Musée Le Vergeur

  de l'exposition

 DÜRER


 OEUVRES GRAVEES

Intaglio

Notice "AQUA FORTE"
Extrait du site WEBLIBRIS

Sites à visiter

 

Notice

 La Presse

 

 Deux visions de l'Apocalypse

17/05/2007 - Dürer se dévoile au Musée Hôtel le Vergeur !
  
Intaglio : Impression Soleil Levant

25/04/2007 -
Gravures de Durer : première rafale de cinq
15/04/2007 -
Dürer pose ses valises au Musée Hôtel Le Vergeur
12/04/2007 -
Tourisme : le Vergeur joue la carte Albrecht
16/03/2007 - Exposition «
Intaglio œuvres gravées »
12/03/2007 -
400 gravures à découvrir à Reims
03/2007 -  "
Intaglio, œuvres gravées "
INTAGLIO, ŒUVRES GRAVEES
20/10/06 -
Graver pour laisser une trace

2004 -
Un art majeur à l'italienne

 Six regards pour se familiariser avec l'univers de la gravure

    

      

  Répertoire  

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hôtel Le Vergeur

EXPOSITION

Gravure contemporaine à Florence

La gravure en taille douce

FEUILLET PROPOSÉ PAR L'ASSOCIATION AQUAFORTE

ASSOCIATION DE GRAVURE EN TAILLE DOUCE

Glossaire des termes techniques

Procédé typographique

De toutes les manières de graver, la gravure sur bois est la plus ancienne. Elle se nomme également xylographie ou « taille d'épargne ».

Le graveur taille le bois avec la gouge ou le canif. Il pratique des blancs dans la planche et « épargne » son dessin. Avec le canif on dégage chaque forme, dans certains cas, chaque trait ; avec la gouge on vide les espaces blancs et les interstices, de manière à ne laisser en relief que le dessin.

La surface non gravée, « épargnée », recevra l'encre du rouleau que la planche, par pression, déposera sur le papier.

 Procédé en creux ou taille-douce

TAILLE DIRECTE

Le burin est la plus ancienne technique de gravure en creux.

La plaque de cuivre est attaquée directement par l'outil, le burin, avec lequel le graveur enlève des copeaux de métal. Ces sillons recevront l'encre et fourniront l'image ; le buriniste élabore ainsi des réseaux de raillures et conçoit son image dans le métal. Plus les sillons sont profonds et plus ils seront noirs ; superficiels, ils expriment  le gris. Seules les surfaces polies resteront blanches.

L'impression du burin consiste en un démoulage de l'encre dont on a d'abord garni les tailles de la plaque par un encrage général suivi d'un essuyage des surfaces au chiffon et à la paume de la main.

C'est par la pression exercée par le rouleau de la presse sur un papier humide que l'encre passe de la plaque au papier.

La pointe sèche est la plus spontanée des procédés de gravure.

L'artiste attaque le cuivre avec une forte pointe d'acier qui produit une sorte de blessure : aucun copeau n'est enlevé, le cuivre, repoussé, forme une barbe qui accompagne la ligne creusée par la pointe. La ligne, en creux, et la barbe, en relief, retiennent l'encre, ce qui produit des traits noirs veloutés, souples, vivants.

Pour l'impression de la pointe sèche, on procède comme pour le burin et tous les autres procédés en taille douce.

GRAVURE INDIRECTE

L' eau forte laisse à la main une grande liberté de geste. Une couche de vernis, mélange de bitume et de poix, protège la surface du cuivre des morsure de l'acide. Cette couche de protection, finement répartie, n'offre à la pointe affûtée de l'aquafortiste qu'une résistance minime. C'est donc avec une grande liberté de mouvements, que l'artiste va dessiner dans le vernis, mettant à nu le métal. La planche ainsi dessinée est immergée dans un bain d'acide qui va attaquer le cuivre découvert et creuser le dessin. Le graveur jouera avec les temps de morsure. Il faudra de longues immersions pour obtenir les noirs profonds alors que quelques secondes suffiront pour obtenir les gris légers.

Le vernis mou laisse à la main une liberté plus grande encore, le graveur dépose sur la plaque une fine couche d'un vernis qui, au contraire de celui qui est utilisé par l'aquafortiste, ne sèche pas totalement. Il couvre ensuite sa plaque d'une feuille de papier sur laquelle il dessine au crayon. Le dessin terminé, il retire cette feuille de papier qui dégarnira le cuivre aux endroits où, sous l'effet de la pression exercée par le crayon, le vernis a collé.

Il peut également, là aussi par simple pression, marquer dans le vernis la structure d'une matière (étoffe, par exemple). Il n'aura plus alors qu'à plonger la plaque dans l'acide pour la graver.

L' aquatinte est une eau-forte puisque les creux sont obtenus par l'action de l'acide et non à l'aide d'un outil. Au lieu d'être vernie pour recevoir les traits de la pointe, comme l'eau-forte, la plaque reçoit sur toute sa surface une fine couche de poussière de résine : le grain. Cette couche de résine peut être répandue uniformément en plaçant la plaque dans une boîte dans laquelle on a préalablement soulevée une masse de cette poussière de résine ( la boîte à grain ) ; les grains tombent alors lentement et forment un réseau régulier en saupoudrant la plaque à la main, on aura une répartition plus hasardeuse du grain. La décision appartient à l'artiste car la configuration de ce grainage sera déterminante pour le caractère de l'image. Le grain posé, on le fixe sur la plaque en la chauffant. La plaque se trouve alors grainée, c'est-à-dire protégée contre la morsure de l'acide en chaque point où un grain de résine est fixé au métal, ce qui permet à l'acide d'attaquer le cuivre autour de ces points uniquement. L'artiste peut ainsi travailler au pinceau avec l'acide d'où une certaine ressemblance avec l'aquarelle.

