La Bibliothèque CARNEGIE 
 

 Notice - Presse - Expositions

 l' Art Déco à Reims  -  Printemps des Musées  - Circuit touristique

Visite du 14 Janvier 2005

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La Presse

 

 

 

 Foujita, le peintre qui aimait les livres
Hier - Aujourd'hui

Ce qui se cache à Reims derrière les boiseries de la bibliothèque Carnegie

Une nouvelle œuvre de Foujita à Reims

La bibliothèque Carnegie fête les dix ans de sa réouverture

À Carnegie, le phénomène exponentiel de la numérisation

Conservation et valorisation du patrimoine à Carnegie

San Antonio et ouvrages précieux en magasin

Bienvenue à la bibliothèque CARNEGIE
Bibliothèque Carnégie : c'est beau, c'est art déco
L
a bibliothèque Carnegie souffle le chaud et le froid
La nouvelle jeunesse de la bibliothèque Carnégie

À Carnegie, le phénomène exponentiel de la numérisation

Les Expositions

La collection extraordinaire de Mr le maire
(09/09 au 10/12/2016)

La bibliothèque Carnegie met en lumière les trésors acquis depuis dix ans
(15/09/ au 25/10/2015)
« Beau, rare et précieux » : 10 ans d'acquisitions exceptionnellesWEB

Visitées

« Beau, rare et précieux » : 10 ans d'acquisitions exceptionnelles

Splendeurs gothiques, les manuscrits de la fin du Moyen Age
jusqu'au 03/12/2011 
A la découverte des clichés d'Emmanuel Peillet
09/2009
Très riches heures de Champagne
jusqu'au 15/11/2008
 Carnegie présente un certain « Visage du livre »…
jusqu'au
30/04/2008
Les Univers de Jean Dufaux
jusqu'au 13/01/2007
Le Livre Art Déco
17/03 au 10/6 2006
Marianne divorce
01/2006 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques photos de R.Baulieu du 14 Janvier 2005

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Foujita, le peintre qui aimait les livres

La bibliothèque Carnegie présente, à partir de ce vendredi et jusqu’au 12 janvier,   une petite exposition sur Foujita, artiste du livre


L’exposition «Foujita, artiste du livre» est à découvrir jusqu’au 12 janvier à la bibliothèque Carnegie.Christian Lantenois

On savait que le peintre Foujita aimait Paris, Reims, les femmes et la religion catholique. Avec Foujita, artiste du livre, l’exposition à voir à partir d’aujourd’hui à la bibliothèque Carnegie, on apprend que le plus français des Japonais, à qui l’on doit Notre-Dame-de-la-Paix, la belle chapelle de la rue du Champ-de-Mars, était aussi un amoureux de littérature et qu’il a illustré de nombreux ouvrages d’auteurs célèbres comme Paul Claudel et Jean Cocteau.

UN ARTISTE AUX MULTIPLES TALENTS

« Foujita était un artiste complet, aux multiples talents. Ce peintre d’exception était notamment un virtuose de la gravure sous toutes ses formes. Très manuel, il maîtrisait les différentes techniques et prenait un réel plaisir à réaliser par exemple les bois gravés » , souligne Delphine Quéreux-Sbaï, l’une des deux commissaires de l’exposition.

Pendant quarante-cinq ans – de 1919 à 1964 –, le peintre japonais a illustré une soixantaine de livres occidentaux. La bibliothèque Carnegie en possède une belle partie, grâce à des acquisitions réalisées depuis une dizaine d’années. Foujita, artiste du livre met notamment en lumière La Rivière enchantée, le magnifique ouvrage de Héron de Villefosse que le peintre illustra en 1951. Ce livre, que la bibliothèque Carnegie a pu acheter en 2016 lors d’une vente aux enchères, pour la somme de 42500 euros, est considéré comme le chef-d’œuvre de Foujita en matière d’illustration.

Pour cette exposition, à découvrir jusqu’au 12 janvier, le musée des beaux-arts de Reims et la maison-atelier Foujita de Villers-le-Bâcle, dans l’Essone, ont prêté plusieurs œuvres préparatoires et des objets comme des pinceaux, des pointes sèches et des plaques de linogravure que le peintre japonais utilisait. « Nous avons choisi une présentation thématique, pour montrer à quel point le style de Foujita n’a cessé d’évoluer , note Delphine Quéreux-Sbaï. Une vitrine est d’ailleurs consacrée à l’évolution de son travail, à sa manière unique de représenter l’Extrême-Orient et l’Occident. » Foujita, artiste du livre met par ailleurs l’accent sur la sensualité qui se dégage de l’œuvre de l’artiste qui a magnifié les femmes et ne boudait pas la littérature érotique.

DES OBJETS DE L’ARTISTE COMME DES PINCEAUX ET DES POINTES SÈCHES

Foujita a alternativement illustré des livres grand public et des ouvrages de bibliophilie aux tirages limités. Ses premières œuvres sont dominées par « la simplicité de la composition, la finesse du trait calligraphique, la souplesse des contours esquissés à l’encre de Chine et parfois rehaussés par de rares couleurs aquarellées, émergeant sur des fonds d’un blanc lacté : ses dessins, fortement imprégnés par le japonisme, correspondent à l’orientaliste des ouvrages choisis » , fait remarquer Sabine Maffre, l’autre commissaire de l’exposition.

Elle constate que dans ses derniers ouvrages, Foujita a au contraire composé des dessins beaucoup plus complexes, « foisonnant de détails, dont le trait est plus nerveux et les couleurs saturées » .

Cette exposition est enfin l’occasion de visionner deux archives de l’Ina dans lesquelles il est question du baptême de Foujita, en 1959, à la cathédrale Notre-Dame de Reims.

Une autre expo, à partir de novembre, au musée des beaux-arts


Foujita a dessiné, en tant qu’illustrateur, des oeuvres très variées. Ch. Lantenois

L’exposition « Foujita, artiste du livre » à la bibliothèque Carnegie ne sera pas la seule manifestation à Reims marquant l’année du Japon en France et célèbrant le 160 eanniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays. En effet, le musée des Beaux-arts de Reims présentera, à partir du 10novembre, et jusqu’au 12 janvier, l’exposition « Foujita, l’élégance du trait ». Issu de l’importante donation, faite au musée des beaux-arts de Reims, un ensemble de dessins de Foujita pour le livreLa Rivière enchantée sera pour la première fois montré au public. Réalisées en 1951, à l’encre, au feutre ou au stylo bille, sur de petites ou de grandes feuilles, ces œuvres, toutes restaurées, témoignent des recherches de l’artiste, en quête de la meilleure illustration pour rendre hommage à Paris, ville des lumières et de la fête qui l’a accueilli dès 1913

Valérie COULET

Extrait de l'union du 14/09/2018

    

      

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Bibliothèque Carnegie

La bibliothèque Carnegie est construite après la Première Guerre mondiale pour abriter d’importantes collections de la bibliothèque municipale, créée en 1818 dans le bâtiment de l’Hôtel de Ville incendié le 3 mai 1917. Grâce à l’aide exceptionnelle de 200000 dollars de la dotation américaine Carnegie pour la Paix internationale, l’édification de la nouvelle bibliothèque est confiée à l’architecte rémois Max Sainsaulieu. Il délègue les travaux à des spécialistes des arts décoratifs : porte en fer forgée à Schwartz-Haumont, mosaïques à A. Biret, vitraux à Jacques Gruber et Jacques Simon, pastels floraux ornant la salle de lecture à Madeleine Lacour. L’inauguration officielle a lieu le 10 juin 1928 avec Gaston Doumergue, président de la République, M. Myron T. Herryck, ambassadeur des Etats-Unis, et Paul Marchandeau, député-maire de Reims.

