EXPOSITIONS à voir    
 

Musées Rémois - Régionaux

Lieu

Auteur

Titre

Date

 

 

 

 

 

 

 

 

Musée B.A

 

Regard sur…Foujita, l’élégance du trait

 ---> 11/02/2019

  St REMI 

 

 Les trésors japonais de l’ère Meiji

  ---> 18/01/2019

Parc des Expos

art3f

Art contemporain

05-07/10/2018

 POMMERY

 VRANKEN

 L’art souterrain de Pommery #14

 ---> 15/06/2019

 FRAC

 Emmanuelle
Lainé

Trompe-l’œil

 ---> 16/12/2018

La Réserve

Pauline de Cabarrus et Philippe Dargen

Ateliers d’artistes 

 ---> 21/04/2018

 Caveau de Castelnau

 Asso Brick

Expo Lego

 17-18/03/2018

 FRAC

 

Plein jeu #1

  ---> 29/04/2018

Le Mesnil-sur-Oger

Spéphane PRIMOT

Au bonheur des placo-musophiles

04/03/2018

 Palais du TAU

 

 « Divins ornements »

 ---> 08/01/2018

 St REMI 

 

 Reims à la fin du Moyen Âge

---> 14/01/2018

 Palais du TAU

 

 Trésors textiles de la cathédrale de Reims

---> 07/01/2018

La Jungle

RskY

1,618…

30/10/2017

 Musée B.A 

 

 Trésors de la fin du Moyen Age 

---> 31/12/2017

Musée B.A 

Musée
Aix-la-Chapelle

Chefs d'œuvre Néerlandais

14/10 au 31/12 2017

 FRAC

 Riccardo Giacconi

Vue sur l'histoire récente de l'Italie

 13/10 au 23/12 2017

Sté Générale Royale

Sté des amis de la cathédrale

Sainsaulieu

Fin 06/2017

Maison du Département

Najjar / Verdolini

« Chasseur de lumières »

Fin 06/2017

Musée B.A 

 

Expo FOUJITA

Fin 2018

FRAC

 

L'alternative

   ---> 17/09/2017

   Musée B.A 

Fort La Pompelle

 Les assiettes de nos ancêtres

  ---> 31/07/2017 

  Musée B.A 

 

Regards sur ... Brascassart

01/04 au  25/05/2017

 Le CELLIER

 Nova Villa

L'artiste Fero Liptak 

  24/03 au 08/04/2017

Maison du Département

Anny Grossin  Anny Grossin

20/02 au 07/04/2017

Le VERGEUR

 Laurent LEROY

 « Le succursalisme »

28/01 au 26/03/2017

FRAC

Caroline Achaintre

Photographies

  ---> 23/04/2017

 Le CELLIER

Anima Mundi

Les liens entre l'homme et la nature

13/01 au 05/03/2017

Maison du Département

 

Marie-Claude Piette et Claude Capriolo

03/01 au 17/02/2017

Caveau de Castelnau

 

« 100 % briques »

25et 26/02/2017

 St REMI

 Florence Kutten

 Cogitata

  ---> 08/02/2017

La POMPELLE

 

À la découverte du fort de La Pompelle

 Permanente

Palais du TAU

FRAC

« Au-delà de la forme »

25/11/2016 au 27/03/2017

Villa DEMOISELLE

 Musée B.A

" Henry VASNIER " Chapitre 2

 14/10/2016 au 31/05/2017

 POMMERY

C. DELOT

"Expérience Pommery  #13 "

 14/10/2016 au 17/09/2017

 Musée B.A 

 

« Regard sur… Lhermitte  »
dans le sillage de Millet ?

18/11/2016 au 26/02/2017

Maison du Département

 A.M Bernaudat

Anne-Marie Bernaudat, Sculpteur

 ---> 23/12/2016

FRAC

Meris Angioletti

« Grand jeu »

 ---> 23/12/2016

Le CELLIER

 

Cinq photographes revisitent le patrimoine

16/07 au 31/12/2016

 2, rue de Prouilly

MARCOSS

MARCOSS l'étonnant disciple de  GIACOMETTI

 02 au 13/12/2016

Carnégie

 

Le Goût des livres de Victor Diancourt

du 09/09 au 10/12/2016

Palais du TAU

FRAC

« Le Frac s'invite »

---> 27/11/2016

Palais du TAU

C.M.N

Museomix

11 au 13/11/2016

Musée Aéronautique

 

Les archéologues exposent leurs découvertes

 17/09 ;au 31/10/2016

 Musée B.A  

 

« Regard sur…Mère et enfant »

---> 26/09/2016

Le CELLIER

C215

" C215, la rétrospective "

30/04 au 31/07/2016

Stade  DELAUNE

Brick en bulles

" Expo LEGO "

21/02/2016

 Musée B.A  

C. DELOT

« Regard sur ... mère et enfant »

13/05 au 26/09/2016

 Palais du TAU

 

« Les vestiges de la Grande Guerre »

27/02 au 22/05/2016

Le VERGEUR

Le VERGEUR 

L’hommage d'un artiste aux soldats de la Grande Guerre 

16/02 au 08/05/2016

  Musée B.A  

 

Regard sur … René de Saint-Marceaux

jusqu’au 28/02/2016

Le CELLIER

C215

C215 s’expose

 

Le CELLIER

 Gèrard Rondeau

« J’avais posé le monde sur la table »

jusqu’au 06/02/2016

Villa DEMOISELLE

Musée B.A

"Henry VASNIER"

11/2015 au 22/05/2016

Le CELLIER

 Gérard RONDEAU

Retour aux sources pour Gérard RONDEAU

 

Le CELLIER

Prisme

 " Georges Rousse "

  du 04 au 14/06/2015

 Carnégie

 

« Beau, rare et précieux »

du 15/09 au  12/12/2015

POMMERY

VRANKEN

"Expérience Pommery  #12"

du 03/10/2015

 Palais du TAU

 

Le chantier de la grande rose

---> 25/10/2015

Le VERGEUR

 

La statue de Louis XV

---> 20/09/2015

 Archives départementales de la Marne

Journées  du Patrimoine.

 Deuils et souvenirs de la Grande Guerre

 20/09/2014 au 14/11/2014

Expos POMMERY

La presse

 

 

Un planisphère de gobelets en plastique
L’art sacré actuel se met en scène

Salon international d’art contemporain

Les grandes cathèdrales reconstituées au 1/200

Des trésors aux portes de nos départements

Foujita et René Lalou, frères de Champagne

Deux artistes pour une expo commune

Cinq bonnes raisons d’aller à l’expo Lego

Au bonheur des placo-musophiles

L'Epine, reine des fèves et des collectionneurs passionnés

L’art prend racine place de Lisieux

À Reims, trois belles expos à ne pas rater

Entrez dans le temple de la collection auto et moto

Un salon d’art contemporain accessible

Sainsaulieu exposé là où il demeura 100 ans

DERNIERS JOURS POUR VOIR « LE MYSTÈRE LE NAIN »
Des artistes à découvrir
LES MYSTERES DE l'EAU AU SEIN DE L’ABBAYE D'IGNY

Les lego® ont toujours la cote
Davantage de visiteurs aux musées municipaux rémois

Les Rémois appelés à soutenir l'exposition universelle de 2025

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un planisphère de gobelets en plastique

Une œuvre de street art a vu le jour   pour sensibiliser à la protection de la planète.


L’œuvre éphémère a été installée dans la nuit de lundi à mardi.A.B.

 Juste de simples gobelets en plastique de diverses couleurs et beaucoup d’imagination.

« 4orns » n’est pas un collectif mais une bande de potes. Ces Rémois viennent de créer leur « première œuvre majeure » , à l’angle de la rue Voltaire et de la rue Saint-Symphorien.

Sur le grillage du parc attenant, ils ont disposé des dizaines de gobelets qui mis bout à bout « forme un planisphère » . On distingue les cinq continents ainsi qu’une tache violette au milieu de l’océan pacifique. La photo ainsi que la vidéo explicative postées un peu partout sur les réseaux sociaux est devenue rapidement virale.

Nous voulons montrer que nous pouvons utiliser nos déchets pour quelque chose d’autres
4orns

Le groupe d’artistes détaille sa démarche : « Chaque année, nous jetons 4 billions de gobelets en plastique. Ce qui fait 126 par seconde. Cela représente 32 000 tonnes de déchets par an. Vous allez dire que ça fait beaucoup mais c’est juste pour la France. A cause de ça, il y a un super continent de plastique qui flotte sur nos océans. Un désastre écologique majeur. Avec ce projet, nous voulons montrer que nous pouvons utiliser nos déchets pour quelque chose d’autres : leur donner une seconde vie en quelque sorte au lieu de les laisser dériver»

UN 6 E CONTINENT

« Nous avons posé ce projet dans la nuit de lundi à mardi » , explique l’un des artistes. « Cela nous a pris une heure et demie. » La tache violette représente ce 6 e continent flottant constitué par ce gigantesque amas de déchets plastiques.

Extraits de l' union du 05712/2018

 

 

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’art sacré actuel se met en scène

Organisée dans le cadre du Centenaire, l’exposition débute ce lundi.


Deux sites rémois d’exception seront investis pour l’occasion, notamment le jardin de la chapelle Foujita, du 5 au 11 novembre. Remi Wafflart

À SAVOIR

*.- L’ASSOCIATION des Amis de Sainte-Geneviève a pour objet de faire connaître l’église du 10, rue Cazin, en y organisant des événements culturels, et en recherchant des fonds pour réaliser les travaux nécessaires à son entretien.

*.- LA 1 RE ÉDITION D’ASAR, en 2016, sur le thème « Miséricorde», a accueilli près de 800 visiteurs.

*.- L’ART SACRÉ ACTUEL est une approche spirituelle de l’art produit par des artistes professionnels aujourd’hui. Elle peut ouvrir autant au Christ qu’à Bouddha et prendre appui sur les styles actuels.

Forte du succès de la première édition en 2016, l’association des Amis de Sainte-Geneviève, en partenariat avec la Ville, le Département, l’Agence régionale culturelle Grand Est et des entreprises privées, organise sa 2 eexposition internationale d’Art sacré actuel (ASAR#2) à Reims sur le thème « La Paix des hommes, la Paix de Dieu : 1918/2018 ». Un événement gratuit, labellisé par la Mission du Centenaire, qui s’inscrit dans le cadre de la clôture des commémorations de la Grande Guerre.

Peintures, gravures, photos, sculptures… Les œuvres de vingt artistes venus de la France entière, et bien sûr de Reims, mais aussi de Hong Kong, d’Australie ou encore du Congo, seront à admirer, la plupart ayant spécialement été créées pour l’événement. Deux artistes seront particulièrement mis à l’honneur : Frédéric Voisin, Rémois depuis l’an 2000, connu pour ses gravures, et Gérard Rondeau, photographe marnais décédé en 2016, ayant exposé dans le monde entier.

Deux sites rémois d’exception seront investis pour l’occasion. Le jardin de la chapelle Foujita, d’abord (33, rue du Champ-de-Mars), du 5 au 11 novembre. C’est là que sera lancé l’événement, à 18 heures ce lundi. Les sculptures seront inaugurées, avant un concert sur un instrument de musique unique conçu par l’artiste Gilbert Schlewer, « le campanile de la Paix ». Jusqu’au 11 novembre, le jardin sera ouvert de 14 à 17 heures pour déambuler à la découverte de ces créations originales, ainsi que des reproductions sur béton d’œuvres présentées à l’église Sainte-Geneviève (le second site de l’exposition). Une installation rendue possible grâce à l’appui de la municipalité, du musée des Beaux-arts et de l’entreprise Daven Design, précise l’association. Ajoutons que des visites de la chapelle Foujita sont aussi envisageables à 14 heures (sauf mardi 6), sur inscription (payant).