La lithographie a été inventée en 1796 par Senefelder, imprimeur de musique, et mise à la disposition des artistes par Engelmann. Son originalité tient à ce qu'aucun creux ni relief ne constituent l'image, la lithographie n'est pas de la gravure, c'est du dessin. La surface de la pierre (carbonate de chaux homogène) reçoit le dessin de l'artiste. Ce dessin est exécuté soit au crayon, soit à l'encre (lavis), crayon et encre étant composés de savon, de graisse animale et de cire (matériaux basiques). Le noir de fumée est uniquement destiné à permettre à l'artiste de voir ce qu'il dessine. Certains artistes peinent à concevoir leur dessin à l'envers. Ils ont dans ce cas la possibilité de dessiner au crayon ou au lavis sur une feuille de papier appelée papier autographique, qui permet le transfert de la matière même de leur dessin sur la pierre lithographique.

Lorsque le dessin est fait, le lithographe « prépare » la pierre, c'est-à-dire qu'il l'enduit sur toute sa surface d'une couche de gomme arabique acidulée (acide nitrique) dont la fonction est de fixer le dessin dans la pierre et de le stabiliser. La pierre lavée à la térébenthine puis à l'eau est, dès ce moment-là, encrable.

Pour l'impression, la surface de la pierre est mouillée à l'éponge, ce qui a pour effet de l'humidifier sur toutes les parties non dessinées car, le dessin ayant chimiquement transformé la pierre, l'endroit touché devient hygrophobe. Le lithographe peut alors passer un rouleau encreur sur cette surface humide. Le dessin se charge d'encre grasse ; le reste de la pierre, humide, la refuse.

On imprime en posant sur la pierre une feuille de papier que l'on fera glisser sur le râteau d'une presse à guillotine.

 

Extraits de « Portrait (s) de Pierre Tal Coat -  Bibliothèque nationale de France »

En collaboration avec

AQUA FORTE

ASSOCIATION De GRAVURE EN TAILLE DOUCE

siège social : 4, rue Saint Julien 51 100 Reims 03 26 82 05 25

aquafortecontact@hotmail.com

ATELIER / COURS

115, Route de Cernay - 51 100 REIMS

    

      

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Extrait du site  Editions Carrés d'Art Weblibris

La gravure en creux sur plaque de cuivre dite en "taille-douce" apparait simultanément en Allemagne et en Italie vers 1450.

Sa technique n'a pratiquement pas varié depuis. La presse est composée encore aujourd'hui de deux rouleaux superposés qui obligeront le papier a venir chercher l'encre dans les tailles du cuivre en passant au milieu de ces mêmes rouleaux, sous une pression de l'ordre d'une tonne.

Aimé-Daniel Steinlen dans l'atelier de Jean Capelle
A.-D. Steinlen à l'atelier chez Francine
et Jean
Cappelle.

 Les procédés

Les principaux procédés de la taille-douce sont le burin, l'eau-forte, la pointe-sèche et l'aquatinte.

Le burin : à l'aide d'une tige d'acier tranchant (le burin), le graveur va creuser plus ou moins profondément le cuivre d'arrière en avant, arrachant des copeaux de métal. Plus le sillon est profond, plus le trait sera noir à l'impression, mais toujours d'une netteté caractéristique.

La gravure au burin 
L'eau-forte 

L'eau-forte: le graveur à l'aide d'une pointe d'acier va dessiner son motif en rayant le cuivre, préalablement recouvert d'une couche de vernis, mettant ainsi le métal à nu. En plongeant la plaque dans un bain d'acide ( l'eau-forte) les parties rayées vont se creuser plus ou moins profondemment suivant le temps d'immersion. Les graveurs ont souvent recours à plusieurs essais de morsure pour obtenir une épreuve conforme à leur désir.

La pointe-sèche: le graveur à l'aide d'une pointe d'acier en forme de crayon griffe son cuivre dans le sens inverse du burin. Le métal n'est pas enlevé mais seulement repoussé laissant des "barbes" que certains artistes préfèrent supprimer en partie. Ces barbes donneront à l'impression un rendu estompé caractéristique .

La pointe-sèche 

L'aquatinte 

L'aquatinte: sur un cuivre déja gravé à l'eau forte, puis chauffé, l'artiste fait adhérer de la poudre de résine. La plaque est ensuite replongée dans l'eau forte. L'acide mord le métal dans les parties non protégées. A l'impression le rendu est plus doux que l'eau forte, allant même sur les fonds jusqu'à la délicatesse du lavis

Un autre procédé né au XVIIè siècle, la "manière noire" ou Mezzo-tinto, consiste à hérisser le cuivre de minuscules pointes très serrées que le graveur va plus ou moins écraser pour aller du noir au blanc en passant par les différents gris, donnant ce velouté si typique de cette technique.
           
De Dürer, Rembrandt, Piranèse ... à Dali ou Picasso, les plus grands Artistes ont porté les différentes techniques de gravure à leur perfection.

La mise en couleurs

Pour la mise en couleurs deux techniques sont employées: celle du " repérage " et celle dite " à la poupée ".

La première nécessite autant de cuivres que de couleurs. Le taille-doucier recouvre la plaque encrée au rouleau, où deux trous ont été percés en haut et en bas du dessin gravé, d'une feuille de papier légèrement mouillée, en ayant soin de centrer exactement la gravure à l'aide d'une pointe d'épingle piquée dans les trous de repérage. L'ensemble passera ensuite entre les rouleaux de la presse pour impression. La même feuille, maintenue au même endroit sur chaque plaque à l'aide de la pointe d'épingle, passera sur autant de cuivres qu'il y a de couleurs.

