Musée des Beaux Arts

 de l'exposition

 Foujita monumental   !   Enfer et paradis 
 

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Léonard-Tsuguharu Foujita, peintre de l'Ecole de Paris

Quelques œuvres et photographies

La Presse

 

 

 

Une centaine d'œuvrés rémoises seront exposées au Japon
Les trésors rémois de Foujita se font admirer au Japon

Une nouvelle œuvre de Foujita à Reims

Les fonds blancs opalescents

Foujita, j’y étais !
Foujita, fou de l’enfer et du paradis !
Le mystère Foujita jusqu'au 28 juin aux Beaux-arts
Le grand déballage au musée des Beaux-Arts

Répertoire 

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Léonard-Tsuguharu Foujita, peintre de l'Ecole de Paris

Né au Japon en 1886, Foujita arrive à Paris en 1913.

En quatre ans, l'ancien élève de l'École des Beaux Arts de Tokyo devient l'un des artistes les plus célèbres de la capitale. Personnalité incontournable de Montparnasse, il connaît la gloire et les honneurs autant  par sa  peinture au style très personnel que par son sens de la fête et de l'amitié. En 1930, il entreprend un long voyage en Amérique et en Asie qui s'achève quatre ans plus tard au Japon. Il revient définitivement en France en 1950, obtient la nationalité française en 1955 et se convertit au catholicisme en 1959.  

En novembre 1960, Foujita achète la maison de Villiers-le-Bâcle située en bordure du plateau de Saclay, aux confins des départements de l'Essonne et des Yvelines.

Cette petite maison rurale surplombant la Vallée de la Mérantaise est restée en l'état depuis la mort de l'artiste en 1968.

Au dernier étage,où se situe l'atelier, pinceaux, pigments, maquettes, toiles,peinture murale...vous invitent dans l'univers secret de l'artiste. L'ensemble est protégé au titre des monuments historiques.

BIOGRAPHIE

1886

27 Novembre - naissance à Tokio
 

1805

Admission aux Beaux arts de Tokio où il s'inscrit dans la section de peinture occidentale.
 

1913

Foujita s'installe à Paris dans le quartier de Montparnasse. A peine arrivé, il rencontre Picasso, puis Chagall, Soutine, Modigliani, Pascin... Il se lie d'amitié avec Rivera.
 

1918

Il expose six tableaux au Salon d'Automne, dont il devient membre du jury en 1920.
 

1928

Foujita réalise les décors de la Maison du Japon à la Cité universitaire internationale à Paris. Il réalise également quatre toiles monumentales (3m x 3m) qui sont le manifeste de sa peinture des années folles ( Combats, Grande Composition).
 

1933

Retour au Japon, Foujita et Madeine la Champenoise, sa nouvelle compagne, s'installent à Tokio.

1939

Foujita décide de repartir en France et s'installe à Montparnasse.
 

1940

Foujita, Kimiyo et tous les peintres japonais de Paris sont contraints de quitter la France. Foujita est nommé peintre officiel de l'Armée de la Grande Guerre d' Asie.
 

1946

Le peintre rencontre très vite en contact avec les forces d'occupation américaines, et en particulier la "Section des Beaux-Arts et des Artistes".
 

1950

Foujita et son épouse gagnent Le Havre le 14 février. Foujita déclare aux journalistes & Je reviens pour rester. Je veux mourir en France et être enterré au cimetière Montparnasse auprès de Modigliani".
 

1954

Foujita épouse Kimiyo.
 

1955

Le 28 février, Foujita obtient la nationalité Française.
 

1959

Le 14 octobre, en compagnie de Kimiyo, Foujita est baptisé dans la cathédrale de Reims. Il prend pour prénom de baptême Léonard, en hommage au grand artiste de la Renaissance qui suscite son admiration.
 

1933
1966

Foujita consacre toute son énergie à sa dernière grande œuvre la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix à Reims. En mai 1966, la chapelle est bâtie. A la fin de l'été, la décoration est achevée. Le 1er octobre, l'édifice est consacré et le 18 remis à la Ville de Reims.
 

