Musée Le Vergeur

  Les Expositions  
 


 
Notice - Presse - Histoire 

Expositions

« Reims : berceau du succursalisme »
( 28/01/2017 --->)

L’hommage d'un artiste aux soldats de la Grande Guerre
(16/02 au 08/05/2016)

La statue de la place royale
(---> 20/09/2015) 

Intaglio   -  Il Bisonte

100 ans d’histoire au musée le Vergeur
(---> 03/2009)

Les Tissus Japonnais d'hier et d'aujourd'hui
(---> 13/06/2009)

Une Exposition de jouets anciens
(05 au 31/12/2006) 

« Regards sur l'Art déco »
(---> 25/06/2006) 

Expositions visitées

 Colbert, économiste visionnaire
(-->16/09/2012)

Hugues KRAFFT
(2012)   

 La passion du japon
(2010)  

 au TURKESAN Russe
(2011)   

 Hugues Krafft, artiste
(---> 13/01/2012)   

Dürer
(14/09 au 23/12/2010)

Ernest Kalas, un Rémois à redécouvrir
(---> 23/12/2009)   

 « Le Reims d’Auger »
(
--->
18/01/2009)

Alice au pays des merveilles
(2005)

Wattiez
(---> 14/12/2003)  

 Deneux
 (2002)

L' Homme, le feu, le verre
(2002)

Les Peintres rémois
  (12/2001)

    

      

  Répertoire  

   La Presse

         

Contempler, promouvoir et sauver le patrimoine

Un précieux dessin sur le sacre de Henri III à Reims
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Contempler, promouvoir et sauver le patrimoine

Le photographe Vincent Zénon Rigaud veille dans sa nouvelle exposition, au musée Le Vergeur, à maintenir le lien entre le Reims d’hier et le Reims d’aujourd’hui.


Vincent Zénon Rigaud pose devant ses panneaux exposés et son ouvrage en collaboration avec Yann Harlaut.Photo Remi Wafflart

Autres expositions ouvertes le dimanche

*.- ENTRÉE GRATUITE : ce dimanche dans les musées municipaux de Reims

*.- SIMONE BOISECQ : jusqu’au 21 mai au musée des Beaux-arts

*.- ACTRICES ET ACTEURS FRANÇAIS DU CINÉMA ITALIEN : dernier jour pour voir l’exposition réalisée par Antonio Maraldi à la médiathèque Jean-Falala

*.- SPEEDY GRAPHITO : exposition jusqu’au 8 avril au Palais du Tau

 Attaché à sa ville et plus particulièrement à sa cathédrale, attentif aux moindres détails et fervent pratiquant de la photographie avant/après. Vincent Zénon Rigaud, artiste Rémois de 36ans, propose jusqu’au 15 avril une nouvelle exposition sur le thème «Reims à la belle époque » au Musée Le Vergeur, à Reims. C’est depuis 2012, à la suite d’une rupture amoureuse lui ayant cédé brutalement beaucoup de place et de temps, que cet artiste se passionne à plein temps pour l’évolution de Reims. Mordu d’histoire et tout autant de photographie, Vincent Rigaud est parvenu depuis cinq ans à conjuguer les deux dans un domaine : la « reconstruction photographique ».

En quoi consiste la « reconstruction photographique » ?

Je parle aussi de « re-photographie». Il s’agit d’une technique qui consiste à reproduire aujourd’hui des prises de vue d’hier en les superposant afin de montrer le passage du temps sur la pierre, les gens et la ville de Reims plus généralement.

Comment avez-vous obtenu les anciennes photographies ?

Ce sont en réalité des cartes postales obtenues par le biais de collectionneurs qui me les fournissent généreusement, même les plus précieuses ! Ils m’ont fait confiance dès le début : c’est grâce à eux que je peux faire ce travail.

Pourquoi ne pas faire une « simple» comparaison avant / après ?

Mon objectif est de faire de la « re-photographie » une véritable machine à explorer le temps, de la Belle Époque à nos jours ,en passant par les destructions de la Première Guerre mondiale. C’est important pour moi de montrer l’évolution, les traces du temps, les changements mais aussi ce qui est immuable. Je veille à entretenir ce lien permanent entre le passé et le présent en le mettant au service d’une nouvelle façon d’appréhender la ville en offrant aux habitants l’occasion de connaître mieux son histoire. J’aime voir et montrer ce qui a été enlevé, capter les petits détails dans lesquels se loge l’esprit de la ville, faire resurgir le passé oublié. C'est en me baladant dans les rues que je me suis demandé à quoi pouvaient bien ressembler les murs il y a 100 ans. Comme beaucoup, j’ai laissé libre cours à mon imagination, une imagination qui a pu pleinement s’exprimer à travers la photographie.

Comment expliquez-vous que cette nouvelle approche attire les plus jeunes ?

Mon travail est empreint d’une dimension pédagogique à l’attention des plus jeunes pour mieux les sensibiliser à notre patrimoine et à l’histoire. J’essaye d’enseigner l’histoire autrement : par l’image. De plus, la technologie, c’est l’avenir. Je travaille beaucoup avec pour faire mes montages. J’espère qu’à l’avenir chacun pourra faire avec son téléphone ses propres montages instantanés avant / après. C’est finalement ce rapport au numérique qui attire les plus jeunes.

