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2017

Marie Griffay nommée à la tête du Fonds régional d’art contemporain
Le Frac a trouvé sa place dans le Grand·Est

Démissions à la présidence du Frac

2007 ... 15

Le FRAC n’est plus en vrac
Une nouvelle page se tourne pour le Frac d'ouvrages

Le Frac Champagne-Ardenne s'épanouit à l'étranger
Le Frac Champagne-Ardenne publie une série d'ouvrages

Bientôt 30 ans et toujours performant

Art contemporain : la patronne s'appelle Florence

Art contemporain : le Frac a 20 ans et un bon bilan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Créé en 1982 à l’instar des autres FRAC dans chacune des régions françaises, le FRAC Champagne-Ardenne a pour vocation la constitution et la diffusion d’une collection d’œuvres d’art contemporain, la programmation et la réalisation d’expositions temporaires d’artistes contemporains, l’édition, l’organisation d’actions de sensibilisation et de formation pour des publics divers (scolaires, étudiants, adultes, entreprises) et, d’une manière générale, à tout ce qui concourt à la création et à la promotion de l’art contemporain.

Depuis 1990 la Ville de Reims a mis à disposition du FRAC un espace de 800 m², situé dans l’Ancien Collège des Jésuites, nommé « Le Collège », qui comprend :
Un sous-sol pour les réserves,
Un rez-de-chaussée réservé aux expositions, avec un point accueil documentation-vente,
Un étage partagé entre un espace d’exposition et les locaux d’administration et de documentation.

Parmi les œuvres qui composent sa collection figurent celles d’artistes comme Jean-Michel Alberola, Jean-Pierre Bertrand, François Bouillon, Tony Craig, Erick Dietman, Gérard Garouste, Gérard Gasiorowski, Raymond Hains, Jeff Wall ou Gilberto Zorio.

Le fonds documentaire est constitué d’environ 3 500 ouvrages ; il est régulièrement complété.

Horaires d’ouverture
Ouvert du mardi au dimanche de 14h à 18h
Fermé les lundis et jours fériés.
Accueil des groupes sur rendez-vous du mardi au vendredi de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00.

Tarif : Entrée libre

Adresse : Ancien Collège des Jésuites 1, place Museux 51100 REIMS  

Bus 4, 5, 6, 9 arrêt Saint-Maurice

  

    

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Marie Griffay nommée à la tête du Fonds régional d’art contemporain

Trois femmes ont pris la direction des trois Frac du Grand Est.   Pour la Champagne-Ardenne, c’est Marie Griffay qui officie.


Marie Griffay a choisi de travailler autour du thème du jeu. Christian Lantenois

Marie Griffay a pris ses fonctions à Reims en septembre dernier. Mais la nouvelle directrice du Frac Champagne-Ardenne est restée très discrète. Car l’équipe de la Direction régionale des affaires culturelles du Grand Est préférait attendre ce lundi 6 novembre pour présenter officiellement, lors d’une conférence de presse donnée à Strasbourg, ses trois dernières recrues : Felizitas Diering, Fanny Gonella et Marie Griffay.

Ces trois spécialistes de l’art contemporain, fraîchement nommées à la tête des Frac Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne, ont fait l’objet d’un recrutement atypique. Après leur présélection, elles ont dû élaborer ensemble un projet commun, l’objectif étant de mettre en réseau les trois Frac du Grand Est, de mutualiser les initiatives et de mieux faire connaître les collections.

LA DESIGNER MATALI CRASSET AVAIT CLAQUÉ LA PORTE EN MAI 2016

À Reims, Marie Griffay succède à Florence Derieux qui, début 2016, a rejoint New York pour travailler à la Centre Pompidou Foundation. L’ancienne directrice du Frac Champagne-Ardenne a depuis rejoint la galerie Hauser &Wirth, située à deux pas de Central Park. Pendant de très longs mois, la structure champardennaise n’a donc pas eu de directrice et c’est Antoine Marchand qui a assuré l’intérim, en montant plusieurs expositions. Pendant cette période, le Frac Champagne-Ardenne a connu un bouleversement : la célèbre designer Matali Crasset et Michel Fréard ont démissionné de leurs postes de présidente et de vice-président. Le courant n’est visiblement pas passé avec l’équipe du Grand Est qui, depuis Strasbourg, a entrepris la réorganisation des Frac.

