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LE CIRQUE DE REIMS DE 1867 À NOS JOURS
L’amour d’Hugues Hotier pour le cirque

Le passé tourmenté du cirque rémois
La grande histoire du cirque racontée aux petits et grands enfants
36e lever de rideau pour le cirque éducatif 

Le Cique Educatif

2018

Dans les coulisses   du Cirque éducatif

2017

J -1 pour le cirque éducatif
Âme slave sur le Cirque rémois
Tous au cirque !

 2014

Cirque : les Américains font leur marché à Reims

  2013

La nouvelle saison du Manège s'ouvre jeudi 4 octobre 2012
Qu'est-ce qu'on attend pour aller au Manège ? 

   2012

Quelques photos de la visite du 24/01/2012

Tout le monde dans la danse
Les artistes mènent la danse
Entrez dans la danse !

Les artistes mènent la danse

 2011

Quelques photos de la visite du 27/01/2011

 Quand Reims fait son cirque…
Le cirque inspire dix artistes
Hugues Hotier : « J'ai payé mes études en faisant le clown »
Cirque éducatif ce week-end : Avant la magie, le travail
Le Cirque éducatif fête ses 30 ans

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE CIRQUE DE REIMS DE 1867 À NOS JOURS


Collection Michel Thibault/Laurent Leroy. 

C’est l’un des derniers cirques en dur de France. Voulu par la municipalité de Reims, l’édifice a été construit en 1865. Œuvre de l’architecte rémois Narcisse Brunette (à qui l’on doit le sauvetage de la basilique Saint-Remi, la restauration de Saint-Maurice et de la Porte Mars ou encore la construction des églises Saint-André et Saint-Thomas), il est inauguré le 21 avril 1887. Au programme figure la troupe Loiset, ses cavaliers et « gymnasiarques » (des maîtres gymnases). Il accueille le 3 août de la même année Johann Strauss, venu diriger l’ouverture de Tannhäuser. En décembre 1879, Sarah Bernhardt vient y déclamer du Porto-Riche, du Victor Hugo et interpréter une scène du Misanthrope.

Au XX e siècle , il reçoit chaque année : la distribution des prix, la kermesse des écoles laïques et les Sociétés de Musique. Ce fut aussi le « temple » de la boxe et du catch : Marcel Thil, ex-champion de France, y a combattu. Certains cirques firent escale dans cette salle. Plus tard, François Mitterrand y tint un meeting politique, tandis que Jean-François Lamour ajoute un titre de champion de France d’escrime à son long palmarès.

De nos jours, il accueille chaque année le Cirque éducatif. Constitué de briques rouges et de pierres calcaires, le cirque contient 1 330places. Son toit est porté par 16 piliers de fonte pour un diamètre de 33 m. Sa restauration extérieure et intérieure date des années 1980.

Extrait de l'union du 24/03/2018

    

     

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Dans les coulisses   du Cirque éducatif

Rendez-vous incontournable   de janvier, le Cirque éducatif émerveille petits et grands pour la 37e année. Visite, côté coulisses, d’un Cirque pour Charlie.


Quelques minutes avant le début du spectacle. Dans sa loge, Hugues Hotier, créateur et metteur en scène des spectacles du Cirque éducatif, peaufine son maquillage, « une simple couche de fond de teint », précise-toit avant d'ajuster son micro-casque. Photos : Bernard Sivade


Epoustouflante au cerceau aérien, l’artiste ukrainienne Tatyana Levkova quitte la piste et laisse la place au numéro suivant.

Le rideau va s'ouvrir dans moins de la minutes. Hugues Hotier se repoudre une dernière fois. Dans sa loge, trônent costumes, maquillage, accessoires, mais aussi ordinateur, imprimante, dossiers et courriers à envoyer. « Je m'en sers aussi de bureau comme vous voyez », lance le concepteur et metteur en scène d'un spectacle devenu au fil des ans un rendez-vous incontournable de l'agenda - rémois. Chaque année depuis trente-sept ans, le Cirque éducatif émerveille 45 000 spectateurs à Reims.

