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 Violences conjugales : un coup de fil contre les coups

 


Répertoire 

DRONES

2018

Des montres connectées pour vous protéger
L'intelligence artificielle dans le viseur des amateurs de photographie

La domotique, l'alliée de votre maison

France TV, TF1 et M6 unis contre Netflix

Linky, le compteur de la discorde

De l’énergie solaire à la place du Teknival, une question toujours centrale

Comment le photovoltaïque s’installe dans nos régions

Quand l’étiquette connecte le consommateu

Un engin révolutionnaire pour le travail au sol entre les ceps de vigne
Le miscanthus, c’est tout bonus

Les fréquences des chaînes de la TNT vont changer dans la région Grand Est

Attention, les fréquences de la TNT vont changer

Electricité : toutes les questions que vous vous posez à propos des compteurs Linky

2017
J’ai testé l’audiodescription

Ces robots distraient les personnes âgées

Lorsque l’ADN  se fait disque dur

Maison ou appartement, le futur est là

Les stupéfiantes vertus du chanvre

D’ici à 2022, 3,6 millions de compteurs Gazpar seront fabriqués à Reims

Ils veillent sur le réseau de gaz

LES ROBOTS VONT-ILS NOUS CONYRAINDRE AU CHÔMAGE ?

La carte d'identité nouvelle génération, kesako

2016

Des blocs pour construire ses meubles
La haute définition dans votre salon
Les écrans brouillent les pistes

La menace de l'écran noir

Questions sur un compteur intelligent
Un nouveau compteur gaz économique

2015

Un GPS pour guider les aveugles en randonnée ... ou au quotidien
Dans la tête d'un spécialiste

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'intelligence artificielle dans le viseur des amateurs de photographie

 L'intelligence artificielle est désormais partout. Son dernier terrain de conquête en date est la photographie, où elle est censée améliorer les rendus. Mais qu'apporte-t-elle réellement aux photographes amateurs ou éclairés


'inteUigence artificielle s'inrite dans les prisesde vues et permet aux capteurs de reconnaître les scènes allXlluelles ils sont confrontés, afin de les ai4er à optimiser les réglages. @ eco

GROS PLAN

 Une première étape la différence n'est pas encore flagrante entre l'ancien elle nouveau modèle. la méthode utilisée jusqu'à aujourd'hui a fait ses preuves et s'avère très efficace. Mais c’est une première étape pour l'apprentissage profond, qui en profite pou r montrer tout son potentiel. Ces promesses ne seront même pas limitées par des contingences techniques : les opérations à effectuer pour simuler un réseau de neurones sont nombreuses mais simpies. Jusqu'à présent, les fabricants se servaient de la puissance du cloud pour effectuer les calculs, puis ils se sont rendu compte que les GPU, spécialisés dans l'affichage graphique, étaient capables de traiter des opérations moins variées que les processeurs classiques, mais en plus grande quantité. Aujourd'hui, les fondeurs sortent des puces encore plus efficaces, , les fameux NPU, qui simulent efficacement des réseaux neuronaux.

L a photographie est en train d'entrer dans une nouvelle ère, celle de l'intelligence artificielle. Apple et Huawei ont ouvert les hostilités en intégrant à leurs terminaux un processeur réservé aux réseaux neuronaux, baptisé NPU pour NéuraI Processing Unit. Ces deux acteurs importants de la téléphonie rejoignent ainsi Pentax sur ces terres qui restent à défricher. Mais que peut bien apporter l'lA au vacancier qui veut immortaliser ses congés ou au photographe passionné ?

 TOUS EN SCÈNE

Un processeur d'appareil photo classique, qu'il soit intégré à un boîtier uniquement dédié à la prise de vues ou sis dans un smartphone, essaie par de nombreux moyens de prendre en compte le sujet afin d'adapter à la scène la vitesse d'obturation, la sensibilité à la lumière (ISO) ou encore l'ouverture du diaphragme. Le but est d'obtenir un niveau d'exposition optimal. Pour arriver à un résultat équilibré, le processeur tente de deviner quel type de photo il est en train de traiter (ski, plage, portrait, nuit, etc.). Ce sont des algorithmes qui s'en chargent: si un visage occupe une partie importante de l'image, nous sommes face à un portrait, si le haut de l'image est bleu et le bas blanc, nous sommes face à un paysage enneigé, etc. Toute une série de réglages sont alors mis en branle. L'expérience des développeurs en la matière étant de plus en plus grande, les algorithmes actuels sont performants dans la majeure partie des scènes « classiques ». Mais dès que le sujet sort des sentiers battus, les résultats peuvent être rédhibitoires.

L'ŒIL ÉTAIT DANS LA TROMBlNE

C'est précisément là qu'interviennent l'apprentissage profond et les réseaux neuronaux. Dans le cas classique, un algorithme décrit au capteur ce qu'il doit voir. Dans le cadre d'une lA neuronale, c'est le processeur qui cré ses propres méthodes de reconnaissance. En observant un nombre considérable d'images déjà prises par des photographes et qui ont été répertoriées en fonction de leur sujet, le dispositif va en quelque sorte « apprendre» à quoi ressemble une fleur, un surfeur, un bébé ou un hippopotame. L'apprentissage profond renverse ainsi le processus : l'algorithme est déduit au lieu d'être induit. Huawei a de cette façon entraîné son application photo en la nourrissant de plusieurs dizaines de milliers d'images, réparties en 19 catégories, de la scène de concert aux vacances à la mer, afin d'appliquer les réglages le plus efficaces possible lorsque l'lA reconnaît un contexte qu'elle connaît. Nous ne sommes pas loin de l'éducation d'un enfant : ceci est un oiseau, ceci est un singe, ceci est un camion de pompier, etc. Ne cherchez pas plus loin la double utilité des systèmes de captcha qui se multiplient sur la Toile et qui demandent à l'utilisateur de reconnaître ici une voiture, là un panneau de signalisation afin de reconnaître un internaute humain d'un robot. Le grand avantage de cette méthode d'apprentissage est que la machine est capable, après un très grand nombre d'images passées en revue, de reconnaître des. objets d'un même genre. Par exemple, une lAnourrie au biberon du deep Ieaming saura reconnaitre non seulement tous les oiseaux qu'elle connaît déjà mais .aussi une nouvelle espèce qu'elle n'aura jamais rencontrée .

Extraits de l' union du 16/07/2018

    

    

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France TV, TF1 et M6 unis contre Netflix

Baptisée Salto, une plateforme française de vidéo  en ligne va tenter de rivaliser avec les ogres américains.

Avec Salto, les groupes France Télévisions, M6 et TF1 entendent proposer une réponse ambitieuse aux nouvelles attentes du public » , ont annoncé hier France TV, TF1 et M6. Les groupes français font valoir que cette plateforme en ligne, qui fonctionnera sur abonnement et sans engagement, offrira « une variété sans égal » de programmes.

Cette plateforme « permettra de retrouver tous les meilleurs programmes de télévision (le direct et le rattrapage), mais aussi de découvrir des programmes inédits », selon les nouveaux alliés. À eux seuls, TF1 et France Télévisions représentent 75 % de la création audiovisuelle en France. Et les trois partenaires se disent ouverts à ce que d’autres chaînes les rejoignent.

La date de lancement et les tarifs n’ont pas été précisés, mais selon une source proche du dossier, ce nouveau service devrait afficher un abonnement de base inférieur à 5 euros par mois. Salto « proposera plusieurs formules d’abonnement pour tenir compte des besoins de chacun » , et « s’articulera de la meilleure manière avec les plateformes gratuites existantes : MYTF1, 6Play et France.tv » , assurent ses fondateurs, qui vont créer une société à parts égales pour ce projet.

UNE ÉQUIPE DE FRANCE DE L’AUDIOVISUEL

La présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, avait relancé en novembre l’idée d’une plateforme commune aux chaînes publiques et privées et plaidé pour l’émergence d’une « équipe de France de l’audiovisuel » , capable de « devenir un champion européen qui pèse sur la scène mondiale » . De telles alliances ont déjà été constituées aux États-Unis (Hulu) et au Royaume-Uni (Freeview). Avec cette union sacrée, Delphine Ernotte et ses homologues Gilles Pélisson (TF1) et Nicolas de Tavernost (M6) prennent le taureau par les cornes, face à la concurrence fulgurante de Netflix et d’Amazon, les géants américains de la vidéo en ligne. Il y a péril en la demeure : Netflix, présent depuis seulement quatre ans dans l’Hexagone, y compterait désormais 3,5 millions d’abonnés, selon Libération, soit plus qu’OCS, le bouquet payant d’Orange.

Au rythme auquel il croît (100 000clients par mois selon le quotidien), l’ogre Netflix semble en mesure de s’imposer tôt ou tard comme le numéro 1 de la télévision payante en France, devant Canal+ et ses 4,9 millions d’abonnés.

Extraits de l' union du 16/06/2018

    

    

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De l’énergie solaire à la place du Teknival, une question toujours centrale

Gaye et Marigny L’ancienne base aérienne de l’Otan fait l’objet d’un projet de centrale photovoltaïque pour lequel un premier permis de construire avait déjà été déposé en 2011.


Le projet d’une centrale solaire refait surface, quelques semaines après le Teknival.
Archives Édouard Lantenois

2 - PERMIS DE CONSTRUIRE EN SEPT ANS

La société marseillaise Oxygn a été contrainte de déposer une demande pour un second permis de construire pour son projet de centrale photovoltaïque, sur la base aérienne de Gaye et Marigny. Le premier, déposé et accordé en 2011, est arrivé à expiration en 2016 : entre-temps, le projet a été soumis trois fois à la Commission de régulation de l’énergie, sans être sélectionné.

4 - UNE QUATRIÈME CHANCE, EN FIN D’ANNÉE

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) ne sélectionne chaque année qu’un certain nombre de projets de production d’électricité par énergie solaire ou éolienne, dans la limite d’une puissance totale produite. Chaque dossier présenté est noté sur le prix de l’électricité que le porteur de projet se propose de fournir, son empreinte carbone ou encore l’état du terrain sur lequel il sera implanté. Les projets les mieux notés reçoivent ensuite l’aval du Ministère de la transition écologique et solidaire. Le projet d’Oxygn repassera devant la CRE en décembre 2018 si le permis de construire est accepté par la Préfecture.

288 HECTARES POUR LA COLLECTIVITÉ

Les intercommunalités du Sud Marnais et de Sézanne Sud Ouest Marnais devraient acheter à l’État les 288 ha de la base aérienne de Marigny et Gaye dès que la CRE aura retenu le projet de centrale photovoltaïque. Une promesse de vente avec clause suspensive a été signée en ce sens. Dès lors, les collectivités posséderont l’ensemble de la base, dont la Zone Natura 2000 sous gestion du Conservatoire des espaces naturels. La centrale occupera 23 ha, loués aux nouveaux propriétaires, essentiellement des pistes bétonnées.

40 000 PANNEAUX SOLAIRES SUR LA BASE AÉRIENNE

Le projet porté par Oxygn et Solarcentury est celui d’une centrale solaire comportant 40 000 panneaux au sol, permettant de produire plus de 18 GWh (gigawatt-heures) par an, soit l’équivalent de l’alimentation annuelle en électricité de 5 200 foyers. Ce projet est identique à ceux déposés lors des précédents appels d’offres de la CRE mais la prise en compte, récente, de la réhabilitation du terrain concerné dans la note finale du projet plaide en faveur de celui de Marigny. «Cela change la donne, appuie Marc Maionchi, représentant d’Oxygn. Ce projet est aujourd’hui compétitif et a de bonnes chances d’aboutir. »

2020 L’ENTRÉE EN FONCTION DE LA CENTRALE

Si le projet est accepté par la CRE lors de sa commission de décembre, il faudra ensuite compter deux ans pour que la centrale sorte de terre. « Elle pourrait être opérationnelle pour le second semestre 2020, précise Sébastien Darche, responsable développement de Solarcentury.L’investissement global du projet sera compris entre 15 et 20 millions d’euros. » Ce coût comprend le raccordement au réseau d’électricité dont les modalités ne sont pas connues des investisseurs à ce stade.

30 JOURS D’ENQUÊTE PUBLIQUE

L’enquête publique mise en place dans le cadre du dépôt de permis de construire débutera le 13 juin. Pendant un mois, le projet d’Oxygn et Solarcentury sera consultable en mairies de Gaye et Marigny, aux horaires d’ouverture. Le dossier comprend l’étude d’impact environnemental du chantier et de l’installation. Un commissaire enquêteur sera présent pour répondre aux questions des particuliers, à Gaye, les 13 et 25juin, de 8 h 30 à 11 h 30 et le 13juillet, de 15 à 18 heures. Il sera possible de le rencontrer à Marigny le 19 juin, de 15 à 18 heures.

La centrale photovoltaïque, un bouclier pour parer au retour du Teknival  

Si l’aboutissement du projet photovoltaïque d’Oxygn et Solarcentury permettra aux collectivités concernées de toucher les subsides de l’impôt forfaitaire sur l’électricité en réseau (IFER), Brice Bijot, maire de Marigny, reconnaît qu’il ne s’agirait là que de« la cerise sur le gâteau. » Car ce qui intéresse bel et bien les élus locaux, principalement les maires de Marigny et Gaye sur les communes desquels est implantée l’ancienne base aérienne, ne fait pas mystère : « On veut se débarrasser des rave-party. » Le projet de centrale dont la demande de permis de construire fait l’objet d’une nouvelle enquête publique comprend une clôture de 2 m de haut, autour des 23 ha de panneaux solaires. Des caméras de surveillance compléteront ce dispositif de protection. Cependant, l’essentiel des pistes qui ont été occupées par les festivaliers le week-end du 1 er mai serait recouvert de panneaux solaires rendant le site beaucoup moins attractif pour les fêtards. Quant à l’IFER, il pourrait représenter une somme de 120 000 euros annuels, répartie entre le Département et les intercommunalités du Sud Marnais (CCSM) et de Sézanne Sud Ouest Marnais (CCSSOM) auxquelles les communes de Marigny et de Gaye appartiennent respectivement.

MARIE LENGLET

 Comment le photovoltaïque s’installe dans nos régions

L’ensoleillement plus fort dans le sud fait de l’ombre à la moitié nord, qui peine à déployer  des centrales solaires. Mais les choses bougent et plusieurs projets vont se concrétiser.


Entretenir de façon naturelle des parcs solaires grâce à des élevages de moutons: c’est le choix mis en œuvre par l’opérateur Quadran qui s’associe à des agriculteurs locaux. Un partenariat gagnant-gagnant pour les deux parties.
Quadran


La centrale de Bétheniville, à l’est de Reims, est constituée de 21000 panneaux solaires. Elle a été ouverte en 2014 par la société Quadran.
Édouard Lantenois

L’essentiel

*.- IL N’EXISTE qu’une centrale solaire dans notre secteur (Marne, Ardennes et Aisne), à Bétheniville, à l’est de Reims, parce que l’énergie du soleil est plus rentable dans le sud de la France.

*.- TOUTEFOIS, les projets qui valorisent des sites dégradés ou d’anciennes friches militaires ou industrielles, ont plus de chance d’aboutir. Deux nouvelles centrales sont ainsi annoncées, dans l’Aisne et dans la Marne.

*.- PAR AILLEURS, alors que le coût de l’énergie a tendance à augmenter, les professionnels tablent sur une baisse des prix du photovoltaïque. De bon augure pour l’autoconsommation et le développement de projets citoyens.

L’événement est un peu passé inaperçu. Vendredi et samedi derniers avaient été décrétés journées portes ouvertes des énergies renouvelables. Dans un contexte national où la transition énergétique est un enjeu majeur, il était intéressant de voir ce que proposent nos territoires, particulièrement sur le mode solaire. Mais sur plus de 140 sites participants en France (toutes énergies confondues), c’était presque « circulez, y’a rien à voir » chez nous. Rien dans l’Aisne, rien dans les Ardennes, trois sites dans la Marne dont deux parcs éoliens et un parc solaire à Bétheniville. « Ce n’est pas parce que des installations n’ouvrent pas au public qu’il n’y a rien », minimise-t-on à l’Agence de maîtrise de l’énergie (Ademe) de Strasbourg.

Mais c’est une évidence : dans la moitié nord, les centrales ou «fermes » solaires sont aussi rares qu’elles pullulent dans le sud à partir de Lyon. Le soleil ne brille pas de la même manière pour tout le monde et nos régions septentrionales s’affichent comme les parents pauvres en matière d’exploitation de cette énergie renouvelable.

BÉTHENIVILLE, PIONNIÈRE DANS LA RÉGION

Responsable du pôle solaire au syndicat des énergies renouvelables à Paris, Samy Engelstein confirme. «En 2016, la puissance de l’Aisne était de onze mégawatts (MW), celle des Ardennes de douze MW et celle de la Marne de 44 MW. Par comparaison, un département du sud, c’est dix fois plus. » Certes, la durée d’ensoleillement est moins élevée dans nos contrées. Mais le système français est tel que les régions du sud, où un même panneau photovoltaïque produit plus d’énergie que dans le nord est donc plus rentable, sont par nature avantagées. « Les implantations de centrales répondent à des appels d’offres nationaux . Des critères de coûts, de bilan carbone, de valorisation de sites dégradés, d’absence de défrichage (NDLR, nos régions sont plus cultivées et plantées que celles du sud) sont à respecter et, quand ce n’est pas le cas, cela fait perdre des points aux soumissionnaires », indique le spécialiste parisien.

« Il faudrait que la loi instaure des appels d’offres par régions, nous aurions plus de chances ! », constate Charles Lhermitte, directeur régional de Quadran (groupe Direct Énergie), un producteur d’électricité qui compte 300 salariés en France (outre-mer comprise) et totalisera d’ici la fin de l’année une puissance de 600 MW.

PRÉHISTOIRE DU SOLAIRE

Fort de ses 21 000 panneaux sur onze hectares, le site de Bétheniville, ouvert en 2014, fournit 5 MW au réseau. Il n’a pu se réaliser qu’à l’aune d’une détermination totale. « On nous prenait pour des utopistes. C’est vrai que Bétheniville était un risque, mais nous avons tenu bon. Peut-être avons-nous ici 25 % de soleil en moins mais nous avons fait la différence sur d’autres facteurs. Nous sommes sur un ancien site de Cristal Union qui fabriquait de l’alcool de betterave. Nous avons valorisé une friche industrielle, nous n’avons pas défriché la nature. Il faut aussi savoir que plus un panneau est chaud, plus il perd en efficacité, or notre installation, avec sa ventilation naturelle et l’herbage au sol, réduit l’écart de productivité thermique. Nous économisons aussi sur les coûts de raccordement puisque la ligne électrique passe à côté : alors, qu’autrefois, les pylônes alimentaient l’ancienne usine, nous réinjectons de l’électricité vers le poste de Pontfaverger, lui-même interconnecté à tout le réseau européen. Sur l’entretien, nous avons passé un accord avec un agriculteur de la commune qui laisse paître une centaine de moutons six mois de l’année pour tondre la prairie . » La réutilisation de friches, industrielles et militaires, dont nos régions sont riches, est donc un axe de développement pour les producteurs d’énergie. Quadran a ainsi remporté l’appel d’offres pour construire une autre ferme à Châlons-en-Champagne, d’une capacité de 4 MW, sur l’ancien terrain militaire « Hawk », du nom des missiles qui y étaient entreposés. Mise en service prévue pour le printemps 2019. Quadran doit aussi déposer trois dossiers de 5 MW chacun sur l’ancienne BA 112 de Reims. Charles Lhermitte se montre confiant pour l’avenir. « Les panneaux au silicium ne transforment que 20 % de l’énergie solaire. Nous n’en sommes qu’à la préhistoire dans ce mode d’énergie. Peut-être que dans quelques années de nouvelles techniques nous permettront de produire quatre fois plus d’énergie. »

Un millier de clients chez Enercoop Ardennes-Champagne


Ce gymnase de Fagnières produit de l’électricité depuis treize mois.
E.L.

Le photovoltaïque ne se résume pas à la création de fermes solaires. Bien des toits de particuliers, d’entreprises et de bâtiments publics sont couverts de panneaux, même dans nos régions. Exemple avec ce toit du gymnase Gérard Vincent à Fagnières, dans la Marne, en service depuis avril 2017, d’une capacité de 52 kilowatts (kW), l’équivalent de l’électricité (hors chauffage) de dix-sept foyers. Ce toit est le résultat d’un projet citoyen mené avec la municipalité de Fagnières et de la coopérative Enercoop Ardennes-Champagne, basée à Attigny, dans les Ardennes. Cette dernière, présidée par Christel Sauvage, a été créée en 2009 et produit de l’électricité verte. « Nous sommes une société privée d’intérêt collectif qui réinvestit la majorité de ses bénéfices », explique Christophe Dumont, chargé de développement, par ailleurs militant écologiste bien connu. Enercoop fonde sa démarche sur la citoyenneté, le partage, la traçabilité, les circuits courts. Forte de 650 sociétaires (qui ont acheté des parts), elle fournit de l’électricité à un millier de clients. « C’est vrai, nous sommes 15 % plus cher que l’opérateur historique, mais les gens viennent chez nous par idéal ou par militantisme. Notre fonctionnement, c’est l’équivalent des circuits courts en alimentation. Les gens savent ce qu’ils achètent. » Après des réalisations à Charleville-Mézières (la Moscowa) et en Champagne-Ardenne, Enercoop s’étend désormais sur tout le Grand Est et veut développer le concept de « centrales villageoises », comme à Signy-l’Abbaye. Il s’agit de groupements qui développent des énergies renouvelables sur un même territoire en associant les citoyens, les collectivités et les entreprises.

Bientôt une centrale près de Laon


La centrale s’installera à l’est de Laon, sur les pistes d’une ancienne base de l’OTAN.