Sur l’invitation de la conférence de presse de ce lundi 6 novembre, on constate d’ailleurs que si les Frac Alsace et Lorraine ont chacun un président – Pascal Mangin et Roselyne Bouvier –, la présidence de la Champagne-Ardenne reste, quant à elle, vacante. À ce jour, c’est toujours Jacques Douadi qui assure l’intérim.

Aujourd’hui, Marie Griffay entend donner un nouvel élan à la structure champardennaise mais surtout attirer un public plus large. « Je souhaite proposer des expositions de qualité mais accessibles au plus grand nombre », indique la jeune femme. À tout juste 30 ans, cette Lyonnaise a déjà acquis une belle expérience dans le domaine de l’art contemporain. Elle a travaillé à l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne et au Centre Pompidou mais aussi au Palais de Tokyo à Paris et au Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Etienne.

UNE COLLECTION RICHE ET POINTUE

Cette diplômée d’un master recherche en histoire de l’art contemporain et d’un master professionnel en pratiques curatoriales se passionne pour la création contemporaine depuis qu’elle a découvert, à l’âge de 16 ans, une exposition de l’artiste Sarkis, au Mac Lyon. « J’ai été impressionnée par une installation faite de papiers et de néons et qui ne ressemblait à rien de ce que j’avais déjà vu. Ce n’était ni de la peinture ni de la sculpture et il s’en dégageait une liberté folle » , se souvient-elle.

Marie Griffay souhaite proposer à Reims un programme autour du jeu. Sur le thème « L’esprit du jeu, entre règle et turbulence », elle prépare pour 2018 une exposition avec l’artiste Emmanuelle Lainé. Cette dernière devrait créer la surprise en présentant d’immenses photographies d’un lieu rémois qui ne se visite que lors des Journées du patrimoine. La nouvelle directrice, qui trouve la collection du Frac Champagne-Ardenne particulièrement « riche et pointue » compte aussi faire mieux connaître les quelque 800 œuvres.

Une Allemande à la tête du Frac Alsace 

Le Frac Alsace, qui se situe à Sélestat, entre Strasbourg et Colmar, est désormais dirigé par Felizitas Diering qui est originaire de Chemnitz. Ce n’est pas la première Allemande à occuper en Alsace à un poste important dans le domaine culturel. En septembre dernier, l’Allemande Eva Kleinitz a ainsi pris les rênes de l’Opéra national du Rhin, pour succéder à Marc Clémeur. La Française Fanny Gonella, nommée directrice du Frac Lorraine, a pour sa part beaucoup travaillé en Allemagne mais aussi en Suisse.

ValérieE COULET

Extrait l'union du 06/11/2017

  

    

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Le Frac a trouvé sa place dans le Grand·Est

Après plusieurs mois tempétueux, l'équipe du Fonds régional d'art contemporain (Frac) a retrouvé ses couleurs.


L'équipe du Frac avec, au fond, son dernier administrateur avant le renouvellement, Jacques Douadi

Tout le monde nous a fait confiance et nous a laissés travailler
Antoine Marchand

Le vernissage jeudi à 18 heures au Frac de l'artiste contemporaine Caroline Achaintre devrait être un bon moment artistique autour d'étonnantes sculptures en céramique. Le Fonds régional d'art contemporain champardennais va beaucoup mieux qu'il y a un an quand le président et le vice-président claquaient la porte. Il n'a toujours pas de directeur mais ses relations avec la nouvelle grande région sont apaisées. « Début 2016, les premières rencontres avec les nouveaux interlocuteurs du Grand Est n'avaient pas été décontractées. Il y avait, du côté de l'équipe, une crainte de perte d'indépendance et de liberté. C'est indispensable de se sentir libre quand on crée », relate Jacques Douadi, ancien élu de Reims Métropole et administrateur de l'association qui a décidé de rester en poste pendant la tempête.

