ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

  à REIMS  

 

Bibliotheque universitaire Robert de Sorbon

AgroParisTech

Centrale

E.S.A.D
L’École supérieure d’art et de design

E.S.I.E.C
Ecole supérieure d'ingénieurs en emballage et conditionnement 

NEOMA
( Ex Reims Management School )

SCIENCES PO 

Répertoire 

 

 La Presse

L’Urca 3.0 prend forme 
Un ordinateur ultrapuissant pour notre université

Neoma et l’Esad aux magasins généraux
 
Un nouveau supercalculateur pour l’université de Reims

Enedis et Neoma main dans la main

Un astronaute parraine les étoiles de l’université

Le projet de campus 3.0

2017

L’université intègre les grandes écoles dans sa stratégie

2016

L'université retenue pour un grand projet numérique
Un outil de pointe au service de l'industrie
 Romeo peut faire décoller Reimos
De plus en plus d'étudiants à l'Urca
Le voile à l'université bien accepté 
La Région valide le nouveau campus rémois
Le nouveau projet de campus
Madame la rectrice d'académie
L'université devra se surpasser  
L'Université prépare son avenir
Reims : bonne dernière dans le classement des villes étudiantes 
Reims : ville la moins « cool » de France d'après un classement
De plus en plus d'étudiants à l'Urca
Un outil de pointe au service de l'industrie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Urca 3.0 prend forme 

Grand Est L’université de Reims Champagne-Ardenne est en pleine mutation : de nouveaux diplômes, la réorganisation des campus qui s’accompagne de la construction   de nouveaux bâtiments. État des lieux. 


Voilà à quoi devrait ressembler le futur siège de l’université de Reims Champagne-Ardenne. Cabinet d’architectes Ameller Dubois


Guillaume Gellê, président de l'Urca depuis 2016 a énumère les axes stratégiques et les projets au cours de la rentrée solennelle de l'université. A.B

L’ESSENTIEL

*.- L’URCA COMPTE 26 500 ÉTUDIANTS : Charleville-Mézières (900), Châlons-en-Champagne (650), Troyes (3800), Chaumont (150), Reims (21 000).

*.- CÔTÉ ENCADREMENT : 2 350 personnels dont 1 325 enseignants et enseignants chercheurs, 1 025 personnels des bibliothèques, ingénieurs, administratifs, techniques.

*.- LE 5 E EMPLOYEUR DE L’EX-RÉGION CHAMPAGNE-ARDENNE : l’Urca au final, c’est 11 430 emplois directs et indirects (on peut ainsi évoquer 7 000 vacataires) et son impact économique est estimé actuellement à plus de 600 M € pour le territoire.

Le pôle rémois constitue « le cœur de l’Urca, avec 21 000 étudiants soit 80 % des effectifs » . C’est aussi « le lieu de la plupart de nos travaux de recherche », explique Guillaume Gellé, le président de l’Urca depuis 2016. « Si l’université, c’est avant tout un projet de formations et de recherches, a-t-il précisé au cours de la rentrée solennelle, dans 5-10ans, l’université de Reims Champagne-Ardenne aura résolument changé de visage. Nous avons fait le choix de conserver les trois campus rémois, et ils vont profondément être transformés. »

1 - UN NOUVEAU SIÈGE ET DEUX MAISONS VONT SORTIR DE TERRE

« Durant l’année universitaire 2018-2019, nous verrons poser la première pierre du nouveau siège de l’Urca. Situé à proximité du campus, il jouxte l’hippodrome et il vient se poser au cœur d’un des quartiers en politique de la ville, parmi ceux qu’il faut re-tranquiliser » , relate Guillaume Gellé.

« La situation à Croix-Rouge nécessite que tous les acteurs s’impliquent dans le quartier. C’est aussi le rôle de l’université d’être dans une ouverture sociale et culturelle, pour ceux qui ne sont pas étudiants et pour ceux qui n’ont pas d’enfants qui sont étudiants » , continue-t-il.

Puis de rappeler la participation de l’Urca, dans un dispositif d’accompagnement : « Nous avons contribué également l’an dernier au programme type compétences en accueillant des personnes qui sont coupées de l’emploi dans nos locaux. Je sais que Neoma l’avait fait également l’année d’avant. Il me semble que c’est le rôle aussi des établissements supérieurs de s’intéresser à ce public et l’université souhaite y prendre toute sa part. »

Le futur siège : un bâtiment de 4600m 2 . Coût de l’opération : 10,9M€ (financé à hauteur de 8,5M€ par le Grand Est, 2,4M€ de l’État).

En 2019, sur ce campus Croix-Rouge, ce sera aussi « la finalisation de la maison des sciences humaines » , un lieu d’accueil des unités de recherche et de l’école doctorale, et le développement du pôle Arts. « Une rénovation complète sur les fonds de l’université », précise Guillaume Gellé.

« Et pour la première fois, l’Urca va construire sur ces propres crédits : une maison des étudiants » . Elle sera située au centre du campus et sera dédiée à l’accueil des étudiants et de l’entrepreneuriat étudiant. «Elle abritera ainsi notre incubateur universitaire avec ses nombreuses pépites ».

« Les travaux sont lancés. » Cette maison pourrait ouvrir en 2020.

2 - UN CAMPUS SANTÉ AGRANDI

Autre projet immobilier phare : le futur campus santé grâce à « une extension récemment actée et dont la construction sera aussi lancée dans les prochains mois » .

Ce programme va permettre ainsi le regroupement de l’ensemble des composantes de santé, à proximité directe du CHU.

Coût de l’opération : 11,3 M€ (financement à hauteur de 4,3 M€ pour le Grand Est, 3,1M€ de l’État, 2M€ par le Département, 1,9 M€ par le Grand Reims).

3 - RÉHABILITATION DU CAMPUS

MOULIN DE LA HOUSSE

C’est le campus des sciences, des technologies et du numérique. Plusieurs chantiers sont en réflexion. « On finalise les études »,poursuit Guillaume Gellé.

L’objectif : obtenir une visibilité accrue des agro-ressources, de l’environnement, des biotechnologies et de la bio-économie. « L’école d’ingénieur de Reims sera étendue » , indique encore le président. L’Urca souhaite en effet « développer les formations ingénieur » .

Pour améliorer les conditions de travail et d’études : « On a attaqué la réhabilitation énergétique de l’IUT. »

4 - RETOUR À L’ÉQUILIBRE FINANCIER

Guillaume Gellé ne le cache pas : « Il est important de pouvoir maîtriser l’ensemble des cartes du jeu pour pouvoir dérouler un projet ambitieux. C’était donc crucial de retrouver l’équilibre financier le plus tôt possible de sorte à pouvoir réinvestir massivement. C’est vraiment ce dont nous avions besoin afin de donner aussi un peu d’oxygène sur le volet des fonctionnements associé à la recherche et à la formation. »

Ce retour à l’équilibre a été « une mobilisation de tous les jours, à 200% de l’ensemble des personnels de l’université. Ça a été extrêmement difficile pour tous. Ça a été une prise de responsabilités, une prise de conscience à tous les niveaux, du fait que l’argent public devait être géré à bon escient. Madame la rectrice nous a fait confiance. Elle aurait pu nous maintenir dans un plan de rétablissement de l’équilibre, un an de plus. Elle a apprécié les efforts qui ont été faits collectivement, elle a apprécié le fait que nous sommes aussi dans une compétition entre espaces d’enseignement supérieur et qu’il était temps de pouvoir porter aussi ce projet ambitieux. »

5 - UN BON TAUX D’INSERTION PROFESSIONNELLE

« Depuis 2007, les universités ont pour mission de veiller à la bonne insertion professionnelle de leurs diplômés » , expose Guillaume Gellé, « et nous n’avons pas à rougir». Le président de donner deux chiffres : « La performance de nos licences professionnelles à 30 mois est à presque à 97 %. Et en master, on atteint 98 % d’insertion professionnelle. »

« L’université se doit d’être à la pointe des combats pour faire évoluer notre société et la lutte contre les discriminations et l’intégration des personnes en situation de handicap sont des enjeux majeurs et une préoccupation quotidienne. »

L’université s’est ainsi engagée à accompagner les étudiants et les personnels, par le biais de la mission handicap, afin d’améliorer leur quotidien.

Le nombre d’étudiants accompagnés a triplé en 8 ans, passant de 98 en 2010 à plus de 280 en 2018. L’accompagnement mis en œuvre concerne notamment le suivi des cours, la possibilité de passer des examens dans de meilleures conditions et un accès à l’ensemble des services de la vie étudiante.

Objectif : garantir l’égalité des chances entre étudiants mais aussi pour le personnel en situation de handicap qui bénéficie ainsi d’aménagement de poste et d’un suivi personnalisé. Un état des lieux des campus va être réalisé.

UNE UNIVERSITÉ TOURNÉE VERS L’ÉTRANGER

« Cela fait une dizaine d’années que l’université Reims Champagne-Ardenne a commencé ses premières démarches vers l’internationalisation. Petit à petit, les choses se sont construites », commente Guillaume Gellé.

L’Urca est, pour l’heure, la seule université française à bénéficier du label ECA CeQuint pour la qualité de l’internationalisation de l’université. « L’Urca compte près de 3 000 étudiants de nationalité étrangère, qui viennent des cinq continents. Nous avons ainsi des accords de coopération avec 55 pays, et au total, 360 accords de collaboration avec des universités partenaires. Et, bien sûr, de nombreux travaux de recherche sont faits en partenariat international. »

Charleville-Mézières à la pointe


Le projet d’extension est en cours de réalisation pour un coût de 19,6M€. Cabinet Zoom architecture 

« Avec près de 1 000 étudiants, le campus est soucieux de répondre à une demande économique locale, indique Boris Ravignon, le maire de Charleville-Mézières . C’est important, parce que c’est la garantie derrière de bons débouchés pour les étudiants qui vont donc trouver à s’employer sur le territoire. » Un campus qui monte en puissance avec une hausse de 20 % de son effectif en 3 ans.

