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 2014-2017

Actualités - Nouveautées -  Numérique Vie Privée

 La Presse 

Violences conjugales : un coup de fil contre les coups

 

 

 

Les forains

Le projet de pôle logistique  avance bien 
72 postes en moins  à boehringer

La maison médicale de garde va déménager

Louer une voiture à 1 euro

Lumières sur Notre-Dame, ce n’est qu’un début !
La foire … sur la route
Les plombs sifflent sous la gare
En finir avec les Punaises de lit et les préjugés
Les punaises de lit démangent à Croix-Rouge
La cité des sacres va scintiller de mille feux
Les appareils photo les passionnent
Reims, ville d’extrêmes en matière de richesse
La friche EDF remplacée par du logement
Il réalise un documentaire sur Reims, ville martyre de la guerre 14-18
lI n’y a pas, à Reims, de territoires   à reconquérir ou de zones de non-droit
La salle Armonville n’est plus
Vinci Grand Est s’installe au cœur du parc d’affaires 
Les sangliers prolifèrent dans la périphérie de l’agglomération
Le Grand Bazar ouvre aujourd’hui 
Ça tourne à Reims et sa région
On se dirige vers une zone de circulation restreinte en 2020
Des radars pédagogiques, mais pas que…
Un conseil de quartier qui tourne mal
Ils prennent les trottoirs pour des pistes cyclables
Quel « écrin » pour le champagne à Reims
Comédien et metteur en scène, il lance le parfum  "
L’eau de Reims "
Le mécénat en danger, la Ville inquiète
Le siège de la Gestapo n’avait pas brûlé
Propreté, l’affaire de tous
Pas question de gratuité des transports urbains
Faire de Reims, une ville healthy
Reims reste parmi les villes les plus polluées 

Un nouveau parking de 100 places 

Les 15 premières minutes de stationnement à l’œil

Ouverture d'un drive... pour les piétons

De nouvelles habitudes à prendre
L’incendie de la Taverne reste inexpliqué
La librairie Guerlin rouvre ses portes

Des Champenois qui ont marqué l’histoire
Mgr Eric de Moulins-Beaufort   nouvel archevêque de Reims
Didier, plus qu’un bâtiment, une histoire familiale
La zone 30, c’est pas si compliqué !
Les voitures miniatures sont lancées

Le nouveau directeur de cabinet est arrivé
Guerlin, la nouvelle page 

Un salon des sports accompagnera Run in Reims

Guerlin, le retour

En ville, Les moutons font partie du paysage

Défilé de voitures d’avant-guerre

Les bolides débarquent dans la cité des sacres 

La zone 30 ira de la gare aux Droits-de-l’homme

Un nouveau Parc des expositions à Reims d’ici 2021

Mgr Jordan sur le départ

Le Grand Bazar à la rentrée

Que va devenir Guerlin ?

Une appli pour localiser les dépôts d’ordures sauvages

La zone 30 sera effective en septembre

Un spectacle royal pour Notre-Dame

Le quartier Clairmarais bientôt doté d’une place piétonne et ludique

L’abbé Miroy est de retour

Il y a 350 ans, quand la peste décima Reims

La der des ders aux Promenades

La nouvelle navette sans chauffeur qui gravit la pente de la gare TGV
Entre tram et TGV, un véhicule sans chauffeur
Un nouveau son et lumière pour l’automne
Le centre-ville de Reims bientôt en zone 30
EasyPark séduit les Rémois

116 millions pour un quartier

Stationner quinze minutes sans payer


Le casse-tête des nouveaux parcmètres

Peintures, mobilier, alarmes, écrans :   gros travaux en vue à la gare
Olivier Vitu : La Sacem, ça s’aime

Les hypers serrent les cordons de la bourse
Ce sera un Maxi Bazar
Tenez-vous à carreaux !

La nouvelle vie de mon sèche-cheveux

Des chefs étoilés et l’ambassadeur médaillés de la ville de Reims

Des rêves tout en couleurs

Le réseau Citura inaugure une station de tram et lance un nouveau ticket
À Reims, le stationnement pourrait bientôt être gratuit pour les petites courses
La fête foraine de Reims au parc Léo-Lagrange et nulle part ailleurs, la mairie reste ferme

Feu vert pour le triangle marnais 

    

    

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Le projet de pôle logistique  avance bien 

Champigny Le projet de parc logistique sur 55 hectares derrière La Garenne avance bien, malgré la découverte d’obus. Les travaux devraient commencer à l’été 2020, après quelques fouilles.  


Le groupe Idec, dont Christophe Simonnet est directeur associé, porte le projet avec Nord Est Aménagement, «un appui très appréciable, très présent au quotidien, en local», se réjouit-il. «
C’est la première fois que l’on travaille ensemble, c’est fluide.» M.D.

L’ESSENTIEL

*.- SUR LE VASTE TRIANGLE de terres agricoles situé derrière le restaurant La Garenne, le long de la RN31, à la croisée des autoroutes A4 et A26 (ouest de Reims), va pousser un pôle logistique de bureaux sur 55 hectares, dont 180 000 m 2 couverts.

*.- LE DIAGNOSTIC ARCHÉOLOGIQUE a permis de déceler la présence d’obus et grenades - le service déminage est intervenu. Des fouilles devront être menées sur un hectare où des éléments historiques intéressants ont été trouvés.

*.- LA PREMIÈRE PIERRE de ce projet porté par le groupe Idec et Nord Est Aménagement (Crédit Agricole) devrait être posée à l’été 2020.

Il y a près d’un an, Pierre Georgin, le maire de Champigny, dévoilait les détails du maxi-pôle logistique en projet sur son territoire, derrière la Garenne. Que s’est-il passé en onze mois ? Où en est le dossier ? Le point avec Christophe Simonnet, directeur associé du groupe Idec en charge du développement, qui porte le projet avec Nord Est Aménagement (Crédit Agricole).

1 - DES FOUILLES PRÉVENTIVES FRUCTUEUSES

Avant de construire, il faut fouiller ! «On a terminé le diagnostic archéologique préventif – il a été réalisé par l’Inrap –, on a eu le rapport en juin », dévoile M.Simonnet. « Il s’avère que sur une petite partie d’un hectare (NDLR : le projet en compte 55), il y a des choses très intéressantes d’un point de vue archéologique. »

Des fouilles seront donc à prévoir en 2019. À ce sujet, « les cahiers des charges sont en cours d’élaboration ».Ils permettront de déterminer qui se chargera de creuser. « Le choix de l’entreprise sera fait en début d’année», précise le directeur associé, qui devra aussi « intégrer dans les plannings » les délais liés à la découverte, sur la quasi-totalité du site, de nombreux obus datant de la Première Guerre mondiale. « On n’enlève pas cela n’importe comment. Il y a une procédure à suivre » (lire par ailleurs).

En parallèle, M. Simonnet et ses équipes « avancent dans toutes les démarches administratives », notamment en ce qui concerne la modification du Plan local d’urbanisme. « On travaille avec le Grand Reims pour faire la déclaration de projet et rendre les terrains constructibles. Alors, on pourra déposer le permis d’aménager, au deuxième trimestre 2019, et le premier permis de construire dans la foulée, à l’été. »

Un « timing normal », selon M. Simonnet, qui prévoit un lancement des travaux à l’été 2020, pour une livraison des premiers bâtiments fin 2020-début 2021.

2 - UN BRETELLE D’ACCÈS EN BONNE VOIE

Qui dit pôle logistique, dit desserte renforcée et trafic amélioré. L’idée est de créer un accès direct sur l’A26 depuis le rond-point, à l’arrière d’Ikea (sur la RD275), avec une connexion à l’A4.

Le groupe Idec et Sanef ont lancé, avec l’appui du ministère des Transports, les études nécessaires pour pouvoir réaliser cette bretelle d’accès au site, les ronds-points, et affiner les comptages de trafic « sur la base de nos propres études » , note M.Simonnet. « On est bien suivis politiquement pour ce projet, tout le monde y croit » , se réjouit-il.

3 - LE POINT SUR LES FUTURS OCCUPANTS

Il est encore trop tôt pour connaître le nom des entreprises qui poseront leurs cartons au pôle logistique campinois. L’effet d’annonce, au moment du lancement, avait, certes, fait frétiller certaines entreprises, qui n’avaient pas hésité à manifester leur intérêt pour le site. Mais, depuis, certaines sont parties voir ailleurs, comme ce laboratoire pharmaceutique, qui avait formulé une demande auprès d’Idec en début d’année.

Mais pas de quoi inquiéter Christophe Simonnet qui « sait qu’il y aura de l’intérêt » pour ce pôle, à l’ « emplacement pertinent » et l’ « accessibilité très intéressante ».

« Nous travaillons avec Invest in Reims et son directeur général, Jean-Yves Heyer, qui est un excellent ambassadeur. Il met en avant son agglomération », poursuit-il. « Il y a des demandes. Des signatures ? C’est impossible. Il y a encore trop d’inconnues pour contractualiser les choses. Ce sont des industriels, ils ont besoin de savoir quand ils pourront poser leurs palettes. »

Plusieurs obus et grenades mis au jour

Le service déminage de Châlons, qui dépend de la Sécurité civile, confirme être intervenu « une dizaine » de fois l’hiver dernier sur la zone, à la demande de l’Inrap, pour prendre en charge plusieurs grenades et obus. Telle est la procédure, à chaque fois que le service d’archéologie, lors de son diagnostic, « tombe » sur un objet suspect : les démineurs sont appelés à la rescousse, et dans le cadre de leur mission d’État, « lèvent le doute » et emportent l’objet.

Prochaine étape : faire intervenir une société privée de dépollution, pour réaliser un diagnostic ferromagnétique du terrain afin de relever toutes les masses ferreuses qui y sont enfouies. Car c’est certain, il en reste. Mais où et combien… Mystère pour le moment. Une fois la zone cartographiée, le service déminage – ou un privé – mettra à jour ce qui se trouve sous terre, pour établir s’il s’agit de munitions ou non. Pour la zone de Champigny, les démineurs ignorent encore s’ils seront amenés à intervenir. Mais ce pourrait bien être le cas dans la mesure où une « problématique d’obus chimiques » a été décelée. La tâche s’annonce d’ores et déjà très lourde : il s’agissait d’une zone de tranchées, de combats, où étaient installées les premières lignes.

Marion DARDARD

 Extrait de l'union du 12/12/2018

    

    

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Les plombs sifflent sous la gare

Reims Depuis presque   un demi-siècle,  le sous-sol  de la gare abrite  un stand de tir.  Visite guidée  de ce lieu insolite  et confidentiel.


Sous lz hall principal de la gare, un dédale de couloirs et de caves voûtées. L’une d’elles a été tranform »e en stand de tir en 1973. B.J

À SAVOIR

*.- CET INSOLITE STAND DE TIR n’est pas un cas unique. Selon Hervé Chatriot, directeur adjoint des gares Champagne-Ardenne, trois autres gares en France seraient dotées d’un pareil dispositif. « Il y en a au moins un à la gare de l’Est, confirme Denis Estingoy. Sous les voies 24 et 25, mais celui-ci n’est pas ouvert au public. »

*.- LE CLUB RÉMOIS possède une dizaine d’armes de compétition officielle, toutes rangées dans une armoire blindée, après chaque séance de tir. Ce type de carabine, avec vis micrométriques, pèse un peu plus de 5 kg et coûte autour de 2 000 €.

*.-  UNE SEULE FOIS, le club a ouvert ses portes lors des journées du patrimoine. « On a reçu un monde fou », se souvient le président de la section tir, qui envisage de reproduire l’événement l’an prochain.

*.- LA SECTION TIR DE L’USCR est ouverte à tous à partir de 8-10 ans « selon le gabarit ». Tarif (qui comprend licence, prêt d’armes, carnet de tir, cartons et plombs) : 90 € pour les cheminots, 95 € pour les autres. Pour tout renseignement, prendre contact par la page Facebook « USCR Tir ».


Sous lz hall principal de la gare, un dédale de couloirs et de caves voûtées. L’une d’elles a été tranform »e en stand de tir en 1973. B.J


Là-haut, a quelques mètres ,des voyageurs, trainent une valise, patientant, ou montent dans leur train. A.R

Dans la salle d’armzs, des armoires blindées conservent les carabines à une température constante. B.J

 
Denis ESTINGUY préside « le
plus petit club de tir de la région » B.J


Les abris anti-aériens abritent désormais des archives. Seuls vestiges, les coupons de rails des voûtes sont toujours visibles sous le flocage. B.J 

Le saviez-vous ? Point de charbon dans les caves de la gare, mais des plombs par milliers, de minuscules projectiles tirés chaque semaine par une grosse dizaine de sportifs qui s’entraînent, armés d’une carabine ou d’un pistolet, juste sous le hall des voyageurs. Et cela dure depuis… presque 50 ans. Le stand de tir a même été homologué par la fédération française de tir. « Nous sommes le plus petit club de tir de Champagne-Ardenne, en taille et en nombre d’adhérents, et le moins cher aussi, s’enorgueillit Denis Estingoy, président de la très confidentielle section de tir de l’USCR, Union sportive des cheminots de Reims, et tireur depuis une vingtaine d’années. Ce qui ne nous empêche pas d’emmener des jeunes jusqu’aux championnats de France. »

“ Nous sommes le plus petit club de Champagne-Ardenne et le moins cher aussi ”
Denis Estingoy

Si à sa création, en 1973, le club était réservé aux cheminots, il s’est assez vite ouvert au grand public. Tout en communiquant le moins possible. «Nous ne fonctionnons qu’avec des bénévoles. Et de tout petits moyens »,explique M. Estinguoy, ancien contrôleur passé responsable équipe train.

Pour rejoindre cet improbable stand de tir, situé exactement sous l’entrée de la gare, il faut descendre quelques marches de béton et emprunter un mini-dédale souterrain. Sous terre, à quelques dizaines de mètres de passagers happés par leur quotidien, des sportifs se concentrent, arment et tirent. Par 25ºC toute l’année, chaufferie oblige.

LE TIR, C’EST MON YOGA

« On entend les bruits de la gare, l’arrivée des trains, du TGV surtout, mais aussi les roulettes des valises, les talons de femmes… On vit à l’heure des trains ici aussi, mais là-haut, personne ne soupçonne notre existence. » Il y a plusieurs années, bien avant que le commissariat n’impose une inspection annuelle, celui qui allait devenir président a eu droit à une petite frayeur : « C’était un samedi matin, la gare avait été évacuée à cause d’une alerte à la bombe. Mais je l’ignorais. Je suis remonté. Il n’y avait pas un chat. Je me suis fait rouspéter par les policiers… »

Comment un tel équipement a-t-il pu être aménagé sous le bâtiment édifié vers 1860 ? « On doit la section tir à un cheminot, passionné, qui a remué ciel et terre pour pouvoir bénéficier d’un stand de tir à moindres frais », croit savoir Denis Estingoy. C’était en 1973, la direction accepte de confier l’ancienne cave à charbon de la chaufferie, devenue inutile. L’espace, 13 mètres par 5, s’y prêtait bien. Une poignée de cheminots retroussent leurs manches, nettoient, repeignent et aménagent cinq postes de tir, une salle d’armes avec armoires blindées et un vestiaire. « Le pas de tir mesure 10 mètres. Ici, on s’entraîne uniquement avec des armes à air comprimé. » Au fond, derrière les cartons, des plaques de métal inclinées font tomber les plombs au sol, afin d’éviter tous malheureux ricochets. « On n’est pas là pour se prendre la tête , insiste Denis Estingoy, mais faut quand même être sérieux. Nous avons déjà refusé des personnes qui se prenaient pour des cow-boys. » À ses côtés, Catherine, son épouse, vient de faire mouche : un plomb en plein dans le mille. « Le tir, c’est mon yoga. Il faut se concentrer, se gainer, ralentir sa respiration… Après une heure d’entraînement, je suis hyper zen. »

Traces et vestiges de guerres


De nombreux impacts de projectiles sont toujours visibles sur la façade. J.B.

 Les sous-sols de la gare abritent d’autres lieux insoupçonnés. Côté hall d’arrivées, appelé aussi le pavillon « Charleville » (à droite du pavillon central lorsqu’on fait face à l’édifice avec la statue Colbert dans le dos), les anciennes caves ont elles aussi été transformées. C’était il y a près de 80 ans. Durant la Seconde Guerre mondiale, elles ont servi d’abris anti-aériens. « Leurs voûtes avaient alors été spécialement renforcées à l’aide de coupons de rail par les cheminots » , explique Hervé Chatriot, directeur adjoint des gares Champagne-Ardenne. « Cela représentait une belle surface et de nombreux Rémois du quartier y ont trouvé refuge durant les bombardements. » Aujourd’hui, de ce côté du bâtiment, les caves ont été réhabilitées et cloisonnées. Des portes coupe-feu installées, les murs isolés par flocage. Elles abritent les archives : des milliers d’anciens plans, cartes et documents administratifs parfois plus que centenaires, datant pour certains de l’époque de la Compagnie des chemins de fer de l’Est (avant la nationalisation et la création de la SNCF le 1 er janvier 1938). Seuls témoins du passé, des centaines de barres de métal, les fameux rails protecteurs, sont toujours accrochées sur les voûtes tous les 15 cm.

Autres vestiges, visibles cette fois de l’extérieur, de nombreux impacts de projectiles (balles et obus) ont été conservés lors des différents travaux de restauration afin de « préserver le devoir de mémoire », comme l’explique une plaque commémorative. Le bâtiment est encore meurtri sur toute la longueur de sa façade, soit 95 m de long. « Construite vers 1860, la gare a été surtout endommagée durant la Grande Guerre, poursuit Hervé Chatriot. Envahie le 14 septembre 1914, elle est ensuite restée fermée durant quatre ans. Avant de partir, les Français avaient fait sauter toutes les voies. Et avec les bombardements, toutes les marquises s’étaient effondrées sur les quais. »

Alice RENARD

 Extrait de l'union du 26/11/2018

    

    

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 En finir avec les Punaises de lit et les préjugés

Reims D’où viennent-elles ? Est-ce un problème d’hygiène? Comment s’en débarrasser ? Reims Habitat donne des pistes pour lutter contre ces punaises, synonymes d’enfer pour beaucoup.


Difficile de s’en débarrasser. Chez Ludovic, tour Taittinger, le logement a été traité mais les punaises sont revenues, notamment sous les papiers peints.G.L

Elles concernent tout le monde, locataire ou propriétaire, bailleur ou syndic, collectivité ou État. « Ce n’est pas qu’un problème de logements sociaux, il y en a partout aujourd’hui » , insiste Patrick Baudet, directeur général de Reims Habitat (12 337 logements). Après un article sur ces bestioles qui sucent le sang et pourrissent la vie des habitants , le directeur de l’organisme donne des conseils pour éviter la prolifération.


« 
Si les gens en parlent tard car ils ont honte,  c’est beaucoup plus difficile d’en venir à bout »
Patrick BAUDET, Dr de Reims Habitat

1 - D’OÙ VIENNENT-ELLES ?

Longtemps, on a cru en être débarrassés. « Elles avaient disparu dans les années 50. Puis elles ont réapparu avec la mondialisation, les voyages, la mode des brocantes, en se déplaçant dans les meubles. Jusqu’à arriver dans les logements, mais pas seulement. Partout où les gens se rassemblent, les cinémas par exemple. Ces insectes hématophages s’installent là où les gens sont au calme, comme les fauteuils ou les lits. »

2 - FAUT-IL EN AVOIR HONTE ?

« Il faut passer le message : les punaises de lit, ce n’est pas lié à l’hygiène, il n’y a pas de honte à avoir.» Ces insectes étaient au cœur du dernier congrès des HLM, à Marseille en octobre : « Il a été question de casser ces préjugés, de déculpabiliser le locataire, car il faut encourager les gens à en parler le plus tôt possible. Plus on intervient vite, plus on est efficace. Si les gens en parlent tard parce qu’ils ont honte, c’est beaucoup plus difficile d’en venir à bout. »

3 - COMMENT S’EN DÉBARRASSER ?

Il existe plusieurs traitements. Commençons par le chimique : « Quand c’est trop infesté, on y est obligé. Il faut alors respecter les consignes, pour éradiquer toutes les larves et les œufs en même temps. Sinon il y a un risque de reprolifération » , souligne Patrick Baudet. Facilitez l’accès aux entreprises, rangez et videz les meubles, etc. Mais si la prolifération est trop importante, il n’y a plus d’autres choix que de jeter les meubles. « Et là, attention ! Il ne faut pas les mettre au pied de l’immeuble, car des gens vont les récupérer. Il faut aller à la déchetterie. » Et écrire dessus: « Attention punaises de lit ! »

4 - LES MÉTHODES DOUCES

Si possible, faites dans le classique : les punaises ne résistent pas à plus de 60 degrés et moins de 20. « Tout le linge de lit est à laver à 60, et ce qui ne peut pas être lavé, à mettre au congélateur pendant 72 heures. » Autre solution : l’aspirateur. « Il faut le passer très fréquemment sur les zones les plus touchées. »

5 - COMBIEN ÇA COÛTE ?

Des locataires nous ont confié ne pas comprendre pourquoi les bailleurs demandaient de payer les interventions, ou pas, parfois un peu, parfois beaucoup. Le directeur de Reims Habitat explique : « On peut facturer les produits, et on paie la main-d’œuvre, quand il n’y a qu’un logement. Mais souvent, il y a beaucoup de logements à traiter en même temps, donc on ne fait rien payer, on prend tout en charge. »

Ce fut le cas au 37 Taittinger (photo), où plusieurs étages ont été traités en même temps, il y a quelques mois. Avant que les punaises ne reviennent, hélas, dans certains logements.

Guillaume LÉVY

 Extrait de l'union du 26/11/2018

 

 

Les punaises de lit démangent à Croix-Rouge

Ils n’en peuvent plus, se fédèrent, font des pétitions. Et souvent perdent le sommeil, à force de démangeaisons.


La literie de Gérard Saladé est infestée de punaises, qui lui pourrissent la vie. Photos G.L 

C es punaises transforment notre vie en enfer. On se sent totalement démunis, livrés à nous-mêmes. Des gens n’osent plus dormir, ça bouleverse tout ! » Gérard Saladé, 63 ans, est confronté aux punaises de lit depuis janvier. Trois interventions d’une société spécialisée n’y ont rien changé. « Elles sont devenues très résistantes, les insecticides classiques ne marchent plus. » Gérard vit au 25 de l’avenue Léon-Blum depuis treize ans, et souffre depuis des mois. « Une femelle peut avoir des centaines d’œufs. Très vite, l’appartement est infesté. Les punaises s’infiltrent partout et attaquent la nuit. »

Cet animal, devenu un fléau national, se nourrit du sang des humains endormis. C’est donc logiquement sous leur lit qu’elles s’installent souvent. « Près de leur casse-croûte » , ironise le locataire.« En suçant le sang, elles déposent de la salive qui provoque de grosses démangeaisons et des réactions plus ou moins importantes, parfois des boursouflures. » Se plaignant d’être peu épaulé par Plurial Novilia, qui « ne prend plus en charge les frais de désinfection » , Gérard Saladé a créé la page Facebook « Halte aux punaises de lit ». Elle regroupe une trentaine d’habitants.« Et encore, beaucoup n’en parlent pas car ils ont honte : ils pensent que ça vient d’un problème d’hygiène. C’est faux, il peut y en avoir dans des logements bien tenus. »

Nous avons visité d’autres logements de Croix-Rouge, certains très propres, confrontés au même problème. Au nº37 de la tour Taittinger, près de l’hippodrome, une pétition a été adressée à Reims Habitat, « signée par tout le bloc » , expliquent des habitants. Parmi eux, Hafeda Abid, au 7 e étage, élève plusieurs enfants et loge sa mère. « On était tellement piqués qu’on n’en pouvait plus. »

« C’ÉTAIT INVIVABLE, J’EN PLEURAIS LA NUIT »

Avec le soutien de Nasser Bénadéla, de l’association Entraide rémoise, son logement a été désinsectisé. «Au début Reims Habitat me demandait de payer 300 €, et finalement je n’ai rien eu à payer. » Depuis, le calvaire a cessé. Mais la famille redoute que les punaises contre-attaquent. C’est le scénario déploré deux étages au-dessus, chez Ludovic et Amandine Savetier, parents de cinq enfants.

« Ç’a été l’enfer pendant deux ans, on ne dormait plus » , s’écrie le père. Sa femme a même « quitté (s)on mari avec les enfants, tellement c’était invivable. J’en pleurais la nuit. » L’éradication a été réalisée il y a quelques mois. L’épouse est revenue, mais les punaises aussi. Les enfants montrent des « boutons qui grattent beaucoup » , une fillette a même dû aller à l’hôpital. « On a jeté des matelas, on a déchiré les papiers peints car elles se cachent dessous, on en a tué beaucoup, mais il y en a toujours » , se désespère le couple.

Aujourd’hui, il aimerait déménager. Gérard Saladé, lui, aimerait passer des messages. L’un aux professionnels : « Les logeurs doivent mieux nous aider, et les entreprises doivent utiliser des produits plus efficaces. » Le second message est adressé aux particuliers : comme les punaises arrivent parfois par des literies ou fauteuils récupérés aux encombrants, « il faudrait que les gens qui déposent leurs meubles, écrivent dessus : Ne pas prendre, présence de punaises Cela éviterait qu’elles se propagent à de nouveaux logements. »

Contactés plusieurs fois, Plurial Novilia et Reims habitat n’ont pas pu être joints.

Guillaume LÉVY

 Extrait de l'union du 16/11/2018

    

    

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La cité des sacres   va scintiller de mille feux

Noël prend ses quartiers d’hiver. Des milliers de décorations lumineuses sont en cours d’installation. Il faut en profiter : l’an prochain, de nouveaux motifs devraient apparaître.


Il faut 5 semaines soit 60 000 heures de travail pour installer l’ensembe des motifs dans 80 places et rues de la cité.
Remi Wafflart

780 000 EUROS, LE COÛT DU PLAN D’ILLUMINATION

« Le dispositif a été profondément revu en 2015 » , rappelle Charles Germain, l’adjoint au maire de Reims, en charge du commerce.

Des décorations différentes, davantage concentrées sur les principaux lieux de vie et de commerce mais aussi un budget allégé de près tout de même de 110000 €. « Actuellement, donc, c’est un contrat de 4 ans. Le coût du plan d’illumination est de 780 000 € environ, chaque année », détaille l’élu.

Un budget qui comprend la location, la mise en place, la maintenance et la dépose des éléments. « Nous arrivons donc à la dernière année du contrat. On apporte très peu de modifications pour cet hiver : Il est évident par exemple qu’il n’y aura rien au square Colbert et au niveau des Promenades. »

60 000 HEURES POUR TOUT INSTALLER

Installer les décorations de Noël nécessite une sacrée organisation : on estime que 60 000 heures de travail sont nécessaires pour que tout soit installé, soit cinq semaines.

« Les motifs sont contemporains et font échos à l’identité de Reims, les anges et les bulles de champagne. Côté couleurs, on a une unité avec : le jaune, le blanc froid et le blanc chaud » , décrit Charles Germain. 

7 SEMAINES D’ÉCLAIRAGE

Les illuminations seront mises en service, comme chaque année avec le lancement du marché de Noël, prévu cette année le mercredi 21novembre et resteront en fonctionnement jusqu’au dimanche 6 janvier inclus, « soit jusqu’à la fin des vacances scolaires », précise Charles Germain.

7 000 EUROS, LE COÛT DE L’ÉCLAIRAGE DE NOËL

« Depuis que nous sommes passés au tout LED, en 2015 donc, ça a fortement allégé la factureénergétique », commente Charles Germain.

Ainsi, pour cinq semaines de fonctionnement, « avec des illuminations qui seront allumées le matin de 7 heures à 8 heures pour égayer le chemin pour aller à l’école des petits Rémois et ensuite de 16 h 30 à 1 heure du matin » , le coût de la consommation d’énergie électrique avoisinera donc les 7 000€.

18 MÈTRES DE HAUT

Il y a des traditions auxquelles on ne peut pas déroger. Parmi celles-là, on trouve le grand sapin acheté par la municipalité, chaque année. Celui qui a été commandé et qui va trôner au bout de la place d’Erlon, à quelques encablures des Promenades fera cette année encore, 18 mètres de haut. Il a grandi dans une forêt de l’Est de la France. Il va mettre dix jours pour arriver en convoi exceptionnel et sera à Reims, vers le 12 novembre.

Il rapetissera, quelque peu, puisque son tronc s’enfoncera à près de 3mètres de profondeur, pour ne pas qu’il vienne à basculer en cas de tempête.

Ensuite, 2 500 mètres de guirlandes lumineuses seront déployées afin qu’il devienne le beau sapin, roi des Rémois. Et, pour habiller la cime : une étoile de couleur jaune de 70cm de diamètre.

430 SAPINS POUR LA MAGIE DE NOËL

Le grand sapin de la place d’Erlon ne sera pas le seul résineux prévu par la ville. « Cette année, on renouvelle le dispositif », précise Charles Germain.

Ce sont donc un peu plus de 430 sapins (des épicéas de diverses tailles) qui ont été commandés. Ils devront égayer le Boulingrin, le marché de Noël, la place d’Erlon, les abords des écoles. Facture : plus de 13 000 €.

LES AUTRES POINTS 

DES SURPRISES LUMINEUSES

La Ville en lien avec les Vitrines de Reims réserve une surprise aux Rémois et aux visiteurs du marché de Noël, cette année. « Nous avons travaillé sur un projet de mise en valeur des diverses entrées afin de renforcer la féerie », indique juste Charles Germain qui souhaite encore garder une part de mystère. « L’an passé, on a constaté une affluence moindre mais il y a un facteur sur lequel nous n’avons aucune prise, c’est la météo. » Charles Germain évoque aussi « des animations lumineuses », et « des projections sur les façades ».

LA GRANDE ROUE S’ENRACINE PLACE D’ERLON

C’était le cadeau l’an passé des Vitrines de Reims, l’association des commerçants de la ville, aux commerçants de la Place d’Erlon qui se retrouvaient ainsi depuis l’hiver 2016, sans chalets de Noël. Cette grande roue de 50 m de haut sera bien de retour, comme nous vous l’annoncions, il y a quelques jours.

ILLUMINATION 2019, À QUOI S’ATTENDRE ?

« Une consultation sera lancée début 2019 afin de relancer le marché sur 4 ans encore. Il y a eu un gros travail de fait, en 2015, avec des ajustements chaque année depuis. Et, le résultat est satisfaisant. Nous avons actuellement, plus de 80 places et rues de Reims illuminées », commente Charles Germain. « L’objectif est de ramener un peu de magie, de nouveauté, de modernité, que l’on se penche sur les nouvelles innovations. »

 Extrait de l'union du 04/11/2018

    

    

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Les appareils photo les passionnent

CORMONTREUIL -  La 19 e édition de la Foire au matériel photo du Clic Clac Club aura lieu ce dimanche.


Un rendez-vous qui attire chaque année de nombreux passionnés. Archives

FOIRE AU MATÉRIEL PHOTO

*.- OÙ ? dans la salle « Le Lavoir » du parc Jean-Saintin, 4, rue Manoël-Pinto, à Cormontreuil. A4 sortie « Cormontreuil ». Accès fléché en proximité.

*.- QUAND ? dimanche 28 octobre, de 8h30 à 17h30.

*.- ENTRÉE GRATUITE.

*.- INFOS : sur le site de l’organisateur, www.clicclacclub.org

Club de Cormontreuil proposera son rendez-vous d’automne dans la salle « Le Lavoir » du parc Jean-Saintin, en raison de la rénovation de la salle polyvalente du boulevard d’Alsace-Lorraine qui l’accueille habituellement.

Cette 19 e Foire au matériel photo, ouverte à tous, attire chaque année plusieurs centaines de visiteurs venant de toute la région. Les collectionneurs d’appareils (iconomécanophiles), les adeptes de la chambre noire qui restent attachés à l’argentique et le pratiquent encore pour certains, les visiteurs curieux aussi, s’attarderont aux stands des exposants en quête d’un modèle manquant sur leurs étagères, d’un boîtier plus récent, d’un accessoire ou d’un conseil, voire ou même d’un appareil « Arts déco » pour donner une note rétro à la décoration de leur intérieur.

AUTOUR DE L’IMAGE

Cette foire est naturellement aussi dédiée à l’image en présentant une exposition de clichés des membres du CCC qui participent régulièrement aux concours de la Fédération photographique de France où se révèlent certains talents dans les catégories couleur, noir & blanc, ou nature.

Ce traditionnel rendez-vous régional du dernier dimanche d’octobre est l’un des temps forts de l’activité du Clic Clac Club, un espace de rencontre et d’échanges entre passionnés, les uns à la recherche d’un matériel particulier, les autres avides d’éclairage technique, d’autres encore s’attardant devant les photographies exposées qui chaque année confortent la place importante de l’image que ce soit pour communiquer, pour témoigner, pour le souvenir, pour éveiller sens et émotions, pour s’émerveiller aussi et ce n’est pas là sa moindre qualité !

Extraits de l' union du 26/10/2018

    

    

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Reims, ville d’extrêmes en matière de richesse

Le taux de pauvreté dans la cité des sacres est supérieur à la moyenne nationale ; mais la proportion de ceux qui payent l’impôt de solidarité sur la fortune également.

L’ESSENTIEL

*.- D’APRÈS L’ADJOINT aux finances de Reims, Jean-Marc Roze, le taux de pauvreté de la ville (pourcentage de personnes vivant sous le seuil officiel de pauvreté) est supérieur de 6 points à la moyenne nationale.

*.- CE QUI N’EMPÊCHE pas qu’il y a proportionnellement davantage de foyers à Reims qui payent l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune, ou son successeur) que la moyenne française.

*.-  NOUS SOMMES à la fois une ville pauvre et riche », conclut-il.

Reims serait-elle une ville pauvre ? Cette question, nous l’avons soumise à l’adjoint aux finances Jean-Marc Roze, à partir d’un constat : Reims s’est payé une ligne de tramway, mais, contrairement à toutes les autres villes comparables qui se sont lancées dans l’aventure (Mulhouse, Tours, Angers, Orléans...) il n’est toujours pas question, sept ans après la mise en service, de ne serait-ce qu’envisager d’en réaliser une seconde, pour des raisons financières. Et sa réponse : « Nous sommes à la fois une ville pauvre et riche. » Reims apparaît même comme une ville d’extrêmes en la matière.

Ainsi sa pauvreté, au-dessus de la moyenne : l’adjoint met en avant plusieurs indicateurs, comme le pourcentage de logements sociaux : « 40 % chez nous, alors que le taux moyen en France est de près de 18% » ; « on peut aussi mentionner la présence de deux zones franches, Croix-Rouge et Wilson, c’est-à-dire des lieux où les conditions de l’exercice d’activités économiques sont aménagées par rapport au droit commun, et sept quartiers dits « prioritaires », et qui à ce titre bénéficient d’une aide particulière de l’État. Nous avons aussi un taux de pauvreté (proportion de personnes vivant au-dessous du seuil officiel de pauvreté) supérieur de 6 points à la moyenne nationale : nous sommes à 20 %, la moyenne est à 14. »

Autre indicateur parlant : la position de la ville dans la liste des communes -de plus de 5 000 habitants- bénéficiant de la DSU, dotation de solidarité urbaine : « Il y en a 668 en tout en France, et plus on est haut dans ce classement, plus on est aidé, ce qui veut dire aussi : plus on a besoin d’être aidé ; or en 2016 nous étions 198 € , en 2017 183 € , et cette année nous sommes 172 € . Ce qui veut dire que nous nous appauvrissons. »

PLUS NOMBREUX À PAYER L’ISF

Mais en même temps (formule désormais bien connue), la cité du champagne ne fait pas mentir sa réputation de ville bourgeoise aisée. 784 foyers ont payé l’impôt de solidarité sur la fortune en 2017, soit un pourcentage de 0,4 ; or, dans les communes de plus de 20000 habitants, ce taux n’est que de 0,2 % en moyenne nationale. De plus, ces assujettis ont versé en moyenne au fisc 10 209 € chacun, contre 9 618 pour l’ensemble de la France. Quand on est riche à Reims, on est donc souvent plus riche que la moyenne. Mais cela ne semble pas suffire pour payer une ligne de tram supplémentaire.


« Malgré l’image d’une ville bourgeoise aisée que l’on peut donner , notre taux de pauvreté est supérieur à la moyenne nationale. »
J.M ROZE, Adjt aux finances

Antoine PARDESSUS

Extraits de l' union du 26/10/2018

    

    

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La friche EDF remplacée par du logement

340 logements vont sortir de terre à l'emplacement de l'ancien site EDF-GDF de la rue des Romains, derrière la gare centrale. à Clairmarais


Le site dédié à la distribution du gaz pendant de longues années a commencé à être démoli. Le projet de$ architectes Thlenot Ballan Zullaica a été dévoilé

L’ESSENTIEL

*.- EN JUILLET DERNIER, le site dit Sofilo, qui était occupé par EDF-GDF, rue des Romains dans le quartier Clairmarais de Reims, a été acheté par une entreprise d’aménagement créée pour la circonstance, Agea.

*.- CETTE DERNIÈRE associe un partenaire public, la société d’économie mixte Agencia, et un partenaire privé, Eiffage aménagement.

*.- LE PROJET d’Agea est de construire à cet endroit 340 logements dans un esprit de mixité sociale.

*.- UN GROS TRAVAIL de dépollution est à effectuer au préalable.