Dès vendredi 9 novembre, direction l’église Sainte-Geneviève, donc, pour la seconde partie de l’exposition. Ce jour-là, de 18 à 20heures, place au vernissage, en présence de l’archevêque de Reims, Mgr Éric de Moulins-Beaufort. Samedi 10 novembre, les artistes seront présents dans l’édifice pour échanger avec les visiteurs, de 10 à 22 heures. À 20 heures, une slam session sur le thème de la paix sera animée par le collectif « Tam Tam des Âmes ». Dimanche 11 novembre, les artistes reviendront sur place pour présenter leurs œuvres, de 10 heures à 17 h 30. Notons encore que des visites de Sainte-Geneviève sont organisée à 16 heures, samedi et dimanche, sur inscription.

Plus d’informations sur www.asar-expo.fr

Marion DARDARD

Extraits de l' union du 05/11/2018

 

 

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Salon international d’art contemporain

Le salon art3f s’installe pour la seconde fois au parc des expositions.


L’an dernier, ce salon avait accueilli 13780 visiteurs. 

Pour la seconde fois, art3f refait salon au parc des expositions, à partir de vendredi 5 octobre (de 16 à 23 heures) jusqu’à dimanche 7 (de 10 à 19 heures, samedi de 10 à 20heures). Ici, pas d’art hermétique, mais une mise en avant du savoir-faire, de la créativité et du talent propres à chaque artiste à tous les prix. Chaque visiteur, néophyte, curieux de découvertes, connaisseur ou collectionneur pourra s’offrir un voyage au cœur des nombreux courants qui agitent l’expression artistique contemporaine. Plus de 150 galeries et artistes internationaux sont attendus. L’an dernier, 13 780 visiteurs avaient été comptabilisés et 2 000 œuvres proposés à la vente. L’entrée est de 10 €. Entrée offerte aux mineurs accompagnés

Extraits de l' union du 05/10/2018

 

 

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les grandes cathèdrales reconstituées au 1/200

PARIS Jusqu'au 6 octobre, l'église Saint-Germain-l'Auxerrois abrite une exposition de cathédrales en modèle réduit. On y retrouve celle de Laon, avec ses bœufs, et Notre-Dame de Reims.


Reims, Laon, Amiens et quatorze autres monuments gothiques s'exposent à Paris. Marie-Pierre Duval.

GOTHIQUE, LE TEMPS DES GRANDES CATHÉDRALES

Exposition de dix-sept monuments en modèle réduit réalisé par un Brésilien résidant en Suisse, Luciano Xavier dos Santos.

*.- OÙ ? à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois , 2 place du Louvre, à Paris.

*.- QUAND ? visible chaque jour (sauf le lundi) de 9 à 19 heures (20 heures de dimanche).

*.- TARIF : entrée gratuite.

*.- INFOS : au 01 42 60 13 96.

Après Limoges et Bordeaux, c'est au tour de Paris d'accueillir les dix-sept cathédrales gothiques réalisées au 1/200ème par Luciano Xavier dos Santas. « Le petit garçon brésilien né dans une famille modeste n'aurait jamais pu imaginer qu'un jour son nom serait affiché parmi toutes les grondes expositions de la ville lumière », note le jeune Brésilien sur sa page Facebook. Ce projet un peu fou qu'il a entrepris il y a un peu plus de trois ans, est désormais. une réalité qu'il promène un peu partout en Europe au grès des invitations. Depuis la semaine dernière, c'est dans une petite chapelle de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, en face du Palais du Louvre, que l'on peut découvrit cet ensemble de dix-sept cathédrales gothique en modèle réduit. Laon, Strasbourg, Paris, Reims, Amiens Beauvais, mais aussi Milan, Fribourg, Berne, les principaux chefs d'œuvre de J'art gothique sont réunis côte à côte. L'ensemble est saisissant, en quelques mètres, le visiteur peut mesurer comment le gothique a évolué subissant çà et là, les influences locales, une vision différente de la religion et du gothique. Flamboyance à Milan, légèreté à Laon ou sobriété et retenue en Suisse ou en Allemagne. Cet intérêt pour l'art gothique lui est venu lors d'un séjour en France, il y a quelques années. Pour chaque modèle réduit, l'artiste suit le même processus, il se documente, il prend le temps de venir sur le terrain, « il faut sentir les pierres, et pour cela il est indispensable de venir sur place. » Pour cette troisième installation, il a déjà tiré quelques enseignements, « la star incontestable des cathédrales reste Notre-Dame de Paris, les enfants eux sont attirés par le Dôme de Milan, note le Brésilien. Pour ma part, j'ai une affection particulière pour la cathédrale d'Amiens, j'ai ressenti une émotion particulière lors de ma visite. »

« La star incontestable de l'exposition reste bien entendu Notre-Dame de Paris »
Luciano Xavier dos Santos

Si la reproduction au 1/200 n'a pas permis de reproduire dans le détail les diverses façades, le Rémois se verra frustré de son Ange au sourire, en revanche, Luciano a tenu à évoquer les seize bœufs de Notre Dame de Laon. « Que serait la cette cathédrale de Laon sans ces animaux  plaisante Luciano. J'ai eu la visite d'un couple de Laonnois à Bordeaux, c'est la première chose qu'ils ont vérifiée. »

Pour l'instant, aucune installation n'est prévue, ni à Laon, ni à Reims. « Je reste ouvert à toutes les Propositions ». Le curieux, lui, a jusqu'au 6 octobre pour aller découvrir l'ensemble à Paris, Après, c'est l'Allemagne, la Suisse et le Brésil qui pourront profiter de cette magnifique exposition.

Marie-Pierre DUVAL

Extraits de l' union du 24/09/2018

 

 

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Des trésors aux portes de nos départements

Les musées du Grand Est et des Hauts-de-France accueillent actuellement plusieurs expositions remarquables


La Cité de la dentelle et de la mode, à Calais, présente soixante-cinq robes uniques, montrées une seule fois lors des derniers défilés et prêtées par quatorze maisons françaises et internationales. Denis Charlet AFP


Dora Maar et Pablo Picasso, Emilie Flöge et Gustav Klimt, Alexej Jawlensky et Marianne von Werefkin sont à l’honneur au Centre Pompidou de Metz.Jean-Christophe Verhaegen AFP


Le créateur Christian Lacroix est le scénographe de la première rétrospective consacrée à l’art de la dynastie Qajar qui se déroule au Louvre-Lens.Denis Charlet AFP

L'ESSENTIEL

 *.- Du Louvre-Lens en passant par Pompidou-Metz ou encore Calais, Troyes, Strasbourg ... de nombreux musées de nos régions proposent de riches expositions d'envergure nationale.

*.- Situées à proximité de l'Aisne, des Ardennes et de la Marne, elles peuvent être l'occasion de belles découvertes sur des thématiques aussi variées que l'histoire, la mode, l'art, les grands artistes

*.- La liste n'est pas exhaustive et ne doit pas faire oublier qu'il ya aussi de belles propositions dans nos départements

À CALAIS, LA DENTELLE HAUT DE GAMME SOUS TOUTES LES COUTURES

Légère ou épaisse, transparente ou mate, brodée ou plumée : la dentelle, travaillée par les plus grandes maisons de mode, s’offre au grand public qui peut admirer depuis le 8 juin à Calais, la finesse des robes de haute couture ordinairement réservées à un club fermé.

À travers l’exposition Haute dentelle, la Cité de la dentelle et de la mode présente soixante-cinq robes uniques, montrées une seule fois lors des derniers défilés et prêtées par quatorze maisons françaises et internationales, de Chanel à Louis Vuitton en passant par Zuhair Murad.

« Nous avons voulu faire l’état sur les usages contemporains de la dentelle dans la haute couture et le prêt-à-porter haut de gamme »,résume la directrice adjointe et responsable des expositions, Shazia Boucher.

Il s’agit, à quelques exceptions près, de dentelle Leavers, plus connue sous le nom de dentelle Calais-Caudry, tissée sur d’énormes métiers de fonte, principalement dans les Hauts-de-France, mais aussi en Asie, en Angleterre et en Italie. Une technique née au début du XIX e siècle, dont le musée retrace l’histoire.

« Le process est hallucinant. Il faut 6000 arrivées de fil » pour tisser ce type de dentelle, souligne Stéphane Plassier, directeur artistique du dentellier Darquer. Cette maison, installée à Calais, a notamment fourni Valentino, dont on peut voir une variation de robes noires, tout en transparence, illuminées de quelques accessoires d’or.

Une description de la finesse du métier, la composition, la largeur, la teinture du tissu accompagne chaque robe, mise en valeur par des jeux de brillance. Ici, une robe blanche très courte au motif noir de Schiaparelli ; là, un modèle bordeaux à fourrure de Jean-Paul Gautier ; ou encore une robe à volants dans les tons pastel de Christian Dior. « La dentelle n’est qu’un support de création, même si c’est un support particulier. C’est parce que c’est de la dentelle qu’on peut faire ce type d’ennoblissement, ou ce type de plumasserie ou de broderie », explique la commissaire de l’exposition Sylvie Marot.

La dentelle peut ensuite être traitée de façon manuelle ou mécanique : utilisée pure ou juste teinte, brodée, avec ajouts de plumes, ou bien avec des technologies venant de l’industrie, tels des collages ou siliconages. « On traduit ce que les clients recherchent avec notre savoir-faire. On fait un travail de manipulation textile, on embellit »,explique Nadine Dufat, directrice générale de la maison française Lemarié, spécialisée dans l’aplumasserie et la fonction de fleurs en tissu, filiale de Chanel.

L’exposition est à voir jusqu’au 6 janvier.

LES COUPLES MODERNES À L’HONNEUR AU CENTRE POMPIDOU DE METZ

Dora Maar et Pablo Picasso, Nadja et André Breton, Emilie Flöge et Gustav Klimt… une quarantaine de couples de peintres, musiciens, écrivains, danseurs, architectes, ayant mêlé amour et créativité, se dévoilent au Centre Pompidou-Metz. « Il ne s’agit pas que d’amour, mais de la porosité à l’autre, comment on est affecté par l’univers, l’imaginaire de l’autre » , explique Emma Lavigne, directrice du musée et l’une des commissaires de l’exposition Couples modernes, programmée jusqu’au 20 août.

Près de 900 tableaux, photographies, dessins, partitions, documents et objets racontent en quatre sections l’aventure artistique, de 1900 à 1950, de couples fusionnels ou indépendants, officiels ou officieux. Les femmes, même si elles ont souvent un rôle de muse, sont avant tout présentées pour leur talent artistique.

Les Shadoks fêtent leurs 50 ans à Strasbourg

C’est la première fois que les Shadoks ont l’honneur d’une exposition dans une structure labellisée « Musée de France ». Pour leurs 50 ans, le Musée Tomi Ungerer, centre international de l’Illustration de Strasbourg, propose de découvrir ou de redécouvrir, jusqu’au 8 juillet, la fameuse série télévisée d’animation imaginée en 1968 par Jacques Rouxel. On était loin des standards de Disney mais ces échassiers dont le vocabulaire se limitait à quatre syllabes « Ga, Bu, Zo, Meu », ont remporté un franc succès. Une sélection de 250 dessins, story-boards et celluloïds qui ont servi à l’élaboration de ces films, a été prêtée par le studio aaa production (animation, art graphique, audiovisuel), créé par Jacques Rouxel lui-même, son épouse et productrice Marcelle Ponti-Rouxel et le réalisateur Jean-Paul Couturier. Ces œuvres sont mises en regard avec des documents d’archives mis à disposition par l’INA et le musée de la photographie Nicéphore-Niépce. L’occasion de mesurer combien l’inventivité et la qualité de cette série télévisée ont su renouveler l’univers du « dessin animé ».