« Nous avons ensuite vécu le départ, quasi en même temps. des trois directeurs des trois sous-régions du Frac, Pendant un temps, nous ne savions pas comment allait être organisée la gouvernance. Finalement, la Région a décidé de maintenir trois directeurs, trois conseils d'administration et trois comités techniques », poursuit l'administrateur. « Les directeurs ne sont pas encore recrutés car ils doivent l'être de manière simultanée. Le but étant que les trois Frac coopèrent davantage et montent des expositions en commun. Tout en gardant, chacun, leur autonomie. »

L'équilibre semble trouvé. Dans les bureaux du Frac place Museux à Reims, les huit employés ont repris le fil de leurs travaux dans la sérénité. « Tout le monde nous a fait confiance et nous a laissés travailler. C'est appréciable », confirme Antoine Marchand, chargé des expositions et des publications : "Nous allons remettre en chantier notre souhait d'avoir un lieu permanent pour exposer nos œuvres. JI D'autres manifestations sont en construction : « Nous avons notamment ['intention d'aller exposer dans des lieux inhabituels. » Le Frac de Champagne-Ardenne est riche de 800 œuvres. Il faut continuer à enrichir la collection. Il faut surtout en faire profiter la population. Des œuvres qui dorment dans un grenier perdent leur aura.

CATHERINE FREY 

Extrait l'union du 24/01/2017

  

    

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Démissions à la présidence du Frac

 
Le célèbre designer Matali Crasset, présidente du Frac de Champagne-Ardenne et son vice-président partent pour mésentente avec la nouvelle équipe régionale.

Le courant ne passe pas entre la nouvelle équipe du conseil régional et les bénévoles du Frac de Champagne-Ardenne (Fonds régional d'art contemporain). La présidente, la célèbre designer Matali Crasset, et son vice-président Michel Fréard, ancien directeur du Centre de créations pour l'enfance et maison de la poésie de Tinqueux, viennent de démissionner. « Notre départ est lié à la politique culturelle du Grand Est. Quand on n'est pas respecté, ni écouté, quand il n’y a pas un minimum de respect, il est préférable de partir. Les nouveaux responsables de la Région ont des idées à eux : ils veulent imposer leurs vues. On ne va pas s'embêter avec des gens comme cela alors que nous sommes bénévoles », résume Michel Fréard.

« La phase de concertation s'est mal passée »

Il n'y a apparemment pas eu de divergences liées à des choix culturels mais plutôt un problème de relations humaines dans le cadre d'un projet de réorganisation. Le Frac est en pleine phase de transition. L'État, dont il dépendait, se désengage ; les Régions, qui financent, prennent le pouvoir, Il est question de nommer une seule directrice pour les trois antennes du Grand Est. « C'est dans ce but qu'une phase de concertation a été engagée mais cela s'est mal passé », précise le directeur de cabinet de Philippe Richert. Le nouveau président de la commission culturelle de la Région, Pascal Mangin, n'a-t-il pas assez mis les formes avec les bénévoles champardennais ? Ceux-ci ont-ils eu peur de perdre toute autonomie, donc tout intérêt pour leur travail ? Reste qu'il y a eu un clash. En attendant, plus de 800 pièces détenues par, le Frac de Champagne-Ardenne n'ont toujours pas de lieu ouvert au public.

Catherine FREY

Extrait de l'union du 12/05/2016

  

    

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 Le FRAC n’est plus en vrac

Après deux ans et demi de travaux, le fonds régional d’art contemporain Champagne-Ardenne situé à Reims ouvre de nouveau ses portes au public, une exposition d’une artiste américaine en prime.
Le bâtiment dispose d'une nouvelle entrée du côté de la rue Gambetta, accessible aux personnes àmobilité réduite. (© D.R.)