Le site de l'ancienne EDF-GDF rue des Romains est en plein chantier. Ce qui était devenu une friche devrait voir pousser d'ici à quelques mois 340 logements, fruits d'un partenariat public-privé associant l'agence d'économie mixte Agencia et l'entreprise Eiffage aménagement (lire par ailleurs)

PRÉSENCE DE GAZ PENDANT PLUS D'UN SIÈCLE

 L'acquisition a eu lieu début juillet, pour un montant qui reste confidentiel, mais qui se chiffre en millions. « Nous avons pas mal discuté sur le· prix, se souvient Jean-Marc Roze, adjoint au maire chargé des finances mais qui en la circonstance coiffe sa caquette de président d'Agencia, parce qu'il y aura un gros travail de dépollution à faire. Je rappelle que le site a longtemps - plus d'un siècle si l'on en croit l'information fournie par l'acquéreur, NDLR - abrité un site de stockage de gaz. Nous en aurons pour 4 millions pour dépolluer. Fort heureusement, l'État va un peu allégé[ cette facture, via l'Adème (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) qui aidera à hauteur d'I million. »

Le site, appelé aussi parfois Sofilo, du nom de l'ancien propriétaire officiel, la filiale chargée du foncier chez EDF, occupe une surface légèrement inférieure à 11 5 hectare (1,3). « C'était une des dernières grandes friches à Reims », rappelle M.Roze.

DES LOGEMENTSENTRE3 300 ET 3 400 € LE M²

Quant à l'offre immobilière, coordonnée par le cabinet d'architectes Thienot Ballan Zulaica, elle affichera l une vraie mixité selon notre interlocuteur, uniquement du collectif, certes, mais avec à la fois de l'accession à la propriété et de la location, celle-ci se répartissant elle-même entre logements à loyer intermédiaire et logement social (une quinzaine d'unités pour cette dernière catégorie). Pour ce qui concerne l'accession à la propriété, on sera cc dans des prix moyens pour Reims, estime M. Roze, de l'ordre âe 3 300 à 3 400 € le m².

 . Le programme de logements Luminance, porté par Eiffage immobilier, est d'ores et déjà disponible à la vente. Les premières constructions sont prévues à compter de 2019, et les livraisons des appartements annoncées pour le quatrième trimestre 2020. Parmi les logements disponibles, citons par exemple 25 appartements 3 pièces de 60 à 69 m2 , pour des prix allant de 197 000 1 241 000 E.

4 MILLIONS

Le coût estimé de la dépollution du site, pour laquelle l’État versera une aide. Celui-ci avait pendant des années abrité un stockage de gaz.

Ajoutons que deux placettes seront aménagées. dont l'une à l'intersection des rues des Romains et Édouard-Mignot, Qui marquera l'entrée du quartier, et que ce site sera articulé autour d'un jardin central et d'une voie nouvelle nord-sud, celle-ci reliera la rue Mignot et l'actuelle impasse des Docks Rémois. De quoi contribuer encore un peu au changement de visage du quartier.

PARTENARIAT PUBLIC-PRIVÉ

Le projet Sofilo est porté par un partenariat public-privé ; le public est représenté par la société d’économie mixte Agencia, le privé par Eiffage aménagement, qui se sont alliés au sein d’une troisième structure, spécialement créée pour l’occasion, la SAS (société par actions simplifiée) d’aménagement Agea (Agencia groupe Eiffage aménagement). « Une première pour les deux acteurs », commente-t-on. « C’est Agencia qui est majoritaire dans le capital d’Agea à hauteur de 51 % », précise le président d’Agencia Jean-Marc Roze. Agencia, créée le 6 mars 1990 sous le nom de SAEM Reims Développement, est une société d’économie mixte au service des collectivités locales du Pays rémois et du département de la Marne. Elle est par exemple maître d’ouvrage et chargée de la commercialisation de la zone d’activités mixtes de la Croix-Blandin (artisanat, tertiaire, industrie) à Reims.

Antoine PARDESSUS

Extraits de l' union du 26/10/2018

    

    

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Il réalise un documentaire sur Reims, ville martyre de la guerre 14-18

Pierre Coulon a dédié un documentaire à la ville pendant la Première Guerre mondiale. Il a recueilli des images et des propos exclusifs internationaux de soldats à Reims.


Pierre Coulon a travaillé pendant des années sur son documentaire historique et la première projection de «
1051 jours » a fait salle comble à l’amphithéâtre de l’université de Sciences Politiques.

BIOGRAPHIE EXPRESS

*.- PIERRE COULON est né en 1959 dans les Ardennes à Sevigny-Waleppe.

*.- FEN 2008, enseignant, il crée des premiers films pédagogiques.

*.- IL A RÉALISÉ 4 documentaires dont un consacré à l’usine Warmeriville et un autre aux harkis de Reims.

*.- FIN 2013 , Pierre Coulon remporte un appel à projet lancé par la municipalité. Son projet : un documentaire sur la ville de Reims pendant la guerre.

*.- LE VENDREDI 5 OCTOBRE , il présentait son documentaire « 1051 jours » à SciencesPo à Reims.

*.- LE LUNDI 19 NOVEMBRE , une deuxième projection a lieu à la Villa Douce.

 M on film s’intitule 1 051 jours. Reims, ville martyre de la Grande Guerre car 1 051, c’est le nombre de jours de bombardements qu’a subis Reims entre le début de la guerre en 1914 et le 5 octobre 1918, date du dernier jour de bombardement», explique Pierre Coulon, producteur et réalisateur du documentaire historique diffusé le vendredi 5 octobre dernier au campus SciencesPo de Reims.

Depuis l’appel à projet qu’il a remporté fin 2013, l’Ardennais d’origine travaille avec acharnement sur son film en collaboration avec l’association Au fil de l’histoire production : « C’est un projet de longue date, je dirais qu’il m’a pris le temps de la guerre. Je voulais le terminer à l’occasion du centenaire », explique le réalisateur. Pour enrichir son projet, il décide d’aller à la recherche d’archives dans les musées de la région mais aussi d’Allemagne, d’Angleterre et de Belgique, puis de rencontrer des collectionneurs et des familles rémoises. Au cours de ses visites, il récolte des photochromes, des photos et vidéos d’habitants rémois et de soldats présents en ville.

Sur certains murs d’habitations rémoises, on peut remarquer des quadrilatères, ce sont des éclats d’obus rebouchés

Pierre Coulon, réalisateur du documentaire

Parmi ses trouvailles, plusieurs lettres intimes de soldats destinées à leurs proches racontent leur vie quotidienne mais aussi leurs peurs. Quatre comédiens engagés pour le documentaire mettent en scène le contenu des lettres.

« A vec la guerre chacun avait un comportement différent, raconte le réalisateur ; avant la guerre, il y avait 115 000 habitants à Reims, pendant, ils n’étaient plus que deux. On estime que 100 000 Rémois se sont réfugiés dans d’autres villes et pays et que 40 000 ne sont jamais revenus y vivre ». Pour obtenir toutes ces informations, Pierre Coulon s’est entouré de six historiens dont Thomas W. Gachtgens, historien allemand de renommée mondiale, qui tenait à apporter son point de vue d’Allemand sur la guerre. « Dans le film, la propagande est traitée ; il faut savoir que les Français ont beaucoup utilisé l’incendie de la cathédrale à des fins propagandistes pour montrer la barbarie des Allemands », informe Pierre Coulon.

Intéressé par l’histoire de Reims, l’artiste a filmé des séquences et réalisé des bruitages : « Je suis allé filmer des architectures dans Reims qui existent encore et qui ont un rapport avec la guerre. D’ailleurs, beaucoup de Rémois ne le savent pas, mais sur certains murs d’habitations en ville, on peut constater la présence de quadrilatères, ce sont des éclats d’obus rebouchés, et on compte à 900 le nombre de maisons qui étaient encore habitables de suite après la guerre », ajoute notre interlocuteur.

Son film sera projeté une seconde fois le 19 novembre à la Villa Douce et des DVD seront mis en vente à l’occasion ; « c’est une sorte d’hommage à la ville et aux gens de l’époque. Je veux sortir des clichés de la guerre et rentrer dans l’analyse ».

Extraits de l' union du 26/10/2018

    

    

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lI n’y a pas, à Reims, de territoires à reconquérir ou de zones de non-droit

Le procureur et le patron de la police dressent un tableau de la délinquance, démentant, malgré la hausse sensible de l’utilisation des armes à feu, toute aggravation de la situation


Décembre 2017, avenue Léon-Blum à Croix-Rouge, au lendemain de deux coups de feu tirés contre la vitrine d’une supérette. F.

Depuis le début de l’année, plusieurs faits divers ont semblé mettre en évidence un usage plus régulier des armes à feu ( voir encadré). Interrogés hier, le procureur de Reims, Matthieu Bourrette, et le directeur départemental de la sécurité publique, Joseph Merrien, ont démenti toute « recrudescence » en la matière, assurant que les phénomènes délinquants observés localement étaient comparables à ceux d’autres agglomérations.

Observez-vous une recrudescence d’affaires comportant l’usage d’armes à feu ?

Matthieu Bourrette : Nous avons eu certaines affaires importantes voire très importantes ( voir encadré) au cours de l’année 2018. Lors des dernières années, nous n’avions pas eu ces situations-là.

Que cela révèle-t-il ?

En comparaison d’autres territoires, Reims n’est pas dans une situation particulièrement dramatique – c’est toujours la même idée : lorsqu’on se compare, on s’apprécie. Ce phénomène des violences avec arme n’est pas une spécificité locale et ne s’inscrit pas dans une récurrence quotidienne. Nos services enregistrent environ 22 000 affaires à l’année, et nous parlons d’une dizaine d’entre elles – c’est déjà trop. Structurellement, ces affaires ne reflètent pas l’état de la délinquance : nous ne sommes pas dans un contexte de règlements de comptes permanents. Il n’y a pas, à Reims, des territoires à reconquérir ou des zones de non-droit.

LES SAISIES D’ARMES SONT STABLES

Dans quel contexte s’inscrivent les faits les plus graves que vous avez pu enregistrer ?

Ces faits sont manifestement en lien avec deux types de problématiques qui, parfois, se superposent : le trafic de stupéfiants et les rivalités de quartier entre bandes, entretenus par quelques dizaines d’individus. Ceux qui ont décidé de franchir un cap avec l’usage d’armes parfois létales sont dans une logique de règlement de comptes ou d’avertissement. Mais globalement, a-t-on une structuration délinquantielle qui a bougé ? Non. Ce qui se passe ici est-il différent des autres régions ? Non. Est-on mieux loti qu’ailleurs ? Oui. A-t-on pris la mesure du problème ? J’estime que oui.

L’usage plus fréquent d’armes à feu traduit-il que celles-ci prolifèrent ?

Joseph Merrien : Sur le recours global aux armes à feu, je ne partage pas, sur un plan statistique, votre usage du terme «recrudescence » et de «prolifération ». Si on ne se limite pas aux faits les plus graves, il n’y a pas de recours plus fréquent aux armes à feu. Certes, les affaires les plus dramatiques marquent les esprits et peuvent occulter l’ensemble du tableau. Sur les dix premiers mois de l’année, des armes diverses – j’inclus l’airsoft, les balles à blanc, etc. – ont été utilisées dans une petite quarantaine d’affaires. C’est cinq de plus qu’au même stade en 2017.

Davantage d’armes lourdes sont-elles utilisées ?

Non, et c’est en cela que je ne vous rejoins pas sur le terme de «prolifération ». Un schéma fréquent est celui d’une arme dont plusieurs délinquants d’un même quartier ou d’un même réseau connaissent l’existence. Une arme reste pour eux un bien précieux qu’il n’est pas si facile d’acquérir. Que des équipes qui vont commettre un vol ne soient pas armées de manière complète – un seul va avoir une arme, les autres auront une gazeuse, etc. – est un autre indicateur.

Les saisies d’armes augmentent-elles ?

Cela reste stable. L’armement saisi, qui l’est souvent indépendamment des affaires graves, demeure assez hétérogène.

M.B. : C’est toute la difficulté de faire passer un message d’après des statistiques : si je vous dis que nous baissons en nombre d’armes découvertes, vous allez dire : « Ils sont plus forts que vous », et le sentiment d’insécurité va croître. Si je vous dis qu’on a augmenté le nombre de saisies d’armes, vous allez dire : « Il y a plus d’armes qui circulent », et considérer que l’insécurité est plus grande. Cette statistique est d’abord le reflet de l’activité de la police.

Selon nos informations, certaines des tensions récentes s’expliqueraient par la volonté de la communauté tchétchène de mettre la main sur le trafic de stupéfiants local. Qu’en est-il ?

Dans les affaires tristement ordinaires telles que les violences conjugales, les protagonistes vont nous expliquer qu’il y a des tensions entre eux. Mais pour le trafic de stupéfiants, il est très compliqué d’avoir une victime qui nous explique que si elle a été prise pour cible, c’est parce qu’un trafiquant rival voulait lui prendre son territoire ( sourires). C’est la loi du silence. Je l’ai déjà dit mais je le répète : pour éradiquer la délinquance d’un quartier, la police devrait davantage pouvoir compter sur ceux qui y vivent.


"Une arme reste pour les délinquants un bien précieux qu'il n'est pas si facile d'acquérir."
Joseph MERRRIEN
Dr départemental de la sécurité pulique

Huit affaires marquantes en moins de onze mois

10 décembre 2017, Croix-Rouge :deux coups de feu sont tirés à 18heures sur la vitrine d’une supérette de l’avenue Léon-Blum. Aucun blessé, aucun témoin. Affaire non élucidée.

17 mars, Croix-Rouge : en pleine après-midi, les occupants d’une voiture tirent à quatre reprises sur trois jeunes, devant le 1, rue Olympe-de-Gouges. Le trio se réfugie dans la supérette située à l’angle de l’avenue Bonaparte. Trois projectiles touchent la vitrine. Aucun blessé. Le 30 mars, deux auteurs présumés, originaires de Wilson, sont écroués. Aucun aveu, aucune explication. À deux reprises en janvier 2017, des tirs non élucidés avaient criblé de nuit le 1, Olympe-de-Gouges.

14 mai, Wilson : sorti promener son chien, un homme de 23 ans se fait tirer dans les jambes par un individu qui l’attendait armé d’une carabine, caché derrière un balcon de l’allée François-Couperin. Un jeune du quartier est placé sous contrôle judiciaire en juin. Il aurait voulu punir une dénonciation dans un braquage. Aucun aveu. Enquête toujours en cours.

15 mai, Orgeval : à 12 h 45, un adolescent de 17 ans est blessé d’un coup de fusil place Pierre-de-Fermat. Désigné comme l’auteur, un homme de 23 ans originaire du quartier est actuellement incarcéré. Aucun aveu, aucune explication.

20 mai, Croix-Rouge : deux coups de feu sont tirés à 15 heures, avenue Bonaparte, sur une personne qui n’a pas été retrouvée. Un jeune est écroué pour avoir ramassé des douilles et menacé un témoin. Aucun aveu, aucune explication.

17 août, Croix-Rouge : descendu d’un convoi de deux voitures, un homme tire au fusil sur un groupe de jeunes avenue Bonaparte, à 22 h30. Un adolescent de 17 ans, Magomed, est mortellement touché. Le 18 octobre, un habitant de Wilson est mis en examen pour «meurtre », un ami et un jeune de Croix-Rouge pour « complicité de meurtre ». Tous contestent. La victime ne semblait pas être celle qui était visée par le commando, dont le mobile reste inconnu.

8 octobre, Orgeval : deux hommes sont blessés par des tirs d’arme de poing, place Pierre-de-Fermat à 22heures. Aucune explication, aucune arrestation.

10 octobre, Wilson : plusieurs détonations font sursauter à 0 h 30 les riverains de la rue Biebuyck-Chauvet. Quatre étuis sont retrouvés dans le parc voisin. Aucune explication.

Cette liste ne prétend pas être exhaustive.

Fabrice CURLIER

MATHIEU LIVOREIL

Extraits de l' union du 24/10/2018

    

    

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La salle Armonville n’est plus

Vendue en 2016, la salle municipale vient d’être rasée. À sa place, la petite artère pavée du quartier Saint-Remi verra pousser son 3ème programme immobilier en 3 ans


Le 7 bis, rue d’Armonville a longtemps était l’adresse d’une «salle de réunions», comme il était gravé sur son fronton.Archives

Des centaines de fêtes de mariage, de lotos et de réunions d’associations s’y sont tenues. Les habitants du quartier y sont régulièrement venus voter et les enfants de l’école voisine y ont pratiqué quelques séances de gymnastique, quand ils ne s’y retrouvaient pas pour les répétitions des spectacles de kermesse. Depuis quelques jours, la salle municipale Armonville n’existe plus que dans les souvenirs de tous ces Rémois. Arrivée le 27 septembre, la pelleteuse a démoli le bâtiment en quelques heures. Depuis, un camion multiplie les allers-retours pour évacuer les tonnes de gravats. Il ne reste rien de l’immeuble aux multiples fonctions et de sa jolie façade où étaient sculptées les armoiries de la ville.

« C’est déplorable, se désole Francis Batteux, de l’association SOS Reims urbanisme et nature. C’est une partie de l’histoire locale qui s’en va. Il y en a eu des soirées épiques là-bas. Et le pire, c’est que tout est allé à la benne. Rien n’a été récupéré. Voilà encore une partie du patrimoine qui disparaît… » Le Rémois regrette également que le futur projet immobilier (une résidence de 17 appartements) prévoie des garages au rez-de-chaussée : « Ils ne creuseront pas de sous-sol, donc il n’y aura pas de fouilles archéologiques. On aurait pu trouver des choses intéressantes dans ce quartier. »

Dans cette petite artère pavée située entre la rue du Barbâtre et le rectorat, à deux pas de la basilique Saint-Remi, les voisins sont moins déçus de voir démolir la salle de réunion qu’agacés par les travaux qui n’en finissent plus. Il s’agit du troisième programme immobilier en trois ans.

BRUIT ET POUSSIÈRE

« C’est dommage car c’était une belle salle avec tout ce qu’il faut. Elle était bien entretenue, décrit la propriétaire de la maison voisine depuis près de cinquante ans. Une rampe pour les personnes handicapées avait été installée, tout comme des portes coupe-feu. Quand les bains-douches ont été démolis en face, ça m’avait moins dérangée, c’était moins joli. » Ce qui gêne davantage la Rémoise, ce sont « le bruit et la poussière ». Elle reconnaît volontiers que les fêtes d’antan étaient elles aussi fort bruyantes : « Des pétitions ont même circulé à une époque. »

Était-elle informée de la démolition? « Oui, on a eu une réunion publique, mais c’était déjà vendu. Qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse ? Je trouve quand même qu’ils démolissent beaucoup dans Reims… »  Et de citer par exemple cette « belle petite maison de convalescence rue des Capucins qui n’existe plus aujourd’hui ». Un peu plus loin, une autre voisine exprime aussi son ras-le-bol. « Les nuisances, c’est toujours pénible… En plus du bruit et de la poussière, la rue est régulièrement bloquée. » Et de se projeter dans quelques mois, quand de nouveaux voisins emménageront : « Je pense au stationnement. Nous n’avons pas de garage. C’est déjà un peu compliqué aujourd’hui… On aurait préféré un petit parc. »

ELLE ÉTAIT DEVENUE OBSOLÈTE

Fermée en janvier 2016, la salle municipale Armonville a été vendue quelques mois plus tard pour 280000 € à un promoteur. En septembre 2016, lors d’un conseil municipal, Mario Rossi était revenu sur les raisons de sa disparition. « Peu se sont manifestés pour s’en plaindre dans la mesure où l’on avait largement anticipé sa fermeture en associant les associations à la réflexion. Sur 2015, elle a accueilli seulement trois lotos et quatre réunions. La salle n’était plus adaptée à la demande du milieu associatif et elle était devenue obsolète. Le coût de sa rénovation était énorme, et pour respecter les normes, il aurait fallu l’amputer de plus d’un tiers de son espace. Cette salle n’aurait plus eu d’intérêt. Entre-temps, la salle Gallieni a ouvert, nous proposons donc toujours sept salles municipales. »

 

Marre de voir la ville partir sous les bulldozers


La demeure du 19, rue de Tinqueux est appelée à disparaître.

Ni classés, ni protégés, des bâtiments présentant un patrimoine digne d’intérêt disparaissent chaque année. On se souvient de l’hôtel particulier de la rue des Élus ou encore de cette belle maison située à l’angle des rues Saint-Symphorien et Eugène-Desteuque, derrière la cathédrale. Des pétitions avaient circulé. En vain. Cette fois, une habitante du quartier de l’avenue de Paris se désole de la disparition annoncée «d’une maison d’intérêt historique ».Dotée d’un grand porche, la bâtisse, sise au 19, rue de Tinqueux, serait « un ancien relais postal » : « Je trouve très triste de voir systématiquement les vieilles maisons se faire détruire dans une ville qui n’a plus beaucoup de traces de son passé, suite à la Grande Guerre. Le patrimoine passe aussi par ce genre de lieux. Ici, nous sommes dans un quartier où l’habitat se densifie. En vingt ans, j’ai vu d’innombrables maisons avec jardin être remplacée par des immeubles. Alors oui, nous sommes en ville et cela fait partie du jeu mais j’en ai marre de voir partir le quartier sous les bulldozers! » Précisons que la Ville travaille à un plan de sauvegarde et de mise en valeur, qui s’appuie sur un inventaire complet du patrimoine local. Ce plan est dans une phase d’études prévue jusqu’à la fin de l’année. Il devrait être effectif en 2019 ou 2020.

Alice RENARD

Extraits de l' union du 10/10/2018

    

    

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Vinci Grand Est s’installe au cœur du parc d’affaires 

Bezannes Elles déménagent ! Les filiales champenoises de la direction Grand Est de Vinci Construction rejoignent la périphérie de Reims, plus proche des grands chantiers de demain.


Les filiales champenoises de Vinci construction déménagent et se regroupent dans un bâtiment construit pour l’occasion dans la zone d’activités de Bezannes. Joris Bolomey

Exit Épernay ! Le groupe Vinci Construction Grand Est a jeté son dévolu sur « le lot M3 Nord » du parc d’affaires de Bezannes. 9 000 m 2 . Un emplacement de choix. «Non loin de la gare TGV Reims Champagne-Ardenne, des nœuds autoroutiers et à proximité directe des grands chantiers de construction en cours que nous menons, tel le complexe aqualudique ou encore l’îlot des Capucins avec ses 370 logements » , détaille Franck Barrou, directeur Champagne-Ardenne de la Sotram (Société des travaux marnais). « Nous serons aussi proches des gros chantiers à venir pour lesquels nous nous positionnerons certainement. Je pense notamment aux autres opérations prévues sur la zone de l’ex-Sernam, les projets immobiliers portés par le CHU, l’Urca, l’extension-réhabilitation du musée des Beaux-arts ou ceux générés par l’Anru2. »

Vinci Construction Grand Est, c’est trois filiales : la Sotram Est (travaux du bâtiment), la Sogea Est (spécialisée dans les métiers de l’eau, de l’assainissement, de la voirie, des réseaux enterrés et des réseaux numériques) et enfin Adim Est (dédiée au développement immobilier).

UN PROGRAMME DE QUATRE BÂTIMENTS MIXANT LOGEMENTS ET BUREAUX

« Ce qui représente 40 personnes pour ces trois sociétés », indique Franck Barrou ; par extension, on arrive à « une centaine de collaborateurs rattachés ». Un déménagement salutaire, « cela va réduire le temps passé sur la route. Plus de 75 % des salariés résident en effet dans le Grand Reims. »

Le chantier de construction du nouveau siège social a débuté en mars (la pose de la première pierre a été organisée en mai), mais sur cette parcelle, c’est en fait un programme multifonctionnel qui est en train d’être construit. « Il mixe des logements et des bureaux», détaille Franck Barrou. « Il s’agit de la réalisation de quatre bâtiments. » Le premier de 1 400m2 , dessiné par le cabinet AWO Architecte, on l’a vu, accueillera donc les filiales champenoises de Vinci Construction. Le deuxième, pensé par les mêmes architectes, et vendu au Foyer Rémois, comprendra 121 logements. Une résidence destinée à des étudiants pour 2/3 des logements et à des seniors pour le tiers restant. Enfin, les deux derniers bâtiments, des résidences, dessinées par le cabinet Gallois & Dudzig, comprendront chacune 28 logements, du locatif. Les bureaux seront livrés au printemps. Les trois autres bâtiments durant l’été.

AurélieBEAUSSART

Extraits de l' union du 18/10/2018

    

    

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Les sangliers prolifèrent dans la périphérie de l’agglomération

Sillery Un habitant de Sillery, au jardin régulièrement ravagé par les sangliers, émet même l’hypothèse qu’ils aient surpris le conducteur qui a perdu la vie le 25 septembre dernier.


Les sangliers pullulent en périphérie de l’agglomération rémoise (ici sur la N51).Archive Ch. Lantenois

L’ESSENTIEL

*.- LE 25 SEPTEMBRE dernier, un automobiliste d’une trentaine d’années perd la vie alors qu’il circulait sur la RD8 entre Sillery et Prunay.

*.- POUR L’HEURE, aucune explication à ce drame n’a été donnée.

*.- UN HABITANT DE SILLERY émet l’hypothèse du passage d’un troupeau de sangliers qui aurait surpris le conducteur.

Les sangliers prolifèrent aux abords de l’agglomération rémoise. Claude Petit, qui habite Sillery, est bien placé pour le savoir : son jardin est régulièrement ravagé par ces bestioles, « particulièrement cette année » précise-t-il. Sa voisine, que nous appellerons Rolande, reçoit elle aussi fréquemment la visite de ces visiteurs nocturnes à la recherche de racines et de vers. La dernière fois, c’était pas plus tard que ce jeudi. Sa pelouse est à présent complètement défigurée. « Et quand le soir tombe, je n’ose plus sortir dans mon jardin, confie-t-elle; ils viennent jusque près de ma porte. »

QUATRE JOURS APRÈS, VERS LA MÊME HEURE...

Claude en vient même à se demander si ce ne sont pas eux qui sont à l’origine de l’accident mortel du 25 septembre dernier à Sillery qui a vu un automobiliste d’une trentaine d’années fracasser sa voiture contre un arbre alors qu’il circulait sur la RD8, entre Sillery et Prunay. Pour l’heure, aucune explication officielle n’a été donnée au drame.


« 
Quatre jours après, sur la même route, ma fille a vu toute une harde, vers la même heure »
Claude PETIT

« Mais quatre jours après l’accident,raconte Claude, ma fille qui circulait sur cette même route à peu près à la même heure, un peu avant 21 heures, à la tombée de la nuit, a vu apparaître toute une harde, quatre adultes et une quinzaine de marcassins. » Claude ne peut s’empêcher de faire le rapprochement entre les deux événements, imaginant que le conducteur du 25 septembre ait pu se faire surprendre par une irruption analogue à celle vécue par sa fille.

Ce qui est sûr c’est que la prolifération des sangliers aux abords de l’agglomération rémoise est confirmée par le président Jacky Desbrosse de la fédération des chasseurs de la Marne : « Notamment sur la partie est de l’agglomération, du côté des échangeurs autoroutiers ; les sangliers trouvent là une petite zone verte où ils peuvent vivre tranquilles, et où la chasse est compliquée puisque nous sommes en milieu périurbain. »

Cela dit que les usagers de la route -et les habitants- se rassurent : il n’est pas question de laisser proliférer les animaux indéfiniment: « Nous sommes sur l’affaire,assure le président Desbrosse, avec les services de l’État nous en avons reparlé il y a quinze jours, en vue d’un prélèvement. » En attendant, les automobilistes feraient bien de se méfier quand ils roulent dans le secteur.

Antoine PARDESSUS

Extraits de l' union du 13/10/2018

    

    

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Le Grand Bazar ouvre aujourd’hui 

 Le Grand Bazar est prêt   à accueillir ses premiers clients.  On a pu le visiter en avant-première. 


Le Grand Bazar de Reims est un «grand magasin» de centre-ville pour l’enseigne. Hier, à la veille de l’ouverture, l’heure était aux finitions. Stéphanie Jayet

Moins d’un an après la fermeture du magasin Go Sport qu’il abritait, le vaste local situé à l’angle des rues de Talleyrand et de l’Étape va reprendre vie aujourd’hui. Il aura fallu deux mois de travaux, dont un consacré à l’agencement, pour que Le Grand Bazar – version « centre-ville » de l’enseigne Maxi Bazar – soit prêt à accueillir ses premiers clients rémois. Nous avons pu visiter, en avant-première, ces 2 400m 2 de vente implantés sur trois niveaux en cœur de ville, en compagnie de la responsable marketing et communication de la société . « La mairie nous a très bien accompagnés pour ouvrir en temps et en heure » , insiste Isabelle Zopp en préambule, tandis qu’à l’intérieur du magasin, les petites mains s’activent pour peaufiner les derniers détails. Des équipes sont venues en renfort de toute la France, principalement de Rhône-Alpes et du Sud (le siège est basé à Cannes), pour épauler les 25 salariés, déjà à pied d’œuvre pour mettre en place les 17 000 références d’articles de décoration, ameublement, accessoires de cuisine, arts de la table, quincaillerie, linge de maison ou encore cosmétiques, en rayons. Tous ont été recrutés dans le bassin d’emploi marnais sans difficulté. « Nous avons reçu une centaine de candidatures en seulement un mois en début d’année ! » dévoile la responsable communication. « Le fait d’avoir annoncé qu’on allait ouvrir a engendré beaucoup de candidatures spontanées et de qualité. »

LE CLIENT DÉAMBULE AU GRÉ DE SES ENVIES

Retour dans les allées. Dès l’entrée, le ton est donné avec les décorations de Noël. « On a une malléabilité de la zone événementielle », note Mme Zopp.« En janvier, ce sont les petits prix, en février, c’est notre mois anniversaire, avec plutôt une tendance déco. En mars, on commence par le jardin, avant le pique-nique en avril. Mai, c’est plutôt la gadgeterie, la fête des mères. En juin, on prépare les vacances avec des foutas, serviettes de plage, bouées… » Halloween et fleurs artificielles pour la Toussaint complètent le tableau. « On suit la saisonnalité et l’actualité pour satisfaire tout le monde » , souligne notre interlocutrice, qui salue « le service d’achats, performant, toujours à la recherche d’innovations et de produits décalés, mais accessibles ». Derrière les caisses, s’affichent la cathédrale, la place Royale ou encore la Fontaine Subé, en guise de clin d’œil à la ville d’implantation. Juste à côté, voici les cosmétiques, la parfumerie et quelques idées cadeaux… à petits prix, toujours. Un ascenseur permet aux personnes à mobilité réduite de rejoindre sans peine le sous-sol, où se poursuit notre visite. L’univers de la cuisine y arrive en bonne place, avec le linge de table, les ustensiles divers, le jetable, les boîtes… Il ne manque rien sauf l’électroménager – « Ce n’est pas notre métier ». Des coins animalerie, bricolage, et quincaillerie s’inscrivent aussi dans le cheminement. « Le merchandising est très important pour nous. Il y a une vraie réflexion sur le sens de circulation et la mise en avant de produits de qualité ; pour autant, le client déambule au gré de ses envies » , note Mme Zopp. « C’est un Grand Bazar, pas un cafouillis. Sinon, ça ne sert à rien. » Vaisselle, verrerie, arts de la table, accessoires de salle de bain, éléments de dressing, rangements… Les rayons regorgent de produits utiles et « d’achats plaisir » . De même qu’au premier étage, où les clients pourront trouver gadgets en tous genres, jouets, bougies, senteurs, luminaires, un univers enfant, mais aussi slips, chaussettes, bonnets, mercerie, plaids, rideaux, linge de lit… et de nombreux objets de décoration renouvelés très souvent et à découvrir dans le catalogue distribué dès la semaine prochaine dans 50 000 boîtes aux lettres. « L’idée est d’avoir de la nouveauté, de suivre les tendances. Pour avoir un magasin toujours en mouvement. »

UN DÉVELOPPEMENT À VITESSE GRAND V

Maxi Bazar, société française créée en 1977 dans les Hauts-de-Seine, était jusque-là présente dans le Sud-Est mais aussi, depuis une dizaine d’années, en Suisse. Elle a décidé, il y a peu, « de conquérir les centres-villes désertifiés par les commerces de proximité à petits prix pour la famille et la maison » , nous précisait Isabelle Zopp en février, avant d’annoncer « un développement sur toute la France» : depuis début septembre, l’enseigne, déjà présente sur Annecy et Annemasse, a posé ses cartons à Anthy-sur-Léman et à Sainte-Maxime (Var). À la fin du mois, elle ouvrira des magasins à Aubagne et Antibes, ainsi qu’un Grand Bazar à Nantes, le 24 octobre. En 2019, une trentaine d’ouvertures sont prévues, dont une dizaine en Suisse.

Ouverture du lundi au samedi de 9 h 30 à 19 h30. 2, rue de l’Étape.

Marion DARDARD

Extraits de l' union du 10/10/2018

    

    

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Ça tourne à Reims et sa région

De plus en plus de tournages ont lieu à Reims et sa région. Pour le compte de France2


Cette année, on comptabilise à Reins plus de 120 jours de tournage, contre 42 en 2017. Hervé Oudin

Reims fait les yeux doux aux producteurs de télévision et de cinéma. Et ça matche ! Car ils sont de plus en plus nombreux à venir tourner dans l'agglomération. La société Making Prod a ainsi choisi de s'installer régulièrement à Reims. Depuis mars dernier, l'équipe de la série télé Cherif a pris possession d'un Immense bâtiment situé sur l'ancienne base aérienne 112, où un studio de tournage a été aménagé. Jusqu'à la saison 5, le tournage de Cherif avait lieu dans un studio à Caluire, dans la banlieue de Lyon, Pour les scènes dans le commissariat et l'appartement du personnage principal. « Pour la saison 6, on a décidé de chercher un lieu équivalent en région parisienne. On a visité beaucoup d'espaces dans le 93 mais, à chaque fois, ça ne collait pas. On entendait trop l'autoroute ou le RER », raconte Sophie Schmidt, la directrice de production. Il faut dire qu'on cherchait des friches industrielles et non des studios insonorisés, bien trop chers pour une série télé. »

Un studio de plus de 2 000 m2 aménagé dans un bâtiment de l'ancienne BA 112

Ne trouvant pas' son bonheur, l'équipe a finalement décidé, fin 2017, de prospecter au-delà de la région parisienne. « J'ai contacté le bureau des tournages du Grand Est qui a été très réactif. J'ai expliqué qu'il nous fallait, en urgence, un studio d'au moins 2000m² pour remonter tout notre décor. Début janvier je visitais l'ancienne BA 112 de Reims et l'affaire était conclue », poursuit Sophie Schmidt.

Aujourd'hui, le tournage de la saison 7 de Cherif a lieu dans le studio de la BA 112 mais aussi dans des décors naturels. Des scènes ont été récemment tournées à Reims près de la place du Forum, sur le campus de Sciences Po, au palais de justice et à la Verrière du Manège. Making Prod a également jeté son dévolu sur la BA 112 pour Le Système D, la nouvelle fiction de France 2 portée par le comédien François Vincentelli. Le tournage, qui va reprendre à la mi-octobre, doit avoir lieu jusqu'en décembre. Chargé de l'antenne de Reims du Bureau d'accueil des tournages de l'Agence culturelle Grand Est, Léo Pignaud confirme, chiffres à l'appui, que les tournages de séries télé et de films sont en train de se développer dans la région de Reims. « En 2018, nous allons, grâce aux projets de la société Making Prad, comptabiliser au moins 120 jours de tournage, contre 42 jours en 2017. Pour information, au niveau de toute la région, nous allons passer de près de 411 jours de tournage en 2017 à près de 600 jours en 2018. »

 Le film « Un amour impossible », le 7 novembre au cinéma

 Léo Pignaud, dont le travail consiste à attirer les tournages sur le territoire, à proposer des décors et à favoriser l'embauche de techniciens locaux, se réjouit de voir bientôt sur les écrans - le 7 novembre - Un amour impossible, le film de Catherine Corsini adapté du roman de Christine Angot. Pour ce long-métrage, avec dans les rôles principaux Virginie Efira et Niels Schneider, des scènes ont notamment été tournées à la médiathèque Jean-Falala à Reims et sur les sites des faux de Verzy. Pour 2019, rien n'est encore concrétisé. « On attend de savoir s'il y aura ou non une saison 8 de Cherif ... »

500 nuitées enregistrées sur deux mois

La Ville et la communauté urbaine vont signer prochainement une convention avec la Région afin d’intégrer le réseau de collectivités d’accueil de tournages cinéma et audiovisuel sur le Grand Est. L’objectif affiché par la Région est de structurer ce secteur culturel qualifié de stratégique. L’Agence culturelle du Grand Est dispose ainsi d’un Bureau d’accueil des tournages pour accompagner au mieux les productions. Reims héberge déjà de manière sporadique des tournages de longs-métrages ou de séries télé. « Nous travaillons notamment sur la zone de la base aérienne, l’ex-BA 112, avec de très nombreux tournages qui sont d’ailleurs en cours » , indique Catherine Vautrin, la présidente du Grand Reims. « Et il ne s’agit pas que de la série Cherif dont la saison 7 se tourne actuellement sur Reims et ses environs. » Les atouts de la cité des sacres ? La proximité de Paris, son statut de porte d’entrée de la région , la richesse de son patrimoine et la diversité de ses paysages et des coûts de revient moindres qu’en région parisienne. Et de préciser : «Pour vous donner une idée, sur septembre et octobre, ce sont 1 500 nuitées qui vont avoir été réalisées, juste dans les établissements du Grand Reims. » En plus de gagner en visibilité, les retombées économiques sont conséquentes : «Ça crée une activité importante. » Cela implique aussi de l’emploi pour des professionnels locaux : « Au final, cela génère une nouvelle activité non seulement sur le site de l’ex-BA 112 mais également sur l’ensemble du territoire car les équipes ont repéré des sites intéressants pour accueillir des tournages sur plusieurs de nos communes du Grand Reims. »

Aurélie BEAUSSART

Valérie COULET

Extraits de l' union du 10/10/2018

    

    

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On se dirige vers une zone de circulation restreinte en 2020

Grand Reims - La communauté urbaine fait partie des 15 premières collectivités en France   qui se sont engagées lundi avec l’État sur des zones à faibles émissions.


