l' Art Déco à Reims  

 

Printemps des Musées  - Circuit touristique

 Sites à visiter

 "REIMS Art Déco"

 

 

  

    

  Répertoire  

 Notice
réalisée par la Ville de Reims 

En marche vers l' Art Déco
Qu'est-ce que l' Art Déco

Les Expos

Visites

Circuit touristique

   La Presse

 

 

La cité des Sacres, un concentré de l'architecture Art déco

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EN MARCHE VERS L'ART DECO


Les principaux sites Art Déco du centre ville. 

Une balade urbaine dans le Reims Art Déco pour appréhender autrement des lieux que l'on croit connaître...      

 Les lieux Art Déco

1.     Bibliothèque Carnegie

2.    Grand Théâtre (intérieur, accessible uniquement à l'occasion des spectacles)

3.    Place Myron-Herrick (n° 24)

4..    Café du palais (14 place M. Herrick, vitrail intérieur)

5.    Cours Langlet (n° 12, Hôtel de la Mutualité, n°41, 45,48-50)

6.    Rue de veste (n° 17-23, 65)      .

7.    Rue Cérès (n°15)

8.    Place du Chapitre (n° 8-10)

9.    Rue des Capucins (n° 6. 48)

10.  Rue Marx Dormoy (n° 19)

11.  Place d'Erlon (n° 2-6, 3,8-14,24, avec passage Subé)

12.  Rue de Mars (n° 29-31)

13.  Rue du Château Porte Mars (n° 1-31)

14.  Rue du Cadran Saint-Pierre (n°3)

15.  Boulevard Foch (n° 23)

16.  Place Aristide Briand (café)

17.  Rue Buirette (n°46)

18.  Cité-jardin du Chemin vert (Maison commune et église Saint-Nicaise, accessible uniquement lors des offices et des Journées du Patrimoine)

Autres lieux

19.  Hôtel de ville

20.  Les halles

21.  Poste Céres

22.  Rue des Tournelles (maison «cubique»)

23.  Cinéma Opéra (façade de la rue de Thillois)

24.  Villa Douce

  

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qu'est-ce que l' Art Déco

 Repères chronologiques

Années 1910: apparition au début de la décennie du style Art Déco mais son essor est entravé par la Première Guerre mondiale.

Années 1920: épanouissement du style. Evolution vers un style«géométrique» ou «paquebot» à la fin de la décennie.

Années 1930: l'Art Déco disparaît à la fin des années 1930 mais pour certains le style est passé de mode dès la crise de 29.

Nettement  délimité dans le temps (de 1910 à la fin des années 30), l'Art Déco est le reflet d'une époque marquée par de profonds et rapides bouleversements. Ce style typiquement français succède à l'exubérance de l'Art Nouveau qui était avant tout ornemental. Au contraire, l'Art Déco revient à la pureté des formes et se veut à la fois géométrique et décoratif. L'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes qui eut lieu à Paris en 1925 marque la consécration de ce style et lui donnera son nom d'Art Déco.

Caractéristiques

L'Art Déco est né dans le champ des arts dits «mineurs» (mobilier, orfèvrerie, verrerie, reliure, tissus...).

Ce mouvement se caractérise essentiellement par la simplification des formes, la stylisation des motifs tout en s'inspirant des mouvements artistiques contemporains : les couleurs vives des Ballets russes et du fauvisme, les formes esthétiques de l'art nègre, les lignes géométriques du cubisme, du futurisme et du constructivisme.

L'Art Déco veut s'inscrire à la fois dans la grande tradition française des arts appliqués et être contemporain. C'est la toute son ambiguïté.

Artistes majeurs Jacques-Emile Ruhimann, Paul Iribe, Eileen Gray, Louis Sue,Maurice Dufrêne, Jean Dunand, Pierre Chareau (mobilier), René Lalique (verrerie), Puiforcat (orfèvrerie), Raymond Subes et Paul Kiss (ferronnerie), Pierre Legrain (reliure).

En peinture, si on ne parle pas vraiment de courant Art Déco, certains artistes comme Fernand Léger, Raoul Dufy, Sonia et Robert Delaunay sont associés au mouvement ainsi que les portraitistes  mondains  comme Tamara de Lempicka, Jean Dupas et le peintre animalier Paul Jouve

L'ARCHITECTURE  ART DECO

Par Jean-Claude Vigato. professeur à l'Ecole d'Architecture de Nancy, responsable du Laboratoire d'histoire de l'architecture contemporaine.

