Musée Le Vergeur

  de l'exposition

  LE FEU, L'HOMME ET LE VERRE 
 

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Notice

 La Presse

 « L' Homme, le Feu, le Verre »

    

      

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Visite avec

   en 2002      

Notice proposée lors de l' exposition.

L' homme fasciné par le feu le conquit et le mit à son service. Il pénètre ainsi dans un univers nouveau qui touche à la magie des transmutations.

Chez le forgeron, au milieu des étincelles et de la résonance du marteau sur l' enclume, le fer se forme à la volonté de l' artisan.

Le verrier, avec parfois des gestes de jongleur, au bout de sa longue canne, gonfle la masse rougeoyante sortie du creuset et donne au verre des formes évolutives.

Il est probable que le verre a été découvert par hasard, peut-être par des potiers dont l' argile aurait pu contenir de la silice. Toujours est-il que l' on trouve des débris et même des objets intacts dans des fouilles au Proche-orient et en Egypte datés de 2000 à 1500 avant Jésus-Christ.

Au  Vème siècle avant notre ère, la production du verre s' étend en Méditerranée orientale : Mer Egée, Italie du Sud et Sicile.

Au IIIème siècle avant l' ère chrétienne, c' est Alexandrie qui est le plus grand producteur de verre. Sa fabrication va gagner l' Empire romain, puis avec les conquêtes romaines les vallées du Rhône et du Rhin.

Le verre résulte de la fusion à feu violent dans un creuset d' un mélange de silice et d' une ou plusieurs substances alcalines ou métalliques. Il peut y être inclus du verre de recyclage appelé grésil ou groisil.

(Dans l' Antiquité et jusqu'au XVIIème siècle, il est constitué approximativement de 50 à 75% de silice et de 25 à 50"/o Dalai).

 La masse, appelée " la fritte ", est conservée nuit et jour à une température de l' ordre de 1430 à 1440° pendant des jours daffiness.

 Sortie du creuset, la masse peut être soufflée, moulée ou coulée, laminée ou étirée. Le verre refroidi peut être poli, taillé, gravé ou émaillé.

 Les verreries étaient installées à proximité des gisements de silice et des forêts. Les substances alcalines provenaient de l' incinération d' herbes et de plantes soit des herbes marines en méditerranée orientale, de la " barilla " en Espagne, de la salicorne sur les rivages de la méditerranée occidentale, du varech et des algues dans le nord de la France et surtout en Angleterre et en Scandinavie, des fougères en France et en Angleterre et des cendres de sapin, de hêtre ou de salin de betterave en Allemagne et en Bohême. Ultérieurement, la soude remplacera les fougères.
L' Europe a tous les ingrédients pour développer les techniques venues du bassin méditerranéen.

Le combustible utilisé jusqu'au XVIème siècle est le bois. C' est un privilège accordé aux verriers de se fournir gratuitement dans les forêts, ce qui entraîne le déménagement de verreries selon la production des coupes ; l' on donne l' exemple suivant : la forêt de Noyon donnait chaque année 42 hectares "rasés à blanc" pour alimenter quatre grosses verreries. Le faible coût de la matière première des verres ordinaires favorise rapidement l' expansion de sa fabrication dés la fin du Moyen Age pour accéder au XVII~"" siècle à un début d' industrialisation.

Le coût du verre inclut une grande part attribuable à l' énergie de chauffe.« Le verre, c' est d' abord de l' énergie ».

Le verre le plus anciennement connu a été moulé ; c' est une pâte de verre peu translucide

Au début du Moyen Age, en Europe, la production se limite surtout à la fabrication de cabochons pour la bijouterie.

Dés que le soufflage fut inventé, ce fut la méthode la plus employée et elle l' est encore de nos jours.

Les croisés revenant du Moyen-Orient ramènent des exemples de verreries raffinées et installent une verrerie à Murano. Ce fut alors en Europe une course au perfectionnement des techniques et de l' expansion de la fabrication du verre. Avec l' industrialisation, la technique du moulage/soufflage puis du moulage prit une grande extension.