 Le repérage

 Travail "à la poupée"

Dans la seconde technique, les différentes teintes sont tirées en une seule opération. Les couleurs sont posées par le taille-doucier "à la poupée" (tissu enroulé très fortement sur lui-même et se terminant en pointe) . L'excédent d'encre se trouvant sur les parties non gravées est retiré par "le paumage" (essuyage de la plaque avec la paume de la main).Le "paumage"

Recouvrant le cuivre d'un papier légèrement humide, afin de le rendre "amoureux de l'encre" l'Artisan va faire passer l'ensemble entre les rouleaux de la presse pour l'obliger à venir chercher les couleurs dans les tailles.
        La plaque est alors nettoyée et le taille-doucier va renouveler ces opérations autant de fois qu'il y a d'épreuves numérotées.


Bruno Varacka, Hélène Nué et Jean Capelle à l'atelier.
De g. à d. Bruno Varacka, Hélène Nué
et Jean
Cappelle à l'atelier.

    

      

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Visite avec

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05/2010      

 

  

Deux visions de l'Apocalypse


Les Cavaliers de l'Apocalypse. Dürer - 1498 et Voisin - 2010.

Le Musée Hôtel Le Vergeur de Reims accueille du 14 septembre au 23 décembre l'exposition intitulée "Deux visions de l'Apocalypse" Les gravures d'Albrecht Dürer (XV éme siècle) et les oeuvres contemporaines de Frédéric Voisin (XXI éme siècle), sont mises en opposition ou en synergie, c'est selon. "Frédéric Voisin n'illustre pas Dürer. Il s'invente à contre époque, mystique et décalé, sur fond d'Apocalypse..." dixit Christian Noorbergen, critique d'art et Commissaire d'exposition.

Cette exposition a la particularité d’offrir deux visions graphiques et allégoriques du texte de Saint Jean « L’Apocalypse » écrit en 90 après JC, 27ème et dernier livre de la Bible. Fleuron du musée le Vergeur, exemplaire de la deuxième édition de l’Apocalypse de 1511 d’Albrecht Dürer, (la première datant de 1498), les 16 gravures de bois de l’Apocalypse dialoguent ici avec la vision contemporaine de Frédéric Voisin. Ces gravures nouvellement restaurées sont exposées ici, pour la première fois, dans leur intégralité.

Frédéric Voisin revisite chaque thème avec des gravures sur linoléum, plus appuyées, contrastées, aux personnages imaginaires, aux couleurs chatoyantes en référence à la palette des peintres du Moyen-Age. Une occasion rare de confronter deux visions, deux regards éloignés de 5 siècles autour d’une croyance religieuse constitutive de notre civilisation occidentale.

 Extrait de l'hebdo du vendredi du 03/09/2010

    

      

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 Dürer se dévoile au Musée Hôtel le Vergeur !

Le musée organise jusqu’au 1er juillet une exposition « rotative » mêlée de conférences, concerts et ateliers pour découvrir les gravures d’Albrecht Dürer

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Cadre prestigieux pour une expo originale et renouvelée.

Faire découvrir l’art de la gravure et par la même occasion l’artiste atypique Albrecht Dürer, un pari osé. Surtout quand on sait que la gravure est une technique qualifiée de « mineure » par les connaisseurs, souvent méconnue du grand public. Et pourtant c’est l’objectif que s’est fixé Lynda Frenois, directrice du musée Hôtel le Vergeur. « Les oeuvres de Dürer sont déjà exposées toute l’année au musée, mais c‘est un trésor qui mérite d‘être redécouvert d‘une autre façon. » Alors finies les expos classiques, fini d’être à la queue leu leu, de se dandiner pour tenter de lire l’explication cachée par celui de devant et qui, de surcroît, est écrite en tout petit. Lynda Frenois à une autre conception : «On veut amener un nouveau regard sur les oeuvres. On veut mettre en avant l’artiste, sa personnalité, ses voyages, ses rencontres, mieux comprendre le personnage, le découvrir de manière tout à fait ludique et pédagogique afin de mieux cerner et analyser ses gravures. On souhaite ainsi toucher un large public, novice et connaisseur. Aujourd’hui, notre objectif est de créer un musée pour tous et pas seulement pour les scientifiques. Il faut que chacun s‘y retrouve.»

 Et pour cela, pas d’expo avec moult tableaux à admirer. Au contraire, seulement 5 gravures de Dürer sont actuellement exposées puis toutes les deux semaines, pendant deux mois, elles seront changées en fonction des thèmes abordés : la passion de Dürer pour l’Italie Antique, son interprétation du religieux, sa technique… On peut alors prendre le temps de décortiquer chaque oeuvre, de demander des explications et d‘apprécier l‘espace de la salle du rez-de-chaussée du musée. « On met ainsi en scène les oeuvres de façon à ce que tous les publics soient touchés et si plusieurs thèmes les intéressent, qu’ils viennent pourquoi pas nous voir plusieurs fois pendant ces deux mois d‘exposition ou encore plus tard, pour découvrir d‘autres oeuvres de Dürer».