L’art perse brille au Louvre-Lens

 Vous avez encore quelques semaines pour en profiter. La première rétrospective consacrée à l’art fastueux et méconnu de la dynastie Qajar, dans l’Iran du XIX esiècle, est encore visible jusqu’au 23 juillet au musée du Louvre-Lens.

Passionné d’histoire de l’art, le designer Christian Lacroix a imaginé la scénographie de l’exposition comme une déambulation à travers les salles d’un opulent palais qajar. Pour entrer dans la galerie, le visiteur franchit la triple arcade d’une porte monumentale inspirée de l’architecture traditionnelle iranienne. À l’intérieur de la galerie d’exposition, la succession des salles est inspirée du château de plaisance de Souleymanieh, construit par Fath Ali Shah. Les salles sont regroupées en quatre modules architecturaux, séparés entre eux par des ruelles intérieures.

Avant un panorama culturel de la période, les visiteurs sont amenés sur les traces de voyageurs européens, dont le peintre Jules Laurens et l’architecte Pascal Coste qui ont joué un rôle essentiel dans la découverte de l’Iran qajar en Europe. L’Iran du XVIII e siècle est la proie d’une guerre civile entre trois principales tribus. Parmi elles, les Qajars, dont le chef, Aqa Muhammad Khan, parvient progressivement à réunifier l’ensemble du pays sous son autorité, raconte l’exposition. Plusieurs souverains se succéderont de 1786 à 1925.

Au fil des pièces, de nombreux portraits de ces souverains sont exposés. Souvent de couleurs vives, ils jouent un rôle essentiel dans la construction de l’image triomphale de cette monarchie iranienne. «L’art qajar est un art politique, qui a servi à assurer l’image d’une dynastie qui pouvait parfois, dans les faits, être assez faible, alors que dans l’image qu’elle voulait donner, elle se représentait comme étant flamboyante et forte », explique Gwenaëlle Fellinger, la commissaire de l’exposition. Une galerie de l’exposition est aussi consacrée aux « us et costumes » de la cour, qui jouent un grand rôle dans l’apparat des souverains : manteaux, costumes militaires, chaussures et armes (sabres, épées, poignards).

Tapis, peintures, dessins, bijoux… plus de 400 œuvres au total sont présentées lors de cette exposition.

Dans l’Aube, on remonte l’histoire


Les cuirasses de Marmesse (Haute-Marne) associées aux phalères (décors de sellerie) de Saint-Martin-de-Bossenay pour l’âge du Bronze.

Hôtel-Dieu-le-Comte, à Troyes, accueille jusqu’à la fin de l’année (puis de nouveau à partir d’avril 2019), l’exposition ArkéAube. Des premiers paysans au prince de Lavau (-5.300 à – 450), c’est la première exposition à explorer la préhistoire et la protohistoire d’un territoire à l’échelle du département en dévoilant trois décennies d’archéologie. Un comité scientifique a sélectionné 250 objets issus de découvertes fortuites et de fouilles préventives dans l’Aube. L’exposition s’achève sur une découverte d’importance européenne : la nécropole monumentale de Lavau, dont le public découvre en avant-première les tout premiers objets.

Outre des pièces venant du Musée d’archéologie nationale (MAN) de Saint-Germain-en-Laye, du Louvre, des musées de Châlons-en-Champagne et de Nogent-sur-Seine, l’exposition ArkéAube se nourrit notamment de quarante-quatre sites archéologiques aubois et évoque donc le passé de ces communes.

« C’est la première exposition à ambition régionale à explorer une aussi longue durée chronologique », explique Nicolas Dohrmann, directeur du service Archives et patrimoine, bras armé du conseil départemental de l’Aube dans cette entreprise. « Elle est, en plus, prolongée , reprend le grand ordonnateur de l’événement.L’exposition du conseil départemental ArkéAube (5300 – 450 avant notre ère) se prolonge chronologiquement par l’exposition mise en œuvre par la Ville de Troyes, Les Sénons (450, au début de notre ère), soit presque six millénaires d’histoire de notre territoire. »

LES AUTRES POINTS

 LES NOUVEAUX VISAGES DE LA GUERRE À VERDUN (MEUSE)

Le mémorial de Verdun, accueille du 4 juillet au 21 décembre une nouvelle exposition sur un aspect moins connu de la Première Guerre mondiale. « À l’expérience du combat acquise durant les premières années de guerre du premier conflit, s’ajoute une évolution des armes et des moyens techniques dans les armées françaises, allemandes et américaines », expliquent les responsables de l’exposition. « Alors que les capacités de feu surpassent prodigieusement celles de 1914, la nécessité de préserver les hommes s’affirme comme une exigence importante. »

Le combat tactique évolue. Chaque armée tente à sa façon de s’adapter à la transformation de la bataille, grâce à la formation et à l’équipement spécifique des soldats ainsi qu’à la rigueur des préparatifs.»

Cette exposition proposera au visiteur de découvrir les manières de combattre adoptées par les belligérants à la fin du conflit dans les combats de Saint-Mihiel et de Meuse-Argonne.

À MEAUX, LA GRANDE GUERRE SOUS LE PRISME DE LA FAMILLE

L’exposition temporaire de l’année 2018 du musée de la Grande Guerre s’attache, jusqu’au 2 décembre, à présenter les bouleversements et les répercussions de la Grande Guerre pour des millions de familles. Grâce à ses collections et aux prêts d’institutions publiques ou de particuliers, le musée présente près de 300 pièces de collections, « La guerre de 14-18 a profondément affecté les familles, indique Jean-Yves Le Naour, commissaire de l’exposition. 1 400 000 morts… toute la société française est touchée. Il y a une évolution des liens familiaux et des nouvelles familles qui sont en train de naître dont nous sommes les héritiers aujourd’hui. Cette exposition sur les familles n’est pas seulement une exposition qui parle d’Histoire. C’est une exposition qui nous parle, à nous, parce qu’elle parle de nos aïeux, elle parle de nos familles et c’est cette histoire que l’on vous invite à venir redécouvrir, votre histoire. »

Extraits de l' union du 17/06/2018

 

 

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Foujita et René Lalou, frères de Champagne

 
Léonard Foujita et René Lalou à l’inauguration de la chapelle à Reims. Le peintre et le président de la maison Mumm étaient particulièrement proches.

Foujita au musée Maillol

*.- OÙ ? Au musée Maillol, 59-61 rue de Grenelle, Paris 7 e .

*.- QUAND ? Jusqu’au 15 juillet 2018.

*.- HORAIRES : Tous les jours de 10 h 30 à 18 h 30, nocturne le vendredi jusqu’à 20 h 30.

*.- TARIFS : 13 €, 11 € en tarif réduit. Informations sur www.museemaillol.com

Les avez-vous remarquées ? Ces deux silhouettes en génuflexion, au milieu d’autres religieux dans la même position, peintes sur la droite de la porte d’entrée à l’intérieur de la chapelle Foujita. Ces deux visages surtout, l’un souriant, l’autre presque renfrogné, dénotant presque dans la fresque. Celui de droite, c’est le peintre lui-même, Léonard Foujita, arborant ses lunettes rondes et sa coupe au bol caractéristiques.

En plus de leurs deux noms inscrits sur le mur opposé, le célèbre peintre adopté des Rémois a ainsi rendu éternelle sa relation quasiment fraternelle le liant à l’autre homme de la fresque, René Lalou. Président de la maison de champagne Mumm de 1920 à 1973, ce dernier s’est lié d’amitié avec le fantasque peintre.

Leur rencontre remonte aux années 1950 lorsque la maison commande différentes œuvres à Foujita, dont une rose pour une cuvée (lire par ailleurs). L’année 1959 représente un moment charnière dans la vie de Foujita. Il est intronisé dans l’ordre des coteaux de Champagne dans les caves Taittinger mais, surtout, il se fait baptiser. À la suite d’une visite de la basilique Saint-Remi avec Georges Prade, maire de Reims alors, il avait déclaré : « C’est à Reims que j’ai senti s’ouvrir mon âme. »

Pour son entrée dans la religion catholique, il choisit René Lalou et Béatrice Taittinger comme parrain et marraine. Tsugaru Foujita, revenu en France en février 1950 après l’horreur de la Seconde Guerre mondiale vécue au Japon, devient Léonard Foujita. Peu de temps plus tard, Foujita réaffirme son envie de construire une chapelle. Il relance René Lalou sur le sujet en 1962-1963.

FOUJITA AIMAIT L’ESPRIT DE FÊTE DU CHAMPAGNE

En 1965, René Lalou rachète le jardin et le potager de la maison du directeur de Mumm, à l’endroit où se trouve la chapelle aujourd’hui, grâce à la fondation Lalou-Foujita qu’il a fondée. De son côté, l’artiste n’a pas chômé : des maquettes sont déjà tracées. Il en reste une chez Mumm. Construite en fin juin 1966, la chapelle est tout à la disposition de Foujita, qui peindra les fresques en juillet et août, à 80 ans, « l’âge de la plénitude ». « Il peint à main levée, c’est assez remarquable pour son âge alors », commente Stéphane Kraxner.

Il disparaîtra deux ans plus tard, laissant René Lalou particulièrement « ému et atteint ». « Une réelle amitié était née entre ces deux-là », souligne l’archiviste de Mumm et Perrier-Jouët. « Ils se sont découvert des affinités autour de la peinture et du catholicisme. » Le champagne les relie également. Foujita n’est pas un réel connaisseur mais les fines bulles ont presque toujours émaillé son parcours. Au sein de la bande de Montparnasse d’abord, dans les années 1920. Proche de Modigliani, il côtoie Kiki de Montparnasse qui dira de lui : « Il me regarde avec une telle intensité qu’il me déshabille une deuxième fois ! », fréquente les grands lieux de la rive gauche parisienne et jouit de fêtes plutôt arrosées. « Bon vivant, il aimait rire et profiter d’une bonne compagnie. Il était un peu rock’n’roll avant l’heure. »

La maison Mumm a décidé de lui rendre hommage, cinquante ans après sa disparition et parallèlement à une exposition au musée Maillol à Paris, avec la nouvelle version de son rosé, désormais associé au nom de Foujita. En octobre aura même lieu une vente, par Artcurial, d’une cinquantaine d’œuvres de l’artiste, qui a cédé ses droits aux apprentis orphelins d’Auteuil. Les bulles du «RSRV rosé Foujita » accompagneront cet événement comme un dernier clin d’œil festif de l’artiste japonais aux mille facettes.

Pour la première fois, Foujita apparaît sur le rosé Mumm


À droite, l’ancienne version du rosé Mumm, à gauche, la nouvelle bouteille portant le nom «RSRV rosé Foujita» avec la rose sur la collerette. C. H.

Mumm est la seule maison de champagne à proposer une cuvée au nom de l’artiste, le RSRV Rosé Foujita. Mais c’est aussi la première fois que la maison associe le nom de Foujita et sa cuvée, et l’inscrit sur l’étiquette. Un fait lié à l’histoire, nécessairement, et au travail de l’artiste pour la marque. Foujita a en effet dessiné une rose pour la cuvée rosé, qui apparaît pour la première fois au moment de son lancement en 1958 au festival de Cannes, dans une effervescence qui convient bien au festif artiste. La rose finit par disparaître dans les années 1980, sur le millésime 1982 précisément. En réalité, elle n’est plus visible sur la collerette, comme à son origine, mais cachée, sur la capsule. En 2017-2018, la maison a décidé de relancer son rosé et de rendre hommage au peintre en unissant étroitement son nom à la cuvée et en affichant de nouveau la rose sur la collerette.

