Ex Musée de l'Aviation - BA 112

BA 112 -  Meeting du CENTENAIRE - Musée de l'Aéronautique

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La Presse

 

Un Mirage accueille les visiteurs
Il y a dix ans... le musée de la BA112 était inauguré

Un toit pour le musée
Base 112: un musée, cent ans d'aviation !
BA 112 : un musée en quête d'avenir
 
BA 112 / Le sacrifice du capitaine Astier de Villatte

Cent ans d’aviation à Reims
Curtiss H 75
Association des Amis du musée de la BA 112
75 ans de la BA 112
Champ'éco Mai 2003

 Visite avec

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Un Mirage accueille les visiteurs

CENTRE COMMERCIAL DE SAINT-BRICE-COURCELLES


Depuis lundi, un Mirage a pris place à quelques mètres du centre commercial. (© l'Hebdo du Vendredi)

On ne peut pas le louper. Depuis quelques jours, un Mirage accueille les visiteurs du centre commercial E.Leclerc de Saint-Brice-Courcelles. Il ne s'agit pas d'une copie mais bien d'un véritable avion, figé là le nez pointé vers le ciel. Cette installation pérenne est le souhait de Jean-Paul Pageau, le propriétaire du magasin et de la galerie marchande attenante. « J'y pensais depuis un moment, en fait depuis la fermeture de la BA 112, confie celui qui est aussi le président de la CCI de Reims et d'Epernay. Après l'ouverture du musée de l'aéronautique à Bétheny, je souhaitais rendre un nouvel hommage à la riche histoire de l'aviation à Reims ». Pour dénicher ce Mirage, Jean-Paul Pageau a dû faire appel à un ami qui l'a trouvé en Belgique, « car il était malheureusement impossible d'en récupérer un de la BA 112 ». Coût de cette spectaculaire installation : environ 100 000 euros.

 Julien Debant

Extrait de l'union du 05/09/2012

        

     

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Il y a dix ans... le musée de la BA112 était inauguré  


Le général Job et le colonel Switzer inaugurant le musée.

Il y a dix ans aujourd'hui, le musée de la BA 112 et de l'aéronautique locale était inauguré par le général d'armée aérienne Jean-Pierre Job, chef d'état-major de l'armée de l'air, le colonel Henri Switzer commandant la base et en présence du général d'armée aérienne Jean-Philippe Douin, grand chancelier de la Légion d'honneur et chancelier de l'ordre national du Mérite.

Cette création mettait en valeur combien Reims et Bétheny étaient bel et bien un berceau mondial de l'aviation. On y rappelait non seulement le premier vol de ville à ville réussi par Henri Farman le 30 octobre 1908, les deux semaines internationales de l'aviation de 1909 et 1910, la victoire de Maurice Prévost remportant la coupe Gordon Bennett en 1913 et, bien sûr, la naissance de la base aérienne en 1928 devenue la plus grande base de l'armée de l'air française en 1939.

Le musée évoquait aussi Edmond Marin la Meslée, l'As des as de la campagne de France au printemps 1940 avec seize victoires certaines et quatre probables.

Toute l'histoire de l'aviation militaire sur la base y était déclinée jusqu'à ce qu'elle devienne la base française de la reconnaissance aérienne avec ses Mirage F 1 CR dont les derniers ont quitté Reims en juillet dernier après sa fermeture pour gagner Mont-de-Marsan où le « Savoie » dernier escadron stationné dans la Marne était transféré.

Les collections du musée sont en cours d'installation à Bétheny dans l'ancienne école située derrière la mairie et qui va devenir le pôle de l'histoire de l'aviation civile et militaire si dense ici. Le nouvel établissement sera inauguré le mercredi 27 juin à 17 h 30 autour de Jean-Louis Cavenne, maire de Bétheny et vice-président de Reims-Métropole qui a entendu l'association « Marin-la-Meslée » et sauvé le musée.

Au cours de cette même journée du 20 juin 2002, un hommage solennel avait été rendu aux pilotes des Forces aériennes françaises libres en présence de la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie.

C'est ainsi que le colonel Henry Lafont dernier survivant de la Bataille d'Angleterre avait été élevé à la dignité de grand-croix de l'ordre national du Mérite en présence du général Andrieux et du colonel Pierre Clostermann.

La ministre avait au cours de son allocution repris cette citation du Premier ministre britannique Winston Churchill parlant des pilotes des FAFL : « Jamais dans l'histoire de l'humanité, le courage d'un aussi petit nombre d'hommes n'avait décidé de l'avenir d'un aussi grand nombre ».

Extrait de l'union du 20/06/2012

        

     

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 Musées

Un toit pour le musée

de la BA 112 et des incertitudes

Si tout n’est pas réglé, la proposition faite par Jean-Louis Cavenne d’accueillir dans sa commune le musée de la BA 112 semble faire consensus. Cette affaire n’est cependant qu’un volet d’un plus vaste problème encore en souffrance : la reconversion de la base.

