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  VOITURES - Stationnement 
 

On vous aura prévenu ! Gardez votre ancien permis carton !

Êtes-vous concernés par la vignette antipollution ?

Répertoire 

     La Presse   

 

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- Circlation Routière -  Voitures - Eéléctrique, Hydrogène, Hybride - Le Stationnement 


Louer une voiture à 1 euro
Non, le diesel n’est pas prêt de finir à la casse
La France mise sur la voiture autonome

Des technologies dédiées à la sécurité et au bien-être

Le boîtier qui relance le carburant vert

2017
Une faille dans la verbalisation des vitres teintées

L’électrique, une solution d’avenir
De l’électricité sur la route
Pour des déplacements électriques

Une nouvelle prime à la casse dans les tuyaux
Beaucoup y pensent...

Bonus-malus écologique : l'État resserre la bride aux automobilistes

La police veut devenir invisible sur les applis
Le plus grand scandale routier de l’histoire

2016

Les éthylotests anti-démarrage bientôt obligatoires
La vignette -auto antipollution
Les tarifs des péages repartent l a hausse, et ce n'est pas fini...

2015
Les cartes Michelin s'organisent
Le déclin du diesel amorcé
Un garage solidaire devrait voir le jour
Les éthylotests antidémarrage au point mort dans les voitures
Il répare votre voiture chez vous … ou sur le parking de votre entreprise
 

 

 

 

 

 

 

 

 

On vous aura prévenu !

Gardez votre ancien permis carton !

Les permis datant d'avant 2013 resteront valables jusqu'en 2033 ! Ne demandez surtout pas, ou n'acceptez surtout pas leur emplacement.

En effet, les nouveaux auront une limite de validité : 15 ans pour les permis A et B, 5 ans pour les autres.

Et il y aura visite médicale pour le renouvellement !

 

Information à transmettre à tous les anciens conducteurs !

ATTENTION AVEC LE NOUVEAU FORMAT DU PERMIS

ils vont chercher à éliminer le plus de conducteurs possible.

 

Une personne qui demande le remplacement de son vieux permis de conduire en carton rose reçoit en échange le nouveau permis sur carte magnétique format carte vitale ou carte bleue mais dessus apparait une durée de validité de 5 ans! Pour le renouveler vous devez passer une visite médicale obligatoire tous les 5 ans... alors si vous avez des soucis de santé gardez votre ancien permis cartonné qui, lui, est illimité! 

 

   

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Louer une voiture à 1 euro

Louer une voiture pour 1€? C’est possible avec DriiveMe. En plein essor, la société renforce sa présence dans le Grand Est, notamment à Reims, où sont déjà recensés 1 472 usagers.


James Beaugrand est ravi du système, qui lui permet d’aller à Paris très simplement. Grâce aux alertes, il est prévenu qu’un trajet qui l’intéresse est disponible.M.D.

Non, vous ne rêvez pas ! Il est possible de partir en vacances à l’autre bout de la France ou de louer un utilitaire pour installer le cadet de la famille à Bordeaux pour seulement… 1 euro. C’est ce que propose la société DriiveMe. Celle-ci est présente à Reims depuis sa création via son site internet et son application gratuite. Et ne fait que monter en puissance. Elle permet à des acteurs tels que les loueurs ou les concessionnaires de déplacer leurs véhicules à moindre coût en les mettant à disposition des particuliers qui souhaitent réaliser un trajet. Contre seulement un petit euro, quel que soit le véhicule (de tourisme ou utilitaire) et la destination, ces derniers profitent de leur moyen de locomotion durant un laps de temps défini pour atteindre leur but. Restent à leur charge les frais de route, à savoir le carburant et le péage.

PLUS DE 100 VÉHICULES DISPONIBLES À REIMS

Dans le secteur, les transferts mensuels entre Reims et Paris sont les plus fréquents, note Cyrille Noack, directeur des opérations de DriiveMe.« Certains loueurs ont des véhicules arrivés en fin de vie à restituer en région parisienne. Chaque semaine, on fait le trajet. » Pendant les vendanges également, le site passe la seconde : sur le mois d’août, DriiveMe a ainsi déplacé plus de 200 véhicules (majoritairement des utilitaires) vers la Champagne. « Il s’agissait de répondre aux besoins des loueurs, à savoir mettre des véhicules à disposition des maisons de champagne. » Des véhicules « redispatchés » dans l’autre sens en septembre-octobre, vers la région parisienne donc, mais aussi en Rhône-Alpes ou dans l’Est, selon les besoins des loueurs. « C’est un exemple de saisonnalité dans le secteur. »

Cyrille Noack constate une demande croissante des loueurs et des « drivers» dans la région. Comprendre que ces derniers sont de plus en plus nombreux à s’inscrire sur le site et à solliciter le système d’alerte. Précisément 1 472. « Nous avons des demandes croissantes de transferts depuis la Champagne » , indique-t-il. « C’est pour cela qu’on souhaite y accentuer notre présence. » À Reims, ce sont plus de 100 véhicules disponibles dans différentes agences de location qui attendent de trouver preneur. Un chiffre qui évolue au fil des heures, puisque des offres – entre 400 et 500 au plan national – sont apportées chaque jour.

Ces offres, James Beaugrand les regarde désormais de près. Le retraité est tombé par hasard sur l’application. Dubitatif au départ, il a fini par tester le système, début 2018, pour aller voir ses filles à Paris. « C’était surtout pour une question pratique : c’est difficile de se garer, elles habitent en plein centre» , confie le Rémois, qui s’est ainsi retrouvé à bord d’un véhicule en fin de contrat loué par une société du Val-de-Murigny à rapatrier à Rungis. « Ce qui compte, c’est de bien l’amener à l’heure », note le père de famille, ravi de pouvoir ainsi « économiser » son véhicule personnel, au kilométrage limité. Dans une semaine, il retentera l’expérience, direction le 15 earrondissement, avec un loueur rémois cette fois. Pour le retour, en revanche, il est encore dans l’incertitude. Il compte sur son alerte pour lui trouver une solution. « On demande un trajet, on rentre la date et l’heure et quand le véhicule se libère, on reçoit un SMS. C’est très bien fait, je suis très content. Il ne reste à payer que le péage et le carburant » – ces frais peuvent être réduits, puisque le covoiturage est permis. « C’est comme une location classique » , poursuit-il. « Seules différences, ce n’est pas le même prix et il faut être flexible. » 1 €, ça aide à l’être !

Un développement dans toute l’Europe

La société DriiveMe a été créée il y a 7 ans à Paris par deux frères, Geoffroy et Alexandre Lambert. Elle permet à des acteurs tels que les loueurs de véhicules ou les concessionnaires de déplacer leurs véhicules à moindre coût en les mettant à disposition des particuliers. Des particuliers qui peuvent aussi se servir de ce système, articulé autour d’un contrat de location typique établi par le site, pour faire rapatrier leur voiture tombée en panne à l’autre bout de la France… «Nous sommes rémunérés par le garage, le loueur, pour le transfert » , précise M.Noack. « Notre modèle économique ne se base pas sur le 1 € mais sur l’économie que l’on fait faire au loueur. C’est 2 à 3 plus économique qu’un transport par camion. » DriiveMe travaille aujourd’hui avec les plus grands loueurs, tels qu’Avis, Sixt, Hertz, Europcar, Ada ou encore CarGo, et les plus petits, en région, comme DLM, à Reims. « On s’est aussi développé en Espagne, sur des liaisons Barcelone-Madrid, on s’est lancé il y a quelques mois en Angleterre, et on commence les premières liaisons sur le Royaume-Uni » , souligne le directeur des opérations. « On compte s’étendre sur l’Allemagne et l’Italie en 2019. »

Notons encore que si son cœur de métier reste les particuliers, DriiveMe, qui compte comme principal concurrent le site LuckyLoc, propose aussi des convoyages de véhicules par des chauffeurs professionnels.

Marion DARDARD

Extraits de l' union du 10/12/2018

    

    

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 Non, le diesel n’est pas prêt de finir à la casse

Sale temps pour le diesel ! Dans la région, les ventes de véhicules neufs ou d'occasion alimentés au gazole ont reculé de 12 à 15 % en un an. Les tests antipollution classent "pourtant les nouveaux modèles parmi les meilleurs élèves. Etsi l'avenir leur appartenait !

Hier encore, chanterait Aznavour, le diesel se tapait sur les cuisses. C'était il y a dix ans. « 70 à 75 % de parts' de marché, c'était sans doute trop et déraisonnable », reconnaît le. Châlonnais Joan Gobit, délégué régional du Conseil national des professions de l'automobile (voir par ailleurs).

Depuis 2008, il a coulé en effet beaucoup d'eau 50US les ponts. Le « dieselgate» de Volkswagen n'a fait que rajouter une très grosse pelletée de défiance mondiale sur une carburation accusée depuis longtemps de tous les maux, avec .raison parfois, Son bilan sanitaire ' (une étude le rend responsable de 10000 morts par an en Europe !), le réchauffement c1im~tique, le poids des normes anti-pollution ajouté aux décisions spectaculaires de grandes métropoles de l'interdire de séjour (Tokyo hier, Berlin aujourd'hui, Paris demain ...), tout cela a fini par tailler au gazole un costume tout indiqué d'ennemi public numéro 1.

«  Les acheteurs adaptent leur achats en fonction de l'usage qu'ils en auront »,

Commercialement, le résultat n'a pas tardé à se faire sentir. En France, le diesel ne représente plus . que 45 % des immatriculations de voitures neuves. « Il est repissê sous la barre des 70%de.parts de marché en 2013 et depuis, il perd cinq points par an Il, confirme Étienne Copinet, le directeur de la concession Citroën à Reims. Si elle n'atteint pas l''effondrement allemand (-30 % en un an ),la lente érosion du diesel se constate au, niveau régional dans les mêmes Proportions qu'en moyenne française. «De l'ordre de 15% SUT un an », confirme M. Copinet, avec toutefois des nuances. Plus la taille de la voiture est petite (les professionnels parlent de segments A et B), plus les acheteurs se tournent vers les voitures à essence, jusqu'à 90% sur certains modèles urbains.

Relativement au kilométrage parcouru, les «gros» modèles résistent logiquement- mieux. Chez Citroën, par exemple, le gazole pèse encore 60 à 70 % des ventes de monospaces et de, SUV. « Les gens adaptent de plus en plus leur achat en fonction de l'utilisation qu'ils aurontdu véhicule. Il y a deux ans,beaucoup pensaient encore que le diesel était le mieux indiqué en toutes circonstances, essentiellement à cause de son prix, Ilssavent désormais que ce n'est pas aussi simple », explique M. Copinet. Pour redonner au diesel un peu de tonus commercial, la location avec option d'achat (LaA) a bien aidé les concessionnaires. Comment ? « En faisant valoir le coût d'utilisation mensuel d'une voiture, tous paramètres compris.Lesgens se sont rendu compte que legazole gardait bien des avantages s sur les petits modèles. »

S'il n'est pas pour demain, le rééquilibrage essence-diesel est donc programmé : « Le revirement du marché a été trop important et trop brutal, alors que les constructeurs ont technologiquement beaucoup investi pour dépolluer leurs motorisations -diesel. je pense aussi que l'effet de mode actuel n'aura qu'un temps », assure le concessionnaire rémois qui n'hésite pas à qualifier de « décisions aberrantes » l'exclusion du diesel dans quelques grandes villes. « Personnellement, je préfère rouler actuellement dans une voiture diesel de la nonne Euro 6.2 (dernière en date des normes ami-pollution) que dans une voiture à essence de trois ou quatre ans d'âge. »  

 62 % des bénéficiaires de la prime à la conversion ont acheté une voiture d'occasion, Essence et gazole se partagent ces ventes. [n revanche, 80 % des voitures mises au rebut grâce à cette prime sont des diesels.

Quant au marché de l'occasion diesel, il ne semble pas encore trop disposé à dégoter l'acheteur; « Chez Citroën, notre stock s'écoule normalement sur des voitures de. deux à quatre ans Il n’y a pas de tassement des ventes, les gens sont toujours intéressés. »

  

Avis confirmé par les données nationales, EII 2016, les ventes de voitures diesel d'occasion pesaient encore 67 % du total. Elles sont descendues à un peu moins de 65 % aujourd’hui ! « Pas de quoi paniquer, il y aura toujours des diesels à vendre », note Marine Cora, gérante de Transit-Auto, un vendeur de voitures d'occasion de Reims. « Certes, les voitures à essence se vendent plus vite, mais nos acheteurs sont souvent plus soucieux du prix du véhicule que de savoir combien de CO2 ou de N°2 il rejette dans l'atmosphère. Ils ont généralement des moyens modestes, habitent en périphérie et cherchent d'abord une voiture qui ne leur coûtera pas cher. Si son prix est attractif, même une diesel assez ancienne peut faire « l'affaire ».

La France, Championne d’Europe du diesel

Millions de véhicules diesel émettant des niveaux d'oxydes d'azote (NOx) au moins 3 fois supérieurs aux normes en Europe à fin 2017

LA VIE MODERNE

Une supposition… Comme disent les enfants, on dirait que la fiscalité du diesel deviendrait tellement lourde qu’elle mettrait le gazole hors de portée de M. Tout-le-Monde. Dans le même temps, on dirait que la technologie ferait de tels progrès qu’elle rendrait le diesel aussi inoffensif pour l’environnement qu’un pipi d’oiseau. On dirait donc qu’on se retrouverait dans une situation croquignolesque. Le diesel continuant de pâtir d’une réputation abominable, les villes l’auraient chassé de leurs périmètres, faisant ainsi la part belle aux voitures à essence, devenues pourtant aussi polluantes que les diesel, sinon plus ! Mais comme l’État n’oserait pas uniformiser la fiscalité des carburants (à cause des élections) et comme l’arrêt progressif du nucléaire freinerait le développement du véhicule électrique, on dirait que nos bonnes vieilles caisses à essence auraient encore le dernier mot. Les pétroliers se frotteraient les mains et les apparences seraient sauves. On appellerait ça « la vie moderne ».

3 QUESTIONS à


Joan GOBIT
Délégué Régional du CNPA

65 % des ventes d’occasions roulent au gazole 

Le CNPA est le comité national des professions de l’automobile. M. Gobit en est le représentant régional.

Comment la filière automobile vit-elle la mise au ban du diesel ?

Dans cette affaire, il y a un énorme paradoxe entre le discours politique ambiant, renforcé par le dieselgate qui s’est petit à petit transformé en car bashing, et la réalité des faits. Dans le même temps qu’il y a un basculement sensible des ventes vers les véhicules essence, on constate que les véhicules les milieux classés en matière de respect des normes environnementales – et elles sont de plus en plus draconiennes –, sont quasiment toutes des voitures diesel. Par exemple, les quinze véhicules qui émettent le moins de CO 2 dans l’atmosphère sont des moteurs diesel.

La fin du traditionnel gazole, ce n’est donc pas pour demain ?

Je le crois d’autant moins qu’en matière de technologies antipollution, tous les constructeurs sont aujourd’hui en capacité de répondre à toutes les normes, y compris les plus contraignantes.

Que conseiller à un acheteur potentiel : diesel ou pas ? Une voiture diesel ne sera-t-elle pas plus difficile à revendre ?

La première question à se poser est celle de l’usage. À quoi me servira ce véhicule ? S’il s’agit de faire de la ville et de parcourir quelques kilomètres par jour, une petite voiture à essence fera l’affaire. L’achat d’une diesel est plus judicieux pour les longues distances. Quant à la revente, il n’y a pas d’inquiétude à avoir pour des véhicules de deux, trois ou quatre ans d’âge. Les diesel d’avant 2006 (pour les ménages non imposables) et 2001 (pour les ménages imposables) peuvent bénéficier d’une prime à la conversion destinée à aider au renouvellement du parc. Entre les deux évidemment, rien n’est prévu et la seule question qui vaille est celle de la nécessité de racheter une voiture. Si la réponse est oui, alors il faut savoir que 65 % des voitures vendues sur le marché de l’occasion sont des voitures diesel. Alors…

LES AUTRES POINTS

LES MOTEURS DIESEL BIENTÔT VIRÉS DU CENTRE-VILLE DE BERLIN…

Traumatisée par le dieselgate, quand le géant Volkswagen avait admis en 2015 avoir trafiqué des millions de moteurs diesel pour les faire paraître moins polluants, la capitale allemande s’apprête à interdire la circulation des véhicules diesel sur plusieurs axes importants de son territoire. Ainsi en a décidé la justice berlinoise, mardi. La mesure devrait entrer en application en juin ou juillet prochain et concerne les véhicules diesel de plus de trois ou quatre ans. Près de 200 000 véhicules sont concernés. Difficile à appliquer en raison de l’absence d’une vignette, la mesure a déjà été mise en œuvre à Hambourg. Stuttgart et Francfort devraient suivre. L’amende encourue par les contrevenants est de vingt euros. En un an, les ventes de voitures diesel ont considérablement régressé en Allemagne, passant de 39 % à 31 % des ventes totales.

… ET AUTORISÉS À REVENIR À TOKYO !

À la fin des années 90, la capitale japonaise fut la première grande métropole mondiale à interdire la circulation des véhicules diesel. Elle est aussi la première à la réintroduire cette année. Pourquoi ce revirement inattendu ? Parce que les moteurs diesel émettent – sur le papier du moins – 15 % de dioxyde de carbone en moins que les moteurs à essence. Or, le Japon est aussi le pays où fut signé en 2005 le protocole de Kyoto de lutte contre le réchauffement climatique.

UNE ZONE DE CIRCULATION RESTREINTE À REIMS EN 2020 ?

La communauté urbaine du Grand Reims vient de signer, à l’instar de quatorze autres collectivités françaises, un engagement à réduire ses émissions d’oxyde d’azote (N° 2 ). Il s’agit de définir pour fin 2020 des zones réservées aux véhicules les moins polluants.

Votre AVIS

Craignez-vous d’avoir du mal à revendre votre voiture diesel ? 

Hervé – 58 ans – Restaurateur à Reims

« Non, je n’ai aucune crainte. Il y a beaucoup d’effet de mode dans l’automobile. On commence à dire que l’hybride n’est pas la panacée à cause de problèmes de recyclage. Demain on se m »fiera de l’ »lectrique, puis le diesel reviendra en grâce. Le vent tourne. »

Chadias – 29 ans – Animatrice à OHIS (02)

 « Oui, je pense que ce sera difficile. Mon véhicule est assez ancien et je l'ai payé très peu cher. Pour l’instant, je le garde, c'est mon outil de travail... Mais je ne suis pas sure qu'if passe le contrôle technique. Je le vendrai peut-être en pièces détachées. »

Alexandra - 21 ans – Étudiante - (Revin-08)
« 
Non, je ne suis pas du tout inquiète car, de mon point de vue, le diesel reste toujours moins polluant que l’essence. En tout cas, il reste encore un peu moins cher. Le diesel a beaucoup d’avantages. »

Gilles GRANPIERRE

Extraits de l' union du 12/09/2018

    

    

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La France mise sur la voiture autonome

Des mesures sont annoncées pour faire de la France le pays « le plus attractif en Europe » sur le secteur.


Renault a présenté au salon de Genève son concept EZ-GO de navette électrique, autonome et partagée.
AFP

 L’ESSENTIEL

 *.- LA France va autoriser les tests de véhicules autonomes sans conducteur sur l’ensemble de son territoire dès 2019.

 *.- LUNE FEUILLE DE ROUTE a été remise, hier, au ministre de l’Économie par l’ancienne ministre des Transports Anne-Marie Idrac.

 *.- LE OCUMENT s’appuie sur quatre piliers : l’adaptation du cadre réglementaire, le soutien massif à l’expérimentation, une aide à la filière automobile pour amorcer cette transformation technologique et la mise en place d’infrastructures adaptées aux véhicules autonomes.

 Les voitures autonomes arriveront sur les routes au début des années 2020, une révolution à laquelle le gouvernement français veut préparer le pays en dévoilant sa stratégie pour aider la filière automobile nationale dans cette course mondiale à l’innovation. «C’est une très bonne nouvelle que le gouvernement participe activement à développer ces solutions » , se réjouit-on chez PSA. Le deuxième constructeur européen (marques Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall) a démarré ses tests en juillet 2015 et compte aujourd’hui une vingtaine de démonstrateurs de véhicules autonomes. Après plus de 150 000 kilomètres parcourus sur les routes d’Europe, il prévoit de commercialiser autour de 2021-2023 ses premiers modèles permettant au conducteur de quitter la route des yeux.

 LA COURSE EST MONDIALE

 Le président de la République Emmanuel Macron avait annoncé en mars un cadre législatif pour 2019 afin de faciliter ces tests et mettre le pays « à la pointe de l’expérimentation et de l’industrialisation » de ces véhicules. Hier après-midi, Anne-Marie Idrac, Haute responsable pour la stratégie nationale du développement des véhicules autonomes, a présenté des « orientations stratégiques pour l’action publique », avec le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, sa collègue des Transports, Élisabeth Borne, et le secrétaire d’État chargé du numérique, Mounir Mahjoubi. La voiture totalement autonome en toutes conditions n’est certes pas pour demain, mais les constructeurs commencent à mettre sur le marché des aides à la conduite déjà suffisamment évoluées pour que l’ordinateur de bord prenne en partie les commandes dans certaines circonstances, par exemple pour garder ses distances ou doubler sur une autoroute. Les progrès technologiques permettront d’ici deux à trois ans des systèmes semi-autonomes encore plus avancés, autorisant le conducteur à ne plus regarder la route, toujours dans des situations bien définies. Parallèlement aux voitures individuelles, des navettes électriques entièrement autonomes, opérées par des entreprises sur des zones bien délimitées, feront leur apparition, annonçant une révolution pour la mobilité urbaine.

Renault se prépare pour ces deux marchés. Le constructeur au losange prévoit la commercialisation de quinze voitures semi-autonomes d’ici 2022. Il a également présenté au salon de Genève son concept EZ-GO de navette électrique, autonome et partagée, dont il promet une version commerciale pour cette même date

D’autres acteurs français, des start-up, comme Navya, ou des équipementiers, comme Valeo ou Faurecia, sont également fortement impliqués dans ces innovations. Mais la course est mondiale et la complexité des chantiers poussera à des coopérations européennes face à la Chine et aux États-Unis. Pour les experts, ces deux pays sont en effet les mieux placés, grâce à leur immense marché et leurs nombreuses sociétés innovantes : Google, Apple, Tesla ou Uber côté américain, face à Baidu (intelligence artificielle), Huawei (télécoms), Didi (services de VTC), Tencent (internet) ou encore Lynk & Co (constructeur automobile) côté chinois.

 En cas d’accident, qui sera tenu pour responsable ?

L’État français aura un rôle à jouer pour aider la filière automobile nationale à se maintenir dans le peloton de tête face à une concurrence redoutable : adaptation des normes et législations, aide au financement de l’innovation, coopérations internationales… Les problèmes qui se posent sont en effet nombreux. Comment sera déterminée la responsabilité en cas d’accident de voiture autonome, alors que le droit actuel repose sur le principe du conducteur maître de son véhicule en toute circonstance ? Comment garantir la sécurité des données et éviter le piratage de véhicules ? Comment doit évoluer le code de la route ?

Extraits de l' union du 15/05/2018

    

    

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Des technologies dédiées à la sécurité et au bien-être

À force de décrier l'automobile et de la rendre responsable de tous les maux qui accablent la planète, on oublie les nombreux efforts de recherche et de développement consentis par les constructeurs afin d'améliorer la sécurité, le confort et bientôt la santé des usagers de la route.


L’automobile a mis du temps à prendre le virage technologique, mais aujourd'hui plus rien ne l'arrête pour le plus grand bonheur des conducteurs qui gagne en confort et en sécurité.
® iStock/ CityPresse

GROS PLAN

Vers le « Smart Seating »

Après les technologies purement liées au monde du multimédia, celles qui ont un rapport direct avecla santé viennent peu à peu prendre place dans les habitacles. C'est ce que l'on appelle le Smart Seating, Tandis que sièges chauffants, voire massants, et autres diffuseurs d'huiles essentielles sont déjà présents sur de nombreux modèles, d'autres technologies sont désormais dans les cartons à projets. D'ici quelques mois ou années, les sièges devraient s'adapter automatiquement à la morphologie des passagers, l'ambiance lumineuse répondra aux exigences de la luminothérapie, des capteurs s'inquiéteront de la qualité de l'air intérieur ou surveilleront les différentes variantes médicales du conducteur.

Entre les éternelles accusations de pollution, les scandales avérés (1' _ et l'augmentation du nombre de blessés sur nos routes, l'actualité n'est pas tendre avec le monde de l'automobile. Pourtant les constructeurs redoublent d'efforts pour intégrer le résultat de nombreuses recherches visant à améliorer la sê- curité,le bien-être et même la santé des usagers. Tous les grands noms du secteur partagent la même ambi- , tion. Même les autorités, qui ont bien compris qu'il ne suffirait plus désormais de réduire indéfiniment la vitesse maximale autorisée sur les routes pour continuer de faire baisser le nombre d'accidents, s'en remettent à ce virage technologique. Longtemps réfractaire à ce mariage avec l'industrie high-tech, l'automobile embrasse aujourd'hui le virage du numérique. Voici quelques exemples de dispositifs intégrés.

FREINAGE AUTOMATIOUE D'URGENCE

Au gré des décennies, les autorités ont peu à peu rendu obligatoires des dispositifs tels que la ceinture de sécurité, l'airbag ou encore l'ESP. Il y a de fortes chances pour que celles-ci continuent sur leur lancée au XXI' siècle avec notamment le freinage automatique d'urgence. Le principe est simple : des capteurs installés sur le véhicule permettent de détecter l'imminence d'une collision, d'en avertir le conducteur et d'actionner le frein si jamais celui-ci n'a pas réagi dans les temps. C'est un équipement que l'on retrouve de série dans la plupart des véhicules récents.

APPEL D'URGENCE

 L'appel d'urgence ou ECall est obligatoire sur tous les véhicules commercialisés en. Europe depuis le mois d'avril. Cette fonctionnalité permet d'appeler automatiquement les secours en cas -d'accident. Le conducteur n'a pas besoin d'être conscient pour que l'appel soit passé et celui-ci transmet aux autorités les informations nécessaires à une intervention.

AIDE AU MAINTIEN DE TRAJECTOIRE

 La Commission européenne a ajouté à la liste des dispositifs qu'elle souhaitait rendre obligatoires dans les années à venir l'aide aù maintien de trajectoire. li s'agit là encore d'avoir recours à des capteurs capables de détecter les lignes de marquage au sol et d'alerter le conducteur quand le véhicule les franchit. Certains modèles, notamment ceux proposés par les marques premium, intègrent des versions encore plus évoluées de cette technologie grâce auxquelles la voiture suit toute seule les marquages.

DÉTECTEUR DE SOMNOLENCE

La fatigue et l'endormissement au volant sont à l'origine d'environ 10 % des accidents de la route. Le détecteur de somnolence va très vite. devenir un équipement indispensable pour réduire ce chiffre tragique. Il existe différents systèmes : certains surveillent le comportement du véhicule en repérant les changements de direction suspects, d'autres, à "aide d'une caméra placée au niveau des compteurs, guettent le moindre signe de somnolence du conducteur.

La nouvelle Volkswagen Arteon est un exemple du genre. Si, après avoir averti le conducteur, celui-ci ne réagit pas, c'est la voiture qui prend le contrôle, alerte les autres usagers de la route en enclenchant les feux de détresse et se range sur . le bas-côté. Des dispositifs encore plus évolués devraient arriver dans un avenir proche. Ils prendront en compte des données telles que le rythme cardiaque du conducteur, le battement de ses paupières, la température du corps ou la ligne du regard.

Extraits de l' union du 03/05/2018

    

    

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Le boîtier qui relance le carburant vert

Désormais légalisée, la transformation flexfuel est une aubaine pour un E85 toujours moins cher.


Yohann Delcampe, garagiste indépendant à Fismes, installe des boîtier flexfuel depuis des années et a même «
converti toute sa famille ». Julien Bouillé

Comment économiser 52centimes par litre d’essence à la pompe ? En installant un kit flexfuel sur sa voiture, afin de la faire rouler au Superéthanol-E85 affiché en ce début d’année au prix moyen de 69 centimes le litre contre 1,46 euro pour le SP95-E10. Techniquement, ce n’est pas une nouveauté, cela fait trente ans que les voitures roulent au carburant vert au Brésil et dix ans qu’on le trouve à la pompe en France. « J’ai fait 200 000kilomètres en dix ans avec ma Mégane coupé, équipée d’un boîtier flexfuel et j’ai converti toute ma famille. Quand on fait un plein à 34 euros et que l’on voit défiler les litres plus vite que les euros à la pompe, on a du mal à faire machine arrière », témoigne Yohann Delcampe. Jusqu’à présent, ce garagiste multimarques de Fismes, dans la Marne, installait chaque mois deux ou trois de ces boîtiers sur les voitures de ses clients. Mais la cadence pourrait augmenter car la mise en place de ces petits équipements électroniques, qui implique une modification de la carte grise, devient enfin réglementaire. Un décret, paru le 15 décembre dernier, définit enfin les conditions d’homologation de ces petits boîtiers. « Cela va permettre un vrai regain d’intérêt pour le superéthanol. Nous pensons passer de 150 boîtiers vendus chaque mois à 1 000. Il y a un potentiel de 10 millions de voitures essence à installer », se félicite Sébastien Le Pollès, président et fondateur de Flexfuel Energy Developpement l’un des deux fabricants français de boîtiers.

LE CONTEXTE FAVORABLE DU RÉÉQUILIBRAGE DES PRIX ENTRE GAZOLE ET ESSENCE

Dix ans après le lancement en grande pompe des véhicules flexfuel et du superéthanol en France, le développement tant attendu n’était pas venu.

Les polémiques sur l’usage de matières premières alimentaires (céréales et betterave) pour produire le bioéthanol avaient sévèrement écorné l’image d’un carburant vert sur lequel l’Europe et la France ont soufflé le chaud et le froid. Mais l’instabilité fiscale et le vide réglementaire se dissipent donc, au moins en partie. « Aujourd’hui, nous bénéficions à la fois de la volonté du gouvernement de rééquilibrer le prix du gazole et de l’essence sans plomb et de l’augmentation globale du prix des carburants qui profite au Superéthanol », se réjouit M. Le Pollès.

La filière bioéthanol française est confiante en l’avenir. « Le Superéthanol-E85 a vu sa consommation multipliée par plus de quatre depuis 2009. Cela va s’accélérer grâce au boîtier. Il y a aussi de plus en plus de pompes qui sont ouvertes. L’intérêt est d’avoir maintenant des garages, proches des stations, qui se fassent agréer pour installer des boîtiers homologués et qu’un cercle vertueux se mette en place au niveau local pour augmenter la consommation de Superéthanol-E85 », indique Nicolas Kurtsoglou, ingénieur – responsable carburants, au syndicat national des producteurs d’alcool agricole (SNPAA).

100.000 EN CIRCULATION EN FRANCE

Aujourd’hui, sur 30 millions de véhicules en circulation en France, environ 100 000 sont flexfuel, 32 000 l’étant depuis l’origine et environ 60 000 ayant été modifiés avant l’avènement du cadre réglementaire. C’est peu, mais assez proche des 127 000 véhicules électriques immatriculés en France aujourd’hui qui font parler beaucoup plus d’eux. Un accroissement prochain de la demande serait favorable aux producteurs français de bioéthanol qui sont numéro un européens. Ils produisent 12millions d’hectolitres par an grâce, entre autres, à deux distilleries régionales, celle d’Origny-Sainte-Benoite (Tereos) et Cristanol de Bazancourt (Cristal Union). Ne risque-t-on pas de relancer la polémique alimentaire ? « Aujourd’hui, seulement 1 % des surfaces agricoles utiles en France, soit 330 000 hectares, est utilisé pour faire du bioéthanol et je rappelle qu’avec une même betterave on fait à la fois du sucre, de l’éthanol et de la pulpe pour les animaux. On ne peut pas faire un seul des trois », répond déjà M.Kurtsoglou. Les arguments de défense de la filière sont donc déjà prêts, au cas où…

3 QUESTIONS à


Francis BARTHOLOME
Pdt du CNPA

On aura besoin   de toutes les énergies

En tant que professionnel de l’automobile et en tant que Marnais, vous avez été très impliqué, il y a dix ans, dans le lancement des biocarburants. Que pensez-vous de l’homologation des boîtiers flexfuel ?

C’est une bonne nouvelle. Pour avoir bien connu ce sujet, autant du côté agricole qu’industriel, je trouve qu’on a là une utilisation rationnelle de la photosynthèse qui permet de capter du CO 2 , c’est pourquoi j’y suis assez favorable. Je trouve dommage qu’on ait laissé de côté le carburant E85 et qu’on ne soit pas allés plus loin sur les biocarburants de deuxième génération. Il y avait un fort potentiel à l’époque.

L’usage du superéthanol n’a-t-il pas été victime de la mode pour les véhicules électriques ?

On aura besoin de toutes les énergies. On peut parler aussi de l’hydrogène, mais ils ne remplaceront pas tout non plus. Nous avons encore aussi de très bons moteurs diesel qui consomment peu. Le bioéthanol peut donc participer à une amélioration du parc roulant. Mais il faut prendre en compte aussi la surconsommation et les taxes TIPP.

Peut-on imaginer que, demain, les grands constructeurs et leurs distributeurs remettent les boîtiers flexfuel à leur catalogue ?

J’ai roulé avec des moteurs flexfuel, ils sont fiables. Cela ne pose pas de problèmes. Cela ne me semble pas représenter une technologie très fine. Maintenant, il faut regarder aussi les questions d’assurance et de garanties. Il ne faut pas mettre les consommateurs dans des situations compliquées. Et comme il y a une plus forte consommation, il faut que les gens se ravitaillent, qu’il y ait des pompes.

Dans la Marne ou en Picardie, cela ne me semble pas poser problème mais, dans d’autres départements, il faut regarder. Il ne faut pas que les gens soient amenés à regretter leur choix.

Les autres points

Quelles économies peut-on faire ?  

La Collective Bioéthanol estime que l’usage du Superéthanol-E85, en remplacement du SP95-E10, permet d’économiser 500 euros par an, si l’on parcourt 13 000kilomètres, ce qui est la moyenne des automobilistes français. Cette économie tient compte d’une surconsommation de 20 % liée au bioéthanol, mais pas du coût éventuel de l’installation d’un boîtier. Il est d’environ 700 euros pour un moteur 4 cylindres, de 900 euros pour un six cylindres et plus de 1 000 euros pour un 8cylindres. Cette somme comprend une garantie du fabricant du boîtier qui couvre les parties du moteur en contact avec le carburant. Ce surcoût doit être relativisé par le fait que les véhicules flexfuel peuvent bénéficier, selon les régions, d’une carte grise gratuite (c’est le cas dans l’ex-Champagne-Ardenne) ou réduite de 50 % (c’est le cas dans l’ex-Picardie).

Quels sont les véhicules concernés ?

