La FILEUSE
 

 

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2017-08-29 – La Matériothèque: un stockage de déchets pour la création des artistes à Reims

2016-04-30 – Dans les coulisses de La Fileuse. Lieu de création sans équivalent

Un autre regard sur la Fileuse

2015-10-20 – Dans le monde étrange de Frichorama

A la Fileuse, plongée dans un monde créatif

    

      

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La Matériothèque

Un stockage de déchets pour la création des artistes à Reims

La Matériothèque fournit des artistes, qui font de la récupération des déchets tout un art.

Lucile, Élisa et Michel trouvent parfois des idées de création en fouillant dans la Matériothèque. - Caroline Puissant

Pourquoi ne pas récupérer ses déchets pour en faire des objets d’art ? C’est ce que propose Artémie, l’Association de récupération de transformation et d’échange des matériaux des idées et de l’espace, fondée en 2009, avec la Matériothèque, un espace de stockage pour des matériaux en tous genres. Installée dans les locaux de la Fileuse – Friche Artistique de la ville de Reims, dans le centre d’activités Schweitzer à Orgeval, la Matériothèque a débuté ses activités à la rentrée 2011, après un atelier d’art plastique avec des enfants, où il était demandé de travailler avec de la récupération.

Une adhésion de 10 euros

Son activité est bien simple. « En payant une adhésion de 10 euros, les artistes, professionnels ou amateurs, peuvent accéder à l’ensemble des matériaux que l’on récupère et même en amener. C’est un échange collaboratif », indique Lucile Lock, présidente de l’association et fondatrice de la Matériothèque. « Si on veut être responsable, il faut changer les choses. »

Des matériaux qui envahissent les 400 m2 de locaux disponibles pour le stockage. « On récupère auprès des entreprises, des particuliers, des associations ou dans les poubelles. Pour les entreprises, c’est le bouche-à-oreille qui fonctionne, mais on peut se présenter directement quand les poubelles débordent. Ça ne les dérange pas car on diminue le volume de leurs déchets. »

Les douze bénévoles de l’association sont des récupérateurs. Lionel Sarcelet est le plus actif. Il a notamment installé un système d’affichage dans l’espace de stockage pour mieux situer les éléments.

« On aimerait sensibiliser à la réutilisation plutôt que de jeter »

« Une fois, il nous est arrivé de faire une «opération commando» dans les locaux d’un cuisiniste qui déménageait. De nombreux matériaux étaient encore sur place, donc nous sommes allés faire de la récupération », confie Michel Delannoy, un bénévole.

Le choix est vaste pour les artistes : cartons, moquette, papier peint, livres, tissu, verre, plastique, métal, bois, gaines… Les adhérents s’engagent à apporter des matériaux ou rendre des services, et à utiliser les matériaux à des fins créatives donc ne pas les revendre.

« Aujourd’hui, ce que l’on aimerait, c’est sensibiliser les gens à la réutilisation des choses plutôt que de jeter », poursuit Lucile. La Matériothèque devrait bientôt ouvrir le mardi soir pour toucher un public plus large. Actuellement, il faut prendre rendez-vous pour y avoir accès, sauf pour les artistes adhérents. Artémie poursuivra à la rentrée ses ateliers le mardi soir et sur demande, pour continuer les créations responsables.

Une matériothèque en Corrèze

Grâce aux matériaux disponibles dans l’espace, les bénévoles ont pu faire des créations comme des étagères pour des foyers ou centres sociaux, mais aussi des bijoux, porte-savon, bracelets… « Les objets non transformables ne sont pas acceptés. Ceux qui ne nous sont pas utiles, mais qui sont en bon état, sont donnés à des associations », précise un bénévole.

Dans les prochains mois, la Matériothèque et Artémie vont connaître quelques changements. Lucile et Michel changent d’horizon : ils devraient lancer une Matériothèque en Corrèze. En conséquence, Élisa Stern deviendra la nouvelle présidente.

« Je crée parce que je suis avec Artémie, seule je n’aurais pas les idées », affirme Élisa. Une chose à savoir, peut-être, pour bien se lancer.

Renseignement au 07 77 33 43 34.

Caroline Puissant 

Extrait de l'union du 29/08/2017

    

     

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 Dans les coulisses de La Fileuse. Lieu de création sans équivalent

 Depuis 2012, cette usine reconvertie en friche artistique voit cohabiter moult disciplines. Présentation, avant les portes ouvertes organisées ce week-end.


Céline prépare, une exposition au Cellier pour début 2017.Photos ML


Nicolas, résident jusqu'en novembre, réalise ses dessins au pochoir.


Sur les 3.200 mètres carrés du site, on ne trouve pas que des artistes.


Nicolas, en résidente pour deux ans et touche-il-tout artistique

« Depuis près de quatre ans, la Fileuse héberge sur 3 200 m², des artistes en résidence. Deux conditions pour y rentrer : être professionnel et avoi un projet - exposition, spectacle, etc - qui impacte le territoire » fixe Elsa Bezaury, responsable du site. Certains y restent quelques semaines, d'autres deux ans : d'autres, encore reviennent à différent phases – conception, construction, expérimentation d'une même création. L'hébergement est gratuit. Dans le secteur, aucune résidence ne possède cet aspect pluridisciplinaire.