J’aborde une nouvelle manière de percevoir l’histoire et l’espace-temps, c’est cela qui plaît.

Que cherchez-vous à représenter exactement ?

Je cherche à montrer des scènes de la vie quotidienne d’hier et d’aujourd’hui pour faire une histoire des habitants, celle qui parle à tout le monde. Certaines anciennes photos sont dynamiques. On voit les Rémois en pleine action, en plein cœur de la ville, c’est vivant : les visiteurs aiment voir cela. Je cherche aussi à représenter les évolutions architecturales, l’évolution de l’espace, en clair.

Vous êtes en quelque sorte un gardien de la mémoire finalement ?

Je mets mon travail au service de l’histoire, du patrimoine et du tourisme. Je tente d’arrêter l’hémorragie perpétuelle des souvenirs. Je dépoussière les vieux clichés, j’ouvre grand les fenêtres sur le passé et j’essaye ainsi de faire comprendre que le passé nourrit constamment le présent et inversement.

Des projets pour 2018 / 2019 ?

Aller à Paris et suivre le centenaire de la victoire en 1918 sur les Champs-Elysées. J’aime faire les parallèles lors des anniversaires. Je pense que c’est important de ne pas oublier et de les rappeler de temps en temps.

Musée Le Vergeur, 36 place du Forum à Reims, ouvert de 14 à 18 heures tous les jours sauf le lundi, 03 26 47 20 75; 5 €, 3€ pour les étudiants, gratuit pour les moins de 18 ans ; possibilité de visites le matin pour les groupes, sur réservation.

L’histoire et la culture au service du tourisme


Le bassin Langlet recouvert par les rails du Tramway. Vincent Zénon Rigaud

La préservation du patrimoine est au centre du travail de Vincent Zénon Rigaud. Il l’exprime d’ailleurs lui-même : « Le patrimoine, c’est le pétrole de demain ». Selon lui, c’est un atout fondamental qui compose une grande partie de l’identité culturelle de la ville, la faisant rayonner internationalement. Il faut alors l’entretenir et le mettre en valeur pour mieux le préserver. Il vise ainsi à mettre son travail au service de la culture, de l’histoire et du tourisme.

Cet intérêt pour le patrimoine se cristallise tout particulièrement autour de la cathédrale de Reims qui est au centre de son travail et de sa réflexion. « C’est mon terrain de jeu en raison de sa géométrie parfaite », confie-t-il. Ce sont ses divers changements et son histoire enrichie au fil des années qui ont tout particulièrement piqué sa curiosité. Il ajoute : « Qui visite dix cathédrales n’a rien vu, qui visite dix fois la même cathédrale a tout vu !

Léna LEVAVASSEUR

Extrait de l' union du 04/03/2018

  

    

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Fou de Goulet-Turpin

Le Rémois Laurent Leroy collectionne et connaît tout de l'histoire du succursalisme en général et particulièrement de Goulet-Turpin où son père avait travaillé pendant vingt-sept ans.


Dans son refuge, des centaines de boites, d'emballages, d'étiquettes, de voitures miniatures, de pubs, de classeurs remplis à ras bord. Christian Lantenois

L'ESSENflEL

•.- 20 novembre 1967 : naissance à Reims.

•.- 1990: entre comme chauffeur-livreur chez Charbonheaux-Brabant (vinaigre et moutarde de Reims).

•.- 2001 : se prend de passion pour l'histoire de Goulet-Turpin où son père, Marcel, avait travaillé pendant vingt-sept ans.

•.- 2003 : première exposition à Saint-Brice-Courcelles, près de Reims.

•.- 2008 : invité à Paris au 50e anniversaire du premier supermarché de France, ouvert par Goulet-Turpin à Paris en octobre 1958.

« Au plus fort, en 1967, Goulet-Turpin comptait un millier de magasin dans la région, jusqu'à Paris et la Bourgogne ... »

Il n'en avait pas cru ses yeux. Quand son collègue lui avait tendu la précieuse revue qu'il tenait lui-même de sa grand-mère, Laurent Leroy s'y est repris à deux fois. En bas de page, l'article était illustré d'une photo noir et blanc et son propre père, Marcel, était là, en bonne place, posant en rang d'oignons avec ses camarades de travail. La revue, datée de 1965, était le journal d'entreprise de Goulet-Turpin à laquelle Laurent commençait à peine à s'intéresser. C'était en l'an 2000. Marcel était mort six ans plus tôt, un an seulement après avoir quitté la société qui l'avait employé durant près de trente ans. « Sur la fin, il était anxieux, fragile, dépressif. J'ai voulu savoir pourquoi la retraite l'avait mis dans un tel état, pourquoi Goulet-Turpin était devenu toute sa vie ».

De Modeste et Eugénie à Jean et Daniel, Quatre générations de pionniers

Alors le fils avait commencé à remonter le courant paternel. Sa passion naturelle pour l'histoire, la généalogie, le patrimoine, l'y avait bien aidé. « J'ai passé une annonce dans la presse locale pour trouver d'anciennes revues de Goulet-Turpin. Si mon père était dans l'une d'elles il pouvait être ailleurs », La pêche a été miraculeuse. Les revues ont afflué et avec elles, des dizaines d'objets, des documents, des réclames (comme on disait alors), des emballages, des boîtes, des certificats de travail... « Ce fut le début de ma collection», explique le quinquagénaire dont le grand bureau, installé dans les combles de sa petite maison rémoise, tient lieu tout à la fois de musée, de centre de ressources et de refuge.

