Le Palais du TAU

Expositions et Visites
 

 Notice - Presse

 l' Art Déco à Reims  -  Printemps des Musées  - Circuit touristique

 

    

      

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La Presse

 

 

 

Un trésor de 1851 exposé au palais du Tau

2016

L’art contemporain s'invite au palais du Tau
Museomix Est recherche ses futurs contributeur

Les vestiges de la Grande Guerre s'exposent au Palais du Tau

2015

Le chantier de la grande rose se donne à voir au palais du Tau
Attention, exposition Combas en vue !

2014

Le Frac investit le Palais du Tau
Sacres royaux, de Louis XIII à Charles X
144 autochromes datant du premier conflit mondial
Les richesses du palais du Tau.
20 siècles en cathédrales
Petite vitesse deviendra grande

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

Visite Mai 2008

Photos de Michel Laluc

  

       

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Un trésor de 1851 exposé au palais du Tau


Depuis quelques semaines, le palais du Tau a enrichi sa collection de pièces importantes.

Jean-Marc Bouré, administrateur du monument, s’en félicite et rend hommage à son prédécesseur, Benoit-Henry Papounaud, dont la recherche sur le marché de l’art a facilité ces acquisitions, ainsi qu’à Philippe Bélaval, président du Centre des monuments nationaux, qui décide des acquisitions, dont la plus récente a déjà reçu de nombreux « j’aime » sur les réseaux sociaux. Reçue la semaine dernière et mise en vitrine à côté de « concurrentes », la maquette de la cathédrale, réalisée en 1851, est signée Logerot. Le CMN, dont les principales missions sont de conserver, restaurer et entretenir les monuments et les collections, s’est chargé de l’acquérir chez Christie’s et de restaurer la maquette, sculptée dans du chêne et du noyer. De par sa précision, sa grande taille et sa qualité, cette maquette atteste de la fascination qu’exerçait la cathédrale de Reims après le sacre de Charles X en 1824. Parmi les autres acquisitions, quatre oeuvres viennent également d’être placées dans le circuit des visites. En octobre dernier, un portrait en pied du dauphin Louis XIV enfant, attribué à Henri Testelin en 1648, a été accroché dans l’antichambre du roi. À l’occasion de l’exposition « Divins ornements », ouverte jusqu’au 7 janvier 2018, une cinquième broderie du Cantique des Cantiques vient compléter les quatre broderies que l’on pouvait déjà admirer au cours des visites. La quatrième pièce est un bâton de maître d’hôtel en bronze doré qui est venu rejoindre la collection en septembre. Recouvert de lys gravés, ce bâton représentait le commandement du maître d’hôtel lors des repas officiels à la cour. Un seul maître d’hôtel le possédait et cela signifiait que lui seul dirigeait le service. Ce bâton provient de la collection du Duc de Nemours. L’an passé, un petit tableau signé Delaval (1826) représentant la signature de la Charte Constitutionnelle par Charles X avait initié cette vaste campagne d’acquisitions. Une restauration d’agrandissement du tableau est prévue, pour laquelle un devis de 90 000 euros a été transmis au Palais du Tau.

Entrée : 8 euros (gratuité pour les moins de 26 ans). Ce week-end, l’entrée est gratuite pour tout le monde, de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 heures à 17 h 30.

 Extrait de l'union du 02/12/2017

  

       

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L’art contemporain s'invite au palais du Tau

L'exposition, qui s'ouvre dimanche, dévoile des œuvres de Richard Serra et Mehdi Moutashar


Le philosophe Gérard Lemarié, le collectionneur Didier Moiselet, l'artiste Medhi Moutashar et Jean-Marc Boure, l'administrateur du palais du Tau, M.L.