Le projet d’extension du campus est en cours de réalisation pour un coût de 19,6M€. « On réalise un agrandissement de l’IUT avec un nouveau bâtiment comprenant sept laboratoires d’excellence pour former les étudiants de l’IUT à l’hygiène et la sécurité de l’environnement qui pourra s’étendre à la licence pro prévention des risques et sûreté nucléaire,développe Isabelle Titeux, vice-présidente de l’Urca. Ce sont des laboratoires avec des équipements de pointe qui permettront aux étudiants de manipuler dans de très bonnes conditions et en toute sécurité. Ce seront ainsi des laboratoires, liés aux risques biologiques, nucléaires, bactériologiques et la chimie des explosions »

Ce nouveau bâtiment va permettre de libérer de l’espace pour les autres formations « qui vont du coup pouvoir se développer elles aussi ». Ce n’est pas tout : « On a aussi le développement de filières d’ingénieurs et la création d’une maison des étudiants qui va nous permettre de regrouper sur le même campus tous les étudiants de l’agglomération, avec l’accueil notamment du pôle formation de la CCI (Chambre de commerce et d’industrie). »

LES AUTRES POINTS

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE : UN CAMPUS TOURNÉ VERS L’AGRICULTURE

« Le campus se réinvente avec de nouvelles formations » , commente Bruno Bourg-Broc, président de la communauté d’agglomération de Châlons-en-Champagne. Cela s’accompagne de la construction d’un nouveau bâtiment de 3 000 m2 pour un coût de 9 M€ (dont 3M€ de l’État, 0,7M€ de la Région et 0,2M€ de la Ville). « Il permettra de déménager l’antenne de l’école supérieure du professorat et de l’éducation à proximité de l’antenne de l’IUT de Reims Chalons/Charleville » , détaille Guillaume Gellé. « Ça nous permettra de tirer pleinement synergie de ces filières et notamment le lien entre l’IUT carrière et sociale et notre nouvelle licence sciences de l’éducation. »

Une licence qui a d’ailleurs beaucoup de succès : « Nous avons largement dépassé nos espérances et il a fallu s’adapter. » Cette nouvelle filière sur Châlons accueille 100 étudiants. Ce campus,« c’est également un projet autour de la smart agriculture ainsi que de Planet A », poursuit Guillaume Gellé. « Deux sujets sur lesquels l’université est pleinement engagée: on réfléchit notamment à des formations aux métiers d’ingénieurs et aussi au projet de création d’un institut des hautes études de l’agriculture. »

TROIS NOUVEAUX DIPLÔMES À TROYES

Le campus est disséminé sur trois sites (IUT, l’ESPE et le campus des Comtes de Champagne – l’ex-centre universitaire de Troyes). Il propose trois nouveaux diplômes : le master langues et sociétés, la licence professionnelle management des activités commerciales et la licence économique et gestion.

« On constate une augmentation significative des effectifs, surtout sur l’IUT et sur le campus des Comtes de Champagne », fait savoir Anne Jussiaume, vice-présidente de l’Urca, en charge du pôle sud. « Une hausse du nombre d’étudiants liée à l’ouverture de nouvelles filières. »

CHAUMONT, LE PLUS PETIT PÔLE

Le campus compte 150 étudiants. « Nous y avons aussi des projets et notamment celui de renforcer la collaboration avec le Signe (centre national du graphisme) » , poursuit Anne Jussiaume, vice-présidente de l’Urca.

Aurélie BEAUSSART

Extrait de l'union du 18/10/2018

 

   

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un ordinateur ultrapuissant pour notre université

Le nouveau supercalculateur Romeo est inauguré aujourd’hui à la faculté des sciences de Reims. Quatre fois plus puissant que le précédent,   il fera de notre territoire un leader en intelligence artificielle. 


Michaël Krajecki, directeur du centre de calcul qui héberge Romeo, présente son nouveau bébé (l’extérieur sur la page de gauche). Jérôme Heurtel

LES FAITS

*.-  LE NOUVEAU SUPERCALCULATEUR de l’université de Reims, Romeo, est inauguré aujourd’hui au Moulin de la Housse à Reims, en présence du mathématicien et député Cédric Villani.

*.- IL EST LE SEUL EN FRANCE à être classé parmi les 500 ordinateurs les plus puissants au monde.

*.- COFINANCÉ PAR L’EUROPE , le Grand Est, l’université, l’État et le Grand Reims, il a coûté 6 millions d’euros.

*.- SON UTILISATION VA PERMETTRE DE CRÉER DES LOGICIELS INTELLIGENTS pour l’industrie, la médecine, l’agriculture et plus largement pour la vie de tous les jours.

 L’université de Reims et de Champagne-Ardenne (Urca) fête aujourd’hui l’acquisition d’un des ordinateurs les plus puissants au monde. Surnommé Romeo, ce supercalculateur réalise un million de milliards de calculs en une seule seconde. Il est quatre fois plus puissant que son ancienne version et 6 000 fois plus rapide qu’un PC classique.

Dès son installation, au début de l’été, au centre de calcul régional du Moulin de la Housse à Reims, il a été classé 249 e dans le top 500 mondial des ordinateurs. Il est le seul en France à être actuellement classé. Tout cela pour dire que notre université, soutenue par les collectivités territoriales, l’État et l’Europe, vient de s’offrir une Formule 1 pour créer de l’intelligence artificielle. « On ne prétend pas rivaliser avec les grandes universités américaines ou même avec Paris-Saclay mais on est fier de pouvoir disposer, en région, d’un tel outil et d’un tel objet » , souligne Michaël Krajecki, professeur responsable du projet Romeo.

Le supercalculateur sera un outil ultra-performant pour tous les chercheurs de l’université. Il sera aussi un objet de recherche dans le sens où il va permettre de créer des algorithmes, c’est-à-dire des suites d’opérations capables de résoudre des problèmes ou d’obtenir un résultat. Autrement dit, il contribuera à créer des logiciels intelligents.

IL BLUFFERA TOUT LE MONDE SUR LE RÉSULTAT

« L’intelligence artificielle est fabriquée à partir du stockage d’un maximum de données (la data) » , explique Arnaud Renard, ingénieur de recherche en informatique à l’Urca. « Romeo pourra, par exemple, emmagasiner des milliards d’informations médicales provenant de milliers d’hôpitaux dans le monde. Avec ces données, il se construira un tableau qui lui permettra de faire des déductions mathématiques. C’est ainsi qu’il deviendra capable de déceler une maladie à venir sur un patient. » En revanche, il ne saura pas expliquer pourquoi cette maladie est susceptible d’arriver. « Il reste bête comme l’est une machine mais il bluffera tout le monde sur le résultat. »

Romeo a des projets en cours avec le CHU de Reims et notamment avec le laboratoire d’anatomie. « Le seul frein à ses progrès en médecine est lié à la confidentialité des données. En rendant plus accessible la data médicale produite dans le monde, on pourrait avancer plus vite. Il faudrait pour cela changer la loi. Le mathématicien et député Cédric Villani, qui vient inaugurer Romeo, présente l’intérêt d’avoir la main sur la loi. Il peut aider à changer les choses. » L’enjeu est universel car, avec des logiciels performants, les erreurs médicales liées à de mauvais diagnostics fondront et surtout la prévention pourra prendre une autre dimension : « Les gens seront mieux soignés et pour un moindre coût. On peut imaginer qu’ils viendront passer un IRM régulièrement et seront traités avant de tomber malade. L’ordinateur pourra même déterminer pour chaque personne la fréquence des visites préventives nécessaires. Ce pourra être six mois pour l’un, plusieurs années pour l’autre » , s’enthousiasme Arnaud Renard.

En attendant, le nouveau Romeo fait la notoriété du centre de calcul rémois. Les étudiants y progressent dans les meilleures conditions. À tel point qu’ils sont recrutés par les Américains. Le jeune Julien Loiseau, en fin de doctorat, part cette semaine pour l’état du Nouveau-Mexique. Il est recruté par le laboratoire de Los Alamos, l’un des plus importants des États-Unis, celui qui a inventé les armes nucléaires. « Je suis fier de mon élève , avoue Michaël Krajecki. En novembre, j’emmène dix étudiants de notre master à Dallas au Supercomputing 2018. C’est le rendez-vous annuel dédié aux ordinateurs les plus puissants du monde. » L’Urca continue à programmer dans la cour des grands.


« 
Romeo a un rôle à jouer en médecine mais il faudrait rendre les données médicales plus accessibles »
Arnaud llenard, Ingéieur de recherche en informatique à l'Urca

Les autres points

D’OÙ VIENT LE NOM ROMEO ?

Il s’agit d’un acronyme mais personne, dans le département de mathématiques, mécanique et informatique, ne se souvient de sa signification. « Même les deux ou trois chercheurs qui avaient trouvé le nom ont oublié la signification du sigle. Il y aurait au moins le mot ressource et sans doute le mot mutualisé » , indique Arnaud Renard.