 Elle sera la première centrale solaire du secteur, de l’Aisne et même au-delà, après dix ans de cheminements et parfois, d’incertitudes. « En février dernier, le groupe Dhamma Energy a remporté l’appel d’offres des trois premiers parcs prévus sur les anciennes pistes aériennes de l’OTAN, à Samoussy et Athies-sous-Laon. Comme il faut un délai de 24 mois avant le début de l’exploitation, celle-ci débutera « au printemps 2020 », se réjouit Éric Delhaye, maire de Laon et président de la communauté d’agglomération du Pays de Laon. Cette dernière collectivité n’a pas hésité à puiser dans ses réserves pour appuyer le dossier, en achetant quelque 300 hectares de terrain à l’État, en décembre dernier. Ces trois parcs, de 17 MW chacun, ne sont qu’un début. Dès le 1 er juin, un nouvel appel d’offres sera lancé pour deux autres parcs, également de 17MW chacun. Dhamma Energy y répondra. La puissance totale du parc sera donc de 85 MW, soit un équivalent de 22 000 foyers (ou 55 000 personnes) desservis. Comme pour d’autres dossiers de la moitié nord du pays, la réhabilitation d’un site dégradé (il servait de dépotoir) et la valorisation d’une friche militaire ont été déterminants dans les critères du choix ministériel. D’abord implantée en France où elle développe 130 MW (uniquement dans le sud et outre-mer) et l’Espagne avec 270 MW, Dhamma Energy s’étend désormais en Amérique Latine, en Afrique et en Inde.

J-M FRANÇOIS

Extraits de l' union du 28/05/2018

    

    

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Un engin révolutionnaire pour le travail au sol entre les ceps de vigne

Mailly-Champagne - Anthony Chaudron s’est lancé dans un record du monde de désherbage mécanique pour montrer l’efficacité d’une machine spéciale.


Le Speed way utilise des disques sans palpeurs qui brassent une bande de terre entre les plants et autour des plants.

L’ESSENTIEL

*.- ANTHONY CHAUDRON, spécialisé dans le travail du sol de la vigne, s’est lancé cette semaine dans un record du monde de désherbage mécanique sous le rang d’une parcelle de 20 hectares entre Mailly-Champagne et Sillery.

*.- IL A UTILISÉ pour cela une machine spéciale créée par l’entreprise Belhomme qui n’utilise plus de lames et palpeurs, mais des disques exerçant une pression hydraulique.

*.- LA DÉMONSTRATION est aussi une façon de mettre en avant le désherbage mécanique sans avoir usage à des désherbants chimiques.

Désherber mécaniquement sous le rang une parcelle de vingt hectares de vigne en douze heures, tel est le défi que s’est fixé Anthony Chaudron cette semaine. « C’est plutôt en viticulture normale 2 à 3 hectares par jour, nous créons ainsi un record du monde » , explique-t-il.

C’est surtout l’occasion de mettre en lumière une machine qui selon lui est révolutionnaire. Du reste sur la parcelle, entre Mailly-Champagne et Sillery, la performance a attiré quelques curieux. « Je me demande comment vous pouvez faire aussi vite » , demande un vigneron.

Au départ, il s’agit d’une invention de l’entreprise Belhomme spécialisée dans le développement d'outils de désherbage mécanique entre rangs et entre plants. « Depuis 1983, je suis à quatre pattes dans les vignes » , sourit son gérant. Il évoque une évolution par rapport aux engins interceps classiques, avec lames et palpeurs. « Ici, le palpeur détecte le pied et la lame se rétracte » , poursuit-il. Mais le système présente selon lui plusieurs inconvénients. « Souvent, toute une partie autour du cep ne sera pas traitée. Dans certains cas, des jeunes pousses peuvent être coupées, des pieds abîmés. »

Autre écueil selon lui, la lame va créer un lissage au niveau de la terre, « au lieu de l’aérer », souligne Anthony Chaudron.

Et j’ai réalisé un châssis spécialement adapté pour la vigne champenoise
Anthony Chaudron

Le nouvel outil de l’entreprise Belhomme, baptisé Speed way, n’utilise ni lame, ni palpeur. Pour faire simple, le système fonctionne avec des disques qui vont exercer une pression hydraulique, permettant de brasser une bande de terre entre les plants et autour des plants. « Avec cet engin, le pied est totalement dégagé, même sur jeunes plantations », ajoute le gérant de l’entreprise Belhomme. Ce dernier a fait des essais en 2017 dans le vignoble de Saint-Émilion. «Les résultats sont très intéressants et plusieurs vignerons ont adhéré. » De son côté, Anthony Chaudron, de l’entreprise Le travail du sol champenois, a été séduit également par le procédé, qu’il a aussi testé au préalable dans le Beaujolais. « Et j’ai réalisé un châssis spécialement adapté pour la vigne champenoise» , glisse Anthony Chaudron.

L’opération réalisée cette semaine lui paraît satisfaisante. « C’est du travail propre. » Anthony Chaudron est un des rares du secteur à s’être lancé il y a dix ans dans le travail du sol, comme prestataire pour les vignerons. Il milite pour le traitement des vignes sans utilisation de désherbants chimiques. « Le désherbage mécanique sans désherbant, c’est compliqué. Cela se heurte parfois aussi à des impératifs économiques, cela peut revenir cher. C’est des années de travail à réfléchir à des solutions qui peuvent encourager à l’utilisation de ce système plutôt qu’à des produits » , indique le gérant de l’entreprise Belhomme.
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C’est le nombre d’hectares désherbé mécaniquement sous le rang par Anthony Chaudron en douze heures cette semaine, sur une parcelle entre Mailly Champagne et Sillery, un record du monde selon lui

Anthony Chaudron confirme. Il travaille beaucoup notamment avec des petits producteurs, dont certains bio. « Ils sont très intéressés par le méthode car cela va leur revenir beaucoup moins cher à l’hectare pour un résultat qui est sans doute encore plus satisfaisant », affirme-t-il.

Le Speed waty fera-t-il fureur dans les vignes ces prochaines années ? Affaire à suivre.

Yann LE BLÉVEC

Extraits de l' union du 24/04/2018

    

    

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Le miscanthus, c’est tout bonus

La jeune filière fait valoir les atouts de cette plante innovante et écologique, associant diversification et circuits courts, utile dans les vignes, les villes et les élevages.


Une ensileuse dans un chantier de récolte, début avril, à Chardeny, entre Rethel et Vouziers, dans les Ardennes.
Hervé Oudin

Chiffres clés

*.- SURFACES EN FRANCE : 5 039 hectares en 2017, 5 500 prévus pour 2018 (+10 % par an).

*.- COÛT DE PLANTATION : 3 000 euros par hectare, à amortir sur vingt ans.

*.- RENDEMENT : douze à quinze tonnes de matière sèche par hectare.

*.- PRIX D’ACHAT : environ 65 euros la tonne de matière sèche sur pieds (récolte prise en charge).

*.- REVENU À L’HECTARE : autour de 850 euros par hectare net de frais de récoltes.

Avec plus de deux mètres sous la toise, on comprend qu’on l’appelle l’« herbe à éléphant ». En ce premier vendredi d’avril, dans un champ de Chardeny, entre Vouziers et Rethel, il n’y a pourtant pas de pachyderme à l’horizon.

On entend plutôt le vrombissement d’une ensileuse géante qui avale littéralement la forêt jaune paille pour la régurgiter régulièrement dans la benne d’un semi-remorque. Une fois rempli et bâché, ce dernier ira déverser sa cargaison quelques kilomètres plus loin à Pauvres, au pied de l’usine de la coopérative Luzéal. Le miscanthus alimente en effet ce mastodonte qui sèche chaque année près de 150 000 tonnes de luzerne et de pulpes de betteraves. L’usine ardennaise est engagée dans une transition énergétique.

« Nos fours de séchage utilisent traditionnellement le charbon car ils ont besoin de beaucoup d’énergie et de façon très concentrée. Et puis en 2007 on nous a demandé de réduire de 40 % notre consommation d’énergie fossile. Mais dès 2012, nous avons substitué 50 % du charbon par de la biomasse », explique Thierry Hamerel, directeur général de Luzéal. Le miscanthus est en effet utilisé non pas seul mais en « co-combustion » avec le charbon. France Miscanthus, la jeune filière créée en 2009 qui réunit une vingtaine de membres dont la plupart sont des coopératives de déshydratation, souligne le fait que cette plante facile à cultiver doit entrer dans le « mix » des solutions permettant de limiter l’émission de gaz à effet de serre.

Actuellement, les deux tiers de la production sont valorisés pour le chauffage. Le « PCI » (pouvoir calorifique inférieur) est comparable à celui du bois soit 4,9 mégawatts par tonne de matière sèche. Ainsi, avec un hectare de plantation, qui permet selon une bonne moyenne de récolter quinze tonnes de miscanthus, on peut substituer l’équivalent de 6 000 litres fioul. Si les usines sont les premières consommatrices de miscanthus, des petits projets commencent à émerger.

UNE SOLUTION À LA NÉCESSAIRE DIVERSIFICATION DE L’AGRICULTURE

Des grandes maisons à la campagne, des bâtiments communaux et même une abbaye, celle d’Ourscamp dans l’Oise, ont investi dans des chaudières adaptées pour réduire leur facture de fioul ou de gaz naturel. Les équations peuvent être bonnes économiquement à condition bien sûr que la plantation soit à proximité. Les surfaces progressent de 10 % chaque année, elles restent très modestes avec un total de 5500 hectares estimé cette année en France où il y a quelque 18,4 millions d’hectares de terres arables.

C’est peu et même loin derrière d’autres filières émergentes comme le chanvre et ses 16 000 hectares. « Le miscanthus est une solution à la nécessaire diversification de l’agriculture. L’assolement colza, blé, betterave, maïs ne suffit plus », martèle Alain Jeanroy, président de France Miscanthus. Ce dernier ne manque pas de souligner que depuis janvier de cette année est éligible aux surfaces d’intérêt écologiques (SIE) qui, selon la PAC, doivent représenter 5 % des terres arables. Le fait que les pois soient, dans le même temps, sortis de la liste, peut donner un sérieux coup de pouce au miscanthus.

Mais, le marché du chauffage ayant atteint son étiage, la filière doit multiplier les nouveaux débouchés. Le second marché de la plante en France est le paillage.

En copeaux ou en granulés, le miscanthus limite la pousse des mauvaises herbes, n’apporte pas d’acidité, ne suscite pas de champignons et maintient la souplesse comme l’humidité du sol.

À RETHEL, ON UTILISE LE MISCANTHUS POUR LE PAILLAGE D’ARBUSTES

C’est donc un ingrédient de proximité, naturel, 100 % renouvelable et appréciable pour les collectivités qui n’ont plus le droit d’utiliser des pesticides depuis 2017. La ville de Rethel, par exemple, n’a pas attendu cette échéance, car elle utilise le miscanthus pour le paillage d’arbustes et ses rosiers depuis 2009. Des essais concluants sont menés également dans le vignoble champenois, très sensible à la réduction des intrants. La filière fait valoir aussi que le miscanthus a des atouts pour remplacer la paille et les copeaux de bois pour la litière des élevages. Le corps de sa tige, particulièrement spongieux, a en effet un fort pouvoir absorbant. En copeaux ou en granules, le miscanthus permettrait aux poules, canards, bœufs ou chevaux de bénéficier de meilleures conditions d’hygiène et de santé (lire aussi par ailleurs). Nécessitant un renouvellement moins fréquent, le personnel voit son temps de travail allégé également. France Miscanthus étudie aussi la production de parpaings ou de tableau de bord de voiture bio-sourcés… Encore petite et méconnue, la filière de cette plante à tout faire ne manque pas d’imagination.

3 QUESTIONS à


Alain JEANROY
Pdt de France Miscanthus

Une plante qui mérite d’être mieux connue

 Vous avez travaillé pour la filière maïs, en tant que directeur de l’AGPM, et pour la filière betterave, en tant que directeur de la CGB. Qu’est-ce qui vous a attiré dans le miscanthus ?

En 2006, lors de la première réforme de la betterave, nous avons eu des questionnements sur les émissions de CO 2 liés à la déshydratation des pulpes de betterave. On a cherché une biomasse énergétique qui nous permette de réduire les émissions et nous avons fait des essais concluants avec le miscanthus. Grâce à des aides, des agriculteurs ayant arrêté la betterave se sont reconvertis dans le miscanthus. J’ai alors créé, en 2009, France Miscanthus, que l’on suivait de près ou de loin. Et quand j’ai quitté la CGB (en 2017), les adhérents m’ont demandé de continuer. J’ai trouvé que c’était un challenge intéressant. C’est une plante qui mérite d’être mieux connue.

5.000 hectares, c’est encore peu, le miscanthus peut-il se développer à grande échelle en France ?

On ne va pas couvrir la France de miscanthus ! Mais le chanvre ou le lin sont à 15 000-20 000 hectares et je pense que l’on pourra facilement atteindre ces surfaces. Je suis persuadé que c’est une plante qui va continuer à se développer. Il y a un vrai sujet de réponse à la nécessaire diversification des exploitations agricoles. On est dans une phase où les assolements classiques ne sont plus suffisants pour faire un revenu. Le fait que le miscanthus soit désormais éligible aux surfaces d’intérêt écologique et, qu’en même temps les pois ne le sont plus, est un point important. Ensuite, on a tué définitivement les idées reçues sur le côté soi-disant invasif de cette plante. Enfin depuis deux ou trois ans on s’aperçoit que c’est une réponse au besoin de paillage horticole des villes. Les élevages avicoles et équins commencent à considérer le miscanthus comme une solution plus intéressante en termes de qualité de vie, de temps de travail et de conditions sanitaires.

Est-ce économiquement viable de planter du miscanthus ?

On a un débouché d’étiage qui est le chauffage mais pour les valorisations paillage horticole et litière, le miscanthus tient tout à fait la route. La seule chose, c’est qu’il y a une mise de fonds au départ de 3000 euros par hectare. Mais elle ne porte pas sur de grandes surfaces et elle s’amortit sur vingt ans. En plus, cette culture ne nécessite pas d’entretien, il n’y a que les frais de récolte et de stockage.

Pour vingt ans et sans intrants

Venu d’Asie, le miscanthus est une graminée rhizomateuse. Il existe de nombreuses espèces utilisées comme plantes ornementales. Dans l’agriculture, on utilise le miscanthus x gigantus. C’est une plante pérenne. On plante les rhizomes qui restent en place pour vingt ans. La repousse se fait chaque année, après la récolte, à la sortie de l’hiver. L’espèce x gigantus est stérile et non invasive. Pour contrer les idées reçues, France Miscanthus diffuse des études d’Arvalis et de l’Inra qui montrent qu’après broyage de la biomasse aérienne mi-juin on peut semer une nouvelle culture à l’automne. À part pour les deux années de démarrage, où il faut lutter contre les adventices, le miscanthus ne nécessite pas de traitement. Avec la chute des feuilles à l’automne, il se forme un mulch au sol qui empêche la formation de mauvaises herbes. Il n’y a donc pas de désherbage chimique ou mécanique. Le bénéfice est donc à la fois environnemental et économique. De même, lorsque la plante est récoltée, une partie des éléments nutritifs a migré vers les rhizomes, il n’est donc pas utile de fertiliser. Les parcelles ou les bandes de miscanthus contribuent à la protection des eaux de surface. Le système racinaire réduit le ruissellement, favorise l’infiltration des eaux. La couverture permanente évite l’érosion éolienne.

En litière dans un élevage de pointe


À la tête d’un élevage de volaille moderne à Ménil-Lépinois, Mathieu Galland a opté pour un paillage à base de miscanthus et de bois. Il dure plus longtemps et offre une meilleure qualité sanitaire.
Hervé Oudin

L’Ardennais Mathieu Galland est à la tête d’un élevage de poulets de chair de grande envergure à Ménil-Lépinois, entre Rethel et Reims. Suite à une récente extension, l’exploitation fait 7 400 mètres carrés de surface couverte. Cette ferme high-tech et performante économiquement, qui tranche avec l’image que l’on peut se faire des élevages français aujourd’hui, dispose par ailleurs d’une chaudière biomasse susceptible un jour d’utiliser du miscanthus et de panneaux solaires. C’est un transformateur belge qui lui achète les sept « bandes » annuelles de 170 000 volailles, soit plus d’un million de poulets par an. Pour encadrer une telle production, l’élevage doit être tenu de façon particulièrement rigoureuse. L’éleveur a opté pour un sol bétonné, comme cela se pratique en Belgique, de façon à limiter l’épaisseur de la litière. Celle-ci est un mélange de miscanthus et de copeaux de bois, produit à quelques kilomètres de là, par Agromi. Cette litière reste sèche pendant la durée de période d’élevage de 42 jours. « À 200 euros la tonne, c’est beaucoup plus cher que la paille mais la qualité sanitaire est bien meilleure pour nos animaux. C’est ce que nous vendons pour notre type d’élevage », explique M. Galland. France Miscanthus ne manque pas de défendre les vertus de sa litière. « Bien aérée et résistante au tassement, elle empêche la formation de croûtes et réduit les émissions d’ammoniac au bénéfice du confort des animaux et de l’éleveur. » Les animaux n’auraient plus de bobos sur les pattes et les coussinets, et vivant dans moins de poussière, ils contracteraient moins de maladies respiratoires. « Les frais vétérinaires, l’usage des antibiotiques et la mortalité des animaux s’en trouvent significativement diminués » , assure la filière .

Une filiale inventive de Luzéal


Yves Koch, devant une partie de la gamme de litière d’Agromi.
Hervé Oudin

La coopérative de déshydratation Luzéal, dont le siège est à Pauvres (Ardennes), avait créé, en 1993, une filiale dédiée aux biocombustibles et notamment aux granulés de bois pour chaudières. Elle a engagé depuis une dizaine d’années la diversification de ses produits à base de miscanthus déshydraté. Après avoir lancé en 2009, la commercialisation de paillage horticole en vrac, elle développe depuis l’an passé des petits conditionnements de quinze kilos. Elle a créé également une gamme (Misceal) de litières pour élevages équins, avicoles ou bovins. Pour les volailles, Agromi a créé une litière spéciale (Agromis Confort Plus) à base de miscanthus et de bois. Pour les vaches laitières, le miscanthus est associé à de la chaux. Litelia a un rôle aseptisant. Elle limite les risques d’infection des pis lorsque les vaches se couchent au fond de leurs logettes. Ces débouchés utilisent environ 15 % des 5 500 tonnes de miscanthus récoltés chaque année par Luzéal. «Le miscanthus est une activité qui commence à s’équilibrer pour nous, tout l’enjeu est donc maintenant de développer la litière et le paillage », explique Yves Koch, directeur des activités biomasses et énergies d’Agromi.

Julien BOUILLÉ

Extraits de l' union du 24/04/2018

    

    

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Quand l’étiquette connecte le consommateur

Benoît Sudre, dirigeant de WID, donnera une conférence le 12 avril au salon.


Les nouvelles technologies font partie des sujets du 3ème salon Pack and spirit les 11 et 12 avril à Reims.

À SAVOIR

*.- MERCREDI 11 ET JEUDI 12 AVRIL de 9 heures à 18 heures au caveau Castelnau à Reims. Réservé aux professionnels du secteur. www.packandspirit.com

*.- CONFÉRENCES LE 11 AVRIL : à 10 h 30, Les tendances globales d’API influencent le secteur des spiritueux haut de gamme, à 11 h10, Etiquettes, le choix du papier est un choix marketing (et le 12 avril à 10 h 10), à 11 h 50, Les enjeux des réseaux sociaux pour les marques de spiritueux, à 14 h 30, L’Emballage 3.0 : quand vos rêves deviennent réalité…, à 15 h 10, L’impression numérique au service de la perception du produit, à 15 h 45, Les spiritueux, tendances et allégement de l’emballage par BillerudKorsnäs.

*.- LE 12 AVRIL : à 10 h 45, Impact environnemental et packaging de luxe : quelles solutions ? et à 11 h 20, WID : l’approche globale et innovante combinant traçabilité, logistique & communication par RFID & NFC.

FID et NFC. Des « gros mots » pour les uns, des trésors d’innovation pour les autres. Que veulent-ils dire ? « Radio frequency identification » soit radio-identification pour RFID et « Near Field Communication » autrement dit communication en champ proche pour NFC. Mais encore ?

Benoît Sudre, de la société WID basée en Haute-Normandie, donnera une conférence sur le sujet (lire par ailleurs) lors la troisième édition du salon du packaging de luxe Pack and spirit à Reims. Il éclaire la lanterne des néophytes. «La RFID est un composant électronique qui permet d’être lu à plus ou moins longue distance. Le grand public connaît la NFC grâce au paiement sans contact avec les cartes bancaires ou les smartphones. »

Concrètement, WID a mis au point une étiquette électronique miniature apposée sous une étiquette de vin ou de champagne. Un dispositif qui peut être lu « à travers les caisses fermées, à distance et en masse ». Aujourd’hui, la société travaille avec toutes les régions viticoles et a noué des discussions avec plusieurs maisons de Champagne. Objectif : garantir la traçabilité des bouteilles. « La technologie s’avère un atout en termes de sécurité grâce aux outils de lecture que nous avons développés pour lire à travers les emballages. On peut avoir le numéro de client, la référence, la commande de lots… Chaque étiquette RFID a un identifiant unique. »

En Champagne, le syndicat général des vignerons (SGV) a lancé la coiffe Cloé, utilisant elle aussi la technologie RFID ainsi que des QR Code développés par la société Advance track & trace (ATT). Un dispositif « anti-contrefaçon ». Le service des douanes et droits indirects de Reims a même signé un accord avec le SGV pour qu’il puisse accéder à l’ensemble de ces informations et avancer dans la lutte contre les fraudes.

La technologie s’avère également un outil de communication intéressant. Original et pratique car « de nos jours, les consommateurs disposent quasiment tous d’un smartphone ». L’étiquette électronique dirige le consommateur vers le site Internet de la marque, de même que les QR Code de la coiffe Cloé ou de la même manière que le scan de l’identifiant unique de Krug (« Krug ID », un numéro unique sur la contre-étiquette) permet d’accéder, via une application, à l’historique de la cuvée, des accords mets et vins et une musique dédiée. Quand les nouvelles technologies investissent l’emballage et l’habillage pour se mettre au service de la lutte contre la fraude et de la communication.

Claire HOHWEYER

Extraits de l' union du 03/04/2018

    

    

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J’ai testé l’audiodescription

Si les sous-titrages au cinéma et les sur-titrages à l’opéra sont fréquents, les audiodescriptions au théâtre restent rares. D’où l’envie d’expérimenter une pièce, dans le noir.


