Le Palais du TAU

Presse
 

 NoticeExpositions

 l' Art Déco à Reims  -  Printemps des Musées  - Circuit touristique

 

Vers un nouveau Tau
La restauration et le réaménagement du palais du Tau en suspens 

Le Palais du Tau de 1906 à nos jours

Premières actions des Amis du palais du Tau REIMS

2016

Le Palais du Tau a enfin ses « amis »
La couronne de Louis XV à vair au palais du Tau
Le nouvel administrateur du palais du Tau ne manque pas de projets
Les réserves se dévoilent

2015

Un portrait de Louis XIV acheté par le palais du Tau à Reims

Un trésor royal du Palais du Tau à Reims vendu aux enchères
 Au palais du Tau, un trésor royal peut en cacher un autre
Le palais du Tau va perdre un trésor royal

2014

Le trésor volé restitué à Reims 100 ans après
Et la Croix retrouva son trésor

Les marionnettes d’Orbis Pictus débarquent à Reims au Palais du Tau

Orbis. Pictus, les marionnettes en liberté
Le Palais du Tau : un monument, pas un musée
Le Palais du Tau au creux de l' oreille
Noël au Palais du Tau : les traditions provençales
Le Palais du Tau  haut lieu de l'histoire de France
En passant par la Cathédrale allez voir le palais du Tau

    

      

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 Vers un nouveau Tau

Le palais du Tau sera restauré à l’horizon 2020, ce qui entraînera une fermeture   du site, avant une réouverture « vers 2022-23 », selon le Centre des monuments nationaux.  


Hier midi, au premier étage du palais du Tau, lors de la convention de partenariat avec la maison de champagne Taittinger. Christian Lantenois

Classé patrimoine mondial par l’Unesco en 1991 au même titre que la cathédrale, le Palais du Tau peut se préparer à une restauration d’ampleur. Si aucune feuille de route n’a encore été actée, la signature, hier matin, d’un partenariat entre la maison Taittinger et le palais du Tau a permis d’esquisser une chronologie. À l’issue du point presse, Philippe Bélaval, depuis 2012 président du Centre des monuments nationaux, établissement qui a la charge du Palais du Tau depuis 2000, estimait que le lancement des travaux « pourrait avoir lieu d’ici deux ans. »

Ceux-ci entraîneront nécessairement la fermeture du lieu au public pendant un an, voire davantage. À terme, une réouverture s’envisagerait à l’horizon « 2022-23 » . Ces échéances ne sont pas encore gravées dans le marbre : pour le moment, des premières études de faisabilité sont en cours, incluant notamment des diagnostics électriques. En outre, un conservateur planche sur le futur circuit de visite. « C’est l’un des plus grands projets que l’établissement va lancer dans les années qui viennent, » confiait Philippe Bélaval.

La présentation des souvenirs des sacres mérite d’être mise en valeur selon des formes plus attractive
Le président du Centre des monuments

Face aux élus et acteurs culturels réunis, ce dernier a assuré de son «souhait réel » d’engager le Centre des monuments nationaux « dans une rénovation en profondeur » . Et de livrer une piste de réflexion sur l’avenir du lieu, classé monument historique depuis 1907 : « On a vu avec l’exposition sur les sacres qui a eu lieu il y a quatre ans que ce thème était l’un des éléments forts de l’attractivité de la ville. Je crois qu’il faut davantage le montrer. La présentation des souvenirs des sacres, des trésors qui sont autour de nous, méritent d’être mise en valeur selon des formes plus attractives. »

Pour ceux qui auraient dormi pendant les cours d’histoire, rappelons que le palais du Tau fut le lieu de résidence des rois pour leur sacre, et la salle du Tau accueillait le banquet royal.

À travers la question du financement, celle du mécénat

Et Philippe Bélaval de conclure sous les applaudissements : « J’espère que les futurs plaisirs seront des futurs partagés. » Reste à savoir comment se construira le financement de la restauration, pour lequel « j’espère que collectivités territoriales et partenaires économiques nous accompagneront ».

De son côté, Arnaud Robinet a dit sa « reconnaissance » à l’égard de la volonté de Philippe Bélaval «d’entreprendre un gigantesque chantier » . Et de glisser : « La valorisation du patrimoine est une de nos priorités mais une ville doit aussi évoluer, elle ne peut pas rester éternellement un musée. » Traduire : la Ville ne pourra seule supporter le poids d’une telle restauration. Le maire de Reims n’a pas caché son « inquiétude » sur les« réflexions » que mènerait le gouvernement quant à une remise en cause du mécénat par les entreprises. « J’espère que ce n’est qu’une piste qui a été lancée pour voir la réaction des élus locaux. À Reims, les récentes restaurations ont pu se faire grâce au mécénat d’entreprise et de particuliers. »

À ses côtés, le préfet convenait volontiers que « le patrimoine, il faut le faire vivre » mais, en guise d’épilogue, optait pour une pirouette : « Comme je le dis toujours pour me dérober : la sagesse est au Parlement. » Soit là où, dans le cadre du projet de loi de finances, l’avenir du mécénat se jouera. Et peut-être aussi une partie de celui du palais du Tau.

Comment Jean Taittinger s’était impliqué dans le palais du tau

 Avec une pointe de gourmandise, Pierre-Emmanuel Taittinger, président de la maison de champagne du même nom ainsi que de la mission Unesco, a relaté comment son père, Jean, député-maire de la ville de Reims (de 1959 à 1977, NDLR) avait œuvré en son temps pour la reconstruction du palais du Tau, gravement endommagé lors d’un incendie au début de la Première Guerre mondiale, survenu à la suite de bombardements : « Mon père a été totalement à l’initiative de la restauration du Tau, avec André Malraux. À l’époque, il fallait tout reconstruire, ce lieu n’était pas la priorité. Mon père avait adroitement joué la chose : il s’était arrangé pour être rapporteur de deux budgets, celui du logement – qui lui a permis de construire peut-être un peu trop d’HLM – et celui de la culture. Il me disait toujours : j’arrange les affaires d’André Malraux mais je me sers allègrement pour Reims , ce qui lui a permis d’entamer les immenses restaurations du Tau. » Un musée sera inauguré en 1972.

Actuellement, la fréquentation du palais du Tau connaît une nette hausse depuis deux ans, d’environ 30 %. A l’occasion des récentes Journées du patrimoine, +29 % de visiteurs ont été recensés par rapport à l’an dernier.

Mathieu LIVOREIL

Extrait de l'union du 28/07/2018

  

     

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La restauration et le réaménagement du palais du Tau en suspens 

Le Centre des monuments nationaux veut redonner une nouvelle jeunesse au palais du Tau, en revoyant notamment toute la muséographie. Mais le chantier n’est pas encore programmé.  


Aujourd’hui, les 2e et 3e étages du palais du Tau font office de réserves. Le CMN envisage de les aménager pour accueillir le public dans le cadre d’animations culturelles et pédagogiques. Hervé Oudin


«
 Il faudrait prévoir des salles pédagogiques et éventuellement étendre le circuit de visite »
Jean-Marc Bouré, administrateur du palais du Tau

Philippe Belaval qui, fin juin, s’est vu confier un troisième mandat à la tête du Centre des monuments nationaux (CMN), l’assure. La récente décision du Premier ministre de confier la gouvernance du Mont-Saint-Michel à un Établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) rattaché à l’État ne remet pas en cause le projet de rénovation et de réaménagement du palais du Tau. Reste que ce projet, dans les tuyaux depuis un bon moment, semble avoir du mal à avancer. Si des réunions ont déjà été organisées à Paris à propos de l’ancien palais archiépiscopal rémois, aucune date n’est à ce jour avancée. « Un projet de conservation concerne en effet le palais du Tau mais il est encore bien trop tôt pour fixer un calendrier », fait-on savoir au service communication du CMN, en glissant que d’autres projets sont dans les cartons : la restauration et l’ouverture à la visite de l’Hôtel de la Marine à Paris ainsi que la création de nouvelles muséographies sur le site archéologique d’Enserune dans l’Hérault et à l’abbaye de Beaulieu-en-Rouergue, dans le Tarn-et-Garonne.

