Musée du Fort de la Pompelle

 Presse
 

  l' Art Déco à Reims  -  Printemps des Musées  - Circuit touristique

  

2016

Le musée du fort de la Pompelle, nouvelle version
À la découverte du fort de La Pompelle
Le Fort de la Pompelle dévoile de nouvelles histoires
Du nouveau au fort de la Pompelle
Le fort de la Pompelle à Reims se dévoile un peu plus 

2014

La résistance héroïque de la Pornpelle
Le Fort de la Pompelle
à redécouvrir dès le 28 juin
Le fort de la Pompelle a fait peau neuve
Le Fort de Ia Pompelle redécouvrir
Prêt pour un nouveau départ

20__

Centenaire 14-18 - Fort de la Pompelle Fermé et restauré pendant l'hiver
Le quotidien dans les tranchées

Le fort héroïque qui ne fut jamais pris
Grande Guerre : le sacre du fort de la Pompelle
 
Ce canon exposé à la Pompelle avait largement tiré dessus
Quel avenir pour le musée du fort de la Pompelle ?
Le musée du fort de la Pompelle déficitaire
 
La Pompelle : petit fort, grand mausolée
La Pompelle : l'histoire aux portes de la ville

    

      

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Le musée du fort de la Pompelle, nouvelle version

Nous avons pu découvrir les améliorations apportées à la visite de ce haut lieu de mémoire. Avec des collections enrichies et un parcours allongé


Nouvellement accessible, la caponnière double était un poste d'observation et de tir.

Nouvelles collections, histoires incarnées et lieux jusque-là inexplorés, le fort de la Pompelle présentera ses transformations au public à partir de samedi. Premier changement dans le couloir qui suit l'accueil du musée, la mise en place des canons. Ils sont désormais accompagnés de soldats en taille réelle, pour bien se rendre compte de leur volume. Pièce tout droit sortie des réserves et assez Fare, un char capable de gérer le recul, technique alors inconnue des Allemands.

Histoires de soldat

Des vitrines consacrées à l'aviation viennent aussi compléter la collection. Une partie nouvellement dé- diée à la médecine emmène ensuite le visiteur jusqu'à la poudrière. Les 30 tonnes de poudre entassées là pendant la Première Guerre mondiale ont été remplacées par une enfilade de mannequins de soldats. 'Certains racontent l'histoire de celui qui a porté leur uniforme il y a cent ans. D'autres permettent de contempler les évolutions de leurs habits au fil de la guerre.

Plus loin, l'exposition permanente dévoile les éléments du quotidien des soldats, français comme allemands, consistant principalement à « fumer, écrire et jouer » explique la guide.

La visite se poursuit à l'extérieur, dans les cours qui permettaient de poser les canons. Elles mènent à un ouvrage du fort qui ne sera accessible qu'aux visites en groupe, la caponnière double. C'est le clou des nouveautés. Un tunnel de 35 mètres - où l'ambiance sera assurée par la diffusion de sifflements de balles et d'explosions de canon - permet de descendre 6 mètres plus bas pour arriver au fond du fossé. De là, les soldats pouvaient tirer de deux côtés sur des intrus, d'où son nom de caponnière double.

L'ensemble du musée sera rendu interactif, avec des écrans tactiles disséminés sur le parcours, et une visite possible tablette en main.


Le premier long couloir du musée, blanchi à la chaux comme à l'époque, présente un canon exceptionnel capable de reculer


Le soldat représenté à droite et sur la photo centrale était originaire de Taissy.


Salvatore Grippi, responsable du musé


Le foulard au centre de cette vitrine comporte des instructions pour le soldat

Claire MARTIN-DELOZANNE

Extrait de l' union du 05/12/2016

    

       

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À la découverte du fort de La Pompelle

Des collections d'uniformes, mais aussi, de casques, y sont mis en scène.


Des vitrines permettent de découvrir uniformes et coiffes des soldats d'alors, dont de très beaux casques.
Christian Lantenols

Il a été préservé et est une juste illustration des forts de la ceinture de Reims qui protégeaient, la cité de l'invasion. Le désarmement ordonné à des échelons fortifiés a beaucoup aidé les allemands qui ont pu s’y installer et bombarder la ville des Sacres pour la défigurer pendant quatre ans. Ils n'ont pas eu La Pompelle, mais on s'y est beaucoup battu. En visitant le fort, on revoit l'histoire régionale de la Grande- Guerre, on apprend comment étaient vêtus et quels étaient les armements dont disposaient les soldats engagés. C'est aussi a la verticale du fort qu'a disparu le sous-lieutenant René Dorme, un as de l'aviation au printemps 1917. Un centenaire à préparer.

 Extrait de l'union du 26/11/2016

 

   

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Le Fort de la Pompelle dévoile de nouvelles histoires

Démarré en 2012, le projet de rénovation du musée du Fort de la Pompelle, dans le cadre du centenaire de la Guerre 1914-18, est désormais achevée offrant aux visiteurs de nouveaux espaces à découvrir.


La rénovation du Fort de la Pompelle a débuté en 2012. (© l'Hebdo du Vendredi)

