ce rapport n’ajoute-t-il pas à la confusion dans cette affaire, chaque partie pouvant y trouver son « intérêt » ?

On est depuis le début dans une mauvaise logique. On cherche à convaincre les parents de la justification de la décision médicale d’arrêt des soins. Cela n’est pas la bonne solution car il y a chez les parents une logique émotionnelle que l’on peut comprendre mais aussi une logique idéologique à laquelle rien ne pourra répondre. Même s’il confirme l’état de santé irréversible de Vincent Lambert, ce rapport n’est pas une victoire pour nous car nous ne sommes pas dans une logique d’affrontement. ce sera également le cas des prochaines décisions judiciaires qui pourraient aller dans notre sens. 

 RENDEZ-VOUS AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF LE 19 DÉCEMBRE

Le rapport des experts sur l’état de santé de Vincent Lambert ne règle rien. D’un côté, la confirmation que l’état végétatif chronique de Vincent Lambert est irréversible, que cela lui interdit toute qualité de vie, qu’il ne déglutit pas, qu’il n’a pas progressé, qu’il n’a pas de conscience et que son état peut se dégrader conforte la demande d’arrêt des soins de la majeure partie de la famille.

Mais dans le même temps les experts considèrent que les traitements qu’il reçoit actuellement ne relèvent pas de l’acharnement thérapeutique ou d’une obstination déraisonnable. De quoi cette fois conforter la position des parents de Vincent Lambert (qui ne veulent pas l’arrêt des soins), l’acharnement thérapeutique ou l’obstination déraisonnable étant un critère majeur de la mise en œuvre d’une procédure de fin de vie selon la loi Leonetti.

Reste maintenant au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne à rendre sa décision. L’audience est prévue, selon les proches des parents de Vincent Lambert, le 19 décembre à 14 heures (délai qui permet aux parties de déposer leurs conclusions suite au rapport définitif).

 Grégoire AMIR-TAHMASSEB

Extraits de l' union du 22/11/2018

 

État de santé irréversible pour Vincent Lambert

Trois experts ont examiné Vincent Lambert. Pour eux, son état général est susceptible «de se dégrader» mais sa condition actuelle «ne menace pas sa vie» et «il n’existe pas de syndrome douloureux».


Les trois experts mandatés par la justice viennent de rendre leur rapport, très attendu par la famille.

L’ESSENTIEL

*.- LE 29 SEPTEMBRE 2008, Vincent Lambert est victime d’un accident de la circulation près de Châlons-en-Champagne qui le plonge dans un état végétatif.

*.- DEPUIS, il est au centre d’un conflit familial et du débat sur la fin de vie avec d’un côté sa femme, la plupart de ses frères et sœurs, un neveu qui demandent l’arrêt des soins et de l’autre ses parents et deux de ses frères et sœurs qui sont pour le maintien en vie.

*.- PLUSIEURS PROCÉDURES collégiales d’arrêt des soins ont été lancées, les trois premières étant arrêtées ou pas appliquées soit en raison de décisions de justice, soit de renoncement des médecins sous pressions.

*.- UNE QUATRIÈME PROCÉDURE a été lancée en avril 2018. Saisi par les parents, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a mandaté trois experts pour évaluer l’évolution de l’état de santé de Vincent Lambert.

Aucun examen clinique approfondi de Vincent Lambert n’avait été effectué depuis quatre ans. C’est pour connaître l’évolution de cet état de santé que le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a nommé le 4 juillet dernier trois nouveaux experts. Les professeurs Philippe Coubes, neurochirurgien au CHU de Montpellier, Fabrice Parker, neurochirurgien au CHU du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) et Virginie Woisard-Bassols, ORL notamment spécialiste de la voix et de la déglutition au CHU de Toulouse viennent de rendre leur rapport définitif. Leurs conclusions sont sans équivoque sur l’aspect irréversible de l’état de santé de Vincent Lambert. Par contre, ils estiment que son maintien en vie dans les conditions actuelles ne relève pas « de l’acharnement thérapeutique ou d’une obstination déraisonnable ». De quoi renvoyer dos à dos les différentes parties, charge maintenant au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, qui devrait rapidement se réunir, de suivre ou pas les conclusions des experts. Avec à la clé, une décision à prendre sur la fin de vie de Vincent Lambert.