Le hasard faisant (décidément) bien les choses, Laurent avait été également mis sur la piste de l'des anciens de Goulet-Turpin dont l'un des membres les plus actifs habitaient sa propre rue ! L'homme possédait surtout une collection rare de 126 numéros de l'ancien journal d'entreprise. « L'autre miracle, ce fut ma rencontre avec François Goulet », raconte Laurent qui a fini par se lier d'amitié avec le frère et cousin des ultimes patrons de Goulet-Turpin, Jean et Daniel, aujourd'hui octogénaires retraités à Paris et Bayonne. « Ils n'aiment pas trop parler de cette époque. Il y a pourtant tellement de choses à raconter. Ils sont les témoin d'une grande aventure », dit-il. Sur le sujet, heureusement, lui même ne tarit pas, d'autant plus qu’à ce qu'il s'est rapidement rendu compte que sa passion répondait une attente vibrante de la part des anciens Rémois qui tiennent à juste titre Goulet-Turpin comme l'une des plus belles enseignes de le ville et, à coup sûr, l'une des plus brillantes épopées du succursalisme français. Il s'en était rendu compte en organisant, en 2003, une première exposition à saint-Brice Courcelles. Le succès avait été tel qu'il fut invité, l'année suivante, à exposer au phare de Verzenay dont la façade afficha longtemps le nom du champagne Goulet-Turpin, aujourd'hui disparu. Depuis, Laurent n'a plus cessé d'exposer (voir par ailleurs) et, ici et là, de raconter l'incroyable histoire de ce couple de Rémois, Eugénie et Modeste, ces pionniers du succursalisme auxquels succédèrent trois générations d'héritiers, tous auréolés de mémorables hauts faits commerciaux : l'ouverture du premier libre-service français en 1948, du premier supermarché dix ans après à Rueil-Malmaison ou du premier fast-food, le Chicken Shop en 1972, place d'Erlon. Avant d'être cédé en 1974 au groupe Promodès, Goulet-Turpin avait ouvert « au plus fort, en 1967, jusqu'à un millier de succursales, dont une centaine à Reims même, et employé 3500 salariés », raconte Laurent qui, avec les 10.000 documents qu'il a accumulés, aurait largement la matière pour ouvrir un musée, son rêve secret. Et d’ailleurs, rien ne dit qu’il ne le fera pas un jour.

Une exposition jusqu’au 26 MARS 2017

L'hôtel Le Vergeur, à Reims, accueille jusqu'au 26 mars une exposition sur le succursalisme et Goulet-Turpin montée à l'aide des documents confiés par Laurent Leroy (c'est ouvert tous les jours, sauf le lundi de 14 à 18 heures, entrée gratuite). Une conférence est également programmée vendredi 10 mars à 18 h 15.

C'est évidemment l'occasion de se souvenir que Reims. fut le berceau du succursalisme à la fin du XIXe siècle, S'ils figurèrent parmi ses plus remarquables pionniers - à l'égal des fondateurs des Familistère et des Comptoirs Français (ou Docks rémois), Modeste Goulet et Eugénie Turpin ne furent pas les premiers à se lancer dans le mouvement révolutionnaire des maisons d'alimentation à succursales multiples. Mais c'est tout de même à Reims qu'Étienne Lesage, un ouvrier tisseur, y a songé en créant les « Établissements économiques des sociétés mutuelles de la ville de Reims » en 1866. C’était huit ans avant l'ouverture du premier Goulet-Turpin, rue de Vesle.

Inlos : 032647207

Gilles GRANDPIERRE

Sur internet : reimshieretaujourd’hui.com

 

« Reims : berceau du succursalisme »

Précurseur dans la distribution, la société Goulet-Turpin a son histoire intiment liée à celle de la ville. À partir d'aujourd'hui, une exposition retrace cette révolution de la consommation.


Laurent Leroy : « 
Le succursalisme a laissé une très grande trace à Reims » Christian Lantenois

Pour certains, les enseignes Express marchés, Gem pour Grand express marchés ou encore Brico-gem rappellent peut-être quelques souvenirs lointains puisés dans leur enfance. Toutes ces enseignes étaient détenues par l'entreprise familiale rémoise Goulet-Turpin, qui au plus fort de son expansion comptabilisait 1.000 magasins en France. Le Succursalisme a laissé une très grande trace à Reims.

Les rues de la cité des sacres ont abrité 96 succursales Goulet-Turpin (supérettes) et sans doute autant appartenant aux Comptoirs Français et encore autant détenues par le Familistère. Aujourd'hui, il ne reste plus que trois épiceries : rue Cérès, place, Saint-Timothée et rue Emile-Zola.

Le Rémois Laurent Leroy, à qui l'on doit l'exposition gratuite « Reims : berceau du succursalisme » (à découvrir à partir d'aujourd'hui au musée Le Vergeur) revient sur l'histoire de cette famille visionnaire et sur le profond bouleversement que la société a connu dans sa manière de consommer en quelques décennies seulement.

