L'Hôtel de la SALLE

 l' Art Déco à Reims  -  Printemps des Musées  - Circuit touristique

Sites à visiter

 La Salle


    

      

  Répertoire  

 

02/2008 - Présentation de la collection de  planches botaniques

12/2002 - Maison natale de St Jean-Baptiste.

 La Presse

 03-2016 -  L'Hôtel de La Salle, nouvel espace de visite

02-05-2015 - L'Hôtel de La Salle enfin ouvert au public
20-03-2015 - Sur les pas de Jean-Baptiste à l'Hôtel de La Salle

Le Musée de La Salle verra le jour en 2015
 
L'hôlel de La Salle va devenir un musee

Jean-Baptiste de La Salle : un chanoine sorti du rang
Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle : un lycée tourné vers l'avenir

Au berceau des frères 

La maison natale sauvée par le patron des biscuits Fossier

 Un musée peut en cacher un autre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Hôtel de La Salle, nouvel espace de visite

Depuis le 30 avril 2015, l'Hôtel de La Salle, maison natale de saint Jean-Baptiste de La Salle - où il est né le 30 avril 1651 - est ouvert au public.

Une scénographe adaptée vous fait découvrir Jean-Baptiste de La Salle, homme du siècle de Louis XIV, et les rencontres décisives qui orientèrent sa vie et l'entraînèrent à adapter l'école pour tous. Cette aventure pédagogique commence à Reims en 1679 ; de la salle d'accueil à la salle à manger, en passant par la salle de classe et le lieu de la première communauté des frères des Écoles chrétiennes, vous percevrez comment les événements vécus par Jean-Baptiste de La Salle vont le conduire à ouvrir une école pour les enfants des artisans et des pauvres.

Très vite alors, se manifeste aussi le besoin de la formation des maîtres. En découle la fondation de l'Institut des frères des Écoles chrétiennes, ici, à Reims, vers 1680. À sa mort, à Rouen, le 7 avril 1719, on dénombre cent frères et vingt maisons. L'intuition traverse l'histoire avec des femmes et des hommes engagés et formés à son école. En 2016, ce sont près de cinq mille frères et des milliers de Laïcs qui œuvrent dans près de quatre-vingts pays du monde au service de près de 1,3 million de jeunes, de la maternelle aux soixante-dix universités La Salle.

L'histoire du bâtiment qui remonte à la Renaissance

La façade date de 1548-1546 et la tourelle de la cour de 1866-1867. Cette demeure Renaissance a été construite par Henri Choilly, marchand drapier sur la place dite des Marchés (Le Forum en 2016). Plusieurs propriétaires ont occupé cette demeure à travers les siècles. La Famille de La Salle devient propriétaire vers 1609. Ensuite, des descendants, puis, après la Révolution, une succession de propriétaires. Jean Lhose, directeur des biscuits Fossier dans les années 1925-1930, fera tout pour redonner son aspect d'origine à la demeure. il sera la cheville ouvrière qui permettra aux frères de devenir propriétaires en 1957.

Les frères y habitent depuis 1960 et l’Hôtel appartient à la fondation La Salle. Classée depuis 1920, cette belle demeure rémoise a traversé les siècles et permet aussi de se rendre compte que l'intuition de Jean-Baptiste de La Salle est toujours d'actualité.

FRÈRE DOMINIQUE RUSTUEL

Hôtel de La SALLE 03-2016

    

     

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L'Hôtel de La Salle enfin ouvert au public

 Paré de sa superbe scénographie menant sur les pas du fondateur de l'Institut des Frères des écoles chrétiennes, l'Hôtel de La Salle est désormais prêt à accueillir les visiteurs.


Une centaine de personnes étaient invitées pour une visite en avant-première. Hervé Oudin

 A SAVOIR

•.- L’Hôtel de la Salle, situé au 4 bis rue de l’Arbalète, sera ouvert au public dès aujourd’hui samedi 2 mai, du mardi au samedi, de 14 à 17 heures. Sur réservation.

•.- Tarifs: 5 euros plein tarif, gratuit pour les moins de 12 ans accompagnés. 3 euros tarif réduit. Tarifs groupes 3,50 € par personne pour 12 personnes ou plus et 2,50 € pour les écoles ou paroisses. Accessible aux personnes à mobilité réduite.