Inscrite au titre des Monuments Historiques en 1983, la bibliothèque, après d’importants travaux de réhabilitation et de restauration, a rouvert ses portes au public en 2005.

Devant le bâtiment s’élève une copie du buste du bienfaiteur : Andrew Carnegie (1835-1919

Collection Michel Thibault

Extrait de l'union du 05/04/2018

    

      

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Ce qui se cache à Reims derrière les boiseries de la bibliothèque Carnegie

Pour conserver les ouvrages les plus précieux, la bibliothèque Carnegie dispose d’une rése
ve secrète. Sabine Maffre, la directrice des lieux, nous ouvre ses portes.


Dans la réserve, Sabine Maitre, la directrice de Carnegie, présente des ouvrages de grand format, aux belles couvertures de cuir marbré

On ne vous dira pas où elle se trouve. On a promis de ne rien dire. « Nous avons déjà été victimes d'une tentative de vol en 2008. Alors, depuis toute l’équipe est extrêmement vigilante. Il ne faudrait pas susciter l'intérêt des cambrioleurs », avertit Sabine Maffre,

La directrice cre Carnegie accepte néanmoins de nous conduire jusqu'à la réserve qui abrite les trésors de la bibliothèque : 13.000 documents du VII° au XX° siècle, dont certains sont l'œuvre d'artistes célèbres.

On imaginait un espace raffiné, à la décoration luxueuse, à l'image de la grande salle de lecture et de ses chaudes boiseries, où les ouvrages dormiraient sur des étagères, dans des vitrines et des tiroirs secrets. Déception, l'espace n'a aucun charme. Des néons, un sol carrelé, des rayonnages métalliques couleur blanc sale ... La réserve, il est vrai, n'est pas là pour faire joli mais pour préserver les magnifiques spécimens du patrimoine écrit.


De fines majuscules, enchâssées et dorées

De fines majuscules, enchâssées et dorées

Dans cette pièce sans fenêtre, la température semble plutôt fraîche. « Comme dans les cinq magasins de la bibliothèque, climatisés depllis les travaux de rénovation de 2004, la température reste constante : elle ne dépasse jamais les 18 degrés. De· même, le taux d'hygrométrie est réglé à 55 % » indique Sabine Maffre. La jeune femme tire l'un des nombreux tiroirs où reposent, à plat, de grands livres de près d'un mètre de haut. Les couvertures en cuir marbré ne sont pas toutes en bon état, surtout au niveau du dos, la partie la plus fragile. Un peu plus loin, 'des ouvrages de petit format arborent de fines majuscules, enchâssées et dorées.

Mais les livres les plus précieux ne s'offrent pas au regard. Ils sont glissés dans des boîtes en carton, rigides et hermétiques, réalisées sur mesure. « Cela les protègu des chocs, de la lumière et de l'eau Il, explique la directrice. Dans ce lieu hors du temps, où ne filtre aucun bruit extérieur, est conservé le document le plus ancien de la bibliothèque Carnegie : un fragment soit un feuillet de Passion de saint Pione et de ses compagnons, un livre de la première moitié du Vile siècle dont l'auteur reste anonyme.

Au hasard d'un rayonnage, Sabine Maffre montre l'un de ses livres préférés : Bouquet de fleurs d'André Theuriet, une reliure sur parchemin pyrogravé, peint et verni. « Cette rarissime reliure Art déco a été imaginée par le peintre André Mare. J'ai déniché ce livre exceptionnel en 2013, chez un libraire », raconte-t-elle.

3.000 manuscrits, dont 51 livres carolingiens

Cette réserve n'est pas le seul espace où sont conservés les livres de Carnegie. La bibliothèque dispose de cinq niveaux de magasins, différenciés par des codes couleur, inaccessibles au public. Le jaune correspond par exemple au fonds local. C'est le seul que les visiteurs peuvent brièvement découvrir, lors des journées du patrimoine.

Au total, Carnegie conserve 400000 documents dont 3 000 manuscrits. Parmi ces derniers figurent 800 livres médiévaux dont 51 de l'époque carolingienne.

Ici, on ne prête que ce qui n"a pas plus de 40 ans. Ce qui est plus ancien doit être consulté sur place, dans la salle de lecture. Mais pour les documents plus rares, ou plus précieux, un espace a été spécialement aménagé. Pour avoir accès à des livres anciens, il ne faut pas être juste curieux, mais avoir-une raison « valable », comme des travaux de recherche ou la préparation d'un livre historique : Quand le feu vert est donné par la direction, les ouvrages les plus précieux sont déposés sur des coussins qui les protègent des chocs et des frottements.

« Pour rendre notre collection accessible au plus grand nombre, nous menons un gros travail de numérisation des documents », souligne Sabine Maffre. Frédéric Mongin, le responsable de la bibliothèque numérique, précise que l'opération a été lancée en 2003. Grâce à un appareil « Digibook », muni d'une caméra numérique et d'un système perfectionné de zoom et de mise au point, trois salariés scannent chaque semaine de multiples documents.

« En 2015, nous avions déjà enregistré 15.592 vues correspondant à 3.900 documents », comptabilise Frédéric Mongin, Vu l'ampleur de la tâche, l'équipe travaille en fonction des demandes. Elle scanne en priorité les documents sélectionnés pour de futures expositions ou des ouvrages à paraître.


