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Où se préparent 8 000 repas quotidiens   pour les écoliers
Les enseignants face aux violences scolaires
Gustave Eiffel façonne son lieu de mémoire 
Des mesures sécuritaires contre la violence à l’école

Le centre de formation pour adultes va migrer
Collège Université : dans les coulisses d’un colossal chantier
Le lycée Jean-Jaurès poursuit sa grande mue qui durera jusqu’en 2020

Le lycée Eiffel brille aux fourneaux
Le grand chamboulement

 2017

Collège Université un chantier colossal

2016

Au collège Université de Reims, les travaux vont durer quatre ans
La mue du lycée Jean-Jaurès, un gros chantier

 2015

Les écoles passent au numérique
 Plus de trois millions pour le numérique dans les écoles à Reims
Bientôt plus d'écoles sans tablettes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Où se préparent 8 000 repas quotidiens   pour les écoliers

Grand Reims Que mange-t-on dans les cantines scolaires? Comment est-ce produit ? Quelle est la part de bio ? Réponses dans la cuisine centrale d’API restauration, au cœur d’une impressionnante logistique.  


Amateurs de haricots beurre, nous ouvrons les portes du paradis. Avant d’être livrée, chaque barquette est pesée manuellement afin de respecter les règles en matière de grammage. J. Boloney


Au cours des repas, la présence d’un aliment supposément peu apprécié est compensé par un autre, plus «facile» - ici, des donuts destinés à être servis le lendemain.


Jeudi dernier, des maires de l’agglomération étaient aux côtés de Catherine Vautrin pour constater les différentes étapes de fabrication des repas servis aux écoliers de leurs communes respectives.

La restauration scolaire est un sujet majeur car elle fait converger certaines des préoccupations économiques, sociales et environnementales du moment. Régulièrement, elle s’invite dans le débat public avec son lot de (bonnes) questions : que mange-t-on ? Comment est-ce produit ? Quel est le lien avec la production de proximité ? Quelle est la part de gaspillage ? La santé dans l’assiette est-elle envisagée comme une priorité ? Manger bio, est-ce vraiment plus cher ?

Ce jeudi de novembre, nous voilà donc en quête de (bonnes) réponses dans la cuisine centrale d’API restauration, implantée dans la ZAC de la Croix-Blandin. Quatrième acteur national de la restauration collective, cette entreprise fournit depuis la rentrée scolaire 2018-19 les 28 restaurants scolaires du Grand Reims – 30 au 1 erjanvier prochain en intégrant Bétheniville et Courlandon. Sauf catastrophe, l’appel d’offres remporté contre « plusieurs concurrents nationaux » prévoit qu’il en soit ainsi pour quatre ans.

DES REPAS ÉLABORÉS À J-3 MAXIMUM

« Ici, nous fabriquons quatre jours par semaine 8 700 repas scolaires destinés à nos clients marnais et 2 300 pour des crèches situées dans la Marne et les Ardennes , expose la directrice régionale, Nathalie Erpelding. Notre activité a fait un bond significatif depuis le marché passé avec le Grand Reims. » Autour de la table, Catherine Vautrin, la présidente de la communauté urbaine, entourée d’agents et d’une demi-douzaine de maires de communes voisines, sont venus voir de plus près comment fonctionne cette impressionnante logistique.

« Les repas pour les maternelles et primaires sont élaborés à J-3 maximum » , relate William Voisin, directeur de la cuisine centrale. Au vu des volumes à traiter et des recommandations nutritionnelles, la créativité est limitée. Quoique… « Sur certaines recettes, on teste auprès d’un client, développe M. Voisin. Je prends l’exemple récent du cake à la carotte, on a fait plusieurs essais, avec ou sans morceaux. La mairie de Cormontreuil a fait goûter aux enfants et on a fini par valider celui où les carottes étaient mixées. »

Paraît-il que tout est calé pour le millier de bûches de Noël à venir. Ici, la journée a, comme d’habitude, commencé à 4 heures du matin avec le conditionnement des barquettes, la cuisson du bœuf bourguignon, la préparation des crudités – ce jour-là, 600 kilos de carottes et de choux assaisonnés de quelques litres d’une vinaigrette « fait maison ». « Pour les crèches, on produit la nuit et on livre le lendemain, on est vraiment à flux tendu. » Derrière lui, un salarié se débat avec une montagne de haricots beurre pendant qu’un autre passe chaque barquette sur la balance.

UNE MISSION D’ÉDUCATION AU GOÛT

Aucun chiffre local n’est disponible sur le gaspillage. À l’échelle nationale, celui d’un tiers est évoqué. Rappelons que chaque tranche d’âge a son grammage fixé par le Groupe d’étude des marchés de restauration collective et de nutrition (GEMRCN) – exemple : 10 grammes de pain par repas pour les moins de 18 mois, 20 pour les plus de 18 mois, 30 en maternelle, 40 en élémentaire. Une autre « grande problématique pour les années à venir» consiste à imaginer une alternative aux barquettes plastique à usage unique.  » 

La part de bio, elle, monte doucement en puissance. « La prestation de base comprend un aliment bio par semaine – sans augmentation de tarif. Certains clients en souhaitent 10 %, d’autres 20%, il faut réussir à anticiper les besoins qui, un jour, seront certainement encadrés par la loi » , espère Rudy Tabourin, diététicien de formation et coordinateur des cuisines centrales. Dans l’une des chambres froide à 8º, les piles de donuts s’empilent. « Avec ça, on est sûr qu’il n’y aura pas de problème , sourit M.Voisin. Ça compensera le coleslaw. » Avant de se retrouver face à un colin-riz pilaf servi ce midi-là au même moment à des milliers d’écoliers des quatre coins de l’agglomération, Catherine Vautrin rappelle que « d’énormes progrès ont été faits dans la restauration scolaire. Il y a à la fois une mission d’éducation au goût à assurer pour des enfants qui, parfois, ne mangent jamais un fruit ou un légume. Et en même temps, il faut garder à l’esprit que pour certains, ce sera le seul repas véritable de la journée. »


« 
Quatre jours par semaine, nous fabriquons ici 8700 repas scolaires pour la MARNE. »
Nathalie ERPEDING,  Dtrice Régionale

Nous privilégions les producteurs locaux

Quelle est la part de production locale dans ce qui est servi dans les assiettes des cantines rémoises ?

La loi précise qu’un producteur « local» doit être à 80 kilomètres maximum de la cuisine. Nous essayons de privilégier le plus possible les producteurs locaux. Cependant, tous ne sont pas en capacité de nous livrer les volumes demandés, forcément importants.

Par exemple ?

Trois-quatre mois avant le début de l’année scolaire, nous allons les rencontrer pour évoquer leurs capacités de productions. Les carottes râpées, par exemple : après avoir défini le nombre de services à l’année, nous allons voir comment le ou les producteurs peuvent gérer leur plantation lorsqu’on leur dit : « Pour septembre, il nous faudra deux services de 500 kilos. » Nous avons environ une trentaine de locaux pour les carottes, céleris, choux, patates, pommes, poires…

Qu’en est-il pour la viande ?

Pour le bœuf et le porc, nous passons par les abattoirs de Rethel et des boucheries locales. Cela reste parfois compliqué pour la volaille car on ne va prendre que certains morceaux et il faut bien que le producteur arrive à écouler le reste par ailleurs. Lorsqu’elle n’est pas locale, la viande est française, sauf problème d’approvisionnement exceptionnel.

L’AMBITION DES 50 % DE PRODUITS BIO OU ÉCOLOGIQUES EN 2022 DANS LES CANTINES

Les repas dans la restauration collective publique devront comprendre, au plus tard en 2022, au moins 50 % de produits issus de l’agriculture biologique ou tenant compte de la préservation de l’environnement, ont voté, en avril dernier, les députés. La commission des affaires économiques de l’Assemblée, chargée d’examiner le projet de loi agriculture et alimentation, avait adopté des amendements de l’ancienne ministre de l’Écologie Delphine Batho (PS) pour notamment inscrire ce seuil de 50 % dans le texte.

Les repas servis dans les cantines devront comprendre au moins 50 % de produits acquis selon des modalités prenant en compte le coût du cycle de vie du produit, de produits issus de l’agriculture biologique, de ceux bénéficiant de l’écolabel pêche, et encore ceux issus d’une exploitation ayant fait l’objet d’une certification environnementale. La part fixée pour le bio est d’au moins 20 % de la valeur totale.

Le projet de loi prévoit également que les personnes publiques concernées devront développer l’acquisition de produits issus du commerce équitable.« Un objectif ambitieux et accessible, et qui profitera à nos agriculteurs ! » , s’était notamment félicité Matthieu Orphelin (LREM) sur Twitter. Un amendement qu’il portait avec Laurence Maillart-Méhaignerie (LREM) avait aussi été adopté. Celui-ci prévoit que les organismes de restauration collective publique servant plus de cent couverts par jour en moyenne sur l’année seront tenus de présenter annuellement un plan de diversification de protéines, incluant des alternatives à base de protéines végétales aux repas qu’ils proposent.

LES AUTRES POINTS

AILLEURS EN FRANCE, LE BIO EST PARFOIS BIEN INSTALLÉ DANS L’ASSIETTE

Le bio atteint près de 20 % à Nantes, Dijon et dans les collèges des Pyrénées-Atlantiques, dépasse les 25% à Paris, Toulouse et Grenoble ; il s’élève même à… 100 % à Grande-Synthe (Nord), au Rouret, à Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) ou à Ungersheim (Haut-Rhin).

Les collectivités parviennent à s’accommoder du cadre parfois jugé rigide du code des marchés publics pour relocaliser la production alimentaire en adaptant leur cahier des charges, jouent sur les prestations des fournisseurs, divisent leurs marchés en autant de lots que la production locale est susceptible d’en emporter.

PRÈS D’UN TIERS DE CE QUI EST ACHETÉ ET CUISINÉ FINIT PAR ÊTRE GASPILLÉ

Le gaspillage alimentaire est LE nouveau défi. La moyenne des restes par assiette et par convive frôlerait, selon les rares chiffres nationaux disponibles, un tiers de la nourriture achetée et cuisinée. À l’échelle locale, une étude doit être lancée pour préciser l’ampleur de la révolution à mener. Les résultats devraient être disponibles avant l’été 2019.

Pour mémoire, ce qui est jeté a un coût, puisqu’il est collecté. Certaines collectivités parviennent déjà à réduire de 70 % ce gaspillage, ce qui leur permet de dégager des budgets pour investir dans une meilleure qualité de produits.

Aujourd’hui, la restauration collective en France (écoles, maisons de retraites, hôpitaux, entreprises, administrations, etc.), c’est onze millions de repas servis chaque jour.

FISMES A MAINTENU SA PROPRE ORGANISATION

Certaines communes du Grand Reims – dont la compétence en matière de restauration scolaire demeurait optionnelle – ont maintenu leur souhait de repas cuisinés sur place (en liaison chaude). API gère donc une préparation sur place à Ville-en-Tardenois. La commune de Fismes a quant à elle maintenu son organisation avec une préparation des repas en liaison chaude pour toutes les écoles publiques dans les cuisines de l’école Sainte-Macre.

Parmi les communes de l’ex-Reims Métropole qui ont conservé la compétence scolaire, celle de Reims dispose d’une cuisine centrale en liaison froide gérée par la Caisse des écoles pour fournir quatre jours par semaine 8 300 repas quotidiens pour 64 restaurants scolaires.