L’installation d’un kit flexfuel concerne bien sûr les voitures à essence avec des moteurs à injection indirecte. Il faut qu’ils respectent au minimum la norme Euro 3 et que leur puissance fiscale n’excède pas les 14chevaux. Bref, les véhicules visés sont ceux qui ont été produits après 2000 et qui supportent déjà le SP95-10. Il y a 10 millions de voitures en France dans ce cas. Certains moteurs essence récents à injection directe ne peuvent pas être adaptés mais les constructeurs de boîtiers travaillent à remédier au problème. Une voiture ancienne de grosse cylindrée n’est a priori pas concernée. Mais rien n’empêche un garagiste de régler le carburateur pour que le moteur puisse fonctionner au Superéthanol-E85. Mais, contrairement aux voitures équipées de boîtiers flexfuel, il ne sera plus possible de changer de carburant d’un plein à l’autre.

L’écart de prix encore plus favorable pour le Superéthanol en 2022

La loi de Finances 2018 a fixé la fiscalité des carburants pour les cinq prochaines années. Pour mettre le frein sur les véhicules diesel, la loi indique que le gazole sera augmenté progressivement, à horizon 2022, de 25 centimes le litre et le SP95-E10 de 13centimes. Sur cette même période le Superéthanol-E85 ne sera valorisé que de 9,5 centimes. L’écart de taxation sur le carburant vert, face à ses grands concurrents, est déjà de 52centimes du litre aujourd’hui et sera donc encore plus avantageux en 2022.

Extraits de l' union du 30/01/2018

    

    

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Une faille dans la verbalisation des vitres teintées

 Depuis le 1er janvier 2017, il est interdit de rouler avec un véhicule dont le vitres avant sont teintées, sous peine de 135 € d'amende et d'un retrait de trois points sur son permis. D'après le Code de la route, seule sont autorisées 1es vitres dont le « facteur de transmission régulière de la lumière est d'au moins 70 % ». Problème : faute de système homologué pour le contrôler, les forces de l'ordre verbalisent au jugé ! Une sacrée faille qui a donné lieu à la première relaxe en la matière. En l'espèce, c'est un automobiliste verbalisé justement le 1er janvier qui a contesté l'infraction en faisant appel au services de Mtre Dufou, un avocat spécialisé et fondateur du site Easy-rad.org.

Saisi de l'affaire le tribun 1de police de Bernay, dans l'Eure, a jugé le 10 octobre qu'il n'avait pas été prouvé que la transparence des vitres était insuffisante. De quoi ouvrir le champ cl de nombreuses contestations similaires ... D’autant plus que certains centres de contrôle technique exigent que les films teintés soient enlevés pour délivrer le précieux certifie t, ce qui entraine des frais non négligeables pour les particulier.

Extraits de l' union du 10/11/2017

    

    

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L’électrique, une solution d’avenir

L’union a organisé, hier, le 1er salon de la mobilité électrique. L’occasion de découvrir des nouveautés utiles et parfois ludiques.


Le Swincar, drôle de quad 100% électrique, sera bientôt mis en location chez Quad.

 Pour se déplacer sans polluer la planète, on n’a encore rien inventé de mieux : des moteurs silencieux qui ne fonctionnent pas au gasoil ou à l’essence mais à l’électricité. Même si, lobbying pétrolier oblige, ces engins ont du mal à s’imposer, ils séduisent de plus en plus de consommateurs. Preuve en est, l’intérêt suscité, hier, par le premier salon de la mobilité électrique organisé par notre journal. Parmi la vingtaine d’exposants, installés sous la halle du Boulingrin, Fabien Blanc, le président de l’association Mobilité électrique en Champagne-Ardenne, confirmait : « Il faut du temps pour faire changer les mentalités mais certains avancent plus vite que d’autres. Le Comité départemental du tourisme de l’Aube souhaite par exemple mettre en place des circuits de visite en véhicules électriques. » Un peu plus loin, alors que BMW exposait sa belle « I3 » 100 % électrique, qui parcourt 350 km si elle est dotée d’un prolongateur d’autonomie, Mathieu Mallaisé présentait sa caméra 360º montée sur un Buggy radiocommandé électrique.

Ce salon a aussi été l’occasion de découvrir un drôle de quad électrique dont vient de se doter la famille Lebœuf, qui dirige l’entreprise Quad Balade à Le Gault-Soigny. Les clients pourront le louer à partir du printemps, pour des promenades silencieuses dans la nature.

Cette journée a par ailleurs permis à Olivier Guinot, le directeur de Champagne Parc Auto, de rappeler que seize bornes électriques sont, à ce jour, installées dans les parkings de Reims. « Ces bornes sont de plus en plus souvent utilisées. Et certains de nos clients, qui ont un abonnement, n’excluent pas d’acquérir une voiture électrique » , s’est-il réjoui.


Mathieu Malaisé et sa machine électrique qui lui permet de créer des vidéos à 360°. A droite Olivier Guinot, le patron de Champagne parc Auto, qui a installé des bornes électriques dans ses parkings.


BMW a sorti il i a 3 ans, la I3, sa première voiture 100% électrique. « On en vend entre 2 et 3 par mois », assure Sylvestre Perrin, sp^écialiste produit à la concession de la Croix-Blandin

Photos Bernard Sivade

Extraits de l' union du 09/11/2017 

De l’électricité sur la route

De plus en plus d’Ornis (objets roulants   non identifiés, selon la loi) sillonnent les trottoirs urbains.

L’ESSENTIEL

À L’OCCASION DE LA PREMIÈRE JOURNÉE DE LA MOBILITÉ ÉLECTRIQUE, organisée ce jeudi de 10 à 22 heures par L’union sous les halles du Boulingrin à Reims, voici un aperçu des nouveaux modes de déplacements électriques qui se développent en ville et qui s’annoncent très tendance pour les fêtes de fin d’année.

CE SALON D’ACCÈS LIBRE sera essentiellement consacré aux voitures et vélos électriques, avec des démonstrations de drones, de modèles réduits et de gyropodes.

Contre la pollution, les véhicules électriques constituent l’une des alternatives les plus probantes avec tous les autres modes de déplacements doux. Mais contre les bouchons, rien de tel que les deux-roues, voire le mono-roue, électriques. Ces petits ou gros engins fleurissent, surgissent parfois, dans les zones urbaines, plates de préférence. Beaucoup ont des capacités étonnantes mais souvent inexploitées faute d’une législation qui n’a pas encore tranché sur ces « Ornis » du bitume(lire par ailleurs).

Enseignes multimédias telles Boulanger, Darty, Fnac, mais aussi hypermarchés, se sont préparés en conséquence pour les fêtes de fin d’année, ces engins relevant souvent plus du loisir que du transport. Petit tour d’horizon des plus connus.

1 - SEGWAY

Il s’agit avant tout d’une marque qui a donné son nom à un produit, le gyropode. Dans sa version initiale, il est essentiellement utilisé à des fins commerciales ou touristiques en raison de son prix fort élevé, de l’ordre « de 7 000 à 9 000 € », indique Tristan Bourneriaf, revendeur de la marque à Reims. Le gyropode façon Segway est un transporteur électrique personnel, équipé d’un système gyroscopique. L’utilisateur se tient debout sur une plate-forme sur laquelle est fixé un manche avec guidon. Son énergie provient de deux batteries au lithium, le moteur développe 1.880W (l’équivalent de 4 cv). Inventé par l’Américain Dean Kamen, le Segway existe depuis le début du siècle.

Les nouvelles générations se déclinent en deux modèles de base. Le i2 conçu pour la ville dispose d’une autonomie de dix heures et le x2, pour la campagne avec ses roues de quad, peut rouler trois heures.

Tristan Bourneriaf loue la technologie de pointe du Segway «qui peut continuer à rouler même avec un moteur tombé en rade ». En France, des polices municipales se déplacent sur des Segway adaptés à la fonction.

Segway et d’autres marques conçoivent désormais des plus petits gyropodes à manche, plus abordables. Le Ninebot mini pro se trouve à 699 € chez Boulanger, le Cool and Fun F1 à 289,99 € chez Darty avec Bluetooth intégré.

2 – SMARTBOARD

On l’appelle, à tort, hoverboard, du nom de cette planche sans roulette mais volante et science fictionnesque utilisée par Michael J. Fox dans « Retour vers le futur ». Le smart board est un autre gyropode (on dit aussi gyroskate), beaucoup moins cher mais qui requiert un entraînement certain pour s’en servir. Dans un magasin spécialisé de la périphérie rémoise, un vendeur explique : « C’est la deuxième saison que nous en vendons. L’an dernier, nous étions en pénurie deux mois avant Noël ! Les smartboards sont les plus prisés. »

Visiblement, les grandes enseignes ont retenu la leçon : les smartboards pullulent. Dans un seul magasin, nous avons recensé six modèles allant de 179 € à 229 €. On peut choisir plus cher.

D’ailleurs, pour ceux qui veulent adapter leur smartboard d’un équipement plus fun, le siège kart est fait pour eux. Il se prolonge d’une petite roue à l’avant qui rend l’ensemble plus stable. Comptez 89€ pour le kart supplémentaire, et, tant qu’on y est, pensez aux gants et au casque, non obligatoires mais chaudement recommandés.

14 500 $

Le prix du vrai hoverboard (volant à 30 cm du sol) fabriqué par la société Arcaboard. On peut le précommander pour le jour de sa sortie. Prévoir 4.500 $ de plus pour la station de recharge.

3 - GYROROUE

Un peu plus délicate à manier cette simple roue électrique munie de deux cale-pieds… Surtout pour le démarrage. Sachez que c’est l’inclinaison du corps et le centre de gravité qui créent le déplacement. Plus on se penche en avant, plus on va vite. Plus on se penche en arrière, plus on freine. En se penchant d’un côté ou de l’autre, on tourne à gauche ou à droite.

Pour les moins courageux, il existe des gyroroues munies de deux petites roues d’apprentissage. Le modèle Airwheel x3s, d’un poids de 9,8 kg, d’une vitesse maxi de 18km/h, capable de rouler 15 km et se rechargeant en moins d’une heure, est disponible à 399 €.

4 - TROTTINETTE ÉLECTRIQUE

C’est déjà un grand classique, très utilisé par les adultes. Aucun effort pour rouler à 25 km/h avec la MP Man TR100 d’Airwheel par exemple. Un modèle pliable de moins de 10kg, muni d’un sélecteur de vitesse, d’un accélérateur, d’un frein, d’une connexion Bluetooth, vendu 399 €.

Moins chère que la E-twow booster plus, accessible pour 500 € de plus. Celle-ci vous emmène à 30 km/h.

La Vida XL coûte moins de 80 €, mais ne supporte que les moins de 70 kg pour une vitesse limitée à 12km/h, donc plus pour les enfants. Bref, la gamme est vaste !

1 018 € le prix moyen d’un vélo électrique

Ce prix ressort de l’étude annuelle, sortie en avril, de l’Observatoire du cycle. Il s’est vendu 134 000 vélos à assistance électrique (VAE) en 2016 en France, soit une progression de 31,4 % par rapport à 2015. L’évolution de ce mode de transport doux est fulgurante : dix ans plus tôt (pour l’année 2006), seules 6 000 ventes avaient été enregistrées.

Incontestablement, les VAE dopent le marché du cycle, toutes catégories confondues, dont le chiffre d’affaires dépasse désormais le milliard d’euros (+ 6,04 % par rapport à 2015). Celui des VAE atteint 123 M €. Ces résultats doivent beaucoup à la prime de 200€ maximum, sinon 20 % du coût d’acquisition TTC, que Ségolène Royal a mise en place pour les vélos électriques. L’explosion des ventes de VAE ne touche pas que les modèles urbains : celles des VTT à assistance électrique ont progressé de 72 % !

L’autonomie des voitures électriques toujours plus grande 

En 2030, autant dire demain, plus aucune voiture alimentée à l’essence ou au diesel ne devrait rouler dans Paris. C’est en tout cas ce vers quoi veut tendre sa maire Anne Hidalgo. Évidemment que ce genre d’annonce, qui concerne tous ceux qui, de nos régions ou d’ailleurs, voudront se rendre ou traverser la capitale, est de nature à renforcer le pouvoir d’attraction de la mobilité électrique. Or, jusqu’ici, l’autonomie des véhicules purement électriques ne permet guère de s’offrir depuis Charleville-Mézières par exemple, un aller-retour dans la journée jusqu’à Paris. Ce ne sera plus le cas d’ici quelques années. Déjà, certains constructeurs s’approchent de la barre psychologique des 400 km d’autonomie réelle. Exemple avec Renault qui annonce sa Zoé à 400 km d’autonomie selon la norme européenne d’homologation (NEDC) mais 300 km en autonomie réelle.

La bataille de l’autonomie est un enjeu majeur des constructeurs. Le Japonais Nissan se concentre sur son futur crossover intégralement électrique, le IMx, qui serait en mesure de parcourir en une seule charge quelque 600 km. Les spécialistes le disent, ainsi qu’on a pu le lire en septembre dernier dans Challenges, l’autonomie des électriques sera doublée dans quelques années, paraît-il au même prix, grâce aux progrès technologiques en cours.

Il ne restera plus qu’à réduire encore les temps de charge pour que tous les freins au développement radical de la voiture électrique, soient levés.

La loi n’autorise pas (en principe) l’usage des gyropodes et trottinettes électriques


Les gyropodes sont assimilés à des piétons et ne doivent pas dépasser 6km/h sur les trottoirs. AFP

On peut parler de vide ou de flou juridique concernant l’utilisation des véhicules électriques personnels légers (VEPL) ou nouveaux engins de déplacement personnel (EDP) car elle est trop récente pour être déjà codifiée. Au point que l’administration française, en attendant une réglementation spécifique en cours d’élaboration, s’en remet à l’Institut national de la consommation. Voici ce qu’il faut retenir du cadre juridique applicable.

– Pour circuler sur les voies publiques, les engins motorisés doivent faire l’objet d’une réception administrative afin d’être immatriculés. Comme les VEPL ne font pas l’objet de cette réception, ils ne peuvent pas rouler sur le domaine public.

– Si l’on s’en réfère à une réponse parlementaire publiée en 2009, les VEPL ne sont ni des cycles ni des vélos à assistance électrique. Ce ne sont pas non plus des véhicules. Ils sont assimilés en droit interne… à des piétons et doivent respecter les dispositions du code de la route relatives au piéton qui sont tenus d’utiliser les trottoirs.

– Mais en principe, ces véhicules ne peuvent pas non plus rouler sur les trottoirs. Quand ils le font, c’est par pure tolérance des autorités locales. Les maires ont tout pouvoir d’interdire leur circulation.

– Sur les trottoirs, la vitesse des VEPL ne doit pas excéder 6 km/h, soit l’allure estimée du pas d’un marcheur.

– Le même raisonnement vaut pour les secteurs piétonniers sachant que le code de la route stipule : « les conducteurs de cycles peuvent circuler sur les aires piétonnes dans les deux sens, sauf dispositions différentes prises par l’autorité investie du pouvoir de police, à la condition de conserver l’allure du pas et de ne pas occasionner de gêne aux piétons… ».

– Alors, les VEPL ont-ils le droit de rouler sur les pistes cyclables ? Eh bien, non, là encore. Du moins, en principe.

Conclusion : pour l’instant, ces nouveaux véhicules restent des ovnis de la circulation. Nul ne sait d’ailleurs dans quel sens penchera la réglementation spécifique. Mettra-t-elle un coup d’arrêt à leur développement ?

Les autres points

Un cyclomoteur électrique spécial forces de l’ordre

De marque e-Tricks, il est conçu par la société EMI implantée dans le Puy-de-Dôme. La gendarmerie d’Issoire a été dotée de deux exemplaires au printemps dernier. La gendarmerie nationale dit avoir autorisé l’utilisation de ces cyclomoteurs, d’une autonomie de 80 km, parce qu’ils sont non polluants, silencieux, maniables et faciles à transporter.

LE RETOUR DE SOLEX

Les derniers cyclomoteurs thermiques de la mythique marque Solex sont sortis de l’usine MBK (ex-Motobécane) de Saint-Quentin en 1988. Après plusieurs rachats, la marque Solex est revenue par le biais de l’électrique. Aujourd’hui, elle produit plusieurs types de deux-roues à assistance électrique en Normandie.

PATINS ÉLECTRIQUES ET AUTRES NOUVEAUTÉS

Le professeur Tournesol avait inventé des patins à moteur thermique, un pour chaque pied, dans « Coke en stock ». Il existe maintenant des patins électriques (rocketskates) qui permettent de glisser jusqu’à 19 km/h.

On atteint presque cette vitesse sur un surfwheel, sorte de planche avec une seule grande roulette centrale. Encore plus proche du traditionnel skateboard, on trouve le skateboard électrique à quatre roues qui roule jusqu’à 25 km/h.

J.M FRANÇOIS

Extraits de l' union du 09/11/2017

 Pour des déplacements électriques

L’union organise demain une journée dédiée à la mobilité électrique en ville


Sébastien Laporte, boulanger-pâtissier: « J’en ai pour 130 euros de carburant avec l’électricité, alors qu’avec le diesel c’était autour de 250.»  A.P.

À SAVOIR

JEUDI 9 NOVEMBRE, aux halles du Boulingrin de Reims, première édition de la Journée de la mobilité électrique, organisée par L’union et la régie publicitaire Cap régies.

ENTRÉE GRATUITE, de 10 à 22 heures.

UNE QUINZAINE de voitures 100 % électriques exposées.

ANIMATIONS : initiation au pilotage de gyropode, radiomodélisme, démonstration de drones, bar à champagne.


« 
C’est un marché en plein développement et nous voulons être précurseurs »
Martine VRESSE

Sébastien Laporte roule au 100 % électrique. Pas pour ses loisirs, mais à titre professionnel : il est boulanger-pâtissier sur le parvis de l’église Saint-Maurice à Reims. « Effectivement, j’utilise depuis 2013 un Kangoo électrique pour les livraisons, indique-t-il. Et je ne regrette pas du tout ce choix, je n’ai jamais eu de problème. »

Ce choix est motivé en partie par un côté écologique auquel notre homme n’est pas indifférent. « J’essaye d’une façon générale de consommer le moins possible d’énergies fossiles », dit-il. Mais il y a aussi, voire surtout, un évident intérêt économique : « Avant, quand on roulait au diesel, on devait consommer autour de 250 euros par mois en carburant ; maintenant, je paye 90 euros de location de batterie, plus les recharges en électricité qui doivent me coûter en gros 10 euros par semaine, bref, j’en ai pour 130 euros par mois. »

Notre pro de la baguette et du mille-feuilles est donc déjà largement convaincu par l’intérêt du carburant électricité. Mais pour ceux qui restent plus dubitatifs, l’occasion de faire évoluer leur point de vue se présente demain jeudi 9 novembre. Ce jour-là en effet se tient aux halles du Boulingrin de Reims la première Journée de la mobilité électrique. On n’y verra pas d’hybrides, rien que des voitures -une quinzaine en tout - ne roulant qu’à la seule électricité.

UTILISATION LUDIQUE

« C’est un marché en plein développement », dit Martine De Vreese, responsable au sein de la régie publicitaire Cap Régies, qui coorganise l’événement avec notre journal, et nous voulons être précurseurs. Sont déjà présents à Reims de nombreux constructeurs qui produisent des voitures tout électriques, Peugeot, Renault, Kia, Smart, Volvo, BMW, pour citer quelques exemples des marques qui seront présentées lors de notre journée, mais dès 2018 il y en aura beaucoup d’autres... »

À cette occasion, la Ville de Reims, qui soutient l’opération, fera valoir ses efforts en matière d’électrification de sa flotte automobile (lire par ailleurs). Quant au grand public, une fois qu’il aura admiré les belles mécaniques exposées, il pourra faire un petit tour à bord d’un autre genre de véhicule électrique, le gyropode, ou bien encore assister à des démonstrations de drones ou d’autos radiocommandées : des utilisations éloignées de la livraison du pain et des gâteaux, certes, mais l’électricité peut aussi être ludique.


Le public pourra s’initier au pilotage de gyropode. K. Kubena

16 bornes de recharge dans les parkings


Les bornes de recharge des parkings de Champagne
Auto sont accessibles 7 jours sur 7, 24 H sur 24. On peut faire « le plein » gratuitement, ou quasiment. L Petiot

Qui dit voiture électrique dit nécessité de recharger régulièrement la batterie. Pour son fourgon de livraison, le boulanger de Saint-Maurice Sébastien Laporte n’a pas trop de problème, puisqu’il recharge à domicile, directement sur le secteur ou via un boîtier spécial qu’il s’est offert. Mais il existe à Reims des bornes de recharge publiques, et où l’électricité ne vous est même pas facturée : celles des parkings en ouvrage de la société d’économie mixte Champagne Parc Auto - notre artisan boulanger y a d’ailleurs recours de temps en temps. Actuellement il y en a 16 en tout : 4 à Erlon, 4 à Cathédrale, 4 à Gambetta, 2 à Hôtel-de-ville et 2 à Buirette, accessibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. « Pour les mettre en route il faut une carte, explique le directeur de Champagne Parc Auto Olivier Guinot ; celle-ci est fournie gratuitement (ou presque, il est demandé 15 euros de frais de dossier) aux abonnés ; et pour les utilisateurs occasionnels, on peut la demander au guichet auprès du gardien, et on la rend en partant. On vous demandera juste de laisser votre ticket d’entrée du parking en caution. » « Nous étudions la possibilité d’ajouter d’autres bornes sur d’autres parkings, indique l’adjointe au maire chargée de l’écologie urbaine Laure Miller. En tout état de cause, il y aura de nouvelles bornes installées d’ici la fin du mandat. »

Les autres points 

UNE SORTE DE VÉHICULE-ARAIGNÉE  

Dans la série des véhicules électriques originaux qui seront présentés jeudi, citons le swincar, produit par une entreprise française de la Drôme qui porte ce même nom. L’engin a des airs de quad et il est conçu pour du tout-terrain en campagne comme le quad, sauf que, contrairement à ce dernier, le swincar roule à l’électricité. En plus il est beaucoup plus souple des articulations, si bien qu’il « me fait penser à une grosse araignée qui roule », image Brigitte Lebœuf qui viendra exprès de son magasin du Gault-Soigny pour présenter un exemplaire de cette bête. Cela rappellera peut-être des souvenirs aux visiteurs du dernier salon Tendance nature, où l’autoaraignée avait déjà fait une apparition.

LES EFFORTS DE LA VILLE DE REIMS

La Ville de Reims fait des efforts en matière d’électrification de son parc de véhicules. Cela concerne surtout les véhicules les plus légers, ceux de moins de 3,5 tonnes : sur les 50 à renouveler cette année dans cette catégorie, 10 le sont par des véhicules électriques (9 berlines et 1 fourgonnette), ce qui fera un total de 46 dans le parc. La Ville précise que le contrat local de transition énergétique signé cette année par les deux collectivités (Ville et communauté urbaine) va accélérer cette mutation en permettant l’acquisition d’au moins 24 véhicules électriques supplémentaires d’ici à 2020. L’objectif est de dépasser à cet horizon le seuil réglementaire de 20 % de véhicules électriques (de moins de 3,5 tonnes toujours).

DE L’ÉLECTRICITÉ AUSSI POUR LES FACTEURS

La Poste aussi recourt à l’électricité pour aider les facteurs dans leurs tournées. Dans la Marne, l’entreprise dispose de 262 vélos à assistance électrique, soit la quasi totalité du parc.

Drones en démonstration


L’entrprise Art’Tech présentera ses drones

Certes, ils ne transportent pas de passagers. Du moins pas encore. Néanmoins les drones participent à leur façon aussi à la mobilité électrique. Ces engins volants télécommandés ont quitté depuis un moment déjà leur univers militaire initial, et sont utilisés par l’agriculture et la viticulture. Par exemple pour établir avec précision les besoins des plantations en examinant la densité végétale, ou pour connaître rapidement les dommages sur une parcelle et leur cause (gibier, dégât des eaux, sécheresse…). Ils peuvent aussi servir de façon plus artistique pour des prises de vue aériennes, ou plus prosaïquement pour des missions de surveillance. Jeudi, c’est l’entreprise locale Art’tech drones, installée à La Neuvillette, qui présentera son savoir-faire en la matière. Et ses drones ne resteront pas statiques : « On va pouvoir faire des vols de démonstration », indique le patron Arnaud Gilotin.

Journée de la mobilité électrique, jeudi 9 novembre de 10 à 22 heures, halles du Boulingrin. Entrée libre.

Antoine PARDESSUS

Extraits de l' union du 08/11/2017

    

    

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 Une nouvelle prime à la casse dans les tuyaux

Nicolas Hulot prépare une nouvelle   prime à la casse. Le président du CNPA souhaite un dispositif vraiment incitatif

Les centres VHU (véhicules hors d’usage) voient toujours d’un bon œil les annonces de primes à la casse.
Christian Lantenois

L’ESSENTIEL

+.- 1 000 € ? 2 000 € ? Pour qui ? On connaîtra d’ici à quelques semaines, pourquoi pas lors de la foire de Châlons à l’occasion de la venue de Nicolas Hulot, les modalités de la nouvelle prime à la casse prévue pour 2018.

+.- CETTE PRIME VISE à réduire le nombre de vieilles voitures diesel, les plus polluantes.

+.- LE RÉMOIS Francis Bartholomé, président national du CNPA, demande aux pouvoirs publics de bien cibler leur étude d’impact pour une plus grande efficacité.

Ministre de la transition écologique et solidaire, le discret Nicolas Hulot est attendu le 4 septembre sur la médiatique foire de Châlons-en-Champagne, lieu où se succèdent depuis des lustres ministres et célébrités. Il n’est pas interdit de penser qu’il en profitera pour détailler certains points de son « plan Climat » dont il a donné le cadre le 6 juillet. Il avait alors et notamment fait part de son ambition de «développer une mobilité propre et accessible à tous » avec comme moyen « la mise en place d’une prime à la transition pour remplacer un véhicule non éligible aux normes Crit’Air par un véhicule moins polluant. » Le schéma général de cette prime à laquelle travaillent d’arrache-pied les équipes de Nicolas Hulot doit être révélé en septembre, pourquoi pas à Châlons ?

Selon les premiers éléments dévoilés par la presse parisienne, la future prime pourrait atteindre 2 000 € au profit des propriétaires de voiture diesel les plus modestes. En réalité, les contours précis de la prime nouvelle formule ne sont pas encore connus même si les grandes lignes semblent arrêtées, ce qui fait dire au Marnais Francis Bartholomé, président du Conseil national des professions de l’automobile (CNPA), que « leschoses vont dans le bon sens», tout en apportant quelques réserves à ce plan s’il devait se concrétiser tel quel.

PROXIMITÉ DE VUES…

Il se félicite aussi de ce que le gouvernement se nourrit de projets élaborés par le CNPA. Et pour cause : il y a deux ans, celui qui était alors ministre de l’Économie – Emmanuel Macron – s’était montré plutôt sensible aux arguments qu’avait développés le CNPA lors de ses premiers états généraux tenus en mars 2015, dans les locaux même du ministère de l’Économie… On avait parlé de proximité entre le ministre et le président du CNPA, alors que ce dernier militait pour la mise en œuvre d’un « pacte de mobilité », avec pour objectif la valorisation des métiers de la filière aval de l’automobile en leur confiant notamment la gestion du parc roulant.

C’est dans le cadre de ce pacte de mobilité que le CNPA avait imaginé, l’an dernier, un plan de reprise des véhicules diesel de plus de 10 ans (les plus vieux sont les plus polluants) qui aurait permis à ses bénéficiaires d’acheter non pas un véhicule neuf, mais une voiture d’occasion, grâce à un coup de pouce de l’État, soit via une prime directe soit par un prêt incitatif. L’idée était alors de rajeunir le parc des véhicules concernés d’au moins cinq ans. Mais on se souvient des changements qui sont intervenus dans le gouvernement de François Hollande et la suite heureuse que connut Emmanuel Macron.

NE PAS SE PRÉCIPITER

Depuis, les choses n’ont pas eu le temps de changer, la future prime à la casse se faisant désirer. Pour autant, si l’on sait que le président Macron veut aller vite depuis son élection, Francis Bartholomé invite les autorités à ne « pas se précipiter et à conduire unevraie étude d’impact » pour cibler au mieux les bénéficiaires du prochain dispositif. « 2 000 € c’est bien, mais il faut que cette prime serve à quelque chose ! On s’adresse aux gens les plus pauvres. Dans bien des cas, il faudrait consentir une aide plus importante, jusqu’à 4000, voire 5 000 €, car pour beaucoup, les tarifs des voitures restent inabordables. On peut le faire. L’automobile rapporte 60 milliards d’euros par an avec le carburant, les taxes… On peut dégager un milliard d’euros pour ce plan ! »

En réalité, deux phénomènes qui se conjuguent devraient imposer d’agir vite. D’un côté, les législations se font plus contraignantes vis-à-vis des utilisateurs des véhicules les plus polluants. Plusieurs villes les interdisent lors des pics de pollution et la tendance va aller crescendo puisque notre gouvernement entend « mettre fin à la vente des voitures émettant des gaz à effet de serre d’ici 2040.»

Une gageure quand on sait que le parc automobile français ne cesse de vieillir d’année en année. Ces deux courbes sont-elles conciliables ?

8,9 ANS - L’âge moyen d’une voiture en France. Il ne cesse d’augmenter. En 1992, l’âge moyen n’était que de 6,7 ans ! En 2015, Francis Bartholomé rappelait que 14% des Français vivaient sous le seuil de pauvreté


L’automobile rapporte 60 milliards … On peut dégager un milliard oour ce plan
Francis Bartholmé

LES AIDES ACTUELLEMENT EN VIGUEUR

Il est fréquent que des constructeurs, pour inciter à l’achat d’un modèle particulier, proposent eux-mêmes une remise sous condition de reprise d’un véhicule destiné à la casse.

Indépendamment, les pouvoirs publics proposent des aides, plus ou moins incitatives, comme la prime à la conversion en vigueur depuis 2015. Pour

l’année 2017, cette prime se monte à 4 000 € pour l’acquisition d’un véhicule électrique et à 2 500 € pour l’achat d’une voiture hybride rechargeable émettant entre 21 et 60 grammes de CO 2/km. Ces primes se cumulent avec le bonus écologique. Pour bénéficier de la prime de conversion, l’achat du véhicule neuf doit s’accompagner de la destruction d’un vieux véhicule diesel immatriculé avant le 1 er janvier 2006.

De même, pour les personnes non imposables existent des aides à l’achat d’un véhicule neuf ou d’occasion dès lors que celui-ci ne roule pas au gazole et qu’il respecte un tableau strict de taux d’émission de CO 2 . Ces acheteurs doivent aussi mettre à la casse un véhicule diesel immatriculé avant le 1 er janvier 2006.

Mais ces aides sont minimes : 500 ou 1000 €, selon la norme Euro du véhicule acheté. Or, selon Les Échos, seulement 25 primes ont été versées en 2016 !

AVEC UNE PRIME DE 2 000 €, ACHÈTERIEZ-VOUS UNE VOITURE NEUVE ?

Claire possède une Clio 3 diesel : « Ma voiture a 9 ans, je l’ai achetée en 2014, elle n’avait que 7 000 km, elle en compte dix fois plus. Non, je ne me vois pas acheter une voiture neuve, parce que je n’en ai pas les moyens, surtout que si je devais changer, ce serait pour une hybride ou une électrique, enfin, une voiture propre. Un exemple dans ma famille ne m’encourage pas dans cette voie, la voiture manquait d’autonomie. 2 000 €, ce n’est pas assez incitatif, à moins que plusieurs aides se cumulent. »

Nathalie est propriétaire d’une C3 diesel : « Ma Citroën date de 2003, je l’ai achetée d’occasion avec moins de 100000 km au compteur. Non, je ne la changerai pas pour une neuve, c’est beaucoup trop cher. Admettons que cette voiture coûte 20.000 € et qu’on me donne 2 000 € : je n’ai pas le reste pour une voiture, je préfère consacrer mon argent à l’aménagement de mon logement, à des travaux. Potentiellement, j’aimerais rouler avec une voiture électrique, mais rien que la location mensuelle de la batterie correspond à mon budget carburant. »

Laurent possède une Xsara diesel : « Il faut voir quels avantages peut me permettre une telle prime, mais je doute que ce soit intéressant. Ma Citroën a 19ans et je la garde ! Je l’ai achetée d’occase à 120 000km, elle en a maintenant 270000 km, elle consomme 8l/100 km et je n’ai aucun problème avec, il n’y a quasiment pas d’électronique dessus, un contrôle technique tous les deux ans me suffit. »

CRIT’AIR : UNE VIGNETTE POUR INCITER À MOINS POLLUER

Tout est fait et sera fait pour inciter les usagers à moins utiliser leur vieille voiture, voire à la changer pour une moins polluante.

La vignette Crit’Air y participe. Elle est déjà obligatoire à Paris, des communes environnantes, Grenoble, Lyon, Villeurbanne ; elle le sera à partir du 1 er septembre dans la métropole strasbourgeoise, à Lille et Bordeaux. D’autres villes suivront.

Le principe de cette vignette qui ne s’achète qu’une seule fois par véhicule (toutes catégories sont concernées, moto, voiture, camion, autocar, etc.), est d’identifier, grâce à sa couleur, son niveau de pollution. La couleur correspond à la motorisation et à la date de la première immatriculation.

Quelques exemples : la verte (1) équipe tous les véhicules électriques et à hydrogène, quelle que soit leur date. La violette (1) est attribuée à tous les véhicules roulants hybrides rechargeables ou roulant au gaz. La jaune (2) est délivrée pour les voitures diesel immatriculées depuis le 1 er janvier 2011, la grise (5) est attribuée à celles immatriculées entre le 1 er janvier 1997 et le 31 décembre 2000…

À Paris, les véhicules avec vignette grise (5) ne peuvent déjà plus rouler du lundi au vendredi de 8 h 00 à 20heures. L’accès à Paris est purement et simplement interdit aux véhicules qui ne sont plus dans les clous pour obtenir une vignette (des règles diffèrent pour les véhicules de collection). Quand des pics de pollution sont annoncés, les autorités réglementent la circulation en fonction de la couleur des vignettes.

LE PARC AUTOMOBILE EN FRANCE

Il s’approche des 40 millions de véhicules : au 1 er janvier 2017, il était de 39,14millions, soit une hausse de 1,2 % en un an. Or, sur les sept premiers mois de 2017, le marché des voitures particulières neuves est en hausse de 3,8 %, celui des utilitaires légers neufs de 7,2% et celui des véhicules industriels neufs de 5,8 %.

UN PARC QUI VIEILLIT

Si l’âge moyen d’une voiture ne cesse d’augmenter pour atteindre 8,9 ans, sa durée de vie moyenne atteint 17 ans et demi.

L’EFFET DES PRIMES À LA CASSE

En 2014, 1,1 million de véhicules hors d’usage (VHU) ont été pris en charge par quelque 1 600établissements agréés. On en avait dénombré 1,5 million par an entre 2009 et 2011 (période de prime à la casse).

En 2014, le taux de réutilisation et de valorisation des VHU était de 91 % (source Adème), soit une augmentation de 10points par rapport à 2010.

J-M FRANÇOIS

Extraits de l' union du 19/08/2017

    

    

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Beaucoup y pensent...


L’Aeromobil est prévu en série à l’horizon 2020. AFP

Le géant des voitures avec chauffeur Uber a justement lancé un projet, baptisé « Elevate », censé utiliser un réseau d’appareils électriques à décollage vertical, et vise de premières démonstrations en 2020.