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Grande semaine d’aviation de la Champagne (Reims-Betheny).
Vue d’ensemble d’après la peinture de Vic. Charlier-Teutsch.

Je souhaite qu’une trace du passé aéronautique de ce terrain puisse être conservée. En effet, depuis la première grande Semaine d’Aviation de la Champagne de 1909, de grandes pages de l’histoire de l’aviation ont été écrites ici. Je pense que ces pages font partie du patrimoine local. Aussi, je tiens à remercier tous ceux qui oeuvrent pour le maintien de l’actuel musée de la base aérienne. Ils se reconnaîtront. » C’est par ces mots Jean-Michel Meyer, dernier commandant de la BA 112, acheva son l’allocution des voeux prononcée le 21 janvier 2011. Le risque de voir partir les collections locales au musée de l’air et de l’espace du Bourget était bien réel. L’Armée en avait quasiment adopté le principe, faute de mieux.

Mais l’apostrophe votive du colonel n’était pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Conscient que sa commune est intimement liée à l’histoire de l’aéronautique locale et de la BA 112, Jean-Louis Cavenne est revenu à la charge auprès du lieutenant-colonel Servat, responsable de l’échelon liquidateur de la base, et a adressé à l’Etat-Major de l’Armée de l’Air un courrier dans lequel il défend l’idée alternative d’accueillir provisoirement le musée à Bétheny. « Il n’a pas vocation à y rester, considère le maire.

L’objectif est qu’il soit à terme intégré à la future cité du patrimoine qui pourrait être créée sur le site de la base, son lieu d’accueil naturel..

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À la recherche de partenaires

Une première solution d'hébergement des collections avait été étudiée dans un immeuble du Foyer rémois à l'entrée de la cité-jardin mais n'a pu être retenue pour des raisons juridico-administratives. La commune a alors proposé de mettre à disposition une partie de l'école désaffectée située à l'arrière de la mairie, qui représente une surface plus importante que l'actuel musée. La visite des lieux a convaincu le lieutenant-colonel Servat, Frédéric Lafarge, administrateur du musée, et Hervé Chabaud, président de l'association Marin La Meslée. En partie réalisés par les services techniques de Bétheny, les travaux d'aménagement des locaux sont en cours. Pendant ce temps, le comité de pilotage qui est en train de se constituer va réfléchir à la meilleure manière de faire vivre ces collections en les replaçant dans le contexte plus général de l'histoire de l'aviation: comment ouvrir le musée au public scolaire, l'inscrire dans les circuits touristiques à thèmes, comment l'enrichir et le valoriser, comment assurer son animation en s'appuyant sur une équipe de bénévoles ? Jean-Louis Cavenne et son adjoint Jean-Michel Pinot restent très motivés : « Tout n'est pas réglé mais nous avons pris cette initiative et nous comptons aller jusqu'au bout. Le coût des travaux est partagé notamment avec l'Etat, la Ville de Reims, le Conseil général et le Conseil régional. Il faudra ensuite trouver un mode de fonctionnement satisfaisant en associant tous les partenaires possibles : collectivités, organismes de tourisme, personnes qualifiées, etc. »

 Pas de scénario d’avenir

Le devenir du musée est traité en marge du problème plus général de la reconversion de la BA 112. « Ce dossier a été mal engagé dès le début » regrette Jean-Louis Cavenne en concédant que les responsabilités sont partagées. En cause la dispersion des projets, le manque de vision commune, les enjeux politiques et les blocages sur le maintien d’une activité aéronautique qui ont rendu impossible tout accord sur un scénario d’avenir. Si chacun considère la fermeture de la base comme un mauvais coup porté à l’économie et à la démographie, et la recréation des emplois disparus comme une priorité, pas moyen de s’entendre sur la façon d’y parvenir. Or l’élaboration d’une stratégie globale, approuvée par une majorité, est indispensable pour pouvoir activer les dispositifs compensatoires prévus par l’Etat (contrat de redynamisation de site de la défense).

Construire et fédérer

Le Syndicat mixte d’aménagement du nord rémois qui réunit les acteurs concernés (collectivités locales et territoriales, inter-communalités) existe officiellement depuis l’été dernier et se met en ordre de marche depuis novembre, sans être tout à fait au complet. Ses missions d’étude et de réalisation d’opérations se partagent entre deux territoires qui doivent être travaillés en cohérence: le nord-rémois où se développe le pôle de compétitivité Industrie et Agro-Ressources et la BA 112. « On commence seulement à construire une gouvernance » observe le maire de Bétheny. Tant de questions sont en suspens: choix de la procédure administrative de restitution du foncier, charge de la dépollution, nécessité de mettre en conformité les Programmes Locaux d’Urbanisme des communes de Bétheny, Brimont et Courcy, etc. « Est-on capable de reconvertir la base ? On ne va pas la remplir en 5minutes certesmais il faudrait aumoins pouvoir implanter très vite quelques activités. Je ne suis pas serein mais j’espère me tromper. » Comment occuper utilement le domaine qui sera totalement libéré par les militaires en juin 2012 ? À moins de six mois de l’échéance, la question est toujours ouverte.