Pas facile de garder les yeux fermés quand on est voyant, surtout quand on veut vérifier si les informations murmurées dans le casque sont fidèles à la réalité ...
Bernard Sivade

Le théâtre, c’est bien sûr un texte, où chaque mot, chaque phrase ou chaque réplique est censé résonner. C’est aussi des gestes, des mimiques ou des déplacements, jamais exactement les mêmes d’une représentation à l’autre. Sans compter que c’est aussi un décor, des costumes, des jeux de lumière et parfois même des projections d’images ou de films sur grand écran … Alors, comment cet art vivant, très visuel, est-il perçu quand on est aveugle ou malvoyant ? C’est ce que j’ai voulu savoir, en suivant un spectacle en audiodescription, début novembre, à la Comédie de Reims.

Le rendez-vous est fixé à 19heures, une demi-heure avant le début de la représentation du Marchand de Venise, la pièce de Shakespeare revue par Jacques Vincey. Je me joins à un petit groupe de huit déficients visuels. Bertille Simon de la société parisienne Accès Culture, spécialisée dans l’audiodescription, nous distribue un casque avec un boîtier qui ressemble à n’importe quel audioguide de musée. Les malvoyants peuvent prendre un programme, imprimé en gros caractères, qui donne des informations sur la pièce. Mais aucun document en braille n’est disponible.

Je monte le son pour ne pas être gênée par le brouhaha des spectateurs dans la salle. Dans l’obscurité, tout devient plus aigu

La jeune femme nous conduit dans la grande salle et nous installe, aux deux premiers rangs de l’orchestre. Elle nous invite à allumer les audioguides. « La pièce est longue et il y a beaucoup de personnages. Écoutez l’introduction car sinon vous risquez d’être perdus » , lance-t-elle. À ma droite, a pris place un jeune homme de 25 ans. Illico, son chien d’aveugle, est sagement assis à ses pieds, dans le couloir. Lunettes noires et sweat à capuche, Antoine Thiebault ne voit plus depuis plus de deux ans. Il se souvient juste de quelques couleurs… « C’est la 2 e fois que je viens à la Comédie. Je suis content car c’est rare de pouvoir écouter, en live, un spectacle en audiodescription. La dernière fois, j’avais vuL’Avare de Molière » , raconte-t-il, avant de me glisser à l’oreille : « Franchement, ce soir, je ne sais pas si ça va me plaire. J’aurais préféré un spectacle d’humour… » Je ne peux m’empêcher de me demander comment ce jeune homme sympathique perçoit ma voix, mon odeur. La confiance spontanée qu’il m’accorde me touche. L’absence de regards fait visiblement tomber les barrières.

Bien décidée à jouer le jeu, je me masque les yeux avec mon écharpe. Mais j’ai vu le décor, l’intérieur d’une supérette. Je lance l’enregistrement. Une voix d’homme, grave et posée, donne des informations sur la pièce. Je monte le son pour ne pas être gênée par le brouhaha des spectateurs dans la salle. Dans l’obscurité, tout devient plus aigu.

UNE PARFAITE SYNCHRONISATION

Le spectacle commence. Je n’entends que les voix des comédiens sur scène. L’avantage est de pouvoir se concentrer à 100 % sur le texte. Très délicatement, une voix, féminine cette fois, m’informe dans le casque que « l’acteur est à l’avant-centre de la scène. Il va prendre une canette de Coca dans une armoire réfrigérée à gauche » .

Les comédiens poursuivent. Cette alternance de voix, en provenance de la scène et du casque, n’est absolument pas gênante. Derrière moi, une spectatrice, qui voit parfaitement, glousse à chaque réplique. Elle m’agace. La pièce défile. J’ai un peu du mal à m’y retrouver avec les différents personnages. On entend de la musique. J’apprends, par ma voix off, que « Solanio relève son masque d’éléphant rose » . Coup de feu. Je sursaute en même temps que le chien d’Antoine. Par réflexe, je regarde la scène. De longs rubans, qui ressemblent à du bolduc, ont été projetés jusque sur la tête de mon voisin. Il sourit quand je lui explique la situation.

Plus tard, la voix d’un comédien que je n’avais pas encore entendue attire mon attention. Une nouvelle fois, je triche en ouvrant les yeux. C’est celle du charismatique Jacques Vincey dans le rôle de Shylock. J’en profite pour observer les autres comédiens et tous les détails du décor. Je ne suis pas très fière de ne pas relever mon défi – voir tout le spectacle dans le noir – mais ma curiosité est trop forte. Je change alors les règles du jeu: je regarde la pièce pour vérifier que les commentaires de la voix off correspondent bien à la réalité. Et ce qui me frappe, c’est la justesse des informations et leur parfaite synchronisation avec ce qui se joue en direct. Bertille Simon, qui commande au fond de la salle une table de mixage réservée à l’audiodescription, lance les 329 « effets » en direct. Même si l’audiodescription ne peut pas tout restituer – aucune information par exemple sur l’impressionnante robe blanche du personnage Portia –, l’essentiel de la mise en scène est décrit. Pour préparer cette audiodescription, Marie-Laure Planchon, salariée d’Accès Culture, a d’ailleurs collaboré avec le metteur en scène.

D’AUTRES SPECTACLES À ÉCOUTER CETTE SAISON

Accès Culture propose plusieurs spectacles avec audiodescription, cette saison à Reims. Après « Le marchand de Venise », le public malvoyant pourra par exemple découvrir « Ba-ta-clan » d’Offenbach le 28 novembre à l’Opéra, « Roméo et Juliette » le 27 janvier au Manège, « Monsieur de Pourceaugnac » samedi 24 février à l’Opéra de Reims, et « Les pêcheurs de perles » le 13 mai, à l’Opéra. Est aussi programmée, vendredi 25 mai, à la Comédie, une représentation adaptée de « L’Avare ». Accès Culture facture aux salles de spectacle entre 2 000 et 5000 euros la représentation. Mais pour le spectateur malvoyant, la prestation est gratuite. Il n’a que sa place à acheter.

www.accesculture.org

VALÉRIE COULET

Extraits de l' union du 24/11/2017

    

     

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Ces robots distraient les personnes âgées


L’établissement d’hébergement pour personnes âgées L’Arc en Ciel à accueilli une expérience inédite autour de robots menée par la start-up chalonnaise Needabot

Hopital de Vitry le François

 « Les robots sont là pour apporter un plus aux résidents et rendre service. » Christine Ungerer, la directrice du centre hospitalier de Vitry-le-François, qui gère l’Ehpad (Établissement d’hébergement pour personnes âgées) L’Arc en Ciel, était ravie de la tournure prise par l’expérience inédite, réalisée mi-octobre.

Inédite car c’est l’Agence régionale de santé (ARS) de la Marne qui est à l’origine de la venue de ces robots. Julien Dupain, directeur délégué du centre hospitalier, revient sur la genèse de l’idée : « C’est la première fois que notre établissement accueille ce type d’activités. L’ARS cherchait un établissement médico-social afin d’intégrer la start-up châlonnaise Needabot, qui expérimente les relations entre une personne âgée et un robot. Cette société s’occupe de l’achat de robots ainsi que de la conception du logiciel. »

Deux modèles, français et espagnol, ont ainsi démontré leurs capacités en matière d’animation, alors que, rappelons-le, l’Ehpad dispose d’une capacité d’accueil de 140lits.

« Ça a été une heure et demie de relation conviviale, épanouissante » , certifie Julien Dupain, qui précise avoir été d’abord « dubitatif. Mais d’un point de vue personnel, ces machines sont une aide apportée au personnel. Elles pourront effectuer des jeux, comme un scrabble ou un morpion, et être centrées sur la surveillance du résident, avec une alerte en cas de chute ».

En attendant d’être testées sur du plus long terme avec la société Needabot, le directeur délégué confirme que « les machines ne remplaceront pas les hommes, c’est un fantasme. Mais les résidents ont apprécié. Donc, je pense qu’il y aura des suites, même si, pour l’instant, on n’a pas encore de nouvelles de la part de Needabot. Après, ça ne fait que quelques jours que ça a été expérimenté, et là ce sont les vacances scolaires… »

Si Christine Ungerer affiche un sourire, elle tient aussi à rassurer le personnel soignant : « Les robots ne sont pas là pour diminuer le nombre d’agents. »

Car, malgré tout, l’imaginaire collectif peut avoir la dent dure. Qui se souvient du film de science-fiction I, Robot, sorti en 2004 avec l’acteur américain Will Smith et de cette citation « Merci. Vous avez dit quelqu’un alors que vous auriez pu dire quelque chose » ?

Nicolas PERRIN

Extraits de l' union du 11/02/2017

    

     

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Lorsque l’ADN  se fait disque dur

Des biologistes ont incorporé les données d’une image et d’une petite vidéo dans le génome d’une bactérie vivante. Le code génétique pourrait devenir un espace de stockage informatique.


Si l’on parvenait à condenser dans de l’ADN toutes les données informatiques de l’humanité, il ne faudrait plus qu’une petite pièce pour les contenir

 Cette expérience concluante réalisée par des scientifiques de l’Université américaine d’Harvard est révolutionnaire. Elle atteste une hybridation entre le vivant et l’informatique. Ce n’est ni du cinéma, ni de la science-fiction mais bien la réalisation d’une équipe qui a encodé dans l’ADN d’une bactérie une courte vidéo d’un cheval au galop. Le petit fichier informatique ainsi conçu a été récupéré et les biologistes ont pu lire en séquençant le génome de ce micro-organisme. Cette affirmation n’est pas celle d’un écrivain à l’imagination prospère mais relève des conclusions d’une équipe de chercheurs.

LE SECOURS DES BACTÉRIES

Il s’agit d’une nouvelle étape dans un programme où des experts utilisent l’ADN pour stocker des quantités considérables d’informations de différentes natures. Ils estiment que le matériel génétique qui se trouve au cœur de chaque cellule est un endroit privilégié pour concentrer des milliers de données résumant l’évolution des espèces sur la terre. En effet, le génome d’une bactérie est une structure très compacte. Les éléments de base sont de toutes petites molécules qui s’assemblent en de longues chaînes linéaires qui s’enroulent ensuite sur elles-mêmes et ainsi économisent beaucoup de place.

Christophe Dessimoz, qui dirige le laboratoire d’informatique et de génétique de l’Université de Lausanne en Suisse, l’affirme: « Si on arrivait à stocker dans de l’ADN la totalité des données informatiques produites par l’humanité et qui sont actuellement conservées dans des serveurs géants installés sur des kilomètres carrés et consomment beaucoup d’énergie, cela occuperait une pièce de quelques mètres cubes » .

Cela fait rêver mais ce qui semble irréalisable pour le béotien est une piste très sérieuse pour ceux qui travaillent à cet objectif. En effet, l’élément de base du code génétique, le nucléotide, prend cent fois moins de place que la plus petite unité de mémoire d’un disque dur d’aujourd’hui. En outre, l’ADN est une structure robuste. De fait, des généticiens ont été capables de séquencer par exemple un génome de mammouth, animal disparu depuis des milliers d’années.

LE SCÉNARIO DES POLYMÈRES

On sait qu’actuellement, quelques équipes stockent des données dans de l’ADN, in vitro, en laboratoire mais l’intérêt de cette publication exceptionnelle dans la revue de référence Nature, atteste la mise au point d’une méthode d’incorporation d’un code génétique dans une bactérie vivante ! Ce qui n’empêche pas d’autres pistes à l’exemple de celle soutenue par Jean-François Lutz, directeur de recherche CNRS à l’université de Strasbourg qui explore le stockage d’informations dans des polymères synthétiques capables de se substituer à l’ADN.

Le travail à accomplir est encore considérable. Les biologistes d’Harvard n’ont pour l’heure les clés que pour stocker un nombre limité d’informations. Et comme chaque bactérie n’intègre qu’un morceau d’ADN étranger à la fois, il s’avère indispensable d’augmenter la population de la bactérie cible de l’expérience pour enregistrer plus d’informations. Rien ne dit que c’est impossible, en raison de la vitesse dont les progrès sont enregistrés dans ce programme de recherches. Pour remplacer les mètres linéaires et les serveurs géants, rois de l’informatique mémorisée, l’ADN ou les polymères synthétiques sont bien des pistes à approfondir.

Hervé CHABAUD

Extraits de l' union du 17/07/2017

    

     

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Maison ou appartement, le futur est là

Maisons originales par leurs formes ou leurs matériaux de construction et d’isolation, maisons et appartements connectés… Les réalisations et les projets, pour familles   ou seniors, se multiplient dans la région. Voici quelques exemples. 


Les futures maisons connectées de Bezannes, près de Reims. Les travaux débutent en septembre pour une livraison fin 2018, début 2019. Document Plurial Novilia

Cela fait quelques dizaines d’années déjà que « la domotique va révolutionner l’habitat ». Le démarrage a été lent mais les nouvelles technologies font désormais partie du quotidien. Il suffit de constater le nombre d’utilisateurs d’alarmes connectées à des smartphones pour s’en convaincre. La modernité ne se limite pas à la seule domotique de base qui permet aussi de contrôler son four ou son chauffage à distance.

30 % D’ÉCONOMIES SUR L’ÉNERGIE

D’un point de vue architectural, beaucoup de choses ont déjà été tentées. Mais louer une « maison du futur » pour moins de 500 € par mois n’est pas si répandu! C’est donc avec une certaine fierté que Fabien Mirmont nous a expliqué en habiter une depuis la fin de l’hiver dernier.

Son patio, son côté ouvert, les matériaux isolants, la lumière traversante m’ont séduit
Fabien Mirmont, locataire

« Question chauffage, je ne chauffe pas justement ! », lance-t-il en souriant. Sa maison est une « Patio », l’une des dix d’un programme baptisé justement « Maisons du futur » qu’inaugure ce lundi matin le bailleur social Plurial Novilia à Bazancourt, au nord de Reims. Ces maisons, aux formes différentes, s’éparpillent dans le vaste lotissement municipal « Les Prés », ou plutôt un écoquartier, de 107 parcelles HQE (haute qualité environnementale). Si ces maisons existent, c’est parce que le maire de Bazancourt, Yannick Kerharo, a fait appel à Plurial Novilia après avoir vu, il y a quelques années, la célèbre maison en forme de vague végétalisée à Sillery.

« C’est le hasard qui m’a porté sur cette maison et je ne le regrette pas. Son patio, son côté ouvert, les matériaux isolants, la lumière traversante m’ont séduit », explique Fabien Mirmont, chimiste à Cristal Union, divorcé, très connu dans la commune où il préside le Foyer des jeunes et d’éducation populaire. Il a habité d’autres maisons, plus grandes et en passant par le privé, mais au final, il se satisfait amplement des 77 m2 de sa nouvelle demeure. «L’an dernier, mon budget pour l’énergie était de mille euros mensuels. Ici, je n’ai encore rien payé mais je suis certain de réaliser au moins 30 % d’économies sur la totalité du poste. En plus, c’est une maison qui fait parler, les gens se posent des questions, notamment quand ils ont vu les tôles ! Certains ont pensé qu’on construisait une usine ! » Sa maison « Patio » possède un toit plat. Les « Galerie » aussi. Elles tiennent leur nom du débord du toit tout autour des murs recouverts d’un enduit noir. Ce débord forme une galerie que l’on peut partiellement fermer ou border d’un lierre grimpant sur des filins. Il y a encore les maisons « Tente » bardées d’aluminium, avec un toit pointu, une couverture en ardoise et une paroi vitrée triangulaire. Et enfin, la «Ronde », blanche, construite en un seul exemplaire avec une ossature bois et un bardage en aluminium. Sur la partie exposée est et sud, les trois chambres de l’étage donnent sur une loggia fermée commune.

TÉLÉMÉDECINE À LA MAISON

On parle des maisons connectées de Bezannes, près de Reims, depuis octobre 2015 : elles vont enfin sortir de terre. Plurial Novilia annonce la mise en chantier pour septembre et leur livraison pour fin 2018 ou début 2019. Elles seront toutes deux à ossature bois avec des toitures végétalisées. L’une est prévue pour un couple de seniors susceptibles de se déplacer en fauteuil roulant. Elle sera dotée de dispositifs anti-chutes, de chemins lumineux, d’équipements de télémédecine et de domomédecine. Elle sera reliée au service gériatrique de la future polyclinique Courlancy en cours de réalisation, à quelques centaines de mètres. La seconde maison connectée est conçue pour une famille avec plusieurs enfants. Elle recevra une domotique adaptée au confort et à la sécurité. Ces deux maisons constituent l’un des trois volets du projet Konekti développé à Bezannes par le bailleur social.

DES MAISONS POUR VOYAGER

Un autre volet concerne les prochaines maisons des Cinq continents dont la mise en chantier accuse un peu de retard. Elle est annoncée avant la fin de l’année pour une livraison au second trimestre 2019. Dévoilé fin 2015, ce projet appelé aussi Bezannes espéranto (du nom de la langue internationale) consiste à faire construire cinq maisons par cinq architectes, chacun venu d’un continent différent : Europe, Asie, Afrique, Amérique et Océanie. Elles seront érigées dans un même site ouvert tout en étant des symboles de cultures, de techniques différentes, lieu dans lequel «la voiture sera tolérée, sous réserve qu’elle ne génère ni pollution auditive, ni pollution olfactive ou visuelle.» C’est en tout ce qui était souhaité fin 2015.


Fabien Mirmont loue cette maison « Patio » depuis mars dernier. Il en est très heureux.


Voici la maison « Ronde » de Plurial Novilla à Bazancourt

Le Living Lab de la résidence Clamart à Châlons-en-Champagne

      
Synchronisation des sécurités entre le meuble et le plan de travail. Si la sécurité du meuble se déclenche, le plan de travail s’arrêtera également.

       1 - Meuble haut larg, 8Ocm réglable en hauteur électrique, télécommandé

       2 - Hotte aspirante à commande déporté par Interrupteur.

       3 - Mitigeur électronique à détection de présence

       4 - Evier une cuve Inox faible profondeur

       5- Domino Induction à commande par manettes, simple d'utilisation

       6 - Bloc prises sur plan de travail, pour brancher un robot ménager

       7 - Barre de maintien sur chant du plan de travail.

       8 - Ensemble réglable en hauteur et accessible grâce aux façades escamotables

       9 - Rangements coulissants à sortie totale, fermeture silencieuse et amortie.

       10 - La vaisselle encastrable

       11 - Four Il porte escamotable, chaleur tournante & porte froide

       12 - Niche pour micro-ondes

       13 - Réfrigérateur double porte, partie congélation en haut

       14 - Ensemble coulissant rangement épicerie  

Cet appartement, situé dans la résidence Clamart gérée par le CCAS de Châlons-en-Champagne, sera inauguré en septembre. D’apparence simple, il est pourtant révolutionnaire à plus d’un titre. Il est conçu pour favoriser, grâce aux «gérontechnologies », le bien vieillir à domicile et notamment le maintien du lien social intergénérationnel. En réalité, il s’agit d’un laboratoire – baptisé projet Next RPA – qui sera ouvert non seulement aux seniors de Clamart mais à tous les autres de la région de Châlons et également aux équipes de santé, aux chercheurs, aux professionnels de formation, pour faire de cet équipement un lieu tourné vers l’innovation de façon à l’adapter le mieux possible aux réalités que vivent les seniors. À l’origine de cette réalisation, on trouve l’équipe du Living Lab ActivAgeing de l’université de technologie de Troyes (UTT). Dans le lab aubois, les seniors sont invités à venir s’exprimer autour de leur conception du bien vivre et des solutions technologiques permettant de faciliter leur quotidien. C’est cette démarche participative qui sera reproduite à Châlons.

Prévention des chutes

Les deux photos ci-contre montrent quelques potentialités de cet appartement dont la réalisation a été décidée à l’aune de la rénovation de la résidence Clamart tout entière. L’espace séjour comprend, par exemple, un bureau à hauteur variable par commande électrique de façon à ce qu’il s’adapte à son utilisateur. La cuisine dispose elle aussi d’éléments hauts et bas à hauteur variable, des portes et une porte de four escamotables, une table à mécanisme amovible, etc. Ce qu’on ne voit pas sur ces documents, c’est l’aspect «intelligent » qui rend service à ses occupants. Les capteurs cachés dans le sol permettent de détecter les pas, d’analyser les comportements et d’identifier une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer. L’appareillage est capable d’évaluer les risques de chute. Des fonctions d’analyse supplémentaires peuvent être mises à jour régulièrement en fonction des besoins.

Ce sol est en outre associé à un cheminement lumineux qui trace le parcours emprunté allant de la chambre à la pièce d’eau. Pas besoin de chercher la lumière en pleine nuit, il n’y a qu’à se laisser guider par les ampoules qui s’allument automatiquement. De même est-il prévu un dispositif de coupure des arrivées d’électricité ou d’eau en cas d’oubli d’extinction des plaques électriques et des robinets.

3 QUESTIONS à

Pierre Duvernois
Plurial NOVILIA

Nous avons toujours été innovants

Vous êtes responsable des travaux neufs en locatif. Quels sens donner à la réalisation de ces « maisons du futur ? »

D’abord, il s’agit de montrer qu’on peut les construire, qu’on peut faire autre chose que des murs surmontés d’un toit en tuiles. Nous avons toujours été innovants. Un bon exemple est la maison « Vague » à Sillery qui avait connu un retentissement national à cause de son originalité. Ensuite, ces programmes participent à notre image de marque également fondée sur la diversité. En temps que bailleur social, nous intervenons sur un large secteur qui s’étend de l’Ile-de-France à la Champagne-Ardenne en incluant l’Aisne et une partie de la Haute-Marne. Par an, nous construisons 500 à 600 logements et nous en réhabilitons plusieurs centaines, 630 en 2016.

Quelles sont les caractéristiques principales de ces maisons ?

Leur architecture ouverte et leurs matériaux tels que la tôle, l’aluminium et le bois. Elles coûtent plus cher à la construction, mais cela ne se ressent pas sur le loyer. La surface moyenne des dix maisons de Bazancourt est de 90 m 2 . Elles ont toutes de deux à quatre chambres, une terrasse, un jardin et un garage, pour un loyer moyen de 543 € TTC.

Et techniquement, vous avez des normes à respecter ?