Vous en connaissez un rayon sur l'histoire des établissements Goulet-Turpin, pourquoi ?

J'ai d'abord cherché à obtenir des informations sur mon père, à retrouver des souvenirs le concernant. Il a travaillé durant trente ans chez Goulet-Turpin, j'ai alors découvert l'histoire de cette famille. Passionnante et captivante. Goulet-Turbin fut l'une des plus belles maisons du succursalisme en France, avec toujours un train d'avance sur ses concurrents.

En quoi précisément ?

Ils ont su mettre en place de nouveaux modèles en France, bien souvent des choses que les dirigeants avaient découvertes lors de voyages aux États-Unis, Ainsi, le 6 juillet 1948, Goulet-Turpin ouvre le premier magasin libre-service de France. Une révolution, la ménagère n'était plus servie. Elle choisissait et mettait elle-même ses produits dans le panier. Certains gérants désapprouvaient, ils craignaient les vols. Certains clients étaient mécontents aussi car ils préféraient être servis. Puis, le 15 octobre 1958, l'entreprise ouvre le premier supermarché français en région parisienne. Et grâce à Goulet-Turpin, en 1972, on assiste à l'arrivée du premier fast-food de France, à Reims : le Chicken Shop, place d'Erlon. L'entreprise était aussi précurseur quant aux sacs en papier, par exemple,

Avant d'ouvrir un magasin, Goulet Turpin menait toujours une étude de marché, des enquêtes auprès des consommateurs. Ils ne laissaient jamais rien au hasard. Ils misaient beaucoup sur la qualité, l'esthétisme de leurs points de vente, Mais cela n'a pas empêché la disparition de cette grande maison, En 1974, un peu plus de 100 ans après sa création, la société connaît d'importantes difficultés financières et finira par être vendue. C'est la disparition des enseignes Goulet-Turpin et Gem au profit d'Ami et Carrefour notamment.

En plus de cette exposition, visible jusqu'au 26 mars, des conférences sont aussi prévues. Le vendredi 17 février et le vendredi 10 mars, à partir de 18 h 15, j'évoquerais l'histoire des établissements Goulet-Turpin au travers du succursalisme renoms. L'exposition comme les conférences sont gratuites et ouvertes à tous.

GEM TINOUEUX, le premier hypermarché GOULET-TURPIN de France


Difficile aujourd'hui de reconnaitre les symétriques architecturales d'alors
.

Le blockhaus lors de sa construction, l'hypermarché Gem à Tinqueux (aujourd'hui devenu Carrefour) ne laissait personne indifférent. En V, tout en béton, dans une harmonie de lignes, le bâtiment détonne. Il ne ressemble pas aux hangars des concurrents. « Novatrice depuis toujours, la famille s’est laissée un peu dépasser. C'est Carrefour qui construit le premier hypermarché de France en 1963 », explique Laurent Leroy. Alors, pour la conception de son premier hypermarché, Goulet-Turpin voit les choses en grand. Le bâtiment sera pensé par l'architecte Claude Parent qui a fait du béton sa signature. Sur Reims, il y a le supermarché Le Grand Radar (aujourd'hui Intermarché Wilson), ouvert le 5 décembre 1969, ainsi que la Montagne (Cora Cormontreuil), ouvert le 21 mars 1969.

« Nous avons choisi cet emplacement à Tinqueux parce gue l'on savait la construction prochaine de l'autoroute. Il était facile d'accès », se rappelle Jean Petipas, ancien cadre chez Goulet-Turpin, Gem est un mastodonte, le double en superficie du Grand Radar ou de la Montagne, soit 10.000 m². Il est inauguré en grande pompe le 16 octobre 1969 : « trois jours de fête avec feu d'artifice. Pour l'inauguration, un train complet de journalistes, des bus allaient chercher les clients dans la campagne. »

Un magasin aux prestations haut de gamme: il y avait des hôtesses. Du personnel aidait les clients à mettre leurs courses dans leur voiture et ramenait les chariots, « Autre innovation, la galerie marchande, située à l'étage et sur les côtés, du jamais vu. L'architecte a aussi dessiné deux autres hypers dont l'un a été classé Monument historique des constructions du XX° siècle, l'autre est en passe de l'être. « Mais le plus beau de tous, celui de Tinqueux a été tellement transformé qu'il ne pourra jamais être classé », déplore Laurent Leroy.

Aurélie BEAUSSART

Extrait de l' union du 28/01/2017

Quelques photos de l'exposition au Musée de la Vigne
en 06/2009

  

    

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L’hommage d'un artiste aux soldats de la Grande Guerre

 Pour la première fois, le Musée Le Vergeur dévoile une magnifique toile peinte en 1919 par l'artiste-décorateur d'origine polonaise Adrien Karbowsky.


Commissaire de l’exposition « Adrien Karbowsky. Hommage d'un artiste aux soldats de la Grande Guerre », Coline Pichon a recueilli de nombreuses informations sur œ panneau décoratif réalisé en 1919.