Pour le musée du Fort de la Pompelle, l'effet Centenaire 14-18 saute aux yeux. Le site transformé en musée en 1972 s'est totalement métamorphosé ces 4 dernières années. 6 millions d'€, financé à quasiment 100% par la ville de Reims, auront été nécessaires pour mener à bien cette rénovation dont la dernière tranche vient tout juste de s'achever. Désormais, l'ensemble du musée est ouvert au public. Si les travaux sont déjà spectaculaires à l'extérieur, avec une signalétique remise au goût du jour et des abords retravaillés, ils sont encore plus édifiants à l'intérieur. Le Fort est désormais un musée digne de ce nom. La muséographie a été totalement repensée. La mise en lumière, le mobilier et l'utilisation des nouvelles technologies, telles que des écrans tactiles, mettent véritablement en valeur la richesse des collections tout en rendant hommage aux soldats qui ont combattu. Et avec la fin des travaux, ce sont donc de nouveaux espaces qui s'ouvrent au public. Dans ce qui était autrefois la poudrière est désormais évoqué le destin de plusieurs combattants de Reims et alentours, ainsi que l'évolution des uniformes et armements. Un peu plus loin, un abri dit de traverse accueille maintenant la collection Friesé dont des dizaines de coiffures et casques de l'armée impériale allemande, mais aussi de l'artisanat de guerre et des objets relatant le quotidien des soldats . Au fond, deux mannequins en uniformes de la Seconde Guerre Mondiale rappellent aux visiteurs que l'Histoire se poursuit à Reims du côté du musée de la Reddition. Et alors qu'auparavant la visite s'arrêtait là, désormais elle se poursuit très largement dehors. Dans un décor marqué par les stigmates des affrontements, le cheminement conduit jusqu'à la caponière double, inaccessible au public avant cette fin de printemps. Au terme d'un long couloir plongeant à 6 mètres de profondeurs, accompagné par un salarié du musée en raison de l'étroitesse des lieux, on découvre dans une ambiance sonore et lumineuse particulière un lieu austère dédié à la défense du Fort. Les multiples meurtrières en sont le témoignage.

Complètement achevée, la rénovation du musée du Fort de la Pompelle ouvre maintenant une nouvelle ère. « Nous allons développer les partenariats avec les autres musées dédiés à la Grande Guerre afin de permettre des échanges entre les collections , indique Pascal Labelle, adjoint au maire de Reims en charge de la culture, qui aime rappeler, qu'avant d'être un musée, le Fort de la Pompelle est d'abord un site de mémoire ». « Nous travaillons également sur un spectacle ambitieux pour marquer la fin du centenaire en 2018 », assure de son côté Georges Magnier, directeur des musées de Reims. Des perspectives intéressantes qui viendront s'ajouter aux multiples richesses de ce lieu qui rappellent avec justesse aux nouvelles générations les douleurs de l'Histoire.


Le musée accueille de nombreux scolaires toute l'année. (© l'Hebdo du Vendredi)


Au bout de ce long couloir, la caponnière double qui est désormais ouverte à la visite. (© l'Hebdo du Vendredi)


A ne pas manquer, les coiffures de l'armée impériale allemande issue de la prestigieuse collection Friesé. (© l'Hebdo du Vendredi)


A découvrir également, de nombreux objets de la vie quotidienne des soldats. (© l'Hebdo du Vendredi)

Conférence

« Tranchées de rire : la violence dans l’image de presse satirique durant la première guerre mondiale »

Dans le cadre du centenaire 14-18, la Ville de Reims et Reims Métropole organisent en partenariat avec l’Université de Champagne-Ardenne un programme de conférences mensuelles pour le grand public. Ainsi, Laurent Bihl, professeur agrégé d'histoire, docteur en histoire, Université Paris 1, portera un regard neuf sur la Grande guerre à travers le prisme particulier que constitue le dessin de presse. Sa conférence s’attachera à définir, montrer et décrypter les principaux thèmes de l’univers satirique de guerre à travers la presse, en la mettant en perspective avec les mots, les affiches ou les cartes postales.

Rendez-vous ce vendredi 13 mai, à 19 h, campus Sciences Po Reims, 1, place Museux. Gratuit.

Julien Debant

Musée du Fort de la Pompelle, ouvert du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h. Tarifs : 3/4€ (gratuit pour les étudiants, les moins de 18 ans et titulaires du RSA).

Extrait de l' union du 12/05/2016

    

       

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Du nouveau au fort de la Pompelle


Le fort hébergeait une artillerie de forteresse de dix canons. C. Lantentois

L'histoire de la Grand Guerre à Reims connaît un nouveau souffle: le musée du fort de la Pompelle - classé monument historique, depuis 1927 - haut lieu de résistance pendant la Première Guerre mondiale, propose une nouvelle muséographie après six mois de travaux. Dès samedi, le public bénéficiera d'une présentation renouvelée d'éléments majeurs de l’une des plus grandes collections de France sur 14-18, dont la collection Charles Friese, qui regroupe plus de 500 coiffures de l'armée impériale allemande. Les visiteurs auront désormais un accès à la caponnière double (chemin enterré qui permet le passage d'un ouvrage à l'autre) et pourront s'introduire par groupe dans cet ouvrage défensif des fossés du fort, en excellent état de conservation,

Conservation personnel du combattant

Seront également visibles dans ces nouveaux espaces du musée une série d'équipements français, allemands et alliés, autour d'effets personnels de quelques combattants. une présentation de « l'artisanat des tranchées» à travers un ensemble d'objets produits par les poilus: et une évocation des aspects de la Ville militaire (décorations, médecine, musique, propagande ... ). La collection Charles Friese a été augmentée : plus de la moitié des 540 casques est exposé.

Construit entre 1880 et 1883, le fort fut durant toute la Grand Guerre la clef de voûte de la résistance de Reims, permettant les contre-offensives de juillet 1918. Une compagnie d'artilleurs de 277 hommes en assurait la garnison. Devenu musée, il a été é inauguré par Michel Debré en 1974.

•.-  Ouvert tous les jours sauf le lundi de 11 à 18 heures en semaine. Jusqu’à 19 heures le Week-end. Tarif : 4 euros, réduit 3 euros. Renseignements au 03 26 49 11 B5

Extrait de l' union du 10/05/2016

    

       

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 Le fort de la Pompelle à Reims se dévoile un peu plus

L’histoire de la Grand Guerre à Reims connaît un nouveau souffle : le musée du fort de la Pompelle – classé monument historique depuis 1927 –, haut lieu de résistance pendant la Première Guerre mondiale, propose à partir de samedi 14 mai une nouvelle muséographie après six mois de travaux.

L’histoire de la Grand Guerre à Reims connaît un nouveau souffle : le musée du fort de la Pompelle – classé monument historique depuis 1927, haut lieu de résistance pendant la Première Guerre mondiale, propose une nouvelle muséographie après six mois de travaux. Dès samedi, le public bénéficiera d’une présentation renouvelée d’éléments majeurs de l’une des plus grandes collections de France sur 14-18, dont la collection Charles Friese, qui regroupe plus de 500 coiffures de l’armée impériale allemande. Les visiteurs auront désormais un accès à la caponnière double (chemin enterré qui permet le passage d'un ouvrage à l'autre) et pourront s’introduire par groupe dans cet ouvrage défensif des fossés du fort, en excellent état de conservation.