Extrait de RM N° 125 - Avril 2012

        

     

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 Base 112: un musée, cent ans d'aviation !

Le Musée de la BA 112 et de l'Aéronautique locale, inauguré en 2002, traite non seulement des 80 années d'existence re la BA 112 mais évoque également les premières mondiales qui firent de Reims, il y a un siècle, l'un des berceaux mondiaux de l'aéronautique civile et militaire.» expiique Frédéric Lafarge, responsable du musée. Ses huit salles (150 m²) mettent en valeur ses collections, composées de pièces d'avions. de tenues, de maquettes, d'insignes, de peintures...

La visite débute par une évocationr de ce qu'est aujourd'hui la  Base aérienne 112, seule base de l'Armée de l'air a soutenir des escadrons dédiés à la reconnaissance aérienne tactique. Elle se poursuit par l'évocation du commandant Marin la MesIée.as le plus  titré de là campagne de France et parrain de la base. Les salles suivantes invitent à découvrir successivement le premier voyage aérien de l'histoire effectué par Farman le 30 octobre 1908, la Grande semaine d'aviation de la Champagne d'août 1909 et le concours militaire de Reims de 1911, premier du genre. Vient ensuite une évocation de la Première Guerre mondiale à Reims et dans ses environs, évocation suivie par celle de la naissance au milieu des années vingt de la BA 112, base qui se développe au point redevenir la plus importante de France en 1939. La visite se termine par la Seconde Guerre mondiale - période dont le terrain sort meurtri - et par la renaissance de la base à partir de 1950, l'accent étant mis sur la variété des escadres - de chasse et de transport - et des appareils qui y ont été basés.

Aux abords du musée, quatre appareils liés a l'histoire de la base, sont présentés, notamment un Mirage F1 C (avion entré en service dans l'Armée de l'air à Reims, fin 1973) et un Max Holste 1521 Broussard, appareil  construit  à Reims même par la société Max Holste devenue Reims Aviation.

Visite Musée ouvert aux groupes de visiteurs en semaine, sur rendez-vous, du lundi au jeudi de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 17 heures et, le vendredi, de 9 heures à 12 heures. Entrée gratuite, visite guidée (durée : l h 30 environ).

Ouverture exceptionneUe aux vi-siteurs individuels chaque année,en septembre, lors des Journéeseuropéennes du Patrimoine. Envoide documentation à la demande.

Pour tout renseignement ; contacter M. Frédéric Lafarge, respon-sable du musée, au 03 26 79 5186.

 

               Extrait du mag'info du 06/11/2009

        

     

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 BA 112 : un musée en quête d'avenir


Le musée possède des pièces et documents uniques.

Que va-t-il advenir du musée de la BA 112 « Commandant Marin-la-Meslée » ? La question mérite d'être posée dès maintenant alors que la fermeture du site est programmée pour 2011. Rares sont les bases françaises à disposer d'un tel espace où les traditions, l'histoire et le patrimoine aéronautique sont préservés et expliqués. Cet établissement dont la finalité pédagogique est patente dispose de collections et de pièces dont la conservation s'impose dès lors qu'on a le souci d'une politique culturelle ouverte et respectueuse d'un passé prestigieux dont l'oubli serait indigne d'une grande nation. Ce musée est plus qu'un symbole, il est le gardien d'une histoire remarquable, celle de l'aviation où la Marne a joué un rôle majeur à ses débuts comme dans les temps présents.

Marne, terre d'aviation

N'est-ce pas entre Bouy et Reims qu'a été réalisé le premier vol de ville à ville par Henri Farman dont l'épopée n'est pas seulement connue des seuls passionnés d'aviation ? N'est-ce pas à Reims qu'a eu lieu le premier meeting international de l'aéronautique dont le centenaire a été fêté avec solennité et modernité en juin dernier sur la base ? Cet événement n'a-t-il pas fait venir plus de 60.000 personnes ? C'est aussi dans le ciel marnais qu'a été enregistrée en 1914, la première victoire aérienne du côté de Lhéry.