Bien sûr, nos constructions sont labellisées RT 2012. RT signifie réglementation technique. Le but est de réduire la consommation énergétique dans les maisons neuves. Les nôtres sont notamment équipées d’une chaudière individuelle à gaz avec ballon thermodynamique, un système qui fonctionne un peu comme une pompe à chaleur en récupérant les calories de l’air ambiant. C’est très performant.

J.M FRANÇOIS

Extraits de l' union du 17/07/2017

    

     

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Les stupéfiantes vertus du chanvre


Dans un bâtiment du XVIe siècle, le nouvel office de tourisme de Troyes, ouvert en 2013, a été construit en béton de chanvre, appliqué en chape pour les murs à pans de bois, et même en toiture. Un exemple en matière de rénovation.

Réunis à Troyes, les professionnels en sont convaincus. À l’heure de la transition énergétique, le chanvre, dont l’Aube est le premier producteur, a tous les atouts pour conquérir le bâtiment. 

Utilisé pour la première fois en 1986 pour rénover la Maison de la Turque à Nogent-sur-Seine, le béton de chanvre est désormais une vraie alternative en matière de construction, comme en atteste la nouvelle Maison du tourisme de Troyes visitée par une cinquantaine de professionnels réunis à Troyes, au centre des congrès les 13 et 14 juin, pour la rencontre annuelle de l’association nationale «Construire en chanvre ». L’occasion de faire le point sur une plante stupéfiante pour laquelle l’Aube est le leader français avec La Chanvrière de Bar-sur-Aube. Interview croisée de Frédéric Sailly, directeur de l’agence régionale de la construction et de l’aménagement durable (ARCAD) et de Jean-Marc Naumovic, président fondateur de l’association « Construire en chanvre ».

Longtemps expérimental, le béton de chanvre s’est-il imposé comme une alternative en matière de construction ?

Frédéric Sailly : Aujourd’hui, la plupart des freins ont été levés. La construction en béton de chanvre bénéficie d’une garantie décennale et possède les référentiels techniques. Ce qui bloque encore, c’est la méconnaissance des matériaux et la force de l’habitude. Mais les choses ont évolué positivement. La filière est complète et elle s’est structurée au niveau des régions, en Champagne mais aussi en Bretagne, Ile-de-France et en Franche-Comté aussi. La nouvelle région Grand Est a intégré des bonus pour toutes les matières bio-sourcées qui sont également dans le schéma régional. Autre point positif : les fabricants de matériaux classiques comme Saint-Gobain ou Isover sont intéressés par les laines d’isolation en chanvre. Et les industriels du ciment comme Lafarge s’intéressent aussi de près au béton de chanvre qui permet d’éviter l’utilisation des granulats et graviers dont l’exploitation perturbe les écosystèmes. En matière de recherche et de formation, nous avons désormais plusieurs universités qui ont ciblé le chanvre : à Rennes, Reims, Cluny, à l’ENTPE mais aussi à Troyes avec l’UTT.

Jean-Marc Naumovic : 2017 est une année virage. Pour la première fois, le magazine du Moniteur qui a 45 000 architectes abonnés, va sortir un complément technique sur le béton de chanvre. Et l’Ordre des architectes s’intéresse de près aux entreprises du chanvre. Les règles professionnelles sont depuis juillet 2015 reconnues comme techniques courantes. Et la filière bois a compris aujourd’hui qu’on était leurs alliés. Le béton de bois, ça brûle. Le béton de chanvre, ça ne brûle pas ».

En 2014, il s’est construit environ un millier de maisons en béton de chanvre. Où en est-on aujourd’hui ?

Frédéric Sailly : Nous sommes à peu près au même niveau. Nous sommes sur un palier qu’on essaye de franchir. Nous avons désormais trois grands producteurs avec la Chanvrière dans l’Aube, la CAVAC en Vendée, mais aussi en Franche-Comté. Et à côté, des petites sociétés comme Planète Chanvre ou la Chanvrière du Gâtinais. Le béton de chanvre est désormais compétitif sur le plan économique : il est 20 % plus cher qu’un béton classique mais moins cher que la brique mono-mur et le béton cellulaire. Et si on augmente les volumes de ventes, les prix vont baisser. Actuellement, le chanvre est au niveau de la paille en matière de construction. Le bois reste devant avec 12 % du marché de la construction.

Jean-Marc Naumovic : Je ne sais pas si on arrivera à limiter à 2 % le réchauffement climatique, mais si on y arrive, ce sera grâce au chanvre. Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) le place au cœur de l’émergence des biosources. Aucun autre produit ne possède autant d’avantages sur le plan écologique. Il possède une hydrométrie remarquable avec une capacité de chauffer l’hiver et de climatiser l’été. Et c’est un puissant piégeur de CO 2 . En culture, il fixe jusqu’à 15 tonnes à l’hectare. Et il ne nécessite aucun pesticide, ni irrigation et très peu d’intrants. Depuis trois ans, les surfaces de culture sont passées de 12 000 à 17 000 hectares, soit une progression de 15 % annuelle. Et les pouvoirs publics sont beaucoup plus à l’écoute qu’avant.

THIERRY PÉCHINOT

Extraits de l' union du 25/06/2017

    

     

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LES ROBOTS VONT-ILS NOUS CONYRAINDRE AU CHÔMAGE ?

Sur fond de chômage de classe, le débat sur la raréfaction du travail liée à l'accélération des mutations technologiques s’invite avec force dans la campagne présidentielle

 
Des robots sur une chaine d’assemblage de l'usine Renault de Douai, dans le Nord. L’idée de Benoît Hamon de taxer les robots découle en partie du postulat que la révolution numérique va détruire de nombreux emplois. AFP

Les robots vont-ils voler nos boulots ? Le débat, récurrent, agite la campagne présidentielle, sur fond de chômage de masse. Propositions phares du candidat socialiste Benoît Hamon, le revenu universel et l'idée de taxer les robots découle en partie du postulat que la révolution numérique va détruire de nombreux emplois. Ce diagnostic est-il juste ? Difficile de trancher au regard de la vitesse d'innovations dont nul ne peut prédire les conséquences, Mais entre « techno-optimistes » et « techno-pessimistes », la polémique fait rage.

LE CHAMP DES EMPLOIS A CREER EST INFINI

Un rapport du Conseil d'orientation pour l'emploi (COE) a estimé en janvier que moins de 10 % des emplois risquaient de disparaître en France comme dans d'autres pays de l'OCDE, du fait de l'automatisation et de la numérisation. Des projections bien plus positives que l'étude très commentée parue en 2013 (dite « Frey et Osborne»), et qui tablait sur une suppression de 47 % des emplois dans les vingt prochaines années.

Plus que la quantité d'emplois impactés, c'est la capacité à en créer de nouveaux qui interroge. « On sait ce qu'on perd, pas ce qu'on gagne. li y a une vraie incertitude. Mais on sait qu'au cours des vingt dernières années, où on a déjà assisté à une numérisation, le volume global de l'emploi. a plutôt augmenté », souligne Marie-Claire Carrère-Gée présidente du COE.

« La technologie ne génère pas une raréfaction du travail mais une mutation », appuie Nicolas Bouzou, du cabinet Asterès. La preuve, des pays comme la Corée ou la Suisse, bien plus robotisés que la France, affichent un chômage très bas. L'enjeu principal réside à ses yeux dans la formation : « Les chauffeurs de poids lourd vont perdre leur job avec les véhicules sans chauffeur. Il faut donc les former à d'autres compétences dans logistique. Sinon on aura énormément de chômage », prévient ce « techno-optimiste » pour qui « le champ des emplois à créer est infini. » Mais pour les « techno-pessimistes » ce phénomène de destruction créatrice s'enraye. D'une part parce que, contrairement à la précédente révolution industrielle, celle que nous vivons aujourd'hui n'a qu'un faible effet sur la croissance, qui ne décolle pas. Ensuite, parce que les progrès de l'intelligence artificielle sont tels que peu à peu, les outils ne sont « plus seulement au service de l'homme, ils prennent une partie des décisions, s'adaptent à notre subjectivité et pourront faire parfois mieux que les hommes lorsque le travail sera trop complexe », analyse le philosophe Raphaël Liogier, auteur de « Sans emploi : condition de l'homme post-industriel. »

« L’IMPÔT ROBOTS », UNE PROPOSITION LOIN DE FAIRE L'UNANIMITÉ

L'idée de taxer les robots pour financer le revenu universel est l'une des propositions phares du programme de Benoît Hamon, le candidat-du Parti socialiste à l'élection présidentielle. Le candidat du PS entend taxer les robots pour compenser la « raréfaction du travail ». Benoît Hamon, justifie cet « impôt robot » par la « raréfaction du travail » induite par la « révolution numérique ». L'ancien ministre de l'Economie sociale et solidaire considère que la taxe sur les robots permettrait de réorienter les cotisations sociales des travailleurs devenus inactifs vers les robots actifs. Benoît Hamon n'est pas le seul à défendre un tel « impôt robot ». A Bruxelles, il a été défendu par l'eurodéputée luxembourgeoise Mady Delvaux dont le rapport, débattu au Parlement européen début décembre, a directement inspiré le candidat socialiste. Cet impôt est pourtant très loin de faire l'unanimité, y compris chez les défenseurs du revenu universel. « Je reproche. à BenoÎt Hamon de confondre le mythe de la  fin du travail, annoncée depuis Aristote à chaque avancée technique, avec l'idée très différente de la raréfaction du salariat », confiait ainsi récemment au Figaro Gaspard Koenig, directeur du think tank Génération libre. Le philosophe libéral estime que Benoît Hamon se situe dans Ia perspective d'une « société décroissante qui répartirait les fruits de la rente technologique» et oublie que les robots créeront croissance et nouveaux emplois. « La taxe robot découragera la robotisation de l'économie. Elle condamnera les ouvriers à rester dans leurs usines » lance encore Gaspard Koeniq. « Du temps où les chandelles éclairaient les rues, les gens disaient que les lampadaires allaient tout tuer. Mais non, ils ont permis de créer d'autres emplois, ceux qui font les lampadaires et les entretiennent », argumente de son côté Emmanuel Macron, le candidat d'En marche ! défend la théorie de la « destruction créatrice » de l'économiste Joseph Schumpeter (1883-1950) : les machines non seulement créent des emplois directs mais génèrent aussi de la richesse et des besoins nouveaux

Extraits de l' union du 10/02/2017

    

     

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Des blocs pour construire ses meubles

Une entreprise rémoise commercialise des blocs de construction pour monter des meubles et décorations en kit. Un service qui s'adresse en priorité aux professionnels.


Ces briques de construction peuvent aussi servir à construire des décorations originales. A. H.

Les blocs de construction, ça vous parle ? Les enfants en raffolent. Ce sont ces briques en plastique qui permettent de construire à peu près tout et n'importe quoi. Depuis mars, une entreprise ré moise commercialise des briques similaires... à taille humaine. Le but : créer des meubles montables et démontables à l'infini. « C'est un investissement car le mobilier créé avec ces briques peut se transformer facilement. En peu de temps vous pouvez transformer une chaise en table ou en canapé », explique-on du côté d'Everblock Systems France.

  L'entreprise rémoise est la seule en France à distribuer œ concept qui vient des Etats-Unis.  

Et les possibilités sont gigantesques. Chaque bloc pouvant supporter jusqu'à une tonne, il est aussi possible d'en faire des bâtiments temporaires, des décors de stand ou encore d'aménager une vitrine de magasin.

Le concept vient des États-Unis et c'est le patron de l'entreprise, Éric Girard, qui a eu l'idée de le commercialiser en France lors qu'il l'a découvert sur un réseau social.

Une cible plutôt aisée

 Le problème, c'est que ces briques ont un coût non négligeable. Onze euros la grande brique, huit la moyenne et six la petite, l'addition est vite salée. Pour un fauteuil de 70 blocs, comptez près de 700 euros. Pour un bar, composé de 142 briques, ça sera près de 1300 euros. Un peu cher pour du plastique.

« Nos produits sont pour tout public. On peut créer toutes sortes de produits en fonction du budget de chacun », se défendent les responsables de l'entreprise.

Un projet qui invite à la créativité et à réaliser des constructions dont les limites seront votre imagination, mais surtout votre budget.

Alexandre HÉBERT

 Informations, prix : www.ewrblocksystems.fr ou 03 26 35 90 98

Extraits de l' union du 21/07/2016

    

     

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La haute définition dans votre salon

Plus que quelques jours avant que la TNT-HD n'arrive dans tous les foyers français. L'occasion de faire le point sur tout ce que vous devez savoir pour éviter l'écran noir


Tous les téléviseurs ne sont pas obsolètes. Un décodeur peut vous éviter d'en racheter un neuf. Archives

Des agents de la poste peuvent intervenir gratuitement à domicile pour réaliser le raccordement de l’équipement TNT HD à la télévision.

1 - LA THD HD C’EST QUOI ?

Alors que jusque-là, seules certaines chaînes de la TNT (Télévision numérique terrestre) étaient disponibles en haute définition, ce sera le cas désormais de l'ensemble des 25 chaînes. La qualité de l'image et du son sera donc améliorée.

2 – QUAND SE FERA LME CHANGEMENT ?

C’est dans la nuit du 4 au 5 avril qu'aura heu le passage à la TNT HD sur l'ensemble du territoire français. Une campagne de communication (radios, télévision, réseaux sociaux) visant à avertir l'ensemble de la population a été lancée dès la fin 2015 et devrait encore monter en puissance dans les prochaines semaines.

3 – COMMENT ETRE SUR QUE VOUS AVEZ LE BON EQUIPEMENT ?

Pour tous ceux recevant la télévision par antenne râteau, il faut vérifier que votre télévision ou votre adaptateur est compatible. Pour cela, un test simple : si vous visualisez le logo « arte HD » à l'écran en mettant la chaîne 7 ou 57, alors vous avez le bon équipement. Sinon, pas besoin de changer de télévision mais vous devrez racheter un adaptateur TNT compatible, à partir dé 25 euros, Dans tous les cas, vous devrez faire une nouvelle mémorisation des chaînes le 5 avril. Les téléspectateurs recevant la télévision par le satellite ou le câble doivent s'assurer avec leur opérateur que leur décodeur permet de recevoir la HO. Si ce n'est pas le cas vous pourriez avoir à débourser jusqu’à 150 € pour racheter un décodeur compatible.

Les plus tranquilles sont ceux passant par une connexion internet pour recevoir la TNT puisqu'ils n'ont rien à faire,

4 – QUELLES AIDES POUR ADAPTER SON EQUIPEMENT  ?

Les personnes exemptées de la redevance télé et ne recevant la télévision que par antenne peuvent solliciter une aide de 25 euros pour acheter un nouvel adaptateur TNT auprès de l'ANFR (Agence nationale des fréquences). Pour cela, il faudra en faire la demande soit par téléphone au 0 970 818 818 (ouvert 24 heures/24) soit par le site internet recevoirlatnt.fr.

En parallèle. les foyers dont tous les membres ont plus de 70 ans ou souffrent d'un handicap supérieur à 80 % pourront demander l'intervention des facteurs pour les aider à installer leur nouvel équipement (qu'ils devront acheter eux-mêmes). La demande devra se faire là aussi en appelant le 0 970 818 818.

5 – ET DANS LE FUTUR ?

Il faudra, pour ceux recevant la TNT par antenne râteau, refaire une nouvelle mémorisation des chaînes. La date exacte est encore inconnue mais cela devrait arriver avant juin 2019.

Gaëtan ARNOULD

Extraits de l' union du 19/03/2016

    

     

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Des bouteilles habillées du goulot au culot


Nicolas Naud et Edgar Dugois ont décidé de s'associer. M.D.

« On fait quelque chose que personne ne sait réaliser: à savoir transférer un motif sur l'ensemble de la bouteille, du culot jusqu'au goulot. » Edgar Dugois maîtrise la technique, « surtout utilisée dans l'industrie » à la perfection. Et pour cause : voilà déjà un an et demi que le Rémois de 23 ans la met à profit sur les autos et motos qu'il personnalise à l'envie dans le cadre de sa société, Aqua Design, installée aux Docks rémois. Boosté par « l'envie d'entreprendre sur un nouveau marché à saisir » et par un carnet de commandes de plus en plus rempli, il a ainsi décidé, il y a peu, de créer une nouvelle SARL baptisée l'Atelier champenois, « pour dissocier » les deux activités. « Des vignerons qui débarquent dans un garage, ça fait bizarre », sourit-il.

« On à déjà laqué un peu moins de 8000 bouteilles. C’est pour ça qu’on y va bille en tête »

Edgard DUGOIS et Nicolas NAUD

« 1200 motifs et un choix de couleurs «à l’infini »

Pour se lancer dans cette nouvelle aventure, il a décidé de s'associer avec l'un de ses anciens clients, Nicolas Naud, 24 ans. Le Rémois, qui a travaillé trois années dans une bijouterie après des études de commerce dans la cité des sacres, prendra les rênes de l'affaire qui ne peut que marcher, les deux hommes en sont persuadés. « Avant de créer Aqua Design, mon père et moi avions déjà essayé l'habillage de bouteilles en verre », se souvient Edgar Dugois qui précise que tout est fait «à la main ». « On a rencontré quelqu'un dans le milieu du champagne qui a trouvé ça super et qui a souhaité proposer ce service à ses clients ... » Au début du mois de septembre dernier, les commandes s'accélèrent. « On a laqué un peu moins de 8.000 bouteilles depuis », s'enthousiasme l'entrepreneur. « C'est pour ça qu'on se lance, qu'on y va tête baissée !» Une volonté sans faille dont avait d'ailleurs déjà fait preuve le jeune homme au moment de créer Aqua Design. « J'ai arrêté mon Bac pro commerce en cours d'année. Avec un papa carrossier-peintre,  je connaissais le métier à peu près. Je me suis lancé sans le savoir-faire. Mais je me suis entouré d'un employé qualifié en peinture ... » Qui verra donc très bientôt arriver, à côté des voitures et autres engins à recouvrir, des tas de flacons de bulles à habiller.

« L'Atelier champenois sera dédié à la personnalisation de bouteilles de champagne, avec création de motifs et laquages pour les mariages, boîtes de nuit, restaurateurs ... On fera aussi de la vente pour les particuliers. Ceux-ci pourront, sur un site d'e-commerce, acheter une bouteille seule en coffret pour l'offrir en cadeau, ou plusieurs cartons pour un événement particulier. » 1. 200 motifs et un choix de couleurs « à l'infini » sont déjà disponibles sur catalogue. « A partir de 800 bouteilles, le client pourra même écrire et faire ce qu'il veut », précisent les deux associés, qui ont déjà prévu d'aller encore plus loin. « On est en train de créer une marque de champagne, on va travailler avec des négociants. On aura trois cuvées différentes, d'un brut à un blanc de blanc. On les vendra terminées, à partir de 30 €. Son nom ? Il est encore tenu secret ... »

 MARION DARDARD

•.- Retrouvez L'Atelier champenois sur sa page Facebook.

Extraits de l' union du 26/02/2016

    

     

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Les écrans brouillent les pistes

LCD, TFT, OLED, AMOLED, IPS... Par ces acronymes barbares, les écrans complexifient les choix qui mènent à l'achat idéal. Nous allons tenter de dissiper cet écran de fumée.


Bien choisir son écran devient de plus en plus difficile, mais la démocratisation de l'OLED, technologie star des derniers CES de Las Vegas, devrait changer la donne. LG

Il est bien loin le temps où il était relativement simple de choisir un écran, en jouant sur quelques curseurs, comme le taux de rafraîchissement et la diagonale. Vint alors l'ère des écrans plats, numériques qui reléguèrent aux oubliettes de l'histoire binaire les tubes cathodiques ou même les plus récentes dalles plasma. Or, ce raz-de-marée - qui, derrière l'appellation "écran plat " a vu déferler de nombreuses vagues technologiques aux caractéristiques bien différentes - a largement complexifié la donne.

Cristal gagnant

La grande majorité des écrans actuels, en particulier ceux des ordinateurs, reposent sur la technologie LCD, qui est l'acronyme américain désignant les cristaux liquides.

Dans la pratique, cette technologie LCD a donné naissance à de nombreuses familles de dalles, chacune disposant de caractéristiques propres. La première d'entre elles, la famille TN, est la plus ancienne, mais aussi la plus répandue. Elle nous vient directement des années 70 et doit son succès à trois critères de poids : c’est la solution la moins coûteuse, c'est celle qui consomme le moins d'électricité et c'est elle aussi qui offre les temps de réponse les plus faibles. Son véritable défaut tient dans le fait que les écrans plats TN s'avancent avec des angles de vision très faibles, surtout à la verticale.

Pour contrer ce problème, le constructeur Hitachi a promu, dans les années 90, la technologie IPS. Celle-ci offre certes des angles de vision très larges, mais le prix à payer pour ce progrès est celui d'une consommation plus élevée, de temps de réponses plus longs et de coûts de fabrication bien plus prohibitifs. C'est la technologie idéale pour les personnes qui souhaitent avoir une colorimétrie parfaite (graphistes, vidéastes, etc.) mais sa latence révulsera plus d'un joueur). En 1996, Fujitsu a essayé de mettre tout le monde d'accord avec ses dalles VA, excellents compromis entre l'angle de vue, la colorimétrie et le coût. Hélas, les temps de latence, plus longs, ne les destinent encore pas non plus aux joueurs.

ZOOM

L'ait de se rafraîchi.

•.- Depuis. les constructeurs ont largement peaufiné les différentes terhniquest en jouant notamment, sur les taux de rafraîchissement et la synchronisation avec les différents composants électroniques, comme la carte graphique ou les processeurs intégrés (pour les écrans de télévision). les joueurs peuvent ainsi se tourner vers des écrans d'ordinateurs tournant à 100 ou130 Mhz tout en offrant un temps de latence (généralement nommé « input Idg») très faible. Les téléviseurs, eux, ont pu augmenter leur résolution (soit le nombre de pixels sur l’ensemble de leur surface pour proposer aujourd'hui du 4K [Ultra-HD) à grande échelle en attendant le 8K pour 2020. Améliorée sans cesse, notamment per des LED, pour la partie rétro-éclairage, la technologie LED n'en vit pas moins ses dernières heures puisqu'aucune évolution majeure ne semble plus possible. C’est d'autant plus vrai que les écrans OLED, qui remplacent les cristaux liquides par des diodes électroluminescentes organiques générant elles-mêmes leur propre lumière, est en bonne voie de se démocratiser.