Seuls les ouvrages les moins rares et précieux peuvent être consultés sur place. Mais les demandes doivent être justifiées


Les magasins sont répartis sur cinq niveaux. Le « jaune » est réservé au fonds local


Frédéric Mongin, responsable de la bibliothèque numérique, scanne les ouvrages pour qu’ils soient accessibles au plus grand nombre

Port ou non de gants blancs


Les livres anciens les plus fragiles sont posés sur des petits futons qui protègent la couverture lors de la consultation

 Contrairement à ce que "on pourrait croire, le port de gants, lors de la consultation de livres anciens, n'est pas obligatoire. Dans certains cas, comme lorsque les feuilles sont d'une extrême finesse, il est même plutôt déconseillé car il peut être la cause de déchirures. « Chaque bibliothèque est libre de décider ce qu'elle préfère. À la Bibliothèque nationale de France, à Paris, les gants ne sont par exelJlple pas utilisés. Ici, à Carnegie, nous avons opté pour les deux méthodes. Pour les documents très anciens ou quand les pages sont épaisses, nous portons des gants mais nous les retirons pour tourner les pages très fines », explique Sabine Maffre qui reconnaît que le grand public doit souvent être sensibilisé.au respect de l'objet.

A Carnegie dans l'espace réservé à la consultation des documents antérieurs à 1850, les visiteurs doivent par exemple se désinfecter les mains avec un gel hydroalcoolique mis à leur disposition. Pour prendre des notes - évidemment pas sur le livre mais par exemple sur un cahier - l'utilisation du stylo à bille ou à plume est proscrite. Il faut écrire avec des crayons à papier, eUXaussi mis à la disposition des visiteurs. Par ailleurs, quand le livre est particulièrement fragile, il est déposé sur un petit futon. Pour information, ces petits coussins coutent une fortune : 900 euros.


Depuis la mise en place, dans les années 90, du catalogue informatique, la salle du catalogue n’est quasiment plus utilisée. Mais elle fait partie du patrimoine de Carnegie.

Contrairement à ce que on pourrait croire, le port de gants, lors de la consultation de livres anciens, n'est pas obligatoire.

Dans certains cas, comme lorsque les feuilles sont d'une extrême finesse, il est même plutôt déconseillé car il peut être la cause de déchirures. « Chaque bibliothèque est libre de décider ce qu'elle préfère. À la Bibliothèque nationale de France, à Paris, les gants ne sont par exelJlple pas utilisés. Ici, à Carnegie, nous avons opté pour les deux méthodes. Pour les documents très anciens ou quand les pages sont épaisses, nous portons des gants mais nous les retirons pour tourner les pages très fines », explique Sabine Maffre qui reconnaît que le grand public doit souvent être sensibilisé.au respect de l'objet.

A Carnegie dans l'espace réservé à la consultation des documents antérieurs à 1850, les visiteurs doivent par exemple se désinfecter les mains avec un gel hydroalcoolique mis à leur disposition. Pour prendre des notes - évidemment pas sur le livre mais par exemple sur un cahier - l'utilisation du stylo à bille ou à plume est proscrite. Il faut écrire avec des crayons à papier, eux aussi mis à la disposition des visiteurs. Par ailleurs, quand le livre est particulièrement fragile, il est déposé sur un petit futon. Pour information, ces petits coussins coutent une fortune : 900 euros 

Par Valérie Coulet

Extrait de l'union du 19/04/2016

    

      

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Une nouvelle œuvre de Foujita à Reims

La Ville vient de se porter acquéreur d'un livre rare « La Rivière enchantée », illustré par l'artiste, complétant ainsi la collection déjà riche de près de 700 œuvres du plus s Rémois des Japonais.


« 
Il s’agit du livre le plus rare et le plus recherché des ouvrages illustrés par l'artiste », indique Sabine Maffre. H. Oudin

L’ESSENTIEL

•.- Léonard Foujita, né en 1886 à Tokyo et mort en Suisse, en 1968, a passé la plus grande partie de la fin de sa vie à Reims. Il a fait partie de l'école de Paris dans les années 20. Il est tombé amoureux de Reims dans les années 50 et a choisi cette ville pour réaliser son plus grand chef-d'œuvre, entre 1963 et 1966 son testament artlstique : la chapelle Notre-Dame de la Paix, encore appelée Foujita. L'artiste y est inhumé.

•.- Depuis 2013, avec la donation de 663 œuvres de l'artiste, légués par ses héritiers, la Ville de Reims possède ainsi le plus grand fonds européen du célèbre artiste franco-japonais. Cette donation, est estimée à 1,7 million d'euros, est composée de 15 toiles, de vitraux, de céramiques et de nombreux dessins préparatoires des fresques et des baies de la chapelle Foujita.

•.- la bibliothèque patrimoniale Carnegie dispose d'un « budget » annuel de 50.000 €, alloué par la Ville pour acquérir des œuvres afin d'enrichir ces collections.

 42.500 €, c’est la somme que la ville a déboursée pour acquérir « La Rivière enchantée », le livre le plus rare et le plus recherché »des ouvrages illustrés par Foujita

Il a été conservé dans son coffret d'éditeur. L'exemplaire numéro 262 du livre La Rivière enchantée édité en 1951 à seulement 315 exemplaires est « un livre exceptionnel », assure Sabine Maffre, la conservatrice de la bibliothèque Carnegie. « En très bon état, sans accroc, sans quasiment aucune rousseur. L'une de ses particularités, c'est son grand format et le fait qu'il soit ni broché, ni relié. »

 « Le fleuron qui manquait à notre collection »

Ce qui rend particulièrement remarquable cet ouvrage de René Héron de Villefosse, c'est qu'il est illustré par 27 eau-forte (un procédé de gravures en creux) de l'artiste Foujita. « Il s'agit du livre le plus rare et le plus recherche des ouvrages illustrés par l'artiste, affirme Sabine Maffre. C'est le fleuron qui manquait à notre collection. Nous cherchons en effet à acquérir l'intégralité des livres illustrés par Foujita. II en existe une soixantaine. La bibliothèque en possède une trentaine. »

Le livre a été acquis aux enchères de Drouot à Paris le 2 février. « Ce livre était la pièce maîtresse de la vente et faisait d'ailleurs la couverture du catalogue. » Son prix de départ avait été fixé à 30.000 €. Le dernier à enchérir fut un japonais avec, une mise de 42.500 €. « Nous avons alors préempté. Un exemplaire de ce livre nous était déjà passé sous le nez, il y a quelques mois car les enchères avaient alors pas mal monté. »

On ne connait rien de cet exemplaire, depuis 'j~jj,stant où il est sorti de l'imprimerie jusqu'au moment où, 65 ans plus tard, il s'est retrouvé dans cette salle de vente parisienne. « C'était l'une des conditions de la vente : le propriétaire souhaite conserver l'anonymat. Mais, il faut admettre qu'on en a pris grand soin.