QUELOUES-UNS CHUCHOTENT, D'AUTRES SONT HYPER CONCENTRES

« Au début, je suis un peu contracté », concède celui qui porte plutôt très bien ses 77 printemps. « Après, ça va. » Autour de la piste, petits et grands ont pris place. Côté coulisses, artistes, techniciens et bénévoles se tiennent prêts dans le calme et la concentration.

Sur son tabouret haut, à deux pas du grand rideau bordeaux qui ouvre sur la piste, Thierry scrute la salle et les gradins sur un écran. Vingt ans qu'il occupe le poste de régisseur de plateau, Il la meilleure place », selon ce Ré- mois. Son rôle : veiller au bon déroulement de la représentation qu'il connaît sur le bout des doigts.

Autour de ce chef d'orchestre des coulisses, la dizaine d'artistes qui va ouvrir le bal se rassemblent, Hugues Hotier en tête. Quelques-uns chuchotent ou tentent d'apercevoir le public à travers la fente du rideau. D'autres semblent hyper concentrés. « C'est parti », lance Thierry d'un calme olympien. Il tire sur une corde. Le rideau s'ouvre. La lumière inonde les coulisses. Que le spectacle commence.


Émule du grand Charlot, Alan Di Lello ponctue le spectacle d'apparitions drôles et émouvantes. Et même en coulisses, il fait le clown.


Derniers échauffements dans les couloirs pour cette danseuse italienne. Dans quelques minutes, elle passera de l'ombre à la lumière. B.S.


La tension monte. Fin prêts, les acrobates moldaves s’activent pour ne pas refroidir les muscles.


Petite pause après l’effort pour Stefan, acrobate de 24 ans. Sous le chapiteau, la représentation continue


Thierry est régisseur de plateau pour le Cirque éducatif depuis vingt ans. « C'est la meilleure place », selon le Rémois qui veille au bon déroulement de la représentation. B.S.


Vite, vite, le tno traverse la cour pour rejoindre le chapiteau. A peine le temps d'enle~r son peignoir et l'artiste présente ses animaux au public.


Juste derrière le rideau. Rafaela et ses huit bergers suisses attendent patiemment leur tour.


Avant d'entrer en piste, chacun prépare minutieusement son matériel. Dans les couloirs, des objets hétéroclites s’entassent.

Les feux de la rampe

En hommage à Charlie Chaplin, le cirque éducatif de Reims présente « Un cirque pour Charlie »


Admirateur de Charlot, le clown Alan di Lello interprète avec tout son talent ce personnage qui a marqué plusieurs générations. B. Sivade – 120mn

Alice RENARD

Prochaines représentations : samedi 20 janvier à 15 heures ; dimanche 21 janvier à 14 heures et 16 h 30 ; mercredi 24 janvier à 15 heures ; samedi 27 janvier à 15 heures ; dimanche 28 janvier à 14 heures et 16 h 30. Tarifs: de 6 à 17 euros.

Renseignement au 03 26 82 45 66. www.reims-fetes.com

 

Extrait de l'union du 18/01/2018

    

     

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 L’amour d’Hugues Hotier pour le cirque


Concepteur du spectacle du cirque éducatif depuis 37 ans à Reims, Hugues Hotier en est aussi le « Mr Loyal ». Des milliers de spectateurs se rendent au spectacle chaque année grâce à lui

Comment résumer la belle histoire d’Hugues Hotier ? Mission difficile, voire impossible… Quelques points cependant : né à Douai en 1940, professeur émérite de l’université de Bordeaux, docteur en linguistique, en sciences de l’information et de la communication, auteur d’une thèse sur le cirque et le music-hall, fondateur du Cirque éducatif, un mouvement de culture et d’éducation populaire qui s’appuie sur le cirque classique, sous forme associative. Pour comprendre la démarche de cet homme hors du commun, il faut lire son dernier ouvrage, Le cirque éducatif, histoire d’une utopie. Il y raconte son aventure comme une épopée, un combat et une histoire d’amour, une expérience vécue par des militants de la culture et de l’éducation populaire, qui ont parfois été confrontés à l’indifférence, au mépris ou à l’hostilité. Mais rien ne pouvait l’arrêter : il a d’abord réalisé son projet à Douai, dès 1975, puis à Reims à partir de 1982. Un récit dédié à Micheline, son épouse, et à tous les bénévoles qui l’ont aidé «dans cette folle entreprise » . Un livre qui fait suite à une longue liste d’écrits sur le sujet... Actuellement, il travaille à un ouvrage qui lui a été demandé par la Chine et qui sera édité en français et en chinois pour 2019.