Sous les voûtes du palais du Tau achevait de se mettre en place, hier, l'exposition « Au-delà de la forme ». D'un côté, quatre œuvres de l'Américain Richard Serra, grand représentant du Minimalisme, ce courant de l'art contemporain né dans les années 1960, connu pour ses sculptures en métal. Oc l'autre, quatre, signées Mehdi Moutashar, Irakien installé à Arles depuis quarante ans, quant à lui ancré dans l'abstraction géométrique. Sept sérigraphies de Moutashar complètent cette exposition où se mêlent dépouillement formel, grand format, géométrie et puissance du noir.

Ces œuvres appartiennent depuis es années 1980 à Didier Moiselet, collectionneur qui, l'ah dernier, déjà dans la salle basse, du palais du Tau, avait permis l'exposition consacrée à Robert Combas.

« DANS CES ŒUVRES DE SERRA, JE VOIS UNE ÉNERGIE FANTASTIQUE  ! »

Pourquoi rapprocher ces deux artistes ? « Ils ne se connaissent pas du tout, confiait, hier, M. Mojselet. Cette 'exposition, c'est une envie de collationneur qui rencontre un beau lieu et, surtout, d'amener des réflexions » en ayant imaginé cette cohabitation inédite.

Serra, qui avait utilisé du goudron pour les œuvres aujourd'hui exposées à Reims, « reste l'un des plus grands artistes dans le Minimalisme, c'est une étiquette qui a été mise il y a trente ans mais les étiquettes sont dérisoires. »

Face à une œuvre de jeunesse « rarissime » réalisée par Serra en 1973, M. Moiselet s'enthousiasme : « J'y vois une énergie fantastique, très novatrice à l'époque, dans la grande tradition de la peinture américaine ! » Moutashar, lui, parvient â ses yeux à « dépasser l'art géométrique stria» en dépliant d'étonnantes calligraphies métallisées. »

Mathieu LIVOREIL

«Au-delà de la forme », jusqu'au 27 mars au palais du Tau, Du mardi au dimanche de 9 h 30 'à 12 h 30 et de 14 heures à 17 h 30, Tarifs: 7,50 €, gratuit pour les enfants.

 Extrait de l'union du 26/11/2016

  

       

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Les vestiges de la Grande Guerre s'exposent au Palais du Tau

Avec l’exposition « De terre et d’acier, archéologie de la Grande Guerre », 300 objets découverts sur le front de la guerre 14-18 se dévoilent au Palais du Tau de Reims. Des pièces porteuses d’humanité qui ont survécu au carnage


Signé Frédéric Beauclair, la scénographie évoque le profil des tranchées. B. Sivade

La grande photographie des squelettes alignés a été légèrement floutée. Pour ne pas heurter les visiteurs et respecter la mémoire de ces soldats britanniques. Leur sépulture a été mise au jour le 21 mai 2001, à l'entrée de la ville d'Arras. En passant le sous-sol au peigne fin, les archéologues sont tombés sur une grande fosse de 15 mètres de long, dans laquelle reposaient vingt hommes. Plusieurs badges d'épaule, portant la mention « Lincoln », ont permis de savoir qu'ils appartenaient au 10ème  bataillon du Linconshire Regiment et qu'ils ont péri en avril 1917. Ces « Grimsby Chums » ont été enterrés en urgence, mais pas n'importe comment. « Ils ont été déposés sur le dos, bras contre bras, comme pour montrer qu'ils restaient liés dans la mort. On a aussi découvert que trois d'entre eux, placés côte à côte, avaient comme caractéristique génétique de ne pas avoir les deux os du frontal soudés. Ils devaient être frères. Il s'agit là d'un geste funéraire fort, qui est tout sauf déshumanisé », explique Yves Desfossés, l'un des cinq membres du conseil scientifique de « Terre et d'acier, archéologie de la Grande Guerre », la très belle exposition qui s'ouvre demain, et pour trois mois, au Palais du Tau.

