Musée du Chemin des Dames

 La Caverne du Dragon

  

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Quelques Photos de la visite de 09/2007

    

      

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La Presse

La Caverne du Dragon célèbre aussi l’armistice
La Chanson de Craonne, exutoire des soldats sur le front

La trace des poilus dans la pierre

La mémoire du Chemin des Dames

Au Chemin des Dames dans les pas de la tragédie

Aisne : la Caverne du Dragon a son site Internet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Visité
avec

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09/2007

Quelques Photos de Raymond BEAULIEU

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La Caverne du Dragon célèbre aussi l’armistice

Week-end de l'Armistice oblige, visites et spectacle sont programmés demain et dimanche sur le Chemin des Darnes. Rendez-vous à la Caverne du Dragon

L'œuvre le Chrisitan Lapie rappelle aux visiteurs le prix que l'Afrique a, lors de la Première Guerre Mondiale

 

Indissociables de l'offensive Nivelle, les troupes coloniales seront à l'honneur en ce week-end de l'Armistice à la Caverne du Dragon. Le 16 avril 1917, dès le début de l'assaut, pas moins de 1 400 soldats venus d'Afrique sont tombés près de Ailles, de Moisy ou encore près de la ferme de Hurtebise dont ils tentent de s'emparer. Au 30 avril, on estime à 7500 le nombre de morts parmi ces hommes venus du Sénégal mais aussi de Côte d'Ivoire, du Bénin ou encore du Mali.

Samedi 11novembre, à 14heures une visite thématique intitulée : « 16 avril 1917: les coloniaux à Hurtebise» permettra d'évoquer l'assaut tragique des tirailleurs africains sur les pans de l'isthme d 'Hurtebise. Cette visite d'une durée de 2 heures emmènera les visiteurs en plusieurs endroits. Plusieurs étapes rappelleront le sacrifice de ses soldats venus de loin. À noter que les déplacements se feront à l'aide des véhicules des Participants. L'hommage à ses soldats africains se poursuivra, dimanche 12 novembre avec un spectacle à la Caverne du Dragon, La Mascara, troupe originaire de Château-Thierry proposera son spectacle intitulé « Le Chemin des ·Tirailleurs ». Travail sur la mémoire, réalisé en coproduction avec le théâtre national Daniel Sorano de Dakar a été écrit et mis en scène par Nicolas Jobert.

DES COMÉDlENS SÉNÉGALAlS ET FRANCAIS

Associant comédiens sénégalais et français, ce spectacle porte un autre regard sur l'histoire des Tirailleurs sê-négalais lors de » la bataille du Chemin des Dames en Avril 1917. Présenté au niveau de la chapelle, c’es-à-dire ao cœur de la Caverne, ce spectacle apporte un regard neuf, cent ans après le conflit sur cette guerre qui a bouleversé complétement les rapports humains. Ce spectacle gratuit mais sur réservation à la Caverne du Dragon est proposé par le musée et la Bibliothèque départementale de l'Aisne. Un spectacle consacré aux soldats venus d'Afrique sera proposé dimanche a la Caverne du Dragon Autre visite, pour ce week-end de l'Armistice, cette fois, c'est la Cote 108 à Berry-au-Bac que les visiteurs sont invités à découvrir. Ce lieu privé n'est ouvert que quelques fois par an. Curieux et passionnés pourront découvrir ce site particulier, il est l'un des plus importants de la guerre des mines au pied du Chemin des Dames, en collaboration avec l'association Correspondance Cote 108. Après un rendez-vous fixé à 14 heures à la Caverne du Dragon, les visiteurs rejoindront Berry-au-Bac en car où un guide les mènera sur ce site exceptionnel. La rareté de ces visites en fait un incontournable pour tous les passionnés de la Grande Guerre. Colline qui sépare la vallée de l'Aisne et la Loivre, cette Cote 108 garde en son sein la trace des violents combats qui s'y sont déroulés durant la Première Guerre mondiale. Classée au titre des monuments historiques, cette propriété privée est restée longtemps fermée au public. Ce week-end de commémoration. est l'occasion de faire connaissance avec ce lieu.

M.P DUVAL

 Extrait de l'union du 10/11/2017

    

      

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Un musée au cœur de l’enfer

Lieu de pèlerinage dès 1920 pour les familles endeuillées et d'anciens soldats. La Caverne du Dragon s'est transformée en musée au fil des décennies.