Photo Pascal Stritt

Née dans les années1910/1912, l'architecture Art Déco trouve son origine dans un rejet de l'Art Nouveau. Les critiques dénoncent le propos trop volubile, l'exagération ornementale et l'atmosphère surchargée du modern style. Dans des articles publiés en 1912, l'architecte et théoricien André Vera condamne l'asymétrie, le vers libre, les jardins à l'anglaise et l'accumulation de matériaux divers. Il réclame « un art d'ordonnancement éminemment architectural » et en appelle à la « tradition »et à la « discipline française ».

Le renouvellement du vocabulaire architectural s'oriente alors vers une géométrisation des for-mes, une rigueur plus grande, un retour à la symétrie. Le théâtre des Champs Elysées des frères Perret en 1911/1913 représente un des exemples les plus caractéristiques de ce retour à l'ordre.

En 1924, la revue L'Architecte, publiée avec le concours de la Société des architectes, définit ainsi la nouvelle architecture : « Le point fondamental est l'accord de l'expression avec la structure.  La construction ne comporte que les éléments utiles, leurs combinaisons et leurs rapports suffisent à produire l'effet architectural  (...).  L'architecte moderne  s'interdit  de puiser dans l'arsenal formidable du pastiche, il construit plus qu'il ne décore. Il ne lui reste, comme ressource, pour faire œuvre d'artiste que la justesse des rapports, l'accord des couleurs et la pureté des galbes. La nouvelle architecture se reconnaît à ces intentions classiques ».

Parmi les œuvres Art Déco les.plus, représentatives,  on  peut citer : les Grands Magasins de la Samaritaine réalisés par Henri Sauvage avec Frantz Jourdain en1926, le Bon Marché de Louis Hippolyte Boileau en 1924 et le musée des Colonies, élevé en 1931 par Albert Laprade

  

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La cité des Sacres, un concentré de l'architecture Art déco

L'office de tourisme de Reims propose un circuit pédestre à la découverte de l'architecture Art déco. Il suffit de lever les yeux et d'explorer la ville, sous un tout nouvel angle.


Le circuit guidé de l'office de tourisme permet d'aiguiser son regard sur les façades de la ville de Reims qui sont Art déco et celles qui ne le sont pas. Bemard Sivade

LE$ FAITS

•.- L'Art déco est le reflet d'une époque bien particulière : pendant l'entre-deux-guerres, de 1920 à 1930.

•.- Suite à la reconstruction, la nouvelle Reims affiche un visage plein éclectisme dans son architecture.

•.- La bibliothèque Carnegie, l'église Saint-Nicaise, ou encore l'intérieur de l'Opéra, sont des édifices significatifs de l'Art déco.

•.- Reims est depuis la ville la plus représentative du style Art déco en France.

« L 'Art déco reflète l'idéal de l'époque. Les gens voulaient revivre suite à la Premier Guerre mondiale, faire la fête, retrouver un espace où ils se sentaient chez eux. Et, ce style représente beaucoup cet état d'esprit », explique Ursula, l'une des guides présentant le circuit Art déco, proposé par l'office de tourisme. « Ils ont eu le champ libre après la guerre, de reconstruire comme ils voulaient. Ils ont beaucoup utilisé des matières nobles, très onéreuses, comme le marbre. Cela a donné des petites merveilles. »

Après une introduction entre le palais du Tau et la cathédrale, la guide dirige, ensuite, le groupe vers la bibliothèque Carnegie. En passant dans les rues, elle n'hésite pas à s'arrêter pour montrer des détails; que l'on ne soupçonnerait pas Art déco. Se balader dans Reims devient un vrai jeu de piste, à la recherche du détail architectural typique de l'époque. « On retrouve de nombreux garde-corps en fer forgé, faits main, contrairement à la fonte. Chaque maison a son motif bien particulier qui permet de se différencier de son voisin. » Sur chaque maison reconstruite, un écriteau est accroché indiquant le nom de l'architecte et/ou de la coopérative reconstructive, afin de les remercier de leur participation, financière ou non. Certains vitraux, grandes verrières, de Jacques Simon notamment, et mosaïques sont aussi représentatifs de cette période.

A ne pas manquer ...

Carnegie est l'un des bijoux représentatifs de la période Art déco, à l'intérieur comme à l'extérieur. Tout autour de la bibliothèque, sur les barreaux, de nombreuses roses stylisées sont apposées. Sur un pan de mur extérieur figure aussi le nom de quelques personnalités de la ville. « C'est extraordinaire et magnifique », lance une touriste. « Et puis toutes ces mosaïques, que dire ? ll y a une réelle richesse dans tout cela ». Concernant le fer forgé des portes de la bibliothèque, le constructeur a gagné. le premier prix à l'exposition des Arts décoratifs de Paris. Cela prouve, une fois de plus, que la ville de Reims, est un symbole de cette architecturer particulière.