À SAVOIR

•.- Exposition à voir jusqu'au dimanche 8 mai au Musée Le Vergeur, 16 place du Forum,

•.- Musé ouvert du mardi au dimanche, de 14 à 18 heures.

•.- Tarif : 5 euros (gratuit pour les moins de 18 ans)

Quand la Première Guerre mondiale éclate, Adrien Karbowsky, un peintre et décorateur d'origine polonaise né à Paris, travaille depuis plusieurs années pour des particuliers, des hôtels ou des boutiques de luxe. Deux ans auparavant, il a réalisé, à Reims, le décor du salon de musique du marquis Melchior de Polignac, au château Les Crayères. Fervent patriote, l'artiste tient, malgré ses 59- ans, à partir au combat. Il s'engage comme volontaire dans l'armée, heureux de remplacer son fils déclaré inapte. En décembre 1914, il rejoint les tranchées de l'Aisne puis de la Champagne. Mais en mai 1916, il est grièvement blessé lors de la bataille de Verdun. Évacué dans un hôpital parisien, il est démobilisé.

Ce carton était destiné à une tapisserie ou à une fresque pour une chapelle ou un monument aux morts.

 Dès 1919, alors qu'il a repris son travail de décorateur, Adrien Karbowsky veut rendre hommage à ses compagnons d'infortune, Il peint un panneau décoratif à la gloire des soldats de cette Grande Guerre. Sur ce triptyque, agrémenté de guirlandes et de couronnes végétales stylisées, on peut voir un cortège funèbre militaire avec, en arrière-plan, un paysage désolé illuminé par le soleil couchant. La composition, qui s'inscrit dans le mouvement commémoratif qui touche l'art français d'après-guerre, est encadrée par deux scènes de tranchées.

« À partir de cette esquisse, Karbowsky souhaitait faire un carton pour une tapisserie, une fresque destinée au mur d'une chapelle ou d'un monument aux morts, mais le projet n'a jamais abouti », indique Coline Pichon, l'attachée de conservation du Musée Le Vergeur.  « De part et d'autre de la partie centrale, deux allégories, figurées sous les traits de femmes ailées, se tiennent dans la partie supérieure de la composition: à gauche, la Patrie pleure ses enfants tombés au front; à droite, la Renommée, tête haute, tient une trompette et une couronne », poursuit-elle.

Pour la première fois, cette toile peinte de grand format - 130 cm sur 150 cm - est exposée à Reims. Depuis 1982, elle dormait dans les réserves du musée. Réalisée avec de la gouache fortement diluée, à la manière d'une aquarelle, elle avait été offerte au Vergeur par Jeanne Chatelin, la fille du célèbre industriel rémois Georges Charbonneaux dont l'épouse, Marguerite, avait été la marraine de guerre de Karbowsky. « Quand nous avons ressorti cette toile peinte, elle était en mauvais état. La couche picturale était très encrassée et lacunaire. La toile était aussi déformée et perforée à plusieurs endroits », raconte Coline Pichon. D'où la décision de la Société des amis du vieux Reims, qui gère le Musée Le Vergeur, de la restaurer.

Un courrier de l’industriel rémois Georges Charbonneaux

Pendant deux mois, la restauratrice Agnès Vallet est intervenue sur la couche picturale tandis que le Rémois Christian Vibert a travaillé sur le support-toile.

Cette œuvre d'Adrien Karbowsky est aujourd'hui au centre d'une exposition, à voir jusqu'au 8 mai. L'occasion de découvrir les différentes étapes du travail de restauration et de voir plusieurs documents dont une lettre de Georges Charbonneaux à Adrien Karbowsky, datée du 12 juin 1930. Dans cette missive, l'industriel évoque cette émouvante esquisse «  dont il n'a jamais perdu le souvenir ».

 Valérie COULET

 Extrait de l'union du 16-02-2016

 

   

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Une exposition consacrée à la statue de la place royale

Au musée Le Vergeur, un dessin du XVIIIème  siècle est le point de départ d'une exposition autour de la place royale et de la célèbre statue de Louis XV.


Commissaire de l’exposition, Coline Pichon présente le dessin de Charles-Nicolas Cochin.

Le dessin, d'une extrême finesse et précision, date de 1761. Il est signé Charles-Nicolas Cochin dit Cochin Le Jeune, un illustrateur lié au frère de La Pompadour, ministre des bâtiments du roi. Il représente la statue de Louis XV érigée à Reims, place royale. La Société des- amis du Vieux-Reims l'a déniché dans une galerie parisienne, au printemps 2014. On ignore le nom de son dernier propriétaire. Seule figure la marque d'Alfred Beurdeley, un collectionneur du XIXéme siècle.

