Musée Régional de l'Aéronautique

à Bétheny - 51

BA 112 -  Meeting du CENTENAIRE - Musée de l'AVIATION

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Musée de l'aéronautique

 

 

Sur les traces du musée de l'Aéronautique
Une nouvelle salle au musée de l’aéronautique locale de Bétheny

2016

 Les archéologues exposent leurs découvertes au musée de l'Aéronautique.
Salle rénovée pour le musée de l'air

2015

Des projets pour le musée
Le Musée de l'Aéronautique locale de Bétheny rouvre le 1er avril 2015
Reims, berceau de l'aviation

Un musée pour se souvenir
Trois jours pour découvrir un glorieux passé
Le musée de l'aéronautique inauguré
Un toit pour le musée de la BA 112 et des incertitude
Le musée de l'air a trouvé un port d'attache

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Sur les traces du musée de l'Aéronautique


Dans la cour, Jean-Michel Pinot, des Amis du Musée, fait découvrir l'avion Broussard.

Vendredi n'est pas un jour de visite habituel au musée de l'Aéronautique Locale, mais deux groupes y sont cependant occupés à parcourir ses salles en ce 21 avril. « Nous avons reçu plusieurs centres de loisirs pendant ces vacances, se réjouit Cécile Viet, chargée de communication à la mairie, et plusieurs classes viendrons en voyage scolaire en juin. Nous en sommes déjà à une centaine d'enfants depuis le début de la saison. »

Dans la cour, Jean-Michel Pinot, des Amis du Musée, montre J'avion Broussard aux sept enfants de Tinqueux venus avec deux animateurs. « C'était bien, confie Théo, surtout l'avion et le siège éjectable. Et aussi les squelettes dans la tranchée ». Pendant ce temps, un groupe d'amis retraités suit les explications de Jean-Marie Farey, autre bénévole de l'association, et va de salle en salle. Pour une belle leçon bien documentée sur J'histoire de l'aviation, dont Bétheny se déclare avec raison le berceau. En cette année qui célèbre le centenaire des batailles de 1917, on peut aussi découvrir les restes de la Grande Guerre exhumés lors des fouilles par le service archéologique de Reims-Métropole, dont la photo d'une tranchée découverte entière, avec des soldats allemands à l'intérieur. « Je ne savais pas qu'il y avait un musée à Bétheny, commente Josette, d'Ormes, c'est en allant ail Musée à Reims que nous avons vu un tract et eu envie de venir. On ne le regrette pas ! Il faudrait le faire connaître davantage. « Les visites durent plus ou moins longtemps selon l'âge du public, et les guides savent adapter leur commentaire. »

Claudette MÊRIEUX

Musée de l'Aéronautique locale, derrière la Mairie. Renseignements au 0326071271

Extrait de L'union du 25/04/2017

        

     

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Une nouvelle salle au musée de l’aéronautique locale de Bétheny

La seconde salle du musée de l’aéronautique locale vient d’être repensée autour de la Grande Guerre.


Une partie des membres de l'association des Amis du musée dans la nouvelle salle aménagée.

C’est fait : le musée de l’aéronautique locale vient de s’enrichir d’une nouvelle salle.

Pour Jean-Michel Villaume, président de l’association des Amis du musée, ce travail ne serait pas possible sans la passion et l’implication de l’équipe des membres de l’association qui l’ont rénovée et qui vont se relayer toute la saison pour assurer les visites.

Consacrée à la guerre 14-18, cette salle présente des pièces nouvelles, qui illustrent une période essentielle de l’histoire de Bétheny et de l’histoire de cette Seconde Guerre mondiale. Elle expose, grâce au partenariat avec le service archéologique du Grand Reims, des objets et restes découverts lors des fouilles effectuées aux Ecavés et à la Husselle avant construction, ainsi que des prêts privés, dont des uniformes militaires de l’époque. L’un d’entre deux, très rare, est recouvert de fourrure.