Aucune amélioration de la situation neurologique n’est scientifiquement envisageable ce jour
Les experts médicaux

« Vincent Lambert est dans une situation d’impotence fonctionnelle totale du fait des lésions encéphaliques irréversibles dont il a été victime en 2008, écrivent les experts. Il s’en suit un état végétatif chronique irréversible lui interdisant toute qualité de vie. La limitation extrême ou totale de ses capacités d’accès à la conscience, de communication, de motricité, d’expression de sa personnalité, l’altération irréversible de son image, lui portent atteinte à un point qui n’est (n’était) pas acceptable par lui-même et par son épouse et tutrice, au principal degré. » Dans le détail, les experts estiment que « l’atteinte encéphalique sévérissime de Vincent Lambert lui interdit tout accès à la conscience de son être et de son environnement, le dépossède de tout ce qui constituait sa personnalité, lui interdit toute communication, le paralyse totalement, le rend totalement dépendant des soins et porte atteinte à son image. » Sur la déglutition, où les signes de vie de Vincent Lambert, les experts sont également formels.

Contrairement à ce qu’affirment les parents de Vincent Lambert qui estiment que leur enfant déglutit et progresse, les professeurs Coubes, Parker et Woisard-Bassols écrivent « qu’il n’est pas possible d’envisager que les résidus réflexes et/ou automatiques de fonctionnement puissent aboutir à restaurer une capacité de déglutition efficace en termes de nutrition, même après reprise d’une rééducation. L’assistance par gastrostomie sera donc nécessaire jusqu’à la fin de la vie du patient. La présence d’un aidant familial ne modifie pas cette donnée. » Et de préciser par ailleurs : « Aucune amélioration de la situation neurologique incluant la capacité de déglutition n’est scientifiquement envisageable ce jour (…) L’état général est susceptible de se dégrader. »

PAS D’OBSTINATION DÉRAISONNABLE

Si les experts dressent un tableau très noir de l’état de santé de Vincent Lambert et sont catégoriques sur l’état irréversible de sa situation, ils estiment que le maintenir ainsi en vie « ne relève pas de l’acharnement thérapeutique ou d’une obstination déraisonnable ». Pour eux, son état « ne menace pas sa vie. Il n’existe pas de syndrome douloureux sévère identifiable justifiant une analgésie et/ou une sédation ». Il pourrait également très bien être pris en charge ailleurs comme le demandent ses parents. « La gestion de l’alimentation par gastrostomie peut être prise en charge à domicile par les auxiliaires de vie, aidants familiaux ou autres, non médicaux et non paramédicaux », écrivent les experts qui précisent dans leurs conclusions : « La condition médicale de Monsieur Lambert n’est pas unique, ne pose pas de difficultés de prise en charge dans notre pays, n’appelle aucune mesure d’urgence. Il existe en France des structures pouvant l’accueillir jusqu’à sa disparition si le maintien au CHU de Reims s’avérait impossible pour des raisons autres que relevant de la simple technique médicale. »

 Grégoire AMIR-TAHMASSEB

Extraits de l' union du 22/11/2018

 

Affaire Lambert :   les experts se désistent

Les praticiens qui devaient réaliser une nouvelle expertise ont adressé un courrier au président du tribunal administratif.


L’affrontement familial autour de Vincent Lambert continue de rendre la situation inextricable.Remi Wafflart

Dans un courrier adressé au président du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, les docteurs Bendaya, Eck et Gueguen expliquent pourquoi ils renoncent à accomplir leur mission. Nommés le 2 mai, ces trois experts devaient déterminer si « le tableau clinique » de Vincent Lambert, hospitalisé dans un état végétatif au centre hospitalier universitaire (CHU) de Reims, avait évolué depuis 2014. Le rapport réalisé cette année-là par le Conseil d’État avait souligné les lésions cérébrales irréversibles de Vincent Lambert et la « dégradation» clinique de son état.

