Le Cirque Educatif 2011  

 2012  -  2013

Notice

Quelques photos de la visite du 27/01/2011

Répertoire 


 La Presse

         

 Quand Reims fait son cirque…
Le cirque inspire dix artistes
Hugues Hotier : « J'ai payé mes études en faisant le clown »
Cirque éducatif ce week-end : Avant la magie, le travail
Le Cirque éducatif fête ses 30 ans

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques photos de la visite du 27/01/2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le livret pédagogique du
Cirque éducatif 2011

 « On connaît la musique ! »

 

Construit autour d'un thème qui lui donne sa cohésion, progressant au fil d'un scénario soutenu par des textes originaux, accompagné par un orchestre, le spectacle du Cirque éducatif est conçu pour une exploitation en classe. A cette fin, l'Association Cirque éducatif met à la disposition des enseignants le Livret pédagogique du spectacle.

Elaboré par un groupe de travail composé principalement d'enseignants et de conseillers pédagogiques de l'Education Nationale de l'Académie de Reims, il est envoyé gratuitement par courrier électronique aux établissements ayant réservé pour le nouveau spectacle.

Demande à adresser par courriel à anne-marie.perron@laposte.net.

En plus du spectacle, le DVD «Quand le Cirque s'en vient » fait l'objet d'une attention particulière : le livret comporte des propositions d'utilisation de ce document pédagogique exceptionnel. Ce DVD présente en effet, sous une forme agréable, tout ce qui se passe entre l'arrivée du premier convoi dans l'enceinte du cirque et l'entrée en piste du premier artiste lors de la première représentation. L'installation du "village", les soins aux animaux et les contrôles vétérinaires, les répétitions, le travail d'administration, de gestion, de réservation, de placement...

Rien n'y manque. C'est la vie quotidienne et le travail d'un cirque qui sont exposés là.

Durée : 48 minutes. Prix : 10 €  sur place, frais de port en sus si commande.

A l'occasion du 30° anniversaire du Cirque éducatif à Reims, une version imprimée en quadrichromie du  Livret pédagogique du spectacle 2011 sera offerte à ceux qui acquerront le DVD.

Renseignements et commande : cirque.educatif@wanadoo.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand Reims fait son cirque…

 
Deux teintes majeures participent à la décoration du cirque : le bleu et l'ocre doré.

ON le sait, la Grande Guerre a transformé Reims en un gigantesque champ de ruines. Miraculeusement, le cirque municipal -un polygone à seize faces, de trois étages, et de 33 mètres de diamètre, financé en partie grâce à une souscription publique- en est sorti presque indemne, à l'exception de son décor d'inspiration antique qui dût être remplacé.
L'idée de le détruire ne vient plus à quiconque désormais. Surtout lorsqu'on passe devant cet emblème presque naturel du parc de la Patte d'Oie, à deux pas du canal et du moderne centre des congrès. Son association avec le Manège voisin constitue un ensemble stylistique unique en France, en pierres de taille et briques rouges, même si le couloir de jonction entre les deux bâtiments n'a jamais été construit ainsi que le prévoyaient les plans de l'architecte Narcisse Brunette dessinés en 1865.
Pourtant, à l'instar de villes comme Rouen, Valenciennes et même Paris (pour le Médrano), Reims s'est bel et bien posé la question de l'éradication de ces bâtiments dans les années 70, mais n'a pas, elle, franchi le pas. Oui, le cirque de Reims est un survivant récent de l'urbanisation. Alors qu'il prenait l'eau et croupissait dans un triste état, il doit sa sauvegarde à la décision de le conserver prise par la municipalité Taittinger en 1975 qui opta pour une rénovation par tranches successives.
Tant et si bien qu'au début des années 80, il redevint l'une des principales et rares salles de spectacles de la ville et le support d'une nouvelle politique culturelle destinée à sa renommée. Cirque et manège sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. C'est une chance, car de tels bâtiments se comptent en France avec moins de dix doigts, et celui de Reims passe pour être l'un des plus beaux.