Romeo est né en 1998 d’une volonté de mutualiser les ressources en informatique de l’université. « Jusque-là, chaque département installait ses propres logiciels. On a tout mis en commun. Une particularité a tout changé à Reims par rapport à d’autres universités : la structure a été gérée par des chercheurs et non par un service de maintenance classique. Ils ont fait pousser Romeo jusqu’à réaliser un jour qu’il allait être parfait pour faire de l’intelligence artificielle. »

LE PROGRAMME DEL’INAUGURATION

L’accueil au département informatique du Moulin de la Housse, chemin des Rouliers (bâtiment 3) à Reims est prévu à partir de 9 heures. Une présentation de Romeo commencera à 9 h 45, suivie de la conférence du mathématicien et député Cédric Villani à 10 h 15. Une table ronde des partenaires (le fabriquant français de Romeo Atos, le fabriquant américain de cartes graphiques Nvidia, le commissariat à l’énergie atomique, l’université de Versailles) est prévue à 11 h 45. Elle se terminera par un cocktail et une « rencontre » avec Romeo par petits groupes, de 12 h 30 à 14 heures.

Romeo saura faire du bon champagne


Il suffit d’embarquer des caméras sur les tracteurs enjambeurs pour transmettre des millions de données à Romeo sur le comportement de la vigne.

Le superordinateur sera au service de la bio-économie et de notre viticulture. « L’objectif est de pouvoir indiquer aux vignerons à quel moment leurs vignes, à tel ou tel endroit précis, ont besoin d’un traitement préventif » , explique Arnaud Renard. Cela pour éviter les maladies mais aussi pour éradiquer l’usage inutile de produits phytosanitaires. « Il suffit pour cela de mettre des caméras dans les vignes qu’on pourra embarquer sur les tracteurs. En enregistrant des millions d’images et de données, Romeo va reproduire le comportement de la vigne et pourra ainsi prévenir quand il y a une anomalie. » Les logiciels tirés de ses calculs pourraient même contribuer à la fabrication du champagne : « Il peut être capable de conseiller aux vignerons les meilleurs assemblages en fonction des conditions de l’année. Il saura que dans le passé, sous tel climat, tel mélange avait produit un bon résultat alors il le conseillera. En Angleterre, il existe déjà une bière fabriquée par un ordinateur. Elle se vend cinq fois plus que les autres. »

3 QUESTIONS à


Catherine VAUTRIN
Pdte du Gd REIMS

L’intelligence artificielle nous fascine

Le Grand Reims a donné 500 000euros pour l’acquisition de Romeo. Quelle est la motivation de la collectivité ?

Elle poursuit ainsi la stratégie de soutien au calcul intensif initiée dès 2002 et poursuivie à chaque changement de génération du supercalculateur. Ce soutien concrétise la volonté du Grand Reims de faire rayonner au plan national et européen notre université (l’Urca) sur des compétences distinctives : d’une part dans les domaines du calcul haute performance / Big data / intelligence artificielle et d’autre part dans la bioéconomie, sachant que les deux sont en interaction.

Qu’évoque pour vous l’intelligence artificielle ?

Un vaste domaine qui renvoie à des disciplines aussi diverses que l’informatique, les mathématiques, la science et même l’éthique et la philosophie. L’intelligence artificielle nous fascine depuis des décennies à travers des films, des romans et des découvertes scientifiques toujours plus troublantes. La réalité d’aujourd’hui dépasse parfois la science-fiction d’hier et les marges d’évolution sont vertigineuses !

Cet ensemble de technologies va bouleverser non seulement l’industrie (robotique, maintenance, par ex.) et les services mais aussi l’agriculture (conduite des cultures, prévisions qualitative et quantitative de récoltes à la parcelle).

Comme tout progrès, elle constitue une chance immense mais nous appelle aussi à faire preuve d’une grande vigilance : exploitons ses potentialités tout en lui donnant un cadre réglementaire protecteur afin qu’elle soit au service de l’humain.

Puisque nous avons l’un des ordinateurs les plus puissants au monde, ne pourrait-on créer un événement grand public sur le thème de l’intelligence artificielle ?

C’est déjà le cas. Avec le soutien de notre collectivité, d’Atos-Bull et Nvidia, l’Urca a organisé la première école en France dédiée à l’apprentissage profond (deep learning, ou méthodes d’apprentissage automatique). Elle a rassemblé, en octobre 2016, trente-cinq participants venant des universités, des grands organismes de recherche et des entreprises, du Grand Est mais aussi de la région parisienne, de Normandie, des Hauts-de-France, ou encore d’Auvergne Rhône-Alpes. Cette initiative se poursuit.

Notre territoire a donc tous les atouts pour devenir une Silicon Valley à la française et il va le faire savoir !

Catherine FREY

Extrait de l'union du 01/10/2018

 

 Un nouveau supercalculateur pour l’université de Reims

L’université de Champagne-Ardenne s’équipe d’une nouvelle version du super-ordinateur Romeo. Il va permettre de faire avancer la recherche en smart agriculture et de mettre au point des outils intelligents pour la médecine.


L’équipe de Romeo à la faculté des sciences attend avec impatience de tester la version 2 du supercalculateur.

LES FAITS

*.- LE SUPERCALCULATEUR ROMEO NOUVELLE VERSION de l’université de Champagne-Ardenne est en cours d’installation à la faculté des sciences de Reims.

*.- IL DEVRAIT ÊTRE INAUGURÉ AU DÉBUT DE L’ÉTÉ en présence de scientifiques renommés.

*.- ROMEO2 SERVIRA À BOOSTER LES TRAVAUX DE RECHERCHE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLE alors même que l’État annonce qu’il met 1,5 milliard d’euros à disposition des chercheurs.

*.- POUR COURONNER LE TOUT, L’ÉQUIPE DE L’URCA obtient un poste d’ambassadeur de l’institut californien d’intelligence artificielle Nvidia.

Les chercheurs en intelligence artificielle de l’université se frottent les mains. Dans les entrailles de la faculté des sciences, les ingénieurs de la société Bull sont en train d’installer Romeo2, un nouveau supercalculateur cinq fois plus rapide que le précédent. Grâce à cet investissement de 5 millions d’euros – cofinancé par l’Europe, Reims Métropole, la Région, l’État et l’université de Reims Champagne-Ardenne (Urca) – les scientifiques de l’Urca vont continuer à détenir l’ordinateur le plus puissant du Grand Est. « Il doit être mis en service fin juin. Nous espérons le faire participer au Top 500, la compétition au début de l’été qui classe les ordinateurs les plus puissants. Romeo version 1 avait été classé 151 mondial » , précise Michaël Krajecki, responsable de la chaire calcul intensif et industrie.

L’annonce d’Emmanuel Macron de vouloir consacrer 1,5 milliard d’euros à la recherche en intelligence artificielle ne pouvait mieux tomber. Les chercheurs champardennais ont l’outil, ils vont pouvoir concourir pour obtenir les financements indispensables à leur recherche. « Nous allons notamment continuer à travailler la smart agriculture ou agriculture intelligente. Le but est d’utiliser de moins en moins de pesticides dans les champs et dans les vignes. Nous travaillons avec des maisons de champagne pour collecter des données. Quand l’ordinateur aura suffisamment enregistré d’informations, on pourra mettre au point un objet connecté capable, dans chaque parcelle, d’identifier les pieds de vigne qui auraient besoin d’un traitement préventif contre les maladies. Ainsi le viticulteur pourra ne traiter que ces quelques pieds au lieu d’arroser tout le coteau », explique le professeur Krajecki.

D’autres programmes de recherche en cours concernent la médecine, comme celui du professeur Laurent Lucas : « Il consiste à faire identifier par l’ordinateur la gestuelle des médecins. Quand le médecin fait un certain geste, la machine le repère et adapte l’image 3D à l’écran. Le praticien n’a plus besoin de s’interrompre pendant une intervention pour manipuler sa souris ou taper sur son clavier. Son geste suffit pour zoomer sur l’image ou changer de plan de vision » , explique le chercheur.

Il manquait une troisième bonne nouvelle à la faculté des sciences. Elle vient de tomber. « Nous devenons la première université française à avoir un ambassadeur de l’institut d’intelligence artificielle Nvidia (société californienne spécialiste des cartes graphiques qui travaille notamment sur les véhicules autonomes, NDLR).L’ambassadeur choisi est Arnaud Renard, chef du projet Romeo » , annonce Michaël Krajecki. Tout cela devrait être fêté début juillet en présence de chercheurs renommés en intelligence artificielle.

Catherine FREY

Extrait de l'union du 26/04/2018

 Romeo peut faire décoller Reims

Simuler et modéliser pour mieux créer le réel, c'est ce que permet, entre autres, le supercalculateur rémois avec lequel s'ouvrent les portes de l'intelligence artificielle


Des drones intelligents au-dessus du vignoble champenois ? le projet esl à l'étude via la modélisation rendue possible par Romeo 

À SAVOIR

*.- Le programme Slmseo vise à sensibiliser les PME-PMI à la modélisation et la simulation numérique. Ils'adresse aux opérateurs désireux d'améliorer la productivité, et la compétitivité de leur entreprise en réduisant les délais et coûts de conception de leurs produits et en optimisant leur phas de développement.

*.- Une session de sensibilisation à Ia simulation numérique est organisée le jeudi 15 décembre à 18 heures à l'espace Libergier (Crédit agricole, 25 rue Libergier à Reims.