•.-  Renseignements et réservations , au 03 26 97 34 7

Lancé en 2011 par un petit groupe de cinq laïcs et quatre frères, le projet de parcours scénographique sur les pas de Jean-Baptiste de La Salle, a trouvé son épilogue, jeudi soir. Le 30 avril 2015,364 ans jour pour jour après la naissance du fondateur de l'Institut des Frères des écoles chrétiennes, ici même, une centaine de personnes étaient réunies pour inaugurer la nouvelle vie promise à ce joyau architectural de la Renaissance. Une vie enfin au contact du public rémois, qui ne pouvait profiter jusqu'alors de la maison que lors des Journées du patrimoine et du public étranger, dé- sireux de découvrir ce lieu hautement symbolique pour le réseau lassalien à travers le monde.

Après les longs remerciements de rigueur, formulés avec enthousiasme par frère Dominique Rustuel, qui réside ici avec quatre autres frères, François Destors, l'architecte à l'origine de ce parcours avec son épouse Claire Desmartin, a décrit à l'assemblée, sur le point de profiter d'une visite en avant-première, cheminement dans la maison, imaginé sous la forme d'une « conversation » de Reims aux cinq continents (notre édition du 20 mars).

Puis ce fut au tour du frère supérieur général de l'Institut, frère Robert Schieler, de prendre la parole - en français ! - et de féliciter « tous ceux qui ont réalisé ce beau musée », avant de saluer « la pédagogie » déployée dans la maison, « qui redevient un lieu ressource ».

Et, malgré la pluie, les invités n'ont pas hésité à trinquer avec, dans leurs verres, du champagne de Brouillet, dans la Marne ... qui n'est autre que la terre natale de la maman de Jean-Baptiste, Nicole Moët ! Un clin d'œil de bon augure pour lancer ce nouveau chapitre de l'histoire de l'Hôtel de La Salle.

Marion DARDARD 

Extrait de l' union du 02-05-2015

    

     

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Sur les pas de Jean-Baptiste à l'Hôtel de La Salle

Il n’était ouvert qu’aux Journées du patrimoine. Habillé d’une nouvelle scénographie, l’Hôtel de La Salle accueillera désormais le public les après-midis dès le mois de mai. Visite en avant-première.


La scénographie mélange à la perfection le moderne et l’ancien. Exemple dans la salle à manger où les ouvrages anciens côtoient le métal et le grand écran.

L’ESSENTIEL

•.-  Les Frères des écoles chrétiennes, dont les œuvres sont  présentes dans 78 pays, ont fait de L'Hôtel de la Salle, maison natale , de leur fondateur, une vitrine des  enjeux de leur projet éducatif.

•.-. Jusqu'alors ouvert au public uniquement pendant les Journées du patrimoine, l'Hôtel de la Salle, situé 4 bis rue de l'Arbalète, a subi un vaste chantier pour accueillir les visiteurs du monde entier. Il bénéficie désormais d'un magnifique parcours scénographique, à voir les après-midis, du mardi au samedi.

•.- L’inauguration aura lieu fin avril avant l'ouverture au public en mai.

Dans une pièce, sur le toit, dans la cour, quelques artisans -s'activent encore à l'abri des regards pour apporter la touche finale à la ré- novation de l'Hôtel de La Salle, lancée en mai 2014. Tout devra être fin prêt pour le 30 avril, jour de l'inauguration de la nouvelle scénographie de ce .joyau architectural de la Renaissance où Jean-Baptiste de La Salle a vu le jour, le 30 avril justement... il y a 364 ans. Avant même le jour j, Frère Dominique Rustuel, qui vit ici avec quatre autres frères, nous a invités à découvrir en avant-première le résultat de ce projet initié en 2011 par une petite équipe de religieux. et de laïcs pour ouvrir le lieu à un plus vaste public et ainsi répondre aux nombreuses demandes d'étrangers, désireux de venir sur le lieu de naissance du fondateur de l'Institut des Frères des écoles chrétiennes, présent dans le monde entier. 

« Ce n'est pas un musée, vous n'allez pas voir des collections, mais un lieu de vie », prévient notre guide, qui assurera, avec huit bénévoles, ces « visites-conversation » d'une heure par groupe de quinze personnes à travers la maison située au cœur du centre-ville, pour découvrir Jean-Baptiste de La Salle et ses réalisations. « Avant, seules la cour et la tourelle étaient visibles pendant les journées du patrimoine », rappelle-t-il. « Pour les Rémois, ça va être une énorme découverte. » 