Claire HOHWEYER

Extraits de l' union du 15/04/2018

 

 

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Deux artistes pour une expo commune

Pauline de Cabarrus et Philippe Dargent exposent jusqu’au 21 avril à la galerie   La Réserve. Deux artistes aux univers différents, heureux de partager leur travail.


Pauline de Cabarrus et Philippe Dargent seront présents à la galerie La Réserve les 14 et 15 avril.

Ils ont chacun leur petit espace délimité par une demi-cloison centrale. À La Réserve, la galerie de la rue du Barbâtre, Pauline de Cabarrus et Philippe Dargent exposent ensemble une vingtaine d’œuvres. Ces artistes, qui vivent et travaillent à Reims, ne se connaissaient pas jusqu’à ce qu’Églantine Dargent-Guy, la directrice des lieux, choisisse de les réunir pour un « Circuit Court », un programme qui entend mettre en valeur des œuvres très récentes.

NOTRE-DAME DE REIMS DE FACE OU EN CONTRE-PLONGÉE

Après avoir étudié l’histoire de l’art et les arts plastiques à la Sorbonne, et avoir enseigné du côté de Pontoise, Pauline de Cabarrus a reposé ses valises à Reims en 2013. Quand elle ne donne pas des cours à l’école Maestris, la trentenaire peint dans le grand atelier qu’elle a aménagé chez elle. « Je me suis remise à la peinture après la naissance de mes deux enfants » , raconte celle qui, quelques années plus tôt, était accueillie en résidence au 59 rue de Rivoli, cet ancien squat d’artistes transformé en grande galerie à Paris. Pauline de Cabarrus, qui a longtemps travaillé sur les silhouettes et les corps humains, a consacré sa nouvelle série à la cathédrale de Reims, qu’elle représente toujours de face ou en contre-plongée, dans des camaïeux de verts et de bleus. « Pour ce travail, j’ai utilisé des documents administratifs vieux d’un siècle que j’ai récupérés, rue Henri-IV à Reims, dans de vieilles malles. Ils allaient partir à la poubelle. Ce n’est pas le contenu des textes qui m’intéressent mais leur graphisme et leur typographie » , explique-t-elle. La cathédrale de Reims – « un motif très puissant et hypercontemporain » – apparaît comme une grande dame pleine de relief qui semble s’élever jusqu’au ciel ou au contraire plier sous le poids des ans ou des drames.

Philippe Dargent, lui, travaille l’aquarelle depuis une trentaine d’années. « J’ai toujours fait des carnets de voyage. Pour cette exposition, j’ai, pour la première fois, réalisé de grands formats dans lesquels je voulais garder l’instantanéité de mes petits formats. Cela n’a pas été si facile mais cela fait beaucoup de bien de sortir de sa zone de confort ! »,indique-t-il. L’aquarelliste a notamment choisi de présenter un paysage inspiré de la Corse mais aussi Étude de ciel, un gros et très délicat nuage qui invite à la rêverie. Philippe Dargent, qui utilise comme Pauline de Cabarrus beaucoup de tons bleus, expose également un beau triptyque intitulé La route.

Les deux peintres participeront ce week-end à l’opération « Ateliers d’artistes ». L’occasion pour le public d’échanger avec eux sur leur travail et leur passion créatrice.

VALÉRIE COULET

Extraits de l' union du 12/04/2018

 

 

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Cinq bonnes raisons d’aller à l’expo Lego

Une pluie, ou plutôt un déluge, de mini-briques est attendue ce week-end au caveau   de Castelnau. L’association rémoise Brick en bulles y organise la 4 e édition de son Expo Lego


L’association Brick en bulles, dont le président d’honneur est Franck Ollanda, réunit ce week-end pas moins de 70 passionnés de Lego qui exposeront leurs ingénieuses constructions au Caveau de Castelnau. Christian Lantenois

1 - BEAUCOUP, BEAUCOUP D’EXPOSANTS SONT ATTENDUS

L’an dernier, l’Expo Lego avait réuni 45 exposants. Cette année, ce sont pas moins de 70 passionnés qui vont présenter leurs créations. « Il s’agit essentiellement de nouveaux exposants, assure Franck Ollanda, président d’honneur de l’association organisatrice Brick en bulles. C’était notre volonté d’éviter aux visiteurs de voir la même chose que les années précédentes. » Les fondus de Lego, qui entament l’installation de leurs structures ce vendredi matin, arrivent de toute la France (Normandie, Alsace, Paris, Bourgogne, Lorraine, Nord-Pas-de-Calais…) mais également d’Allemagne et des Pays-Bas, avec notamment la présence d’un Néerlandais, dont le nom est inscrit au Guinness Book des records. « Il a créé un ingénieux système de moteurs qui poussent des balles », simplifie Franck Ollanda.

2 - D’IMPOSANTES CRÉATIONS À DÉCOUVRIR

Les connaisseurs parlent de «structures ». Il s’agit des constructions réalisées uniquement avec des briques Lego. Les visiteurs ne seront pas déçus. Citons par exemple une statue de la liberté haute de 3 mètres : « Et encore, la salle du Caveau manquait de hauteur sous plafond. Du coup, la statue sera présentée sans son socle. Mais en réalité, l’ensemble mesure environ 4,5 mètres de haut.» Seront également à admirer la reconstitution d’une plage du débarquement sur 24 m 2 , une réplique d’un château de la Loire, Ussé, Le château de la Belle au Bois Dormant sur 18 m 2 , une monumentale mise en scène avec des trains « et à l’étage, énormément de Lego Technic, des grues, des engins de chantier motorisés, des voitures… »

3 - DES ANIMATIONS POUR PETITS ET GRANDS

Comme les années précédentes, un espace sera réservé aux tout petits qui pourront jouer avec des Duplo. Les plus grands (sans limite d’âge) pourront manipuler des milliers d’autres briques Lego. Un atelier création de voiture sera proposé aux enfants, tout comme des démonstrations des prototypes en Lego Technic. Le jeu consistant à rechercher (et idéalement trouver) des mini-figurines cachées dans les différentes structures sera encore une fois organisé. En plus des exposants qui présenteront leurs réalisation, les visiteurs trouveront aussi une exposition de photos, un stand de bijoux, un peintre… et un marchand de jouets, de quoi repartir avec une boîte ou un souvenir des fameuses petites briques.

4 - DE PETITS TARIFS

L’entrée de l’exposition est payante pour les adultes et les enfants (3 euros), sauf pour les moins de 4 ans pour qui c’est gratuit. Rapporté aux 1 800 m 2 sur lesquels s’étend l’exposition et à la promesse d’une parenthèse créative et régressive, le tarif est plus que raisonnable.

5 - RENCONTRER DES PASSIONNÉS

Créée en 2014, L’association rémoise Brick en bulles, aujourd’hui présidée par Olivier Rousseaux, compte 35 adhérents, tous passionnés par les Lego depuis l’enfance. Pour Brick en Bulles, « la bonne humeur est un état d’esprit, c’est s’évader, sortir de son quotidien avec les autres. C’est aussi lors d’expositions prendre le temps de répondre aux questions du public, montrer que les Lego, c’est à la fois pour les petits et les grands ». Ce qui les anime ? « Faire découvrir des créations plus originales les unes que les autres » et permettre donc à tous de « retrouver une âme d’enfant ».

4e édition de l’Expo 100 % briques Lego au caveau de Castelnau à Reims (5, rue Gosset) ce samedi 17 mars de 10 à 18 heures et ce dimanche 18 mars de 9 h 30 à 17 h 30. Petite restauration, animation surprise, tombola, jeux… Tarif : 3 € (gratuit pour les moins de 4 ans). Plus de renseignements : wwww.brickenbulles.fr

Alice RENARD

Extraits de l' union du 14/09/2017

 

 

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Au bonheur des placo-musophiles

Le Mesnil-sur-Oger Le Mondial   de la capsule, de la vigne et du vin se déroule dimanche prochain  à la coopérative UPR.


Des collectionneurs de toute l’Europe s’arrachent les capsules, dont les plus rares peuvent se vendre plusieurs milliers d’euros.
Photos Christian Lantenois

Mondial de la capsule

*.- OÙ ? À la salle des pressoirs de la coopérative UPR, au Mesnil-sur-Oger.

*.- QUAND ? Dimanche 4 mars de 8 à 18 heures.

*.- TARIFS : 2 euros l’entrée.

*.- INFOS : Le mondial se compose de deux espaces, un pour la vente réunissant près de 200 exposants de capsules, outils et objets liés au champagne, et une bourse d’échange pour les collectionneurs.


Une robe en capsules, la tenue parfaite pour boire du champagne

Stéphane Primault a longtemps collectionné les capsules de champagne, avant d’en faire son activité professionnelle. Vous trouvez ça bizarre ? C’est pourtant une activité très répandue dans la région et même dans toute la France où ils sont quelque 80 000 placomusophiles à collectionner ces petites rondelles métalliques.

 
«
 Ce sont la rareté et la demande qui font la valeur d’une capsule : c’est le cas pour la s »rie des Pol Roger de 1923 »
Spéphane PRIMOT

Stéphane a commencé sa collection dans les années 90. « À l’époque, on faisait le tour des maisons de champagne, c’était régional, on était peu de collectionneurs, on se les échangeait mais ça n’avait aucune valeur », explique cet habitant d’une petite commune au nord de Reims qui a amassé jusqu’à 2 000 capsules anciennes, dont une de 1906. «Aujourd’hui, tout a changé, un collectionneur, Claude Lambert, a fait un livre, il a commencé à mettre des prix et un marché s’est établi. » Des collectionneurs de toute l’Europe s’arrachent désormais les capsules, dont les plus rares peuvent se vendre plusieurs milliers d’euros.

C’est dans les années 2000 que Stéphane décide d’en faire son activité professionnelle. « Je fais quelques salons dans la région mais je travaille surtout par correspondance, par le bouche-à-oreille. Je suis assez connu dans le milieu de la capsule ancienne. » Sa meilleure vente ? « Une capsule Pol Roger de 1923, qui s’est vendue plusieurs milliers d’euros », se souvient Stéphane.

