Portes et Poternes diverses  

 

 

Les remparts

 Les sites à visiter 

 

  

   

   

  Répertoire  

La Presse

 

 

   

  

  

  La Presse

    

Reims et ses portes antiques

La porte aux Ferrons ou Vénus
La porte Vesle
La porte Mars
la Poterne du Temple
La  Porte Cérés
La porte Bazée
La poterne Saint-Denis
La poterne Saint-Nicaise
 Poternes Saint-Pierre-le-Vieil et du Cimetière
La porte Dieu-Lumière
La porte Fléchambault
La porte Neuve

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Reims et ses portes antiques

Reims détient un patrimoine riche. Aujourd'hui, dans la série des monuments oubliés, l'union s'intéresse aux portes antiques de la ville. Faisant l'objet d'un véritable désintérêt, elles sont pourtant le témoin des siècles passés...

Pendant le Moyen Âge, Reims à subi quelques transformations : la construction d'un mur d'enceinte autour de la ville serti de portes.

Seules les portes sud et nord subsistent aujourd'hui : la porte Bazée et la porte Mars. Elles dateraient toutes deux du ll° siècle. 

Le cénotaphe : trésor du passé

Lors de la construction de l'enceinte de la ville à la fin du IIIe siècle, des monuments antiques furent détruits. Leurs blocs de pierres furent récupérés pour la construction. C'est le cas des vestiges d'un monument dédié aux princes de la jeunesse.

En 1971, des travaux de construction dans l'enceinte du collège Université ont mis à jour une série de 44 blocs portant les fragments d'une inscription monumentale et ceux d'une guirlande associée. Ces vestiges proviendraient d'un monument antique datant du Ier siècle après Jésus-Christ : un monument édifié en mémoire des petits-fils de l'empereur Auguste, Caius et Lucius, baptisés « princes de la jeunesse ».

Un décor riche

Les vestiges présentent une inscription dédiée aux princes de la jeunesse. Ils ont été découverts dans le soubassement du mur de l'enceinte conservé. L'inscription est d'une grande importance pour l'histoire de Reims. Elle contribue à l'enrichissement de la collection des documents épigraphiques du musée de Reims. Une formule invoquant des dieux permet d'identifier le monument comme un cénotaphe.

La guirlande qui lui est associée présente un décor de fleurs et de fruits sculptés entremêlés d'un ruban. Ce répertoire décoratif évoque l'iconographie funéraire courante dans l'antiquité.

Un mémorial monumental

Auguste adopta ses petits-fils, Caius et Lucius, en qui il voyait les héritiers de l'empire. Après leur mort précoce, Auguste prit des mesures pour les honorer à titre posthume. Les monuments édifiés en souvenir des princes de la jeunesse dans l'Empire sont nombreux et variés.

Le cénotaphe des princes de la jeunesse est désormais le monument public le plus ancien. L'ensemble monumental aurait été érigé à Reims au cours du IIe siècle. Les vestiges du monument sont actuellement non accessibles au public. Ils dorment dans les réserves, ce qui est bien dommage…

Éva Labéribe                      

 Extrait de l'union du 10/08/2007

   

   

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


La Porte Vénus ou Porte aux Ferrons

 - La Porte Vénus ou Porte aux Ferrons, démolie en 1775,se trouvait à l'emplacement du Grand Théâtre acctuel.

   

   

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La porte Cérès

 

Ancienne Porte Cérès, XIV° siècle. Dessin de J-J. Maquart.

La porte Cérès

Qui marquait la sortie de Reims en direction de Trêves et Arlon, s'appela successivement porte de Trêves, Cérès, Royale et Chacre. Ce dernier nom lui fut donné) au Moyen Age, parce qu'elle servit de prison (de caréris). La tradition rapporte en effet que Wulfaire y aurait retenu prisonniers des Saxons, confiés à sa garde par Charlemagne (donc au VIII° siècle). L'archevêque Tulpin y tint également en captivité, vers 790, le terrible Ogier-le-Danois. Il est intéressant de souligner à ce propos que ce dernier personnage n'était vraisemblablement pas Danois mais Ardennais et que son nom était Ogier l'Ardennois. Il faut croire qu'il frappa, par ses exploits) les imaginations de l'époque, puisqu'il est resté une figure de nos jeux de cartes : le valet de pique) qu'on appelle, en Lorraine, « la bête noire ». La chanson de geste qui relate ses tribulations est du XII° siècle ; elle fut écrite en dialecte wallon, d'après une version orale colportée pendant plusieurs siècles, auparavant, dans une grande partie de l'Europe occidentale. Il y est conté qu'un fils de Charlemagne ayant tué Beaudoin, fils d'Ogier, celui-ci poursuivit longtemps sa vengeance et qu'il fut pour cela incarcéré à Reims.