Balade derrière la cathédrale, sur la place Royale et la place du Forum, en passant par le cours Langlet. Ce dernier est l'endroit incontournable pour admirer l'architecture Art déco. « Maisons en briques, bow-windows arrondies, murs en béton armé ou encore sculptures de corbeilles de fruits avec du raisin, de paniers de fleurs, d'oiseaux et de fontaines, les murs en sont beaucoup recouverts. Les architectes avaient tous une spécialité bien particulière, chacun pouvant se compléter. Le quartier des banques devait tt être assez pompeux, c'est un quartier riche. En plus, avant, il y avait l'ancien conservatoire », explique Ursula. Il fallait donc des avancées et des sculptures bien spéciales, d'où celles qui représentent des femmes de la mythologie.

Mythologie que l'on retrouve aussi, avec la tête de Mercure, rue de Talleyrand, en face de l'Opéra.

« La Place d'Erlon est, elle aussi, recouverte d'éléments Art déco. On remarquera la petite taille des édifices, cela est dû à la période d'après-guerre. Du coup, il suffit de lever légèrement la tête et les yeux sur les façades pour y déceler de nombreux détails : colonnes cannelées, forme octogonale, pans coupés et même la devanture de l'ancienne boutique Peugeot restaurée, dans la rue Buirette, l'une des rues perpendiculaires à la place d'Erlon. »

Une juxtaposition d'architectures »

Reims n'est pas entièrement Art déco. Le circuit guidé permet d'aiguiser son regard sur ce qui est Art déco et ce qui ne l'est pas. En effet, l'Art nouveau n'est jamais bien loin. L'Art déco s'en est quelque peu inspiré pour certaines créations. De nombreux bâtiments, comme l'ancien Comptoir de l'industrie, qui est aujourd'hui une maison de retraite, représente plus l'Art nouveau. Beaucoup sont aussi une juxtaposition de, différents, types d'architectures comme le royalisme ou le gothique. Le style Louis XV a notamment inspiré certains constructeurs dans la rue Cérès.

Les passionnés d'histoire de l'Art ou les simples curieux, touristes et Rémois, seront ravis de découvrir cette richesse que recouvre la ville de Reims, unique par son éclectisme et son architecture.

Exposition : « Carnégie, histoire d’un joyau de l’Art Déco »

Tirant son nom du philanthrope américain Andrew Carnegie qui via une aide exceptionnelle de la « Dotation Carnégie pour la paix internationale » a pu rendre possible la construction de l’édifice, la bibliothèque rémoise est considérée aujourd’hui comme l’un des monuments emblématiques de l’Art déco à Reims. Jusqu'au 22 aout l’exposition « Carnegie, histoire d'un joyau de l’Art Déco », rend hommage à ce patrimoine incontournable et unique de la cité rémoise, revenant également sur la constitution des collections de la bibliothèque municipale,  Ieur installation à l'hôtel de ville ainsi que sur les destructions et mises à l’abri pendant la grande Guerre mondiale avant enfin d'aborder l’ouverture des médiathèques en 2003. 0« Carnegie fait résonner Reims comme une ville d'art et d'histoire », confiait le maire de Ia ville, Arnaud Robinet, au moment du vernissage le 3 juillet.

Coup de cœur

La détérioration intérieure du Café du Palais

Le Café du Palais a toute une histoire. En entrant, la clientèle a l'impression « d'être dans la caverne d'Ali Baba. Beaucoup de touristes viennent par curiosité », raconte Jean-François Vogt, gérant du Café du Palais. Le véritable objet Art déco dans ces lieux n'est autre que le vitrail surplombant une partie du restaurant. « II a été fait par Jacques Simon en 1928. Ce sont des verres mécaniques (stries, arrondis). » Il représente cette période par ses formes géométriques. C'est, comme une voile céleste ». Le vitrail était situé dans une maison particulière qui est devenue une bijouterie. Il aurait dû, par la suite, faire partie d'une vente aux enchères, sur Paris. Il a été racheté par la famille pour qu'il puisse rester sur Reims. Il a donc été démonté, puis réinstallé il y a une trentaine d'années. »

En plus de ce vitrail, le Café du Palais est doté d'objets plus ou moins surprenants. « On a des aquarelles, des sculptures. On ajoute des choses par petites touches. Néanmoins, on ne veut pas devenir un musée. Les œuvres que nous exposons nous ont été données par des artistes que nous avons rencontrés et qui veulent laisser une trac. »

3 Questions à


Pascal SRITT

« L’Art déco est transversal »

L’auteur-Photographe rémois Pascal 5TRITT a l'œil aiguisé sur l'architecture. En 2006, il photographie Reims pour une expeslnon sur le patrimoine Art déco de la ville des sacres. Il livre quelques éclairages.