UNE PERTE DE PLUSIEURS MILLIONS D’EUROS ?

Si l’on peut se demander si le CMN pourra, comme il le souhaite, mener à bien son projet de rendre le palais du Tau plus attrayant, c’est parce qu’avec la création de l’Epic, il pourrait perdre une part importante de son budget. Chaque année, l’abbaye du Mont-Saint-Michel lui rapporte en effet entre 5 et 7 millions d’euros de bénéfices. Or, Édouard Philippe a été clair : « L’essentiel du produit des recettes nouvelles dégagées par l’Epic contribuera à la valorisation et au développement territorial et touristique de la baie du Mont-Saint-Michel. »

À Reims, Jean-Marc Bouré, l’administrateur du palais du Tau, confirme que l’ancienne résidence des rois pendant les sacres a besoin de gros travaux mais que rien n’est encore fixé. « Les discussions sont en cours. Plusieurs options ont été avancées et plusieurs scénarios envisagés » , indique-t-il. Pami ces options figure la restauration des façades du monument et la création d’une nouvelle muséographie avec notamment un nouveau parcours de visite et une présentation plus moderne des œuvres de la collection. L’idée de reconstituer un dîner de sacre royal a été évoquée et il a été prévu de restaurer plusieurs pièces phares dont le long manteau en velours de soie brodé de fils d’or et d’argent, à doublure et bordure d’hermine, que Charles X portait lors de son sacre à la cathédrale Notre-Dame, le 29 mai 1825.

Par ailleurs, il serait question d’installer le chauffage au premier étage du musée pour pouvoir louer certains espaces à l’occasion de soirées, comme cela se fait aujourd’hui dans la salle basse. L’équipe du palais du Tau aimerait également voir aménagés les deuxième et troisième étages du bâtiment qui, à ce jour, font office de réserves. « Il faudrait prévoir des toilettes pour le public mais aussi des salles pédagogiques pour les animations culturelles et éventuellement étendre le circuit de visite », note Jean-Marc Bouré.

UNE FERMETURE AU PUBLIC PENDANT AU MOINS UN AN

Au final, la restauration et le réaménagement du musée pourraient coûter quelque neuf millions d’euros dont un million pour les façades et nécessiteraient une fermeture au public pendant au moins un an. Reste à savoir si le CMN, qui gère une centaine de monuments français, aura les moyens financiers de mener à bien ce projet.

UN TAUX DE FRÉQUENTATION EN HAUSS

Établissement public, le CMN a la responsabilité d’une centaine de monuments en France dont les plus rentables sont l’Arc de Triomphe, la Sainte-Chapelle, les tours de la cathédrale Notre-Dame, la Conciergerie et… l’abbaye du Mont-Saint-Michel. Pour l’horizon 2022, le gouvernement lui a aussi confié un projet autour de la francophonie dans l’ancienne résidence royale de Villers-Cotterêts dans l’Aisne, après des travaux de remise en état. L’an dernier, le CMN a accueilli 9,47 millions de visiteurs, et retrouvé ainsi son niveau de fréquentation de 2014. À Reims, le palais du Tau voit, lui aussi, son nombre de visiteurs augmenter. Au premier semestre 2018, le nombre d’entrées est de 33 % plus élevé par rapport à 2017. Entre le 1 er janvier et fin juin, cela représente 44 543 entrées. Pour attirer encore davantage de visiteurs, l’équipe du palais du Tau va programmer de nouvelles grandes expositions temporaires. Après une exposition organisée avec le Fonds régional d’art contemporain (Frac) Champagne-Ardenne, il mettra à l’honneur des pièces d’orfèvrerie des sacres roumains, dans le cadre de l’année France-Roumanie en 2019.

Valérie COULET

Extrait de l'union du 28/07/2018

  

     

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Le Palais du Tau de 1906 à nos jours


Le Palais du Tau de 1906 à nos jours 

LLe 23 février 1906, Louis-Henri-Joseph Luçon, évêque de Belley, successeur du cardinal Langénieux, reçoit du Pape l’insigne distinctif le pallium et est nommé à Reims. Il arrive à la gare de Reims le 5 avril 1906 et reçoit un accueil exceptionnel et enthousiaste des Rémois. Il est acclamé tout le long du parcours en voiture attelée jusqu’au palais archiépiscopal (actuel Palais du Tau). Des milliers de personnes sont réunies dans la vaste cour d’honneur. Sur la carte postale de 1906, il est en train de bénir les fidèles. Par l’application des lois sur la séparation de l’Église et de l’État, l’archevêque Luçon est expulsé le 17 décembre 1906, soit neuf mois après son arrivée. Il deviendra cardinal en 1907 et s’établira quelques mois après au 3, rue du cardinal de Lorraine (actuel archevêché de Reims).

Collection Michel Thibault/Laurent Leroy. D’autres clichés de Reims, saisis à différentes époques, sont visibles sur le site www.reimshieretaujourdhui.com

Extrait de l'union du 14/07/2018

  

     

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Premières actions des Amis du palais du Tau REIMS

Excursion à Versailles, brochure sur les monuments, dîners royaux, les idées fusent!


L’association sort, avec les Amis de la cathédrale et Renaissance de Saint-Remi, une brochure valorisant les « trois joyaux » de Reims, afin d'inciter a visiter les trois sites. Hervé Oudin


« Une seule et même ville pour 33 sacres royaux: cela n'existe nulle part ailleurs dans le monde »
Fançoise, présidente des Amis du Tau

Les Amis du palais du Tau ont été créés en septembre dernier et ils comptent déjà une quarantaine de membres (L'union du 11/10/2016). Leur présidente, Danielle Faneeny, rappelle que l'objectif est de soutenir les actions du centre des monuments historiques, de contribuer à son rayonnement et d'encourager le mécénat. Parmi les premières actions et propositions concrètes, voici, pour samedi 18 mars, une excursion à Versailles. Pour 40 E, les adhérents se rendront en car jusqu'au château et visiteront l'exposition consacrée aux divertissements à la cour, accéderont aux grands appartements du roi, disposeront d'un audto-guide., Le nombre de places est limité à 43 personnes, « Ces excursions sont des moments idéaux pour échanger, discuter, mieux faire connaissance », se réjouit la prêsidente, qui imagine, sans en dire plus, des liens avec des sites liés à l'histoire royale de la France. IlA Reims, on a dans une seule et même ville 33 monarques qui se sont fait sacrer 1 Cela n'existe nulle part ailleurs dans le monde. »

DiNERS ROYAUX, CONCERTS BAROQUES

 Autre action en cours, la publication d'une brochure en commun avec les Amis de la cathédrale et Renaissance de Saint-Remi, destinée à donner envie aux visiteurs de découvrir les « trois joyaux » de la cité des sacres, afin d'éviter qu'ils ne se cantonnent à Notre Dame, comme c'est trop souvent le cas. Lestextes doivent être validés par le musée national, l'impression sera lancée rapidement. Autre projet en bonne voie: la réédition de fascicules expliquant le cérémonial des sacres, les objets et œuvres en lien avec ces moments exceptionnels.

Au cours de 2018. l'association organisera également des dîners royaux, de ceux qui peuvent se dérouler dans la salle des festins et reproduire les menus et recettes de différentes époques, Des concerts baroques en écho aux événements historiques ré- mois sont également en gestation. Toutes ces animations seront relayées par l'office du tourisme.

Anne DESPAGNE

Amis du palais du Tau 21, cours Anatole·France BP 2156 51081 Reims Cedex. Adhésion: 35 € ; membre bienfaiteur : 150 € ; 5 € pour les demandeurs d'emploi. Contact 06 09 22 45 99

Extrait de l'union du 17/02/2017

  

     

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Le Palais du Tau a enfin ses « amis »

Une association est née : les Amis du Palais du Tau. Elle vise à redonner toute sa splendeur à ce lieu de ·l'histoire des sacres royaux.