« Ce musée est, grâce à la volonté de tous, un lieu de mémoire local que nous nous devons de faire vivre et visiteur» Jean-Michel Villaume, des Amis du musée

Lors des journées du Patrimoine 2016, le musée avait accueilli une exposition des fouilles réalisées dans la commune, et un cycle de trois passionnantes conférences : terrains d’aviation, tranchées, camps de prisonniers, soldats oubliés ont en effet été découverts dans le sous-sol de la ville. Pour l’ensemble de cette exposition « Bétheny, d’une guerre à l’autre, les archéologues montent au front », 800 entrées ont été comptabilisées. En cette période où l’on fête le centenaire de la Grande Guerre, la visite du musée, et de la seconde salle en particulier, présente un intérêt pédagogique certain, et les scolaires, par exemple, y trouveront un témoignage très concret de ce passé grâce aux objets exposés. À noter qu’un groupe de 50 scolaires de la région parisienne et un autre de 25 élèves de l’Aisne doivent y venir en mai prochain.

« Ce musée est, grâce à la volonté de tous, municipalité comprise, un lieu de mémoire local, que nous nous devons de faire vivre et visiter », a redit M. Villaume. « Il constitue une image de marque pour Bétheny. » Le musée figure sur la liste des musées à visiter dans le pass mis en place par l’agglomération de Reims et un nouveau flyer vient d’être édité, tandis que le site internet doit être réalisé prochainement. « Il faut donner aux gens envie de venir. »

 Claudette Mérieux

Extrait de L'union du 31/03/2017

        

     

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 Musée de l'aéronautique
Une bourgade rurale, qui a reçu le tsar de toutes les Russies
 L'âge d'or des meetings aériens
L'aviation de la Première à la Seconde Guerre mondiale
De grands hommes à l'honneur
Après les guerres, des missions pacifiques
 

 

 

 

 (1/5)

 Une bourgade rurale, qui a reçu le tsar de toutes les Russies

Dés l'entrée, le musée de l'aéronautique locale de Bétheny plonge le visiteur dans les grandes heures du passé de la commune.


Un Béthenyat, Eugène Danhut, a été chargé de garder les bijoux impériaux. 

 
Sur cette toile, on voit le monument commémoratif.

 
 Sur cette toile, on voit le monument commémoratif.  

Le musée comporte plusieurs sections, et, dans la première, et la dernière, Les Amis du Vieux Bétheny ont pu rassembler un certain nombre de documents, et de photographies sur les événements marquants, et la vie de la commune au début du XXe siècle.

Avant les débuts de l'aviation, alors que 95 % des territoires de Bétheny étaient utilisés pour l'agriculture, sa plaine fut rendue célèbre par la venue d'hôtes importants. Le tsar de Russie, Nicolas II, succédant à son père Alexandre III en 1896, poursuit sa politique internationale et entreprend une seconde visite officielle en France du 18 au 21 septembre 1901.

Revue militaire

En observateur de l'armée française, il assiste à des manœuvres, au Fort de Fresnes, puis le président de la République Emile Loubet offre au souverain une revue militaire imposante de près de 150 000 hommes, à Bétheny.
Les préparatifs ont duré plusieurs semaines, et on peut voir au musée des photographies de la construction des tribunes, de la voie ferrée, du téléphone… Un Béthenyat, Eugène Danhut, que l'on voit sur une photographie, a même été réquisitionné pour garder les wagons ayant transporté les bijoux du couple impérial.

Il a été décoré par le tsar. Nicolas II de Russie, la Tsarine Alexandra, et le Président Loubet accompagné de ministres, assistent aux grandioses cérémonies. Le 2 décembre 1906, un monument commémoratif fut inauguré près de l'église, détruit pendant la guerre, il ne fut jamais reconstruit. On peut le voir sur une toile accrochée au musée.

Musée de l'aéronautique locale, ouvert durant les journées du patrimoine, les samedi 15 et dimanche 16 septembre. Renseignements en mairie de Bétheny.

 Extrait de l'union du 21/07/2012

 (2/5)

 L'âge d'or des meetings aériens

La semaine du 22 au 29 août 1909 fut l'occasion pour Bétheny d'avoir un rayonnement mondial. Le premier meeting d'aviation eut lieu sur son territoire attirant 200 000 spectateurs, avec des as de l'aviation comme Blériot, Latham, Farman et bien d'autres, dont les noms sont maintenant associés à des lieux de Bétheny.