Quiconque n'à jamais poussé la porte d'un tel endroit pourrait avoir du mal à imaginer le foisonnement du lieu. Du concret, donc. Là, on croise VioJaine, directrice de la compagnie Yokai, en train de peaufiner son prochain spectacle de marionnettes, « Noctarium partie 1 », visible fin mai au palais du Tau. Cette

Rémoise, passée par l’école de la marionnette à Charleville-Mézières, explique : C’est de plus en plus difficile de trouver des lieux pour créer. Ici, ce qui est précieux, c'est qu'on est entouré par des créateurs en tous genres. » Qui peuvent apporter d'autres pistes à explorer, donc. « À l'heure où les propositions hybrides se multiplient, ce lieu est pleinement justifié », insiste la jeune femme.

Derrière un large rideau, Céline s’active sur ses linogravures. En résidence pour un an, elle prépare « une exposition au Cellier pour début 2017 ». « Ici on est entouré de peintres, de sculpteurs, on peut tout le temp échanger nos techniques », sourit celle qui, au départ, était entrée « en résidence peinture ». Un étage en dessous, Nicolas, pochoiriste en résidence jusqu’à novembre, à cette formule : « On se socialise artistiquement.» Et rappelle que « pour un plasticien l'un des principaux problèmes est de trouver un lieu de production ( … ) Etre ici, c'est aussi un bon moyen d'affiner sa démarche, de dire que l’art n'est pas juste un hobby, c'est un boulot ! »

À l'étage, au-d sus la cuisine que partagent les résidents, voilà Nicolas, en résidence longue de deux ans. » Lui s’est essayé à l'écriture, la photo, la musique, le graffiti, la peinture - liste non exhaustive. « J'ai déjà fait pas mal de choses, alors être là, ça permet aussi de se poser, de réfléchir à la direction que je veux prendre.» S'il loue à son tour La Fileuse comme « un vrai lieu de rencontres, de croisements de discipline, d'échanges de compétences où on peut travailler H24 7j/7si on veut », il ajoute : « Mais la finalité reste de partir un jour, de montrer notre travail hors des murs. » Ça, il ne faut pas l’oublier.

Le tricot et les chaussettes

En 1924, une entreprise de bas et de chaussettes, la société rémoise de bonneterie, achète le terrain où travailleront jusqu’à 300 salarié . En 1956 Timwear rachète les locaux et inaugure ce qui sera la seule usine régionale de fabrication du tricot entièrement tricoté la machine. En 1968, 800 salariés travaillent dans ce lieu. La production est délocalisée en 1987. Le laboratoire Bride en 1986 puis Stradis, de 2003 à 2011, loueront les locaux, désormais propriété de la Ville de Reims.

En 2010, suite la volonté d'Adeline Hazan, maire PS, un rapport cible ce lieu comme capable d’abriter le lieu de création artistique professionnel imaginé. Le nom de la Fileuse sera choisi en hommage au passé industriel du site.

Mathieu LIVOREIL

Extrait de l'union du 04/04/2015

    

     

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Dans le monde étrange de Frichorama

Les portes ouvertes de la Fileuse n'ont pas déçu · c'était joyeux, ludique, créatif. Petite déambulation à travers quelques-unes des œuvres exposées.


Des rondelles de troncs de peupliers sur lesquelles ont été gravés des organes.


On vient en famille et les œuvres intéressent tous les âges

Ce que j'aime dans les placards ? Ce sont des choses super-intimes. Cela me rappelle l'armée : c'est le seul endroit qui était à nous. Mes placards, je voulais les faire un peu mystérieux, un peu comme des autoportraits de gens qui les ont habités, avec des objets. Des objets que je chine dans les brocantes ou dans les salles des ventes », explique Jean Bigot. L'artiste commente le « fouillis » de son installation, dans laquelle on trouve pêle-mêle un masque d'escrime grimé en cagoule de catcheur mexicain, un crâne, des photos anciennes, des plumes ... Chaque armoire a son ambiance : étrange, mystérieuse, presque inquiétante, accentuée par des éclairages diffus.

Beaucoup de visiteurs, intrigués, s'arrêtent devant les trois rondelles de, troncs de peupliers abattus, parce que malades, installées par Céline Prunas, « En gravant sur trois d'entre eux des poumons, un cerveau, un cœur, trois organes vitaux, je les rends toujours vivants... » Une première tentative que Céline aimerait renouveler en travaillant in situ, au cœur de la forêt. « Je photographie aussi parfois les empreintes des travers humains dans la boue des vanités »: une belle phrase extraite d'un texte du photographe Jean-Christophe Hanché, est affichée près de son exposition « Je vis par instants »

 158 tirages en noir et blanc, « véritable mur d'histoires »

400 visiteurs en deux IDurs Il semble que le choix des organisateurs de mélanger les artistes, les genres et les thèmes pour cette édition 2015 de Frichorama, ait sé- duit le public, Pendant le weekend, 1 400 personnes ont en effet participé à ces portes ouvertes de la Fileuse. Au cours des deux jours, quelques spectacles ont attiré les visiteurs, comme celui du quatuor de saxophones Machaut, mêlant musiques médiévales et contemporaines,


Le sanglier « art récup' » a attiré tous les enfants.


Devant une créature hybride


Les visites guidées des installations ont été très appréciées.

Extrait de l'union du 20/10/2015

    

     

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Propos recueillis par AB

Extrait de l'union du 04/04/2015

    

     

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