1968

Foujita s'éteint à Zurich. Son corps est enterré à la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Visite avec

   aux B.A     

Quelques œuvres et photographies

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 Les fonds blancs opalescents

 Dans l'exposition Foujita Monumental, Enfer et Paradis, présentée du 31 mars au 27 juin 2010 au Musée des Beaux-arts, la section intitulée "Les grands fonds blancs : un manifeste entre guerre et paix" est particulièrement remarquable. Elle accueille notamment quatre toiles grand format (3m x 3m) peintes en 1928. En 1921, Foujita, dont l'un des thèmes prédilection est le nu académique, voyage en Italie. « Il découvre l’oeuvre peinte de Michel-Ange, en particulier la Chapelle Sixtine » explique Anne Le Diberder, conservatrice des collections Foujita, Conseil Général de l'Essonne « la puissance des figures le marque durablement. Dès 1923, il commence à accentuer le modelé de ses corps.

L’usage exclusif de teintes grisées sur un blanc opalescent rappelle les oeuvres en grisaille qui utilisent les nuances d'une même couleur, afin d’imiter la statuaire. L’aboutissement de ces recherches s’exprime dans les tableaux monumentaux réalisés en 1928. Une peinture quasiment monochrome qui démontre l’éclatante maîtrise de ses fameux fonds blancs opalescents » (in catalogue de l’exposition).

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Léonard Foujita, Autoportrait,
11 juin 1922. Huile sur soie. 26,1 x 19,9 cm
© Adagp, Paris 2010. Japon. Collection particulière.

Le muséees beaux-arts de Reims présente à partir du 31 mars une exposition exceptionnelle par son ampleur et sa diversité consacrée au peintre Foujita (1886-1968). Près de 80 toiles, sculptures, maquettes et documents, dont une grande partie sont inédits dans notre ville rendent hommage à cet artiste qui a entretenu un lien très fort avec Reims, par sa conversion et son baptême en 1959 à la Cathédrale et par la chapelle qu’il a conçue et entièrement décorée avant de l’offrir à la ville.

 EXPOSITION FOUJITA - Entre Enfer et Paradis

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Léonard Foujita, Triptyque L’Apocalypse : les Quatre cavaliers.
Octobre-novembre 1960. Huile sur isorel, 145 x 114 cm.
Inv. : AMVP 2719. Don Kimiyo Foujita.
© Adagp, Paris 2010 Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
© Photographie/MAMVP/Roger-Viollet 

 Reims, 18 octobre 1966, 33 rue du Champ de Mars :

 « Mes Chers Amis, aujourd’hui, c’est le jour du grand seigneur. J’ai grand plaisir, en même temps qu’un grand honneur, à vous entretenir quelques instants. Cette fois-ci, mon cher parrain René Lalou et moi-même nous nous sommes embarrassés de nos vestons décorés de venir en simples vieux bonshommes. Ensemble, nous avons planté un tout petit noyau d’arbre, une toute petite graine d’arbre ici même en plein coeur de la terre de notre ville de Reims. Ainsi, siècle après siècle, nous espérons que ce petit arbuste grandira, qu’il montera vers le ciel, si haut, qu’il sera toujours fleuri, et que mûriront des fruits pour ceci, tout au long de la terre, qu’il saura aider les gens malheureux. C’est notre désir et notre voeu ardent. Merci encore une fois pour votre précieuse présence ici-même. N’oublions ensemble Notre-Dame de Reims. Voilà. Merci. » C’est par ces mots que le 18 octobre 1966, Leonard Foujita inaugure la chapelle qu’il a conçue et entièrement décorée.

Paris, été 1913, Montparnasse.

 Tsuguaru Foujita, peintre japonais, fils d’un général et médecin de l’armée impériale du japon - il a étudié la peinture occidentale à l’école des Beaux-arts de Tokyo jusqu’à l’obtention de son diplôme en 1910 - arrive à Paris. Il a 27 ans. Le peintre chilien Ortiz de Zarate, ami de Picasso, l’entraîne au Salon d’Automne. En 1914, Foujita se retrouve chez Picasso où il découvre les toiles du Douanier Rousseau. Il fréquente bientôt Modigliani, Pascin, Soutine, Kisling, Fernand Léger et Juan Gris. Foujita est alors vêtu d’une courte tunique grecque et porte des sandales spartiates. Plus tard, il adoptera son look frange noire, petite moustache, lunettes cerclées d’écaille. Voire redingote mauve ou vestons à manches kimono serrés à la taille par une écharpe, pantalons bouffants. Foujita est devenu la coqueluche de Montparnasse. Il est un des piliers de La Rotonde, de La Coupole. Dès 1918 - il peint nus, bouquets de fleurs, paysages, chats, portraits mondains - le prix de ses toiles s’envole. En 1926, il loue un hôtel particulier, roule en Delage avec chauffeur, ne manque jamais une saison à Deauville l’été…

Les frasques et les extravagances du maître ont parfois occulté son oeuvre.