*.- Participiltion gratuite mais inscription obligatoire                                                 sur https://simeo.univ-reims.fr

Un célèbre exploitant Bordelais s'est équipé d'un drone pour optimiser le travail dans ses vignes. L'utilisation d'un tel appareil pourrait, bientôt, concerner le vignoble champenois. C'est en effet l'un des projets sur lesquels travaillent les chercheurs de la Maison de la simulation, autrement dit la structure de l'université de Reims Champagne-Ardenne (URCA) qui accueille Romeo, le supercalculateur le plus puissant de France et l'un des plus performants au monde. L'idée serait de faire détecter par un drone les premiers symptômes de maladies dans les vignes, telles le mildiou ou l'oïdium, pour traiter le plus rapidement l'origine du mal avant qu'il ne se répande, ce qui présenterait également l'avantage de limiter l'usage des produits phytosanitaires. Pour cela, il faudrait que le drone sache analyser ce qu'il voit, faire la différence entre les types de maladies et indiquer la meilleure réponse à donner. Autant de choses qui se simulent numériquement grâce aux capacités de Romeo, avec lequel on entre dans l'univers de l'intelligence artificielle. D'ailleurs, autour de ce supercalculateur Bull et de son nouveau serveur Nvidia, vient tout juste de s'ouvrir la première école de « deep learning », d'apprentissage profond en français, en direction de chercheurs venus de toute la France. « On ne donne pas les règles du jeu à cet ordinateur, on joue avec lui. Il finit par comprendre et à jouer mieux que des humains ...» résume Arnaud Renard, ingénieur de recherche et chef de projet Romeo.

Autres exemples concrets de ce que permet la numérisation. On sait que certaines micro-algues peuvent produire des carburants et des molécules d'intérêt médical. « Pour cela. il faut les multiplier dans des contenants spécifiques et les mettre en condition de produire ces molécules », explique le docteur Victor Pozzobon de Centrale Supélec (université Paris-Saclay), en poste au centre européen de biotechnologie et de bio économie à Pomacle, près de Reims. Pour éviter de se lancer dans des expérimentations longues et coûteuses qui permettront, peut-être, d'aboutir après moult essais, la modélisation numérique peut tout envisager pour finalement valider le mode d'emploi le plus efficient. C'est aussi grâce à cette modélisation que l'industrie sucrière régionale peut aujourd'hui diminuer par deux le temps (deux heures au lieu de quatre) de cristallisation du sucre. Les études ont porté sur l'épaisseur des cuves, la vitesse de rotation des pales qui triturent la mélasse, l'homogénéisation de la viscosité de cette dernière, la puissance du moteur, l'épaisseur des parois...

Bref, Reims possède une longueur d'avance en matière de numérisation et de modélisation, de ce qui s'annonce comme une « nouvelle révolution sociétale et industrielle » de type « tsunami », selon le président de j'Université, Guillaume Gellé. « Nous avons vraiment la place pour jouer dans la cour des grands », professe-t-il.

J-M FRANÇOIS

Extraits de l' union du 26/10/2016

 

   

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 Enedis et Neoma main dans la main

 Deux enseignants-chercheurs de Neoma aident Enedis dans son projet de transformation, notamment numérique


Hélène Milot et Delphine Manceau, lors de la signature de la convention de partenariat.
M.D.

À SAVOIR

*.- CETTE RECHERCHE-ACTION impacte plus de 65 personnes de l’entreprise.

*.- ELLE REPRÉSENTE 2 200 heures de travail au sein d’Enedis.

*.- TROIS CHANTIERS SONT AU PROGRAMME : la mission, la feuille de route ; une agence opérationnelle du futur ; et Linky, objet de transversalité.

Enedis Champagne-Ardenne (anciennement Erdf) est en pleine transformation. Pour l’aider à franchir le cap, deux enseignants-chercheurs ont été détachés par Neoma business school, avec le soutien de la Région. La convention cadre qui prévoit leur intervention, au service de la performance, a été signée jeudi matin, en marge de l’inauguration du nouveau vaisseau amiral d’Enedis, symbole de cette mutation.

« C’est vraiment le type de partenariat comme on les apprécie et on souhaite les développer » , a indiqué Delphine Manceau, directrice générale de Neoma à cette occasion. « Il repose sur trois piliers forts : la proximité de notre école aux entreprises, l’ancrage territorial, et la partie recherche, qui est un de nos cœurs de métier. »

DES DONNÉES COLLECTÉES, ANALYSÉES ENSUITE

Ce « beau projet de recherche-action » permettra de développer de nouvelles compétences, et offrira à Enedis une occasion de renforcer son « agilité organisationnelle » . Quelles sont les nouvelles approches managériales ? Comment organiser la transformation numérique ? Christopher Worley et Rachel Beaujolin, les deux enseignants-chercheurs en management de Neoma, pilotes du projet, sont là pour répondre à ces questions. «C’est un volet recherche qui se traduit directement en action dans l’entreprise » , se félicite Mme Manceau. « Cela permet une réflexion avec l’entreprise sur ses pratiques actuelles et futures sur sa transformation. »

C’est grâce à un diagnostic poussé, que les deux spécialistes ont pu identifier les thématiques clés « dont on se dit à ce moment qu’elles vont faire bouger l’entreprise dans sa façon d’aborder le changement », note Mme Beaujolin, qui insiste sur la notion de « co-construction ». « On part d’une demande, et on avance par rapport à cela. On identifie plusieurs pistes de travail pour gagner en agilité ». La chercheuse et son confrère américain ont ainsi commencé à travailler sur des ateliers participatifs pour cheminer vers des formes de management « plus collaboratif ». « On apporte une technique, une démarche, un processus, et parfois on interpelle.» Le dernier mot revenant toujours à l’entreprise. « Elle expérimente avec notre accompagnement. Notre posture, c’est d’être en support. Une relation de confiance s’est tissée, beaucoup de choses se sont bâties , tout en restant à notre place. »

Ces interactions permettent aux deux chercheurs de collecter des matériaux, des données, qu’ils analyseront ensuite. « On ramène cela à des considérations plus théoriques pour faire avancer les éléments de connaissance académique. On fait des allers et retours entre une posture d’intervention, de conseil, en appui, et après, on met tout cela en dialogue avec nos connaissances conceptuelles, méthodologiques. On tricote et on revient avec des éclairages nouveaux ! »

Extrait de l'union du 12/01/2018

 

   

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Un astronaute parraine les étoiles de l’université

Ce mardi, Jean-François Clervoy   a donné une conférence devant les doctorants de l’université de Reims


L’astronaute Jean-François Clervoy a rencontré la promotion 2017 des doctorants de l’université de Reims Champagne-Ardenne, dont il est le parrain.

BIO EXPRESS

•.- Diplômé de l'École Polytechnique de Paris en1981

•.- Partidpe à la mission ST5·66 en 1994 afin d'étudier la composition de l'atmosphère terrestre et les effets de l'énergie solaire.

•.- Pour la mission 5T5·84 en 1997 il se rend à la station Mir.

•.- ST5·103: son troisième vol spatial sera effectué en 1999.

•.- Officier de la Légion d'honneur et Chevalier de l'ordre national du Mérite.

Il a trois voyages dans l’espace à son actif et a été fait officier de la Légion d’honneur. C’est aussi, depuis peu, le parrain de la promotion 2017 des écoles doctorales rémoises. Ce 9 janvier, l’amphi 10 du campus Croix-Rouge de l’université de Reims Champagne-Ardenne était plein à craquer pour accueillir Jean-François Clervoy. Les étudiants des écoles doctorales sont venus très nombreux écouter le fameux astronaute, choisi pour les accompagner tout au long de l’année.

À la suite d’une longue conférence ouverte à tous sur sa profession, l’astronaute a volontiers joué le jeu des questions-réponses avec son auditoire. « Mars, ce n’est pas encore pour tout de suite, c’est plutôt dans une trentaine d’années.» « Je ne pense pas qu’il y en ait, mais l’existence d’OVNI est encore une hypothèse plausible », répond celui qui était membre de la mission spatiale partie réparer le télescope Hubble en 1999.

Il apporte son œil d’expert aux interrogations des étudiants rémois. Parrainer des jeunes au sommet de la recherche universitaire toutes disciplines confondues, pour lui, c’est une évidence. « Cette mission rentre typiquement dans mon mandat d’astronaute, nous avons un rôle de transmission. Il est important de communiquer notre expérience extraordinaire pour insuffler aux jeunes l’envie d’entreprendre l’extraordinaire. »

Notre planète est belle, unique et fragile. C’est plus beau que ce que le meilleur des peintres pourrait accomplir Jean-François Clervoy

Comme on l’a vu l’an dernier avec Thomas Pesquet et de sa communication fulgurante sur les réseaux sociaux, ceux qui ont observé la Terre de « là-haut » se sentent ambassadeurs de la Terre. «Notre planète est belle, unique et fragile. C’est un spectacle plus beau que ce que le meilleur des peintres pourrait accomplir. » Voilà ce qu’a transmis Jean-François Clervoy lors de sa conférence. « Le travail de Thomas Pesquet est remarquable du fait qu’il a pris sur son temps libre pour les autres et ça a fonctionné ».

Un travail qui a permis à son aîné de se rendre compte que la planète avait bien changé depuis ses missions spatiales en 1994, 1997 et 1999. « Si on regarde bien, on peut remarquer les dégradations de la déforestation notamment en Amazonie », affirme Jean-François Clervoy.

Mais que fait-on une fois qu’on est allé le plus haut possible ? « J’ai maintenant un rôle d’expertise auprès de programmes spatiaux, j’apporte mon soutien au développement d’équipements futurs et je partage mon expérience» , explique le PDG de Novespace en charge des vols paraboliques scientifiques, filiale du Centre national d’études spatiales . « J’ai vécu chaque vol à fond comme si c’était le seul. C’est ce que je conseille à ceux qui vont embarquer. »

Julie GASCO

Extrait de l'union du 12/01/2018

 

   

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Le projet de campus 3.0

Construction et extension, les choses bougent aussi du côté de l’université.