En cette année du 3S0ème anniversaire de l'inauguration de la statue de Louis XV place royale, ce dessin est au cœur de l'exposition visible pendant tout ce mois d'août, et jusqu'au 20 septembre, au musée Le Vergeur. « Quand Cochin Le Jeune a réalisé le dessin, la sculpture de]ean Baptiste Pigalle n'avait pas encore été installée à Reims. Elle se trouvait encore dans un atelier parisien et ne fut inaugurée que le 26 aout 1765 », indique Coline Pichon, l'attachée de conservation du musée le Vergeur. L'exposition e Reims au temps des lumières, un nouveau regard sur la statue de Louis XV » est l'occasion. de se pencher sur le contexte architecturai du XVIIIème siècle, Pendant cette période faste, plusieurs places royales ont été édifiées en France. Un moyen d'honorer le souverain et de mettre en scène la monarchie,

Seul le piédestal est d'époque

À l'été 175S, la Ville de Reims a fait appel au sculpteur Adam L'Aîné qui proposa une statue de Louis XV assis sur son trône, en habit de sacre. Or, pour une raison inconnue, c'est finalement Pigalle qui fut retenu : « On sait que le célèbre sculpteur, qui a choisi d'habiller Louis XV à la romaine, a signé trois contrats avec la municipalité: en 1756, 1758 et 1761 », indique Coline Pichon. La jeune femme rappelle au passage que l'actuelle statue de Louis XV n'est pas celle d'origine: « Elle a été détruite à la Révolution et celle que l'on voit aujourd'hui date du XIX° siècle. Seul le piédestal est d'époque. »

Pour monter cette exposition, le musée Le Vergeur a fait appel à la bibliothèque Carnegie, au Musée d'art et d'histoire de Langres et aux Archives municipales de Reims, Les visiteurs découvrent notamment une gravure de la place royale depuis la rue des Tapissiers. La place royale est l'œuvre de l'architecte Jean-Gabriel Legendre, Or, Jacques Germain Soufflot, à qui l'on doit le Panthéon, avait auparavant travaillé sur le dossier. « Il prévoyait de placer la statue non pas au centre mais au fond de la place, dans la grande galerie d'arcades. Mais Legendre s'est imposé », souligne Coline Pichon.

L'exposition met par ailleurs en lumière le travail d'illustrateur de Cochin Le Jeune. Ce dernier a réalisé les frontispices (illustrations placées au début des livres) de plusieurs ouvrages dont L'Encyclopédie de Diderot.

Valérie Coulet

Au musée Le Vergeur jusqu'au 20 septembre 2015.

La statue de Louis XV à Reims fête ses 250 ans

Le 26 août 1765, la statue du bien-aimé Louis XV était inaugurée. 250 ans après, et malgré une histoire mouvementée, elle veille toujours sur la place Royale. Le musée Le Vergeur lui consacre une exposition.;
Cérémonie de l’inauguration de la statue de Louis XV (gravure de Varin).

Grâce à l’exposition « Reims au temps des Lumières, un nouveau regard sur la statue de Louis XV » au musée-hôtel Le Vergeur, le public peut redécouvrir ce monument incontournable de la cité des Sacres et ce, à travers notamment la présentation du dessin de Charles-Nicolas Cochin le Jeune (1715-1790), représentant la statue du roi telle qu’elle était avant sa destruction pendant la Révolution française. Une pièce unique puisqu’elle constitue le seul vestige iconographique de la statue originale du roi de France. Outre le dessin du contemporain, près de vingt documents sont aussi exposés, issus pour la plupart des collections du musée Le Vergeur, de la bibliothèque Carnegie et des archives municipales et communautaires. L’exposition est visible jusqu’au 20 septembre, du mardi au dimanche de 14 à 18 heures. Tarifs  : entre 1 et 3 €. A noter également, le musée propose deux conférences (gratuites mais dans la limite des places disponibles) :

« Les places royales sous le règne de Louis XV : l’exemple de la place Royale de Reims » par Yvonne Rickert le samedi 12 septembre à 15 heures ;

- « La statue du roi dans l’espace public en France au XVII e  et XVIII e  siècle : évolutions iconographiques et enjeux politiques », par Hendrik Ziegler le samedi 10 octobre (à 15 heures)

Musée-hôtel Le Vergeur : 36, place du Forum. Tél. 03 26 47 20 75

 Extrait de l' union du 24/08/2015

  

    

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 Un précieux dessin sur le sacre de Henri III à Reims 

 Le Musée Le Vergeur a acquis un rarissime dessin d’Antoine Caron représentant le sacre de Henri III. A  découvrir avant son dépôt en réserve.


Coline Pichon, l’attachée de conservation au musée Le Vergeur, devant le précieux dessin acquis chez Christie’s à New York.

Le dessin au crayon d’Antoine Caron est encore visible dans la salle des « Dürer », à l’hôtel Le Vergeur. Après, il sera déposé dans les réserves du musée, pour une longue période. Très fragile, il faut le préserver de la lumière… « la règle de conservation pour les arts graphiques est de « trois mois-trois ans » : une œuvre exposée pendant trois mois doit être plongée dans le noir pendant trois ans », explique Coline Pichon. L’attachée de conservation au Musée Le Vergeur invite donc le public à venir voir son « trésor » jusqu’au 14 septembre, au risque de devoir patienter jusqu’en 2017.

Ce dessin du XVIe siècle réalisé à la mine de plomb, avec des touches de lavis d’encre brune et des rehauts de gouache blanche qui donnent du relief et de la profondeur, est à ce jour la seule représentation connue du sacre de Henri III, le 13 février 1575 en la cathédrale de Reims. « Il s’agit vraisemblablement d’une esquisse préparatoire. Car si des lignes d’architecture tracées à la règle indiquent un travail précis et minutieux, d’autres éléments semblent inachevés ou réalisés rapidement. Les contours d’une épée se superposent par exemple avec les jambes d’un personnage », remarque Coline Pichon.