La Rivière enchantée est « un chant d'amour à la ville de Paris », précise Sabine Maffre. Les gravures imprimées dont le style mélange à la fois les cultures japonaises et occidentales « sont remarquables. Certaines ont été réalisées en noir et blanc, d'autres en couleurs. Elles représentent des scènes du quotidien parisien de l'époque. C'est vibrionnant. Les couleurs sont vives, fraîches. On a l'impression que l'ouvrage sort tout juste de l'imprimerie. »

Deux livres achetés et bientôt une conférence et une exposition

« L'artiste Foujita et Reims, c'est une belle, rencontre et une belle histoire qui se poursuit », déclare Pascal Labelle, l'adjoint au maire en charge du patrimoine. Le musée des Beaux-arts possède d'ailleurs les dessins préparatoires des illustrations de La Rivière enchantée « au niveau de la recherche, c'est une occasion inespérée de faire des comparaisons !» explique Sabine Maffre.

La bibliothèque Carnegie a aussi acheté en début d'année un autre livre illustré par Foujita : Le Verger des amours. « Nous en avons fait l'acquisition auprès d'un libraire, précise Sabine Maffre. Foujita a beaucoup pratiqué l'art de la gravure. C'était un artiste accompli et maniait avec maestria toutes les techniques. »

Une fois estampillé et catalogué, La Rivière enchantée pourra être consulté,  « pas par dilection personnelle mais sur demande motivée », fait savoir encore Sabine Maffre. Des conférences et une exposition autour de cet ouvrage et d'une grande partie des œuvres de Léonard Foujita seront organisées prochainement.

Au hasard des pages , voici quatre planches de Léonard FOUJITA

     

Aurélie BEAUSSART

Extrait de l'union du 20/06/2016

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La bibliothèque Carnegie fête les dix ans de sa réouverture


Depuis sa restauration, la bibliothèque est considérée comme un joyau de l’Art déco

La bibliothèque Carnegie fête les Iix ans de sa réouverture, avec deux belles expositions. La première, « Carnegie, histoire d'un joyau de l'Art déco », sera présentée du 3 juillet au 22 août. Elle retracera l'histoire de la bibliothèque municipale de Reims. Vous pourrez y découvrir la construction des collections de la bibliothèque, leur installation à l'hôtel de ville, ainsi eue les différentes destructions qui ont eu lieu. « De l'ombre à la lumière mettra aussi en valeur des dessins d'écoliers autour de l'Art déco à Reims. La seconde exposition, intitulée « Beau, rare et précieux. 10 ans d'acquisitions exceptionnelles » à la bibliothèque Carnegie, se déroulera du 15 septembre au 12 décembre 2015

Extrait de l'union du 13/05/2015

    

      

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À Carnegie, le phénomène exponentiel de la numérisation

Depuis 2003, la numérisation a permis à la bibliothèque de protéger ses œuvres et d’offrir à tous, et non à une élite, un formidable patrimoine.


La numérisation des œuvres permet de les protéger et offre une meilleure diffusion.

En mai, la Ville faisait l’acquisition du Cahier bleu de Georges Bataille, dans lequel celui qui était alors adolescent racontait le bombardement de la cathédrale de Reims en 1916. À compter du 12 septembre et jusqu’au 29 novembre, ce très précieux document sera exposé au public dans sa version numérisée dans le cadre du Centenaire 14-18.

Voilà désormais plus de dix ans qu’a été rendue possible, à Reims comme dans le reste du pays, la numérisation des livres et manuscrits des bibliothèques. En 2003, année d’ouverture des premières médiathèques, un service dédié à cette tâche était ainsi créé à la bibliothèque Carnegie et deux agents recrutés ; dans le même temps, la Ville faisait l’acquisition de deux scanners.

En 2013, 12 000 pages numérisées à Carnegie

  « Ceux-ci ont d’abord permis la protection de trois types de documents : manuscrits, presse locale du XIX°  et imprimés. Ceux-ci étaient systématiquement numérisés, permettant ainsi leur pérennisation. Cette gigantesque sauvegarde ciblait également les plus précieux ouvrages « dont certains restent d’une valeur inestimable », rappelle Sabine Maffre. La responsable de Carnegie prend pour exemple cette cinquantaine de manuscrits« datant de l’époque carolingienne, dont certains, écrits à l’encre dorée ou argentée sur des parchemins de couleur pourpre, sont aussi précieux que fragiles. »

La numérisation des œuvres, si elle permet de protéger ces dernières, offre in fine une meilleure diffusion. « La croissance des demandes s’est révélée exponentielle », poursuit Mme Maffre. En 2003, à peine quelques centaines de pages avaient été numérisées ; l’an dernier, elles étaient plus de 12 000… Précisons que ce chiffre inclut demandes externes (chercheurs, particuliers, etc) et internes (en vue de l’organisation d’une exposition, par exemple) à Carnegie. Aujourd’hui, tout le monde peut faire l’acquisition d’une page numérisée d’un document ancien. Carnegie pratique sur ce point un tarif extrêmement attractif : 0,50 euro la page envoyée en fichier quand ailleurs, la même demande vous fera débourser 60 euros. « Notre logique de tarification entre dans une logique de démocratisation de la culture », résume Frédéric Mongin, responsable de la bibliothèque numérique depuis la création de celle-ci, en 2003. En moyenne, le délai d’attente entre demande et envoi du document numérisé est d’un mois. Et comme dans toute photocopieuse, le tarif est dégressif après cinquante pages.»

Rappelons enfin qu’à l’échelle continentale la France reste un pays d’exception pour ce qui concerne la numérisation des biens culturels (livres, films, photos, documents audiovisuels, œuvres d’art), capable de débloquer 750 millions d’euros.

www.bm-reims.fr - (onglet « bibliothèque numérique »)

Mathieu Livoreil

Extrait de l'union du 20/08/2014

    

      

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San Antonio et ouvrages précieux en magasin

Petit bijou de l'Art déco, la bibliothèque Carnegie renferme dans ses entrailles 400.000 documents, des manuscrits moyenâgeux, comme moult polars.


Cinq niveaux de magasins. 14 km de linéaires, une température constante de 18°

En entrant dans le hall majestueux, tout en marbre vert et onyx blond, sous le lustre somptueux du maître verrier rémois Jacques Simon, on s'attend à ne trouver que des chercheurs à petites lunettes rondes dans la salle de lecture. Pas du tout. Ce lieu est ouvert à tous les publics. Et on peut y trouver toutes sortes d'ouvrages tout en savourant le raffinement du lieu, les essences très précieuses des parquets ou les tiroirs de la salle du catalogue contenant toujours des fiches dactylographiées.

Le bâtiment, construit au lendemain de la Première guerre mondiale par l'architecte Max Sainsaulieu grâce à des fonds d'Andrew Carnegie en témoignage de l'amitié franco-américaine, a bénéficié en 2003 d'une rénovation qui a l'élégance de ne pas se voir.