    Une jauge de 1 000 places

Le visiteur d'aujourd'hui, s'agissant de l'intérieur du cirque, peut être surpris de sa décoration très sobre, presque épurée, et du bleu dominant des gradins. En fait, ce coloris pompéien, comme le reste, rappelle simplement les origines des lieux et le souci d'une restauration à l'identique de ce qui subsistait après guerre. Mais avant d'en arriver là, il franchit nécessairement l'immense double porte rouge d'entrée. A cet endroit, le sol présente un aspect particulièrement usagé comme une route ancienne, marqué des passages répétés des artistes et des animaux de tout poil et de tout poids qui se sont produits ici, et continuent de le faire.
La seconde surprise est aérienne. Il s'agit du gril technique qui occupe toute la surface du plafond sur 17 mètres de diamètre et qui pèse 8 700 kilos. C'est un système de cheminements métalliques qui permet aux techniciens de préparer les équipements des spectacles, tels que les trapèzes des acrobates ou les projecteurs et autres enceintes acoustiques. On n'accède au gril que par une nacelle électrique qui descend jusqu'à la piste.
Personne ne reste sur le gril pendant les spectacles : absolument tous les réglages sont préparés avant, puis commandés depuis la cabine régie, son et lumière, située en haut des gradins.
Ceux-ci peuvent accueillir potentiellement 1 300 personnes. « En réalité, la jauge est de 1 000 places » rectifie Guillaume Schmitt, responsable de la communication du Manège. Car les places les moins bonnes, comme sur la plus haute rangée de bancs, ou celles que masquent les seize piliers garnis chacun de lustres tulipes de sept lampes style art déco, ne sont pas vendues.
En revanche, que l'on soit assis sur un simple banc du haut sans dossier, ou sur les sièges nettement plus confortables de la partie basse qui entourent la piste de 13 mètres de diamètre, on paie le même prix. On ne peut réserver, il faut arriver à l'heure, et les premiers venus sont les mieux servis.

 

Jean-Michel FRANÇOIS

 La légende de Buffalo Bill

Le Cirque de Reims connaît depuis sa création une fréquentation particulièrement hétéroclite. A commencer par les représentations du cirque éducatif, si cher au jeune public, qui vient de connaître sa 30e édition.
Grâce à l'actuelle directrice du Manège (*), la chorégraphe Stéphanie Aubin, les amateurs apprécient une riche programmation, dont le spectacle de Merce Cunningham donné en 2002 est un exemple des plus significatifs. Des vedettes telles que lui, il en est passé des milliers, mais pas Buffalo Bill, comme on a pu le croire. En fait, le réputé tueur de bisons est effectivement venu à Reims, mais sous son propre chapiteau avec lequel il tournait de ville en ville.
En revanche, il n'existe aucun doute quant à la venue de Johann Strauss (fils) qui, quelques mois après l'inauguration du cirque le 21 avril 1867, y dirige l'ouverture de Tannhaüser. Le cirque devient un lieu de rendez-vous hautement culturels, comme en témoignent les prestations longuement applaudies de Sarah Bernhardt, mais s'adapte et se transforme à toutes les situations. Tantôt salle de cinéma (dès 1896), bassin pour jeux aquatiques, ring pour championnats de boxe ou rencontre de catch, évidemment piste pour cirques parmi les plus prestigieux, mais aussi lieu de rencontres d'intellectuels, de réunions politiques enflammées.
Pendant des années, le cirque fut en quelque sorte le centre du monde de Reims, jusqu'à son déclin sur la fin du XXe siècle, qui va de paire avec la déchéance du Manège, passé des écuries et aux leçons d'équitation, à un simple boulodrome ! Il était temps que ça change…


(*) Le Cirque est aujourd'hui identifié sous l'appellation « Le Manège de Reims, Scène nationale ».

Extrait de l''union du 20/08/2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le cirque inspire dix artistes

 
Le talent des artistes a été apprécié par les personnalités de la Ville et du Cirque éducatif.