Le biplan Voisin d'Henri Farman.


Le monocoque Deperdussin.
 

 DANS la première salle du musée de l'aéronautique locale, de nombreuses pièces font référence à ce premier meeting, à celui de 1910, au concours d'aéroplanes militaires de 1911, à la coupe Gordon-Bennett de 1913, mais aussi au premier voyage aérien d'Henri Farman, en 1908. Photos, programmes, cartes, tickets d'entrée, roues, ainsi que des aquarelles d'Henri Wenisch, dont celle du monoplan de Louis Blériot, et des maquettes. Découvrons, entre autres, celle du biplan Voisin d'Henri Farman (1908) et du monoplan Deperdussin (1913), bel exemple de recyclage des matériaux :

La maquette à l'échelle 1/35e de l'aéroplane Voisin - un biplan à structure cellulaire - qui, le 30 octobre 1908, entre Bouy et Reims, permit à Henri Farman d'effectuer le tout premier voyage aérien de l'histoire (27 kilomètres parcourus en 17 minutes) a été réalisée spécialement pour le musée de la BA 112 à l'occasion du centenaire de l'événement et fut présentée aux membres de la famille du pionnier de l'aviation. Elle a demandé quelque cinq cents heures de travail à son constructeur.

Recyclage

La maquette du Deperdussin, réalisée à l'échelle 1/24e est entrée dans les collections du musée de la BA 112 en 2011. Principalement travaillée dans du bois de hêtre, ce qui a permis de reproduire des détails très fins tout en lui conservant une certaine résistance. Le fuselage, fait d'une seule pièce, est creusé de façon à figurer une structure monocoque. Le capot moteur est travaillé dans un tube de cuivre martelé pour lui donner sa forme aérodynamique. La cabine dispose d'un siège en bois couvert d'un coussin de cuir et les organes de commandes de vol sont visibles. Les nervures visibles de la voilure principale ont été découpées dans une boîte de camembert, qui a l'avantage d'être en bois fin et déjà formé au galbe de l'extrados. Chaque jambe de train est constituée de deux parties de contreplaqué de 2 mm. Un renfort en okoumé est collé à la partie supérieure. Le tout est profilé comme sur un vrai. Les roues sont faites en deux épaisseurs de contreplaqué de 2 mm d'épaisseur tournées et collées ensemble. Les pneus sont des joints toriques provenant de l'atelier réacteur Mirage F1 ; ils sont peints en blanc car, à l'époque, les pneus n'étaient pas noirs… Toutes les petites pièces de la cabane ont été taillées dans des bâtons de crème glacée ! Toutes les pièces assemblées sur le fuselage - voilures, trains, empennage, cabane - sont maintenues et rigidifiées par axes faits de morceaux de trombone ou d'épingles. Les parties métalliques de train et de cabane sont découpées dans une boîte de sardine en aluminium et ensuite les vis sont gravées à la pointe. Les pales d'hélice sont en okoumé collées dans une casserole tournée dans un barreau de chaise.

Le moteur, n'étant pas visible, est figuré par une pièce en laiton tournée qui sert d'axe à l'hélice. La couleur a été obtenue avec un mélange de vitrificateur et de poudre de crayon de couleur jaune et brun. Le capot, les jantes et les pneus sont peints à la gouache. Quant aux câbles de commande de vol et aux haubans, ils sont faits de fils de coton pour machine à coudre. (source : Frédéric Lafarge)
Musée de l'aéronautique locale, ouvert durant les journées du patrimoine, les 15 et 16 septembre. Renseignements en mairie de Bétheny.

Extrait de l'union du 24/07/2012

(3/5)

 L'aviation de la Première à la Seconde Guerre mondiale

Durant les conflits, l'aviation militaire joue un rôle important. Le musée de l'aéronautique locale de Bétheny retrace les événements marquants de cette période


Les restes du Curtiss H-75.