C'est à Châlons-sur-Vesle qu'a été créée de fait la chasse par le baron de Tricornot, bien avant la constitution de l'armée de l'air qui a fêté cet été son 75e anniversaire. Oui, la Marne est une terre d'aviation, aussi ne faut-il pas oublier que la base de Reims était la plus importante de France en 1939. Le célèbre groupe 1/5 y a été le premier équipé de Curtiss, ces chasseurs US à même de rivaliser avec les Me 109 allemands. La BA 112 porte depuis 1953, le nom du commandant Edmond Marin-la-Meslée, l'as français de 1939-1940 avec ses vingt victoires. À Reims, on a accueilli des unités prestigieuses. Personne n'a oublié « Le Lorraine » ou le « Normandie-Niemen », compagnons de la Libération pour leur engagement exemplaire pendant la Seconde Guerre mondiale. Comment rayer aussi d'un trait de plume l'histoire qui va des Vautour jusqu'aux Mirage F1 CR engagés aujourd'hui au Tchad et en Afghanistan ? Comment oublier la 30e escadre de chasse qui fut commandée par l'actuel chef d'état-major de l'armée de l'air, le général d'armée Jean-Paul Paloméros ? Peut-on laisser s'effacer tant d'autres temps forts vécus sur cette base de Reims ? Le musée est le gardien de tous les épisodes marquants de ce qui a été vécu ici et dans le ciel marnais. Impossible que parmi les 186 bâtiments disposés sur les 520 hectares de la base, celui qui en résume tous les épisodes heureux et tragiques n'ait pas d'avenir.

Les élus marnais et rémois ont-ils envie de sauver le musée ou bientôt ne sera-t-il plus qu'une carte postale, une simple évocation dans un livre Rien qu'aux dernières journées du patrimoine, ce sont plus de huit cents visiteurs qui ont été au rendez-vous, enthousiastes parce qu'on avait répondu à leur curiosité. Pour tous les pilotes, mécaniciens et personnels mais aussi pour le patrimoine de notre département et son histoire, il faut agir.

Hervé CHABAUD

               Extrait de l'union du 25/11/2008

        

     

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BA 112 / Le sacrifice du capitaine Astier de Villatte 


Un Bloch 200 comme celui du capitaine Astier

Le capitaine Louis Astier de Villatte, qui commandait la première escadrille de la 12e escadre d'aviation, a été le parrain de la 2e promotion de l'École de l'Air. Mais se souvient-on de son parcours ?

Troisième d'une famille de 6 enfants, né dans le Lot à Soturac, le jeune Louis parcourt la France au rythme des mutations de son père polytechnicien, officier du génie qui, à l'heure de la retraite, deviendra percepteur.

La Grande Guerre est, pour le jeune Louis, un événement considérable dont il ne veut pas être absent ; aussi s'engage-t-il le 19 mars 1915. Il vient d'avoir 18 ans.

Affecté au 34e régiment d'artillerie, son sang-froid, son intuition, son esprit d'initiative et sa rigueur le font vite remarquer.

Brigadier, maréchal des logis, il est cité. Aspirant le 21 septembre 1917, il rejoint l'aéronautique militaire. Dans un premier temps observateur à l'escadrille SAL 122, il est affecté à l'escadrille BR 227.

Sous-lieutenant, il participe à des missions périlleuses qui justifient sa citation à l'ordre de l'armée : « Recherchant toujours les missions les plus dangereuses, il a fourni un travail personnel considérable en exécutant de nombreux réglages d'artillerie lourde de grande puissance, délicats et difficiles.

Il a fait plusieurs reconnaissances de nuit à faible altitude, rapportant des renseignements du plus haut intérêt pour le commandement.

Dans la nuit du 22 juillet 1918, malgré les nuages et la pluie, il a volé à moins de 250 m, afin de couvrir le bruit des tanks gagnant les lignes.

Après la guerre et un passage à l'état-major du 7e corps d'armée, il part pour l'École d'application des élèves officiers de l'Air de Versailles (aujourd'hui l'école de l'Air de Salon-de-Provence) où il est instructeur avant de prendre le commandement d'une brigade d'officiers-élèves.

Promu capitaine en 1929, il reçoit deux ans plus tard la croix de chevalier de la Légion d'honneur et est choisi en 1933 pour accompagner Charles Lindbergh et son épouse Anne Morrow lors de leur séjour à Paris.

Après un séjour en Turquie, il est affecté le 1er octobre 1935 sur la base de Reims.

Dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 août 1936, il vole sur un Bloch 200 entre Istres et Reims.

À 0 h 13, alors que l'appareil est à la verticale de Brienne-le-Château (Aube), l'appareil est victime d'un problème mécanique. Il s'incline vers la droite et fait une abattée.

Le pilote rétablit provisoirement son Bloch, envoie deux bombes éclairantes pour tenter de trouver un terrain d'atterrissage d'urgence dans la campagne.

Après un quart d'heure d'efforts, sentant le crash inévitable, le capitaine ordonne à son radio, son navigateur et son mitrailleur de gagner les postes d'abandon. Les sergents Tetelin, Lejeune et Carpentier s'exécutent. Astier vérifie lui-même les parachutes avant de leur donner l'ordre de sauter.
Puis il ordonne au pilote le sergent-chef Cochin de faire de même. Il refuse dans un premier temps mais doit obéir.