Extraits de l' union du 20/02/2016

    

     

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Les fréquences des chaînes de la TNT vont changer dans la région Grand Est

L’Agence nationale des fréquences lance la quatrième phase du plan de transition de la TNT au très haut débit mobile. Voici ce qu’il faut savoir pour retrouver ses chaînes le 27 mars.


L’opération de réaménagement des fréquences se fera sur treize sites, dont celui d’Hautvillers, dans la nuit du 26 au 27 mars.
Hervé Oudin

L’ESSENTIEL

*.- AVRIL 2016 : passage à la télévision numérique terrestre haut débit (TNT HD) en France.

*.- OCTOBRE 2017 : redéploiement des fréquences 700 MHz pour les services mobiles. L’opération est prévue en treize phases ou treize zones géographiques jusqu’en juin 2019. Cela implique un changement de fréquences des chaînes de la TNT.

*.- MARS 2018 : le réaménagement entame sa quatrième phase et s’arrête en région Grand Est. Près de treize sites du réseau principal seront concernés simultanément.

*.- NUIT DU 26 AU 27 MARS : l’antenne d’Hautvillers va cesser d’émettre, pour permettre aux techniciens de TDF de réaliser les changements de fréquences.

*.- AU MATIN DU 27 MARS , les foyers devront procéder à une recherche automatique des chaînes.

Le mardi 27 mars, les fréquences de la télévision numérique terrestre (TNT) vont changer dans la région Grand Est. Le sud de l’Aisne, la Marne et les Ardennes sont concernés. Les personnes utilisant une antenne râteau, et uniquement celles-ci, ne recevront plus les chaînes publiques du groupe France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France Ô et France Info) et les chaînes C8, Cstar, Gulli et BFMTV.

« Cette perte est momentanée » , assure cependant Jean-Marc Salmon, directeur général adjoint de l’Agence nationale des fréquences (ANFR). Il exlique : « Il n’est pas nécessaire de racheter du matériel ou de changer de télé, il suffit avec la télécommande de son téléviseur ou de son adaptateur, de lancer la recherche automatique des chaînes. » Près de 85 % de la population de la région Grand Est, couverte par les antennes du réseau principal, devraient retrouver l’ensemble des chaînes après cette procédure. Dans certaines zones, il faudra attendre la fin de semaine et l’intervention d’un technicien sur les antennes du réseau complémentaire.

Pour accompagner le public, l’ANFR a renforcé ses équipes du centre d’appel et mis en place un site internet « où toutes les informations sont données, il y a même un tutoriel qui explique comment réaliser l’opération de recherche et de mémorisation des chaînes ». « Pour les quelques téléspectateurs qui ne retrouveraient pas la réception hertzienne, des aides financières sont prévues pour les aider » , annonce Jean-Marc Salmon. Elles varient de 120 euros pour réorienter l’antenne râteau par un antenniste, à 250 euros pour passer à un mode alternatif (parabole). Elles pourront être versées aux demandeurs sous certaines conditions détaillées sur le site internet. Une aide de 500 euros est aussi disponible pour les syndics et les gestionnaires d’immeubles. À noter aussi que l’antenne d’Hautvillers arrêtera d’émettre entre 1 heure et 8 heures, entre le 26 et 27 mars, pour permettre aux techniciens de changer les fréquences. Ce réaménagement de fréquences libère la bande 700 MHz. Cette dernière a été revendue par l’État aux opérateurs mobiles pour le développement du très haut débit mobile internet, la 4G et bientôt la 5G.

Plus d’informations au 0970 818 818 ou sur le site internet www.recevoirlatnt.fr

ISABEL DA SILVA

Extraits de l' union du 23/03/2018

Attention, les fréquences de la TNT vont changer

Dans la nuit du 26 au 27 mars prochain, les fréquences des chaînes de télévision vont changer. Tous les téléspectateurs ne seront pas à la même enseigne…


Une nouvelle recherche des chaînes TNT va être nécessaire à compter du 27 mars prochain.

Dans la nuit du 26 au 27 mars prochain, les émetteurs de télévision installés à Reims et aux Riceys (Aube), ainsi que leurs différents réémetteurs chargés de couvrir le territoire aubois, vont subir un rétrécissement des fréquences de la Télévision numérique terrestre (TNT).

Qui est concerné ?

L’ensemble des téléspectateurs recevant la télévision par antenne râteau (individuelle ou collective).

 Que faire le 27 mars prochain ?

Si une perte de certaines chaînes de la TNT est constatée, il conviendra d’effectuer une nouvelle mémorisation des programmes sur chacun des postes de la maison, à l’aide de la télécommande du téléviseur (ou de celle de l’adaptateur TNT). Dans les immeubles, ou copropriétés, un professionnel devra intervenir sur l’antenne collective.

Pourquoi un tel changement ?

Le passage à la TNT haute définition a commencé en France en avril 2016. À terme, cette évolution réduira le nombre de fréquences pour diffuser toutes ces chaînes. « Cette «évolution» se fait au profit des téléphones portables, remarque le spécialiste. Cela permet de dégager des fréquences pour le déploiement de la 4G. »

Les échanges des données mobiles sont en croissance d’environ 60 % par an en France. Ce redéploiement des fréquences permettrait ainsi d’améliorer la connectivité dans les différents territoires.

La calendrier des changements de fréquences de la TNT

Ces changements de fréquences de la TNT sont planifiés sur treize phases successives qui concernent chacune une partie différente de la France métropolitaine et devraient se terminer en juin 2019.


La carte des réaménagements prévus

Si des problèmes de réception persistent après le 27 mars : contactez un antenniste ou appelez le centre d’appel de l’ANFR au 0970 818 818 (appel non surtaxé). www.recevoirlatnt.fr

Par Vincent GORI 

Extraits de l' union du 14/03/2018

  

     

  

 

 La menace de l'écran noir.

Dans moins de deux mois, la diffusion de la TNT se fera exclusivement en haute définition. Quelques catégories de spectateurs vont devoir s'adapter, sinon ...


À la Fnac Nazim rassure : «
Les commandes d'adaptateurs sont passées en conséquence. »
C. Lantenois

« Quand la TNT est arrivée en France il y a une dizaine d'années, beaucoup de téléspectateurs ne s'en étaient pas souciés, Si bien que le jour j, les spécialistes ont été littéralement submergés par les appels de personnes qui ne recevaient plus rien. Cette fois, j'ai le sentiment qu'on attend encore la dernière minute ! » Dominique Judas, antenniste à Soissons, redoute qu'une partie de la population potentiellement concernée par le passage à la TNT HD(haute définition) ne soit pas prête, malgré la multiplication des spots TV, messages radio et autres publicités.

« Si votre poste reçoit les chaînes gratuites de la TNT sur les canaux 20 à 25, il est compatible HD »

Nazim, vendeur à la Fnac

Dans la nuit du 4 au 5 avril prochain, la diffusion de la télévision avec la norme MPEG-2 va s'arrêter définitivement alors que la norme MPEG-4 sera généralisée pour permettre aux chaînes de passer en HD. Pour les voir, il est impératif de posséder un poste compatible, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Comment faire pour le savoir? « Ceux qui regardent la télé via une box n'ont strictement rien à changer. Ceux qui la reçoivent par satellite ou le câble doivent vérifier leur équipement », prévient Nazim, vendeur à la Fnac du centre-ville de Reims. Quant à ceux qui ont une antenne râteau comme mode de réception (65,2 % en Champagne-Ardenne, 59,6 % en Picardie), ils ont tout intérêt à ne pas attendre le 5 avril pour faire le test. Il existe un moyen efficace de vérifier la compatibilité.  « Si votre poste reçoit les chaînes TNT sur les canaux 20 à 25, c'est qu'il est compatible HD », explique Nazim. .

Décodeurs à tous les prix

Dans le cas contraire, pour continuer à recevoir la télé, il suffit d'acquérir un décodeur (adaptateur) adéquat, si possible sans tarder pour ne pas être confronté à une possible rupture de stock. Les premiers prix

se situent autour de 25 euros.  « Il faut s'assurer que l'appareil dispose bien d'une prise péritel.  Vous seriez surpris du nombre de téléviseurs cathodiques qui restent en circulation » constate Dominique Judas. Nazim rassure: « Absolument tous les adaptateurs que nous vendons en sont équipés. Le public commence à s'informer et nous avons passé les commandes en conséquence. Selon leurs caractéristiques, les décodeurs s'affichent à des prix très différents. » Un décodeur permet la réception de la TNT mais ne fabrique pas d'images HD. Certains appareils améliorent la qualité mais il ne faut pas s'attendre à des miracles, dit encore le spécialiste. En revanche, à moins de 40 euros, on trouve des décodeurs enregistreurs sur clé USB fournie. Reste que le changement de norme de diffusion de la TNT devrait être, pour nombre de spectateurs, une bonne occasion de changer de poste. Surtout avant l'Euro de football et les JO... Au rayon télé, 2016 s'annonce comme un grand cru !

À SAVOIR

•.- Depuis décembre 2012, tous les  postes vendus sont compatibles HD.

•.- Le 5 avril 2016, les téléspectateurs devront lancer une recherche pour retrouver l'ensemble des chaînes de la TNT et les mémoriser.

•.-  À partir de cette date, les 2S chaînes gratuites de la TNT  ne seront diffusées qu'en HD. Pour l’instant, seules 6 chaînes ne sont diffusées qu'en HD: HD1 Chérie 25, l'Equipe 21, 6ter, 23 et RMC découverte.

•.- Le passage à la haute définition, s’il doit améliorer la qualité du son et de l’image sert d'abord à libérer des fréquences de façon à permettre le développement du trafic mobile.

J.M FRANCOIS

Extraits de l' union du 07/02/2016

    

     

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 Linky, le compteur de la discorde

Rarement compteur électrique n'aura concentré autant d'accusations. Ni intéressé autant le débat public que Linky, le boîtier communicant du distributeur d'électricité Enedis.


L »agence nationale de sécuritésanitaire a jugé en décembre 2016 « très faible » la probabilité que les compteurs puissent avoir des effets nocifs
Ch. Lantenois

Déployé au. rythme de 30.000 pàr jour, le compteur vert anis Linky équipe désormais 11 millions de foyers. Le législateur impose à Enedis, filiale d'EDF, de couvrir le .territoire, soit quelque 35 millions de compteurs d'ici 2021. L'une des promesses est en effet d'aider les particuliers à maîtriser leur facture d'électricité, qui sera plus proche de la consommation réelle, grâce à des données plus détaillées et plus fréquentes. En télétransmettant chaque mois au fournisseur les index de consommation et en recevant des ordres à distance, Linky signe cependant la fin des relèves: La CGTcraint une baisse des effectifs, de 1 500 équivalents temps plein à 800.

Pire, depuis le début de son déploiement en 2015, Linky ne parvient pas à éteindre les critiques de la société civile, voire les cristallise. « Il y a une opposition incroyable en France. Les réunions publiques font salle comble », constate l'eurodéputée Michèle Rivasi.

Plusieurs centaines de municipalités ont déjà refusé Linky, parfois sous la pression de leurs administrés. Soutenus par des collectifs particulièrement combatifs, les particuliers commencent de leur côté à saisir les tribunaux sous forme d'actions collectives. Le site d'avocats My5MARTCab, qui fédère les « personnes dispersées », a ainsi enregistré plus de 5.000 inscriptions pour agir en référé contre Enedis. Le rapport de la Cour des Comptes, qui jugeait en février la rémunération d'Enedis généreuse et les gains de linky « encore insuffisants pour le consommateur, notamment pour l'aider à maîtriser sa consommation d'énergie, n'a pas amélioré l'acceptation du compteur.

« ll y a une opposition incroyable en France. Les réunions publiques font salle comble »
Michèle Rivasi, eurodéputée

Sur le terrain, ce sont d'abord les méthodes des poseurs pour accéder aux compteurs, jugées brutales, qui cristallisent la colère. Dans une fiche de 1conduite à tenir Il en r absence du client, Enedis préconise de Il remplacer normalement les compteurs 1) si le poseur peut accéder au domicile en ouvrant un portail non fermé à clé. En cas d'affiche anti-Linky, il devra « ne pas en tenir compte.

Interrogé, le directeur du programme Linky, Bernard Lassus, invoque un taux de réclamation de 0,67 %, et préfère rappeler l'importance du projet pour préparer la transition énergétique en France. « Les anciens compteurs sont incapables de piloter le réseau de demain. Avec 400 000 points de production en énergies renouvelables aujourd'hui et 7 millions de bornes de véhicules électriques en 2030, tout le monde va vouloir charger son véhicule au même moment et le réseau ne sera pas capable de délivrer la même qualité de service qu'aujourd'hui », assure-t-il.

« La défiance vis-à-vis des nouvelles technologies a été sous-estimée, et plutôt que d'expliquer les enjeux, on a préféré changer les compteurs pour disposer de l'infrastructure en se disant « On verra par la suite comment on l'utilise », explique de son côté Patrick Criqui, directeur de recherches au CNRS. Reste à savoir si des contrats « intelligents » d'approvisionnement, encore peu développés, redoreront l'image de Linky.

 Extraits de l' union du 02/06/2018

  Electricité : toutes les questions que vous vous posez à propos des compteurs Linky

L’UFC Que Choisir est toujours sollicité au sujet du compteur Linky installé par Enedis.


Les compteurs communicants continuent d’agacer et inquiéter les usagers. De nouvelles réclamations pourraient surgir, notamment sur les relevés antérieurs

Faut-il avoir peur de Linky ? Christian Marréaud, spécialiste électricité à l’association de défense du consommateur UFC que choisir à Reims, répond à nos questions.

Êtes-vous toujours sollicité au sujet de Linky ?

Oui. Il y a trois types de reproche. D’abord des accusations infondées, mais qui reviennent souvent. La plus flagrante, c’est : il y a une caméra à l’intérieur qui filme tout chez vous ! On disait même que la caméra pouvait voir à travers les murs ! C’est naturellement totalement faux.

Deuxième catégorie ?

Vous avez ensuite des accusations qui reposent sur des vérités, mais pas forcément pertinentes. Par exemple, Linky émet des ondes. C’est vrai, mais moins qu’un téléphone portable. Est-ce que cela peut néanmoins perturber la santé ? L’autorité sanitaire dit que non ; à notre niveau nous n’avons pas la compétence pour la contredire. On accuse aussi parfois Linky d’être une source de dégradation pour d’autres appareils électriques. Localement, on nous a signalé le cas d’un grille-pain qui a pris feu. Mais était-ce bien la faute du nouveau compteur ? C’est dur, pour ne pas dire impossible, à vérifier !

Et enfin ?

Ce sont les reproches liés à l’installation du compteur. Nous avons eu beaucoup de plaintes à ce sujet. Ça, ça peut facilement se vérifier, mais la question c’est : vers qui se retourner ? Car les gens n’ont pas noté le nom de l’entreprise qui a effectué la pose. Les gens se tournent alors vers Enedis, l’entreprise à l’origine de ce changement.

Et alors ?

Et alors Enedis fait preuve d’un grand manque de réactivité sur cette question, ils font l’autruche !

Avez-vous aussi des plaintes sur le caractère imposé de ce changement ?

Oui, mais notre réponse est : «Juridiquement, vous n’avez pas le choix ! » Soit votre commune, soit le syndicat intercommunal d’électricité auquel elle appartient, a donné officiellement son feu vert à Enedis ; et ce changement a été validé par le conseil d’État !

Avez-vous des retours sur d’autres problèmes ?

Un problème lié aux abonnements de forte puissance, c’est-à-dire de 12 kva (kilovolts ampères) et plus, souvent souscrit en cas de chauffage électrique. On constate dans certains cas que ces abonnements ne suffisent plus avec la pose du nouveau compteur, et que l’on vous conseille de passer à l’abonnement supérieur, plus cher évidemment ; nous avons trois cas précis dans la Marne.

En tout, Linky représente combien de vrais dossiers localement ?

Des dossiers précis, nous en avons 5 actuellement dans la Marne. Mais des appels à son sujet, nous en recevons plusieurs par semaine, un ou deux au minimum. Et nous nous préparons à d’autres difficultés à l’avenir, avec l’arrivée des premières factures de régularisation depuis le changement de compteur.

Comment cela ?

Le relevé de l’ancien compteur n’a pas été fait par un technicien d’Enedis, mais par l’ouvrier qui a effectué le changement ; or les anciens compteurs sont partis au recyclage, impossible de vérifier l’index qui était affiché dessus ; si l’ouvrier a fait une erreur, on ne saura pas corriger. Un de nos sites du département nous a appelés ces jours-ci pour nous signaler un cas de facture aberrante, de 5.000 euros ! Je sais qu’on en aura d’autres...

Antoine Pardessus

Extraits de l' union du 09/01/2018

 

Questions sur un compteur intelligent

Linky, le nouveau compteur électrique, est-il si intelligent et inoffensif que le prétend sa flatteuse réputation? ErDF l'assure et rassure. Certains en doutent et dénoncent

750.000 compteurs Linky seront installés dans les foyers champardennais d’ici 2021.Photo ErDF

LES FAITS

•.- Les nouveaux comùpteurs électriques Linky équipent  les foyers français depuis décembre. ,

•.- Des voix (rares) dénoncent la nocivité des ondes électro magnétiques émises par Linky et le caractère confidentiel des informations enregistrées.

•.- Sur tous ces points, ErDF conteste et s'explique.

Après les ondes des antennes relais des portables, l'association «Robin des Toits Il s'est trouvé, une nouvelle tête de turc: le compteur électrique Linky,installé depuis début décembre dans les foyers français. À terme, 35 millions le seront d'ici 2021. soit 90 % du parc total. Imposé par l'Europe, Linkyest la première pierre de la transition énergétique pour ErDF qui gère son déploiement Sixentreprises ont été retenues pour fabriquer l'engin, un boîtier d'un joli jaune fluo qui équipera 750.000 foyers champardennais, dont 60000 à Reims dès cette année. , Dans la région, la cité des Sacres . sera la première servie, avant les petites villes et les campagnes. Plus simple, plus fiable, plus efficient Il, Linkyest censé permettre à ErDF de « piloter le réseau plus efficacement », de gérer à distance la relève et la mise en servicedes compteurs ou de mieux maîtriser les consommations. Coût de l'opération: 5 milliards d'euros, fabrication et pose comprises. C'est là que ça se complique. Avec c Robindes Toits,Il, une journaliste c scientifique indépendante J, Anne Lobé, et un antinucléaire fameux, Stéphane Lhomme, ont pris la tête de la croisade anti-Linky en inondant de messages alarmistes les boîtes mails des médias et des députés. Selon eux, le coût de ce compteur (200 à 300 euros) ne serait pas indolore pour les clients, comme l'assure ErDF. « Tôt ou tard, il sera répercuté sur les factures . Ce fut le cas, paraît-il, au Québec. Archi faux », rétorque ErDF par la voix de sa directrice régionale, Carmen Munoz-Dormoy (lire par ailleurs).

Il y aurait plus préoccupant. Ses détracteurs rappellent que ce compteur réputé communicant et intelligent utilise la technologie du CPL (courant porteur en ligne) pour transmettre ses informations. Et ces rayonnements électromagnétiques seraient « potentiellement dangereux, pire  cancérogènes»  ! Ce que conteste catégoriquement la directrice régionale. « Le CPL s'arrête au compteur. C’est une technologie qui existe depuis 50 ans et utilise les fils électriques classiques. Avec Linky, elle permet de récupérer des informations durant 3 secondes par jour, en général entre minuit et six heures du matin, et de transmettre les données par des radiofréquences absolument inoffensives », explique encore Mme Munoz-Dormoy, répliquant par avance à l'autre critique émise par les croisés de Linky. En gros, le compteur « intelligent », capable de relever la consommation effective et non plus estimée du client, en profiterait au passage pour fliquer leurs habitudes domestiques

Les nouveaux compteurs permettent de recevoir les factures établies sur les consommations réelles et non sur une estimation

 Des données officiellement « cryptées el confidentielles »

Voilà donc notre compteur déguisé en «Big Brother » pour surveiller nos comportements et, le cas échéant, déclencher à distance la coupure de l'alimentation lors des pointes de consommation. Une crainte « injustifiée », selon ErDF, pour la simple raison que Linky n'enregistrerait que des consommations « agrégées ». Autrement dit, impossible de savoir si telle consommation élevée est à mettre au débit d'un chauffe-eau, d'une cuisinière ou d'une tondeuse à gazon. De surcroît, les données sont « cryptées, sécurisées et confidentielles », ajoute l'entreprise. En d'autres termes, Quand elles lui parviennent, elles ne sont affectées d'aucun nom, d'aucune adresse. Ce luxe d'explications, s'il rassure généralement les maires des communes (propriétaires du réseau) ne suffit pas à convaincre les adversaires résolus de Linky. En 2011 déjà, le conseil de Paris avait adopté à l'initiative des Verts un vœu rejetant l'installation des nouveaux compteurs. Début décembre, les élus de Saint-Macaire, en Gironde, ont carrément refusé de voir installer sur leur territoire Linky et Gazpar, son équivalent pour le gaz. La fronde ne fait peut-être que commencer. Partisan de la «pédagogie », ErDF va devoir le prouver.

« Il n'y a pas de risque avéré pour l'homme »

Carmen MUNOZ-DORMOY est la directrice régionale d'ErDF pour la Champagne-Ardenne. L'entreprise est chargée du déploiement des compteurs Linky.

•.- Selon les adversaires de Linky, des compteurs auraient pris feu lors de la phase d'expérimentation an. Vrai ou faux ?

Sur 300.000 compteurs installés entre 2009 et 2011 en Touraine et à Lyon, il n'y a eu aucun incident. L'allégation est inexacte. Linky est installé par ErDF ou des prestataires dûment habilités. Personne n'a relevé le moindre problème.(1)

•.- ErDF soutient que les ondes électromagnétiques émises par Linky sont inoffensives. Sur la foi de quoi ?

Il n'y a pas d'émissions d'ondes supplémentaires à celles que génère déjà le courant électrique. Et plusieurs expertises indépendantes sont formelles. Le centre de recherche sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem) a conclu à l'absence de tout risque physiopathologique, si le compteur respecte la réglementation en vigueur. Et je peux vous dire qu'en France, cette réglementation est très contraignante. De son côté, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) dit qu'il n'y a pas de risque avéré chez l'homme. Et c'est égaiement ce qu'assure l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

•.- Que deviennent  les vieux compteurs ?