Extraits de " La vie d'une cité "REIMS" au cours des siécles " par C. Crouvezier


   

   

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La porte Fléchambaul



 L'ancienne porte Fléchambault résista aux anglais en 1359, elle fut démolie en 1780, et remplacée par la porte ci- dessous qui à son tour fut détruite en 1846. Elle porta le nom de la rue qui la traversait, tour à tour rue de Frichambault puis Chastel-de-Frichambault, rue de la Montagne et reprit enfin le nom de Fléchambault

La porte Fléchambault

Elle tirait probablement son nom d'une histoire fabuleuse, rapportée par Jacques de Guise. Ce Fléchambault serait un chef de bande, originaire de Belgique, qui aurait saccagé la ville de Reims au IX° ou X° siècle, exploit qui n'explique pas qu'on ait conservé son nom. Il est vrai que d'autres historiens le tiennent pour un ardent défenseur de la ville et rejettent sur ses troupes la responsabilité des déprédations. La percée de la rue de Fléchambault devant la basilique Saint-Remi n'a été réalisée qu'en 1745.

Extraits de " La vie d'une cité "REIMS" au cours des siécles " par C. Crouvezier

 


   

   

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Résurgence des fortifications sur les Buttes St NICAISE

 

Ils ont retrouvé le sol du XIIIe siècle dans la Poterne Saint-Nicaise

Regardez bien ces pavés de l’an 1230. Vous ne verrez plus le sol originel dans la Poterne. Les sondages, sitôt réalisés, vérifiés, analysés, ont été rebouchés hier.

Dans la Poterne Saint-Nicaise, hier matin, le sol est encore jonché de tas de terre et de pierres. Patrick Prillieux a installé un éclairage dans certains des trous creusés par les bénévoles du Groupe d’études archéologiques Champagne-Ardenne (Geaca). Le président de l’association regarde une dernière fois les beaux pavés dévoilés par ces sondages réalisés par des bénévoles à une trentaine de centimètres de profondeur. Les trous vont être rebouchés. Ce qui compte, c’est la certitude que le site a bien été érigé au XIIIe siècle, la compréhension de l’histoire de Reims, parfois difficile à reconstituer en raison des destructions de la Première Guerre mondiale. La butte Saint-Nicaise conserve bien les derniers vestiges des remparts de Reims construits à partir de 1209. Patrick Prillieux, son épouse Chantal, et quelques autres adhérents, ont utilisé, depuis le 11 août, des pioches, des masses, des truelles, et de l’huile de coude pour en avoir le cœur net. Mission accomplie.

«  Pour les journées du patrimoine, les 20 et 21 septembre, il faut remettre le site en sécurité. Pas question de faire passer des centaines de personnes dans cette enceinte sombre et jonchée d’obstacles. Ce serait trop dangereux  », explique le passionné d’histoire et d’archéologie. Cela fait huit ans qu’il fait visiter la Poterne lors de ces journées. Les Rémois étaient 350 la première fois. Le chiffre est monté à 1 500 personnes. Il faut une véritable organisation pour faire découvrir l’endroit en expliquant aux visiteurs de façon ludique comment la Poterne a évolué dans le temps.

«  Nous sommes en relation avec les services archéologiques de la Métropole et l’université dont des représentants sont venus vérifier et confirmer nos découvertes  », poursuit Patrick Prillieux.