LA BASE POUR RÉUSSIR SA VINAIGRETTE LORSQU’ON REÇOIT 3 200 CONVIVES

Déterminés à redonner au journalisme d’investigation ses lettres de noblesse, nous avons réussi à consulter la recette d’une vinaigrette calibrée pour 3 200 personnes. En exclusivité mondiale, en voilà la recette : 10 kilos de mayonnaise, 5 de vinaigre, 5 de moutarde, 30 litres d’huile, 2 de sel, 2 de sucre et 2 d’échalote. Afin de ne pas froisser les plus sensibles des gosiers, n’hésitez pas à couper généreusement votre préparation de quelques litres d’eau. On vous promet pour bientôt la recette des frites pour 5 000 convives. Cadeau.

Mathieu LiIVOREIL

Extrait de l'union du 091/2/2018

 

   

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Les enseignants face aux violences scolaires


L’élève qui a braqué son professeur à Créteil le 18 octobre s’est fait filmer par des camarades

L’ESSENTIEL

*.- LE 18 OCTOBRE, un élève braque son professeur avec une arme qui semblait réelle en plein cours. Cet incident grave a libéré la parole des enseignants.

*.- LE MOUVEMENT« Pas de vague » en a découlé. Il consiste pour les professeurs à dénoncer sur les réseaux sociaux l’absence de soutien de leur hiérarchie tout en relatant des cas de violences scolaires.

*.- CETTE MINIMISATION des faits dénoncée par les enseignants concerne, dans une certaine mesure, les établissements de nos académies.

Les chefs d’établissement et les enseignants de nos académies de Reims et d’Amiens sont concernés  par la gestion d’élèves violents. Ils témoignent.  

Un enfant de 8 ans donne un coup de poing dans le ventre de la maîtresse enceinte. Un autre jour, il traite de « salope » la dame qui s’occupe de la cantine. Le lendemain, il est en classe et déjeune à la cantine. Comme s’il ne s’était rien passé. Ces deux scènes, récentes, se sont déroulées dans une école élémentaire de la Marne. Le jeune professeur qui en a été témoin se demande s’il tiendra toute l’année. Il n’avait pas imaginé cela le jour où il a obtenu son concours. Conséquence des récents épisodes de violences scolaires, le mouvement « pas de vague » permet de lever le voile sur le quotidien de certains enseignants. Ces situations ne sont pas réservées à ceux qui travaillent en banlieue parisienne. « Quand on enseigne dans un collège classé Rep+, c’est-à-dire difficile+, comme c’est mon cas dans l’Aube, on a au moins chaque jour un ou deux élèves qui posent des problèmes. L’insulte au professeur n’est pas si courante mais l’insulte à un camarade est fréquente » , raconte Rudy Trevet, professeur de mathématiques à La Chapelle-Saint-Luc.

Quand un tel fait survient, l’enseignant peut faire sortir l’élève : « On peut seulement l’exclure une heure. S’il n’y a pas d’autre sanction, il peut revenir ensuite. » Seul le chef d’établissement peut exclure pour un jour ou deux, voire une semaine. Une exclusion définitive ne pourra être décidée que par le conseil de discipline. « Depuis quatre ou cinq ans, les exclusions définitives sont presque toujours prononcées avec sursis (NDLR : le conseil vote d’abord l’exclusion, il vote ensuite pour le bénéfice du sursis ou pas). En cas de récidive, le sursis est très rarement levé donc l’élève n’est jamais exclu. »

Dans le collège de Rudy Trevet, le dernier gros incident qui a valu une exclusion définitive à son auteur avait conduit un élève aux urgences. C’était trop gros pour passer outre. « Les insultes au proviseur et les menaces de mort sont les deux autres cas qui déclenchent un renvoi systématique. »

Les chefs d’établissement nous accusent facilement de manquer de tolérance
Élodie Geas, professeur à Reims

Enseignant au lycée Paul-Verlaine à Rethel et représentant syndical du Snes, Olivier Lefort souligne que l’académie de Reims n’est pas la pire en France : « On connaît peu de gros problèmes. Pour les Ardennes, l’inspecteur a parlé d’une trentaine de cas graves depuis le début de l’année.» Les professeurs ne dénoncent pas seulement les violences mais aussi le manque de soutien de leur hiérarchie.« Les principaux sont prompts à nous dire qu’on manque de tolérance » , dénonce Élodie Geas, professeure documentaliste au collège Schuman à Reims. « Nous signalons les incidents. Quand on se rend compte qu’il ne se passe rien, on est découragé. Les chefs d’établissement évitent de sanctionner de peur d’être mal vus du rectorat. » Proviseur au lycée professionnel Julie-Daubié à Laon, Gilles Bayard explique que « toute agression physique entraîne un conseil de discipline. Personnellement, je n’hésite pas une seconde. Les violences verbales doivent être analysées au cas par cas. L’interprétation peut être très différente d’un établissement à un autre et d’un chef d’établissement à l’autre. »

Gilles Bayard ne considère pas qu’il étouffe certains faits graves : « Il est certain qu’on n’aime pas voir sortir dans la presse les problèmes qui peuvent survenir dans un établissement. Toutefois, il serait illusoire de vouloir étouffer les choses. Quand il se passe quelque chose d’important, on peut faire confiance aux élèves pour le révéler sur les réseaux sociaux. De plus, je ne pense pas qu’un chef d’établissement serait mal vu au motif qu’il convoquerait de nombreux conseils de discipline. Dans l’Aisne, on en recense actuellement plus de 300 par an. » Il faut considérer le fait qu’un tel conseil ne se réunit pas d’un claquement de doigts. « Les participants doivent être convoqués dans un certain délai par des courriers recommandés. Je compte au moins un délai de quinze jours avant de pouvoir le réunir. » Si une exclusion définitive avec sursis est prononcée, il faudra obligatoirement convoquer un nouveau conseil pour le révoquer en cas de récidive.

« Auparavant, le proviseur pouvait lui-même lever le sursis. Par ailleurs, il arrive que la décision du conseil n’aille pas dans le sens de ce que souhaitent les professeurs. Ils n’ont qu’un tiers des voix. Je comprends que l’enseignant se sente peu soutenu quand il voit revenir l’élève en classe mais, dans ce cas, le chef d’établissement n’y est pour rien. »

Selon le proviseur, la consigne d’éviter les vagues ne figure pas dans les lettres de mission que reçoivent des chefs d’établissement. « En revanche, il existe des contrats d’objectif qui fixent, par exemple, d’avoir à organiser moins de dix conseils de discipline par an. » Le but fixé est, normalement, de ne pas avoir besoin de les organiser, et non d’y renoncer.

DES MESURES POUR UN MEILLEUR SOUTIEN

Directeur de cabinet de la rectrice de Reims, Alain Aubert (photo) est formel: il n’existe pas de consignes envoyées aux chefs d’établissement pour leur demander d’éviter les vagues en cas de fait grave. « Je le sais pour avoir été moi-même chef d’établissement au cours de ma carrière. Il existe la consigne d’améliorer le climat scolaire. Cela peut, par exemple, consister à mettre en place des rituels pour les élèves, comme le fait de rester debout jusqu’à l’arrivée du professeur. » Selon Alain Aubert, il n’y a pas de raison pour un principal d’être mal vu parce qu’il convoque de nombreux conseils de discipline : « La meilleure preuve est que le ministère va simplifier leur procédure dans le but de pouvoir les réunir plus facilement. Actuellement, plus de 400 conseils de discipline sont réunis par an dans l’académie. 65 % prononcent une exclusion définitive sans sursis. Ils sanctionnent notamment les quelque 200 agressions physiques qui surviennent par an entre élèves et vis-à-vis des adultes. » En plus de simplifier la procédure, le rectorat va organiser des formations pour apprendre à gérer des classes complexes. « Nous allons aussi développer les sanctions dites de responsabilisation qui consistent pour l’élève à réparer sa faute en effectuant un travail utile. » Enfin, il y aura un registre pour recenser les incidents et un meilleur accompagnement des victimes. « Le but étant que les professeurs se sentent davantage soutenus. »

Les profs abusent parfois


«
Certains professeurs tiennent des propos blessants qui poussent à les insulter », racontent nombre de collégiens. 
Photo d’illustration

Les enseignants ne sont pas toujours les victimes, à en croire les élèves. « Certains tiennent des propos blessants. Du type balancer méchamment à un élève qui veut faire telle ou telle profession qu’il n’y arrivera jamais » , raconte Wilfried, ancien élève du collège François-Legros à Reims, aujourd’hui lycéen. « Parfois, ils attaquent même sur le physique. J’étais au collège à Bazancourt. Je me souviens d’une fille qui avait posé une simple question au prof de technologie. Il lui avait répondu que s’il mettait de l’acide sur son nez, il raccourcirait. Or, la fille avait un nez particulièrement long. J’ai trouvé cela vraiment nul » , raconte Peter (prénom d’emprunt, tout comme les suivants). Scolarisée au lycée Joliot-Curie à Reims, Halima n’a pas apprécié la remarque d’un professeur envers une élève arrivée une semaine après la rentrée : « Qu’est-ce que tu viens faire ici ? Tu perds ton temps ici, lui a lancé la prof en guise d’accueil. » Les élèves font état de mots grossiers employés par les enseignants qui poussent les élèves à déraper. « Rabaisser, c’est leur passion. Parfois, on a envie de les tuer quand ils nous insultent. Ils nous disent qu’on ne fera jamais rien, qu’on finira caissière » , raconte Blair, scolarisée au collège Paulette-Billa à Tinqueux. « L’autre jour, la prof nous a dit qu’on était des truites » , raconte Chloée du collège privé Notre-Dame à Reims. Selon une chef d’établissement qui préfère rester anonyme : « En cas d’insulte envers l’enseignant, neuf fois sur dix l’élève est en tort. Une fois sur dix, n’importe qui à la place de l’élève aurait fini par insulter le professeur. » .

« L’aura qu’avait   le professeur a disparu  «

La violence des jeunes a toujours existé mais elle était contenue devant le professeur. Comment est-on arrivé à avoir autant d’actes graves en classe ?

L’aura que pouvait avoir le professeur a disparu. L’horizontalité qui en découle fait qu’il n’y a plus de respect. Il faut ajouter à cela le rôle des médias sociaux, jeux et vidéos qui nivellent l’éducation par le bas. Ils donnent l’illusion à l’élève qu’il peut tout. Être filmé en train de faire peur à un professeur ou en train de l’humilier fait de lui le héros du jour. Cela impacte le cadre familial. Il se produit une recomposition de la famille et les barrages ne sont plus là. J’ai récemment reçu un jeune qui, en l’espace de deux semaines, avait cassé le bras d’un élève, en avait tabassé un autre et s’était radicalisé.

Quelle est la meilleure réponse à apporter à ces violences ?

Dans le feu de l’action, il faut agir comme l’a fait cette enseignante à Créteil braquée par un élève. Elle n’a pas bougé. Il ne faut pas essayer de se mettre face à l’élève, surtout ne pas tenter d’agir physiquement. Dans un second temps, il y a trois niveaux d’actions à mettre en œuvre. Au niveau scolaire, il faut un conseil de discipline. Deuxièmement, il faut un passage chez le juge. Troisièmement, un suivi de l’élève par un psychiatre doit être demandé. Ces trois réponses sont indispensables. Quand il s’agit d’une insulte, il est nécessaire d’évaluer le contexte. Le jeune que j’ai reçu récemment a commencé par me traiter de connard. Il ne m’a pas dit que j’étais un connard, il a dit que tous les psys étaient des connards. C’est un peu différent. C’était à moi d’évaluer la gravité de l’insulte. Si je l’avais renvoyé immédiatement, je n’aurais pas pu le soigner et le sortir de sa spirale de violence.