Ils seront recyclés. Leurs composants seront séparés puis récupérés. Â Reims, cette mission a été confiée à l'association des paralysés de France qui recyclera les compteurs de Champagne-Ardenne et de Lorraine.

•.- Officiellement, ErDF reconnait huit cas d'incendies pendant celte expérimentation liés à la qualité de l’installation, non au compteur lui-même.

 UNE CONSOMMATlON INDIQUEE EN KW HEURE

•.- -L’UFC-Que Choisir regrette que la consommation journalière indiquée par Linky le soit en kilowatt-heure et non en euros.

•.- ErDF répond que les prix du kWh diffèrent d'un fournisseur à l'autre. Actuellement, pour un compteur de 3 Kva, il oscille. de 0.144 € à 0,1642 €. Il est de 0,1503 € chez EDF.

•.- Le CHIFFRE : 5 Milliards d’euros.

C’est le coût théorique de la fabrication et du déploiement de 35 millions de Linky d’ici 2022.

•.- La PHRASE

« Linky risque fort à court terme de devenir un véritable talon d'Achille qui permettra  au cyber terrorisme, même depuis l’étranger de plonger le pays tout entier dans un véritable chaos ».

Extrait d’une pétition en ligne contre la généralisation des compteurs Linky.

G. GRANDPlERRE

Extraits de l' union du 17/01/2016

    

     

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 D’ici à 2022, 3,6millions de compteurs Gazpar seront fabriqués à Reims

Alors que les premiers compteurs Gazpar arrivent progressivement en ville, l’usine Itron tourne à plein régime. C’est en effet à Reims que seront fabriqués 1/3 de ces nouveaux boîtiers.


L'usine Itron de Reins a remporté une partie du marché de la fabrication des compteurs communicants Gazpar, actuellement déployés à Reims, Bernard Sivade
 

 A SAVOIR

•.- Reims est la première ville de la region Grand Est à être concernée par le déploiement du nouveau compteur de gaz naturel Gazpar, dit communicant, qui a débuté le 2 mai, Pas moins de 51.000 clients pourront en bénéficier d'ici à 2019.

•.- C'est également à Reims, au sein d'Itron, l'un des 4 centres d'expertise français du groupe, leader mondial en solution de comptage, intelligent, que seront fa briques d’ici a 2022 pas moins de 3,6 millions de compteurs Gazpar, sur les 11 millions prévus.

C’est à Reims, au 32, rue de Mars, qu’a été posé le 2 mai dernier, le tout premier compteur communicant de gaz naturel Gazpar de la région Grand Est. Une pose symbolique à plus d’un titre. Car, si Reims est effectivement une ville pionnière dans le déploiement de ces nouveaux boîtiers capables d’informer chaque client de sa consommation de gaz en temps réel, tout en permettant un relevé à distance (L’union du 31 mars et du 3 mai), c’est également à Reims que seront fabriqués d’ici à 2022 quelque 3,6 millions des 11 millions de compteurs amenés à remplacer les actuels boîtiers relevés à pied tous les 6 mois.

Une nouvelle génération de compteurs

Après appel d’offres lancé par GRDF, l’usine rémoise du groupe Itron, leader mondial dans les solutions de comptage intelligent à destination des acteurs majeurs de l’énergie (gaz, électricité) et de l’eau, a en effet remporté une partie du marché Gazpar, au côté de deux autres prestataires. Et c’est précisément dans les 6000 m2 de l’usine, anciennement Shlumberger, aujourd’hui l’un des 4 centres d’expertise français du groupe américain, que seront fabriqués l’ensemble des modules. « Itron, c’est le fournisseur historique de GRDF, mais pas seulement », confie Ludovic Lecart, directeur du site rémois. « Itron compte plus de 8 000 clients, distributeurs d’eau, de gaz et d’électricité, dans le monde. C’est 8 000 collaborateurs, dont 1 000 en France et 135 à Reims.  » Et c’est précisément à Reims qu’ont été fabriqués les 35 millions de compteurs Gallus qui équipent actuellement les foyers français. « Gallus, c’est «le» compteur de gaz résidentiel que tout le monde connaît. Gazpar est pour nous l’aboutissement d’une collaboration unique avec GRDF. Gazpar, c’est une nouvelle génération de Gallus, avec un module communicant. Il s’agit pour nous d’un projet majeur, qui sera regardé dans les autres pays. »

Fabriqué et maîtrisé de A à Z par Itron, le concept Gazpar se veut unique. Alimenté par 2 piles, testées pour durer 20 ans, le boîtier n’a pas besoin d’électricité. Chaque jour, le compteur va transmettre le relevé d’information vers un concentrateur (situé sur un point haut de la ville). La transmission de cette information se fera 2 fois par jour et durera moins d’une seconde. Elle utilisera une fréquence radio proche de la bande FM (169 MHz). Le concentrateur, équipé d’une carte Sim, communiquera alors les informations à GRDF, lors d’une transmission comparable à celle d’un appel téléphonique de 15 minutes. « Gazpar a été conçu pour être le moins impactant possible », précise Christophe Desessard, directeur clients territoires GRDF. « Il est économe en énergie. À la différence d’une télévision, le compteur ne se met pas en veille… et il est à 95 % recyclable.  »

À ce jour, plus de 150 000 compteurs communicants ont déjà été posés en France. L’objectif pour GRDF est d’en installer 600 000 d’ici la fin de l’année et 11 millions d’ici 5 ans. À Reims, 18 000 clients pourront en bénéficier dès 2018, ils seront 51 000 en 2019. « Gazpar, c’est un projet de grande ampleur », confiait hier Édouard Sauvage, directeur général de GRDF, en visite sur le site d’Itron. « C’est un investissement d’un milliard d’euros, un projet sur plusieurs années. L’opération a été discutée sous l’égide du régulateur (NDLR : dans le cadre de la loi sur la transition énergétique). Il est de notre responsabilité de poser ces compteurs. C’est à nous de montrer aux clients que ce compteur va leur apporter un plus. » Et de prévenir les éventuelles interrogations : « Il n’y a aucun risque vis-à-vis des fréquences. » Les niveaux d’exposition aux ondes électromagnétiques induites par Gazpar sont annoncés comme très inférieurs aux valeurs limites d’exposition de référence, fixées à titre réglementaire par la commission internationale pour la protection contre les rayonnements ionisants. « C’est comme ouvrir sa porte de garage », annonce Édouard Sauvage.

 Caroline Garnier

Extraits de l'union du 19/05/2017

 Ils veillent sur le réseau de gaz

Immersion au sein du Bex, la tour de contrôle de GRDF. C’est là que sont gérées l’ensemble des interventions sur les 5584 km de canalisations en Champagne-Ardenne.

Interventions programmées, dépannages ou incidents sur le réseau de gaz sont gérés depuis le Bex, le bureau d’exploitation de GRDF à Bezannes. C’est du Bex qu’est programmée l’intervention des professionnels sur le terrain.

L’endroit est sécurisé par un pass et un sas d’entrée. N’y entre pas qui veut. Ici, seules 8 personnes sont habilitées à y pénétrer. C’est d’ailleurs le seul espace aussi sécurisé du nouveau site de GRDF (Gaz réseau distribution de France), implanté depuis deux ans à Bezannes.

Le Bex, c’est ainsi qu’est surnommé le bureau d’exploitation, n’est ni plus ni moins que le cœur névralgique de l’ensemble du réseau de gaz naturel de Champagne-Ardenne et d’une partie de la Meuse. La tour de contrôle des quelque 5.584 km de canalisations réparties sur 375 communes, soit l’équivalent de 286 000 clients.

C’est au Bex que sont réceptionnés l’ensemble des appels téléphoniques en lien avec le réseau de gaz, qu’il s’agisse du tout-venant, comme la gestion de travaux sur les canalisations, ou d’incidents plus ou moins graves comme des fuites de gaz. C’est encore du Bex que sont gérées les interventions des professionnels sur le terrain. « Notre rôle, c’est de gérer l’ensemble du réseau au quotidien. Un réseau, ça vit en permanence. Il n’y a pas une journée qui se ressemble. Cela va de la délivrance des autorisations de travaux pour des raccordements au réseau, en passant par des opérations de maintenance ou la gestion des incidents. Qu’il s’agisse d’une simple odeur de gaz, d’une conduite arrachée, de tentatives de suicide ou d’interventions plus complexes, comme des menaces d’explosion », précise Guillaume Arethens, chef d’exploitation, de permanence depuis jeudi matin.

« Chez GRDF, la sécurité des personnes prévaut sur tout »
Julien Riehl, responsable du Bex

« On se doit d’être en permanence réactif », ajoute Désiré Leprohon, également chef d’exploitation, de permanence la semaine précédente. « Rien n’est laissé au hasard. Même les petites choses ne sont pas à négliger. Un incident peut à tout moment en générer un autre ». Stressant, le métier est néanmoins passionnant. « Il faut être passionné pour travailler là », reconnaît le chef d’exploitation. « Au Bex, on est constamment dans l’action. Lorsqu’on prend la décision de couper un réseau, on engage notre responsabilité. On l’engage également si on prend celle de ne pas le couper. La difficulté pour nous avec le gaz, par rapport à l’électricité, c’est que lorsqu’on coupe un réseau, on est obligé de passer chez chaque client avant toute remise en service. Si on coupe 3 000 clients, on devra donc passer chez les 3 000 clients, ce qui allonge forcément les délais… Mais, ce qui va primer pour nous, c’est la sécurité des personnes avant toute chose et la sécurité des agents envoyés sur place. Si on doit couper tout un quartier, même par -10º, on le fera. Mieux vaut un réseau coupé qu’un drame… » En cas de gestion d’incident d’ampleur, le Bex devient cellule de crise. Aucune prise de risque ne sera autorisée. « On doit s’assurer que l’on coupe le bon compteur, le bon robinet… qui coupe la bonne personne. On n’a pas le droit à l’erreur », insiste Guillaume Arethens.

Plus de 9 000 interventions en 2016

« Le chef d’exploitation doit faire preuve de sang-froid et de capacité de recul », confirme Julien Riehl, adjoint au chef du pôle d’exploitation et responsable du Bex. « Au Bex, ils sont à l’interface de tous les métiers de GRDF. En permanence, ils doivent être un minimum de 4 personnes, chefs et assistants. C’est la règle de concomitance. On estime qu’ils peuvent avoir à régler trois incidents en même temps. » En 2016, le Bex a eu à gérer 9 312 interventions dont 4 262 interventions de sécurité et 5 050 de dépannage. « Cela peut aller de quelques appels à plus de 150 en deux heures, avec une recrudescence des activités fin juin et en fin d’année », note Désiré Leprohon. « On se doit d’apporter une réponse rapide… À tout moment, on peut être amené à gérer une urgence. Jeudi matin, pour exemple, j’ai été appelé à 5 h 30 pour une tentative de suicide par le gaz. »

Au Bex, le maître mot, c’est la « mise en sécurité des personnes et des biens ». Sécurité pour laquelle GRDF dépense un million d’euros par jour au niveau national. « Chez nous », prévient Julien Riehl, « la sécurité prévaut sur tout. »

JOIGNABLES 24 HEURES SUR 24, 7 JOURS SUR 7

 Les hommes et femmes du Bex ont cette particularité de devoir être joignables 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Chefs d'exploitation ou assistants, ils sont en permanence connectés à leurs téléphones portables, en lien-avec les sapeurs-pompiers ou l'antenne de l'USG, l'urgence sécurité gaz. Le numéro d'appel destiné aux urgences (0 800 473333). Tous les salariés de la chaîne de sécurité gaz sont ainsi en possession de 2 téléphones portables, affiliés à 2 opérateurs différents. « On doit être capable de fonctionner en système dégradé », insiste Désiré Leprohon, chef d'exploitation au Bex.

Caroline Garnier

Extraits de l'union du 07/05/2017

Un nouveau compteur gaz économique

D'ici à 2020, tous' les clients gaz de l'agglomération de Reims seront dotés d'un nouveau compteur communicant, qui leur permettra d'économiser jusqu'à une semaine d'énergie.


La convention entre Reims Métropole et GrDF pour le déploiement de  60.457 compteurs Gazpar a été signée hier. Bernard Sïvade

Gazpar ... C'est le nom du tout nouveau compteur gaz dit « intelligent » qui sera prochainement déployé dans l'agglomération rémoise, soit le remplacement d'ici à 2020 de quelque 60.457 anciens compteurs gaz chez tous les consommateurs de Reims Métropole, dont 50.768 rien que pour Reims. intra-muros. Ce changement a été officiellement validé hier par la Ville de Reims qui se trouve être la première grande ville de l'Est de la France et la deuxième ville française de plus de 150.000 habitants, après Toulouse, à s'engager auprès de GrDF dans ce vaste chantier « au service des consommateurs ».

« Les consommateurs pourront en temps réel connaître le coût en euro de leur prochaine facture »

Franck Wintenberger, GrDF

 Une consommation en temps réel

Déployés fin 2016, ces nouveaux compteurs seront indolores pour les consommateurs, leur installation étant intégralement prise en charge par GrDF. « Il n'y aura aucun surcoût lié à leur installation et le surcoût de 2 à 3 euros estimé à l'année pour leur fonctionnement sera largement compensé par les économies potentielles qu'ils pourront réaliser », précise Franck Wintenberger, directeur clients territoires Est GrDF. « Ce changement sera surtout avantageux ; puisqu'ils pourront mieux maîtriser leur consommation. Grâce à son système de relevés à distance, les clients pourront connaître au quotidien leur consommation et ainsi consommer mieux, donc consommer moins. Ils pourront en temps réel connaître le coût en euro de leur prochaine facture. » L'économie estimée est de l'ordre de 1,5%, soit l'équivalent d'une semaine de consommation.

L'arrivée de Gazpar va donc sonner le glas des fameuses facturations à l'estimation, remplacées dès lors par une facturation systématique sur index réels et ce, sans aucune sollicitation ou intervention des clients. Pour ce faire, une trentaine de concentrateurs seront installés sur l'ensemble de l'agglomération. Le rôle de ces petites antennes positionnées sur des points hauts  (toits d'immeubles) sera de capter et de centraliser les informations de consommation fournies par les compteurs individuels. Via l'émission de très courtes et faibles ondes radios (deux fois une seconde par jour), les compteurs enverront des données cryptées et sécurisées à un concentrateur qui, dans un second temps, transmettra ces données à un système d'informations.

Au total, ce sont 11 millions de compteurs communicants qui seront ainsi déployés dans toute la France d'ici à 2022, pour un investissement global d'un milliard d'euros. Soit l'équivalent de 11 millions d'anciens compteurs à recycler... avec à la clé la création de milliers d'emplois. Des appels d'offres ont d'ores et déjà été lancés pour l'installation des nouveaux compteurs, un autre pour le recyclage des anciens.

Caroline GARNIER

Extraits de l' union du 23/05/2015

    

     

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 Un GPS pour guider les aveugles en randonnée ... ou au quotidien

Un système innovant de GPS, testé cette semaine dans les Vosges, pourrait, à terme, améliorer le quotidien de millions de déficients visuels.


Les utilisateurs devront être formés il ce nouveau dispositif. AFP

« Jamais je n'aurais imaginé m'aventurer tout seul sur ces chemins » : cinq randonneurs aveugles ou malvoyants ont traversé cette semaine les Vosges en quasi-autonomie. munis de leur canne blanche et d'un système GPS. À travers champs, et forêts, les participants ont arpenté quelque 80 kilomètres en six jours, sans devoir mettre leurs pas derrière ceux d'un marcheur voyant, comme cela se pratique habituellement.


Pour les concepteurs, cette traversée des Vosges est un test grandeur nature d'un dispositif qui reste encore expérimental

 

Porté dans une petite sacoche sur la poitrine, - leur smartphone, utilisé comme GPS, leur indique à échéances régulières les virages et bifurcations du sentier. L'itinéraire, très précis, a été préalablement numérisé par des bénévoles de la Fédération française de randonnée pédestre, qui ont également enregistré dans le système les obstacles en travers du chemin. « La rando est un excellent exercice qui permet de reprendre confiance en soi. C'est formidable de retrouver ce sentiment de liberté » s'enthousiasme Nicolas Linder, 30 ans, en balayant le sentier avec sa canne blanche. Le système « Navi'Rando », souligne le jeune homme, pourrait jouer un rôle crucial pour aider les déficients visuels à gagner en autonomie, alors que « 95% d'encre eux ont du mal à sortir de chez eux » sans assistance.

Jesus Zegarra, un ingénieur en électronique qui travaille depuis cinq ans sur ce projet au sein de l'Université de Strasbourg, explique par ailleurs que le système GPS est déjà utilisable en milieu urbain, dans la rue. À ce stade, « le défi n'est pas technologique, mais humain Il, estime Laurence Rasseneur, enseignante-chercheur à la faculté des sciences du sport de Strasbourg et membre de l'équipe qui a mis au point l'application. « C'est une révolution culturelle à engager, il faut des pionniers pour montrer que c'est possible. »

Extraits de l' union du 28/06/2015

    

     

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Dans la tête d'un spécialiste

Mettre la connaissance à la portée de tous est un beau défi relevé par internet. Nombreux sont ceux qui s'appliquent à vulgariser leurs connaissances pour le bien commun.


Médecins. avocats, scieritifiques. ils confient leurs états d'âmes et dévoilent les ficelles de leur métier

ZOOM

•.  Les outils de transmission.

Certains créent leur blog, ce qui leur permet de développer leur pensée et distinguer des références ru des bibliographies. les plus modernes mettent à profit les plateformes de streaming comme Youtube ou Dailymotion et mettent en ligne des vidéos à la fois didactiques et drôles. Les réseaux sociaux endossent également leur part de responsabilité dans l’instruclion des masses, et en ce domaine, c'est Twitter qui s’impose : entre réactions à chaud de spécialistes en fonction de ractualité et « livetweets » permettant de partager en direct les événements de leur journée les professionnels se dévoilent

Internet est un espace de rassemblement où les connaissances peuvent aisément être mises en commun, À cet égard, le développement des Mooc est exemplaire, mais ce n'est cependant pas le seul moyen de partager son savoir en ligne. On songe bien sûr à Wikipedia, l'encyclopédie multilingue que des milliers d'anonymes contribuent à enrichir au quotidien, mais il existe également des démarches plus individuelles. De nombreux internautes Se proposent de faire découvrir leur domaine de compétence en le vulgarisant afin de le mettre à la portée de tous, On découvre ainsi la réalité du métier de vétérinaire, le quotidien d'un juge pour enfant ou encore les secrets de là physique quantique ...

Maître Eolas

Est-il besoin de présenter Maître Éolas ? Depuis 2004, ce blogueur anonyme tient le journal d'un avocat, au sein duquel il décrypte les arcanes de la justice pour les « mékeskidis » que nous sommes souvent. Au programme, des analyses de cas, la présentation du métier de défenseur, des prises de position face aux nouvelles législations.,. bref, tous les outils pour mieux saisir l'évolution du système dans lequel nous évoluons.

WWW.maitre-eolas.fr/

Boules de Fourrure

La médecine vétérinaire, c'est le rêve de tous les enfants, et beaucoup d'adultes en conservent une image idéalisée, peu en phase avec le quotidien des professionnels. Sur son blog et son compte Twitter. Boules de fourrure conte les joies et les peines qu'il partage avec ses patients, à chaque bout de la laisse. Mieux encore, il s'applique à faire de nous de meilleurs maîtres en expliquant comment éviter les dangers qui guettent nos compagnons.

www.boulesdefourrure.fr

Axolot

Axolot, ce fut d'abord un blog aux allures de cabinet de curiosités, avant de devenir une chaîne Youtube à succès. Aux commandes, Patrick Baud nous fait découvrir le monde sous un nouveau jour, celui de la bizarrerie, Très documentées, ses émissions parlent par exemple de savants fous, de la lune ou de l'opération Chaton acoustique, grâce à laquelle les Américains tentèrent s'espionner les Russes à l'aide de chatons durant la Guerre Froide.

www.axolot.info

Jaddo

Dr Gélule, Dominique Dupagne, Dr Stéphane... Les médecins se sont emparés de la Toile avec bonheur, prêts à partager leur expérience, en respectant bien sûr scrupuleusement le secret médical. Parmi eux, Jaddo raconte avec beaucoup de sensibilité son quotidien de jeune généraliste sur son blog et sur son compte Twitter.

www.jaddo.fr

Sidonie JOLY

Extraits de l' union du 23/05/2015

    

     

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DRONES

Retour sur terre pour les drones
Le drone qui nettoie vos toitures

La menace grandissante des drones

Ce jeune chef d’entreprise  
 cherche à décoller avec les drones

Le drone, nouvel outil des forces de l’ordre pour repérer les infractions routières

Drones et satellites optimisent  les terres

Les règles de bonne conduite des drones

Les aigles, option contre les drones
La folle course d’un drone belge jusque dans l’Aisne
DRONES - OBJETS VOLANTS IDENTIFIES

Un Rémois ouvre son entreprise de drone à usage professionnel

    

     

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Retour sur terre pour les drones

Cadeau de Noël en vogue ces dernières années, le drone n’est plus vraiment à la mode.


Seules les marques de drones qui s’adressent à des amateurs avertis sont toujours en croissance. AFP

L’ESSENTIEL

*.- LE MARCHÉ du drone de loisir est très largement dominé par le groupe chinois DJI.

*.-LE FRANÇAIS PARROT , qui a contribué à inventer le marché, tente de résister et a lancé en juin un nouveau drone, l’Anafi, sur lequel il place beaucoup d’espoirs.

*.-LES VENTES n’ont pas décollé immédiatement et le groupe de 658 salariés a annoncé au début du mois de décembre qu’il allait supprimer une centaine d’emplois, principalement à l’international.

À l’approche des fêtes de fin d’année, le marché français du drone ne résiste que pour les appareils haut de gamme prisés des photographes exigeants, amateurs éclairés ou professionnels. «On est sur du -3 % en valeur à la fin novembre » pour l’ensemble du marché des drones, « ce n’est pas une catastrophe » , tempère Olivier Garcia, directeur des produits techniques et culturels de Fnac Darty qui est l’un des gros distributeurs en France.