Le hall d'accueil, aux couleurs chatoyantes, équipé de sanitaires, s'ouvre sur un premier salon, mêlant le moderne et l'ancien, une «patte» qu'on retrouve d'ailleurs dans l'ensemble de la scénographie imaginée par l'architecte François Destors et son épouse Claire Desmartin. Un portrait de Jean-Baptiste de La Salle domine la quinzaine de sièges disposés en rond et surplombés d'écrans, qui diffusent un petit film au visiteur, histoire de le plonger d'emblée dans l'ambiance du XVII° siècle. On se promène dans Reims entourée de remparts grâce à un plan exceptionnel de 1665, du marché aux draps au marché aux céréales... On fait ainsi connaissance avec le constructeur de la maison, un marchand drapier nommé Henri Choilly qui avait fait « bon commerce ». On se laisse porter par le récit passionnant de notre hôte, intarissable. On relève les yeux. Des zooms sur des tableaux mettent en lumière ies contrastes entre les vies de l'époque, la cour, les rois, et le quotidien à la campagne. On découvre surtout comment Jean-Baptiste de La Salle, un Rémois devenu chanoine de la cathédrale, porté par son confesseur Nicolas Roland, va abandonner sa charge et sa fortune pour se consacrer à l'apostolat scolaire pour les plus défavorisés ...

Planning des visites complet jusqu'au mois de juin

 Nous voilà dans la cour, direction la salle à manger, après avoir admiré la splendide tourelle abritant l'escalier. Des « assiettes » creuses éclairées dévoilent un confiturier par-ci, une fable de La Fontaine par là. Elles côtoient une bibliothèque d'ouvrages anciens, rappel de ce « lieu de culture » dans lequel vivait la famille La Salle, tandis qu'un nouveau montage photos sur écran évoque la spiritualité. C'est le moment de passer dans la salle de classe, d'un jaune éclatant. Le métal froid, très présent, tranche avec les murs épais et les boiseries. Le visiteur est invité à prendre place derrière le pupitre-et à se plonger dans les ardoises qui, là encore, dévoilent différents objets, comme un boulier, un crucifix, une cloche ou un alphabet, chacun accompagné de son anecdote. La petite cour attenante accueillera, elle, des portraits de jeunes du monde, suspendus pour former un mobile. Nouvelle vidéo. Puis on pénètre dans la salle de la fondation de l'institut, style Renaissance, avec son immense cheminée et sa Vierge du XV° siècle ... Tablette en main, Frère Dominique Rustuel commande tous les écrans disposés en cercle devant les assises futuristes. Il fait défiler les textes de méditation - issus d'un gros travail de transcription en français, anglais et espagnol, les premières règles des frères, de la conduite des écoles. Une collection de trente images rend le sujet accessible aux plus jeunes. La dernière porte, « taguée » par l'artiste Geneviève David, traduit les années 1712-1714, celles de la déprime de Jean-Baptiste de La Salle, avant qu'il ne soit sommé de revenir à Paris par trois frères ...  Dernière étape, dernière salle, la septième, avec un tour du monde de la présence des frères des écoles chrétiennes sur les cinq continents. « Nous avons été malmenés à la Révolution, rappelés par Napoléon en 1806 puis chassés en 1880 au moment de la laïcisation », raconte Frère Dominique Rustuel. « Nous sommes ainsi devenus missionnaires. « La visite s'achève sur un ultime film, où défilent les visages de ces enfants de toute la planète, unis par saint Jean-Baptiste de La Salle. « Reims est la source. Il s'agissait de bien montrer ce lieu fort. » Pari tenu. Mais il faudra être patient pour le découvrir, Frère Dominique Rustuel confiait lundi que le planning des visites était déjà complet jusqu'au mois de juin.

 En IMAGES : Un cheminement muséographique totalement revisité

      

De la richesse à la pauvreté


Un portrait de Jean-Baptiste de La Salle accueille les visiteurs dans la première visite.

Jean-Baptiste naît le 30 avril 1651 à Reims, rue de l'Arbalète, dans une famille bourgeoise (son père est magistrat). Aîné de onze enfants, on le destine très jeune à la prêtrise. En 1664, sa famille déménage rue Sainte-Marguerite, non loin de Saint-Symphorien. À 15 ans, il devient chanoine de la cathédrale avec les bénéfices sociaux et financiers associés. À 27 ans, il est ordonné prêtre à l'issue de sa formation au séminaire Saint-Sulpice à Paris et promis à une belle carrière ecclésiastique. Il rentre pour s'occuper de ses frères et sœurs. En 1679, il rencontre Adrien Nyel, venu à Reims pour y développer les écoles gratuites de garçons. Jean-Baptiste le reçoit chez lui pour faciliter la réussite de cette mission à laquelle il sera associé. En 1682, c'est la famine. Jean-Baptiste donne sa fortune, renonce à son canonicat au profit du chanoine le plus pauvre du diocèse, quitte tous ses conforts, ses certitudes, pour se rapprocher de la vie des maîtres, qu'il a installés rue Neuve (aujourd'hui rue Gambetta). En 1686, il s'engage à vivre avec eux, sa famille ne comprend pas. Il se rend compte qu'ils ont besoin d'être formés pour éduquer les jeunes. Il leur dit : « Vous êtes les frères de vos élèves », « Sa force est d'avoir toujours fait avec d'autres, c'est comme cela que l'institut existe encore », insiste Frère Dominique Rustuel qui indique que « les frères ont su tisser des liens avec les laïcs ».