Ce dessin, qui montre le roi en train de communier, est précieux car unique. « Personne ne sait s’il a servi, ou non, à réaliser un tableau. Sa valeur est à la fois artistique et historique. Quand Antoine Caron l’a réalisé, il était à l’apogée de sa carrière. Cet artiste travaillait essentiellement à la cour des Valois », souligne l’attachée de conservation. La jeune femme est d’autant plus heureuse de pouvoir le présenter à Reims que la Société des amis du vieux Reims, qui gère le Musée Le Vergeur, a su saisir une belle opportunité.

18.000 euros frais de vente compris

Le 25 janvier 2013, l’équipe du musée est contactée par Patrick Le Chanu qui travaille à la Direction régionale des affaires culturelles de Champagne-Ardenne. Il l’informe que cinq jours plus tard, chez Christie’s à New York, aura lieu une vente qui pourrait fort l’intéresser : la mise aux enchères du dessin du sacre de Henri III à Reims. Le Louvre et le Metropolitan Museum of Art de New York, qui possèdent déjà des dessins d’Antoine Caron, ne sont pas spécialement intéressés. Une aubaine pour le Musée Le Vergeur qui aurait pu voir les enchères s’envoler... Une décision doit être prise au plus vite. La Société des amis du vieux Reims, dont le dernier achat remonte à 2003 – une maquette du « Rang Sacré » acquise dans une salle des ventes de Reims – choisit de participer à la vente. Après avoir renchéri trois fois, elle acquiert le précieux dessin pour 18 000 euros, frais de vente compris. Il était estimé entre 23 000 et 37 000 euros.

Trois à quatre semaines après la vente, le dessin arrive place du Forum. En bon état général. « On voit d’anciennes traces de restauration qui remontent à vingt ou trente ans », indique Coline Pichon. Le dessin, qui n’était pas revenu en France depuis fort longtemps – on ne connaît pas les noms des anciens propriétaires - fait l’objet d’un dépoussiérage. La marie-louise est changé, comme le cadre. Le plexiglas qui ne stoppe pas les rayons ultraviolets est remplacé par du verre.

Le « Sacre de Henri III » d’Antoine Caron devrait être vu par des générations de Rémois…

Le dessin d’Antoine Caron est exposé jusqu’au 14 septembre au Musée Le Vergeur 36 place du Forum. Un livret, qui donne des informations sur ce dessin, Antoine Caron et le sacre de Henri III à Reims, est offert aux visiteurs.

Valérie Coulet

Extrait de l' union du 29/08/2014

  

    

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PATRIMOINE

100 ans d’histoire au musée le Vergeur

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La Société des Amis du Vieux Reims souffle ses 100 bougies. À cette occasion, une exposition retrace l’histoire de l’association, et avec elle, celle du patrimoine rémois.

100 ans jour pour jour après sa naissance, le 3 février 1909, la Société des Amis du Vieux Reims se montre particulièrement fière et reconnaissante.

Installée dans les murs du Musée Hôtel Le Vergeur, elle commence par présenter le catalogue de sa précédente exposition (un parcours historique à travers les aquarelles rémoises d’Eugène Auger), espérant encore une fois satisfaire les amateurs d’histoire locale : ils sont près de 500 membres aujourd’hui, à vouloir (c’est ainsi que l’exprimait le fondateur, Hugues Krafft), « faire connaître le patrimoine rémois au plus grand nombre ». Mais avant d’avoir pu le voir, faut-il encore avoir pu le préserver… L’exposition, en place jusqu’au 3 mai, s’attarde ainsi sur l’histoire et l’évolution de la Société des Amis du Vieux Reims jusqu’à la mort de son président, en 1935, présentant les différentes personnalités de ce cercle plutôt sélectif et confidentiel. Photographies, aquarelles et documents officiels illustrent les différentes actions menées par Ernest Kalas, architecte consciencieux, et son mécène, Hugues Krafft, riche bourgeois au début du XXème siècle. En faveur du patrimoine, leur premier combat fut de sauver les sculptures de la Maison des musiciens, menacées par les convoitises de collectionneurs américains. Edifices, maisons, mais aussi détails, pierres sculptées ou portes gravées Tous devaient désormais échapper aux contraintes de l’évolution sociale, aux amateurs d’art ou à la nécessité, plus concrète, d’élargir les voies de circulation (et donc d’endommager les habitations). Le legs d’Hugues Krafft, adressé à la Société 26 ans plus tard et exposé aujourd’hui au musée, témoigne de l’engagement du mécène envers la conservation du patrimoine.

Une seconde exposition, à partir du 3 juin, devrait prouver que la relève a bien été assurée.

Pauline Godart

Une exposition rétrospective à découvrir jusqu’au 3 mai 2009 (du mardi au dimanche de 14h à 18h).

Extrait de l'hebdo du vendredi du 06/02/2009

  

    

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Atmosphère Art déco à l'Hôtel Le Vergeur avec Lalique


L'archer » de D.H. Chiparus.

La Société des Amis du vieux Reims a voulu apporter sa contribution à la mise en valeur de l'art déco en organisant avec ses sociétaires une exposition au musée Hôtel Le Vergeur.