IL Y A UNE PART DE MARCHÉ RÉSILIENTE

Mais il y a un contraste marqué entre le marché des petits drones à moins de 150 euros, « qui est en souffrance et baisse de 25 % » , et le « segment porteur » de 650 à 1 200 euros qui continue d’enregistrer une forte croissance, affirme-t-il. Même constat chez Studiosport, spécialiste de la vidéo embarquée, qui gère une plateforme internet et deux magasins à Paris. Le marché du petit drone de moins de 100 euros « est redescendu aussi vite qu’il était monté » , explique Guillaume Feron, responsable « e-commerce » de l’entreprise. « Il y a eu beaucoup de ventes à un moment, puis les gens se sont rendu compte que ces appareils n’étaient pas forcément très performants, et ils ont fini au placard » , souligne-t-il. « En revanche, les marques qui s’adressent à des amateurs avertis » et qui permettent de prendre des images de très bonne qualité avec des nacelles stabilisées « sont toujours en croissance » , affirme-t-il. Sur ces créneaux ou les prix dépassent parfois les 1 000 euros, « nous vendons plusieurs centaines de boîtes par mois» , indique-t-il. Olivier Garcia compare l’évolution du marché à celui des appareils photo numériques – à une échelle bien inférieure bien sûr. « Il y a une part de marché résiliente » , celle des « passionnés d’image » , amateurs éclairés, professionnels ou semi-professionnels qui résiste, alors que Monsieur tout-le-monde utilise désormais son smartphone pour prendre des photos, estime-t-il. Le comparateur de prix LeDénicheur, qui dépend du Bon Coin et donne une indication sur les tendances chez les internautes, constate lui aussi la désaffection du grand public. À Paris, les magasins qui vendent des drones sont devenus rares. Près de la place de la République, Azur Modélisme finit de liquider son stock et est en train de se transformer en Azur Mobility, spécialisé dans le vélo électrique.

Le grand public s’est rendu compte que le drone n’avait pas vraiment d’intérêt en dehors de la prise d’images, constate Pascal Scarcetto, le gérant du magasin.« Il n’y a pas de challenge à piloter un drone, on se rend compte très vite que c’est à la portée de tout le monde », avance Pascal Scarcetto.

 Extraits de l' union du 19/12/2018

 Le drone qui nettoie vos toitures

Artechdrone a mis au point une machine permettant de nettoyer les toitures les façades.


Arnaud Gilotin, président d’Artechdrone et pilote, ainsi que Pierre Bague, ingénieur, ont présenté leur nouvel appareil à la Foire de Châlons.

Les limites du possible sont une nouvelle fois repoussées avec les drones. L’entreprise rémoise Artechdrone présentait son nouveau bébé au pavillon du futur de la Foire de Châlons, du 31 août au 10 septembre.

« Notre nouveau modèle, le reeper, pulvérise un produit antimousse, antialgues et hydrofuge sur les toitures et les façades. Il s’agit de les rendre plus propres, étanches et de les protéger », explique Pierre Bague, ingénieur chez Artechdrone. L’appareil a été mis au point il y a un mois. « Il a fallu un an de travail » , précise le spécialiste.

L’appareil est piloté manuellement depuis le sol. S’y trouve une cuve à compression, à laquelle le drone est relié. « Cette machine captive peut vider quatre-vingts litres de produit en vingt-cinq minutes. On change les batteries toutes les vingt minutes. On va quatre fois plus vite que la méthode traditionnelle. » Autrement dit, on évite la location d’une nacelle et la dispersion du produit manuellement. De plus, le pilote du drone restant au sol, l’impact sur la santé quant au produit dispersé est réduit.

Une commercialisation est prévue sous la forme d’une prestation de service. Le drone est vendu à des télépilotes formés auprès de la Direction générale de l’aviation civile. Le pilote se rend ensuite chez les clients.

Le marché des drones évolue très vite. D’où l’importance, pour une entreprise comme Artechdrone, de présenter régulièrement de nouveaux produits.

Kévin MONFILS

 Extraits de l' union du 15/09/2018

La menace grandissante des drones

L’utilisation de drones de loisirs renforce la crainte de voir ces engins se transformer en « armes du pauvre ».


L’armée de l’Air a mis en place un programme de dressage d’aigles, censés intercepter les drones. AFP

Ils sont peu onéreux et facilement modifiables : l’utilisation de drones de loisirs pour des attentats contre des personnalités ou survoler des sites sensibles pourrait devenir une menace à laquelle les forces de l’ordre assurent se préparer. La semaine dernière, un drone a été repéré en vol, et en totale infraction, à proximité du fort de Brégançon où le président Emmanuel Macron et son épouse sont en vacances. Il est tombé à l’eau après avoir été neutralisé par brouillage des ondes et n’a fait aucun blessé.

Je pense qu’ils vont devenir l’arme favorite de tous ceux qui se sentent inférieurs dans d’autres domaines militaires

Todd Humphreys professeur à l’université du Texas

En revanche, deux jours plus tôt, une tentative d’« attentat » à l’aide de drones contre le président vénézuélien Nicolas Maduro lors d’une parade militaire a blessé sept soldats, selon les autorités. L’«attaque », revendiquée par un mystérieux « Mouvement national des soldats en chemise », a été commise à l’aide de deux drones chargés chacun d’un kilo de C4, un puissant explosif militaire, selon Caracas. Ces deux épisodes allongent la liste des incidents au cours desquels des drones civils ont été utilisés de façon malveillante, note Todd Humphreys, spécialiste des questions de sécurité.

En 2013, un drone s’était posé près de la chancelière Angela Merkel lors d’un meeting et en 2015 le périmètre de la Maison Blanche avait été bouclé après qu’un drone eut été repéré volant à proximité. « Il y a là une nouvelle tendance. Dorénavant, les chefs d’État vont devoir être très prudents lorsqu’ils prononcent des discours à l’extérieur ou lors de meetings », explique M. Humphreys. Des drones civils ont également été utilisés par le groupe État islamique en Irak. Les artificiers du mouvement islamiste utilisaient les engins volants pour filmer l’armée irakienne ou larguer des explosifs sur les soldats.

BROUILLAGE DES ONDES

« Les drones sont devenus l’arme du pauvre », juge Todd Humphreys.

En France, la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP) dit prendre très au sérieux la menace des drones qui peuvent permettre de « livrer des colis » ou de « faire du repérage ». Une technique « sans doute » utilisée pour préparer l’évasion de Redoine Faïd de la prison de Réau en juillet, selon la ministre de la Justice Nicole Belloubet.

De leur côté, les forces de l’ordre assurent disposer d’« une stratégie de veille, d’enquête et d’évaluation du matériel », indique le colonel Jean-François Morel, chargé de mission auprès de la gendarmerie.

En amont, les vols de drones civils sont « très encadrés » (enregistrement du drone, formation du pilote...), explique Anne-Marie Haute, déléguée générale de la Fédération professionnelle du drone civil. En aval, la gendarmerie « fait des choix pour protéger des sites sensibles, des opérations sensibles ou des grands événements », relève le colonel Morel. « On a un certain nombre d’outils, des techniques de brouille, de détection. » 

Extraits de l' union du 13/08/2018

Ce jeune chef d’entreprise   cherche à décoller avec les drones

Reims Art tech drone ne fait travailler qu’une seule personne aujourd’hui   dans ses locaux de la Neuvillette ; mais elle compte bien se développer. 


Arnaud Gilotin, président-fondateur de la société Artechdrone. « J’aimerais embaucher ».
Hervé Oudin

À PAS PLUS DE 100 M

*.- À CEUX QUI RÊVENT de faire joujou avec un drone, Arnaud Gilotin rappelle les règles en vigueur : cet engin ne doit pas voler à plus de 150 mètres de haut, et pas à plus de 100 mètres de distance du pilote.

*.- PAR AILLEURS le survol de tiers (à la verticale) est strictement interdit ; « et quand on parle de tiers , c’est aussi bien un homme, qu’un chien ou un cochon d’Inde ! C’est pour cela que dans mon film sur Laon cité médiévale, on voit à un moment une rue piétonne avec des gens, et le drone les survole ; mais ce sont des figurants : ils font explicitement partie du scénario ! » Il faut en effet imaginer les dégâts que pourrait causer un engin de 5 kilos qui vous tomberait du ciel sur la tête en cas d’incident technique...

 Pour Arnaud Gilotin, l’avenir est dans le drone. C’est pour cela qu’il a créé au début de cette année l’entreprise Art tech drone, installée à la Neuvillette. « J’ai trois activités, indique-t-il : je suis centre de formation au pilotage de base (de drones bien sûr) ; prestataire de service (c’est-à-dire que j’utilise des drones pour exécuter différentes tâches) ; je fais également conception-développement-vente ».

FORMATION D’ARCHITECTES

Les films Reims vu du ciel, par exemple, commandés par la Ville, c’est lui. « C’est l’un des trois domaines d’utilisation du drone, explique-t-il, l’artistique. Dans ce domaine j’ai aussi déjà travaillé pour des maisons de champagne. » Les deux autres champs d’utilisation de ces aéronefs télépilotés sont la photogrammétrie et la thermographie. Le patron d’Art tech explicite : « La photogrammétrie, c’est la captation de données du sol depuis le ciel : cela sert dans l’agriculture, la viticulture, par exemple pour déterminer les besoins en azote en différents points d’une parcelle, cela sert aussi dans les carrières et les mines ; j’ai par exemple réalisé le cubage des carrières Orfani dans l’Aisne. » La thermographie permet d’analyser les sources de chaleur ou les différences de température, à partir d’orthophotos. C’est ce procédé qu’Arnaud Gilotin a utilisé par exemple au profit de la centrale solaire de Cestas, dans le Bordelais.

Concernant la formation de pilotes, il cite parmi ses clients des maisons comme Total ou RTE (réseau transport électricité). Ces derniers jours, il accueillait dans son local des architectes des Bâtiments de France : « Alors, lorsque vous subissez un vent traversier venant de la droite, votre cap est-il supérieur ou inférieur à votre route? Et votre vol est-il symétrique ou dissymétrique ? » On voit qu’il s’agit d’une affaire de spécialistes. « Nous sommes considérés comme des pilotes à part entière, commente le formateur. Avec la contrainte supplémentaire que nous ne sommes pas à bord, du coup le pilotage demande encore plus d’attention que pour un avion. »

Le pilotage de drone est d’ailleurs très contraint à présent, et on ne peut pas faire n’importe quoi avec (lire par ailleurs).

Et la suite ? Art tech drone aimerait se développer, embaucher. Pour l’instant, cette SAS (société par actions simplifiée) ne fait vivre que son président-créateur. Mais les services rendus par les engins volants devraient se multiplier. Le droniste de la Neuvillette parle ainsi de lutte contre les incendies, par largage d’une solution anti-feu...

Antoine PARDESSUS

   Extraits de l' union du20/11/2017

Le drone, nouvel outil des forces de l’ordre pour repérer les infractions routières


Un drone qui filme en lisière de l’autoroute à 30 mètres au-dessus du sol pour repérer les infractions au code de la route : les CRS autoroutiers d’Aquitaine utilisent désormais régulièrement ce nouvel outil et l’ont déployé vendredi à l’occasion des premiers départs en vacances.

Petite forme noire dans le ciel, le drone se maintient immobile dans les airs en lisière de l’autoroute A10, sur la commune de Saint-André-de-Cubzac (Gironde), à une trentaine de kilomètres de Bordeaux. Au sol, derrière un remblais, les CRS observent attentivement, sur un écran de transmission, les images montrant le flux continu de poids lourds et de voitures qui circulent dans le sens Paris-Bordeaux.

Très vite, un camion de transport qui ne respecte pas la distance de sécurité est repéré. L’agent prévient immédiatement les motards de la compagnie positionnés un kilomètre plus loin, en leur faisant une description précise du véhicule. Objectif : arrêter le contrevenant qui n’avait vraisemblablement pas conscience qu’il était observé...

Des contraintes à respecter

« Le drone est un moyen de contrôle alternatif qui peut voler en toute discrétion », confirme le capitaine Pascal Gensous, dont les hommes utilisent pour la deuxième fois ce nouvel outil, depuis début juin, après quatre phases de test en 2016-2017. « Et surtout cela a un coût réduit, environ 10 centimes de l’heure de vol», énormément moins qu’un hélicoptère,  » explique le capitaine, même si les contraintes spécifiques aux drones, définies par la Direction générale de l’aviation civile (DAGC) doivent être respectées, avec notamment l’interdiction de survoler la route elle-même.

« Ce type d’outil permet de constater plus facilement les infractions que si les forces de l’ordre sont sur le bord de la route », explique Samuel Boujou, directeur de cabinet du préfet de Gironde. « Cela permet aussi de faire passer le message aux automobiliste que, où qu’ils soient, ils peuvent être contrôlés et doivent donc être vigilants », ajoute-t-il.

Pour l’heure, le drone appartient à la préfecture qui le met à disposition des forces de l’ordre. A terme, la CRS autoroutière d’Aquitaine espère bien avoir son propre drone pour l’organisation des contrôles.

 Extraits de l' union du 09/07/2017

 

Drones et satellites optimisent  les terres

La bataille fait rage entre les opérateurs de systèmes d’analyse de végétation pour optimiser la fertilisation.


Aux Culturales, lancement d’un drone de la société Airinov qui effectue en France, 10.000 vols par an. Jean-Michel François

Notre atmosphère est constituée pour une grande part d’azote. Son rôle est essentiel dans l’agriculture. Le Larousse le définit comme un « élément constitutif fondamental de la matière vivante, au même titre que le carbone, l’oxygène et l’hydrogène. » Au salon des Culturales qui s’est tenu les 14 et 15 juin derniers sur le site de l’ancienne BA 112 à Bétheny, on a pu voir de nombreux exposants afficher leur savoir-faire dans le pilotage de la fertilisation des céréales, notamment à partir d’engrais azotés, grâce à des moyens technologiques extrêmement performants. Parmi eux, les drones professionnels occupent une place prépondérante. « Nous réalisons plus de 10 000 vols par an soit 80 % de toute l’activité des drones en France. Nous étions les premiers sur ce créneau », explique un représentant de la société Airinov. Basée à Paris, celle-ci possède une centaine d’appareils qui travaillent pour des groupements d’agriculteurs (chambres, coopératives, etc.). Trois drones évoluent pour l’instant en Champagne-Ardenne, un à deux dans l’Aisne. Leur but ? Analyser la végétation grâce à des capteurs embarqués, réaliser une cartographie détaillée des parcelles et proposer des conseils très précis, particulièrement pour les colzas et les céréales à paille. Les vols sont programmés en quelques clics sur ordinateur portable et se réalisent en totale autonomie, d’une heure maximum, de quoi analyser plusieurs centaines d’hectares. Dans les deux à quatre jours suivants, les agriculteurs concernés reçoivent une cartographie détaillée de leur(s) parcelle(s) et savent alors la quantité de dosage épandre, quasiment au mètre près. Chez Airinov, la prestation est facturée 10€ l’hectare.

AGRICULTURE DE PRÉCISION

Cette pratique de la cartographie et du traitement d’image qui permet de cibler au plus juste les actions à réaliser, procède de l’agriculture de précision. La raison d’être de Farmstar, entreprise spécialisée dans le conseil qui compte parmi ses clients le groupe Acolyance Vivescia. En plus des drones, elle se sert d’une batterie de satellites et même d’un avion. En fonction des demandes et des surfaces, Farmstar utilise tel ou tel appareil équipé des capteurs adaptés et des modèles informatiques agro météo pour mesurer la teneur en chlorophylle, évaluer les risques de verse (la conjonction de phénomènes qui font que des cultures basculent ou se couchent littéralement) pour savoir s’il convient d’appliquer ou pas un régulateur de croissance, savoir si des zones ont trop ou pas assez de biomasse, etc. « Notre mesure de travail est le pixel, soit 20 m x 20 m» , explique une conseillère de Farmstar.

IMPACT ÉCOLOGIQUE

Les données accumulées par les capteurs sont-elles sans limites ? On pourrait l’imaginer à écouter ce spécialiste d’Arvalis, l’institut technique des grandes cultures, parler des caméras multispectrales de « très, très haute définition » embarquées sur ses hexacoptères (drones à six hélices). « Nous mesurons aussi le niveau de stress des plantes. » Il convient que la multiplication des drones au-dessus des terres agricoles peut relever d’un certain effet de mode. « Hormis le fait qu’ils soient la bête noire de la DGAC (Direction générale de l’aviation civile), les drones ont un intérêt économique et écologique parce qu’ils servent à optimiser les volumes des traitements ». Donc à les maîtriser et à les réduire. D’ici 2020, Arvalis prévoit de fonctionner avec cinq stations d’expérimentation en France, dont une à Châlons-en-Champagne.

MOYEN TERRESTRE

Il n’y a pas que les drones dans la vie comme le prouve cet appareil baptisé N-Pilot qui ressemble à un détecteur de métaux. En fait, comme les drones, mais à hauteur d’homme puisqu’il est maintenu par une sangle, ce petit engin très léger détermine l’état de nutrition azotée des cultures. « Le plus lourd, c’est la tablette qu’on lui associe » , explique un démonstrateur. Car l’avantage de ce réflectomètre portable est de donner immédiatement le bon conseil, lisible sur la tablette ou sur un smartphone via une application. Compter 2 200 € pour un appareil sans sa tablette et 300 € supplémentaires pour l’ensemble.

J-M FRANÇOIS 

 Extraits de l' union du 20/06/2017

Les règles de bonne conduite des drones

Très en vogue, les drones n'en demeurent pas moins des objets délicats à piloter. Conseils d'un spécialiste


« 
L’utilisation d'un drone varie selon l’endroit où l'on se trouve et le poids de l'appareil », explique Arnaud Gilotin, télé pilote et instructeur drone chez Artech'Drone, basé à Reims et Corbeny dans l'Aisœ. Jean-Marie Champagne

1 - CHOISIR LE BON MATERIEL

 À chaque drone son utilité. Pour s'amuser en intérieur, il faut opter pour ce que l'on appelle un drone récréatif. Ils font en général entre 5 et 20 cm, pour des premiers prix en dessous de 50 euros. Mais la charge utile d'un drone d'intérieur étant réduite au minimum, il n'embarque pas toujours de caméra vidéo, et son autonomie est également un peu plus faible (souvent moins de 10 minutes). Mais les sensations de pilotage sont au rendez-vous ...

Pour vouloir aller plus haut our vouloir aller plus haut, voler plus longtemps et mettre une caméra de bonne qualité dessus, il faut alors s'orienter vers des drones dont les prix commencent à partir de 450 euros en moyenne et peuvent monter à 1600-1700 euros. La taille et le poids ne sont plus les mêmes. Les plus vendus (ceux que l'on voit dans les Fnac, Boulanger et autre Darty, mesurent autour de 35 à 40 cm de diagonal dans les hélices et l'autonomie de vol approche les 30 minutes. Ils pèsent en général un peu plus d'un kilo. Attention, la notion de poids est très importante dans le cadre de la réglementation (voir point 2)

Dernier petit conseil enfin, n'hésitez pas à acheter une seconde batterie qui vous sera bien utile si vous faites de longues sortie

2 – PRENDRE LE TEMPS DE MAITRISER SON DRONE

Le gros défaut des débutants est de vouloir tout vouloir faire tout, tout de suite. « La règle de base est d’étudier le tutoriel avant de se lancer explique Arnaud Gilotin, télépilote et instructeur drone chez Artech'Drone, basé à Reims et Corbeny dans l'Aisne. L'erreur qui est aussi souvent commise est de vouloir passer trop rapidement du mode GPS où tout, est automatique au mode ATTI qui permet de commander librement son appareil. Prenez le temps d'apprendre à bien maîtriser les fonctions avant d'enlever le mode automatique. » Petit truc aussi : pensez à bien initialiser chaque fois les paramètres de la base de votre drone. Il est en effet fréquent au départ de perdre de vue son appareil et dans ce cas-là, la solution la plus simple est d'appuyer sur un bouton qui le fait revenir à sa base. Seul problème, et cela arrive régulièrement, si votre base est encore restée sur les coordonnées GPS de votre précédent lieu de vol, le drone va alors se diriger vers cet endroit-là et pas le vôtre !

3 – NE PAS VOLER N’IMPORTE OU

C'est la grande question que se pose tout utilisateur de drone : ai-je le droit de voler à tel ou tel endroit ? Si on érige une règle simple : impossible en ville et dans les espaces publics, possible hors agglomération. Mais évidemment, cette règle souffre d'aménagement. En ville par exemple, il est possible de faire voler dans son espace privé un drone de petite taille et sans présence de public sous réserve de respecter une vitesse et une hauteur maximale adaptées à l'environnement (bâtiments, murs, arbres ... ) et permettant de limiter les risques et danger en cas de perte de contrôle.

Dans la rue, il est par contre impossible de voler sauf autorisation préfectorale spécifique et valable uniquement temporairement. Ce sont les professionnels qui en général le font et encore, ils sont soumis à des règles strictes en fonction du poids de leur drone (des parachutes de secours sont notamment obligatoires au-dessus de 2 kilos). Hors agglomération et zone habitée, vous pouvez faire voler votre drone. Il ne faut par contre pas qu'il soit à plus de 200 mètres de son pilote et pas plus haut que 150 mètres. Les agriculteurs peuvent aussi dans certains cas l'utiliser pour inspecter leurs parcelles. Le drone peut alors être jusqu'à 1000 mètres de son pilote, mais ne devra pas être à plus de 50 mètres du sol. Pour information, la plage ou la montagne sont des espaces considérés comme public. Il est donc interdit de promener votre drone au-dessus des baigneurs ou des skieurs.

4 - PAS DE SURVOL DE SITE

Certains sites sensibles ou protégés ainsi que leurs abords sont interdits de survol. Il s'agit par exemple des centrales nucléaires, de terrains militaires, de monuments historiques ou encore de réserves naturelles et parcs nationaux. Ne vous y aventurez pas. Si vous être pris à voler sur ou à proximité de tels sites, même en cas de maladresse jusqu'à un an d'emprisonnement et 45.000 € d'amende en cas de maintien volontaire du drone au-dessus de telles zones. Et ne comptez pas sur le « Pas vu, pas pris », Les drones ont une sorte de boîtes noire qui conservent toutes les données de vol.