 L'exposition intitulée « Le cirque inspire les peintres» est encore visible dans le hall de l'hôtel de ville de Reims pour quelques jours : organisée dans le cadre du 30e anniversaire du Cirque éducatif, elle rassemble les œuvres de dix artistes dont le talent a été salué unaniment lors du vernissage par les élus et les représentants de l'Education nationale ou d'associations.
A cette occasion, l'adjoint Jean-Claude Laval a comparé les liens qui unissent Reims avec le Cirque éducatif à ceux d'un mariage - où compréhension et intelligence sont facteurs de longévité - soulignant que « le cirque est en soi une grande tradition populaire et l'hôtel de ville se devait d'accueillir cette exposition ».
Hugues Hotier a, pour sa part, rappelé sa ligne de conduite qui est de ne pas dissocier le divertissement et la culture : ce 30e anniversaire le démontre en dialoguant avec les autres formes d'expression liées aux ressources locales.
Il a aussi évoqué la mémoire de Michel Hamaide, une des figures de la culture populaire à Reims qui, il y a 30 ans, « avait embarqué les enseignants qui lui faisaient confiance » dans cette création à la fois ludique et éducative.
A noter que d'autres expositions consacrées au cirque sont prévues : du 18 au 31 janvier, au centre international de séjour, avec les travaux de l'atelier AVF Reims animé par Maurice Marx et du 17 au 28 janvier, à la Maison de la Vie associative, avec des œuvres plastiques réalisées par des personnes handicapées.

« Le cirque inspire les peintres », Hôtel de ville de Reims jusqu'au samedi 15 janvier inclus

Extrait de l''union du 14/01/2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Hugues Hotier :

« J'ai payé mes études en faisant le clown »



Cirque éducatif : 30 ans de bons et loyaux services... avec en tête Monsieur Loyal.

 Depuis 1982, le Cirque Éducatif prend ses quartiers à Reims pour un mois de spectacle mêlant clowns, acrobates et ménagerie. Hugues Hotier, son fondateur et Monsieur Loyal, évoque cette aventure extraordinaire qui émerveille petits et grands depuis 30 ans.


Fondateur du Cirque Educatif, Hugues Hotier est aussi le Monsieur Loyal du spectacle.


Les Rossyann (France), clowns. Laure´ats du festival de Monte-Carlo 2010.


Kim Kenneth (Danemark), grande illusion : spectaculaire et original, ce nume´ro est agaçant ... parce qu’on n’y comprend rien !


La troupe acrobatique de Puyang (Chine) : cette troupe de 9 personnes repre´sente la perfection des grands classiques de l’acrobatie chinoise.


Rosi Hochegger (Allemagne) et son cheval qui joue la come´die.

L'Hebdo du Vendredi : Comment est né le Cirque Éducatif ?

Hugues Hotier : A l'origine, en 1975, il s'agissait de sauvegarder le cirque en dur de Douai qui était menacé de démolition. J'ai alors proposé au maire de l'époque de vérifier si le cirque n'intéressait réellement plus personne. Dans mon esprit cela ne devait être qu'une fois. Mon épouse possédait une agence de spectacle et j'étais moi-même clown et ventriloque. Nous avons monté un premier spectacle et ça a marché. On a fait 9 000 spectateurs. C'était inespéré. L'année suivante, nous avons confirmé cet engouement avec 12 000 spectateurs. Mais pour pérenniser cette expérience il fallait augmenter les représentations. Sachant qu'il y avait aussi à Reims un cirque en dur, j'ai alors écrit au maire (Jean Taittinger) afin de lui proposer le même spectacle. Il ne m'a jamais répondu. C'est finalement en 1980, sous la mandature suivante, qu'une adjointe de Claude Lamblin, Claudie Reb, a retrouvé ma lettre et m'a approché. En 1981, un protocole était signé avec la ville de Reims.

H.D.V. D'où vous vient cette passion pour le cirque ?

H.H. : Ma famille est d'origine modeste. Je suis né en 1940 dans un milieu ouvrier. Pendant la période d'après guerre, un cirque s'installait chaque été à Douai au mois de juillet. J'ai donc découvert le cirque grâce à la municipalité qui le 14 juillet emmenait gratuitement les enfants des écoles. Jusqu'alors, faute de moyens, je devais me contenter de visiter la ménagerie. Ces souvenirs d'enfances sont très forts. Puis vers 16 ans, j'ai commencé à apprendre les marionnettes. J'étais aussi fasciné par les clowns et leurs techniques de communication. Je trouve incroyable leur puissance gestuelle et les rapports qu'ils entretiennent avec les enfants. J'ai su alors que je voulais être clown. Ma mère m'a dit d'accord, mais à la condition de ne pas être ridicule. Finalement, j'ai payé mes études en faisant le clown mais aussi en étant arbitre de catch et chanteur (Il a été enseignant en collège avant de devenir professeur d'Université).