•.- Quand est né l’Art déco ?

La période charnière de ce mouvement se situe entre les années 20 et 30. Il est inclus dans un mouvement d'architecture. Il est une réaction à l'Art nouveau de la fin du XIX° et du début du XX° siècle. L'Art déco est transversal et peut toucher à  la fois à l'art, à l'architecture,

•.- Pourquoi Reims est caractérisé par cet art décoratif ?

 En plein essor de l'Art déco, environ quatre cents architectes se sont attelés à reconstruire la ville, alors qu'elle avait été démolie totalement pendant la Première Guerre mondiale. Cependant, tous les bâtiments ne sont pas Art déco.

•.- Comment distinguer Art nouveau el Art déco ?

En Art nouveau, la figuration va être réaliste. Par exemple, les fleurs Art déco vont être beaucoup plus géométrisées et stylisées. L'Art déco apparaît lors d'un essor de l'industrie et de la science. L'importance des courbes. à cette période, va inspirer l'architecture.

Que pensez-vous du circuit Art  Déco ?

Christiane, 70 ans – originaire de la région parisienne

Je recommande sans hésiter ce circuit Art Déco. J’ai beaucoup apprécié, malgré la pluie. C’est un sujet très intéressant, notamment cette approche de l’histoire de la ville de Reims, à travers des conséquences de la guerre. Il y a de très belles réalisations et différentes constructions architecrurales0 Elles ont toutes une particularité. On en apprend plus sur les personnes qui ont aidé à la reconstruction de Reims

 COLINE 17 ans, originaire de Reims

Je recommande, oui et non. C’est vrai que la pluie n'a pas vraiment aidé non plus. Mais je m'attendais plus à une explication sur pourquoi ce dessin en particulier, son histoire, alors que là, j'ai l'impression qu'on nous montre simplement des maisons qui ont une particularité Art déco. Après, je reconnais que c'est très joli et très agréable à regarder. Mais c'est quelque chose que l'on pourrait faire seul, sans un guide.

Olivier, 21 ans – Rémois depuis 2 ans

Je pense que ce genre de circuit touristique, est très Intéressant pour comprendre un peu plus l’histoire de la ville en matière d'Art, déco. Lorsque l'on se balade dans Reims. on se rend compte de Ia diversité de l'architecture. Je sais que c'est ûn style important dans les années 20 mais ce n'tait pas le seul. Le style haussmannien étalt aussi assez lnfluent, parmi d'autres. Cela permet de reconnaître les caractéristiques de l’Art Déco sur les façades.

Les REPERES

•.- Contrairement à l'Art nouveau, l'Art déco revient à la pureté des formes et se veut être géométrique : octogones allongés, verticaux ou encore horizontaux

•.- l'Art déco ne concerne pas que architecture. Le livre, notamment par la reliure, la mise en page et les illustrations, a sa période Art déco. Toujours en mettant l'accent sur les formes géométriques, le livre introduit des matériaux jusque-là encore inconnus comme la peau de crocodile, de lézard et de python.

REIMS ET LA GRANDE GUERRE EN CHIFFRES

•.- Détruite à 80% environ 400 architectes de cabinets différents ont travaillé à rebâtir la ville dans les années suivant la Grande Guerre.

•.- 6.500 permis de construire ont été déposés durant cette période, les reçus se sont en majorité, inspiré du courant architectural du moment.

Le CHIFFRE 14

•.- La ville de Reims recense un total de 14 édifices, dits Art Déco, sur les 30 présents dans la France entière.

LA PHRASE

•.-  « Nous avons tous  le souvenir de Carnegie, qui est I’une des plus prestigieuses, majestueuses et magniflques illustrations de la richesse du patrimoine rémois »

Arnaud Robinet, Député –maire de la ville de Reims

Capucine LANTENOl5 et Laurène POIREL

Circuit Art déco avec un guide les dimanches de 14 h 30 à 16 h 30 jusqu'au 23 août, sur réservation sur le site internet ou à l’Office de tourisme. Audioguide égaiement disponible. tous les jours de l'année, à partir de 6 €. à retirer à l’Office de tourisme, 2. rue Guillaume-de-Machault

Extraits de l' union du 04/08/2015

  

    

  Répertoire