Le trafic de transit sur la voie urbaine est notamment dans le collimateur.

L’ESSENTIEL

*.- REIMS, COMME BEAUCOUP DE GRANDES VILLES, connaît des dépassements au niveau des NOx (oxydes d’azote), qui ont donné lieu à la mise en place il y a quelques années d’un plan de prévention de l’atmosphère.

*.- LA VILLE FAIT AUSSI PARTIE DES TERRITOIRES visés par le contentieux entre l’Europe et la France pour non-respect des valeurs limites fixées pour le dioxyde d’azote (NO 2 ).

*.- APRÈS AVOIR ÉTABLI UNE FEUILLE DE ROUTE sur la qualité de l’air, le Grand Reims vient de signer avec 14 autres territoires (tous visés par la plainte de l’Europe) un engagement sur des zones à faibles émissions en 2020.

*.- IL S’AGIT DE ZONES dont l’accès est réservé aux véhicules les moins polluants. Fin 2020, cela pourrait se traduire sur Reims par une zone de circulation restreinte, en hypercentre ou au niveau de la voie urbaine.

Ce lundi après-midi, à Paris, Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, Laure Miller, adjointe au maire de Reims en charge de l’écologie urbaine, et Guillaume Michaux, vice-président du Grand Reims en charge du développement durable, ont signé un engagement pour le déploiement à Reims de zones à faibles émissions, en présence d’Élisabeth Borne, ministre des Transports. Quatorze autres collectivités étaient présentes (Strasbourg, Rouen, Clermont, Lyon, Grenoble, Saint-Étienne, Montpellier, etc.), toutes visées comme Reims dans le contentieux entre l’Europe et la France pour non-respect des valeurs limites fixées pour le dioxyde d’azote (NO 2 ). « Les villes sont plus ou moins volontaires » , glisse Catherine Vautrin.

Dans un communiqué de presse, ces zones à faibles émissions sont présentées par le ministère comme un espace où l’accès est réservé aux véhicules les moins polluants, sur la base du système de vignettes Crit’air. Pour l’heure, ces vignettes ne sont pas évoquées par la présidente du Grand Reims. « Il peut y avoir à terme des restrictions de circulation » , explique seulement Catherine Vautrin. Et ce, plutôt à l’horizon fin 2020. « Chaque ville est spécifique, on ne va pas calquer tel ou tel modèle », poursuit l’élue.


« 
Chaque ville est totalement spécifique, on ne va pas calquer tel ou tel modèle »
Catherine VAUTRIN

LE TRAFIC DE TRANSIT SUR LA VOIE URBAINE

Chaque territoire engagé peut en effet définir les zones, les véhicules éventuellement concernés, les modalités horaires ou les dérogations. Au niveau de la cité des sacres, une réflexion est menée par exemple sur le transport de marchandises dans le dernier kilomètre en hypercentre. « On souhaite favoriser les véhicules de petite taille ou peu polluants. » Le trafic de transit est aussi dans le collimateur au niveau de la voie urbaine. Cela concerne notamment des camions qui iraient par exemple de Paris à Strasbourg, pas ceux qui ont une activité locale. «Les modalités sont à l’étude avec l’État, mais il peut évidemment arriver qu’un jour cela fasse l’objet de contrôles. » Emmanuelle Drab-Sommesous, directrice déléguée d’ATMO Grand Est, confirmait récemment que le trafic était la première cause de pollution à Reims.

« Au-delà de ces futures zones, «nous travaillons globalement à la qualité de l’air, nous avons une stratégie volontariste » , insiste Catherine Vautrin. Sont évoqués le soutien à la rénovation énergétique, le développement de bornes électriques ou les voies douces en faveur des cyclistes. « Nous remplaçons aussi notre flotte de véhicules par des voitures électriques. Idem pour les bus avec le gaz. Dès 2019, les bus diesel commenceront à être retirés. » La présidente évoque encore la zone 30 et l’arrivée sans doute au printemps de vélos en libre-service.« Nous avons aussi fait le choix de réaliser des équipements en hypercentre pour éviter que les gens prennent la voiture pour s’y rendre, mais choisissent plutôt les transports doux ou urbains » , cite encore Catherine Vautrin.

Yann LE BLÉVEC

Extraits de l' union du 10/10/2018

    

    

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Des radars pédagogiques, mais pas que…

Les radars pédagogiques de la ville n’ont pas uniquement vocation à indiquer la vitesse.


Les radars pédagogiques (comme ici rue de Bétheny) permettent aussi d’enregistrer des données avant d’envisager de réaliser des aménagements. Angèle Caucanas

A Reims, vous les voyez parfois fleurir de-ci de-là. Les radars pédagogiques ne sont jamais installés par hasard. Le point avec Laure Miller, adjointe au maire déléguée aux espaces verts, aux espaces publics et à l'écologie urbaine.

Combien la Ville de Reims possède-t-elle de radars pédagogiques ?

Nous avons 8 radars pédagogiques en tout, les deux derniers ayant été acquis à la fin de l'année 2017. Deux appareils sont fixes : ils sont installés près de l’école Jean-Macé (quartier Neufchâtel). Seuls 4 autres radars tournent actuellement car deux sont abîmés pour cause de vandalisme. Il n’est pas prévu d’en acheter d’autres pour l’instant car il faut aussi prévoir la mise en place et l’étude des résultats.

Combien cela a-t-il coûté ?

Chaque radar pédagogique mobile coûte environ 5 000 €. Ils s'alimentent à l'énergie solaire.

Pourquoi ?

Notre but, avec ces radars, est à la fois de sensibiliser les usagers au respect de la vitesse en ville, mais aussi, pour nous, d'observer les comportements sur telle ou telle rue afin de déterminer s'il existe ou non un problème de vitesse.

La pose du radar nous permet de sensibiliser les usagers de la rue et, de notre côté, de pouvoir obtenir une analyse des comportements

Laure Miller, adjointe au maire Deux radars ont fleuri récemment rue de Bétheny, pourquoi ?

Rue de Bétheny, les riverains nous avaient rapporté effectivement un problème de vitesse. La pose du radar nous permet donc notamment de sensibiliser les usagers de la rue et, de notre côté, de pouvoir obtenir une analyse des comportements.

Est-ce provisoire ou définitif ?

Nous les installons une quinzaine de jours, à l'exception d'un radar devant l'école Jean-Macé qui, lui, est installé de manière durable. Cette année, nous avons mis en place des radars pédagogiques notamment dans les rues suivantes : rue Turenne, rue Mazarin, boulevard Saint-Marceaux, rue Sully, rue Baron, rue du Docteur-Harman, rue de Champeaux, boulevard Louis-Barthou, rue Jackie-Perlot, rue Paul-Foulquart, entre autres.

Comment les emplacements sont-ils choisis ?

Concrètement, des riverains, à titre individuel ou par le biais des conseils de quartier, nous interpellent au sujet de la vitesse dans telle ou telle rue. Nous posons un radar pendant une quinzaine de jours. Cela nous permet d'obtenir des chiffres précis sur la vitesse pratiquée. Soit la vitesse n'est pas excessive et nous pouvons alors rassurer les riverains. Soit la vitesse est effectivement excessive et nous prenons alors les mesures qui s'imposent. Cela peut être la réalisation de chicanes, la pose d'un ralentisseur ou la modification de la circulation (stop, cédez-le-passage ou tout autre modification qui oblige à ralentir). Ils sont donc installés en fonction des remontées de terrain que nous pouvons obtenir.

Avec ce type d'équipement, la Ville espère-t-elle obtenir le label « Ville prudente » ?

Évidemment, ce dispositif s'intègre parfaitement dans les initiatives prises en compte pour le label "ville prudente" qui récompense les communes exemplaires en matière de prévention et de sécurité routière. C'est aussi le cas de la signalétique identique devant toutes les écoles, des mises aux normes PMR des quais de bus, de la mise en zone 30 du centre-ville, etc.

Alice RENARD

Extraits de l' union du 10/10/2018

    

    

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Un conseil de quartier qui tourne mal

Ce qui devait être une fête avec la présentation de deux projets au conseil de quartier Cernay-Épinettes-Jamin a fini par des invectives et des dégradations. C’est bien dommage.

 
« Il y avait beaucoup d’habitants, de toutes les générations, favorables à ce nous présentions », témoigne Mario Rossi, adjoint au maire délégué à la proximité.

LES FAITS

*.- MERCREDI SOIR, se tenait une réunion du conseil de quartier Cernay, Épinettes, Jamin et Jaurès, aux Épinettes. L’occasion de présenter le projet de construction d’une nouvelle maison de quartier et d’une trentaine de pavillons en accession sociale à la propriété.

*.- UN GROUPE DE PERSONNES au fond de la salle a manifesté bruyamment et vivement son mécontentement, empêchant la réunion de se dérouler sereinement. Trois voitures, dont celle du cabinet utilisée par le maire, ont été détériorées.

*.- HIER, Arnaud Robinet, maire, regretté que ce qui devait être une fête soit gâchée. Il était déçu aussi pour tous ceux qui ont travaillé fort sur ces deux projets.

Lors des conseils de quartier, c’est plutôt les crottes de chien qui sème la zizanie en général. Mercredi soir, lors du conseil de quartier Cernay, Épinettes, Jamin et Jaurès, on a dépassé le simple débat houleux. Trois voitures ont notamment été dégradées. Une voiture du cabinet, utilisée par le maire, Arnaud Robinet, a reçu un projectile dans le pare-brise. Une voiture de la direction de la démocratie locale et celle d’un directeur de maison de quartier ont eu les pneus crevés. La Ville compte porter plainte.

J’ai aussi annoncé que je lançais un appel à projet sur le devenir du site de l’actuelle maison de quartier
Arnaud Robinet

Les élus ont fait cette découverte en sortant de la salle des Épinettes où se tenait la réunion.

Au préalable, des échanges très vifs avaient eu lieu avec un groupe de jeunes à l’intérieur. Ces derniers ont tenu des propos intempestifs, ont déclenché l’alarme, empêchant un dialogue serein.

« Nous étions venus présenter des projets, la nouvelle maison de quartier et la réalisation de pavillons en accession à la propriété par Plurial Novilia dans le secteur Sainte-Thérèse » , a témoigné hier le maire.

Au total, ce sont près de 15 millions qui vont être ainsi investis dans le quartier. « Les habitants étaient fortement intéressés. Mais une poignée de jeunes, qui n’étaient pas tous forcément du quartier, ont décidé de gêner la réunion » , poursuit le maire.

Ce dernier et Mario Rossi, adjoint au maire délégué à la proximité, sont restés discuter avec les habitants une heure après la fin de la réunion. Certains étaient sous le choc. « Ils étaient navrés qu’on ait été reçus comme cela. Certains s’excusaient, mais ils n’y sont pour rien. Cela donne une mauvaise image du quartier alors que les gens qui étaient là étaient chaleureux. »

Arnaud Robinet ne souhaite pas donner plus d’importance à ces faits. « Je suis déçu pour les agents qui bossent sur le projet, pour ce directeur adjoint d’une maison de quartier qui a été pris à partie » , dit-il. Visiblement, les jeunes réclamaient une salle. « Lors de la réunion, j’ai aussi annoncé que je lançais un appel à projet sur le devenir du site de l’actuelle maison de quartier, que les habitants seraient associés. De même, j’ai confirmé que le lieu de culte ne serait pas fermé. On vient aussi d’installer un terrain multisports, même si je suis conscient qu’il peut toujours manquer un équipement. » Mario Rossi regrette aussi que « ce moment important ait été assombri. Il y avait beaucoup d’habitants présents, toutes générations confondues. Ils étaient favorables à ce que nous leur présentions. Du reste, les personnes dans la salle se sont disputées avec ces jeunes qui visiblement étaient venus pour perturber l’assemblée. » Et sur Twitter une personne a condamné ces agissements.

3,5 millions pour la maison de quartier

Mercredi soir, le projet de nouvelle maison de quartier a donc été présenté. « L’ancienne posait deux problèmes. Elle avait vieilli trop vite et elle était invisible dans le quartier, enfermée » , estimait au mois d’août Mario Rossi, adjoint au maire délégué à la proximité. Il a donc été décidé de construire une nouvelle maison, « en concertation avec les usagers et le personnel » , à l’entrée du quartier, dans le secteur Sainte-Thérèse, le long de la route de Witry. « Le quartier est petit, il n’y a donc pas de souci de distance et cela permet aussi aux riverains de sortir du quartier et inversement à des personnes extérieures de venir dans le quartier. » Le choix a été fait d’un équipement de plain-pied simple d’utilisation. Le permis de construire a été déposé en février. La fin de chantier est prévue pour la rentrée 2019. Le coût est estimé à 3,5 millions d’euros, avec diverses participations comme celle de la Caisse d’allocations familiales,  « un partenaire incontournable ».

Yann LE BLÉVEC

Extraits de l' union du 05/10/2018

    

    

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Ils prennent les trottoirs pour des pistes cyclables

 Les pédaleurs urbains semblent de plus en plus nombreux à rouler sur les trottoirs.   « Parce qu’ils ne se sentent pas à l’aise sur la chaussée », explique le président de leur association.  


Quand un cycliste rencontre un piéton sur un trottoir, ça peut mal finir...Jérôme Heurtel

Une dame sortait de mon magasin, elle était accompagnée par une petite fille de 5 ou 6 ans. Un cycliste a percuté la dame, qui s’est retrouvée par terre. « Je ne sais pas ce qui se serait passé si c’est la petite fille qui avait été heurtée ; vu la vitesse à laquelle le cycliste roulait, il l’aurait peut-être tuée... » Francis Léger, épicier dans la rue Courmeaux, raconte ainsi l’incident qui s’est produit la semaine dernière et qui illustre malheureusement trop bien un phénomène qui aurait tendance à s’accentuer : le fait que certains pédaleurs urbains prennent les trottoirs pour des pistes cyclables. Notre épicier en effet n’est pas isolé.

Olivier Biston, pâtissier-chocolatier sur l’avenue de Laon, va exactement dans le même sens : « Là, ça devient franchement dangereux ! Il ne se passe pas une journée sans que des habitants sortant de chez eux, et plus particulièrement les clients des commerces, ne se fassent rouler sur les pieds. La semaine dernière, mon père s’est fait raser les moustaches. Si les cyclistes roulaient au pas, ça ne poserait pas de problème... »

SIGNALÉTIQUE AU SOL ?

Marie-Laure, son épouse, ajoute : « Nous avons soumis le problème à la Ville l’an dernier. Cet été, nous avons écrit un second courrier. » L’adjointe à la voirie Laure Miller nous dit qu’elle n’en a pas eu personnellement connaissance, et pour l’instant, aucune réponse n’est parvenue jusqu’au couple. Celui-ci suggère la mise en place d’une signalétique au sol invitant les deux-roues à rester sur la route : « C’est vrai qu’il n’y a pas beaucoup de place ici avec la plate-forme du tram, mais les voitures peuvent les doubler avant ou après. »

« Si les cyclistes roulent sur les trottoirs, répond à distance Antoine Prieur, le président de Vél’oxygène qui fédère les cyclistes urbains de Reims, c’est qu’ils ne se sentent pas à l’aise sur la chaussée. Cela veut dire que malgré des efforts, les rues de la ville ne sont pas encore assez aménagées pour les cyclistes. Si ces aménagements ne répondent pas à leurs attentes, en termes de confort et de sécurité en particulier, ils auront beau exister, ils ne seront pas utilisés. »

Un autre témoignage vient corroborer cette affirmation : « Il y a quelques jours, raconte Karine Léger, l’épouse de l’épicier cité plus haut, une amie a eu une prise de bec avec un cycliste qui roulait sur le trottoir rue Voltaire ; elle lui a fait remarquer que dans cette rue, les cyclistes peuvent maintenant circuler sur la chaussée dans les deux sens (contrairement aux voitures qui n’ont qu’un seul sens, NDLR). Il n’avait donc aucune raison de rouler sur le trottoir. Il lui a répondu : Je t’emm... ! »

EN INFRACTION VIS-À-VIS DU CODE DE LA ROUTE

« Certains cyclistes, confirme le couple Biston, - et il ne s’agit pas des livreurs qui trouvent que la route est trop étroite, donc trop dangereuse. Les voitures poussent. C’est pour ça qu’ils prennent le trottoir, pour éviter de se faire renverser... ! »

Menacés par les voitures, les cyclistes se font à leur tour menace pour les piétons... Cela peut-il durer ? Une chose est sûre en tout cas : c’est que vis-à-vis du code de la Route, ceux qui roulent sur le trottoir sont en infraction (lire par ailleurs). Cela fera sans doute une belle jambe aux passants percutés. Mais cela fournit une base juridique à la Ville si celle-ci veut sévir. Pour le moment on n’en est pas là. L’adjointe à la voirie dresse bien le constat que « c’est une réalité, certains cyclistes roulent parfois sur les trottoirs, mais, ajoute-t-elle, les nombreuses pistes cyclables en cours de déploiement dans le centre-ville doivent permettre de remédier à cela en offrant une voie sécurisée aux vélos. » On a vu plus haut que cet espoir souffre de sérieuses limites.


«
 Si ces aménagements ne répondent pas aux attentes des cyclistes, ils ne seront pas utilisés »
Antoine PRIEUR

CE QUE DIT LE CODE DE LA ROUTE

Les cyclistes roulant sur les trottoirs sont en infraction vis-à-vis du code de la Route, en tout cas ceux qui sont âgés de plus de 8 ans. C’est ce qui découle de l’article R412-34 dudit code, qui stipule que seuls sont autorisés à rouler sur les trottoirs les cyclistes de moins de 8ans, et encore sous réserve de « conserver l'allure du pas et de ne pas occasionner de gêne aux piétons ».

Si les cyclistes plus âgés veulent utiliser le trottoir, une seule solution autorisée pour eux : mettre pied à terre et pousser leur monture à la main. Autrement dit se transformer en piéton, ce qui fait perdre beaucoup d’intérêt au fait d’avoir un vélo.

Alice PARDESSUS

Extraits de l' union du 04/10/2018

    

    

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 Quel « écrin » pour le champagne à Reims

Le projet de création d'un lieu dédié au champagne devrait se faire en concertation avec les projets d'Ay et d'Epernay


Aciuellement, lorsque l'on arrive à REIMS, rien ne Imontre que noud sommes dans la ville du champagne. Le projet de créer une cité de l'effervescence au niveau du parking actuel du Boulingrin doit permettre d’y remédier. Les contours du projet comme son contenu précis sont toujours en réflexion,  et à priori  en concertation avec les autres collectivités de la Marne portant aussi un projet de lieu dédié au champagne. Les professionnels du monde du champagne participent aussi a la réflexion.

L'ESSENTIEL

Le projet urbanistique Reims Grand Centre consiste à redessiner le centre et prévoit l'aménagement d'un complexe aqualudique, d'une salle évenementielle, la transformation des Promenades, la redynamisation du secteur Bou lingrin avec un lieu dédié au champagne, sans oublier la création d'un pôle d'échanges multimodal, près de la gare.

L 'aménagement d'un lieu dédié au champagne ainsi qu'à la gastronomie. actê par le projet Reims Grand Centre, en 2016, est encore à l'état embryonnaire.

L'un des objectifs-de la Cité de l'effervescence étant de proposer aux touristes quelque chose-de Jort autour du champagne: un lieu de dégustation et de gastronomie, un endroit où l'on pourrait s'attarder sur l'histoire de la fabrication de ce breuvage, avec une place pour l'art de vivre ou encore la culture qui peut découler du champagne. Un équipement dont le manque est criant. fi est vrai qu'actuellement, . en arrivant à Reims, rien ne montre que nous sommes dans la cité du champagne.

UN NOUVEAU UEU DÉDIÉ AlI CHAMPAGNE COMPLÉIIENTAIIE AUX AUTRES EXISTANTS

« Il s'agit de fédérer, rassembler toute cette connaissance que l'on a du champagne à Reims qui est un peu éparpillée er. que l'on trouve essentiellement dans les grandes maisons de champagne », expliquait dans nos colonnes, en début d'année, François Leclercq, l'architecte qui chapeaute le dossier Reims Grand Centre.

Un comité de réflexion planche depuis plus d'un an sur les contours et le contenu de la cité de l'effervescence. Arnaud Robinet a calmé les inquiétudes d'une partie de l'opposition lors du dernier conseil municipal et a assuré que la concertation était de mise. « Autour de la table, notamment, nous avons les communes d'Ay (qui construit Le Pressoir, un centre d'interprétation autour du champagne) et d'Épernay (qui construit un musée de l'archéologie et du champagne): la réflexion que nous menons aussi avec l'ensemble des professionnels du monde de la Champagne et du champagne nous permet d'avancer sur un concept qui est totalement différent et qui sera complémentaire, avec un seul objectif : diffuser à travers la Marne et à travers la zone d'appellation Champagne. Nous sommes la porte d'entrée de part le TGV et de part le carrefour autoroutier. »  Le projet devrait être présenté aux Rémois d'ici la fin du mandat.

Aurélie E BEAUSSART

Extraits de l' union du 02/10/2018

    

    

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Comédien et metteur en scène, il lance le parfum

" L’eau de Reims "

Jean-Philippe Vidal a eu un coup de cœur pour la cité des sacres et s’est lancé   dans un pari un peu fou : raconter l’histoire de la ville à travers une gamme de parfums.


Jean-Philippe Vidal va lancer « L’eau de Reims», sa troisième eau de parfum.

Le dernier naît s’appelle « L’eau de Reims ». Il fait suite à « L’eau des sacres » et « L’eau gothique ». « J’ai créé la société Reims parfums il y a un an et demi » , explique Jean-Philippe Vidal. « C’est beaucoup de travail et d’efforts avec toutes les grandes maisons qui existent. Un pari un peu fou, mais je considère qu’il y a toujours de la place pour tout le monde. Il fallait que je le fasse. »

Ce passionné n’entend pas évidemment jouer dans la cour des grands. « J’y crois parce qu’on parle de produits de niche, pour des gens un peu curieux, qui adorent le parfum » , estime-t-il.

Acteur et metteur en scène, Jean-Philippe Vidal est sollicité pour faire partie des comédiens permanents à la Comédie de Reims, du temps de Christian Schiaretti (années 90). « Je suis resté deux-trois ans avant de repartir sur Paris, mais je m’étais fait des amis, c’était assez fort. »Finalement, il finit par revenir et par s’installer tout en continuant sa vie d’artiste à Paris. » 

« C’est là que j’ai eu envie de raconter des choses sur la ville avec ces eaux de parfum. Si j’avais écouté tout le monde, je n’aurai jamais rien fait dans ma vie alors je me suis lancé comme toujours. Mes parfums permettent un ancrage dans Reims et dans la région. Je compte viser aussi très vite l’international avec notamment toutes les villes jumelles de Reims qui ont elles aussi une cathédrale, il y a forcément des connexions. »

Ce n’est évidemment pas Jean-Philippe Vidal qui conçoit les eaux de parfum. « J’ai fait une rencontre déterminante avec Bertrand Duchaufour, qui est très, très connu dans le milieu du parfum de niche, qui représente désormais 8 % du marché, en plein développement. Il a rapidement adhéré à mon projet. Je ne pouvais plus reculer. »

DISPONIBLE À REIMS, PARIS ET... LAS VEGAS

Les deux hommes travaillent ensemble, Jean-Philippe Vidal essaie d’exprimer ce qu’il recherche.« Dans une eau de parfum, on trouve de la craie et de la fleur de vigne par exemple. Pour « L’eau gothique », j’ai fait un choix un peu particulier, je souhaitais qu’on s’inspire de l’encens d’église. Cela peut étonner, mais le parfum de niche n’est pas fait pour être consensuel. On s’adresse aux amoureux des parfums. »

Le prix est évidemment plus élevé que pour les parfums de masse. «Mais les essences sont ultra chiadées, ce sont des produits raffinés, avec des senteurs douces, qui tiennent même après plusieurs heures. » Les eaux de parfum de Jean-Philippe Vidal sont disponibles dans une parfumerie de Reims, comme le Must institut, ou à l’office de tourisme, mais aussi dans deux boutiques à Paris et une à Las Vegas… « L’eau de Reims sera présentée début octobre lors d’une soirée privée dans le pavillon Charles Heidsieck » , glisse enfin Jean-Philippe Vidal.

Yann LE BLÉVEC

Extraits de l' union du 22/09/2018

    

    

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Le mécénat en danger, la Ville inquiète

Les mesures fiscales pour les entreprises   au titre du mécénat pourraient être remises en cause.


Depuis 2014, le mécénat rémois représente 1,8 million d’euros dont 92% de mécénat d’entreprises.
Remi Wafflart 

Cela fait partie des mesures envisagées pour financer la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises). Les réductions d’impôts dont bénéficient les entreprises au titre du mécénat pourraient être rabotées. Une perspective qui ne ravit pas vraiment Arnaud Robinet, maire de Reims, dont la ville a fait du mécénat un de ses leviers en matière de restauration de patrimoine, entre autres.

INCOHÉRENT AVEC LE LOTO DU PATRIMOINE

« Je tiens à manifester mon profond désaccord avec le projet de Bercy qui vise à remettre en cause les mesures fiscales offertes aux entreprises qui s’engagent dans des actions de mécénat. À Reims, ville pionnière en matière de mécénat, ce serait donner un violent coup d’arrêt à nos actions, une mesure qui mettrait en péril l’avenir de certains biens et projets. Cette décision serait en totale incohérence avec cette autre initiative récente du Gouvernement qu’est le loto du patrimoine », assène l’édile.

Pour ce dernier, le projet du ministère des Finances relayé mardi matin dans la presse serait une double sanction : «  D’une part en direction des entreprises vertueuses en bridant leur avantage fiscal, et d’autre part vers les collectivités en leur rétrécissant une nouvelle fois un canal de financement, qui plus est d’ordre privé » , poursuit l’élu.

MENACE D’UN VÉRITABLE COUP DE FREIN

Pour Arnaud Robinet, également porte-parole du mouvement des territoires La France audacieuse, c’est un nouveau coup dur pour les collectivités, « avec la menace d’un véritable coup de frein sur les dons en mécénat de la part des entreprises qui permettent aux collectivités non seulement de porter des projets, mais aussi de diversifier leurs sources de financements sans augmenter par ailleurs l’imposition locale. »

Depuis près d’une dizaine d’années, la cité des sacres développe les actions de mécénat pour entretenir ou rénover son patrimoine, acquérir des biens historiques. Cette politique parvient à fédérer entreprises et particuliers autour du patrimoine rémois pour soutenir des actions avec du financement (entreprises et particuliers), ou des aides en nature ou en compétence (entreprises).

« Depuis 2014, le mécénat rémois représente 1,8 million d’euros dont 92 % de mécénat d’entreprises (financier, nature et compétence). On peut citer parmi les dernières campagnes de mécénat, achevées ou en cours : la fontaine Subé, l’église Saint-Maurice, la porte de Mars, la statue en mémoire de Raymond Kopa ou le futur spectacle son et lumière », rappelle le maire.

180 ENTREPRISES PARMI LES MÉCÈNES

À Reims, une mission mécénat existe depuis le mandat d’Adeline Hazan. Et depuis 2011, le mécénat représente 450 000 euros par an, dont 25 % en argent le reste en matériel et compétence. 180 entreprises ont contribué aux différents projets ouverts au mécénat depuis cette même année 2011. Plus de 65 % des dons collectés proviennent des TPE et PME du territoire rémois. Si les TPE ont majoritairement recours aux dons en nature ou en compétence (78 % des dons), les PME contribuent aux projets de la collectivité, via un don financier dans 40 % des cas.

Yann LE BLÉVEC

Extraits de l' union du 19/09/2018

    

    

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Le siège de la Gestapo n’avait pas brûlé

 Dans son guide prévu pour les Journées du patrimoine, la Ville relatait par erreur   que l’ancien siège de la Gestapo fut incendié. Une bonne raison de rappeler sa véritable histoire.


Ici, des centaines de résistants furent interrogés, torturés et tués.

 Le courrier d’un lecteur est à la base de ces lignes. L’objectif ? Rétablir une vérité historique à propos du lieu qui héberge désormais le square des victimes de la Gestapo, situé au 68, rue Jeanne d’Arc. Dans le guide des journées du patrimoine édité par la mairie de Reims, il est noté à propos de ce site : « Ce square est situé à l’emplacement du siège de la Gestapo qui s’était installée dans une maison bourgeoise réquisitionnée par les Allemands sous l’occupation. De cette époque et en raison d’un incendie, il ne subsiste que la façade de la maison sur laquelle une plaque commémorative apposée. » Or, le siège de la Gestapo n’a pas été incendié. « Le rédacteur de ce guide a, soit la mémoire courte, soit il souhaite occulter un épisode un peu gênant de l’histoire de la politique municipale » , écrit notre lecteur. «Gênant » , ce serait à débattre mais l’histoire de ce bâtiment, racontée notamment sur cndp.fr, mérite d’être rappelée.

Claude Lamblin (PC) envisagea d’y créer un musée de la Résistance. Son successeur vota pour sa destruction

Construit au début des années 1920, cet hôtel particulier avait été choisi par les Allemands tant pour sa superficie – 1 200 m 2 – que pour ses sous-sols en capacité d’être aménagé en une dizaine de cellules. Là, des centaines de résistants furent interrogés, torturés et tués. Le capitaine Raoul Cholet s’y donna la mort en avalant une dose de cyanure le 8 décembre 1943. Plusieurs patriotes rescapés témoignèrent ensuite de leur passage : ils s’appelaient Jeanne-Andrée Paté, Lucien Hess, Denise Richard-Ognois… À la libération, le lieu fut réquisitionné par les Américains puis les FFI. Il fut ensuite mis en location par les propriétaires, la famille Demay.

Mais le lieu restait prisonnier de ce passé qui ne passait pas. Dans les années 1970, faute de locataires, il commença à se dégrader. Il fut squatté et même vandalisé. En 1979, la Ville, alors dirigée par Claude Lamblin, refusa de valider le permis de démolition, préférant envisager la mise à disposition du lieu à différentes associations d’anciens combattants, résistants et déportés. Le projet de création d’un musée de la Résistance fut également envisagé.

LE SQUARE INAUGURÉ À L’ÉTÉ 1987

Mais jusqu’à la fin de la mandature, l’équipe municipale alors en place ne parvint pas à faire aboutir ce projet. À l’automne 1983, le président du District de Reims, Jean-Louis Schneiter, prit un arrêté exerçant le droit de préemption afin qu’aucune opération immobilière ne puisse être entreprise sur le site. À l’été 1985, 41 ans après la libération de Reims, Jean Falala, maire de la ville, fit entériner en conseil municipal la démolition de l’immeuble pour transformer le lieu en square.

« Cette décision entraîna une vive altercation entre Jean Falala et l’ancien maire, Claude Lamblin conseiller municipal siégeant dans l’opposition, qui refusait la démolition et dénonçait une décision prise avec l’assentiment d’une partie seulement des associations combattantes » , est-il rappelé sur le site cndp.fr. En 1986, le projet du sculpteur Pierre Alexandre, l’un des six en lice, est retenu. Ce nouveau lieu de mémoire rémois fut inauguré le 30 août 1987 à l’occasion du 43ème anniversaire de la libération de Reims.

Mathieu LIVOREIL

Extraits de l' union du 18/09/2018

    

    

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 Propreté, l’affaire de tous

La Ville et le Grand Reims ont présenté hier, chiffres à l'appui, leur nouvelle campagne de sensibilisation contre les incivilités baptisée « La propreté, ce n'est pas un conte de fée »


En marge du lancement de la campagne, 200 enfants des ecoles Briard et Clairmarais ont participé, hier, à une vaste opération de nettoyage au parc Léo Lagrange. Françoise Lapeyre

Les papiers ne vont pas aller tout seuls dans la corbeille, les déjections ,CGmnes'nes'evaporent pas, les canapés n'atterrissent pas par .enchantement dans la déchetterie ...

« C'est à nous tous, quotidiennement, de pratiquer ces gesres ». C'est avec ces quelques exemples et cette préconisation que le maire, Arnaud Robinet, a lancé hier matin la nouvelle campagne de sensibilisation de la Ville et du Grand Reims contre les incivilités. Une campagne baptisée « La propreté, ce n'est pas un conte de fée li, et dotée de quatre visuels ludiques qui seront placardés dès lundi dans toute la ville, et à partir du 1er octobre sur le tramway.

LA RÉPRESSION N'EST PAS EXCLUE

Les Rémois ne pourront plus dire qu'ils ne savaient pas. Et le maire les met en garde : cette phase de « prévention, d'information, de conseil » pourrait laisser place à la répression, « a un moment ou à un autre », si chacun n'y met pas du sien. « Ce n'est pas encore forcément d'actualité aujourd'hui », a-t-il tempéré, « même si cela existe: des amendes sont mises de façon régulière pour celles et ceux qui conjondent trottoir avec déchetterie. Mais on peut se poser la question d'aller encore plus loin, Sur les mégots, les déjections canines et autres...je ne souhaite pas forcément en arriver là mais je ne l'exclus pas. » Il faut dire que les chiffres 2017 sont « édifiants », a rappelé l'édile : 1 800 tonnes de déchets balayés manuellement, 2 000 tonnes balayés mécaniquement, 20.000 graffitis effacés, 10.000 affichages sauvages décollés, 1.500.000 ramasseurs à déjections canines distribués, 600 tonnes de dépôts sauvages ramassés. « Ces chiffres sont aussi là pour rappeler l'importance de ce sujet et donc l'importance de la campagne que nous mettons en place pour dénoncer les incivilités », a insisté M.Robinet  saluant au passage le travail des 180 agents de la propreté, présents de '5 heures du matin à 17 heures, 7 jours sur 7. Et la thématique le préoccupe d'autant plus qu'il l'a rappelé hier : la propreté influe sur le ressenti qu'on a d'une ville. Or malgré tous les moyens mis en œuvre par la municipalité - plus de 9 millions d'euros de budget annuel - pour combattre les incivilités, certaines persistent.

Alors au-delà de cette vaste communication, la Ville continue de proposer de nouveaux dispositifs conformément à « sa volonté de faire respecter les espaces publics. » Parmi ces actions complémentaires, Arnaud Robinet a cité l'étude du renforcement des prestations de ramassage dans les quartiers le week-end, l'acquisition de matériel électrique type G glouton », l'accent mis sur la sensibilisation, pour, une prise de conscience des plus jeunes, « meilleurs prescripteurs auprès des adultes » et « ambassadeurs de la propreté de notre ville. »

L'école Avranches a été la première à en bénéficier, en juin 2017, avec des jeux, la présentation des métiers ainsi que la réalisation de dessins pour habiller les corbeilles. En 2017-2018 , douze écoles se sont impliquées dans le projet pour un total de 550 enfants sensibilisés au civisme et à la propreté urbaine. D'autres opérations ponctuelles sont aussi mises en place, comme celle organisée hier matin, en marge du lancement de la campagne pour la propreté : 200 enfants de huit classes de Clairmarais et Billard se sont lancés à l'assaut des déchets disséminés dans le parc Léo Lagrange, De quoi donner l'exemple aux plus grands, qui pourront eux aussi se remonter les manches ce samedi de 10 à 17 heures à l'occasion du World Cleanup Day.

GRAND NETTOYAGE POUR LA PLANÈTE CE SAMEDI

Le World Cleanup Day est porté, à Reims, par la Jeune chambre économique, soutenue par la Ville. Rendez-vous place d'Erlon ce samedi à 10 heures pour le lancement. Sacs et gants seront mis à disposition. On en trouvera aussi place du Forum ainsi que le long du canal. Notons qu'à l'occasion de cette journée pour la planète, place nette sera également faite dans le Grand Reims, au parc du château de la Malle à Saint-Brice, à Loivre et aux Sablières.

Informations sur https://worldcleanupday.fr.

À L’ÉCHELLE DU GRAND REIMS

Si la Ville gère la propreté de ses rues, l’agglomération, elle, détient la compétence de la collecte et du traitement des déchets ménagers. Hier matin, la présidente du Grand Reims, Catherine Vautrin, n’a pas manqué de rappeler quelques chiffres significatifs, pour décrire les enjeux qui sont ceux de la collectivité sur le sujet : près de 35millions d’euros de budget annuel en fonctionnement en la matière ; 115 agents ; 143 796 tonnes collectées en 2017, soit 491 kg/an/habitant (100 kg de moins que la moyenne nationale) ; 83 €/an, le coût du traitement des déchets pour l’habitant (en dessous de la moyenne nationale, à 90 € ); 55kg/an/habitant de déchets triés contre 48 kg en France pour seulement 12 % de refus ; plus de 10 000 tonnes de verre collectées, soit 35 kg/an/habitant pour un coût à la tonne de 35€.