H.D.V. : En 1982, imaginiez-vous que le Cirque Éducatif allait perdurer jusqu'à aujourd'hui ?

H.H. : A partir de 1978, dès la 3ème année, on a envisagé la pérennité de ce spectacle en y ajoutant l'outil éducatif. Aussi, quand on est arrivés à Reims en 1982, le support pédagogique était prêt. Il n'y a qu'en 1984 que j'ai cru que tout était fini car j'ai été victime d'un grave accident cardiaque. C'est d'ailleurs cette même année que le nouveau maire de Douai, Jacques Vernier, nous a virés.

H.D.V. : Pourquoi ?

H.H. : En 1984, c'était une année électorale. Les trois principaux candidats en lice pour la mairie de Douai m'ont sollicité pour figurer sur leur liste. J'ai refusé car la politique ne m'intéresse pas, mais j'ai interrogé les candidats sur ce qu'ils comptaient faire du Cirque Éducatif. Parallèlement, j'ai également fait circuler une pétition de soutien qui a recueilli 19 000 signatures. France 3 et le magazine Pèlerin m'ont même nommé "l'homme positif" cette année là. Je pense donc que je devais gêner. Heureusement, la commune de Sin-le-Noble, limitrophe à Douai, nous a proposé de continuer l'aventure sur son territoire sous un chapiteau traditionnel.

H.D.V. : Quel regard portez-vous sur le cirque d'aujourd'hui ?

H.H. : Le cirque ne doit surtout pas être intellectuel. C'est d'abord fait pour recevoir des émotions. Quand je vais écouter du Mozart, j'y vais pour vivre des émotions. Le cirque classique est sur le même registre. Je trouve le cirque contemporain trop intellectuel. On ne doit pas avoir besoin d'un mode d'emploi pour aller au cirque. Je trouve également que techniquement le cirque classique est supérieur au cirque contemporain. Je pense également que ce dernier joue parfois trop la provocation. Je me souviens par exemple d'un spectacle de la troupe Iota où pendant leur numéro une jeune fille arrivait et se déshabillait totalement avant de ramasser ses habits et de repartir en coulisses.

H.D.V. : Depuis plusieurs années, des rumeurs laissent entendre que le Cirque Éducatif de Reims pourrait disparaître dans sa forme actuelle. Qu'en est-il réellement ?

H.H. : Depuis 2009, je suis passé de l'inquiétude à l'incertitude. D'un côté je rencontre des élus qui me témoignent leur soutien et de l'autre on me dit que le cirque doit évoluer. C'est ce que nous faisons chaque année avec le choix d'un nouveau thème. Nous nous ouvrons également davantage sur la ville avec par exemple des expositions et des rencontres dans les maisons de quartier. Mais s'il faut aller vers le cirque contemporain, je ne sais pas faire et je n'en ai pas envie. Vous savez, chaque année, le ministère de la culture évalue ses politiques et ses actions. Il reconnaît lui-même qu'il ne se préoccupe pas suffisamment des classes populaires. L'offre culturelle cible en priorité les classes les plus favorisées si bien que les classes populaires et modestes s'en trouvent oubliées. J'estime que le cirque classique est un formidable outil de la culture populaire. Et nous, en essayant de faire de notre mieux, nous sommes là pour pallier cette insuffisance de la culture d'État.

H.D.V. : Vous serez donc encore présent l'année prochaine ?

H.H. : Il y a deux ans, j'ai rencontré Adeline Hazan et je ne savais pas ce qui allait se passer. On a fait le spectacle l'année suivante et nous sommes toujours là en 2011. Mais je ne sais pas si ça veut dire que nous seront encore présents dans dix ans. Je n'ai aucune certitude pour l'avenir.

Propos recueillis par Julien Debant

« On connait la musique ! »

Pour son 30ème anniversaire, le Cirque Éducatif propose près de deux heures de spectacles avec la présentation de 11 numéros venus du monde entier mêlant dressage, jonglage, comédie, humour et grande illusion ! Parmi ces illustres représentants du cirque classique notons la présence de la troupe acrobatique de Puyang et des clowns français « Les Rossyann ». Composée de neuf artistes la troupe de Puyang présente trois magnifiques numéros , plongeons dans les cerceaux, trampoline et mâts chinois, jonglage des chapeaux, illustrant à la perfection l'acrobatie chinoise. Bien plus que des clowns, les seconds sont pour la 4ème fois à l'affiche du Cirque Éducatif. Lauréats du prestigieux festival du cirque de Monte-Carlo en 2010, Les Rossyann sont le fil rouge de cette édition 2011.