On trouve notamment la construction du futur siège de l’Urca à Croix-Rouge, un bâtiment de 4600 m2.

Du côté de l’université, le projet de campus 3.0 a été validé, un investissement d’environ 80 millions d’euros. Il comprend un projet académique articulé autour de pôles scientifiques entre autres et notamment le volet agro-sciences, environnement et sciences du numérique (en lien avec le centre de Pomacle-Bazancourt), qui fera l’objet d’une reconstruction sur le campus du Moulin de la Housse.

6 800 mètres carrés seront réalisés, confortant le rayonnement de la recherche sur le campus, offrant aussi une vitrine par exemple au super calculateur Romeo, un des plus puissants de France.

D’un point de vue général, le projet s’appuie sur trois campus au service du projet académique, visant à regrouper et optimiser les surfaces du parc immobilier. Six programmes immobiliers sont ainsi prévus : la construction du siège, l’extension et la restructuration du pôle santé, la reconstruction donc sur le Moulin de la Housse, l’extension de l’École nationale supérieure d’ingénieurs, la reconstruction du bâtiment de sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps) et reconstruction de nouveaux bâtiments mutualisés.

NOUVEAU SIÈGE ET PÔLE DE SANTÉ

Parmi les projets en cours, on trouve notamment la construction du futur siège de l’Urca à Croix-Rouge, un bâtiment de 4 600 m². Il y a aussi l’extension et la restructuration du pôle santé, à proximité du CHU. Une construction neuve sera réalisée pour le laboratoire d’anatomie, actuellement au troisième étage. Un ensemble neuf sera aussi construit avec notamment un amphi, une salle d’examen et une cafétéria. Enfin, le troisième étage libéré sera restructuré pour y accueillir l’ensemble de l’UFR odontologie.

Suivra le déménagement des Staps, actuellement au Moulin de la Housse, qui iront à Croix-Rouge, ce qui les rapprochera du pôle santé. La construction d’un bâtiment pour l’enseignement et la vie étudiante au Moulin de la Housse est par ailleurs prévue. Tout ceci n’étant que la partie émergée d’un iceberg universitaire qui sera encore plus connecté, soucieux de l’environnement et tourné vers l’innovation.

YANN LE BLÉVEC

Extrait de l'union du 10/01/2018

 

   

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L’université intègre les grandes écoles dans sa stratégie

Une nouvelle dynamique qui associe toutes   les grandes écoles de la région va naître le 1er janvier. En avant-première, les projets qui vont en découler.


En créant le 1er janvier un regroupement associatif avec 17 établissements de l’enseignement supérieur de la région, l’Urca entend offrir de nouvelles formations aux étudiants, servir sa recherche et augmenter sa visibilité en dehors de la Champagne-Ardenne.

*.- BIENTÔT UN PÔLE ARTS

L’École nationale supérieure des arts de la marionnette de Charleville, le Centre national des arts du cirque de Châlons, l’École supérieure du design de Reims et la licence de musicologie de l’université de Reims… Une telle richesse de formations de premier plan a vocation à devenir l’une des cartes de visite de l’enseignement supérieur de la région. Ce sera bientôt chose faite avec la constitution d’un pôle arts.

Il implique la création d’un nouveau master consacré aux arts de la scène et du spectacle vivant (parcours cirque et marionnettes, parcours musicologie ou parcours théâtre et scène). Sous réserve de validation par le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser), il ouvrira dès septembre prochain.

Ce projet de pôle arts est bien accueilli par les différentes écoles. Même si elles restent encore observatrices, à l’image de l’institut ardennais de la marionnette : « Pour l’instant, nos élèves à Charleville ont une double inscription avec l’université d’Amiens. Ce partenariat sera à renouveler fin 2018. Il y aurait une logique à choisir l’Urca(Université de Reims Champagne-Ardenne, ndlr) et à se rapprocher de l’école du cirque. Nous attendrons de connaître les modalités du projet car nous n’avons pas les épaules financières pour prendre en charge le coût de cette licence d’arts » , confie Éloi Recoing, directeur de l’école de la marionnette. « Nous avançons pas à pas mais cette initiative va dans le sens de l’histoire » , ajoute-t-il.

*.- DES PASSERELLES AVEC L’ÉCOLE DE COMMERCE NEOMA

Les passerelles entre l’école de commerce de Reims et l’université sont en cours de reconstruction. Pascal Choquet, directeur du campus rémois de Neoma, est ravi de les ressusciter par le biais de la nouvelle association : « Nous allons revitaliser les cours universitaires de droit, de philosophie et de géopolitique pour nos élèves. Ils pourront obtenir un diplôme universitaire en plus de leur formation à Neoma. Quant aux étudiants de l’Urca, ils vont pouvoir venir suivre des cours. Ils ne pourront pas intégrer l’école sans passer le concours mais pourront gagner des crédits européens. » À noter que dans le système de crédits européens universitaires, un semestre vaut 30 crédits. 180crédits sont nécessaires pour l’obtention de la licence et 300 pour le master.

*.- VERS UN MASTER DE SCIENCES POLITIQUES AVEC… SCIENCES-PO REIMS

Antenne délocalisée de l’école parisienne, le campus rémois de Science-Po n’a pas d’existence juridique propre. Cela l’empêche d’adhérer à la nouvelle association. À noter que d’autres établissements qui sont également des antennes de grandes écoles ont trouvé le moyen d’adhérer. « Ce n’est pas important car l’école sera associée à en tant que membre invité et nous avons des projets ensemble » , précise Guillaume Gellé, président de l’Urca. « Mon souhait est d’ouvrir un master de sciences politiques à Reims. Les élèves de Sciences-Po restent ici deux ans puis partent à l’étranger et on ne les revoit plus. J’aimerais qu’ils reviennent faire un master à l’Urca. » Le nouveau directeur de Sciences-Po Reims, Tilman Turpin, reste prudent sur tout projet pédagogique en commun avec l’université de Reims : « Nous appartenons déjà à une communauté d’établissements à Paris. De plus, tous les masters de Sciences-Po sont exclusivement proposés à Paris. » Ce n’est pas un problème car il s’agirait d’un master de l’Urca : « Nous avons des cursus en partenariat avec des universités comme avec Paris 6. Quand c’est le cas, il s’agit de formations complémentaires à notre enseignement. Celui de Paris 6 porte sur les politiques de l’environnement. Les thèmes de la bioéconomie ou de la santé que porte l’Urca pourraient être intéressants pour nous. » À suivre…

*.- UN RENFORCEMENT DES FORMATIONS D’INGÉNIEUR

L’université technologique de Troyes (UTT), les deux écoles d’ingénieur de Troyes et le Cnam Grand Est intègrent la nouvelle association. Arts et métiers ParisTech devrait suivre. « Nous voulons créer avec elles un institut de l’industrie du futur autour des sciences du numérique et de l’ingénieur » , annonce Guillaume Gellé. L’école rémoise d’ingénieurs en informatique (Cesi) en fera aussi partie et pourrait ouvrir une filière ingénieur industrie et services à l’horizon 2021.

LES MEMBRES DE L’ACADÉMIE DE REIMS

Les universités de Reims Champagne-Ardenne (Urca) et de Troyes (UTT)

Centrale Supélec

Le Cesi de Reims (école privée d’informatique)

Le centre hospitalier universitaire (CHU) de Reims

Le Centre national des Arts du cirque (Cnac) de Châlons-en-Champagne

Le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) Grand Est

Le Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) de Reims

L’EPF Troyes et l’ESPT Paris campus de Troyes (écoles d’ingénieurs)

L’École supérieure des arts et du design de Reims (Esad)

L’Institut régional du travail social de Champagne-Ardenne (IRTS)

Les écoles de commerce de Reims (Neoma) et de Troyes (ESC)

AgroParisTech, Arts et Métiers ParisTech et l’institut de la marionnette rejoindront plus tard l’association pour des raisons de calendrier de leurs instances. Quant à Sciences-Po, l’école ne s’associera pas pour des raisons statutaires mais envisage une convention de partenariat avec l’Urca.

3 Questions à

Guillaume GELLE
Pdt de L'UNIVERSITE

« Nous serons plus visible »

Vous enterrez la CornUe (communauté d'établissements) après seulement deux ans de fonctionnement et créez un regroupement associatif, pourquoi ce nouveau changement ?

Il n'y a pas de rupture. Nous continuons sous une forme plus souple en intégrant les établissements qui n'avaient pas voulu de la CornUe. C'est aussi une formule sans tarif d'adhésion (l'Urca) avait une cotis tian de 50000 euros à la CornUe).

Oui va piloter cene nouvelle entité ?

L'université de Reims est chef de file. n y aura deux pôles, l'un au nord avec Reims. Chalons et Charleville et un au sud avec Troyes et Chaumont .L'université technologique de Troyes (UlT) coordonnera le pôle sud.

Quels sont les enjeux de cette nouvelle organisation ?

Rendre plus visibles nos actions à travers quatre pôles scientifiques : la bioéconomie, la santé, les sciences du numérique et les sciences humaines qui comprendront le pôle arts. Le tout au service du projet scientifique de l'Urca e de sa recherche.