Des effets personnels de combattants

Seront également visibles dans ces nouveaux espaces du musée une série d’équipements français, allemands et alliés, autour d’effets personnels de quelques combattants, une présentation de « l’artisanat des tranchées » à travers un ensemble d’objets produits par les poilus, et une évocation des aspects de la vie militaire (décorations, médecine, musique, propagande…). La collection Charles Friese a été augmentée : plus de la moitié des 540 casques est exposée.

Construit entre 1880 et 1883, le fort fut durant toute la Grand Guerre la clef de voûte de la résistance de Reims, permettant les contre-offensives de juillet 1918. Une compagnie d’artilleurs de 277 hommes en assurait la garnison. Devenu musée, il a été inauguré par Michel Debré en 1974.

 Extrait de l' union du 09/05/2016

    

       

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La résistance héroïque de la Pornpelle

Construit de 1880 à 1883, le fort de la Pompelle était destiné à appuyer les forts principaux de Witryles-Reims, Nogent l'Abbesse, Brimont, Saint-Thierry, Fresnes et Montbré. Il était doté d'une dizaine de canons et de mitrailleuses. Il est occupé par les Allemands le 4 septembre 1914 et reconquis par les Français le 24 septembre 1914. C'est la clé de voûte de la défense du secteur de Reims.

MICHEL LEFEVRE NOUS CONTE LA GRAND GUERRE

Après avoir reconquis les lieux, nos militaires doivent nettoyer le fort et les tranchées. Des morts qui encombrent sont hissés dans des camions. Des Allemands qui comme nous en temps de paix sont des citoyens. On se débarrasse des corps.

Désormais, ce fort est à nous. Il va proté- ger Reims que l'on aperçoit à cinq kilomètres. Ces tranchées sont celles où nous allons vivre ou mourir. C'est la guerre, pour combien de temps? Les hommes du régiment ont de quoi être inquiets pour leur vie, mais aussi pour leurs familles, femmes et enfants. Entre eux, ils discutent, ils échangent. Ils parlent de leurs malheurs, car ceux-ci existent, même quand il n'y a pas de guerre.

- Je devais me marier ce mois-ci, dit Gérard. Le temps est couvert. C'est une averse qui se prépare.

- Tu es de quel coin ? demande Gérard à Bernard, son compagnon d'infortune.

- Moi, je suis de Cahors ! répond Bernard.

- C'est loin, Cahors! dit Gérard.

- Sûr qu'on serait mieux chez nous, dit Bernard.

Le soleil s'est caché, comme l'ennemi qu'on ne voit plus. Pourtant, il n'est pas loin et il nous tire dessus. Chaque obus qui tombe près du fort fait tressaillir. On vit avec la peur, mais on n'a pas le choix. (...)

- Vois-tu mon pote, je préfère être tué sur le coup, plutôt que d'être gravement blessé, dit Bernard.

- Ne dis pas de bêtise ! On va s'en sortir, dit Gérard, cherchant à se rassurer lui-même. (...)

Laurent Aubert surveille ses camarades du coin de l'œil. Et il dit :

- Dans cette tranchée, on est combien, dix, vingt, plus peut-être ?

Puis, il ajoute :

- Dans huit jours, qui sera encore en vie ?

Tandis que les bombardements allemands sont très importants, les hommes du fort contiennent et repoussent les assauts. Il y aura jusqu'à deux mille hommes, dont des Russes arrivés en 1916.

Malgré des conditions de vie insupportables, le fort ne sera jamais repris par l'ennemi.

 Extrait de Regards du 10/11/2014

    

       

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Le fort de la Pompelle a fait peau neuve

Pour marquer le centenaire de la Grande Guerre, sept mois de travaux et six millions d'euros ont été nécessaires pour rénover le fort et valoriser au mieux le site.


Le fort et ses abords extérieurs ont été entièrement réhabilités par la ville de Reims. Antoine Pardessus

 L’ESSENTIEL

•.- En 1883, le fort de la Pompelle, situé à 5 km de Reims a été construit pour compléter la ceinture fortifiée de la ville après la Guerre de 1870 (sept forts).

•.- En 1!113,obsolète, il est désarmé.

Lors de la Première Guerre mondiale il dévient l'emblème de la résistance des soldats français sur le front de l'Est.

•.- En novembre 1955, le fort, laissé à l'abandon pendant près de quarante ans, est mis en vente par l'administration des domaines. Racheté par la Fédération nationale André-Maginot, il est cédé pour le franc symbolique à la ville de Reims.

•.- En novembre 1972, il devient un musée.

•.- Décembre 2013, le fort ferme 1 afin d'être rénové en profondeur.

•.- Le ,28 juin 2014, le fort rouvre ses portes.

•.- Le 10 juillet, inauguration en présence du président de la République.

Plus clair, plus interactif, le musée de la Pompelle a été' entièrement repensé.

Le fort qui tombait en ruines a été consolidé. Les voûtes, la galerie centrale ont été restaurées. La porte d'entrée a été reconstruite à l'identique. Elle avait été fragilisée lors des bombardements et avait fini par s'écrouler en 1918.

La partie gauche du fort est désormais accessible .aux visiteurs, ce qui a permis de multiplier par deux la superficie de ce musée-site, l'un des rares de France de la période. Coût des travaux: 4 millions d'euros.

Le fort est d'ailleurs classé monument historique depuis 1922.

Deux millions d'euros supplémentaires ont été consacrés à la refonte totale de la scénographie.

Une signalétique trilingue a été installée partout sur le site.

La grande galerie abrite une frise chronologique en quinze tableaux retraçant toute l'histoire du fort. Cinq écrans tactiles et une application pour iPad permettent de diffuser un film d'introduction

Une plaque souvenir et 560 coiffures.

Les huit casemates (là où dormaient les soldats) ont été aménagées.