Le conservateur régional de l'archéologique à la Drac Champagne-Ardenne sait combien la découverte d'un soldat est émouvante. « C'est un moment très fort où un lien se tisse entre le fouilleur et le fouillé », confie-t-il. L'archéologue se souvient notamment de la mise au jour du corps d'Archibald Mac Millan, en 2001 à Arras, et de ses funérailles, deux ans plus tard, en présence du fils qu'il n'avait pas connu. Déjà présentée à Arras, du 9 avril au 21 août 2015, cette exposition met en valeur de très nombreux objets découverts lors de fouilles archéologiques. « En fait, l'archéologie de la Grande Guerre est une discipline récente. On a commencé à sy intéresser à la fin des années 80, avec le projet du TGV Nord. Tout était compliqué, notamment parce que des munitions sont encore actives. Au départ, beaucoup d'archéologues se demandaient d'ailleurs si ces fouilles sur la ligne de front étaient de leur ressort », raconte Yves Desfossés, spécialiste de l'époque gallo-romaine. « En 1991, quand les ossements d'Alain Fournier ont été retrouvés dans la Meuse, le travail des archéologues, pour cette période de l'Histoire a été mis en avant. Dans les années qui ont suivi, on s'est intéressé à la vie quotidienne lors des combats et aux rites funéraires. Depuis les années 2000, des chantiers de fouilles spécifiques ont été mis en pIace. » L'archéologue, selon lequel il reste encore 600.000 corps enfouis sur l'ensemble du front ouest, a sélectionné, avec les autres commissaires de l'exposition, quelque 300 objets récupérés lors de plusieurs fouilles. Parmi eux, des pains d'explosifs allemands, retrouvés vers Massiges, une brouette aves un seau plein de béton, des isolateurs pour apporter l'électricité dans les tranchées, des casques, des couteaux ou des catapultes bricolées. La scénographie, qui évoque les tranchées, invite le visiteur à entrer dans l'intimité des soldats.

Un tank mis au jour sept mètres sous terre

Dans l'une des quatre parties du parcours, on découvre l'histoire du tank britannique découvert en 1998, sept mètres sous terre, à Flesquières, près de Cambrai. « Ce char avait été détruit le 20 novembre 1917. Il a fallu une semaine pour l'extraire. Classé monument historique, il est aujourd'hui stocké dans une grange. Un centre d'interprétation devrait ouvrir sur place en 2017 », indique l'archéologue qui a suivi le chantier en, 1998. Dans une vitrine, sont exposes des assiettes, des flacons en verre, une conserve de bœuf bouilli, une bouteille de lait malté... « L'idée est de donner un aperçu de la vie dans les tranchées et les camps repliés. Des espaces sont notamment consacrés aux pratiques et croyances religieuses », note Yves Desfossés. L'archéologue passionné montre une bouteille de champagne miniature. « On l'a retrouvée en 2009, à Bétheny, sur le corps d'un Allemand tué en septembre 1914. Il avait acheté ce porte-clefs à Epernay, où son unité était passée ... 

Des cartes postales en écorce de bouleau


Des pains d’explosifs retrouvés vers Massigues. B Sivade

Plusieurs objets rares sont présentés dans cette exposition. Dans une vitrine consacrée aux «objets liés à l'écriture J, on peut voir deux cartes postales en écorce de bouleau. Sur l'une d'elles, est écrit en allemand CI Bonne fête ». Elles ont été trouvées par des archéologues sur un soldat allemand, en 2012, à Apremont dans les Ardennes. « Comme le corps se trouvait dans une zone humide, ces cartes, très rares, sont restées en bon état », indique Yves Desfossés. Plus loin les visiteurs découvrent des bâtons de graphite pour un projecteur de cinéma. Ils ont été découverts dans une fosse-dépotoir d'un projectionniste. Dans les camps repliés, les soldats tentaient de se vider la tête en regardant des films.