Catherine FREY

Extrait de l'union du 15/12/2016

 

   

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L'université retenue pour un grand projet numérique

Le ministre de l'enseignement supérieur l'a annoncé ce mercredi soir. Le projet commun des établissements du Grand Est fait partie des cinq projets retenus pour développer une université numérique expérimentale. L'université de Reims en lien avec la Comue Université de Champagne avait candidaté avec les Université de Strasbourg, Université d  Lorraine, Université de Haute-Alsace, les écoles d'archi de Nancy et de Strasbourg et la fondation UNIT (Université numérique ingénierie et technologie). C'est une très bonne nouvelle pour l'Urca. Le budget global du projet est de 5 millions d'euros

Catherine FREY

Extrait de l'union du 15/12/2016

 

   

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La Région valide le nouveau campus rémois

Philippe Richert, président (LR) de la région Grand Est, a annoncé ce jeudi une dotation de «  50 à 55 millions d’euros  » dans le financement du nouveau projet de campus rémois proposé par le président récemment élu de l’université.


Philippe Richert était l’invité du club de la presse Reims-Champagne. Hervé Oudin

À l’occasion de son passage à Bezannes en périphérie rémoise, ce jeudi 19 mai, où il était l’invité du Club de la presse Reims Champagne, Philippe Richert, président (LR) de la région Grand Est, a annoncé une dotation de «  50 à 55 millions d’euros  » dans le financement du nouveau projet de campus rémois proposé par le président récemment élu de l’université, Guillaume Gellé. L’enveloppe régionale englobe 8 M € de fonds européens et compte pour deux tiers du budget global évalué à environ 80 M €, le reste de la facture revenant principalement au conseil départemental de la Marne et à Reims Métropole.

«  Il y aura une deuxième phase, celle-ci s’inscrivant dans l’actuel contrat de plan qui s’achèvera en 2020. La collectivité prend le relais de l’État parce que ce dossier est pour nous une priorité de placer l’université de Champagne-Ardenne dans une stratégie de rayonnement.  » Le conseil régional assurera la maîtrise d’ouvrage du dossier rémois « puisque l’université n’est pas en capacité de le faire  ». Philippe Richert en a profité pour revenir sur le précédent projet de campus unique en s’étonnant que « l’ancien président de la région Champagne-Ardenne l’ait signé début décembre alors qu’il savait qu’il ne serait plus président quelques jours après  ». Il a, par ailleurs, évoqué le soutien de la Région aux structures universitaires de Troyes, Charleville-Mézières (avec un accompagnement d’un million d’euros par an) et de Châlons-en-Champagne.

« Prendre en compte l’intérêt de tous les territoires »

À ceux qui pensent que la Champagne-Ardenne est l’oubliée du Grand Est, Philippe Richert oppose une «  stratégie de préparation de l’avenir  ». «  On ne peut imaginer que cette nouvelle région se construise sans que l’intérêt de chacun de ses territoires soit pris en compte. C’est juste consubstantiel à ma façon de concevoir la politique dans le respect des valeurs de justice et d’équité. Ce qui ne consiste pas à apporter la même chose à tout le monde mais d’être plus attentif là où on est le plus fragile.  » Le Grand Est ouvrira des agences d’attractivité à Reims et Troyes comme il en existe déjà une en Alsace. Parmi les autres annonces, la carte LycéO reste en vigueur pour la prochaine rentrée scolaire en Champagne-Ardenne avant une harmonisation des différents systèmes ; la fibre optique très haut débit sera déployée sur l’ensemble du territoire pour 1,5 milliard d’euros et le prochain congrès de l’Association des régions de France (que préside Philippe Richert) se tiendra à Reims.

Jean-Michel François

Extrait de l'union du 19/05/2016

 

   

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Le nouveau projet de campus

 Faire un campus unique à Reims n'est plus d'actualité. Le nouveau président de l'université s'oriente vers le maintien du campus sciences, ce qui réduit le coût global


Il est prévu de co
nserver le campus sciences du Moulin de Ia Housse. Les bâtiments vétustes seront démolis et remplacés par de nouvelles constructions

Un nouveau projet se profile pour l'université de Reims Champagne-Ardenne (Urca). Le regroupement de toutes les facultés sur le campus Croix-Rouge à Reims est en passe d'être abandonné. Tout n'est pas encore fixé. ni validé mais les grandes lignes sont dessinées et les dépenses chiffrées. Comme le nouveau président Guillaume Gellé l'avait annoncé lors de sa campagne électorale, il est prévu le maintien de trois campus.

 Il n'est plus question de déménager la faculté des sciences. « Le projet est modifié mais nous conservons les fondamentaux, à savoir une réduction des surfaces, une mutualisation et une démarche de développement durable Il, précise Guillaume Gellé. « J'ajoute que ce nouveau projet est réalisable sur un seul contrat de plan État-Région.

Tout devrait donc être terminé, ou au moins être en cours de travaux, avant 2020. Reste à obtenir l'accord

1 - MOULIN DE LA HOUSSE

Le campus sciences du Moulin de la Housse sera conservé. « L'idée est de vendre une partie des terrains, de démolir certains bâtiments, d'en construire de nouveaux et de prévoir un pôle recherche de 8300 m² pour les agro-ressources et biotechnologies. » Le plan prévoit le départ de l'UFR Staps (études de sport) dont les locaux récents pourront être récupérés par les scientifiques. Tous les autres resteront. L'école d'ingénieurs ne bougera pas mais profitera d'une extension d'environ 2000m².

Sur place, ces projets sont plutôt bien accueillis. « Il n’y a jamais eu de sondage mais on pense qu'une majorité du personnel n'avait pas envie d'aller à Croix-Rouge. On est mieux ici. On a de la verdure et de l'espace. C'est finalement accessible en voiture et on peut se garer. On avait un peu peur d'être empilés à Croix-Rouge », confient Karl Debray et Fabrice Bolaers, professeurs de mécanique, ainsi que Frédéric Polak, technicien en physique.   

2 – LE PÔLE SANTE

La faculté de médecine verra arriver, comme prévu, une nouvelle aile qui accueillera les étudiants de dentaire. « On se séparera du bâtiment d'odontologie et on réduira ainsi notre surface globale. » Le problème pour les étudiants sera de trouver où se garer car le parking est déjà complet

3 - LE CAMPUS CROJX-ROUGE

La construction de 6600 m² de bâtiments est prévue sur le campus des coquilles. Une partie sera mutualisée, une autre sera réservée à l'UFR Staps. Globalement, les sportifs sont plutôt contents de migrer vers Croix-Rouge : « C'est un peu bête quand même car nous avions le bâtiment le plus récent du Moulin de la Housse », souligne Corentin Nolet. « C'est mieux parce qu'on est toujours obligé de traverser la ville pour aller nous entraîner à la halle Croix-Rouge. C'est juste dommage pour ceux qui veulent devenir professeur que l'Espé (école supérieure du professorat et de l'éducation, ndlr) ne déménage pas en même temps », répondent ses camarades. « Pour moi qui suis toujours en train de naviguer d'un site à l'autre pour mes cours, ce sera beaucoup mieux », confie Florence Prouteau, professeur d'escalade et de gymnastique.

4 – LE COÛT

Le projet de grand campus coûtait 222 millions d'euros, le plan bis de Guillaume Gellé est chiffré à 78 millions. Si le président de la Région est d'accord, les 47 millions promis pour le grand campus pourraient être affectés à ce « plan bis ». Il est aussi question de récupérer 1,5 million de l'État à la suite de l'abandon du déménagement de l'Espé. Les fonds européens devraient s'élever à 8 millions. Le conseil départemental a prévu de donner 2 millions pour le pôle santé. Lereste pourrait être financé par la vente de terrains au Moulin de la Housse.

Les REPERES

LA VILLA DOUCE SERA GARDEE

*.- Le siège de l'université et Douce tous les services administratifs sont toujours destinés à s'installer entre le campus Croix-Rouge et le Pôle Santé.

*.- Siège actuel, la Villa Douce située au centre-ville de Reims, sera conservée. Elle servira de vitrine pour les décideurs et acteurs du monde économique.

Le CHIFFRE

20 millions seront consacrés à la construction d’un pôle recherche oiur la bio-économie et technologie.

LA-PHRASE

« Il n'y a plus de grand campus ! [e projet semble empreint de pragmatisme. Mais il ne faudrait pas que tout soit concentré dans les agro-ressources. Il y a d'autres secteurs très compétitifs à l'université. »
Georges Durry, directeur de laboratoire et leader et leader de !'opposition.

Catherine FREY

Extrait de l'union du 15/12/2016

 

   

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Madame la rectrice d'académie

Hélène Insel arrive de l'université. Parisienne et économiste, la voici plongée jusque dans les cours dematernelledans une région qu'elle ne connaît pas. Le défi ne l'inquiète pas.


La nouvelle rectrice fera notamment de l’orientation des élèves, une priorité. B.S

L'ESSENTIEL

*.- Hélène Insel Zajela, 54 ans, a pris son poste de rectrice à Reims le 16 septembre dernier.

*.- Née à Paris, elle a fait ses études au lycée Claude-Monet,dans le 1er arrondissement puis à Paris1 la Sorbonne où elle aura son premier poste d'enseignante.

*.- Elle est passée par les universités d'Angers et d’Ivry. Entre  2007 et 2012, elle a été rectrice adjointe à l'université de Galatasaray à Istanbul.

*.- La rectrice a participé à plutsieurs missions gouvernementales. Elle a aussi été membre de l'Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale.

*.- En tant que chercheuse, Hélène Insel est auteure de nombreuses publications et participe à plusieurs revues économiques universitaires.

*.- Elle est mère de deux enfants, âgés de 28 et 30 ans : l'un prépare une thèse de droit, le deuxième est journaliste.