L'une d'elles a été transformée en salle de projection qui dif

Ce musée de la Guerre 14-18 est le deuxième de France sur la période, par l'importance de ses collections :uniformes, équipements, canons, mortiers, sabres, pistolets, , un fourgon hippomobile ancêtre de l'ambulance, des maquettes, des documents, des médailles, des objets de la vié quotidienne ...

Le musée. comporte aussi un ensemble unique' au monde, de 560 coiffures .et casques de l'armée impériale allemande.

Il est dorénavant possible de se promener dans les cours, intérieures qui ont été déblayées. D'ailleurs. au cours des travaux de déblaiement, le corps de trois soldats a été mis au jour, te 14 mars dernier.

Des chasseurs à pied tués lors des combats de septembre 1914 et inhumés de façon provisoire. Depuis quatre mois, des recherches 'sont menées pour les identifier. Leurs plaques d'identification trop corrodées sont inexploitables. Les dépouilles se trouvent actuellement à Marseille. Une plaque souvenir a été installée en leur mémoire, en -attendant peut-être qu'ils, soient à nouveau inhumés sur le-site comme le souhaite, Marc Bouxin, le conservateur en chef,

Trente mille visiteurs par an sont attendus. rendre la visite plus interactive.

 Aurélie BEAUSSART

  Fort de la Pompelle. RD 944, direction Châlons - Ouvert tous les jours sauf le lundi de 10 à 18 heures. Tarif: 4 € adultes. gratuit pour'les moins de 16ans et le premier dimanche de chaque mois

Visites guidées possibles (compler 4 € de plus). Tel : 03 26 35 36 90

  Extrait de l' union du 10/08/2014

    

       

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Le Fort de Ia Pompelle redécouvrir

 Après sept mois de fermeture pour réaménager en profondeur le site, le fort rouvre le 28 juin. Coût : 6 millions d'euros. Visite guidée, en avant-première, de ce qui vous attend.


La porte d'entrée a été restituée à l'identique. Construit en 1883, le fort est désarmé en 1913 mais joua un rôle majeur dans la défense de Reims durant la Première Guerre mondiale. Racheté en 1968 pour le franc symbolique par le maire Jean Taittinger à la Fédération Maginot, il accueillit ses premiers visiteurs en novembre 1972.

« C'est le seul musée de site dédié à la Grande Guerre. C'est à la fois un lieu d'Histoire et de mémoire, explique Max Bouxin, le conservateur en chef des musées historiques de Reims. Les collections sont installées au cœur de ce qui fut le théâtre de violentes opérations militaires ». Après sept mois de travaux, le fort de la Pompelle a été entièrement repensé. « Quatre millions ont été consacrés à la structure même du site qui tombait en ruine mais aussi à rendre la visibilité des lieux en décaissant les cours intérieures jusqu'à présent, à cause des éboulis et de la végétation dense, il était impossible d'y accéder. » Au cours de ces opérations la sépulture de trois soldats de chasseurs à pied a été découvert. Depuis quatre mois, des recherches sont menées pour les identifier. Un véritable travail d'enquête. « Leurs plaques d'identification sont inexploitables. Les corps alignés reposaient sur une toile de tente. Les boutons des uniformes ont permis d'identifier leur appartenance à la 42° division d'infanterie qui comptait trois bataillons de chasseurs à pied. Nous savons aussi que l'un des trois étaient sergent, nous avons les initiales d'un autre et la date de son mariage grâce à son alliance. Il nous faut maintenant croiser les informations des journaux de marche et d'opérations pour réussir peut-être à les identifier. » La grande galerie centrale est maintenant accessible. Elle comporte une frise chronologique. Les huit casemates des casernements restaurés servent d'espace d'exposition. Avant les travaux, le fort accueillait jusqu'à 15.000 visiteurs par an, l'objectif est d'atteindre les 30.000 entrées.

 
Le musée peut maintenant accueillir l’ensemble des collections jusqu'alors en réserve. Uniformes en parfait état de conservation, collection de casques, artilleries …


Marc Bouxin arpente les cours intérieures, pour la première fois accessible au public, depuis 1918. C’est au niveau de celle-ci que la sépulture a été mise au jour.


Capitaine Mathieu Faget, officier tradition au Cenzub 94° RI de Sissonne, devant l'ancien uniforme de son régiment


Le 5 octobre 1914, première victoire aérienne de tous les temps. Le sergent pilote Joseph Frantz reçoit la légion d'honneur dont la médaille est exposée au musée.

Aurélie BEAUSSART

Les tarifs restent inchangés (4 €, tarif plein). Pour le premier week-end de sa réouverture, l'accès au fort sera gratuit. L'inauguration est programmée le 11 novembre 2014.

Extrait de l' union du 21/05/2014

    

       

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 Le Fort de la Pompelle

à redécouvrir dès le 28 juin

 Après une première phase de travaux, le musée du Fort de la Pompelle rouvrira au public le 28 juin prochain. Le réaménagement du musée renforce un peu plus l’impression d’immersion ressentie par les visiteurs et rend un hommage poignant aux soldats français et russes qui ont défendu le Fort. Cette première réalisation constitue déjà l’un des grands temps forts des Commémorations du Centenaire de la Grande Guerre

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La porte d’entrée du fort a été restituée à l’identique de l’année 1884, date de sa mise en service.
 

Le Fort de la Pompelle, à la différence d’autres lieux de mémoire, est un musée de site Le seul à joindre mémoire et histoire. Ici, le visiteur est en immersion dans le quotidien des soldats français et russes qui ont défendu ce lieu hautement symbolique »

Marc Bouxin
Conservateur en chef des Musées historiques de Reims.

De juillet 1916 à mars 1917, 18 000 soldats russes de la 1ère Brigade spéciale ont défendu une ligne de front de 20 km au sud de Reims.

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En photo : des soldats russes de la 3e brigade spéciale affectés à la défense du Fort.