 

 Le terme "cristal" désigne au Moyen Age et jusqu'au XIVème siècle du cristal de roche évidé, taillé et gravé et souvent monté en pièces d' orfèvrerie. Le cristallin, inventé par une famille de verriers de Murano se répand en Europe au XVème siècle malgré les efforts des Italiens pour garder jalousement le secret de la technique. Au XVIIème siècle, les verriers de bohème réalisent le verre le plus dur connu à cette époque. Ce qui permet de le graver en profondeur, de le tailler comme du cristal de roche. Il se répandra en Europe jusqu' à la fin du XVIIIème siècle.

 

Au début du XVIIème siècle, Jacques 1er Roi d' Angleterre voulant développer sa marine interdit l' utilisation du bois comme combustible. Cette décision inquiéta les maîtres verriers (ce n' est pas une industrie encore très implantée en Angleterre) et ils eurent donc recours à la houille.

Les premiers essais sont décevants, la fumée donne au verre une teinte brune ; couvrir les creusets de fonte fait perdre de la chaleur ; il faut donc trouver un fondant pour allonger le temps de fonte. Après divers essais, on a trouvé la solution, en remplaçant laical par de l' oxyde de carbone dans des proportions convenables. Le résultat est excellent, on obtient un verre parfait appelé "flint glass", matériau nouveau, dont la propriété est de réfracter la lumière ; c' est le premier cristal apte à donner des verres optiques.

C' est au XVIIIème que l' on voit apparaître en France le cristal de plomb qui eut tant de succès durant tout le XIXème siècle et n' est autre que notre cristal moderne. Le XVIIIème fut le siècle de la perfection et des lumières.

C' est à cette époque qu' à Saint-Gobain on réalisera des coulages sur table qui permettront la réalisation de grandes glaces et de grandes surfaces de verre. Le XIXème siècle fût celui d' un foisonnement de recherches. De plus en plus de perfectionnements et d' inventions. Pendant la première moitié du siècle, les teintes se diversifient. Le verre à deux couches dit " Overlay " apparaît : il donne une possibilité d' une sculpture plus importante dans le genre de camées.

 En fin de siècle, l' acide fluorhydrique vient diversifier les modes de polissage et de gravure. Au XXème, revint le goût de la pâte de verre : Galle, Daum et Lalique

QUELQUES GRANDES FABRIQUES

1 - LES CRISTALLERIES SAINT-LOUIS

  Les cristalleries Saint-Louis sont situées au milieu d' un domaine forestier en Lorraine. En 1586, la Verrerie de Münsthal, l' actuelle Saint-Louis est mentionnée. La Guerre de 30 ans la mine en 1618.

En 1767, au lendemain de la réunion de la Lorraine à la France, Münsthal renaît sous le nom de la Verrerie Royale de Saint-Louis, ayant obtenu les lettres patentes le 4 mars 1767.

Comme beaucoup d' autres, la verrerie eut bien des vicissitudes au cours des périodes révolutionnaires et napoléoniennes ainsi que pendant les guerres du XXème siècle. Elle devint en 1829 la Compagnie des Cristalleries de Saint-Louis car elle aurait été la première à mettre au point la fabrication de cristal en France. Cet événement est consigné sur les registres de l' Académie des Sciences de Paris (1781- 1782).

En 1845, elle se lance dans la production des boules presse-papiers dites " millefîori ". En 1855, elle présentera des imitations de malachites et d' agates.

Après la défaite de la France en 1870, le tracé de la frontière situe Saint-Louis en Allemagne où elle sera en concurrence avec le verre de Bohême. En 1918, le retour de la région à la France pose à Saint-Louis le problème de la concurrence de Baccarat.

Mais la vitalité exceptionnelle de l' entreprise lui permit de prospérer. Les services de verre de table dont Saint-Louis s' est fait une spécialité, s' imposèrent par leur qualité.

A la fin du XIXème siècle, ses créations furent influencées tardivement par l' Ecole de Nancy. De 1933 jusqu' à 1939, son conseiller artistique Jean Sala, dans un style très personnel créa des vases, des coupes, des chandeliers et maints sujets animaliers dont ses fameux poissons.