Valérie COULET

Exposition du 27 février au 22 mai 2016 au Palais du Tau,  

Extrait de l'union du 25/02/2016

  

       

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Le chantier de la grande rose se donne à voir au palais du Tau

En attendant l'achèvement des travaux de sa restauration, l'étage de la grande rose de la cathédrale fournit la matière à une exposition. À voir jusqu'au 25 octobre 2015


Jusqu'au 25 octobre, ce vitrail reste à votre hauteur. Après quoi, il remontera bien haut sur la façade. A.P

À SAVOIR

•.- L'exposition « Allons voir si la grande rose ... » consacrée au chantier de restauration de la grande , 4 rose (rosace) en question, est visible au palais du Tau jusqu'au 25 octobre 2015.

•.- Elle est co-organisée par la direction régionale de l'action culturelle (Etat), le palais du Tau, la Ville de Reims et l'association des Amis de la cathédrale.

•.- Le palais du Tau est ouvert tous les jours sauf le lundi de 9h30 à 18h30 .

•.- Tarifs : plein 7,5O€; réduit 6€; gratuité accordée notamment pour les moins de 18 ans, les 18-25 ans de l'Union européenne, et les demandeurs d'emploi.

C 'est une image de couleur à peine plus grosse qu'une galette bretonne. Du vert, du rouge, du jaune ... L'image représente la sainte vierge, plus précisément au moment de sa dormition (la fin de sa vie terrestre). Cette image, c'est un vitrail médiéval qui orne habituellement la façade de la cathédrale, et qui reste largement invisible au commun des mortels tant il est haut perché. Eh bien pendant quelques semaines, ce petit bijou de l'art verrier, vous l'avez à hauteur d'homme! Au palais du Tau. C'est l'une des pièces vedettes de l'exposition consacrée au chantier en cours portant sur la rénovation de l'étage de la grande rose. Le vernissage en a eu lieu mardi soir, et le décrochage aura lieu au lendemain du 25 octobre. Vous avez donc quelques semaines devant vous pour en profiter, ensuite la dormition rejoindra son emplacement originel, loin des regards. Ajoutons que le vitrait, avant d'être livré à l'admiration du public, a subi un nettoyage en règle. Du coup, il rayonne de tout son éclat.

Avec ce vitrail et quelques autres de la même eau, ainsi que des pièces tout à fait remarquables rarement ou jamais exposées à ce jour - on songe à ces aquarelles d'Henri Deneux reproduisant avec une minutie ravissante différentes sections de l'étage en cours de restauration -, les amoureux du patrimoine rémois peuvent de fort belle façon prendre leur mal en patience avant l'achèvement des travaux. « Ce sera dans 18 mois » annonçait le président Poret des Amis de la cathédrale à l'heure des discours. En attendant, l'expo, c'est tout de suitr !

Antoine PARDESSUS

Extrait de l'union du 02/07/2015

  

       

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Les trésors de l'architecture religieuse contemporaine


Pascal Lemaitre était présent mercredi à Reims pour le vernissage de son exposition. Remi Wafflart

« Les architectes du XX° siècle ont ramené la lumière dans les églises »
Pascal Lemaitre

A priori, l'architecture religieuse du XX° siècle ne fait pas rêver. Elle évoque souvent des édifices en béton, froids et sans charme. Or, selon le photographe Pascal Lemaître, les choses sont en train d'évoluer. « Ces édifices ne font plus peur. Il y a aussi de moins en moins de réalisations épidermiques. Ce qui était moche a été démoli et de très nombreuses constructions, jusque-là méconnues, commence à attiser la curiosité de passionnés d’architecture. » Il assure avec conviction « le patrimoine sacré du XX° siècle est d’ailleurs très riche et extrêmement varié. »

« Le laboratoire d’idées et de techniques de constructions »

S’il connaît bien les édifices d’architecture classique, Pascal Lemaitre s’intéresse depuis longtemps à l’architecture religieuse contemporaine car c’est un laboratoire d’idées et de techniques de construction.