Pour les néophytes, l’idée qu’une simple rondelle en métal puisse se vendre aussi cher semble folle. Et pourtant, ce n’est rien de plus que la loi du marché. « Ce sont la rareté et la demande qui font la valeur d’une capsule : c’est le cas par exemple de la série des Pol Roger de l’année 1923, qui est la plus recherchée car il y en a peu . » Et puis, il n’y a pas que les capsules anciennes. « Ça marche beaucoup par thématique, certains ne vont faire que des portraits, d’autres des animaux ou des voitures… Maintenant, c’est assez figuratif, il y a beaucoup de couleurs, il y en a pour tous les goûts. »

Comme de nombreux collectionneurs, Stéphane sera présent au mondial de la capsule, de la vigne et du vin qui se tiendra au Mesnil-sur-Oger dimanche prochain. « J’y vais pour montrer que j’existe en tant que professionnel, dénicher de belles choses et faire du commerce. » Ce rendez-vous biennal, créé en 2007, attire jusqu’à 6 000 visiteurs à la salle des pressoirs de la coopérative UPR. Pourquoi un tel succès ? « Parce que c’est la seule collection qui tient le pavé, qui persiste. Les timbres, les cartes postales, les pin’s, tout ça est tombé à l’eau. L’avantage de la capsule de champagne c’est qu’il y en a pour tous les prix, de la petite capsule moderne à 10 centimes à des milliers d’euros pour de l’ancienne, donc on touche pas mal de monde, toutes les bourses. C’est ce qui fait que ça marche. Et puis, on est autour d’un produit de luxe, le champagne », estime Stéphane qui n’a toutefois pas encore réussi à transmettre le virus à sa fille. « Elle n’est pas collectionneuse. Les jeunes ont du mal à s’y mettre, contrairement aux anciens. »

Claude Lambert a créé le guide qui fait référence

Il vit discrètement à Aulnay-l’Aître, près de Vitry-le-François. Claude Lambert, 72 ans, est pourtant une sommité parmi les placomusophiles. Il est l’auteur du fameux « Répertoire des plaques de muselet », LA référence pour les collectionneurs qui veulent vendre et échanger leurs capsules de champagne. L’idée de concevoir un tel guide lui est venue à l’esprit au début des années 1990. « À l’époque, nous n’étions que trois collectionneurs à écumer les brocantes pour trouver des capsules de champagne. Il n’y avait aucun document de référence », confie Claude Lambert qui était également imprimeur. Il commence par répertorier sa propre collection. Ce placomusophile possède entre 60 000 et 70 000 plaques de muselet différentes. Parmi elles, la Pol Roger 1923, « qui est devenue archirare ». Aujourd’hui, son «Répertoire des plaques de muselet» compte 400 pages et quelque 70 000 références. « Aujourd’hui, il y a beaucoup de petits tirages à 500, voire même en dessous. Du coup, le prix de vente augmente, indique cet expert. Les capsules sont de plus en plus jolies à collectionner et à tous les prix. Certains collectionneurs se spécialisent. Ça prend le même chemin que pour les timbres. »

3 QUESTIONS à


Pascal DORME
Organisateur du Mondial de la capsule

Promouvoir   le champagne

Pour cette 7e édition du Mondial de la capsule, de la vigne et du vin, combien d’exposants attendez-vous ?

La première édition en 2007 se tenait au Millesium avec une quarantaine d’exposants. Aujourd’hui, sur fiche, j’en compte une centaine. Au fil du temps, la manifestation s’est étoffée. Pour cela, j’ai contacté tous les clubs et collectionneurs de France mais les plus importants se trouvent dans notre région ! Il n’y a qu’ici que l’on arrive à fédérer l’ensemble des placomusophiles.

Quel est l’état d’esprit de cet événement ?

Lors des dernières éditions, nous avons accueilli entre 5 000 et 6 000visiteurs. L’entrée est fixée

à 2 euros. Je veux que ce Mondial reste populaire, abordable, attractif, convivial et intéressant. Beaucoup de Belges viennent. Cela crée une émulation dans la région.

Quelles nouvelles animations proposerez-vous ?

Cette année, l’invitée d’honneur est Elena Viette, une artiste russe qui a créé une étonnante collection de robes inspirées de l’univers du champagne. J’ai également fait venir Hervé Verhegge, originaire de Crézancy, qui transforme les palettes en objets décoratifs ; Jean-Pierre Boudinet, un Franc-Comtois qui métamorphose les muselets en petits personnages ; Benoît Ploffoin, l’un des plus gros collectionneurs français d’outils anciens de la vigne installé en Côte-d’Or. Le but est de promouvoir le champagne à travers ses différentes facettes.

REIMS

Elle créé des robes en capsules Elena Viette, créatrice d'origine russe, est la fois designer et ingénieure textile. Ses créations, près de 18 modèles en capsules et muselets, seront présentées à l'occasion d'un défilé. Son travail est motivé par la recherche de nouvelles techniques et la créativité. Pari réussi avec ses robes extravagantes qui rendent hommage à la région, à l'image de cette robe orange, oui oèse orès de 20 kilos et a demandé 325 heures de travail.

AVIZE

Il coiffera les mannequins au Mondial À 30 ans, Christopher, qui a ouvert il y a un an son salon de coiffure « Chacun son style», coiffera les mannequins qui défileront avec les robes d'Elena Viette inspirées de l'univers du champagne. « Je vais adapter les coiffures aux créations de la styliste », confie ce jeune coiffeur qui sera aidé de Julie. Des coiffures « chics, élégantes, plus ou moins lâchées et rapides». Lors de la fête du chocolat à Ay, Christopher avait fait de même. « Çafait travailler notre côté créatif et notre improvisation ».

CREZANCY

Il expose ses palettes transformées en objets décoratifs Maçon de formation, Hervé Verhegge a créé 100 % Palette-Palette concert. Il récupère les palettes et les morceaux de bois. Puis, i les décape et les laisse vieillir pour obtenir les différentes teintes dont il a besoin. Il les transforme en objets de décoration intérieure ou extérieure, mobilier de jardin, jouets, hôtels à insectes, etc.

LAETITIA VENANCIO

Extraits de l' union du 25/02/2018

 

 

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À Reims, trois belles expos à ne pas rater

Des trésors moyenâgeux prêtés par le musée de Cluny, des natures mortes néerlandaises du XVIIe siècle et des «divins ornements» s’exposent dans trois musées de Reims.


Au fond, au-dessus du coffre en chêne « Ange à l’écu aux armes de France » : une tapisserie « Bataille et embarquement », en laine et soie, appartenant au musée de Cluny et datant du premier quart du XVI e siècle. Au premier plan, à gauche : statue de sainte-Catherine, Champagne. Valérie Coulet

1 - Trésors de la fin du Moyen Age 


Le musée de Cluny a prêté à Reins un coffret en os, qui, sur sa face inférieure, présente un plateau de jeu d'échecs. les pièces étaient rangées à l'intérieur, avec des cartes à jouer. Il est orné de plaquettes taillées dans l'os et ornées de scènes de chasse et de tournois, activités réservées à la noblesse.

Faisant l’objet de lourds travaux, le musée de Cluny, musée national du Moyen Âge, situé dans le 5e arrondissement de Paris, a décidé de prêter vingt-deux œuvres de toute beauté au musée Saint-Remi. Ce dernier a alors choisi de faire « dialoguer » ces trésors avec une quarantaine de ses propres pièces ou appartenant au musée des Beaux-Arts de Reims mais aussi à la bibliothèque Carnegie.

Certaines de ces œuvres ont été spécialement restaurées pour l’occasion. Parmi elles, une Vierge à l’Enfant avec armoiries au créquier. Cette sculpture en pierre calcaire, sur laquelle on peut voir quelques restes de polychromie, date du dernier quart du XVe siècle. L’émouvante Piéta de Saint-Marcoul a également profité d’un travail de restauration.

Au final, « 1 500. Trésors de la fin du Moyen Age » offre un très beau panorama de la création artistique au tournant des années 1500, entre art gothique et prémices de la Renaissance. Elle s’articule autour de deux parties : la richesse de l’art religieux à la fin du Moyen Âge, l’intérieur d’une riche famille de la noblesse ou de la haute bourgeoisie. L’occasion de prendre conscience que cette période, longtemps considérée comme secondaire par l’histoire de l’art, fut particulièrement foisonnante. Les œuvres exposées « invitent à découvrir le portrait d’une société contrastée et parfois paradoxale où l’individu s’affirme de manière croissante, et où l’affichage du rang et de la richesse dans ce monde voisine avec l’obsession du salut dans l’au-delà », note Georges Magnier, le directeur des musées de Reims, qui a travaillé sur cette exposition avec la conservatrice Bénédicte Hernu.

Dans une scénographie où dominent le bleu roi et le rouge sang, les visiteurs admirent de nombreuses sculptures en pierre dont une superbe statue de sainte Barbe, qui appartient au musée de Cluny. La sainte, qui lit à côté de la tour dans laquelle son père l’avait enfermée parce qu’elle refusait d’épouser l’homme qui lui était destiné, porte une coiffe particulièrement travaillée, avec un nombre impresionnant de perles sculptées.

2 - Chefs-d’œuvres néerlandais du XVIIe siècle


Catflerlne Delot, la directrice du musée des Beaux-Arts de Reims avec Julia Rief, restauratrice au musée d'Aix-la-Chapelle, devant une nature morte attribuée à Willem Kalf. Valerie Coulet

Pour fêter les 50 ans de jumelage entre Reims et Aix-la-Chapelle, les musées des Beaux-Arts des deux villes respectives ont eu la bonne idée d’échanger quelques œuvres. Treize toiles de Corot sont ainsi parties en Allemagne tandis que douze natures mortes néerlandaises du XVIIe siècle ont été transférées à Reims. Ces dernières ont pour la plupart étaient offertes au musée d’Aix-la-Chapelle par Irène et Peter Ludwig, de grands collectionneurs allemands. « Le prêt de ces douze œuvres du Suermondt-Ludwig-Museum d’Aix-la-Chapelle nous permet de découvrir non seulement un genre pictural, qui va aller en se développant, mais aussi une société proche de nous, dans le nord de l’Europe », indique Catherine Delot, directrice du musée des Beaux-Arts de Reims.

Au XVIIe siècle, ces natures mortes entendaient représenter la prospérité, due notamment aux échanges maritimes dont profitaient les Pays-Bas grâce à la Compagnie des Indes. Dans Nature morte au nautile, une huile sur bois de 1640 signée Willem Claesz Heda, la fortune est représentée avec un citron, un agrume alors très exotique, épluché aux trois quarts, un énorme coquillage nacré et de précieux verres de Venise. Mais la richesse ne se veut pas ostentatoire : le peintre a choisi des tons plutôt ternes et sans éclat.

« Ce tableau évoque aussi le temps qui passe et le côté éphémère de la vie. Regardez, en arrière-plan, la noisette ouverte mais aussi le gâteau entamé et la montre posée sur la table... », fait remarquer Julia Rief, restauratrice au musée d’Aix-la-Chapelle.

3 - Trésors textiles de la cathédrale de Reims


Benoit-Henry Papounaud devant le carton d'une tapisserie, au Palais du Tau. V.C.

Au Palais du Tau, Maxence Hermant, conservateur à la Bibliothèque nationale de France (BNF), et Benoît-Heny Papounaud, administrateur au Centre des monuments nationaux, présentent « Divins ornements. Trésors textiles de la cathédrale de Reims ». « Cette exposition est le fruit des travaux menés ces dix dernières années, sur les tapisseries et broderies », indique Bernoît-Henry Papounaud. « Des recherches ont par exemple mis au jour une broderie de la cathédrale de Reims qui se trouvait depuis 1901 au musée des Antiquités de Rouen », poursuit-il.

Aujourd’hui, le trésor textile de Notre-Dame de Reims l’un des plus grands conservés en France, même si de très nombreuses pièces ont disparu au fil des siècles. Les deux commissaires de l’exposition ont choisi de mettre en lumière les tenture de l’histoire de Clovis, des tapisseries du sacre, la tenture de la Vie de la Vierge et les tentures de la Vie du Christ. Par ailleurs, ils présentent, dans la chapelle palatine, un ensemble d’ornements liturgiques utilisés pour les grandes célébrations. Les plus beaux vêtements étaient brodés de fil d’or ou d’argent et s’ornaient de figures de saints ou de scènes tirées des Saintes Ecritures.


Un bouquet de Nicolaes van Veerendael.

 Valérie Coulet

Extraits de l' union du 14/09/2017

 

 

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Un salon d’art contemporain accessible

Pour la première fois, le salon d’art contemporain art3f s’installe trois jours à Reims, à partir de vendredi. L’occasion de s’offrir des œuvres ou … de simplement venir les admirer.