Le banjo fabriqué à Neustadt, dans le Palatinat
 

 La seconde salle du musée est consacrée à la période des deux guerres mondiales, et de nombreux objets et photos remarquables y sont exposés. Nous en détaillerons quelques-uns, avec les précisions de Frédéric Lafarge, ancien conservateur du musée de la BA112. Dans une vitrine, est suspendu un morceau d'entoilage d'un avion de la Grande Guerre, témoignage d'une époque où les avions étaient encore majoritairement faits de toile et de bois. Remarquer l'insigne d'escadrille peint, représentant la cigogne « très allongée » - dite « de Saint Galmier » - symbolisant l'escadrille SPA 26, créée en 1914. L'animal porte plusieurs symboles : il rappelle non seulement la troisième dimension mais aussi les « Provinces perdues », à savoir l'Alsace et une partie de la Lorraine arrachées à la France par le traité de Francfort de 1871.

Bétheny est jumelée avec une ville du Palatinat, et l'adjointe au maire de Dannstadt-Schauernheim, lors de sa visite du musée, a remarqué la carte d'une route aérienne de Bétheny à Neustadt, ville toute proche de sa commune. On peut également admirer un banjo confectionné en 1922, à Neustadt, à partir des débris d'un Bréguet XIV (ancêtre du Bréguet XIX), du 12e Régiment aérien de Bombardement, alors stationné en Allemagne, dans le cadre de l'occupation française de la Ruhr, et qui est arrivé sur la Base, lors de sa création en 1928. Il a été réalisé par un appelé, menuisier de son métier, et est entré au musée en 2002.

Comme vestiges de la Seconde Guerre, on remarquera les restes du moteur du Curtiss H-75 A à bord duquel le capitaine Jean-Mary Accart, futur commandant de la base aérienne d'opérations 112 de Reims (de 1952 à 1955), fut abattu le 1er juin 1940 dans le secteur de Pontarlier. Moteur Wright « Cyclone » G 208 à quatorze cylindres en double étoile type R-1830 (« R » pour « radial », « 1830 » pour 1 830 pouces cubes de cylindrée, soit environ 30 litres). Ce moteur d'une puissance de 1 200 chevaux au décollage actionnait une hélice tripale métallique à variation de pas électrique.

Dans une vitrine, on peut voir un trophée en bois, aluminium et bronze surmonté d'un bombardier léger Fairey Battle. « Offert au mess des officiers de Reims-Champagne par les officiers du n° 72 Wing [escadre] et du n° 226 Squadron [escadron] de la Royal Air Force en reconnaissance de sa prévenance et de son hospitalité à notre égard depuis le 2 septembre 1939. » Telle est la sympathique inscription qui, en anglais, figure sur le socle soutenant cette belle réplique métallique.

Un objet qui a une grande valeur : c'est en effet l'unique témoin du stationnement sur la base aérienne 112 du 2 septembre 1939 au 16 mai 1940 d'escadrons de la Royal Air Force (une situation que, de toutes les bases aériennes du temps de paix, la BA 112 de Reims fut la seule à connaître au sein de l'Armée de l'air).

Extrait de l'union du 25/07/2012


(4/5)

De grands hommes à l'honneur 

Le musée de Bétheny consacre, dans ses différentes salles, des panneaux, voire des vitrines, à la mémoire des hommes qui ont marqué le passé aéronautique local.


La vitrine consacrée à Edmond Marin-la-Meslée

 Ils ne sont peut-être pas tous aussi connus des visiteurs, mais le travail de recherche effectué par Frédéric Lafarge permet d'en savoir un peu plus sur ces hommes qui font partie de l'histoire de l'aéronautique. Citons-en quelques-uns.

Le premier que l'on rencontre, dans le musée, est Henri Farman, dont le nom est bien connu à Bétheny, puisqu'une rue et une école portaient son nom, et le pôle multigénérationnel le gardera vraisemblablement. Il a effectué le premier voyage aérien de l'histoire, le 30 octobre 1908, entre Bouy et Reims, à bord de son biplan Voisin. De nombreuses cartes postales et des cartes du trajet sont visibles sur le panneau qui lui est consacré.