Que faire pour le professeur agressé ?

Tout dépend des cas. Un enseignant peut être très choqué par une insulte qui ne perturbera pas tant un autre. Il peut arriver que certains ne parviennent plus à revenir à l’école. Dans tous les cas, il faut une équipe pédagogique bien soudée. Le professeur pourra dépasser le choc s’il est entendu, s’il reçoit des excuses de la part de l’élève et s’il y a une vraie sanction. Attention à toujours prévoir une réponse car si on laisse passer une seule fois, ce sera très compliqué ensuite.

Catherine  FREY

Extrait de l'union du 09/11/2018

 

   

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 Gustave Eiffel façonne son lieu de mémoire

Les élèves de différentes filières et de tous niveaux collaborent pour rendre hommage aux soldats autour d’une cérémonie et de la création d’un lieu de mémoire au sein du lycée.


Un élève en chaudronnerie à l’œuvre sur l’une des plaques de rue qui sera installée à la rotonde du lycée. Les noms de ces plaques ont été trouvés par les lycéens l’an dernier. Tous se passent le flambeau du souvenir.M.D. 

Chemin des Champs-du-Clairon ; chemin des Gueules-Cassées ; chemin du Père-sans-Fils ; et chemin des Voix-de-Mémoire. Un à un, les noms des plaques signalétiques qui rejoindront bientôt la rotonde du lycée des métiers Gustave-Eiffel, sont percés dans l’acier, dans une gerbe d’étincelles, sous les yeux des élèves en chaudronnerie. Avec leurs camarades de peinture en carrosserie, qui appliquent la touche de couleur finale sur les plaques, ils font partie des derniers maillons d’une chaîne, lancée au début des cérémonies du Centenaire. Une chaîne qui a pris de l’ampleur, au point d’obtenir le label de la Mission dédiée.

Cette année, pour commémorer la fin de la guerre, c’est autour d’un nouveau projet baptisé « Les voix de mémoire, de 1918 à nos jours, d’Est en Ouest, des CAP aux Bac Pro » que les élèves, ceux précités, mais aussi ceux des sections hôtellerie-restauration et horticulture, travaillent cette année. « L’idée est d’étudier ce que sont les commémorations, quelles sont les valeurs véhiculées » , dévoile Sandrine Petit, proviseur. « L’objectif étant d’ouvrir un lieu de mémoire au sein du lycée. » Celui-ci prendra la forme d’un bloc en granit rose d’un mètre de haut fixé sur une dalle en béton – en plus des plaques de rues, qui mèneront vers les différents sites du lycée –, sur laquelle sera collée une réalisation en acier, représentant, au cœur de la France, deux mains l’une sur l’autre, symbole de fraternité entre les différentes armées, notamment l’Armée noire, et entre les soldats.


«
 L’idée est d’étudier avec les éléves ce que sont les commémorations, quelles sont les valeurs véhiculées »
Sandrine PETIT, Proviseur de Gustave Eiffel

 

CÉRÉMONIE LE 27 NOVEMBRE AU LYCÉE

Ce monument sera inauguré le 27 novembre, en présence de représentants de la Mission du Centenaire. Ce jour-là, des textes personnels, ainsi que des extraits de roman et de correspondances de poilus seront lus, des masques de gueules cassées réalisés en arts appliqués, après visite d’une nécropole, dévoilés. Et tout le savoir-faire de la filière professionnelle démontré. « On est parti d’un dessin à la main, on a pris des images sur internet de la France, on a tout mis sur un logiciel, on a redessiné » , détaille Mélanie, en terminale chaudronnerie, pour expliquer le processus de réalisation des plaques. « Puis on a modélisé la pièce pour en sortir un aperçu en 3D. » L’image, à l’écran, est ensuite découpée à l’atelier sur une machine plasma. À 17 ans, elle « trouve ça bien d’avoir un lieu de mémoire. Ceux qui vont arriver après nous verront qu’on a rendu hommage à ces gens qui se sont battus pour nous. »  Son professeur de chaudronnerie, Mickaël Guerin, qui a fait travailler jeunes et adultes en formation au Greta sur la production des cinq éléments, acquiesce. « On a tous un aïeul disparu dans cette guerre. Moi, je suis Breton, mais l’un des miens est mort à Villers-Marmery. Ces projets de commémoration ont toujours un impact. Il y a un attrait impressionnant (…) Les jeunes auront des souvenirs, pour faire perdurer la mémoire. On est une ancienne caserne active pendant la Première Guerre mondiale. Ici plus qu’ailleurs, on avait le besoin et le droit de faire ces plaques. » Il partage l’enthousiasme de ses collègues de lettres-histoire, Anne-Laure Hartmann et Frédéric Wisniewski, et d’arts appliqués, Sophie Boucher et Mélanie Rivalin, très impliqués dans le projet. « Aujourd’hui, on est sur l’émotion et l’importance du travail de mémoire par les artistes » , décrit cette dernière, tandis que les élèves se replongent, captivés, dans une montagne de documents poignants..

Les élèves au contact des présidents


Le Président tient dans ses mains l’insigne remis par les élèves de Gustave-Eiffel. 

Ils peuvent être fiers, les 2 nde Bac pro de la section hôtellerie de Gustave-Eiffel ! Ce sont eux qui ont été choisis pour réaliser et servir le cocktail organisé à la sous-préfecture pour le Président malien, sa délégation, et les officiels, en amont de l’inauguration du monument aux héros de l’Armée noire, mardi dernier au parc de Champagne. Le parc, où dix-neuf élèves – de la 1 reannée de CAP à la Terminale, et de toutes sections –, engagés sur le projet « Des Voix de Mémoires », labellisé par la Mission du Centenaire, ont eu la chance de se rendre. À cette occasion, un insigne, réplique de la plaque qui sera apposée sur la stèle du lycée, créé par les élèves en arts appliqués ainsi que les professeurs et élèves de dessin en construction, et réalisé à l’imprimante 3D, a été remis en mains propres à Emmanuel Macron.

Marion DARDARD

Extrait de l'union du 10/11/2018

 

   

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 Des mesures sécuritaires contre la violence à l’école

Après l’émotion suscitée par le braquage d’un professeur de lycée à Créteil, le gouvernement  a réagi. La présence des forces de l’ordre au sein des établissements n’est pas exclue.

Pour lutter contre la violence à l’école, le gouvernement a promis, hier, un arsenal de mesures sécuritaires, n’excluant pas de faire entrer les forces de l’ordre au sein des établissements scolaires lors de « moments de tension ». Les ministres de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, de l’Intérieur, Christophe Castaner, et de la Justice, Nicole Belloubet, ont réuni hier matin un « comité stratégique » afin de mettre en œuvre un plan d’actions, demandé par Emmanuel Macron. Le chef de l’État avait exigé des « mesures » après la publication d’une vidéo, au cours du week-end dernier, d’un élève menaçant son enseignante avec un pistolet factice dans un lycée de Créteil, dans le Val-de-Marne, un incident qui a suscité l’indignation tout au long de la semaine.

Ce n’est pas en plaçant un policier derrière chaque enseignant que l’on réglera un problème grandissant La Fédération des conseils de parents d’élèves

L’opposition a accusé le ministre de l’Éducation de « laxisme » tandis que sous le hashtag ironique #pasdevague, des milliers d’enseignants ont témoigné sur Twitter de cas de violences dans leurs établissements ayant été étouffés, selon eux, par leur hiérarchie. À l’issue de la réunion, hier, Christophe Castaner a déclaré devant la presse qu’il « n’exclu(ai)t pas la présence physique des forces de l’ordre » dans les établissements. Cette présence pourrait être décidée « à des moments de tension particulière dans la journée » et « évidemment avec l’accord du chef d’établissement », a précisé Christophe Castaner, prônant « une approche quartier par quartier ». « Il faut que l’école soit un endroit sanctuarisé, protégé, que nos enseignants soient protégés et que nos élèves soient aussi protégés de ces violences inacceptables », a-t-il insisté.

Parmi les autres mesures, qui seront présentées et détaillées en Conseil des ministres, mardi, Christophe Castaner a dit souhaiter la présence de « permanences de policiers ou de gendarmes dans les établissements », afin de créer des lieux d’échanges « dans les quartiers les plus difficiles ». Le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, a, de son côté, évoqué « la question du signalement systématique des faits », « des sanctions proportionnées éducatives » et le « renforcement des équipes mobiles de sécurité qui permettent de remettre l’ordre dans un établissement ». Ces personnels de l’Éducation nationale, qui reçoivent une formation en matière de sécurité, sont chargés d’accompagner les établissements en cas de fortes tensions. Il a également annoncé, pour les élèves de 13 à 18 ans, « la possibilité d’avoir des établissements spécialisés », avec des personnels éducatifs, mais aussi « d’origine militaire ou de la police ». La garde des Sceaux Nicole Belloubet a, quant à elle, « proposé de multiplier les travaux d’intérêt général dans les établissements scolaires, ce qui aura une forte valeur éducative ». Elle a rappelé le projet de création de vingt nouveaux centres éducatifs fermés et évoqué le développement de « mesures d’accueil de jour », pour éviter de laisser désœuvrés des mineurs délinquants.

LES PROFS ONT SURTOUT BESOIN D’UN ESPACE DE DIALOGUE

« Avec ces mesures, on répond aux situations de violence qui sont les plus marquantes mais qui ne correspondent pas à celles que vivent au quotidien les professeurs », a réagi Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa. « Les profs ont surtout besoin d’un arsenal pour améliorer le climat scolaire, et d’espaces de dialogue pour faire part de leurs difficultés chroniques », a-t-il estimé.

« L’école n’est pas une maison de redressement, mais un lieu d’apprentissage », a aussi réagi la FCPE. « Ce n’est pas en plaçant un policier derrière chaque enseignant que l’on réglera un problème grandissant », a estimé la fédération de parents d’élèves. « Nous sommes assez dubitatifs sur un énième plan et des effets d’annonces », a, pour sa part, indiqué Philippe Vincent, secrétaire général du SNPDEN (premier syndicat des chefs d’établissement). « Ce qui est sûr, c’est qu’il faudra faire du sur-mesure en fonction des établissements, la grande majorité d’entre eux étant surtout confrontés à des problèmes de vie scolaire. »

Selon la dernière enquête de l’agence des statistiques du ministère de l’Éducation, les violences verbales sont les incidents les plus courants à l’école (plus de huit faits graves sur dix commis par des élèves envers le personnel).

Quatre lycéens du Havre convoqués devant le juge  pour avoir menacé des professeurs

Quatre lycéens mineurs ont été placés en garde à vue, jeudi, pendant quelques heures pour avoir menacé à l’aide d’« armes factices », début octobre, deux professeurs dans un lycée du Havre. Les quatre mineurs, nés en 2002, ont été interpellés jeudi matin. Ils ont été remis en liberté en fin de journée et « seront convoqués devant un juge des enfants début décembre », a déclaré François Gosselin, procureur du Havre. « Trois d’entre eux sont poursuivis pour violences avec armes sans incapacité de travail et le quatrième pour avoir diffusé la scène sur les réseaux sociaux », a indiqué le magistrat. « Les interpellations font suite à la plainte du proviseur, déposée le 22 octobre dernier », a-t-il précisé. Sollicité hier matin, le proviseur n’a pas souhaité s’exprimer, renvoyant vers le rectorat. « Parallèlement aux procédures judiciaires en cours, les services du rectorat ont mis en application les procédures requises en cas d’incidents », a assuré l’institution dans un communiqué, assurant avoir « également procédé à un signalement auprès du procureur ».