En 1688, Jean-Baptiste quitte Reims pour établir la société des Frères. En 1712. il entre dans Une période de doute. Il quitte Paris et parcourt la France. Il ne comprend plus la volonté de Dieu et se retire à Parménie dans le Dauphiné. Les frères lui envoient une lettre dans laquelle ils le somment de revenir. Ce qu'il fait en 1714. Jean-Baptiste de La Salle meurt le Vendredi Saint 7 avril 1719.

Les AUTRES POINTS

Un joyau de la Renaissance

L’Hôtel de la Salle témoigne de la période de la Renaissance avec un style architectural inspiré de l’Antiquité. « C’est le seul bâtiment· Renaissance de Reims », affirme Claire Vial engagée aux côtés des frères depuis de nombreuses années.

L’Hôtel de la Salle date de 1545. Érigé par Henri Choilly, bourgeois de Reims et riche négociant en draps, il a porté différents noms : Hôtel des Sacqs de la Hérissandière, Hôtel de la Cloche Perce, avant sa dénomination en mémoire de la famille de La Salle qui racheta en 1609. En 1650, cette demeure abritait toujours cette famille de nobles magistrats. Détruite lors de la Première Guerre mondiale, elle a été reconstruite à l’identique après 1918.

Un chantier de 1,2 million d'euros

Le projet de scénographie, porté par une équipe de quatre frères et cinq laïques est né en 2011 et présenté en 2013. Les travaux dans la maison ont démarré le 15 mai 2014 pour un coût de 1.2 million d’euros. Au même moment un appel aux dons était lancé par les frères, et une convention, signée avec la Fondation du patrimoine, qui s’est engagée à financer 600.000 euros sur la partie architecturale. Le reste est assumé par la Fondation de La Salle, propriétaire de l'Hôtel, qui peut compter sur le soutien de mécènes. Un groupe a ainsi donné 25.000 euros...

Propriété de Fossier jusqu'en 1957

Le saviez-vous ? L’Hôtel de La Salle abritait jusqu’en 1957, la biscuiterie Fossier. Jean Lhose, directeur de la maison de l’époque, « a tout fait pour qu’on en devienne les propriétaires », souligne Frère Dominique Rustuel.

Saint patron des éducateurs

 En 1950, le pape Pie XII proclame solennellement saint Jean-Baptiste de La Salle pour le 50° anniversaire de sa canonisation, saint patron des éducateurs.


La dernière salle peut aussi faire office de lieu de célébration.

 
Avec sa tablette, Frère Dominique commande les écrans de la salle de la fondation.

Les REPÈRES

•.- Prévisions de 10.000 visiteurs par an

Les frères ont accueilli 6.000 visiteurs chaque année depuis 4 ans, dont 2.000 lors des Journées du Patrimoine. Ce chiffre  devrait grimper à 10000.

•.- Jean-Baptiste de La 5alle, une histoire rémoise

À quelques pas de sa maison natale Jean-Baptiste de la Salle a fondé, en 1679, sa première école, suivie de tant d'autres dans le monde. À Reims, l'institut des Frères des écoles chrétiennes gère aujourd'hui le pensionnat du Sacré-Cœur, le lycée Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle, l'école la Salle de Thillois, l'école Jeanne-d ‘Arc et l'atelier Avenir Jeunes Reims.

•.-  Les CHIFFRES

70, c'est le nombre d’universités La SALLE dans le monde.

78, c'est le nombre de pays dans lesquels le réseau lassalien est présent.

•.- En France et dans le monde entier

Le réseau lassalien en France, ce sont 114.000 élèves et étudiants accueillis par 13.000 adultes, frères et laïques. 123 structures d’éducation sont implantées dans 108 communes. Dans le monde, ce sont 1.3 million de jeunes et 5.000 frères.