Seul à bord, le capitaine aux commandes tente une dernière manœuvre, essaie de sauter en parachute par la trappe avant mais reste accroché au bombardier. L'appareil s'écrase sur un hangar vide de l'entrepôt de munitions de l'Armée de terre de Brienne-le-Château.
Louis Astier de Villatte est tué et sa dépouille ramenée sur la base rémoise. Ses obsèques ont lieu à la basilique Saint-Remi.

Cérémonie le vendredi 28 novembre, à 9 h 30, devant le monument aux morts de la BA 112.

Cité à l'ordre de la Nation

Le capitaine Louis Astier de Villatte, 39 ans, mort en service aérien commandé, est cité à l'ordre de la Nation : « Officier d'un très grand mérite, il possédait au plus haut degré les qualités de courage, d'intelligence. Il a voué à son métier un amour profond et raisonné.

Ayant pris, il y a 10 mois, le commandement d'une escadrille d'aviation lourde, y a fait preuve de dons remarquables d'instructeur et d'entraîneurs d'hommes.

Chef de bord d'un appareil multiplaces, il a trouvé une mort glorieuse au cours d'un voyage aérien exécuté dans la nuit du 18 au 19 août 1936, en quittant le dernier son appareil, désemparé après l'avoir fait évacué par son équipage.

Il vient ainsi de donner à tous un magnifique sens de devoir ».
Marié à Marie-Louise Caron, le capitaine a une fille, Odile, née en 1924.
Son acte héroïque lui a valu d'être choisi pour devenir le parrain de la deuxième promotion de l'École de l'air.

Frédéric Lafarge, responsable du musée de la BA 112 précise : « Le 19 août 1937, un an après le drame, une cérémonie du souvenir a été organisée sur la base à proximité du hangar de la 12e escadre.
Deux sections, l'une composée de sous-officiers de la première escadrille, l'autre de sous-officiers de l'escadre, s'étaient rangées ainsi que deux sections de soldats face à l'ancien bureau du capitaine d'Astier de Villatte, sur le mur duquel avait été apposée une plaque de marbre portant la simple mention : Capitaine Astier de Villatte, commandant la 1re escadrille 19 août 1936 ».

Hervé Chabaud

               Extrait de l'union du 25/11/2008

        

     

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 HISTOIRE

 Cent ans d’aviation à Reims

La patrouille de France, constituée à partir de 1951, est composée de pilotes affectés à la base de Reims, en démonstration lors du meeting aérien de la Ba 112 en juillet 2004.

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POUR EN SAVOIR PLUS

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Le musée de la Base 112 Ce musée illustre à la fois le terrain d’aviation de Reims et évidemment l’épopée de l’aéronautique locale. Huit espaces sont ainsi consacrés à près d’un siècle d’histoire, suivant un découpage chronologique : photos et objets d’époques, affiches, vues aériennes…

L’implantation de ce musée sur un site militaire en limite l’accès. Accueil des groupes sur rendez-vous au 03.26.79.51.86.

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L’aérodromee de Champagne, construit à partir de 1910 comptait 42 hangars.
C’était le plus grand aérodrome du monde.

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Le Rémois Maurice Prévost remporte l’épreuve de vitesse lors de la coupe Gordon-Bennett organisée à Reims en 1913.

Des Dewoitine 501 sur la base aérienne de Reims à la veille de la seconde Guerre Mondiale.

A quelques jours de l’arrivée du TGV Est Européen, Reims est sous les feux de l’actualité ferroviaire. Mais ce n’est pas une raison pour oublier que l’histoire de l’aviation française et mondiale puise ses racines dans la cité des Sacres.

« Et si un jour, comme nous le croyons, l’aviation entre dans les moeurs pour devenir un mode de transport, on ne devra pas oublier que c’est à Reims qu’elle est née, que c’est à Reims qu’elle a reçu, devant l’univers accouru, la consécration définitive et solennelle. » L’auteur de cette citation formulée dans la presse de l’époque a bien senti qu’une révolution technique se déroulait sous ses yeux. Nous sommes en 1910, soit deux ans après l’exploit de l’aviateur Henri Farman, le premier de l’histoire à avoir relié deux villes en avion. Un exploit retentissant qui place Reims sous le feu des projecteurs. Le marquis de Polignac, propriétaire des champagnes Pommery, a la brillante idée de créer, dès 1909, le premier meeting aérien au monde. L’évènement attire près d’un million de personnes. On vient de toute l’Europe assister aux exploits d’une quarantaine d’aventuriers volants.