« Les faits remontent au 4 octobre», a indiqué François Gosselin. « Les lycéens ont brandi deux armes factices dans les couloirs de l’établissement devant deux de leurs professeurs. À ce stade, je ne pense pas que l’on puisse parler d’une agression violente. Nous sommes plutôt face à un comportement inapproprié », a estimé le procureur, précisant que « les professeurs visés ne s’étaient pas sentis menacés ». « Il n’y a pas d’affaire. L’histoire avait été réglée en interne par les professeurs mais le proviseur est venu nous mettre au courant, peut-être en lien avec l’affaire de (l’enseignante d’un lycée) de Créteil, et une procédure a été enclenchée », a affirmé une source policière. Des « armes factices ont été saisies lors des perquisitions », a-t-on ajouté de même source. Les « armes factices » désignent généralement des copies d’armes en plastique.

Interrogé, un enseignant du lycée a indiqué que « des conseils de discipline étaient convoqués pour la rentrée » et que certains d’entre eux devaient « avoir un lien » avec les incidents du 4 octobre. Les faits se sont déroulés au lycée général et technologique Schuman-Perret, un établissement qui accueille environ 1 200 élèves au cœur du quartier de Caucriauville, un quartier prioritaire de la politique de la ville.

« Le proviseur a engagé depuis son arrivée, en septembre 2018, un travail sur le climat scolaire et a sensibilisé tous les membres de la communauté scolaire sur ce sujet », a indiqué

le rectorat, précisant avoir mis en place un « accompagnement » afin de « rétablir rapidement des conditions de travail favorables pour tous et pour la réussite des élèves ».

LE PEN : UNE MESURE ULTIME

Marine Le Pen a estimé, hier, que la présence de forces de l’ordre dans les écoles était une « mesure ultime », jugeant qu’il y avait avant cela d’autres mesures possibles. « C’est la mesure ultime. Avant, il y a toute une série de choses à mettre en œuvre », a-t-elle déclaré. « Je préférerais qu’il y ait un référent dans les commissariats, qui soit le référent école du commissariat qui puisse être appelé lorsqu’il y a un incident qui nécessite la présence de la police », a ajouté Marine Le Pen. Elle a présenté, jeudi, dix mesures pour « agir contre l’ensauvagement en milieu scolaire », dont la plupart figuraient dans ses 144 engagements lors de la dernière campagne présidentielle.

Extrait de l'union du 21/10/2018

 

   

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Le centre de formation pour adultes va migrer 

Le site rémois de l’AFPA ne figure pas parmi ceux appelés à disparaître en France   d’ici 2020. On parle pour lui de simple « relocalisation » : déménagement et amaigrissement


Le site rémois de l’Afpa, rue du Général-Micheler: «Nous sommes surdimensionnés, ce site nous coûte trop cher» dit le directeur régional. A.P.

L’ESSENTIEL

*.- L’AGENCE pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) vient d’annoncer un vaste plan de restructuration au niveau national. Plus de 1 500 postes en CDI sont appelés à disparaître d’ici fin 2020.

*.-REIMS est concernée. Dix emplois vont y être supprimés. Toutefois il n’est pas question de fermeture pour le site, mais de simple « relocalisation » : un déménagement accompagné d’un allègement de l’offre de formation.

*.-LE CENTRE RÉMOIS continuera à fonctionner normalement jusque vers avril mai prochains.

 Coup de tonnerre dans le milieu de la formation professionnelle : l’Afpa (agence nationale pour la formation professionnelle des adultes) vient d’annoncer un vaste plan de restructuration. Plus de 1 500 postes en CDI sont appelés à disparaître dans le pays d’ici fin 2020, dont 193 en région Grand Est.

Reims est concernée. « Nous sommes surdimensionnés,reconnaît le directeur régional de l’agence pour le Grand Est, Dominique Schwach ; aujourd’hui nous avons un beau site à Reims mais il nous coûte trop cher. »

Fort heureusement, ce « centre principal » de l’Afpa, sis rue du Général-Micheler, sur la route de Witry-lès-Reims, ne figure pas sur la liste de ceux qui sont appelés à fermer purement et simplement dans le Grand Est (et qui sont des centres dits « associés », de moindre importance donc, comme Romilly-sur-Seine ou Soulz-sous-Forêts). On parle pour le site rémois de simple « relocalisation ». Ce qui veut dire concrètement ? Un déménagement couplé à un amaigrissement. « Les effectifs vont passer de 28 à 18 salariés, indique le directeur régional. Et nous allons abandonner les formations industrie et bâtiment, pour nous concentrer sur le tertiaire. »

Le centre rémois fera également une croix sur l’hébergement et la restauration qui sont assurées sur place aujourd’hui. Du coup, les besoins immobiliers seront singulièrement diminués. « Nous allons déménager, confirme le directeur régional ; nous allons chercher un autre site, mais l’idée est de rester à Reims, ou dans l’agglomération : nous voulons conserver un lieu facile d’accès. »

Tout ceci ne se fera pas du jour au lendemain, « la mise en œuvre de la restructuration n’interviendra pas avant le deuxième semestre 2019,assure M.Schwach ; pour le moment, le centre rémois continue à fonctionner normalement, nous honorons les commandes et nous n’arrêtons aucune de nos formations jusque vers avril ou mai prochains. » De quoi rassurer les clients à défaut de rassurer les salariés.

 PRIORITÉ À L’ACCÈS À L’EMPLOI

Pour Véronique Marchet, présidente de la commission formation professionnelle à la Région Grand Est, avec cette « restructuration ou relocalisation, l’idée serait de revoir le format du centre de Reims, de repenser l’immobilier de façon à ce qu’il soit davantage adapté à l’activité de l’organisme, et surtout qu’il soit en mesure d’apporter des réponses plus souples aux besoins des territoires. L’intérêt, c’est de proposer des formations qui s’inscrivent dans un parcours pour les stagiaires, et qui permettent d’aller vers l’emploi. » La conseillère régionale rappelle par ailleurs que la Région Grand Est a voté cette année une intervention d’1,6 million pour le site de Reims, au profit de 455 stagiaires.

Antoine PARDESSUS

Extrait de l'union du 21/10/2018

 

   

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Le lycée Jean-Jaurès poursuit sa grande mue qui durera jusqu’en 2020

L’ample chantier démarré en 2015 en est en gros à mi-parcours. Actuellement, c’est le bâtiment «Jean-Jaurès » qui se fait complètement réorganiser de l’intérieur.


Hormis les colonnes ouvragées, tout l’intérieur du bâtiment a été soigneusement «curé». A.P.

L’ESSENTIEL

*.- C’EST LE PLUS GROS chantier en cours sur un lycée de l’agglomération de Reims, voire de la Marne : Jean-Jaurès est en pleine restructuration-extension, commencée en 2015 et qui ne devrait pas s’achever avant 2020.

*.- LE PROCESSUS a atteint aujourd’hui sa troisième phase (sur cinq), qui verra notamment l’installation d’un centre de documentation et d’information (CDI) à la place de l’ancienne salle des professeurs, et la création d’une salle multimédia.

Les anciens de Jean-Jau auront bien du mal à reconnaître leur bahut d’ici quelque temps. Certes, la belle façade classique est conservée, de même que l’ossature générale du bâtiment ou plutôt des bâtiments. Mais à l’intérieur, c’est peu dire qu’il y a du bouleversement. C’est notamment le cas du bâtiment dit «Jean-Jaurès », celui qui borde l’avenue du même nom.

LE CDI À LA PLACE DE LA SALLE DES PROFESSEURS

Ainsi la salle des professeurs va se retrouver à la place des bureaux de l’administration, qui eux-mêmes vont migrer dans le bâtiment Saint-Jacques ; le CDI, actuellement positionné dans le « nouvel externat » (bâtiment Simone-Veil) va s’installer à la place de la salle des profs, une salle multimédia va voir le jour en extension du CDI, les salles de cours vont être redimensionnées, et on va déplacer l’ascenseur… Si l’on retrouve encore les belles colonnes ouvragées à l’intérieur de la carcasse de l’édifice, tout le reste de l’espace apparaît soigneusement « curé » pour reprendre l’expression de l’architecte Stéphanie Leclair.

Le lycée Jean-Jaurès, rappelons-le, fait en effet l’objet d’un ample programme de restructuration extension à la demande de la Région. Un chantier entamé en 2015, et qui doit se prolonger au moins jusqu’en 2020. Et tout cela sans arrêter les cours.

200 ÉLÈVES DE PLUS

Il y en a pour 32 millions. « Aucun autre lycée rémois, et même marnais, n’a droit à un tel traitement », assure Virginie Macquart au nom des services du Grand Est.

L’objet est d’améliorer les conditions d’enseignement, par exemple en installant des bornes wifi et en groupant les salles de cours par pôles de spécialités, de répondre aux nouveaux besoins pédagogiques (avec des salles d’informatique ou d’art plastique) et, disons sociétaux, avec la mise en accessibilité pour personnes à mobilité réduite et la mise aux nouvelles normes de sécurité, « tout en répondant aussi à l’accroissement des effectifs, ajoute le proviseur Denis Vincenot,puisque nous avons enregistré 200 élèves de plus depuis 2012 » (pour atteindre un total de 1 150).

Le bâtiment Saint-Jacques (le bâtiment central, donnant sur la rue Ruinart-de-Brimont) a déjà subi sa mue. Et après « Jean-Jaurès » viendra, à partir de septembre de l’année prochaine, le tour du «nouvel externat », avant celui des extérieurs. Oui, tout cela fera bien du changement pour les anciens.

À L’ÉCOUTE DES RIVERAINS

POUR LIMITER autant que possible les problèmes avec les riverains du lycée, la Région a mis en place une procédure de «référé constat ».

CELLE-CI A PERMIS d’établir un état des lieux des propriétés avoisinantes avant le démarrage du chantier. Et au fur et à mesure de l’avancement de ce dernier, ces propriétaires peuvent saisir un juge des référés, qui désignera pour sa part un expert chargé de constater les faits litigieux.

POUR LE MOMENT, aucun litige n’est à signaler selon le proviseur.

Antoine PARDESSUS

Extrait de l'union du 17/09/2018

  La mue du lycée Jean-Jaurès, un gros chantier

Le fameux établissement de l'avenue Jean-Jaurès va vivre au rythme des travaux pendant encore trois ans, pour offrir notamment aux lycéens des espaces' de vie associative et deslocaux mieux organisés.


Vue dominante de la tour, avec à gauche les préfabriqués déjà installés. Les élèves y suivront les cours à partir de la rentrée des vacances de Pâques.

L'ESSENTIEL

•.-  Le lycée Jean-Jaurès est en pleins travaux de restructuration l 'extension. Les travaux d'un coût de 31 millions commencés en juillet dernier dureront jusqu'en 2019.

•.-  Le chantier ut découpé en cinq phases. On en est actuellement à la deuxième.

•.-  Dans ce cadre, des préfabriqués ont été installés dans la cour; les élèves y suivront leurs cours après les vacances de Pâques.