L’exposition rémoise conçue en six sections, dessine un itinéraire qui permet de reconstituer le parcours artistique du peintre. Montrées pour la 1ère fois à Reims, les grands fonds blancs, quatre toiles de 3 m x 3 m son considérées comme les plus importantes de sa carrière. « Grandioses, elles symbolisent l’équilibre tant recherché par Foujita entre l’art occidental et l’art japonais. » Autre thème cher au maître, l’art sacré, que l’on retrouve, outre les décors de la Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix, avec les nombreuses vierges et madones jusqu’au fameux triptyque monumental l’Apocalypse (1960). Foujita fut également un grand illustrateur. La bibliothèque Carnegie qui possède un fonds important de livres illustrés par Foujita entre 1919 et 1964, est associée à la manifestation. Prés de soixante éditions différentes donnent à voir ses dessins, bois gravés, taille-douce, eaux-fortes et lithographies. L’une des sections de l’exposition, L’atelier de l’artiste”, reconstitue au rez-dechaussée du musée certains aspects de l’atelier de Foujita, grâce à des outils, des objets et des effets personnels prêtés par la Maison-Atelier de Foujita à Villiers-Le-Bâcle. Un espace qui fera office d’atelier pour le jeune public.

Nombreuses actions culturelles pour tous, autour de l’exposition

 “Musique au musée” les dimanches, “Midis au musée” les jeudis, visites guidées de l’exposition et de la Chapelle les dimanches, conférence/table ronde le 28 avril à 18 h 15 (médiathèque Jean Falala), ateliers de création adultes et jeunes, séances contes/poésies, séances gustatives, lecture théâtralisée en musique, contes japonais… Autant d’occasions de faire connaissance avec la peinture du maître d’origine japonaise (Foujita a obtenu la nationalité française en 1955). Sans oublier La Nuit des musées le samedi 15 mai sur le thème “l’Enfer et le Paradis dans l’exposition et le musée” et la réalisation d’un carnet permettant à tout public une visite autonome culturelle et ludique de l’exposition.

Des visites guidées et des livrets sont prévus pour les scolaires de tout niveau tandis que les élèves de maternelle et de primaire se verront proposer des visites-ateliers. Pour tous renseignements et rendez-vous sur les actions culturelles du musée : Service des publics au 0326353610 A. C.

 La Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix

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Léonard Foujita, Crucifixion, détail, fresque ornant le dessus de la porte d’entrée de la chapelle Notre-Dame de la Paix à Reims. Foujita et René Lalou (troisième et quatrième à partir de la droite) 1966
© Adagp, Paris 2010. Reims, Musée des Beaux-arts. © Photo C. Devleeschauwer.

Comme le rappelle David Liot, directeur du Musée des Beaux-arts et commissaire de l’exposition : Foujita visite en 1959 l’abbaye Saint-Remi de Reims avec son ami Georges Prade. Au moment où ce dernier fait brûler un cierge dans le déambulatoire près du tombeau de Saint-Remi, Foujita souhaite faire de même. Subitement transfiguré, à la suite de cette offrande, il déclare à Georges Prade son souhait de devenir chrétien. Foujita sera baptisé le 14 octobre de la même année avec sa femme Kimiyo en la cathédrale de Reims par Monseigneur Béjot, en présence d’une quinzaine de chaînes de télévision et de la presse internationale venue en grand nombre.

Tous deux portent maintenant des prénoms chrétiens : pour lui Léonard (en souvenir de Léonard de Vinci dont les oeuvres le bouleversaient), François et René, et pour elle Marie-Ange et Claire. Foujita décide alors de laisser à la postérité une oeuvre hors du commun.

Une chapelle qui témoignerait de sa reconnaissance envers l’église. René Lalou, PDG du champagne G.H. Mumm prendra en charge tous les frais. Accompagné d’un architecte Maurice Clauzier et d’un maître-verrier rémois

Charles Marq, Foujita conçoit et crée lui-même l’architecture de la chapelle et sa décoration intérieure. Pour la peinture, il expérimente pour la première fois, la technique difficile de la fresque.