 
Pour révéler cette série de clichés, Lisa Oppenheim a utilisé la lumière de la lune (© l'Hebdo du Vendredi)

Suite aux travaux d’aménagement de Sciences Po, le lieu culturel avait dû lui aussi subir quelques rénovations pour continuer à accueillir les visiteurs. Depuis le mois de mars, le personnel a regagné ses bureaux, désormais installés sous les combles de la bâtisse. L’entrée peut se faire par deux côtés contre un seul, place Museux, auparavant. Le nouvel accès rue Gambetta donne réellement au FRAC pignon sur rue, d’autant plus qu’il répond aux normes d’accessibilité grâce à l’installation d’un ascenseur. « Des personnes du quartier demandaient souvent quand nous allions rouvrir, s’amuse Isabelle Marolla, chargée de la médiation et de la médiatisation. Avant la fermeture, nous comptions environ 2000 visiteurs par exposition, pour un total de 3 à 4 expositions par an, seulement sur ce lieu. Nous espérons en attirer au moins autant maintenant et peut-être plus d’étudiants de Sciences Po. » La surface d’exposition reste de 600 m2. Elle accueille jusqu’au 20 septembre le travail de Lisa Oppenheim, une New Yorkaise qui avec « Langue héréditaire » s’inscrit parfaitement dans la ligne contemporaine diffusée par le FRAC. « Il s’agit de sa première exposition personnelle en France. Cette photographe conceptuelle s’intéresse surtout à la technique et à l’histoire de la photographie. Les procédés qu’elle utilise font écho au sens de la photo. Elle présente ici deux œuvres nouvelles, une vidéo et « Lunagrams » une série de clichés révélés à la lumière de la lune. » Ils ont tous été réalisés d’après de photos ou de documents existants, sélectionnés pour ce qu’ils racontent. Lisa Oppenheim les a photographiés, décentrés et révélés grâce à des techniques inattendues qui achèvent de donner du sens au résultat final. Ces palimpsestes d’un genre nouveau témoignent du talent de l’artiste à s’approprier l’histoire des œuvres des autres, pour en composer une nouvelle. Le FRAC Champagne Ardenne, la trentaine fringante, écrit lui aussi la sienne.

 Fanny Lattach

« Langue héréditaire » de Lisa Oppenheim, jusqu’au 20 septembre. Entrée gratuite du mercredi au dimanche de 14 h à 18 h. Visites guidées sur demande et visites publiques tous les dimanches à 16 h. Le FRAC sera fermé du 3 au 18 août.

 Le FRAC, c’est quoi ?

Créé en 1984 sous l’impulsion de l’Etat, le fonds régional d’art contemporain est une association. La ville de Reims loge le FRAC Champagne-Ardenne dans de vastes locaux situé 1, place Museux. La collection recense 800 œuvres, qui circulent dans des expositions régionales, nationales voire à l’étranger. Parmi ses missions, le FRAC collectionne et diffuse les œuvres, sensibilise différents publics sur l’art contemporain et invite des artistes reconnus à présenter leurs travaux. Des expositions hors les murs sont régulièrement montées, à destination des écoles, des médiathèques et même des hôpitaux.

  Extrait de l'union du 25/06/2015

http://reims.lhebdoduvendredi.com/article/22055/le_frac_n’est_plus_en_vrac

  

    

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Une nouvelle page se tourne pour le Frac

C’est dans un bâtiment entièrement rénové et parfaitement accessible que le Frac rouvre ses portes le 25 juin prochain à l’occasion du vernissage de l’exposition « Langue héréditaire » de la photographe Lisa Oppenheim.

 RA 317
Florence Derieux, directrice du Frac.

 Après deux ans de fermeture, le Fonds régional d’art contemporain de Champagne-Ardenne, le frac, rouvre ses portes au public le 25 juin à l’occasion du vernissage de l’exposition de la photographe new-yorkaise Lisa Oppenheim. Un évènement de portée internationale, puisqu’il s’agit de la première exposition personnelle de cette jeune artiste en France.

Cette fermeture du Frac, rendue nécessaire par la rénovation de l’ancien collège des Jésuites, a été une période chaotique pour la structure. « Cela a mis un coup d’arrêt à notre élan. Nous étions parvenus à obtenir des prêts du MoMa de New-York, nous avions plusieurs projets de grande ampleur, nous sommes tous ravis et pressés à l’idée d’ouvrir nos portes », témoigne Florence Derieux, directrice du Frac.