« Ce bâtiment a été conçu pour être une bibliothèque. Les espaces sont très bien réalisés et ils étaient très novateurs à l'époque », assure le conservateur, Sabine Maffre. Avec l'ouverture de la médiathèque Falala, beaucoup de livres ont été transférés et Carnegie est devenue davantage une bibliothèque d'étude et de conservation. Mais on peut toujours y emprunter des documents sous la condition qu'ils aient moins de 40 ans.

En revanche, le public ne peut accéder aux cinq niveaux de magasins en forme d'éventails qui contiennent les ouvrages les plus précieux comme ce manuscrit de la fin du moyen-âge à la décoration exceptionnellement luxueuse ou cet ouvrage religieux du XVI° siècle portant des traces peu reluisantes du vandalisme révolutionnaire.

Outre les livres anciens et patrimoniaux, certains magasins contiennent des livres plus divers provenant d'un élan de solidarité après la guerre ou, plus surprenants encore, des étagères de San Antonio, SAS, et autres Tom Clancy. Il y a plus de 30000 polars provenant de dons.


La très belle salle de lecture avec ses vitraux aux dessins d'abeilles symbolisant le savoir, la connaissance.


L'architecte avait prévu ces bancs cachés pour permettre l'accès à tous les tiroirs


Sabine Maffre, conservateur


Le public n'a pas accès à cette pièce mais peut demander à scanner des pages.

MARIE-CHRISTINE LARDENOIS

Extrait de l'union du 26/03/2014

    

      

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 Bienvenue à la bibliothèque CARNEGIE



Matthieu Gerbault, directeur de la bibliothèque Carnegie, ouvre les portes de l'établissement demain.

Vendredi, samedi, lundi et mardi, la bibliothèque Carnegie organise quatre journées portes ouvertes avant l'ouverture officielle au public qui aura lieu le mercredi 15 juin. Pour tout savoir sur son fonctionnement.

Après deux ans de réhabilitation, la bibliothèque Carnegie part à la découverte de son public. Durant quatre jours, les Rémois pourront ainsi apprécier le travail réalisé par les architectes Jean-Loup Roubert et Jacques Bléhaut. Un travail liant l'esthétique à la technologie.

Les emprunts

La consultation est ouverte à tous. Elle est gratuite et ne nécessite pas d'être inscrit à la bibliothèque.  Une  pièce d'identité est demandée juste le temps de la consultation des documents.

Les conditions d'emprunts de documents sont les mêmes que pour l'ensemble du réseau de lecteur public de Reims. Cependant les ouvrages empruntés à domicile sont les documents édités depuis moins de quaranteans.

Tarifs et horaires

La carte de lecteur est la même pour l'ensemble du réseau : si vous êtes déjà inscrit, par exemple à médiathèque, nul besoin de se réinscrire. Dans le cas contraire, il suffit de se faire établir une carte de lecteur à l'accueil de Carnegie sur présentation d'une pièce d'identité et d'un justificatif de domicile.

Tarifs pour les Rémois de plus de 16 ans :10 euros. Pour les moins de 16 ans, scolaires, étudiants, demandeurs d'emploi, Rmistes :gratuit.

Pour les non Rémois de plus de 16 ans : 25 euros. Pour les moins de 16 ans : 10 euros.

Pour les étudiants, demandeurs d'emploi, Rmistes : gratuit.

La bibliothèque est ouverte le mardi, mercredi, vendredi de 10 à 13 heures et de14 à 19 heures, le samedi de 10 à 13 heures et de 14 à 18 heures et le jeudi de 14 à 19 heures.

Les conditions de consultation

Le public dispose d'un accès au catalogue informatisé presque complet. En salle de lecture, on peut accéder à sept postes informatiques pour la consultation de CD Roms thématiques ou encore pour la consultation de sites Internet sélectionnés.

Des installations de prises électriques sur les tables de consultations permettent le branchement des portables. Une salle du patrimoine permet la consultation des documents les plus précieux avec des casiers à l'entrée et un accueil personnalisé.

Les collections

Le fonds ancien possède des collections manuscrites dont les pièces maîtresses sont des manuscrits carolingiens, les premiers imprimés datant du XV" siècle... Ces collections proviennent des saisies révolutionnaires. Certaines éditions sont très rares voire uniques.

Ensuite, les collections régionales : livres, périodiques... À noter que la consultation la plus demandée est celle des numéros de l'union dont Carnegie conserve la collection complète depuis la création le 30 août 1944.

Il existe également une très belle collection d'affichés, dessins, cartes postales, gravures, photographies... dont celle d'Henri Deneux, architecte chargé de la restauration de la cathédrale.

On ne peut oublier le fonds d'études composé d'ouvrages encyclopédiques de niveau universitaire et une collection de dépôt légal du roman policier.

Programme des portes ouvertes

 Les journées portes ouvertes de la bibliothèque Carnegie auront lieu le vendredi 10, samedi II, lundi 13 et  mardi 14 juin de 10 heures à 13 heures et de 14 heures à 18 heures.

Le personnel de la bibliothèque fera visiter successivement le hall, la salle de lecture, la salle d'exposition, celle du catalogue, qui ont retrouvé leur splendeur d'origine avec la restauration de tous les éléments de décoration, boiseries, vitraux... tous emblématiques de l'art déco. Toutes ces salles sont désormais dotées de l'accès aux nouvelles technologies tout en respectant les normes d'accessibilité du public en vigueur.

La visite se terminera par un passage dans les magasins de stockage qui abritent les collections et par la présentation de deux espaces créés au rez-de-jardin : la salle pédagogique et la salle de conférence. La durée prévisible de chaque visite est de trente minutes environs.

À noter : le samedi 11 juin de 14 heures à 17 heures s'intercaleront des « lectures-déambulations » réalisées par des acteurs de la Comédie de Reims.


Quatre jours pour (re)découvrir Carnegie

Sophie Claeys-Pergament

Extrait de l'union du 09/06/2005

    

      

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Bibliothèque Carnégie : c'est beau, c'est art déco

Les Rémois pourront découvrir cet édifice dans toute sa splendeur d'origine. De fait, les architectes ont travaillé sur les plans d'origine pour accompagner cette réhabilitation d'envergure.

 
L'ouverture au public de la bibliothèque Carnegie aura lieu au mois de juin.

Amis intellectuels votre heure est enfin venue. Après trois ans d'abstinence, la consultation des fonds anciens dont certains datent de l'époque carolingienne est enfin possible.

Dès la mi-juin, la bibliothèque Carnegie vas ouvrir au public. Dans toute sa splendeur d'origine. De fait, l'établissement retrouve ses lambris d'époque et sa vocation première : celle d'une bibliothèque d'études et de recherches. Comme le souligne Jean-Louis Schneiter, maire (divers droite) : « le but était de remettre Carnegie aux normes en vigueur, améliorer les conditions de conservation des documents et magnifier le décor d'origine ».