A l'entrée de la deuxième salle, on découvre un panneau sur le sous-lieutenant René Dorme (1894-1917), neuvième as de la Grande Guerre, appartenant au groupe des Cigognes, qui a trouvé la mort au-dessus du Fort de la Pompelle.
Présent au musée également, Jean-Mary Accart (1912-1992), as de la Seconde Guerre mondiale, fut commandant de la BA 112 de 1952 à 1955. En septembre 1939 à la déclaration de guerre, il commandait la 1re escadrille du Groupe de chasse 1/5 équipée de chasseurs Curtiss H 75. Il a terminé sa campagne de France en juin 1940, après avoir été grièvement blessé.

A l'initiative du colonel Jean-Mary Accart, la Base aérienne 112 de Reims, qui fut la première de France à recevoir un nom de baptême, a porté le nom « Marin-la-Meslée » à partir du 14 février 1953, et ce jusqu'à sa dissolution le 30 juin 2011. Un mur entier, avec une vitrine, est consacré à l'as des as de la campagne de France, Edmond Marin-la-Meslée, et à sa dernière mission, qui lui coûta la vie, abattu à bord de son Republic P-47 « Thunderbolt » le 4 février 1945, au-dessus de l'Alsace. On peut voir dans la vitrine une plaque de laiton gravée de la dernière citation du commandant, ainsi qu'une brochure d'après-guerre, à destination de la jeunesse, qui l'a retenu comme héros, ce qui montre combien il a compté à cette époque. Par ailleurs, de nombreuses aquarelles d'Henri Wenisch, qui fut le mécanicien personnel d'Edmond Marin-la-Meslée, sont présentes sur les murs du musée. D'autres grands hommes sont à découvrir dans le musée. Musée de l'aéronautique locale, ouvert durant les journées du patrimoine, les 15 et 16 septembre. Renseignements en mairie de Bétheny.

 Extrait de l'union du 26/07/2012

(5/5)

Après les guerres, des missions pacifiques 

Après les périodes tourmentées des deux Guerres Mondiales, l'aviation militaire poursuit des missions pacifiques. La BA 112 était par exemple spécialisée - ces vingt dernières années -, dans la reconnaissance aérienne.

  
Le siège éjectable                                                  Ke mannequin en tenue de pilote de chasse.

  Dottés de Mirage F1, capables d'emporter des caméras fixées sous le siège du pilote et permettant des prises de vue à la verticale, deux escadrons assuraient la collecte de renseignements aériens. Outre le siège éjectable complet, plaquant le pilote avec une force de 19-20 g, qui figure en bonne place dans la troisième salle du musée de Bétheny, on peut y découvrir également un prototype de caméra Omera 40, dont l'objectif permet des prises de vue panoramiques à 180 °, l'Omera 33 prenant les images à la verticale. Chaque bobine permet d'obtenir 840 photographies argentiques.

Juste à côté du Radar Cyrano 1 bis, une vitrine présente divers objets relatifs au pilotage des Mirage F1, et notamment, un mannequin habillé d'une tenue actuelle de pilote de chasse, dont Frédéric Lafarge nous a détaillé la composition : le casque comporte une double visière, l'une translucide et l'autre fumée, et le masque couvre le nez et la bouche, permettant, d'une part, l'alimentation du pilote en oxygène, et d'autre part, la communication au moyen d'un micro. Dans l'épaisseur du casque, sont dissimulés les écouteurs. La combinaison est d'une seule pièce, les poches translucides sur les cuisses permettant d'y glisser une carte. Le pantalon anti-g se gonfle par système automatisé, et comprime les jambes et le bassin pour refluer le sang, évitant ainsi une mauvaise irrigation du cerveau lors de l'accélération. La tenue est complétée par un gilet de combat ou « Mae West », des gants et des chaussures de vol, disposant d'une fermeture « Eclair ».

Musée de l'aéronautique locale, ouvert durant les Journées du patrimoine, les 15 et 16 septembre 2012. Renseignements en mairie de Bétheny.

 Extrait de l'union du 27/07/2012

        

     

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