•.- La PHRASE

« Le premier vœu des frères des écoles chrétiennes est le vœu d'association, pour se mettre en communauté au service de la jeunesse. »

Frère Dominique RUSTUEL

Entrée 5 € et tarifs adaptés pour les groupes. Accessible aux personnes à mobilité réduite. Accueil au 0326973479

Marion DARDARD

Extrait de l' union du 20-03-2015

    

     

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L'hôlel de La Salle va devenir un musee

 Les frères appellent aux dons afin que repaisse ce joyau architectural rérnois, sous forme de musée. La souscription est lancée ce matin. Le coût de la rénovation est estimé à 1,2 million d'euros.'


La famille de La Salle s’installe, au début du XVII
e

siècle, dans cet hôtel bâti en 1545. Elle déménage en 1664, derrière la cathédrale. Victime des bombardements de 14/18, il est en partie reconstruit par le patron de la maison des biscuits Fossier 
: Jean Lhoste en fait le lieu de fabrication du biscuit rose et un magasin. En 1957, les frères le rachètent.

La famille de la Salle s'installe, au début du XVII' siècle, dans cet hôtel bâti en 1545. Elle déménage en 1664, derrière la cathédrale. Victime des bombardements de 14/18, il est en partie reconstruit par le patron de la maison des biscuits Fossier : Jean Lhoste en fait le lieu de fabrication du biscuit rose et un magasin. En 1957, les frères le rachètent. 


Le frère Dominique Rustuel : «
Ici, c'était le magasin de la maison Fossier, puis la b!bliothèque où reposaient pIus de 500 ouvrages de l'époque de Jean-Baptiste de La Salle. » Dans le projet de musee, les viraux de Briqitte Simon-Marcq seront conservés. La salle deviendra le lieu de la fondation de la congrégation.


Parmi les 500 livres qui dormaient dans les bibliothèques de l'hôtel de La Salle, cette bible, imprimée à Genève en 1590.

La tour visible de la cour intérieure a survécu aux bombardements de 14/18.


Ce tabernacle provient de la chapelle de Saint-Yon à Rouen où a été inhumée la dépouille de Jean-Baptiste de La Salle, en 1734. Le Rémois est décédé le 7 avril 1719.

       Partout dans le monde, de la région on connaît le champagne et Jean-Baptiste de La Salle.» L'auteur de cette affirmation, le frère Dominique Rustuel dirige la congrégation rémoise des Frères des écoles chrétiennes, dont le fondateur est jean-Baptiste de La Salle. i( Les gens sont étonnés d'apprendre que des frères vivent à l'hôtel de La Salle. Ils pensent-que ce bâtiment classé monument historiquè depuis 1920 est vide, abandonné.»  Jean-Baptiste de La Salle est né le 30 avril dans cet hôtel particulier, situé aujourd'hui au 4 bis, rue de l'Arbalète. «A 15 ans, il devient chanoine de la cathédrale de Reims puis prêtre à 27ans. Il a créé une école en français alors que l'on enseignait en latin, a appris aux enfants au peuple à lire et écrire. Il est à l'origine d'un 'centre de formation pour les maîtres. »

 En lien avec l'architecte François Destors, trois ans ont été nécessaires pour dessiner les contours du projet muséographique de l'hôtel de La Salle, encore peu connu du grand public. « On ouvre pour de rares occasions comme les journées du Patrimoine », ajoute Laurent Touchagues, responsable du mécénat pour l'ensemble de l'oeuvre Lasallienne en France, Suisse et Grèce. Les travaux (rénovation et .aménagement) vont durer 8 mois, et sont estimés à 1,2 million d'euros. « Cent donateurs (d'anciens élèves, des moines) ont déjà permis de collecter 60000 E.» Ce matin, une convention doit être signée avec la Fondation du patrimoine, le coup d'envoi d'une' grande campagne de souscription. Le musée, censé ouvrir au premier trimestre 2015, regroupera des objets, des livres, des tableaux, des meubles' ayant appartenu à jean-Baptiste de La Salle. « Une partie était déjà' conservée ici», tels la chaire de 1714, sa ceinture d'ecclésiastique, mais aussi une relique (son péroné droit) ou encore un plan de Reims de 1655. Une salle de classe sera reconstituée. la fondation des écoles chrétiennes évidemment évoquée et des écrans multimédia présenteront les projets éducatifs des écoles du réseau, présent sur les cinq continents, dans 79 pays.

 AURÉLIE BEAUSSART

Souscription sur le site Fondation du Patrimoine ou lasallefrance.fr

Extrait de l'union du 15/05/2014

    

     

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Jean-Baptiste de La Salle : un chanoine sorti du rang

DESTIN. 360 ans après sa naissance à Reims, une exposition à l'Hôtel de La Salle, sa maison natale, vient rappeler l'histoire extraordinaire de Jean-Baptiste de La Salle, le fondateur des Frères des écoles chrétiennes.