Ce bénévole est d’autant plus satisfait qu’il y a peu de vestiges gallo-romains à Reims. «  La cité des sacres n’avait pas de pierres et quand on démontait une construction, on récupérait les pierres pour reconstruire ailleurs.  »

En trois semaines, quelques bénévoles, parmi lesquels des étudiants qui passent ainsi de la théorie à la fac, à la pratique, ont pu faire avancer un peu plus l’histoire de la ville.

Un jour peut-être, des recherches seront reprises dans la Poterne avec de plus gros moyens. Les archéologues du futur pourront alors utiliser les données recueillies cet été par le Groupe d’études.

Marie-Christine Lardenois

     Extrait de l'union du 10/09/2014

 

Journées européennes du patrimoine 2012

La chasse au trésors !

 img1.gif
La butte Saint-Nicaise cache les vestifes des remparts de la ville médiévale.

      Les remparts de Reims

La butte Saint-Nicaise conserve les derniers vestiges des remparts de Reims, construits à partir de 1209. De cette enceinte, longue de 6500 m, comportant une quarantaine de tours et huit portes fortifiées, il ne subsiste que la Tour du Puits et la Poterne Saint-Nicaise. Pour ces JEP, une fresque pédagogique de 13 mètres de longueur permettant de voir la reconstitution de l'enceinte du XIVe siècle sera présentée.

Visites guidées samedi et dimanche de 14h à 18h, toutes les 30 minutes.

Extrait de l'Hebdo du Vendredi du 14/09/2012

 

Butte Saint-Nicaise : l'imagination au travail

Il ne reste vraiment plus grand-chose de visible des remparts médiévaux de Reims. Aujourd'hui et demain, des guides aideront le public à se faire une idée de leurs imposantes dimensions.


Jacques Terrisse :
Cette année, nous ajouterons une petite incursion dans un souterrain.

REIMS n'est ni Carcassonne, ni Langres, ni Coucy-le-Château : de ses fortifications médiévales, il  ne reste quasiment rien. Le peu qui reste se situe sur la butte Saint-Nicaise, qui s'étend entre la place du Général Gouraud et celle des Droits de l'homme. Il faut donc une imagination active pour tenter de se faire une idée de ce que cette défense faite de remparts et de fossé pouvait représenter. Aujourd'hui et demain, dans le cadre des journées du patrimoine, heureusement, des guides du Groupe d'études archéologiques de Champagne-Ardenne aideront les visiteurs à imaginer. Cela leur permettra de passer une petite heure aussi agréable (on est dans la verdure du square) qu'instructive.

Cinquante mètres de large

« Nous sommes ici au pied de la butte Saint-Nicaise, explique ainsi Jacques Terrisse, secrétaire de cette association érudite : de l'autre côté du boulevard Diancourt, dans l'enceinte de la maison Pommery-Greno, vous apercevez une sorte de banquette de terre couverte d'herbe. Entre ces deux points il y a environ cinquante métres, c'est la dimension du fossé qui existait au Moyen-Âge ! »

La visite vous mènera également au seul vestige de la muraille, une tour, la tour du Puits. « C'est dommage qu 'elle soit cachée par les arbres, commenteM.Terrisse ; même si elle n'est pas extraordinaire, elle est tout de même le seul monument civil qui nous reste du Moyen-âge, tous les autres ce sont des églises l »Ajoutons que par rapport aux deux années précédentes, les archéologues commentateurs ont ajouté un plus une petite incursion dans un souterrain, lui aussi authentiquement médiéval. Ça fera toujours un petit support supplémentaire à l'imagination.

Antoine Pardessus             

Extrait de l'union du 16/09/2006


   

   

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Porte Dieu-Lumière

 

 

 
Porte par laquelle Charles VII et Jeanne d'Arc entrèrent à Reims en 1429 ; état à la fin du XVI° siècle.
(Dessin d'Amout d'après J.-J. Maquart).   

La porte Dieu Lumère située à l'emplacement actuelle de la place des Droits de l'Homme. C'est par cette porte que Jeanne D'Arc, le 16 juillet 1429, entra dans la ville, c'est aussi par cette porte que passaient les processions en direction de la Pompelle.

Extraits de " La vie d'une cité "REIMS " au cours des siécles " par C. Crouvezier


   

   

  Répertoire