•.- Un des objectifs du chantier est d'offrir aux élèves des lieux de rencontre pour des activités associatives

Au retour des vacances de Pâques, Lola, Manon et Joana, seront un peu dépaysées : elles ne retourneront pas dans leurs salles de cours habituelles de 1ère S du lycée Jean-Jaurès. Les professeurs les attendront dans des préfabriqués. Jean-Jau vit en effet en ce moment au rythme des travaux : de gros travaux même, d'un coût de 31 millions, commencés en juillet dernier, et appelés à durer encore trois ans. « Un diagnostic avait été posé sur l'établissement en 2001, rappelle le gestionnaire Raymond Carrasset. Il pointait une certaine vétusté d'une partie de l'immobilier; y apparaissaient aussi une dispersion des locaux, en particulier pour les sciences, et un manque de lieux d'accueil de la vie lycéenne : il y a bien un foyer actuellement, mats il n'est pas suffisant pour des réunions en grand nombre, et pas adapté pour un travail de type associatif. »

Qui plus est, le lycée. ne répond pas aux normes en matière d'accessibilité des personnes handicapêes, les travaux doivent aussi y remédier. Sans oublier le fait que les bâtiments, dans leur configuration actuelle, ne communiquent pas forcément entre eux. Du coup, « ça peut prendre du temps pour changer'de salle, indiquent Lola et ses camarades. Par exemple quand on doit descendre du troisième étage de ce biitiment (elles désignent l'aile Jean-jaurès, celle qui. longe l'avenue du même nom, NDLR) pour aller au nouvel externat. Heureusement les profs sont au courant, et ils se montrent généralement indulgents si on arrive un peu en retard ... » C'est le genre de petits inconvénients qui devraient, dis paraître ou en tout cas diminuer dans la future mouture: tous les bâtiments doivent en effet être reliés, à tous leurs étages.

« La cour deviendra un joli pan arboré »

Mais nous n'en sommes pas encore là. « Il y aura en tout cinq phases de travaux, expose le proviseur Denis Vincenot. La première portait sur la voirie, les réseaux, le traitement du sol. Nous sommes aujourd'hui entrés dans la seconde phase, qui prévoit l'installation des préfabriqués ; ceci permettra de vider le bâtiment Saint-Jacques (celui dont on aperçoit la majestueuse façade de la rue Ruinart-de-Brimont (NDLR) pour sa restructuration. » Cette seconde phase verra aussi la déconstruction de l'ancien gymnase aujourd'hui délaissé au profit d'Henri-Barbusse situé à quelque distance de là dans la rue du même nom, et d'un bâtiment servant de logement de fonction, auxquels deux nouveaux édifices, en cours de construction, doivent succéder. La troisième phase s'attachera à la rénovation de l'aile Jean Jaurès déjà citée ; Ia quatrième, programmée pour courir sur les années 2018 et 2019, sera consacrée au nouvel externat, et devrait voir la disparition des préfabriqués. La cinquième et dernière portera sur les aménagements extérieurs. « Tout ceci deviendra alors un joli parc arboré », se réjouit le proviseur en désignant la cour aujourd'hui envahie par les prêfas.

François Simard, professeur de philosophie, ne sera plus là pour profiter, de toutes ces améliorations. Il prend sa retraite à la fin de l'année. « Je crois savoir que l'actuelle salle des profs deviendra le CDI, indique-t-iI. J'espère que celui-ci conservera le beau plancher à bâtons rompus d'aujourd'hui. » Le proviseur, lui, rêve déjà de nouvelles technologies numériques mises à disposition des élèves dans les nouvelles salles. Mais pour l'heure, son principal défi, c'est d'assurer la continuité de l'enseignement, et de pouvoir dire : pendant les travaux, les cours continuent. Même dans des préfabriqués.


La salle des profs doit devenir le centre de documentation et d’information


Dans la configuration actuelle, on passe pas mal de temps dans les escaliers.

..Un ancien collège de Jésuites

 Michel Royer, qui est encore professeur au lycée Jean-Jaurès, a écrit une histoire de l'établissement. En voici quelques extraits. « C'est par une délibération du conseil municipal du 29 décembre 1881 que la mairie de Reims envisage de créer un lycée de jeunes filles. Mais, manifestement, il ne s'agit pas là d'une priorité pour les édiles rémois qui prennent largement leur temps. C'est seulement en 1883 que la municipalité trouve un local, un vieil hôtel particulier, l'hôtel Sainte Marthe, propriété des Hospices de Reims et qui se situe au 27 de la rue de la Perrière, dans le prolongement de la rue de l'Université où se trouve le lycée de garçons. Presque deux années sont encore nécessaires pour aménager le bâtiment et, le 5 octobre 1885, le lycée de jeunes filles peut enfin ouvrir ses portes, presque quatre ans après la première délibération du conseil municipal.

À la rentrée 1904, le lycée connaît une forte augmentation de ses effectifs avec 240 élèves, augmentation qui se poursuit les années suivantes : 265 élèves en 1905, 290 en 1907. D'ans ces conditions l'internat se révèle trop petit et la municipalité de Reims décide alors de transférer le lycée dans un établissement rendu vacant par la loi de séparation des Églises et de l'État et la confiscation des biens des congrégations. C'est dans ce contexte qu'en 1908, le maire, le docteur Jean-Baptiste Langlet, prend la décision d'installer le lycée dans l'ancien collège des Jésuites du faubourg Cérès. Dans le contexte de la politique anticléricale des ministères Waldeck-Rousseau et Combes en effet, les jésuites sont amenés, à partir de 1902, à renoncer à toute activité d'enseignement dans leur collège. Ce dernier, dont la direction est confiée à l'abbé Charles qui n'appartient pas aux jésuites, garde cependant son caractère catholique jusqu'en 1907. Mais cette année-là les biens du collège sont vendus et finalement rachetés par la mairie en juillet 1908 pour 235.000 francs. Pendant deux ans la mairie fait effectuer des travaux pour transformer un internat de garçons en un internat de filles. On ne touche guère aux bâtiments construits par les jésuites et qui sont récents. »

3 OUESTIONS À


Valérie BEAUVAIS

Les abords sont sécurisés

Valérie BEAUVAIS peut s'intéresser au lycée Jean-Jaurès à plusieurs titres. Elle est adjointe au maire de Reims, chargée de la voirie. Elle est aussi membre du conseil d'administration du lycée en question, où elle représente la Ville. Elle est par ailleurs conseillère régionale et suivra donc peu ou prou à ce titre tous les dossiers concernant les Lycées du Grand-Est, dont Jean-Jau.

*.- Que s'est-il dit de particulier au du dernier conseil d'administration de Jean Jaurès ?

La dernière fois que ce conseil s'est réuni, c'était il n'y a pas longtemps, le jeudi 4 février dernier. Ce conseil est l'occasion d'aborder de nombreux points concernant la vie du lycée, comme le budget, les sorties de classe, la restauration scolaire, ou encore les filières d'enseignement par exemple ... Concernant le chantier de rénovation, il nous a été fait un point sur son avancement, et ce qui ressort, c'est que jusqu'à présent ce chantier n'est pas en retard par rapport aux prévisions. Nous avons eu aussi, avec les parents qui siègent au conseil, l'occasion d'aborder des questions pratiques, comme de savoir si les élèves n'auront pas trop chaud dans les préfabriqués. Ce que l'on peut aussi dire, c'est que tout se passe bien dans les relations entre la Région, qui a la compétence pour les lycées, et l'équipe dirigeante de l'établissement pour la conduite du chantier.

*.- En tant qu'adjointe à la voirie, avez-vous eu des demandes particulières du lycée pour son chantier ?

Oui, on 'a demandé à la Ville de sécuriser les abords de J'établissement, ce qui n'est pas évident, car nous avons déjà des problèmes de stationnement dans ce secteur, et sécuriser suppose de réduire forcément le stationnement à proximité du lycée

*.-  Et est-ce vous qui suivrez le dossier Jean Jaurès à la Région ?

C'est le 1er avril, lors de la séance plénière à Strasbourg, que seront attribuées les représentations de la Région auprès des lycées. A priori je n'aurai pas celle pour Jean-Jaurès puisque je siège déjà au conseil d'administration au titre de la Ville de Reims. Ce sera peut-être l'un-des trois autres élus de Reims Métropole également conseillers régionaux, Véronique Marchet, Xavier Albertini ou Cédric Chevalier.

Vos commentaires

Un commentaire sur lmes travaux ou la vie au lycée ?

     

 

LES REPÈRE5

*.- D'abord pour les filles  

Selon Michel Royer, professeur d'histoire Jean Jaurès (l'appellation date 1 d'octobre 1974) est le descendant du lycée de jeunes filles de Reims.

*.-Des voisins proches à prendre en compte

Le lycée est entouré de quatre rues : l'avenue Jean-Jaurès elle-même, les rues David, Ruinart-de-Brimont, et de Cernay. Et se retrouve avec de nombreux voisins immédiats. « Avant de lancer les travaux, nous avons donc fait procéder à un constat d'huissier préventif sur l'état des murs voisins ou mitoyens », indique le proviseur.  Pour pouvoir gérer les éventuels impacts des travaux sur les murs en question.

*.- 1210 élèves sont accueillis au lycée, chiffre en hausse depuis trois ans

*.- ADJANI Isabelle, la fameuse actrice, est une ancienne élève.

*.- Chauffage au bois

Le Lycée est actuellement chauffé au fioul pour l’internat, au gaz pour l’externat. A l »avenir il sera chauffé au bois, avec quand même un peu de gaz en soutien.

*.- La Phrase

« Nous sommes littéraires, mais nous avons aussi des scientifiques chez nous : quand même cinq 1ères S et cinq terminales S ! »

David Vincenot, proviseur

Antoine PARDESSUS Photos REMI WAFFLART

Extraits de l' union du 23/03/2016

 

   

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Le lycée Eiffel brille aux fourneaux

Deux élèves se sont distingués dans   un concours gastronomique international. 


Médaille d’or pour Clément Cendra (tout à gauche), argent pour Mélissa Fagotin (tout à droite).

L’ESSENTIEL

*.- LE LYCÉE PROFESSIONNEL Gustave-Eiffel de Reims vient de se distinguer au concours de gastronomie organisé par l’école hôtelière de Havlickuv Brod en République Tchèque, jeudi 5 avril, sous l’égide du chef étoilé des Crayères Philippe Mille.

*.- LES DEUX ÉLÈVES cuisiniers participants ont obtenu : la médaille d’or pour Clément Cendra (de Vailly-sur-Aisne, 02) avec le prix « entrée froide », et la médaille d’argent pour Mélissa Fagotin (de Vitry-le-François, 51) avec le prix « plat principal ».

Médaille d’or pour l’un, argent pour l’autre : deux élèves cuisiniers de Gustave-Eiffel viennent de se distinguer dans un concours de cuisine international. Certes, seuls trois pays différents étaient représentés dans la compétition, qui se déroulait en République Tchèque la semaine dernière : cette même République Tchèque, la Slovaquie, et la France. Mais il y avait quand même douze équipes en tout (des équipes de deux) qui s’affrontaient. On ne peut donc que tirer un coup de chapeau, ou plutôt un coup de toque, à Clément Cendra et Mélissa Fagotin, les deux représentants du camp tricolore et rémois à la fois.

UN PARRAIN BIEN PLACÉ

Clément est le médaillé d’or. Originaire de Vailly-sur-Aisne (02), il suit des études en mention complémentaire de cuisinier en dessert de restaurant. Et bien que sa spécialité d’études soit manifestement plutôt sucrée, c’est dans la catégorie entrée qu’il a obtenu sa médaille : avec un «saumon fumé snacké » et bouquet croquant de légumes, condiment au miel savora et sorbet aux pommes vertes becherovka, l’équivalent de notre champagne chez nos amis Tchèques.