Pour cette première édition du salon à Reims, une centaine d’exposants sont prévus. Archives


« Reims ne fait pas partie des villes qui font rêver. Il a été difficile de faire venir lees galeristes … »
Serge Beninca, patron de artf

Pour la première fois, la société art3f, qui organise des salons d’art contemporain un peu partout en France et à l’étranger, invite les Rémois à découvrir près de 2 000 œuvres, ces vendredi 15, samedi 16 et dimanche 17 septembre, au Parc des expositions. « Une petite centaine d’exposants – des artistes et des galeristes – mettront en vente des œuvres d’art. Les tarifs, qui se veulent accessibles, partiront d’une petite centaine d’euros et ils s’échelonneront le plus souvent entre 2 000 et 10 000 euros. Cela peut paraître beaucoup, mais ce n’est rien par rapport aux prix inabordables que l’on peut voir dans d’autres rendez-vous comme la Foire internationale d’art contemporain (Fiac) ou l’Art Basel en Suisse. Ce dernier reste d’ailleurs le plus gros salon mondial d’art contemporain mais force est de constater que le commun des mortels ne peut rien acheter tant les prix y sont élevés … » , indique Serge Beninca, le directeur de la société art3f.

UNE PREMIÈRE ÉDITION ORGANISÉE À MULHOUSE EN 2012

Passionné d’art depuis de longues années, ce dernier a eu l’idée de créer un salon d’art contemporain pour le grand public, en 2012, dans sa ville de Mulhouse. « Beaucoup de gens n’osent pas entrer dans une galerie d’art, de peur d’être pris de haut… J’ai alors eu envie d’un rendez-vous convivial et sans chichis où chacun, qu’il soit ou non connaisseur, puisse trouver des œuvres qui lui correspondent. Dès la première édition du salon art3f, le succès a été au rendez-vous. Car exposants et visiteurs ont répondu présent. L’an dernier, nous avons comptabilisé 240 exposants, plus de 25 000 visiteurs en trois jours et plus de 1 000 ventes. Ce qui montre bien que l’art contemporain intéresse ! »

Après Mulhouse, la société art3f a lancé des salons dans plusieurs autres villes de France comme Bordeaux, Nice, Lyon, Paris et Nantes. Elle s’est aussi fait connaître en Europe et même, récemment, au Canada. « Nous n’avions pas particulièrement l’idée de lancer un salon à Reims, d’autant que nous cherchons plutôt aujourd’hui à nous développer à l’étranger. Mais l’équipe du parc des expositions de Reims s’est vraiment montrée très intéressée par le concept et elle nous a littéralement dragués ! Nous avons donc finalement accepté de venir » , raconte Serge Beninca. Il poursuit : « A priori, nous venons à Reims pour trois ans consécutifs. Car il faut toujours un peu de temps pour qu’un salon s’implante dans une ville et devienne rentable. » Le patron de art3f le reconnaît : «Reims, comme Mulhouse, ne fait pas partie des villes qui font rêver. Il a donc été difficile de faire venir les galeristes et les artistes. Mais, à mon avis, ces derniers ne le regretteront pas. Car il n’y a aucune raison que le public rémois ne soit pas intéressé … »

Serge Beninca tient enfin à apporter une précision de taille : « Certaines personnes rejettent en bloc l’art contemporain, affirmant que c’est inintéressant, voire que les artistes se moquent d’eux. Or, elles ne doivent pas confondre l’art contemporain et l’art conceptuel ! Dans nos salons, on ne présente pas de concepts farfelus mais de vraies œuvres … »

Vendredi 15 septembre, de 16 à 23 heures, samedi 16 et dimanche 17 septembre, de 10 à 20 heures, au Parc des expositions. Prix d’entrée : 10 € (7 € +1,31 € de frais en prévente sur le site www.art3f.fr)

Valérie COULET

Extraits de l' union du 14/09/2017

 

 

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Sainsaulieu exposé là où il demeura 100 ans

Fondateur de la Société des amis de la cathédrale, Max Sainsaulieu méritait un hommage.


L'architecte rémois a dessiné une centaine de bâtiments dans la ville.

Les Rémois connaissent-ils bien Max Sainsaulieu (1870-1953) ? Pas certain. Et pourtant, son héritage est partout : Il est celui qui a protégé la cathédrale pendant la Première Guerre Mondiale, a dessiné une centaine de bâtiments dans la ville, dont le plus connu est la bibliothèque Carnegie. Ce que l’on sait sans doute encore moins, c’est qu’il est le co-fondateur - avec Henri Abelé - de la Société des amis de la cathédrale de Reims qui fête ses 100 ans.

À cette occasion, les membres ont décidé de consacrer une exposition à celui qui a construit, reconstruit, innové durant toute la première moitié du XX e siècle.

Et là, on arrive à un concours de circonstances assez incroyable, le lieu choisi, la Société Générale, a été celui où a demeuré un temps Max Sainsaulieu. « Quand on a décidé d’ouvrir un compte pour l’association dans cette banque, il y a plusieurs années, il nous a été demandé de fournir quelques papiers. En regardant la mention de sa date de création dans le Journal Officiel de 1917, on a vu qu’il était indiqué : Siège social  2, place Royale... Jean-Pierre Quenard (ndlr : le trésorier) a dit : On est ici chez nous ! On s’est rappelé que, place Royale, on y était déjà en 1917  », explique Bernard Poret, actuel président.

PHOTOS ET ARCHIVES INÉDITES

Lors de l’inauguration, Jean-Éric Auberger, directeur régional de la Société Générale, qui organise conjointement l’expo, rappelait avec humour que« la Société Générale a permis de terminer la place Royale, après des discussions assez fortes entre Sainsaulieu et la direction. On était déjà très près de nos sous ! »

« Le but, c’était d’avoir une démarche pédagogique pour expliquer qui était cet architecte. Il n’y avait pas beaucoup de place, on présente plusieurs panneaux retraçant des thèmes différents de sa vie », précise Constance Foirest, commissaire de l’exposition. Sur le panneau à l’entrée, un code  à télécharger permet de localiser tous les bâtiments de  Reims.

Des archives, conservées depuis plus de 150 ans, sont présentées dans des vitrines, des photos et documents jamais montrés au public.

Une pièce historique a été mitraillée par les portables des visiteurs  : le maillet utilisé lors de la cérémonie de la pose de la 1 re pierre de l’immeuble de la banque en 1911. Il porte encore son ruban tricolore noué autour du manche...

Jusqu’au 30 juin aux heures d’ouverture de la Société Générale, 2 place Royale.

François LAPEYRE

Extrait de l'union du 10/06/2017

 

 

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DERNIERS JOURS POUR VOIR « LE MYSTÈRE LE NAIN »

Jusqu'au 26 juin, les frères Le Nain; natifs de Laon, ont les honneurs du Louvre-Lens Une occasion rare de voir autant de toiles des trois peintres rassemblées en un même lieu.


« LE MYSTÈRE LE NAIN » est consacré aux frères Le NAIN, Louis, Antoine et Mathieu, peintres du XVIII° siècle, natifs de l’Aisne. AFP

EXPOSITION

•.- Où ? au musée du Louvre-Lens, rue Paul-Bert à Lens, dans le Pas-de-Calais.

•.-  Quand? l'exposition a débuté en mars et s'achèvera lundi 26 juin. Le Louvre-Lens est ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 10heures à 18 heures.

•.- Tarifs: 18-25an5. S€; plein tarif: 10€.

•.-  lnfos au 0321186262. Site web: louvrelens

Impressionnant. Près de quarante ans après la rétrospective référence du Grand Palais à Paris, la France consacre à nouveau une exposition d'envergure aux frères Le Nain. Le Louvre-Lens sert d'écrin à une proposition signée des commissaires Nicolas Milanovic et Luc Piralla. Le fonds exposé est impressionnant : 55 Le Nain sur les 75 qui leur sont attribués. Du jamais vu. 17 autres tableaux complètent l'exposition. Que vous soyez initié ou profane, voici trois raisons de vous y rendre et vous n'avez plus que quelques jours. Après, il sera trop tard pour voir autant de Le Nain présentées au même endroit.

1 - DES ŒUVRES ACCESSIBLES

Les frères Le Nain sont souvent présentés comme des précurseurs du réalisme. Scènes paysannes, portraits, scènes bibliques, sont immédiatement compréhensibles. L'expression de leurs sujets captive. La chaleur de certaines œuvres, leur lumière, ou la façon de créer de la profondeur grâce à des contrastes parlent aux novices.

2 - AU CŒUR DU MYSTRE

Cette exposition s'attaque aux mystères entourant le travail des Le Nain. Le premier d'entre tous; de Louis, Antoine ou Mathieu, à qui attribuer chaque œuvre? Nicolas Milanovic reste prudent. « Nous sommes , conscients qu'il est arbitraire d'attribuer un prénom à un tableau des Le Nain. II n'empêche, l'architecture de cette exposition est à la fois érudite et pédagogue. D'autres mystères se dressent en chemin : de qui sont les tableaux à plusieurs mains ? Comment interpréter le contenu des fameuses scènes paysannes ? Comportaient-elles des messages cachés ? Certaines peintures étaient-elles le fruit de commandes, ou étaient-elles simplement peintes selon les codes de l'époque, en réponse à un marché porteur ?

3 - DES TABLEAUX INEDlS

Ultime richesse de cette exposition, elle comporte des inédits, Nous en retiendrons deux. D'une part, un petit portrait sur cuivre du comte d'Harcourt, inconnu il y a quelques mois. Les descendants des Le Nain, qui se le transmettaient de génération en génération, y voyaient le portrait de Mathieu. D'autre part, une représentation de saint Jérôme, auteur de la Vulgate, une des grandes traductions de la Bible .

Frédéric PETRONIO

Extrait de l'union du 09/06/2017

 

 

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2017-06-10 - Des artistes à découvrir


Peintures, photographies et... installation étonnante à la Maison du Département
!

Dans le hall de la Maison du Département, un mobile géant attire le regard du visiteur vers chacun des murs blancs où se détachent les photographies de Malika Najjar et les toiles de Françoise Verdolini. Ici et là, des « mises en scénographie » intriguent et captivent, par leurs formes ou leurs couleurs.

« Chasseur de lumières » : c’est le nom donné par un amateur de ses toiles à Françoise Verdolini. Dans ses tableaux, des taches de couleurs subtilement dégradées et opposées, deviennent parfois silhouettes de femmes, suggérées, sortant de l’œuvre comme des apparitions.

« Mon thème, c’est la ville », annonce Malika Najjar. Son objectif capture des coins connus ou inconnus de Reims. Sans aucune retouche, ses « street photographies » jouent sur les reflets, les jeux d’ombres, les éclairages nocturnes.

« Ici, le sol et le plafond sont faits de carrés. J’ai voulu jouer avec cet espace », confie «Torbus », qui met en scène des formes géométriques, en y ajoutant d’autres carrés, des losanges, en utilisant des couleurs qui vibrent. Elles obligent le visiteur à s’attarder sur ce qu’il ne regarde pas vraiment, à s’arrêter devant des scénographies ou l’esthétique le dispute à l’humour.

Jusqu’au 30 juin. Du lundi au vendredi de 9 heures à 12 h 30 et de 13 h 30 à 18 heures. Maison du Département, 18, rue Carnot.

Extrait de l'union du 10/06/2017

 

 

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LES MYSTERES DE l'EAU AU SEIN DE L’ABBAYE D'IGNY

Les sœurs du Val d'Igny ouvrent leurs portes à Dominique Heymes qui présente au grand public les photographies qu'il a réalisées autour du thème de l'eau.


Le photographe Dominique Heymes lors de l'installation de l'exposition avec sœur 8emadette-Marie et sœur Christine

EXPOSITION

« LES ESPRITS DE L'EAU »

•.- Où? À la salle d'exposition du magasin de l'abbaye d'Igny, située au sud de Fismes, près d'Arcis-Ie-Ponsart (Marne).