La Caverne du Dragon se visite depuis l’après-guerre. Vincent Dupont y est guide. Il nous raconte l’histoire de ce lieu exceptionnel, vestige d’une guerre souterraine.

Il y a 100 ans le feu des armes et des bombes balayait la plainé du Chemin des Dames. Située au cœur du brasier, celle Que l'on surnomme depuis la Caverne du Dragon, accueillait sous terre des dizaines de soldats.

Un refuge où se tassaient tour à tour Allemands et Français et où parfois ils cohabitaient. S'y trouvaient des cuisines, un point d'eau, des latrines, un poste de secours, un poste de commandement, des lieux de stockage des munitions, Au fil du temps le site est devenu le symbole d'une guerre souterraine, méconnue et douloureuse pour la France. Un lieu longtemps oublié par l'histoire nationale, et qui pourtant a toujours attiré beaucoup de monde.

1 - RETOUR SUR LES VESTIGES DE GUERRE

Dès 1920, la Caverne se transforme en lieu de la mémoire combattante. Les familles de soldats endeuillées s'y pressent. « Un Breton, Alphonse Hanras s'est installé dans un village non loin. L'homme est ferrailleur. Très tôt, il aménage une entrée pour faire visiter le Chemin des Dames », raconte Vincent Dupont, guide depuis deux ans. Lui connaît par cœur la Caverne. Son arrière-grand-père a combattu au Chemin des Dames et l'histoire du site l'a toujours intriguée. « Il faut savoir que très vite, le lieu a été référencé dans le Michelin. À l'époque, les visites se faisaient à la lampe ou à la bougie. Alphonse Hanras vendait même des cartes postales. Petit à petit, les enfants du coin venaient aussi y jouer ... » Parmi ces gamins qui font des vestiges de la guerre un terrain de jeux, se trouve Auguste Rogez. Il sera le deuxième guide de la Caverne.

2 - DES VlSITEURS PLONGES DANS LE NOIR

Devenu adulte, Auguste Rogez reprend le flambeau et impose sa patte. Beaucoup se souviennent de lui car il avait le don de plonger les visiteurs dans une ambiance. Il éteignait les lumières et remontait le temps. Il racontait aussi beaucoup d'histoires. Il racontait par exemple, qu'il y avait au fond de la Caverne des combats au corps à corps. Aujourd'hui encore, rien ne le prouve, précise le guide. « C'était lés balbutiements du travail historique. »

3 – UN APPEL AUX DONS

Les choses commencent à changer en 1958, lorsque le Souvenir Français s'intéresse au sort de la Caverne du Dragon. L'association lance un appel aux dons. C'est le seul cas où ils ont fait ça. Le Souvenir français voulait revaloriser les lieux, Ils ont reçu énormément d'archives, des uniformes, des armes ... Il y avait une accumulation de choses, mais malheureusement le site était mal protégé, des cambrioleurs se sont servis », précise le guide.

4 – LA RECONNAlSSANCE 100 ANS APRES

Finalement, le Souvenir Français confie l'avenir du site au Département en 1995 pour 30 ans. Des travaux sont engagés et l'imposante structure que l'on connaît aujourd'hui est érigée. L'inauguration a lieu en 1999 avec une nouvelle muséographie, C'est à cette époque seulement que le Chemin des Dames et la Caverne du Dragon émergent doucement dans la mémoire nationale. Une reconnaissance qu'attendaient depuis longtemps les acteurs locaux et qui pourrait être à son apogée grâce au Centenaire. L'aboutissement d'un siècle d'engagement d'anonymes, de guides, d'historiens et d'élus pour faire sortir de l'ombre la Caverne du Dragon .

DES TRAVAUX TRÈS ATTENDUS

Pour le centenaire de la Grande Guerre, la Caverne du Dragon doit être réaménagée, permettant une meilleure approche du site. Près d' 1,5 million d'euros sont engagés, une somme bien moindre que celle prévue par la précédente majorité départementale ui avait programmé plus de 10 millions d'investissements. Par manque d'argent, le projet a donc été revu à la baisse. Il prévoit que le bâtiment d'accueil soit restructuré. Un point information pour les visiteurs devrait voir le jour, « il donnera des informations pour tous les sites du Chemin des Dames. » Une véritable boutique sera aussi installée, « la cafétéria va être revue et un lieu de découverte et d'interprétation du Chemin des Dames va naître », indiquait il y à quelques mois François Rampelberg. Tous ces travaux seront loin d'être terminés pour la cérémonie officielle du 16 avril. Ces aménagements auront lieu en grande partie après les commémorations. Pour le moment, les services se sont concentrés sur la passerelle d'accès au musée qui a été renforcée pour accueillir la sculpture d'Haim Kern. La signalétique permettant aux visiteurs d'arriver jusqu'à la Caverne a aussi été revue