J’ai l’intention d’être proche du terrain. J’aimerais aller visiter une école par semaine
Hélène Insel

Une prof vient de prendre le fauteuil de rectrice de l'académie de Reims., Enfin, pas tout à fait une prof. Un professeur d'université en sciences économiques. Dans .la maison, on sait que les enseignants 'du supérieur ressemblent à des profs mais ne connaissent pas vraiment le métier.

La question importante est de savoir si Hélène Insel ressemble à une rectrice. On dirait que oui dans le discours et la prestance. Pourtant elle ne l'est que depuis un mois. Une nouvelle carrière débute pour cette universitaire parisienne de 54 ans. Et elle commence en Champagne-Ardenne.

« Je n'étais jamais venue avant d'être nommée. L'image que j'avais de la région n'est pas très originale : le champagne. Je découvre aujourd'hui qu'il y a bien d'autres choses des Ardennes à la Haute-Marne ». Madame la rectrice met un point d'honneur à habiter dans son académie. « Et j'y reste même le week-end car je veux sentir la région et ses habitants ». Une chaise longue en bois, dénichée aux puces de Reims le week-end précédent, en atteste.

Première trace féminine dans les jardins rectorat de présence de la nouvelle patronne : « Nous sommes onze femmes sur trente recteurs en France. Mais il n’y a seulement que huit présidentes d'université. Nous restons minoritaires

Hélène Insel devrait laisser d'autres traces d'ici son départ. Un recteur a pour mission de décliner la politique du ministère dans son académie. « Le but est de l'adapter aux spécificités de son territoire ». Les spécificités offrent, des marges de  manœuvre. « Je serais contente de mon action dans l'académie de Reims si l'école devient plus juste et plus exigeante pour chacun. Pas seulement pour les meilleurs ». L'exigence. Un non commun qui lui va bien. Hélène lnsel l'est déjà pour elle-même. « Je n'ai pas l'intention de rester dans mon bureau rémois. J'aimerais aller visiter une école par semaine. Au moins une tous les quinze jours si mon emploi du temps ne me permet pas davantage ». Les mauvaises langues diront qu'il le faut bien puisque madame débarque dans la fonction. Comment devient-on recteur d'académie du jour au lendemain à 54 ans ? « Le téléphone a sonné. On me l'a proposé. J'ai tout de suite accepté. Je crois que ce sont les gens qui parlent de vous. Ils cherchent quelqu'un et voilà ».

Il y avait des raisons. La, nouvelle rectrice n'a pas été que professeur à Paris XIII. « En 2007, j'ai postulé pour être recteur à l'université francophone Galatasaray en Turquie.

J'étais plus exactement co-recteur avec mon homologue turc. Cela a été une ouverture extraordinaire. Je me souviens d'une rencontre en France avec les présidents d'université. Ils s'adressaient à mon homologue turc en lui expliquant que désormais ils allaient être autonomes, qu'ils allaient devoir gérer la masse salariale et en faisaient grand cas. Je riais en moi-même car en Turquie, on le faisait depuis longtemps ». Hélène Insel a aussi passé un an à Londres dans le cadre d'une coopération universitaire : « Je me suis sentie plus à l'étranger en Angleterre qu'en Turquie. L'insularité sans doute ... » En février 2014, l'universitaire de retour de l'étranger, a été contactée, par le ministère pour participer à deux comités de travail sur la stratégie nationale de l'enseignement supérieur. De là à en déduire que nouvelle promue est relativement proche du gouvernement ? « Ce n'était pas du tout une mission politique. La ministre a choisi un coordinateur qui a ensuite choisi librement les participants »

Ces différentes missions ont donné une bonne expérience du management à la nouvelle rectrice, même si elles n'étaient pas directement liées à l'école : « J'ai une vision de l'école depuis la fin de la chaîne qui sera utile. Je suis, par exemple, particulièrement attachée à la question de l'orientation. Non pas l'orientation contrainte en fonction des résultats mais celle qui consiste à aider les élèves à se poser les bonnes questions sur leur avenir

Les chantiers qui l’attendent

Deux gros chantiers attendent la nouvelle rectrice dans l'année qui vient. D'abord la mise en place de la réforme des collèges qui sera un bon baptême de la gestion de la contestation : « Je suis assez optimiste sur le sujet. Il y aura un gros travail de communication, d'explication de la loi, mais la réforme va dans le bon sens. Au passage, il faut savoir que les enseignants n’ont pas attendu cette forme pour travailler ensemble entre disciplines ».

Hélène Insel va également très vite se retrouver avec un nouveau grand patron à Nancy. La grande région va transformer le rectorat de Reims en antenne et Nancy en capitale. « les choses ne vont pas changer tant que cela. Il y aura simplement un travail de coordination »

Extrait de l'union du 25/10/2015

 

   

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L'université devra se surpasser

 Pour ne pas devenir un bureau annexe des universités de Lorraine et de Strasbourg, l'Urca devra exceller. Et faire face à une probable baisse de ses ressources. Elle a le potentiel pour réussir


« Nous devons être des références internationales en bio économie ct en ingénierie des systèmes». Affirme Gilles Baillat

Les effectifs de l’Urca sont en hausse de 9 % par rapport à l'année dernière, avec une pointe à 15 % en faculté de sciences économiques

Il va falloir se battre. La vie va changer pour l'Urca à compter du 1er janvier 2016 et de la mise en place de la grande région. Jusqu'à maintenant, il y avait deux universités pour une région. il y en aura désormais cinq. Dont deux beaucoup plus grosses que la nôtre. La Champagne-Ardenne gâtait l'Urca en lui allouant quelque huit millions d'euros par an de subventions. C'est, en proportion, davantage que ce que donne la Lorraine ou l'Alsace à leur université. Demain, la bourse va changer de main, de taille et de lieu.

Les huit millions d'euros pourraient fondre. Les enjeux de l'entrée dans la grande région sont plus importants pour nous que pour les deux autres. « Une université peut très bien disparaître. Nous ne sommes pas loin de Paris, certains ne s'en offusqueraient pas. C'est pourquoi nous avons tout intérêt à cultiver une coopération entre les universités tout en nous spécialisant dans des domaines d'excellence », a souligné le président Gilles Baillat lors d'une conférence de presse de rentrée hier matin. Du point de vue des effectifs, de l'insertion professionnelle et des projets, l'Urca a des raisons d'être optimiste. La situation financière semble moins florissante.

EFFECTIFS ET INSERTION PROFESSlONNELLE

« L'université gagne 19% d'inscrits et devrait passer la barre des 25.000 étudiants. Les hausses concernent en particulier l'école de formation au métier d'enseignant avec +37% et la faculté des sciences économiques avec +15 % d'étudiants. On observe que les filières davantage demandées sont celles qui débouchent plus directement sur un emploi », remarque Gilles Baillat. À noter que la hausse des effectifs concerne toutes les universités en France. L'insertion professionnelle est, deux ans et demi après l'obtention du diplôme, de 90 % pour les masters (70 % pour un CDI).Il aurait été intéressant de connaître ces taux six mois après l'obtention du diplôme.

DEUX SECTEURS D’EXCELLENCE ET QULQUES DIFFICULTES

L'université va proposer une nouvelle offre de formation en 2017. Elle se prépare. « Nous allons rester polyvalents concernant l'offre de licences et nous allons nous spécialiser pour les masters. » Deux thèmes d'excellence ont été retenus : La bio économie et l'ingénierie des systèmes. » Le but est d'être à la pointe dans la région, et jusqu'au plan international, dans ces deux domaines.  Des filières déficitaires en effectifs, pourraient être fermées. « Nous devons mu mutualiser nos moyens entre les universités. Si nous avons dix étudiants inscrits en allemand ou en lettres classiques, il est judicieux. de les regrouper sur l'un ou l'autre campus. Il faudra prévoir une aide à la mobilité pour les étudiants qui devront bouger. »

LE GRAND CAMPUS SE FERA

« Il va se faire. C'est devenu certain depuis la signature du contrat de plan et Etat-Région le 28 août dernier », précise Gilles Baillat. Les déménagements du campus sciences, de l'école de formation au métier d'enseignant, de l'école d'ingénieurs et de la présidence sont prévus entre 2017 et 2019. La construction de la nouvelle aile du pôle santé est encore au stade des études. Le coût total du grand campus s'élève à 220 millions d'euros. 90 millions d'euros viendront du contrat de plan. L'université espère valoriser les terrains du Moulin de la Housse pour 50 à 70 millions selon les scénarios. Elle devrait mordre sur le contrat de plan suivant et emprunter la somme restante. Si ses capacités d'emprunt le permettent.

RESERVES SUR LA SlTUATI0N FlNANCIERE

Selon Gilles Baillat, tout va bien financièrement. L'université n'est pas endettée, elle pourra emprunter. La résiliation de plusieurs baux devrait réduire les charges. Le président s'est gardé d'évoquer en conférence de presse le conseil d'administration qui s'est tenu mardi. Ses membres ont découvert une charge de l'ordre de 700.000 euros liés à la masse salariale qui n'était pas prévue au budget. La réunion s'est prolongée en vives discussions pendant près de deux heures. Il faudra certainement prévoir un budget rectificatif.