DU 26 JUIN AU 30 AOÛT 2015 : EXPOSITION ÉVÈNEMENT DE LISA OPPENHEIM

Deux ans durant lesquels la structure a poursuivi son action en multipliant ses interventions en région, à Chaumont ou à Troyes notamment, en publiant de nouvelles collections de livres et en élaborant des monographies consacrées au travail de Francesco Arena, de Lisa Oppenheim ou encore d’Emilie Pitoiset.

Du 26 juin au 30 août, le Frac expose des œuvres personnelles de Lisa Oppenheim, née à New York en 1975, figure montante de la photographie contemporaine. A 40 ans, la jeune artiste a déjà été exposée à la Kunstverein de Hambourg ainsi qu’au MoMa et au Guggenheim de New-York. Un temps fort qui marque les 30 ans d’existence du Frac de Champagne-Ardenne

 H. C.


 Plus de 30 ans au service de l’art contemporain

Créé en 1984, le Fonds régional d’art contemporain de Champagne-Ardenne agit en faveur de la création et de la promotion de l’art contemporain. Il a pour vocation la constitution et la diffusion d’une collection d’oeuvres, la programmation et la réalisation d’expositions temporaires, l’édition et la mise en oeuvre d’actions de sensibilisation du grand public à l’art. Quatre directrices et un directeur se sont succédé à sa tête depuis sa création. Aujourd’hui, le fonds acquis par le Frac de Champagne-Ardenne s’élève à quelque 800 oeuvres.

Extrait de RA N 317 - 2015-05

  

    

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Le Frac Champagne-Ardenne s'épanouit à l'étranger

Privé de lieu d’exposition pour cause de travaux dans l’ancien collège des jésuites, le Frac Champagne-Ardenne en profite pour rayonner en l’Europe.


Florence Derieux dirige le Frac Champagne-Ardenne depuis 2008.

Avant de prendre la direction, en mars 2008, du Fonds régional d’art contemporain de Champagne-Ardenne, Florence Derieux a travaillé dans plusieurs lieux prestigieux dont le Palais de Tokyo à Paris, le Musée Picasso à Antibes ou le Musée cantonal des Beaux-Arts à Lausanne. Depuis plus d’un an, malgré la fermeture de ses anciens locaux pour cause de lourds travaux, elle se bat pour faire découvrir la collection. Rencontre avec une passionnée pour qui «  l’art contemporain est le dernier espace de liberté ! »

Savez-vous quand vous pourrez réintégrer l’ancien collège des jésuites dont vous partagerez les locaux avec l’école Sciences-Po ?

Précisément, non. Nous avons quitté les lieux en avril 2013. Je sais que les travaux ont six mois de retard. Ma première visite de chantier n’a eu lieu que début juillet. J’ai hâte d’en savoir plus.

Disposerez-vous d’un bel espace d’exposition ?

Nous serons plus à l’étroit qu’auparavant. Mais cela ne nous décourage pas ! On s’adaptera, comme on a déjà eu l’occasion de le faire.

Comment travaillez-vous depuis la fermeture de votre lieu d’exposition ?

On dépasse sans arrêt nos limites ! Comme nous sommes une équipe de seulement huit personnes et disposons d’un petit budget, il faut sans cesse se creuser la tête pour trouver des idées, des solutions. Et à force de persévérance, ça fonctionne ! Nous avons toujours organisé des expositions sur tout le territoire de la Champagne-Ardenne. Depuis la fermeture de nos locaux , nous avons amplifié ce travail à l’extérieur de Reims, même si nous avons tout de même fêté le trentième anniversaire des Frac avec une grande exposition dans les caves Pommery. Il faut que les Rémois s’approprient la collection et que nous soyons plus visibles

Où avez-vous par exemple exposé dans la région ?

Pour faire vivre notre collection, nous avons notamment poursuivi nos actions en milieu scolaire. Nous avons aussi développé un partenariat avec des structures culturelles comme « Passages », le Centre d’art contemporain de Troyes. Et avons développé notre action en Europe, grâce à des expositions hors les murs.