Dès 1910, le premier aérodrome civil est construit entre Reims et Bétheny. Avec 42 hangars, il n’a pas d’équivalent dans le monde. La région de Reims rassemble alors une dizaine de constructeurs. Voisin, Farman, Nieuport… tous veulent attirer l’intérêt du public ou convaincre l’armée française de passer commandes. L’exploit le plus marquant d’avant-guerre, est celui du Rémois Maurice Prévost, le premier à franchir le cap des 200 km/h. L’armée construit elle aussi, en 1911, sa première base aérienne à six kilomètres de l’aérodrome civil. Mais durant la Grande Guerre, les aérodromes de Reims sont anéantis. Le combat fait rage à quelques kilomètres de la cité des Sacres, où des aérodromes sont alors improvisés sur des étendues enherbées. La première victoire aérienne de l’histoire date de 1914, dans le ciel de Jonchery-sur-Vesle précisément, où un Voisin français abat un Aviatik allemand.

Le temps du renouveau

Il faut attendre 1928 pour voir refleurir un aérodrome militaire à Reims. Trois cents avions et près de cinq cents pilotes animent la base quotidiennement. Après la défaite de 40, la base sert d’atelier de réparation aux troupes allemandes. En août 1944, les américains en font un dépôt logistique. La guerre se termine et l’aviation à Reims reprend de plus belle. La Chambre de commerce de Reims construit un aérodrome civil en périphérie immédiate de la ville. L’activité militaire n’est pas en reste. En 1951, la Base 112 reçoit des Vampire et des F84, premiers avions à réaction en fonction de l’armée française. Ces appareils serviront de base à la formation de la première Patrouille de France dont le commandant Delachanal, affecté à Reims au sein de la 3e escadre de chasse, en était le chef. Les années 50 marquent un véritable renouveau de l’aéronautique civile et militaire à Reims. Henri Clostermann, as des as des pilotes français durant la guerre, fonde Reims Aviation en 1950. Le Broussard, avion créé par l’entreprise aéronautique, équipera l’armée de l’air française et sera déployé durant la guerre d’Algérie.

Au fil des années, l’influence de Reims dans l’épopée aéronautique va progressivement s’affaiblir mais son empreinte reste très forte dans le paysage local. Sous l’impulsion du colonel Mercier, patron de la base aérienne 112, un meeting aérien est ainsi organisé le 5 juillet 2004 et attire quelque 20 000 spectateurs venus assister à des ballets aériens animés par des pilotes internationaux. Un prochain meeting est programmé en 2009, soit cent ans après le premier rendez-vous mondial de ce type qui fut organisé à Reims.

QUELQUES PILOTES CÉLÈBRES

Henri, Dick et Maurice Farman - Les trois frères anglais, naturalisés français et domiciliés à Mourmelon avant la Grande Guerre, font figure de pionniers de l’aviation. Henri réalisera l’exploit en 1908 de rallier Mourmelon à Reims en avion en suivant la ligne de chemin de fer. Ces quelque 50 kilomètres parcourus prouvent aux yeux du monde que l’avion peut être un moyen de transport.

Maurice Prévost - Né à Reims le 22 septembre 1887, il prit part au premier concours d’aviation militaire en 1911 où il battit le record du monde de hauteur en atteignant 3200 m. Il fut aussi le premier pilote à franchir la barre des 200 km/h.

Edmond Marin-la-Meslée - Né en 1912, il fut l’une des gloires de la chasse française durant la seconde guerre mondiale. Affecté au Groupe de chasse I/5 stationné sur la base aérienne 112 en 1937, il devient lieutenant en octobre 1939. Il meurt en mission en février 1945 avec seize victoires aériennes à son actif. Depuis 1953, la base 112 de Reims est associée à son nom.

Extrait de VRI N° 238 - Mai 2007

        

     

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 Le Curtiss H 75 retrouve sa base

Récemment présenté aux invités de la réunion bilantaire du Musée de l'Aéronautique de la BA 112, le moteur du Curtiss H75 piloté par le capitaine Accart le 1er juin 1940, sera l'une des curiosités historiques de la dernière guerre du ciel entre aéroplanes français et allemands dans les combats aériens de juin 1940. Remis en état par les soins des spécialistes de la Base,il sera présenté, parmi de nombreux autres documents d'histoire de l'aviation, au public dans une salle du musée lors des journées du patrimoine en septembre prochain.


Pierre Accart et Frédéric Lafarge avec le moteur Curtiss.

Début et fin du combat aérien

Pierre Accart, fils du général Accart donateur de ce moteur, raconte, selon un récit de son père alors pilote du Curtiss, la fin de ce combat du 1er juin1940 où son avion, après un combat héroïque s'est crashé près de Pontarlier.

En patrouille au-dessus de Gray mais coupé du sol car la station radio de l'escadrille venait de tomber en panne, le Capitaine Accart, encadré de ses coéquipiers Perina et Le Calvez a bord de leur Curtiss, entend la station d'un autre groupe de chasse avertir qu'un groupe 40 bombardiers allemands remonte la vallée du Rhône à 4.500 m d'altitude, au sud de Lyon.