Mélissa, elle, a été argentée dans la catégorie plat principal avec un filet mignon de porc accommodé en viennoise moderne avec crème de céleri. Cette jeune Vitryate est en terminale bac pro cuisine. Sa récompense de la semaine dernière ne constitue pas une véritable surprise : « L’an dernier, j’avais gagné le trophée Mille en sucré, se souvient-elle ; j’avais fait un sablé de sarrazin crémé au chocolat avec coulis de framboise et sorbet au vin des Riceys. » Comme quoi, elle aussi affiche une polyvalence remarquable entre salé et sucré.

On pourra se demander pourquoi Gustave-Eiffel était le seul établissement à représenter la France à ce concours : « C’est parce que cette année, c’est Philippe Mille (le chef des Crayères) qui le parrainait » répond Irène Casalis, proviseur. Comme quoi, ça sert d’avoir des relations bien placées.

Le lycée présent au salon

Autre actualité pour le lycée Gustave-Eiffel : une cinquantaine de ses élèves étaient mobilisés cette fin de semaine sur le festival du Bon et du Goût, qui se déroule encore ce dimanche 15 avril au parc des expositions, de 10 à 18 heures. Certains y intervenaient comme boulangers, d’autres comme cuisiniers, certains autres encore comme serveurs-sommeliers. En plus d’un atelier sur les accords mets-vins, le lycée anime un autre axé autour de la découverte des arômes, notamment du vin et du pain.

Antoine PARDESSUS

Extrait de l'union du 17/12/2017

 

   

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Le grand chamboulement

Fin des filières traditionnelles, introduction des semestres, quatre épreuves finales et un grand oral, et la suppression des rattrapages : voici les contours du baccalauréat nouvelle formule.


C’est terminé pour les écrits quotidiens au mois de juin : l’examen du bacalauréat s’étalera sur plusieurs cessions. AFP

Le rapport de Pierre Mathiot, ancien directeur de Sciences-Po Lille chargé de réfléchir à l’avenir du baccalauréat et du lycée, sera rendu public aujourd’hui. D’ici trois ans, de nombreux changements pourraient être mis en place.

1 - DISPARITION DES FILIÈRES L, S ET ES

C’est le premier grand changement de la réforme : la disparition des filières Littéraire (L), Scientifique (S) et Sciences économiques et sociales (ES), et la disparition de la distinction entre filières dites générales et filières technologiques. Les lycéens auront un même socle commun de cours d’une quinzaine d’heures par semaine en classe de première et de douze heures en terminale. Les langues vivantes, les mathématiques, l’histoire-géographie et le sport feront partie de ce tronc commun.

Le conseil supérieur des programmes a déjà commencé à travailler sur la révision des contenus des différents cours

Le français serait intégré au cursus commun de 1 re et la philosophie prendrait la relève en terminale. Des cours de méthode et d’orientation, à raison de deux heures par semaine en seconde, et de deux-trois heures pour les classes suivantes, seraient dispensés aux élèves. Le reste de l’emploi du temps serait dévolu aux différentes spécialités choisies.

2 - VERS UN LYCÉE MODULAIRE

Le lycée nouvelle version se veut un lycée modulaire, où, comme à l’université, l’année scolaire est divisée en deux semestres et non plus en trimestres. Les cours seraient composés « à la carte » par les lycéens. Outre le tronc commun, en seconde, au second semestre, il y aurait deux enseignements de spécialisation au choix. Puis, en première et en terminale, les lycéens opteraient pour deux matières « majeures » et deux « mineures ». Ce système devrait permettre de définir des affinités et appétences particulières (économiques, littéraires ou scientifiques, par exemple) qui pourront préparer les lycéens à la poursuite des études dans l’enseignement supérieur. Il ne sera toutefois pas possible de combiner ce que l’on veut car les couples de matières majeures seront cadrés. On ne pourra, par exemple, pas associer « lettres » et «mathématiques ». Les premières seront associées aux langues, tandis que les secondes seront couplées avec la physique, ce qui est déjà le cas à l’heure actuelle dans les filières généralistes.

3 - UN EXAMEN EN PLUSIEURS SESSIONS

Le gros du changement interviendrait en terminale. Fini la semaine des écrits quotidiens au mois de juin, l’examen du baccalauréat s’étalera en plusieurs sessions. Une première aurait lieu au printemps, après les vacances scolaires, avec deux épreuves écrites sur les deux matières majeures sélectionnées par l’élève. Puis, en juin, auraient lieu «l’épreuve universelle » de philosophie, symbole du baccalauréat français, ainsi qu’un grand oral, grande nouveauté de cette réforme. Pour ce grand oral, le lycéen sera confronté à trois examinateurs : deux enseignants, dont un venu d’un établissement extérieur, et un non-enseignant qui l’interrogeront sur l’une des deux matières majeures choisies par l’élève en terminale. Au total, les épreuves du printemps et du mois de juin devraient compter pour 60% de la note finale du baccalauréat, dont 30 % pour le grand oral. Le reste serait dévoué au contrôle continu, réalisé tout au long de l’année. Les modalités de cette évaluation ne seraient pas encore définies.

4 - LA FIN DES RATTRAPAGES

Jusqu’ici, les lycéens ayant obtenu entre 8 et 10 points sur 20 aux épreuves écrites étaient convoqués à des épreuves orales de rattrapage pour tenter de sauver leur diplôme. Avec la réforme, ces séances seraient supprimées. En lieu et place, un jury examinerait le dossier scolaire de l’élève. C’est en fonction des notes sur les bulletins et des appréciations qui les accompagnent qu’il serait alors décidé d’accorder ou non les points manquants. Et de valider ainsi la poursuite des 

Handicap : L’école, c’est pour tous les enfants ! 

Des associations ont lancé, hier, une campagne pour la scolarisation des enfants handicapés, en progrès ces dernières années mais qui décroît au fur et à mesure que les élèves grandissent. L’opération, qui comporte un kit de sensibilisation pour les enseignants du primaire, a été présentée dans une classe de CM 2 d’une école dans le sud de Paris, en présence de la secrétaire d’État en charge du handicap, Sophie Cluzel. L’Unapei (handicap mental), l’Apajh (adultes et jeunes handicapés), l’Association des paralysés de France (APF) et le CCAH (Comité national Coordination Action Handicap) sont à l’initiative de cette campagne, soutenue par le groupe de protection sociale AG2R La Mondiale.

Les partenaires s’adressent prioritairement aux enseignants des classes de CM 1 et CM 2. Ils leur proposent sur le site www.ecole-inclusive.org divers outils (affiches, vidéos…), pour organiser des séances d’informations de leurs élèves et les « sensibiliser à la différence ». Une édition spéciale de « Mon Quotidien », journal d’information destiné aux10-13 ans, vise aussi à alimenter le débat dans les classes autour de la place des élèves handicapés à l’école.

« La scolarisation des enfants handicapés a fortement progressé ces dernières années, mais le problème est l’adaptation de l’école à ces élèves qui ont des besoins particuliers », a déclaré Alain Rochon, le président de l’APF, soulignant le besoin de « formation adéquate » des enseignants. À l’âge de 6 ans, 85 % des élèves en situation de handicap sont scolarisés dans une classe ordinaire. Mais quatre ans plus tard, à dix ans, ils ne sont plus que 45 %, selon le ministère de l’Éducation nationale. Au fur et à mesure de leur scolarité, ils sont de plus en plus orientés vers des classes ou établissements spécialisés. On compte seulement 1 % d’étudiants handicapés dans l’enseignement supérieur. Parmi les priorités citées par la secrétaire d’État pour enrayer ce phénomène de « déperdition », figure une amélioration de la formation et de l’accompagnement des enseignants.

96 000

En 2017, quelque 96 000 lycéens dont la moyenne générale au bac se situait entre 8 et 10 points sur 20 ont repassé deux épreuves à l’oral  pour décrocher le précieux s ésame. 66.240 ont obtenu leur diplôme à l’issue de ces épreuves

Extrait de l'union du 17/12/2017

 

   

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Collège Université :

dans les coulisses d’un colossal chantier

Jeudi, 500 collégiens marnais ont pu découvrir les coulisses d’un chantier hors-norme. L’occasion de faire le point sur l’entière réhabilitation du seul collège public du centre-ville.


Les travaux se poursuivent au collège Université qui, en plus d’accueillir ses élèves durant le chantier, a ouvert ses portes jeudi à 500 collégiens du département.Joris Bolomey

L’ESSENTIEL

*.- LE COLLÈGE UNIVERSITÉ est le plus ancien établissement géré par le Département. Le site, qui accueille aujourd’hui entre 500 et 600 élèves, est un lieu chargé d’histoire étroitement lié à l’enseignement depuis le XIIIe siècle.

*.- DÉCIDÉE IL Y A UNE DIZAINE D’ANNÉES, son entière réhabilitation a débuté en août 2016. La fin de ce chantier colossal de 29 M€ (entièrement finacé par le Département) est estimée à l’horizon 2020.

*.- JEUDI, LE CHANTIER A OUVERT SES PORTES à environ 500 collégiens venus de toute la Marne dans le cadre d’une opération visant à promouvoir les métiers du bâtiment et des travaux publics.

Port du casque obligatoire. Jeudi, les 500 collégiens venus de tout le département découvrir le chantier du collège Université portaient tous l’équipement de protection. Objectif de cette journée mise sur pied par les fédérations du bâtiment et des travaux publics : « faire la promotion de nos métiers et de nos savoir-faire, explique Rodolphe Lefèvre, président de la FFB Marne.Cette opération permet également de véhiculer une bonne image du secteur. Dans notre branche, ce sont des métiers d’avenir. L’ascenseur social marche vraiment. Moi, par exemple, je suis de Croix-Rouge. » En France, près de 200 chantiers et ateliers habituellement fermés au public ont ouvert leur porte. À Reims, c’est l’un des plus gros chantiers de rénovation de la région qui a dévoilé une partie des secrets des bâtisseurs. L’occasion de faire le point sur l’avancée des travaux avec Christophe Possémé, PDG de Le Bâtiment associé, entreprise de Muizon qui s’est vu confier la première moitié de cette réhabilitation, l’équivalent de 10 000heures de travaux. Jeudi, alors que 80 ouvriers et artisans s’activaient à rénover l’établissement, il se félicitait de voir les deux bâtiments les plus anciens, le Central et Vauthier-Lenoir, avancés à 80 %. « Ils seront terminés pour la fin de l’année comme prévu. »


«
 Concernant la fin des travaux, on reste sur l’horizon 2020, mais décalée de six mois.»
Rodolphe POSEME - PDG de Le Batiment Associé

Il y a six mois, « c’était tout vide »,rappelle le dirigeant. « Seules les façades ont été conservées. » Depuis la création de son entreprise, les travaux sur le site de l’unique collège public du centre-ville représentent le plus gros chantier en termes de chiffres d’affaires. Ici, il engage pas moins de sept corps de métiers : taille de pierre, maçonnerie, construction bois, couverture, menuiseries extérieures, métallerie et VRD (voirie et réseaux divers).