La découverte récente de trois corps de soldats français dans une des cours intérieures du Fort de la Pompelle rappelle, encore aujourd’hui, qu’il est un témoin précieux du quotidien des soldats de la Grande Guerre. « Le seul musée dédié à la Grande Guerre à être un musée de site, à joindre la mémoire à l’histoire », résume Marc Bouxin, conservateur en chef du Patrimoine, directeur des Musées historiques de Reims.

C’est cette proximité immédiate entre le visiteur et les soldats français et russes que le réaménagement du Fort met en lumière.

LES VISITEURS PLONGÉS EN IMMERSION DANS LE QUOTIDIEN DES SOLDATS

La première phase de travaux, commencée à l’automne 2013, est achevée. La porte d’entrée du Fort (en photo) a été restituée à l’identique, date de sa mise en service 1884. De même, la grande galerie menant à la stèle dédiée aux Défenseurs de la Pompelle a entièrement été restaurée par les soins de la direction du Patrimoine bâti de la Ville de Reims.

Les huit casemates des casernements du Fort sont désormais restaurées et serviront d’espace d’exposition. L’une d’entre elles sera le théâtre d’une scène quotidienne du fort en exposant un fourgon hippomobile du Service de santé de l’Armée française. D’autres illustreront le bombardement de Reims, l’artillerie de tranchée et bien entendu les 9 mois de présence du corps expéditionnaire russe dans le fort. A chaque espace sa propre thématique, tout au long de son parcours, le visiteur sera donc en immersion dans le quotidien des soldats. La grande galerie accueillera une frise chronologique retraçant l’histoire du fort en 17 grandes étapes, de l’occupation du site à l’époque gauloise à nos jours.

UNE PLACE CENTRALE À LA MÉMOIRE DES SOLDATS RUSSES

De juillet 1916 à mars 1917, 18000 soldats des 1ère et 3e brigades spéciales russes ont défendu un front de 20 km au sud de Reims.

La participation de la Russie et le sacrifice de ses soldats est donc un élément déterminant de l’histoire de la la vie pour défendre Reims. Le Fort de la Pompelle est en Russie un symbole fort. Nous avons souhaité que le réaménagement du Fort redonne une place centrale aux soldats russes et à leur bravoure », reprend Marc Bouxin. C’est à ce titre qu’une des casemates sera entièrement dédiée à la présence russe dans le fort avec l’exposition d’un canon Poutilov et des pièces d’uniforme ainsi que de nombreux souvenirs et effets personnels. La présence russe est une part d’identité du Fort. D’ailleurs, de plus en plus de touristes russes viennent chaque année pour trouver ici des réponses et rendre hommage à un proche.

Depuis 2010, date de l’inauguration d’un monument en souvenir du Corps expéditionnaire russe, l’ambassadeur de Russie en France vient fleurir le monument chaque 1er août, date d’entrée de la Russie dans le conflit.

La réouverture du Fort au public le 28 juin prochain constituera l’un des grands temps forts des commémorations du Centenaire de la Grande Guerre dans notre agglomération en donnant à tous la possibilité de se réapproprier ce lieu chargé d’histoire

H. C.

Le Fort de la Pompelle en quelques dates

Construit en 1883, le Fort de la Pompelle est l’un des sept forts constituant l’ossature de la ceinture fortifiée de Reims.

Le fort est désarmé en 1913 car jugé obsolète. Il jouera pourtant un rôle majeur dans la défense de Reims et verrouillera efficacement la route vers Paris. Durant toute la guerre, le fort et ses environs accueilleront, par rotations successives, la moitié de l’Armée française ainsi qu’un corps expéditionnaire russe de 18 000 soldats. Il fut le théâtre de combats acharnés et meurtriers tant au sol que dans les airs.

Racheté en 1968, pour le franc symbolique par Jean Taittinger, alors maire de Reims, à la Fédération Maginot, il accueillera ses premiers visiteurs le 10 novembre 1972

 Extrait de VRI N° 311 - 06/2014

    

       

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 Prêt pour un nouveau départ

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Occupé par les Allemands le 4 septembre 1914, le Fort est repris le 23 septembre de la même année.

Fermé depuis le mois de décembre, le monument historique, transformé en musée, s'apprête à rouvrir ses portes aux visiteurs à partir du 28 juin prochain. Construit en 1883 (après la défaite française de 1870) puis devenu haut-lieu de la Grande Guerre, le Fort de la Pompelle était avant tout un site de combats qui n'a jamais cédé sous les assauts répétés de l'armée allemande.

Devenu musée, sa collection comporte une vingtaine de mannequins en tenues d’époque, tous porteurs de leurs quipements et leurs armements, des canons, des maquettes, des peintures et aquarelles, mais aussi des photographies, de l'artisanat de tranchée sans oublier l’exceptionnelle collection de casques Charles Friesé. Élément clé du système de défense de Reims, ce lieu incontournable du tourisme de mémoire est rentré dans un programme de valorisation historique et muséographique, grâce à la Ville de Reims qui a fait appel à l'architecte et scénographe Christophe Lab pour repenser l'accueil des visiteurs dans le fort. « Signalétique (pour améliorer la visibilité du site), nouvel éclairage, ambiance sonore dès l’entrée, projection d’images, présentation d'un film, documents en braille et tablettes numériques accompagneront désormais le public pour mettre en perspective la deuxième collection de France sur la Guerre de 14-18 », précise ainsi la municipalité. Des travaux importants, de l'ordre de six millions d'euros, qui ont vocation à renforcer la fréquentation du Fort de la Pompelle (12 000 visiteurs annuels actuellement, le triple attendu à la fin des travaux), en particulier pendant toute la période de commémoration du premier centenaire de la guerre 14-18.

AR

 Extrait de l'Hedo 352 - 05/2014

    

       

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Centenaire 14-18 - Fort de la Pompelle

Fermé et restauré pendant l'hiver

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Fermé depuis le 2 décembre, le Fort de la Pompelle va bénéficier pendant six mois de travaux de restauration
© l'Hebdo du Vendredi 

      Il est le symbole par excellence des combats violents auxquels Reims a fait face pendant la Grande Guerre. Ainsi, dans le cadre des commémorations du centenaire 14-18, le musée du Fort de la Pompelle va fermer temporairement ses portes afin de bénéficier pendant 6 mois d’ambitieux travaux de réaménagement avant une réouverture prévue à l'été 2014.