Une exposition complète

À chaque thème correspondront également des conférences menées par des spécialiste de grands musées étrangers. Mais Lynda ne s’est pas arrêtée là, elle a aussi pensé aux différents publics comme les mélomanes et les amoureux des airs du XVIè siècle. Pour eux, une série d’animations musicales mettra les oeuvres en musique et notamment une composition originale du jeune rémois Sébastien Denisselle. Les plus jeunes ne seront pas non plus oubliés avec différents ateliers pédagogiques d’initiation à la gravure. « On a voulu que les différents rendez vous soient abordables par tous et donnent envie de pousser à nouveau la porte du musée. On aimerait créer des habitudes». Et quand Lynda annonce cela avec un petit sourire, c’est qu’elle a déjà des idées pour de prochaines rencontres. En tout cas, beau travail et jolie façon de démocratiser l’art surtout quand on voit les efforts qui ont été faits sur les prix des entrées, les conférences et des concerts.

Anne-Lise Fournier.

Rencontres et événements, Albrecht Dürer jusqu’au 1er juillet au Musée Hôtel le Vergeur, 36 place du Forum.

Intaglio : Impression Soleil Levant

Dans le cadre d’une manifestation d’envergure autour de la gravure : Saint Remi entre histoire, rêve et tradition, propose un petit cabinet d’art graphique.

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Exemple d’estampes japonaises que vous pourrez découvrir au Musée St Remi jusqu’en septembre prochain.

L’exposition « Estampes japonaises, images du monde flottant » a le dessein de montrer un des aspects originaux et mythiques de la gravure ; dans l’ancienne abbaye royale bénédictine, on comprend très vite que l’art nippon n’a rien à envier à l’art occidental, ce dernier s’étant pleinement nourri de ses influences. A l’honneur, l’estampe sur bois ou xylographie, art qui n’a rien de mineur, on en est convaincu lorsqu’on observe entre autres les différentes vues du Mont Fuji qui semblent trouver un écho dans certains tableaux ou visions des peintres impressionnistes. Le parti pris de l’expo est habile, en effet, elle accueille une trentaine d’estampes japonaises issues de ses collections. Le public peut aussi découvrir des objets d’art ou de la vie quotidienne en corrélation avec les scènes gravées qui figurent sur les estampes. Le propos de l’expo, le mouvement Ukiyo-e (« images du monde flottant »), qui s’est développé au cours de la période Edo (1600-1868) livre un art à la fois populaire et raffiné ; le monde flottant, c’est le monde éphémère, en perpétuelle mutabilité. Cette nouvelle expression artistique est destinée dans un premier temps, à l’édition. Des scènes martiales, légendaires aux scènes érotiques, les sujets sont variés et connaissent tous une réelle faveur. Au fil des vitrines de l’expo, on passe de Chikanobu, Kiyomitsu, actifs dans la première période du 18ème, à l’estampe polychrome qui connaît son âge d’or à travers des figures telles que Kikumonaro, Kiyonaga. Suit Utamaro, maître en représentation de la féminité et de l’amour au sein de l’Ukiyo-e – entre sensibilité revendiquée et érotisme. Viennent ensuite l’enchantement de la phase finale de l’Ukiyo-e d’Hokusaï à Hiroshige, des grandioses « vues du Mont Fuji » où nul besoin d’initiation pour se laisser envahir par un sentiment mêlé de sérénité, de douceur et d’émotion, à la vision poétique et impressionniste de la nature d’Hiroshige, véritable icône, qui reste sans nul doute le plus aimé de tous les artistes japonais. Ces gravures montrent toute l’interpénétration des différents arts et univers. L’art est à saisir audelà de tous les clivages culturels et des particularismes, sa puissance transcende le temps et l’espace comme nous le rappelle l’expo qui permet une ouverture à une technique assez peu connue du grand public. Plus qu’un parcours d’initiation, un parcours spirituel, un ravissement … à jamais gravé.

Amandine Lefèbvre.

Du 12 avril au 2 septembre. Entrée gratuite. À noter, le 19 mai, concert gratuit de Koto, musique japonais

Extrait de l'hebdo du vendredi N° 32 du 11 au 17 mai 2007

    

      

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 Gravures de Durer : première rafale de cinq


Parmi les cinq œuvres exposées, le portrait de l'empereur Maximilien

A partir du 3 mai 2007, le musée LeVergeur mettra en lumière son trésor trop méconnu : les gravures du maître allemand Albrecht Dürer. Cela prendral a forme d'une exposition spéciale de petite taille : cinq œuvres seulement, installées de façon exceptionnelle dans l'ancien salon d*honneur du rez-de-chaussée. « Nous avons choisi cinq gravures qui permettent de résumer la vie et l'œuvre de Dürer. explique la directrice du musée, Lynda Frenois : le portrait de l'empereur Maximilien ler, au service duquel est entré Dürer. en 1512 ; le portrait d'un ami de Dürer. protonotaire, c'est-à-dire premier notaire à la cour, Ulrich Varnbuler, grâce auquel Dürer a notamment pu rencontrer l'humaniste Érasme ; ensuite un sujet religieux, les Quatre cavaliers de l'apocalypse, qui permet également d'avoir une vision du contexte historique et social de l'époque, avec la représentation des différentes catégories sociales ; un autre sujet religieux, le Portement de croix, pour illustrer l'influence de l'Italie sur Dürer ; enfin la messe de Saint-Grégoire, montrant l'influence de la religion, »

Expo de dimension réduite donc, et de durée tout aussi limitée : dix jours seulement, jusqu'au 13 mai. Pendant sa durée, quelques animations complémentaires sont prévues : une conférence le mercredi 09/05/07, à 18 h 30, par une responsable du musée Albertina de Vienne (entrée 4€) ; des animations musicales les samedis 5 et 12 mai 2007 (18 h 30, 2€), et un concert de la musique de la cour de Maximilien,  le dimanche 13 mai 2007 à 15 h 30 (2€).