Les Rémois n’ont pas forcément conscience de la dimension internationale du Frac. Où intervenez-vous ?

Pendant tout le mois de juillet, nous avons par exemple présenté une exposition au musée Marino Marini de Florence. Ce projet, mené par Leonardo Bigazzi et moi-même, a été une superbe occasion de réunir un ensemble d’œuvres emblématiques de la collection du Frac. J’étais ravie car, le jour de l’ouverture, nous avons accueilli 700 personnes en trois heures ! Cette exposition s’inscrivait dans le cadre du 60 e  anniversaire du jumelage Reims-Florence et a notamment reçu le soutien de la Ville de Reims. Que des politiques s’intéressent à l’art contemporain est une très bonne nouvelle ! Nous avons aussi exposé à Colchester en Angleterre, à Milan...

Avez-vous d’autres projets pour la rentrée  ?

Du 26 septembre au 11 octobre, nous exposerons, à la galerie Elac de Lausanne, des affiches que nous avons conçues pour nos 30 ans. Après Reims, elles ont déjà été présentées à Troyes et Toulouse.

Valérie Coulet

 Extrait de l'union du 18/08/2014

  

    

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Le Frac Champagne-Ardenne publie une série d'ouvrages

Il vient tout juste de sortir des presses et d’être livré dans les bureaux du Frac, rue des Capucins. « One Season in Hell » de Nick Mauss et Ken Okiishi s’inscrit dans la nouvelle collection de livres du Frac qui explore l’œuvre de personnalités liées à l’identité culturelle de la région Champagne-Ardenne telles que Gaston Bachelard, Jean Baudrillard, René Daumal, Louise Michel ou Arthur Rimbaud.

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Chargé des expositions et des éditions au Frac, Antoine Marchand présente les dernières publications

« Au printemps 2007, à New York, dans le cadre d’une exposition organisée par la galerie Gavin Brown’s Enterprise, Nick Mauss et Ken Okiishi ont réalisé « One Season in Hell », une installation dont le point de départ était le célèbre recueil de poèmes d’Arthur Rimbaud », explique dans la préface Florence Derieux. La directrice du Frac précise que les artistes ont traduit le texte en le ponctuant de blagues, de jeux de mots ou de références à la culture populaire, tout en signant quelques dessins. « Ce sont les pages encadrées de ce nouveau livre illustré qui étaient suspendues tout autour de la galerie. Les artistes ont publié un livre dans lequel ont été rassemblées ces pages. » Edité à 500 exemplaires, il a rapidement été épuisé. En 2011, Nick Mauss a exposé à Reims. Il a alors exprimé avec Ken Okiishi le souhait de rééditer « One Season in Hell ».

Petits et grand formats

« Nous leur sommes infiniment reconnaissants de cette proposition et de cette nouvelle collaboration dont le résultat offre à la fois un nouveau regard sur l’œuvre de Rimbaud et prolonge leur pratique respective de manière remarquable », note Florence Derieux.

Ce petit livre à la couverture bleue ardoise n’est pas le seul à être publié par le Frac Champagne-Ardenne. La structure culturelle a récemment fait paraître « Goodbye » d’Oriol Vilanova. En décembre 2012, cet artiste espagnol avait présenté une performance à Reims, dans le cadre du festival Reims Scènes d’Europe.

« Notre collection de livres d’artistes se compose de petits et grands formats. A chaque fois, nous optons pour le marquage à chaud, une technique d’impression autrefois utilisée pour les bouteilles de champagne. Et nous avons fait appel au graphiste français Xavier Antin », indique Antoine Marchand, chargé des expositions et des éditions au Frac. Dans les grands formats, un ouvrage est consacré à Emilie Pitoiset qui compte, selon Florence Derieux, « parmi les artistes les plus singuliers de sa génération ».

La prochaine parution sera dédiée à Lisa Oppenheim dont quelques photos et vidéos sont actuellement présentées dans les caves Pommery, pour les trente ans du Frac.