Les tailles des cristaux classiques ou rajeunies resteront dominantes. Jusqu' à nos jours Saint-Louis restera le spécialiste des services de verre.


Manufacture Royale des Glaces de St Gobain

2 - SAINT-GOBAIN

Les verriers de Venise étaient les meilleurs réalisateurs de miroirs et en avaient pour ainsi dire le monopole.

Colbert s' employa à capter leur secret de fabrication et réussit à faire venir à Paris des ouvriers vénitiens.
En 1665, Louis XIV donna à la Manufacture des Glaces des privilèges royaux. Le roi dont l' emblème était le soleil, voulut dans le Palais de Versailles une salle habitée et magnifiée par la lumière.
Dans la Galerie des Glaces, 17 hautes fenêtres envoyèrent la lumière vers 18 miroirs en 306 éléments. Ce fut Nicolas de Noyer, de la Manufacture Royale qui en fit la réalisation.

Du Faubourg Saint-Antoine, la manufacture va s' installer au château de Saint-Gobain dans l' Aisne où elle va s' épanouir.

Aux premières glaces faites à partir d' un manchon de verre soufflé, fendu et aplati, succéda en 1688 la coulée sur table introduite par Louis-Lucien de Nohou.

Depuis lors les inventeurs, les chimistes et les artistes ne cessèrent de transformer la productivité par l' automatisation, la capacité des pots et des fours, les traitements de la matière.
La coulée continue va permettre la fabrication de très grands panneaux qui firent rentrer le verre dans l' architecture.


Les cristalleries de BACCARA en 1837

3 - BACCARAT

En 1764, Monseigneur Louis de Montmorency-Laval, évêque de Metz, possédait de vastes domaines dont la Châtellenie de Baccarat. Il s' agissait de terres siliceuses peu aptes à la culture du blé, mais elles comprenaient d' épaisses forêts.

Dans une requête à Louis XV, l' évêque fit valoir le besoin pour la France, d' une verrerie d'art et la nécessité pour la Lorraine de travail pour les bûcherons et les nombreux ouvriers. Le site de Baccarat fût choisi ; c' est toujours là que se trouve la cristallerie.
Le 16 février 1765, Louis XV signait les lettres patentes qu' enregistra le Parlement de Metz.

La verrerie prospéra jusqu' à la Révolution. Les guerres incessantes la minèrent et il fallut attendre la chute de Napoléon pour que les affaires reprennent. A. G. Dartigue racheta la verrerie qui prit le nom de cristallerie. La qualité des objets en fit la renommée.

Au XIXème siècle, la modernisation rendit le travail plus facile pour les ouvriers Après avoir expérimenté différents combustibles : gaz de houille, bois desséché, puis la houille remplacée par le gazogène de charbon, la cristallerie fonctionne aujourd'hui au gaz naturel importé de Russie. .

Le XXème siècle voit apparaître des noms d' artistes créateurs qui marqueront leur temps et de grands groupes industriels feront disparaître de nombreuses verreries.

ECOLE DE NANCY

Emile GALLE

" Des poèmes vitrifiés ", c' est ainsi que Emile Galle appelait ses créations. Poète, artiste, c' est aussi un alchimiste et un botaniste chevronné.
C' est avec toutes ces qualités qu' il révolutionna la technique et l' esthétique de l' art du verre.
Celui que couronna l' Exposition Universelle de Paris en 1900, décéda en 1904.
Malheureusement, toutes les pièces signées de son nom ne sont pas du maître, certaines font partie de l' industrialisation, la verrerie compte 300 ouvriers.
Après la mort de l' artiste, les moules en plus ou moins bon état furent réutilisés et il n' y a plus eu de création intéressante malgré les efforts de son épouse.

DAUM

Jean DAUM (1825-1885), d' une famille alsacienne, notaire à Bitsch, quitta sa profession lors de Alamein de cette partie de la Lorraine par l' Allemagne. Il acquit une petite verrerie à Nancy et ses fils développèrent l' entreprise.