L’association veut rendre sa « place d'honneur » au Palais du Tau. C. Lantenois

A SAVOIR

•.- Le Palais du Tau, palais archi- épiscopal, était le lieu de séjour des rois de France lors de leur sacre. Sa magnifique salle des festins servait au banquet, après la cérémonie.

•.- De Louis le Pieux, fêté samedi dernier, à Charles X Reims a vu 31 rois être sacrés en sa cathédrale, et 3 à la basilique Saint-Remi (notre édition du 9 octobre).

Comme la cathédrale, le Palais du Tau, « lieu de mémoire et d'histoire des sacres royaux », a désormais ses « amis ». Imaginée par la commerçante Danielle Fancony, par ailleurs présidente de l'association Reims qui pétille, cette nouvelle association regroupe déjà une dizaine de passionnés, comme elle, de ce lieu rémois « sous-exploité », encore trop peu visité par rapport à Notre-Dame, avec laquelle il forme pourtant un splendide « binôme. »

« Depuis de nombreuses années, je souhaitais faire revivre le lieu de résidence des sacres des rois de France, lui rendre sa place d'honneur », confie Mme Fancony qui a déjà multiplié les écrits sur le sujet. « Mais toute seule, je ne voulais pas m'embarquer là-dedans. »

 C'est en croisant la route - notamment - du professeur de philosophie Patrick Geay, et d'un historien émérite, Patrick Demouy, que la Rémoise a osé franchir le pas. « On s'est réunis en juin, et on a décidé, en septembre, de monter cette association. » Conférences, concerts dédiés aux sacres, valorisation de collections qui leur sont consacrées... la dizaine de membres fondateurs de ce collectif, qui ont « spontanément » rejoint le mouvement, ont déjà de nombreuses idées - culturelles, artistiques, touristiques, pédagogiques, sociales ... - en tête pour porter à la connaissance du public « l'histoire et la splendeur » du Palais et des sacres des Rois de France. Mais, jamais leurs actions ne se feront sans l'autorisation des Monuments nationaux, propriétaires des lieux. « Ils sont ravis qu'on vienne en soutien, qu'on contribue à trouver des mécènes », affirme Mme Fancony, qui s'est aussi rapprochée de la conservatrice du château de Versailles pour établir « des échanges ». « On ne peut être que force de proposition, validée ou non en fonction de ce que les Monuments nationaux veulent faire du Palais du Tau. Cette association nous donne une légitimité pour proposer des choses. »

Et ils ne seront pas seuls : lors de l'anniversaire du couronnement de Louis le Pieux, samedi, à la cathédrale, de nombreuses personnes ont confié à Mme Fancony leur souhait de rejoindre les Amis du Palais du Tau. « La salle des Trésors, celle des Festins …. C'est tellement somptueux ! On a un travail à faire mais ça va nous plaire. C'est l'histoire de nos racines rémoises et de la France. »

 Marion DARDARD 

Extrait de l'union du 10/10/2016

  

     

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La couronne de Louis XV à voir au palais du Tau


Il s'agit de la réplique de la couronne du sacre réalisée entre 1835 et 1850

Voici un petit joyau qui vient joliment enrichir la collection permanente du palais du Tau. La réplique de la couronne de Louis XV est de nouveau présentée au public. Elle a été réalisée entre 1835 et 1850, en argent doré avec des fac-similés des pierres et perles d'origine, d'après la couronne exécutée par le joaillier Augustin Duflos sur des dessins du joaillier Claude Rondé en 1722. Deux couronnes furent faites pour le sacre, l'une est actuellement présentée au musée du Louvre. La couronne originale comprenait 282 diamants parmi lesquels les célèbres Sancy et Régent, 64 pierres de couleurs (rubis, émeraudes, 16 saphirs. 16 topazes) et deux cent trente perles. Après le sacre, les pierres précieuses et les perles ont été remplacées par des imitations.

Cette couronne n'est néanmoins pas la seule à être présentée. On trouve encore le moulage de la couronne du sacre de Charles X réalisé par Christophe-Frédéric Bapst pour Louis XVIII. Ce moulage est classé au titre des monuments historiques depuis 1967. La couronne fut démontée en 1854 pour récupérer les pierres (vendues aux enchères en 1887) et fut fondue en 1886 par les employés des Domaines comme « dernier emblème de la monarchie. »

Enfin, parmi les œuvres nouvellement exposées, les visiteurs pourront découvrir une huile sur toile du 1er quart du XVIII° siècle : Vue du festin du sacre de Louis XV au palais archiépiscopal de Reims le 25 octobre 1722 par Pierre-Denis Martin, une des rares représentations connues d'un roi de France à table. On y retrouve la couronne exécutée par Augustin Duflos. Il existe une autre version, vue sous un angle différent, de ce tableau, conservée au musée national du château de Versailles.

Trois bonnes raisons au bout du compte de découvrir ou redécouvrir le palais du Tau. Une cité des sacres méritait bien une couronne en tout cas.

Yann LE BLÉVEC 

Extrait de l'union du 29/09/2016

  

     

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12-09-2016 - Le nouvel administrateur du palais du Tau ne manque pas de projets

Jean-Marc Bouré, qui a notamment travaillé au Mont-Saint-Michel pour le Centre des monuments nationaux, vient d’être nommé administrateur du palais du Tau.


Jean-Marc Bouré a pris ses fonctions au palais du Tau le 1er septembre
.

Pour restaurer la grande tenture de la salle du festin. Jean-Marc BDuré compte faire appel à des mécènes

De son vaste bureau qu'il n'a pas encore eu le temps de personnaliser, et dont le papier peint jaunâtre n'est pas vraiment à son goût - « mais qu'importe ! » -, Jean Marc Bouré a une vue imprenable sur Notre-Dame. « J'ai beaucoup de chance de travailler dans un tel environnement », reconnaît-il, tout sourire. Le nouvel administrateur du palais du Tau et des tours de la cathédrale, qui officiait auparavant au Mont-Saint-Michel et au château de Vincennes, a pris ses fonctions à Reims le lu septembre. Il succède à Benoît-Henry Papounaud, parti à Carcassonne.

Ce natif de Lisieux, qui a grandi en Bretagne, a notamment travaillé à l'Observatoire des politiques culturelles de Grenoble et dans les écoles de musique de Nevers et d'Auxerre. Jean-Marc Bouré a aussi été directeur des affaires culturelles de la Ville de Maisons-Laffitte. En parallèle de ses activités professionnelles, il a fait beaucoup de bénévolat dans le milieu culturel et a monté plusieurs festivals dont les Nuits musicales du Golfe du Morbihan, Piano à Auxerre, Musique et jeux d'eaux au Domaine de Saint-Cloud.

Ce mélomane, amoureux du patrimoine, a été recruté en 2009 par le Centre des monuments nationaux (CMN) qui dépend du ministère de la Culture.

Audioguide et salon de thé pour 2017

Pour le palais du Tau. Jean-Marc Bouré, a déjà plusieurs projets. À commencer par la mise en place d'un nouveau circuit de visite. « L'actuel circuit date de 1972. D'où la nécessité de réfléchir à un nouveau parcours et d'ouvrir peut-être de nouveaux espaces », indique-t-il, précisant vouloir mettre en valeur de nouvelles pièces comme la copie de la couronne de Charles X. Pour rendre la visite plus attractive, le nouvel administrateur misera sur le numérique et compte, rapidement, améliorer l'éclairage des salles. « Un audioguide, conçu par le CMN, sera disponible dès 2017 et, au printemps, nous ouvrirons un salon de thé en rez-de-chaussée », annonce-t-il. Par ailleurs, Jean-Marc Bouré réfléchit à une programmation musicale, avec notamment des concerts de musique ancienne. « Disposant d'un budget très serré, nous serons appelés à faire appel à des mécènes pour restaurer la tenture murale de la salle du festin, soit 280 mètres de tissu ! La facture devrait s'élever à près de 100.000 euros, ajoute-t-il. Je n'exclus pas non plus de limiter la location de notre salle basse pour les événements privés. Car il est important de veiller à la préservation du lieu. » Enfin, pour les tours de la cathédrale, Jean Marc Bouré envisage de mieux éclairer l'impressionnante charpente en béton.