Dans sa lettre, le trio regrette de n’avoir aucun moyen de mettre de l’ordre dans cette procédure d’expertise

Dans sa lettre, dont nous avons obtenu copie, le trio regrette de n’avoir « aucun moyen de mettre de l’ordre dans cette procédure d’expertise et d’affirmer une autorité qui mettrait au pas ceux qui manient opprobre et dénigrement ou fausses vérités ». Pointant un climat de « grande confusion », les experts proposent à l’autorité judiciaire de constituer un nouveau collège d’experts « faisant preuve d’une autorité tout à fait non contestable », allant jusqu’à proposer plusieurs noms.

L’un d’eux, s’il était désigné, « pourrait au mieux accueillir Vincent Lambert dans son service pour cette évaluation qui se doit d’être itéractive, soit réalisée en terrain neutre ». Et de conclure : « Cette façon de procéder nous paraît la seule qui puisse permettre que l’expertise qui sera menée ne soit pas ridiculisée, foulée aux pieds et qu’elle ne fasse au final qu’aggraver une situation déjà par trop compliquée et conflictuelle (…) Pensez bien que nous prenons cette décision à regret, conscients cependant que notre devoir nous l’imposait. »

Prévue le 26 mai, l’expertise que les docteurs spécialistes devaient réaliser à Reims avait été reportée, les avocats des parents de Vincent Lambert, qui contestaient la composition de l’équipe désignée d’experts, ayant déposé une demande de récusation. Malgré les décisions judiciaires successives favorables à l’arrêt des traitements, jusqu’à celle de la Cour européenne des droits de l’homme, en juillet 2015, son applicabilité a toujours été entravée par des recours en justice successifs et des pressions sur l’équipe médicale : trois procédures collégiales avortées et deux médecins écartés en cinq ans.

Avocat de François Lambert, le neveu de ce dernier, M e Gérard Chemla ne cachait pas sa colère à l’encontre de ceux qui ont tenté de déstabiliser les docteurs Bendaya, Eck et Gueguen : « C’est insupportable ! , confiait l’avocat rémois. On n’est que sur une expression nouvelle d’un problème qui dure depuis l’origine (de l’affaire Lambert). Aucun médecin n’est là pour risquer sa vie et voir mis en cause son honorabilité ! »

En 2015, M e Chemla s’agaçait déjà que « l’idée est de faire croire que les médecins ne peuvent pas être crus dans leurs expertises ». Vincent Lambert, ancien infirmier en psychiatrie âgé de 41 ans, est tétraplégique depuis un accident de moto le 29 septembre 2008.

Mathieu LIVOREIL

 Extraits de l' union du 15/06/2018

Le cas Vincent Lambert réétudié par l’hôpital

Une nouvelle procédure collégiale va être engagée par le CHU sur l’avenir de Vincent Lambert


Vincent Lambert est hospitalisé au CHU de Reims
Document Zone interdite M6

Nouvel épisode à venir, cette fois médical, dans l’affaire Vincent Lambert. Les parents de ce tétraplégique en état de conscience minimale depuis un accident survenu près de Châlons-en-Champagne, le 28 septembre 2008, viennent en effet d’être prévenus de la mise en place d’une prochaine procédure collégiale pour décider, ou pas, de l’arrêt de l’alimentation et l’hydratation de Vincent Lambert.

« La famille a été informée la semaine dernière que le Dr Sanchez (qui remplace depuis quelques mois le Dr Simon auprès de Vincent Lambert au CHU de Reims, NDLR) envisageait de lancer une quatrième procédure collégiale à la demande de François Lambert (son neveu) », confirme Me Paillot, avocat des parents.