Auguste DAUM (1853-1909) fut un grand gestionnaire. Avec Antonin, ingénieur des Arts et Manufactures, qui a une grande sensibilité artistique et littéraire, ils vont se lancer dans une production de verreries d'art. Il surent s' affirmer face à Emile Galle. Jusqu' à la première guerre mondiale, leurs créations dominent la production française dans l' esprit de l' Art Nouveau. La Maison Daum sut toujours attirer des peintres décorateurs de qualité.

Jean DAUM, dessinateur doué, fut tué en 1916 à Verdun.

Après l' interruption de 1914-1918, l' évolution s' accéléra. De l' Art Nouveau, on passe à l' Art Déco. L' impulsion fut donné par Paul DAUM (1888-1944), Capitaine d' aviation pendant la première guerre mondiale.
Il fallut aussitôt après la guerre compter avec l' apparition sur le marché des créations en demi-cristal moulé de
René LALIQUE.
DAUM resta engagé dans la conception d' un verre d'art à la main mais lança en même temps sous la marque "Verre d'art Lorrain" une production industrielle de qualité.
C' est l' époque du verre très pur, très riche et la mode des formes géométriques. En 1934, avec la commande de 100.000 pièces de verrerie pour le paquebot Normandie, c' est le retour du cristal.
Avec le déclenchement de la guerre 1939-1940, c' est l' arrêt des fours. Paul DAUM succomba en 1944 en camp de concentration à New Breure.
En 1945, Michel DAUM avec Henri DAUM trouveront un nouveau style : un cristal incolore, très pur, travaillé à chaud aux formes aérodynamiques.
En 1965 avec Jacques DAUM, c' est un retour à la pâte de verre et discrètement à la couleur.
Des artistes de renom comme Dali et Paola Picasso furent intéressés. Avec Pierre de CHERJSEY - DAUM, la dernière novation sera de marier la pâte de verre et le cristal. Il eut le sort ingrat de devoir passer la gestion et la propriété hors de la famille.

LA BOUTEILLE

La France a toujours été un pays vmicole, de sorte que c' est l' usage du vin qui a structuré l' évolution de la fabrication des bouteilles. Le vin voyageait à travers le pays et s' exportait.

 Les verreries étaient installées à proximité des gisements de silice et des forêts. Les substances alcalines provenaient de l' incinération d' herbes et de plantes soit des herbes marines en méditerranée orientale, de la " barilla " en Espagne, de la salicorne sur les rivages de la méditerranée occidentale, du varech et des algues dans le nord de la France et surtout en Angleterre et en Scandinavie, des fougères en France et en Angl

eterre et des cendres de sapin, de hêtre ou de salin de betterave en Allemagne et en Bohême. Ultérieurement, la soude remplacera les fougères.
L' Europe a tous les ingrédients pour développer les techniques venues du bassin méditerranéen.

Au XVIIème siècle, on pensait qu' un bon vin devait vieillir dans sa bouteille. Ainsi on comprend bien que les vins et leurs bouteilles évoluent en parallèle, la production de bouteilles devant s' adapter à la demande des marchés vinicoles

Jusqu'au XVIIème siècle, les bouteilles sont si fines que, pour voyager, elles sont renforcées d' une vannerie. C' est la grande époque des vins de Bourgogne : le Chablis, le Montrachet...

Début XVIIème siècle, les bouteilles voient leurs parois s' épaissir. Elles sont toujours ventrues (forme oignon) et les vins se stockent debout. En milieu de siècle, les anglais s' intéressent aux vins de Bordeaux et mettent au point la bouteille "noire".

Puis le Champagne apparaît. La bouteille "champenoise" est plus épaisse que la précédente et le fond est très creux. Elle tient à la pression . Alors que jusqu' à maintenant les bouteilles étaient fermées à l' étoupe, Dom Pérignon utilise le liège. Les bouteilles étant alors bouchées, il est maintenant possible de les stocker couchées. A partir de la 2"" moitié du siècle, cette nouvelle possibilité ne s' accommode plus de l' ancienne forme ventrue. Les bouteilles deviennent trapues et cylindriques.