« L’aménagement est le reflet de l'époque »


Guy MARIVAL
Historien

« Régulièrement, j'entends des personnes rappeler ce qu'était la Caverne du Dragon avant, à l'époque du vieux Rogez et de sa lampe à carbure. C'est comme cela que je l'ai connue, lorsque gamin j'y allais avec mon grand-père. Maintenant, il faut être clair, la Caverne telle qu'elle était ne pourrait plus fonctionner maintenant eu égard aux normes en vigueur. L'aménagement actuel remonte aux années 90, il est, lui aussi, le reflet d'une époque, aujourd'hui on ferait  différemment. »

Virginie GUENEC

 Extrait de l'union du 22/08/2016

    

      

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La Chanson de Craonne, exutoire des soldats sur le front

Emblème de la Grande Guerre, la Chanson de Craonne est aussi au cœur de bien des légendes. Décryptage d'un mythe avec son spécialiste, le Laonnois Guy Mariva


Guy Marival a publié un ouvrage consacré à la Chanson de Craonne en 2014.
Jean-Marie Champagne

L'ESSENTIEL

•.- La Chanson de Craonne est LA chanson emblématique de la Grande Guerre.

•.- On doit sa muslque à Adelmar Fabulus Sablon. On ignore, en revanche, qui a écrit les paroles.

•.- Avant d'être associée au Chemin des Dames, elle a été chantée sur d'autres fronts.

•.- Pour certains, elle est aussi devenue un chant symbole de la 1utte des classes.

Du bon vieux 78 tours au CD, en passant par le 4S tours, la Chanson de Craonne a un incroyable destin discographique. Auteur d'un ouvrage qui lui est consacré, publié en 2004, Guy Marival en a recensé trente-huit versions. Le premier enregistrement date de 1952. La dernière interprétation, c'est celle de Sanseverino pour le CD « Chemin des Darnes - Adieu la vie, adieu l'amour ... » (lire ci-dessous).

Guy Marival a eu accès aux archives militaires et a trouvé la trace de la chanson dans des lettres de soldats

Alors qu'il enquête depuis longtemps sur la Chanson de Craonne, le Laonnois s'avoue toujours aussi fasciné par ce texte qui n'a jamais été imprimé lors de sa création mais est pourtant devenu emblématique de la Grande Guerre, en même qu'il a été au centre de bien des légendes et de récupérations, voire de fantasmes.

On doit sa musique à Adelmar Fabulus Sablon, auteur de Bonsoir M'amour et père du chanteur Jean Sablon, mais l'auteur est inconnu. « J’étais jeune professeur d’histoire à Fontenay-sous-Bois quand je l'ai découverte sur un 33 tours », raconte Guy Marival. Comme nombre d'enseignants, il en a fait un document pédagogique pour expliquer la façon dont les Poilus vivaient ce conflit, une « autre lecture de la guerre », juge-t-il.

SUR D'AUTRES fRONTS AVANT CRAONNE

L'ancien chargé de mission auprès du Conseil général de l'Aisne pour le Chemin des Dames a, pour les besoins de son livre « La Chanson de Craonne - Enquête sur une chanson mythique », notamment eu accès aux archives militaires. On y trouve la trace de paroles manuscrites dans les lettres de soldats à leur famille Interceptées, dès le début de l'année 1917, par le contrôle postal de l'Armée. De Craonne, il n'est pas encore question. Avant qu'apparaisse le nom du village du Chemin des Dames, les paroles ont été aussi associées aux combats menés à Notre-Dame-de-Lorette, en Champagne mais aussi à Verdun. La chanson est également retrouvée dans les cahiers de chansons, où chacun copiait, au gré de ses envies, ses airs préférés, des marches militaires aux chansons paillardes en passant par des chansons populaires et des chants plus révolutionnaires.