Le lieu est appelé à devenir la porte d’entrée privilégiée du tourisme mémoriel rémois. L’enjeu est aussi important que le symbole est fort. Réalisé après la défaite de 1870, le Fort de la Pompelle fut la clé de voûte du système défensif rémois, bombardé quotidiennement mais jamais tombé. Il est aujourd’hui l’emblème de la résistance héroïque des soldats français sur le front de l’Est et inscrit Reims à jamais comme le témoin, parfois tristement privilégié, des guerres fratricides européennes.

Cette opération de valorisation historique et muséographique permettra de conserver les stigmates témoins de la Grande Guerre tout en améliorant la visibilité du Fort grâce à une nouvelle signalétique. Une mise en valeur de l’architecture intérieure est également prévue, dans le respect de la spécificité du lieu. La Ville de Reims a ainsi mandaté Christophe Lab, architecte et scénographe, pour repenser et moderniser la muséographie du site : l’espace d’exposition sera doublé, les collections mieux mises en valeur par une nouvelle scénographie et la mise à la disposition du public d’outils numériques.

Avec ces travaux d’ampleur, la Ville de Reims poursuit son programme de réhabilitation des hauts lieux de mémoire de 14-18 qui jalonnent son territoire. Près de 6 millions d’euros seront investis pour la restauration et la revalorisation de ce lieu emblématique, dans le cadre d’un programme d’intervention portant sur plusieurs années. L’objectif de la Ville est de tripler le nombre de visiteurs annuels du Fort (aujourd’hui autour de 12 000) à la fin des travaux.

 Extrait de l'Hedo 329 - 12/2013

    

       

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Le quotidien dans les tranchées

Le musée du fort de la Pompelle donne une idée exacte de ce que fut la vie quotidienne des Poilus assaillis sans relâche par l'ennemi. La collection des casques de l'armée impériale allemande est unique au monde.

La collection Friesé, unique au monde, de casques     
L
a collection Friesé, unique au monde, de casques et coiffes de l'époque de la Première Guerre mondiale.


Le célèbre crapouillot, une arme redoutable constamment adaptée à la guerre des tranchées.

 Les collections du musée du fort de la Pompelle comme le monument, appartiennent à la ville de Reims. Présentées dans les lieux mêmes où ont vécu les hommes de troupes entassés sur des lits cages superposés sous les voûtes de briques, elles prennent tout leur sens et sont particulièrement émouvantes. Beaucoup des objets exposés ont été récupérés sur place. Beaucoup d'autres ont été collectés dans la région. La muséographie est thématique et profite des lieux reliés par d'étroits couloirs entre les salles de cette partie du fort. Laquelle ne représente que la moitié de ce qui existe encore de part et d'autre du porche d'entrée. On pénètre dans un véritable lieu de mémoire pour découvrir des pièces d'artillerie, dont les fameux canons de 75 français, des mannequins portant les uniformes de l'époque, des armes et tout un équipement de combat. On peut imaginer les garnisons rémoises de la Belle Epoque. Une vingtaine de mannequins porte les uniformes des belligérants, amis et ennemis.

Une salle est entièrement consacrée à l'artillerie de tranchée qu'on appelait « les Crapouillots ». Une autre salle est dédiée aux souvenirs du corps expéditionnaire russe en Champagne avec des photos d'époque. Par exemple la photo de soldats russes en plein exercice anti-gaz dans les tranchées du fort.
La collection Friesé

Autre salle très émouvante, celle qui consacre ses vitrines aux souvenirs des as de l'aviation française. Ainsi des photos et des objets ayant appartenu à René Dorme. Ce tout jeune pilote, héros de l'aviation crédité de 23 victoires homologuées, a été abattu au-dessus du fort de la Pompelle le 25 mai 1917 alors qu'il offrait un appui aérien aux crapouillots des tranchées. Le crapouillot fut une arme redoutable continuellement améliorée et spécialement conçue pour la guerre des tranchées. Elle permettait de tirer des bombes « en cloche » sur les tranchées ennemies. Beaucoup de fantassins furent volontaires pour servir cette arme et finirent par former une troupe spéciale qui portait sur l'uniforme, un signe distinctif représentant une bombe à ailettes. Il s'agissait souvent de « têtes brûlées ». Le Crapouillot fut aussi le nom donné à un journal satirique.

Le musée de la Pompelle présente aussi une collection unique au monde. Il s'agit des 560 coiffures de l'armée impériale allemande provenant de la collection de Charles Friesé. Il était le fils de Paul-Emile Friesé, architecte alsacien d'origine qui avait amassé ces centaines de coiffes datant de 1870 à 1914. Engagé volontaire en 1914 à l'âge de 63 ans, c'est en allant voir son fils sur le front de la bataille du Chemin des Dames à Vendresse dans les Ardennes en 1917, qu'il fut mortellement blessé. Son fils Charles fit don de la collection impressionnante qui s'aligne désormais sous vitrine au fort de la Pompelle. Elle mériterait d'ailleurs des cartels de présentation plus modernes que les pauvres carrés cartonnés actuels. La collection Friesé comprend aussi un manteau d'officier de cavalerie ayant appartenu à l'Empereur Guillaume II. Il fait désormais partie des trésors du fort dont il demeure encore une grande partie dans les réserves.

 Extrait de l' union du 11/11/2012

    

       

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Le fort héroïque qui ne fut jamais pris

Le fort de la Pompelle appartenait à la ceinture fortifiée de Reims. Sous les bombes allemandes, il fut défendu avec un acharnement héroïque. Abandonné après la guerre durant quarante ans, il fut racheté grâce à la mobilisation des anciens combattants de Sillery.

  
Le porche d'entrée est en travaux. Il s'agit de refaire à l'identique la voûte de pierre.

    
C'est dans l'espace jumeau à gauche de l'entrée que de nouvelles salles pourraient voir le jour et doubler le musée.