 « Chaque bouteille mise dans le bac vert est une bouteille de perdue et qui nous coûtera de l’argent », a précisé Mme Vautrin, soucieuse « d’aller plus loin et de sensibiliser encore plus nos concitoyens. » Au respect des règles, mais aussi des rippeurs, qui n’ont pas à faire les frais des incivilités.

Marion DARDARD

Extraits de l' union du 10/09/2018

    

    

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Pas question de gratuité des transports urbains

Grand Reims - Pour la présidente de la communauté urbaine, au vu de la situation financière, rendre gratuits les transports en commun urbains constituerait une faute politique grave.

Et si Reims passait aux transports en commun gratuits ? La question n’est pas si farfelue que ça. Dernièrement se tenait à Dunkerque le premier forum national des villes françaises ayant adopté ce système. Elles sont désormais plusieurs dizaines, dont Dunkerque déjà citée, dernière en date. Et cette tendance ne ferait que se développer sur la planète.

Nous avons posé la question au Grand Reims, qui a la compétence transports. La présidente Catherine Vautrin est sans équivoque : cette hypothèse n’est pas du tout à l’ordre du jour. En tout cas pas avant l’horizon… 2041. Comme bien souvent dans ce genre de dossiers, c’est une affaire de gros sous.

PAS PRÉVU AU CONTRAT

Il faut savoir en effet que les tickets et abonnements payés par les usagers représentent une somme annuelle de 14 millions. « Comment se répartirait le manque à gagner de ces 14 millions de la billetterie,questionne la présidente communautaire, sinon par des impôts et des taxes supplémentaires qui frapperaient les familles et les entreprises, déjà mises à mal ? Pour rappel sur la situation financière, le contribuable paye déjà 20 millions d’euros par an via la subvention forfaitaire d’exploitation et les entreprises 40 millions par an via le versement transport… »

On pourrait supposer néanmoins que la gratuité générerait des économies, puisqu’il n’y aurait plus besoin de billets, ni de contrôleurs. Mais on nous répond que ces économies ne seraient pas si considérables au final : il y aurait toujours besoin de présence humaine dans les véhicules pour assurer un minimum de sécurité, et aussi pour contribuer à la bonne gestion du réseau en évaluant la fréquentation des véhicules.

Le syndicaliste Jérôme Briot se montre prudent lui aussi, et se méfie des possibles conséquences du passage à la gratuité sur les emplois de l’entreprise de transport, et sur la qualité du service rendu (lire par ailleurs).

« Surtout, ajoute Mme Vautrin, nous sommes tenus par un contrat de concession signé par nos prédécesseurs et qui dure jusqu’en 2041 ; cette gratuité n’ayant pas été intégrée au contrat, il est impossible de l’appliquer… sauf à payer d’énormes indemnités, qui s’ajouteraient au manque à gagner des 14 millions de la billetterie. Si vous ajoutez l’obligation légale du passage progressif de notre flotte de bus au non thermique à partir de 2020, que nous anticiperons dès 2019, nos investissements vont augmenter. Si vous rajoutez l’adaptation du réseau à l’échelle de nos 143 communes à partir de 2020, nos investissements sont là aussi appelés à augmenter. Alors imaginer la gratuité dans ce contexte, ce serait une faute politique majeure. »

Des effets négatifs aussi 

Le responsable syndical CGT chez Citura Jérôme Briot se montre circonspect face à l’idée de rendre les transports en commun rémois gratuits : « Bien sûr que nous sommes favorables au développement durable, et que les transports en commun y contribuent. La gratuité provoquerait sûrement un appel d’air et une augmentation de la fréquentation des bus et tramways, mais nous constatons que ce passage à la gratuité a aussi des effets négatifs : à Niort par exemple, elle a entraîné la suppression de 15 postes de conducteurs ; à Dunkerque, elle s’est traduite par une dégradation du service, avec des réductions d’horaires. Parce qu’il faut bien trouver quelque part un vase communicant pour compenser la perte des recettes de la billetterie ! »

Antoine PARDESSUS

Extraits de l' union du 10/09/2018

    

    

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Faire de Reims, une ville healthy

Arnaud Robinet souhaite faire de la cité des sacres une ville du « bien-vivre 


Arnaud Robinet, maire, est aussi revenu sur le drame survenu en août au quartier Croix-Rouge.  

L’ESSENTIEL

*.- EN CETTE RENTRÉE 2018, nous avons sollicité le maire, Arnaud Robinet, pour un entretien afin d’évoquer avec lui les temps forts de cette année scolaire qui commence.

*.- LE MAIRE a également bien voulu revenir sur le drame survenu dans le quartier Croix-Rouge cet été, un jeune de 17 ans y étant abattu au pied d’un immeuble.

*.- ARNAUD ROBINET parle aussi de son souhait de faire de la ville de Reims une ville healthy, une ville du « bien-vivre ».

On entend déjà tousser l’opposition. Mais en cet entretien de rentrée que le maire, Arnaud Robinet, nous a accordé, il parle notamment de son souhait de faire de Reims une ville du « bien-vivre », une ville « healthy », glisse-t-il, en évoquant notamment la zone 30 qui est en cours de déploiement dans un centre-ville élargi. Il insiste aussi sur le fait que le leitmotiv de la rentrée, c’est : « on continue à mettre en œuvre les actions souhaitées par les Rémois et pour les Rémois ». Le point sur cette année scolaire qui s’annonce en questions et réponses.

Zone 30, 15 premières minutes de stationnement gratuit… Certaines mesures en cette rentrée suscitent des commentaires ?

J’entends les interrogations de Rémois concernant cette zone 30, mais celle-ci était attendue, notamment en matière de sécurité. Il s’agit de favoriser la cohabitation entre les différents usagers, comme les automobilistes ou les cyclistes. Le but est aussi de renforcer la lutte pour la qualité de l’air. Cette zone 30 a commencé à se matérialiser, elle va être élargie jusqu’à Saint-Remi. Nous allons passer de 11 kilomètres à 51 kilomètres en zone 30. Il faut un temps d’adaptation que ce soit pour les automobilistes qui ne respectent pas encore la limitation de vitesse ou pour les fameuses rues en double sens, qui font tant parler d’elles, je rappelle que c’est une obligation légale en zone 30. C’est pour prévenir les conducteurs.

Au sujet des 15 minutes gratuites de stationnement, elle n’est pas contradictoire avec la zone 30, c’est pour faciliter la rotation des véhicules, pour favoriser les commerces de proximité. Le meilleur moyen d’éviter les fermetures de ces commerces, c’est d’y consommer. On renforce la possibilité de trouver une place et les voitures passent moins de temps à tourner. J’aimerais encore que Reims soit ville d’expérimentation pour le recyclage du plastique. Je souhaite faire de la ville de Reims, la ville du bien-vivre, une ville healthy. C’est pour cela aussi que nous rendons de l’espace public au piéton, au niveau des Promenades ou de la place de la mairie, entre autres.

Après l’école municipale des sports, on réfléchit aussi à l’ouverture peut-être un jourd’une école municipale de la culture
Arnaud Robinet

Le passage de la semaine à quatre jours dans les écoles s’est-il bien passé ?

La rentrée scolaire s’est bien passée d’une façon générale. On continue d’investir dans les écoles. Concernant la semaine à quatre jours, la décision est issue d’une consultation où 70 % des parents notamment se sont prononcés pour le retour à quatre jours. On profite cependant de l’expérience acquise ces dernières années pour proposer des activités en dehors du temps scolaire, le mercredi matin. Il y a notamment l’école municipale des sports qui peut accueillir quelque six cents enfants et qui débute mercredi. On réfléchit aussi à l’ouverture un jour d’une école municipale de la culture. En attendant, on a ouvert aussi un deuxième centre de loisirs le mercredi et peut-être bientôt un troisième vu le succès rencontré, sans parler des activités dans les maisons de quartier. On travaille par ailleurs à la reconstruction de l’école Tixier-Mougne.

Comment voyez-vous cette année qui s’annonce ?

J’entends que ce soit une année de proximité, de réactivité, où l’on continue à améliorer le quotidien des Rémois, pour la jeunesse, pour de nouvelles mobilités, pour un développement durable… Ce sera aussi la phase de concrétisation du projet Reims Grand Centre avec notamment la pose de la première du complexe aqualudique ce mercredi. Au niveau du Sernam, le parking silo va aussi débuter. De même que les travaux pour la voie nord ont démarré. Elle servira pour le chantier dans un premier temps, ce qui évitera de perturber les autres axes, avant d’être ouverte à la circulation. Le chantier des Promenades a aussi commencé pour une livraison en juin 2019. On avance sur la cité du champagne ou cité de l’effervescence qui contribuera à notre volonté de faire vivre le Boulingrin. Et on va voter en conseil prochainement pour la future salle événementielle et la restructuration du parc des expositions.

Les travaux de voirie (12 millions) vont se poursuivre concernant 38 rues, dont 70 % situées en dehors du centre-ville. Cela concerne aussi la place de l’Hôtel-de-Ville, la place Museux, Saint-Remi… sans oublier la place Gouraud, le boulevard Diancourt. La rue de Neufchâtel va bénéficier de travaux jusqu’en 2020 avec 800 000 euros inscrits en 2018. On pourrait encore citer la rue de Cernay qui vient d’être inaugurée (samedi) ou la place René-Clair à Murigny où l’on intervient suite à une concertation d’ampleur.

D’autre part, cette année, sera aussi marquée par la coupe du monde de football féminin pour laquelle les bénévoles répondent présent, avant peut-être une bonne surprise pour un autre grand événement sportif un peu plus tard.

Vous êtes aussi monté au créneau cet été à propos des gens du voyage ?

À ce sujet, il y a un ras-le-bol des concitoyens à juste titre qui pose la question d’un Etat de droit. Le parc Lemaire a été envahi tout l’été. Certains ne veulent pas se conformer à la loi, alors que la Ville, elle, respecte les règles. Il ne peut pas y avoir deux poids, deux mesures.

Drame de Croix-Rouge : Ne pas prendre en otage la douleur

Le maire de Reims, Arnaud Robinet, ne s’était pas exprimé suite au drame de Croix-Rouge. Pour mémoire, le 17 août dernier, un jeune homme de 17 ans a été abattu devant un immeuble de ce quartier. Le service régional de police judiciaire de Reims vient notamment de lancer un appel à tout témoin susceptible de fournir des éléments « sur l’auteur des faits » et sur les personnes qui lui ont « prêté assistance avant ou après ». Le numéro à contacter est le 03 2661 46 77. Aujourd’hui, Arnaud Robinet donne son sentiment. « Concernant ce drame, il y a deux façons de réagir , commence par préciser le maire. Soit on récupère la mort d’un jeune et on fait de la politique politicienne, soit on laisse faire la police. Je ne suis pas là pour prendre en otage la douleur d’une famille et je laisse les enquêteurs faire leur travail », poursuit-il. L’élu assure que la Ville soutient toutes les initiatives qui vont dans le bon sens à Croix-Rouge. « Mais il faut un langage de vérité. On entend qu’on ne fait pas assez de choses dans les quartiers, ce n’est pas vrai. » L’édile insiste sur le fait que Reims est une ville où il fait bon vivre. « Toutes les villes sont touchées par cette violence, Reims pas plus, pas moins qu’ailleurs. Mais nous n’entendons pas nous résigner et on va continuer à investir dans les quartiers. Leurs habitants doivent avoir les mêmes chances. C’est le rôle du maire de les accompagner. » Arnaud Robinet explique par exemple qu’en 2018 l’enveloppe pour le contrat de ville a été la plus élevée de ces dernières années. Il rappelle aussi que 365 millions viennent d’être validés dans le cadre de l’Agence nationale de rénovation urbaine (des crédits qui iront à Croix-Rouge, mais aussi à Orgeval, Europe et Châtillons). Le maire évoque des millions consacrés aux groupes scolaires de Croix-Rouge et des milliers pour la maison de quartier de ce secteur. «Nous accompagnons les acteurs du lien social, comme à la médiathèque également. On travaille aussi avec Nova Villa et le Manège pour investir dans ce quartier. » Arnaud Robinet détaille encore les mesures en termes de sécurité, la dernière réponse, en évoquant le déploiement de la vidéoprotection ou le doublement des effectifs de la police municipale.« Je rappelle que Croix-Rouge est en zone de sécurité prioritaire, du ressort de l’État. Nous ne venons qu’en appui. Et j’en appelle au retour de l’État dans le quartier. Nous devons œuvrer pour l’emploi et lutter contre la radicalisation, le communautarisme et les trafics. » Enfin, le maire cite encore des projets dans d’autres quartiers de la ville comme la nouvelle maison de quartier aux Épinettes ou l’aménagement de la place de Fermat à Orgeval.

Yann LE BLÉVEC

Extraits de l' union du 10/09/2018

    

    

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L’incendie de la Taverne reste inexpliqué

20 employés au chômage technique


Si l’origine du sinistre reste inconnue, elle est manifestement accidentelle : aucun élément ne permet de suspecter un acte de malveillance. Photo pompiers SDIS 51Thillois

 L’incendie qui a ravagé mardi soir la brasserie du parc Millésime reste indéterminé, mais il est manifestement accidentel. Le personnel est au chômage technique pour une durée ignorée. 

 Le jour s’est levé hier sur une scène de désolation à l’entrée du parc Millésime de Thillois, route de Fismes. Du restaurant fraîchement rénové, il ne reste plus qu’une longue carcasse ouverte à tous les vents. « Je suis dégoûté. J’ai racheté ce restaurant il y a un an. Nous avions réalisé d’importants travaux. Tout était refait à neuf. Je ne sais pas quoi dire. » Nouveau propriétaire depuis avril 2017, Claude Marchand accusait le coup, au cœur de la nuit, après le violent incendie qui a ravagé sa brasserie mardi soir (notre précédente édition).

Il était 22 h 30. La fin du service approchait à la Taverne, nouveau nom de l’établissement depuis qu’il a cessé d’être une franchise de la Taverne de Maître Kanter le 1er janvier dernier (même si l’ancienne enseigne n’avait pas encore été décrochée). Seul le rez-de-chaussée était occupé : une douzaine de clients, plus aucun à l’étage où l’incendie s’est déclaré en un endroit ignoré. L’ossature toit du bâtiment lui a offert un combustible de choix.

LES CUISINES ET LES BUREAUX SAUVÉS DES FLAMMES, MAIS INONDÉS

« Le feu est parti très vite » , confirme un pompier. « Toute la partie restaurant était déjà embrasée quand nous sommes arrivés. En revanche, nous avons pu préserver le bâtiment mitoyen situé à l’arrière, où se trouvent les cuisines et les locaux administratifs.» Ils n’en demeurent pas moins inutilisables, inondés par les milliers de litres d’eau que les sauveteurs ont dû déverser pour éteindre l’incendie, combattu tard dans la nuit, jusqu’aux environs de 2heures.

Les dégâts sont considérables, mais aucune victime n’est à déplorer : tous les clients ont été évacués sains et saufs, ainsi que les employés dont certains ont vainement tenté de contenir le sinistre avec des extincteurs. De passage devant la brasserie alors qu’il était en repos, un gendarme adjoint volontaire du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie de Reims les a rejoints à l’étage et les a fait descendre après s’être rendu compte que la toiture menaçait de s’écrouler (ce qui est arrivé peu de temps après).

Le site est désormais surveillé 24 heures sur 24 par un agent de sécurité pour empêcher les intrusions

Quelque vingt employés travaillent à la brasserie. Ils se retrouvent au chômage technique, sans savoir pour combien de temps : la direction de la Taverne n’a encore aucune visibilité sur la suite des événements. L’origine du sinistre demeure elle aussi inconnue, mais elle est manifestement accidentelle. Venus procéder hier après-midi aux constatations, les gendarmes n’ont recueilli aucun élément permettant de suspecter un acte de malveillance.

Le ballet des experts a commencé, sous l’œil d’un vigile qui surveille désormais le site 24 heures sur 24 pour en interdire l’accès. Des rondes de gendarmerie vont compléter le dispositif la nuit venue, précautions loin d’être superflues. Hier après-midi, la sécurité a dû éconduire un ferrailleur qui débarquait avec son camion-benne pour proposer ses services de récupérateur.

Fabrice CURLIE

Extraits de l' union du 30/08/2018

    

    

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Des Champenois qui ont marqué l’histoire

 Bernard Cornuaille retrace le destin   hors du commun de cinquante Champenois.


Bernard Cornuaille s’est intéressé à des hommes d’exception qui ont su aller au bout de leurs rêves

Quand il s’est attelé à Ces Champenois qui ont fait l’Histoire, son huitième ouvrage, Bernard Cornuaille a suivi les conseils de son éditeur : brosser le portrait de personnages très différents, pour intéresser un public le plus large possible. « On m’a aussi recommandé de ne pas trop me pencher sur les hommes politiques. Mais je ne pouvais tout de même pas faire l’impasse sur les Rémois Jean Taittinger ou Maurice Couve de Murville ! » , glisse-t-il. Au final, Bernard Cornuaille a sélectionné cinquante personnalités qui ont en commun d’être nées en Champagne ou dans les Ardennes et dont la notoriété a dépassé les frontières régionales.

À part quelques exceptions comme Dom Pérignon et Jean-Baptiste Colbert, toutes ces personnalités ont vécu aux XIX e ou XX e siècles. Parmi elles se trouvent des sportifs, des artistes, des militaires, des explorateurs, des éditeurs, des scientifiques, des artisans et des hommes d’Église. « Pour préparer ce livre, j’ai passé beaucoup de temps sur Internet et dans les bibliothèques, notamment à la bibliothèque Carnegie. Car l’intérêt était pour moi de dénicher des informations et anecdotes méconnues » , raconte Bernard Cornuaille.

De Louis Hachette à Jean Robic en passant par Bruno Bonhuil

ValérieE COULET

Extraits de l' union du 11/08/2018

    

    

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Mgr Eric de Moulins-Beaufort   nouvel archevêque de Reims

Evêque auxiliaire de Paris depuis 2008, il a été nommé ce samedi par le pape François sur le siège archiépiscopal de Reims où il succède à Mgr Thierry Jordan.


Le nouvel archevêque de Reims prendra ses fonctions officiellement le dimanche 28 octobre.

Bio express

*.- 30 JANVIER 1962 : naissance à Landau en Allemagne.

*.- 29 JUIN 1991 : ordonné prêtre à la cathédrale Notre-Dame de Paris par le cardinal Jean-Marie Lustiger.

*.- 2005-2008 : secrétaire particulier du cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris.

*.- 5 SEPTEMBRE 2008 : ordonné évêque titulaire de Cresima, évêque auxiliaire de Paris.

*.- 18 AOÛT 2018 : nommé archevêque de Reims par le pape François.

C’est un théologien, proche du cardinal André Vingt-Trois dont il a été le secrétaire et qui a beaucoup œuvré pour la formation des prêtres dans le diocèse de Paris, qui a été nommé archevêque de Reims. Agé de 56 ans, le successeur de Mgr Thierry Jordan prendra possession de sa charge, le dimanche 28 octobre à 16 heures à la cathédrale de Reims où tous les diocésains pourront l’accueillir. Un administrateur diocésain sera élu dans les prochains jours pour conduire le diocèse pendant la vacance du siège pour gérer les affaires courantes. En effet, le souverain pontife a accepté la démission que lui a présentée pour raison de limite d’âge Mgr Jordan.

Mgr Eric de Moulins-Beaufort est l’aîné d’une famille de sept enfants. Né en Allemagne, il a fait une bonne partie de sa scolarité à Paris, au lycée Buffon et au collège militaire de Saint-Cyr. Titulaire d’une maîtrise de sciences économiques de l’université de Paris II et diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, cet intellectuel à la pensée très construite est un pédagogue et un pasteur dont les Parisiens aiment à entendre les homélies. S’il a été ordonné prêtre pour le diocèse de Paris le 29 juin 1991, il a aussi étudié à l’Institut d’études théologiques de Bruxelles de 1985 à 1990 puis au séminaire français de Rome de 1990 à 1992. Il a été enseignant à l’École cathédrale et au Studium du séminaire de Paris et adjoint au responsable de la maison Saint-Roch du séminaire de la capitale de 1992 à 1998, avant d’en recevoir la direction de 1998 à 2000. Il a aussi pendant ce temps été au contact des jeunes en étant aumônier du collège Montaigne (992-1993) et du lycée Louis-le-Grand (1993-1995).

Le père de Moulins-Beaufort a consacré sa thèse de doctorat au théologien Henri Sonier de Lubac, jésuite créé cardinal par Jean-Paul II et dont l’œuvre a suscité au sein de l’église beaucoup de discussion. Néanmoins, son expertise a été appréciée durant le concile Vatican II. La thèse du nouvel archevêque de Reims porte ce titre : « Anthropologie et mystique selon Henri de Lubac : l’esprit de l’homme ou la présence de Dieu en l’homme ». Eric de Moulins a été curé de la paroisse Saint-Paul-Saint-Louis de Paris et professeur à la faculté Notre-Dame de 2000 à 2005. Il est nommé le 21 mai 2008 par le pape Benoît XVI en même temps que l’actuel évêque de Soissons, Mgr Renauld de Dinechin évêque auxiliaire de Paris. Le 5 septembre 2008, il est ordonné dans la cathédrale Notre-Dame de la capitale. Depuis 2013, il est président de la commission doctrinale de la Conférence des évêques de France. Mgr de Moulins-Beaufort est aussi membre du conseil de direction de l’Association internationale cardinal Henri de Lubac, du conseil de rédaction de la revue Communio et de la Nouvelle revue théologique.

Le nouvel archevêque qui a travaillé dans le monde urbain va découvrir un diocèse mixte où les espaces ruraux tiennent aussi une grande place. Il rejoint un berceau mondial de l’histoire de l’aviation ce qui ne doit pas le dépayser lui qui a été élève officier de réserve de l’armée de l’air.

La vacance du siège archiépiscopal

Dans l’attente de la prise de possession de la charge de Mgr Eric de Moulins-Beaufort, Mgr Bruno Feillet, évêque auxiliaire de Reims doit convoquer le collège des consulteurs dans les huit jours. Il s’agit d’un groupe de sept prêtres du conseil presbytéral, principal conseil de l’archevêque. Ils doivent élire à la majorité des deux tiers, l’administrateur diocésain qui devra gérer les affaires courantes. Une fois communiqué la nouvelle de l’élection au nouvel élu, il doit prononcer le Credo, la profession de foi de l’Eglise. Il avertit ensuite la nonciature apostolique et la Conférence des évêques de France qu’il est en charge jusqu’à l’arrivée du successeur de Mgr Jordan.

Hervé CHABAUD

Extraits de l' union du 11/08/2018

    

    

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DIDIER, plus qu’un bâtiment, une histoire familiale

Avec la démolition fin août des locaux Didier, à Courlancy, c’est une page qui se tourne : celle d’une famille qui, pendant quatre générations, a perpétué une activité de corderie.

Christian Didier (à gauche) retrace l’épopée de sa famille. L’activité de corderie a commencé avec son arrière-grand-père en 1860 (photo du haut). Si le lieu n’a pas changé, l’activité a évolué, amenant ainsi à la construction d’un nouveau bâtiment en 1975 (2e vignette). Il sera démoli dans quelques semaines. À la place, une grande résidence verra le jour (3e vignette). Édouard Lantenois et Archive

L’ESSENTIEL

*.- DANS LES ANNÉES 1860, l’arrière-grand-père de Christian Didier lance une activité de corderie industrielle.

*.- EN 1936, le grand-père de Christian Didier prend le relais.

*.- DANS LES ANNÉES 1950, l’entreprise se diversifie dans le négoce.

*.- EN 1975, un nouveau bâtiment plus moderne est construit.

*.- EN 2012, arrivés à l’âge de la retraite, les trois frères et la sœur Didier décident de vendre. Le département Industrie est cédé à Philippe Dufour.

*.- EN 2016, le département Ameublement est vendu à son tour à R2S.

*.- FIN DE L’ÉTÉ 2018, l’entreprise sera rasée pour laisser place à une résidence.

Il n’éprouve pas vraiment de nostalgie. Une fierté plutôt, pour le travail accompli par lui, ses frères et sœur, ainsi que ses aïeux, mais surtout l’étrange impression qu’une fois pour toute la page se tourne. Avec la démolition du bâtiment de la Chaussée-Bocquaine qui devrait intervenir au terme de l’été, c’est la fin d’une époque et, sur ce site, d’une activité de corderie ininterrompue depuis les années 1860.

Christian Didier, a passé « 50 ans, jour pour jour » , dans l’entreprise familiale. Au fil des décennies, il a amassé les documents retraçant la saga et la réussite de cette famille rémoise à la tête d’une entreprise réellement atypique. Il raconte : «L’aventure débute avec mon arrière-grand-père qui lance une activité de corderie industrielle. Nous sommes dans les années 1860. Une cinquantaine de personnes y travaille. On y fabrique uniquement de la corde. Dans les années 50, on se diversifie. Mon grand-père se lance dans la négoce. On se met à acheter la corde et à la transformer: le fil conducteur de notre diversification restera la ficelle. »

Les années passent, l’entreprise Didier s’agrandit encore et encore. Voilà que dans le milieu des années 90, elle fabrique des ficelles, des cordages, des câbles acier. Elle se dote aussi d’un volet ameublement, particulièrement étoffé. Dans son magasin, on y trouve « un choix incomparable de voilages, tissus pour doubles rideaux, revêtement de sièges et teintures murales, des tringles à rideaux... » Le rayon literie expose les grandes marques de matelas et sommiers. On y trouve évidemment oreillers, draps, couvertures et autres couettes... C’est aussi le royaume des blocs de mousse et des produits tapissiers alors qu’en sous-sol de ce bâtiment construit en 1975, un atelier de 1 000 m 2 où l’on fabrique des élingues en corde comme des câbles acier.

En 2012, pour Christian, l’aîné de la fratrie ainsi qu’Élisabeth, sa sœur, Bernard et Patrice les deux autres frères, l’âge de la retraite a sonné. Ils décident de passer la main. « Pendant longtemps, nous avions une progression de notre chiffre d’affaires à deux chiffres. Dans les années 2000, on a commencé à stagner. Nous avons su résister, contrairement à d’autres, aux grands magasins et aux ventes sur internet. » L’entreprise est scindée en deux. La famille se sépare de la partie industrie ; 4 ans plus tard, du volet ameublement. Les deux entités sont implantées dans de nouveaux locaux, près de la Cartonnerie. « L’essentiel a été atteint : une solution a été trouvée pour chaque salarié ainsi que la préservation de notre nom par les repreneurs. »

Dans 3 ans, au milieu de l’année 2021, en lieu et place de l’affaire familiale, une résidence de 4 étages accueillera ses premiers habitants. Le promoteur Bouygues Immobilier a décidé d’appeler l’immeuble La Corderie. La boucle est bouclée.

L’entreprise a souvent fait la une de notre quotidien


Un violent incendie a ravagé l’intérieur du bâtiment.

Il en a, des coupures de presse... Et, à mesure que Christian Didier feuillette ce gros classeur poussiéreux, les souvenirs remontent. « L’union a toujours répondu présent pour les médailles du travail comme pour évoquer l’évolution de l’entreprise. » Il y a aussi deux événements qui ont fait la « une » et dont le chef d’entreprise aurait préféré se passer: « Par deux fois, l’entreprise a été la proie des flammes. » Début des années 70, « il s’agissait d’un incendie criminel : un jeune de 18 ans, qui avait été viré parce qu’il avait fumé dans l’atelier à maintes reprises alors qu’il y avait à l’époque de nombreuses matières inflammables. Pour se venger et pour relever un pari, il a mis le feu au bâtiment et il l’a ensuite regardé brûler. » Le deuxième sinistre s’est produit le 5 mai 1995, « dans le tout nouveau bâtiment. On ne sait pas trop ce qui s’est passé : un court-circuit. Les dégâts ont été énormes. Il a fallu reprendre toute la structure interne. Heureusement, nous étions bien assurés. Les réparations ont coûté au final aussi cher que la construction. » Dans ces deux périodes difficiles, « les salariés ont répondu présent, tout comme les amis. On a ainsi pu repartir. »

Aurélie BEAUSSART

Extraits de l' union du 04/08/2018

 À Reims, la famille Didier tire le rideau après plus d'un siècle d'activité

Figure historique du commerce rémois, la famille Didier quitte les affaires après de nombreuses décennies à la tête de son entreprise. Une enseigne qui lui survivra malgré son départ.


Patrons et employés vont profiter de leurs derniers mois de travail ensemble, avant la reprise début mai. Derrière eux, l’emblématique bâtiment, dont le sort reste pour l’instant incertain.

L’ESSENTIEL

•.- Arrivés à l'âge de la retraite, les trois frères et la sœur Didier ont décidé de vendre leur entreprise .

•.- Une sortie du monde de la vente débuté en 2012 avec la séparation en deux entités distinctes de l'entreprise : le département « Ameublement » resté dans la famille et situé chaussée Bocquaine, et le département « Industrie », vendu à Philippe Dufouret transféré au 26, rue Philippe à Reims.

•.- Aujourd'hui le département «  Ameublement » est vendu à R2S (Rideaux Stores Services), une entreprise Lilloise.

Un jour un client nous a dit : « c'est simple, à Reims, il y a deux choses : la cathédrale et Didier Ameublement ». Après 50 ans de carrière, les souvenirs sont nombreux à s'être accumulés dans la tête de Christian Didier, l'aîné de la fratrie, à la tête du magasin d'ameublement du même nom, qu'il codirige avec Élisabeth, Bernard et Patrice. Des souvenirs d'une carrière riche au cours de laquelle lui et sa famille ont fait de leur nom l'un des symboles de la réussite commerciale rémoise.

Une réussite commencée il y a un siècle et demi, en 1860, au sein de la corderie « Aux câbles de marine Verneau-Cheron », l'entreprise de l'arrière-grand-père maternel de la fratrie Didier. En 1936, leur grand-père paternel, Alexandre Didier, contremaître de l'entreprise, épouse la fille du patron et rachète la corderie qui deviendra l'entreprise Didier. Puis viendront Serge et Roger, respectivement père et oncle des frères Didier, auxquels ces derniers succéderont en 1962.

Une première vente en 2012

Un demi-siècle plus tard, l'âge de la retraite bien passé pour tous, la fratrie a décidé de vendre l'entreprise, aucun de ses enfants, ni petits-enfants, ne pouvant la garder dans le giron familial. La vente a donc débuté en 2012 avec la session de l'entreprise en deux départements : Didier Ameublement et Didier Industrie, ce dernier ayant été vendu à Philippe Dufour, « Nous avons décidé de séparer l'entreprise en deux pour pouvoir la vendre plus facilement. Nous avions créé au fil des années une entreprise atypique comme il n'en existe pas d'autre. Nous faisions de la vente en gros, pour les professionnels et au détail, pour les particuliers, dans des domaines sans aucun lien, la corderie industrielle et l'ameublement d'intérieur. Aucun investisseur n'aurait pu reprendre l'entreprise telle quelle en maîtrisant tous ces, savoir-faire », justifie Élisabeth Lallement, sœur de Christian et dirigeante au même titre.

« Il faut savoir tourner la page, aujourd'hui nous sommes trop vieux »

Christian Didier, codirigeant

Le 2 mai prochain, c'est donc Rideaux Stores Services (R2S), une enseigne lilloise, qui reprendra les clefs de l'entreprise. Mais que les fidèles clients se rassurent, les employés resteront en place, et les dirigeants actuels effectueront la transition jusqu'à fin septembre, date à laquelle R2S déménagera l'enseigne dans de nouveaux locaux, encore inconnus, â Reims. Le bâtiment, quant à lui, sera revendu à un investisseur encore à trouver, laissant au site un avenir encore incertain.

C'est donc une époque et l'histoire d'une réussite familiale qui s'achèvera, mais qui ne laissera place à aucun regret de la part de la fratrie Didier. « Je suis fatiguée, je n'en peux plus après toutes ces années,' de carrière, je suis contente d'arrêter », explique Élisabeth Lallement. Un sentiment partagé par son frère Christian : « Je n'ai aucun regret, même au vu du départ de la famille de l'entreprise. Il faut savoir tourner la page, aujourd'hui nous sommes trop vieux. Nous avons survécu à l'arrivée des grands magasins, mais difficilement à la concurrence internet. Je trouve que l'on a même eu de la chance de trouver un repreneur à cette époque, on s'en sort plutôt bien ». Désormais, la fratrie souhaite profiter de la vie, entre jardinage, bricolage et voyages, comme tout bon retraité.

Le département Industrie fabriquait des cordes et des câbles pour toute la région. Archives Famille DIDIER

Avec le chapeau, M. Verneau, l'arrière-grand-père, dans les années 1870. Archives

Tapisseries, rideaux, tringle, à chaque rayon sa spécialité.

Dans le sous-sol déserté de l’entreprise, Christian Didier entasse les souvenirs.


Christian Didier et Michel André, le dernier cordier de l'entreprise. Archives famille Didier

Votre AVIS

Quel souvenirs garderez-vous de DIDIER AMEUBLEMENT

   

LES REPÈRES

•.- L’incendie de 1971   

En novembre 1971, un incendie d'origine criminelle ravage 50%  de l'entreprise. Il  s’était rapidement propagé à cause des matériaux inflammables stockés.

•.- 1936 – C’est la date à laquelle à été créé l’entreprise DIDIER

•.- Le Chiffre : 4

C'est le nombre de frères et sœur Didier à la tête de 'l'entreprise.

•.- R2S, Un repreneur de choix

Rideaux Stores Services est l’entreprise Lilloise sur laquelle le choix s’est porté pour reprendre Didier Ameublement, avec des critères précis : garder les employés st le nom, pérenniser l’activité.

•.- Des vendeurs en blouses blanches

La blouse blanche porté par tous, vendeurs comme patrons, est un symbole mis en place par le père de famille. À l'époque, ce dernier ne quittait jamais son traditionnel «bleu de travail ». Pour le côté pratique, la distinction et le symbole, les enfants ont décidé de perpétuer le port de la blouse au sein de l'entreprise. Tout d'abord grise, cette dernière est ensuite devenue blanche

Joffrey Fodimbi

Extraits de l' union du 27/03/2016

    

    

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Le nouveau directeur de cabinet est arrivé

Comme Alexandre Mora, Martin Bonne s’occupera de la ville et de la communauté urbaine


Martin Bonne était directeur de cabinet du président du conseil départemental de Côte d’Or.

L’ESSENTIEL

*.- EN JUIN DERNIER, Alexandre Mora, directeur de cabinet d’Arnaud Robinet, maire, et de Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, est parti pour devenir directeur de cabinet de Jean Rottner, président de la région Grand Est.

*.- IL EST REMPLACÉ par Martin Bonne qui vient de prendre ses fonctions. Il était au préalable directeur de cabinet de François Sauvadet, président du conseil départemental de la Côte d’Or, avant d’avoir été notamment conseiller parlementaire de cabinets ministériels.

*.- MARTIN BON estime qu’à l’échelon communal et intercommunal, l’action publique prend tout son sens et parle d’un coup de foudre pour Reims

Le nouveau directeur de cabinet du maire de Reims, Arnaud Robinet, et de la présidente du Grand Reims, Catherine Vautrin, a pris ses fonctions depuis quelques jours, en remplacement d’Alexandre Mora devenu directeur de cabinet de Jean Rottner, président de la région Grand Est. « J’ai découvert notamment le concert pique-nique, c’est extraordinaire » , sourit Martin Bonne. Ce dernier arrive de la Côte d’Or, de Dijon précisément, où il était (depuis juin 2014) directeur de cabinet de François Sauvadet, président UDI du conseil départemental. À 33 ans, l’homme a déjà une solide expérience.

Reims est une ville qui monte à l’image de son club de foot, c’est motivant d’accompagner cette dynamique
Martin Bonne

Il a commencé à l’Assemblée nationale dans un groupe de parlementaire avant que son assiduité ne le fasse remarquer. Il se retrouve alors conseiller parlementaire au cabinet ministériel d’Henri de Raincourt (chargé des Relations avec le parlement) puis de son successeur Patrick Ollier. Il rencontrera ensuite François Sauvadet, alors ministre de la Fonction publique, comme conseiller parlementaire et chef adjoint de cabinet. « Après 2012, j’ai travaillé pour le groupe UDI, avant de devenir donc directeur de cabinet de François Sauvadet, président du conseil départemental de la Côté d’Or. »

Son choix pour Reims et le Grand Reims tient en plusieurs raisons. « Pour moi, c’est à l’échelle communale ou intercommunale que l’action publique prend tout son sens. C’est ici que se trouve la puissance d’agir, que naissent des projets concrets » , souligne-t-il. Martin Bonne a aussi été attiré par le défi de travailler pour deux personnes à la fois. « Ce sont des personnes que je croisais dans les couloirs de l’Assemblée et pour qui j’ai beaucoup d’estime. C’est une fierté de collaborer avec eux. »

Enfin, le nouveau directeur de cabinet concède avoir eu un coup de foudre pour la cité des sacres en venant notamment passer son entretien. « J’avais un ami qui faisait ses études à Reims, j’avais eu un premier contact avec cette ville à cette occasion, il y a une quinzaine d’années. Je l’ai vraiment redécouverte avec plaisir. » Il évoque une ville selon lui en plein développement, « une ville qui monte à l’image de son club de foot. C’est motivant d’accompagner cette dynamique » , conclut-il.