Il s’agira du texte des conférences publiques qu’il a données depuis vingt ans au Centre de recherche sur la communication interculturelle de l’Université de Wuhan (Chine) sur des sujets divers, en lien avec une réflexion philosophique. Quelques exemples des thèmes abordés : le voile islamique, la Chine en Afrique, l’utilisation de stéréotypes nationaux. Ces derniers jours, malgré son expérience, Hugues Hotier avouait qu’il était régulièrement anxieux lors des répétitions. « Pour préparer chaque spectacle autour d’un thème spécial, je m’attache à toujours être au plus proche des faits réels. Inutile de dire que cette année, avec l’hommage à Charlie Chaplin, j’ai veillé au respect de la vérité historique avec une attention toute particulière car nous, les Circassiens, nous lui devons les plus émouvants films consacrés à notre monde. Nous lui en sommes redevables et il est légitime que nous lui rendions cet hommage. » Il invite le public à s’habiller à la manière de Charlot, pour venir autour de la piste ! Un accessoire peut en dire long.

Extrait de l'union du 04/01/2018

    

     

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Le passé tourmenté du cirque rémois

Elégante et colorée, la façade du Cirque attire le regard, et ses spectacles séduisent petits et grands. Claudie Reb revient sur cette période où sa destruction était envisagée.


Construit en 1865 par Narcisse Brunette, qui fut pendant près de 50 ans l'architecte attitré de Iii Ville de Reims. le Cirque a ouvert ses portes en 1867. Christian Lantenois

Construit en 1865 par Narcisse Brunette, qui fut pendant près de 50 ans l'architecte attitré de la Ville de Reims, le Cirque a ouvert en 1867. Des pièces de théâtre, des combats de boxe et de grands spectacles acrobatiques ou équestres donnés par des troupes de cirque internationales se sont succédé sur la piste circulaire. Le Manège, quant à lui, servait à l'origine d'écurie et de salle d'entraînement à l'équitation. Mais le succès des premiers temps s'est peu à peu éteint et dès 1977, les gens ont commencé à chuchoter : « Le Cirque est mort», Les passionnés de cirque ont alors exprimé deux souhaits: régénérer ce cirque et montrer qu'il pouvait encore remporter les hourras et les rires du public.

Adjointe à la mairie de Reims de 1977 à 1983, et ayant dans ses attributions la gestion des salles municipales, Claudie Reb réagit promptement : « J’étais amoureuse du Cirque et ayant fait Ici connaissance d'Hugues Hotier pendant la période de Noël aux Docks Rémois de 1977, j'ai pris contact avec le maire de Douai pour me renseigner sur le coût de la restauration d'un cirque. Nous avons ensuite décidé avec René Tys, pré- sident de la commission de sécurité du district, de réunir une commission regroupant le colonel Rocher. commandant des sapeurs-pompiers, le commissaire central, l’inspecteur de l'urbanisme, etc. Il À ce moment-là, la vétusté du Cirque les met dans l'impossibilité de garantir la sécurité du public et l'éventualité de, transformer le cirque en Palais des congrès est sérieusement envisagée. Suite aux protestations des boxeurs et des lutteurs qui s'entraînaient au Cirque, à celles d'Hugues Hotier, artiste et président de l'association pour la sauvegarde et la ré- novation des cirques stables en France, mais aussi à l'appui d'André Vasseur, directeur de l'école Jamin, d'André Alaire, directeur d'école à la Neuvillette qui s'occupait de la nourriture des animaux, des circassiens etc., les rénovations ont débuté. Les premiers travaux ont porté sur la remise en état de la toiture, qui laissait entrer l'eau de tous les côtés, abîmant de ce fait les intérieurs. Pendant le mandat de Claude Lamblin, maire de 1977 à 1983, l'électricité et le chauffage ont été remis aux normes, dans l'optique de permettre à nouveau une utilisation du Cirque en période hivernale. Claudie Reb évoque les lutteurs, qui, à cette époque, étaient obligés d'apporter leur bois et leur charbon afin d'alimenter la chaudière. Remise à neuf des peintures, rénovation du tour de piste: telles sont les réparations qui sont venues s'ajouter aux précédentes sous la municipalité de Jean Falala. Des affiches d'époque indiquent des « travaux de rénovation et de mise en conformité » avec un début en novembre 1983 et une fin des travaux prévue en avril 1984, mais ce n'est qu'en 1985 que le cirque accueillera à à nouveau artistes et spectateurs.