Pendant de longs mois, Pascal Lemaître a sillonné la France à la découverte de ce patrimoine. Il a pris le temps de photographier une centaine d’églises catholiques ou orthodoxes mais aussi des temples protestants ou bouddhiques, des synagogues et des mosquées. « Jamais je n’avais ressenti autant d’émotions dans une campagne photographique. Pénétrer seul dans une œuvre de Perret, Le Corbusier ou Parent, est un moment inoubliable, confie-t-il. J’ai parcouru chaque bâtiment avec mes appareils, cherchant ce qu’a voulu dire l’architecte, suivant l’avancée de la lumière d’un coté à l’autre de la nef, découvrant au passage des perspectives fugaces … »

A l’invitation du Centre des monuments nationaux, Pascal Lemaître a sélectionné une soixantaine de photographies réalisées lors de ce long périple. Ces clichés sont aujourd’hui et jusqu’au 28 juin, à découvrir au Palais du Tau. Ils rejoindront cet été l’abbaye de Cluny, puis, en fin d’année, le cloître de la cathédrale de Fréjus.

« Le photographe fait remarquer que la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905 n’a pas engendré un déclin de l’architecture catholique en France. Au contraire, elle a favorisé un vaste mouvement de constructions. Les architectes se sont sentis très libres. Ils ont collaboré avec de grands artistes comme Marc Chagall, Henri Matisse, Pierre Bonnard ou Gérard Garouste ... »

Pascal Lemaître note aussi que les architectes du XX° siècle ont « ramené la lumière dans les églises », Pour preuve, il montre une photo de la chapelle Notre-Dame de l’Assomption à Courchevel 1850. Construit entre 1953 et 1955, l’édifice est composé d’une grande baie vitrée qui donne sur les sapins. « Cette baie peut s’ouvrir. L’architecte Denys Pradelle a eu la bonne idée de placer un autel et un tabernacle qui tournent pour que les fidèles assis à l’extérieur puissent suivre les cérémonies. »

Pascal Lemaître évoque, parmi les incontournables, Saint-Remy à Baccarat qui rayonne grâce à de nombreuses pièces de cristal coloré, la chapelle de Vence  « le dernier chef d’œuvre de Matisse », ou le temple protestant Cap Espérances dans le Val-d’Oise  dont la forme rappelle une oreille.

Valérie COULET

 Extrait de l'union du 05/05/2015

  

       

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Attention, exposition Combas en vue !

Seize toiles du peintre français seront exposées au palais du Tau du 20 février au 22 mars. Présentation de ce qui s'annonce comme un des événements culturels de l'année


Tous les tableaux exposés au palais du Tau - propriété du collectionneur Didier Moiselet - ont été réalisés par Robert Combas entre 1981 et 1984. OR

« Combas, c’est quelqu’un de qui fait dfes chef-d’œuvre et qui, en plus est très sympathique ! »
Didier Moiselet, collectionneur

Pendant près de deux décennies, Robert Combas avait quasiment disparu des écrans radars. Jusqu'au printemps 2012, où le champion de la figuration libre des années 80 fut l'objet d'une vaste rétrospective - 600 œuvres - au musée d'art contemporain de Lyon. Plus récemment, en septembre dernier, onze de ses toiles furent exposées à La Rochelle. C'est là que se croisèrent Didier Moiselet, propriétaire des peintures en question, et Gérard Lemarié, de l'association rémoise du Jardin des arts, basée aux Crayères.

Vite, un accord de principe fut trouvé pour qu'une nouvelle exposition Combas puisse être organisée, cette fois dans la cité des sacres. « Je suis allé à Reims dès le mois d'octobre, nous confiait la semaine dernière M. Moiselet depuis son domicile parisien. Plusieurs lieux furent évoqués et le choix du palais du Tau s'est imposé. » Voilà pour la genèse de ce qui s'annonce, à l'évidence, comme un des événements majeurs de l'année culturelle locale.