DE LA PROPAGANDE MILITAIRE À LA RÉCUPÉRATION POLITIOUE

Saisies sur des prisonniers par les Allemands, les paroles pouvaient aussi être exploitées comme instruments de propagande militaire. Lors de ses recherches, Guy Marival n'a, en revanche, trouvé aucune preuve de soldats fusillés pour l'avoir chantée, pas plus que la somme de 1 million de francs aurait été offerte à ceux dénonçant ceux qui l'interprétaient. « J'at même trouve des gars qui ont copié la chanson et qui ont eu la citation » indique-t-il.

« On est dans le fantasme », assure l'historien, aux yeux duquel il ne faut y voir qu'un « exutoire », et « le reflet de l'état d'esprit du soldat en 1917 » qui risque sa peau au front alors que les « gros font la foire » sur les « grands boulevards » comme le dit la chanson. C'est d'ailleurs plus cet aspect « lutte des classes » - avec diverses versions où l'on parle de ces « richards-là », de ces « cossards-là » voire de ces « fumiers-là » - qui retiendra l'attention de Paul Vaillant-Couturier, le futur directeur du journal L'Humanité.

3 Questions à


François GUERNIER
Auteur-compositeur-interprète

« Avant tout un témoignage de soldat »

 Comment avez-vous découvert la Chanson de Craonne ?

Je l'ai découverte lors d'un concert. C'est un groupe breton qui la chantait, les Casse-Pipe. Il donnait un concert à Ternier.

Que représente-t-elle pour vous ?

Un témoignage de soldat. Je ne la politise pas du tout comme peuvent le faire certaines personnes, notamment la récupération du Parti communiste dans les années trente. Pour moi, c'est avant tout un témoignage de soldat, au même titre que plein d'autres poèmes et textes qui ont été écrits pendant la guerre.

Pour l'album « Chemin des Dames - Adieu la vie, adieu l'amour » que vous avez coproduit pour le Centenaire, c'est Sanseverino qui l'interprête. Ou'apporte-t-il à la Chanson de Craonne ?

C'est celui qui est le plus juste dans l'interprétation depuis ... tout le temps ! Il se rapproche le plus de la façon dont elle doit être chantée. Elle me paraît plus brute, plus proche de la réalité. Elle est toujours très musicale, mais il a un peu attenué la mélodie pour transmettre plus facilement le texte. À mon avis c'est la meilleure version qu'il y ait eu. Celle qui est à bannir, c'est celle de Maxime Le Forestier qui a censuré une partie du texte. Après, ça n'est pas inintéressant quand certaines femmes la chantent. Cela amène une certaine douceur dans le texte.

 Extrait de l'union du 22/08/2016

    

      

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La trace des poilus dans la pierre

 Des milliers de soldats ont séjourné sous terre dans la carrière de Confrécourt à Nouvron-Vingré. Ils y ont laissé inscriptions et dessins.


C'est cette Marianne sculptée qui a nécessité la fermeture du site pour protéger les œuvres.

C 'est un livre d'or des poilus sculpté dans la pierre. « Nul besoin de demander à Jean-Luc Parnart s'il trouve que, les gravures de la carrière de Confrécourt sont précieuses. Elles sont à l'origine de l'association Soissonnais 14-18 qu'il préside, Debout devant- une Marianne, véritable œuvre d'art, il montre un sillon sous le portrait féminin: « Ils voulaient la voler », assure-t-il à propos des auteurs de cet acte. Aussi a-t-iI, avec d'autres passionnés. décidé de fermer ce site de Nouvron-Vingré, petite Commune à une vingtaine de kilomètres de Soissons non loin du département de l'Oise, Ainsi est née l'association qui va fêter ses trente ans.

Une lampe à la main, cet agriculteur est toujours aussi touché par ce qu'ont vécu ces soldats pendant la Grande Guerre, sur cette zone de front où il vit. Comme trois autres membres de l'association Soissonnais 14-18, il guide les visiteurs lors des rendez-vous mensuels de mars à septembre où à la demande. « Ce qui m'émeut le plus, ce sont les petites choses, les petites traces laissées avant de monter en première ligne. C'est une atmosphère, on est dans le noir, on découvre avec la lampe, chacun fait sa découverte. » Et des découvertes, l'association en a encore fait une, il y a un an environ avec une gravure symbolisant, à une des entrées de la caverne, la compagnie de mitrailleuses du 1er  Zouave. En regardant la petite tête de 'ouave avec le croissant, on imagine le moment passé par le graveur à peaufiner son ouvrage. Car de beaux dessins, il y en a aussi, à côté des messages destinés à laisser un souvenir en cas de décès. « Il y avait de véritables artistes », convient l'Axonais.