Par Valérie Coulet 

Extrait de l'union du 12/09/2016

  

     

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Les réserves se dévoilent

Elles sont fermées au public et le resteront malheureusement lors des prochaines journées du patrimoine. Mais nous avons eu la chance d'y pénétrer, pour vous ramener ces clichés


Au centre, on reconnait Jeanne d'Arc en armure, les yeux clos

On ne les voit jamais, même lors des journées européennes du patrimoine. Car, sécurité oblige, les espaces ne sont pas habilités à recevoir du public. Les réserves du palais du Tau regorgent pourtant de trésors. Des plâtres, des moulages et des dépôts lapidaires, en lien direct avec la statuaire de la cathédrale de Reims. Ces réserves se situent sur deux niveaux : au sous-sol et au second étage de l'ancien palais archiépiscopal où les rois venaient festoyer, à l'issue de leur longue et fastueuse cérémonie du sacre.

Jeanne d'Arc et une métaphore de la synagogue

La réserve du palais du Tau a été créée en 1972, quand le bâtiment en forme de T, qui jouxte Notre-Dame, a rouvert ses portes. Lors de la présentation à la presse du programme des prochaines Journées européennes du patrimoine, le Centre des monuments nationaux (CMN), dont dépend le palais du Tau, a dévoilé mardi, à titre exceptionnel, deux salles de la réserve, qui se trouvent à l'étage. Dans l'une d'elles, on reconnaît Jeanne d'Arc, les yeux clos, coincée sur une étagère entre deux bustes. Celle qui, en 1429, conduisit Charles VII dans le chœur de la cathédrale de Reims, est représentée en armure, Plus loin se dresse le moulage d'une jeune femme aux yeux bandés, une figure très présente dans la statuaire du Moyen Âge. Il s'agit d' « une métaphore de la synagogue et, par extension, des juifs qui n'ont pas su reconnaître le Messie tant attendu » , note Gabriel Bauret, le commissaire de l'exposition « Patrimoines revisités », à voir du 17 septembre au 31 décembre au Cellier. Présent lors de cette visite de la réserve du palais du Tau, Gabriel Bauret a fait appel à cinq photographes internationaux pour qu'ils fassent revivre le patrimoine rémois. Parmi eux, la Française Sophie Zénon à passé beaucoup de temps dans la réserve du palais du Tau. Elle y a notamment retrouvé le géant Goliath.


Contrairement à ce que l’on pourrait croire, celte statue ne représente pas un roi ou une reine. Il s’agit d’une métaphore de l’Eglise


Parmi les quelque 2.300 statues de la cathédrale de Reims, se trouvent de nombreuses représentations d'animaux.


Le visage de la femme aux yeux bandés est une métaphore de la synagogue et par extension, des juifs qui n'ont pas su reconnaître le Messie.


A l'étage du pelais du Tau se cache une salle remplie de moulages et de ·plâtres

Valérie COULET 

Extrait de l'union du 09/09/2016

  

     

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Un portrait de Louis XIV acheté par le palais du Tau à Reims

Le Centre des monuments nationaux a acquis, pour 29.000 euros, un portrait en pied de Louis XIV enfant. Après restauration, cette toile sera exposée au palais du Tau.

Le tableau a sans doute été peint vers 148 par Henri Testelin.,

Chargée des acquisitions au Centre des monuments nationaux (CMN), Clotilde Roy reste prudente. «Il faut attendre les résultats de l'étude et de la restauration du tableau pour préciser la paternité de l'œuvre ainsi que son contexte de création. » La jeune femme affirme juste que l'huile sur toile, acquise le 25 mars dernier pour 29000 euros, par préemption en vente publique chez FL Auction Prestige à Paris, représente Louis XIV enfant, en costume de sacre, Ce tableau a été acheté pour « enrichir le parcours de visite du palais du dédiée à l'évocation des sacres ».

Ce tableau, de 155 cm de haut et 102 cm de large, présente le monarque à l'âge de 10 ans, soit quelques années avant son sacre en la cathédrale de Reims, le 7 juin 1654. Il s'agit vraisemblablement de la « réplique de la version exécutée par Henri Testelin en 1648 pour sa réception à l'Académie de peinture, et de sculpture. » L'auteur du XVIIe siècle Guillet de Saint-Georges parle d'ailleurs, dans ses Mémoires de l'Académie, d'un tableau de Testelin où le roi est représenté « dans la dixième année de son âge avec le manteau royal ».

« Le roi fait montre de puissance et de stabilité »

Ce portrait en- pied, montrant l'enfant vêtu du grand manteau royal, portant le collier de l'ordre du Saint -Esprit et tenant le bâton de commandement, entendait, en pleine crise de la Fronde, incarner la continuité du trône.

 Malgré sa grâce juvénile,  « le roi fait montre de puissance et de stabilité » , commente Clotilde Roy, précisant qu'une version de ce tableau est aujourd'hui conservée à Versailles. « Henri Testelin réalisa plusieurs portraits de Louis XIV dont un portrait du roi en costume de sacre, assis; également conservé à Versailles peint dans ces mêmes années », ajoute la spécialiste.

Pour ce portrait du jeune roi, qui ne sera pas exposé au palais du Tau avant la fin de l'année voire courant 2016, le peintre s'est peut-être inspiré d'un dessin de Lebrun considéré à l'époque comme le portrait du garçonnet le plus ressemblant.

Passé récemment sur le marché de l'art, le tableau de Louis XIV enfant avait été cédé en 1964, lors de la vente des' collections du château d'Essendiéras à Saint -Mêdard-d'Excideuil, dans le département de la Dordogne. Pour la petite histoire, cette propriété appartenait à Simone de Caillavet dont s'inspira Marcel Proust pour créer le personnage de Mademoiselle de Saint-Loup dans son roman A la recherche du temps perdu.

« Louis Dauphin fils de Louis XlV âgé de neuf ans et demi fait à Saint-Germain 1671 », indique une inscription figurant à droite du tableau. Cette annotation a donc, selon toute vraisemblance, 'été ajoutée une vingtaine d'années après la réalisation du portrait, vers 1648.

L'acquisition de ce portrait en pied de Louis XIV en costume de sacre est d'autant plus intéressante pour Reims que le palais du Tau ne possédait jusqu'alors que des portraits de Louis XVI et de Charles X.

Un bâton de maître d'hôtel


Ce bâton en bronze doré est actuellement en cours de restauration.

Pour renforcer le fonds consacré aux sacres des rois de France au palais du Tau, le Centre des monuments nationaux a également acquis, fin 2014, un bâton de maître d'hôtel. Cet objet, en bronze doré, recouvert de fleur de lys, revêtait une importance particulière dans le cérémonial des repas officiels à la cour. Pour information les bâtons de maître d'hôtel étaient brisés lors des cérémonies funéraires. Ce bâton en cours de restauration; provient de la collection du Duc de Nemours, Une recherche approfondie devrait permettre d'en savoir davantage sur son origine. Or on sait déjà qu'il s'inscrit dans les collections d'orfèvrerie d'époque Restauration liées au sacre de Charles X.

Valérie Coulet 

Extrait de l'union du 04/08/2015

  

     

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Un trésor royal du Palais du Tau à Reims vendu aux enchères


Ce collier en or émaillé de l’ordre du Saint-Esprit, formé de fleurs de lys et de différents motifs, appartient à la famille d’Orléans.