Ces derniers, ainsi qu’une sœur et un frère de Vincent Lambert, s’opposent à tout arrêt de l’alimentation et de l’hydratation artificielle tandis que la femme de Vincent Lambert et six de ses frères et sœurs y sont favorables estimant ainsi respecter la volonté de celui-ci.

Les autres membres de la famille ont aussi reçu un courrier du CHU de Reims, en ce début de semaine, leur signifiant que le Dr Vincent Sanchez, chef du service de soins palliatifs, allait engager une nouvelle procédure collégiale qui sera donc la quatrième dans ce dossier. Deux premières avaient été lancées en 2013-2014 par le Dr Kariger qui avait abouti à une décision d’arrêt des traitements. Décisions contestées devant les tribunaux, jusqu’à la Cour européenne des droits de l’Homme (CDEH) qui confirmera, en juin 2015, l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent Lambert.

Quelle que soit la décision du CHU, elle sera sans aucun doute contestée ensuite devant les tribunaux

Une troisième procédure collégiale sera alors lancée dans la foulée par le Dr Simon, qui a succédé au Dr Kariger. Celle-ci tournera court, Daniéla Simon interrompant cette procédure le 23 juillet 2015, arguant que le climat de sérénité nécessaire n’était pas réuni. Depuis, de bataille judiciaire en bataille judiciaire, les deux « clans » n’ont jamais réussi à trouver un terrain d’entente, devenu d’ailleurs totalement impossible avec le temps.

Après avoir été informés des nouvelles intentions du médecin du CHU de Reims, les parents de Vincent Lambert ont demandé à le rencontrer « pour nous entretenir avec lui de l’état de santé de Vincent Lambert et voir dans quelle mesure des évolutions de sa situation pouvaient être envisagés » , explique M e Paillot. « Pour l’instant, nous attendons une réponse de sa part. Les rapports sont assez limités avec les parents. On espère qu’une chose, c’est qu’ils puissent s’améliorer. C’est la raison pour laquelle on a demandé un entretien avec lui. Si on ne se parle pas, les choses ne peuvent pas s’améliorer. »

Les différents membres de la famille devraient être tenus au courant dans les prochains jours des dates de rendez-vous pour cette nouvelle procédure collégiale.

Il est à noter que, quelle que soit la décision prise à l’issue, il y a fort à parier que l’une ou l’autre partie tentera une nouvelle fois des recours devant les tribunaux.

Grégoire AMIR-TAHMASSEB

Extraits de l' union du 29/09/2017

    

    

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Nouvelles règles environnementales obligent.


Désormais l’idée n’est pas tant de tuer les rats que de les empêcher de s’installer et de proliférer.Remi Wafflart

L’ESSENTIEL

*.- LE SERVICEcommunal de dératisation a changé de fonctionnement l’an dernier.

*.- DÉSORMAIS, pour respecter la nouvelle réglementation sur l’utilisation des substances mortelles (biocides), il n’intervient plus que sur le domaine public, alors qu’auparavant il se déplaçait aussi sur le domaine privé.

*.- IL PEUT EN REVANCHE toujours donner des conseils pour éviter la prolifération des rats, notamment en évitant de jeter de la nourriture sur la voie publique (même si au départ elle est destinée aux pigeons).

C’ est une honte ! Regardez ça, des détritus qui sont jetés par les fenêtres et qui atterrissent sur le toit de la galerie. Résultat, ça attire les rats et les souris, je les ai vus ! »Pierrette habite -depuis des décennies- un appartement du quartier des Châtillons. Que pourrait-elle faire pour que les rongeurs indésirables, apparus ces derniers mois dans les parages, disparaissent ?

« Eh bien si un Rémois veut signaler la présence de rats, répond-on au service communal d’hygiène et de santé, il appelle Reims contact (au 03 26 77 78 79, en fait le standard de l’hôtel de ville) et là il expliquera la situation à son interlocuteur. » Il est également possible de faire la démarche par internet, via le site de la Ville accessible en cherchant reims.fr. Ce qui ne veut pas dire que le service de dératisation se déplacera pour résoudre le problème. En effet, l’an dernier, les choses ont changé dans ce domaine.