Ils étaient « 2 000 à 3 000 selon les années », sous la terre, attendant de partir au combat. « Au-dessus de la chapelle, l'escalier qui monte les mène en première ligne, ils vont atteindre la Croix brisée (petit bosquet désormais orné d'un Christ sur une croix effondrée, NDLR) en passant par des boyaux.» Certains ont donc inscrit leur nom ou celui de leurs proches, une date, ont mentionné leur régiment : « leur mémoire, leur espoir, leur désespoir », détaille le président. Ces hommes avaient déjà vécu des aventures et bien voyagé. « C'est la carrière du 1er Zouave, ce régiment qui revenait d'Algérie où les soldats avaient fait la pacification. Ils étaient là de mai à septembre 1916, il y a pile 100 ans », souligne Jean-Luc Parnart. Située sur le périmètre d'un chemin de grande randonnée, la caverne peut être contemplée de dehors: « On voit l'entrée et quelques sculptures », indique le président de Soissonnais 14-18. Les randonneurs font d'ailleurs partie des groupes qui demandent une visite avec les militaires. Sans oublier les familles en pèlerinage.

Pour prolonger la visite

 Haut-Lieu de la Première Guerre mondiale, la commune de Nouvron-Vingré recèle beaucoup de souvenir de ce conflit puisqu'elle se trouvait sur la zone de front, comme de nombreuses communes environnantes. Le village de Vingré, désormais jumelé avec Nouvron, offre son lot de souvenirs. C'est là qu'ont été fusillés six soldats à qui on reprochait d'avoir reculé: Ils ont été réhabilités depuis et une rue de Saint-Etienne porte le nom des Martyrs de Vingré en mémoire de ces poilus dont certains venaient de la Loire. Un drapeau identifie l'endroit où ils ont été exécutés et, de l'autre côté de la route, on peut découvrir l'entrée de la cave dans laquelle ils ont passé leur dernière nuit. C'est à ce moment-là qu'ils ont écrit des lettres à leur femme ou à leurs parents. Des missives dont certains extraits sont visibles à côté de leur portrait, fixés sur des maisons datant de cette époque.

> Le premier dimanche du mois à 15 heures. rendez-vous à la Croix-Brisée. Pour des visites en anglais, s'adresser à l’office de tourisme de Vic-sur-Aisne.

 Extrait de l'union du 22/08/2016

    

      

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La mémoire du Chemin des Dames

   
Département et mission du centenaire espérent un record de visiteurs en 2017.

Le centenaire de la grande bataille du Chemin des Dames sera célébré de mars à octobre 1917 et un comité de pilotage coprésidé par le préfet de l'Aisne et le président du conseil départemental, Nicolas Fricoteaux, va structurer un programme mémoriel et culturel. Les manifestations dé- buteront en' mars avec l'exigence de respecter les contraintes induites par l'élection présidentielle et les législatives qui suivront. C'est la raison pour laquelle la commémoration de la bataille des chars d'assaut de Berry-au-Bac ne se fera pas le 16 avril mais les 20 et 21 mai. C'est une saison du souvenir qui s'ouvrira sur le rappel de la destruction du donjon de Coucy et le repli très bien coordonné sur une ligne plus au nord et plus solide. Département et mission du centenaire espérent un record de visiteurs en 2017. Un son et lumière est en préparation autour de l'offensive et sa présentation pourrait avoir lieu à l'occasion de l'inauguration de la nouvelle œuvre du sculpteur Haïm Kern qui sera installé à la if' Caverne du Dragon, Une, cérémonie est également annoncée au mémorial de Cerny-en-Laonnois. Le 25 juin sera célébrée la prise de la Caverne du Dragon et en juillet comme en août, un hommage sera rendu aux troupes coloniales qui ont combattu dans le secteur tandis que les villages disparus seront mis en valeur. En septembre, un hommage international aux joueurs de rugby morts dans le département durant le conflit est prévu alors qu'en octobre, la commémoration portera sur le souvenir de la bataille de la Malmaison. L'Aisne réfléchit aussi à l'évocation de la contre-offensive de 1918 au monument des Fantômes de Landowski et au centenaire du cessez-le-feu de la Pierre d'Haudroy à La Capelle.