L’émirat de Dubaï pourrait coiffer tout le monde au poteau, de petits hélicoptères électriques et autonomes devant commencer à y opérer dès cette année.

« Il existe « un réel appétit, un réel intérêt » pour ce type de transport dans des villes de plus en plus congestionnées, pour Jean-Brice Dumont, responsable de l’ingénierie d’Airbus Helicopters.

L’entreprise a présenté au dernier salon automobile de Genève un prototype de voiture volante modulaire, «Pop Up », en coopération avec une filiale de Volkswagen. Mais l’avionneur reste pour l’instant « dans une logique de maturation de technologie », dit M. Dumont. Boeing, de son côté, n’a pas encore abattu ses éventuelles cartes.

Extraits de l' union du 25/06/2017

    

    

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Bonus-malus écologique : l'État resserre la bride aux automobilistes

Si le gouvernement incite toujours les conducteurs particuliers à acheter des véhicules plus propres, il a tout de même opéré un sérieux tour de vis sur le fameux bonus-malus écologique. On fait le point sur les dernières évolutions en la matière.


L'application du bonus-malus écologique peut faire la différence au moment d'acheter un nouveau bolide. iStock/City Presse

GROS PLAN

Des petits plus conservés

•.- La prime à la conversion : elle octroie une aide pour le remplacement d'un ancien diesel par une voiture neuve et peut se cumuler avec le bonus écologique. Vous pouvez alors profiter d'une enveloppe totale de 10.000 € pour passer du diesel à l'électrique et de 3.500 € si vous préférez un modèle hybride rechargeable.

•.- Une aide aux automobilistes non imposables : ils peuvent obtenir un coup de pouce supplémentaire s'ils procèdent eux aussi à cette substitution. Dans ce cadre, l'enveloppe peut atteindre 1.000 € pour l’acquisition d'une voiture essence émettant moins de 110 g de C02 et respectant la norme Euro6 ; ou 500 € si elle respecte la norme Euro5.

Vous comptiez profiter de la prime écologique pour alléger la facture de votre prochain bolide ? Attention à bien le choisir ! Compression budgétaire oblige, l'État n'est plus aussi généreux qu'avant en la matière. La loi de finances pour 2017 a en effet procédé à un toilettage des différents dispositifs visant à valoriser l'achat d'une voiture propre et a pénaliser celui d'une auto polluante.

UN BONUS REVU À LA BAISSE

Le montant du bonus se réduit d'année en année. Prenons le cas des véhicules hybrides rechargeables émettant entre 61 et 110 g de C02 : alors qu'un acheteur pouvait obtenir 2000 e d'aide en 2015, contre 750 s en 2016, il n'a désormais plus droit à rien ! Les hybrides non rechargeables, de même que ceux combinant électricité et diesel, sont eux aussi exclus du dispositif.

Le bonus écologique atteint 6000 € maximum pour l'achat d'un véhicule électrique

La prime écologique est dorénavant recentrée sur les voitures dont le taux d'émission de dioxyde de carbone est inférieur à 60 g par kilomètre. Les versions électriques permettent ainsi d'obtenir jusqu'à 6.000 € d'aide, contre 6.300 € précédemment, dans la limite de 27 % du coût d'achat. Quant aux modèles hybrides rechargeables, ils donnent droit à une prime de 1.000 € lorsque le taux de C02 est compris entre 21 et 60 g.

Nouvellement inclus, les deux ou trois roues et quadricycles à moteur électriques bénéficient d'un coup de pouce de 250 € par kilowattheures d'énergie de la batterie, dans Ia limite de 1.000 € ou de 27 % du coût d'acquisition. Quant aux vélos à pédalage assisté, ils ont droit à un bonus fixé à 20 % du prix d'achat et 200 € maximum, pour l'heure prévu jusqu'au 31 janvier 2018.

LE MALUS POUR LES AUTRES

La loi de finances 2017 a par ailleurs abaissé le seuil d'application du malus. Pour ne pas voir sa facture d'achat augmenter, votre nouveau bolide doit émettre moins de 127 g de C02 km, contre 130 g l'an dernier.

Au-delà, le législateur sanctionne votre choix en appliquant une taxe lors de l'établissement de votre certificat d'immatriculation. Dans le cas de l'acquisition d'un véhicule neuf, cette écotaxe dite « malus » varie en fonction d'un barème progressif comprenant une soixantaine de tranches ! Comptez 50 € pour les véhicules émettant 127 g et jusqu'à 10.000 € pour les plus gros pollueurs émettant 191 g et plus.

Pour les voitures d'occasion mises en service depuis le 1er juin 2004, cette taxe additionnelle dite taxe C02, s'élève à 2 € par gramme de dioxyde de carbone pour un taux supérieur à 200 g de C02 et inférieur ou égal à 250 g de C02, et à 4 € par gramme, pour un taux supérieur à 250 g de C02. A ces surtaxes à l'achat, s'ajoute une taxe annuelle de 160 € pour les véhicules les plus polluants, ceux émettant entre 190 et 250 g selon l'année de première immatriculation.

Julie POLUZZI

Extraits de l' union du 05/06/2017

    

    

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La police veut devenir invisible sur les applis

Diverses applications signalent aux automobilistes la présence des policiers. Un problème selon eux


Un projet de décret a été transmis à la Commission Européenne

Coyote. Waze. Tom-Tom ... Le ministère de l'Intérieur réfléchit à « rendre invisibles les forces de l'ordre » sur les applications qui permettent leur signalement, « lors de certains contrôles sensibles, une mesure dénoncée par une association d'automobilistes. Ces applications, embarquées à bord des voitures, permettent aux conducteurs de signaler aux autres les dangers, embouteillages, voitures arrêtées, ainsi que la présence de policiers ou gendarmes.

Le signalement des policiers « constitue une difficulté supplémentaire pour les forces de l'ordre signalées dans les quelques minutes qui suivent leur mise en place », indique-t-on place Beauvau. « Si le signalement des forces de l'ordre peut contribuer à faire baisser la vitesse, il a en revanche un impact très négatif en cas d'alcoolémie, de consommation de drogues, de recherche d'individus, notamment terroristes, criminels ou évadés de prison », poursuit le ministère de l'Intérieur.

LA MORT DE CERTAINES APPLICATIONS

Le ministère « a entamé des travaux, associant notamment les principaux fabricants de ces applications, afin de mettre en place un système qui permette de rendre invisibles les forces de l'ordre, à leur demande, lors de certains contrôles sensibles », ajoute-t-il. Il précise qu'un « projet de décret a été transmis à la Commission européenne ». Pour la Ligue de défense des conducteurs, « c'est la mort certaines de ces applications communautaires que le gouvernement vient de signer ». Car, selon elle, les applis et les réseaux sociaux, « dans l'impossibilité de connaître les périmètres définis en question, se verront dans l'obligation de cesser purement et simplement tout signalement. »

L'association a lancé une pétition en ligne destinée à la Commission européenne, qui dispose de trois mois pour donner son avis sur le projet de décret. Elle avait recueilli jeudi plus de 38.000 signatures, selon le site de la Ligue de défense des conducteurs.

Extraits de l' union du 28/04/2017

    

    

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 Le plus grand scandale routier de l’histoire

Entretien avec Pierre Chasseray, délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes, sur ce qui attend, ou pas, les conducteurs.


Pierre Chasseray, en train d’essayer un éthylotest connecté. « 40 à 50 % des accidents sont dus à une conduite sous addiction. » - J.-M. François

L’association 40 millions d’automobilistes, reconnue d’intérêt général, existe depuis 2006 et siège au Conseil national de la sécurité routière. Pierre Chasseray en est le délégué général depuis 2012. Il a été auparavant le communicant de l’organisation non gouvernementale de protection de la nature WWF

L’État va-t-il privatiser la gestion des radars embarqués ?

C’était dans les cartons. L’expérimentation a été tentée en Normandie. L’objectif est de confier à des organismes privés la gestion des voitures équipées d’un radar, jusqu’ici conduits par les forces de l’ordre, afin de réaffecter celles-ci à d’autres missions. J’ai fait de cette question un cheval de bataille. Il n’est pas imaginable de laisser passer ce qui serait le plus grand scandale routier de l’histoire. Il ne faudra pas s’étonner que des sociétés privées cherchent à gagner de l’argent en flashant à tout-va pour respecter des critères de rentabilité et d’efficacité qu’elles se seront fixés. Je rappelle qu’il n’y a pas de marge de tolérance sur ces appareils qui ne sont pas essentiels à la sécurité puisque les gens qui se font flasher ne se font pas arrêter ! Et rien n’empêche d’affecter d’autres fonctionnaires à la gestion de ces radars puisqu’on ne cesse de parler de redéploiement dans la fonction publique.

Que vous disent les candidats à la présidentielle sur cette mesure ?

Plusieurs se sont engagés auprès de « 40 millions » pour dire non à la privatisation, Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud, Marine Le Pen… On attend la réponse d’Emmanuel Macron, je pense qu’elle ira dans notre sens. Quant à François Fillon, il répond sans s’engager sur ce point.

Une diminution de la vitesse est-elle envisagée ?

Non. Sauf si c’est Benoît Hamon qui est élu. Il est pour la limitation de la vitesse, la privatisation des radars et leur augmentation. Chantal Perrichon, qui tient les rênes de la Ligue contre la violence routière, milite pour un abaissement de la vitesse à 110km/h sur les autoroutes, à 70km/h sur le réseau secondaire et à 30km/h en ville. Elle était parvenue à vendre cette idée à Manuel Valls en se fondant sur le théorème de Nilsson, un Suédois qui, en 1982, aurait établi qu’une diminution de la vitesse de 1km/h entraînerait une baisse de 4 % du nombre des accidents mortels. Sauf que c’est faux : le bon théorème est que 1km/h de plus engendre 4 % de morts en plus.

Manuel Valls n’a pas donné suite, contrairement à ce qu’on pouvait penser…

En Allemagne, la vitesse sur le réseau secondaire est limitée à 100km/h mais il y a 20 % d’accidents de moins qu’en France. En Angleterre, la vitesse est limitée à 60miles soit 97km/h. Nous sommes allés enquêter en Angleterre alors qu’on retirait des radars, pour réaliser un film. On n’est flashé sur les routes secondaires anglaises qu’à partir de 111km/h : on comprend pourquoi les Anglais sont pour les radars !

Nous avons présenté notre film à l’Assemblée nationale ainsi qu’à Bernard Cazeneuve qui venait d’arriver à l’Intérieur. Nous avons été suivis. Notre film a permis de faire savoir aux cabinets ministériels que la sécurité routière n’était pas à la hauteur.

Sur quels leviers agir pour faire baisser la mortalité en France, si ce n’est la vitesse ?

Sur les douze derniers mois glissants, la baisse de la mortalité, de 1 %, a été réamorcée. La sécurité dépend de trois facteurs : un automobiliste responsable, une voiture entretenue et une route entretenue. La conduite sous l’emprise d’une addiction (alcool, drogue) représente 40 % à 50 % des tués sur nos routes, mais la France a commis cette erreur d’imputer les accidents à la vitesse. On dépense l’argent dans des radars alors qu’une application de Google permet de savoir où se trouvent les contrôles d’alcoolémie en temps réel pour mieux les contourner !

Par ailleurs, dès 1995, une étude indiquait que dans 47 % des accidents, l’état de la route jouait un rôle primordial. Mais on est en train de reporter sur les générations futures tout l’investissement qu’on aurait dû faire depuis des années et on finira par fermer des routes devenues trop coûteuses.

Passer sous la barre des deux mille morts par an dès 2020 vous semble-t-il un objectif atteignable ?

On devrait être dessous depuis longtemps ! D’autres y sont parvenus (Allemagne, Espagne, Angleterre…), pourquoi pas nous ? Il faut que la route pardonne les erreurs de l’automobiliste. Il faut trouver le moyen d’éradiquer ce fléau franco-français qu’est l’addiction au volant. Il n’y a pas que la répression. Il faut convaincre les gens que boire au-delà de la raison et conduire ne sont pas compatibles.

Le futur gouvernement doit-il changer son délégué interministériel à la sécurité routière ?

Je fais partie de ceux qui militent pour le maintien d’Emmanuel Barbe. C’est quelqu’un de bien, d’honnête avec qui on peut discuter, même quand on n’est pas d’accord.

Jean-Michel FRANCOIS 

BIENTÔT UNE CAMPAGNE POUR L'ÉTHYLOTEST CONNECTÉ

40 millions d'automobilistes prépare une campagne d'information sur l'appareil qu'essaie Pierre Chasseray sur notre photo ci-dessus. Grâce à l'application Good Angel et cet éthylotest connecte, l'utilisateur (qui a préalablement entré son profil) est géolocalisé. l'appareil indique le moment à partir duquel le taux d'alcoolémie redeviendra légal. Grâce à une touche, il permet, à ceux qui sont hors limite, soit d'appeler un ami, soit d'accéder à un service de raccompagnement. « L'abonnement est de 5 euros par mois et vous avez droit à deux courses de taxi gratuite par an.

Le Témoin : Une bombe à retardement

Éric HARDY
Pdt du SPRIR

Dans 85 % des accidents mortels sur le réseau secondaire, l'état de l'infrastructure est en cause », indique Éric Hardy, président du Syndicat professionnel régional de l'industrie routière (Sprir) de Champagne·Ardenne. « En France, le patrimoine routier pèse environ deux mille milliards d'euros pour un million de kilomètres dont I.es deux tiers sont sur le domaine communal Mais on ne dépense que 16 milliards d'euros par an pour son entretien, moins de 1 % de sa valeur, l'absence d'entretien est une bombe à retardement au regard de la sécurité et du coût d'une réhabilitation tardive ! »

Extraits de l' union du 12/04/2017

 Les éthylotests anti-démarrage bientôt obligatoires

Le département va tester un dispositif plus strict de restitution du permis de conduire.


La restitution d’un permis, après sa suppression pour cause d’alcoolémie, pourra être conditionné par l’installation d’un système anti-démarrage. C. Lantenois

À SAVOIR

•.- L'alcool est el! cause dans près d'un accident mortel sur trots.

•.- Plus de 1000 personnes sont tuées chaque années dans des accidents avec alcool.

•.- Une personne qui a bu a' 8,5 fois plus de risque d'être responsable d'un accident mortel.

•.- Un conducteur sur trois déclare passer le volant quand il a un peu bu.

•.- 77 % des personnes interrogées explique empêcher un ami qui a bu de prendre le volant

Automobilistes de la Marne, attention. Si vous avez tendance à confondre alcool et conduite au volant, les conditions pour récupérer votre permis vont devenir beaucoup plus restrictives : Le département est en effet, avec la Drôme et le Nord, un-des trois français à tester un nouveau dispositif qui permettra aux préfets de délivrer un permis de conduire sous condition. Celui-ci entrera en vigueur dès le 1er décembre prochain et concerne les personnes qui ont vu leur permis suspendu ou annulé pour cause d'alcoolémie.

ACCEPTER ÉGALEMENT UN SUIVI MEDICO-PSYCHOLQGIQUE

Aujourd'hui, ces derniers, s'ils veulent récupérer leur permis de conduire, doivent obtenir un avis favorable de la commission médicale de la préfecture où a eu lieu l'infraction (ou à défaut de son lieu de résidence). À partir du 1er décembre, les médecins de la commission médicale auront aussi la possibilité de donner un avis favorable au préfet à la restitution d'un permis de conduire en y incluant deux conditions : l’usager devra faire installer volontairement et à ses frais, un dispositif homologué d'éthylotest d'anti-démarrage électronique dans le véhicule qu'il conduit. Il devra également accepter un suivi médico-psychologique dans un établissement spécialisé en addictologie.

Le préfet délivrera alors un permis de conduire d'une durée temporaire avec mention spécifique indiquant l'obligation d'installer ce système (afin de permettre le contrôle par les forces de l'ordre). Avec ces éthylotests anti-démarrage, il sera impossible de démarrer son véhicule si on a dépassé le taux d'alcool autorisé de 0,25 milligramme par litre d'air expiré (0,1 pour les personnes qui ont un permis probatoire.)

L'un des objectifs affichés de cette nouvelle mesure est « de lutter efficacement-contre la récidive de conduite sous l'emprise de l'alcool, tout en permettant, notamment en vue de l'exercice d'une activité professionnelle, la conduite à certains usagers sans risque pour les autres », explique le ministère de l'Intérieur. Jusqu'à présent, l'obligation de l'éthylotest d'anti-démarrage n'était imposée que dans un cadre judiciaire en cas de condamnation (composition pénale, peine complémentaire où alternative à l'emprisonnement), et depuis quelques jours également dans le cadre du contrôle judiciaire ou de sursis avec mise à l'épreuve. Le test de ce dispositif dans la Marne, la Drôme et le Nord se déroulera jusqu'au 31 décembre 2018. En fonction des résultats, il sera étendu à la France entière en 2019.

Grégoire AMIR-TAHMASSEB

Extraits de l' union du 23/11/2016

 Les éthylotests antidémarrage au point mort dans les voitures

Si ces équipements seront obligatoires au 1er septembre dans les bus et les autocars, le dispositif législatif a du mal à s'étendre aux particuliers.


Les EAD pourraient être prescrits à des conducteurs pris pour alcool au volant. AFP

Le principe de l'EAU est simple : le chauffeur souffle dans un éthylotest couplé au système de démarrage qui se bloque si l'alcoolémie est trop élevée

Souffler pour pouvoir démarrer : au 1er septembre, les éthylotests antidémarrage (EAD) seront obligatoires sur les bus et autocars mais la loi qui permet à des tribunaux de les imposer à des particuliers reste lettre morte, malgré leur efficacité unanimement reconnue.

Obligatoire depuis 2010 sur les bus et cars neufs transportant des enfants, les EAD devront désormais être présents sur tout véhicule de transport de personnes. Le parc est équipé « à 80-90 % », estime Stéphane Vialettes, directeur général d'Alcolock France, fabricant d'EAD : « On est de loin le premier pays au monde en nombre de véhicules de transport en commun équipés », confirme Charles, Mercier-Guyon, médecin du Centre d'études et de recherches en médecine du trafic : « Par contre, pour les particuliers ... »

Les peines EAD ne sont quasiment jamais prononcées

Le principe est simple: le chauffeur souffle dans un éthylotest couplé au système de démarrage qui se bloque si l'alcoolémie est trop élevée.

Alors que la mortalité routière est repartie à la hausse (+3,5 % en 2014, +3,8 % depuis début 2015 , les associations de sécurité routière et d'automobilistes aimeraient que ces EAD soient prescrits à des conducteurs pris pour alcool au volant, comme le prévoit la Loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (Loppsi 2) de 2011 et comme cela se fait déjà dans certains pays scandinaves, certains Etats des États-Unis ou au Canada.  « C'est une mesure qui aurait de vrais effets », estime Piérre Chasseray, de l'association 40 millions d'automobilistes. Surtout que Il la part des accidents mortels dus à l’alcool stagne autour de 30 % depuis dix ans », rappelle Jean-Yves Salaün, dont l'association Prévention Routière a participé à une expérimentation judiciaire des EAD en Haute-Savoie. Entre 2004 et 2011, 400 personnes condamnées pour délit alcoolique (plus de 0,8/1g de sang) , ont accepté d'installer un de ces dispositifs tout en suivant un accompagnement psychologique, voire médical pour les conducteurs dépendants, pour une période de six mois à trois ans.  « La récidive a chuté des trois-quarts par rapport au groupe témoin qui ne suivait pas le programme », explique Charles Mercier-Guyon, qui encadrait le volet médico-psychologique. Bien qu'intégrées à la Loppsi, les « peines EAD » ne sont quasiment jamais prononcées en France. Les causes sont multiples (suivi compliqué, homologation technique. Protection des données ..,.) mais la principale est le manque de centres installateurs, « environ 35 sur tout le territoire, contre 400 pour les autocars », selon Stéphane Vialettes .

« Les installateurs ne voient pas de marché, donc ils n'implantent pas de centres et le peu de juges qui seraient tentés de prononcer une peine EAD se disent : Mais il n’y a pas d'installateurs dans le département », explique Jean-Yves Salaün.

« C'est une très bonne mesure qui évite de désodariser les gens (avec un permis suspendu ou annulé) ou qui conduisent sans permis, C'est complexe à mettre en oeuvre mais on va se donner les moyens de la développer », assure le délégué interministériel à la sécurité routière

 Emmanuel Barbe

Extraits de l' union du 25/08/2015

    

    

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La vignette auto antipollution

 Les vignettes Crit'Air, pastilles distinguant les véhicules les plus propres des plus polluants, entrent en vigueur. Voici ce qu'il faut savoir sur ce dispositif antipollution.

A partir d'aujourd'hui, les automobilistes pourront demander la fameuse vignette de couleur, destinée à mieux gérer la circulation et lutter contre la pollution en ville. Le petit papillon ne sera toutefois utile que si les communes décident, comme Paris et 200 villes européennes, de mettre en place notamment des zones d'accès restreint.

1 - DES Vl6NETTES POUR QUOI FAIRE

Ce « certificat qualité de l'air » identifiera les véhicules selon leurs émissions (oxydes d'azote, particules), Une «pastille verte» avait déjà été instituée en 1998 par le gouvernement Jospin, pour les véhicules les moins polluants, ainsi autorisés à circuler lors des pics de pollution. Mais le dispositif fut levé faute d'efficacité, devant le nombre de dérogations et l'abandon de la circulation alternée.

Depuis la loi de transition énergétique de 2015, les collectivités peuvent créer des zones d'accès restreint.

La pollution atmosphérique, troisième cause de mortalité évitable, responsable de 48 000 décès annuels en France, est pour une bonne part liée aux transports. À Paris, 44 % des concentrations de particul~s viennent du trafic routier (près de 60 % si on inclut les imports), souligne Airparif.,chargé de la surveillance de l'air.

2 - COMMENT CA MARCHE

Le site www.certificat-air.gouv.fr ouvre ce matin. Les automobilistes pourront y demander leur vignette, ronde et de couleur. Elle leur sera facturée 4,18euros (dont 3,70 de coût de fabrication), et comportera un flashcode pou-r limiter les fraudes.

Pour les voitures particulières six macarons sont prévus: vert pour les «zéro émission» (éleetnque ou hYdrogène), puis numérotés de 1 à 5. Du no« 1 » violet pour les normes Euro 5 et 6 essence, au « 5 » gris pour les Euro 2 diesel. Pas de vignette en revanche pour les voitures immatriculées avant le 1" janvier 1997. Ce dispositif, baptisé ~Crit'Air », concerne aussi deux-roues, utilitaires légers, poids lourds, autocars, avec une classification différente.

Dans les rues, des panneaux de signalisation devront signaler les mesures en vigueur. dans certaines villes. Les contrevenants s'exposeront à une amende de 3' classe établie à 68 euros Iminorée à 45 euros en cas de paiement immédiat). Ne pas respecter les restrictions fait encourir une amende (contraventions de 4' classe pour les bus et poids lourds, 3ème classe pour les autres)

3 - QUELLES VIllES CONCERRNEES

Pour l'instant seul Paris a prévu des restrictions. Dès vendredi, les voitures immatriculées avant le 1·'janvier 1997 et les deux-roues' avant le 1er janvier 1999 ne devront plus circuler la semaine entre 8 et 20 heure.

Il y aura des contrôles, sans sanctions jusqu'en octobre. Difficile de savoir combien de voitures sont concernées, Selon le site d'annonces AutoScout24, près de 700000 véhicules ont plus de dixneuf ans en Ile-de-France, dont 74900 à Paris. Mais la part modale de l'autornobile au sein de la capitale est faible: 7 % des déplacements. Selon Airparif, ces mesures permettraient d'y réduire les polluants d'environ 5 %.

Grenoble pourrait recourir aux vignettes pour gérer les pics de pollution. À Strasbourg et Bordeaux, des consultations sont engagées. Vingt villes ont répondu à l'appel à projet «Villes re~pirables », qui inclut cette mesure. Pour l'Automobile Club Association, il s'agit d'un ((système cher, discriminant et inefficace Il.Pour les ONGenvironnementales, il faut au contraire mettre les bouchées doubles, en développant transports alternatifs et aides au renouvellement des véhicules.

4 - ET AILLEURS  

Des périmètres d'accès restreint existent dans quelque 200 villes euro- . péennes. Le mode d'identification des voitures va de la vignette en Allemagne à la reconnaissance des plaques par caméras en Grande Bretagne. Leur mise en place s'est accompagnée de mesures: mise en œuvre progressive, dérogations, aides financières etc.

« Dans tous les cas, des réductions ont été 'observées sur les concentrations en dioxyde d'azote et les concentrations en particules PM10 ». nolnre une étude de l'Agence de la maîtrise de l'énergie (Ademe).

Toutefois Il ce dispositif ne peut constituer à lui seul une solution », 'ajoute l'Agence, tout en l'estimant « nécessaire ».

Dans un autre avis, l'Ademe soulignait Que, pour améliorer la qualité -de l'air, il fallait d'abord agir sur les véhicules diesel, notamment les plus anciens non équipés des filtres à particules.

Les REPERES

PAS OBLIGATOIRE MAIS

•.- La vignette (Crit’Air reste facultative. Toutefois il est conseillé de s'en procurer une rapidement en cas de restrictions de circulation mises en place dans certaines villes.

•.- Les contrevenants s'exposeront à une amende de 3ème  classe établie à 68 euros (minorée à 45 euros en cas de paiement immédiat)

Le CHIFFRE : 26%

C’est le pourcentage de Parisiens, selon une étude, qui possédaient une voiture en 2010

LA PHRASE

« Ceux qui possèdent les vieux véhicules aujourd'hui en France sont ceux qui n’ont pas les moyens, ça relève moins d'un choix personnel que d'une contrainte économique. »

Flavien Neuvy, directeur de l’observatoire Cetelem de l’automobile.


A Paris, il y aura des contrôles mais pas de sanctions … jusqu’en octobre. AFP

Extraits de l' union du 05/06/2017

    

    

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Les tarifs des péages repartent la hausse, et ce n'est pas fini...

Après une pause en 201~, les prix des péages vont augmenter à nouveau à partir du 1er février. Avec, en plus, une majoration cette année pour compenser une taxe payée par les sociétés d'autoroute.


La hausse moyenne sera de D.86% sur le réseau Sanef (A26 et A4 dans la région~ Remi Wafflart

LES FAITS

•. - Le gouvernement avait gelé l'année dernière les tarifs des péages afin, notamment, de calmer l'opinion publique après la publication d'un rapport de l'Autorité de la concurrence estimant que les sociétés d'autoroute bénéficiaient d'une «rentabilité exceptionnelle, assimilable à une rente ».

•.- Sauf revirement de situation de dernière minute, il n’en sera rien cette année.

•.- La Sanef, qui gère les autoroutes A4 et A26 dans la région, annonce d'ailleurs une augmentation moyenne de ses tarifs de 0,86% début février. Au-dessus de l’inflation.

Les chiffres précis devraient êtres connus dans les prochaines semaines. Mais il est d'ores et déjà acquis par les sociétés d'autoroute que leurs tarifs vont augmenter au 1er février prochain,  « Cette hausse est encadrée par l'État qui est notre concédant, explique-t-on à la Sanef qui gère dans la région l'A4 et 1'A26. Elle diffère selon les sociétés mais, pour nous, elle sera en moyenne de 0,86% au 1er Février 2016 après une année 2015 qui avait vu les tarifs être gelés ».

Augmentations moins fortes sur le réseau Sanef

Attention, cela ne signifie pas que tous les prix actuels vont augmenter de 0,86 % au 1er février. Comme il s'agit d'une moyenne, la Sanef pourra ne pas pratiquer de hausse à tel endroit et au contraire en imposer une plus importante que les 0,86 % à un autre.

Et, étonnamment, les sociétés d'autoroute ont longtemps eu tendance à davantage augmenter leurs tronçons les plus rentables que les autres. Lors de la dernière hausse, en 2014, la hausse moyenne pour la Sanef était ainsi de 0,75 %. Les prix n'avaient pas changé pour des destinations locales comme Reims-La Veuve, Reims-Château-Thierry ou Reims-Dormans, Reims-Laon, mais, en revanche, sur les axes Reims-Paris ou Châlons-Paris les hausses avaient respectivement été de dix et vingt centimes, soit +0,96 % et +1,51%.

D’autres majorations des tarifs des péages, en plus de la hausse annuelle, sent actées jusqu'en 2023 par un décret paru au Journal officiel

Il est à noter, tout de même, pour être complet, que la Sanef est l'un des concessionnaires qui augmente le moins ses tarifs en comparaison des autres sociétés d'autoroute. Habituellement, deux paramètres sont pris en compte pour définir cette augmentation annuelle : l'indice des prix à la consommation et le programme d'investissements pluriannuels, une sorte de contrat de plan passé entre les sociétés et l'État. Cette année, une donnée supplémentaire entre dans ce calcul et vient alourdir la facture pour les usagers. Il s'agit d'une majoration des tarifs des péages pour compenser la hausse, intervenue en 2013, de la redevance domaniale que payent les sociétés d'autoroute à l'État. Ce « bonus » correspond en 2016 à +0,82% pour la Sanef (il est différent selon les concessionnaires autoroutiers).

Et cela continuera dans les années qui viennent, comme cela est stipulé noir sur blanc dans une série de décrets publiés au Journal officiel du 23 août 2015. Le texte prévoit en effet, pour la Sanef, une hausse annuelle des tarifs « majorée d'une hausse de 0,33%en 2017 et 0,67% en 2018 en compensation de la hausse de la redevance domaniale ». Et à ceux qui pensaient que cela serait éventuellement terminé en 2018, ils en seront pour leurs frais, et leur portemonnaie. Le même décret prévoit en effet que « pour les années 2019 à 2023, la hausse annuelle des tarifs de péage applicable aux véhicules au 1er février sera majorée d'une hausse de 0,11% chaque année, en compensation de l'absence de hausse tarifaire au 1er Jevrier 2015. »

Bref, même si l'État peut toujours mettre son grain de sable dans la mécanique, comme en 2015, il est aujourd'hui clairement acté une augmentation majorée des tarifs des péages au moins jusqu'en 2023 ...

Où passe l'argent des automobilistes

« Le péage est notre seule source de revenu », précise la Sanef. Concrètement, l'argent gagné sert, en plus de payer impôts et taxes (près de 40 % des revenus du péage), à investir dans des travaux de construction et de rénovation du réseau, à payer les agents exploitant l'autoroute, à rembourser les emprunts liés à la construction, à continuer à développer des services innovants et à rémunérer les actionnaires. Régulièrement, des .rapports et des avis soulignent tout de même que la part au bénéfice est belle, trop belle ? Du côté des concessionnaires on s'en défend et on rappelle les investissements réalisés chaque année sur les réseaux. Pour la Sanef, cela correspond à 180 millions d'euros en 2014 (les chiffres 2015 ne sont pas encore consolidés). Si l'on prend quelques exemples d'investissements dans la région, douze kilomètres de 1'A26 ont été rénovés l'année dernière au nord de Reims pour 5,9 millions d'euros. Ce fut également le cas de 40 kilomètres de l'A26 entre Saint-Gibrien et la Vallée de l'Aube pour 8,4millions d'euros, sans oublier des travaux sur la barrière de péage de Taissy pour finaliser le télépéage sans arrêt pour 7,1 millions d'euros et trois ponts réparés pour 1,3 million d'euros. Pour les projets 2016 dans la région, il y a notamment quinze ponts pour 3,2 millions d'euros et la chaussée entre Saint-Gibrien et Vatry.

La durée de concession allongée de 2.5 ans.

•.- Un plan de relance autoroutier leur charge exclusive pour a été signé en août dernier. un montant de 3,2 milliards d'euros.

•.- Il prévoit la réalisation par les sociétés concessionnaires d'une vingtaine d'opérations à leur charge exclusive pour un montant de 6.2 milliards d’euros.

•.- En contrepartie, la durée des concessions sera allongée de 2,5 ans en moyenne.

Le Chiffre :  1.623

 milliard d’euros, c’est le chiffre d’affaire de la  Sanef en 2014, pour un bénéfice de plus de 300 millions.

La PHRASE

« Pour cent euros de péages payés par l'usager, entre 20 et 24 euros sont du bénéfice net pour les concessionnaires d’autoroutes. »
          Autorité de la concurence

Grégoire TAHMA5SER

Extraits de l' union du 19/10/2015

    

    

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Les cartes Michelin s'organisent

Les GPS et la cartographie sur internet ont bien failli faire disparaître les bonnes vieilles cartes routières, mais Michelin ne se laisse pas abattre.


Il restera toujours des cartes traditionnelles pour rêver au voyage. AFP

En chute Libre depuis une quinzaine d'années, le marché des cartes s'est désormais stabilisé, indique Philippe Sablayrolles, responsable de la production cartographique du fabricant de pneus.

« On assiste à un changement de l'usage. La grande majorité des gens ne se servent plus de la carte pour faire du guidage et pour arriver à destination », observe-t-il. « Elle devient un objet de préparation et de découverte, et, moins de navigation. »

Chassée par le GPS, la carte a donc déserté les vide-poches des voitures, mais elle reste bien utile pour échafauder un voyage ou planifier une excursion. Et M. Sablayrolles d'évoquer avec gourmandise « le plaisir de la déplier sur la table. »

S'il vend moins de papier, le département cartographie de Michelin écoule encore entre 7 et 8 millions de cartes tous les ans - revendiquant notamment 75 % de parts de marché en France -, et aussi 2.4 millions de guides. Autant d'appréciables supports publicitaires pour les pneus. La direction est très évasive dès que l'on parle d'argent, se contentant de dire que cette activité représente un peu moins de 1 % du chiffre d'affaires du groupe (19,6 milliards d'euros en 2014), et qu'elle n'est pas déficitaire.

Après avoir tâtonné pendant quelques années, Michelin a stabilisé sa collection. Et continue même à sortir des nouveautés, cartographiant des destinations touristiques : Martinique, Guadeloupe, Réunion, Islande ... « Oui, il y a une baisse légère du marché, mais on est là, on est présents, on est reconnus et on gagne des parts de marché », souligne Claire Dorland-Clauzel, responsable des cartes et des guides chez Bibendum.

« Etre numéro un, ça aide à rester, évidemment », ajoute-t-elle malicieusement "Dans un monde qui est submergé d'informations, on se rend compte que les clients aiment bien être guidés », relève la responsable, pour qui l'assistance au voyageur est « enracinée dans l'ADN de Michelin » depuis le premier guide en 1900,

« L'assistance aux voyageurs est enracinée dans l'ADNde Michelin»

Claire Dorland-Clautel

Le site d’itinéraires ViaMichelin relooké

Reste que le géant français du pneu se devait de réagir sur le terrain du numérique, son application mobile de navigation, lancée en 2011, fait désormais fonction de GPS. Et surtout, il vient de relooker son site d'itinéraires ViaMichelin, créé en 2001, qui était resté un peu en jachère depuis quelques années.