Voilà pour la première rafale consacrée au maître germanique de la gravure. Il y en aura quatre autres du même genre jusqu'au 1er juillet. Après quoi, les Rémois n'auront plus guère d'excuses pour ignorer encore le fameux trésor du Vergeur...

Antoine Pardessus   

Extrait de l'union du 25/04/2007 

    

      

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 Dürer pose ses valises au Musée Hôtel Le Vergeur

Du 2 mai au 1er juillet, le musée proposera cinq expositions, six concerts, quatre conférences et des ateliers pédagogiques à la découverte des oeuvres d’Albrecht Dürer.


Lynda Frenois, Directrice du Musée, à l’initiative du projet en compagnie d’Alain Cottez, Président de la Société des Amis du Vieux Reims.

 Cette exposition ne sera pas une exposition unique mais une succession de présentations d’oeuvres pour cibler un maximum de public. Nous voulons une exposition ludique et pédagogique », Lynda Frenois, la jeune Directrice des lieux annonce clairement la couleur. Car si cinquante gravures d’Albrecht Dürer sont conservées au Musée depuis 1967, seule la moitié sera présentée par roulement durant ses deux mois dans la salle du rez-de-chaussée Nathalie d’Esterno. Une succession d’évènements pour créer l’habitude et fidéliser un public de novices, de connaisseurs, de scientifiques ou de jeunes. L’objectif de cette manifestation est de comprendre les différents aspects de la personnalité de l’artiste : sa vie, ses techniques de gravure, sa foi, sa quête de l’idéal artistique, sa passion pour l’Italie et l’Antiquité.

Pour se faire, il ne s’agira pas d’une exposition de gravures pure et simple car les oeuvres seront mises en scène en musique, des concerts agrémentant l’événement : musique du XVIe siècle avec l’ancêtre du clavecin, créations musicales contemporaines conçues spécialement pour l’événement ou encore octuor de violoncelle dans la salle gothique du Musée.

Les thèmes d’Albrecht Dürer seront également expliqués lors de conférences données par des spécialistes venant d’Autriche, de Belgique ou encore de Suisse. Le jeune public ne sera pas oublié, puisqu’en instaurant des ateliers pédagogiques, le Musée souhaite initier les enfants de 6 à 10 ans à l’art de la gravure, soit par la mise en couleur de reproductions ou par l’initiation même à la gravure.

Quoi qu’il en soit, pour cette première en la matière, le public devrait répondre présent, récompensant alors l’artiste mais aussi la débauche d’énergie fournie pour mettre sur pied une telle manifestation.

Rencontres et évènements autour d’Albrecht Dürer du 2 mai au 1er juillet 2007 au Musée Hôtel Le Vergeur, 36 place du Forum à Reims. Renseignements au 03 26 47 20 75.

 Extrait de l'hebdo du Vendredi N°28 du 13/04/2007

    

      

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Tourisme : le Vergeur joue la carte Albrecht 

L'hôtel-musée de la place du Forum veut faire (re) découvrir aux Rémois qu'il détient une série de gravures uniques au monde : des œuvres du grand maître en la matière, l'Allemand Albrecht Dürer.


Lynda Frenois ; « Grâce intenet, les étrangers sont au courant de notre collection de Durer ; pas les Rémois... »

Un atout touristique de plus pour Reims : à la cathédrale et au Champagne planétairement connus, on peut ajouter une collection unique au monde : une collection de gravures réalisées par le grand maître allemand en la matière du XVI' siècle, AIbrecht Dürer.

Elle est détenue par musée-hôtel le Vergeur de la place du Forum. « Nous avons en tout, léguées par la Famille Charbonneau en 67 cinquante gravures de Dürer. réalisées et tirées par lui, ce qui est déjà très rare, explique la directrice Lynda Frenois. Ce sont des œuvres que l'on retrouve dans des hauts-lieux culturels dans le monde, l'Albertina de Vienne, le Louvre, le British muséum... Mais ce qui est vraiment unique chez nous, c'est que nous avons trois séries complètes : l'Apocalypse de Saint-Jean, la Petite passion, et la Grande passion. Ça, on ne le retrouve nulle part ailleurs ! Par exemple, le musée Condé de Chantilly détient une Petite passion complète, mais c'est tout. »

Cinq expos successives

L'ennui, c'est que ce trésor est méconnu : « Qui sait que nous avons tous ces Dürer ? interroge la directrice, les étrangers essentiellement, grâce à internet. Pas les Rémois. » Mais les choses devraient changer : pour un avenir un peu lointain, le musée a dans ses projets l'aménagement d'une salle spéciale Dürer

Mais pour le court terme, le Vergeur profite de la vaste opération Intaglio de promotion/découverte de la gravure en cours pour organiser, pendant les mois de mai et juin, une série de « rencontres et événements » autour du fameux Albrecht : cela prendra la forme de cinq expos successives, de cinq gravures à chaque fois pendant deux semaines, sur des thèmes différents, le tout étant accompagné de conférences, concerts ou autres ateliers pédagogiques.

« L'idée étant de faire comprendre au public l'intérêt de ces gravures, et de lui donner envie, après avoir vu une expo, de revenir pour la suivante », commente Mme Frenois. Et du coup de se persuader qu'à Reims, il n'y a pas que la cathédrale ou les caves de Champagne qui méritent une visite.

Antoine Pardessus

Rencontres et événements autour d'Albrecht Dürer, au musée hôtel le Vergeur, place du Forum, du 3 mai au ler juillet.

Cinq expositions successives : Dürer, sa vie son oeuvre ; les différentes techniques de gravure ; l'interprétation des textes bibliques, Dürer et l'Italie, Dürer et l'Antiquité.