Valérie Coulet

www.frac-champagneardenne.org

Extrait de l'union du 07/03/ 2014

  

    

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Bientôt 30 ans et toujours performant

Créé en 1984, le Fonds Régional d'Art Contemporain (FRAC) Champagne-Ardenne fête cette année ses 28 ans au travers de différents événements, dont la 4ème édition de Reims Scènes d'Europe fait partie.

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Points de départ de courtes narrations, les photographies de Marcelline Delbecq retracent les investigations d'un écrivain aux Etats-Unis. (© Marcelline Delbecq)

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Molly Haslund nous entrainera dans son univers loufoque et décalé ! (© Mette Kramer Kristensen)

Agissant en faveur de la création et de la promotion de l'art contemporain et, à l'instar des autres FRAC de France, le FRAC Champagne-Ardenne a pour vocation première de constituer et diffuser une collection d'oeuvres d'art, par le biais d'expositions et d'actions de sensibilisation, à destination du public le plus large possible. Idéal pour y parvenir, le cadre de Reims Scènes d'Europe va permettre au FRAC de célébrer l'art éphémère de la performance, exemple parfait des métissages transdisciplinaires. « Nous avons choisi d'inviter des artistes venant de différents pays d'Europe et d'horizons très variés pour imaginer une soirée et une journée entièrement consacrées à la performance, qui seront réalisées dans le petit théâtre attenant au FRAC. Les éditions précédentes ont permis d'explorer les points de convergence entre les différentes disciplines artistiques, et plus particulièrement celles liant l'art et le théâtre, démontrant que l'art n'a jamais cessé de tenter de conquérir la scène. La question des rapports entre vision, image mentale, parole et geste, est au coeur de la 5ème édition de l'anniversaire du FRAC », précise Florence Derieux, directrice du FRAC Champagne-Ardenne. 

Sept d'un coup !

Sept artistes, venus de l'Europe entière et parfois même d'ailleurs, vont donc se succéder sur la scène du FRAC, une soirée et une journée durant, pour nous présenter leurs performances. Marcelline Delbecq explorera ainsi la potentialité cinématographique de l'écriture afin d'appeler un ensemble d'images mentales, oscillant entre description et fiction, intérieur et extérieur, passé et présent, tandis que Will Holder interrogera les relations entre le langage et les objets. Molly Haslund et A Constructed World construiront, quant à eux, des univers absurdes, loufoques, voire surréalistes. Ciprian Mureşan, qui aime aborder la culture comme un langage commun et partagé par tous, s'intéressera surtout à l'autoritarisme de toute forme de pouvoir. Oriol Vilanova ensuite, dont le travail revêt toujours une dimension littéraire et romanesque, s'emparera de thèmes tels que l'immortalité, les relations entre le temps, la mémoire et l'histoire ou l'héroïsme. Jeremiah Day, enfin, portera son intérêt sur des questions liées à la transmission des connaissances, des histoires et des identités.

Claire Lagrange

Anniversaire du FRAC, vendredi 7 et samedi 8 décembre à la Salle Jean-Pierre Miquel. Entrée libre. A voir au FRAC, place Museux à Reims : Marcelline Delbecq, vendredi 7 à 19h30, Molly Haslund, vendredi 7 à 20h30, Ciprian Mureşan, samedi 8 à 14h, Jeremiah Day, samedi 8 à 15h30, Will Holder, samedi 8 à 16h30, Oriol Vilanova, samedi 8 à 18h et A Constructed World, samedi 8 à 10 h.

Extrait de l'union du 23/11 2012

  

    

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      Art contemporain : la patronne s'appelle Florence 


Florence Derieux : « La bonne question, c'est : Qu'est-ce que cette œuvre apporte ».

Florence Derieux est la nouvelle directrice du Fonds régional d'art contemporain (Frac). Rencontre avec une jeune femme désireuse de justifier cette étiquette de « régionale ».

En matière d'art contemporain, la patronne au niveau de la région Champagne-Ardenne s'appelle désormais Florence : Florence Derieux, 35 ans, nouvelle directrice du Frac (Fonds régional d'art contemporain) basé à l'ancien collège des jésuites de Reims. Cette Nîmoise d'origine, qui succède à François Quintin, répond à nos questions :

Un mot sur votre parcours avant d'arriver à Reims ?