« Il faut vivre avec son temps », s'amuse la patronne des cartes et des guides. Il est bien loin, le temps où Michelin proclamait qu'il refusait toute publicité. payée dans ses guides. Mais Claire Dorland-Clauzel est formelle : il n'y a aucune relation entre ceux qui les rédigent et leurs collègues du commercial. « L'indépendance de la sélection des restaurants, c'est le trésor de Michelin », souligne-t-elle. « Il y a des gens qui font la sélection, qui paient leur addition, qui sont anonymes et qui sont salariés. »

Et L'avenir? « On va développer des partenariats avec d'autres acteurs pour faciliter la mobilité des gens », juge-t-elle, « On ne fera plus les choses tout seul l »

A SAVOIR
ViaMichelin se modernise

•.-  Déclinée dans treize pays européens, la nouvelle version du site d1tinéraires MichE1Jinpropose 19 niveaux de zooms d'une cartographie homogène et intègre des services de l'application mobile, comme les conditions de circulation en temps réel. Et tant pis si les cartes ne sont,  bizarrement, pas toutes à jour.

•.-  Des boutons permettent de retrouver le fond de carte traditionnel…et aussi de localiser tous les restaurants McDonad’s de France, pub oblige.

Extraits de l' union du 19/10/2015

    

    

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Le déclin du diesel amorcé

Les ventes de voitures au gazole devraient baisser, mais il faudra du temps de la nouvelle politique de « diésélisation » se fassent sentir sur le parc automobile


L'écart entre fiscalité de l'essence et du gazole est d'environ 20 centimes d'euro. AFP

 
L'ESSENTIEL

•.- Le gouvernement à décidé mercredi de commencer dès l'an iscal dont bénéficie le gazole

par rapport à l'essence.

•.- Matignon a ainsi annoncé « le principe d'un rapprochement-en cinq ans entre le prix du gazole et celui de l'essence », pour mettre fin la « diésélisation massive» du parc automobile français.

•.- Dès l'an prochain. la taxation du gazole augmentera d'un centime par litre, puis une nouvelle hausse d'un centime aura lieu en 2017, tandis que celle de l'essence sera réduite

Les annonces gouvernementales devraient faire baisser rapidement les ventes de voitures au gazole, mais il faudra du temps pour que les effets de cette nouvelle politique se fassent sentir sur un parc automobile français aux deux tiers « diésélisé ». De plus de la moitié des immatriculations neuves en France aujourd'hui, le diesel devrait descendre rapidement à un tiers, ont indiqué plusieurs experts, avec des conséquences sur les constructeurs, les émissions de CO² et les propriétaires qui vont perdre de la valeur à la revente.

Le futur resserrement graduel de l'écart entre fiscalité de l'essence et du gazole, actuellement d'environ 20 centimes d'euro, constitue un tournant majeur après des années de soutien au gazole.

« Remise en cause fondamentale du mythe»

Matignon a noté mercredi soir que cet écart a  « induit une diésélisation massive du parc automobile, qui suscite une préoccupation légitime de nombreux français quant à son impact sur la qualité de l'air ». L'annonce intervient moins d'un mois après le début du scandale de tricherie aux émissions d'oxydes d'azote (NOx) par Volkswagen sur ses diesels. Ces moteurs étaient déjà sur une trajectoire négative en France: ils équipaient 55,7 % des voitures .mises en circulation en septembre, contre 64 % pendant toute l'année 2014 et un pic de 77,3 % en 2008. La décrue « va s'accélérer de façon considérable », prédit Flavien Neuvy, directeur de l'Observatoire Cetelem de l'automobile. Pour lui, à prix identique de l'essence et du gazole, « en dehors des très gros rouleurs (... ), il y aura très peu de gens qui auront intérêt à acheter  des diesels à l'avenir ». Et les acheteurs vont changer très vite de comportement.

« À terme, on va se retrouver à peu près au niveau du début des années 1990 où on avait 33 % de ventes dieselé », assure M. Neuvy, un ordre de grandeur également évoqué par l'agence de notation Standard and Poor's.« On pourrait inverser la tendance, passer à 40 %de diesel et 60 % d'essence sur un ou deux ans» en France », confirme Sébastien Amichi, du cabinet Roland Berger, qui évoque « une remise en cause fondamentale du mythe marketing du diesel, l'efficience et l’économie ».

Toutefois, note M. Neuvy, il va se passer .beaucoup, beaucoup de temps» avant que le parc automobile existant évolue. En France, il était composé à 62,4 % de diesel début 2015. L'âge moyen des voitures était de 8,7 ans.

Selon l'association « Diéséliste de France », 61 % des voitures diesels dans l'Hexagone ont été mises en circulation avant-que les filtres à particules aient été rendus obligatoires en 2009. « Il y a tout un parc de voitures diesel de plus de six ans qui cracnent des particules », relève M. Amichi, et le réduire rapidement nécessiterait de couteuses primes à la casse.

« Nous sommes tout à fait concients de l'importance de l'industrie du diesel aujourd'hui en. France, mais il faut en même temps que notre industrie se transforme, se modernise pour prendre en compte l'ensemble des priorités », a jugé,  hier, le ministre de l'Économie Emmanuel Macron.

Les pouvoirs publics, il y a vingt ans, avaient favorisé le. diesel au nom de I ’éducation de la dépendance vis à vls des hydrocarbures d'importation. Aujourd'hui, en période de pétrole moins cher, l'industrie automobile est aussi confrontée à la problématique du réchauffement climatique.

« Qui dit essence dit plus d'émissions de CO2»

« Or, qui dit essence, dit plus de consommation d'énergie fossile et plus d'émissions de C02 », résume M.Neuvy, Dès juin dernier, l'Association des constructeurs automobile européens avait prévenu qu'il serait difficile d'atteindre les objectifs, de 95 grammes de CO, par kilomètre au sein de leurs gammes à 1horizon 2020 sans une importante contribution du diesel.

Un geste pour les ménages modestes

Pour faire passer la pilule de l'augmentation de taxation du diesel, alors qu'il se flatte d'avoir tourné la page des augmentations d'impôts et du « ras-le-bol fiscal », le gouvernement promet qu'il n’utilisera cette recette pour financer l’allégement de la fiscalité locale des contribuables modestes, et notamment des retraités, conformément à ses objectifs de justice sociale, partagés par la majorité parlementaire. Une annonce aussitôt suivie à l'Assemblée nationale, mercredi soir, par le  vote d'un amendement socialiste en ce sens au projet de budget 2016. Ce geste supplémentaire pour les ménages modestes devrait se chiffrer à près de 250 millions d'euros. En outre, le gouvernement va renforcer la prime à la conversion» des vieux véhicules diésel instaurée cette année pour pousser les propriétaire à les remplacer, en élargissant son assiette aux modèle plus de dix ans et en doublant son montant de 500 euros à 1.000 euros.

Les REPERES

•.- DE VIFS DÉBATS DEPUIS DES ANNES

Dès 2012, un rapport sur la fiscalité écologique avait prôné la suppression de l'avantage fiscal du diesel.

Mais le gouvernement avait écarté une telle mesure en pleine flambée des prix à la pompe et après avoir échoué â geler le prix des carburants, au grand dam des verts.

•.- Le CHIFFRE : 62,4

C’est la part du diesel dans le parc automobile français  actuel.

•.- La PHRASE

« C’est une belle victoire. Nous le demandons depuis 1996. L’engagement de faire cela pendant cinq ans est une bonne nouvelle pour la santé des Français le diesel cause beaucoup de pollution. »

Emmanuelle COSSE, Secrétaire nationale d’Europe Ecologie Les Verts.

Extraits de l' union du 16/10/2015

    

    

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Un garage solidaire devrait voir le jour

Les Mécanos rérnois ont plus d'un bon plan dans leur caisse à outils ils rêvent d'ouvrir un garage associatif.


Féru de mécanique. Damien Loizeau espère ouvrir son garage solidaire d’ici six mois.

Deux ans qu'il planche sur son projet. Damien Loizeau, 27 ans, rêve d'un garage solidaire, un local où chacun trouverait tous les équipements nécessaires pour réaliser lui-même l'entretien de son véhicule tout en bénéficiant des bons conseils d'un professionnel. « Nous pensons d'abord aux personnes en difficulté, mais le garage serait accessible à tous », explique le jeune homme qui doit déposer les statuts de l'association d'ici un mois. Baptisée Les Mécanos rémois, la structure viserait également à aider au financement de permis de conduire, de stages de récupération de points et à l'achat de véhicules. Après avoir embarqué un collègue dans l'aventure, ce jeune Rémois a noué des contacts avec le président d'un autre garage solidaire implanté à Marseille. « Nous en sommes à l'étape du plan de financement. Nous avons d'ores et déjà trouvé un local, dont nous négocions actuellement le loyer », précise-t-il.

L'association vise également à aider au financement de permis de conduire de stages; de récupération de points et à rachat de véhicules

Concrètement, les membres de l'association, après avoir réglé une adhésion à l'année comprise entre 20 et 50 E selon les revenus, auront accès à un emplacement dans le local, à tous les outils nécessaires et à une assistance mécanique. Exemple de tarif : pour une simple vidange, il en coûterait une quinzaine d'euros (hors huile et filtre). À noter que sans adhésion, la location d'un emplacement et du matériel reviendrait à 20 E de l'heure « sourire et café compris. » Si ce projet lui tient tellement à cœur, c'est parce que lui aussi n'a pas toujours eu la vie facile. « J'ai tellement galéré pour avoir mon permis que ça m'a donné envie d'aider les autres. Et puis, je vois trop de vieux tacots rouler. Quand on sait que 18 % des accidents de la route sont liés à un mauvais entretien ... »

Le duo multiplie les coups de téléphone et les rendez-vous afin de mettre en place des partenariats. Objectif : obtenir des réductions sur les pièces automobiles, l'huile de vidange ou encore les contrôles techniques. Il est également à la recherche d'un comptable bénévole, en particulier, et de toutes autres bonnes volontés, en général. « Si tout se passe bien, le garage pourrait ouvrir d'ici six mois ».

Aude RENARD

Renseignement au 06 79 88 48 21.

 Extraits de l' union du 29/08/2015

    

    

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 Il répare votre voiture chez vous … ou sur le parking de votre entreprise

  
Dans son camion. le même équipement que dans un garage. A.B.

Vidange, plaquettes de frein, pneumatiques. diagnostic électronique. Quentin Godart fait presque tout mais ne touche ni à l'embrayage ni il la distribution

Quentin Godart, 21 ans, est mécanicien à domicile. « Pour tous ceux qui en avait marre d'attendre au garage, Je propose mes services  j'interviens chez vous, même lorsque, vous habitez en appartement. Il me suffit de m'installe sur une place de stationnement, j'interviens même sur un parking d'entreprise, quand j’ai l'autorisation évidemment. »

Depuis juin, le jeune homme a monté son auto-entreprise, Auto'mobile51 mais l'idée remonte à trois ans. « Elle ne vient pas de moi, mais de mon professeur au lycée, reconnaît Quentin Godart. Dès que j'ai eu mon bac professionnel Maintenance des véhicules automobiles en poche, j'ai tout de suite remarqué dans le garage où je travaillais que les clients bien souvent patientaient dans la salle d'attente et parfois assez longtemps, sans savoir comment s'occuper. Mécanicien à domicile est un métier d'avenir, j'en suis convaincu. Alors je me suis lancé avant que le marché ne soit vraiment saturé. »  Quentin Godart va voir son banquier, lui présente son projet, « j'ai tout de suite eu l'argent dont j'avais besoin

Son garage, c'est son utilitaire

Il peut assurer l'entretien ou la réparation de voitures même celles récentes bourrées d'électroniques. Son rayon d'action? « Je me déplace sans frai dans un périmètre de 30 km autour de Reims et jusqu'à 70 km à raison de 6 € par tranche de 10 km. » Et côté grille tarifaire : « j'essaye d'être moins cher que les centres auto du secteur. »

Pour l'instant, le démarrage, de son activité se fait en douceur. « Je n'ai pas eu grand monde en juin mais en juillet, avec le bouche-à-oreille, j'avais 3 à 4 voitures à m'occuper par semaine, c'est plus que ce que j'attendais pour un début. »

Vidange, changement de plaquettes de frein, de pneumatiques, diagnostic électronique, Quentin Godart fait presque tout « mais je ne touche pas à l'embrayage ni à la distribution. C'est trop compliqué, vu le peu de place dont je dispose. »

Le garage ambulant de Quentin Godart, un utilitaire blanc, est équipé « du même matériel que dans un garage traditionnel. La plupart du temps, je suis entièrement autonome grâce à un groupe électrogène mais dans quelques cas précis comme pour les pneumatiques, j'ai besoin d'utiliser un compresseur et là, il mefaut me raccorder à une prise électrique. »

Aurélie BEAUS5ART

Auto'mobile51 : 06 34 69 53 74 ou garage.automobile51@gmail.com

Extraits de l' union du 07/08/2015

    

    

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les voitures

La voiture du futur !

 Le nouveau contrôle qui fait peur
Le contrôle  technique nouvelle formule fait grimper l'addition

Contrôles plus chers et plus techniques 

 Les voiturettes Ligier font le plein
 LA VOITURE DU FUTUR POURRAIT PARLER AVEC VOUS

    

    

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

Le nouveau contrôle qui fait peur

C’est la ruée dans les centres de contrôle technique avant le changement de la réglementation.


« Dans la profession, tout le monde est débordé depuis plusieurs semaines», explique James Stalens, gérant d’un centre Autosur à Reims. Jean-Michel François

LES FAITS

*.- L’EUROPE veut réduire de 50 % le nombre de tués sur les routes d’ici 2020. Elle a pris une directive pour faire évoluer le contrôle technique automobile. La France se mettra en conformité à partir du 20 mai.

*.- LE NOUVEAU DISPOSITIF, outre qu’il va modifier la façon de contrôler les véhicules, instaure une nouvelle sanction : la contre-visite critique. Elle sera décidée pour les véhicules présentant un danger immédiat. Ceux-ci n’auront plus que 24 heures pour se rendre dans un garage avant immobilisation. Les propriétaires auront toujours un délai deux de mois pour faire effectuer la ou les réparations.

 Beaucoup d’automobilistes ont commencé à anticiper les nouvelles dispositions du contrôle technique qui vont entrer en vigueur à partir du lundi 20 mai. Bien des choses vont effectivement changer. Si les usagers de la route n’en connaissent pas forcément tous les détails, ils se focalisent, à tort ou à raison, sur deux idées-forces : les visites coûteront plus cher et il y aura plus de réparations à effectuer, donc à payer.

SUR LE PONT DÈS 5 H 30

Si bien que les centres où s’effectue le contrôle technique sont littéralement débordés. Certains exploitants n’hésitent pas à parler de « catastrophe ». Trois exemples le démontrent. À Sedan, Kamel Aït Dahmane gère le centre Dekra. « C’est bien simple, pour tenter de satisfaire la clientèle, je commence à 5 h 30 contre 9 heures auparavant et on est obligé de travailler pendant midi. Il se trouve que je m’occupe aussi des centres de Vouziers, de Villeneuve-Saint-Germain dans l’Aisne et de Soissons: c’est partout pareil, on est tous débordés. La semaine dernière, un employé de Villeneuve-Saint-Germain est même revenu de son plein gré travailler trois jours pour aider ses collègues alors qu’il était en vacances ! »

Ce n’est pas parce que les plages horaires ont explosé que les automobilistes obtiennent un rendez-vous à la date de leur choix : un délai est inévitable, mais pas aussi long que celui annoncé par Thierry Carrier, responsable du centre Auto sécurité à Soissons. Lundi 30 avril, il nous confiait : « Je n’ai plus de place avant fin mai début juin. (NDLR : donc après la mise en place de la nouvelle formule). Quand tout se passe bien, chaque contrôleur examine onze voitures par jour. »

Même tempo effréné du côté du centre Autosur de la rue Gutenberg à Reims : « Depuis au moins trois semaines, notre cadence est passée de 40 à 70 véhicules/jour », indique le gérant James Stalens. Celui-ci, à l’instar de ses collègues, considère plutôt logique le renforcement des contrôles.

Les contrôleurs ne se contenteront plus de constater mais d’évaluer la dangerosité d’une défaillance

Le CNPA

« Cela va pousser les gens à entretenir leur véhicule. Sous prétexte que les propriétaires avaient deux mois pour réparer avant une contre-visite, certains partaient en vacances en famille avec des pneus lisses ou pis encore.» Thierry Carrier note cependant que parmi le flot de voitures qu’il traite en ce moment, « les trois quarts passeraient la nouvelle réglementation sans encombre. »

À TERME, ÇA VA TUER NOTRE PROFESSION

C’est vrai qu’à partir du 20 mai, les contrôles, plus rigoureux, dureront plus longtemps, « près de 30 minutes aujourd’hui et de 45 à 60 minutes après », selon James Stalens . Que les contre-visites (classiques ou critiques) vont mathématiquement se développer. Que les garagistes vont avoir plus de travail. Et que tout cela aura un coût. Selon le CNPA, le prix moyen d’un contrôle technique est aujourd’hui de 65 €, celui d’une contre-visite de 14 €.

James Stalens assure qu’il n’alourdira pas ses factures, sinon d’un euro, leur tarif étant déjà passé à 67 € l’an dernier et à 81 € le 1 erjanvier. « Nous avons dû investir dans du nouveau matériel. Il n’est pas exclu que nous augmentions en janvier prochain à cause du contrôle antipollution. » À Soissons, Thierry Carrier a lui aussi anticipé et propose son contrôle à 79 € « mais avec une petite réduction de 10 à 12 % pour les bons clients ». Chez Kamel Aït Dahmane, le prix du contrôle est déjà passé de 70 à 75€. « La contre-visite coûtera plus cher, entre 10 et 30 € selon ce qu’il y aura à faire . » Une réelle inquiétude s’installe chez ces professionnels. « Les propriétaires qui ont les moyens, nous ne les voyons pas chez nous parce qu’ils changent de voiture tous les quatre ans. Le nouveau système va inciter les gens à se tourner plus encore vers la location longue durée », professe James Stalens. Pour sa part, l’entrepreneur sedanais s’attend à vivre des « mois très creux » après le boum actuel. « À terme, le durcissement du contrôle technique va tuer notre profession », redoute-t-il.

17,8 MILLIONS
de véhicules particuliers ont été contrôlés en 2017 (131.884 dans l’Aisne, 740363 dans les Ardennes et
150.557 dans la Marne). En moyenne, 81,43 % des véhicules ont été déclarés conformes

3 QUESTIONS à


Alain JARLAUD

Automobile Club de Champagne

Les usagers ont   raison d’être inquiets 

Que pensez-vous du nouveau contrôle technique ?

Les choses vont dans le bon sens en termes de sécurité routière. Il est capital de ne pas laisser rouler un véhicule défectueux, dont les freins ou les pneus pourraient par exemple faire défaut. Mais le nouveau dispositif ne sera pas sans conséquences. Les usagers commencent à en prendre la mesure. Depuis trois mois, nous observons une affluence dans les centres de contrôle technique. Ils se pressent pour prendre rendez-vous, quitte à avancer la date du contrôle de plusieurs semaines pour pouvoir bénéficier de l’actuelle réglementation. Ils sont inquiets et ont raison de l’être.

Pour quelles raisons ?

Le nombre de points de contrôle ne sera pas le seul à augmenter. Celui des avis rendus par les opérateurs le sera aussi. Aux avis favorable ou défavorable avec contre-visite s’ajoute un avis défavorable avec seuil critique. Et c’est là que le bât blesse. Si un avis défavorable avec seuil critique est rendu par l’opérateur au terme du contrôle, votre voiture sera frappée d’une interdiction de circuler. Vous ne disposerez que d’un délai de 24heures pour la déposer chez votre garagiste, sous réserve qu’il puisse s’en occuper. Si ça n’est pas le cas, vous n’aurez d’autre choix que de laisser votre voiture chez vous et de faire appel à un dépanneur pour qu’il la transporte jusqu’au garage. Vous disposerez d’un délai de deux mois pour faire faire les réparations.

Outre les critères parfois discutables tels qu’une perte de lave-glace entraînant un avis défavorable avec seuil critique, le nouveau dispositif aura aussi pour désavantage de coûter plus cher à l’usager. Le coût moyen d’un contrôle technique est aujourd’hui de 60 euros. Il sera dorénavant de 80, voire 100 euros. Et je ne parle pas de celui de la contre-visite, qui demandera plus de temps à chaque opérateur.

Comment faire durer sa voiture ?

Il est important de faire entretenir sa voiture, de suivre scrupuleusement les prescriptions du constructeur. Dans l’idéal, il faudrait pouvoir renouveler son parc plus rapidement. La moyenne est actuellement de treize ans.

Le problème, c’est que cela a un coût. La moindre voiture coûte 20000 euros de nos jours. Il n’y aurait qu’un moyen pour faire baisser le prix d’achat d’une automobile : que l’État consente à alléger ses taxes.

Mais comme elles rapportent plus de 50 milliards par an…

Propos recueillis par Sophie BRACQUEMART

Ces défauts qui imposeront une contre-visite critique…

« S’il y a défaillance, c’est qu’il y a danger. Les véhicules évoluent, les pratiques évoluent, il est normal que le contrôle évolue », se plaît à dire Bernard Bourrier, l’un des responsables du Conseil national des professions de l’automobile (CNPA).

Parmi les défaillances qui vont présenter « un danger direct et immédiat ou une incidence grave sur l’environnement » entraînant une contre-visite « critique » et donc l’immobilisation du véhicule après 24 heures de délai, citons notamment : absence de liquide de frein, disque de frein cassé, volant non fixé, absence de tout ou partie du pare-brise, dysfonctionnement de tous les feux stop, mauvaise fixation des roues, entrée de fumée ou de gaz d’échappement dans l’habitacle du véhicule, absence de plancher, ancrage des ceintures de sécurité arraché, siège conducteur non fixé, étincelles dans le câblage électrique, impossibilité d’enclencher une vitesse, etc.

Pour le CNPA, les défaillances critiques ne représentent que 20 % des 600 défaillances potentielles qui pourront être mises en lumière avec le nouveau contrôle..

Un petit vide juridique 

Le délégué au territoire du Conseil national des professions de l’automobile (CNPA), Joan Gobit, n’y va pas par quatre chemins. « Ces nouvelles mesures sont du bon sens en termes de sécurité routière. Elles vont permettre de sortir de la circulation des véhicules qui ne sont absolument pas conformes, roulant sur les jantes, n’ayant plus de plaquettes de freins, ayant un défaut d’étanchéité… »

Reste à huiler quelques rouages, concernant notamment les trajets domicile-garagiste et garagiste-centre de contrôle technique quand la voiture a été frappée d’une interdiction de circuler. « Il existe un petit vide juridique, admet-il, au sujet duquel le CNPA a interpellé le ministère des Transports. »

S’il n’est pas comblé d’ici à l’arrivée du contrôle technique nouveau le 20 mai prochain, les automobilistes pourront, selon le délégué au territoire, faire l’impasse sur le dépanneur à condition de pouvoir justifier de l’usage du véhicule pour se rendre chez le garagiste. « Leur rendez-vous fera office de laissez-passer. » Pour les trajets garagiste-centre de contrôle technique, ils s’en remettront aux réparateurs qui achemineront eux-mêmes les voitures aux centres de contrôle technique.

Dernier point : un contrôle complémentaire s’ajoutera à la liste le 1 er janvier 2019 : un contrôle antipollution. « Il aura pour but d’assainir le parc automobile. »

SOPHIE BRACQUEMART

Jean-Michel FRANÇOIS

Extraits de l' union du 30/01/2018

 Le contrôle technique nouvelle formule fait grimper l'addition

Beaucoup plus rigoureux mais aussi potentiellement plus cher, le contrôle technique va évoluer à partir du 20 mai puisque 131 points seront désormais contrôlés et pourront déceler jusqu'à 600 défauts. Gros plan sur cette réforme qui fait couler beaucoup d'encre.


Le contenu du contrôle technique va se renforcer au printemps. eiStoct City Presse

GROS PLAN

*.- La réforme du contrôle technique fait craindre plusieurs répercussions financières pour le budget des automobilistes : Ie coût du contrôle avec l'augmentation probable du temps d'examen, les centres risquent de facturer plus cher cette visite obligatoire.

*.- Le coût des réparations : il y a fort à parier qu'un rendez-vous en urgence chez le garagiste pour éviter de voir sa voiture clouée au sol coûtera bonbon en cas de contrôle s défavorable pour défaillances critiques. »

*.- Le coût des infractions: rouler sans un contrôle technique valide vous expose à une amende.de 135 €, tandis que vous encourez jusqu'à 1.500 € pour un abandon de véhicule.

L 'Union européenne s'est fixé comme ambitieux objectif de réduire de ... 50 % le nombre de tués sur les routes d'ici à 2020. Entre autres mesures pour y parvenir, une directive de 2014 a laissé quatre ans aux États membres pour renforcer le contrôle technique des véhicules. On le sait en effet, plus une voiture est ancienne, plus elle présente de risques en termes de sécurité routière et d'environnement, raison pour laquelle, dans l'Hexagone, elle doit être contrôlée quatre ans après sa première mise en circulation, puis tous les deux ans. En vertu d'un arrêté du 2 mars 2017, c'est à compter du 20 mai que cette nouvelle formule musclée sera appliquée en France, au grand dam des automobilistes...

131
À partir du 20 mai, 131 points seront contrôlés et pourront détecter 600 défauts

tLe niveau gravité pris en compteCertains craignent d'abord que le nombre de points de contrôle double, en passant à 400. Ce n'est cependant pas le cas, comme nous l'a confirmé le Conseil national des professions de l'automobile (CNPA). Cette réforme impose en effet 131 points de vérification, répartis en neuf fonctions, contre 124 points répartis en dix fonctions jusqu'à présent. Le vrai changement réside, en réalité, dans les défaillances potentiellement détectées, Alors que quelque 413 défauts différents pouvaient être identifiés auparavant, ils sont près de 600 avec cette formule, en raison de la prise en compte d'un nouveau niveau de gravité.

Ce contrôle distingue ainsi 136 anomalies « mineures », 336 « majeures » et 127 jugées dorénavant « critiques ». À titre d'exemple, un déséquilibre du freinage est considéré comme mineur s'il est compris entre 20 et 30 %, majeur s'il est d'au moins 30 % et critique s'il est d'au moins 50 % sur un essieu directeur.

Des réparations immédiates

Cette nouvelle évaluation du risque impacte également le résultat du contrôle technique. En plus du constat « favorable », signe qu'il n'y a que des défauts mineurs n'imposant pas de contre-visite, et « défavorable impliquant de procéder aux réparations et de les faire constater par une contre-visite dans les deux mois, un troisième résultat devient possible : celui de « défavorable pour défaillances critiques ». Il concerne les véhicules dont l'état présente « un danger immédiat pour la sécurité routière ou l'environnement », à cause, par exemple, d'un disque de frein cassé, d'une mauvaise fixation des roues ou encore de l'absence totale de feux stop .

Dans ce cas, heureusement rare, le contrôle technique ne permet de rouler que durant 24 heures. Au-delà, il faudra immobiliser le véhicule le temps de le faire réparer, sous peine d'écoper de 135 € d'amende. Si le délai pour réaliser la contre-visite ne change pas, mieux vaut alors aller fissa chez le garagiste !

Le spectre de la hausse des tarifs

Si la perspective de rouler en toute sécurité grâce à un contrôle technique plus rigoureux peut rassurer tout un chacun, bon nombre d'automobilistes redoutent d'en payer le prix fort. Alors que les centres facturaient en moyenne 65 € pour une quarantaine de minutes d'examen, il leur faudra sans doute davantage de temps pour déterminer le niveau de gravité des défaillances, augmentant de ce fait l'addition. En outre, alors qu'un CAP ou un BEP suffisait jusque-là pour devenir contrôleur, les candidats au poste doivent désormais justifier d'un bac professionnel en mécanique automobile, ce qui pourrait aussi se répercuter sur le prix final.

Julie POLIZZI

Extraits de l' union du 30/01/2018

 Contrôles plus chers et plus techniques

Les règles du contrôle technique automobile vont changer en mai 2018. Cédric Picard de Nouzonville  et James Stalens de Reims, tous deux de la profession, nous expliquent.


James Stalens, responsable d’un centre de contrôle technique à Reims, s’attend à devoir faire face au dépit des automobilistes.
Christian Lantenois

LES FAITS

*.- À PARTIR DU MOIS DE MAI, les règles du contrôle technique vont être modifiées.

*.- IL N’Y AURA PAS DAVANTAGE DE POINTS DE CONTRÔLE mais ils seront détaillés.

*.- DES DÉFAUTS QUI ÉTAIENT SEULEMENT SIGNALÉS généreront une contre-visite obligatoire.

*.- LES DÉFAILLANCES IMPORTANTES obligeront l’automobiliste à faire réparer dans les 24 heures.

*.- CONSÉQUENCE : hausse significative du coût pour les automobilistes

*.- BUT VISÉ : tendre vers zéro décès dans les transports routiers d’ici 2050

1 - LE CHANGEMENT PRINCIPAL

À partir de mai 2018, la France va appliquer une directive de 2014 prise par le Conseil de l’Union européenne (composé des ministres de chaque État membre). Elle imposera un contrôle technique des automobiles plus rigoureux. On passerait de 124 à 400 points de vérification pour obtenir l’autocollant valable deux ans. « Ce n’est pas exact » , rectifie Cédric Picard, patron d’un Dektra à Nouzonville. « On contrôle déjà tous les points concernés par cette directive. Ils sont simplement regroupés autrement. Le contrôle sera le même mais il faudra plus de temps pour le réaliser car on aura des choses en plus à formaliser et de nouvelles méthodologies à utiliser » , explique-t-il. « Il y a quelques points nouveaux comme les appuis-tête mais il faut arrêter de faire peur aux gens, le contrôle ne changera pas vraiment » , confirme James.

2 - LA DÉFAILLANCE CRITIQUE

Aujourd’hui existent les défauts mineurs qui sont signalés et les défauts majeurs à rectifier obligatoirement. À partir de mai va naître la défaillance critique : « C’est un dispositif déjà appliqué pour les poids lourds. Si on découvre une défaillance pouvant conduire à un accident (pneus lisses, freins défectueux…) le propriétaire de la voiture devra faire réparer dans les 24 heures. Au-delà de ce délai, il n’aura plus le droit d’utiliser le véhicule » , précise James Stalens.

3 - CONTRE-VISITES PLUS FRÉQUENTES

Aujourd’hui, la contre-visite (après réparation) est souvent gratuite voire très peu facturée. Elle va devenir payante : « Désormais, lors de la contre-visite de contrôle, nous serons tenus de vérifier l’ensemble du circuit et plus seulement la pièce qui aura été changée » , annonce Cédric. Par ailleurs, les défauts majeurs seront plus nombreux. Exemples : « Un voyant allumé sans raison sur le tableau de bord, le mécanisme de réglage des sièges ou encore un point de corrosion perforante ne seront plus seulement signalés. Il faudra aller faire réparer et revenir » , souligne James.

4 - TARIFS PLUS CHERS

Le contrôle technique va coûter plus cher aux automobilistes. « C’est inévitable puisqu’il prendra davantage de temps et que les contre-visites seront plus fréquentes. » Difficile pour l’instant de chiffrer l’augmentation de la visite mais, selon Cédric : « Il faudra au moins compter +20 %. »

5 - LE STATUT DES CONTRÔLEURS

Les techniciens des centres de contrôle technique vont devenir des inspecteurs. «C’est une façon de les rendre plus importants aux yeux des automobilistes. C’est un métier très pointu, avec de plus en plus de responsabilités, des évolutions techniques et des stages obligatoires. » Il fallait un CAP pour suivre la formation, il faudra un bac. Conséquence, selon Cédric et James : « On avait déjà du mal à trouver des employés. Cela va devenir encore plus compliqué. » Ils devraient logiquement être plus payés que les 1 400 euros actuels. Si augmentation il y a, elle a toutes les chances d’être répercutée sur le prix de la visite.

6 - LES BIENFAITS DE LA RÉFORME

L’Union européenne a pris cette directive en 2014 pour arriver proche de zéro décès sur les routes en 2050. La défaillance critique, qui oblige à réparer dans les 24 heures, est une bonne chose selon Cédric et James. « Aujourd’hui quand on décèle des pneus prêts à éclater, on laisse l’automobiliste repartir et il a deux mois pour réparer. Quand il y a vraiment un danger, il est normal de régler le problème dans les 24 heures » , estime Cédric. « Ce changement est bénéfique mais il faudrait donner aux gens les moyens de réparer sinon ils vont être fous » , ajoute James.

7 - HARMONISATION EUROPÉENNE

L’application de la directive de 2014 devrait permettre d’aller vers une harmonisation européenne.« Ce sera bien mieux pour les personnes qui achètent leur voiture à l’étranger. On saura exactement dans quel état elle est » , estime James.

8 - RUSH ATTENDU EN MARS-AVRIL

L’annonce des changements et la hausse des tarifs vont provoquer un rush dans les centres de contrôle en début d’année. Cédric s’attend à un mois d’avril 2018 très chargé . « Je me souviens du dernier changement lié à la réglementation de la pollution. On avait fait un mois de décembre équivalent à trois mois de travail habituel. Mais, bien sûr, on a fait un mois de janvier trois fois moins important. »

James prévoit des cas compliqués : « Ceux qui auront fait leur contrôle avant le changement et viendront pour la contre-visite après l’entrée en vigueur des nouvelles règles risquent d’avoir des surprises. »

9 - L’AVIS DU CONTRÔLEUR

Cédric a fait une école du contrôle technique avant de faire ce métier et de devenir patron d’un centre Dektra. Il se souvient très bien de l’un de ses premiers cours : « Le professeur a tracé deux traits au tableau. L’un était intitulé réglementation et l’autre complaisance . Il nous a dit qu’il fallait être entre les deux. « Rigoureux mais pas inutilement sévère. C’est une règle qu’il faudra garder à l’esprit au moment du changement de législation » . James, responsable d’un centre Autosur, craint les réactions des automobilistes quand ils se retrouveront avec des contre-visites pour un voyant inutilement allumé au compteur : « J’ai déjà vu des gens pleurer chez moi parce qu’ils n’avaient pas de quoi réparer. En cas de danger, je suis d’accord qu’il faut forcer les gens à agir vite mais quant à les envoyer au garage pour des choses qui ne mettent pas en cause directement leur sécurité, je suis plus dubitatif. »

Pas de contrôle technique pour les motos


Les forces de l’ordre utilisent un sonomètre pour vérifier le bruit des deux-roues. Celui-ci ne peut excéder 80 décibels pour une cylindrée supérieure à 175m3.
Christian Lantenois

Il n’existe pas de contrôle technique pour les motards et conducteurs de deux-roues. Cela dit, la porte pourrait ne pas rester fermée. Il y a un an, la fédération française des motards en colère (FFMC) avait manifesté contre la volonté de le rendre obligatoire lors de la revente d’une cylindrée. Une mesure qui aurait pu être en vigueur au second semestre 2017. Elle aura finalement été reportée sine die. Pour autant, certains motards se montrent plus souples. Comme Gilbert Brugnon, président du moto-club d’Épernay. « Personnellement, je ne suis pas contre le contrôle technique pour la revente. Cela rassure le vendeur et l’acheteur. Et dans 95 % des cas, les motos sont toujours dans un bon état. » Par contre, il juge plus sévèrement la mesure en vigueur depuis novembre 2016 de rendre obligatoire le port des gants de moto. « Le port du pantalon de cuir ou de la veste ne l’est pas donc ça va dire qu’on peut conduire en short avec des gants. Cela n’a pas de sens ! » Il constate également, notamment à Épernay, des contrôles un peu plus strict sur le bruit des deux-roues. La carte grise mentionne le seuil de bruit à ne pas dépasser. Au-delà, l’amende (de 4 e classe) peut aller jusqu’à 135 euros. Dernière évolution, réglementaire cette fois : depuis le 1 er juillet, les motards doivent avoir une plaque minéralogique bien visible des radars d’un format désormais uniforme (210 x130 mm)… sous peine d’une amende de 135 euros.