Élection du nouveau président le 2 mars

La conférence de presse, hier, avait des allures de pré-campagne électorale pour le président sortant, Gilles Baillat a annoncé que les élections se tiendraient le mercredi 2 mars 2016. Il a aussi annoncé qu'il était candidat à sa réélection. Il ne sera pas seul en lice. Au moins deux autres candidatures sont à prévoir : celle du bouillonnant Georges Durry, directeur du laboratoire de spectrométrie moléculaire et atmosphérique. Il confirme. Et selon nos informations, serait également candidat le professeur de sciences et technologie Dominique Gellé. C'est un proche de feu l'ancien président Richard Vistelle. Le président sortant Gilles Baillat va faire campagne sur son bilan. il va mettre en avant les chantiers qu'il a engagés et qu'il aimerait poursuivre. Les thèmes Qui fâchent porteront notamment sur les engagements financiers pour le Grand Campus, le déménagement des laboratoires du campus sciences, la hausse de la masse salariale. Le futur président élu devra gérer l'intégration dans la grande région. Et aussi préparer une fusion avec l’UTT de Troyes à l'image de la fusion réussie en Lorraine entre Nancy et Metz.

LES REPERES

CINQ UNIVERSITES POUR UNE-RÉGION

*.- « La conférence des universités du Grand Est » coordonne les établissements de Reims, Troyes, Lorraine, Strasbourg et Mulhouse.

*.- • les cinq universités rassemblent plus de 180 000 étudiants, -11000 chercheurs et forment plus de mille docteurs par an.

Le CHIFFRE 30%

Des étudiants de l’Urca sont exdtérieurs à la région et à l’Aisne. C’est près de 15% de plus cette année.

La PHRASE

« Les établissements sont complémentaires. Strasbourg forme de nombreux médecins tandis qu’en lorraine la spécialisation se concentre autour des matériaux des procédés industriels, de la recherche clinique. »

Pierre Mutzenhardt, président de l’université de Loraine

Catherine FREY

Extrait de l'union du 22/10/2015

 

   

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L'Université prépare son avenir

Le président de l’Université, Gilles Baillat, a lancé l’année avec la traditionnelle rentrée solennelle, hier. Une année pleine d’enjeux

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La nouvelle fondation universitaire jouira d’un fonds de dotation de 600.000 €.

25.000 C'est le nombre d’étudiants admis cette année. dont 2.800 étudiants internationaux. Des chiffres qui augmentent chaque année. En trois ans, l'Université compte 5.000 étudiants de plus

Quel avenir pour l'Université de Reims Champame-Ardenne (URCA) dans la nouvelle grande région ? Voilà, une question qui taraude le président de l'Université Gilles Baillat. « Nous allons dans les prochains mois, ensemble, garantir notre place dam cette future grande région », tonne-t-il devant l'assemblée qui regroupe étudiants, enseignants, partenaires et élus. Et il insiste, Reims n'a pas à rougir.

Avec 25.000 étudiants inscrits, dont plus de 2.800 étudiants internationaux « l'URCA fail partie des plus importantes universités de France. » Une augmentation du nombre d'élèves qui justifie d'autant plus la fondation du Grand Campus. « Grâce à l'enseignement de nos partenaires, nous avons cet été passé le cap du projet, pour entrer dans la phase de mise en œuvre de ce Grand Campus, assure le président.

Un campus qui va prendre forme au fil des années, avec un investissement de 220 millions d'euros. « Mais ça va être long. Le premier bâtiment sera inauguré en 2019, le bâtiment de la faculté de sciences fin 2020 et les autres bâtiments en 2022 ou 2023 », précise-t-il. Il souhaite aussi que ce campus ait « une forte dimension culturelle » et sportive.

Le président a aussi tenu à présenter ce qui sera la grande nouveauté de cette année 2015 : la fondation universitaire. Une fondation qui facilitera les partenariats entre l'Université et des entreprises régionales. « Elle permettra de lever des fonds pour soutenir les projets innovants de nos pépites d'excellence. [ ... ] EIIe devrait être inaugurée officiellement le 1er  décembre », détaille encore Gilles Saillat.

Autre projet mis à l'honneur pour cette rentrée : la création d'un réseau d'anciens diplômés nommé « L'Alumni ». « L'ambition est de faire profiter nos étudiants de l'expérience de ces jeunes actifs, en favorisant l'échange, la recherche d'emploi et de stages. »

Côté formation, le président s'est félicité d'inaugurer prochainement l'Institut Georges Chappaz de la Vigne et du Vin en Champagne. Mais dans cette allocution pleine d'optimisme, Gilles Saillat s'est assombri en fin de discours. II regrette la stagnation de la subvention accordée par l'État à l'Université. « Avec une sous-dotation de l'État jamais connue jusqu'alors, nous allons devoir faire preuve de la plus grande rigueur, devoir faire les choix qui s'imposent. »

Virginie GUENNEC

Extrait de l'union du 24/09/2015

 

   

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Reims : bonne dernière dans le classement des villes étudiantes

Comme tous les ans, le magazine l’Etudiant publie son classement des villes où il fait bon vivre


Photo d’archives

C’est la fête pour Reims cette semaine ! Après avoir été désignée ville la moins cool de France, Reims termine dernière du classement des villes étudiantes dans un palmarès publié par le magazine L’Etudiant.

Sur les 11 grandes villes prises en compte dans le classement, Reims est dernière, devancée par Clermond-Ferrand, Angers, Dijon ou encore Amiens.

Passez la souris sur les barrettes pour voir le nombre de points attribué à chaque ville.

Pour consulter le graphique depuis votre mobile, cliquez ici

Pour établir son palmarès, L’Etudiant compile plusieurs paramètres : les dispositifs d’accueil des étudiants, le logement, le numérique ou encore les transports.

Seul point positif relevé par le magazine, « un tout nouveau bus de vie nocturne relie les campus au centre-ville en passant par les boîtes de nuit du jeudi au samedi soir, de 23 heures à 5 heures ».

Extrait de l'union du 08/09/2015

 

   

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 Reims : ville la moins « cool » de France d'après un classement

Le site Mercialfred.com -09-09classe les villes de plus de 100 000 habitants en fonction des adresses où se divertir : bar, restos, lieux culturels…


Un classement peu flatteur. La ville de Reims a été désignée ville la moins « cool » de France par le site internet Mercialfred.com.

« Le site prend en compte « ce qui compte vraiment » : les restos, les bars et les sorties pour toutes les villes de plus de 100 000 habitants. Jamais dernière mais toujours très mal placée, Reims arrive bonne dernière au classement général, alors que Bordeaux est en tête. 

Au niveau des restaurants c'est bien évidemment Paris qui arrive en tête. A l'autre bout du classement on retrouve, dans l'ordre Reims, Le Mans et Le Havre.

Côté bars, c'est Lille et Bordeaux qui tirent leur épingle du jeu alors que Besançons est la pire ville dans ce domaine avec seulement un bar pour 1759 habitants.

Extrait de l'union du 08/09/2015

 

   

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De plus en plus d'étudiants à l'Urca

Si les derniers chiffres officiels ne sont pas encore tombés, la tendance, elle, en tout cas se confirme : le nombre d'inscrits à l'Université de Reims Champagne-Ardenne (Urca) continue d'augmenter pour cette rentrée 2013. De bonne augure alors que se profilent déjà les premiers travaux concrets du projet de Grand Campus à Reims.

Gilles Baillat a aussi confirmé le transfert de la présidence de l'Urca dans un nouveau bâtiment de Croix-Rouge, derrière l'hippodrome. (© l'Hebdo du Vendredi

Projection de ce que devrait être le futur grand campus à Croix-Rouge. (© Pierre Etienne)

Gilles Baillat a aussi confirmé le transfert de la présidence de l'Urca dans un nouveau bâtiment de Croix-Rouge, derrière l'hippodrome. (© l'Hebdo du Vendredi)

4,1%. Toutes filières confondues, c'est l'augmentation constatée du nombre d'inscrits à l'Urca pour cette rentrée 2013. Soient précisément 802 inscriptions supplémentaires par rapport à l'année passée, portant entre 22 300 et 22 500 le nombre total d'étudiants sur l'ensemble des campus champardennais. Une augmentation plus marquée notamment en Sciences Exactes et Naturelles, Staps, à l'IFTS et à l'EsiReims, ainsi que dans le secteur santé, ce dernier affichant une progression de ses effectifs de 4,8% par rapport à octobre 2012. « C'est un exemple incontestable montrant que le redressement de notre université se poursuit, souligne, enthousiaste, Gilles Baillat, le président de l'Urca, tenant au passage à souligner, la hausse de 6,6% d'étudiants étrangers, à savoir 144 inscrits en plus et 1 495 au total. » S'il y a ceux qui arrivent à l'université, il y a aussi ceux qui en sortent. D'après les réponses données par les diplômés de Master ou de Licence sortis en 2010, le taux d'insertion à trente mois serait de 88% pour les titulaires d'un Master et de 85% pour les diplômés d'une licence professionnelle (dont 66 à 75% d'emplois stables selon les diplômes). 

De bonne augure pour le président de l'Urca et son équipe, en vue des futures transformations à venir, en particulier le projet Grand Campus à Reims. « Ce dossier avance, poursuit Gilles Baillat, le schéma directeur d'immobilier et d'aménagement sera complété pour la fin du mois de novembre. Avec les nouveaux équipements et le transfert des infrastructures du Moulin de la Housse à Croix-Rouge, l'objectif sera de réduire de 30% notre surface sur la ville. D'après les critères nationaux, nous avons 60 000 m2 en trop aujourd'hui. Dans notre université de demain, nous proposerons de meilleurs services, dans de meilleures conditions, le tout dans une logique de rationalisation. »

Aymeric Henniaux

www.univ-reims.fr

Extrait de l'union du 23 /10/2013

 

   

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