Comme nous l’écrivions le 18 juin dernier, un trésor royal du Palais du Tau va être vendu aux enchères demain mardi 29 septembre chez Sotheby’s. Il s’agit d’un collier en or émaillé de l’ordre du Saint-Esprit formé de fleurs de lys et de différents motifs.

Tableaux, meubles et souvenirs, appartenant au comte et à la comtesse de Paris, seront dispersés par Sotheby’s, à Paris. Car les enfants du comte ont décidé de se séparer des derniers trésors royaux. Cet ensemble est estimé sept millions d’euros.

En dépôt depuis 1971 au palais du Tau, le collier de l’Ordre du Saint-Esprit fait partie des 200 objets d’art, propriété de la famille d’Orléans, qui seront dispersés cet automne. Qu’on se rassure néanmoins, l’État possède d’autres exemplaires. 80 colliers identiques ont été réalisés pour le sacre de Charles X. Le Palais du Tau pourra peut-être en récupérer un.

Extrait de l'union du 29/09/2015

 Au palais du Tau, un trésor royal peut en cacher un autre

Le collier exposé à Reims appartient aux héritiers du Comte de Paris. Christian Lantenois

Posé sur un coussin de velours bleu roi, l'impressionnant collier en or émaillé de l'ordre du Saint-Esprit, formé de fleurs de lys et de différents motifs, impressionne les visiteurs. Au palais du Tau, il est abrité dans l'une des vitrines dédiées au trésor de la cathédrale de Reims. Plus pour longtemps. Car le, 29 septembre prochain, il sera mis aux enchères chez Sotheby's Paris, avec quelque 200 biens de la Maison de France, la famille d'Orléans se sépare des derniers trésors royaux. Des meubles, des tableaux et divers objets d'art estimés à sept millions d'euros. Parmi eux, un fragment du manteau de Saint Louis et la lanterne de l'espion royal Georges Cadoudal ...

Le collier était en dépôt à Reims depuis 1971

Le collier de l'ordre du Saint-Esprit du palais du Tau fait donc partie de ces souvenirs qui, à la demande des onze descendants du comte de Paris, seront dispersés sous le marteau du commissaire-priseur Pierre Mothes. Il était en dépôt au palais du Tau depuis 1971. La vitrine du monument rémois va-t-elle alors rester vide ? Peut-être pas. Car l'État possède d'autres exemplaires de ce collier de l'ordre du Saint-Esprit. « Il n'y a pas lieu de s'émouvoir. Ce n'est pas un objet rare : 80 colliers identiques ont été réalisés pour le sacre de Charles X », glisse Anne de Chefdebien, conservateur en chef au musée national de la Légion d'honneur et des ordres de chevalerie, à Paris. « Le Louvre en a un, signé Jean-Charles Cahier, le musée de la cathédrale de Sens également - mis en dépôt par Louis XVIII - et de nombreux collectionneurs en possèdent également », poursuit-elle

Anne de Chefdebien serait actuellement en pourparlers avec le Centre des monuments nationaux qui gère le palais du Tau à Reims. Son musée abrite trois colliers de l'Ordre du Saint-Esprit. Deux sont en dépôt, mais un lui appartient. C'est ce dernier qui pourrait être transféré à Reims …

Les 80 colliers confectionnés pour le sacre de Charles X, en 1825 à Reims, ont-ils tous la même valeur ? « Oui, assure Anne de Chefdebien. Seuls les personnages qui les ont portés peuvent être plus ou moins importants ... »

 Valérie COULET

Extrait de l'union du 19/06/2015

 A Reims, le palais du Tau va perdre un trésor royal

Tableaux, meubles et souvenirs appartenant au comte et à la comtesse de Paris seront dispersés par Sotheby's, le 29  septembre prochain à Paris. Car les enfants du comte ont décidé de se séparer des derniers trésors royaux. Cet ensemble est estimé sept millions d'euros. En dépôt depuis 1971 au palais du Tau, le collier de l’Ordre du Saint-Esprit fait partie des 200 objets d'art, propriété de la famille d'Orléans, qui seront dispersés cet automne. Ce collier en or émaillé est notamment composé de fleurs de lys. L’Etat en possède d’autres

Extrait de l'union du 18/06/2015

  

     

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 Le trésor volé restitué à Reims 100 ans après

Dérobée dans la cathédrale au début de la Première Guerre mondiale, une exceptionnelle croix en cristal de roche taillé vient d’être rendue au Palais du Tau.

À un âge bien avancé, elle a été prise de remords. Elle ne pouvait plus garder ce poids sur la conscience. L’heure venue, elle souhaitait pouvoir partir en paix… Cette catholique savait qu’une ombre planait sur le trésor, caché depuis près d’un siècle dans sa famille. Mais était-elle au courant que cette grande croix en cristal de roche du XVIe siècle, d’une extrême finesse, avait été dérobée aux premières heures de la Première Guerre mondiale, dans la cathédrale de Reims ? On l’ignore, tout comme on ne sait si elle connaissait le secret familial depuis toujours ou si elle venait de le découvrir.

L’œuvre déposée à la cathédrale de Clermont-Ferrand

Une chose est sûre : en 2009, l’illégitime propriétaire a déposé l’œuvre d’art à la cathédrale de Clermont-Ferrand. Elle l’a restituée à l’État, sous réserve d’anonymat. La femme âgée aurait indiqué que cette magnifique pièce d’orfèvrerie lui portait malheur.

Constituée de treize morceaux de cristal de roche, assemblés par une précieuse monture d’argent doré, la croix était en très bon état. Protégée par de la paille et du papier journal, elle était conservée, visiblement de longue date, dans une caisse en bois.

Le Centre des monuments nationaux, où elle a été déposée, a mené son enquête. Les spécialistes ont appris que cette croix, de 63 cm de haut et 36 cm de large, datait du XVIe siècle. Or, impossible de savoir qui l’a réalisée. Car le socle, sur lequel figure habituellement le poinçon de l’artiste, avec le lieu de production, a disparu. Il a peut-être été fondu à la Révolution.

Vu sa finesse, la pièce a certainement été façonnée dans un grand atelier parisien. Les recherches ont montré que l’objet religieux, en cristal de roche venu d’Italie – au XVIe siècle, on ne trouvait pas de cristal si pur en France –, provenait du trésor de la cathédrale de Reims. L’objet a notamment été comparé avec une photographie d’une croix reproduite dans un livre du chanoine Charles Cers, publié au XIXe siècle.

Pendant longtemps, on a cru que cette croix avait été offerte à la cathédrale par le cardinal de Lorraine, archevêque de Reims de 1538 à 1574. Mais les récents travaux de Maxence Hermant (lire plus loin) ont montré qu’il s’agit du cadeau d’une reine d’Écosse, soit Marie de Guise, la sœur du cardinal de Lorraine, ou de sa fille Marie Stuart, l’épouse de François II. Non pas à la cathédrale mais à Saint-Pierre-les-Dames, une abbaye bénédictine rémoise aujourd’hui disparue.

Le cristal de roche étant cher et précieux, cette pièce avait déjà beaucoup de valeur au XVIe siècle. Et c’est presque un miracle qu’elle soit aujourd’hui en si bon état. « Quand elle a été confiée à l’État en 2009, ce fut une grande et heureuse surprise car tout le monde l’avait oubliée. On la croyait détruite », indique Benoît-Henry Papounaud, l’administrateur du Palais du Tau. Après une longue enquête, un nettoyage et une intervention « légère » pour refixer certains morceaux sur la monture d’argent doré, la croix a fait le voyage, la semaine dernière, jusqu’à Reims. Elle est désormais exposée au Palais du Tau, à côté d’autres pièces d’exception du trésor de la cathédrale. « Cette croix restituée marque d’une croix blanche les commémorations de la Première Guerre mondiale », se réjouit Benoît-Henry Papounaud.