Organisée en partenariat par le Jardin des arts, la Ville et le Centre des monuments nationaux, l'exposition est prévue du 20 février au 22 mars. Seize toiles, toutes réalisées dans la période 1981-84 seront exposées. À cette période, le style de Combas est déjà constitué, il n'en a pas changé depuis : dessin incroyablement foisonnant, tracé noir au pinceau, arabesques continues mêlées à des couleurs intenses; la dextérité remarquable, de ses graphismes permet d'éviter toute confusion. On pense à Basquiat et à Picasso.

Ces seize toiles ne constituent pas l'intégralité de l'œuvre de Robert Combas qu'a pu accumuler, au fil des ans, le collectionneur : «J'y ai réfléchi en respectant l'espace du palais du Tau : â mon avis, les peintures qui seront exposées correspondent parfaitement au lieu - une crypte et son contenu religieux. » Précisément le menu : sept des seize œuvres, d'une hauteur de 2,40 m, ont pour thème majeur la bataille.  « C'est le thème central de Combas pour qui toute la vie est bataille », éclaire M. Moiselet. Toujours selon ce dernier, les neuf autres œuvres, d'un format plus modeste, se décomposent en deux axes : « Quatre sont « matissiens » pourrait-on dire, plus apaisé, représentant une femme, etc. Les cinq dernières sont plus expressionnistes, touchant aux thèmes du fantastique, de l'angoisse - l'une rend d'ailleurs hommage à Munch. » L'affiche de l'exposition, diffusée cette semaine dans les rues rémoises, reprend une de ces cinq dernières toiles et représente un coureur de fond au visage affolé.

M.Moiselet a acquis la grande majorité de ces toiles peu après leur réalisation. Celles qui lui manquaient, il est allé les chercher, des années plus tard, jusqu'en Italie et aux États-Unis. « Je suis très rapide à comprendre quand c'est bon, dit-il, jovial0 Combas c'est quelqu'un qui fait des chefs-d'œuvre et en plus, c'est quelqu'un de sympathique, ce qui est déjà énorme par rapport à tous les artistes qui se croient malins et qui sont des parvenus. » La cause profonde de cette exposition à venir tient en une phrase : « Les jeunes aujourd'hui, ils n'ont aucune raison de connaître Combas. Ces tableaux, personne ou presque ne les a vus depuis trente ans », assène celui qui est également passionné par l'art islamique ancien et la typographie allemande du début du XXe siècle. II poursuit: « Combas, c'est quelqu'un de simple, d'humain, issu d'un milieu populaire. j'ai connu ses parents, ce sont des gens qui se sont connus au bal du Parti communiste ! » On allait oublier : la présence de Robert Combas soi-même pour l'exposition est espérée par les organisateurs.

Mathieu LlVOREIL

Extrait de l'union du 01/02/2015

 
S
eize chefs-d'oeuvre de l'artiste Robert COMBAS sont visibles jusqu'au 22/03/2015 au Palais du Tau. L'événement , proposé par le Jardin des Arts, le Centre des Moniments nationnaux et la ville de Reims, est de portée internationale tant les expositions de l'artiste sont rares. En marge de l'exposition, le Palais du Tau organise des rencontres, des visites insolites et des parcouurs découverte afin d'ouvrir l'art contemporain à uin trés large public.

 Extrait de RA N° 316 de 03/2015

  

       

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    Le Frac investit le Palais du Tau 

Les membres du Frac ont imaginé cette exposition en jouant sur les notions de réel et d’irréel, de présence et d’absence

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Le Fond régional d’art contemporain (Frac) Champagne-Ardenne présente, à partir de demain, au Palais du Tau, « Fantasmagories », une exposition qui joue autour du réel et de l’irréel, du rêve et de l’imaginaire, de la présence et de l’absence…

Organisé dans le cadre des 30 ans du Frac, cette exposition donne à voir une dizaine d’œuvres, dont beaucoup de photographies noir et blanc, des vidéos et des installations.