Extrait de l'union du 12/04/2007

    

      

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 Exposition « Intaglio œuvres gravées »


Véronique Tordjeman et Catherine Stevenot présentent le travail de gravure à l'Ancien Collège des Jésuites.

A l'occasion de là grande opération culturelle intitulée « Intaglio œuvres gravées », six lieux sont mobilisés :  

- L'Ancien collège des Jésuites, jusqu'au 28 avril 2007, tous les jours de 14 à 18 heures, autour du thème « Au cœur de la gravure, un monde sensible. A voir de près et de partout... ». Entrée gratuite.

- La biblitithèque Carnegie, du 4 avril au 30 juin 2007, les mardi, mercredi et vendredi de 10 à 13 heures et de 14 à 19 heures, le jeudi de 14 à 19 heures et le samedi de 11 à 13 heures et de 14 à 18 heures, autour du thème « Entre texte et image, et au-delà... ». Entrée gratuite.

- La médiathèque Cathédrale, du 4 avril au 15 mai 2007, les mardi, jeudi, vendredi de 13 à l9 heures, le mercredi de 10 à 19 heures et le samedi de 10 à 18 heures, autour du thème « Dans la création contemporaine de livres d'artistes », Entrée gratuite,

- La médiathèque Croix-Rouge, du 4 avril au 26 mai 2007, le mardi de 14 à l9 heures, le mercredi de 10 à 18 heures, les jeudi et vendredi de 14 à l8 heures et le samedi de 10 à 17 heures, autour du thème « Dans l'intimité des cabinets de lecture ». Entrée gratuite,                          l:    

- Le musée hôtel Le Vergeur, du 3 mai au ler juillet 2007, du mardi au dimanche de 14 à IS heures, sur le thème « Rencontres et événements autour d'Albrecht Dürer ». Entrée payante (renseignements au 03.26.47.2 0.7 5 )

- Le musée Saint-Remi, du 12 avril au 2 septembre 2007, du lundi au vendredi de 14 heures à 18 h 30, les samedi et dimanche de ]4 à 19 heures, autour du thème « Estampes japonaises, images du monde flottant ». Entrée gratuite,

Extrait de l'union du 16/03/2007

    

      

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 400 gravures à découvrir à Reims

L'associatiûn Estampes 2005, fruit du groupement des associations Aqua-Forte, Graveur en liberté et Recto-Verso, organise une grande opération eu culturelle intitulée « Intaglio, œuvres gravées », qui comprend six expositions et qui durera jusqu'au 2 septembre 2007.

280 à l'AncienCollège des Jésuites

Pas moins de 400 gravures d'une centaine d'artistes locaux régionaux, ou encore de l'école de gravure de Florence « II Bisonte » ont investi six lieux différents. A l'Ancien Collège des Jésuites, à la bibliothèque Carnegie et à !a médiathèque Cathédrale, il s'agira de « rendre visible la gravure comme patrimoine et démarche de création ».

A la médiathèque Croix-Rouge, au musée hôtel Le Vergeur et au musée Saint-Renu l'exposition  s'articulera autour de la thématique « la gravure et le livre ».

L'Ancien Collège rêunit pour l'occasion 280 œuvres gravées du 20e siècle jusqu'au 23 avril sur le thème « Au cœur de la gravure, un monde à voir de près et de partout... ». Le public est invité à cheminer de façon logique à travers 7 espaces qui regroupent 11 cabinets, depuis l'espace « Si petit si grand », où le spectateur est voyeur, à « hors-limite », où les gravures-sculptures le font entrer dans l'espace, en passant par l'espace graphique qui présente les fondements du dessin : la ligne et le trait. Pour les commissaires de l'exposition, Véronique Tordjeman et Catherine Stevenot, également présidente de l 'association Estampes 2005, « l'objectif n'était pas de faire une exposition thématique, technique ou encore d'exposer un seul artiste ». Etant elles-mêmes plasticiennes-graveurs et enseignantes en arts plastiques, elles ont voulu montrer « les intentions artistiques du graveur ».

Courts-métrages, ateliers de démonstration, de collagraphie et conférences compléteront l'exposition.

Brigitte Servas                                

Extrait de l'union du 12/03/2007

    

      

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Exposition 

INTAGLIO, ŒUVRES GRAVÉES

Jusqu'au 2 septembre.2007, l'association Estampes 2005 propose " Intaglio, œuvres gravées ", une manifestation majeure autour de la gravure : un véritable cabinet d'art graphique à l'échelle de Reims.

Une manière inédite de découvrir,voir et observer l'art de la gravure autour des axes " rendre visible la gravure comme patrimoine et démarche de création " et " la gravure et le livre ", c'est ce que propose Estampes 2005 avec l'exposition Intaglio, œuvres gravées. A cette occasion,l'Ancien Collège des Jésuites, la bibliothèque (Carnegie, la médiathèque Jean Falala, la médiathèque Croix-Rouge, le Musée Hôtel Le Vergeur et le musée Saint-Remi proposent six éclairages complémentaires sur l'univers de la gravure en présentant près de 400 œuvres inédites pour la plupart.

Ces six expositions présentent la gravure comme patrimoine, par la valorisation du fonds prestigieux de gravures de Reims (Dürer, estampes japonaises, livres anciens...) et comme démarche de création en associant des artistes-graveurs contemporains.

ACTION PÉDAGOGIQUE

La manifestation souhaite démontrer que la gravure est comme un art traversé par les préoccupations contemporaines des artistes plasticiens, mais aussi source d'inspiration initiatrice de démarche musicale ou de débats. Une série d'événements a été mise en place pour faire résonance aux gravures exposées dans les différents lieux : présentation d'un court-métrage, cycle de conférences et édition d'un catalogue, conférences, concerts dont la présentation d'une création musicale inédite.