 Extrait de l'union du 17/08/2016

    

      

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 Aisne : la Caverne du Dragon a son site Internet

La Caverne du Dragon est le premier musée du département de l'Aisne pour la fréquentation. Il  dispose désormais de son propre site Internet qui propose notamment une visite virtuelle en trois dimensions.

 
Yves Daudigny ; « Je suis impressionné par la qualité du graphisme et la quantité d'informations mises en ligne  

Et de trois... Apres le portail du Chemin des Dames et le mémorial virtuel permettant d'effectuer des recherches sur les anciens combattants, le conseil général de l'Aisne vient d'inaugurer un troisième site Internet, cette fois consacré à la Caverne du Dragon.

Il s'agit d'un site informatique pratique. On peut y découvrir le musée, les offres de prestations, les expositions et actualités, mais aussi l'histoire de la Caverne et les différentes collections d'objets qui seront mises à jour régulièrement. Une partie plus ludique contient des photos et des panoramiques et vidéos. L'idée, c'est de permettre aux visiteurs Internet de se déplacer dans le musée et de découvrir des zones qui ne sont pas accessibles au public.

Le plus visité du département

Autre originalité, une partie pédagogique est destinée aux scolaires et aux enseignants sous forme de documents téléchargeables. Cela peut leur permettre de préparer leur visite par exemple. Il est également possible d'étendre le parcours virtuel jusqu'au Chemin des Dames grâce à une carte interactive. El enfin, des jeux de mémoire sont proposés, sous forme de puzzle par exemple.

 « Aujourd'hui est un grand jour dans l'histoire de la Caverne du Dragon » a déclaré Yves Daudigny, président du conseil général, lors de la présentation du site.

« Premier musée du département pour la fréquentation, ce musée est aussi le premier à se doter d'un site Internet ».

« Dans quelques jours, nous accueillerons le 40.000éme visiteur depuis le début de l'année. Tous les records de fréquentation depuis la réouverture du nouveau musée en 1999 seront dépassés en 2007 . Les temps forts des commémorations du 90e anniversaire ont donc eu un impact certain sur la fréquentation ».

Ils se poursuivent d'ailleurs la semaine prochaine à Craonne et à Laon où va se tenir un colloque international « Obéir, désobéir : les mutineries en perspective ». Puis le II novembre, aura lieu la 5éme journée du livre à Craonne. C'est là aussi mais sur le site de l'ancien village que sera reconstituée l'ancienne place Saint-Remy.

Et au même moment, toute une série d'expositions se dérouleront à Chavignon et un concert se tiendra à la cathédrale de Soissons.

M.-C.L                  

 Extrait de l'union du 05/11/2007

    

      

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 Au Chemin des Dames dans les pas de la tragédie

Plus de 90 ans aprèsl'offensive Nivelle, l'Aisne a célébré une page douloureuse de son histoire. Une époque qui provoque encore la polémique.


Dialogue entre les gênérations sur le Chemin des Dame
s

La guerre de 14-18 n'est vraiment pas un conflit comme les autres. Les polémiques liées à cette époque continuent d'éclater régulièrement comme des obus oubliés et piétines.

Le voeu unanime déposé par le conseil général de l'Aisne pour inviter la République française à reconnaître les soldats fusillés pour l'exemple comme des soldats à part entière, provoque l'hostilité de l'Historial de Péronne considérant cette démarche comme peu opportune.

Aucune autre époque ne suscite, sans doute, autant d'intérêt que celle de la Première Guerre mondiale.

Les commémorations célébrées sur le Chemin des Dames, mercredi, plus de quatre-vingt-dix ans aprèsl'offensive Nivelle (1) en ont à nouveau témoigné. Les visiteurs sont venus de tous les horizons, de tous les âges, marcher sur ces sentiers hantés par la souffrance. Il y avait quelquefois, dans ces présences recueillies, un hommage à la multitude des combattants mais aussi le tendre salut a un proche. Car cette tragédie est encore bien vivante dans les mémoires des familles.

Jean Mathieu, un retraité de Laon, est ainsi le fils d'un combattant de Berry-au-Bac qui dans son régiment d'infanterie, comptait un lieutenant, Charles de Gaulle et un colonel, Pétain.  

Déluge de feuet d'acier

Pour d'autres personnes, la démarche est très différente. Mélanie Poull, 18 ans, de Rozoy-sur-Serre, appartient au centre de la deuxième chance de Laon-Couvron.

Vêtue de son survêtement bleu, elle juge : » 14-18, c'est un peu trop loin mais cela m'intéresse ». Elle se montre curieuse, veut apprendre et comprendre.