David Liot ajoute : « Une impression saisissante d’étrangeté parfois de malaise se dégage de certains vitraux et des 100 m2 de fresques. Des détails souvent étranges, parfois angoissants, surgissent des scènes habituelles et obligées de l’iconographie chrétienne.

Des créatures hybrides, fauves et animales, des corps et pendus calcinés, des monstres et des ossements s’avèrent omniprésents et obsessionnels, suggérant pour certains observateurs de l’époque les horreurs nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki concluant que son testament champenois pourrait se révéler “le monumental autoportrait de ses vies successives”. »

Musée des Beaux-arts du 31 mars au 16 juin 2010.

 Extrait de VRI N°265 de 03/2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Foujita, j’y étais ! 

Le Musée des Beaux-arts organise pour une première en France, une nouvelle exposition grandeur nature, présentant diverses facettes d’un artiste moderne et monumental. Trois mois exotiques au coeur de Reims.

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A travers l'exposition, le public pourra notamment découvrir la magie du mariage de l'Occident

35 000 visiteurs enregistrés l’an dernier à l’occasion de l’expo Corot, soit l’équivalent de la fréquentation annuelle du musée : une légende artistique de poids pour la structure des Beaux-arts, qui poursuit son oeuvre évènementielle avec un nouveau monstre à l’honneur. « Je m’attache à monter des expositions sur des thèmes originaux, montrant des facettes assez inédites d’un artiste », résume David Liot, conservateur du musée. « Il s’agit de faire revivre l’art moderne et faire parler la monumentalité, notamment à travers la succession des avant-gardes ». Léonard Foujita (voir encadré) orne les murs du musée via plus de 70 tableaux, prêtés par le Musée d’Art Moderne de Paris et la Maison Atelier du peintre, dans l’Essonne. Des convois exceptionnels à la hauteur d’oeuvres parfois gigantesques, Foujita ayant cherché durant toute sa carrière à renouveler l’art monumental et s’affirmant comme l’un des plus grands muralistes du XXème siècle. La Ville de Reims, déjà dépositaire d’une oeuvre, vient de recevoir en legs de la part de feu l’épouse du peintre, trois nouveaux tableaux. Responsable en 1966 de l’édification de la Chapelle Notre-Dame de la Paix que le peintre a entièrement « décorée » jour et nuit durant les deux dernières années de sa vie, l’heure était venue de lui consacrer une rétrospective exceptionnelle.

Fou de l’Enfer… et du Paradis !

L’exposition, loin du pêle-mêle, vise à établir un équilibre dans l’oeuvre du peintre, section par section, entre religieux et monstrueux. Ambiances inquiétantes, empreintes japonaises marquantes du fond blanc monumental et de la fluidité du trait… De la guerre à la paix, il emprunte ses corps à l’Antique et ancre son affaire dans un univers étrange et fantasmagorique (paysages mélancoliques, cavaliers de l’apocalypse et art ancestral de l’estampe). « Son oeuvre, hybride, oscille entre influences de la Renaissance et travail fantastique », souligne le conservateur, rappelant cette phrase qu’avait eu Jean Cocteau : « Foujita est le Lewis Caroll de la peinture». Tandis qu’Alice au Pays des Merveilles sort au cinéma, Foujita montre nymphes et vierges dans un Eden lumineux, aventures bien loin des codes, entre drame et naïveté. Films et photographies complètent ce parcours, ainsi que de nombreuses manifestations autour de l’exposition, notamment via le livre à la bibliothèque Carnegie.

Pauline Godart

« Foujita monumental ! Enfer et paradis » du 1er avril au 28 juin au Musée des Beaux-Arts de Reims.

Et la Chapelle couronne l’expo…
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 Consacrée en 1966, la chapelle Notre-Dame de la Paix, construite sur un terrain offert à Foujita par son parrain et directeur de la maison Mumm, achève bien et par un détour, le parcours de l’exposition. 110m2 de fresques entourent l’humble spectateur, Notre Dame des Vendanges veillant sur fond de cathédrale et de basilique Saint-Remi, plaçant délibérément l’oeuvre au coeur de son terroir. Ossements, crânes et peintures mortuaires signent un travail inquiétant aux couleurs pourtant pastelles ou acidulées (vitraux fabriqués à l’atelier Simon Marcq) tandis que, par un oeil attentif, vous pourrez déceler de petits personnages « kawaï » (« mignon » en japonais), aux joues colorées et annonciateurs des futurs mangas. Foujita, toujours d’actualité, y a été inhumé en 1968, sa dernière épouse (présente également sur les murs), le rejoindra 40 ans plus tard.