Au lieu fixé, il retrouve les Dewoitine qui se présentent 500 mètres plus bas.

Au bout de quelques instants une quantité de bombardiers apparaissent dans le sud est et les huit chasseurs se portent devant eux plein gaz. Les Curtiss laissent la liberté de manoeuvre aux Dewoitine qui sont dans le secteur, en restant légèrement au-dessus d'eux. Les Dewoitine se présentent par l'arrière et attaquent le centre et l'aile droite.

Accart fonce alors sur l'aile gauche en un piqué qui le place à cent cinquante mètres derrière le Heinkel lII tire rafale sur rafale et en 10 ou 15 secondes, le Heinkel visé commence à perdre du terrain et à fumer.

Quelques secondes, et il retrouve une ombre de conscience : la main qu'il passe sur son visage est rougie de sang.

Ses gestes lents et pesants exigent un immense effort. Dans un voile rosé, son œil accroche l'indicateur de vitesse : elle tourne, tourne, dépasse la verticale. Un éclair de lucidité : six cents kilomètres à l'heure, il est en piqué. Plein moteur ? II n'en sait rien.

Toute sa volonté se tend vers un but : sauter. Sa main qui glisse sur la manivelle tourne lentement, péniblement, pour ouvrir la cabine pendant qu'il fait jouer le dispositif qui le libère des bretelles et ceintures.

Il tombe vers l'avant. L'avion continue sa chute vertigineuse.

Un suprême effort et il s'arrache à son Curtiss.

Son corps heurte le plan fixe, tournoie dans le vide. Il s'évanouit complètement, laissant à ses réflexes le soin de commander à son seul bras valide le soin de tirer sur la poignée d'ouverture du parachute qu'il cherche confusément sur sa poitrine.

Il est revenu à lui dans l'ambulance pour dire au chauffeur de marcher moins vite, après lui avoir demandé s'il était bien français.

Extrait de l'union du  27 /07/2003

        

     

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 L'association des Amis du musée de la BA 112 est créée

Dernièrement s'est tenue sur la BA112 une réunion dont l'objectif était de dresser le bilan de la première année de fonctionnement du musée de l'aéronautique locale, au cœur de la BA 112. Ce musée avait été inauguré en juin 2000.

Animée par le colonel Denis Mercier commandant la Base et Frédéric Lafarge conservateur, cette rencontre se déroulait en présence  de  MM  Pernet, Bouxin, Wenisch et Accart (Fils du colonel Accart, ancien du groupe dé chasse 1/5 de Reims et ancien commandant de la BA 112 de Reims de 1952 à 1955).


Frédéric Lafarge, conservateurdu musée de la BA 112.

Un patrimoine historique

Cette réunion a mis en évidence le succès remporté depuis un an par ce musée accessible  sur  rendez-vous  aux groupes de visiteurs.

Le référencement du musée dans les guides touristiques locaux, les améliorations apportées à l'aménagement muséographique des salles et les nouvelles acquisitions ont été les principaux thèmes abordés.

Le point fort de cette réunion aura donc été la création de l'association « Les Amis du musée de la BA 112 » composée des personnes ayant participé ou contribué à la création de ce lieu de mémoire.


Table ronde autour d'un bilan du musée de la base.

Nul doute que cette association permettra de prolonger l'action exercée par le musée dans le cadre des missions qui lui sont confiées en terme de redécouverte, de préservation et de mise en valeur du patrimoine historique de la BA 112 et de l'aéronautique rémoise.

A souligner que ce musée sera l'un des principaux points de rencontre des Rémois lors des prochaines journées du patrimoine samedi 20 et dimanche 21 septembre.

Une belle occasion pour découvrir le moteur du Curtiss H75 piloté par le capitaine Accart le 1er juin 1940, récemment rapatrié de Pontarlier (lieux de son crash). Dans son intervention, le colonel Mercier, tout en souhaitant longue vie a ce musée a tenu a ajouter au patrimoine historique de l'aéronautique locale, la conservation à la Base de 4 ou 5 mirages FIC dont l sera mis en exposition à l'escadron 03/33 dernière formation ayant été dotée de ces appareils. Par ailleurs deux missiles (511 ) ayant équipé les appareils de la BA 112 seront remis en état et présentés au public. 

Extrait de l'union du 24/07/2003

        

     

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 II y a 75 ans naissait la base
aérienne 112 de Reims


REIMS - 12ème escadre aérienne - Quartier Roisin

Une vue aérienne de la base au début des années 1930.