3 500 pièces d’art disparues

Lors du premier conflit mondial, quelque 3 500 œuvres de la cathédrale de Reims se sont volatilisés. Parmi elles, des tableaux, des tapis, des lustres, 900 pièces d’orfèvrerie et de très nombreuses broderies. Beaucoup ont été détruites, d’autres volées. La restitution à Reims de la croix en cristal de roche fera-t-elle émerger d’autres trésors oubliés ?

La croix est visible du mardi au dimanche, de 9 h 30 à 12 h 30 et 14 heures à 17 h 30, au Palais du Tau 2 place du Cardinal-Luçon. Renseignements au 03 26 47 81 79.

Extrait de l'union du 10/12/2014

    

    

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Les marionnettes d’Orbis Pictus débarquent à Reims au Palais du Tau

La 5e édition du festival Orbis Pictus débute vendredi au Palais du Tau. Trois jours pour découvrir une dizaine de spectacles innovants.


La création « Les rats dans les murs », de la compagnie Ka de Besançon, met en scène des « muppets cannibales »... 

Lieu emblématique de la ville de Reims, où les rois festoyaient autrefois après avoir été sacrés, le Palais du Tau va accueillir, à partir de vendredi et jusqu’à dimanche soir, de drôles de petites créatures qui devraient faire souffler un vent de modernité et d’originalité sur ce bâtiment patrimonial.

Pour sa cinquième édition, le festival Orbis Pictus, imaginé par les compagnies rémoises Pseudonymo et Succursale 101, programme dix-huit spectacles marionnettiques de 3 à 55 minutes dont trois créations, à découvrir plusieurs fois par jour dans la cour d’honneur et les salles médiévales du palais archiépiscopal. Le festival, qui accueille chaque année quelque 3 000 spectateurs, défend des formes brèves et expérimentales et souhaite faire découvrir des spectacles de marionnettes contemporaines inventifs.

L’adaptation d’une nouvelle américaine

En ouverture du festival, le public pourra découvrir « Hilum », de la Cie Les Antliaclastes, un spectacle présenté comme « une micro-tragédie basée sur les cycles d’une machine à laver ». A voir, aussi, « Pygmalion miniature » du Centre dramatique d’Alsace, « La femme blanche » de la Québécoise Magali Chouinard ou « Verrue », de la Cie rémoise Pseudonymo. Parmi les créations, citons « Les rats dans les murs », l’adaptation d’une nouvelle de l’auteur américain Howard Phillips Lovecraf, mise en scène par Catherine Hugot. Cette dernière aime, dit-on, s’aventurer dans les recoins sombres de la marionnette contemporaine...

Programme complet sur www.orbispictus.fr Plein tarif : 7,50 euros (gratuit pour les moins de 18 ans). Réservations au 09 81 24 07 66.

Par Valérie Coulet

Extrait de l'union du 16/04/2014

  

     

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 Orbis. Pictus, les marionnettes en liberté

Grâce à Orbis Pictus, un public découvre, dans le cadre insolite des salles du Palais du Tau, des moments inattendus de grâce, de poésie, d'humour ...


Dans l’Os, Alice Chéné raconte une histoire de meurtre … Celui d’un certain Ludo


Pinhas, un spectacle politique, acéré, drôle, provoquant, qui a captivé le public

Sur trois jours, dix-huit compagues, artistes internationaux et james révélations, ont investi des lieux rares, avec des formes percutantes des performances qui bousculent les époques ...

Samdi après-midi: dans la cour d'horneur, les castelets ambulants, sur le moièle des théâtres de papier japonais, manipulés par Santiago Moreni et Éic Domenico (La Soupe Cie) charnent un public de tous âges par la poêse qui s'en dégage. AVE : la cathédrale comme toile de fond,Ariel Daron, israélien, fait apparaître et disparaître Moshé Dayan, Hitler, 11 hélico, un char d'assaut et tout un nonde qui fait se tordre de rire les enfats ... et réfléchir les adultes. Dans son « IMinus théâtre », Élodie Mora racont, avec une poupée et des boutons, l'hisbire d'une famille de migrants ...

Un parcours quasi sportif pour aller de sile en salle, d'escalier en escalier, assier à des moments d'une beauté rare irréelle, parfois perturbante. La perlrmance de c Kumo », dont le personage semble flotter en apesanteur.

 L'esthétique et la poésie de " Pygmalion " dont les marionnettes prennent vie avec un réalisme étonnant. L'humour noir et déjanté de Matija Solee qui fait participer les spectateurs à ses onomatopées et bruitages, leur fait masser le dos de leurs voisins et donne vie ... aux ossements de Charles X !

" On a des spectacles avec des identités trèsfortes, très différents les uns descautres. On voit à quel point la marionnettecse rénove de l'intérieur et de fondcen comble avec des innovations techniques ", confie David Girondin-Moab, co-directeur artistique du festival.


Entre les mains du créateur de marionnette, la matière se transforme et prend vie


Pygmalion, quand un sculpteur solitaire tombe amoureux de sa création …


Kumo, un personnage fantomatique qui semble flotter sur scène

Parcours quasi sportif pour aller de salle en salle, d'escalier en escalier, assister à des moments d'une beauté rare irréelle, parfois perturbante. La performance de « Kumo », dont le personnage semble flotter en apesanteur.

 FRANÇOISE LAPEYRE

       Extrait de l'union du 03/2012

  

     

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 Le Palais du Tau : un monument, pas un musée

C'est tout simplement une différence de statuts qui explique notamment pourquoi le fameux édifice n'a pas ouvert lors de la « nuit des musées ».
 

M.Cazaux du quartier Courlancy nous interroge sur la gestion du palais du Tau : «Pour la nuit des musées (c'était le 19 mai, ndlr), le seul musée fermé au public est le palais du Tau.

Pourquoi ?  Dans la foulée il ajoute une autre question toujours à propos du même édifice : « Ce musée organise des expositions temporaires,actuellement une expo photo sur les poilus du Chemin des dames ». Pour accéder à ces expos temporaires, on doit acquitter le droit d'entrée valable pour tout un musée vu et revu, pourquoi ?

 Nous avons interrogé l'administrateur du monument en question, Thierry Dumanoir.

Pas concernés, par définition

 La réponse à la première question est toute simple : contrairement à ce que pense votre interrogateur, le palais du Tau est un monument, et non un musée ; ce genre de distinguo existe en France (sous-entendu : pays où l'on administre les choses avec précision, ndlr).

Je conçois volontiers que le simple citoyen se moque de ces subtilités, ce qui l'intéresse c'est que les lieux vivent, soient attractifs. A priori, nous n'étions donc, par définition, pas concernés par la nuit des musées. D'ailleurs l'an dernier, nous n'avions rien fait du tout à cette occasion, alors que cette année, nous avons quand même participé d'une certaine façon.

« En effet, j'ai trouvé qu'il était intéressant de s'associer à cette dynamique, c'est pourquoi nous avons proposé cette année des projections de films dans la cour, en partenariat avec l'école d'art et de design (Esad).»

Rien sur la feuille d'impôts

Concernant la question sur l'accès toujours payant, même aux expositions temporaires, la réponse découle d'une vraie logique, sans doute méconnue : les monuments, comme le palais du Tau, appartenant au Centre des monuments nationaux, une centaine en France, vivent de leurs recettes, à 98 % , Ce n'est pas le cas des musées, qui eux, sont sous perfusion de subventions.

Ce qui concrètement se traduit pour le citoyen par le fait que le palais du Tau par exemple, ne lui coûte strictement rien sur sa feuille d'impôt, (je parle uniquement pour le fonctionnement, bien sûr ; pour les investissements, on ne pourrait jamais s'en sortir seuls).

C'est cette logique économique qui justifie que nous fassions payer nos entrées à chaque visite, comme vous payez votre pain à chaque fois que vous allez chez le boulanger.