L'objectif a été atteint. Ce « retour aux sources » a permis de mettre en exergue le style de  Max  Sainsaulieu.  Ainsi  pour l'anecdote, le lino posé dans les années 1970 recouvrant  la  vétusté  salle  de  prêt (actuellement salle d'exposition) de Carnegie recouvrait un  magnifique  parquet  en mosaïque en bois de buis. Une merveille. En fait, tout est à l'avenant : quatre-vingt ans plus tard toute l'intégrité physique du bâtiment est revenue à la vie : « Nous avons retrouvé la composition de base grâce aux plans de Max Sainsaulieu et trouver là une fonctionnalité parfaite », indique Jean-Louis Roubert,  architecte co-signataire du programme de réhabilitation avec Jacques Bléhaut.

Un accueil plus pratique.

Bien évidemment, les œuvres de Simon et Gruber ont été restaurées de façon minutieuse à l'aide d'archives des verriers et deverre d'époque. Et il suffit d'entrer dans le hallpour mieux comprendre ce que représentel'Art Déco. Seule concession a notre époque : un accueil plus pratique. Pour autant la modification est quasiment invisible pour les personnes accoutumées des lieux. En revanche, le défi technique pour sauvegarder la beauté originelle de la bibliothèque en y associant des éléments technologiques indispensables a été à la hauteur du chantier (six millions d'euros).

En effet, chauffage, ventilation climatisation (au gaz naturel), éclairage, ascenseur, moyen de levage et signalétique se font particulièrement discrets. À l'instar, des nombreux fils électriques dans la salle de lecture refaite à l'identique : « Ils sont intégrés dans les meubles. Eux-mêmes étant des copies du mobilier d'époque ». On peut brancher son portable, consulter des bases de documents, des sites internet dans l'univers cossu des années vingt.

En cette matière, la salle des catalogues où des fichiers d'un autre temps se succèdent dissimule un écran d'ordinateur. L'esthétisme d'un passé glorieux au service de la facilité du temps présent.

Depuis 2001, jusque-là indisponibles, les 500.000 documents (notamment les anciens numéros de l'union conservés depuis 1944, la collection la plus demandée) sont en train d'être de nouveau aménagés sur le site. On pourra les consulter à partir du mois de juin.

Toutefois indépendamment de ses prestigieuses collections, il est bien évident que la bibliothèque Carnegie est également en passe de venir un dès plus beaux monuments de la cité des sacres. À voir absolument.

Sophie Claeys-Pergament


La salle de lecture de la bibliothèque Carnegie.

Le reflet de l'histoire de Reims

Carnegie est le reflet de l'histoire de Reims. Cette bibliothèque peut être considérée comme un des emblèmes de la Reconstruction. Elle doit son existence à l'écossais. Andrew Carnegie. Celui-ci a émigré aux États-Unis avec sa famille en 1848 et fait fortune dans le secteur de l'acier. Retiré des affaires en 1905, il consacre une part de ses revenus à créer une fondation portant son nom à but philanthropique. « C'est donc la Dotation Carnegie pour la paix internationale qui décide de financer plusieurs actions dans divers pays d'Europe après la Première guerre mondiale. Chaque pays ayant particulièrement souffert de la guerre devait choisir l'un de ses villes afin qu'elle bénéficie d'une bibliothèque. Pour la France, c'est Reims qui a été choisi », explique Delphine Quéreux, directrice de la bibliothèque Carnegie.

De fait, le 3 mai 1917, un obus incendiaire avait détruit la bibliothèque municipale de Reims située alors au premier étage de l'hôtel de ville. La Fondation Carnegie a donc doté la ville de 200.000 dollars (3,5 millions de francs) pour construire et aménager la bibliothèque.

L'acquisition du terrain et le fonctionnement de l'équipement étaient pris en charge par la ville. La bibliothèque a été inaugurée le 10 juin 1928 en présence du président de la République Gaston Doumergue et de l'ambassadeur des États-Unis Myron T. Herrick. Andrew Carnegie est décédé en 1919.

S.C.P


Delphine Quéreux, directrice de la bibliothèque Carnegie et la statue d' Andrew CARNEGIE

Extrait de l'union du 22/03/2005

    

      

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La bibliothèque Carnegie souffle
le chaud et le froid



Parmi les contraintes imposées à Alain Garnier (en médaillon)
par le bâtiment classé : la dissimulation des installations
Photo : Thierry Spehner

0 degrés en été, 16 degrés en hiver avec des tolérances de plus ou moins 2 degrés et un taux d'humidité de 50 % (+ ou -5 %) toute l'année : telles sont les conditions climatiques imposées par le ministère de la Culture pour préserver les livres et objets précieux. C'est dansce contexte qu'il a fallu à Reims concevoir et réaliser les installations de la bibliothèque Carnegie avec une contrainte supplémentaire : l'impossibilité d' avoir un système d'évacuation visible de l'extérieur, le bâtiment étant classé.

C'est dans ce contexte que le cabinet Alain Garnier (1), spécialisé dans le génie climatique (chauffage, climatisation, fluides. .. ) a finalement fait le choix d' une chaufferie fonctionnant au gaz naturel. Installé dans un puits de lumière, l'équipement permet également, grâce à une machine à absorption à réchauffage direct fonctionnant au bromure de lithium, de produire de l'eau galée pour assurer la climatisation de la bibliothèque. L'ensemble bénéficie d'une gestion technique centralisée qui permet un suivi àdistance.

La fiabilité des installations, la cohérence économique (coût énergétique le moins cher possible toute l'année), la dissimulation des installations, les faibles nuisances et l'assistance permanente à distance sont autant de critères qui ont milité pour un choix technique permettant l'amélioration des conditions de conservation des collections.

(l) Le cabinet Garnier, qui est notamment intervenu ces dernières années dans la conception et la réalisation de la climatisation des loges du stade Duguauguez à Sedan et dans tes installations de la nouvelle tranche de l'hôtel de la Paix à Reims, a également été retenu pour le futur centre européen de sports de glisse,appelé à voir le jour à Antoing en Belgique.

Extrait de l'union du 16/12/2004

    

      

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La nouvelle jeunesse de la

bibliothèque Carnégie

Depuis juin 2003, Carnegie est en plein travaux de réhabilitation dans le but de lui redonner sa fonction d'origine : celle d'une bibliothèque d'études et de recherches.

Accessibilité, conformité et sécurité, tels sont les objectifs de la réhabilitation de la bibliothèque Carnégie. Débutés en juin 2003, les travaux ont été entrepris dans le but d'actualiser le réseau de lecteurs par rapport a la taille de la ville.