Après un DESS (diplôme d'études supérieures spécialisées) à Montpellier, j'ai passé une année à me former aux pratiques de l'exposition à Amsterdam, plusieurs années à Londres dans un centre d'art public, puis à la direction de galeries d'art contemporain ; j'ai travaillé à Paris au palais de Tokyo, j'ai également été conservateur adjoint au musée Picasso d'Antibes…

Vous voilà à la tête du Frac champardennais, que connaissiez-vous de la Champagne auparavant ?

C'était bizarrement une des rares régions de France où je n'étais jamais allée ; je la perçois comme un carrefour idéalement placé entre plusieurs pays ou régions où j'ai déjà travaillé et où je dispose de nombreux contacts, la Suisse, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, la région parisienne…

Satellites

Quelles sont vos missions ?

Il y en a trois principalement : une mission de laboratoire, qui consiste à inviter des artistes à produire des œuvres et des expositions, une mission de conservation, en acquérant des œuvres et en constituant des collections, et la troisième est une mission de diffusion de ces œuvres et collections dans la région.

Comment comptez-vous réaliser cette diffusion ?

En nouant des contacts avec certaines structures existantes, je pense aux établissements scolaires, et en particulier aux lycées, ce sont ces publics de jeunes qu'il faut sensibiliser en priorité ; ensuite une autre idée serait de disposer de différents satellites du Frac en région pour relayer « la maison mère » de Reims ; l'idéal serait d'en avoir au moins un par département.
N'êtes-vous pas un peu disons, circonspecte devant certaines productions qui se présentent comme de l'art contemporain ? Pour moi, la question de savoir si telle œuvre est de l'art ou pas n'est pas intéressante ; à partir du moment où quelqu'un se dit artiste et que quelqu'un l'expose, pour moi c'est de l'art.

Ne pas refaire les nymphéas

Quelle serait alors la bonne question à se poser devant certaines prétendues œuvres ?

C'est de savoir ce que ça apporte par rapport à ce qui s'est fait avant. Par exemple, peindre aujourd'hui des nymphéas dans le style de Monet n'apporte rien à mon sens.

Tout changement par rapport au passé n'est quand même pas forcément positif ?

Sans doute, mais il y a quelque chose d'essentiel à prendre en compte pour apprécier une œuvre, c'est d'une part le contexte et d'autre part l'intention de l'artiste ; et là se pose le problème de l'éducation du public.

A quand la première expo portant votre « patte » ?

Ce sera en octobre, une sorte d'état des lieux de la collection du Frac.

Recueilli par Antoine Pardessus                                    

 Extrait de l'union du 30 juin 2008

  

    

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 Art contemporain : le Frac a 20 ans et un bon bilan

 Le Fonds Régional d' Art Contemporain fête ses 20 ans. Une série de manifestations estivales marquera l' événement, notamment le samedi 17 juin 2004.

François Quintin, le directeur, dresse un bilan plutôt souriant.

l'union : Le Frac a 20 ans. Pouvez-vous en rappeler les grandes étapes ?

François Quintin : D'abord installé à Troyes, le Frac a été rapatrié à Reims  - doté d'un espace d'exposition - en 1990/91 sur proposition du président Michel Laval et avec le soutien fort de Jean-Louis Schneiter.

Il y a les directions successives : Catherine Bompuis, Laurence Imbernon, Nathalie Ergino et moi-même, depuis l' an 2000.

Enfin quelques moments forts : les deux expos majeures de Raymond Hains {88 et 98) ; celles de l'Américain Chris Burden ; d'Eric Dietman (disparu en 2003), ou du Néerlandais Aernout Mik l'an dernier, etc.

« Le public est curieux »

Vingt ans après, pensez-vous que les Champardennais sont plus sensibles à l'art contemporain ?

Les chiffres le montrent. En 2003, près de 27.000 personnes

Extrait de l'union du 26/09 2007

  

    

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