A l'occasion du 300e anniversaire de sa naissance, une statue de saint Jean-Baptiste de La Salle a été placée dans une niche de la façade de l'hôtel particulier.

Il était promis à une belle carrière ecclésiastique, ce qui dans la société du XVIIe et XVIIIe siècle équivalait à une place de choix aux côtés des notables. Pourtant Jean-Baptiste de La Salle a préféré tout laisser tomber pour se consacrer à l'éducation des enfants, souvent les plus démunis.

L'histoire commence à Reims. Jean-Baptiste naît le 30 avril 1651 dans la maison familiale, une belle bâtisse du centre-ville rebaptisée aujourd'hui, en son honneur, Hôtel de La Salle. Aîné d'une longue fratrie (11 enfants au total), il fait de brillantes études au collège des Bons Enfants situé à l'époque à proximité de l'actuel collège Université.

Dès l'âge de 11 ans, on le destine à la prêtrise. A 15 ans, il devient ainsi chanoine de la cathédrale de Reims et entre à 19 ans au séminaire de Saint-Sulpice à Paris. Peu de temps après, un drame familial, la mort de sa mère, puis l'année suivante de son père, l'oblige à revenir à Reims pour s'occuper de ses frères et sœurs. Il poursuit parallèlement ses études, est ordonné prêtre le 9 avril 1678. Le lendemain, il célèbre sa première messe dans une chapelle de la cathédrale de Reims. Le chemin semblait tout tracé. Mais deux événements vont venir bousculer ses certitudes. Le 27 avril 1678, le chanoine Nicolas Roland, homme qui était comme son guide, meurt et en fait son héritier. Jean-Baptiste de La Salle prend en charge la communauté naissante des sœurs de l'enfant Jésus, rue du Barbâtre à Reims. En 1679 ensuite, il rencontre Adrien Nyel. Ce laïc vient de Rouen, sur les recommandations de la tante de Jean-Baptiste, pour développer les écoles gratuites de garçons pour les enfants d'artisans et de pauvres. Les deux hommes vont monter le projet ensemble. La première école voit le jour quelques mois plus tard près de Saint-Maurice, à Reims. Elle est basée sur l'apprentissage en français, dans le concret et dans le respect de la personne.

Il distribue sa fortune aux pauvres.

Adrien Nyel reparti, Jean-Baptiste de La Salle reçoit chez lui les premiers maîtres d'école. Quelque temps plus tard, en 1682, il vient vivre avec eux dans une maison qu'il loue rue Neuve, actuellement rue Gambetta. Cette maison, qui se situe approximativement sur l'emprise actuelle du lycée Saint-Jean-Baptiste de La Salle, est considérée comme la première fondation des Frères des écoles chrétiennes.

En 1683, la famine sévit en France. Face à tous ces bouleversements, Jean-Baptiste de La Salle remet en question ses engagements précédents. Il décide de suivre les pauvres et renonce à son rang de chanoine. Il remet son revenu au prêtre le plus pauvre du diocèse de Reims et distribue tous ses biens aux plus démunis.

Devant le succès des écoles de Reims, des curés des environs lui demandent un Frère pour ouvrir une école dans leurs villages. Il refuse, car cela aboutirait à la dispersion des Frères et à la disparition de la congrégation naissante. Il propose une autre formule : « Envoyez-moi des jeunes gens capables de devenir maîtres ; je les forme aux bonnes méthodes, et vous les retrouverez prêts à la tâche souhaitée ». Ainsi va naître, rue Neuve, ce que Jean-Baptiste de La Salle appelle un « Séminaire des maîtres pour la campagne ». Une véritable école normale avant le mot. En 1686, il part à Notre-Dame de Liesse consacrer sa communauté naissante.

Jean-Baptiste de La Salle quitte Reims en février 1688 car il sent que l'archevêque, Maurice Le Tellier, veut enfermer l'œuvre dans les limites étroites du diocèse. Il va prendre en charge l'école de la paroisse de Saint-Sulpice à Paris. De Paris, son œuvre va se répandre dans plusieurs villes de France : Troyes, Dijon, Calais, Chartres, Grenoble, Versailles, Rouen…; et dans le Midi : Avignon, Mende, Alès, Les Vans.

Mais il connaît d'énormes difficultés, sans cesse renaissantes : hostilité d'une partie du clergé, procès injustes qui attaquent sa réputation, maladies… Jean-Baptiste de La Salle meurt à Rouen, le 7 avril 1719, à l'âge de 68 ans. Malgré quelques difficultés au départ, son œuvre se poursuivra pour aujourd'hui être répandue dans plus de 80 pays à travers le monde.