5 – RESPECTER LA HAUTEUR MAXIMALE DE VOL

 En dehors des sites d'aéromodélisme autorisés, la hauteur maximale d'évolution des drones est à 150 mètres par défaut (mais cela peut être moins). Et cela est vrai même si votre appareil peut monter à 300 mètres ou plus. « Il nous est déjà arrivé de croiser en ULM des drones » , déplore Arnaud Gilotin, « 150 mètres, c'est l'altitude minimale de vol des ULM ce qui explique que ce soit celle maximale pour les drones ».

6 – NE JAMAIS PERDRE DE VUE SON DRONE

« Le vol à vue est obligatoire, précise Arnaud Gilotin. « Cela veut donc dire que vous devez toujours voir votre drone. Si le pilote a par exemple un casque virtuel (avec le portable dedans pour suivre en direct la caméra qui est sur le drone, (NDLR), il faut une seconde personne à ses côtés qui suivent l'appareil en réel. » Une question de sécurité évidente et une façon aussi de ne pas perdre définitivement son drone. Il n'est en effet pas rare de voir des pilotes qui ne retrouvent plus leur appareil parti trop loin en vol ... Dans la même idée, il est interdit d'utiliser des drones la nuit, même s'ils sont équipés de dispositifs lumineux.

7 – RESPECT DE LA VIE PRIVEE DES AUTRES

Il est interdit de prendre des images et photos de tout ce qui permet d'identifier une personne (visage, plaque d'immatriculation), sans son autorisation. Même principe pour la mise en ligne des images sur les réseaux sociaux. Toute diffusion d'image doit faire l'objet d'une autorisation des personnes concernées ou du propriétaire dans le cas d'un espace privé (maison, jardin, etc.). Et dans ces cas-là, pas de discrimination : ces règles sont valables pour tous les drones, petits ou grands, légers ou pas.

RÈGLES PLUS STRICTES POUR LES DRONES DEPLUS DE 800 G

« Les gens ne le savent souvent pas, mais tout drone de plus de 800 grammes est soumis à une réglementation, indique le télé-pilote et instructeur », Arnaud Gilotin. « Or la plupart des drones vendus récemment sur lesquels les gens installent des caméras sont au-dessus de, ce poids. Dans ces cas-là les pilotes doivent avoir un titre aéronautique que I’on peut avoir dans des centres de formations, de drone, d'ULM ... » Par ailleurs, comme le précise le ministère de l'intérieur « l'enregistrement par voie électronique d'un drone civil est requis» si son poids dépasse 800 grammes. Enfin, d'ici juillet 2018 ces drones devront être équipés d'un système lumineux.

Par ailleurs, les drones pouvant être des engins très dangereux (doigts coupés dans les hélices, degats sur les hommes et les bâtiments lors de chute), il faut bien vérifier que les clauses de son contrat responsabilité civile incluent les incidents liés à l’utilisation des drones.

UN BEL OUTIL POUR PROMOUVOIR LES VILLES


Le drone permet de faire de belles images aériennes, comme Ici pour un film de promotion de Laon.

Si le drone se développe pour des usages de loisir, c'est également devenu ~n outil très utile pour les professionnels. Il y a par exemple les agriculteurs qui peuvent rapidement visualiser leurs hectares de cultures, les entreprises qui les utilisent pour inspecter plus rapidement des lieux directement accessibles comme les toitures, façades. Certains agents Immobiliers s en servent également pour mettre en avant leurs produits.

Mais les drones permettent surtout de proposer des images assez impressionnantes pour promouvoir des lieux et des villes. C’est ainsi qu’une video aérienne de Reims a fait le buzz en ce début d'année avec plusieurs centaines de milliers de vues. Elle avait été réalisée au cours de l’ete 2016 par la Artech’Drone avec un drone qui a sillonné le ciel de la cité des Sacres pour proposer des Images inédites d'une vingtaine de sites. La même société avait réalisé, quelques mois plutôt une superbe mise en avant de Laon avec une vidéo pour l’Office de Tourisme de la ville. Dans la région, on peut aussi noter les lnitiatlves d Actlon drones qui, dans les Ardennes, a notamment réalisé des Vidéos vues du Ciel du Cabaret Vert 2016 et de la ville de Sedan.

3 Questions à Erwan SAVIO


Fédération Professionnelle de Drone Civil

« Un drone peut présenter un risque »

Moniteur instructeur au centre de formation et d'apprentissage du drone basé près de Nancy, Erwan Savio est également délégué pour le Nord-Est de la fédération professionnelle du drone civil.

•.- Pourquoi est-II important de se former à la conduite d'un drone ?

Cela permet d'apprendre à pi~oter la machine dans une orientation et une direction qui ne correspondent pas forcément à l'orientation du pilote. 11 est aussi important de comprendre la dynamique et .les capacités, limites, de la machine, de comprendre les différents modes de vol (pilotage avec ou sans GPS). Aujourd'hui les machines intègrent beaucoup de composants qui aident à sécuriser le vol (capteur de proximité, limitation de distance … ), il est donc important de les connaître et savoir comment les paramétrer. Enfin un drone peut présenter un risque pour la population ou l’aviation. Il est nécessaire de connaître la réglementation adaptée à l’activité drone.

•.- Qu’elles sont les prinCipales erreurs commises par les débutants ?

La première est de ne pas hre la notice. C'est également évoluer dans un environnement non adapté ou limité, voler au-dessus ou à proximité de personnes, vouloir piloter en fonction des images retransmises à l'écran sans regarder la trajectoire du drone. C'est aussi se focaliser plus sut la partie vidéo-photo que la partie pilotage ou ne pas se renseigner sur la réglementation qui conditionne l'usage de drones civils

•.- Les récentes réglementations pour encadrer l'utilisation des drones vont-elles dans le bon sens ?

L'arrivée de caméras embarquées dans nos drones a fait évoluer les usages de l'activité loisir en incitant les aéromodélistes à découvrir et à explorer en vidéo d'autres endroits que les terrains des clubs. Cela nécessite un encadrement et une sensibilisation (qui est bien présente dans les clubs) mais qui est difficile d'assimilation lorsqu'on évolue de manière plus solitaire. Un arrêté publié en octobre 2016, en attente du décret d'application, vient conditionner encore un peu plus la typologie et les démarches nécessaires pour le vol loisir entre autres0 on constate une volonté de réglementer mais pas forcément de limiter l’usage d’un drone, que ce soit dans le cadre loisir, expérimental ou professionnel.

Grégoire AMIR-TAHMASSEB

Extraits de l' union du 05/03/2017

Les aigles, option contre les drones

Face à la menace croissante de drones malveillants, ou mal contrôlés, l'armée entraîne depuis six mois des rapaces dans les Landes.


Quatre  ruraux sont entraînés depuis l'été 2016 à la chasse au drone sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan. AFP

Entre deux départs de Rafale, un drone s'élève dans les airs, son bourdonnement audible en bord de piste. Un piaillement strident se rapproche et vient couvrir ce bruit : c'est le « glapissement » de l'aigle, parti de la tour de contrôle à 200 mètres de là, qui fond sur sa proie. En une vingtaine de secondes, le drone est saisi dans les serres de l'oiseau, plaqué au sol, et le rapace couvre sa  « proie » de ses ailes. Drone HS, fin de l'exercice.

D'ARTAGNAN, ARAMIS, ATHOS ET PORTHOS, LES MOUSQUETAIRES DE LA BA 118

 « Les aigles progressent bien, les résultats sont encourageants: on a trois ou quatre mois d'avance sur ce qu'on espérait », analyse le « Commandant Christophe », de l'Escadron des Services de la circulation aérienne, unité chargée d'évaluer cette capacité à plumes. Une « capacité en cours d'évaluation » : c'est le statut officiel de D'Artagnan, Aramis, Athos et Porthos. Déjà majestueux, bien qu'à 8-9 mois encore « des adolescents », ces quatre aigles sont entraînés depuis l'été à la chasse au drone sur la BA 118 de Mont-de-Marsan, l'une des cinq bases aériennes en France dotées d'une fauconnerie, chargée d'ordinaire de « l'effarouchement » d'oiseaux près des pistes, avec des faucons et des autours des palombes, un rapace proche de l'épervier.

La police néerlandaise, pionnière, dressait depuis fin 2015 des rapaces (des pygargues à tête blanche) à intercepter des drones. Gérald Machoukow, fauconnier civil employé à la base, envoyé jauger l'expérience, en revint convaincu : les aigles peuvent faire le boulot. Issus d'œufs d'élevage, les « Mousquetaires » de la BA 118 ont été nourris dès l'âge de trois semaines sur des carcasses de drones. Très vite, ils ont assimilé le drone à la nourriture, une nourriture qui un jour s'est mise à voler.

« Comme tous les rapaces, l'aigle royal a une vue très développée et peut repérer une proie à deux kilomètres »  Gérald Machoukow, fauconnier civil

L'instinct du chasseur a fait le reste et l'automatisme drone = nourriture reste perpétué par des exercices, bientôt quotidiens, où la « prise » du drone est aussitôt récompensée par de la nourriture, un morceau de viande, donnée par le fauconnier, avec lequel l'aigle opère en binôme. D'abord des interceptions en vol rectiligne, puis d'un point surélevé, des tests de vol libre, bientôt dans les Pyrénées  : les recrues ont encore du travail avant d'être opérationnelles.

PAS QUESTION DE RISQUER LA VIE DES RAPACES

Le buzz autour du projet « Rapaces/Drones » est palpable. Mais le Commandement de la défense aérienne rappelle que la capacité est « au stade d'évaluation » sur 24 mois. Un premier bilan sera fait en juin, à mi-parcours. Mais le ressenti est clair : une possibilité « très intéressante, d'un très bon ratio coût! efficacité», pour « sécuriser des installations, comme un aéroport, ou des événements, type match de football, un sommet, la visite d'une haute autorité, etc. », résume le commandant Laurent, dont l'Escadron expérimentation et soutien technique, inlassablement, répare les drones abîmés. Et conçoit des « mitaines » en kevlar et cuir, pour protéger les aigles d'éventuelles coupures par les hélices. Car pas question de risquer la vie d'oiseaux « qu'on aime profondément » ou « d'envoyer mes aigles au carton », prévient le fauconnier. « Il ne faut pas fantasmer » et imaginer des aigles lancés sur de gros drones de 20 kg : « impossible », ajoute-t-il. Mais des appareils de deux, trois, voire quatre kilos, oui. Or ces petits engins représentent plus de 75 % de la « menace drone », souligne le commandant Laurent, rappelant que les aigles ne sont pas la panacée : mais une séduisante « solution complémentaire » anti-drones, en marge d'autres options (fusils, brouillage, etc) déjà déployées, ou développées. Ainsi, la BA118 a commandé une seconde couvée d'aigles-aviateurs, quatre aiglons attendus d'ici l'été.

Extraits de l' union du 17/02/2017

La folle course d’un drone belge jusque dans l’Aisne

Deux F16 de l'armée de l'air belge et un Rafale français de la BA 113 de Saint-Dizier ont accompagné la dérive d'un drone jusqu'à sa chute


Alors que le drone s'apprêtait à franchir la frontière, les chasseurs belges ont passé le relais au Rafale de Saint-Dizier

Bemard Jonet, un habitant de Dizy-le-Cros, n'en revient toujours pas. « Il devait être 16 h 15 quand j'ai vu l'avion faire des piqués et remonter à la verticale au-dessus de Dizy. Un hélicoptère tournait aussi ! » Martin Appert, l'adjoint .aux travaux de la commune, le confirme : « À cette heure-là, on était en réunion avec d'autres élus à la mairie. Quand on a entendu le vacarme, on s'est dit que c'était les avions de la base de Reims qui reprenaient du service ! »

A une unité près, on y était. Ce n'est pas l'un des Mirage de l'ex BA112, distante de 60 km, qui a zébré le ciel de l'Aisne, lundi après-midi, mais un Rafale de la BA113 de Saint-Dizier, lancé sur les traces d'un drone fou en provenance du nord de la Belgique. L'appareil, hors de tout contrôle, avait décollé depuis un aérodrome militaire situé, à Weelde, à proximité de la frontière hollandaise. Il s'agit d'un aéronef télé piloté de grande dimension, fabriqué en Espagne, acquis par l'Institut de recherches environnementales flamand Vito, un organisme civil. Le drone devait effectuer deux vols test « dans le but d'expérimenter ses aptitudes à la surveillance des dégazages sauvages en mer du nord », précise-ton du côté de l'institut public. « Les autorités officielles du royaume ont été régulièrement informées. »

La perte de contrôle de l'engin s'est produite dès le premier vol, alors que l'appareil devait rester à vue autour de sa plate-forme de décollage. Le dispositif qui permet théoriquement de commander le retour automatique d'un drone vers son point de départ, a lui aussi été actionné, en vain. L'engin d'une d'envergure de 3,80 m pour 3,40 mètres de long et d'un poids de 45 kg a pris un cap sud-ouest à une altitude d'environ 1.500 mètres. Heureusement, il était équipé d'un transpondeur, un dispositif également présent sur les aéronefs classiques, si-bien que l'écho radar de son déplacement a pu être enregistré par les contrôleurs belges du trafic aérien. Quatre minutes plus tard, un autre radar enregistrait le passage de l'engin à une vitesse avoisinant les 150 km/h. A 15 h 30, deux avions FI6 décollaient de la base de Kleine-Brogel. Six minutes plus tard, les équipages des chasseurs avaient en visuel le drone en perdition. Pourquoi ne pas avoir abattu l'appareil avant qu'tt ne franchisse la frontière ? Sur ce point, le ministère de la Défense belge se montre catégorique : « Le drone volait à une vitesse et une altitude stables et l'on ne disposait pas de zone adaptée pour procéder à un tir de neutralisation. »

Tandis que le drone s'apprêtait à survoler l'espace aérien français en se dirigeant vers l'Aisne, la patrouille belge passait le relais à la chasse française peu avant 16 heures. Le pilote du Rafale constatait de visu que le drone n'avait pas « d'emport sous voilure », indique l'armée de l'air. Autrement dit, qu'il n'était pas armé. C'est pour cette raison qu'il n'a pas été détruit mais accompagné par le Rafale. À court de carburant, le drone se serait posé « naturellement » selon des sources belges, moteur coupé, sur une aire de stockage de betteraves, située à un kilomètre de Dizy-le-Gros, en direction de Montcornet. Seuls les trains d'atterrissages du drone auraient été endommagés.

Des militaires de la communauté de brigades de Vervins ont procédé aux premières constatations avant de confier l'enquête technique à leurs collègues de la gendarmerie aérienne.

La justice française ouvre une enquête


Bernard Janet et Martin Appert montrent le lieu d'atterrissage du drone. J.-M. Champagne

« Il est beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions. Une enquête a été ordonnée par le procureur de la République pour déterminer les causes de cet accident. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu'une infraction sera retenue. Nous allons certainement faire venir le propriétaire pour en savoir plus », indiquait, hier, le colonel Carlos Mendes, commandant du groupement de gendarmerie de l'Aisne

Il confirme que le propriétaire a effectivement alerté les autorités belges dès la perte de contrôle de l'appareil. De même, les deux armées ont très vite écarté tout risque de malveillance volontaire ou d'hostilité. L'appareil - qui a également été repéré sur les écrans radar du Centre régional de la navigation aérienne de Reims, où travaillent ensemble des contrôleurs civils et militaires - est actuellement entre les mains des gendarmes axonais. « Il n'a pas été retrouvé en mille morceaux », explique le colonel Mendes. Ce n'est donc pas un crash.

Du côté de l'armée de l'air française, on se félicite de « la qualité des échanges transfrontaliers » entre les  forces militaires des deux pays et de l'efficacité de la permanence opérationnelle qui assure la sécurité de l'espace aérien français.

Les REPERES

•.- EN BELGIQUE, LES MISSIONS DU VITO

Avec plus de 1 700 collaborateurs annoncés, Vito se définit comme un centre européen indépendant de recherche. Il travaille sur « des solutions pour les grands défis sociaux d'aujourd'hui ». Il conseille « l'industrie et les pouvoirs publics dans la détermination de leur politique d'avenir. »

•.- LE CHIFFRE : 16 millions

C’est le nombre de drone de loisir qui devraient être vendus d’ici 2.000 dans le monde.

•.- LA PHRASE

« La fin de l’histoire est heureuse, l'appareil a manifestement plané avant de se poser brutalement en plein champ. Il n'y a ni dégât ni blessé. Notre crainte était qu'il provoque un accident de la route. »

Yves KLEIN et J.M FRANÇOIS (avec Yannick HALLET)

Extraits de l' union du 31/07/2015


 DRONES - OBJETS VOLANTS IDENTIFIES

Si le terme "drone" est entré dans le langage courant, sa définition exacte reste peu connue du grand public. On imagine souvent un petit objet volant à hélices, alors que le terme englobe également des modèles rampants. Même s'II fait figure de jouet pour adulte. le drone n'a pourtant rien à voir avec un hélicoptère radiocommandé par exemple. Si certains modèles sont devenus accessibles au particulier, il est nécessaire de bien en connaître le fonctionnement.

Les drones sont des appareils dotés d'une technologie plutôt complexe, ce qui nécessite de s'informer un minimum auprès de spécialistes avant l'acquisition. La définition stricte qualifie ces appareils comme des « aéronefs qui circulent sans personne à bord ». Leur taille et poids sont très variables, allant de moins de 2 kg à plus de 150 kg. Vendus en magasins spécialisés ou directement en kit sur le web, il est très important de se faire conseiller sur les différentes possibilités selon l'usage envisagé.

Il faudra également prévoir d'apprendre à piloter l'engin, si l'on souhaite éviter quelques dégâts dans notre salon...

La démocratisation de ces appareils a, par ailleurs inci-é le législateur à poser dix règles à respecter pour voler en toute conformité avec la loi. On retrouve différentes injonctions comme ne pas survoler les personnes, les lieux publics, ne pas utiliser le drone la nuit ou à proximité d'un aérodrome et d'autres injonctions relatives au droit à l'image lorsque l'appareil est équipé de caméra ou d'appareil photos.

DES POSSIBILITÉS INFINIES

Dans le domaine professionnel notamment, le drone permet une multitude d'applications. Equipé de caméra, il est utilisé pour l'audiovisuel, pour élaborer des films promotionnels mais également pour la télévision ou le cinéma. Il peut aussi avoir une utilisation scientifique, technique. Il permet d'accéder à des sites dangereux ou jusque-là inatteignables pour l'homme. Les opportunités sont sans limite et chaque jour une nouvelle utilisation est trouvée à partir de cette technologie innovante. Plusieurs sociétés proposent des prestations vidéo à l'aide de drones

"Duo Motion" par exemple, situé à Ay  Champagne, est spécialisé dans la réalisation de films, institutionnels par exemple, avec des prises de vue réalisées grâce à des drones. pilotés par des experts en maniement de ces appareils, ils apportent un véritable renouveau dans la façon de filmer des sites ou des monuments. On est ainsi en mesure d'obtenir des images insolites et surprenantes Les résultats sont bluffants et illustrent bien la palette de possibilités qu'offre l'utilisation de ce type d'engins une fois placés entre les mains de professionnels.

 Julie SIMON

 Extrait de NEWS' MAG du 10/10/2015

 

Un Rémois ouvre son entreprise de drone à usage professionnel

Joris Pierret n’est pas un mordu de modélisme ou d’aéronautique. Il s’intéresse volontiers aux nouvelles technologies mais, à 25 ans, il rêvait surtout de devenir entrepreneur. « [...]


Le Flitting-Sensor-53 est capable de résister aux vents violents et à la pluie et d’embarquer jusqu’à 1,5 Kg de charge utile

Joris Pierret n'est pas un mordu de modélisme ou d'aéronautique. Il s'intéresse volontiers aux nouvelles technologies mais, à 25 ans, il rêvait surtout de devenir entrepreneur « J'ai travaillé comme technicien de maintenance chez Ikea pour mettre de l'argent de côté. Je voulais créer mon entreprise, mais de quoi ? Quand j'ai vu que les drones se développaient j'ai tout de suite pensé qu'il y avait quelque chose à faire.»

Depuis le mois de décembre 2014, date à laquelle Joris Pierrer a créé officiellement sa SARL, le Chaumontais d'origine planche sur Flytec Drone, entreprise de prestations de service à caractère industriel par drone. Cela peut prendre la forme d'inspection et de maintenance d'un monument historique, de la surveillance d'installations techniques ou encore de la thermographie, pour les collectivités locales. « L'objectif initial est de faire des relevés techniques, pas de l'audiovisuel, précise l'entrepreneur, L'acquisition de données est une notion de plus en plus importante et le drone affiche de vraies performances.»

Celui qu'il s'est procuré est impressionnant. Ce petit bijou technologique, d'un mètre d'envergure pour 4 kg, embarqua une mécanique unique, brevetée par-l'entreprise française Civic Drone, « C'est le tout premier modèle qui sort de la phase de production, explique Joris Pierret. On retrouve une technologie similaire à celle d'un hélicoptère, en miniature. Il possède deux moteurs et une coiffe de protection qui lui permet de s'approcher des murs et de résister au vent. Coût de l'appareil : SO000 euros. Un projet qui a nécessité l'appui d'un prêt bancaire - « ça a été long pour l’obtenir ». confie-t-il - et une plongée dans le monde merveilleux, du RSI. «Curieusement  j'ai trouvé ça relativement simple de créer son entreprise car je connaissais déjà le statut d'auto-entrepreneur. J'ai été bien aidé par la Boutique de gestion et Innovact.

Après cinq mois d'attente pour  recevoir son engin, le Rêrnois d'adoption s'est lancé dans une formation auprès du constructeur, afin d'apprendre à le faire fonctionner. fi a ensuite mené en parallèle un travail de publicité, en envoyant une plaquette d'informations détaillée à 600 entreprises ciblées dans la Marne. Avant de voir plus grand. « Si ça marche bien, j'étendrai mon offre aux autres départements. Pour le moment, je veux être réactif. » Les premières missions sont attendues à la rentrée,

Simon KSIAZENICKI

Extraits de l' union du 31/07/2015

 

    

     

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