LES VÉHICULES MIEUX ENTRETENUS QUE LES ROUTES

Une étude du Syndicat des équipements routier démontre que dans 44 % des accidents, l’infrastructure routière est une des causes (marquage effacé, nid-de-poule, glissière de sécurité trop fragile…) Depuis trois ans, le budget de l’État et des collectivités consacré à l’entretien des routes a diminué de 9 %. Il n’y a, hélas, pas de directive européenne qui entrera en vigueur en mai 2018 pour les forcer à éradiquer les secteurs accidentogènes. Dans notre région, les exemples ne manquent pas où le doublement des voies n’aurait pas été un luxe : la route de Reims à Soissons, la nationale 4 entre Vitry et Sézanne, la route entre Reims et Épernay, la liaison entre Charleville et Hirson. En attendant, l’entretien des voitures va devenir plus cher. Principalement pour ceux qui n’ont pas les moyens d’en changer.

Claire  HOHWEYER

Extraits de l' union du 08/08/2017

 

 

 

 

Les voiturettes Ligier font le plein

Avec ses équipements dernier cri, la voiture. « sans perrnis » n'a plus rien du pot de yaourt pour retraités.


Le constructeur s'adresse, notamment, aux actifs urbains qui n'ont pas pu ou pas voulu passer le permis. AFP

A SAVOIR

•.- À l'origine de l'activité, il y a Guy Ligier, entrepreneur fortuné, ancien pilote et fondateur de l'écurie de Formule 1 du même nom, décédé en août 2015.

•.- Dans les années 80, il avait reconverti avec succès les locaux de son entreprise de travaux publics, situés à Abrest, en périphérie de Vichy, dans l'Allier.

•.- Plus de trente ans après, le temps des premiers modèles, à l'allure pataude et au moteur de tondeuse à gazon, est bel et bien révolu. Climatisation, écran multimédia, caméra de recul, vitres électriques, airbags et finitions cuir : la nouvelle génération n'a rien à envier à l'automobile classique.

La société de 300 salariés a sorti, en 2016, 14.700 véhicules de ses usines de Vichy et Boufféré, en Vendée, pour un chiffre .d'affaires de 141 millions d'euros (dont 60 % à l'export).

Chez Ligier, les quadricycles légers à moteurs sortent de leur image ringarde pour s'adresser à une clientèle rajeunie, en quête de mobilité. « Pendant longtemps, nos véhicules étaient discrets parce que nos clients ne voulaient pas être identifiés comme utilisateurs de « voiturettes », terme désuet et péjoratif », souligne le petit fils du fondateur, François Ligier, qui a pris le volant de l'entreprise familiale il y a cinq ans. « Aujourd'hui, ils n'ont plus honte, ils assument : le rouge est la couleur la plus vendue. » Avec son rachat en 2008 de la marque Microcar au groupe Bênéteau, le groupe Ligier est devenu l'un des poids lourds du secteur. Il partage avec son concurrent savoyard Aixarn (groupe Polaris) 80 % du marché européen. Après avoir calé pendant la crise, elle profite désormais pleinement du rajeunissement de sa clientèle. Depuis l'entrée en vigueur du permis AM (remplaçant le BSR et obligatoire pour toutes personnes nées après 1988), commun à J'Union européenne depuis janvier 2013, il est en effet possible de conduire ces engins dès 14 ans, comme un scooter. « C'est une bonne alternative aux deux-roues. On peut légitimement estimer qu'on est plus en sécurité dans un cocon, protégé par un châssis », estime M. Ligier. Un nouveau marché qui dope les ventes de ces véhicules à l'étranger, notamment en Italie où 90 % des clients sont des lycéens, et en Scandinavie.

Profitant des mutations du secteur, le constructeur s'adresse aussi aux actifs urbains qui n'ont pas pu ou pas voulu passer le permis. « L'enjeu aujourd'hui n'est plus forcément d'aller vite, de faire "vroum-vroum" avec un objet passion. L'enjeu, c'est d'avoir une autonomie avec un engin qui, certes, ne se déplace pas vite (45 km/h maximum selon la réglementation en vigueur) mais dont le confort est suffisant pour se rendre au travail », affirme le PDG de 37 ans.

Poussée à redéfinir son savoir-faire » depuis les soubresauts de 2008, l'entreprise s'est orientée vers un autre marché de niche : celui des micro-utilitaires professionnels, 100% électriques. Pour La Poste, elle a notamment développé deux véhicules, dont un scooter à trois roues.

Extraits de l' union du 04/05/2017

 

 

 

 

 LA VOITURE DU FUTUR POURRAIT PARLER AVEC VOUS

Les constructeurs sont nombreux à imaginer la voiture de demain. Elle sera peut-être autonome, mais elle entend bien garder un rôle central dans la vie des consommateurs.


Toyota a présenté le « Concept-i » au Consumer EIectrk Show de Las Vegas. Ce véhicule, imaginé par le géant automobile japonais, est équipé d'une Interface utilisateur à intelligence artificielle. AFP

L'ESSENTIEL

*.- Les véhicules sont déjà très connectés, et commencent à parler grâce aux assistants virtuels à commande vocale. –

*.-  Nissan et BMW ont annoncé au CES de Las Vegas, la grand-messe annuelle du secteur de l'électronique aux Etats-Unis, l'intégration de celui de Microsoft, Cortana, tandis que Ford a préféré Alexa, développé par Amazon.

*.- Plusieurs acteurs du secteur automobile envisagent aussi de personnaliser l'expérience de l'utilisateur avec la reconnaissance vocale, faciale, ou même biométrique.

*.- Cela pourrait permettre de proposer des programmes audio différents aux passagers d'une même voiture, de se rappeler des réglages de différents utilisateurs, ou d'adapter l'environnement intérieur à leur humeur et leur état de fatigue.

Elle pourrait vous aider à faire les courses, s'adapter à votre humeur, ou même parler avec vous, la voiture de demain n'aura peut-être plus besoin d'un conducteur, mais elle entend bien garder un rôle central dans la vie des consommateurs. « L'idée, c'est d'être davantage qu'une machine, d'être un partenaire, de vous rendre heureux », indique Amanda McCoy, une représentante du numéro un mondial de l'automobile Toyota.

« Cela passe par beaucoup d'investissements dans la conduite autonome et l'ajout d'émotions au véhicule. » Cela s'illustre dans le « Concept-i », un véhicule imaginé par le groupe japonais et équipé d'une interface utilisateur à intelligence artificielle.

PRODUCTION EN SÉRIE DE VOITURES SANS CHAUFFEUR AUX ALENTOURS DE 2020.

Dans la simulation réalisée au salon d'électronique CES de Las Vegas, la voiture commence à parler au conducteur dès qu'il s'installe au volant.

Elle suggère des destinations et demande d'en confirmer une pour programmer le logiciel de navigation. Elle l'observe avec une caméra, lui trouve « l'air très joyeux » et décide donc de prendre « la route la plus Joyeuse », car plus pittoresque. Dans le scénario d'une conduite manuelle citadine, le véhicule reste aux aguets, prévenant d'éventuels dangers (piéton, feu rouge) avec des signaux sonores et lumineux. Quand elle passe en conduite autonome la lumière ambiante change, les sièges avant s'inclinent et se mettent à masser le dos des passagers.

La société suisse Rinspeed présente à Las Vegas un autre prototype, le véhicule électrique urbain Oasis, conçu avec toute une série de partenaires Industriels ... et un jardin miniature sur le capot. « l’intérieur des voitures à l'avenir sera entièrement redéfini, car les besoins seront différents » fait valoir Frank Rinderknecht, Ie patron de Rinspeed. « Et la plus grande force derrière ça, c'est la conduite autonome. » Les voitures sans chauffeur, dont certains acteurs du secteur promettent une production en série aux alentours de 2020, sont un thème phare au CES cette année, avec des prototypes et des démonstrations dans les rues de Las Vegas par nombre de constructeurs et équipementiers. Mais si on ne conduit plus, cela ouvre la porte à plein d'autres activités. L'Oasis est comparé à « un salon roulant », avec un habitacle spacieux et adaptable.

Quand il passe en mode autonome, le volant se replie pour accueillir une tablette avec un clavier et un porte-gobelet. Sur l'écran prenant toute la largeur du pare-brise avant, les informations utiles pour la conduite laissent place à des applications productives (vidéoconférence) ou de divertissement.

DÉTROIT À L'HEURE DE LA VOITURE AUTONOME

Le monde automobile va se retrouver à partir de demain à Detroit pour confirmer l'avènement de la voiture autonome. Cette vingt-neuvième édition du célèbre salon, qui se tient dans la capitale de l'automobile américaine, met à l'honneur les nouvelles technologies, primordiales pour le développement de la voiture de demain. Google, qui travaille depuis 2009 sur la voiture autonome, par le biais de sa filiale Waymo, va donner dès aujourd'hui le coup d'envoi officieux de ce grand raout dont les portes seront ouvertes au grand public le 14 janvier après cinq jours dédiés à la presse et aux professionnels. Les voitures autonomes, qui sont bourrées de technologies et exigent par conséquent une main-d'œuvre hautement qualifiée, sont une source de créations d'emplois aux Etats-Unis, vont marteler à Detroit les dirigeants du secteur. Plus de 300 exposants sont annoncés dont un grand nombre de jeunes pousses (start-up) qui viendront vanter leurs avancées sur les technologies connectées et autonomes censées faciliter et rendre la conduite plus sûre. Peu de grandes annonces sur les voitures classiques sont prévues. Fiat Chrysler brillera par son absence, alors que Volkswagen, en train de tourner la page du scandale des moteurs diesel truqués, devrait présenter un concept-car de sa gamme électrique et autonome. Chevrolet dévoilerait un gros SUV (Chevrolet Traverse), tandis que BMW, distancé dans le haut de gamme par Lexus et Mercedes-Benz aux États-Unis, va présenter le SUV compact BMW X2 et la nouvelle Série 5. Les grands constructeurs auront à cœur de parler de la voiture autonome à l'Instar de GM el Toyota, qui ont reservé des créneaux spécifiques à ce thème.

Extraits de l' union du 28/04/2017

  

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 "Electrique", "Hydrogène" ou "Hybride"

L’électrique branche peu
La Voiture électrique ça les branche !

Le gaz s’invite dans vos moteurs

LA VOITURE ELECTRIQUE AFFICHE SES LIMITES
La voiture bon marché de Tesla

Un bolide électrique à 325 km/h

Pour nourrir plus de voitures électriques

Aussi incroyable que cela puisse paraître, la voiture électrique a été créée il y a plus de 120 ans

Un programme de bornes de recharge électrique pour les parkings souterrains rémois

À Reims, il se régale avec sa voiture électrique

L'auto à hydrogène reste balbutiante  
Sainte-Anne, il roule en voiture électrique pour 1 euro de l'heure
La voiture électrique est-elle la panacée l

    

    

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’électrique branche peu

La voiture électrique emballe ceux qui la pratiquent ; ils restent rares.


Pas de carburant pétrolier pour la Smart de Jean-Paul, mais de l’électricité. «Je raccorde la voiture à la prise de ma machine à laver.»A.P.

L’ESSENTIEL

*.- SI L’ON SE FIE à l’utilisation des bornes de recharge installées dans les parkings en ouvrage de Reims, les automobilistes roulant à l’électricité restent peu nombreux, de l’ordre de la dizaine. Ce chiffre n’a pas progressé depuis l’an dernier.

*.- EN REVANCHE, ceux qui roulent avec ces engins les apprécient, et pas seulement pour faire des économies de carburant.

*.- LA FAIBLE autonomie et la contrainte liée aux batteries apparaissent comme les plus grands obstacles à surmonter pour développer ce marché.

La voiture électrique ? Ça ne branche pas encore grand-monde à Reims. Chez Champagne Parc Auto, l’entreprise qui gère pour le compte de la Ville 5 parkings en ouvrage, on a un point de repère assez révélateur : le degré d’utilisation des 16 bornes de recharge installées dans lesdits parkings. Bilan des courses : on n’a repéré à ce jour qu’une dizaine d’utilisateurs réguliers de ces bornes, abonnés et non-abonnés à parts égales. « C’était déjà le même chiffre l’an dernier, rappelle le directeur Olivier Guinot. La seule différence notable par rapport à 2017, c’est l’utilisation cet été de nos bornes par une clientèle touristique nouvelle, notamment des Allemands et des Hollandais. Cela s’explique par l’inscription de nos bornes avant l’été sur le réseau européen Virta de localisation des bornes de recharge.»

TRÈS PUISSANT AU DÉMARRAGE

S’ils sont rares, ces conducteurs électriques sont en revanche ravis de leur véhicule. Pour Jean-Paul, octogénaire rémois portant beau, l’essayer, ce fut l’adopter : « C’est Mercedes, raconte-t-il, qui m’avait prêté une Smart pour 24 heures, à titre d’essai, il y a environ 3 ans. J’ai été emballé ! » Du coup, il a échangé sa Smart essence pour la version électrique. Les avantages ? « C’est silencieux, et très puissant au démarrage. » Jean-Paul, en bon connaisseur de la mécanique, dit que l’engin « a du couple à bas régime » . Et quelle simplicité d’emploi ! « Vous n’avez que deux pédales, frein et accélérateur. Et quatre positions pour la commande de marche : point mort, parking, marche avant, marche arrière. »

« Vous ne parlez pas d’économie de carburant ? - Non, parce que ça me coûte plus cher que le modèle essence : je loue la batterie 65 € par mois, alors qu’avant, je dépensais 40 € par mois d’essence. Pour que j’y gagne, il faudrait que je roule davantage... C’est un confort que je me paye ; c’est comme si vous comparez une Mercedes et une 2CV; rouler en Mercedes vous revient plus cher, c’est évident, mais c’est plus confortable... »

En fait, Jean-Paul ne fait que de la ville avec son bijou électrique : pas question de l’utiliser pour des grandes distances. Pour cela, il dispose d’une autre voiture, au carburant pétrolier, une Citroën C4. « Parce que l’inconvénient de l’électrique, concède notre homme,c’est sa faible autonomie : l’été avec une charge je fais 130 à 150 km, mais l’hiver, quand il fait bien froid, seulement 90. »

En revanche, la recharge des batteries n’est techniquement pas compliquée : « Je me branche sur la prise de ma machine à laver. »

Marc fut aussi à une époque conducteur électrique : d’une Twizy Renault, qui était aussi une deuxième voiture. À côté, il disposait aussi d’une diesel. « Je m’étais payé cette Twizy pour le plaisir , confie-t-il, je la considérais comme un jouet, et c’est vrai que j’ai passé des bons moments de conduite avec. Je pouvais me faufiler partout... Je la regrette un peu aujourd’hui, c’était bien pratique. Mais je suis passé à autre chose. »

ÉCONOMIE DE CARBURANT

Sébastien, boulanger pâtissier, roule, lui, toujours à l’électrique, mais seulement pour ses déplacements professionnels : il a un Renault Kangoo depuis bientôt 5 ans. Et il ne regrette pas du tout son choix : il y gagne sensiblement en carburant : « Avant, avec mon utilitaire diesel, je dépensais environ 50 € par semaine en gazole, soit de l’ordre de 200 € par mois. Aujourd’hui je paye la location de la batterie, 90 € par mois. » Et la consommation d’électricité ? « Je n’ai pas noté de hausse sensible de la facture de ma boutique depuis que j’y charge mon utilitaire. »

Des témoignages qui restent, on l’aura compris, ultra minoritaires parmi les conducteurs rémois. Même le président de l’Automobile club (lire par ailleurs), ne roule pas (pas encore ?) au 100 % électrique.

NE DÉCOLLE PAS CHEZ LES PARTICULIERS

La voiture électrique, véhicule de l’avenir ? Commercial chez Citroën Reims, Denis Chrétien en est convaincu. «Je n’en ai pas à titre personnel, mais j’ai eu l’occasion d’en conduire : contrairement à ce qu’on pense parfois, ça a de la pêche, et c’est particulièrement souple, mais ça suppose aussi toute une logistique. Du coup, chez nous pour le moment, au niveau des ventes, ça ne décolle pas chez les particuliers. On a bien vendu aux collectivités, des Czéro à la mairie de Reims, qui se veut en pointe dans ce domaine, mais chez les particuliers ça reste marginal. Il faut dire que nos modèles souffrent d’une autonomie encore faible, de l’ordre de 110 à 130 km, en ville, alors que l’on trouve du 300 à 400 km chez des concurrents. » Mais la gamme de la marque aux chevrons est en plein renouvellement. L’an prochain elle misera sur de nouveaux modèles plus performants comme la DS3 crossback.

3 QUESTIONS à


Alain JARLAUD
Pdt  Automobile Club

Il faut attendre la pile à hydrogène

Alain Jarlaud, président de l’Automobile club de Champagne, roulez-vous en voiture électrique ?

Non, je roule en Mercedes diesel. Si j’avais une voiture électrique, ce serait une seconde voiture, ce qui serait un peu coûteux. Mais j’envisage pour l’avenir de prendre une hybride.

Pensez-vous que la voiture électrique puisse se développer à Reims ?

Pas dans l’immédiat. Je considère que dans un ménage il faut de toute façon une autre voiture de type limousine pour les longs parcours ; l’électrique ne peut être qu’une seconde voiture, purement citadine. En ville, avec une autonomie de 200 km, c’est l’idéal ; dans Reims on ne les fait pas tous les jours, ou alors il faudrait rouler sept heures par jour ! Mais si on veut aller plus loin dans ses déplacements, il faut viser des voitures comme la Tesla ; le prix tourne alors autour de 120 000 €, il y a de quoi freiner les ardeurs.

En attendant, comment faire ?

La voiture électrique est une bonne solution, mais il faut trouver un autre mode de fonctionnement que les batteries, l’avenir ce sera la pile à hydrogène ; on est déjà capable de la faire, mais on n’a pas encore trouvé la manière de la rendre économiquement viable ; peut-être que dans dix ans on y arrivera. En attendant, le bon compromis me semble l’hybride, qui reste économiquement abordable et qui réduit la consommation de carburant pétrolier. Je me souviens avoir fait un rallye de Monte Carlo énergie alternative, en 2010 ou 2011, à bord d’une hybride (Toyota Prius) : on faisait du 3,2l d’essence au 100, sur des routes de l’Ardèche, dans les cols des Alpes etc. Et les gagnants étaient descendus à 2,1litre !

Les autres points

18 SITES DE RECHARGE À REIMS

Selon le site Chargemap, il existe à Reims actuellement 18 lieux équipés de bornes de recharge pour voitures électriques : parkings Buirette, Erlon, Cathédrale, Gambetta, Hôtel de ville, gare Clairmarais, Renault (rue du Colonel-Fabien), Peugeot (rue Léna-Bernstein), Nissan (rue Edmond-Rostand), Volvo (rue Léna-Berstein), Hyundai (rue Léna-Bernstein), Lanson (rue de Courlancy), HyperU Reims village (rue du Colonel-Pierre-Clostermann), Lidl (rue du Dr-Lemoine), Mercure centre cathédrale (bd Paul-Doumer), hôtel de la Paix (rue Buirette), Joly SAS (rue Louise-Michel), les Crayères (boulevard Henry-Vasnier). Dans le reste de l’agglomération, le même site en répertorie 15 autres, dont un par exemple à la gare TGV de Bezannes -sur le parking payant-, un autre à Bezannes toujours à l’hôtel Akena (réservé aux clients), un à Thillois (Ikea), un à Champigny (Champéa), un à Champfleury (Leclerc), quatre à Cormontreuil, deux à Bétheny, et quatre à Tinqueux, dont un chez un particulier, accessible « si présence d’un membre de la famille, tarif à définir selon la durée de la charge ». Si l’on s’éloigne encore un peu plus de Reims, on en trouve aussi à Jonchery (Leclerc), un à Berry-au-Bac (Useda), et deux à Bazancourt, entre autres.

QUELQUES MODÈLES EN VENTE EN FRANCE

*.- Citroën Czéro, 26 900 €, autonomie 378km, recharge lente en 11 heures sur prise domestique.

*.- Citroën E Méhari, 25 500 €, autonomie 195 km, recharge lente en 13 heures sur prise domestique.

*.- Peugeot IOn, 26 900 €, autonomie 150km, recharge lente en 11heures sur une prise domestique.

*.- Renault Zoé, 23 200 €, autonomie 300 à 317km selon les normes, recharge lente en 25 ou 30heures selon modèles sur une prise domestique.

*.- Nissan Leaf2, 35 700 €, autonomie 378km, recharge en 21 heures sur prise domestique.

*.- BMWi3, 38 400 €, autonomie 231 à 300km, recharge lente en 7h30 pour 80 % sur prise domestique.

*.- Hyundai Ioniq Électric, 36 200 €, autonomie 280km, recharge lente en 12heures sur une prise domestique.

*.- Jaguar I Pace, 78 380 €, autonomie 500km, recharge lente en 25heures sur une prise domestique.

*.- Kia Soul EV, 36 400 €, autonomie 250km, recharge lente en 13heures (2,3 kW) et 5heures (6,6 kW) sur une prise domestique.

Source : Auto moto

Antoine PARDESSUS

Extraits de l' union du 26/07/2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Voiture électrique ça les branche !

Alors que le gouvernement veut stopper la vente des véhicules essence et diesel en 2040, nos routes accueillent un nombre croissant de voitures électriques et hybrides.  Exemple avec un couple de Rémois


Pour John Morelle (à gauche), l’électrique tient désormais de l’évidence pour son véhicule. Mais comment produire assez d’électricité sachant que le gouvernement veut réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique en France ? Voilà l’un des écueils à surmonter pour que 2040 sonne la fin de la mise en circulation des véhicules à moteur essence et diesel.
Édouard Lantenois et Aurélien Laudy

L’ESSENTIEL

*.- NICOLAS HULOT, ministre de la Transition écologique, a annoncé la volonté de l’État de ne plus mettre en circulation de voitures à moteur essence et diesel en 2040.

*.- PROFESSIONNELS DE L’AUTOMOBILE ET MILITANTS ÉCOLOGISTES accueillent cette mesure avec bienveillance tout en y mettant quelques réserves.

*.- DOUCEMENT, voitures électriques et hybrides commencent à se faire une place dans les foyers.

99 269 - Le nombre de véhicules particuliers électriques (80390) et hybrides rechargeables (18 879) en circulation en France au 1 erjuillet 2017. Il s’y ajoute 28871 véhicules électriques utilitaires.

Notre entourage se dit pourquoi pas moi ? On les sent plus proches d’un changement d’état d’esprit vis-à-vis de ces véhicules… Les gens commencent à se dire, c’est possible. » John et Maggy Morelle, des trentenaires rémois, essaiment-ils autour d’eux ? Depuis Noël dernier, ce couple a fait le choix de circuler au volant d’un BMW X5, le plus souvent possible en silence. Leur gros 4X4 est hybride.

« Que ce soit pour aller conduire les enfants à l’école ou faire les courses le week-end, nous ne circulons alors qu’avec le moteur électrique.» En un peu plus de six mois, 3 500 kilomètres (sur un total de 9 000 kilomètres) ont été parcourus sans émettre la moindre pollution. Voilà comment le X5 tient du véhicule urbain. « Gros, mais urbain. Qui ne pollue pas en ville, tout en nous permettant de partir en vacances avec les deux enfants. » Mais à quel coût ?« Au quotidien, je branche le véhicule de nuit, en heures creuses », précise John. Du coup, une recharge complète (en deux heures et demie), lui revient à un euro. « Officiellement, cela permet de parcourir trente kilomètres. Dans la réalité, j’en fais 20 à 25 ».

Question énergie, cela revient donc trois à quatre fois moins cher qu’avec le diesel. « Un peu moins de quatre euros pour cent kilomètres avec l’électrique contre douze euros pour le diesel. » Et le prix du véhicule ? « Identique au modèle diesel non hybride grâce à la prime de l’État à l’achat », réplique-t-il.

UN MARCHÉ DE L’OCCASION SE CRÉE

C’est que John, ingénieur commercial, a tout calculé ! Pour recharger son véhicule à domicile, il pouvait utiliser une banale prise. « Mais cela prend quatre heures pour recharger mon véhicule. »Pour tomber à une durée de chargement de deux heures et demie, le Rémois a installé une « wall box », un dispositif mural avec un câble suffisamment puissant, trouvée d’occasion sur internet. « C’est comme les véhicules électriques, on commence à trouver un marché de l’occasion. » Quant à la problématique de la recharge des batteries loin du domicile, le principal frein au passage au moteur électrique, John et Maggy constatent une évolution. En plus des aires d’autoroute qui s’équipent toutes, les parkings publics (en ville, d’aéroports…) s’y mettent aussi.

NOS ENFANTS SERONT ENCORE PLUS SENSIBLES À L’ENVIRONNEMENT

Et même dans les zones commerciales. « Ikea et Lidl proposent ainsi la recharge gratuitement. Du coup, désormais, j’essaye de choisir des magasins qui offrent ce service… » « Et plus les gens rouleront avec des voitures électriques, plus les points de recharge seront nombreux »,martèle Maggy.

Un cas atypique, les Morelle ?« Nous ne sommes pas particulièrement écologistes. Mais nous faisons attention, sommes respectueux, moins dans le gâchis que les générations précédentes », avance John. « Nous évoluons, et nos enfants seront encore plus sensibles», renchérit Maggy. « À l’école, notre garçon de 8 ans est sensibilisé à l’environnement, il n’aime pas quand le réseau passe du bleu ou rouge sur l’écran de la voiture, signe que le moteur diesel se met en route après l’électrique. Il me dit alors que je pollue. Plus grand, ils agiront différemment, plus dans le partage, dans le rationnel, moins dans la surconsommation » , prévoit John. Alors, à quand la voiture 100 % électrique ? « Lorsque Maggy va reprendre une activité professionnelle, ce sera sûrement le cas. »Toutefois, John s’avère bien conscient que « l’électrique ne constitue pas la solution ultime. Mais on ne peut plus continuer comme avant … »L’hydrogène, la production d’électricité verte… « Doucement, nous nous dirigeons du très négatif vers du moins négatif en matière environnementale », relève l’ingénieur. « En ce sens, nous comptons sur Nicolas Hulot pour être moins orienté par les lobbies … »

LA RECHARGE, COMMENT CELA MARCHE ?

Pour John Morelle (ci-dessus) l'électrique tient désormais de l’évidence pour son  véhicule. Mais comment produire assez d'électricité sachant que le gouvernement veut réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique en France ? Voilà l'un des écueils à surmonter pour que 2040 sonne la fin de la mise en circulation des véhicules à moteur essence et diesel.


Bien évidemment, vous pouvez tenter de recharger la batterie d’une voiture électrique ou hybride sur une banale prise de courant. Cela vous prendra un grand nombre d’heures… Après, vous pouvez utiliser une «wall-box » avec une alimentation de 32 ampères : le temps de charge peut alors tomber à une poignée d’heures. La dernière solution tient dans la station de recharge professionnelle à 120 ampères : cela ne prend plus que trente minutes, le seuil actuel…

Édouard Lantenois et Aurélien Laudy

3 Questions à


Francis BARTHOLOME
Pdt du CNPA

Bel objectif mais soyons réalistes

 Comme président du Conseil national des professions de l’automobile (CNPA), comment avez-vous accueilli l’annonce de Nicolas Hulot ?

C’est bien ! C’est mieux que la ministre précédente ! La mobilité doit être responsable et non punitive et le gouvernement doit être proactif. Déjà, il fait preuve d’ouverture. Comme le CNPA, qui est favorable à la voiture décarbonnée. L’évolution logique est d’abord l’hybride car on ne peut faire autrement. Après 2040, c’est un défi, un bel objectif que l’on peut comprendre, mais soyons réalistes. Cela bouge, partageons les idées, dans une recherche positive et réaliste. Avançons sans courir.

De même, le ministre a annoncé des primes pour retirer les véhicules les plus âgés, donc plus polluants, cela vous ravit-il ?

Nicolas Hulot et le gouvernement ont répondu favorablement à nos demandes quant à la gestion du parc roulant. La richesse fiscale produite par le secteur, 60 milliards d’euros par an, doit servir à la santé de tous. Enlever les voitures dangereuses pour la santé des Français, c’est faire œuvre de salubrité !

Pour développer l’usage de l’électrique, le problème tient dans le peu de stations de recharge.

Avec nos 130.000 entreprises adhérentes, nous avons le maillage territorial pour assurer ces recharges des batteries. Mais pour l’instant, le temps de recharge est encore trop long.

ARDENNE MÉTROPOLE INSTALLE 149 BORNES !

L’info est presque passée inaperçue… Pourtant, Ardenne Métropole, l’agglomération de Charleville-Mézières et Sedan, va installer, d’ici la fin d’année, 149 bornes de recharge publique pour les voitures électriques. D’un coût de 1,5 million d’euros hors taxes (dont plus de la moitié financée par l’Ademe et l’État), ce réseau va concerner les 61 communes de l’agglomération, « et même Élan et ses 78 habitants » , souligne Boris Ravignon, le président (LR) d’Ardenne Métropole. Pourquoi un tel maillage du territoire ? « L’idée est de favoriser le développement de la mobilité électrique car la moitié des émissions de CO 2 est provoquée par les transports. » Quant à la question de savoir si c’est le rôle des collectivités de prendre ainsi le taureau par les cornes, Boris Ravignon se veut pragmatique. « Nous engageons la logique dans cette phase de lancement d’une pratique utile et nécessaire mais avec une incertitude économique importante. Cela viendra ensuite pour les investisseurs privés. Il est logique que, pour acclimater cette idée, l’argent public soit utilisé. Et quand, en plus, il soutient des entreprises locales … » En effet, Eiffage et Nexans, deux entreprises implantées à Donchery, ont remporté ce marché. Ouvertes à tous, et payantes une fois le déploiement terminé en décembre, ces bornes de recharge pourraient aussi servir à accueillir un dispositif d’autopartage. « Ce volet est toujours à l’étude en raison de son coût (1,5 million d’euros à nouveau) et de l’interrogation quant à son succès dans une zone à l’habitat peu dense » , consent le président d’Ardenne Métropole.

2040, C’EST POSSIBLE ?

Nicolas Hulot l’a proclamé au début du mois. Le gouvernement britannique a fait la même annonce hier. En France comme au Royaume-Uni, plus un véhicule neuf à moteur à essence et diesel ne sera vendu en 2040 ! Ces engagements sont-ils tenables ? En 2016, sur les deux millions de véhicules particuliers immatriculés en France, seulement 1 % étaient des véhicules électriques et 3 % des hybrides. Ces chiffres démontrent l’étendue du challenge à relever. Et puis, même si aucun véhicule neuf à moteur essence ou diesel ne sera vendu à partir de 2040, « il va encore falloir attendre une vingtaine d’années avant que plus aucun véhicule de ce type ne circule », rappelle François Bartholomé, le président du CNPA. Actuellement, 32 millions de véhicules particuliers sont en circulation sur les routes françaises.

DES PRIMES INCITATIVES?

Pour déjà réduire le nombre de véhicules les plus polluants, Nicolas Hulot a annoncé le retour de la prime à la casse, un dispositif ressorti à rythme régulier depuis deux décennies. Là, il devrait concerner les véhicules essence immatriculés avant 1997 et les véhicules diesel d’avant 2001. De très vieilles voitures donc… Pour le moment, le ministre n’a annoncé ni date, ni montant. Un tel dispositif pourrait-il perdurer dans les années à venir ? Pour les véhicules hybrides, l’aide a été supprimée depuis le 1 erjanvier 2017 alors qu’elle est toujours de 6 000 € (bonus écologique) pour un véhicule électrique (auquel peut s’ajouter 4 000 € de prime à la conversion en cas de mise à la casse d’un véhicule diesel de plus de dix ans).

DE L’ÉLECTRICITÉ POUR 32 MILLIONS DE VÉHICULES ?

« Une centrale nucléaire EPR dernière génération ne pourra fournir de l’électricité que pour 5 millions de voitures », souligne Francis Bartholomé, le président du conseil national des professions de l’automobile (CNPA). Il en faudrait donc au moins six pour fournir le parc actuel. Sachant que le premier EPR n’est toujours pas opérationnel après une décennie de travaux, ce n’est pas gagné. La question de la production d’électricité pour les véhicules apparaît plus que cruciale en raison de deux faits. D’abord, la volonté, réaffirmée par Nicolas Hulot au début du mois, de réduire « la part du nucléaire dans la production d’électricité en France à 50 % en 2025 ». Ensuite, durant les hivers froids, notre pays connaît déjà des moments de tension pour assurer la production énergétique… Sauf à faire exploser le développement des énergies vertes et renouvelables, l’électrique ne pourra équiper toutes nos voitures en 2040.

IL RESTE VINGT ANS POUR TROUVER D’AUTRES SOLUTIONS T ECHNIQUES

« Cet objectif de 2040 s’avère être un challenge technologique et indus triel même s’il n’est pas exempt d’incohérences … » Boris Ravignon, le maire de Charleville-Mézières et président de l’agglomération Ardenne Métropole, se veut optimiste. « Il faut des challenges pour les chercheurs et l’industrie pour les mobiliser et les motiver. » Plus terre à terre, Francis Bartholomé, président du CNPA, lance quelques pistes. « Le moteur à hydrogène aura sa place, nous y réfléchissons beaucoup. Mais pour l’instant, la production d’hydrogène engendre de la consommation d’énergies fossiles. Il va falloir se pencher à nouveau sur la biomasse … »

« Ces tournants, nos territoires, marqués par la production de moteurs thermiques pour l’industrie automobile, vont devoir les prendre aussi », prévient Boris Ravignon. Histoire que cette nouvelle aventure industrielle ne se fasse pas sans nos départements …

Frédéric GOUIS

Extraits de l' union du 26/07/2017

 

 

 

 

 

 

Le gaz s’invite dans vos moteurs

Si rouler au gaz naturel n’est pas encore tendance, l’idée fait peu à peu son chemin. À Reims, GRDF, la Ville et un transporteur routier sont d’ores et déjà équipés de véhicules GNV.

 À SAVOIR

*.- LE GAZ NATUREL VÉHICULE (GNV) est un carburant propre avec d’excellentes performances environnementales pour améliorer la qualité de l’air. C’est du gaz naturel utilisé comme carburant.

*.- IL S'AGIT DU MÊME GAZ QUE CELUI DISTRIBUÉ sur le réseau de GRDF et qui est utilisé par les particuliers pour la cuisine ou le chauffage.