•.- Quand ? Depuis le 8 avril et jusqu'au 28 mi. Du mardi au samedi de 10 à 12 heures et de 15 à 17heures. Le dimanche de 15 à 17 heures. Infos www.heymes.photo.

Depuis un an, l'exposition de photographies réalisées par Dominique Heymes, « Les esprits de l'eau », tourne dans différents lieux de France. Après l'Abbaye d'Igny, elle sera présentée à Nancy, puis à Paris. L'exposition a été vue jusqu'ici par plus de 6.000 personnes.

Grâce aux liens créés avec les sœurs de la communauté cistercienne d'Ubexy dans les Vosges, qui ont rejoint les sœurs du Val d'Igny en 2010, l'auteur-photographe a été invité à installer une quinzaine de « tirages d'art » dans ce cadre exceptionnel.

Abordant la photographie «comme une peinture ou même une musique, Dominique Heymes offre un regard attentif sensible et poétique sur le monde qui l'entoure : « La nature propose des choses que je ne fais que reproduire », commenre-t-il, souhaitant donner un sens profond à chaque tableau.

PHOTOGRAPHE PRÉSENT EN MAI À L’ABBAYE

Grâce au tirage sur un papier d'art mat, le rendu de la lumière est particulièrement saisissant, faisant dire à une fillette : « Comment le monsieur a fait pour saupoudrer des petites étoiles ? »

Se définissant comme I’architecte du sonore et de l'image, Dominique Heymès présente ses œuvres accompagnées de ses poèmes, sur un fond musical qu'il a également créé. Une petite vidéo sur la genèse du projet est diffusée sur le lieu de cette exposition.

Dominique Heymes est membre de la société des auteurs des arts visuels et de l'image fixe (SAIF). Musicien, ingénieur du son, il a effectué plus de 3.250 spectacles et ... 500 enregistrements, 45 tournées internationales dans plus de 25 pays. Il a travaillé dans des domaines aussi variés que l'opéra, la danse, le jazz, la chanson française, etc. Enseignant en formation professionnelle et universitaire, il est membre de l'Institut de recherche et coordination acoustique-musique et de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques. Il a fait de nombreuses photos de spectacles. Il sera possible de le rencontrer à l'abbaye d'Igny les samedi 27 et dimanche 28 mai.

DES CHOCOLATS MAISON

Dans le nouveau magasin jouxtant la salle d'exposition, près d'un millier de produits de l'artisanat monastique sont proposés. En vedette, on trouve les fameux chocolats fabriqués sur place par les moniales avec un beau choix de chocolats de Pâques, mais aussi des spécialités déclinées sur le thème de « l'esprit champenois » (feuilles de vigne, capsules de champagne, etc.) et, bien sûr, le renommé bouchon de Champagne. L'abbaye d'Igny a l'exclusivité de la ganache à base de fine et de marc de champagne qui le garnit. Produits de toilette et d'entretien, fromages, biscuits, confitures, miel, bonbons, sirops, pâtés, champagne, liqueurs et bières sont également dans les étals. Tout est produit par des monastères, même le thé, les épices et le café venus d'un monastère indien. Une « boisson aux 52 plantes », très énergisante, attire des clients venus de loin. Avec les livres et des articles religieux ; le choix est grand.

SOIXANTE MONIALES AUJOURD'HUI DANS L'ABBAYE MARNAISE


« 
Paix, Labeur » peut-on lire sur le vitrail en façade du monastère

L'abbaye Notre-Dame d'Igny a connu de grands bouleversements ces dernières années. Des travaux commencés en 2009 se sont achevés en 2011. Soixante moniales de quatre monastères vivent aujourd’hui dans ces lieux. Soin, concentration, patience et recherche continuelle de la qualité caractérisent leur travail : Fondée par quelques moines envoyés par Bernard de Clairvaux, l'abbaye est terre de prière et de travail depuis le XII' siècle. Surnommée « l'Abbaye des Saints » à son âge d'or, le monastère comptant 250 religieux. Avec la Révolution l'Etat s’empara de l'abbaye et de ses terres. En 1875, l'Église racheta Ie bien copieusement délabré, y installa des religieux et y établi un orphelinat agricole, puis une chocolaterie. En 1929 l'abbaye, en ruines, car à nouveau détruite lors de la Première Guerre Mondiale est reprise par une communauté de moniales cisterciennes venues de Laval. Elles relancèrent l'activité de la chocolaterie en 1961 qui, depuis, n'a cessé de se développer tout en conservant son savoir-faire artisanal unique.

Marie-Agnès PARIS-DOCHE

Extrait de l'union du 09/06/2017

 

 

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Les lego® ont toujours la cote

Troisième édition de l'exposition « 100 % briques » ce week-end au caveau de Castelnau. Si le cadre a changé, le succès ne se dément pas, vu la file d'attente à l'entrée de la manifestation


L'univers de Star Wars a fait partie des stands les plus prisés par les visi1eurs

L 'association Brick en bulles avait encore mis les petits Lego© dans les grands ce weekend. Et le public a une nouvelle fois répondu présent. Ils étaient encore plusieurs milliers à s'être déplacés pour contempler des rêves de gosses, même si ceux-là ont largement dépassé l'âge de la primaire. À l'extérieur, une voiture représentant la Cadillac de SOS Fantômes donnait le ton, cinéma et série télé étant le thème du millésime 2017. Les ghostbusters du jour venaient de la région parisienne et de Troyes et avaient tout l'équipement. Heureusement, pas l'once d'un fantôme dans le caveau, mais des univers très différents, entre Star Wars, le château médiéval, la fête foraine, Notre-Dame de Paris, des bateaux pirates ... Il y en avait pour tous les goûts et tous les yeux, des petits mais aussi des grands. D'ailleurs, à côté du stormtrooper géant, il n'y avait pas que les enfants qui se faisaient prendre en photo.


Naïm et Addam ont goûté aux joies de la construction de lego®.

Gros succès pour le stormtrooper. Beaucoup se sont fait prendre en photo avec.


Ils font partie d'un collectif dédié à SOS Fantômes, à découvrir sur http :  //sosfanzine.com

 
Les yeux rivés-sur ce grand huit conçu par un exposant venu du Nord


Non ce n’est pas la cathédrale de Reims, mais bien Notre Dame de Paris

 Bernard SIVADE (photos) et Yann LE BLEVEC

Extrait de l'union du 27/02/2017

 

C'est dans la boite pour Lego

 Une expo 100 % briques se tient ce week-end au Caveau de Castelnau

Franck Ollanda, président de Brick en BulIes, fier de présenter un Stormtrooper tout en Lego
©. Christian Lantenois

« On constate cette année un grand engouement pour Batman »
 Franck Ollanda, organisateur

Ce week-end, et pour la 3e  année consécutive, l'association marnaise Brick en Bulles installe ses Lego© à Reims. C'est au Caveau de Castelnau que les petites briques seront exposées, sur un espace de 1 .00 m². Pas moins de 53 exposants ont fait te déplacement : « La plupart viennent de la région. Mais nous recevons également des Parisiens, des Nordistes, des Jurassiens, des Francs-Comtois et même des Anglais et des Allemands », explique Franck Ollanda, président de Brick en Bulles.

Avec plusieurs millions de briques à assembler, les différentes constructions nécessitent selon leur taille entre une et dix heures d'installation. Cette année, le thème est consacré au cinéma et aux séries télévisées. « C'est parce que ce week-end, se tient la présentation des Césars, explique l'organisateur. Ensuite, depuis quelque temps, Lego© s'oriente vers des licences pour vendre des briques sur des thèmes cinématographiques. Et est sorti au cinéma il y a peu « Lego Batman, le film pour lequel il y a un grand engouement ». Mais des millions de briques sont aussi emboîtées sur les thèmes de Harry Potter, Star Wars ou encore Pirates des Caraïbes.

La surprise de cette année, c'est l'exposition sur le parvis de deux voitures emblématiques : « Nous avons amené de véritables voitures représentant la Cadillac du film SOS Fantômes et Kitt, l'auto de la série K2000. » Afin de contenter tout le monde, les visiteurs sont conviés à laisser libre cours à leur imagination : « Pour les tout-petits, il y aura des Duplo©. Les autres enfants pourront s'amuser avec 10.000 briques mises à leur disposition. Pour les adultes, des Lego© dérivés du jeu vidéo Minecraft pourront être assemblés. » Et pour ceux qui souhaitent agrandir leur collection, des boîtes de différents formats et thèmes seront en vente.

Clémence 8ARRE

Expo 100 % briques au Caveau de Castelnau : 5, rue Gosset à Reims. Tarif: 3 € (gratuit pour tes moins de 4 ans). Samedi 25 février de 10 à 18 heures. Dimanche 26 février de 9 h 30 à 17 h 30.

Extrait de l'union du 25/02/2017

 

 

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Davantage de visiteurs aux musées municipaux rémois

Grâce aux Beaux-Arts, la fréquentation des musées municipaux rémois affiche une progression.


Si le musée des Beaux-Arts affiche une hausse (plus de 23 %), c’est simplement parce qu’en 2015 il avait été partiellement fermé. Archive Christian Lantenois

L’an dernier, plus de 92 000 visiteurs ont été comptabilisés dans les musées municipaux rémois. 92 653 pour ceux qui aiment les chiffres précis. Alors c’est vrai que ce chiffre fait petit joueur par rapport aux quelque 7,3 millions du Louvre parisien. Même le provincial Louvre-Lens fait nettement mieux avec ses 444.000. Mais comme tout peut être relatif avec les chiffres, on se consolera en se disant que l’impressionnant chiffre du Louvre de la capitale correspond à une baisse (de 15 %), tandis que notre fréquentation rémoise, elle, est à la hausse. De 0,6 %. Cela dit, si l'on scrute les chiffres dans le détail, on s'aperçoit que cette hausse est , quand même en trompe-l'œil.

1 - L'ARBRE OUI CACHE LA FORÊT

 Trompe-l'œil en effet, car la hausse globale est en fait portée par un seul établissement. le'musée des Beaux-Arts de la rue Chanzy. Et quelle hausse :t23,5 %! Pour atteindre un total de 36302 visiteurs. Nous verrons plus 19in que tous les autres musées municipaux, eux, au mieux ont stagné, au pire se sont presque effondrés. Quant à la hausse des Beaux-Arts, elle ne doit pas non plus faire trop illusion. Le directeur des musées Georges Magnier rappelle qu'elle a une explication quasi mécanique : c'est que ce musée, en 2015, avait été partiellement fermé' pour cause de réaménagement. Du coup, en 2016, ouvert toute l'année, il ne pouvait que faire mieux (ou alors cela aurait été vraiment inquiétant.

2 - STABILITE A SAINT-REMI

Le musée historique Saint-Rémi pour sa part, rue Simon, a enregistré un total de 18.953 visiteurs, soit une légère baisse de 0,4 %. Pour le directeur, une variation aussi faible équivaut quasiment à de la stabilité.

3 - LA POMPEUE REDESCEND

Dans l'ordre d'importance dé- croissant, c'est la Pompelle, sur la route de Châlons, qui arrive en troisième position, avec un total de 17.499 visiteurs. Chiffre qui correspond à une baisse sensible, de 17 %. Là encore l'explication est toute simple, comme pour les Beaux-Arts, mais en sens inverse : en 2015 avait joué l'effet réouverture après les ré-aménagements, cet effet est retombé en 2016, d'où diminution logique.

4 - LA REDDITION AUSSI

Baisse également pour le musée de la Reddition de la rue Roosevelt : -14,8 %. « C'est un retour au niveau habituel après le pic de 2015 pour les 70 ans de la capitulation » commente M. Magnier.