G. A.-T.

Source Hôtel de La salle et www.sjbs.fr

Extrait de l' union du 05/06/2011

    

     

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Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle

un lycée tourné vers l'avenir 

Pari gagné. Après des travauximportants et la réalisationde nouveaux locaux, le voici implantérue Gerbert, à quelques centainesde mètres de la cathédrale. Les élèves ont fait leur rentrée scolairenrOa ess ivement. en seotembre 2010.


Conformes aux nouvelles règles en vigueur et économes en énergie, " ces nouveaux locaux étaient prévus de longue date par Bernard Foret  " mon prédécesseur ", précise Patrice Collier, l'actuel directeur du lycée Saint-Jean-Baptiste. Ils répondent aux nouveaux enjeux de l'éducation selon la réforme du secteur technologique. Ces orientations correspondent aux sensibilités des équipes lassaliennes. " Il nous faut offrir aux jeunes une formation adéquate afin qu'ils puissent jouer leur rôle dans la vie économique de leur temps ". Le plateau technique reste dans les anciens ateliers. Le grand volume tout neuf comporte au rez-de-chaussée un accueil bien visible, avec bureaux et une salle des professeurs. Le grand hall, avec, à l'arrière, une petite cour paysagée, sert d'espace de détente pour les élèves. Accessibles par de larges escaliers, quatorze salles de classe, peintes en couleurs vives, se situent sur trois niveaux le long des galeries de circulation. De grande dimension, 80 m de long, elles offrent aux élèves un espace qui respecte les nouveaux concepts. En façade nord, les fenêtres s'ouvrent largement, encadrant, au troisième étage, une vue imprenable sur la cathédrale. Au centre de chacune de ces classes, se trouve l'espace enseignement général qui laisse au pourtour la partie technique avec les outils correspondants : simulateurs, ordinateurs, planches à dessin. " Tout ce qui permet d'optimiser le temps de travail pour une meilleure efficacité ",explique Patrice Collier. Il déplore la diminution de l'activité industrielle en France, secteur devenu moins porteur d'emplois. Il évoque une ouverture importante : " Notre volonté est de mutualiser les ressources de l'enseignement en accueillant également des demandeurs d'emploi. "

Une mixité de public

Lycée polyvalent, unique en Champagne-Ardenne pour certains enseignements, Saint-Jean-Baptiste accueille ainsi des publics très diversifiés : jeunes, adultes, apprentis, salariés, chercheurs d'emploi.

Un internat mixte a vu lejour récemment. "Les filles sont progressivement plus  nombreuses, apportant, souligne Patrice Collier dans un sourire, un brin de fraîcheur, une diversité de points de vue et de créativité. " Avec six cent six élèves, encadrés par quatre-vingt-dix professeurs et quarante-cinq éducateurs formateurs, l'établissement reste à taille humaine.

 Bon vent à ce "grand paquebot" amarré au quartier Barbâtre-Université, au tissu scolaire déjà très dense. Un fleuron supplémentaire pour le monde de l'éducation, de la formation humaine et technique de la ville de Reims.

Marie André

L'enseignement lasallien : un esprit, une éthique

A l'initiative de la communauté des frères des écoles chrétiennes les équipes lasaliennes dispensent un enseignement entièrement fondé sur les préceptes de saint Jean-Baptiste de La Salle. Il crée une pédagogie respectueuse de l'élève à qui aucun modèle scolaire des élites n'est imposé. Il prend en compte chaque enfant tel qu'il est pour l'amener à grandir à partir de sa propre culture et dans le souci de le préparer à prendre une place dans la société. Rupture avec les programmes à base de latin. Au service des élèves, le pédagogue privilégie l'expérience, valorise les aptitudes, confie des responsabilités, incite les plus doués à accompagner les plus lents. Un esprit toujours vivant et d'actualité ! 

 Résolument moderne

Œuvre des architectes Thienot et Ballan, ce bâtiment est sobre dans son "épiderme", béton brut et bois naturel pour une conception résolument contemporaine. Il affirme sa vocation de centre technique. Il a bénéficié pour son financement, de l'aide de l'Etat, de la ville de Reims et des collectivités temtoriales.

Extrait du Journal des Paroisses N° 198 de 02-03/2011

    

     

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 Au berceau des frères

La communauté des frères des écoles chrétiennes vous invite à vous rendre à la demeure de Jean-Baptiste de La Salle pour découvrir un peu mieux qui il était, ce que son œuvre a suscité et suscite encore.,..

