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Danser la fusion, danser la vie

Jusqu'à ce vendredi soir à 20 h 30, le Manège de Reims accueille le Ballet de l'Opéra de Lyon. Un quatuor de danseurs pour chaque maître.

 
Les quatre danseuses du ballet Grosse fugue, de la chorégraphe Maguy Marin

Benjamin Millepied, William Forsythe, et Maguy Marin : “ces trois chorégraphes écrivent la danse d'une manière très différente, et j'appréde cette pluralité. » révèle Bénédick Picot, le directeur du Manège de Reims. Un programme entre danse néo-classique et danse contemporaine. Sur scène, point de décor imposant ou de costume chamarré : seuls les corps sont mis en valeur, la puissance des gestes, les courbes, et la délicatesse des figures. A partir d'une partition classique, les danseurs montrent aux spectateurs la dimension extrêmement graphique que peut prendre la danse. 'Quatre-vingt-dix minutes: c'est la durée de ce ballet, aussi beau que surprenant.

Dans Sarabande, de Benjamin Millepied, des extraits de la Partita Bach, et joués par Louise Bruel, ouvrent le ballet. Les quatre danseurs sont vêtus de pantalons gris et de chemises à carreaux colorées : un habillement que Yourgos Loukos, le directeur du ballet de l'Opéra de Lyon, qualifie de populaire. « L'objectif, était qu'ils ressemblent à de simples passants, et non à des princes. » Ils alternent .sauts, ronds de bras, et tours en l'air, dans ce ballet composé de sept séquences. Leurs danses, reflets d'une certaine compétition virile, font penser à la rivalité entre Jets et Sharks, les deux bandes de jeunes des bas-quartiers de ra comédie musicale de West Side Story. Mais quand les sonates et partitas pour violon seul, jouées par Philippe Jégoux, prennent le relais musical, elles accompagnent et soulignent leurs accolades, qui prennent une tournure plus affectueuse que guerrière, À leur insu, ils racontent l'histoire de jeunes gens qui se séparent avant de se tendre la main à nouveau puis de se jurer une amitié, solennelle. Les danseurs se mesurent, se testent, complices et énergiques. Leurs gestes sont fluides et une aspiration au sublime affleure à chacun de leur pas. Magnifique, chaque danseur part avec enthousiasme à la conquête d'un espace vierge, et, avec ses camarades, fait de son corps un pont vers un au-delà attirant.

Du côté gauche de la scène, dans 5teptext; de William Forsythe, surgit un danseur vêtu d'un collant académique noir, et du côté droit, c'est une danseuse vêtue de rouge quise profile. D'énigmatiques signaux leur servent de langage, et après quelques sursauts musicaux, homme et femme se rejoignent. Les mouvements se créent ensemble. Les muscles sont saillants, les courbes soulignées. Le combat des regards n'a d'égal que l'harmonie des corps. Le tango argentin n'est pas loin ... Il est là, épuré, parsemé de moments de rupture, de haine, de mépris, d'ignorance. Quand le feu se calme, des tensions apparaissent, et l'attente silencieuse et solitaire succède à la fusion du couple, à la flamboyance du noir et du rouge mêlés.

Vêtues de jupes fendues et de chemisiers rouges, les quatre interprètes de Grossefugue, de Maguy Marin, dansent têtes baissées, évitant le contact des unes avec les autres. Chaque partie du corps est sollicitée. Leur inquiétude est vicairie, et le corps semble n'exister que par ses spasmes. Aux yeux de Yourgos Loukos, leur « course impossible » est Il très humaine . » Après ces gestes frénétiques, nerveux, l'accalmie survient. A l'arrêt, elles bougent doucement, ensemble : un instant de pause au milieu du chaos. Allongées, elles cherchent désespérément un contact avec le sol, avec la vie.

De notre stagiaire Justine PHILIPPE

Un plus, de William Forsythe

Fugue de la mécanique du rituel théâtral, Steptext s'attache à suspendre les mécanismes, tant fondamentaux qu'accessoires, d'exécution de la performance qui ont, traditionnellement, déterminé la structure de la représentation théâtrale. Il en résulte une série de «suspens» musicaux, scénographiques et chorégraphiques disloqués qui crée une ambiance de narration chargée (pour une femme et trois hommes).

Extraits de l' hunion 23/01/2015 

    

    

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