« On a voulu mettre en place un système adapté en qualité, doté de nouveaux équipements. De plus, Carnegie entrait dans le cadre de la bibliothèque municipale à vocation régionale. On a profité de l'ouverture de la médiathèque pour la mettre aux normes d'accès du public. Il s'agit d'une remise en état et d'un embellissement du bâtiment » explique Mario Rossi, adjoint au maire chargé de la culture.

En un an de travaux, de nombreuses modifications ont déjà été effectuées. Plus d'une quarantaine d'ouvriers travaillent chaque jour sur le chantier.

Si les architectes n'ont pas voulu la transformer, ils ont cherché à l'adapter au mieux afin de redonner du caractère à l'œuvre de Max Sainsaulieu.

« Quand un ouvrage est bien étudié, il est simple de l'adapter» déclare enthousiaste Denis Chrepek, chef de service « grands projets. ». La première nouveauté se remarque dès l'entrée. En effet, l'accès à la bibliothèque se fera de nouveau par la porte principale. « Les ouvriers l'ont sablée et ont fait réapparaître les cabochons en bronze » confie-t-il.

Le lustre qui trône dans le hall décoré de marbre a aussi bénéficié d'un nettoyage et les vitraux des fenêtres ont été démontés, puis reposés en juin dernier par l'atelier Simon.

Facilités d'accès pour les handicapés

Mise en valeur des murs, création d'escaliers, ajout d'ascenseur, les architectes ont voulu rendre les lieux plus modernes et accessibles tout en conservant le style.

« Dans 8 jours, on pose le montant pour les personnes handicapées ainsi que deux mains courantes pour celles à mobilité réduite. La hauteur des tables a été modifiée et chaque place agrandie dans cette optique » ajoute Delphine Quereux-Sbaï, directrice de l'ensemble des bibliothèques.

Pas toujours facile de transformer les locaux en raison des contraintes. Les architectes ont dû ruser en alliant finesse et haute technologie.

« Pour des raisons d'hygiène et pour offrir un environnement climatique stable aux collections, il a fallu mettre en place une installation thermique. Comme on manquait d'espace, on a comblé les vides. La chaufferie est désormais située sous la verrière » expose Hervé Oudinot, architecte à la maîtrise d'œuvre.

L'ouvrage le plus laborieux a eu lieu en sous-sol. Le rez-de-jardin, qui abritait depuis la Première Guerre mondiale, les archives municipales, accueillera à la place les réserves précieuses. Pour ce faire, les ouvriers ont remis les sols à niveau et modifié les structures.

Un travail de longue haleine, qui devrait être quasiment terminé pour les journées du patrimoine le 18 et 19 septembre 2004.

Toutefois, Carnegie ne rouvrira ses portes aux Rémois qu'en juin 2005, le temps de fignoler les détails et réinstaller le mobilier.


La vasque située à l'entrée fait l'objet d'une restauration précise et soignée.


Un important travail a été réalisé sur les menuiseries afin de leur redonner leur éclat d'origine.

Des nouveautés

Inscrite à l'inventaire des Monuments historiques en raison de son architecture Art déco, la bibliothèque Carnegie est le symbole de la reconstruction à Reims. D'une surface de 4.140 m2, le coût s'élève à 5.3 millions d'euros dont 40% financés par la ville, 40 autres par l'Etat et 20 par la région. Le déménagement définitif des archives municipales permet de proposer de nouveaux services.

Une salle de conférence pouvant recevoir une quarantaine de personnes, des salles d'animation, d'exposition, des ateliers pédagogiques et des moyens technologiques modernes (prises de courant, accès Internet) vont être mises à  disposition  du  public.

Quinze personnes travaillant à plein temps se chargeront du bon fonctionnement du bâtiment. Pour protéger les éléments de valeur, les marbres ont été recouverts par des plaques de bois et les escaliers plâtrés pendant la durée des travaux. Par précaution, la ville a choisi d'effectuer les premières rénovations après le transfert de toutes les collections et des documents.

Pour l'heure, les mobiliers sont toujours en cours de restauration.

Dès la rentrée, Carnegie fraîchement ravalée accueillera son nouveau conservateur Matthieu Gerbault.

Aurore Chabaud

Extrait de l'union du 05/08/2004    

    

      

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Expositionns

 

 

Pour l’amour des livres

Présentée à Carnégie et prenant part à la recherche universitaire, une exposition met en lumière la vie et l’œuvre de de l’illustre Rémois Victor Diancourt jusqu’au 10 décembre.

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Victor Diancourt est né en 1825 et décédé en 1910.

C’est un fonds particulièrement précieux que celui de Victor Diancourt, grand bibliophile et collectionneur, reflétant un goût prononcé pour la Révolution, le théâtre et les ouvrages illustrés (Toulouse-Lautrec…). Les nombreuses reliures et photographies témoignent de l’engouement pour les livres de cet avocat devenu négociant en tissus, maire de Reims, député et sénateur. Il légua 20000 volumes à la Ville en 1910, mais seulement 3000 pièces ont pu être sauvées de l’incendie de l’hôtel de ville en 1917. Des sculptures, émaux (représentant Lamartine et Hugo), peintures, médailles ou estampes complètent la collection, extraite des 500 oeuvres que Diancourt légua au musée des Beaux-Arts. Le public pourra consulter une tablette tactile et acquérir le catalogue (64 pages, 12 euros).

Fonds d’écran à télécharger sur www.bm-reims.fr

Extrait de RA N° 326 de 12/2016

La collection extraordinaire de Mr le maire

Au XIX° siècle, le sénateur-Maire de Reims, Victor DIANCOURT était uin passionné de lecture et de livres. Il a monté une incroyable collection … évoquée à la bibliothèque Carnegie


1 - Sabine Maffre présente Victor Diancourt


2 - Caricature de Victor Diancourt.


3 -  L’ancienne bibliothèque de l'Hôtel de Ville ... qui sera dévorée par les flammes, lors de la première guerre mondiale


4 – L’une des lithos de Toulouse-Lautrec

Le smartphone et le numérique sont des inventions merveilleuses. Mais que restera-t-il de nos responsables politiques dans un siècle deux ?... Pour Victor Diancourt, là question ne se pose pas. Ancien parlementaire et maire de Reims, cet érudit raffine s’est passionné pour la lecture et les livres. Il s'est constitué une incroyable collection de plus de 22.000 ouvrages qu'il a légués à la Ville. Une partie seulement nous est arrivée. Que la Bibliothèque Carnegie évoque dans son exposition automnale.

Après ses études au collège des Bons-Enfants, Victor Diancourt monte à Paris et devient avocat. Mais il revient vite à Reims où il assure sa prospérité dans Ie négoce de tissu. Parallèlement, il mène une carrière politique brillante à partir de 1848, à la tête du Parti Républicain. En 1869, il entre au conseil municipal. Son ascension le conduira successivement dans les sièges de maire, député et sénateur.