Le chantier « avance bien », assure Christophe Possémé qui nuance vite son propos. « Il s’agit d’une restructuration et qui dit réhabilitation, dit belles découvertes. » Une jolie formule pour expliquer les six mois de retard côté bâtiment demi-pension, par exemple, dont « les fondations n’étaient pas conformes à ce qui était attendu ». Les modes opératoires ont dû être retravaillés et des « micro-pieux en béton » assureront finalement la stabilité du futur bâtiment. Pour le bâtiment principal, des micro-pieux ont également été coulés en renforcement. « Pour l’anecdote, nous avons alors consommé 40 % de plus de coulis de béton. Nous avons donc dû remplir des cavités non répertoriées… » Autre chiffre parlant : « Pour les façades, pas moins de 90 m 3 de pierres ont été remplacées. »

Concernant la fin des travaux, « on reste sur l’horizon 2020 », mais donc « décalée de six mois ». À ses côtés, Stéphane Lang, conseiller départemental, ne perd pas une miette de la visite guidée. « Nous sommes très fiers d’un tel investissement. Ce site présente un intérêt autant historique qu’éducatif. C’est sans doute le plus beau collège du département. » Et de rappeler que l’architecte ayant décroché le concours de maîtrise d’œuvre, Bernard Desmoulin, « a une grande expérience dans la rénovation des monuments historiques ». Il est notamment intervenu sur une partie du château de Versailles, au Musée des Arts décoratifs à Paris et à la Villa Médicis à Rome.

Alice RENARD

Extrait de l'union du 13/10/2018

 

Collège Université un chantier colossal

Une visite des travaux hors normes a eu lieu hier, l’occasion de découvrir ce bâtiment exceptionnel de l’intérieur.


La perspective globale permet de mesurer l’étendue du projet

L’ESSENTIEL

*.- LE 1 ER JANVIER paraîtra un décret qui marquera la naissance de l’association « Académie de Reims ».

*.- L’UNIVERSITÉ A SIGNÉ DES ACCORDS BILATÉRAUX avec seize établissements de la région pour mener des actions en commun.

*.- CES COLLABORATIONS DOIVENT PERMETTRE la création de doubles diplômes, de passerelles entre les écoles et de projets de recherche en commun.


Pour le bâtiment central, e, forme de U, datant de 1845, le bâtiment Vauthier-Lenoir et l’espace réservé à la restauration quasiment seules les façades sont conservées

À SAVOIR

*.- LE COLLÈGE UNIVERSITÉ est le plus ancien géré par le Département ( 47établissements au total ).

Il accueille entre 500 à 600 élèves. Un lieu chargé d’histoire étroitement lié à l’enseignement depuis le 12° siècle.

*.- EN 2008, l’architecte Bernard Desmoulin remporte le concours de maîtrise d’œuvre.

*.- EN 2014, le permis de construire est enfin délivré et nécessitera un permis modificatif.

*.- AOÛT 2016, les entreprises investissent les lieux. Fin de chantier prévu en 2020. Le chantier doit en effet durer 48 mois en raison de sa complexité et aussi pour permettre de poursuivre l’enseignement sur place malgré la totale restructuration.

*.- LA RÉHABILITATION AVEC EXTENSION constitue un chantier colossal de 29M€. Le coût est entièrement porté par le Département.

*.- EN 2020, l’entrée du collège se fera sur la rue de Contrai.

Il était attendu. Le chantier du Collège Université entre dans une phase active. Rappelons que cela fait neuf ans que l’architecte Bernard Desmoulin a remporté le concours de maîtrise d’œuvre. « À une époque, il y a même eu un projet de fermer l’établissement, mais on s’est battu pour maintenir un collège en centre-ville », rappelle Arnaud Robinet, maire, qui était alors conseiller départemental. En même temps, c’est un patrimoine emblématique de la cité des sacres qui va être préservé, le tout pour un investissement d’environ 30 millions d’euros. « En termes de maillage, ce collège est important à cette place », a également souligné Christian Bruyen, président du conseil départemental, lors d’une visite de plusieurs élus hier.

Ce chantier est complexe. Il a fallu commencer notamment par installer un collège provisoire, en posant des bungalows dans la cour. Préalable indispensable avant d’entamer les différentes phases de travaux. Aujourd’hui, les premiers effets sont visibles notamment au niveau de la façade du côté de la rue de L’Université bichonnée par Le Bâtiment Associé de Muizon. « Nous avons la chance d’avoir des entreprises de qualité et locales », précise Stefana Vuibert, conseillère départementale particulièrement chargé du suivi du dossier, qui assure que tout va bien et que les délais sont tenus. La fin du chantier est prévue à l’horizon 2020.

LE SOUHAIT D’UNE RESTAURATION DE LA PORTE BAZÉE

En attendant, des opérations importantes sont prévues. Cela concerne par exemple le bâtiment principal en forme de U. « On ne garde que l’enveloppe. On enlève tout à l’intérieur, même les planchers pour des raisons de sécurité, et on aménage de façon moderne », a rappelé l’architecte. L’occasion de découvrir des magnifiques poutres de 11 mètres de portée sous lesquelles Bernard Desmoulin est totalement sous le charme. Ce dernier a travaillé au niveau d’une aile du Louvre à Paris ou du Grand Commun du château de Versailles.

L’autre partie importante va se jouer sur la demi-pension, à l’aspect aujourd’hui un peu ingrat, qui sera étendue, mais aussi rhabillée. « Nous devions garder un témoignage de cette architecture des années 70 tout en lui offrant une nouvelle enveloppe en pierre de Saint-Maximin. » Le changement pour les Rémois sera d’ailleurs le plus visible du côté de la rue de Contrai avec la disparition du bâtiment sciences, de la maison des examens et l’installation d’un mur de pierres. Ce sera aussi ici que se situera la nouvelle entrée. « L’ensemble du projet est plus aéré, plus contemporain tout en respectant l’architecture existante. » La cour des ifs par exemple sera préservée et rénovée. « Mon souhait, c’est aussi que l’on puisse intervenir sur la porte Bazée, qui était aussi importante que la porte Mars. Il reste un vestige signe qu’ici se trouvait un rempart antique, c’est aussi tout l’intérêt de ce lieu », a glissé Stéphane Lang, adjoint de ce quartier. La question sera vue à la fin du chantier a indiqué Christian Bruyen.


La visite a permis de découvrir des endroits jusqu’ici inaccessibles


Il s’qgit d’un chantier hors normes qui va durer jusqu’en 2020


On découvre au fond et en haut le clocher du campanile


Rue de Contrai, deux bâtiments seront détruits et un mur de pierres sera dressé


Jolie perspective extérieure sur le clocher. On aperçoit au fond la demi-pension, qui sera réhabilitée et étendue

LES 5 ÉTAPES D'UNE RÉHABILITATION AVEC EXTENSION


Bernard Desmoulin, l'architecte.

Un chantier long (4 ans), mais aussi complexe à plusieurs titres : l'établissement est situé dans le périmètre classé de la cathédrale, le chantier se déroule sur un site occupé et où il faut aussi composer avec des vestiges gallo-romains. Quant au déroulement des travaux, ils s'articulent autour de cinq phases.

Etape 1 : Lors de l'automne 2016, des préfabriqués ont été installés pour accueillir la cuisine, l'administration, le centre de documentation et d'information (COI) et les salles de technologie.

Etape 2 : juillet 2017/fin 2018 : le bâtiment central, en forme de U, datant de 1845, le bâtiment Vauthier- Lenoir (l'ancienne entrée des professeurs et des parents) et l'espace réservé à la restauration doivent être réaménagés. Seules les façades sont conservées. Le réfec· toire pourra accueillir 300 personnes au lieu de 200 actuellement. (Durée :18 mois).

Etape 3 : Hiver 2018/2019, déménagement vers les bâtiments restructurés puis l'installation des élèves occupant le bâtiment Voltaire (datant de 1936) dans les pavillons provisoires. (durée : 2 mols).

Etape 4 : de 2018 à 2020, place à la démolition de la Maison des examens et du bâtiment des sciences désaffectés depuis 2009. En parallèle, restructuration du bâtiment Voltaire et construction du bâtiment neuf (durée: 16 mois)

Étape 5 : En 2020, emménagement dans le bâtiment Voltaire et le nouveau bâtiment, l'enlèvement des préfabriqués, la réhabilitation du gymnase construit en 1960 (durée : 8 mois)

Aurélie BEAUSSART et Yann LE BLÉVEC - Photos Bernard SIVADE

Extrait de l'union du 17/12/2017

 Au collège Université de Reims, les travaux vont durer quatre ans

Après de longues années d’hésitations et de négociations, le chantier du collège Université a été symboliquement lancé, lundi soir, avec la pose de la première pierre.


René-Paul Savary a posé, hier, la première pierre de ce grand et long chantier qui sera mené jusqu’en 2020.

L'ESSENTIEL

•.- En 2008, le cabinet d'architecte Bernard Desmoulin, installé dans le 9ème arrondissement de Paris remporte le concours de maîtrise d'œuvre.

•.- En 2014, le permis de construire est délivré. Il a nécessité un permis modificatif.

•.-  Le 28 Septembre 2016, pose de la première pierre.

•.- En 2020, ce gros chantier devrait être terminé.

•.- Près de 30 millions d'euros, c'est le coût de ce chantier porté par Je Département de la Marne.

Depuis le temps que le projet était évoqué, mais ne voyait toujours pas le jour, certains ont cru qu’il serait enterré. La restructuration du collège Université aura pourtant bel et bien lieu. Pour preuve, René-Paul Savary, le président du conseil départemental de la Marne, a procédé, lundi, dans la cour des Ifs, l’un des plus beaux espaces de l’établissement scolaire, à la symbolique pose de la première pierre.

Cinq phases de travaux programmées sur quatre ans

« Le Département, qui gère dans la Marne 47 établissements scolaires, a déjà investi, depuis 1986, 600 millions d’euros. Ce projet de restauration du collège Université nous tient particulièrement à cœur », a indiqué René-Paul Savary, soulignant que ce collège qui accueille 546 élèves « fait véritablement partie du patrimoine rémois », dans la mesure où son histoire remonte au XIIe siècle, avec une reconstruction en 1866.

Les travaux, qui prévoient la restauration et la restructuration en profondeur des bâtiments, avec une démolition de la construction de la rue de Contrai et l’édification d’une partie neuve, vont s’étaler sur quatre ans. Ils s’articuleront autour de cinq phases successives. Lors de la phase 1, des bungalows seront installés d’ici à la fin de l’année pour accueillir la cuisine, l’administration, le Centre de documentation et d’information (CDI) et les salles de technologie.

Lors de la phase 2, prévue pendant dix-huit mois, de 2017 à l’été 2018, le bâtiment central ainsi que le bâtiment Vauthier-Lenoir et l’espace réservé à la demi-pension seront rénovés et réaménagés. La phase 3, elle, sera lancée à l’automne 2018 et ne devrait durer que deux mois pendant lesquels sont prévus le déménagement vers les bâtiments restructurés puis l’installation des élèves occupant le bâtiment Voltaire dans les pavillons provisoires. Quant à la phase 4, qui durera seize mois, de 2018 à début 2020, elle sera consacrée à la démolition de la Maison des examens et du bâtiment des sciences, mais aussi à la restructuration du bâtiment Voltaire et la construction du bâtiment neuf.

Enfin, la phase 5, programmée sur huit mois en 2020, concernera l’emménagement dans le bâtiment Votaire et le nouveau bâtiment, l’enlèvement des bungalows, la réhabilitation du gymnase et l’enlèvement de toutes les installations du chantier. Autant dire que cela ne va pas être simple à gérer pour l’équipe éducative, comme pour les ouvriers qui devront s’adapter à la présence des élèves.