Plus d’infos au 03 26 35 36 00 ou  http://expofoujita.reims.fr

Extraits de l' hebdo du vendredi N° 162 du 02/04/2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mystère Foujita

jusqu'au 28 juin aux Beaux-arts 

Le musée des  Beaux-arts rend hommage au plus célèbre et au plus énigmatique des peintres japonais. Léonard Foujita avait légué à la ville, sa chapelle,  ultime testament artistique.


Même la télé japonaise était là hier pour le lancement de la première exposition consacrée par David Liot à Léonard Foujita au musée des Beaux-arts.

 Des milliers de Japonais se pressent chaque année dans la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix, œuvre d'art total du plus célèbre des peintres japonais, Léonard Foujita. Ils déposent sur l'autel, au pied de la cène, fresque saisissante parmi toutes celles qui recouvrent les murs de la chapelle, des centaines de petits papiers blancs contenant des messages. Vœux de paix et de fraternité sans doute secrètement adressés au dieu des chrétiens dont le peintre avait eu la révélation dans la basilique Saint-Remi alors qu'il rendait visite à son ami René Lalou, le patron du Champagne Mumm. Que faut-il penser de l'œuvre de Tsuguharu Foujita, peintre débarqué en 1913 dans le Montparnasse des années folles, ami de Modigliani, de Picasso, de Soutine, de Chagall, dandy extravagant et surdoué du trait et du dessin ? Son œuvre reste énigmatique comme son personnage d'enfant gâté, d'excentrique à la vraie-fausse naïveté, en constante recherche de notoriété. Des nus féminins aux visages d'enfants potelés au regard bizarre, des peintures monumentales sur fond blanc, athlètes gréco-romains aux monstres féroces et déformés de l'enfer d'Hiroshima pour terminer par les vierges pures de son paradis révélé à Reims, il y a de quoi s'interroger. Œuvre provocatrice, naïve, géniale, elle témoigne d'une dualité constante entre terre et ciel, entre enfer et paradis.

L'exposition que lui consacre le musée des Beaux-arts et qui débute aujourd'hui, permet justement d'échapper aux caricatures et de découvrir les facettes d'une personnalité écartelée entre ses racines orientales et sa vie occidentale.

On n'a pas une idée sensée de l'œuvre de Foujita, artiste inclassable, si on ne mesure pas le chemin qu'il accomplit entre l'école de Paris, la manière blanche quand il invente ses fonds opalescents et l'art sacré qui demeure un mystère. David Liot, directeur du musée commissaire de l'exposition, avec Anne Le Dibeder, responsable des collections Foujita pour le conseil général de l'Essonne où le peintre vivait et travaillait dans son atelier de Villiers-le-Bâcle, a conçu un itinéraire judicieux qui illustre chacune des périodes balisées en trois langues.

On ne comprend pas tout de cette peinture parfois proche des mangas d'aujourd'hui, mais « pourvu qu'on parle de moi », aurait dit le peintre qui aimait tant les médias et qui savait se moquer de lui-même.

À voir aussi à la bibliothèque Carnegie une autre facette de Foujita, illustrateur de livre. Matthieu Gerbault est ravi d'avoir déniché une nouvelle édition originale tout récemment et qu'il a donc pu intégrer à l'exposition.

À voir enfin bien sûr la chapelle, œuvre ultime, mausolée d'un mégalomane, vrai ou faux appelé du dieu des chrétiens, peu importe. Foujita est un maître incontesté du trait. Il était temps que Reims lui rende hommage. Et David Liot interviewé sur le sujet par la télévision japonaise, le fait de belle manière.

Françoise Kunzé


« Foujita monumental ! Enfer et paradis » au musée des Beaux-arts, 8, rue Chanzy. Foujita et le livre à la bibliothèque Carnegie, 2, place Carnegie. Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix, 33, rue du Champ-de-Mars. Jusqu'au lundi 28 juin. Catalogue en vente au musée. Editions Hazan, 30 euros. expofoujita.reims.fr

Extrait de l'union du 01 avril 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Foujita, fou de l’enfer et du paradis !