Au XVIIIème siècle

Les nouvelles possibilités du stockage "couché " s' avèrent beaucoup plus pratiques et l' on voit graduellement les formes des bouteilles s' allonger.
A la fin du siècle l' engouement pour les eaux minérales oblige les fabricants à s' adapter. C' est l' évolution vers une production plus importante d' une part et la recherche d' une normalisation de la contenance d' autre part. Le moulage de toute la bouteille est la réponse idéale pour répondre à ce dernier impératif. On sait mouler dans des moules en bois. Cette méthode est lente, de sorte que la majeure partie d' entre elles sont soufflées. Seul le fond de la bouteille est moulé dans un moule ouvert ; la partie inférieure de la bouteille est maîtrisée, la partie supérieure est aléatoire....

 Le XIXème siècle

Les premiers moules métalliques à 2 coquilles apparaissent vers 1840. Les bouteilles sont soufflées/moulées.

La 2ème moitié du siècle verra se mettre en place toutes les méthodes qui permettent de produire plus : remplacement du souffle du verrier par de l' air comprimé, rotation mécanique des moules, remplacement des petits gamins (aides) qui se faufilaient pour présenter les moules, les ouvrir et les fermer, par des "gamins mécaniques"....
La bague qui permet l' accrochage du bouchon par une agrafe ou un fil de fer, est encore un problème. On la pose en dernier stade de la fabrication

Le XXème siècle

Il faudra attendre 1900 pour que la machine Boucher soit mise au point à Cognac. La bague est fabriquée automatiquement.

Avec lapper des sodas, il faudra encore forcer les cadences. C' est la mise au point d' usines dans lesquelles la production est entièrement automatisée.

Evolution de la bouteille à vin du XVIIème au début du XIXème
Type
sigillé portant éventuellement le chiffre du viticulteur
Les
deux modèles du centre sont proches de la Thévenote
Dessin
Manuel Arquier

Bibliographie :

"Album du 3èmecentenaire de Saint-Gobain"

" Verre d' usage et de prestige" de Jacqueline Bellanger

Cette exposition a  eu lieu grâce à l' appui de la municipalité.

Nous remercions

pour le prêt des beaux objets qui font la richesse de notre exposition : Une collectionneuse parisienne...

Les collectionneurs membres des "Amis du Vieux Reims,

Monsieur Jean-Jacques Charpy, Conservateur en Chef du Patrimoine au Musée d' Epemay,

Monsieur José Dapremont, de la Société Saverglass à Pierry,

Monsieur Maurice Hamon, Directeur des Relations Générales à la Société Saint-Gobain,

l' Atelier Loire à Chartres,

Monsieur Benoit Marq à Reims.

Et pour les bouteilles, la Maison Perrier-Jouet

    

      

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 « L' Homme, le Feu, le Verre »

L'Homme vola le feu aux dieux et notre civilisation en fut éclairée, l'enclume du forgeron s'alluma d'étincelles, et le feu du verrier rougeoya !

 

 

 

 Mme Neuville a fait un historique du feu au cours des âges

 Parmi ces merveilles, une vitrine contenant du cristal de table.

La majorité des oeuvres présentées, en provenance de Baccarat, de Fiori ou d'Italie, est essentiellement du XVIIIe et XIXe siècle.

C est par ces mots prononcés mercredi dernier à l' Hôtel Le Vergeur par le colonel Neuville, président des Amis du Vieux Reims, que débuta l'inauguration d'une exposition intitulée : « L' Homme, le Feu, le Verre », et qui durera jusqu'au 13 septembre 2002.

A son tour, Mme Neuville a fait un historique de l'évolution de ce matériau noble à travers les âges et les continents, devant un nombreux public où Xavier Albertini représentait le maire de Reims.

Un parcours particulièrement riche entraîne le visiteur, de vitrine en vitrine à la découverte de collections prêtées par des collectionneurs privés, mais également par le Musée du Verre d' Epernay. Il y a là du cristal de table, des bouteilles soufflées, des vases ou des verres incrustés du chiffre de Napoléon, et un chef-d'oeuvre du maître-verrier La Lique : « La lampe aux Paons», datant du début du XXe siècle.

Extraits de l'union 05/2002

    

      

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