5 - LES ATTENTATS PLOMBENT FOUJITA

Enfin la chapelle Foujita n'a attiré sur sa rue du Champ-de-Mars qu'un peu plus de 6.700 personnes (6.786), soit une chute de 22,6 %. Et là, les regards se tournent forcément vers les Japonais, qui constituent logiquement le plus gros des contingents de visiteurs pour ce monument honorant un de leurs compatriotes. Or nos amis Japonais ont été nettement moins nombreux à venir (-38:5 %). Les attentats étaient passés par là.

ANTOINE PARDESSUS

Extrait de l'union du 08/02/2017

 

 

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MARCOSS L'ÉTONNANT DISCIPLE DE GIACOMETTI

C'est un artiste attachant. Au parcours étonnant. Dont les œuvres ne peuvent empêcher de faire penser à Giacometti. Tout en sachant que Marcoss à suivi son propre parcours dans la voie de la création, Déjà exposé en décembre 2014, il revient à Reims du 2 au 13 décembre pour présenter une partie de ses œuvres récentes, Filiformes et étirées, à l'invitation d'un collectionneur d'art contemporain.

Originaire de Cholet, ce jeune quinqua est un personnage à lui tout seul. Ancien concepteur publicitaire, il n'a pas résisté aux sirènes de l'art : peintre, sculpteur, vidéaste et auteur à la fois, Marcoss cherche à faire passer un message unique à travers la multiplicité de ses créations. Message qui tient en un mot, selon lui : « Amour ». Homme à multiples facettes, Marcoss a mille histoires à raconter. Autodidacte dans son art, il a aussi été déménageur à New York, guide touristique dans l'Ouest américain et même humanitaire au Bénin. Et ce qui ne gâte rien, il est pétri d'humour.

Exposition Marcoss

Extrait de lmag'info de 11/2016

 

 

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Les Rémois appelés à soutenir l'exposition universelle de 2025

Ceux qui souhaitent que Paris - et.la France organisent le grand rendez-vous mondial en 2025 sont invités à passer par le bungalow installé sur le parvis de la cathédrale.


le bungalow est enœre ouvert au public aujourd'hui, samedi et dimanche à partir de 10 heures. Hervé Oudil

L'ESSENTIEL

•.- La France annoncera avant l'été, sa candidature à l'organisation de l'exposition universelle de 2025. Une tournée de promotion de cette candidature sillonne déjà la France. Elle fait escale en ce moment à Reims jusqu'à ce dimanche 1er mai.

•.- les citoyens qui souhaitent soutenir cette candidature sont invités à passer par le bungalow installé sur le parvis de la cathédrale et à faire un selfie dans une salle dédiée.

•.- Le bungalow est accessible de 10 à 23 heures ces vendredi et samedi, de 10 à 18 heures dimanche.

Voulez-vous que la France organise l'exposition universelle de 2025 ?

Si vous trouvez que l’échéance est un peu lointaine pour que l'on s'y intéresse, détrompez-vous. C'est dès à présent que vous pouvez vous mobiliser : l'équipe de promotion de la candidature est de passage chez nous, Son bungalow, surmonté d'un gros globe bleu, est installé sur le parvis de la cathédrale, jusqu'à dimanche soir. Une petite salle de cinéma permet aux visiteurs de se projeter dans ce à quoi pourrait ressembler l'événement en question. Après quoi, s'ils sont convaincus, ils sont invités à passer dans la salle voisine, équipée d'appareils à selfie. Si vous vous prenez en photo et envoyez celle-ci sur votre adresse internet, celle-ci est enregistrée et considérée comme un soutien. C'est simple.

« L'objectif, dit Angélique Dallet au nom des organisateurs, est d'atteindre les 100000 soutiens. Nous en sommes déjà à 73000 ».

Les Rémois contribueront-ils à faire monter la courbe ? En tout cas les scolaires se sont fortement mobilisés autour de cette candidature : « Nous avons enregistré 290 inscrits pour la journée de demain (aujourd'hui vendredi, NODLR); c'est le record », expliquait notre interlocutrice. Et si certains enseignants se réveillent seulement maintenant, qu'ils sachent qu'ils auront la priorité (sur le grand public, pas sur les écoles déjà inscrites quand même), pour les petites séances de cinéma citées plus haut.

Il est toutefois aujourd'hui impossible de dire si cette mobilisation aboutira au résultat escompté : d'abord, la France n'est pas encore officiellement candidate. « Nous présenterons le projet mardi devant l'Assemblée nationale » rappelle Jean-Christophe Fromantin, le député moteur dans cette affaire, présent hier à Reims. Et puis d'autres pays, Pays-Bas, Canada, Japon, comptent bien eux aussi succéder à Milan et Dubaï (retenue pour 2020). Ce qui est sûr en revanche, c'est que plus un pays comptera de soutiens de sa population, plus il sera en bonne position pour emporter la mise.

Antoine PARDESSUS

 Extrait de l'union du 30/04/2016

 

 

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L'expo qui casse des briques à Delaune

Grosse affluence hier à Delaune. 4 000 fans de Lego ont répondu en bloc à l'appel de la petite brique jaune. L'occasion d'une sortie ludique en famille.


Christophe. 36 ans, et Olivier, 37 ans, ans, peaufinent l'installation d'une rue londonienne.


Petits et grands scrutent les moindres détails de chaque reconstitution.

Non, il n'y a pas de match ce week-end à Delaune. Si les parkings sont bondés et qu'une jolie file d'attente s'est constituée devant le stade, c'est parce qu'un autre événement s'y déroule depuis ce samedi matin: l'association champardennaise Brick en bulles y tient la 2ème  édition de son exposition Lego. 1 500 m² dédiés aux briques en tout genre. Une salle de jeu géante pour petits et grands.

Hier matin, peu après l'ouverture, Christophe et Olivier peaufinent l'installation de leur stand. Arrivés la veille de Bruxelles, les deux passionnés, la trentaine bien tassée, se penchent sur une reconstitution d'une rue londonienne de plus de 4 mètres de long. L'un est manager dans un groupe de la grande distribution, l'autre est instituteur. « On reste des enfants », reconnaît Olivier. « Dans notre loft, tout est bien rangé dans les placards. Ici, on peut tout sortir. C'est super! » En tout, 47 exposants répartis sur deux étages ont apporté leur collection, le thème étant cette année Star Wars. L’occasion pour Alexandre Bilia, informaticien de 39 ans, d'exposer son Faucon Millenium, l'engin de Han Solo, un modèle vendu 550 e en 2007 et qui s'arrache aujourd'hui « autour de 4 000 € sur les sites d'enchères. » l'Axonais possède pas moins d'une centaine de modèles et concède un gros penchant créatif pour les vaisseaux spatiaux. Au 2ème  étage, Franck Ollanda, président de Brick en bulles, a carrément construit une ville avec métro souterrain de 4,3 mètres de long par 1 mètre de large, soit « 4 ans de travail et environ 250.000 briques », estime le Rémois qui consacre aux Lego une heure par jour. Briques vintage des années 1960, répliques de zoo, de parc d'attractions, de salle de concert … sont encore a admirer ce dimanche. Un concours de construction pour les enfants, des ateliers pour les tout-petits ainsi qu'une tombola sont également organisés.


Sophie et Jérémy sont venus pour faire plaisir à Timothée, 4 ans, et Constance, 3 ans


Hier, le maire Arnaud Robinet a confié adorer jouer aux Lego quand il était petit. Il a promis de revenir ce dimanche avec son fils.


Place au jeu, grâce aux ateliers DUPLO pour les tout-petits.

•.- Ce dimanche 11 février au stade Delaune à Reims de 9 h 30 à 17 h 3D.Tarif:3 €. gratuit pour les moins de3 ans.

 Extrait de l'union du 21-02-2016

 

 

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  Deuils et souvenirs de la Grande Guerre

Dès le début du conflit, la mortalité des soldats est d’une ampleur inédite qui frappe les esprits. Environ 10 millions d’hommes vont perdre la vie pendant la Grande Guerre, dont près de 1 400 000 dans l’armée française.

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Choix du soldat inconnu américain à Châlons-sur-Marne en 1921 : défilé dans les rues de la ville.

Contrairement aux guerres du XIX e siècle, les décès sont moins dûs aux maladies et épidémies qu’aux effets directs d’armes modernisées et plus destructrices.Le nombre de disparus ou de corps impossibles à identifier augmente aussi sensiblement.

Progressivement, une formidable organisation administrative se met en place pour identifier et dénombrer les corps, les enterrer de la manière la plus digne possible, avertir les familles, repérer précisément les sépultures, prendre des mesures sanitaires et éviter la contamination des cours d’eau… L’inhumation en tombe individuelle plutôt qu’en fosse commune devient la norme, du moins dans les textes. D’autant que l’identification des défunts devient possible grâce aux plaques d’identité, instituées en 1881. Cependant, la guerre de position gêne considérablement le travail des brancardiers, qui ont beaucoup de mal à relever les corps en toute sécurité entre les tranchées. Lorsque cela est possible, on pratique les rites funéraires en fonction de la religion des soldats décédés.

La mort est omniprésente dans la vie des militaires comme des civils, qui attendent avec anxiété des nouvelles de leurs proches ou tentent de faire leur deuil en l’absence de corps. Les dépouilles sont enterrées dans des tombes ou des cimetières provisoires, sur le front. Pour des raisons pratiques, il n’est pas possible de rendre les dépouilles aux familles tant que dure le conflit. C’est la loi du 31 juillet 1920 qui permet à ces dernières de demander la restitution des restes de leurs proches Morts pour la France afin de les enterrer dans le cimetière de leur commune. Entre 1921 et 1924, près de 300 000 corps seront ainsi restitués. Les autres seront inhumés dans des nécropoles nationales.

Apparaît aussi la nécessité de rendre hommage au sacrifice suprême de tous ces hommes et d’en perpétuer le souvenir. Après la guerre, des monuments aux morts sont ainsi édifiés dans chaque commune, des stèles commémoratives sont construites sur les lieux des combats, on honore le soldat inconnu sous l’Arc de triomphe, des nécropoles nationales offrent une sépulture perpétuelle aux Morts pour la France… C’est d’ailleurs dans la Marne que l’on compte le plus grand nombre de soldats français inhumés de la Grande Guerre, 164 000 dans 33 nécropoles. Et ceci sans compter les cimetières d’autres nations belligérantes présents dans le département.

L’exposition est organisée par les Archives départementales de la Marne, en partenariat avec l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la défence (ECPAD), à l’occasion du centenaire de la Première guerre mondiale. Elle présente une sélection de documents, de photographies, d’objets, de peintures et de gravures relatifs à la gestion et à l’inhumation des morts sur le front, au deuil et au recueillement des familles, aux hommages rendus par la Nation aux Morts pour la France. Une partie de l’exposition est également consacrée aux découvertes faites dans la Marne par des archéologues de la Grande Guerre.

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Cimetière allemand dans une tranchée, sans lieu ni date.

Exposition Deuils et souvenirs de la Grande Guerre, du 20 septembre au 14 novembre 2014

Archives départementales de la Marne - Centre de Reims, 44 avenue de l’Yser, 51100 REIMS

Entrée libre du lundi au vendredi de 13 h à 17 h, dimanche et jours fériés de 14 h à 18 h.

Ouverture exceptionnelle le samedi 20 septembre de 14 h à 18 h à l’occasion des Journées européennes du Patrimoine.

Renseignements : 03 26 85 17 58

archives51@cg51.fr - http://archives.marne.fr

 Extrait de Mag'info N° 49 de 10/2014

 

 

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 Extrait de VRI 1

 

 

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