S’il y a des rats, il faut savoir ce qui les attire,et le faire disparaître, sinon ils s’installent
La responsable du service d’hygiène

« Jusqu’en 2018, indique notre interlocuteur agent communal, on appelait le 03 26 35 6870 et on tombait directement sur notre service de la rue Laurent-Desramez ; on pouvait alors solliciter une intervention même sur le domaine privé. Désormais, notre service n’intervient plus que sur le domaine public. » Ce changement s’explique par une adaptation à l’évolution de la réglementation nationale, elle-même influencée par une évolution européenne, évolution qui vise à limiter l’utilisation des biocides (substances mortelles) telle la mort-aux-rats.

Du coup, si la présence des rats touche plutôt au domaine public, le service communal pourra intervenir (pas forcément avec des substances mortelles donc), mais si le problème affecte votre appartement, à vous de vous débrouiller (vous ou votre propriétaire ou votre bailleur…) pour trouver l’entreprise qui va bien. « Nous pouvons toutefois donner des conseils , ajoute notre interlocuteur du service, comme maintenir un environnement propre et empêcher le rongeur de circuler librement, en bouchant les trous, en posant des grillages. »

À cet égard, notre Pierrette des Châtillons a raison de faire un lien entre détritus et rats. « Car s’il y a des rats, il faut savoir ce qui les attire, poursuit l’agent de l’hygiène, et le faire disparaître, sinon ils s’installent, et appellent leurs congénères ; cela suppose peut-être de faire du nettoyage… » Ou de ne plus nourrir inconsidérément les pigeons, car cette nourriture attire aussi les rats, ou d’éviter de jeter ses déchets du haut de son appartement sur une galerie commerciale comme dans l’immeuble de Pierrette…

ENCADRÉS PAR L’EUROPE

SUR LE SITE

internet du ministère de la transition écologique, on lit que « la mise sur le marché et l’utilisation des produits biocides (telle la mort-aux-rats) sont encadrées au niveau communautaire par le règlement européen (UE) nº 528/2012 qui a remplacé et abrogé la directive européenne 98/8/CE. » Le but est de « prévenir les effets à long terme : effets cancérogènes ou toxiques pour la reproduction. »

Antoine PARDESSUS

Extraits de l' union du 07/01/2019

    

    

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Les dates qui vont compter

Plusieurs rendez-vous devraient marquer cette année 2019.


Le match de foot féminin France-Ghana avait attiré du monde à Delaune en octobre 2017. Il faut espérer qu’il en ira de même pour les matchs de la coupe du Monde de juin.Archive Christian Lantenois

L’année 2019 devrait encore réserver de grands moments aux Rémois. Voici quelques dates déjà plus ou moins précises qui vont compter dans le calendrier à peine défloré.

1 - COMPLEXE CINÉMATOGRAPHIQUE


L’ouverture de l’Opérains qui prendra la suite du Gaumont est prévue pour mars. Marc Oudin

Cela aurait pu être le premier événement de l’année : l’ouverture du nouveau complexe cinématographique Opéraims de la place d’Erlon, associant Art et essai et grand public, à l’emplacement de l’ex-Gaumont, était effectivement prévue initialement pour janvier. En fait, le chantier ne sera pas achevé à cette période ; il faudra patienter a priori jusqu’au mois de mars pour découvrir ces 11 salles, totalisant quelque 1 600 places.

2 - RETOUR DU LUCHRONE


Le Luchone sera installé le 17 mai dans le parc des Arènes du Sud. Marion DARDARD

2019 à Reims sera aussi marquée par le retour du Luchrone dans l’espace public. Certains diront qu’il est déjà visible à l’angle des rues Gerbert et Ponsardin, dans l’enceinte du centre de formation du lycée Saint-Jean-Baptiste-de-La Salle dont les élèves ont procédé à sa remise en état, mais ce n’est certes pas là qu’il est appelé à demeurer. Non, il est prévu pour le fameux « œuf » lumineux un emplacement qui le mettra mieux en valeur, à savoir le parc des Arènes du sud ; cette installation doit se faire le 17 mai. Mais elle-même ne sera que temporaire : la vraie place attribuée au Luchrone en effet, se situera à proximité du site du Sernam, destiné à accueillir le grand complexe piscine-patinoire ainsi que la salle événementielle Aréna.