 

 Le Cirque Éducatif dans la ville

Cette année, plusieurs sites accueillent des animations sur le thème du cirque : concerts au Conservatoire (lundi 17 janvier) et au Cirque (vendredi 28 janvier), exposition d'oeuvres plastiques réalisées par des personnes handicapées à la Maison de la Vie Associative (jusqu'au 28 janvier), expositions de peinture à l'Hôtel de Ville (jusqu'au 16 janvier) et au Centre International de Séjour (jusqu'au 31 janvier), projections, lectures et ateliers dans les bibliothèques municipales, rencontre sur le thème « cirque et handicap » à la Médiathèque, rencontre de chorales scolaires au Cirque (lundi 31 janvier) et bien sûr des ateliers d'initiation aux disciplines du cirque (jusqu'au 29 janvier).

Extrait de l'hebdo du Vendredi du 14/01/2011 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 Cirque éducatif ce week-end :

Avant la magie, le travail

 Ah, le cirque, ses paillettes, ses costumes, son décor… Les scolaires hier et le public ce week-end auront l'occasion de s'en mettre plein les yeux avec le cirque éducatif, qui fête ses trente ans cette année.


Les as du trampoline, avec la troupe de Pyang. 


Hugues Hotier intervient au début du numéro de Rosi Hochegger, avec sa maison des chiens.

 Jeudi après-midi, devant quelques spectateurs privilégiés, c'était la répétition générale, sans costume, mais avec tout le sérieux qui sied aux professionnels du métier, et notamment au créateur du cirque éducatif, Hugues Hotier.

Il a rassemblé tous les artistes dans les tribunes, pour leur expliquer comment le mois allait se passer, autant pour le spectacle que pour l'avant et l'après, notamment s'ils veulent faire un peu de tourisme dans la ville. Les Chinois ont alors débuté leur échauffement, pendant que les techniciens faisaient chauffer les lumières. « Attention messieurs, pour la poursuite, Yann va arriver par ici, juste après l'ouverture. » Et la répétition débute, avec la chanson de Christiane, puis l'entrée en scène de Monsieur Loyal, Hugues Hotier, qui déclame un texte sur la passion du cirque, et notamment la musique, à l'honneur pour les trente ans, avec Mozart en invité-vedette…

Les trampolineurs chinois exécuteront deux fois leur numéro, pour se régler avec les musiciens. Pas évident en effet avec une traduction en anglais avec l'interprète du groupe, qui redonne les consignes en chinois…

Le démontage du trampoline est alors chronométré : cinq minutes, c'est trop long. « Il faudra qu'ils le fassent en quatre minutes, et l'orchestre jouera pendant ce temps. » Au passage, grand coup de chapeau à ces musiciens, qui s'adaptent à toutes les situations !

Mozart en invité-vedette

D'ailleurs, quand Rosi Hochegger arrive avec son chien, elle demande : « On peut avoir une musique de chien ? » Et hop, trompette et clarinette sonnent. « Quand la peluche est lancée, vous arrêtez », leur signale l'artiste.
Pas question de tout dévoiler, il y a tellement de plaisir à découvrir les numéros… Mais le travail est énorme, avec notamment un trapèze à décrocher, pas si évident que cela pour les hommes de piste, et des réglages sans fin pour la musique et le son. Mais ce week-end, sous la baguette d'Hugues Hotier, la magie va opérer, et le public ne verra rien des petits travers encore présents
jeudi.

En piste !


Les frères Terskyy aux filets aériens sont impressionnants.

 
Toutes les musiques à l'honneur cette année. 

G.F.
Photos Gérard PERON  

Séances tout public : samedis 8, 15 et 29 janvier à 15 heures, dimanches 16, 23 et 30 janvier à 14 heures et 16 h 30. Tarifs : de 4,50 à 14 euros. Renseignements au 03.26.82.45.66 ou www.reims-fetes.com

Extrait de l' union du 08/01/2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le Cirque éducatif fête ses 30 ans

Pour sa 30e année à Reims, le Cirque éducatif présente du 7 au 30 janvier  un spectacle intitulé « On connaît  la musique », accompagné de diverses manifestations culturelles en ville.