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Tandis que quelques toiles avaient déjà trouvé leur place sur les murs du Musée des Beaux Arts, l’ouverture de nouvelles caisses a permis d’en dévoiler d’autres ce jeudi 25 mars. L’exposition, justement intitulée « Foujita monumental ! », se tiendra du 1er avril au 28 juin.

Des promesses à tenir pour des oeuvres atteignant parfois les 3 mètres de haut, une centaine de toiles au total, venues pour la plupart du Musée d’Art moderne de Paris ou de la Maison-Atelier du peintre, dans l’Essonne. « J’essaye toujours d’organiser des expo sur des thèmes originaux, montrant des facettes assez inédites d’un artiste », souligne David Liot, conservateur. Après le succès de Corot l’année dernière, il espère « refaire parler l’art moderne » du côté de Foujita. Véritable « Lewis Caroll de la peinture », ainsi que l’appelait Cocteau, son univers oscille entre renaissance et fantastique, Eden et Enfer, nymphes naturelles et éléments d’angoisse… A découvrir bientôt.

Extraits de l' hebdo du vendredi N° 161 du 26/03/2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le grand déballage au musée des Beaux-Arts

De l'inédit, du grandiose et du local qu'offre à voir le musée des Beaux-Arts avec l'exposition Foujita, un artiste japonais qui fait partie du patrimoine des Rémois.

C'EST une exposition d'un peintre local, presque un voisin, que les Rémois pourront découvrir à partir du 1er avril aux Beaux-Arts. Preuve de la proximité avec la Ville, « certains employés, les plus anciens du musée, lieu de l'exposition, ont eu le privilège de voir le maître peindre », prévient David Liot, le commissaire de l'exposition, directeur du musée.

L'expo consacrée au peintre japonais Léonard Tsuguharu Foujita au musée des Beaux-arts va faire du bruit. Parions que les Japonais vont se faire plus nombreux ce printemps dans la cité des sacres, ils ne seront pas les seuls…

L'heure est à présent au déballage des œuvres qui viennent principalement du musée d'art moderne de la Ville de Paris, de la maison atelier Foujita située dans l'Essonne, mais aussi du musée des Beaux-Arts lui-même. Sa veuve, Kimiyo Foujita, décédée en avril dernier, a laissé au musée trois nouvelles œuvres de son mari : La vierge Nourriceuse, La vierge miraculeuse et La madone.
En tout, une centaine d'œuvres seront à découvrir dont certaines inédites, au premier rang desquelles des grands fonds blancs. À part pour ceux qui ont eu le privilège de les voir lors d'une exposition à la galerie du jeu de Paume à Paris… en 1929, ces œuvres n'ont jamais été exposées en France. Elles symbolisent l'équilibre entre l'art occidental et l'art japonais. Parmi elles, une toile inachevée de 2,35 m sur 3 qui évoque un cheval et un lion, frôle le grandiose. Nous avons suivi hier sa mise en place minutieuse par les équipes du musée.

Notre-Dame de la Paix

C'est en esquissant son parcours hors du commun, des frasques de la vie parisienne - un jet-setter avant l'heure - aux fresques de la chapelle Notre-Dame de la Paix érigée à Reims suite à son baptême, que le musée a choisi de lui rendre hommage.
On y découvrira ainsi l'ensemble de son œuvre, des toiles monumentales évoquant la vie parisienne avec Kiki de Montparnasse et Youki Desnos, aux études préparatoires pour la Chapelle Notre-Dame de la Paix, totalement inédites.

Souvent considéré comme le plus grand et le plus original des artistes japonais du XXe siècle, Foujita a su, en quelques décennies à peine, digérer l'héritage de la tradition japonaise et de l'art des estampes tout en s'appropriant la Renaissance et la modernité européenne.

A Reims, Foujita est surtout connu pour sa chapelle où le peintre a réalisé, entre le printemps et l'automne 1966, 110 m2 de fresques. C'est aussi sa dernière demeure (inhumé en 1968) ainsi que celle de sa femme Kimiyo (inhumée en 2009). Tous deux Rémois pour l'éternité.

Alexandre ROGER

Extrait de l'union du 26 mars 2010