Des alliances pour sauver le cirque

Tous ceux qui ont participé de près ou de loin à ce sauvetage sont de l'avis d'Hugues Hotier qui dira: « Il faut ici rendre hommage à la clairvoyance de la municipalité rémoise qui a donné une nouvelle jeunesse à un cirque plus que centenaire pour qu'il reste un cirque ». Claudie Reb ajoute : « La Ville a sauvé son cirque par ses décisions en concertation avec différents services et artistes ». L'ancienne adjointe de la mairie, qui est aux yeux d'Hugues Hotier « celle grâce à qui tout a commencé », collectionne toutes les affiches, tous les articles, et les dépliants qui mettent en lumière les beautés du monde du cirque, et elle témoigne du « ravissement de la municipalité quand les gamins des quartiers populaires ont débarqué au Cirque ».

En 1977, le comité des fêtes rémois comptait surtout des commerçants: des marchands de chaussures, de charbon, etc. et Claudie Reb souffle : « Ils n'étaient ni artistes, ni hommes de culture, et lorsqu'après un incident, Pierre Bigorgne est devenu le président du comité des fêtes, le choix des spectacles a radicalement changé. C'est à ce moment-là que nous nous sommes engagés pour la culture ». Le fait que Pierre Bigorgne se soit entouré d'enseignants n'est pas étranger non plus à la revalorisation de l'aspect éducatif du Cirque, encore présent aujourd'hui. Si, à l'époque, le Manège revêtait davantage le rôle de coulisses, de salle d'entraînement, laissant le Cirque endosser celui de prestigieuse salle de spectacle, ces deux espaces sont à présent devenus complémentaires. Le Manège compte 519 places, contre 1.000 places à l'intérieur du Cirque, et si les spectacles qui s'y déroulent privilégient la création contemporaine, les arts représentés sont multiples : cirque bien sûr, mais aussi danse, musique, projets expérimentaux, créations théâtrales. La paire que forment Manège et Cirque constitue un véritable repaire d'artistes, qui n'a qu'un seul but : enchanter, interroger, faire rire, et surtout, donner au public du spectacle vivant

Justine PHILIPPE

Extrait de l'union du 02/03/2015

    

     

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36e lever de rideau pour le cirque éducatif

Créé à Douai en 1975 par Hugues Hotier et son épouse, le cirque éducatif fêtera en 2017 ses 42 ans d'existence, dont 36 à faire rêver petits et grands au Manège de Reims, l'un des derniers cirques en dur de France. « J'ai toujours eu cette idée de faire du cirque un outil de plaisir et d'éducation », confie Hugues Hotier, qui enfile le costume de Monsieur Loyal pour les représentations. « Nous construisons le spectacle pour qu'il soit exploitable en classe et, en cela, le cirque éducatif est un auxiliaire de l'enseignement. » Adaptés au jeune public, les numéros séduisent également les adultes. Au fil des années, cette institution rémoise accompagnée par l'association Reims en Fêtes a fait vibrer 30.000 spectateurs. Le prochain spectacle comportera un numéro inédit de mime et signera le retour des Rossyann, duo de clowns à la renommée internationale.

« Raconte-moi le cirque ». du 8 au 29 janvier 2017

Extrait de RM N° 151 de 12/2016

    

     

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