*.- AUJOURD’HUI, L’UTILISATION DU GNV est développée pour les véhicules utilitaires et de transports en commun. La moitié des villes de plus de 200 000 habitants ont choisi le GNV pour leurs bus et bennes à ordures ménagères

Le gaz naturel comme alternative aux moteurs polluants ? C’est l’ambition portée par GRDF qui ne cache pas sa volonté de faire évoluer les mentalités en France. Le groupe fait d’ailleurs campagne auprès des collectivités de plus de 130 000 habitants pour les convertir à ce carburant – peu polluant – encore méconnu en France, alors qu’il est plébiscité chez nos voisins Européens, notamment en Italie où plus d’un million de véhicules carburent déjà au GNV (gaz naturel véhicule)… Ils sont à peine 18 000 en circulation en France.

« Le gaz naturel comme carburant est loin d’être une énergie nouvelle » précise Denis Michaut, conseiller collectivités territoriales chez GRDF, qui faisait découvrir hier, dans le cadre de la semaine du développement durable, l’un des véhicules GNV de la flotte GRDF. « Ça existe en France depuis une quinzaine d’années, et en Italie depuis le choc pétrolier de 1973 ! C’est même la principale alternative aux carburants traditionnels dans le monde avec 18 millions de véhicules en circulation. C’est une solution accessible, disponible et surtout beaucoup moins polluante que les carburants traditionnels. C’est la plus propre des énergies fossiles. » Le gaz naturel émet moins de CO2 qu’un véhicule à essence et son bilan carbone est neutre quand il s’agit du bioGNV. « Il possède d’excellentes performances environnementales qui contribuent au maintien de la qualité de l’air », ajoute le gazier.

Un réservoir à l’épreuve des balles

Alors que la chasse au diesel est lancée en France, GRDF compte bien surfer sur le regain d’intérêt que suscite son carburant. « C’est le même gaz que celui qu’on utilise chez soi pour se chauffer, faire sa cuisine… Sauf qu’ici le gaz est comprimé dans un réservoir qui ressemble à une bouteille à l’épreuve de tout. » Et de prévenir toute inquiétude : « C’est moins dangereux qu’un véhicule à essence. On ne roule pas avec une bombe sous la voiture ! De plus, le réservoir est à l’épreuve des balles. Il est blindé et protégé. »

À ce jour, le GNV est essentiellement développé pour les bus, les utilitaires et les camions. Certaines collectivités comme Paris, Strasbourg, Toulouse, Nantes, Lille, Montpellier, sans oublier Charleville-Mézières, ont d’ores et déjà fait le choix du GNV pour leurs bus ou leurs bennes à ordures. Dans la région Grand Est, 7 stations publiques sont ouvertes, 350 bus, 60 camions et 300 véhicules légers et utilitaires roulent au GNV.

À Reims, la municipalité n’a pas encore pris de positionnement particulier, mais a déjà investi dans 4 véhicules GNV. À Tinqueux, les transports Bijot (Groupe Transalliance) ont investi l’an passé dans une station GNV afin d’avitailler 7 poids lourds 44 tonnes qui roulent aujourd’hui au gaz naturel comprimé (GNC) pour LVMH entre Reims, Épernay et Châlons-en-Champagne. « Pour les particuliers, c’est un peu compliqué », en convient Denis Michaut. « L’offre de véhicules n’est pas encore très développée en France. Et, le principal inconvénient du gaz naturel réside dans le nombre encore faible de stations-service permettant de faire le plein. Aujourd’hui, pour GRDF, il s’agit de mobiliser, de mettre les gens autour de la table… Le gaz naturel a un potentiel. Il ne vient d’ailleurs pas en concurrence de l’électrique. C’est complémentaire. Le gaz vient là où l’électrique ne répond pas. »

COMPLÉMENTAIRE DE L’ÉLECTRICITÉ

« Le gaz naturel est une énergie d’avenir et il a toute sa place dans la transition énergétique », expliquait Édouard Sauvage, directeur général de GRDF, lors de sa venue à Reims le 19 mai. « Le bioGNV est un carburant renouvelable qui doit participer directement à l’objectif de l’UE visant à atteindre 10 % d’énergie renouvelable dans les transports à l’horizon 2020. Par ailleurs, au-delà des modes de production électrique qui posent questions quant à l’atteinte des objectifs environnementaux, le GNV est complémentaire de l’électricité. Si le véhicule électrique apparaît comme pertinent pour des véhicules légers en zone intra-urbaine, le GNV est idéal pour les véhicules lourds parcourant des distances longues. De plus, les retours d’expériences sur les solutions GNV/bioGNV donnent des garanties aux utilisateurs sur la réponse à leurs besoins. »

Caroline Garnier

Extraits de l' union du 01/06/2017

 

 

 

 

LA VOITURE ELECTRIQUE AFFICHE SES LIMITES

Les véhicules électriques restent rares dans la cité des sacres. La technologie n'est pas encore assez convaincante. ifémoignage d'un conducteur branché sur le courant.


Marc et sa Twlzy : «
Je m'en sers uniquement pour des petits tours en ville, je ne m'aventure pas sur de longues distances en dehors ». A,P

A SAVOIR

 •.- Sur l'agglomération de Reims, outre les parkings souterrains de Champagne Parc Auto (lire par ailleurs), on trouve des bornes pour véhicules électriques: près du magasin lkea (à Thillois), aux magasins Leclerc de Saint-Brice-Courcelles et Champfleury, au Buffalo Grill de Cormontreuil (réservé aux clients, nécessité de disposer d'un adaptateur), chez Joly Sas, 9, rue Louise Michel à Reims; au Ristoranté dei Arte à Bétheny (prioritairement accessible aux clients), au parking de la gare de Reims Clairmarais, rue Edouard-Mignot (30 premières minutes gratuites), à la gare TGV de Bezannes (sur parking payant).

•.- Source: site ChargeMap. Ce site signale aussi une borne au 1, rue des Laps à Cormontreuil, et au complexe sportif de Muizon, route de Trigny.

Avec les alertes à la pollution dans les villes, la voiture électrique revient dans les discours. Est-elle l'avenir ?

Peut-être. Ce qui est sûr, c'est qu'eue n'est pas encore le présent. Pas facile de trouver à Reims des « conducteurs électriques », ni même d'éventuels candidats à ce mode de déplacement, et ce, pas forcément en raison du coût. « Non, nous n'envisageons pas de passer à la voiture électrique », répondent ainsi Françoise et jacques, à quelques années de la retraite, non pas à cause du prix, mais parce qu'il n’y a pas la possibilité de branchement là où nous habitons rue de Cernay. C'est bon pour des gens qui ont un garage ou une cour.

LES ESPOIRS SONT DANS LE GRAPHÈNE

Il est vrai que cette histoire de rechargement des batteries est un problème, mais on peut très bien ne pas avoir de cour et le résoudre quand même. Ecoutons Marc, utilisateur d'une Twizy de chez Renault depuis un an et demi. Il laisse tout simplement son engin sur la voie publique lorsqu'il veut le recharger, et ça ne pose pas de problème : « j'at bien un garage, mais d'une part il est assez éloigné de mon appartement, et d'autre part il n'est pas équipe d'une prise de courant.» Marc fait donc courir tout simplement une banale rallonge depuis son domicile du premier étage jusqu'à la voiture stationnée au-dessous.

Mais si ce problème de recharge est réglé pour lui, il reconnaît aussi les limites de l'utilisation de son petit biplace. « Je n'ai que 80 Km d'autonomie, alors avec mon véhicule électrique je ne fais que des petits tours en ville où je dépense généralement en gros 50 % de mon autonomie pas plus, je ne me risque jamais sur de grands trajets en dehors de la ville, jusqu'à Witry-les-Reims par exemple, mais pas au-delà; quand je veux sortir de Reims, j'utilise une deuxième voiture, une diesel. À mon avis, aujourd'hui, il faut avoir deux voitures.» On le voit, l'électrique n'est pas la panacée. Peut-être que dans l'avenir il en ira autrement.

Marc met beaucoup d'espoir dans une nouvelle technologie qui se développe en Espagne notamment, les batteries au graphène. « Avec ça, on devrait considérablement augmenter l'autonomie, et puis on va beaucoup raccourcir le temps de recharge : aujourd'hui, il se compte en heures, avec le graphène. on comptera en secondes ! » C'est sûr que ça changera la donne.

LES EFFORTS DE LA VILLE

Recharge des véhicules de service dans la cour de l’Hôtel de Ville
H.Oudin

Si l'on voit peu de voitures électriques à Reims, la Ville fait pourtant des efforts pour promouvoir ce mode de déplacement. Les employés municipaux, pour leurs déplacements professionnels disposent a présent d’une flotte d'une quarantaine de véhicules de ce type. Un chiffre en progression d'une dizaine d’unités par rapport à l'année précédente. Et ils savent où trouver des points de recharge : dans la cour de l'hôtel de ville, mais aussi auprès de différents sites municipaux.

La Ville fait aussi des efforts par l'intermédiaire de la société d’économie mixte Champagne Parc Auto, qui gère les parkings en ouvrage, et dont le conseil d'administration est présidé par l’adjointe à la voirie Valérie Beauvais, Depuis peu, 4 des 5 parkings disposent de bornes de recharge : Buirette (entrée rue Buiretle), Erlon (entrée boulevard du Général Lecierc) Cathédrale (entrée rue des Capucins), Hôtel de ville (entrée rue de Pouilly. Restera à équiper Gambette (entrée rue Gambetta près du conservatoire), ce qui devrait être chose faite cette semaine,

Antoine PARDESSUS

Extraits de l' union du 19/12/2016

 

 

 

 

 La voiture bon marché de Tesla

Tesla va présenter jeudi-la Mode13, une voiture 100% électrique mais dont le prix vise à lui ouvrir le marché grand public


La Model 3 serait une berline compacte s'alignant dans le segment de l’Audi A4, avec quatre roues motrices.

Il s'agira d'une voiture destinée à être distribuée en grande série, le constructeur californien de véhicules électriques de luxe s'étant fixé l'objectif de produire 500000 véhicules par an en 2020, contre 50000 l'an dernier. Son prix devrait s'établir autour de 35000 dollars (31500 euros) hors subventions publiques, selon les rares informations distillées par Tesla, qui ne vend actuellement que deux modèles (la berline Model S et le crossover Model X) au prix de base de 70000 dollars, soit le double.

L'autonomie devrait être comprise entre 300 et 5OO km en fonction de la motorisation et de l'option de batterie choisies

La Model 3 serait équipée des technologies d'assistance à la conduite comme le système Autopilot mais les fonctionnalités seront adaptées, l'autonomie devrait être comprise entre 300 et 500 km en fonction de la motorisation et ...., de l'option de batterie choisies. la batterie devrait être d'une capacité de 75 kilowattheures (kWh) ou 90 kWh.

Le démarrage de la production et les premières livraisons aux Etats Unis sont prévus fin 2017 et 2018, en Europe, les pré-réservations seront possibles à partir du 31 mars, contre un acompte de 1000 dollars ou 1000 euros. « C'est la voiture la plus importante de la jeune histoire de Tesla. Elle va dire si Tesla est un constructeur automobile de long terme », estime Jessica Caldwell, analyste.

Le groupe, dont les innovations technologiques ont changé les usages de la voiture comme Apple avec le téléphone portable, doit prouver qu'il n'est pas un « smartphone sur roues », résume Mme Caldwell. « Tesla doit prouver qu'il peut fabriquer une voiture de grande qualité dans de gros volumes », renchérit Karl Brauer chez Kelley Blue Book.

De gros retards de production par le passé

Dès le lancement de la start-up en 2003, Elon Musk, son charismatique fondateur et patron, avait indiqué que la mission du groupe était d'aider à l'accélération de la transition mondiale vers un mode de transport durable. Pour y parvenir, Tesla avait choisi de pénétrer le segment électrique par le haut de gamme avec la sportive Roadster, dont il avait racheté les châssis à Lotus. Le groupe était ensuite descendu en gamme de prix avec la Model S, premier véhicule construit intégralement, et le crossover Model X. Avec la Model 3, M. Musk veut concrétiser ses ambitions de départ.

Des interrogations entourent toutefois le calendrier, Tesla ayant par le passé connu de gros retards de production. le groupe assure avoir pris en compte l'impératif des volumes dès la conception : la Model 3 ne disposera pas, par exemple, de portières papillon, une technologie complexe présente sur le Modèle X.

Tesla doit aussi composer avec la concurrence de General Motors (GM),qui va commercialiser dès la fin de l'année une berline électrique bon marché, la Chevrolet Bolt, bardée de nouvelles technologies et avec une autonomie de batterie de plus de 320 km.

Le grand défi de la Model 3 sera de séduire au-delà des inconditionnels de la marque Tesla et face aux bas prix de l'essence à la pompe, qui favorise davantage les voitures à combustion. « Il y aura de la curiosité parce que c’est Tesla, mais va-t-elle se traduire dans les ventes ? j'en doute », opine Jessica Caldwel

Extraits de l' union du 29/03/2016

 

 

 

 

 

 

Un bolide électrique à 325 km/h

Un Croate de 28 ans, Mate Rimac, a inventé la « supercar » électrique la plus puissante au monde. Tout a commencé lorsqu'il a bricolé sa vieille BMW.


Inventeur de la « Concept One », Mate Rimac tient à ce que lîntégralité de la production reste en Croatie. AFP

Accro à la vitesse et au bricolage, c'est lors d'une course automobile que le Croate Mate Rimac décide de transformer en voiture électrique sa vieille voiture, dont le moteur à essence venait de lâcher. Sur cette BMW, il installe des pièces détachées achetées sur internet, puis d'autres qu'il invente et fabrique lui-même. Une dizaine d'années plus tard, son entreprise Rimac Autornobili est devenue un des leaders mondiaux du secteur de la technologie automobile électrique et vend désormais sa voiture sportive au prix hallucinant de 850000 euros .. «Nous voulons être les meilleurs dans ce que nous faisons et nous sommes en train de changer le monde», lâche, confiant, Mate Rimac dans la salle d'exposition de son usine à Sveta Nedelja, petite ville près de Zagreb.

L'inventeur a fondé sa compagnie en 2009 lorsqu'il s'est .rendu compte qu'il ne restait plus grand chose d'original sur sa BMW. Il décide de repartir à zéro pour faire une nouvelle voiture, la sienne. « Nous avons d'abord dû créer une équipe, ensuite un savoir-faire par la méthode essai-erreur, pour finalement devenir une entreprise capable de fabriquer un produit », explique le jeune homme. La compagnie a dévoilé sa première « Concept One » en 2011 au salon de Francfort, où personne ne s'attendait vraiment à ce qu’un petit constructeur croate présente un bolide électrique capable d'atteindre les 100 km/h en 2,8 secondes et une vitesse de pointe de 325 km/h.

Le bolide aura son « jumeau diabolique »

Cette semaine, Rimac Automobili a présenté au salon automobile de Genève la version de série de cette sportive, mais aussi le prototype de son « jumeau diabolique » qui sera encore plus puissant, baptisé  « ConceptS ».

Beaucoup s'attendaient à ce que l'innovateur croate quitte le pays balkanique - qui se remet lentement d'une récession économique longue de six ans -, pour développer ailleurs ses technologies, dans la Silicon Valley, en Allemagne ou en Italie. « J'ai envie de faire ça ici, je me suis obstiné. Je pense que c'est possible et que nous faisons ça très bien », affirme-t-il. II prévoit de construire une autre usine, égaiement à Sveta Nedelja, et le nombre de ses employés devrait doubler à 300 personnes d'ici à la fin de l'année. Ses employés ont une trentaine d'années en moyenne et beaucoup d'entre eux sont des ingénieurs qui arrivent dans l'entreprise directement après l'université.

Une filiale de la compagnie, Greyp Bikes, fondée en 2013, a fabriqué un vélo électrique de haute performance pouvant atteindre une vitesse de 70 km/h. À ce jour, quelque 80 de ces vélos ont été vendus à travers le monde au prix de 8500 euros. « Nous aidons le monde à s'électrifier. Notre travail est d'appliquer ces technologies et d'aider les autres industries à s'électrifier », explique l'inventeur,

Extraits de l' union du 08/03/2016

 

 

 

 

 

Pour nourrir plus de voitures électriques

Pour encourager le développement de la voiture électrique, les parkings en ouvrage de Reims seront tous équipés cette année de nouvelles bornes de recharge

Actuellement, seuls Erlon et Cathédrale [Photo) sont équipés de bornes de recharge. les trois autres parkings en ouvrage doivent l'être avant l'été. Pour l’instant quatre abonnés sur 1500 utilisent régulièrement ces bornes. Christian Lantenois

 
 
L'ESSENTIEL

Avant l’été les cinq parkings en ouvrage de la ville de Reims doivent être équipés en bornes de recharge pour véhicules électriques. Pour l'instant, ils ne sont que deux dans ce cas.

•.- Les futures bornes - il y en • 1 aura 14 en tout - seront de type « semi-rapide », par opposition  aux actuelles qui sont de type lent.

 •.- Dans un premier temps l'électricité fournie ne sera pas facturée; à terme elle sera payante, quand sera donnée à la Ville par la communauté européenne l'autorisation de vendre de J'énergie.

 •.- Le président de l’Automobiie club estime pour sa part qu'il vaudrait mieux encourager le développement des voitures  électriques dans les campagnes plutôt qu’en ville.

Un vieux principe d'économie dit : l'offre crée la demande. la Ville de Reims va l'appliquer en matière de voitures électriques. Pour l'instant, ces dernières sont peu nombreuses dans la cité des sacres. Un point de repère : « Nous n'avons que 4 abonnés sur 1500 qui utilisent régulièrement nos bornes de recharge », indique Olivier Guinot, le directeur de l'entreprise Champagne Parc Auto, qui gère pour le compte de la Ville les parkings en ouvrage. L'idée, pour encourager la multiplication de ces véhicule. non polluants (en tout cas n'émettant pas de gaz à effet de serre), c'est notamment d'accroître l'offre en matière de lieux de recharge, et notamment dans les parkings en question. « Ce serait bien plus compliqué d'installer des bornes de recharge sur la voie publique, commente l'adjointe à la voirie Valérie Beauvais, ça reviendrait à privatiser cet espace au profit de l'automobiliste en train de recharger. »

M. Guinot est convaincu que cet accroissement de l'offre peut marcher, il en fait l'expérience à Orléans (lire par ailleurs). Pour ce qui est de l'état des lieux rémois, « actuellement, seuls deux parkings sur cinq sont équipés de bornes : Erlon et Cathédrale, expose-t-il. Nous avons un programme pour les équiper tous avant la fin de l'été. » Et non seulement les bornes seront plus nombreuses, 14 en tout au lieu de 8 actuellement, mais elles seront aussi plus performantes : « Les bornes actuelles sont d'ancienne génération, poursuit notre interlocuteur, de type passives et lentes. Un plein en moyenne se fait en dix heures. Les nouvelles seront mixtes, lentes ou semi-rapides : un plein pourra se faire en deux à trois heures; elles seront également actives, c'est-à-dire capables de dialoguer avec le véhicule et de dialoguer entre elles, et d'intégrer un réseau national, auquel le conducteur aura accès à l'aide d'une carte informatisée ou une application de smartphone. » Cette intelligence des bornes permettra par exemple à l'utilisateur de savoir à l'avance lesquelles sont disponibles, d'en réserver une, et d'être prévenu au moment de la fin de la charge.

Un « plein » électrique revient a un euro en moyenne

La bonne nouvelle, c'est que les « conducteurs électriques » pourront continuer comme maintenant à pomper leur énergie gratuitement (il leur faudra juste acquitter le prix du stationnement dans le parking, comme tous les autres). « Financièrement, ce n'est pas un problème pour nous actuellement, commente M. Guinot ; sachant qu'un plein électrique revient à à peu près 1 euro en moyenne, cela nous coûte à vue de nez 250 euros par an, ce n'est rien par rapport à notre facture globale d'énergie, qui est de l'ordre de 200000 euros. » Mais cette gratuité n'aura qu'un temps. Devrait en effet venir un autre temps, celui où la communauté européenne libérera la vente d'énergie. « Quand 'nous aurons l'autorisation européenne, nous facturerons ce service de recharge électrique, poursuit M. Guinot ; nous ne pourrons d'ailleurs pas faire autrement d'après les principes du service public français, qui veulent l'égalité de coût devant le service rendu : or le stationnement dans nos parkings a un coût, le stationnement plus un service de recharge doit avoir un coût différent. » Logique.


Un exemple convaincant à Orléans

Olivier Guinot, le directeur de Champagne Parc Auto, a vécu une expérience encourageante à Orléans avant de venir à Reims, et qui montre que développer d'abord l'offre en possibilités de recharge entraîne ensuite la demande: « En 2011,il n'y avait qu'un seul véhicule électrique en circulation dans le Loiret. Nous avons installé des bornes de rechargeen2012, et en 2014, elles étaient déjà à saturation : nous avions 30 abonnés roulant en voiture électrique ! » Le directeur ajoute que .le système de bornes dans les parkings intéresse particulièrement « les pendulaires », c'est-à-dire les actifs qui arrivent en vi1le le matin avec leur voiture et repartent le soir après le travail. « Ils ont comme ça toute la journée pour recharger tranquillement leur véhicule. »

ANTOINE PARDESSUS

Extraits de l' union du 11/11/2015

  

 

 

 

 

À Reims, il se régale avec sa voiture électrique

Cet habitant de Murigny se régale au volant de sa petite voiture électrique, idéale selon lui pour les déplacements en ville. Il reconnaît toutefois que ce genre d’engin a ses limites.


Marc au volant de sa Twizy. « Avec ça, on peut se faufiler partout ! »

 
L'ESSENTIEL

•.- Marc, commercial d’une quarantaine d'années, demeurant à 1Murigny, s'est offert cette année une Renault Twizy électrique, comme seconde voiture.

•.- Il utilise de préférence à l'autre pour les déplacements en ville par simple plaisir, en raison de sa souplesse au milieu du trafic et de la grande facilité à la garer.

•.- Il reconnaît en revanche que ce véhicule n'est pas adapté aux grands déplacements et au transport de passagers nombreux.

La voiture électrique est-elle le véhicule de l'avenir ? Pour Marc en tout cas, elle est déjà celui du présent. Ce quadragénaire demeurant dans le quartier de Murigny s'en est offert une cette année, une Renault Twizy.  C'est pour se faire plaisir, affirme-t-il catégoriquement. En fait, je la considère non pas comme une voiture, mais comme une· sorte de moto abritée. Avec ça, même si je ne pose pas les vitres, je suis à l'abri de la pluie et du vent. Mais je reconnais que c'est surtout l'été, quand il fait beau, que je m'en sers le plus.

 Ce qu'il apprécie dans cet engin ? Sa capacité à « se faufiler partout. Avec ça on peut facilement se sortir des bouchons. Et puis c'est facile à garer, même dans le centre-ville. Je peux me mettre à la perpendiculaire du trottoir si besoin. Cet été je suis allé au concert pique-nique avec elle, je me suis garé sans problème à proximité, pendant que des tas de voitures faisaient la queue et se retrouvaient coincées. » Le gabarit de l'intéressée est en effet des plus réduits: 2.33 m de long. sur 1,23 de large, alors qu'une Clio à titre de comparaison, fait du 4 m sur 1,70. Autre avantage, non négligeable: ce stationnement ne lui coûte pas grand-chose financièrement Étant électrique et donc ne rejetant aucun gaz à effet de serre, sa voiture est éligible au disque vert mis en place cette année par la municipalité, qui offre deux heures de stationnement à l'œil. Et Marc ne s'en prive pas.

Un plein complet me revient à 1 € ! Je me recharge sur n’importe quelle prise 220 volts du secteur.

Marc 

Ajoutons qu'au niveau du coût en matière de carburant, il ne se ruine pas non plus, loin de là : « un plein complet me revient à 1€. Je me recharge sur n'importe quelle prise de 220 volts du secteur. ».

Alors, rien de mieux qu'une voiture électrique ? Pas tout à fait. D'abord, à l'électricité consommée, il faut ajouter le coût de la location de la batterie: 30f par mois, pour une distance autorisée de 2500 km par an. Par ailleurs le petit joujou affiche des limites: « Je ne peux pas transporter mes deux filles, il n'y a qu'une place de passager. Je n'ai pas le droit non plus de prendre l'autoroute avec. Et avec une vitesse limitée à 80 km/h, ce n'est pas adapté aux grands déplacements. J'ai un travail dans les Ardennes, ce n'est pas la Twizy Que je prends pour y aller, mais mon autre voiture. En fait, la voiture électrique; c'est une deuxième voiture l »  Si l'on en croit notre homme, il y a donc encore du chemin à faire avant de voir les rues de Reims couvertes de ce type d'engin.


Recharge gratuite dans deux parkings

Le souci pour les utilisateurs de voiture électrique, comme Marc, c'est bien sûr de pouvoir recharger facilement les batteries. Marc affirme Que sa Twizy a une autonomie de 80 km seulement, « et 60 seulement en ville ». Il recharge habituellement à partir de chez lui, occasionnellement chez un ami. Mais plusieurs bornes de rechargement publiques existent aussi en ville, en particulier dans les parkings en ouvrage d'Erlon (depuis 2003) et Cathédrale (depuis 2014) gérés par Champagne Parc Auto. Il y en a quatre dans chacun, de type « domestique » (ou vitesse lente, par opposition aux deux autres types de bornes existantes, semi-rapide, et rapide), et l'utilisation en est ouverte à tous, et gratuite. Évidemment, cela suppose tout de même de s'acquitter du prix du stationnement puisqu'il faut se garer dans le parking pour y accéder (sachant tout de même que la première heure est gratuite). À noter que l'entreprise a le projet d'équiper ses autres parkings de bornes  en 2016, à savoir Buirette, Hôtel de ville et Gambetta.

ANTOINE PARDESSUS

Extraits de l' union du 11/11/2015

 

 

 

 

 

 

 

Sainte-Anne, il roule en voiture électrique pour 1 euro de l'heure

Le loger HLM Plurial met à disposition des véhicules électriques en trois lieux différents de Reims, Un service qui ne connaît pas le même succès partout.


Thierry et Agathe: « La voiture électrique, c'est l'avenir! » A.P.

 
L'ESSENTIEL

•.- Le bailleur social rémois Plurial Novilia (ancien Effort rémois) a mis en place à Reims un service de voitures électriques en auto-partage. Il fonctionne depuis l'été 2014.

•.-  Dans le quartier Croix-du-sud où il s'adresse essentiellement à  des personnes morales (associations] il reste sous-utilisé.

•.- Dans les deux autres sites où il existe à Reims, des résidences sociales, l'une à Farman et l'autre à Sainte-Anne, il dépasse la moyenne nationale d'utilisation de ce genre de service.

Thierry est un mordu de la voiture électrique. « C'est l'avenir! affirme, jovial, ce quinquagénaire portant lunettes et casquette : On dit qu'il y a le problème de l'autonomie, mais vous avez aujourd'hui des applis qui vous indiquent où vous pouvez  recharger, L'autre jour nous sommes allés -visiter le château de Bouillon en Belgique, avec cette voiture ; nous avons pu sans problème ''faire le plein" à Charleville. »

Thierry est d'autant plus emballé par « sa Zoé que son utilisation ne lui coûte pas grand-chose: 50 centimes par demi-heure, soit 1 euro de l'heure, Un argument de poids quand on est comme lui en invalidité, q.ueson épouse Agathe est en recherche d'emploi, et que forcément les revenus du ménage sont limités. C'est d'ailleurs pour ça que le 'couple réside à Reims dans un immeuble à caractère social, dans le quartier Sainte-Anne, la résidence du Pont-Assy. Mais c'est aussi justement parce qu'ils demeurent là que Thierry et Agathe peuvent disposer d'un véhicule à si bon prix, Pas pour leur usage exclusif: la Zoé en question se partage entre tous 'les occupants de l'immeuble.

Cette mise à disposition -s'inscrit dans le cadre du service d'aide à la mobilité imaginé par le bailleur social Plurial Novilia, anciennement Effort rémois, Ce service baptisé à l'anglaise Plurial move, et encore exceptionnel en France de la part d'un organisme logeur, est entré en vigueur à Reims l'été 2014. « L'idée est bien sûr de faciliter les déplacements de publics peu favorisés, rappelle Laurent Roux, le directeur adjoint, le manque de mobilité étant un frein à l'insertion; Nous avons commencé avec une voiture dans le son quartier Croix-c(ij-Sud, puis nous avons enchaîné très vite avec la résidence du Pont-Assy, et une autre à la résidence d'apprentis des Charmilles, en zone Farman. Un quatrième projet est en cours de réflexion au Polidrome de Croix-Rouge » (lire par ailleurs).

Ces véhicules partagés ne connaissent pas le même succès. Les deux affectés aux résidences sont bien utilisés: « On y dépasse la moyenne nationale pour ce genre de service qui est de 3 heures par jour », indique Laurent Roux. En revanche, celui de Croix-du-Sud reste bien plus longtemps au garage, «On serait pour lui plutôt à trois heures par semaine d'utilisation ». Cette différence est facile à expliquer: la voiture le Croix-du-Sud, pensée pour, être utilisée par des personnes morales, du genre association, voit son usagé freiné par diverses contraintes: la voiture stationne dans un parking qui n'est pas accessible 24'heures sur 24, le demandeur a un petit dossier à remplir, et il doit déposer une garantie de 350 euros. Autant de freins qui ont été levés pour les occupants des résidences sociales. Ce qui explique que Thierry et ses camarades du POOF Assy. eux, n'hésitent pas à sortir la Zoé.

ANTOINE PARDESSUS


La quatrième voiture pour le Polidrome.

Le bailleur social Plurial Novilia, soucieux de mobilité pour les publics les moins favorisés, a un quatrième projet .de voiture électrique en auto partage dans ses cartons: le véhicule, une Zoé, serait à la disposition des habitants du Polidrorne, grand bâtiment multifonctions proche de l'hippodrome, notamment des étudiants. Il était prévu initialement que te service fonctionne dès l'automne de l'année dernière, mais finalement les choses sont un peu plus compliquées que prévu, et surtout le projet est encore plus ambitieux que les trois déjà concrétisés à Reims, Il s'agirait cette fois d'un'« vrai libre-service à destination de particuliers », indique le directeur 'adjoint Laurent Roux. «Nous sommes encore à la recherche de la structure porteuse qui assurera la gestion de ce service, à l'image de l'association Aftar pour les deux résidences sociales du Pont-Assy et des Charmilles,

Extraits de l' union du 11/11/2015

 

 

 

 

 

 

La voiture électrique est-elle la panacée ?

Le débat sur le diesel, réapparu à l'occasion du scandale Volkswagen, pourrait donner un coup de fouet aux véhicules électriques. De gros progrès ont été faits sur ces voitures, même s'il reste encore des freins à leur développement.

Une recharge de la batterie peut prendre de 30 minutes pour 80 % de la puissance à plus de 100% selon les types de bornes.


L’ESSENTTIEL

•.-  En juillet et août 2015, les ventes de véhicules électriques particuliers ont enregistré une hausse de 82 % par rapport à 2014. Dans une période habituellement calme pour l'automobile, ce marché maintient une dynamique  amorcée, depuis le mois d'avril, avec l'entrée de nouvelles primes.

•.-  Le part de l’électrique représente 0,8% du marché automobile français, loin des 58,2 % du diesel et 37,7% de l'essence. Assez loin i aussi des 3,1% de véhicules hybrides,

L'autonomie et les problèmes pour recharger sont les deux principales préoccupations des acheteurs potentiels

À SAVOIR

Les voitures les plus vendues en France

•.-  La Renault Zoé écrase la concurrence avec, en moyenne, 50 à 60 % du marché mensuel de l'électrique dans l'hexagone. Si l'on cumule les ventes de la voiture depuis le début de l'année 2015, elle se situe même dans le Top0 des ventes de véhicules particuliers.

•.-  La Nissan Leaf arrive en deuxième position des ventes de voitures électriques avec environ 15% par mois.

•.-  Suivent ensuite assez loin dans un ordre variable  selon les mois, la Peugéot ION, la Tesla model 9, la Bolloré Bluecar et la Kia Soul EV.

•.-  Près d'un véhicule lliectrique , sur dix vendu dans le monde en 12.015 est immatriculé en France avec10.063 modèles au premier semestre 2015, l'hexagone se situe au deuxième rang européen devant le Royaume-Uni (5.103) et l'Allemagne (4.710). La Norvège reste en tête du marché européen avec 14.024 immatriculations sur les six premiers mois de 2015.

1 -  Quelle autonomie pour les batteries ?

 C'est le nerf de la guerre. Attention d'ailleurs à ne pas se faire avoir entre l'autonomie réelle et celle homologuée constructeurs. Aujourd'hui, l'autonomie moyenne est d'environ 150 kilomètres. Chez la dernière Renault Zoé, la leader avec 50 à 60 % du marché, l'autonomie réelle est de 170 kilomètres. « Il y a deux-trois mois, on était à 150 km, se souvient Thomas Dormoy, conseiller commercial chez Renault à Reims. Évidemment le chiffre de 170 km peut varier selon les conditions climatiques et/ou ,la conduite. Par temps froid, par exemple, l'autonomie peut descendre à 115 km. Comme avec une voiture thermique, si vous avez une conduite sportive, cela va aussi influer sur la consommation ... L'avantage c'est que vous savez constamment et en temps réel l'autonomie qu'il vous reste en kilomètres, les données affichées s'adaptant constamment à la réalité.  » Il existe, sur le marché, des voitures qui affichent plus de 400 km d'autonomie. Mais là, on entre dans une gamme de prix qui dépasse les 60.000-70.000 euros. Le constructeur Tesla, qui commercialise ces véhicules électriques haut de gamme, annonce même comme objectif une autonomie de 1200 km à horizon 2020. Après, il faut parfois relativiser, en se rappelant que la distance quotidienne moyenne parcourue par le Français, en voiture est de 31 km... Mais clairement, il n'est pas possible aujourd'hui de faire de longs trajets avec une voiture électrique, d'un seul trait. Pour essayer de contrecarrer cela, les sociétés d'autoroutes commencent à installer des bornes dans les stations-service.

 2 – Comment recharger sa voiture et combien cela prend-il ?

Puisque les voitures électriques de grande série ont encore une autonomie limitée, il est donc nécessaire de les recharger régulièrement. Aujourd'hui, près de 90 % des recharges de véhicules se font à domicile. Cela peut passer par le biais d'un câble branché sur une prise domestique classique de 220 volts. Comptez alors entre 9 et 12heures environ pour recharger totalement une voiture telle que la Zoé. Il existe également des prises un peu plus puissantes qui font tomber à 4 heures le temps de recharge chez soi. L'installation de ces prises peut être offerte par le constructeur, mais ce n'est pas toujours le cas. Vérifiez avant de vous lancer car cela peut aller, le cas échéant, de 390 à 1.000 euros environ. À noter que l'installation est relativement simple lorsque vous êtes dans une maison. En revanche, si vous êtes en appartement, la tâche est un peu plus compliquée. Vous pouvez vous faire installer une prise (vérifier tout de même avec votre copropriété) mais dans ce cas, il faudra que le câble jusqu'à la prise soit tiré depuis votre compteur. Logique, Dour éviter que tout l'immeuble paye votre consommation, mais pas toujours simple si, par exemple, vous habitez au troisième et que vous avez un box en sous-sol... « Il Y a également des points de recharge public ultra rapide que l'on trouve, par exemple, chez certaines grandes surfaces comme Leclerc, Ikea, certains parkings publics ou d'immeubles neufs, note Thomas Dormoy. Vous pouvez récupérer jusqu'à 80 %de votre autonomie en 30 minutes. »  Il faut souligner que, désormais, toutes les bornes de recharges (ou presque) sont universelles. C'est-à-dire qu'on peut s'y brancher sans devoir acheter de nouveaux flexibles de connexions (cela n'a pas toujours été le cas, chaque constructeur

comme Leclerc, Ikea, certains parkings publics ou d'immeubles neufs, note Thomas Dormoy. Vous pouvez récupérer jusqu'à 80 %de votre autonomie en 30 minutes. Il Il faut souligner que, désormais, toutes les , bornes de recharges (ou presque) sont universelles. C'est-à-dire qu'on peut s'y brancher sans devoir acheter de nouveaux flexibles de connexions (cela n'a pas toujours été le cas, chaque constructeur ayant son modèle à une époque…)

3 - Un véhicule électrique est-il vraiment puissant et bien équipé ?