 
Les six frères de la communauté de l'hôtel de la Salle devant l'escalier Renaissance de la maison de Saint Jean-Baptiste

L' hôtel  De-La-Salle est connu à Reims. Demeure à façade et à escalier Renaissance, près de la place du Forum, vue depuis la place d'Erlon. C'est là qu'un enfant de chez nous, Jean-Baptiste de La Salle est né le 30 avril 1651. Ce que les Rémois savent moins, c'est que Jean-Baptiste de La Saile, au cours d'un étonnant parcours personnel, a fondé un réseau d'écoles populaires, rénové leur pédagogie, créé une pratique éducative et une spiritualité qui, de nos jours, inspirent et dynamisent 900 centres pour 800.000 jeunes à travers 80 pays du monde.

Jean-Baptiste de La Salle avait tout pour profiter et jouir de la vie. Il suffit de regarder sa maison familiale. Mais, appeléc par la détresse des jeunes-pauvres et laissés-pour-compte,devant les besoins de formation de leurs éducateurs, touché au cœur par la foi en Jésus, Jean-Baptiste abandonna tout. Il se fit pauvre parmi les pauvres par amour pour eux, à cause du Christ.

Son itinéraire porte avec lui une grâce et un appel puissants - trésor toujours disponible - qui ont inspiré et inspirent encore de nombreux disciples.

Souffle qui génère une attention brûlante aux jeunes démunis, une passion d'éduquer, un engagement vécu comme réponse à une vocation. La communauté des frères de l'hôtel De-La-Salle est une des soixante-dix communautés des frères des écoles chrétiennes en France. Elle est formée de six frères.

Témoignoge d'une vie fraternelle

Frères, c'est ensemble que nous voulons remplir la mission qui nous est confiée, celle du Reims lasallien. Il s'agit d'accueillir les milliers de visiteurs, jeunes et adultes, français et étrangers, simples touristes et lasalliens militants. Depuis la rentrée de septembre, sont venus visiter l'hôtel De-La-Salle,entre autres, des jeunes des lycées Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle et du Sacré-Cœur de Reims, des collégiens de Paris, des groupes internationaux venant de Rome, d'Espagne, d'Australie... sans parler des 1200 personnes de la journée du patrimoine. Il s'agit d'ouvrir nos visiteurs, si possible, à l'action de Dieu réalisée hier et aujourd ' hui en Jean-Baptiste de La Salle et ses disciples. Dans ce but, nous cherchons à témoigner d'une vie fraternelle. Et nous voudrions assurer une présentation de Jean-Baptiste et de sa tradition vivante qui soit inspiratrice, riche à la fois d'histoire et de réalisations actuelles. C'est un défi passionnant qui dynamise notre vie.

L'Hôtel De-La-Salle est aussi le centre de l'œuvre du bien-heureux Arnould, frère rempli de l'Esprit de Dieu. Mort à Reims et aujourd'hui invoqué avec confiance par de nombreuses personnes dans le besoin. Nous assurons l'importante correspondance de l'oeuvre.

Frère Fernand Bécret et la communauté des frères          

 

Extrait du Journal des paroisses d' Avril/Mai 2008

    

     

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 La maison natale sauvée par le patron des biscuits Fossier

 
La tourelle

L'actuel Hôtel de La Salle fut édifié à partir de 1545 par Henri Choilly, bourgeois de Reims, enrichi dans le négoce du drap et d'étoffes. A l'époque, la place du Forum toute proche était un lieu réputé pour ce commerce. La famille de La Salle s'y installe vers 1605-1610 pour y rester une soixantaine d'années puisqu'elle déménagera vers 1664 rue Sainte-Marguerite (actuellement rue Eugène Desteuque), derrière la cathédrale.
La belle maison passera ensuite de mains en mains. Bombardé et incendié en 1914-1918 (il ne restera qu'une tourelle et une partie de la façade), cet hôtel doit sa survie et sa restauration au propriétaire d'alors : Jean Lhose, patron de la maison de biscuits Fossier qui y avait son siège social et son centre de fabrication. Un magasin sera même installé sur place. Les Frères des écoles chrétiennes « récupèrent » la maison natale de leur fondateur au lendemain de la Seconde Guerre mondiale avec notamment de grandes cérémonies pour le 300e anniversaire de la naissance de Jean-Baptiste de La Salle en 1951 (des frères y habitent encore aujourd'hui).
L'hôtel porta des noms successifs : hôtel des Sacqs de la Hérissandière, hôtel de la Cloche Perce… avant de s'appeler « Hôtel de La Salle » en mémoire de la famille qui l'acheta en 1609.

Extrait de l' union du 21/06/2006

    

     

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