Pendant la manifestation, des ateliers de pratique artistique sont proposés aux scolaires et au grand public : un atelier de démonstration, un atelier de sensibilisation destiné aux 4-6 ans sur le thème " Autour de l'empreinte ", un dossier pédagogique pour les enseignants composé d'un questionnaire/découverte sur l'exposition à destination du jeune public...


"Caténa" de Bernard Remusat - 2004


Le Mont Fuji vu du lac Suwa dans la province de Shinano de Hokusa (1760-1849) - Reims, Musée Saint Remi

6 lieux - 6 expositions

- "Au cœur de la gravure, un monde sensible"
- " Estampes Japonaises, Images du monde flottant "
- " Rencontres et événements  autour d'Albtrcht Dürer"
- " Dans la création contemporaine de livres d'artistes "
- " Dans l'intimité des cabinets de lecture "
- " Entre textes et image et au-delà "

 Ancien Collège des J"suites, jusqu'au 28 /04/ 2007
 Musée St Remi du 12/04 au 02/09/2007
 Musée-Hôtel Le Vergeur du 03/05 au 01/07/2007
 Médiathèque Jean Falala du 04/04 au 15/05/2007
 Médiathèque Croix-Rouge du 04/04 au 26/05/2007
 Bibliothèque Carnégie du 04/04 au 30/06/2007

Intaglio vient de " intagliare" qui signifie couper, cisailler ou graver, évoque l'action de "creuser dans".

Extrait du magazine de la Région Champagne-Ardenne - Printemps 2007

    

      

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EXPOSITION

" Intaglio, œuvres gravées " 

 Six regards pour se familiariser avec l'univers de la gravure

    
Portrait d'Ulrich Varbûler, gravure sur bois, 1522 (A. Dürer).

La gravure est indissociable du patrimoine de notre ville. En témoignent l'ensemble exceptionnel de gravures originales d'Albrecht Dürer (XVI°siècle)  appartenant aux collections du musée Hôtel le Vergeur et la collection d'estampes japonaises issue du fonds du musée Saint-Remi.

« La gravure joue également un rôle essentiel dans le rapport texte-image au sein des ouvrages du fonds ancien de la bibliothèque Carnegie. Elle s'exprime enfin dans la création contemporaine, notamment à travers les " livres d'artistes ". « Intaglio, œuvres gravées ». propose ainsi une approche de l'estampe selon deux axes : Patrimoine et démarche de création, d'une part. et la gravure et le livre, d'autre part  » précise Véronique Tordjeman, présidente de l'association Estampes 2005 organisatrice de la manifestation. « Six lieux présenteront près de 400 œuvres, inédites pour la majorité d'entre elles ». Ces différentes expositions, toutes complémentaires,seront visibles à l'Ancien Collège des Jésuites (jusqu'au 2 avril), au musée Saint-Remi (du 12 avril au 2 septembre), au musée Hôtel le Vergeur (du 3 mai au 1er juillet), à la médiathèque Jean Falala (4 avril au 15 mai), à !a médiathèque Croix-Rouge (4 avril au 26 mai) et à la bibliothèque Carnegie (du 4 avril au 30 juin). Des actions pédagogiques- initiation à la gravure, visites commentées - et des actions culturelles - démonstration, conférences, animations musicales, concerts - sont prévues dans le cadre de cette manifestation. Jusqu'au 2 septembre 2007.

www.intaglio-reims.fr

Extrait de VRI N° 236 - 03/2007

    

      

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Graver pour laisser une trace


Véronique Tordjernan, Présidente fondatrice « d'
Aqua Forte », une association rémoise regroupant une cinquantaine de membres passionnés de gravure et de lithographie.

 Au départ, ça ressemble à un hangar anonyme avec son immuable porte en fer et sa peinture verte écaillée. Extérieurement, rien de bien accueillant au 115 route de Cernay, adresse ou s'est posée depuis 3 ans l'association « Aqua Forte ». Le seuil de l'entrée franchi, des bruissements de voix, accompagnés de plaintes métalliques se font entendre. C'est au fond de la cour que se tient l'atelier d'artistes graveurs. A l'intérieur, tous les sexes et les ages sont représentés. Foulard dans les cheveux, une étudiante complimente le travail de sa voisine de table, une jeune mamie de 83 ans. Au fond de la pièce, on ponce, de l'autre coté, on badigeonne de l'encre, un peu plus loin on tourne un volant qui actionne une machine venue d'un autre siècle, une énorme presse en métal.

Au mur sur une corde à linge sont suspendues par des pinces des dizaines de feuilles de papiers encrées de dessins cabalistiques.

« Ce sont des estampes en cours de séchage, en les pendant comme du linge, non seulement elles sèchent, mais son auteur peut prendre du recul, les observer et de les retravailler par la suite » nous explique la maîtresse des lieux, Véronique Tordjeman. A 46 ans, le sourire immuable aux lèvres, ce petit bout de femme irradie l'endroit par son charme et son petit je ne sais quoi. Imperceptiblement, à votre tour, elle vous transmet sa passion pour son art. Et pourtant au départ, ce n'était pas gagné ! « C'est vrai que la gravure souffre d'une image passéiste et désuète. Chez la plupart des gens, la gravure c'est encore l'âge de pierre. Au mieux, certains pensent que nous sommes des descendants de Gutenberg imprimant ta Bible. Quant à la lithographie, pour certains esprits, elle reste commerciale et se résume à Bernard Buffet » nous confie la présidente fondatrice de l'association.