Yann LE BLÉVEC

Extraits de l' union du 25/07/2018

    

    

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La librairie Guerlin rouvre ses portes

Guerlin, la nouvelle page 

La librairie historique de la place d’Erlon doit rouvrir fin août. Rencontre avec Caroline Maufrais, directrice réseau de Rougier & Plé, à l’origine de la reprise.   


Caroline Maufrais (à dr.), directrice réseau de Rougier&Plé, prend la pose, hier, aux côtés d’Anne-Sophie Guerlin, retraitée de la librairie depuis 1995 et dont la famille est propriétaire du lieu depuis 1864. M.L.

Le compte à rebours est lancé. En liquidation judiciaire et fermée le 31 mai, la librairie Guerlin, enseigne historique du centre-ville, reprise la semaine dernière par Rougier & Plé, se prépare à sa réouverture, espérée « idéalement » pour le 24 août. Après avoir rencontré, hier, les membres de l’ancienne équipe partant pour cette nouvelle aventure, Caroline Maufrais, directrice réseau de Rougier & Plé, a évoqué les défis à relever.

La librairie Guerlin va-t-elle conserver son nom ?

Oui, en l’associant au logo de Rougier & Plé. C’est déjà ce que nous avions choisi avec la librairie Richer (reprise en 2016 et située dans le centre-ville d’Angers, NDLR). La façade sera retravaillée.

Comment s’est passée votre rencontre avec vos futurs salariés ?

Je les ai rencontrés individuellement puis collectivement pour leur expliquer nos envies. Tous ont dit oui, et j’ai aussi dit oui à tous – en revanche, la précédente directrice n’a pas souhaité renouveler l’aventure. Ceux que j’ai vus ne font pas leur métier par hasard, de même que l’intérêt de Rougier & Plé pour le milieu culturel n’est pas nouveau.

Guerlin est la deuxième librairie reprise par Rougier & Plé, qui a également ouvert deux espaces librairie à Avignon et Rouen. Comment cette entreprise historiquement axée sur les beaux-arts en est-elle venue à développer des ambitions dans la librairie ?

L’art et la culture se marient très bien. Le marché des beaux-arts n’est pas un très gros marché, il y a donc eu une volonté d’élargir notre prisme et de se développer dans d’autres marchés tels que la papeterie et les loisirs créatifs. Après, il fallait avoir la capacité de saisir les opportunités qui se présentent. En cinq ans, nous sommes passés de neuf à vingt-sept magasins – il y a eu des reprises et des ouvertures. Il y a quatre ans, j’étais déjà venue visiter le magasin Chapitre. Cette stratégie globale d’acquisitions est cohérente.

Le marché du livre ne s’effondre pas, il est stagnant. Amazon est une machine à broyer

Comment comptez-vous faire pour être prêt à ouvrir dans un mois ?

Remettre la machine en route constitue un gros défi. Le plus compliqué, c’est l’informatique. Il faut aussi, bien sûr, avoir des fournisseurs qui répondent présent en plein mois d’août. La société avait été liquidée, donc il faut rouvrir tous les comptes. Il faut que les produits soient disponibles, qu’ils puissent être livrés et que nous ayons la capacité de les réceptionner massivement. Cela aurait été un peu plus simple à une autre période de l’année ( sourires) mais nous sommes déjà en train d’agir.

La configuration de la librairie va-t-elle changer ?

Le bail va réellement démarrer début août. On sera tous là et je veux voir le plan avec l’équipe qui, contrairement à moi, connaît l’histoire du lieu et des clients. Une chose est sûre, c’est qu’on donnera plus de place à la papeterie dans un premier temps, ainsi qu’à l’art graphique et aux beaux-arts. Les loisirs créatifs viendront, mais peut-être dans un second temps car il faut assurer notre rentrée. Pour une librairie, une année réussie passe par une rentrée scolaire et un Noël réussis.

Qu’est-ce qui vous apparaît comme le plus difficile ?

Recréer un fonds de livres. Commander les nouveautés n’est pas difficile. Mais un magasin comme celui-là, c’est 40 000 références de livres. Elles ne peuvent pas s’inventer, et c’est ce qui contribue à votre crédibilité. La Peste de Camus, ce n’est certes pas dans les meilleures ventes mais il faut l’avoir. Et ça passe d’abord par les compétences de l’équipe, aidée par les éditeurs qui vont jouer le jeu. Il n’y a pas de frein là-dessus.

Guerlin avait pris pour – bonne – habitude d’inviter régulièrement des auteurs, cela sera-t-il toujours le cas ?

Bien sûr ! Ce n’est pas notre politique, c’est que les librairies doivent fonctionner comme ça, c’est un passage obligé qui est autant apprécié par les clients que par les libraires, les éditeurs et les écrivains eux-mêmes.

Comment jugez-vous l’état du marché du livre ?

Il ne s’effondre pas, il est stagnant. Mais la répartition se fait différemment avec l’emprise de plus en plus conséquente du web. Les gens commandent sur Amazon, et c’est une bêtise ! J’aime lire et dans une librairie, je tourne, je feuillette : j’ai le choix. Sur le web, cela n’est pas possible. Soit vous achetez ce qu’on vous présente, soit vous avez une idée précise. Ce qui conduit à terme à une baisse de la créativité. Amazon est une machine à broyer. Lorsque vous achetez chez eux, vous tuez le commerce de proximité, pas seulement la librairie. Et un livre n’est pas meilleur marché chez Amazon que dans une librairie.

Mathieu LIVOREIL

Extraits de l' union du 25/07/2018

Guerlin, le retour

 En liquidation judiciaire et fermée le 31 mai, la librairie de la place d’Erlon vient d’être reprise par Rougier & Plé. Avec l’objectif de rouvrir fin août pour la rentrée scolaire.  


Les 1400 m2 de la librairie devraient être pleinement opérationnels pour la rentrée scolaire, traditionnellement une échéance très importante pour ce type d’enseignes. Archives Remi Wafflart

 Le rideau de fer barrant l’entrée du 70, place d’Erlon, se relèvera fin août. Alors que le tribunal de commerce avait prononcé le 31 mai la liquidation judiciaire de la librairie Guerlin, Rougier & Plé, enseigne spécialisée dans les arts créatifs, a repris lundi les actifs de l’enseigne historique du centre-ville, selon une information révélée parLivres Hebdo.

Hier matin, Caroline Maufrais, directrice réseau de Rougier & Plé, confirmait l’opération, validée par le tribunal de commerce. Mardi, une réunion est prévue avec les anciens salariés de Guerlin – 17 étaient recensés lors de la liquidation – qui accepteront de participer à cette nouvelle aventure.

« Nous allons reconstituer une équipe, de préférence avec ceux qui étaient déjà là, détaillait Caroline Maufrais . Ceux que j’ai déjà réussi à joindre étaient partants et contents. L’idée est d’être prêt rapidement car pour une librairie, une année réussie est d’abord une rentrée scolaire réussie. » Une course contre-la-montre est donc engagée pour les cinq prochaines semaines. « L’enseigne sera avant tout une librairie. L’offre de livres restera dominante mais nous apporterons en plus nos produits en beaux-arts, loisirs créatifs et arts graphiques. »

UNE RÉUNION PRÉVUE MARDI AVEC LES ANCIENS SALARIÉS DE GUERLIN

Cette (bonne) nouvelle constitue une surprise : fin mai, aucun repreneur ne s’était manifesté auprès du tribunal de commerce. Faute de candidat, celui-ci avait décidé la mise en liquidation avant la fin de la période de redressement judiciaire, ordonné en février face à l’état de cessation de paiements. « Nous sommes intervenus tardivement dans ce dossier, depuis moins de deux mois. »

En outre, poursuivait la directrice réseau, les négociations ont «longtemps achoppé sur la question du loyer, ce qui a empêché la conclusion de la transaction avant la liquidation ». In fine, le propriétaire des murs a accepté de revoir à la baisse ses exigences initiales.

Si aucun chiffre n’a été dévoilé, ce n’est pas la première fois qu’un commerçant du centre-ville évoque la problématique du loyer, parfois jugé excessif.

Nous espérons que les éditeurs vont nous aider à être prêts à temps
Caroline Maufrais, Rougier & Plé

« Nous espérons désormais que les éditeurs vont jouer le jeu pour nous aider à être prêts à temps » , ambitionnait Caroline Maufrais qui pourra pour cela s’appuyer sur la crédibilité de Rougier & Plé.

Avant que ne s’ouvre cette nouvelle page, la séquence Guerlin avait duré quatre ans. La librairie indépendante avait déjà connu un sévère avis de tempête en 2014. Cette année-là, l’ancienne boutique Chapitre avait dû fermer en février. Avant de rouvrir en juin, grâce à Cédric Thirel, également propriétaire de la librairie Colbert à Mont-Saint-Aignan, près de Rouen. Un demi-million d’euros avait alors été investi dans la boutique, rebaptisée Guerlin, du nom d’un ancien propriétaire.

Mais dans un secteur ultra-concurrentiel, Guerlin n’était jamais parvenue à redresser la barre et à endiguer les difficultés nées sous l’ère Chapitre, passant, selon Livres Hebdo, d’un chiffre d’affaires de 3,6 millions d’euros en 2016 à 2,2 millions d’euros en 2017. Reste à espérer une autre dynamique pour le repreneur.

Guerlin, la deuxième librairie acquise par Rougier & Plé  

 Rougier & Plé, née en 1864, a pour cœur de métier historique les beaux-arts. Possédant actuellement plus de cinquante magasins dans l’ensemble du pays, l’entreprise est depuis quelques années dans une stratégie d’acquisitions multiples. «Il y a 5 ans, nous avions neuf magasins intégrés (hors franchise, NDLR) ; désormais, nous en comptons 27 » , chiffrait Caroline Maufrais, la directrice réseau de la chaîne. Guerlin constitue la deuxième librairie acquise par l’entreprise née à Paris au XIX esiècle. Rachetée en novembre 2016 en redressement judiciaire, la librairie Richer, à Angers, est aussi une enseigne historique du centre-ville. « Et depuis, c’est une affaire qui marche, qui marche vraiment ! », insistait Caroline Maufrais. Depuis, la chaîne a ouvert deux espaces librairie, l’un dans un magasin créé à Rouen en novembre dernier et l’autre à Avignon, dans une adresse déjà existante. Ambitieuse dans le secteur du livre, Rougier & Plé avait connu des heures compliquées en 2008, lorsque le groupe De Serres France avait été placé en cessation de paiements. Rougier & Plé est, depuis, contrôlé par Asergi et Ginkobiloba Conseil.

Mathieu LIVOREIL

Extraits de l' union du 21/07/2018

    

    

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En ville, Les moutons font partie du paysage

 
Sur le terrain de Pierre Bourquin Communications, se côtoient deux générations de béliers. Les quatre agneaux, dépourvus de cornes l’an dernier, sont désormais bien équipés !
Christian Lantenois

Reims En avril 2017, l’entreprise Pierre Bourquin Communications confiait la tonte de ses pelouses à… des moutons. Après un an d’expérience, le PDG est plus que satisfait de son choix.  

Ils sont ici comme chez eux. Les moutons qui ont élu domicile sur le terrain de l’entreprise Pierre Bourquin Communications, rue André-Huet dans la zone Colbert, en avril 2017, se portent comme des charmes. Il y a deux semaines, ils ont eu droit à leur visite de contrôle annuelle, avec tonte à ras et prise de sang par un vétérinaire.« Je n’ai pas eu de nouvelles, donc je suppose que tout va bien ! » lance Jean-Pierre Gagelin, président directeur général de cette entreprise familiale créée en 1895, aujourd’hui spécialisée dans la production de documents de gestion, et de documents sécurisés pour la France (beaucoup de titres restaurant notamment), mais aussi, depuis deux ans, pour l’Afrique.

Quinze mois après avoir fait le choix de troquer les tondeuses d’une société d’espaces verts contre ces sept mâles de race Ouessant, pour entretenir les 7 000 m 2 de terrain de l’entreprise, M. Gagelin est plus que satisfait. « L’idée est venue du prestataire, GreenSheep » , se souvient le PDG, précurseur en matière d’éco-pâturage sur l’agglomération. « Il m’a contacté après avoir repéré notre site, complètement clos, sur GoogleEarth. Il m’a dit qu’il y avait une possibilité d’installer des moutons qui assureraient l’entretien de notre terrain pour un budget équivalent à ce que nous coûtait un prestataire avec tonte annuelle. Cela m’a bien plu, de même qu’à mes collaborateurs. On a dit rapidement oui. »

Un petit complément de clôture et une installation d’abri avec abreuvoir plus tard – à côté du parking pour que les béliers soient visibles de la clientèle, très amusée par leur présence –, et le tour était joué. « On ne s’occupe de rien » , se réjouit M. Gagelin, qui paye au prestataire un loyer mensuel de 0,31€ HT par an et par mètre carré. « Mis à part s’assurer qu’ils sont toujours sept ! Et que l’un d’eux ne s’isole pas des autres, ce qui pourrait être signe de maladie. »

Aucune contrainte, donc, mais une tonte quelque peu inégale parfois, sourit le chef d’entreprise : « Ils sélectionnent l’herbe qu’ils mangent, quand il y en a à profusion... » Heureusement, le PDG ne comptait pas transformer sa pelouse en green. « De toute façon, c’est la partie derrière notre entreprise que personne ne voit » , note Jean-Pierre Gagelin, ravi de cette expérience bien partie pour durer, et heureux de « contribuer un peu au maintien de la race » des moutons d’Ouessant, très résistante aux conditions climatiques difficiles… sauf si elles devaient se prolonger.

AUCUNE INTRUSION, NI AUCUN VOL

« Cet hiver, le prestataire avait envisagé de leur amener du fourrage pendant l’épisode de neige, mais finalement, ils n’en ont pas eu besoin : ils sont parvenus à gratter le sol. Ces moutons sont très rustiques et ne nécessitent vraiment aucun entretien de notre part » , souligne le chef d’entreprise, qui avait, un temps, craint les intrusions, les vols, ou que l’un des moutons ne se sauve. Mais rien de tout cela ne s’est produit. Une fois, une seule, l’une des bêtes s’est retrouvée de l’autre côté de la clôture, totalement perdue sans ses acolytes. « Ils sont sauvages, peureux, ne se laissent pas approcher. Ils restent toujours ensemble. » Un instinct grégaire qui n’a pas manqué d’attirer l’attention des soixante salariés, au début. « Ils allaient les voir régulièrement » , se souvient la patron. « Mais à force, les gens ne font plus attention à eux. Ils font désormais partie du paysage.

La Ville et la gare TGV se mettent aussi à l’éco-pâturage 

Dans le cadre d’une démarche d’éco-pâturage, une quarantaine de moutons devraient faire leur entrée, la semaine prochaine, au cimetière de la Neuvillette. Ils seront chargés de brouter les 45000 m 2 de terrains laissés en jachère dans l’attente de nouvelles tombes. Les ovins, de race Ouessant, la même que celle des ruminants de Pierre Bourquin Communications, resteront à demeure, cantonnés dans leur carré d’herbe par un enclos pourvu d’une auge et d’un abri. Un berger passera régulièrement leur rendre visite. Cette démarche s’inscrit dans une refonte plus globale du cimetière paysager, avec notamment l’aménagement d’un quatrième jardin cinéraire d’environ 2 000 m 2 dans le courant de l’année, face au crématorium.

Du côté de Gare & Connexions, aussi, on mûrit l’idée d’avoir recours à l’éco-pâturage (notre édition du 29 novembre). Après réflexion, c’est décidé : des moutons feront leur apparition à Champagne-Ardenne TGV au printemps 2019.

Notons qu’il n’y a pas qu’à Reims qu’on s’intéresse à cette pratique dans la « région » : pour entretenir le site de l’abbaye Saint-Jean-des-Vignes, la Ville de Soissons compte sur des moutons boulonnais depuis la fin juin. Toujours dans l’Aisne, à Laon cette fois, c’est un troupeau de chevreaux qui passe l’été au pied des remparts pour débroussailler les lieux difficiles d’accès.

MARION DARDARD

Extraits de l' union du 20/07/2018

    

    

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 Défilé de voitures d’avant-guerre

L’association Les belles champenoises d’époque organise la traversée de la cité des sacres ce 14 juillet.


Jeef Beurton sera au volant de sa Ford T. Gonky Oador

Pour les admirer,  trois possibilités

Il est possible évidemment d’admirer et de venir photographier ces véhicules du siècle dernier aujourd’hui samedi 14 juillet : soit à 14 h 30, au départ du musée de l’Automobile, soit de 15 à 16 heures dans la cour du palais du Tau, soit à partir de 17 heures, au circuit de Gueux.

Des véhicules d’exception vont défiler dans les rues de la cité des sacres cet après-midi, à l’initiative du club des véhicules anciens de Reims. « Des voitures qui ont parfois 105 ans d’âge, c’est vous dire... » commente Jeef Beurton, responsable de la section doyenne des Belles champenoises d’époque. Dans le cortège, il y aura aussi «quelques motos ». Cette association de passionnés de mécanique ancienne organise en effet aujourd’hui, sa première traversée de Reims : « Il n’y a que des véhicules qui ont été construits avant la Première Guerre mondiale. Personnellement, je serai avec une Ford T identique à celle utilisée durant la Première Guerre mondiale transportant les officiers entre 1917 et 1918 » , détaille au passage Jeef Beurton. « Côté voiture française, on aura notamment une Peugeot 201 et une Renault Monasix. » Les équipages ne viendront pas que de la Marne, mais aussi de région parisienne, de la Meuse et de l’Aube.

UNE QUINZAINE DE VOITURES D’EXCEPTION

Départ du musée de l’Automobile en début d’après-midi, pour une première étape au cœur du centre historique : « nous avons eu l’autorisation de nous garer à l’intérieur de la cour du Palais du Tau. » Après une visite des lieux et de la cathédrale, direction le Boulingrin, pour une halte éclair, avec un circuit dans le centre-ville. « On se rendra pour terminer sur le circuit de Gueux. »

Le lendemain, dimanche 15 juillet, les voitures d’époque iront faire un tour dans la Montagne de Reims, avant de rejoindre la vallée de la Marne puis Œuilly, « pour une visite de l’écomusée et de l’école 1900. »

Aurélie BEAUSSART

Extraits de l' union du 14/07/2018

    

    

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  Les voitures miniatures sont lancées

L’Euro des voitures radiocommandées   a débuté, et se poursuit jusque samedi. 


à domicile l’équipe de France compte bien mettre toutes les chances de son côté.

À SAVOIR

*.- LA COMPÉTITION se déroule sur six jours, du lundi 23 au samedi 28 juillet, toute la journée.

*.- LES COURSES EN DEUX ROUES motrices ont lieu de lundi à mercredi, celles en quatre roues motrices de jeudi à samedi. Les épreuves sont composées dans l’ordre d’essais, de qualifications puis des finales. La compétition se déroule au complexe sportif Trois Fontaines, chemin des Trois Fontaines à Reims.

Ce n’est pas le sport qu’on prend le plus au sérieux, mais lorsque l’on se rend sur les terres du Reims Enduro Model Car, on prend tout de suite conscience que les voitures radiocommandées entraînent une réelle passion, mais également beaucoup de curiosité. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si le club rémois fondé dans les années 1980 accueille cette semaine les championnats d’Europe de voitures radiocommandées pour la troisième fois de son histoire.

UNE ORGANISATION BIEN RODÉE

Tout était réuni ce lundi pour le lancement de cet événement exceptionnel. Alors que les premiers essais et qualifications avaient eu lieu la journée, les 159 pilotes appartenant à 20 nations différentes ont été présentés, en présence des élus des adjoints au maire de Reims, Kim Duntze et Stéphane Lang, mais aussi du président du conseil départemental de la Marne Christian Bruyen. Pour eux trois, le constat est le même : cette compétition permet de faire rayonner le territoire, même si ce sport est peu médiatisé.

La compétition se déroule sur six jours, du lundi au samedi, et voit s’affronter dans un premier temps les voitures à deux roues motrices, puis celles à quatre roues motrices. Pour chaque catégorie, les remises de prix auront lieu respectivement mercredi soir, et samedi soir.

LES ESPOIRS FRANÇAIS

Du côté tricolore, 33 pilotes sont engagés, ce qui en fait la deuxième nation la plus représentée de la compétition, derrière les britanniques qui se sont déplacés avec une troupe de près de 50 pilotes. Parmi les français, on retrouve quelques Rémois, dont le jeune Pierre Petitdidier, licencié au Reims EMC, et accessoirement champion de France d’après le classement provisoire. Malgré son âge (13 ans), cette première expérience européenne ne l’effraie pas : « Cette compétition est sympa, on rencontre des gens de plein de pays, avec des voitures très différentes les unes des autres. Je vais beaucoup apprendre, mais j’espère quand même faire un bon résultat, et pourquoi pas repartir avec une médaille. »

De nombreux commissaires de course de différentes nationalités sont venus se joindre à l’équipe organisatrice de l’événement afin de chronométrer et arbitrer les différents essais, qualifications et finales, et comme à chaque fois, on retrouve les camping-cars des participants sur la piste outdoor du complexe. Pour le public, la ville de Reims a généreusement prêté une tribune mobile, qui permet d’accueillir gratuitement les curieux de ce sport singulier. Un espace restauration est également mis à disposition en cas de petite faim, le tout dans une ambiance bon enfant, où la compétition s’arrête à la piste, et la rigolade n’a pas de limite, et encore plus avec la dernière coupe du monde de football.


20 nations sont présentes, et ont investi les stands de préparation des voitures.


Pierre Petitdidier, 13 ans, un des plus jeunes participants du tournoi.

Hugo PALACIN

 Extraits de l' union du 25/07/2018

  Les bolides débarquent dans la cité des sacres 

Le championnat d’Europe de voitures radiocommandées démarre le 23 juillet à Reims.  


Pendant une semaine, Reims deviendra la capitale européenne de l’automobile télécommandée. 

Du 23 au 28 juillet, ce sont 159 pilotes de 20 nationalités accompagnés par 170 techniciens qui s’affronteront, chemin des Trois-Fontaines. C’est la troisième fois que le club Reims EMC (enduro model car) accueille un championnat d’Europe, après 2005 et 2013, encadré par l’EFRA (fédération européenne).

Cette compétition mettra en concurrence sur la piste indoor en terre, unique en Europe, des engins à l’échelle 1/10 électriques pouvant rouler à 80 km/h, soit aussi vite qu’un lion.


« 
L’organisation de cette compétition pourrait permettre d’améliorer la visibilité et la notoriété de cette discipline »

280 CLUBS EN FRANCE

Pour Rémy Couchon, président de Reims EMC, l’organisation de cette compétition pourrait permettre d’améliorer la visibilité et la notoriété d’une discipline qui en manque (seulement 1 500 professionnels dans le monde). Longtemps moquée et vue comme« un sport de gamin jouant sur une télécommande », dixit le président Rémy Couchon, cette discipline s’étend quelque peu : on compte 10000 licenciés et 280 clubs en France en 2017. Des dispositifs tels que Reims Vital’Été cherchent aussi à développer ce sport.

UNE COURSE CONTRE LA MONTRE

Pendant six jours, différents types de voitures vont s’affronter. Lundi, mardi et mercredi, les deux roues motrices entreront en piste avec présentation des équipes lundi et remise des trophées mercredi. Le reste de la semaine, ce seront aux quatre roues motrices d’en découdre, avec présentation et remise des trophées jeudi et samedi.

De 9 à 18 heures, les courses se dérouleront sans interruption. Avec dix pilotes par série sur des courses de cinq minutes, se succéderont : essais libres, qualifications, et finales au cours desquelles les dix meilleurs pilotes s’affronteront trois fois. Le pilote ayant le moins de points sur ses deux meilleures courses parmi les trois finales deviendra alors champion d’Europe.

À partir du 23 juillet, le championnat d’Europe de voitures radiocommandées accueille petits et grands, gratuitement, avec restauration possible sur place. Amateurs ou simples curieux, tous sont attendus pour pousser les 31 pilotes français, dont 7 Rémois, qui pourraient bien s’immiscer dans la course à la victoire finale.

80 KM/H

C’est la vitesse à laquelle les voitures électriques 1/10 peuvent aller, ce qui correspond à la vitesse de course d

’un lion. Elles vont cependant moins vite que les thermiques, qui peuvent aller jusqu’à 130 km/h

Gabriel LAGRANGE

Extraits de l' union du 08/07/2018

    

    

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Mgr Jordan   sur le départ

L’archevêque a répondu à nos questions en toute simplicité et vérité.


«Il y a toujours le besoin d’établir une relation de confiance et de dialogue avec tous ceux qui agissent dans la cité», rappelle Mgr Jordan. Remi Wafflart

SON PARCOURS

*.- 31 AOÛT 1943 : naissance à Chang-Hai en Chine

*.- 17 DÉCEMBRE 1967 : ordonné prêtre pour le diocèse de Versailles

*.- 1972-1980 : attaché à la Secrétairerie d’État au Vatican

*.- 6 OCTOBRE 1987 : évêque coadjuteur de Pontoise

*.- 1988-1999 : évêque de Pontoise

*.- 20 JUILLET 1999 : transféré sur le siège métropolitain de Reims

*.- 31 AOÛT 2018 : archevêque émérite de Reims

Vous avez choisi de remettre votre charge le 31 août prochain, jour de vos 75 ans. Que va-t-il se passer ? Qu’allez-vous devenir après dix-neuf ans passés à Reims ?

J’ai clairement exprimé ce choix ; j’en ai informé le nonce apostolique à Paris et j’ai écrit au Pape qui est d’accord sur le principe. C’est un bon moment puisque cela correspond au début de la nouvelle année pastorale. Les consultations ont commencé et c’est le Pape qui choisira mon successeur. Trois noms lui seront proposés. Trois solutions sont possibles. Le souverain pontife nomme un nouvel archevêque au moment de mon départ. Ou il se donne un peu de temps pour pourvoir le siège de Reims et il nomme un administrateur apostolique qui est déjà un évêque ou l’évêque auxiliaire du diocèse. Ou il laisse faire les institutions qui prévoient une solution locale en attendant la nomination de mon successeur. C’est alors un groupe de prêtres qui s’appelle le collège des consulteurs qui, dans les huit jours qui suivent mon départ, nomme un administrateur diocésain qui gère uniquement les affaires courantes.

Pour ce qui est de la responsabilité de la province, elle revient à l’évêque suffragant le plus ancien. Il s’agit de Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes qui assure le rôle de frère aîné de ses confrères évêques, dans l’attente de la nomination du nouvel archevêque.

Pour ma part je rejoins mon diocèse d’origine, Versailles, que j’ai quitté il y a trente et un ans, où je vais faire à la demande de l’évêque Mgr Éric Aumonier de l’accompagnement spirituel auprès des prêtres dont beaucoup sont jeunes, participer à des journées de formation, donner des conseils de droit canonique, faire des confirmations et rendre service s’il y a des besoins qui s’expriment. Je vais me retrouver au centre de Versailles, dans la paroisse où j’ai été ordonné en 1966.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué pendant tout ce temps passé au service de Reims et des Ardennes ?

J’ai découvert une région qui avait terriblement souffert des invasions depuis des siècles. Et plus encore depuis un siècle et demi. Reims a été une métropole dévastée par la Grande Guerre. Combien de nos villages ont été bouleversés par les conflits, combien d’immeubles ont été relevés avec les dommages de guerre. Ces souffrances, ces douleurs se sont inscrites dans les mémoires et elles ont été transmises. Cela a marqué les mentalités. De ce fait on a du mal à regarder vers l’extérieur. Il y a un immense besoin de stabilité. Pourtant il faut apprendre à sortir de chez soi, à être plus entreprenant, à ne pas subir la désindustrialisation. L’ouverture vers l’Europe est nécessaire et il faut soutenir les jeunes qui veulent entreprendre, abattre les murs et les frontières. J’ai essayé modestement d’y contribuer.

Il y a aussi le besoin d’écrire l’histoire de maintenant dans un monde qui a beaucoup changé. La dimension associative, celle de l’engagement sont en mutation. L’Évangélisation, il faut aussi l’écrire dans une dynamique nouvelle, repenser les relations entre les communautés, la vie pastorale en fonction des générations de maintenant, sans oublier la richesse de tout ce que nous avons vécu et construit. Il y a beaucoup de pauvreté humaine, sociale, matérielle et on s’interroge légitimement pour créer du lien, remettre ces personnes cabossées par la vie debout. Il y a tellement d’anonymat dans la souffrance ; la pauvreté ne touche pas que les quartiers des villes. Il y en a aussi dans les villages où on ne se connaît plus comme hier, avec les déplacements quotidiens nécessaires pour travailler et étudier.

Vous avez été à l’écoute. Est-ce à dire qu’il faut encore l’être plus ?

Il y a toujours le besoin de mieux se connaître, d’établir une relation de confiance et de dialogue avec tous ceux qui agissent dans la cité. Il faut écouter avec attention et proposer des pistes de réflexion, contribuer à l’élaboration de solutions. Dans le discours public on fait référence à des valeurs. C’est quoi nos valeurs ? C’est ce qui fait grandir l’être humain en humanité. Pour grandir en dignité, en liberté, en éducation, nous avons à nous parler les uns les autres sur tous les grands sujets de société. L’archevêque y contribue sur la famille, la bioéthique, la solidarité et les grandes questions du monde de ce temps. Il n’est pas qu’un conservateur du patrimoine !

Vous avez eu des engagements dont vous parlez peu, à la prison, avec les gens du voyage...

L’évêque doit être présent à tous. Je suis allé régulièrement à la maison d’arrêt de Reims. J’irai encore deux fois avant mon départ. J’ai eu des contacts fréquents avec de grandes familles des gens du voyage dans les Ardennes, dont certaines se sédentarisent. J’y ai vécu des moments importants où s’expriment la force de la famille mais aussi de belles de solidarité. Ce sont de beaux souvenirs.

Trois ordinations dimanche à la cathédrale de Reims 

Vous avez la joie d’ordonner dimanche 24 juin à 16 heures deux prêtres diocésains et un religieux spiritain...

Oui, c’est un événement important pour notre diocèse. Je vais ordonner prêtres trois jeunes hommes qui sont diacres depuis environ un an : Paul-Emmanuel Lallement, Baptiste Bienvenu qui seront prêtres pour le diocèse de Reims, et Florian Renaud, originaire de Dizy, religieux spiritain qui sera envoyé en mission à l’étranger par ses congrégations. Ils se connaissent bien et ont fait une partie de leurs études ensemble au séminaire de Lille. C’est un jour de fête et les jeunes qui participent les 23, 24, 25 juin au festival Jubilate et qui viennent de Reims, Châlons et Soissons y sont conviés comme tous les diocésains !

Et le dimanche 1 er juillet, à 16 heures à la cathédrale?

Bien sûr, tous les diocésains sont conviés à la célébration de mon départ avec une attention particulière pour celles et ceux avec lesquels j’ai souvent travaillé, les jeunes et les adultes que j’ai confirmés, ceux rencontrés aux JMJ, à Taizé, à Lourdes et ailleurs. Une quinzaine de confrères évêques m’ont dit qu’ils viendraient

HervéERVÉ CHABAUD

Extraits de l' union du 21/06/2018

    

    

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Le Grand Bazar à la rentrée

Maxi Bazar avait annoncé son arrivée pour l’été. C’est finalement fin septembre que l’enseigne ouvrira son Grand Bazar.


Les vitrines de la cellule commerciale qui abritait précédemment Go Sport seront bientôt floquées le temps des travaux d’aménagement. Déborah Moussy

Depuis la fermeture du magasin Go Sport, fin 2017, rien – ou presque – n’a bougé dans le vaste local situé à l’angle des rues de Talleyrand et de l’Étape. Pas l’ombre de travaux, même menus, annonciateurs de l’arrivée de Maxi Bazar. L’enseigne, qui confirmait dans nos colonnes, le 28 février dernier, son implantation pour le début de l’été dans la cité des sacres aurait-elle fait machine arrière ? Renseignements pris auprès du service communication de la marque qui propose de nombreux articles de décoration, ameublement, accessoires de cuisine, arts de la table, quincaillerie, linge de maison ou encore cosmétiques, tout va bien ! Mieux, les clés de ces 2 000 m 2 de surface de vente en cœur de ville lui seront remises dans le courant de la semaine prochaine.

TRAVAUX D’ÉLECTRICITÉ ET DE MAÇONNERIE

« Ça y est, ça va bouger ! Dès qu’on a les clés, on attaque, on ne perd pas de temps ! », s’enthousiasme-t-on du côté de Maxi Bazar, qui prévoit quelques travaux d’aménagement, notamment en matière d’électricité et de maçonnerie. Pour ce faire, les vitrines seront floquées, permettant ainsi de dissimuler ce qui se passera à l’intérieur, mais aussi de garder la surprise sur le rendu final. Ce n’est que fin septembre-début octobre, que les Rémois devraient pouvoir faire leurs emplettes dans ce nouveau commerce.

L’enseigne projette de recruter une vingtaine de personnes dans la région pour l’ouverture de son Grand Bazar à Reims

Un « délai classique » selon la marque qui, après les négociations avec le bailleur, a dû présenter son projet à la préfecture. C’était il y a une dizaine de jours, lors de la Commission départementale d’aménagement commercial, à Châlons-en-Champagne, face à des représentants de l’État et des élus rémois. Une procédure somme toute habituelle, concernant un dossier qui devrait engendrer la création d’une vingtaine d’emplois.

Un Maxi Bazar dans sa version centre-ville

Ce n’est pas un magasin Maxi Bazar comme les autres qui ouvrira ses portes à Reims. Pour cette nouvelle implantation dans une cellule commerciale prestigieuse, l’enseigne a choisi la version « centre-ville » de son concept, appelée Le Grand Bazar. Que ce soit dans l’accueil, les tenues du personnel, la signalétique, la sacherie et plus largement l’ensemble du marketing, tout est pensé pour favoriser « la proximité avec le client », dévoile la marque, bien décidée à « casser » l’image « hard discount » qui a pu lui coller à la peau, « tout en conservant une offre de qualité, large et attractive ». Rappelons que cette société française, créée en 1977 dans les Hauts-de-Seine, était jusque-là présente dans le Sud-Est mais aussi, depuis une dizaine d’années, en Suisse. Elle a décidé, il y a peu, « de conquérir les centres-villes désertifiés par les commerces de proximité à petits prix pour la famille et la maison », et prévoit «un développement sur toute la France, notamment les villes moyennes » comme Reims.

Marion DARDARD

Extraits de l' union du 04/06/2018

    

    

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Que va devenir Guerlin ?

Comme ils ont dû rendre les clés dès que la liquidation judiciaire a été prononcée,   le 31 mai, les responsables de la librairie Guerlin n’ont pas pu vider la boutique.


Il reste encore des livres et divers articles dans la librairie, fermée depuis le 31 mzi
Ch. Lantenois

Ne vous méprenez pas : les articles exposés dans les vitrines de la librairie Guerlin – des cartes, des livres pour enfants, un cartable Tann’s, un album de photographies de paysages champenois… –, tout comme les rares ouvrages qui restent dans les rayons, ne sont pas à vendre. Depuis que le tribunal de commerce a prononcé, jeudi 31 mai, la liquidation judiciaire, les salariés n’ont plus accès à cette boutique emblématique de la place d’Erlon.

Contre son gré, Cédric Thirel, le responsable des lieux depuis 2014, a dû rendre les clés. Charlotte Parouty, la directrice, et la dizaine de salariés, n’ont alors pas pu, dès le 31 mai, revenir sur leur lieu de travail. Et les clients se sont trouvés bloqués devant le rideau de fer.

Le mobilier ne pourra pas être réutilisé car il avait été fait sur mesure pour la librairie

Reste aujourd’hui à savoir quand, et par qui, la librairie va être vidée, puisque si la plupart des livres ont bien avant le 31 mai été renvoyés aux diffuseurs, lesquels ont fait jouer le droit de propriété dès l’annonce du redressement judiciaire, il reste encore des articles, mais aussi du mobilier, dans le magasin. « Ce n’est plus de mon ressort. Je ne ferai donc aucun commentaire » , répond laconiquement Cédric Thirel, en renvoyant vers le mandataire judiciaire, à savoir M e Isabelle Tirmant de la SCP Tirmant Raulet, dont les bureaux sont installés rue des Moulins à Reims. « Il reste en effet dans le magasin des livres et des produits de papeterie. Mais cela ne représente pas une grosse somme d’argent. Quant au mobilier, il ne pourra pas être réutilisé car il avait été entièrement fait sur mesure, il y a une dizaine d’années, selon les plans d’un architecte anglais » , indique Charlotte Parouty.

UNE RENCONTRE LE 11 JUIN AVEC TOUS LES SALARIÉS QUI ONT PERDU LEUR TRAVAIL

Me Tirmant, que nous n’avons pas réussi à joindre, devrait recevoir l’équipe de la librairie Guerlin lundi 11 juin, dans ses bureaux de la rue des Moulins. Pour ce rendez-vous, fixé dans la matinée, il a été demandé à tous les anciens salariés de Guerlin - libraires et non libraires - de venir avec un CV. « On est tous en train de remettre à jour nos CV », confiait en début de semaine une ancienne salariée, encore sous le choc de la fermeture définitive de la plus grande librairie de Reims.