La base aérienne de Reims qui porte aujourd' hui le nom du grand pilote de chasse pendant la Seconde Guerre mondiale, Marin La Mesiée est née à la fin du mois de septembre 1928 avec le transfert sur le tout nouvel aérodrome militaire de Reims Courcy du 12e régiment d'aviation de. bombardement qui y est déployé et y demeurera jusqu'en 1939. Auparavant, cette formation aérienne était stationnée sur le terrain de Lachen-Speyerdorf près de Neustadt métropole du Palatinat, en Allemagne en application des conditions d'occupation de la Rhénanie.

Le 28 septembre 1928, le premier des neufs trains mixtes transportant le matériel et les personnels de l'aviation quittait Neustadt pour Reims.

Les opérations de transfert ont nécessité un mois mais dès le 1er octobre, l'état-major du régiment, les quatre escadrilles du premier groupe et la section d'entraînement, soit 52 équipages et leurs appareils avaient rejoint la nouvelle base.

Le 23 octobre 1928 arrivaient les 39 appareils des trois escadrilles du deuxième groupe. Le régiment était alors équipé de 91 Breguet XIX. « Cet événement marque le point de départ de l'histoire moderne de l'aéronautique militaire rémoise », rappelle Frédéric Lafarge, administrateur du musée de la BA 112.


Un Breguet XIX A2 appartenant à l'une des escadrilles du 12° régiment d'aviation de bombardement.

 


Des Breguet du 12' régiment d'aviation de bombardement devant les hangars au nord de la BA 112.

Extrait de l'union du 3/10/2003

        

     

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BA 112
Berceau de l'aviation :

Reims, un musée pour mémoire

Reims, berceau de l'aviation ? Ce ne sont pas des mots en l'air, quand on sait que la ville a accumulé les premières :  premier vol de ville à ville réalisé par Farman en 1908, premiers meetings aériens, première victoire aérienne en 1914... La base aérienne 112 a hérité de ce passé de pionniers et le fait connaître grâce à un musée.

 L'histoire de l'aviation à Reims a connu ses principaux événements sur le site actuel de la BA 112.

A l'origine, un espace plat, champ de manœuvres, utilisé par le Tsar en 1901 pour y faire parader son armée. En 1909, le terrain est envahi par une foule enthousiaste venue assister au premier meeting aérien de l'histoire. Pendant une semaine, les machines volantes s'offrent à la curiosité des spectateurs.

Devant un tel succès, la formule est reprise les années suivantes.

En 1913, 1e Rémois Marcel Prévost, comptable chez Walbaum, remporte le prix de vitesse. Il incarne l'aviation de l'époque : un loisir d'amateurs passionnés.

L'Etat rachète le terrain pour créer une école d'aviation. En effet, les machines évoluent très vite, et l'armée s'y intéresse de près. C'est pourquoi a lieu sur ce même terrain un concours d'avions militaires.

Toutes les grandes entreprises françaises construisant des avions sont convoquées pour une présentation de leur matériel. Les vainqueurs repartent avec un carnet de commandes plein : la guerre 1914 fera entrer les avions sur le théâtre des opérations. C'est d'ailleurs depuis Reims que décolle le premier engin vainqueur dans un combat aérien.

Le conflit laisse l'aérodrome inutilisable jusque 1925. Une nouvelle piste et des casernes (celles que l'on voit encore aujourd'hui) ouvrent un nouveau chapitre de l'histoire du lieu.

En 1928, la première unité à rejoindre la base, désormais militaire, a pour vocation le bombardement. En 1937 est créée la première unité de parachutistes. Mais déjà sonne l'heure pour la base des occupations successives, anglaise puis allemande. Enfin, la base renoue avec son destin national en accueillant des escadres venues livrer les derniers combats contre le Reich. C'est au cours de ces derniers jours, le 4 février 1945, que tombe le commandant Marin La Meslée. Intégré à l'escadre de chasse de Reims en 1937, il aura remporté vingt victoires : le record. En 1950, la piste est enfin remise en état, le site renaît et est baptisé du nom du pilote héroïque de la guerre : Marin-la-MesIée.

Du terrain de jeux des premiers aviateurs à la base aérienne d'aujourd'hui (première de France par le nombre d'avions de chasse, 2 000 emplois), il s'est écoulé un siècle. Un siècle d'histoire quel'on peut retrouver en parcourant le tout récent Musée de la base 112 et de l'aéronautique locale. Ce musée est le fruit d'un travail rigoureux, mené par le conservateur Frédéric Lafarge, qui a su, avec une équipe de passionnés, imaginer une muséographie pédagogique. Des photos, des documents d'archives, des objets retracent les différentes affectations du lieu, mais aussi l'histoire de l'aviation à Reims. Une visite à inscrire dans son circuit lors des journées du patrimoine en septembre ou, pour les groupes intéressés, en prenant contact avec le conservateur,

Renseignements : 03 26 79 51 86.

Fabienne Moreau                                    

Extraits de Champ'éco 5/2003