Je précise que le Centre des monuments nationaux  mutualise  ses  recettes :  les monuments qui marchent le mieux, comme le Mont Saint-Michel, ou l'arc de Triomphe à Paris, aident à vivre ceux qui ont moins de recettes.

« Pour ce qui concerne le palais du Tau, nous ne sommes pas loin de l'équilibre financier. En Champagne-Ardenne, il y a deux autres monuments appartenant à ce Centre : les tours de la cathédrale de Reims, et, dans l'Aube, le château de la Motte-Tilly. »

Notre commentaire

C'est vrai qu 'il existe des distinguos subtils dans les classifications administratives françaises. Ça rend par fois (souvent) les choses compliquées, mais ça fait peut-être partie du charme de notre pays.

Cela dit, on ne peut que se féliciter de ce que le palais du Tau se soit associé,  même incomplètement, à la nuit des musées qui ne le concernait pas au départ : ensuite, pour concilier exigence d'auto-suffisance économique  et modération budgétaire pour les autochtones, pourquoi ne pas imaginer un système d'abonnement annuel d'entrée au palais ?


« Nous vivons de nos recettes à 98 % »
précise l'administrateur Thierry Dumanoir,

Antoine Pardessus     

     Extrait de l'union du 29/05/20007

  

     

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 Le Palais du Tau au creux de l' oreille

Après la cathédrale, le Palais du Tau profite à son tour de l'audioguide.

Un petit appareil bourré d'informations qui permet au visiteur de se balader dans le monument au gré de ses envies.


Le maire de Reims, Jean-Louis Schneiter, est venu tester l'audioguide lors de son inauguration au Palais du Tau.

Six mois après la cathédrale, c'est au tour du Palais du Tau d' accueillir l' audioguide. Grâce à ce petit appareil type mp3, les visiteurs pourront obtenir davantage d' informations sur les collections du Palais à travers seize étapes. Et tout ça au creux de l'oreille en six langues au choix.

« C'est un moyen technologique formidable qu' on peut mettre à jour quand on le souhaite », précise Michel Feck, président de l' Office de tourisme de Reims.

Sur le même appareil sont enregistrées les deux visites de la cathédrale et du Tau. « Il suffit d' appuyer sur un bouton pour choisir. » Cette nouvelle visite du Palais du Tau a été conçue de façon à être en parfaite complémentarité avec celle de la cathédrale, permettant ainsi la découverte de l' ensemble monumental que constituent ces deux édifices.

« Audioguide ne signifie pas fin des visites guidées, précise M. Feck. Il vise juste à répondre aux attentes des visiteurs dont l' emploi du temps ne correspond pas avec les heures de visites. Il permet de se balader au gré des envies, sans contrainte horaire. Le circuit dure normalement l heure au Tau, mais on peut y rester 1 h 30 si on le désire ! » Mais l' audioguide, ce n' est pas qu' un confort. C' est aussi le symbole d' une coopération locale et nationale, une première en France. « Pour la mise en place de la visite audioguidée du Tau, nous avons conclu un accord avec le centre des monuments nationaux (Monum), souligne fièrement le président de l' Office de tourisme. Nous sommes propriétaire des appareils, mais nous les utilisons dans un bâtiment (le Tau) qui appartient à Monum. » Ce partenariat est une nouveauté en France puisque l' office de tourisme de Reims est le premier à concevoir un tel projet avec l' organisme national.

La cathédrale, le Tau... Et après ? Michel Feck assure ne pas vouloir s' arrêter en si bon chemin : « On est en train de réfléchir à un circuit dans les rues de la ville. Il nous suffira d' enregistrer sur les mêmes appareils les indications de la balade. » Une bonne idée pour occuper les beaux jours bientôt de retour.

Marion Dardard                    

     Extrait de l'union du 04/11/2006

  

     

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Noël au Palais du Tau : les traditions provençales

Jusqu'au 15 janvier au Palais du Tau, petits et grands peuvent venir découvrir

« Noël de Provence » ou la reconstitution au 1/8éme d'un village provençal.

Une fresque pittoresque à visiter en famille !

L'exposition « Noël de Provence » au Palais du Tau a été inaugurée en musique avec la classe de chant du Conservatoire de Reims, après les paroles de bienvenue prononcées par Thierry Dumanoir, conservateur, et Charles de Fougeroux, président de Destination Reims, association organisatrice.

« Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le santon, signifiant en provençal « petit saint », n'est pas né de la dernière pluie. C'est en effet à la Révolution française que le pays des Baux doit ses petits personnages en argile crue, séchée et peinte à la détrempe ».

 Travail minutieux

L'exposition du Palais du Tau s'articule autour d'un village provençal et de sa crèche. C'est une grande crèche vivante avec son petit peuple de santons (plus de 300 hommes et femmes) qui est reproduit à l'échelle l/8e (certains bâtiments dépassent le mètre cinquante ! ) et représente des tonnes de matériel, de pierres, des milliers d'heures de travail minutieux.

Ils sont croqués « sur le vif et représentés dans des scènes typiques de la vie quotidienne. De cette crèche géante, on retiendra avant tout le réalisme et le pittoresque des personnages qui animent cette immense pastorale ».

Traditions

Les visiteurs peuvent assister à un joyeux repas familial, à une partie de cartes bien arrosée, à un marché ou à une partie de boules, une scène de pêche au pied de la cascade ou une réunion de lavandières.

Ailleurs encore, en observant l'intérieur des maisons, « on découvre une mère qui vient de mettre au monde un enfant et des voisines venues lui offrir un cadeau symbolique ». Plus loin, on pourra admirer le marché aux étals colorés, les boutiques du boulanger, du potier et du pharmacien.

Pour expliquer les scènes, de nombreux panneaux didactiques s'attardent aussi sur les traditions illustrées comme la fameuse bûche de l'âtre sur lequel le pater familias répand un verre de vin cuit, la table de Noël recouverte de trois nappes et trois chandeliers Figurant la Sainte Trinité avec les 13 desserts de Noël.

Cette bouffée d'oxygène provençale est très bien mise en valeur dans le cadre magnifique du Palais du Tau.

P.B.


Au Palais du Tau, un univers à découvrir. 

Extrait de l'union du 30/11/2005

  

     

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 Le Palais du Tau

 haut lieu de l'histoire de France

 Le Palais du Tau, somptueux édifice jouxtant la cathédrale depuis des siècles, est l'ancien palais des archevêques de Reims.

Son histoire, tumultueuse fut façonnée au gré des vicissitudes politiques nationales.


Son appellation renvoie à sa forme en T (tau en grec).

 Haut lieu de l'histoire de France, monument esthétique d'exception, le Palais du Tau - par sa proximité avec la cathédrale - se présente avec celle-ci comme l'espace-mémoire des sacres de la monarchie française. Son appellation renvoie à sa forme en T (tau en grec). Ancien palais des archevêques de Reims, c'est en 1138 qu'il prend ce nom. Il abrite notamment le trésor de la cathédrale (dont le calice des sacres et le talisman de Charlemagne constituent les pièces majeures), et une impressionnante collection de tentures et de sculptures. Ces dernières proviennent toutes de la cathédrale.

Carrefour de pouvoirs

Le Palais du Tau était le lieu de départ du cortège royal lors des sacres et c'est en ses murs que se déroulait le festin qui suivait la cérémonie. Siège d'un pouvoir spirituel et temporel, il constituait la résidence de l'archevêque, qui administrait la ville. Caractéristique singulière, l'édifice fut donc palais épiscopal, seigneurial et royal.

Il subit au cours des siècles une multitude de travaux qui ont modifié progressivement sa structure. Originellement édifié à l'emplacement de thermes gallo-romains, il prend probablement la forme de T au cours du Xl° siècle, lorsque l'archevêque Gervais fait transformer sa résidence. Au XIII° siècle, une chapelle archiépiscopale se joint à la façade orientale du palais. C'est au cours du XVe et du XVI° siècle que le palais est réaménagé au goût du style gothique flamboyant, archétype artistique de l'époque. Un siècle plus tard, l'aile transversale est supprimée, l'aile méridionale est reconstruite, ainsi que la façade sur le jardin. Le décor flamboyant est désormais remplacé par un ordonnancement classique, inspiré par les plans de l'architecte Robert de Cotte.