Les Rossyann connaissent la musique.
 

 Depuis trois décennies, les premiers jours de l'année nouvelle donnent le signal : les artistes du Cirque éducatif s'installent à la Patte-d'Oie de Reims pour un mois…

En 2011, l'événement revêt une importance particulière : pour fêter le 30e anniversaire, le créateur du spectacle, Hugu es Hotier, a choisi pour thème « On connaît la musique », une manière de démontrer l'aptitude des circassiens à puiser dans tous les styles musicaux pour accompagner au mieux leur démarche.

Une Marnaise au trapèze

Recrutés dans les meilleures troupes, les artistes 2011 viennent d'Allemagne, du Danemark, d'Ukraine, de Chine. La France sera représentée par les Rossyann, lauréats du festival de Monte-Carlo 2010 et fidèles du Cirque éducatif.

Rosi Hochegger et ses animaux comédiens (Scout le cheval et les chiens), le jongleur équestre Roger Mettin, l'illusionniste Kim Kenneth, les frères Terskyy aux filets aériens et barre fixe et la troupe acrobatique de Pyang se succéderont sur la piste.

Toutefois un nom a disparu parmi les artistes annoncés : Maria Garcia s'est récemment fracturé le genou en exécutant son numéro de trapèze comique en Grande-Bretagne. Hugues Hotier a donc engagé une trapéziste marnaise de 20 ans : « Laurie Vatan est de Pogny. Elle exécute un numéro d'une étonnante qualité technique pour une si jeune artiste. Son évolution sera soulignée par Anne-Laure Quenet, excellente violoniste et irrésistible comédienne. »

 
Rosi Hochegger et son cheval Scout. 

L'aspect éducatif

Le programme a été conçu avec toujours le même souci de qualité et d'ouverture sur une véritable exploitation pédagogique et éducative, en phase avec l'Education nationale : « Le Cirque éducatif est une mine de pistes de travail pour les enseignants, aidés par notre comité de suivi pédagogique qui a élaboré des documents mis à leur disposition » .

A noter que la Ville de Reims organise et finance, dans les écoles élémentaires, des activités périscolaires en lien avec le programme du Cirque éducatif.

 Lectures et projections

Médiathèque Jean-Falala : présentation d’ouvrages et accueil des scolaires. Le 5 janvier : projection de diapositives : « petit clown, merveilleux ami », lecture les mercredis de 15 h 30 à 15 heures. Le 19 janvier à 14 heures : projection de « Freaks ». Le 26 janvier à 15 heures : « La Strada ».
Médiathèque Laon-Zola : contes les mercredis à 10 heures. Linogravure avec Elizabeth Proton les 14 et 22 janvier de 10 à 12 heures. (Sur réservation, à partir de 10 ans). Atelier collage les 20 et 27 janvier de 14 à 16 heures.

Concerts

Le lundi 17 janvier à 20 heures au Conservatoire : « Rêve de cirque », avec Hervé Hotier, Brigitte Vandôme et Bertrand Jarrigeon.

Le vendredi 28 janvier à 20 h 30, au cirque : concert de l’Harmonie du 3e canton.
Le lundi 31 janvier à 20 heures au cirque : rencontre de chorales scolaires.

 

Expositions

- Du 10 au 16 janvier : « Le cirque inspire les peintres » dans le hall de l’hôtel de ville (artistes professionnels et amateurs confirmés).
- Du 18 au 31 janvier : « A vos pinceaux » au Centre international de Séjour (peintres de l’atelier de l’AVF Reims avec Maurice Marx).
- Du 17 au 29 janvier à la Maison de la Vie Associative (122 bis, rue du Barbâbre) : œuvres réalisées dans des établissements champardennais accueillant des personnes handicapées. 

 

 Cirque et handicap

Par ailleurs, une rencontre autour du thème « Cirque et handicap » aura lieu le mercredi 19 janvier de 9 à 12 heures à la médiathèque Jean-Falala avec le docteur Olivier Brochard, psychiatre, et des éducateurs spécialisés.
Toutes ces manifestations sont gratuites et ouvertes à tous publics.

Extrait de l''union du 05/01/2011