 L'émotion est garantie à la découverte du fort de la Pompelle. Même pour les plus jeunes qui pénètrent dans un monde qu'ils ne connaissent qu'au cinéma. Sur sa colline, il domine à perte de vue les anciens champs de bataille dont on peut encore imaginer l'étendue. Des champs à peine vallonnés semés de petits bois. L'artillerie ennemie devait avoir une vue imprenable sur le fort à moitié enterré, entouré de fossés peu profonds avec ses caponnières au sud et au nord et ses batteries de rempart. Un pont-levis permettait aux troupes de pénétrer dans la place forte, l'une des plus petites de la ceinture défensive. Il fut construit en 1883, conçu par le général Séré de Rivières après la guerre de 1870. Classé monument historique en mars 1922, l'ouvrage n'était qu'un petit fort secondaire. Les principaux grands défenseurs de Reims étaient à Witry-les-Reims, à Nogent-l'Abesse, à Berru, à Brimont, à Saint-Thierry, à Fresnes et à Montbré.

Le fort de la Pompelle était doté d'une artillerie composée de six canons de 155 mm longs, modèle 1877 du système Bange et de quatre canons de 138 mm. Le canon mis au point par le colonel de Bange dont on peut voir des vestiges dans le musée du fort et sur l'esplanade, était une pièce très lourde chargée par la culasse, de longue portée installée dans toutes les fortifications pour les tirs de contre-batterie. Les soldats disposaient aussi d'une batterie de mitrailleuses. Ils étaient 277 hommes à tenir garnison dans ce fort, soit une compagnie d'artilleurs. La défense de Reims fut héroïque.
Une défense acharnée

Avant le début du conflit en 1914, le fort avait été désarmé et c'est sans combattre que les troupes allemandes l'ont occupé dès le 4 septembre 1914. Mais pas pour longtemps. Vingt jours plus tard, le 138e régiment d'infanterie parvenait de haute lutte à reconquérir le fort qui devint alors une clé de voûte de la défense de Reims

Et jamais il ne fu repris. Les Allemands pourtant l'ont assailli sans relâche quatre années durant. Le fort fut bombardé quasiment sans interruption. Sur les deux hectares de son implantation, le terrain porte encore les stigmates des impacts de bombe qui ont transformé le site à jamais. Tout était miné. L'ennemi avait tout tenté. Tout ce que l'époque pouvait imaginer pour venir à bout de la résistance française retranchée dans le petit fort a été employé: des attaques d'infanterie de tranchée à tranchée, des attaques de chars et même les terribles gaz. Mais rien n'y fit. Des troupes fraîches sont venues régulièrement prendre la relève. On compte jusqu'à 180 régiments qui ont participé à tour de rôle à la défense du fort de la Pompelle. Quand les voûtes de briques s'effondraient, les maçons improvisés remontaient et consolidaient les murs criblés d'éclats d'obus. Il y eut même, dépêchées par le tsar Nicolas II en 1916, deux brigades spéciales russes. Le souterrain qui relie le fort au canal de la Marne à l'Aisne et qui traverse Reims permettait le passage des homme et du ravitaillement à couvert.

Entre les villages de Sept-Saulx et Courmelois, on avait même installé sur le canal des canonnières fluviales de la marine nationale pour la défense du fort. En 1918 enfin, c'est le premier corps d'armée colonial du général Mazillier qui s'est héroïquement illustré à la Pompelle. Quatre années de bombardements allemands ne vinrent jamais à bout de la résistance acharnée des troupes françaises.

Après l'Armistice, le fort était en ruines. Le monument fut totalement abandonné, livré aux ronces qui ont peu à peu recouvert les murs, enfermant des milliers d'objets, armes, munitions, casques, ustensiles, pièces d'uniforme... quarante années durant. Jusqu'au jour où l'administration des domaines décidait de le mettre en vente en novembre 1955. Le sang des anciens combattants de Sillery, ne fit qu'un tour. Il fallait sauver le fort et le conserver pour la mémoire. Ils se mobilisèrent et la fédération nationale André Maginot réussit à l'acquérir. Il fut ensuite cédé à la ville de Reims pour le franc symbolique. Jean Taittinger, le maire de l'époque décidait en 1968 que le fort de la Pompelle méritait d'appartenir au patrimoine de la ville.

 Extrait de l' union du 11/11/2012

    

       

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Grande Guerre : le sacre du fort de la Pompelle

 Histoire vivante. Il appartient à la ceinture fortifiée de Reims depuis plus de deux siècles et les Allemands ne purent jamais le prendre durant la Grande Guerre. La ville de Reims propriétaire des murs et des riches collections qu'ils abritent, restaure les vieilles murailles et peaufine un projet passionnant pour le fort de la Pompelle à l'aube du centenaire. 


La partie en jaune représente la superficie occupée actuellement par le musée du fort de la Pompelle ouvert au public. Il s'agissait des chambres de troupe.

   
L'extension possible se trouverait  dans le prolongement à gauche de l'entrée.

 « Un outil de réflexion sur l'histoire européenne, adapté au grand public », voila ce que pourrait devenir le fort de la Pompelle et son musée, alors que se profile à grande vitesse le centenaire du début du conflit mondial le plus meurtrier de notre histoire. Un lieu lui-même chargé d'histoire pour mieux comprendre notre environnement géopolitique contemporain. Le projet est passionnant et particulièrement adapté au monument que représente aujourd'hui ce fort construit en 1883 pour boucler la ceinture défensive de Reims après la guerre de 1870. Plus de deux cents hommes pouvaient y séjourner, empilés sur ces lits-cages dont il en reste quelques exemplaires dans le musée qui occupe tout une aile mais aussi dans des réserves non utilisées. Chaque salle voûtée de briques, sans ouverture, quasiment sans lumière, en abritait plusieurs dizaines dans une promiscuité qui fait soupirer aujourd'hui des touristes toujours compatissants. Il faut reconnaître que les murs à moitié effondrés, criblés d'impacts d'obus, percés de mitrailles, la terre tout autour défoncée, vallonnée par les bombes entre les couloirs des anciennes tranchées qui disparaissent sous la végétation, les ronces d'aujourd'hui se confondant avec les barbelés d'hier, un champ de bataille figé, silencieux, bercé par le passage incessant des camions sur la nationale toute proche et le floc des drapeaux sous le vent, prend à la gorge. Le fort de la Pompelle, harcelé par les bombardements allemands quatre années durant, ne fut jamais pris. Et cet héroïsme-là renforce encore son pouvoir éminemment évocateur.