3 - PROMENADES SANS VOITURES

C’est aussi cette année que les Rémois retrouveront des Promenades justifiant pleinement leur nom, au lieu du parking arboré qu’elles étaient devenues. Le grand chantier de réaménagement de cet espace vert de centre-ville, démarré en juillet dernier, doit venir à son terme, au moins dans une première partie, entre République et square Colbert, en juillet ou en août.

4 - NOUVEAU SON ET LUMIÈRE


Le 24 mai sera présenté le sucesseur du son et blumoère « Réve de couleurs » Ch Lantenois

Rêve de couleurs, le spectacle d’illumination en musique de la façade de la cathédrale, créé par l’entreprise Skertzò à l’occasion des 800 ans de notre monument emblématique, avait rendu de bons et loyaux services pendant quelque sept années ; il est à présent appelé à céder la place à un successeur, confié à des Québécois, Moment Factory. Ce son et lumière d’un nouveau genre sera présenté officiellement le 24 mai. Rappelons que ce projet québécois se distingue notamment par la collaboration engagée avec le groupe rémois The Shoes qui assurera la mise en musique. Une autre particularité, et non des moindres, sera de ne plus se limiter à l’animation de notre Notre-Dame, mais d’associer également l’autre bijou architectural religieux rémois, la basilique Saint-Remi.

5 - EN SOUVENIR DU SAINT

2019 est aussi une année de chiffre rond anniversaire en relation avec un des Rémois les plus connus au monde, sinon le plus connu : Jean-Baptiste de La Salle, fondateur des Écoles chrétiennes en faveur des enfants défavorisés, et dont les catholiques ont fait un saint : on fêtera le 300 e anniversaire de sa mort ; une messe solennelle est déjà prévue pour cela le mardi 30 avril.

6 - COUPE DU MONDE À DOMICILE

Les sportifs ne seront pas oubliés, les amateurs de football en particulier. Car ils auront droit, en juin, à une autre coupe du Monde après la brillante que l’on sait de l’an dernier. Avec deux différences notables par rapport à celle de 2018 : premièrement ce ne seront plus des garçons mais des filles qui joueront, deuxièmement certains matchs se disputeront chez nous, à Delaune (voir calendrier par ailleurs). Si le stade rémois enregistre des affluences aussi belles que lors du France-Ghana féminin d’octobre 2017, cela devrait constituer une belle fête populaire de plus.

7 - DOUBLE RATION DE VÉLO


Reims accueillera le Touur de France les 8 et 9 Juillet. Ch Lantenois

2019 sera également une année « avec Tour de France » pour Reims ; rendez-vous pour cela en  départ le 9 juillet, mais elle aura droit, la veille, à une traversée des concurrents de la Grande boucle avant leur arrivée à Épernay. Et être ville de départ et ville de traversée la même année n’est pas donné à tout le monde…

8 - PREMIÈRE PIERRE ÉVÉNEMENTIELLE


La première pierre de l’Aréna rémoise doit être posée au cours de l’année

Après celle du complexe aqualudique l’an dernier, la première pierre de la grande salle  événementielle (Aréna) est prévue pour cette année sur l’ancien site du Sernam vers la fin août. La date précise reste à caler entre la Ville et le constructeur, le groupe Eiffage. La capacité de ce mini-Bercy sera de l’ordre de 9 000 places (assises/debout) dans la version spectacles.

Antoine PARDESSUS

Extraits de l' union du 07/01/2019

    

    

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Extraits de l' union du 07/01/2019

    

    

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