Si on prend le cas de la Renault Zoé, la vitesse maximale est de 140 km/h. Mais ce qui étonne surtout, c'est la puissance au démarrage et même jusqu'à 130. Il n'y a pas de vitesse, donc on avance sans à-coups et avec de la puissance. Côté confort, la Zoé est comparable à un Clio avec même un coffre un peu plus grand (les batteries sont sous la voiture), Pour ce qui est des équipements, elle n'a rien à envier à des voitures de moyenne gamme (écran tactile, GPS, Bluetooth ... ) avec de vraies places à l'avant comme à l'arrière.

4 – Combien ça coûte ?

Sans aucune aide, les prix peuvent aller d'un peu plus de 20.000 euros à plus de 100.000 euros selon les modèles. Dans les faits, cela revient moins cher. En ce moment par exemple, si l'on se base toujours sur la Zoé, les prix vont de 11.400 euros à 15.100 euros pour l'entrée de gamme (avec le bonus écologique et selon s'il y a reprise d'un vieux diesel de plus de 14ans). Se rajoute aussi la location d'une batterie entre 49 et 79 euros par mois. La batterie est soit louée, soit incluse dans le prix, selon les constructeurs. L'avantage de la location, c'est que vous être certain de pouvoir en changer, quand vous voulez sans rien débourser de plus, d'avoir les dernières évolutions de batteries, si vous en changez. Vous n'aurez pas également à votre charge le fait de devoir la faire dépolluer et la faire recycler, une somme qui peut monter à plusieurs milliers d'euros. En dehors de l'achat, il y a la possibilité de louer la voiture. C'est ce qui se fait le plus. En ce moment, toujours pour la Zoé, cela peut aller de 119 euros par mois sur trois tout compris (batterie notamment) à 274 euros. Là encore cela dépend de la reprise de votre véhicule mais aussi du kilométrage que vous comptez faire. Dans le coût, enfin, il faut tenir compte de l'entretien, qui est en moyenne 30 % moins cher qu'un véhicule thermique. L'assurance est aussi un peu moins chère et la carte grise est gratuite en Champagne-Ardenne et à moitié prix en Picardie.

 
Les français préfèrent les hybrides

Pour rouler « propre », les français préfèrent les hybrides, (voitures composées d'un moteur thermtque et d’un moteur électrique). Il suffit de regarder peur cela le bilan des ventes des véhicules particuliers sur le marché automobile de janvier à septembre 2015. Quand, 43.554 voitures hybrides ont été vendues (soit 3.l%) de l’ensemble des ventes elles ont été 11.179 électriques à l'avoir été sur la même période (0,8%). La principale raison de cette préférence réside dans le fait qu’avec une hybride, la peur de tomber en panne disparait, sans parler de l’autonomie.

 
3 Questions à Francis VUIBERT

Un point de recharge tous les 50 km, fin 2017 »

Francis VUIBERT est délégué ministériel au développement territorial de l'électromobilité, chef de projet du plan industriel bornes électriques de recharge. Le préfet, qui a également occupé différentes fonctions à la Ville de Reims dans les années 80, fait un état, des lieux des structures de recharge.

•.- Ou en est-on aujourd’hui dans le déve1oppement des bornes électriques de  recharge et quelles sont les perspectives ?

 La France-dispose aujourd'hui du réseau d'infrastructures de recharge le plus nombreux d'Europe avec près de 10000 points de recharge d'accès public en service (une borne comporte, selon la puissance délivrée, un ou deux points de charge). Ce réseau résulte essentiellement d'initiatives publiques (projets portés par des collectivités territoriales, accompagnées financièrement par l'État), et d'initiatives privées (concessionnaires automobiles, grandes enseignes commerciales, sociétés gestionnaires de parking, centres commerciaux, hôtels restaurants, notamment). Une loi de 2014  permis à des opérateurs privés de créer des réseaux de dimension nationale sur le domaine public de l'État et des collectivités locales. À ce titre, le groupe Bolloré, qui est le premier à répondre aux critères de la loi, doit installer 16000 points de charge sur l'ensemble du territoire d'ici à fin 2019. En outre, 17000 points de charge supplémentaires seront installés d'ici fin 2017, à l'initiative des collectivités territoriales dont les projets ont été, à ce jour, validés par l'Etat. On devrait ainsi disposer de plus de 50000 points de charge accessibles au public à l'horizon 2020. À cela, il faut naturellement ajouter les points de charge privés, installés à domicile par les utilisateurs d'un véhicule électrique qui bénéficient, dans ce contexte, d'un crédit d'impôt.

•.- Comment se situent la Champagne-Ardenne et la Picardie dans cette politique de développement ?

À ce jour, il y a une trentaine de stations recensées (une station peut comporter plusieurs bornes) en service en Champagne-Ardenne et une cinquantaine en Picardie. Il s'agit essentiellement d'initiatives privées, L'Aisne a en perspective le déploiement de 280.points de charge à la suite de la validation de son dossier par l'Ademe et la Somme a récemment déposé un dossier qui est à l'instruction.

•.-  Quels sont aujourd’hui encore les freins éventuels au développement des bornes ?

Il n'y a plus véritablement de frein. L'électromobilité, c'est-à-dire l'usage du véhicule électrique, a franchi un point de non-retour, notamment parce que tous les constructeurs automobiles mondiaux ont désormais en projet, ou à la vente, au moins un modèle de véhicule électrique, comme vient de le confirmer Je salon automobile de Francfort. L'électromobilité est devenue un marché planétaire avec de réelles stratégies de conquête. En 2015 (au 30 septembre), la France a immatriculé près de 15600 véhicules électriques soit autant qu'au cours de l'année 2014: souvenons-nous qu'il n'y en avait que 980 en 2010 ! Les opérateurs privés comme les collectivités vont donc logiquement accompagner le mouvement, si ce n'est l'anticiper, en installant les infrastructures de recharge nécessaires et adaptées à chaque type d'usage. L'objectif est qu'il y ait au, minimum un point de recharge tous- les 50 km sur l'ensemble du territoire au 31 décembre 2017.

 
Des conducteurs plutôt contents


Christophe Lé roule en Twizy dans les rues de Reims
.

« Ma Twizy est géniale en ville. Je trouve toujours à me garer. Dans les bouchons, je me faufile comme une souris. Je fais un peu plus gaffe aux piétons car je sais qu'ils ne m'entendent pas venir, mais je n'ai jamais eu de sous. Si tous les citadins circulaient à l'électrique, on ôterait pas mal de  stress à la ville », témoigne Christophe Lé, employé de restaurant à Reims. « C'est super bien. Un régal. On est bien dedans, il y a de la reprise. Franchement c'est une bonne voiture », assure Cédric Pellicer, propriétaire d'une Zoé depuis mars dernier. Deux limites à cette euphorie : l'usage est exclusivement citadin et même en ville, « il n’y a pas assez de bornes de recharge raplde. A Reims, il faut aller chez Renault ou chez Ikea. Les pouvoirs publics , nous incitent mais, derrière, une grande ville comme Reims n'installe pas l'équipement nécessaire. »


Les REPERES

•.- Modèle X, le dernier bijou de Tesla  

Disponible fin 2016, la nouvelle voiture électrique Tesla est capable de proposer une autonomie de 414 km et de passer de 0 à 100 km/h en 3,2s.

•.- Le prix de départ du Model X est tout de même fixé à 115.000 euros,

Reims et Épernay «Villes respirables »

•.- Reims Métropole et la communauté d'agglomération d'Épernay ont été sélectionnées parmi les vingt collectivités «Villes respirables en cinq ans» qui bénéficieront d'un appui financier et méthodologique de l'Etat.

•.- Pour être retenues, elles devaient notamment créer ou préfigurer une zone à circulation restreinte, où les véhicules les moins polluant pourront circuler, quelques  semaines après la publication de la loi transition énergétique pour la croissance verte.

L'ÉLECTRIQUE, PREMIÈRE VOITURE À 100 KM/H

•.- La Jamais contente, une voiture électrique, est le premier Véhicule automobile à avoir franchi le cap des 100 km/h. C'était le 29 avril 1899 en région parisienne ave 105,98 km/h précisément.

•.- Malgré cet exploit, le moteur è combustion interne supplantera, pour le siècle suivant, la technologie électrique.

Le CHIFFRE : 2€

C’est en moyenne le prix d’un « plein » d’énergie pour une voiture électrique.

LA PHRASE

« S’il y avait autant de bornes de recharge que de stations-service vendant du pétrole, le problème (le marché qui ne décolle pas, NDLR), serait réglé, car, techniquement, les véhicules électriques sont parfaitement au point. »

 Carlos Ghosn, patron da RenauIt-Nisan, au salon de Genève 2015

Dossier réalisé par G. AMIR TAHMA5SEB

Extraits de l' union du 25/10/2015

    

    

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le stationnement

Gratuit mais galère
Les 15 premières minutes de stationnement à l’œil

Le casse-tête des nouveaux parcmètres

Votre avis pour payer

L’horodateur virtuel débarque

Stationnement payant, ce qui va changer
Le stationnement payant s'étend en périphérie du centre-ville

L'horodateur virtuel débarque à Reims

Se garer sans payer reste un défi au quotidien

Le disque vert de stationnement encore largement méconnu

27/08/2015 - Le disque vert de stationnement encore méconnu à Reims
A Reims, il ne faut pas confondre disque bleu et disque vert

La première heure gratuite attire du monde dans les parkings souterrains
La Ville prend soin des automobilistes

Un disque vert contre la pollution à Reims

  

   

 Répertoire  

 

 

 

 

 

Gratuit mais galère 

Depuis le 3 septembre, la Ville offre 15 minutes de stationnement dans les rues   du centre-ville. Mais pour en bénéficier, mieux vaut en maîtriser les subtilités. 


Mini parcours du combattant pour bénéficier du quart d’heure gratuit de stationnement en centre ville.
Ch Lantenois

Bonne nouvelle : depuis le 3septembre, les Rémois peuvent stationner 15 minutes gratuitement dans les zones rouge et orange, ainsi que dans certaines rues de la zone verte (nouvelle zone jaune).

Cette disposition dont l’objectif est de faciliter le stationnement de courte durée avec un effet bénéfique pour le commerce de centre-ville, a été bien accueillie par les automobilistes. « Belle initiative pour les petites courses (banque pharmacie ou autre…) », nous écrit un internaute sous le pseudo Kren Dong en réponse à notre sondage sur Facebook. D’autres auraient apprécié pouvoir profiter de minutes supplémentaires : « Quinze minutes, c’est un peu court pour aller chercher le pain, le journal et aller à l’épicerie et/ou la boucherie. Une demi-heure serait bien mieux ! », soumet Véronique Valette.

Premier test, première déconvenue. Le petit cadeau annoncé par la municipalité me passe sous le nez

Nous avons voulu tester cette nouvelle mesure. Direction la rue de Mars. Premier essai via l’application Easy Park grâce à un système de géolocalisation. Première déconvenue : pour stationner 15 minutes, mon smartphone me réclame 50 centimes comme auparavant. Le petit cadeau annoncé par la municipalité me passe sous le nez. Deuxième tentative : j’opte pour un règlement par carte bleue. L’écran tactile affiche un long message, peu compréhensible, à propos du « forfait post stationnement ». Ce dernier a remplacé le « PV à l’ancienne ». Voilà donc qu’on me parle déjà de sanction… La machine me demande d’accepter, j’obtempère aveuglément. Si je veux rester garée une heure, l’horodateur m’exige cette fois 2 €, sans évoquer la moindre ristourne. Deuxième déception.

On m’avait prévenue. Les nouveaux horodateurs sont plus compliqués qu’auparavant. J’en choisis un à l’ombre, l’écran tactile est parfaitement lisible. Pour ce 3 eessai, je prends mon temps et finis par repérer une case en bas à droite intitulée « 15 MINGRA ». Euréka ! Cette fois, la machine ne me réclame plus que 1,50 € pour la même durée. J’imagine, par déduction, que la case « A MINUTE » déclenche un ticket si je souhaite squatter une des 345 places «arrêts minutes » où il faut désormais prendre un ticket.

DES CODES SALVATEURS

Quant à Easy park, il aura fallu un coup de fil à Julie Ludmann, responsable France, pour comprendre comment obtenir un peu de rab. La manipulation n’a rien de compliqué, à condition d’être au courant ! Des stickers viennent ou sont sur le point d’être apposés sur les horodateurs. Ils indiquent la marche à suivre. « Il suffit de rentrer le code zone 5115 en haut de l’écran de votre smartphone, que vous soyez en zone rouge, orange ou verte. Ce code est utilisable une seule fois par jour », explique la responsable Easy Park, qui ajoute : « Pour les arrêts minutes, le code est 51 00. » Sauf que si vous souhaitez prolonger votre stationnement, il vous faudra reprendre votre smartphone au bout des 15 minutes et tapoter dessus à nouveau en suivant la procédure classique. Heureusement, « vous aurez l’information que le ticket gratuit prend fin ». Mais pas moyen de tout faire lors de la première manipulation, sauf à payer plein pot.

Le quart d’heure offert n’est pas automatique. Il se mérite.

La Ville évoque des contraintes techniques

Pourquoi le quart d'heure gratuit ne s'applique-t-il pas automatiquement ? Laure Miller, adjointe au maire déléguée aux espaces verts, aux espaces publics et à l'écologie urbaine, explique que « malheureusement, même si nos horodateurs, changés récemment, sont à la pointe, ils ne permettent pas ce paramétrage. Ainsi, le tarif avec la gratuité incluse n'est pas le même que le tarif normal. » Tout en argumentant sur les qualités des nouvelles machines (nous y reviendrons), elle poursuit en précisant que la Ville est « en train de mettre en place une signalisation verticale complémentaire ainsi que des petits panneaux indiquant que la gratuité n'est utilisable qu'une fois par jour afin que chaque usager ait connaissance de cette mesure et de son fonctionnement ».

Quant à l’application Easy Park, elle confirme que la prise d’un « ticket »15 minutes gratuites, n’est pas cumulable avec un ticket payant. «Lors de la première prise de ticket quotidienne, la gratuité 15 minutes est proposée, si l’on souhaite stationner plus longuement, il faudra prendre un deuxième ticket, payant celui-là. Là encore, c’est une contrainte technique. Des développements sont en cours par Easy Park pour améliorer cette ergonomie. »

Alice RENARD

Extrait de l'union 15/09/2018

Les 15 premières minutes de stationnement à l’œil

La mesure est entrée en vigueur samedi : le premier quart d’heure de stationnement dans le centre est désormais gratuit. Un geste en direction notamment des commerçants


Conséquence sur les panneaux de stationnement, la durée maximale de stationnement a été prolongée de quinze minutes. Lena Levavasseur

Cette rentrée est décidément celle des changements côté voirie. Après l’apparition de la zone 30 et des bandes cyclables à contresens, place à la gratuité des quinze premières minutes de stationnement. Ce lundi, si après avoir posé les enfants à l’école, vous allez faire une course rapide dans le centre, vous n’aurez donc rien à payer.

Nous avions évoqué cette nouvelle mesure, votée le 25 juin en conseil municipal, dès le 11 avril, lorsqu’elle avait été annoncée par le maire aux Assises du commerce, puis le 27juin. Mais comme on peut le lire ci-dessous, beaucoup de Rémois n’étaient pas encore au parfum.

GRATUIT, MAIS AVEC UN TICKET

Dans les faits, en zones rouge, orange et dans une partie de la zone verte, vous allez donc économiser un peu de sous. Mais attention, vous devez quand même prendre un ticket à l’horodateur, quitte à perdre quelques minutes sur les quinze offertes. Deux options s’offrent alors à vous : si vous ne restez qu’un quart d’heure, vous n’avez rien à payer. Sinon, vous ne payez qu’au-delà des quinze premières minutes. Pourquoi prendre un ticket si c’est gratuit ? Pour permettre aux agents de contrôler que vous respectez bien la durée. À noter que pour la même raison, il faut désormais prendre aussi un ticket lorsque vous vous garez sur un dépose-minute.

Pour la mairie, ce quart d’heure gratuit répond à un double objectif : « faciliter le stationnement de courte durée et augmenter le taux de rotation des véhicules, avec un effet bénéfique pour le commerce de centre-ville. » La mesure, globalement populaire, a toutefois ses détracteurs. Pour Antoine Prieur, président de l’association de cyclistes Vél’Oxygène, « favoriser les voitures manque de cohérence avec la zone 30, faite pour dissuader les gens de venir en voiture en ville. Ensuite on ne sait pas l’impact que ça va avoir sur la qualité de l’air, qui est déjà très mauvaise à Reims. Enfin, est-ce que les voitures ne vont pas avoir tendance à se garer sur les bandes cyclables ? »

Lors du vote en juin, la Ville mettait plutôt en avant une « stratégie globale, équilibrée et pragmatique »: « d’une part libérer de l’espace public pour mieux le faire partager entre piétons, cyclistes et automobilistes ; d’autre part, pour ceux qui ne peuvent pas faire autrement que prendre leur voiture, améliorer la fluidité du trafic en optimisant le stationnement. »

Lena Levavasseur

Extrait de l'union 03/08/2018

Le casse-tête des nouveaux parcmètres

Des usagers s’arrachent les cheveux devant les nouveaux horodateurs.


«La première fois, c’est super difficile!», estime Pascal, 52ans. « Déjà il faut se souvenir de sa plaque d’immatriculation… »  G.L

A SAVOIR

*.-  340 : le nombre d’horodateurs à changer d’ici le mois de mai à Reims.

*.-  6 020 : le nombre de places payantes dans la ville.

*.-  2,4 MILLIONS D’EUROS : le coût du changement des 340 machines (5 à 6000 € pièce, comprenant la pose).

*.-  4 MILLIONS D’EUROS : ce que rapportent les horodateurs par an.

*.-  100 000 : le nombre annuel de PV.

L’avantage quand on vit à côté d’un parcmètre, c’est qu’on découvre le comportement, parfois désarçonné, des utilisateurs devant ces machines à sous. Et qu’on les entend maugréer. « Mais ça va marcher oui ?, balance cet automobiliste exaspéré. « Faut vraiment avoir fait Saint-Cyr pour comprendre ! » , rouspète une dame âgée. Au fil des jours, c’est un comique de répétition qui fait sourire. Et qui attire du public, à en juger par les petits attroupements de personnes perplexes observées ici ou là.

Le 1 er février dans nos colonnes, l’adjointe Laure Miller expliquait que le changement des 340 horodateurs de la ville se voulait « pragmatique ». L’Union ajoutait qu’il faudrait « un petit temps d’adaptation pour bien maîtriser l’engin » . On est en plein dedans. Vu hier, Pascal, 52 ans, se crispe sur l’appareil. « La première fois, c’est super difficile » , estime cet artisan. Il énumère les handicaps à ses yeux : « Déjà il faut se souvenir de sa plaque d’immatriculation. Ensuite il faut comprendre la machine, ne serait-ce qu’il faut appuyer sur l’écran ! C’est sans doute évident pour les enfants, mais pas pour quelqu’un de mon âge. Enfin, c’est hyper cher ! »

Le côté financier fera toujours pester, mais ce sont surtout les deux premiers reproches qu’on entend. Depuis le 22 janvier exactement, lorsque la Ville a entamé le remplacement de ses horodateurs ancienne génération (quinze ans d’âge), par des unités plus tactiles, connectées, et permettant de payer par carte bancaire, y compris sans contact.

Alors, la bête est-elle si difficile à dompter ? À regarder de près, pas tant que ça. Mais comme toutes les nouvelles technologies, elles nécessitent de changer ses habitudes, pour s’adapter aux «toutes dernières fonctionnalités disponibles dans le domaine des équipements de péage du stationnement » , révèle doctement le site de la Ville.

Pour surmonter le premier obstacle, il faut connaître le numéro de sa plaque. On repère facilement (tous) ceux qui ont un trou de mémoire : ils font un aller-retour de plus jusqu’à leur voiture. Deuxième obstacle : apprivoiser l’écran tactile.

Directeur de la voirie, Alain Bertolotti annonce que les policiers « font de la pédagogie auprès des automobilistes » . Sur la machine, il annonce qu’ « on peut encore la customiser, en particulier le bouton Marche - Arrêt ou l’endroit pour récupérer la monnaie, car certains ne les trouvent pas » .

Après « un ou deux mois » de doutes et fausses manip’, les usagers devraient « prendre le pli » , estime le directeur. D’autant que ces nouvelles machines ont deux avantages : d’abord, il leur arrive de recracher des pièces sans raison (plusieurs de 2 € en ce qui nous concerne). Ensuite, au moins pendant quelques jours, elles permettent de se garer à l’œil !

Bon plan pour se garer gratis 

Des petits malins l’ont vite compris : l’installation des horodateurs permet de stationner à l’œil, le temps que la machine dernier cri soit mise en service. Le renouvellement du parc d’horodateurs doit durer jusqu’en mai.

En ce moment, par exemple, les nouveaux parcmètres arrivent à Clairmarais. Or entre la dépose du «vieil » horodateur (certains avaient à peine un an !) et le démarrage de son successeur, faute de pouvoir payer, on peut se garer gratis. Quelques heures voire quelques jours, c’est toujours ça de pris !

GUILLAUME LÉVY

Extrait de l'union 14/03/2018

 Votre avis pour payer

La municipalité souhaite recueillir les avis de certains habitants dans l’éventualité   de passer de nouvelles rues en stationnement payant. Ils ont jusqu’au 8 janvier pour répondre.

L’ESSENTIEL

*.- LE PÉRIMÈTRE D’APPLICATION DU STATIONNEMENT PAYANT A ÉTÉ ÉLARGI au 1 er janvier 2017. Il n’avait pas été modifié depuis 2012. Ce qui ne signifie pas que toutes les rues du périmètre sont payantes mais qu’elles sont susceptibles de l’être.

Ainsi, le nouveau périmètre incluait des rues perpendiculaires au boulevard Lundy, par exemple (rues Coquebert, Kellermann, Werlé, des Templiers) mais aussi du côté du boulevard de la Paix (comme la rue de l’Écu, la rue Piper ou encore Houzeau-Muiron). Celles-là même aujourd’hui visées par la consultation.

*.- DERNIÈRES RUES PAYANTES De mémoire, la dernière grande vague de rues passant en stationnement payant remonte à août 2016.

Etaient alors concernés : le boulevard de la Paix et une poignée de petites rues à Clairmarais.

La Ville lance une grande enquête concernant l’extension du stationnement payant, sur un vaste périmètre à proximité directe du centre.

Un secteur délimité compris entre les boulevards Lundy - la Paix et les rues Jacquart - Ruinart de Brimont ainsi que, entre la rue du Champ-de-Mars et la rue Saint-Marceau*.

DES HABITANTS SE PLAIGNENT DE VOIR LEURS RUES SATURÉES

« Nous avons depuis quelque temps déjà, des remontées de nombreux habitants de ce secteur qui se plaignent de voir leurs rues saturées en termes de stationnement » , explique Laure Miller, adjointe au maire de Reims déléguée aux espaces verts, aux espaces publics et à l'écologie urbaine.

Il semble ainsi que le stationnement actuellement gratuit dans ce secteur fait qu’il y a une faible rotation des véhicules. « L’idée est donc de soumettre à l’ensemble des habitants de ce secteur la question de l’instauration du stationnement payant » , continue Laure Miller. Pour recueillir les avis des rémois concernés, la municipalité a donc lancé la semaine dernière une consultation auprès de ceux habitant dans les rues comprises dans le périmètre.

Un courrier avec une enveloppe T a été déposé dans les boîtes à lettres. « Les habitants résidant dans ce périmètre et n’ayant pas reçu ce courrier peuvent s’adresser au service Reims contact » , complète le service communication de la Ville de Reims.

Quant à la méthode utilisée, Laure Miller précise : « Pour obtenir la réponse la plus fidèle qui soit aux vœux des Rémois concernés, nous avons divisé le secteur en 4 » , qui complète : « Cela nous permettra d’ajuster la réponse si on perçoit que le besoin est davantage présent dans telle ou telle rue et ne l’est pas du tout dans telle autre. »

OBJECTIF : DÉSENGORGER CES RUES DES VOITURES VENTOUSES

L’OBJECTIF, « SI L’ON PASSE CES RUES EN STATIONNEMENT PAYANT, EST DE DÉSENGORGER LE STATIONNEMENT SUR LE SECTEUR, CE QUI AMÉLIORERA LE CADRE DE VIE QUOTIDIEN DES HABITANTS ET CE QUI AURA AUSSI DES BIENFAITS SUR LA SÉCURITÉ » , EXPLIQUE ENCORE LAURE MILLER. CELA S’INSCRIT DANS UNE POLITIQUE PLUS GLOBALE DE RÉFORME DU STATIONNEMENT À REIMS DEPUIS LE DÉBUT DU MANDAT. »

VOUS AVEZ JUSQU’AU 8 JANVIER POUR RÉPONDRE

LES HABITANTS CONCERNÉS ONT JUSQU’AU 8 JANVIER POUR RÉPONDRE. SI LA MISE EN PLACE DU STATIONNEMENT PAYANT ÉTAIT EFFECTIVE DANS L’UNE DE CES RUES, ELLE SERAIT CLASSÉE EN ZONE VERTE.

« LES RIVERAINS POURRONT ALORS BÉNÉFICIER D’UN TARIF PRÉFÉRENTIEL RÉSERVÉ SOIT 0 70€/24 H POUR UN VÉHICULE ET 1€/24 H POUR LE SECOND » , PRÉCISE-T-ON AU SERVICE COMMUNICATION. VOUS VOILÀ DONC TOTALEMENT INFORMÉ.

POUR AUTANT, LE BOULEVARD SAINT-MARCEAU ET LES RUES RUINART DE BRIMONT ET JACQUART PERMETTENT DE DÉLIMITER LE SECTEUR DE L’ÉTUDE MAIS ILS NE SONT PAS VISÉS PAR L’ENQUÊTE. REIMS CONTACT : 03 26 77 78 79.

LE STATIONNEMENT À L'HORODATEUR

6020, c’est le nombre de places de stationnement à l’horodateur. Elles se répartissent en 3 zones. Les zones rouge et orange où le stationnement est limité à 2 heures à 2 € de l’heure et la zone verte avec une durée limitée à 5 heures à 1 € de l’heure les 2 premières heures, puis tarif dégressif. Au parking Boulingrin, 72 places sont proposées au tarif de la zone verte et la première heure de stationnement y est gratuite.

Comment payer ? Vous avez le choix : en monnaie, bien-sûr, par cartes monétiques, en vente au service du stationnement payant, avec le système de paiement autonome PIAF, ou de façon dématérialisée, par smartphone, en se connectant sur l’appli EasyPark. Seuls les résidents du secteur visé peuvent bénéficier du tarif résident et si seulement ils habitent, en zone verte et orange.

Si vous êtes propriétaire d’un véhicule dit « propre » ou « écologique », vous êtes peut-être éligible au dispositif du disque vert, qui autorise 2 heures de stationnement gratuit, quelle que soit la zone concernée. Véhicules visés : ceux fonctionnant au GPL, GNV, Flexfuel, électriques et hybrides, et quelques véhicules essences ou diesels. Il ne peut être utilisé, qu’associé à une carte d’identification du véhicule, délivrée par le service du stationnement payant.

Des réactions sur les réseaux sociaux

Si certains habitants du secteur concerné sont demandeurs d’un stationnement payant, ce n’est pas forcément le cas de ceux qui habitent à proximité (et qui ne seront pas consultés). Ils risquent de voir un report du stationnement dans leurs rues. Sur les réseaux sociaux, les commentaires sont déjà nombreux.

On y trouve par exemple une commerçante de la place du Forum qui estime anormal de payer 14 euros pour aller travailler. Elle milite pour que les commerçants bénéficient aussi du tarif résident. Idem pour une autre personne, travaillant elle aussi place d’Erlon, et qui habite à 40 km de Reims. « Vingt euros par mois, ça irait » , glisse-t-elle. Outre ce « pass travail », il y en a qui aimerait aussi un pass pour les personnes qui ont besoin de se faire soigner. Ce stationnement payant assure encore des internautes favorisent les zones commerciales où le stationnement est gratuit par rapport au commerce du centre-ville. Pour d’autres, il s’agit juste d’un moyen de remplir les caisses. Pour eux, les automobilistes sont de vraies vaches à lait. Enfin, il y a ceux qui regrettent que la construction d’immeubles ne soit pas accompagnée de création de parkings gratuits pour compenser.

Du côté des « pour », il est avancé l’argument de la lutte contre les voitures ventouses. « Il y a des véhicules qui restent stationnés pendant trois semaines » , se plaint une personne. Un Rémois dénonce aussi ceux qui ont des garages mais qui garent leurs véhicules dans la rue. « Le seul moyen pour lutter contre cela, c’est de faire payer. D’ailleurs, dans le quartier de Clairmarais, cela a été très efficace. Aujourd’hui, on peut se garer près de chez nous. »

Enfin, il y a ceux qui incitent à ce que d’autres secteurs soient également concernés par le stationnement payant. C’est le cas de cet internaute qui écrit qu’il faut aussi penser au quartier Courlancy.« Rue de Courlancy et Passe-Demoiselles, il n’y a aucune place pour les riverains à cause de la clinique et Lanson. »

Aurélie BEAUSSART

Extrait de l'union 27/12/2017

 

Stationnement payant, ce qui va changer

Le périmètre d'application du stationnement payant élargi, l’entrée en vigueur du paiement dématérialisé ... Entre ajustements et légères modifications voici au 1er Janvier ce qui change.


Les professionnels de santé vont pouvoir obtenir un macaron leur permettant de ne pas se faire verbaliser lorsqu'ils sont en déplacement chez des patients. C. Lantenois

LES CHIFFRES

*.- Le centre-ville offre environ 7850 places de stationnement dont 1.460 gratuites.

*.- 5735, le nombre de places de stationnement à l'horodateur à Reims.

*.- 12 parcs de stationnement (10 de courte durée et 2 de longue), gérés par la Ville, offrent 703 places

1- Un périmètre élargi, mais pas de nouvelles rues payantes

Le plan actuel date de 2012. « Il n'était plus forcément adapté parce que, en presque 5 ans, la Ville a changé, certains secteurs sont devenus plus attractifs, d'autres ont vu une augmentation de population », , explique Valérie Beauvais, adjointe au maire déléguée à la voirie, Lepé- rimètre de la zone de stationnement payant a donc été élargi, lors d'une délibération au conseil municipal, le 14 novembre.

Eviter les voitures ventouses près des nouvelles zones payantes

« Ce qui ne signifie pas pour autant que, dans un avenir très proche, de nouvelles rues vont passer en stationnement payant », précise d'emblée Valérie Beauvais, Et l'élue d'expliquer : « En août, nous avons élargi le stationnement payant, en incluant le boulevard de la Paix d'un côté et quelques rues à, Clairmarais de l'autre, En général, lorsque l'on rend des axes payants, on traite dans la foulée les perpendiculaires afin d'éviter un report massif des voitures ventouses à proximité directe, Mais cette fois, ce n'était pas possible, Le périmètre d'application du stationnement payant ne nous le permettait pas. »

Le nouveau périmètre inclut ainsi des rues perpendiculaires au boulevard Lundy par exemple «  rue Coquebert, rue Kellermann, rue Werlé, rue des Templiers ... .», énumère Valérie Beauvais, « mais aussi du boulevard de la Paix (1 comme la rue de l'Écu, la rue Piper ou encore la rue Houseau-Muiron … »

2 – De légères modifications mais pas de révolution

« Les horaires de stationnement payant sont conservés comme les trois zones de stationnements (verte, orange et rouge) ainsi que leurs tarifs sont maintenus.» Mais perdre votre ticket vous coûtera plus cher, le double précisément, passant de 10 ou 20 € à 20 ou 40 €, sur les parcs en enclos (NDLR : parking extérieur mais clôturé), La raison ? « Pour certains usagers, cela coûtait moins cher de déclarer la perte de son ticket que de payer la durée de stationnement, ce n'était pas logique » poursuit l'élue.

3 - Pas de tarif spécifique pour les pendulaires

Valérie Beauvais ne cesse de le marteler : « Il est impossible de mettre en place un tarif préférentiel pour les pendulaires, c'est-à-dire ceux qui stationnent durant leur temps de travail. » les deux tarifs préférentiels existants sont maintenus : « celui des résidents et celui des artisans. »

4 – Plus de PV pour les professionnels de santé

Concernant les médecins, infirmiers, sages-femmes et kinésithérapeutes, tous ces professionnels de santé qui possèdent un caducée, il y a une circulaire ministérielle qui stipule que les agents verbalisateurs peuvent leur dresser un procès-verbal oIlnon, c'est à leur libre appréciation. Il fallait mettre un terme à cette iniquité. « II n'était pas normal que certains se fassent régulièrement verbaliser sur des secteurs alors que d'autres ne se voyaient jamais-délivrer de PV. Ces professionnels de santé devront se faire déclarer en mairie, en justifiant de leur activité, pour se voir délivrer un macaron. Il s’agit d’une tolérance de stationnement. » Une mesure qui concerne l’ensemble des 16 communes de l’agglomération.

5 – Piaf et paiement par internet.

Pour rappel, la Ville met en vente, depuis plusieurs décennies, le PIAF (Parcmètre individuel à fente) rechargeable au prix de 25 €. On l'annonçait pour septembre, il sera finalement en service en janvier. Le parcmètre dématérialisé permettra un paiement par internet ou via une application mobile. Il permettra surtout de gagner en tranquillité d'esprit puisqu'il sera possible de recharger à distance, si l'on s'aperçoit finalement que l'on est un peu juste pour regagner son véhicule

Aurélie BAUSSART

Extraits de l' union du 25/06/2017

 L’horodateur virtuel débarque

Le système existe à Charleville-Mézières et à Châlons. La cité des sacres a décidé de passer à son tour à l'ère dématérialisée. À partir de la mi-septembre, plus besoin de pièces, il suffira de sortir son smartphone.


Bientôt plus de ticket pour stationner en zone payante et la possibilité de recharger il distance lorsque l'on est garé en zone verte. Christian Lantenois

L’ESSENTIEL

•.- La Ville de Reims souhaite moderniser les moyens de paiement pour le stationnement. Plusieurs nouveautés devraient être mises en place pour la rentrée de septembre.