Sous le titre « Regards sur l'Art déco », cette présentation donne au public l'occasion de voir des objets en verre ravissants, la plupart  signée  du  célèbre champenois René Lalique, dont la créativité s'est exprimée de façon très éclectique : on peut en juger avec les vases ornés de tourbillons ou de perruches ou encore des flacons et vaporisateurs pour parfums célèbres.

Admirables également ses statues de la Vierge ou de sainte Thérèse.

Les vitrines recèlent aussi des œuvres revêtues de célèbres signatures : bronzes de D.H. Chiparus, vases de Pierre d'Avesn, livres illustrés par Jean Berque et F.L Schmied et nombre d'autres trésors à découvrir, le tout baignant dans l'atmosphère d'un intérieur art déco magnifiquement meublé.

Il faut souligner que tous les objets ont été confiés à la Société par des Rémois qui ont ainsi voulu s'inscrire dans la manifestation culturelle orchestrée par la Ville durant toute cette année. Lors de sa visite de l'exposition, le maire a d'ailleurs remercié les généreux prêteurs et ceux qui ont eu la tâche de l'organiser : André Garcia et Josy Cottez.

Dominique Néouze, président des Amis du vieux Reims, annonce une causerie sur « l'Art Déco : un style, un regard  » le mardi 6 juin 2006 à 18 heures et une conférence « René Lalique & Champagne » le mardi 13 juin à 18 heures : deux rendez-vous pour un éclairage supplémentaire sur ce patrimoine artistique.


Reconstitirtion d'un intérieur Art déco.


Coupe « Abeilles et oiseaux » Verlys France (1933).

« Regards sur l'Art déco » : au musée Hôtel le Vergeur, jusqu'au 25 juin 2006

Extrait de l'union du 24/05/2006

  

    

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Un voyage au cœur des traditions japonaises

Jusqu'au 13 juin, le musée Le Vergeur abrite une exposition qui présente des étoffes, des vêtements, des objets délicats et raffinés : « Tissus japonais d'hier et d'aujourd'hui ».


Un public sous le charme

Qualifiée de « route de la soie » lors de son inauguration,  l' exposition « Tissus japonais d'hier et d'aujourd'hui » est due à la Société des Amis du Vieux Reims qui régulièrement sort de ses réserves des documents et objets rares pour en faire profiter les Rémois et les touristes.

C'est encore le cas cette fois-ci, avec de très belles pièces qui viennent de la collection Hugues Krafft, qui fut, comme l'a rappelé le président Dominique Néouze, « l'un des premiers à aller au Japon ». II reste de ses voyages des témoignages concrets marqués par la noblesse intérieure qui accompagne la création des artistes japonais.

Pour compléter et enrichir la présentation, d' autres collections ont été louées à l' association Maison japonaise de Rennes. Localement, Connaissance du Japon, présidée par Jean-François Dromzée, a également fourni des éléments. Nicole Neuville et Hermenegilde Olivier se sont chargées de la mise en valeur.

Cultures

Mario Rossi, maire-adjoint, et Michel Feck, président de l'office de tourisme, ont salué cette exposition. Le premier a évoqué les autres Remois célèbres qui ont été séduits par le Japon, comme Alfred Gérard ou Henry Vasnier et le second a souligné la présence importante de touristes et d'étudiants japonais à Reims, tous attachés à la culture européenne.

Obi et kesa

Nombre d'autres personnalités, dont le sous-préfet Alain Boyer, ont suivi les commentaires d' Hermenegilde Olivier : elle a démontré que le passé et la modernité faisaient « bon ménage », comme on peut le constater sur les étoffes d'hier et d'aujourd'hui, réalisée avec les mêmes techniques d'impression et porteurs des mêmes thèmes.

Les cartons explicatifs permettent de suivre leur évolution, comme pour cette magnifique ceinture très large à porter sur le kimono, le « obi », qui se noue de manière très complexe : « sans le obi. le kimono n'est rien »...

L'œuvre maîtresse est une pièce ancienne de soie brochée : le « kesa », un ornement de moine bouddhiste finement assemblé avec du Fil d'or pendant la méditation.

Exposition « Tissus japonais d'hieret d'aujourd'hui », au musée-hôtel le Vergeur, 36, place du Forum à Reims jusqu'au 13 juin. Ouverttous les jours de 14 à 18 heures.


robe de mariée


Richesse des motifs anciens.

Promenade au pays du Soleil levant

Le vendredi 4 juin 2004, à 18 heures, Annette Beaulieu, docteur en histoire de l'art, donnera, en complément de l'exposition, une conférence intitulée :« Promenade japonaise avec Hugues Krafft à Midiri-nosato ».

II sera question de l' authentique pavillon japonais qu' il avait aménagé en 1883 près de Paris, aux Loges-en-Josas.

Des projections de ses photographies, « le livre d'or de Midori », promèneront les auditeurs dans ce haut lieu dont les hôtes furent Marcel Proust, Reynaldo Hann et bien d'autres célébrités : un endroit considéré à l' époque comme une véritable référence pour le mouvement du Japonisme en France

Extrait de l'union du 03/06/2004

  

    

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