Pour certains membres de l’équipe, la situation est d’autant plus difficile à vivre qu’ils ont déjà subi la fermeture de leur librairie pendant près de six mois, du 10 février au 2 août 2014. Cette fermeture avait eu lieu après le redressement judiciaire, le 2 décembre 2013, de la librairie qui s’appelait alors Chapitre et était à l’époque détenue par le groupe Actissia. Le 10 février 2014, vingt-cinq salariés avaient été licenciés. Mais, lors de la reprise de l’affaire par Cédric Thirel à l’été 2014, dix d’entre eux avaient été réembauchés. Le lundi 4 août 2014, quand la boutique rebaptisée Guerlin avait rouvert ses portes au public à 14 heures tapantes, toute l’équipe avait laissé éclaté sa joie. Quatre ans plus tard, les larmes ont remplacé les rires. Et beaucoup redoutent que la librairie soit remplacée par un énième restaurant.

Pour qu’un commerce fonctionne, il faut des clients  

C’est avec une pointe d’agacement que le maire, Arnaud Robinet, a abordé le sujet, lundi soir, lors de l’assemblée générale des Vitrines de Reims. « La collectivité a été prise à partie d’une certaine manière sur la question des fermetures, de la fermeture d’un commerce de l’hyper centre-ville, la librairie Guerlin Martin », a-t-il lancé face aux commerçants présents. « Comme beaucoup de Rémois, je suis triste de la fermeture de ce commerce de proximité, mais je le dis aussi, ce n’est pas une collectivité qui va soutenir financièrement un commerce pour qu’il fonctionne. Nous sommes là pour mettre en place un écosystème, pour favoriser l’attractivité d’un centre-ville. Mais pour qu’un commerce fonctionne, il faut des clients. » Et d’ajouter, d’un ton sec : « Je n’espère qu’une seule chose, c’est que toutes celles et ceux qui nous ont interpellés ces derniers jours sur les réseaux sociaux ou autre, étaient clients de la librairie. Parce qu’il faut aussi faire passer le message à nos concitoyens que s’ils veulent garder des commerces de proximité, des commerces de qualité, il va falloir revoir nos modes de consommation (…). » Le maire en a aussi profité pour répondre à « certains », aux «recettes faciles », qui avancent que« la collectivité a les moyens d’empêcher la fermeture de certains commerces ou en tout cas de choisir les commerces qui peuvent s’installer dans les centres-villes ou dans les quartiers », en les préemptant. « Derrière, la collectivité, donc le contribuable, aura en charge les loyers à payer de ce fonds de commerce tant qu’il n’est pas repris. (…) Ce n’est pas parce que la Ville préempte un commerce que celui-ci va être automatiquement repris par un investisseur, entrepreneur, ou un commerçant. » Et de citer l’exemple du magasin Parano de la rue Buirette qui, préempté il y a quelque temps, était resté vide durant 3 ans.

Marion DARDARD

Extraits de l' union du 04/06/2018

    

    

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Une appli pour localiser les dépôts d’ordures sauvages

La jeune chambre économique veut fédérer les bonnes volontés afin d’organiser un grand nettoyage le 15 septembre en s’appuyant sur une « appli » qui cartographie les zones sales.


L'aide des Rémois est demandée pour localiser les zones sales du Grand Reims: décharges  sauvages, dépôts d'ordures réguliers, des zones où les cartons et sacs plastiques pullulent afin que ces points critiques soient nettoyés le I5 septembre.

 Et si les Rémois nettoyaient les rues de leur cité, tous ensemble, un même jour ? L’idée est portée par la jeune chambre économique de Reims. « Nous souhaitons rassembler les acteurs publics, les entreprises, les associations et le citoyen rémois autour de la plus ambitieuse action civique de l’histoire », lance Armelle Woiret, chargée de communication à la JCE Reims.

Ce défi est programmé le 15 septembre, un peu partout dans le monde. À l’origine de ce que l’on a appelé la « World CleanUp Day », une association : Let’s do it ! Accréditée au programme des Nations unis pour l’environnement, elle mène depuis 10 ans, des actions de nettoyage. La première édition, en Estonie, en 2008, avait permis de ramasser 10 000 tonnes de déchets par 50 000 volontaires (4 % de la population du pays). Cette année, l’association veut généraliser l’opération à 150 pays, (des actions sont d’ores et déjà programmées dans 120 pays) avec l’objectif de mobiliser 5 % de la population mondiale. En France, il s’agit ainsi de rassembler 3 millions de personnes. Des actions de nettoyage vont être menées ce 15septembre, dans la cité des sacres. « La Ville, le Grand Reims mais aussi des partenaires logistiques (PUM plastiques, Paginove) ont fait savoir qu’ils soutenaient cette cause. »

#BALANCETONDÉCHET

La JCE de Reims est à la recherche de « citoyens engagés » pour localiser les zones sales de la communauté urbaine, des endroits où l’on recense des décharges sauvages, des dépôts d’ordures réguliers, des zones où les cartons et sacs plastiques pullulent : « si vous souhaitez nous aider, il suffit simplement d’identifier les points de nettoyage lors de vos déplacements », poursuit Armelle Woiret. Comment ? En téléchargeant l’application World CleanUp sur votre smartphone puis en localisant les déchets que vous voyez partout où ils ne devraient pas être. Pour créer une émulation, un concours est lancé dans le cadre de la journée mondiale de l’environnement (le 5 juin) avec #BalanceTonDéchet, l’idée est de photographier les spots de déchets qui vous mettent hors de vous et de les poster sous les réseaux sociaux.

Hier, sur l’appli, dix points noirs avaient déjà été signalés sur le territoire du Grand Reims. Parmi ces zones sales : une décharge sauvage le long de la route de Bétheny à Cernay-lès-Reims où on y trouve bois, plastique, métal, pneus et autres déchets. Il y a aussi le dépôt d’ordures de la rue de la 12 eescadre d’aviation à Reims, où s’entassent des meubles en tout genre. « D’ici, quelque temps, en s’appuyant sur tous ces signalements, nous ferons un résumé des points principaux à nettoyer. On pourra ainsi savoir précisément où mettre des équipes et des points de collecte.L’investissement de chacun est important. Plus les citoyens, nous aiderons à localiser les points critiques, plus nous aurons de l’activité le 15 septembre » , ajoute Armelle Woiret. Ce jour-là étant aussi l’une des deux journées dédiée au patrimoine : « On souhaite être en adéquation en alliant monument et nettoyage. » Une action devrait aussi être menée pour nettoyer aux abords de monuments emblématiques de la cité. Alors, à votre smartphone !

A Reims, 3 800 interventions de nettoyage chaque année

Six agents municipaux sont chargés de faire place nette. La Ville fait aussi appel à des prestataires privés pour certains secteurs.

Leur champ d’action est limité : ils ne peuvent intervenir que sur la voie publique ou des terrains appartenant à la Ville. Lorsqu’un dépôt sauvage est signalé chez un propriétaire privé, la direction des déchets et de la propreté le contacte et lui fournit une liste d’entreprises pouvant procéder au nettoyage du site.

Ils ne chôment pas : les petits chemins de terre en marge de la ville, servent trop souvent de dépotoir ainsi 3 800 dépôts sauvages fleurissent chaque année à Reims. Un budget de 300.000 € est alloué pour que le service fonctionne.

À Reims, il existe trente points noirs, des zones où régulièrement des détritus en tout genre sont déposés.

Ce que dit la loi : les entreprises doivent confier les déchets générés par leurs activités à des sociétés privées (il en existe six autour de Reims). Quant aux particuliers, il y a quatre déchetteries à Reims et une 5 e à Sillery. Un système de collectes d’encombrants sur rendez-vous existe également. Ce qu’encourt le pollueur ? Côté sanctions, la brigade environnementale de la police municipale (composée de six agents) peut appliquer une amende de 5e classe (1500€), pour certains types de dépôts sauvages, avec passage devant le tribunal de proximité. Les petits dépôts peuvent vous faire encourir une amende de 38 €. À Reims, vous pouvez contacter Allô propreté au 03 26 77 71 11 pour signaler un dépôt sauvage ou bien l’apparition d’un graffiti. Le service reçoit 30 à 40 appels par jour.

Aurélie BEAUSSART

Extraits de l' union du 04/06/2018

    

    

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La zone 30, c’est pas si compliqué !

 Près d’un mois après sa mise en place, la nouvelle zone 30 laisse toujours   planer le doute sur certains points. Démêlons le vrai du faux.


La mise en place de la zone 30 se divise en deux phases, une de juillet 2018 à février 2019 au nord, et une seconde de mars à juin 2019 au sud.

REPÈRES

*.-  Lancée début juillet, la nouvelle zone 30 du centre-ville étendu compte en tout 51 kilomètres de roules. Malgré la communication de la Ville et les articles parus dans notre jounal, de nombreux points restent incompris par les usagers de la route .  

*.-  Pour vous éclairer sur cette nouvelle limitation voici des précisions importantes sur les principales questions liées à cette nouvelle zone, apportées par Laure Miller, adjointe au maire, déléguée aux espaces publics el à l'écologie

N° 1 : LES GRANOS BOULEVARDS ET AVENUES SERONT LIMITÉS À 30 KM/H :  FAUX

« Les grands boulevards et avenues ne sont pas limités à 30 km/h car ce sonr des axes structurants où il est nécessaire de maintenir une limitation à 50 km/ho pour diverses raisons, notamment la crrculation des bus, celle d'éventuels véhicules d'urgence, etc.. ., explique Laure Miller. Pas d'inquiétude donc les principales voies de circulation urbaine de la ville ne verront pas leurvitesse maximale autorisée abaissée, mais serviront juste de frontières à la zone 30, du boulevardjoffre à la place des Droits-de-l'Homme.

N° 2 : SEULS LES PANNEAUX INDIQUENT LES LIMITATIONS DE VITESSE :  FAUX

« D'un point de vue réglementaire, la zone 30 implique des panneaux indiquant la vitesse 30. Nous avons souhaité ajouter un marquage au sol avec le chiffre 30 entouré car c'est pour nous plus visible et donc plus efficace qu'un panneau. De plus, nous mettons en place des panneaux supplémentaires de coureurs différentes de celles d'un panneau réglementaire pour attirer l’attention des usagers sur l'encrée en zone 30. Ils seront donc disposés tout le long de la gronde zone 30 du centre-ville. Nous les déployons au fur et à mesure que s'installe la zone 30.

N° 3 : IL Y AURA DES AM ÉNAGEM ENTS SUPPLÉMENTAIRES LIÉS À LA ZONE 30 : VRAI

Nous avons prévu de réaliser un suivi du respect de cette zone 30 grâce à des radars pédagogiques.

A partir des données recueillies, nous examinerons au cas par cas chaque rue, pour pouvoir si c’est nécessaire d'y ajouter un ralentisseur, ou bien d'organiser un stationnement bilatéral qui, sous forme de chicane, permettrait de ralentir les automobilistes, souligne Laure Miller.

Pas d'inquiétude pour le moment donc, le nombre de places de stationnement ne devrait pas diminur, et même s'accroître.

N° 4 : LA MISE EN PLACE DES LIMITATIONS DE VITESSE EST IMMÉDIATE :  VRAI et FAUX

lame Miller poursuit: «Quant à la mise en place de la limitation de vitesse, nous déployons la zone 30 par îlots. Une fois l'ilot équipé par les panneaux et le marquage au sol et d'éventuels aménagements. la vitesse limitée à 30 est applicable. En effet, les arrêtés municipaux sont pris au fur et à mesure. La mise en place de la zone 30 se divise en deux phases, une de juillet 2018 à février 2019 au nord, et une seconde de mars à juin 2019 au sud. La limitation est donc déjà effective au nord, et bientôt au sud.

Hugo PALACIN

Extraits de l' union du 04/08/2018

La zone 30 ira de la gare aux Droits-de-l’homme

C’est dans un « centre-ville élargi » que la vitesse autorisée sera réduite à 30 km/h. Premiers aménagements dès ce mois de juillet, pour un achèvement en juin 2019.


Il existe déjà une dizaine de kilomètres de zone 30 dans le centre de Reims. L’été prochain, on en comptera 40 de plus.
A.P.

 Vous avez aimé le passage de 90 à 80km/h sur les routes de campagne? Vous allez adorer le passage de 50 à 30km/h dans le centre de Reims. Le maire a donné hier des précisions sur cette mini révolution en matière de circulation urbaine.

1 - FORTE DEMANDE

Pourquoi cette réduction de la vitesse ? Le maire invoque à cet égard plusieurs arguments.

Et d’abord une « forte demande des riverains pour un apaisement de la circulation. » Demande qui s’exprime non seulement dans les conseils de quartier ou lors des permanences, mais aussi « dans les contacts quotidiens ». « Les ateliers de concertation mis en place dans la perspective du projet Grand Centre ont aussi fait apparaître cette demande ».

2 - DISSUASION

Un autre objectif de la mise en place de la zone 30 dans le centre est de dissuader ceux qui n’ont rien à y faire a priori, les conducteurs en simple transit, de le choisir comme itinéraire, et de les aiguiller sur les boulevards de contournement.

Selon le maire, environ 50 % du trafic serait concerné.

3 - SÉCURITÉ ET ENVIRONNEMENT

Quand on roule à 50 à l’heure, il faut 26 mètres pour s’arrêter ; quand on roule à 30, 13 mètres suffisent. Quand vous roulez à 50, il y a 80 % de probabilité de blessures mortelles en cas de choc avec un piéton, 10 % seulement quand vous roulez à 30. Dans une zone 30, piétons et cyclistes doivent donc se sentir nettement plus en sécurité que dans des rues ordinaires.

Et donc cette réduction de la vitesse se veut aussi une incitation à utiliser davantage les modes de déplacement « doux », comme la marche et le vélo (on pourrait ajouter la trottinette et autre gyropode), ce qui par contrecoup doit avoir une incidence favorable sur la qualité de l’air, et réduire en même temps les nuisances sonores.

4 - CENTRE-VILLE ÉLARGI

Tout cela, le maire ou son adjointe à la voirie Laure Miller l’avaient peu ou prou déjà mentionné. La nouveauté d’hier, c’est le fameux périmètre d’application de cette réduction de vitesse.

Il s’agit d’un « centre-ville élargi », qui ne se limite donc pas aux pôles hôtel de ville et cathédrale, mais qui inclut Saint-Remi : la fameuse zone ira donc grosso modo de la gare SNCF Centre jusqu’à la place des Droits-de-l’homme pour son axe ouest-est, et de la Coulée verte jusqu’à l’axe Paix Pasteur Victor-Hugo pour l’axe sud-nord.

5 - ÉTALEMENT SUR UN AN

La mise en place de la vitesse à 30km/h ne se fera pas d’un seul coup sur l’ensemble de cette vaste superficie, mais s’échelonnera sur un an, à partir de ce mois de juillet 2018, jusqu’en juin 2019.

Le premier secteur concerné sera un petit triangle compris entre les rues Cérès et Voltaire ainsi que le cours Anatole-France.

6 - INFORMATION ET RAPPEL

Vous ne devriez pas être pris en traître par cette fameuse zone 30 ; tout sera fait au contraire pour que l’automobiliste soit bien averti du moment où il pénètre dans celle-ci : par la signalétique d’une part, mais aussi par un revêtement distinct d’autre part (si ce n’est sur l’intégralité de la voirie, au moins à l’entrée de rue). Et aux intersections, des rappels seront présents.

7 - PIÉTONS ET CYCLISTES FAVORISÉS

Plusieurs conséquences très concrètes de l’instauration d’une zone 30 : une première, c’est que les passages protégés piétons n’auront plus lieu d’être, lesdits piétons seront d’office considérés comme prioritaires. Une deuxième, c’est la généralisation des priorités à droite.

Une troisième, c’est la systématisation des doubles sens cyclistes, c’est-à-dire que, dans toutes les voies de circulation de la zone 30 (ou quasiment toutes), vous devrez vous attendre à voir des vélos, non seulement rouler dans le même sens que vous, mais aussi à en voir arriver en contresens (même si la rue est en sens unique pour les voitures).

Bref, tout cela fera de nouvelles habitudes à prendre et de nouveaux réflexes à acquérir. Des radars pédagogiques seront installés pour vous y aider.

FAUSSES PISTES ?

Cette ample zone 30 vise, entre autres, à développer l’usage du vélo en ville. Combien de parents en effet, n’osent pas aujourd’hui laisser leur progéniture pédaler du domicile à l’école ou au collège par crainte d’un accident ? Ils devraient être plus confiants à l’avenir. On peut donc supposer que les militants du vélo en ville apprécieront cette disposition. À moins qu’ils ne considèrent que, par ce biais, la Ville a trouvé un moyen astucieux de se dispenser d’aménager de vraies pistes cyclables.

Antoine PARDESSUS

Extraits de l' union du 29/05/2018

La zone 30 sera effective en septembre

Dans le cadre de la lutte contre la pollution de l’air, Arnaud Robinet, maire, a annoncé que la zone 30 sur un large périmètre du centre-ville serait opérationnelle en septembre.


Le large périmètre de cette future zone 30 sera présenté avant l’été selon le maire, Arnaud Robinet. 

Lors d’une conférence de presse, la Ville a présenté sa politique en matière de qualité de l’air. « Le fait que la France soit renvoyée par la Cour de justice par l’Union européenne à ce sujet est un signal fort, mais cela ne doit pas laisser penser que rien n’est fait » , a expliqué Arnaud Robinet, maire. Il a évoqué des actions volontaristes, rappelant que la Ville a été primée à ce sujet, estimant « que les solutions sont plus complexes qu’on veut le dire » , prônant une écologie incitative et non punitive, pragmatique plutôt que dogmatique.

En termes de politique cyclable, il a reconnu que Reims n’était « pas une ville cyclable » : « On a été longtemps à la traîne. » Mais il a mis en avant les réalisations menées ces dernières années (la Ville affirme être déjà au-delà des 37 km d’aménagements cyclables réalisés sous le mandat d’Adeline Hazan) et a notamment évoqué la mise en zone 30 km/h sur un large périmètre du centre-ville. « Une zone qui doit faciliter la cohabitation justement avec les vélos et qui sera couplée avec la mise en place d’une offre de vélos en libre-service. » Cette zone 30, pour laquelle Vél’Oxygène a été interrogée, doit être présentée avant l’été et elle sera opérationnelle courant septembre.

RÉFLEXION SUR LA TRAVERSÉE URBAINE AVEC L’ÉTAT

Par ailleurs, la circulation des véhicules étant l’un des facteurs de pollution, avec le chauffage et l’industrie, Arnaud Robinet a encore pointé la traversée urbaine, « qui remplit une fonction irremplaçable » . La Ville avec l’État réfléchit à des solutions pour réduire le trafic sur cette voie, « que ceux qui n’ont pas nécessité à y être empruntent un autre axe » . Le maire a aussi rappelé que le Grand Reims était engagé dans la rénovation énergétique via une plateforme dédiée. « Pour les bornes électriques dans les parkings, nous attendons les financements de l’État, mais s’ils ne viennent pas, on financera. »

Laure Miller, adjointe à l’écologie urbaine, a confirmé que l’État « ne nous aide pas toujours beaucoup. Mais on s’empare du sujet avec des mesures de long terme pour la qualité de l’air, la qualité de vie, pour une ville plus apaisée. On verra l’effet ces prochaines années. On n’est pas dans la communication comme l’opposition incite à le faire sur des pics de pollution, on est dans la lutte contre la pollution chronique. Le sujet est trop sérieux pour faire des raccourcis comme parler d’équivalent en consommation de cigarettes.

L’élue a aussi indiqué que l’écologie est l’affaire de tous et que les Rémois seraient sensibilisés sur les gestes au quotidien qui peuvent être réalisés par chacun à travers une plaquette notamment. Jean-François Husson, sénateur et président d’Atmo Grand Est (réseau d’associations pour la surveillance de la qualité de l’air), a souligné que la pollution avait baissé entre 2005 et 2014 à Reims (environ 40 %) : « Mais il est important de rappeler qu’il faut du temps pour que les décisions fassent effet. »

Très peu de choses depuis 4 ans

Éric Quénard, chef du groupe La gauche écologique et solidaire de Reims, n’en démord pas : « La majorité municipale est là depuis quatre ans et peu de choses ont été mises en place, les propositions ne sont pas à la hauteur des enjeux. Pour la traversée urbaine par exemple, on est encore en train de discuter avec l’État, que de temps perdu ! Nous, nous faisons des propositions et nous allons d’ailleurs les décliner chaque jour sur les réseaux sociaux au cours de cette Semaine européenne du développement durable. »

Yann LE BLÉVEC

Extraits de l' union du 29/05/2018

    

    

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Le quartier Clairmarais bientôt doté d’une place piétonne et ludique

Le parvis de l’école Anquetil, près de l’église Saint-Thomas, sera bientôt étiré avec la création d’une place. Objectif : sécuriser l’accès à l’établissement.


La rue Anquetil contournera la place, en sens unique, comme actuellement. Le parking sera supprimé, mais des places de stationnement sont prévues le long de la voie de circulation.

Des sculptures d’animaux en fonte, des rochers en béton, un espace prairie et même des flaques d’eau reconstituées ! La future place située devant l’école Anquetil, dans le quartier Clairmarais, a été pensée « comme un tapis d’éveil, comme un tapis de jeu d’enfant », a précisé d’emblée enthousiaste Agathe Bassot, directrice adjointe du service des déplacements et études sur les espaces publics du Grand Reims, venue présenter le projet aux habitants lors du dernier conseil de quartier.

Les travaux devraient démarrer dès septembre pour se terminer en mai 2019

À la génèse de cette opération d’aménagement, plusieurs problématiques : « Cet espace situé devant l’école Anquetil présente actuellement quelques dysfonctionnements. La rue est en effet collée à l’école. » Ce qui pose des problèmes de sécurité aux heures d’entrée et de sortie et empêche le bâtiment scolaire, plutôt intéressant architecturalement parlant, d’être visible par manque de recul. « Le stationnement est anarchique, le parking n’est pas très qualitatif, tout comme les plantations et le secteur souffre d’un manque d’aménagements cyclables et d’assises. » L’objectif de la nouvelle place sera donc d’intégrer du végétal (une vingtaine d’arbres sont prévus) en harmonie avec l’opération immobilière qui se termine juste en face sur l’ancienne friche de l’usine Socatrem. Le nouveau mail piétonnier, nouvellement créé, aboutira donc sur cette « placette » dont la surface équivaudra au parvis de l’église Saint-Thomas, tout proche, soit environ 2 800 m 2 .

« L’idée est d’étirer le parvis de l’école afin de créer un lieu accueillant pour tous, familles, écoliers et riverains », en période scolaire mais aussi pendant les vacances. « Nous proposons de faire passer la rue Anquetil autour de cette place, de manière à écarter la voirie de l’établissement. » Les automobilistes qui contourneront donc le nouvel espace, en sens unique, comme actuellement, traverseront un espace de stationnement repensé : le parking sera supprimé, mais des places sont prévues le long de la voie de circulation. Quant à la place elle-même, elle comprendra plusieurs espaces, « iceberg, prairie ou encore montagne ». Ce sera « ludique, avec un travail de la matière, plutôt sur le béton, en volume et en traitement des matériaux pour symboliser des ambiances » et « vivre l’espace public d’une autre manière ». Le béton sera teinté et « matricé »,c’est-à-dire que des empreintes pourraient y être moulées. Des animaux en fonte seront mis en place comme un rhinocéros ou encore un ours. Des zones d’enrochement, « comme au zoo de Vincennes », sont également prévues. Enfin, une réflexion est menée pour remplacer le portail de l’école et empêcher la vue sur la cour.

Les travaux devraient démarrer en septembre prochain pour se terminer en mai 2019. Budget global : 1,78 M €.

Que pensez-vous du réaménagement de cet espace public ?

Antonio RAMOS

Gd-père d’élèves

J'ai deux petits-fils ici, que j'amène el que je viens chercher en voiture, parce que j'habite du côté de la rue Desbureaux. Je n'étais pas au courant de ce projet d'aménagement. En tant qu'automobiliste, ça ne m'arrange pas, je préfère m'approcher au plus près de l'école our récupérer les enfants.

Karina GUERNI

Animatrice scolaire

Je viens tous les jours travailler id. C'est déjà difficile de trouver de la place pour stationner, même avec un macaron handicapé comme j'en ai un! Alors je serai encore plus embêtée si on supprime du stationnement. Mais concernant la sécurité des enfants, ça sera quand même mieux, à cause des voitures.

Stéphanie TABARY

Maman d’écoliers

J'avais effectivement entendu parler de quelque chose, il y a six mois Je viens ici à pieds. Je n'al pas de problème de stationnement, C'est un très bon projet pour la sécurité. Il y a parfois des voitures qui roulent à contresens, certaines roulent vite, ce sera bon pour la détente des enfants après l'école.

Roland BERNARD

Gd-père d’écoliers Je viens souvent à pied, mais en voiture quand il pleut, Le pire pour se garer c'est le mercredi, c'est toujours plein! Ce projet va donc accroitre le problème du stationnement. Concernant la sécurité, les enfants ne sont pas en danger ici, les gens roulent doucement, en dix ans je n'ai jamais vu un pépin

Violaine FAIVRE

Maman d’élèves

Un espace de jeu pour les enfants devant l’école ? C’est pas mal comme idée ! Il n’y a rien comme ça dans le coin, à part près de l’église. Je pense que ça sera mieux pour la sécurité des enfants, en revanche supprimer du stationnement risque d’être gênant pour ceux qui viennent en voiture, ce qui n’est pas mon cas.

Alice RENARD et Antoine PARDESSUS

Extraits de l' union du 29/05/2018

    

    

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Il y a 350 ans, quand la peste décima Reims

La cité des sacres connut plusieurs épidémies, mais celle de 1668 fut dramatique. Une stèle rend hommage aux victimes et notamment au chirurgien qui les accompagna. Jusqu’à la mort.


Estampe montrant le chirurgien Nicolas Colin. Le Rémois décéda à la Buerie en 1668, près d’un mois après le début de l’épidémie. Document BM 514546101PC_Colin_M_001


Située au pied du pmt de Vesle, une stèle rend hommage aux victimes de l'épidémie de 1668 et notamment au chirurgien Nicolas CoIll ainsi qu'à sept religieuses.
Michel Thibault

À SAVOIR

*.- FACE À LA GÉNÉREUSE DÉCISION de Nicolas Colin de s’enfermer auprès des pestiférés, la Compagnie ordonne que de faire porter immédiatement trente louis d’or à son épouse pour subvenir aux besoins de la famille qu’il délaisse.

*.- IL SEMBLE QUE LA FILLE DU DOCTEUR COLIN, Simonne, ait pris sa suite. Jeune postulante, elle demande aux administrateurs de l’Hôtel-Dieu, comme une faveur, la permission de consacrer sa vie aux malades. En 1721, elle se retrouve sous-mère de la communauté et décède en 1724 à l’âge de 76 ans.

*.- LA STÈLE REND ÉGALEMENT HOMMAGE À 7 RELIGIEUSES de l’Hôtel-Dieu : Benoîte le Bègue morte le 26 juillet, Marguerite Croquet le 2 août, Perette Fouques le 19 août, Rose Philippoteau le 21 août, Jeanne Pussot le 2 septembre, Perette Quintin, le 5 septembre et Louise Raoulx le 18 septembre. Deux autres religieuses sont également mortes de la peste mais non décédées à la Buerie. Tous et toutes, victimes d’avoir prodigué des soins et accompagné les pestiférés dans leurs derniers moments.

Il a longtemps trôné place Colin, à deux pas de la Comédie. Déplacé avant les travaux du tramway, il gît désormais en contrebas du pont de Vesle, pratiquement caché du regard des passants. Plusieurs fois vandalisé (les deux bras de la croix ont disparu), le monument qui rend hommage aux victimes de la grande épidémie de peste de 1668 passe aujourd’hui presque inaperçu. C’était sans compter sur l’infatigable Michel Thibault, grand collectionneur de cartes postales anciennes et amoureux de sa ville natale, au point d’être l’auteur de 14 ouvrages sur Reims et sa région. Ce passionné d’histoire s’est plongé dans les archives et nous livre découvertes et anecdotes liées à cette période tragique.

AU MILIEU DES MARÉCAGES, BRUMES ET BROUILLARDS DE LA VESLE

1668… Louis XIV est roi de France, La Fontaine commence à écrire ses fables et on joue L’Avare de Molière. À Reims, la peste, qui avait déjà sévi en 1635 et 1650, s’abat à nouveau sur la ville. Les pestiférés sont placés en quarantaine à la Buerie, ou Buanderie, une dépendance de l’Hôtel-Dieu (aujourd’hui palais de justice) située au-delà des remparts sur les bords de la Vesle prévus initialement pour laver les linges des malades. C’est donc en ces lieux, un champ humide bordé par la Vesle et des fossés, que sont placés les malades dont on redoute le contact.

Pour éviter la propagation de la peste, des parfums sont brûlés, on enfume les tribunaux, les confessionnaux, les maisons
Michel Thibault

« Au XVII e siècle, malgré les progrès toujours croissants, explique Michel Thibault, c’était encore un terrible mot que celui de contagion. Catastrophe pour la ville sur qui tombait cette malédiction. À cette époque, il y avait une police absurde et superstitieuse, des précautions effrayantes, l’appareil lugubre des séquestrations, des réclusions, des déplacements forcés, tout ce qui peut ébranler l’imagination. Au dehors : les campagnes en armes, les issues coupées, un blocus impitoyable. »

Calais est d’abord touchée, Dunkerque puis Lille. Colbert passe dans sa ville natale le 29 mars 1668, en route pour Aix-la-Chapelle, où la paix doit être signée. Il n’y a, à cette date, aucun cas de peste à Reims. Mais on apprend, le 8 avril, que le mal est à Soissons. « Le 16 avril, le Conseil de Reims décide d’exiger des billets de santé pour toutes les personnes venant des lieux pestiférés, ce qui n’empêche pas le régiment du Royal Allemand, venant probablement de Flandre où la peste sévit, de faire étape à Reims. Le jour de la Pentecôte 1668, le cardinal Barbelin décide d’une procession du suaire de saint Remi à la cathédrale afin qu’il plaise à Dieu de détourner ce fléau et d’en préserver la ville… »

Les premiers malades sont signalés début juillet (lire aussi par ailleurs). Nicolas Colin, chirurgien major dans les armées du roi, accourt à Reims, sa ville d’origine, pour les soigner. Il s’enferme à la Buerie auprès des pestiférés. Vite contaminé, il décède le 29 juillet 1668, à l’âge de 46 ans.

PROCESSION ET QUARANTAINE

À partir de cette date, le mal couvre la ville . « La Buerie est exclusivement destinée aux pestiférés. Un lazaret est mis en place à Clairmarais pour les suspects, des réclusions à domicile sont prononcées pour les autres. La Tour Saint-Victor reçoit deux loges en planches avec paillasses, vingt autres sont dressées dans un jardin voisin et neuf cabanes semblables s’étendent dans le pré jusqu’à la Vesle. Pour éviter la propagation de la peste, des parfums sont brûlés, on enfume les tribunaux, les confessionnaux, les maisons… On brûle les moindres ordures, paillasses, oreillers, couvertures et linges des malades. »

Malgré les déclarations officielles, les morts se multiplient à la Buerie située au milieu des marécages, brumes et brouillards de la Vesle. «Les registres des paroisses notent 402 sépultures. En fait, on estime à plus de 2 000 le nombre de victimes. Les malades décédés à la Buerie ont été enterrés dans le cimetière tout proche. Beaucoup le furent au hasard, dans les jardins ou à la campagne. Des fosses communes furent également ouvertes. » L’épidémie touche à sa fin l’hiver suivant. Seuls quelques décès dus au choléra sont alors recensés.

Des vêtements contaminés

Les premiers cas de peste se déclarent en juillet 1668, dans la famille du serrurier Olivier, habitant le faubourg Cérès. La femme meurt le 9 et son mari le 11. Un enfant malade est emmené à la Buerie, mais les cadavres des parents restent dans le jardin. On ordonne au médecin Pierre Oudinot et au chirurgien Claude Lebrun d’aller examiner les corps « par-dessus la muraille du jardin, avec le plus de précaution qu’ils pourront, sans les approcher »… « Il paraîtrait que ledit Olivier , poursuit M. Thibault, avait acheté des vêtements contaminés à un soldat suisse d’une compagnie venant de Flandre. À cette époque, le commerce de fripes était très courant. » Les jours suivants, de nouveaux cas sont découverts : près de l’église Saint-Hilaire, puis rue du Barbâtre, la belle-sœur du serrurier Olivier est également atteinte… D’autres foyers infectieux apparaissent cour des Échelles, rue des Murs, etc.

Sources : La chronique de Champagne 1837, La peste à Reims en 1668, par Dubourg-Maldan. Vivre et mourir à Reims au Grand Siècle.

Extraits de l' union du 12/05/2018

    

    

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La nouvelle navette sans chauffeur qui gravit la pente de la gare TGV

Essai concluant avec les premiers passagers de l’engin autonome ; le petit trajet de deux minutes s’effectue tout en souplesse.


Avec le journaliste de L’union, beaucoup de simples curieux parmi les premiers passagers de la navette, et non pas des voyageurs ayant effectivement besoin de prendre le train.
Édouard Lantenois

À SAVOIR

*.- LA NAVETTE autonome électrique reliant le terminus de la ligne B du tramway à la gare TGV de Bezannes fonctionnera, jusqu’au 30 juin, du lundi au samedi de 7 à 13 heures, puis de 15 à 20 heures.

*.- SON ACCÈS est gratuit. La capacité maximum est de 11 passagers à chaque fois (à bord se trouve toujours un accompagnateur). Ce véhicule est accessible aux personnes en fauteuil roulant.

*.- CE QUI SE PASSERA après le 30 juin dépendra des résultats de la phase d’expérimentation actuelle.

J’avais rédigé l’article annonçant la mise en service de la navette autonome ; il fallait ensuite aller constater sur place comment les choses se passent concrètement. Je n’étais pas le seul à avoir eu cette idée : hier après-midi à l’heure dite pour le début de l’ouverture de l’engin au service commercial, un petit groupe de gens se tenait déjà là : Jean-Michel et Annick, de Bezannes, Marie-Josée, de Reims, avec son petit-fils Clément, quelques autres encore… « J’avais vu ça dans L’union ce matin, confie Marie-Josée, alors on est venus tester. C’est une bonne idée pour les personnes âgées… » « Pas seulement elles, renchérit Annick,cette montée, en hiver ou sous la pluie, c’est mortel ! »

La montée en question, c’est le fameux raidillon qui sépare le terminus de la ligne B du tramway du parvis de la gare TGV de Bezannes ; guère plus de 200 mètres de long, mais une pente de 13 % que les malheureux voyageurs sont obligés de gravir à pied avec armes et bagages : faire monter le tramway tout en haut de la butte avait été jugé d’un coût exorbitant. La navette autonome qui entre en service commercial -à titre expérimental- cet après-midi-là est censée mettre un terme à cette galère.

Nous patientons donc devant l’engin, qui fait penser à une grosse caisse à savon rouge sur roues, mais avec une esthétique soignée. La porte s’ouvre. « Désolé, avertit un technicien qui se trouve déjà à bord, nous faisons un aller-retour sans prendre personne. » Allons bon ! Nous apprendrons très vite qu’à chaque fois que l’on « ouvre une session de mobilité » (que l’engin est mis en service après un temps de coupure), il faut faire une « marche à blanc », histoire de vérifier que la navette est bien paramétrée.

ON APPUIE SUR UN BOUTON, ET C’EST PARTI !

Après ce trajet de contrôle, qui n’a pas pris 5 minutes, je peux monter à bord. Comme on me l’avait annoncé, on ne trouve dans l’habitacle ni tableau de bord ni volant. Six sièges s’offrent aux passagers, en tout on peut tenir à douze. Mais ces passagers ne sont pas livrés à eux-mêmes : il y aura toujours un accompagnateur à bord, « la main sur le bouton stop, au cas où ». Et comme nous sommes quand même au tout début de l’expérimentation, nous avons même droit à deux accompagnateurs ! L’un d’eux, Christophe, va juste appuyer sur un bouton jaune pour déclencher la mise en branle du véhicule. Celui-ci se déplace ensuite tout seul, sur l’itinéraire qui lui est imparti.

Le court trajet (de l’ordre de deux minutes) se passe tout en douceur : pas d’à-coups jusqu’au terminus. C’est l’occasion de poser des questions : « Et en cas de verglas, qu’est-ce qui se passe ? » demande Annick. « On ne monte pas ! répond Christophe, mais le bus ne montera pas non plus… » « Et quelle est votre autonomie ? » s’enquiert votre serviteur (rappelons qu’il s’agit d’un véhicule électrique). « Normalement 8 heures, mais comme ici on a une forte pente, ça sera sûrement moins. »

Pas le temps d’en dire beaucoup plus : le voyage s’achève déjà. Essai concluant. Ceux qui veulent en faire l’expérience à leur tour ont jusqu’au 30 juin pour cela.

OÙ EST L’INTÉRÊT ?

Cette navette se veut certes innovante, mais il y a une question qui nous tarabuste quand même : on pensait que l’intérêt d’être un véhicule autonome c’était d’économiser un poste de chauffeur (si tant est qu’il soit souhaitable de faire disparaître ces emplois). Or la navette nécessite la présence d’un accompagnateur ! Où est le gain dans ces conditions ? Les réponses que l’on nous a faites à cette question nous ont laissés sur notre faim…

A.P.