« Fantasmagories » s’amuse à créer une ambiance énigmatique dans ce Palais du Tau qui semble habité de fantômes. Dans la chapelle, le public découvre une installation de Nick Mauss et Ken Okiishi. Les artistes américains mettent en scène des mannequins qui, comme certaines statues de la cathédrale abîmées par le temps ou la Première Guerre mondiale, n’ont plus de visage. A voir également, deux gravures du Rémois Christian Lapie, une vidéo de Lise Strba qui a travaillé à partir de films de famille ou « Oogie l’ectoplasme », une œuvre de Pierre Joseph représentant un étrange personnage. Deux photographies, très théâtrales, de l’Allemand Dieter Appelt semblent imprégnées d’une présence invisible.

Un peu plus loin, « Rêve à Giverny », une très belle série de Claude-Louise Batho, donne à voir des images d’une fillette au bord de l’eau et de paysages – feuillage, cimes d’arbres perdues… – aux contours indéfinis. « La brume provoque une opacité, une indétermination du fond et de la forme qui sont le signe d’une anxiété fortement présente », notent les organisateurs de l’exposition. Il s’agit, aussi, d’un hommage à Claude Monnet et à ses Nymphéas, peints dans ce même jardin.

A voir du 19 décembre au 15 février au Palais du Tau. Du mardi au dimanche de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 heures à 17 h 30.

Valérie Coulet

 Extrait de l'union du 17/12/2014

  

       

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Petite vitesse deviendra grande

Des premières locos roulant à 50 à l’heure jusqu’aux TGV dépassant les 300 aujourd’hui : toute une histoire ferroviaire est résumée dans l’exposition visible au palais du Tau jusqu’à la fin du mois d’octobre.

Le directeur du Cnam présente une des maquettes :


« C’est l’histoire du train, vue à travers le désir de l’homme de rouler toujours plus vite, et avec toujours plus de confort et de sécurité. »

Les passionnés de train, et les amateurs de technique en général se régaleront s’ils se rendent au palais du Tau ; ils y verront une exposition temporaire réalisée par l’antenne régionale du Cnam (conservatoire national des arts et métiers) sur le thème : petite vitesse deviendra grande. « C’est l’histoire du train vue à travers le désir de l’homme de rouler toujours plus vite, avec toujours plus de confort et toujours plus de sécurité » résume le directeur de l’établissement, Gérard Villermain-Lécolier. « Elle offre plusieurs niveaux de lecture possibles, et peut donc intéresser aussi bien les enfants, que les étudiants, ou les techniciens avertis. »

Les leçons des catastrophes

L’histoire commence en 1814, et l’expo avec elle, avec une maquette de la première locomotive, la « roquette » de l’Anglais Stephenson, qui sera rapidement perfectionnée par le Français Marc Seguin. Et elle s’achève avec les maquettes des TGV d’aujourd’hui et même de demain.

En tout, une cinquantaine de pièces sont présentées, accompagnées la plupart du temps d’explications à caractère pédagogique, et balayant les considérations aussi diverses que le freinage, les rails, la signalisation, et même les catastrophes ferroviaires : « C’est avec elles que l’on tire des leçons et que l’on fait progresser les choses, raconte M.Villeramain-Lécolier. Ainsi à la suite du drame du 8 mai 1842, dans lequel des passagers du train Versailles-Paris s’étaient retrouvés prisonniers de wagons en bois en feu, on a fabriqué des wagons métalliques, et on a cessé de les fermer à clef  pendant le voyage. »

Certes, si l’exposition est intéressante en elle-même, elle devient carrément passionnante avec les commentaires d’un fin connaisseur. Malheureusement, tout le monde ne peut pas disposer du directeur du Cnam en personne. Le public peut toutefois, pour se faire quelque peu éclairer, recourir aux bons offices des guides du palais du Tau. Des visites guidées avec des spécialistes seront même possibles, mais après les grandes vacances, en septembre, et surtout en octobre, dans le cadre du « mois de la création ». Les amoureux du chemin de fer peuvent se préparer à prendre rendez-vous.

  A.P                              .

 Extrait de l'union du 31/07/2007

  

       

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