Autre constat négatif en ce qui concerne la gravure « En France, nous sommes les parents pauvres, cet art est aux abonnés absents, contrairement aux pays de l'Est, où il existe une tradition de l'affiche et de l' imprimerie » admet notre interlocutrice.

Si pour beaucoup, la seule gravure réalisée au cours de leur vie reste celle ô combien romantique d'un cœur gravé dans l'écorce d'un arbre, cet art est complexe et illimité dans ses supports. « Pour faire simple, nous explique notre experte, il existe deux grandes catégories de gravure. La gravure taille douce, où l'on travaille une plaque de métal, les creux ainsi obtenus sont encrés et impressionnent le papier comprimé par une presse hydraulique. L'autre technique se nomme la taille épargne. Le métal est substitué par le bois, et cette fois-ci, ce sont les crêtes enduites d'encre qui imprimeront le document. La lithographie quant à elle se rapproche du lavis. Dans ce cas, on dessine sur des pierres préalablement poncées, le papier y est ensuite apposé ».

" La gravure un art mineur en France "

L'exemple du cœur gravé dans l'écorce d'un tronc n'était peut être pas si innocent car dixit Véronique Tordjernan, entre elle et la gravure c'est une histoire d'amour et de rencontre. « Étudiante, j' étais attirée par la sculpture sur métal et le contact avec ce matériau, je suis tombée sur !a gravure un peu par hasard car c'était le passage obligé pour gravir les échelons et pouvoir tutoyer la sculpture métal. Au départ, j'étais complètement novice, je n'avais jamais entendu parler de cette expression artistique. La personnalité de l'enseignant m'a séduite, j'ai été captivée, d'autant plus qu'il abordait la gravure de façon ouverte, en temps qu'œuvre à part entière et pas seulement illustrative. Ce prof   m'a refilé son virus et depuis je suis contaminée »

Au départ de l'aventure de l'atelier « Aqua-Forte », (en italien, technique de gravure où l'on utilise de l'acide pour graver les plaques servant à imprimer), ils sont 7 à 8 fondus à vouloir y croire. « Tout a été un concours de circonstances. L'ESAD, l'Ecole Supérieure d'Art et de Design de Reims voûtant s'orienter vers une politique de plus en plus design, l'établissement a fermé sa section gravure par gain de place. Nous, nous ne voulions pas que cette pratique disparaisse du paysage artistique régional, on s'est donc jeté à l'eau et on a monté cet atelier,  j'ai donc du mettre entre parenthèses ma carrière artistique et abandonner ma création pour me consacrer uniquement à ce bébé » avoue la présidente fondatrice sans une once de frustration. Car ce qu'elle aime par dessus tout en animant cet atelier, c'est le partage, la transmission de ses techniques et de son savoir accumulé au fil des années.

« On accueille des néophytes avant tout passionnés. Des cours sont aussi dispensés à des étudiants de l' ESAD qui veulent parfaire leur cursus et apprendre d'autres techniques en arts ptastiques » nous confie-t-elle dans un rictus complice.  

Une de ses plus grandes fiertés reste d'avoir tissé des liens avec l'Ecole Internationale de gravure de Florence en Italie dans le cadre d'une exposition à Reims, II y a deux ans. Là encore, des rencontres comme leitmotiv qui ont porté leur fruit puisqu'un de ses étudiants de 21 ans bénéficie depuis un an d'un échange culturel gratuit avec la structure transalpine.

L'autre challenge qui la motive est la mise en place d'une grande manifestation au printemps et en été prochains dans la ville de Reims. Son nom  « intaglio, œuvres gravées » qui en italien signifie couper, cisailler ou graver « Par le biais de cet événement, nous voulons faire découvrir mais aussi changer le regard sur la gravure, et il y a du boulot ! Pour ce faire, nous nous sommes réunis en un collectif pour monter cette opération, notre atelier en fait partie bien entendu, mais aussi nos collègues de Recto Verso de Reims et Graveurs en Liberté qui viennent du Var ».

Une association nécessaire pour mener à bien ce projet, car d'avril à juillet prochains, plus de 600 œuvres au total seront exposées au public. Le Musée St Rémi ou encore Le Musée Le Vergeur seront envahis par des estampes japonaises et des oeuvres de Dürer. Les médiathèques Croix-Rouge et Cathédrale, ainsi que la bibliothèque Carnegie accueilleront quant à elles des expositions axées sur le livre, l'écriture et la gravure, comme autant de signes de couleurs et de sens.

Olivîer Michaux                          

Extrait de l'hebdo du vendredi du 20/10/2006

    

      

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Un art majeur à l'italienne 

L'hôtel musée le Vergeur accueille actuellement et jusqu'au 14 novembre 2004, une exposition consacrée à l'art de la gravure telle qu'elle est pratiquée à Florence, à la fondation internationale II Bisonte.

On peut y voir des œuvres d'artistes contemporains comme Pietro Annigoni, Pablo Picasso, Alberto Manfredi, Jean-Michel Folon etc... sans oublier des dessins de Rodolfo Ceccoti, l'actuel directeur de l'école florentine créée il y a 40 ans par Maria Luigi Guaita.

L'histoire d'Il Bisonte est celle d'un succès, malgré la grande inondation de 1966, quand l'Arno vint noyer les ateliers, détruisant des œuvres de grands maîtres toscans et européens qui avaient choisi de s'exprimer au moyen de la gravure.

La collection actuelle prouve que l'école a su se redresser : c'est ce qu'est venu démontrer à Reims son directeur, accompagné de Simone Guaita, petit neveu de l'instigatrice d' Il bisonte.


Les Florentins en compagnie de René Lecomte, responsable  de la présentation d'Il Bisonte.

Extrait de l'union 2004

    

      

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