Antoine PARDESSUS

Extraits de l' union du 02/05/2018

 Entre tram et TGV, un véhicule sans chauffeur

Une navette électrique autonome entre en service ce mercredi 2 mai pour relier le terminus de la ligne B du tramway et la gare TGV Champagne-Ardenne.

 
Et voilà la bébête! Un mini-minibus de 12 places, sans chauffeur (mais avec accompagnateur quand même). A.P.

L’ESSENTIEL

*.- POUR DES RAISONS D’ÉCONOMIE, la ligne B du tramway s’arrête à quelques hectomètres de la gare TGV de Bezannes, au pied d’une pente assez raide.

*.- À PARTIR DE CE MERCREDI 2 mai et jusqu’au 30 juin, une navette électrique autonome est expérimentée, qui doit permettre au voyageur de gravir la pente sans mal.

*.- À BORD DE CETTE NAVETTE SE TROUVERA quand même un accompagnateur, susceptible d’en reprendre les commandes à tout moment

.1 - FIN DE GALÈRE

Jusqu’à présent, ceux qui choisissaient de prendre le tramway pour se rendre à la gare TGV de Bezannes n’étaient pas vraiment gâtés : les derniers hectomètres, ils devaient les parcourir à pied, à la merci du vent et de la pluie, et gravir une pente assez raide -pas commode avec une grosse valise ou une poussette- ou cheminer par une rampe plus douce mais beaucoup plus longue…

Cette galère, imposée par un souci de bonne gestion des deniers publics -faire arriver le tramway en haut de la butte où a été construite la gare aurait coûté très cher –, cette galère donc, pourrait bientôt prendre fin : tout dépendra des performances de la navette que Citura expérimente à partir de ce mercredi 2 mai.

2 - PAS DE CHAUFFEUR, DES CAPTEURS

Ce véhicule se veut novateur : il roule à l’électricité, et surtout, il est dit autonome, c’est-à-dire que personne n’est censé le conduire.

Il se débrouille tout seul grâce à un système de capteurs associés à un guidage par GPS « précis au centimètre près » selon le directeur de Citura Paul Berretrot, « soit un niveau bien plus fin que celui que nous utilisons dans nos voitures » .

3 - UN ACCOMPAGNATEUR À BORD

Toutefois les passagers ne seront pas livrés à eux-mêmes. «Autonome, précise en effet Paul Berretrot, cela veut dire que le véhicule n’a pas de volant ni de pédales dans l’habitacle, et qu’il évolue sans conducteur ; mais il y aura à bord un accompagnateur pour garantir la sécurité ; il ne conduira pas, mais à tout moment il sera en mesure de reprendre la main . »

Cette navette en effet évoluera sur un parcours bien défini, mais qui ne sera pas physiquement protégé de l’environnement, comme peut l’être un métro automatique par exemple. Elle aura notamment à franchir à un moment une voie de circulation.

4 - DOUZE PLACES EN TOUT

Ce nouvel équipement innovant est fabriqué par une entreprise française de Toulouse, Easymile.

Le véhicule ressemble à un mini-minibus, avec quatre roues quand même, et dispose de 12 places en tout, dont six assises.

Cela permet d’embarquer 11 passagers maximum à chaque fois, puisqu’il faut garder une place pour l’accompagnateur.

5 - PREMIERS PASSAGERS À 15 HEURES

La navette a déjà effectué plusieurs « marches à blanc » depuis la semaine dernière, qui l’a vue accomplir ses premiers tours de roue. Elle entrera en service commercial ce 2 mai à 15 heures, après une ultime série d’essais dans la matinée. Elle sera accessible gratuitement, et effectuera le trajet en une à deux minutes. Elle ne vous déposera (ou ne vous prendra) toutefois pas à la porte de la gare TGV, mais de l’autre côté du parvis.

6 - ET APRÈS ?

Cette navette innovante sera en expérimentation jusqu’au 30 juin. Que se passera-t-il après ? « Cela dépendra essentiellement de deux choses , répond Paul Berretrot :d’une part de la fiabilité technique, d’autre part de l’appétence du public : on verra si celui-ci se sent à l’aise dans un tel engin ou s’il est réticent. » Le point de repère à cet égard sera la fréquentation habituelle de la station terminus du tramway : 300 personnes par jour.

Antoine PARDESSUS

Extraits de l' union du 02/05/2018

    

    

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Un spectacle royal pour Notre-Dame

L’équipe de la société Moment Factory a présenté, hier, ce qu’elle envisageait de faire pour mettre en valeur la cathédrale Notre-Dame mais aussi, à terme, la basilique Saint-Remi.


A partir du printemps 2019, le spectacle invitera le public à revivre la journée du sacre d’un roi, des premières lueurs de l’aube aux grandes festivités nocturnes. En attendant, une « évocation lumineuse» sera proposée en novembre prochain.
Moment Factory

Les membres de Moment Factory, la société canadienne spécialisée dans les mises en lumière spectaculaires, avec effets spéciaux, vidéos et sons haute définition, nous promettent une aventure exceptionnelle, au pied de la cathédrale Notre-Dame et de la basilique Saint-Remi. « Notre métier, c’est de rassembler les gens pour leur faire vivre des expériences collectives » , a souligné, hier à Reims, Eric Fournier, le producteur exécutif de cette entreprise à qui l’on doit notamment le magnifique son et lumière de la Sagrada Familia à Barcelone.

Venu de Montréal et accompagné de plusieurs membres du bureau parisien de Moment Factory, Eric Fournier a expliqué que le spectacle, proposé en 2019 à la cathédrale puis en 2020 à la basilique, proposera une expérience immersive, qui pourra varier selon l’endroit où l’on se place. « L’idée n’est pas de mettre du papier peint sur une œuvre architecturale mais de chercher les détails qui peuvent la magnifier. Il s’agit aussi d’évoquer plutôt que de raconter » , précise-t-il.

Si aucune image de synthèse du futur spectacle n’a été dévoilée – « nous n’en sommes qu’au début du processus de création » , a insisté hier Eric Fournier –, son équipe a glissé qu’environ 70 projecteurs nouvelle génération seront déployés et qu’ils apporteront une luminosité et une résolution très « avant-gardistes » . Grâce à une application téléchargée sur leur téléphone portable, les spectateurs pourront aussi découvrir une mine d’information sur certains éléments mis en lumière.


L'idée n'est pas de mettre du papier peint sur une œuvre architecturale mais de magnifier les détail"
Éric Fournier, producteur exécutif de Moment Factory

CAPTER L’ASCENSEUR ÉMOTIONNEL PENDANT UNE JOURNÉE DE SACRE

« Nous avons commencé à nous documenter sur la cathédrale en écoutant la musique de Guillaume de Machault et en regardant des tableaux ainsi que de très nombreuses gravures représentant les cérémonies du sacre à Reims, pendant lesquelles les émotions devaient être extrêmement fortes pour tout le monde. Aujourd’hui, notre objectif est justement de capter cet ascenseur émotionnel ! », indiquent Bruno Ribeiro et Jean-Baptiste Hardoin, respectivement réalisateur et directeur de création. Les deux hommes qui pilotent le projet sont déjà venus plusieurs fois à Reims pour s’imprégner de l’atmosphère qui se dégage de la cathédrale et de la basilique, mais aussi du palais du Tau.

UN PROJET EN PLUSIEURS ÉTAPES

Aidée sur le plan historique par Franck Ferrand, l’équipe de Moment Factory devrait réaliser ses premiers essais sur site en septembre prochain. Et, fin novembre, lors du marché de Noël, le public pourra découvrir sur la façade de Notre-Dame une « évocation lumineuse » . Mais, pour découvrir le véritable spectacle, qui devrait durer une quinzaine de minutes et dont la musique sera composée par The Shoes, il faudra attendre le printemps 2019. Enfin, pour voir le volet sur la basilique Saint-Remi, il faudra patienter jusqu’au printemps 2020.

1,4 million d’euros pour l’artistique

Le spectacle de Moment Factory, qui proposera au public de revivre la journée du sacre d’un roi, des premières lueurs de l’aube aux grandes festivités nocturnes, concernera à terme la cathédrale Notre-Dame, le palais du Tau et la basilique Saint-Remi. Une option a également été posée pour le cloître du musée Saint-Remi. Hier, Arnaud Robinet, le maire de Reims, a précisé que le coût artistique du projet se chiffrait à 1,4 million d’euros. Quant à la partie technique, elle ne serait pas encore chiffrée. « En effet, l’appel d’offres pour la partie technique court encore. On devrait connaître le résultat courant juillet », souligne-t-on en mairie. Pour la partie artistique, un appel à mécénat a d’ores et déjà été lancé. « Il a déjà permis de recueillir 40 000 euros en dons financiers et de compétences », a dit hier Arnaud Robinet.

Valérie COULET

Extraits de l' union du 01/06/2018

 Un nouveau son et lumière pour l’automne

La Ville a choisi la très cotée société québécoise Moment Factory pour mettre   en lumière la cathédrale Notre-Dame. Le groupe rémois The Shoes composera la musique.


Le spectacle «Rêves de couleurs», qui illumine la façade de Notre-Dame depuis 2011, sera présenté pour la dernière fois du 30 mai au 31 août.

Ceux qui se sont lassés de « Rêves de couleurs », le spectacle de Skertzò présenté depuis 2011 sur la façade de la cathédrale de Reims, peuvent se réjouir. Car, à partir de l’automne prochain, ils pourront découvrir un nouveau son et lumière. Après avoir lancé en novembre dernier un appel d’offres, la Ville de Reims a annoncé hier qu’elle avait choisi Moment Factory, une société québécoise connue pour ses shows lumineux présentés à la basilique de Montréal, à la Sagrada Familia de Barcelone ou lors du fameux Super Bowl américain.

Six surfaces de projection et un premier volet dévoilé dès l’automne à la cathédrale

Créée en 2001 par Sakchin Bessette et Dominic Audet, rejoints en 2007 par Eric Fournier, un ancien responsable du Cirque du Soleil, Moment Factory a été retenu parmi une dizaine d’autres concepteurs vidéo de renom. Le futur spectacle des Québécois s’annonce très spectaculaire et avant-gardiste car il se déploiera sur six surfaces de projection. Si le premier volet sera dévoilé à l’automne sur la façade de Notre-Dame, les suivants relieront la cathédrale à la basilique Saint-Remi.

La création musicale de ce spectacle numérique, qui attirera aussi bien les touristes que les habitants de Reims et sa région, est confiée au groupe rémois The Shoes. « Benjamin Lebeau et moi sommes très heureux de participer à ce projet. Ça va être un beau challenge ! » , réagissait hier Guillaume Brière, précisant que la musique va être « artistiquement très éloignée » de la musique habituelle de son groupe électro-rock. « Notre défi sera de glisser des références historiques dans notre musique tout en l’ancrant en 2018 », poursuivait-il, en expliquant avoir déjà présenté à la Ville un extrait de 2 minutes.

Pour Guillaume Brière, qui habite à deux pas de la cathédrale, Notre-Dame de Reims est un lieu historique, particulièrement chargé de symboles. « On a joué deux fois sur le parvis lors du festival Elektricity. Pour ce nouveau projet, on n’est pas au bout de nos surprises car on va travailler en lien étroit avec les équipes vidéo » , se réjouit-il, en disant avoir déjà rencontré l’équipe de Moment Factory.

Pour le musicien, le spectacle de Skertzò, que l’on pourra encore voir à Reims du 30 mai au 31 août, était « vraiment pas mal » . « Depuis sa création, la technologie a bien sûr évolué. Avec cette nouvelle création de Moment Factory, on devrait atteindre des choses spectaculaires » , glisse-t-il.

L’HISTORIEN FRANCK FERRAND SOLLICITÉ

Guillaume Brière précise que le travail musical entamé avec Benjamin Lebeau pour la cathédrale et la basilique Saint-Remi n’est aujourd’hui qu’au stade « embryonnaire » . Mais les deux artistes ont jusqu’à l’automne pour composer leur musique. À noter que pour les références historiques intégrées à la scénographie, l’équipe de Moment Factory compte faire appel à l’historien Franck Ferrand.

Valérie COULET

Extraits de l' union du 28/04/2018

    

    

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Le centre-ville de Reims bientôt en zone 30

C’est une certitude, la vitesse va être réduite en cœur de ville. Mais quand précisément ? Le maire devrait s’exprimer sur la question avant l’été.


Le boulevard Fosch est limité à 30 Km/h. Un marquage au sol, le rappelle maintenant aux automobilistes étourdis. E Lantenois

Pour ou contre ?   Les Rémois sont partagés

*.- Ils sont en France, une centaine de communes à avoir opté pour une réduction de la vitesse autorisée dans leur centre-ville. Une mesure qui divise en général la population : habitants, riverains comme automobilistes.

*.-  Et à Reims, comment cette mesure est-elle prise ? En début de semaine, nous avons donc lancé sur notre site Internet, un sondage, qui a ensuite été relayé sur les divers réseaux sociaux.

*.-  En cette période de vacances, vous avez été néanmoins un peu plus de 1 500 à nous répondre.

*.-  Alors, pour ou contre, limiter la vitesse à 30 km/h dans le centre-ville de Reims ? Le contre l’a emporté avec une courte majorité : 59%.

Vous l’avez peut-être remarqué, ici et là, dans le centre-ville, des panneaux 30 sont actuellement peints sur le bitume. Pour autant « il ne s’agit pas encore du projet de généralisation des zones 30 au centre-ville » , commente Laure Miller, adjointe au maire de Reims déléguée aux espaces verts, aux espaces publics et à l'écologie urbaine. « Ce projet est encore entre les mains des services qui y travaillent. »

Arnaud Robinet a, en effet eu l’occasion de le dire à plusieurs reprises, ces dernières semaines, il souhaite abaisser la vitesse à 30km/h sur l’ensemble du centre-ville de Reims, boulevard y compris. Et devrait ainsi préciser le calendrier «avant les vacances d’été » , assure Laure Miller.

1 - LA RAISON D’UNE GÉNÉRALISATION

« L’objectif est triple. Cette zone 30 à l’échelle du cœur de ville permettra d’apaiser, de sécuriser et de rendre plus attractif le centre-ville de Reims » , assure Laure Miller. Pourquoi davantage de sécurité ? « La zone 30 va permettre une meilleure cohabitation entre les piétons, les cyclistes et les voitures dans cet espace tout particulier qui accueille de nombreux piétons en raison à la fois de l’offre culturelle et patrimoniale et de l’offre commerciale. »

2 - DÉJÀ 175 RUES EN ZONE 30

À Reims, la vitesse est déjà limitée à 30 km/h dans 175 rues. Toutes ne sont pas situées en centre-ville, et « sont, à ce jour, simplement identifiées par un panneau à l’entrée de la rue » , poursuit l’élue.

Qu’est-ce qui a motivé l’abaissement de la vitesse ?

Plusieurs facteurs possibles : « Le choix de passer une rue en zone 30 se fait lorsqu’il existe une vie locale plus dense et parfois plus sensible qu’ailleurs. C’est le cas pour les rues commerçantes mais aussi pour les rues avec la présence d’une école , détaille Laure Miller. Au-delà de gagner en sécurité routière, le passage à 30 permet d’inciter à l’usage d’autres modes de déplacements et donc de baisser les nuisances sonores. » Puis, l’élue à l’écologie urbaine de conclure : « L’impact est aussi avéré sur la qualité de l’air. »

3 - DES RUES EN ZONE 30 PLUS VISIBLES

Une grande opération d’amélioration de la signalétique a été programmée : « Il s’agit d’un engagement que nous avons pris pour l’année 2018, de marquer au sol l’ensemble des zones 30 existantes à Reims , explique Laure Miller. L’entreprise a débuté ces marquages vendredi dernier, par le boulevard Foch, donc. L’objectif étant de rendre ces zones 30 plus visibles pour qu’elles soient davantage respectées. »

L’opération de marquage devrait se finir d’ici un peu moins de deux mois. « Pendant les vacances, la priorité portera sur le renforcement du marquage au sol des zones 30 devant les écoles. Ce qui viendra en appui du marquage particulier que nous avions déjà opéré devant chacune d’elle : en inscrivant ainsi le mot École au sol. »

AurélieE BEAUSSART

Extraits de l' union du 28/04/2018

    

    

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116 millions pour un quartier

700 logements, une auberge de jeunesse, des commerces : le projet Rives de Vesle, à la place de Renault, se concrétise enfin.


La démolition du garage Renault Pont de Vesle, prévue en mars 2019, donnera lieu à une gigantesque opération de requalification. Le chantier destiné à désenclaver ce quartier proche du centre durera au moins deux ans. Christian Lantenois

Il n’a plus fait parler de lui depuis plusieurs années, mais a continué à avancer, en toute discrétion. Au point d’être aujourd’hui imminent. Dans l’ombre du projet Reims Grand Centre (rénovation des Promenades et requalification du site Sernam), le projet Rives de Vesle, d’un montant équivalent, et tout aussi proche du centre, vient de démarrer pour de bon. Il prévoit la démolition du garage Renault Pont de Vesle en mars 2019, puis un chantier gigantesque de requalification, axé sur le logement et la jeunesse, devant aboutir en 2021. Coût de l’opération : 116 millions d’euros.

EXIT CINÉMA, HÔTEL ET SUPERMARCHÉ

Si le projet a beaucoup évolué depuis ses prémices, il y a dix ans, le scénario reste inchangé : la concession de Michel Schuller va déménager à la Cité de l’automobile, à la Croix-Blandin, laissant derrière elle une friche de plus de 50 000 m 2 , le long de la Vesle, entre le Centre des congrès sur l’autre rive, et la polyclinique des Bleuets. Le projet Rives de Vesle est resté sur la table durant tout le mandat d’Adeline Hazan, sans pouvoir se concrétiser. « Il avait même débuté sous Schneiter, avant notre arrivée à la mairie » , confie un ancien adjoint socialiste. Le projet d’alors, d’un coût de 140 millions d’euros, comprenait déjà des logements (450), mais était davantage tourné vers le commerce, avec entre autres une grande surface, un cinéma et un hôtel.

Ces trois ingrédients ont disparu des plans. « C’est un nouveau projet, indique Isabelle Dupret, de la société Immovesle, propriétaire de la concession Renault, et bras-droit de Michel Schuller. La partie prioritaire, aujourd’hui, c’est le logement, de tous types. » Le long de la rue de l’Abreuvoir, appelée à disparaître, des centaines de logements vont en effet pousser. Jean-Marc Roze, président d’Agencia, un des financeurs du projet (lire par ailleurs), dresse la liste : « Nous allons construire 700 logements : 300 en accession, qui seront des appartements de standing, 180 logements étudiants, 80 logements intermédiaires de bon niveau, qui seront en location, et 130 logements en partenariat avec l’université, qui seront regroupés au sein de foyers pour travailleurs et pour chercheurs. »

L’architecte Jean-Michel Jacquet travaille actuellement sur les plans du futur quartier, qui seront présentés avant l’été à la mairie. Le long des berges, qui seront réaménagées, les plus hauts immeubles culmineront à 28 mètres, offrant un pendant au Centre des congrès. En plus des logements classiques et des foyers pour étudiants, chercheurs et travailleurs, une auberge de jeunesse est prévue, près d’une future bretelle d’accès depuis l’autoroute urbaine.

DES COMMERCES EN REZ-DE-CHAUSSÉE

Du point de vue commercial, de nombreuses cellules occuperont les rez-de-chaussée, notamment le long d’une allée piétonne à créer. Enfin, côté services, deux espaces dans l’air du temps sont prévus à ce stade : l’un dédié au coworking, l’autre aux sports urbains.

« Le nouveau quartier qui va se créer, grâce au déménagement de Renault, sera tourné vers la jeunesse, avec l’auberge, la résidence étudiante ou la salle de sports » , met en avant Isabelle Dupret. Une résidence senior, d’abord intégrée au projet, a d’ailleurs disparu, dans l’attente de discussions avec les Bleuets. « C’est un grand projet, une vaste zone à équiper près du centre-ville, bien desservie par les transports en commun, et avec des équipements qui doivent correspondre aux besoins actuels » , complète Jean-Marc Roze.

Cette renaissance du quartier, prévue à l’origine pour 2015, devrait finalement aboutir en même temps que le projet Reims Grand Centre, dont elle constitue un prolongement naturel, du Sernam à la Vesle, en passant par les Promenades.     

690
Le projet qui doit voir le jour à partir de 2021 prévoit 690 logements : 300 à vendre, 80 à louer, 180 pour les étudiants (résidence) et 130 pour les  travailleurs et les chercheurs (deux foyers en lien avec l’URCA°

QUI VA PAYER QUOI ?


À l'artère du garage, secteur en mal de renouveau, une auberge de jeunesse est annoncée. Tout près, la collectivité a prévu de financer une nouvelle bretelle d'accès depuis l'autoroute urbaine.

En dix ans, Rives de Vesle a beaucoup changé, y compris ses financeurs. On ne parle plus aujourd’hui de Vinci ou de la Caisse des dépôts. Autour de Michel Schuller et de l’architecte Jean-Michel Jacquet, les trois mousquetaires sont la Caisse d’épargne, Agencia (détenue à 60 % par le Grand Reims) et le promoteur immobilier parisien Quartus. « Quartus finance 75 % du projet, et Michel Schuller, la Caisse d’épargne et Agencia se partagent les 25 % restants », indique Jean-Marc Roze, président d’Agencia. D’autres acteurs interviennent cependant : d’une part l’Université de Reims et Reims Habitat, chacun selon le profil des logements. D’autre part, la Ville et le Grand Reims, pour les aménagements routiers. En mairie, on dit avoir « joué un rôle de facilitateur auprès de la SANEF », pour construire une bretelle d’accès depuis la traversée urbaine. Un investissement qui coûtera plusieurs millions à la collectivité. « À part cet accès, Rives de Vesle ne nous coûtera pas un centime. » Pour embellir le futur quartier, la mairie envisage toutefois, à terme, de réaménager la place Colin et celle de l’Atelier de la Comédie.

UNE NOUVELLE RUE, UNE ALLÉE ET UNE FUTURE BRETELLE


La rue de l'Abreuvoir, qui traverse le garage mais appartient au Grand Reims, sera remplacée par une allée piétonne desservant entre autres une résidence étudiante et des commerces.

C'est l'autre révolution annoncée: la circulation va être largement revue pour désenclaver le site. Avec trois changements notables. D'une part, la rue de l'Abreuvoir disparaît. C'est d'ailleurs le point de départ de l'opération, avec une enquête publique lancée la semaine dernière, pour déclasser cette rue du Grand Reims. Afin de libérer de la place côté Vesle et construire un important front urbain face au Centre des congrès, la rue de l'Abreuvoir sera remplacée par une allée piétonne, reliée au tram et aux arrêts de bus. Ce mail minéral desservira la résidence étudiante et des ensembles avec commerces en rez-de-chaussée, aboutissant à une nouvelle place, reliée aux berges de la Vesle. Celles-ci seront mises en valeur et ouvertes à la promenade. Second changement: une nouvelle route va voir le jour, dans l'axe de la Chaussée Bocquaine, créant une nouvelle perspective. Cette rue sera dominée par de hauts immeubles (7 étages, 26 mètres de hauteur). Enfin, après un accord avec la SANEF, la collectivité financera un accès direct par l'arrière, depuis la bretelle de l'autoroute urbaine (sortie Reims Centre). Un giratoire sur la bretelle donnera accès au quartier. Reste une question en suspens : que devient l'ancien projet de parking de 500 places prévu sous la gauche? Pas de réponse à ce stade.

GUILLAUME LÉVY

Extraits de l' union du 12/04/2018

    

    

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EasyPark séduit les Rémois

 Lancée il y a un an à Reims, l’application est de plus en plus utilisée pour stationner.  


Avantage de cette application : elle est gratuite et s’installe très rapidement. Il suffit d’entrer un numéro de téléphone et un moyen de paiement. Archive B. Sivade

Un an seulement après son lancement dans la cité des sacres, l’application EasyPark est entrée dans les habitudes de stationnement des automobilistes. Preuve de son succès, les chiffres de sa progression, depuis sa mise en service, rapportés par Alain Bertolotti, le directeur de la voirie. « On a passé la barre des 10 % de paiements du stationnement par EasyPark en juillet ; la barre des 20% en décembre ; et celle des 30 % en février. »

On a passé la barre des 10 % de paiements par EasyPark en juillet; et celle des 30 % en février
Alain Bertolotti, directeur de la voirie

Si un léger recul a été observé en mars (27 % des paiements, sachant que c’est à ce moment qu’a été lancé le renouvellement des horodateurs pour permettre le paiement par carte bancaire), le nombre de tickets, lui, a augmenté, passant de 50 000 à 56 000. De quoi permettre à M. Bertolotti d’affirmer que l’utilisation d’EasyPark est « stabilisée ».

Concernant le montant réglé via EasyPark, il est constant lui aussi, avec une moyenne d’1,60 € par ticket.« On est plutôt sur de la courte durée» , précise le directeur de la voirie. « Un peu moins d’une heure en zone rouge et un peu plus d’une heure trente en zone verte. »

Il apparaît aussi que l’utilisation de l’application qui, rappelons-le, présente l’avantage de pouvoir se passer de monnaie, de choisir sa durée de stationnement et de ne payer que le juste prix en la stoppant à tout moment, est « assez homogène »sur la ville. « Les gens s’en servent dans tous les quartiers » , constate Alain Bertolotti, et même au-delà ! La base de données de la société a, par exemple, laissé apparaître que même en dehors de Reims, certains automobilistes déclenchaient des paiements à distance via l’application pour régler leur stationnement dans la cité des sacres. Notamment depuis Paris ! Pouvoir s’acquitter de son dû sans être sur place, voilà l’un des autres avantages non négligeables du système adopté par les Rémois. D’ailleurs, dans le service d’Alain Bertolotti, on affirme n’avoir reçu aucun courrier d’usager mécontent en une année de fonctionnement. Au contraire, « les retours sont bons », affirme notre interlocuteur, qui espère maintenir cet enthousiasme avec les « deux-trois » fonctionnalités complémentaires bientôt déployées, parmi lesquelles l’aide au stationnement (lire par ailleurs).

Reims, ville phare en Europe pour EasyPark

 « On est très contents du lancement et de la mise en route à Reims. »Pour Julie Ludmann, responsable France d’EasyPark, la cité des sacres est même la « ville phare en France et en Europe » de la société. Le taux de croissance « très fort, en très peu de temps » en fait une «référence » , qui montre « à quel point on peut digitaliser l’écosystème du stationnement ».Selon la responsable, atteindre 30% de paiements via l’application en seulement douze mois est en effet « un très bon chiffre » . Une performance qui s’explique, selon elle, par une bonne couverture médiatique, une importante campagne de publicité sur les bus et réseaux sociaux au moment du lancement, un bon affichage au niveau des horodateurs – des stickers vont bientôt être apposés sur les nouveaux parcmètres – qui plus est à un moment où ils ne permettaient pas de régler par carte bancaire (ce n’est plus le cas). « Et puis, c’est dans l’air du temps, un service que les gens attendent. Une fois qu’on s’est servi du paiement mobile, on ne peut plus s’en passer. » D’autant que sa prise en main est très simple et que des options de confort y sont associées comme la possibilité de prolonger la durée à distance et d’activer les alertes de fin de stationnement. Autre service, proposé depuis peu : le règlement, pour ceux qui en sont dotés, par Apple Pay. L’application a aussi été choisie par Apple pour développer une fonctionnalité sur la montre connectée. Les usagers peuvent ainsi prolonger ou arrêter le paiement d’un simple clic au poignet ! Enfin, EasyPark lancera bientôt « Find&Park », un service prédictif qui incitera l’automobiliste, 200 m avant sa destination finale, à emprunter le chemin qui lui offrira la plus forte probabilité de trouver une place de stationnement. Lancement à Reims au 2° semestre 2018.

Moderniser le stationnement

Pour l’adjointe à la voirie, Laure Miller, la mise en place de cette application relève - tout comme le remplacement presque achevé des horodateurs, 240 le sont déjà sur 350 - d’une « volonté de moderniser le stationnement à Reims, et de faciliter la vie des automobilistes ».

« L’idée derrière ces mesures, c’est de partir du principe que nous ne voulons pas bannir la voiture du centre, mais lui permettre de s’y garer facilement pour éviter l’engorgement du centre-ville comme les embouteillages qui seraient désastreux pour tous, y compris pour l’image de Reims et son attractivité », ajoute-t-elle avant de préciser : « Notre politique de stationnement fait partie d’une politique plus générale qui vise à apaiser le centre-ville. Plus la voiture se gare facilement, plus l’automobiliste devient rapidement un piéton et peut ainsi accéder au patrimoine de la ville, comme à ses commerces »

Marion DARDARD

Extraits de l' union du 13/04/2018

 Stationner quinze minutes sans payer

Le premier quart d’heure gratuit de stationnement en ville devrait être mis en place à partir du 1er septembre.


Reims C’est acté. À partir de septembre, le premier quart d’heure de stationnement sera gratuit partout en ville. Une nouvelle qui réjouit les commerçants notamment.

L’ESSENTIEL

-.- LA MUNICIPALITÉ AVAIT DÉJÀ MIS EN PLACE la première heure gratuite de stationnement dans les parkings en ouvrage de la ville.

-.- LUNDI SOIR, le maire, Arnaud Robinet, a annoncé aux assises du commerce que serait mis en place le premier quart d’heure gratuit de stationnement en ville.

-.- LA MISE EN ŒUVRE de cette mesure devrait être effective à partir du 1 er septembre, après examen en conseil municipal en juin 

La mairie a organisé lundi soir les premières assises du commerce à la mairie. « On avait déjà mis en place une première réunion de ce type il y a un peu plus d’un an, mais sous cette forme, c’est une première. On souhaite renouveler le rendez-vous une fois par an » , explique Charles Germain, adjoint délégué au commerce et à l’artisanat. Quelque 3 000 invitations avaient été envoyées et environ 200 commerces étaient représentés. « L’occasion de donner des informations sur notre action, d’échanger avec eux, de parler aussi des problèmes qui seront éventuellement réglés ensuite au cas par cas » , poursuit l’élu. Le moment aussi pour le maire, Arnaud Robinet, d’annoncer le premier quart d’heure gratuit de stationnement dans les rues où il est payant actuellement. « L’idée derrière cela est de privilégier le stationnement de courte durée notamment pour dynamiser l’activité économique de notre ville », justifie Laure Miller, adjointe déléguée aux espaces verts, aux espaces publics et à l’écologie urbaine. Concrètement, la démarche est la même qu’aujourd’hui : vous vous garez sur un stationnement payant et vous allez chercher un ticket. Ou bien vous décidez de ne prendre qu’un quart d’heure et vous n’avez pas à payer. Ou bien vous souhaitez rester davantage et dans ce cas, vous ne payez qu’au-delà du premier quart d’heure. « La prise du ticket sera aussi la règle sur les arrêts minute qui sont maintenus. L’avantage est que ceux-ci seront plus facilement contrôlés par les agents de surveillance de la voie publique qui pourront, en regardant le ticket, savoir si le quart d’heure est dépassé ou pas », poursuit Laure Miller. Pour l’édile, l’avantage est double : « Ce quart d’heure gratuit permettra une meilleure rotation des véhicules dans les rues marchandes et garantira le respect des arrêts minute qui demeure une vraie difficulté aujourd’hui. »

D’AUTRES VILLES ONT FAIT UN CHOIX SIMILAIRE

Un choix qui a été fait dans d’autres villes, avec à chaque fois des modalités qui peuvent différer mais avec le même souhait in fine : favoriser l’activité économique. « C’est le cas à Toulouse, à Rouen, mais aussi à Lille et à Grenoble. » Une délibération sur le sujet sera soumise en conseil municipal de juin. Le souhait étant une mise en œuvre dès le 1 er septembre. L’annonce a en tout cas d’ores et déjà ravi les commerçants, dont Éric Toussaint, président des Vitrines de Reims, présent lundi soir. « C’est une excellente nouvelle qui s’ajoute à l’heure gratuite dans les parkings en ouvrage. Le maire en avait parlé. Le but est de rendre le centre-ville plus fluide, plus adapté. Prenons par exemple un commerce physique présent sur internet. Si vous savez que vous pouvez aller chercher votre commande en vous garant gratuitement pendant un quart d’heure, cela peut être un plus. » L’autre bonne nouvelle de la soirée concerne les totems présents dans certains centres commerciaux.« Il y a en a neuf pour l’instant qui ne sont pas forcément actualisés. On va les remettre à jour et au final, il y en aura douze » , indique Charles Germain.

YANN LE BLÉVEC

Extraits de l' union du 11/04/2018

 À Reims, le stationnement pourrait bientôt être gratuit pour les petites courses

Ce lundi 22 janvier, lors de la soirée des vœux des Vitrines de Reims, le maire Arnaud Robinet n’a pas seulement redit tout le bien qu’il pensait de cette association qui regroupe près de 300 commerçants. Après l’heure de parking gratuite appliquée depuis fin 2014, il leur a annoncé une bonne nouvelle en matière de stationnement : « Je souhaite et j’ai demandé à nos services de réfléchir à offrir notamment sur les places de stationnement en voirie, c’est-à-dire en surface, la gratuité sur une période qui peut aller du quart d’heure à la demi-heure pour permettre à celles et ceux qui viennent en centre-ville dans les commerces de proximité, de pouvoir venir facilement et trouver de la place facilement sans forcément payer un stationnement. C’est ce qui existe sur des parcs clos, type place du Forum. Je veux l’étendre à l’ensemble du secteur centre-ville mais également des faubourgs. » Autre annonce pour dynamiser la ville : « Des animations sportives vont avoir lieu au Boulingrin un dimanche sur quatre. »

Extraits de l' union du 23/01/2018

 Les parkings s’équipent pour abriter les secours

Les parkings rémois doivent se doter d’un local spécifique pour les secours. Pas de gêne en vue.


Le percement d’une porte à côté de l’entrée véhicules du parking Cathédrale devrait être réalisé courant janvier. M.D.

C’est une annonce de travaux placardée sur le mur, à l’entrée du parking Cathédrale, qui a attiré notre attention. Renseignements pris, le parc de stationnement souterrain de la rue des Capucins ne va pas subir de lifting en profondeur. Il s’agit « seulement » de créer un local spécifique permettant aux secours d’installer un coordinateur en cas d’intervention. Un PC de crise en quelque sorte, imposé par un décret sorti fin 2015, comme l’explique Olivier Guinot, directeur de Champagne Parc Auto.

LE STATIONNEMENT PAS PERTURBÉ

« Cette réglementation nous impose d’assurer la radio continuité des secours à l’intérieur des parkings. On doit donc créer un local spécifique dans tous ceux où les ondes radio téléphoniques ne passent pas. » Ce qui est le cas au parking Cathédrale, 550 places, pour une fréquentation de 240 000 entrées horaires par an. Ici, le percement d’un trou dans le mur entre l’entrée véhicules et la porte EDF, précisément à l’endroit où a été apposé l’affichage, permettra à CPA de se mettre en règles (elle avait 3 ans pour le faire). La création de cette porte, qui mènera à un local technique déjà existant, est le plus gros et le plus contraignant chantier de son parc. Notamment car il a nécessité l’avis et la préconisation de l’Architecte des bâtiments de France puisque situé dans le périmètre de 300 m des bâtiments classés. Le lancement des travaux, qui ne perturberont en rien le stationnement, est prévu dès la fin de la période de recours des tiers, qui court deux mois après l’affichage du permis, indique M.Guinot. Soit vers le mois de janvier. Ceux-ci ne devraient pas durer plus de deux semaines, le temps pour les ouvriers de découper le mur à la scie diamantée et de mettre la porte en place.

À noter que le parking d’Erlon est lui aussi concerné par les exigences du décret, puisque là encore, les ondes radio téléphoniques ne passent pas. « Un local a été créé du côté de l’hôtel Continental en fin d’année »,annonce Olivier Guinot.

Pour ce qui est du parking Buirette, en revanche, point d’aménagement en vue, puisqu’il s’agit d’un ouvrage en élévation. « Pour Gambetta, on a fait des relevés », poursuit le directeur de CPA, « il n’y a pas de souci ». Enfin, du côté du parking de l’Hôtel de ville, un local devra être installé. Il le sera prochainement, dans la cour d’accès du magasin Monoprix, précise M. Guinot.

MARION DARDARD

Extraits de l' union du 27/11/2017

    

    

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Olivier Vitu : La Sacem, ça s’aime  

Olivier Vitu est le nouveau délégué régional de la Sacem. Au-delà des sous, il explique qu’un des rôles de cette Société des auteurs est de contribuer à la vitalité de la culture.


Olivier Vitu, nouveau délégué régional de la Sacem : «
Nous contribuons avant tout à la vitalité de la culture. »

L’ESSENTIEL

*.- OLIVIER VITU A PRIS SES FONCTIONS DÉBUT JANVIER de délégué régional à Reims de la Sacem. La délégation de Reims est désormais compétente pour la Marne, les Ardennes et l’Aisne.

*.- IL DÉTAILLE LES MISSIONS DE LA SOCIÉTÉ DES AUTEURS, COMPOSITEURS ET ÉDITEURS DE MUSIQUE, entre protection des auteurs, collecte des droits et surtout contribution à la vitalité de la culture.

 Depuis combien de temps êtes-vous à Reims ?

J’ai pris mes fonctions en début d’année. Avant, j’étais à la fois sur Laon et sur Troyes, mais je connais bien Reims.

Quelles sont les missions de la Sacem ?