« De nombreuses entreprises locales »

René-Paul Savary a rappelé lundi que le coût de ce projet approche les 30 millions d’euros et qu’il est pris en charge par le Département de la Marne. Le sénateur a aussi tenu à préciser que « de nombreuses entreprises locales » allaient intervenir sur le chantier.

3 QUESTIONS À


L’architecte Bernard DESMOULIN
chargé de ce gros chantier

Il est important de garder le charme du lieu

*.-  C’est la .première fois que vous menez un projet à Reims. Que vous inspire ce collège et plus largement ville de Reims ?

Nous sommes à Reims dans un environnement de pierre. C'est une ville très structurée, très agréable. Je dirais même que je suis tombé amoureux de Reims. Ce collège fait partie du patrimoine. Toute l'élite rémoise y a fait ses classes ! Et ce qui m'a d'emblée frappé, c'est la proximité. de la cathédrale Notre-Dame, ce qui n'est pas rien ! J'ai conscience de ma responsabilité et de la confiance que l'on me fait.

*.- Quelles  sont vos idées directrices pour ce projet ?

J'ai commencé à travailler sur le projet en 2007. Dès le début, j'ai tenu à m'inspirer des lieux, à prendre en compte les contraintes d'organisation et de sécurité ainsi que le respect du patrimoine. Mon souci est de garder le charme du lieu tout en le modernisant. Il faut concilier l'ancien et le moderne.

*.- Quelles sont pour vous les plus grosses contraintes ?

La durée de quatre ans ne me fait pas peur car pour les grands communs de Versailles sur lesquels j'ai travaillé, le chantier avait duré dix ans ! J'ai beaucoup travaillé pour que la partie neuve soit la plus discrète possible et qu'elle offre quelque chose d'intemporel

Valérie Coulet

Extraits de l' union du 27/09/2016

 

   

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Les écoles passent au numérique

La Ville et l'Éducation nationale ont signé une convention portant sur le déploiement d'équipements numériques dans les écoles. Le coût dépasse les trois millions d'euros.


Véronique Marthet (à g.) et Guylène Mouquet-Burtin ont signé la convention liant la Ville el l’éducation nationale

3,1 C'est en millions la somme prévue par la Ville pour ce déploiement dans les 104 écoles d'enseignement du premier degré, avec au minimum un tableau numérique interactif et une classe mobile munie de tablettes.

En matière de numérique à l'école, la Ville affirme vouloir passer la vitesse supérieure. Elle s'est fixée des objectifs précis d'ici la fin du mandat, à savoir 2020. Cela doit se. traduire par au minimum un tableau numérique interactif dans chacune des 104 écoles de la cité ainsi qu'une classe mobile par établissement également - on parle ici de maternelles et élémentaires, compétences de la Ville. Une ambition partagée avec l'Éducation nationale qui vient de prendre la forme d'une convention signée hier matin, entre Véronique Marchet, adjointe au maire déléguée à l'éducation, et Guylène Mouquet-Burtin, directrice académique des services de l'éducation nationale (Dasen). Les deux femmes ont insisté sur le travail commun effectué depuis un an « avec un objectif partagé, l'intérêt des enfants », a souligné Véronique Marchet. La Dasen a rappelé que ce souci collaboratif avait été expérimenté dans le cadre des rythmes scolaires, avec les inspecteurs de l'Éducation nationale des. cinq Circonscriptions. « On aurait pu ne pas conventionner, mais cela permet aussi d'intégrer la formation des enseignants », complétait Guylène Mouquet-Burtin .

Pas une pédagogie en soi

Une formation répondant aux besoins des professeurs et adaptée aux outils qui seront mis à disposition. « L'intérêt, c'est aussi de se mettre d'accord avec l'Éducation nationale sur les équipements nécessaires, sur l’état des lieux, sur la programmation du déploiement », ajoutait Véronique Marchet. On ne part pas évidemment de zéro, mais si on prend les tableaux numériques interactifs, entre autres, on va augmenter de 86 % leur nombre, de 87 à 162, « ce qui fait même plus qu'un tableau par école. » Concernant les classes mobiles, il s'agit en réalité de mise à disposition de tablettes, neuf au minimum pour les classes de maternelles, treize pour les classes d'élémentaire. Néanmoins, le numérique n'est évidemment pas une pédagogie en soi mais « un plus », « En outre, les enseignants ont obligation d'intégrer les usages du numériques », souligne la DASEN.

On parle bien d'usages. Rien à voir avec une partie de Mario Kart. Ici, il s'agit bien de recherches documentaires, de production de savoirs, de pratiques langagières (pour les langues vivantes notamment), de collaboration entre élèves ou de répondre à des besoins individuels d'élèves. La fameuse différenciation...

Bref, le numérique ne supplée pas l'enseignant, il élargit son champ pédagogique. Le déploiement du numérique d'ici 2020 a été budgété à 3,1 millions.

Yann LE BLEVEC

 Extraits de l' union du 19/12/2015

 

   

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Plus de trois millions pour le numérique dans les écoles à Reims

La Ville et l'Éducation nationale ont signé une convention portant sur le déploiement d'équipements numériques dans les écoles. Le coût dépasse les trois millions d'euros.


Véronique Marchet (à g) et Guylène Mouquet-Burtin ont signé la convention liant la Ville et l'Éducation nationale.

En matière de numérique à l'école, la Ville affirme vouloir passer la vitesse supérieure. Elle s'est fixée des objectifs précis d'ici la fin du mandat, à savoir 2020. Cela doit se traduire par au minimum un tableau numérique interactif dans chacune des 104 écoles de la cité ainsi qu'une classe mobile par établissement également - on parle ici de maternelles et élémentaires, compétences de la Ville. Une ambition partagée avec l'Éducation nationale qui vient de prendre la forme d'une convention signée hier matin, entre Véronique Marchet, adjointe au maire déléguée à l'éducation, et Guylène Mouquet-Burtin, directrice académique des services de l'Éducation nationale (Dasen).

Les deux femmes ont insisté sur le travail commun effectué depuis un an « avec un objectif partagé, l'intérêt des enfants » , a souligné Véronique Marchet. La Dasen a rappelé que ce souci collaboratif avait été expérimenté dans le cadre des rythmes scolaires, avec les inspecteurs de l'Éducation nationale des cinq circonscriptions. « On aurait pu ne pas conventionner, mais cela permet aussi d'intégrer la formation des enseignants », complétait Guylène Mouquet-Burtin.

Pas une pédagogie en soi

Une formation répondant aux besoins des professeurs et adaptée aux outils qui seront mis à disposition. « L'intérêt, c'est aussi de se mettre d'accord avec l'Éducation nationale sur les équipements nécessaires, sur l’état des lieux, sur la programmation du déploiement, ajoutait Véronique Marchet. On ne part pas évidemment de zéro, mais si on prend les tableaux numériques interactifs, entre autres, on va augmenter de 86 % leur nombre, de 87 à 162, ce qui fait même plus qu'un tableau par école ».

3,1 C'est en millions la somme prévue par la Ville pour ce déploiement dans les 104 écoles d'enseignement du premier degré, avec au minimum un tableau numérique interactif et une classe mobile munie de tablettes.

Concernant les classes mobiles, il s'agit en réalité de mise à disposition de tablettes neuf au minimum pour les classes de maternelles, treize pour les classes d'élémentaire. Néanmoins, le numérique n'est évidemment pas une pédagogie en soi mais « un plus », « En outre, les enseignants ont obligation d'intégrer les usages du numériques », souligne la DASEN. On parle bien d'usages. Rien à voir avec une partie de Mario Kart. Ici, il s'agit bien de recherches documentaires, de production de savoirs, de pratiques langagières (pour les langues vivantes notamment), de collaboration entre élèves ou de répondre à des besoins individuels d'élèves, la fameuse différenciation...

Bref, le numérique ne supplée pas l'enseignant, il élargit son champ pédagogique. Le déploiement du numérique d'ici 2020 a été budgété à 3,1 millions.

Yann LE BLEVEC

 Extraits de l' union du 18/12/2015

 

   

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Bientôt plus d'écoles sans tablettes

La municipalité a décidé de consacrer un gros budget (3,1 millions d'euros) à l'équipement de rousles groupes scolaires au numérique, tableaux et tablettes.


La Ville souhaite faire entrer toutes les écoles dans I’ére du numérique. Cela suscite l'engouement chez les élèves.

« En 2019, il y aura 132 classes mobiles, par comparaison avec le total actuel de 34 »
Véronique Marchet, adjointe chargée de l'Éducation

Le tableau noir et la craie qui crisse, c'est déjà du passé. Dans les années à venir, les enseignants et les enfants utiliseront de plus en plus le numérique. La Ville de Reims ne veut pas être en retard. Elle veut créer une continuité avec le collège en faisant en sorte que chaque enfant ait accès à un outil numérique.

« Nous allons faire un effort conséquent pour mettre en place un programme d'ampleur malgré la baisse importante des dotations de l'Etat », argumente Arnaud Robinet. « De 2016 à 2020, nous avons prévu un programme pluriannuel d'investissement de 3,1 million d'euros pour, développer l'école numérique. Nous travaillons en partenariat, avec les inspecteurs d'académie pour qu'en fin de mandat, toutes les écoles soient dotées du même matériel. La répartition doit être équitable à l’échelle du territoire. »

Plus de parcours scolaire sans tableau et tablettes numériques. De la maternelle à l'école élémentaire, chaque élève doit avoir l'occasion de pratiquer un enseignement avec tableau numérique interactif (TNI) et un enseignement avec tablette comme support aux apprentissages.

En école maternelle, l'ordinateur de l'enseignant est déjà en réseau avec 9 tablettes. C'est ce que l'on appelle la classe mobile. En école élémentaire, le quota est de 12.

Ces chiffres vont faire un bond dans les années à venir. En 2019, il y aura 162 tableaux numériques, soit une hausse de 86 % par rapport à ce qui existe actuellement.

Il y aura donc un ratio de 4 classes pour un TNI au lieu de 7 classes en 2015.

« En 2019, il y aura 132 classes mobiles, soit une hausse de 288 % par comparaison avec le total de 34. Ce qui fait un ratio, de 5 classes pour une classe mobile et de 114 élèves au lieu de 444 actuellement » ajoute Véronique Marchet, l'adjointe chargée de l'Education.

Pour que soit mis en place ce programme, une convention doit être signée cet automne entre la Ville et l'Education nationale sur les équipements en technologies de l'information.

Ce contrat concerne l'attribution et l'utilisation des équipements. Le service d'assistance technique des écoles et de maintenance des outils numériques par la Ville sera maintenu.

LES AUTRES POINTS

LA CANTINE

Près de 8 000 enfants y mangent Plus de 20 % des produits servis aux élèves sont soit bios, soit locaux. La Ville veut faire prospérer les producteurs du secteur dans les 64 restaurants scolaires rémois. Véronique Machet en tant que présidente de la caisse des étoles, évoque une « responsabilité éducative auprès des enfants par l’élaboration de recettes de qualité ». Les tarifs ont augmenté de 2 %. Les neuf tranches tarifaires sont déterminées en fonction du quotient familial.

LE PRINCIPE RESTE LA GRATUITE

Sur les 15.343 élèves inscrits à Reims, 12.420 sont inscrits sur les trois temps périscolaires. Ce qui coûte 2,7 millions d'euros à la Ville. Les horaires sont identiques dans toutes les écoles ? Des partenariats se sont développés avec des associations

 Extraits de l' union du 11/09/2015

 

   

 Répertoire