Dans sa vie personnelle, Victor Diancourt lit beaucoup. Enormément. Il accumule jusqu'à 22 000 ouvrages. Ses thèmes de prédilection sont la Révolution, le monde du théâtre et les ouvrages illustrés. Il partage sa passion avec d'autres bibliophiles, rencontre des artistes, enrichit ses livres de leurs illustrations.

A la fin de sa vie, M. Diancourt fait don de sa prestigieuse collection à la ville qu'il a tant aimée. On est en 1910. A l'époque, la bibliothèque municipale est installée dans l'hôtel de ville. Hélas, quatre ans plus tard, la Grande Guerre éclate. Les bombardements font rage au-dessus de Reims. L'hôtel de ville flambe ... et avec lui une partie des collections qu'il abrite. Il ne reste que 3.000 ouvrages de Victor Diancourt.

Heureusement. il avait accumulé tant de trésors qu'il nous en reste quelques-uns. parmi lesquels deux incunables (imprimés avant 1500). Parmi ces ouvrages inestimables, explique Sabine Maffre, la directrice de Carnegie, celui-ci qui a été illustré par Toulouse-Lautrec. Son texte est signé ... Georges Clemenceau. Pendant trois mois, la bibliothèque de Reims va évoquer « le goût des livres » da Victor Diancourt. Un voyage dans le temps et dans la culture au sens le plus noble du terme. Merci Monsieur le maire !

Les dons et legs de livres

Une bonne partie des 400.000 livres et ouvrages de la Bibliothèque municipale de Reims provient de collectons privées données ou léguées à la Ville. Ne sont acceptés que les ouvrages présentant un Intérêt documentaire, culturel ou historique certain. On peut faire un don officieux. Ou passer par le notalre pour une dation (pour payer ses impôts) ; une donation (de son vivant) ou un legs (par testament. Parmi les dons, celui de Louis Dumur. l'écrivain genevois et cofondateur des éditons du Merrura de France, dont les fils ont offert la collection de leur père dans l'entre-deux guerre pour contribuer à l'enrichissement du fonds rémois détruit en 1914/18. La collection  Dumur sera présentée en 2017.

 J.-F. SCHERPEREEL -

Le Goût des livres de Victor Diancourt. Du 9 septembre au 10 décembre 2016. Bibliothèque Carnegie 

Extrait de mag N°171 09-2016

    

      

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La bibliothèque Carnegie met en lumière les trésors acquis depuis dix ans

Les pièces achetées par l’équipe de la bibliothèque Carnegie ont en point commun d’être belles, rares et précieuses. Une exposition leur est consacrée jusqu’en décembre.


Sabine Maffre devant la vitrine consacrée à «
Amal et la lettre du roi » illustré par des gravures de Japonais Foujita.

« Chaque année, nous enrichissons nos collections pour les rendre plus attractives »
Sabine Maffre. Conservatrice

En imaginant « Beau, rare et précieux », l'exposition à voir jusqu'en décembre à la bibliothèque Carnegie, Sabine Maffre avait une idée en tête: montrer au public que la bibliothèque rémoise « d'étude et du patrimoine », qui abrite de très nombreux livres anciens, ne vit pas sur ses acquis, « Chaque année, nous enrichissons nos collections pour les rendre plus attractives et présenter des choses nouvelles aux visiteurs. »

Disposant d'un budget annuel d'environ 50.000 euros pour faire son « marché », la conservatrice, responsable de Carnegie et des fonds patrimoniaux de, la bibliothèque municipale de Reims, est toujours à l'affût de pièces qui ont un lien direct avec des objets déjà présents à Reims ou avec l'histoire de la ville et de ses personnages célèbres. Pour cette exposition, l'accent est mis sur les acquisitions de ces dix dernières années, Pourquoi cette période ? Parce que l'année 2015 marque les dix ans de la réouverture de la bibliothèque, fermée pendant deux ans pour rénovation, en 2004 et 2005.

Des dans des legs des achats et des opérations de mécénat

« Cette exposition est l'occasion de revenir sur l'histoire de Carnegie, en nous penchant sur le bâtiment, emblème dil style Art déco à Reims, mais aussi sur les collections précieuses qu'elle conserve, indique Sabine Maffre. Elle s'inscrit dans le droit fil des expositions organisées précédemment : « Trésors de la bibliothèque municipale de Reims » en 1978 et « 20 ans d'acquisitions patrimoniales. » Les documents qui ont enrichi ces dix dernières années les fonds de Carnegie ont été achetés dans des galeries, des librairies anciennes ou dans des salles de ventes. D'autres proviennent de dons, de legs ou d'opérations de mécénat.

En 2014, entrait dans les collections l'inestimable Cahier bleu de Georges Bataille. L'exposition met par exemple en valeur plusieurs documents autour du Livret des folastries de Pierre de Ronsard, La bibliothèque a acquis une édition illustrée par Jean Berque, avec quatorze cuivres en couleurs, « Cet achat en vente publique date du 29 avril 2015. Il s'agit d'un tirage à 350 exemplaires sur vélin de Lana, celui-ci était le N° 7 », précise Sabine Maffre. Une autre vitrine est consacrée à Amal et la lettre du roi de Rabindranath Tagore. L'ouvrage, publié en 1922 et traduit par André Gide, est illustré de gravures sur bois de Foujita. À côté du livre imprimé sont exposés la maquette originale et l'un des bois originaux gravés par Foujita. La maquette originale complète est intéressante pour ses annotations, ses corrections et le montage collé du texte et des gravures. Elle est accompagnée d'un exemplaire hors-commerce et d'une suite de dix épreuves sur papier ancien du Japon. Ces pièces ont été acquises en 2013 à la librairie Patrice jeudi à Paris.

Un magnifique livre enluminé du XV° siècle

« Beau, rare et précieux. 10 ans d'acquisitions exceptionnelles à la bibliothèque Carnegie » est 'aussi l'occasion de découvrir Horae ad usum Remensem, dites Heures de Marguerite Cuissotte, un livre enluminé vers 1460, avec une reliure de veau brun estampé à froid sur planche (ais) de bois. Ce trésor a été déniché en février 2007, dans la librairie Antiquariat, à Ramsen en Suisse.

Valérie COULET

• Exposition à voir jusqu'au 12 décembre à la librairie Carnegie. Ouverture le jeudi de 14, à 19 heures. le mardi, mercredi et vendredi de 10 à U heures et de 14 à 19 heures, le samedi de 10 à 13 heures et de 14 à 18 heure. Entrée libre. Visite commentée les 21 novembre et 12 décembre à 14 heures. Catalogue de l’exposition en vente à l'accueil de la bibliothèque, 10 euros.

Par Valérie Coulet

Extrait de l'union du 26/10/2015

    

      

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