Récentes modifications

Sous la Révolution, l' archevêché et le siège épiscopal sont supprimés. En 1793, à l'époque de la Terreur, le palais devient propriété nationale. Une suite de tribunaux s'y installe sous le Directoire.

C'est en 1825, pour le sacre de Charles X, que le palais est restauré. Puis viennent les tragiques destructions de la Première Guerre mondiale. Le 19 septembre 1914, un incendie ravage le palais. Il ne fut restauré qu'après la Seconde Guerre mondiale.


L'équipe du Palais du Tau.

Ouvert au public à partir de 1972, le palais est désormais devenu un musée d' État qui, depuis 1991, est un édifice classé patrimoine  mondial par l' Unesco. C'est en 1996, à l'occasion du XVéme centenaire du baptême de Clovis, que la salle basse servant de dépôt lapidaire est restaurée et que la liaison avec la cathédrale est rétablie.


L'édifice abrite notamment le trésor de la cathédrale et une impressionnante collection de tenture et de sculptures.

  Impressionnante collection de tentures et tapisserie

 Le Palais du Tau possède l'une des plus importantes collections de tapisseries de France.

Celle-ci comporte notamment 17 pièces illustrant la vie de la Vierge dont deux ne figurent qu'à l'état de fragment.

Cette tenture devait être exposée dans le chœur de la cathédrale.

Thématique religieuse

Les armoiries de Robert de Lenoncourt, archevêque de Reims de 1509 à 1542, figurent sur toutes ces tapisseries. Sa propre effigie apparaît sur deux d'entre elles : celle de la Nativité et celle figurant la mort de la Vierge. Toutes ces pièces datent du premier tiers du XVIe siècle.

Elles sont composées de laine et de soie et mesurent en moyenne 5,30 mètres de haut.

Leur bordure, formée d'un décor de fleurs de lys, rappelle le rôle de la ville de Reims dans la cérémonie du sacre royal.

La tenture de la vie de Jésus a été exécutée par Daniel Perpersack, artiste d'origine flamande, d'après des cartons de Pierre Murgallé.

Elle rassemblait 29 pièces lors de la commande de l'archevêque de Reims Henri de Lorraine. Celui-ci en fit don au chapitre de la cathédrale en 1639.

L'incendie du 19 septembre 1914 a détruit la plupart de ces tapisseries.

Seules 6 d'entre elles ont subsisté (l'intérieur de Nazareth ou la Sainte Famille, le Sommeil ou le Songe des rois mages, le Départ ou le Retour des rois mages, Jésus au Temple, les Noces de Cana et enfin Jésus attendu par sa mère).

Dominante flamande

Deux autres tapisseries d'origine flamande aux dimensions impressionnantes (environ 45 m2) sont exposées dans la grande salle du Tau, entre les murs desquels se déroulaient les célèbres festins qui suivaient la cérémonie du sacre des rois. Elles diffèrent du reste de la collection. En effet, leur thématique n'est non pas religieuse, mais historique.

 
 Le trésor du palais du Tau

Musée de l'œuvre de la cathédrale, le palais du Tau abrite depuis 1972 une impressionnante collection de statues.

Victimes de l'incendie et des multiples bombardements qui touchèrent la cathédrale lors de la Première guerre mondiale, ces statues furent progressivement transférées au palais..

Initialement juchées, pour bon nombre d'entre elles, à des hauteurs vertigineuses, elles sont désormais visibles dans tous leurs détails.

Cette statuaire est représentative des grandes tendances stylistiques de la sculpture rémoise du XIIIéme siècle.

On trouve ainsi des exemples des sculptures les plus anciennes de la cathédrale comme celles d'Abraham et d'Aaron datant du premier quart du XIIIéme siècle, mais aussi celles provenant des voussures des portails de saint Calixte et du Jugement dernier au bras nord du transept (1225-1230).

Les visages regorgent de détails sculptés, désormais visibles pour le public.

De même, de grandes figures provenant du transept et de la façade occidentale sont exposées dans une série de pièces adaptées à leur caractère monumental.

Des figures royales proviennent des niches des contreforts du transept dont six pièces sont exposées dans la galerie du Couronnement de la Vierge.

Influence vétéro-testamentaire

L'une des statues provenant de la galerie des rois ainsi que l'immense Goliath (5m40 de hauteur) sont issues des parties supérieures de la cathédrale.

Neuf claveaux de voussures sont entreposés dans la salle du grand Goliath. Chacun représente un épisode de l'histoire d'Adam et Eve.

Visible dans la dernière salle de l'exposition, le couronnement de la Vierge constitue assurément l'une des pièces maîtresses de l'exposition.

Le Trésor de la cathédrale

Protégé et surveillé comme il se doit, le trésor de la cathédrale est exposé au sein de deux salles étroites et sombres, soulignant par leur décalage son importance primordiale.

La première salle contient un certain nombre d'objets vermeils datant du XIXéme siècle, parmi lesquels se distingue le reliquaire de la Sainte Ampoule.


Le reliquaire de la Sainte Ampoule.

Brisée pendant la Révolution, ses éclats furent rassemblés et enfermés dans ce reliquaire. La plupart des objets sont liés aux sacres des rois de France.

La deuxième salle du trésor contient notamment quant à elle le calice du sacre, la nef de sainte Ursule et le talisman de Charlemagne. Ce dernier daterait donc du IXéme siècle.


Le Talisman de Charlemagne.
Christian Philippe PARIS

Habillé d'or et de pierres précieuses, il renferme sous une pellicule de verre deux fragments de la croix du Christ. La nef de sainte Ursule est attribuée à Pierre Rousseau ou à Raymond Guyonnet, orfèvre de Tours à la fin du XVéme siècle.

Elle fut offerte à la reine Anne de Bretagne lors de son entrée à Tours en 1500 et fut rapidement transformée en objet de dévotion.

Calice du roi

Le calice du sacre est recouvert d'or incrusté de cristaux. Il servait pour la communion du roi de France lors de la messe du sacre. Louis XVI fut le dernier souverain qui s'en servit.

L'ensemble de cette impressionnante collection est indubitablement représentatif de la quintessence du patrimoine historique français.

Le Palais du Tau est ouvert tous les jours sauf le lundi de 9 h 30 à 18 h 30, 2, place du cardinal de Luçon.

Extraits de l'union des 25/26/27-8-2005

  

     

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 En passant par la Cathédrale allez voir le palais du Tau

La saison haute vient de débuter pour les sites touristiques rémois. Et si l'Anglais de passage se doit de visiter la perle de la cité, en l'occurrence la Cathédrale de Reims, il oublie parfois de continuer son périple par le Palais du Tau.

Une erreur puisque l'ancien palais épiscopal permet de mieux connaître l'histoire de la  construction  de  Notre Dame de Reims et des sacrements des rois de France.

« Nous avons donc installé une signalétique particulière à l'intérieur de la Cathédrale pour amener les visiteurs à se rendre au Palais du Tau », annonce Anne-Sophie Daumont, bras droit de Thierry Dumanoir, administrateur.

Déjà à droite de l'entrée, un « totem » indique la direction du Palais du Tau, puis à l'entrée de la sacristie, un autre dirige les visiteurs à droite où est aménagée une billetterie : « il s'agissait du passage réservé à l'archevêque », précise Hervé Poché adjoint technique. Le touriste accède donc directement à la salle basse du Palais du Tau. Les totems sont très simples : « Nous avons juste désiré imprimer les horaires et la direction pour que cela ne soit pas trop compliqué à comprendre »


Une nouvelle signalétique pour ne pas manquer la visite du palais du Tau. 

Extrait de l'union du 13/05/2005

  

     

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