Sur la terre bosselée et malmenée du vieux Craonne, l'accordéon résonne pour quelques chansons racontant les espoirs et les doutes des soldats.

A quelques kilomètres, une bougie fragile est placée dans la nuit devant chacune des deux mille tombes du cimetière de Craoluielle, Des lettres sont lues devant la foule et puis des chants basques résonnent pour évoquer ces hommes du Sud-Ouest qui ont grimpé ces pentes et sont tombés en ces lieux.

Après la souffrance, les pleurs et la mort, c'est un esprit de communion qui règne là mais qui ne réussit pas à tout effacer. L'empreinte du déluge de feu et d'acier reste inscrite pour toujours dans le sol.

T de Lestang Paradel   -   Photos Christian  LANTENOIST               

(l) Ces manifestations, la journée du Poilu, ont été organisées par le conseil général de l'Aisne, la communauté de communes de Craonne avec le concours du comité départemental de randonnée pédestre, du service départemental d'incendie et de secours et de l'association La Gagna.


Un officier très concerné par la Grande Guerre

Stéphane : « Une catastrophe humaine »

Chapeau brousse sur la tête, gros bâton de marche à la main, Stéphane  Dumontier,  de Chauny, a participé, avec ses trois enfants âges de 8 à 16 ans et son épouse, aux commémorations de l'offensive Nivelle du 16 avril 1917.

Son avis est intéressant puis-qu'il est lui même capitaine dans un régiment d'infanterie à Sarrebourg. Cet officiera participé à quinze missions extérieures.

Il connaît, mieux que d'autres, !e prix du sang.

S'il entend des critiques sur la stratégie menée par Nivelle (l) lors de l'attaque sanglante qui porte son nom, il relativise ; « il n' y a pas d'omelettes sans casser des œufs ».

La formule est sans doute abrupte. C'est visiblement celle adoptée par un homme d'action qui observe aussi : « Pour sauvegarder la liberté d'un peuple, il faut quelquefois des morts et, a l'époque, la conception de la vie était différente .

Alors, plutôt que de réserver des flèches contre des officiers de haut rang, il préfère vouer un culte aux Poilus :Cest toute une génération qui a disparue. C'est une catastrophe humaine.


L'uniforme est parfaitement authentique 

Sylvain : « La passion d'une époque »

L'association d'Epemay, les Poilus de la Marne, était representée mercredi, sur le Chemin des Dames, par cinq de ses membres revêtus de différents uniformes d'époque.

Avec Fierté, Sylvain Hoque ouvrier viticole, de Cormicy dans la Marne, a porté la tenue authentique d'un soldat français en 1916. Il lui a fallu vingt années pour en posséder, un à un, toutes les pièces, accessoires et objets. « Je suis venu pour représenter ceux qui ont souffert, pour ne pas les oublier » dit-il en expliquantqu'il n'est jamais lassé de participer à des reconstitutions diverses.

« C'est une passion de tout une époque. »

16 Avril 1917 autopsie d' un massacre:


Le public s'est montré souvent captivé lors des animations

Quatre-vingt-dix ans après, l'échec de l' offencive Nivelle sur le Chemin des Dames, les raisons de cet échec militaire sont désormais bien cernées. Mais des précisions manquaient encore pour mesurer cette hécatombe comme le constate l' historien de Soissons Denis Rolland. Il cite, pourtant, pour les quinze premier jours des combats, 17.000 tués et 65.000 blessés Français. L'attaque ne bénéficie, d'aucun effet de surprise. Elle se concentre à 6 heures du matin sur un front de  moins de quarante kilomètres, entre Berry-au-Bac et Laffaux.

Pour la prermière fois, une quarantaine de chars est engagée. Ils sont prévus pour enfoncer l'ennemi sur dix kilometres. Ils n'effectuent que quatre cents mètres.

Le général Nivelle promet : Je renoncerai si la rupture 'n 'est pas obtenue en 48 heures». Mais il n'en fait rien, s'entête.

Avec le recul, le général Payol trouve la justesse dans ses carnets secrets pour remarquer ; «on n'a 'tenu  aucun  compte·de l'ennnemi puisqu'on comptait passér en rouleau compresseur. Tout se passe comme: s' il n 'existait pas.

 M.-C.  L  -  Photos Christian LANTENOIS

 Extrait de l'union du 18/04/2008

    

      

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