•.- Le plus gros changement est sans doute l'arrivée du paiement par téléphone portable.

•.- Des horodateurs nouvelle génération devraient fleurir en 2017. Ils permettront notamment un paiement par carte bancaire.

Le paiement du stationnement par téléphone portable débarque dans la cité des sacres. Si vous en avez marre de devoir faire vos fonds de poche pour chercher des pièces à mettre dans l'horodateur ; si vous en avez assez de devoir courir pour remettre de l'argent dans le parcmètre avant que tout votre temps de stationnement ne soit écoulé, ce système de paiement est peut-être fait pour vous. « Cela va changer probablement les habitudes des automobilistes volontaires mais l'idée est surtout de faciliter leur quotidien », explique Valérie Beauvais, l'adjointe au maire de Reims, en charge des problématiques concernant la voirie, la circulation et le stationnement.

D'autres villes de la région ont déjà mis en place la dématérialisation comme Châlons-en-Champagne qui teste ce dispositif depuis le 1er octobre 2015 et Charleville-Mézières depuis le 3 juin. Dans la cité préfecture, le bilan dressé est plus que satisfaisant : avec en 8 mois, un millier d'usagers et 130 nouveaux utilisateurs chaque mois.

Se mettre au goût du jour

« C'est un souhait du maire de Reims, Arnaud Robinet, de se mettre au goût du jour », poursuit Valérie Beauvais. Mais comment ça marche au juste ? Il suffit de télécharger sur son smartphone l'application gratuite. Il faudra ensuite que l'usager renseigne son numéro de plaque d'immatriculation, communique aussi son numéro de téléphone portable et bien sûr qu'il laisse ses coordonnées bancaires.

Lors de leur tournée, les agents de surveillance de la voie publique (ASVP) qui se trouveront devant une voiture n'ayant pas de ticket sur le tableau de bord, devront entrer la plaque d'immatriculation dans un boîtier. Ils sauront alors si ce véhicule utilise le mode de paiement par smartphone, si la durée de stationnement est valide ou dépassée ... Ce qui ne vous empêchera donc pas d'avoir un PV. Ce système de paiement permet aussi une géolocalisation : plus facile pour les touristes et les automobilistes de passage au moment de devoir regagner son véhicule.

Payer en quelques tapotements de doigts pourrait être une réalité d'ici peu. Le calendrier est serré : « Des paramétrages ont été effectués en juillet. Des tests sont programmés depuis le 9 août. La première semaine de septembre sera consacrée à la formation des agents de la voirie et de la direction informatique de la collectivité. Tout cela devrait nous amener à pouvoir mettre en service ce nouveau type de paiement aux alentours du 15 septembre. »

Les avantages de ce mode de paiement sont multiples. « Au-delà du fait de ne plus avoir à faire de la monnaie pour stationner en zone payante, il permet aussi de recharger à distance sur les zones vertes, cela permet aux usagers une tranquillité d'esprit comme lorsque l'on fait le choix de se garer dans un parking à ouvrage. » Ainsi, quelques minutes avant la fin de la durée initiale du stationnement, l’automobiliste reçoit sur son portable, un SMS d'avertissement. Il peut alors faire le choix ou non de rajouter des minutes supplémentaires. Sur le plan du stationnement, Reims est encore à la traîne. Aucun horodateur dans la ville n'est équipé d'un paiement par carte bancaire. « C'est aussi l'une des choses qui devrait prochainement changer, précise Valérie Beauvais. On va profiter d'une vague de renouvellement prévue pour 2017 pour installer des horodateurs, nouvelle génération. Ils seront aussi moins imposants. Ils pourront, pourquoi pas par le biais d'un écran tactile, diffuser aussi quelques informations utiles sur la ville. »

Aurélie BEAUSSART

Extrait de l'union 08/08/2016

 Le stationnement payant s'étend en périphérie du centre-ville

La municipalité a acté l’extension à partir du mardi 16 août. Plusieurs rues situées derrière la gare seront désormais en zone verte.


En zone verte, l’heure coûte un euro et la durée de stationnement est limitée à 5 heures.

L’ESSENTIEL

•.- Les rues concernées par l'extension du domaine payant en zone verte dans le quartier Clairmarais :

- rue des Lilas (dans sa portion comprise entre la rue de Courcelles et la rue de Saint-Brice)

-rue de Saint-Brice

- rue de Clairmarais

- rue Vernouillet

- place Sainte-Claire

•.- Les rues concernées par l'extension dans l'hyper-centre :

- rue Clovis

- boulevard Paul-Doumer

- seconde partie rue du Jard.

« II va désormais falloir mettre la main au porte-monnaie.»  Le quartier de Clairmarais verra disparaître quelques-unes de ses poches gratuites dans les prochaines semaines. Les rues des Lilas - dans sa partie comprise entre la rue de Saint-Brice et la rue de Courcelles -, de Clairmarais, de Saint-Brice et Vernouillet sont concernées, ainsi que la place Sainte Claire.

La mise en service des horodateurs sera effective le mardi 16 août, quelques travaux d'aménagements seront donc effectués en amont. Les premiers passages des agents de surveillance de la voie publique (ASVP) devraient être effectues dès la rentrée, afin de permettre aux riverains et aux automobilistes de prendre connaissance de cette information », indique Valérie Beauvais, adjointe déléguée à la voirie, à la circulation et au stationnement,

Permettre la rotation

« Cette zone est très contrainte. Il y a beaucoup de voitures ventouses dans ce quartier. Afin d'assurer une meilleure rotation des véhicules et d'être un peu plus cohérents par rapport au schéma de stationnement, certaines rues seront désormais classées en zone verte », justifie l'élue. Elle explique également faire droit à la demande des riverains, qui, de nombreuses fois, en conseils de quartier, ont exprimé leur désarroi au moment de chercher une place pour se garer non loin de leur domicile, sans en trouver. Et sont donc obligés de « tourner » par conséquent plusieurs minutes dans les rues adjacentes pour enfin trouver du stationnement

La mise en service des horodateurs sera effective le mardi 16 août. quelques travaux d'aménagements seront donc effectués en amont. Les premiers passages des agents de surveillance de la voie pubh9ue (ASVP) devraient être effectues dès la rentrée, e afin de per- '~~ttre aux riverains et aux automoblilstc~ de prendre connaissance de cette information ii, indique Valérie Bevi!s, adjointe déléguée à la voirie, a la circulation et au stationnement,

« L'ancienne municipalité, à raison, avait choisi de faire un mix entre rues payantes et rues gratuites. Sauf que le commun des mortels va d'abord chercher une emprise gratuite avant de finalement se rabattre sur du stationnement où il devra débourser une petite somme d'argent, souligne-t-elle. Les riverains devront désormais s'acquitter d'un abonnement » résidents soit 70 centimes d'euros les 24 heures pour le premier véhicule et un euro pour le second. Et aussi en profiter pour rentrer leur véhicule dans leur garage, chose qu'ils ne font pas toujours.

Quid des travailleurs qui prennent leurs véhicules pour se rendre à leur travail ? « Pour ceux qui habitent Reims, ils ont à leur disposition un réseau de transports en commun structuré, assure Mme Beauvais, quant à ceux qui viennent de l'extérieur, je comprends que ce soit plus difficile ...  Avec les services de la Ville, elle a essayé de voir s'il était possible d'instaurer un tarif préférentiel pour les travailleurs, comme sur le mode de celui des artisans, mais « ce n'était pas juridiquement faisable », affirme l'adjointe.

 « La municipalité a voulu répondre aux sollicitations des riverains et aussi des commerçants dans les zones où c'était nécessaire. C'est un choix que nous assumons même si nous sommes bien conscients qu'il ne peut pas plaire à tout le monde, sachant que c'est toujours difficile sur des sujets comme le stationnement. De concilier les intérêts de chacun », conclut-elle.

Les riverains, pour la plupart, ne sont pas mécontents, bien que pour Jonathan  « c'est un peu dommage d'en arriver là. C'est la galère tous les jours pour se garer. Certes, 22 euros à débourser par mois, ce n'est pas la fin du monde, mais ce sont toujours 22 euros qui Ile servirent pas à autre chose ». Il avoue « ne pas être certain » que le problème se règle car pour lui, « les problèmes de stationnement sont dus aux adhérents de la salle de sport située à l'angle de la rue Édouard-Mignot et de la rue de Courcelles. Le soir, à partir de 17 heures, ce sont eux qui monopolisent les places. Il leur faudrait un parking. »

A SAVOIR

Les places de stationnement en surface avec paiement par horodateur se répartissent en trois zones.

•  Les zones rouge et orange où le stationnement est limité à 2 heures à 2 euros de l'heure (sauf artisans. En zone rouge, sauf résidents et artisans, en zone orange).

• La zone verte avec une durée limitée à 5 heures, 1 euro de l'heure les deux premières heures, puis tarif dégressif (sauf résidents et artisans).

Un tarif préférentiel « résidents », soit 70 centimes pour 24 heures et 1euro pour 24 heures pour le second véhicule est accessible aux riverains, sous réserve qu'ils remplissent certaines conditions.

Adriane CARR0GER

Extrait de l'union 16/07/2016

 Se garer sans payer reste un défi au quotidien

Pas simple de trouver encore une place de stationnement gratuit dans le centre-ville de Reims. Voici quelques bonnes adresses, mais attention elles sont particulièrement prisées.

Retrouvez la carte du stationnement sur notre site www.lunion.com.

Il est 8 h 30, le manège quotidien des automobiles se met en branle dans les rues adjacentes aux halles du Boulingrin. Les voitures tournent en rond, cinq minutes, dix minutes. Dès qu'un riverain quitte, une place où il stationne pour la nuit, un nouveau véhicule s'y insère dans la minute. Ici, à quelques pas du cimetière du Nord, les automobilistes sont à l'affût du moindre espace pour garer leur voiture gratuitement. La place du Boulingrin, en accès gratuit et illimité (sauf le samedi matin), est déjà pleine à craquer. Il faut être patient, avoir l'œil et ne pas souffrir du tournis.

David El Youssef, lui, a sa technique. Cet agent d'entretien vient travailler dans la rue de Cernay tous les jours, et sa première mission de la journée est de se garer. « Quand j'arrive à 7 h 15, toutes les placés sont occupées par les habitants, alors je me gare sur le trottoir, comme je peux. Mais vers 7 h 45, il y a les premiers mouvements, les gens partent au travail. C'est là que je reprends ma voiture pour la garer juste à côté de l'endroit où je travaille, c'est une rue gratuite », explique-t-il. Un rituel qui ne l'amuse pas, mais auquel il se, plie comme tant d'autres, chaque matin.

Comptez 50 € pour louer un garage

Cette partie de la ville, juste au nord-est du centre-ville, est très prisée des visiteurs-et salariés véhiculés, qui viennent à Reims pour plusieurs heures. Et pour cause, l'endroit est tout proche du centre-ville et entièrement gratuit. Passé le boulevard Lundy, toutes les rues perpendiculaires s'offrent aux conducteurs de passage : boulevard Jules-César, rue Kellermann, rue de la Justice, rue Werlé ou encore la rue des Templiers.

Clara Bellany, 26 ans, vient de Cormicy, à la limite de l'Aisne, pour travailler aux halles de Reims. « Je tourne tous les jours. Parfois au bout d'un quart d'heure, je laisse tomber et je paye l'horodateur, mais je ne peux pas payer tous les jours, c'est hors de prix », dit-elle au volant de sa voiture.

Dans cette partie de la ville, la location de garage et de petits boxes est une des solutions vers lesquelles habitants et travailleurs se tournent. Il faut tout de même débourser 30 à 50 E pour' un mois de location. « J'ai pris un garage quand les rues ont commencé à être trop chargées. Je voulais pouvoir me garer facilement près de chez moi », confirme Yves, 56 ans qui habite le quartier depuis douze ans. Lui a vu le stationnement évoluer depuis deux ans. «Je trouve la circulation de plus en plus dense dans ces rues proches du centre. »

Avant, cette partie de la ville était beaucoup moins saturée. Les voitures pouvaient se garer gratuitement jusqu'à la rue du Grenier-à-Sel, à deux pas de l'hôtel de ville.

Mais l'ancienne municipalité a décidé en juillet 2012, d'étendre la zone payante. Un choix qui a permis une meilleure rotation des véhicules dans l'hyper centre-ville, mais qui sature la périphérie.

Une autre partie de la ville connaît les mêmes .soucis depuis quelques années. Entre la cathédrale et le canal, se trouve une dizaine de rues, laissées gratuites (rue Clovis, rue Chabaud, rue de Venise... ). Un bonheur pour les travailleurs et les touristes bien renseignés qui s'y précipitent.

Mais comme dit l'adage, le malheur des uns, fait parfois le bonheur des autres et vice versa. Ainsi, les habitants. eux.: regrettent souvent ce choix tant ils peinent à se garer, Les trottoirs qui longent le boulevard Paul-Doumer en témoignent les voitures s'y bousculent, restant là des jours d'affilée se glissant même sous les ponts.

Des places gratuites à 500 mètres de la cathédrale

« Les agents sont tolérants, ils nous laissent nous garer sur les trottoirs, sans nous mettre de contravention mène à la cathédrale, pour éviter de payer je mets ma voiture sur le trottoir dans le virage dès que je le peux », raconte un quadragénaire.

Dans la rue Clovis, une partie de la route est gratuite, l'autre payante, ce qui crée une certaine pression. « J'habite au bout de cette rue; la partie gratuite. Nous avons deux voitures, une que nous mettons dans notre garage et l'autre devant le garage. Le but est de laisser de la place à ceux qui cherchent à se garer. Il y a tellement peu de places. Mais l'autre jour, nous avons eu une contravention devant notre garage.»

C'est de la folie », lâche Johanna Dasse, une riveraine.

L'autre bon plan de cette partie sud du centre-ville est le parking du stade. Beaucoup de travailleurs vont s'y garer chaque jour.

C'est un parking que rêveraient d'avoir les personnes qui travaillent de l'autre côté de la ville, dans le quartier d'affaires Clairmarais, derrière la gare. Là, plus le choix, il faut souvent se résigner à payer. Seules quelques rues gratuites sont encore accessibles (rue de Clairmarais, rue de Saint-Brice, une partie de la rue du Mont d'Arène. Mais les places libres y sont très rares. Il faut dire que plusieurs rues sont devenues payantes dans ce quartier en 2012. De quoi mettre les nerfs à vif de ceux qui y travaillent, et même des commerçants. « Le parking du magasin est tout le temps plein, des .gens qui viennent travailler dans le quartier mais qui n'achètent rien, s’y garent », assure Sylvie Lainé, responsable des caisses au magasin Super U de la rue du Mont-d'Arène. « Mais nous ne leur faisons pas la chasse. C'est compréhensible, il faut bien qu'ils se garent quelque part ».

Le prix à l'horodateur a bondi da 43 % depuis 2008

Alors qu'il fallait débourser 4 euro en 2008 pour une heure de stationnement en zone rouge, depuis juin 2015, II faut glisser une place de 2 euros dans l'horodateur pour le même temps. De quci faire bondir les statistiques et les automobilistes.

Cette augmentation de 42,8 % exactement, dont 30 %  rien qu’entre 2014 et 2015 est en fait due à une nouvelle réglementation qUIoblige les Villes à mettre en place un paiement au quart d'heure. Ainsi, il est maintenant possible de paypr 50 centimes d'euros pour seulement quinze minutes. La durée maximum de stationnement est limitée à deux heure. En zone verte, les voitures peuvent rester en stationnement durant cinq heures maximum. Et les propriétaires paient 1 euro seulement de 1 heure. La Ville a privilégié une augmentation des coûts de stationnement sur la VoIrie, en zone rouge, pour encourager les automobilistes a utiliser les parkings souterrains.

Au total, 19 parkings souterrains sont présents sur Reims. La première heure y est gratuite, ensuite il faut débourser entre 20 centimes et 50 centimes du quart d'heure, selon la tranche horaire. D'autres projets sont dans les cartons : un parking souterrain place du Boulingrin pour libérer les promenades et un autre, plus loin, rue Folle-Peine avec 450 places.

Il existe également 13 parcs de stationnement en plein air, gérés par la Ville. Dix de Courtes durées et trois de longues durées. Dans les parkings longue durée, il est possible de laisser en stationnement sa voiture durant 24 heures pour 4 euros.

3 QUESTIONS à VALÉRIE BEAUVAIS

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VALÉRIE BEAUVAIS, adjointe à la voirie, en charge des problématiques du stationnement à Reims.

•. Les zones bleues qui permettent un stationnement gratuit durant 1 h 30 ont la cote dans de nombreuses grandes villes, pourtant à Reims elles sont rares. Pourquoi ne pas les développer ?

En effet, il existe très peu de zones bleues. Il y en a une rue des Carmes, mise en place le temps des travaux à Science Po - celle-ci est provisoire -, et sur la place du Boulingrin les samedis matin, de 8 à 14 heures. Celle du Boulingrin permet aux gens d'aller faire leurs courses. C'était une demande des commerçants. Ces zones bleues sont très pratiques mais je suis un peu dubitative car elles demandent beaucoup de surveillance. Sinon ça revient à du stationnement gratuit.

•.  « Combien rapporte le stationnement payant à la collectivité en moyenne chaque année.  Les Rémois sont-ils de bons payeurs ? » 

Le stationnement rapporte quatre millions d'euros chaque année à la Ville. Je parle uniquement des stationnements sur la voirie et des parcs en enclos, pas du stationnement sous-terrain. Mais il faut savoir que tout cela a aussi un coût.

La collectivité dépense environ 650000 €  par an de gestion, sans compter les 29 personnes. Qui surveillent la voirie et la régie des horodateurs.

Au total, il faut compter un million d'euros de charges. Concernant les Rémois, ils sont assez disciplinés et respectent le paiement.

Près de 65 % des gens payent. C'est un très bon chiffre. Ceux qui ne respectent pas ces zones payantes ou qui restent garés trop longtemps à un même endroit sont vite repérés. Souvent par les habitants eux-mêmes qui les signalent aux autorités. Contre les 'voitures ventouses, les policiers n'hésitent pas à verbaliser au bout de sept jours, si le vénicule n'a pas bougé.

•. Un élargissement de la zone payante est-il prévu ?

Non, pour le moment aucune évolution n'est à l'étude. Cela peut paraître paradoxal, mais nous avons  beaucoup de demandes de la part  d'habitants qui souhaitent voir  leur rue devenir payante. Ils espèrent ainsi trouver plus de place pour se garer devant chez eux. Mais nous ne voulons pas que tout devienne payant. Il y aura encore des petites adaptations qui seront liées à des changements du plan  de circulation, mais pas d'élargissement de la zone payante.

Les REPERES

•. Le 1er juillet 2012, la zone payante sort de l'hyper-centre
          A l’initiative de l’ancienne municipalité, l'élargissement de la zone payante a fait passer le nombre de places payantes de 3242 à 4457 en centre-ville. Une évolution importante qui avait fait grincer des dents à l'époque de nombreux habitants. Cet élargissement avait alors pour but « d'encourager la marche à pied, 1’utlllsation des transports en commun et du vélo », d’ après Éric Quénard, à l’époque 1er  adjoint

•. 4650 Places de stationnement à l’horodateur sont disposées à Reims.

•. 1460 places gratuites ont été comptabilisées en centre-ville.

•.

•. LA PHRASE

« Nous avons deux voitures, une que nous mettons dans notre garage et l'autre devant. Un jour, on a pris une amende devant notre garage. C’est de la folie ».

Que pensent les commerçants du stationnement payant ?

    

Virginie 6UENNEC

Extrait de l'union 14/10/2015

Le disque vert de stationnement encore largement méconnu

Le nouveau dispositif de stationnement pour véhicules « propres» ne parle pas à tout le monde. Il est vrai qu'il ne concerne que des voitures vraiment peu  polluantes.


Eddy a beau avoir une voiture toute neuve, comme elle  roule à l'essence, elle ne peut prétendre au disque vert. Eddy doit donc s'acquitter de son stationnement comme tout le monde. A.P.

Vous savez ce que c'est que ce c disque vert» mentionné sur les horodateurs de Reims ?

« Aucune idée », répond Fabrice, qui habite depuis quatre ans dans la cité des sacres. Même réponse de Christelle, de Jonchery-sur-Vesle, qui vient pourtant régulièrement à Reims avec sa voiture. « II me semble que ça donne droit à deux heures de stationnement gratuit, répond de son côté Lucia, Rémoise depuis trois ans. D'ailleurs ça m'intéresse pour ma petite Fiat 500. »

Mais savez-vous qui peut y prétendre ?

Je pensais que tout le monde pouvait y avoir droit ... » Ce rapide coup de sonde auprès des usagers rémois de l'horodateur montre que le nouveau dispositif favorisant les véhicules « propres », alias disque vert, est encore peu connu. ll est vrai qu'il n'est entré en service que depuis le mois de juillet dernier et reste encore peu répandu en France.

Aux dernières nouvelles, seuls 135 ont été distribués par le service municipal de la voirie. Par ailleurs, ce dispositif, contrairement à ce que, suppose Lucia citée plus haut n'est pas accessible à toutes les voitures (le disque bleu, lui, l'est), mais est réservé à une catégorie bien précise de véhicules : ceux qui présentent un taux d'émission de gaz carbonique inférieur ou égal à 89. Un chiffre assez restrictif il est vrai : « Nous nous sommes renseignés, indiquent ainsi Sophie et Eddy, rencontrés dans le quartier du Boulingrin, parce que nous avons une voiture toute neuve, une C3 essence. Eh bien, bien qu'elle soit toute neuve, elle est à 99 (comme taux d'émission de gaz carbonique) et pas à 89. Donc nous n'avons pas droit au disque vert ! » Pour autant, les modèles accessibles à ce disque existent bel et bien. Quelques exemples parmi bien d'autres : la Twingo dCI éco2, la Golf 1,6 TDI BlueMotion, la Seat Ibiza Écomotive, la Volvo V40 D2 Enviro.BVM6,sans parler bien sûr de toutes les voitures électriques.


L'ESSENTIEL

•. Le disque vert de stationnement est entré en vigueur à Reims en juillet.

•. Il donne droit à deux heures de 5tationnement gratuit dans les parkings payants de voirie (gérés par horodateurs].

•. Il n'est accessible qu'aux véhicules présentant un taux d'émission de gaz carbonique de 89 au plus Cette information apparaît  sur les cartes grises à la case V7

Les « pièges » possibles de la carte grise

Pour savoir si vous avez droit ou pas au fameux disque vert, il faut et il suffit de regarder votre carte grise à la case V7 : si le chiffre qui y est mentionné est supérieur à 89, Jnutile de vous déranger : vous n'avez pas droit au disque. Voilà pour la théorie. Ensuite, il y a quelques cas particuliers signalés par le service de la voirie, chargé de distribuer les disques. Et pour commencer celui des voitures électriques. pour lesquelles la case en question  n'est pas renseignée; ces voitures sont pourtant qualifiées d'office pour bénéficier du disque puisqu’elles n'émettent aucun C02. En revanche, se présente aussi le cas des voitures à essence et autres dérivés pétroliers très anciennes, pour lesquelles la case V7 porte la mention « zéro », et qui pourtant ne donneront pas droit au disque. Car ces véhicules remontent à une époque où on ne mesurait pas ces émissions de gaz.

        Antoine Pardessus

Extrait de l'union 01/09/2015

     

    

 Répertoire  

 

 

Le disque vert de stationnement encore méconnu à Reims


Pour avoir droit aux deux heures de stationnement gratuit, il faut un véhicule peu polluant
(avec un taux d’émission de CO 2 inférieur ou égal à 89).

Un rapide coup de sonde auprès des usagers rémois de l’horodateur montre que le nouveau dispositif favorisant les véhicules « propres », alias disque vert, est encore peu connu. Aux dernières nouvelles, il n’y en a eu que 135 de distribués. Il est vrai que ce dispositif, encore rare en France, n’est entré en service qu’en juillet dernier, et qu’il est réservé à une catégorie bien précise de véhicules : ceux qui présentent un taux d’émission de gaz carbonique inférieur ou égal à 89. Pour savoir si vous êtes concerné, vous devez regarder la case V7 de votre carte grise.

On notera que les voitures électriques, pour lesquelles cette case n’est pas renseignée, sont qualifiées d’office pour bénéficier du disque puisqu’elles n’émettent aucun CO 2 . En revanche, des voitures à essence très anciennes, pour lesquelles la case V7 porte la mention « zéro », ne sont pas destinataires, car remontant à une époque où on ne mesurait pas ces émissions de gaz.

Rappelons que ce disque vert, à ne pas confondre avec le traditionnel disque bleu, donne droit, à Reims, à deux heures de stationnement gratuit dans les parkings payants en voirie (avec horodateurs).

Antoine Pardessus

Extrait de l'union 27/08/2015

 

A Reims, il ne faut pas confondre disque bleu et disque vert

Un automobiliste a pris une « prune » en utilisant un disque bleu au lieu du vert lors d’un stationnement rue de l’Étape. La couleur, ça compte


De bonne foi, l’automobiliste a cru qu’il pouvait stationner gratuitement avec son disque bleu. Il a, depuis, compris son erreur...

Marie-Christine Lardenois

Extrait de l'union 18/08/2015

La première heure gratuite attire du monde dans les parkings souterrains

La fréquentation des parkings en ouvrage a nettement augmenté à Reims depuis l'instauration en octobre dernier de la première heure offerte par la Ville


Le parking souterrain d’Erlon. Fréquentation en hausse, mais chiffre d’affaires en baisse. A.P.

Entrée en vigueur le 10 octobre 2014, la gratuité a fait grimper en flèche la fréquentation des parkings souterrains.

«  Sur les six premiers mois de 2015, cela représente pour nous 90 000 voitures en plus. Nous avons même des pointes à +38 % pour le parking Hôtel de ville » constate l’adjointe à la voirie Valérie Beauvais.

Et cela n’est sans doute pas fini ; car pour le moment, cette information n’est pas encore connue de tous. « J’habite en banlieue parisienne et je viens à Reims à peu près une fois par mois, témoigne ainsi Steven, jeune plombier d’une vingtaine d’années, rencontré lundi alors qu’il venait de garer sa voiture sous la place d’Erlon. Et je n’étais pas au courant de cette heure gratuite. En tout cas je trouve ça très bien. »

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Depuis que la première heure y est gratuite, offerte par la Ville, les parkings en ouvrage de Reims connaissent une belle progression de leur fréquentation: de l'ordre de 25 % selon Olivier Guinot, le directeur de Champagne Parc Auto, la SEM (société d'économie mixte) qui les gère. « Cette gratuité est entrée en vigueur au 10 octobre 2014, rappelle-t -il, comme les derniers mois de l'année sont toujours un peu hors concours en raison des fêtes qui font qu'il y a toujours beaucoup de monde dans les parkings, on peut dire que la fréquentation a vraiment décollé à partir de janvier de cette année. Sur les six premiers mois de 2015, cela représente pour nous 90000 voitures en plus.»

« Nous avons même des pointes à  +38 % pour le parking Hôtel de ville » ajoute l'adjointe à la voirie Valérie Beauvais.

« J’ai découvert la banne surprise »

Et cela n'est sans doute pas fini ; car pour le moment, cette information n'est pas encore connue partout. « J'habite en banlieue parisienne et je viens à Reims à peu près une fois par mois, témoigne ainsi Steven, jeune plombier d'une vingtaine d’années, rencontré lundi alors qu'il venait de garer sa voiture sous la place d'Erlon. Et je n'étais pas au courant de cette heure gratuite. En tout cas je trouve ça très bien ».

Vincent, de Châlons, était dans le même cas: « j'al eu la bonne surprise de découvrir ça la semaine dernière », nous confiait-il.

Certes, pour certains, ce cadeau municipal ne changera rien aux habitudes.

« Nous, on se gare toujours dans un souterrain quand on vient à Reims, témoignent Thierry et Soraya, de Plivot, parce que ça évite de tourner pour chercher une place, et puis on se sent plus en sécurité. »

On peut cependant imaginer que d'autres plus hésitants à l'égard de cette formule réviseront leur position quand l'information leur parviendra.  

D'autant que selon M.Guinot, avec cette heure gratuite plus la tarification au quart d'heure apparue au 1er juillet, on est gagnant jusqu'à une durée de stationnement de trois heures et quart par rapport à avant octobre. « 78% de la clientèle reste moins de 3heures » , ajoute-t -il. Cela fait donc beaucoup de gagnants.

La contrepartie pour Champagne Parc Auto, c'est la baisse de son chiffre d'affaires : 400.000 euros de moins par an sur l'activité du parking occasionnel (par opposition au parking odes abonnés) selon M. Guinot Un choix politique assumé par la municipalité, qui veut « réduire le nombre de voitures qui tournent en ville pour chercher une place, et du coup redynamiser le commerce de centre-ville tout. En contribuant à la réduction de la pollution atmosphériqu », expliquent en substance à qui veut l'entendre le maire et son adjointe Valérie Beauvais,« Et puis, ajoute cette dernière, l'année n'est pas encore finie. Ce chiffre de 400.000 € correspond à la projection actuelle. Il peut encore évoluer. à la baisse, si la fréquentation et la durée de stationnement continuent d'augmenter. » 

Les abonnés, eux, n'ont pas eu droit à une baisse, juste à un maintien du prix de l'an dernier. Ils devront s'en contenter. Il n'empêche que leur nombre, eux aussi, serait à la hausse. On va finir par se sentir serrés dans ces souterrains ...

L'ESSENTIEL

•.  La première heure de stationnement offerte par la Ville dans les parkings en ouvrage rérnois est. entrée en vigueur le 10 octobre 2014.

•.  La fréquentation de ces parkings a sensiblement augmenté depuis, de I ’ordre de 25% selon la société d'économie mixtè gestionnaire.

•.  Cette première heure gratuite et la tarification au quart d'heure, font que le stationnement coûte : désormais moins cher, jusqu’â une durée de trois heures et quart ; or une très grosse majorité (78%) des usagers restent moins de 3 heures.

Baisse des forfaits courte durée

Depuis le 1er juiiIet les tarifs courte durée des parcs en ouvrage de Cbampagne Parc Auto ont été modifiés à la baisse, dans un souci de développement du tourisme. Voici ces nouveaux tarifs, qui annulent ceux que' nous annoncions dans notre édition du 3 juillet: pour 2 jours 19 E (au lieu de 23 auparavant); pour 3 jours 24 E (au lieu de 32,50); pour 4 jours 29 E (au lieu de 36,50); hebdomadaire 39 E (au lieu de 47.50~ Rappelons que ces tickets permettent de passer d'un parc en ouvrage à un autre à l'intérieur de la durée du forfait. Quant aux prix spéciaux pour le stationnement (en voirie cette fois) des artisans en intervention, ils n'ont pas été modifiés: ils restent à 2 € pour une matinée, 3 € pour un après-midi, et 4 € pour une journée.

Antoine Pardessus

Extrait de l'union 17/07/2015

 

La première heure gratuite attire du monde dans les parkings souterrains


Les automobilistes se garant dans les parkings souterrains rémois se font plus nombreux depuis la première heure offerte par la Ville.

Depuis l’instauration de la première heure de stationnement gratuite dans les parkings en ouvrage rémois, la fréquentation de ces derniers a sensiblement progressé : de l’ordre de 25 % selon le directeur de la SEM (société d’économie mixte) gestionnaire, Olivier Guinot. En revanche, et logiquement, le chiffre d’affaires, lui est à la baisse : de l’ordre de 400 000 euros en moins sur un an, sur l’activité parking occasionnel (c’est-à-dire hors abonnements).

 Un disque vert contre la pollution à Reims

 Les propriétaires de véhicules « propres » pourront bientôt stationner gratuitement en centre-ville pendant deux heures. Un « gadget » pour l’élu écologiste Stéphane Joly.


Les disques verts, disponibles dès à présent à la direction de la voirie, n’entreront en service que le 1er  juillet.

L’ESSENTIEL

•. A partir du 1er juillet. les voitures les moins polluantes (rejet inférieur ou égal à 89 g de CO², au kilomètre) auront droit à deux heures de stationnement gratuit dans les rues de la ville.

•. Les propriétaires devront afficher sous leur pare-brise un « disque vert » et un macaron justificatif, fournis gratuitement sur présentation de la carte grise.

•. Ce dispositif est considéré comme un « gadget » par l'élu écologiste Stéphane Joly, qui estime qu'il concernera moins de 1 000 voitures dans l'agglomératio

Stationner gratuitement pendant deux heures en centre-ville et sans descendre dans un parking souterrain. Ce sera bientôt possible à Reims: à partir du 1er juillet. Mais pas pour tout le monde ! Cette offre mise sur pied par la municipalité est réservée aux véhicules' propres, plus précisément à ceux rejetant au plus 89g de gaz carbonique (C02) au kilomètre. C'est le dispositif «disque vert », que le conseil municipal vient d'adopter.

Vous voulez savoir si vous pourrez en bénéficier ?

Vous n'avez qu'un œil à jeter sur votre carte grise, à la rubrique V7. Si le chiffre est inférieur ou égal à 89, c'est bon, vous pouvez, dès maintenant, vous présenter à la direction de la voirie (1 rue Vauthier-Ie-Noir), avec la carte grise, pour vous faire remettre gratuitement Ie sésame. Ou plutôt les sésames, car il y a deux documents dans le dispositif : le disque vert lui-même (disque de stationnement classique, sauf qu'il est vert au lieu d'être bleu) et un macaron Justificatif, qui aura une validité d'un an, histoire d'assurer un minimum de contrôle.

« Et ce n'est pas réservé aux Rémois précise l'adjointe à la voirie Valérie Beauvais, tous lesgens de l'extérieur peuvent le demander. En revanche, ce disque ne sera pas transposable dans d'autres villes. » Donc n'imaginez pas vous garer gratis à Bordeaux par exemple, où le système existe déjà, avec votre disque rémois.

Autre précision : ce disque vert ne fonctionnera que dansles zones de stationnement en voirie (avec horodateurs )et non pas dans les parcs fermés à barrière ni dans les parkings en ouvrage,

Le but de la manœuvre, on l'aura compris, est de réduire la pollution de l'air. « Cela va dans le bon sens, estime l'élu écologiste Stéphane Joly ; pour autant on ne peut pas réduire la politique de la qualité de l'air à ce gadget, surtout si dans le même temps on diminue l'offre de transport en commun et si on attire les voitures avec des tarifs de stationnement incitatifs. »  L'adjointe répond que le disque vert est incitatif, lui, à acheter un véhicule propre.

Moins de 1000 voitures selon Stéphane Joly

Stéphane Joly, conseiller municipal Europe Ecologie Les Verts a fait son «étude d’impact », Ayantcroisé des rapports de Ademe et des statistiques de l’Insee sur le taux de motorisation dans les grandes villes et la proportion des types de carburant des voitures, il en conclut que dans l’agglomération rémoise. «ce disque vert va concerner moins de 1000 voitures sur un total de 80000 ; et encore, c’est vraiment un chiffre large, car il inclut des hybrides (essence ou diesel/électricité) dont certains rejettent plus de 89g de CO² au km. Et il inclut forcément des véhicules électriques appartenant la Ville de Reims. et qui n’ont donc pas besoin de disque ».

Antoine Pardessus

Extrait de l'union 23/06/2015

     

    

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