Une de nos missions est notamment la protection des créateurs et la défense du droit d’auteur, un droit de l’homme et un combat. On est comme une coopérative née il y a plus de 150 ans quand des créateurs ont décidé de se réunir. Il faut faire la distinction entre l’interprète et l’auteur, qui est souvent méconnu, mais dont le talent doit aussi être rémunéré. Si on prend Joe Dassin par exemple, peu de monde sait qui est Claude Lemesle qui a pourtant écrit plusieurs de ses chansons ainsi que des chansons d’autres artistes.

Dans ce cadre, vous luttez aussi contre le téléchargement illégal ?

Évidemment, nous soutenons la répression, mais dans la foulée, notre volonté surtout est de favoriser une offre légale qui répond aux attentes du public. Aujourd’hui, cette offre existe avec Deezer ou Spotify par exemple. Le gratuit n’existe pas. Il faut savoir que les plateformes de téléchargement illégal ont amassé des fortunes, cela a pilonné le marché de la musique physique.

La Sacem est surtout connue pour la collecte des droits ?

Oui, malheureusement, on n’a souvent que cette image. Mais il est important que les auteurs puissent vivre de leur création grâce à la répartition de ces droits. On compte environ 162 000 membres actuellement (4 000 nouveaux chaque année). On établit des contrats avec les endroits où est diffusée la musique, comme les discothèques, les commerces, les bars, mais aussi les sanisettes de la Sanef ou les parkings souterrains… Avec des barèmes adaptés à chacune des activités.

Mais comment fait-on pour un bar par exemple qui passe des morceaux de manière aléatoire ?

D’abord, il faut savoir que 80 % de ce qui est réparti viennent des programmes qui nous sont remis par les groupes lors des différentes prestations. Pour les 20 % restants, ce qu’on peut appeler la musique d’ambiance, on répartit par analogie avec la diffusion des principales radios.

On le sait moins mais vous avez aussi un rôle d’aide à la création ?

Oui et pour moi, c’est sans doute le volet essentiel de notre travail : la contribution à la vitalité de la culture, la promotion de la création, des jeunes artistes en particulier, à travers une quarantaine de programmes d’accompagnement. On aide notamment les festivals, ou les salles de diffusion pour des groupes locaux en première partie par exemple.

À Reims, on soutient ainsi la Cartonnerie ou l’association Césaré (centre de création musicale). Cela peut être encore des aides à l’auto-production, pour les tourneurs… Des aides spécifiques à l’export pour les auteurs de musique de film vers le marché américain. 58 millions sont consacrés chaque année en France à des projets culturels ou des œuvres sociales. En 2016, 1995 projets culturels ont été soutenus.

Vous travaillez aussi avec les scolaires ?

Depuis trois ans, il existe la Fabrique à chansons en partenariat avec le ministère de la Culture et de l’Éducation nationale. Un auteur travaille avec une classe pour créer une chanson et le tout donne lieu à un concert en fin d’année. Cela contribue à développer les pratiques artistiques auprès des enfants. On nous connaît moins pour ça, mais cela fait partie des choses qui nous animent. Tout comme ce mercredi soir, on réunit des adhérents locaux d’univers différents à l’Appart café, pour mettre en relation, faciliter des échanges, se dire qu’il y a peut-être des choses à faire ensemble.

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C’est, en millions, le nombre d’œuvres déposées chaque année à la Sacem, qui compte quelque 162000 membres. Par ailleurs, la Sacem consacre chaque année 58 millions

Qui est soumis aux droits de la Sacem ?

C’est une question qui n’est pas forcément si simple. Il est précisé qu’une manifestation avec de la musique n’est pas soumise à déclaration auprès de la Sacem si elle est privée, gratuite et réservée au cercle de famille, le tout de manière cumulative. Pour autant, si une association organise un bal par exemple et même si ce sont uniquement les membres de l’association qui y participent, cela constitue un public, du fait que ces membres de l’association n’ont pas de liens entre eux comme pour le cercle de famille. En cas de doute, il existe toutes les informations sur le site de la Sacem : www.sacem.fr. De même, les démarches ont été simplifiées pour réaliser les déclarations en ligne, comme si notamment vous installez une télévision dans votre salon de coiffure. Et s’il n’y a pas eu de déclaration alors qu’il en fallait une, « on privilégie l’information préalable avec une régularisation à l’amiable, ce qui se fait dans la majorité des cas. On est aussi souple quand il y a une difficulté pour payer la somme. Après, s’il y a une opposition de principe, il peut y avoir une action en justice, mais c’est vraiment marginal. »

Yann LE BLÉVEC

Extraits de l' union du 01/03/2018

    

    

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Les hypers serrent les cordons de la bourse

La guerre des prix et la concurrence obligent les enseignes de la grande distribution à faire des économies


Les restructurations se multiplient dans la grande distribution, où la sous-traitance des services après-vente est déjà très répandue. Christian Lantenois

LES FAITS

*.- PLUSIEURS PLANS de suppressions de postes ou de services ont été annoncés dans la grande distribution.

*.- DANS CE SECTEUR particulièrement concurrentiel, notamment avec le commerce en ligne, mais qui reste très rentable, ces restructurations traduisent une inquiétude pour l’avenir et l’anticipation d’une possible baisse des recettes.

*.- EXEMPLES À CORA , Carrefour ou encore Castorama.

1 - CORA RÉDUIT SON SAV

« Face à l’activité qui baisse, notre objectif est de préserver l’emploi, plus forcément le métier », indique Jérôme Soblet, patron du Cora de Villers-Semeuse, en périphérie de Charleville-Mézières. C’est ainsi qu’il évoque la mutation du service après-vente (SAV) de l’enseigne franco-belge. Cora a en effet annoncé au printemps dernier la restructuration de ses SAV pour raison économique. La première mouture devait concerner 543 salariés dont 198 techniciens et avait été plutôt mal vécue. Un accord vient d’être finalement validé début février 2018 avec les principaux syndicats, à l’exception de la CGT.

« Il paraît qu’on leur coûte trop de sous », déclare avec une pointe d’ironie une personne salariée d’un SAV des Hauts-de-France. Des suppressions de postes sont déjà effectives dans de nombreux magasins. On parle de 4 départs sur 7 sur le site de Cormontreuil, de 2 sur 6 à Soissons, de multiples suppressions dans le Nord, les Vosges, etc.

Un plan social a donc été acté, des évolutions de métier sont proposées, mais certains salariés ne cachent pas leur désarroi. «Des propositions de reclassement n’ont strictement rien à voir avec notre savoir-faire! », se plaint une employée de notre région. Au Cora des Ardennes, Jérôme Soblet insiste sur le fait qu’aucun emploi n’est supprimé. « Cela ne concerne que le dépannage du gros électroménager à domicile, ce en quoi nous ne sommes pas différents de la concurrence ! Nous sommes parmi les derniers à sous-traiter ce service. Pour le reste, nous gardons un accueil de la clientèle et s’agissant des interventions à domicile, nous la mettrons en contact avec le sous-traitant (qui travaille aussi avec But) et, si celui-ci ne peut pas intervenir dans un délai de 48 heures, nous prêterons si nécessaire un réfrigérateur ou un congélateur », explique le directeur.

Le sous-traitant en question s’appelle « La Compagnie du SAV », société créée en 2012, dont Jérôme Soblet vante les mérites. Un rapide clic sur le site internet de la Compagnie du SAV permet de voir que celle-ci recrute actuellement une petite dizaine de « techniciens SAV électroménager itinérants », notamment dans le Grand Est.

2 - CARREFOUR : LES HYPERS VONT RÉTRÉCIR

En moyenne, chaque hypermarché Carrefour de France verra sa taille réduire de 404 m² . C’est le résultat de la division réalisée à partir des chiffres annoncés en janvier dernier par Alexandre Bompard, PDG de la marque, à savoir 100 000 m 2 de moins sur l’ensemble des 247 hypers de France, dont aucun ne devrait fermer. Ce n’est là qu’un des nombreux points du plan de réduction des coûts du groupe Carrefour qui prévoit entre autres 2 400 suppressions de postes dans les directions centrales, la fermeture de 273 magasins ex-Dia, un plan d’économie de 2 milliards mais, en même temps, l’ouverture de 170 drives, de 210 magasins de proximité cette année en France, un plan d’investissement de 2,8 milliards dans le numérique d’ici à 2023… Bref, il s’agit d’une réorientation majeure de ce mastodonte de la grande distribution, soucieux de se repositionner beaucoup plus clairement sur l’alimentation saine, avec plus de bio abordable et moins d’additifs, comme le réclame une part toujours plus importante de consommateurs.

Les conséquences directes de ce plan sur les enseignes de la région ne sont pas encore connues. Mais il en sera largement question du 19 au 23 mars à Reims puisque c’est dans cette ville que la fédération CGT du commerce et des services a prévu de tenir son 15 e congrès national. Et le moins que l’on puisse dire est que la CGT est vent debout contre ce plan depuis sa révélation.

3 - CASTORAMA DÉLOCALISE SES SERVICES FINANCIERS

Le groupe anglais Kingfisher, qui possède la chaîne de magasins Castorama, vient d’annoncer la suppression de 300 postes en France. Dans le seul magasin de la région, à Reims-Thillois, la nouvelle laisse de marbre. « On le savait depuis deux ans. De plus, cela ne concerne pas les employés des magasins mais les financiers au siège » , précise un employé. Les financiers en question auraient reçu des propositions de reclassement au sein du groupe : « Il n’y aura pas un seul licenciement » , assure un autre membre du personnel.

Castorama supprime des postes parce que l’enseigne délocalise ses services financiers et comptables en Pologne. « Le personnel est moins cher là-bas…» , soupire le personnel. L’enseigne Brico Dépôt qui appartient au même groupe est également concernée avec l’annonce de 88 suppressions d’emplois. Au Brico Dépôt de Harly, dans l’Aisne, le personnel précise qu’il a reçu une information rassurante à la suite de cette annonce précisant que leur magasin ne sera pas concerné par la réorganisation : « Cela ne touche pas les magasins en province. »

3 QUESTIONS à


 Hervé LAPIE
Pdt du Syndicat Agricole FRSEA

 « Ils mènent une guerre fratricide »

Quel regard portent les agriculteurs sur les restructurations dans le secteur de la grande distribution ?

Nous surveillons ce qui s’y passe puisque nous écoulons une partie de nos produits dans leurs circuits comme les fruits, les légumes, le lait ou encore la viande. Ces restructurations sont le résultat de la guerre des prix qu’ils se font entre eux. Rien qu’à Reims, la guerre est fratricide tellement la ville est bien lotie en hypermarchés. La grande distribution doit aussi anticiper la montée en puissance d’Amazon qui pourrait bien s’intéresser à l’alimentation. On préférerait qu’ils se battent sur la valeur ajoutée en valorisant nos produits.

Sont-ils en train d’anticiper une baisse de leur QUESTIONS à s marges que les états généraux de l’alimentation vont leur imposer ?

Pour l’instant, rien ne leur est encore imposé. Une charte a été signée mais n’est pas respectée. Normalement, ils ne devaient plus faire d’énormes promotions qui reviennent à vendre à perte. Il suffit de regarder les prospectus déposés dans les boîtes aux lettres ces dernières semaines pour constater ce non respect de la charte. On y trouve, par exemple, de la viande porcine proposée à 1,80 euro le kilo.

Qu’espérez-vous obtenir au minimum de ces négociations avec la grande distribution ?

Il faut au moins obtenir la valorisation des produits français et de leur traçabilité. La grande distribution n’a pas envie de mettre en évidence les produits français de qualité car, si les consommateurs adhèrent et les préfèrent, cela l’obligera à acheter de la matière première plus chère. Et cela gênera sa guerre des prix. C’est pourquoi elle freine. C’est aussi pourquoi le combat syndical ne fait que commencer dans ces états généraux de l’alimentation. La séance avec Emmanuel Macron ne nous a pas vraiment convaincus. Nous allons maintenant travailler pour que nos parlementaires proposent des amendements à la loi qui vont dans le sens d’une meilleure rémunération pour les agriculteurs et d’une plus grande qualité pour les consommateurs.

Catherine Frey.

Le recrutement de cadres ne connaît pas de ralentissement


La grande distribution recrute toujours des managers mais devient exigeante sur leurs qualités humaines», remarque le directeur de l’école de commerce de Charleville.

L’offre d’embauche provenant de la grande distribution à destination des écoles de commerce de la région ne faiblit pas : « Nous ne sentons pas de ralentissement. Ces enseignes continuent à offrir de bonnes opportunités de débouchés à nos élèves » , assure Hubert Rosoy, directeur de l’école de commerce de Charleville (UGC). « J’ai même le sentiment qu’ils choisissent nos étudiants en priorité car, si elles recrutent moins, elles sont plus exigeantes en terme de qualité de formation de leurs futurs cadres. L’époque où tous les bac+2 pouvaient devenir manager dans un hypermarché est révolue. Il faut aujourd’hui avoir fait une bonne école et avoir le goût de ces métiers. »

Le directeur de l’EGC constate aussi que les attentes de la grande distribution ont évolué : « Ils s’intéressent davantage aux qualités humaines de leurs futurs employés. Ce retour vers l’humain et le qualitatif est intéressant pour nos élèves. » L’école propose un parcours en alternance en 2e et 3e année.

L’équipe de l’école de commerce de Reims (Neoma) n’a pas non plus noté une diminution de l’offre d’embauche. « Nos élèves ne vont pas massivement vers la grande distribution mais nous avons une formation d’un an en alternance avec Cora qui fonctionne bien. Elle est ouverte aux bac+2 » , indique une employée.

Le début de la fin

Aux États-Unis, les faillites de centres commerciaux se multiplient. Ils sont 200 à avoir fermé dans les dix dernières années et les prévisions sont mauvaises. Les Américains qui avaient inventé le modèle des galeries marchandes autour d'une ou deux grosses enseignes locomotives, le tout sur des terrains bon marché en périphérie des villes, ont tellement reproduit le modèle qu'ils ont saturé le marché. En ajoutant le boom des achats en ligne et la nouvelle génération qui trouve ringard d'aller passerle week-end dans ces temples de la consommation, on y est Même le shopping ne fait plus bouger les consommateurs US.Amazon est en passede devenir le premier vendeur de vêtements du pays. On pourrait bien connaître le même scénario.

Nos enfants iront-ils encore passer une heure ou deux chaque samedi dans un supermarché pour remplir un Caddie, faire la queue à la caisse, charger le coffre de la voiture diesel et monter les packs d'eau au troisième étage sans ascenseur ? Rien n'est moins sûr.

J.M FRANÇOIS

Extraits de l' union du 01/03/2018

    

    

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Ce sera un Maxi Bazar

On connaît le nom de l’enseigne qui s’installera dans l’ancien local de Go Sport.


L’enseigne fçaise Maxi Bazar vise les cœurs de ville pour s’implanter, et particulièrement les bâtiments prestigieux, comme l’ancien local de Go Sport. Remi Wafflart

L’information relayée par notre confrère de Reflets actuels en fin de semaine est confirmée : Maxi Bazar s’installera bien dans l’ancien local de Go Sport, rue de l’Étape à Reims.

« C’est en train de se finaliser » , indique-t-on du côté du service communication de l’enseigne, qui propose de nombreux articles de décoration, ameublement, accessoires de cuisine, arts de la table, quincaillerie, linge de maison ou encore cosmétiques. L’ouverture est prévue d’ici « trois à quatre mois » , mais aucune date précise n’a encore été arrêtée.

L’ADJOINT AU COMMERCE SE RÉJOUIT

La société française, créée en 1977 dans les Hauts-de-Seine, était jusque-là présente dans le Sud-Est mais aussi, depuis une dizaine d’années, en Suisse. Elle a décidé, il y a peu, « de conquérir les centres-villes désertifiés par les commerces de proximité à petits prix pour la famille et la maison », indique notre interlocutrice, qui annonce un «développement sur toute la France, notamment les villes moyennes » . Et de préciser : « C’est pourquoi une ville comme Reims nous intéresse fortement ». Qui plus est avec cette opportunité de s’installer dans une vaste et prestigieuse cellule commerciale, au croisement des rues de l’Étape et Talleyrand… Un bon moyen de « casser » cette image « hard discount » qui a pu lui coller à la peau, « tout en conservant une offre de qualité, large et attractive » , décrit Maxi Bazar sur son site internet. C’est en septembre 2016, grâce à l’ouverture de son magasin lyonnais dans l’ancien siège historique de la Banque de France – un emplacement là aussi d’exception –, que la société a commencé à « revaloriser son identité visuelle ainsi que son concept marchand ».

À ce jour, Maxi Bazar compte près de 24 magasins en France, 27 en Suisse, et souhaite continuer son développement, afin de poursuivre ses objectifs d’ouvertures tout en conservant le contrôle de sa croissance.

L’ancien local de Go Sport ne sera donc pas resté sans locataire longtemps, à peine six mois – le spécialiste des articles de sport a baissé le rideau en décembre dernier, Maxi Bazar sera là avant l’été. De quoi satisfaire l’adjoint au commerce, Charles Germain, qui a tenu à rappeler que la Ville avait « suivi l’intérêt de plusieurs enseignes pour ce site ». Et d’ajouter : « Nous nous réjouissons de l’arrivée d’une nouvelle enseigne si rapidement à la place de Go Sport, qui traduit l’attractivité du centre-ville ».

DES AVIS MITIGÉS SUR FACEBOOK  

Aussitôt notre article mis en ligne lundi, les commentaires ont afflué. Pour ou contre, voici un aperçu de ce que pensent les internautes de l’arrivée de l’enseigne en cœur de ville (on notera que sur les réseaux sociaux, les mécontents sont souvent bien plus bavards que les bienheureux).

Sophie : « Quelle tristesse, un si beau lieu dans un centre-ville pour des produits pas chers, made in China, dont la place est plutôt dans une zone commerciale… On a déjà la boutique de pseudo-déco danoise à deux pas… Après la concentration de pompes funèbres place de la Mairie, il me semble que la municipalité, avec les associations de commerçants, pourrait mettre un certain contrôle sur les nouvelles installations ; certaines villes le font… »

Evan : « Du low-cost dans un si bel immeuble… Du gâchis. »

Heidi : « J’aurais bien vu le Starbucks là-bas… Un endroit spacieux, cool, pour prendre un café. Y en a marre de ces magasins discount ».

Lauranne : « Nuuuuuuul, pourquoi ils ne mettent pas un Primark à la place ? » Un avis partagé par Catherine : « J’avais espéré Primark. Pfff. Vais devoir retourner à Londres ». Notons au passage que l’enseigne irlandaise de vêtements et accessoires pour toute la famille, articles pour la maison à petits prix, est beaucoup citée dans les commentaires et visiblement très attendue. On rappelle que pour l’heure, malgré nos sollicitations, on ignore toujours si elle envisage de s’implanter à Reims.

D’autres sont plus optimistes sur l’arrivée de Maxi Bazar, comme Muriel : « Attendons de voir. Toujours mieux qu’un immeuble vide au centre-ville. »

Quant à Patou, il tient à rassurer tout le monde : « C’est très bien, vous verrez c’est une locomotive dans toutes les villes, je connais ceux de Cannes, Nice etc. Des nappes, des verres, décors, vaisselle, papeterie, maquillage, des rideaux… Les chalands resteront en ville au lieu d’aller dans les zones ! Vous allez être surpris du monde dans leurs boutiques ! »

Marion DARDARD

Extraits de l' union du 25/02/2018

    

    

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 Tenez-vous à carreaux !

À la mairie ont lieu des audiences « de rappel à l'ordre », réponse non pénale contre les délits mineurs, incivilités parfois originales et, désormais, l'absentéisme scolaire. Ambiance


De gauche à droite: Samuel Vitel conseiller de l'inspecteur d'académie; SIoan Félix, coordlnateur du conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance {ClSPD}, Xavier Albertini, adjoint au maire; Denis Hervieu, chef d'état-major de la police municipale.

À SAVOIR

•.- Ces audiences de rappel à l'ordre, également organisées dans d'autres villes, ont été mises depuis deux ans en place par la municipalité actuelle. Elles se déroulent à un rythme trimestriel

•.- Lorsqu'une infraction est commise, les services du procureur de la République décident de l'orientation de la procédure. Tapages nocturnes, ivresse sur la voie publique, etc. font partie de celles pour qui un simple « rappel à l’ordre » est choisi, à condition que l’auteur n’ai pas d’antécédents judiciaires.

•.- L'audience de jeudi (relatée ci-contre) était la première à inclure les problématiques liées à l'absentéisme scolaire - pour cela, un repré· sentant de l'Education nationale y assistait.

Jeudi dernier, à l'hôtel de ville. En découvrant le cadre solennel de la vaste salle où se déroulent habituellement les séances du conseil municipal, le visage de cette mère de famille se crispe. Sa fille âgée de 14 ans, Rose (prénom d'emprunt), qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau, est sur ses talons. Quatre hommes assis l'attendent. Légèrement surélevé, Xavier Albertini, en sa qualité d'élu, est revêtu d'une écharpe tricolore. L'adjoint au maire délégué à la sécurité, a reçu le pouvoir de police du maire, Arnaud Robinet.. Cette audience dite « de rappel à l'ordre » peut débuter.

1 - JAMAIS À L'ECOLE !

Depuis la rentrée de septembre, Rose ne s'est jamais présentée au collège Pierre-Brossolette où elle est inscrite en classe de 3°.             

« Madame, on voudrait entendre vos explications ... , propose l'élu à la mère de famille.

- Ah mais j'en ai ! »

Elle explique avoir demandé au CNED (centre national d'enseignement du Cned) que sa fille suive sa scolarité à distance. La requête n'a pas abouti « à cause de fausses informations données », dit-elle, et « ça a traîné ». « On fait partie de la communauté des gens du voyage, on bouge beaucoup », ajoute-t-elle.

Sa fille a manqué cinq mois d'école, « mais là, c'est accepté depuis janvier, elle ira en mars dans un autre collège un jour par semaine et recevra des cours par correspondance ».

Xavier Albertini, qui ne peut vérifier la véracité de ses propos, rappelle que « l'absentéisme scolaire peut entraîner une contravention de 4° classe ». Rose et sa mère acquiescent, signent un document et s'en vont. Derrière ces histoires sans relief apparent peuvent se cacher des réalités douloureuses : lors d'une précédente audience, des parents, dépassés par leur enfant déscolarisé, avaient fini en sanglots devant l'élu.

2 - BAIN MOUSSANT INTERDIT

 Jean (prénom d'emprunt), né dans le 16° arrondissement parisien il y a 30 ans, prend place. Face à ces quatre paires d'yeux, cet élève de Néoma semble se demander dans quel traquenard il vient de tomber.

Le 20 septembre dernier, des policiers municipaux l'ont pris en train de se baigner en caleçon dans une fontaine du centre-ville. Grâce au liquide vaisselle qu'il avait consciencieusement déversé, ce plaisir interdit fut moussant. « Vous pouvez nous dire d'où est venue cette idée saugrenue ?  

- Saugrenu, oui. Des défis interclasses étaient organisés peu après la rentrée, l'un d'eux se devait d'être saugrenu, justement. »  Après le rappel à l'ordre de rigueur, l'adjoint au maire gronde : « en clair, tenez-vous à carreaux et tâchez de mieux porter les couleurs de Neoma !

 « Je n’y manquerai pas », promet Jean afin que l'orage ne passe.

3 - JOINT

Antoine (prénom d'emprunt), 18 ans au prochain printemps, arrive avec sa mère. « Le 26 septembre dernier, à 17h55 », lui rappelle Xavier Albertini, il s'est fait pincer par des policiers municipaux en train de fumer un joint, ici appelé « cigarette artisanale contenant des produits stupéfiants ».

Invité à s'expliquer, Antoine, quelque peu surpris, explique : « J'ai déjà tout dit à vos collègues de la police...

« Ce ne sont pas mes collègues, moi, je suis l'élu, cadre l'adjoint au maire, Vous avez l'habitude de consommer ?

« Non, de temps en temps... »

 Antoine devra se rapprocher d'un centre d'addictologie ct afin que vous ayez une information complète à ce sujet. Nous vérifierons que vous avez pris rendez-vous. »

Treize dossiers étaient au programme de J'après-midi mais plus personne n'attend dans le hall. La séance est levée. Une nouvelle date d'audience sera fixée pour ceux qui ont manqué leur convocation. En cas de seconde absence injustifiée, ils seront renvoyés vers les services du procureur.

Mathieu LlVOREIL

Extraits de l' union du 25/02/2018

    

    

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La nouvelle vie de mon sèche-cheveux

Reims-Bétheny Mon sèche-cheveux m’avait lâché. Jean-Luc et Gilles, deux bénévoles du Repair Café, à qui j’exprime mon infinie gratitude, l’ont ressuscité. En 20 minutes chrono


Entre les mains pourtant expertes de Jean-Claude Monniot, 63 ans, et de Gilles Galateau, 66 ans, mon sèche-cheveux fait de la résistance. Le duo finit par trouver une vis cachée.

À SAVOIR

*.- C’EST QUOI UN REPAIR CAFÉ ? Il s’agit d’un atelier de réparation solidaire : des bricoleurs bénévoles et des consomm'acteurs, apportant des appareils défectueux, se retrouvent dans le but de réparer au lieu de jeter.

*.- LES PERMANENCES se tiennent chaque 2 e samedi du mois à la salle « La Passerelle », 2-4 rue Wachter à Bétheny, de 9 à 13heures. Entrée libre et gratuite. Un seul appareil par personne.

*.- RENSEIGNEMENT au 06 78 39 42 40 ou sur Facebook « repaircafe51 ».

Une dizaine d’années qu’il accompagnait mes rapides brushings du matin. Autant dire que lorsque mon sèche-cheveux m’a lâchée l’an dernier, je n’ai jamais pu me résoudre à le jeter. D’autant plus qu’ayant eu vent du Repair Café d’Epernay, j’espérais secrètement qu’un atelier du même type se crée à Reims. Il faut dire qu’il n’existe pas moins de 1 444 Repairs Cafés dans le monde dont environ 180 dans l’Hexagone. La 12e ville de France allait bien finir par se convertir à la réparation solidaire… Ma patience a fini par être récompensée : après plus d’un an de recherches et de réflexions, l’association sparnacienne a réussi à ouvrir une antenne à Reims. La première permanence s’est tenue samedi dernier à Bétheny.

Ils mettent des vis avec un embout spécial, exprès pour qu’on ne puisse pas démonter
Jean-Claude, bénévole

Je suis parmi les premiers à pousser la porte de la salle « La Passerelle » au 2/4, rue Wachter. Mon sèche-cheveux sous le bras, bien décidée à apporter ma maigre contribution dans la lutte contre « l’obsolescence programmée », cette « stratégie » qui vise à réduire la durée de vie d’un produit pour provoquer un nouvel achat et augmenter, par voie de conséquence, le volume de nos déchets. Bref, remontée à bloc pour sauver la planète, je me retrouve face à Patrick Lagasse. Lui, c’est le roi du système D, celui sans qui des centaines d’appareils auraient déjà fini à la poubelle. Le président de l’association Repair Café 51 m’accueille et m’invite à remplir une petite fiche. Autour d’une grande table en L, une dizaine de bricoleurs sont déjà au boulot. Ici, c’est un aspirateur qui a été complètement démonté. À côté, un robot ménager et une cafetière sont en attente de diagnostics.

CAFÉ, MADELEINE ET FER À SOUDER

C’est Jean-Luc qui hérite de mon sèche-cheveux. Ce responsable de projet technique à la retraite est venu de Mareuil-sur-Aÿ pour « partager (ses) compétences » et pour « s’occuper » aussi. Depuis le début de la permanence du jour, il a déjà ramené deux perceuses à la vie. Ni une ni deux, il attrape mon sèche-cheveux et coupe le fil électrique, rafistolé par mes soins avec un simple ruban adhésif, « le truc à ne surtout pas faire, enquille son voisin de gauche. C’est extrêmement dangereux, vous auriez pu vous électrocuter ». Gilles, 66 ans, artisan automaticien retraité, vient d’Aÿ. « Faut pas entortiller le fil autour quand vous le rangez, me conseille-t-il, ça finit toujours par l’abîmer. »

Pendant qu’on me propose un café et une madeleine, Jean-Luc cherche un tournevis dans sa caisse à outils : « Ils mettent des vis avec un embout spécial, exprès pour qu’on ne puisse pas démonter. » C’est mal connaître notre bricoleur. Pour ouvrir la bête, ils s’y mettent à deux. L’un veut dévisser la partie avant, l’autre cherche une vis cachée. « Le problème, c’est que le vieux plastique, ça casse facilement. » L’engin finit par céder. Jean-Claude a à peine dénudé les fils que Gilles attrape son fer à souder. « J’aime bien souder, ça me rappelle le boulot ! »

« Va pas trop vite, lui intime Jean-Luc. Après, on s’ennuie ! » Je m’intéresse à leurs manipulations, pose mille questions, découvre l’existence (et tout l’intérêt) de la gaine thermorétractable. « M…, on a oublié l’embout guide-fil ! Faut tout recommencer ! » Rebelote, pinces à couper, à dénuder, fer à souder, gaine magique… Le tout à quatre mains.

RÉPARER AU LIEU DE JETER

« Et ma femme qui croit que je m’amuse ! » fanfaronne Gilles. Il sort son multimètre pour « vérifier que le courant passe ». Ça bipe ! Pendant que Jean-Luc tient la bête, Gilles y replace ses entrailles de plastique et de métal. Quelques vis et marmonnements plus tard, il me tend la prise du sèche-cheveux : « Vous pouvez brancher ? » J’obtempère en croisant les doigts. Une multiprise est à disposition. Victoire, le sèche-cheveux souffle. Jean-Luc et Gilles aussi. J’avais fini par leur coller une sacrée pression.« C’est facile à réparer ces machins-là ! », conclut Gilles en toute humilité. « Au suivant ! »

ALICE RENARD

Extraits de l' union du 16/02/2018

    

    

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Des rêves tout en couleurs

Cette semaine sont examinées les candidatures espérant succéder au spectacle Rêves de couleurs, qui mettra en lumière la cathédrale Notre-Dame et la basilique Saint-Remi.


Après avoir connu un succès inattendu pendant près de sept ans, le spectacle son et lumière projeté sur la cathédrale se cherche désormais un successeur. Archive Bernard Sivade

Pendant près de sept ans, le spectacle Rêves de couleur aura illuminé la cathédrale. Mais «avec le temps, il a fini par y avoir une nécessité de renouvellement» , expliquait, en fin de semaine dernière, Pascal Labelle, l’adjoint à la culture et au patrimoine. Peu à peu, les contours du spectacle qui sera choisi pour lui succéder se précisent. Pas question cependant pour nos interlocuteurs de trop en dire, la procédure d’appels d’offres étant encore en cours. Cette semaine, les dossiers des différents candidats seront examinés en commission. De courtes vidéos seront scrutées.

TROIS CRITÈRES : FAISABILITÉ TECHNIQUE, DIMENSION ARTISTIQUE ET PRIX

Sans surprise, trois critères se révéleront décisifs : la faisabilité technique, la dimension artistique et l’aspect financier. « Ce sera un spectacle son et image, avec une narration, une histoire à raconter. Après, l’idée n’est pas de faire un simple Rêves de couleurs nº2, consentait tout de même à reconnaître M.Labelle. Rêves de couleurs était un très beau spectacle mais rien que techniquement, il y a désormais de nouvelles possibilités, les choses ont évolué. » Allusion notamment aux leds, qui permettent une meilleure définition et un confort visuel amélioré. Si elles sont plus chères à l’achat, elles ont pour réputation de consommer moins, d’être plus durables, permettant ainsi des économies sur la maintenance. En outre, le nombre de vidéoprojecteurs devrait être triplé, avec environ 60 à 70 sources de lumière.

« Le prochain spectacle devra à la fois être innovant, qualitatif et respecter l’histoire des sacres, celle de la cathédrale Notre-Dame et de la basilique Saint-Remi », espérait M. Labelle. L’adjoint à la culture, soucieux de ne pas parasiter la procédure, refuse en revanche de confirmer des noms d’artistes candidats.

De même, pas question de confirmer l’échéance estivale pour les premières diffusions publiques. « À ce stade, ce ne serait pas raisonnable… Le choix se fera en mars et la Ville communiquera sur le sujet en avril » , fixe l’élu. En décembre, la Ville avait lancé un appel au mécénat en direction des entreprises du territoire et dévoilé ses ambitions. Le futur projet a pour différence fondamentale avec Rêves de couleurs qu’il habillera non seulement Notre-Dame mais également la basilique Saint-Remi.

« L’idée est de mettre en valeur le patrimoine Unesco » , racontait Catherine Coutant (L’union du 4 décembre), la conseillère municipale déléguée à la politique patrimoniale. Et pour cause : avec quatre sites et monuments (cathédrale, palais du Tau et basilique Saint-Remi en 1991 puis coteaux, maisons et caves de champagne en 2015), Reims n’est-elle pas la première ville française en nombre de sites Unesco ?

Rêves de couleurs était un très beau spectacle mais techniquement, il y a désormais de nouvelles possibilités
Pascal Labelle, adjoint à la culture

Côté cathédrale, le cahier des charges prévoit un spectacle sur deux façades : seront illuminées et mises en couleurs la façade ouest, c’est-à-dire la principale, celle visible depuis le parvis, mais aussi la façade nord, côté Robert-de-Coucy. « Deux sources, soit deux angles différents, seront également prévues pour la basilique Saint-Remi , ajoute l’élue. Et si le mécénat fonctionne bien, nous aimerions également mettre en valeur le cloître du musée Saint-Remi avec cette fois une thématique plus axée sur le champagne et son histoire. »

Saint-Remi et Notre-Dame, destins liés en lumière 

Pour rappel, Notre-Dame voit chaque année défiler un bon million de touristes, quand Saint-Remi, qu’elle égale presque en taille et lieu de trois sacres de rois, n’en reçoit que 130 000. De ce déficit de visiteurs était née la volonté municipale de lier les destinées lumineuses des deux édifices. Le budget d’un tel circuit lumineux était estimé en décembre à deux millions d’euros, contre un peu plus d’un million pour Rêves de couleurs.

Voir les choses en (un peu) plus grand va de pair avec une volonté de rallonger ce spectacle pour qui, ailleurs en France, les demandes du public restent fortes. « Le prochain son et lumière devrait durer une vingtaine de minutes », développait, hier, M. Labelle. « Autour de 20 à 25 minutes », avait déjà promis Damien Lugnier, en charge du dossier à la direction de la culture et du patrimoine. Rendez-vous en avril pour en savoir plus. D’ici là, faites de beaux rêves... en noir et blanc.

Mathieu LIVOREIL et Alice RENARD

Extraits de l' union du 29/01/2018

    

    

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Feu vert pour le triangle marnais

Les bassins de Châlons-en-Champagne, Épernay et Reims sont sélectionnés pour la dernière phase du programme national « territoire d’innovation de grande ambition ».


Le triangle marnais vise à constituer un «
territoire européen de référence pour la bioéconomie et l’agriculture du futur »
 

Une nouvelle pierre vient d’être ajoutée à l’édifice de la bioéconomie dans la Marne. Les bassins de Châlons-en-Champagne, Épernay et Reims sont sélectionnés pour la dernière phase du programme national « territoire d’innovation de grande ambition ».

À la suite d’un appel à manifestation d’intérêt lancé en mars dernier par le commissariat général à l’investissement, les collectivités concernées, des acteurs privés et publics avaient créé le consortium «InnobioEco2 » visant à faire du triangle marnais « le territoire européen de référence pour la bioéconomie et l’agriculture du futur ».

Ce travail nous a permis de déterminer le rôle de chacun
Benoist Apparu, maire de Châlons-en-Champagne

Parmi les 117 projets déposés, « InnoBioEco2 » fait partie des 24 à bénéficier d’un accompagnement de six à douze mois et de 400.000 euros de subventions d’ingénierie. Cette somme permettra de mener les études qui structureront le dossier.

À l’issue du processus de sélection, seuls quelques projets seront retenus et se partageront une enveloppe de 450 millions d’euros sur dix ans.

Le consortium marnais rassemble plusieurs projets à des stades plus ou moins avancés comme Planet A, le projet multi-facettes de Cité de l’Agriculture à Châlons, TerraLab, la ferme expérimentale de Bétheny ou « Microville 112 », le quartier collaboratif que veut lancer Courcy, sur une partie de l’emprise de l’ex-base aérienne 112. « Ces projets sont éligibles à des fonds spécifiques et la reconnaissance du triangle marnais comme territoire d’innovation peut les booster », précise Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims. Pour Benoist Apparu, maire de Châlons et porteur du projet Planet A, le travail autour de la candidature du triangle marnais a pour premier intérêt d’étouffer tout risque de concurrence entre Reims, Châlons et Épernay. « Ce travail nous a permis de déterminer le rôle de chacun, d’identifier dans le détail tous les projets et de créer de la cohérence entre les trois territoires. » Alors que Reims, Châlons et Épernay n’étaient pas parvenus à s’entendre, il y a quelques années, sur un rapprochement de leurs collectivités, le triangle marnais trouve, grâce à la bioéconomie, une nouvelle dynamique. « Seuls quarante porteurs de projet ont été auditionnés et nous savons que l’un des éléments qui a intéressé, c’est notre capacité à travailler ensemble », conclut Catherine Vautrin.

Julien BOUILLÉ et Sébastien LACROIX

Extraits de l' union du 06/01/2018

    

    

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