Voilà pourquoi, il peut bien plus qu'un hangar neuf montrant des collections, comme à Meaux, précipiter chaque visiteur et notamment les plus jeunes, de plain-pied dans notre histoire.

Voilà pourquoi la ville de Reims et en particulier Jacques Cohen, adjoint en charge du tourisme et des musées, réfléchit depuis quelque temps à la valorisation du monument classé depuis 1922 et propriété de la ville de Reims depuis 1968.
Doubler la surface du musée

« Il n'est surtout pas question de faire un fort neuf », prévient l'adjoint qui rappelle que cependant, seulement 20 % de la surface du fort qui s'étend sur environ six hectares, est utilisée. Il s'agit d'abord de consolider ce qui reste et en priorité le porche d'entrée. « C'est comme une falaise qui recule irrémédiablement », indique Jacques Cohen, le mur derrière le porche recule de 20 à 30 centimètres par an. Le porche lui-même a bien souffert mais il est encore debout. Les spécialistes de l'entreprise Léon Noël, tailleurs de pierre de la cathédrale Notre-Dame de Reims, se sont donc mis à l'ouvrage. Le porche est en passe de retrouver son aspect d'origine. Toujours dans le projet de préservation de l'existant, il fallait rendre étanche toute la partie jumelle de l'actuelle zone muséographique actuellement inutilisée.

« C'est là, en doublant quasiment la surface du musée actuel, que nous réfléchissons à l'aménagement de nouvelles salles ouvertes au public. »

Les travaux d'étanchéité ont débuté dans cette partie du fort qui fut constamment « colmatée » par les troupes assaillies sans relâche. On voit les trous béants laissés par les combats et les murs de béton construits à la hâte pour éviter l'effondrement du bâtiment sont intouchables. Ils font partie de l'histoire du fort. C'est à une muséographie moderne et interactive que pense la Ville pour cet espace. Elle pourrait plonger les visiteurs dans le quotidien des Poilus. Une véritable immersion dans les tranchées. Le projet prévoit également de conduire les visiteurs autour du fort, à la découverte de la configuration originelle du monument à partir de ce qui a survécu, son organisation, son armement. L'une des deux caponnières est intacte. Globalement il reste 40 % du fort d'origine.
« Pour concentrer le regard sur les lignes allemandes qui étaient toute proches, l'ouverture sur le paysage actuel sera privilégié par la dissimulation végétale de la zone industrielle », indique Jacques Cohen sur le terre-plein du fort qui pourra être aménagé et agrémenté de photographies d'époque.

Ce sont les services des Bâtiments de France qui pilotent naturellement l'opération sur ce site classé. « Evidemment nous souhaitons être prêts pour le centenaire. Le fort de la Pompelle est un site exceptionnel dont la puissance d'évocation est un atout majeur pour comprendre ce que fut véritablement cette guerre. Un monument historique qui mettra en situation et donnera à penser. »

Extrait de l' union du 11/11/2012

    

       

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 Ce canon exposé à la Pompelle avait largement tiré dessus

Histoires autour des pièces de nos musées - 3. Ce canon a servi pendant la 1re Guerre mondiale, quand les Allemands pilonnaient Reims et sa région.

 Il est très rare,  en France, de voir ce modèle de canon de campagne allemand aussi bien conservé.
Il est très rare, en France, de voir ce modèle de canon de campagne allemand aussi bien conservé.

Les temps changent : à une époque, ce canon de 77 allemand servait à pilonner Reims et sa région, et notamment le fort de la Pompelle. Il était servi par six hommes, qui pouvaient expédier jusqu'à douze à quinze obus à la minute, à plus de 8 km de distance. C'était au temps de la Première Guerre mondiale, et ces tirs ont duré pendant presque tout le conflit, « depuis la fin septembre 1914 jusqu'au 5 octobre 1918 », précise l'administrateur du musée du fort de la Pompelle, Marc Bouxin.

Une rareté en France

Et aujourd'hui ? Eh bien, ce canon a fort heureusement perdu sa vocation guerrière pour une autre, touristique : il fait partie des pièces notables du fort-musée qui lui servait de cible quelques décennies auparavant, accueillant le visiteur sitôt le guichet de la billetterie franchi.
Pièce relativement banale somme toute ? « Pas du tout, répond M. Bouxin, au contraire, c'est une rareté en France ! Autant on trouve chez nous pas mal de nos 75, autant il y a peu de leurs équivalents allemands, les 77 ; à ma connaissance, c'est le seul en si bon état, avec celui du musée de l'artillerie de Draguignan. Il y en a un autre à Meaux, mais fait de bric et de broc, tandis que le nôtre est conservé « dans son jus » si l'on peut dire. L'armée française l'avait pris à l'ennemi, et en avait fait ensuite don au fort. »

L'idéal serait de pouvoir projeter un film montrant le canon en action, soit repris de documents d'époque, soit fruit d'images de synthèse, pour compléter sa présentation purement statique, mais pour l'instant, le visiteur doit se contenter de cette dernière, ce qui fait qu'il ne s'attardera guère plus de trois minutes sur cette rareté militaire, à moins qu'il ne soit passionné d'artillerie. Il remarquera alors que le fût du canon est gravé aux armes de la Bavière.

Antoine PARDESSUS

Fort-musée de la Pompelle, RN44 direction Châlons, de 11 à 18 heures en semaine (fermé le mardi) et de 11 à 19 heures les fins de semaine et jours fériés. Entrée 4 euros.

Extrait de l' union du 10/08/2012

    

       

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  Quel avenir pour le musée du fort de la Pompelle ?

Il a permis à la ville de Reims de ne pas être reprise par les Allemands. Torpillé par le Département qui ne lui donne plus de subvention, le fort de la Pompelle se cherche un avenir serein. 


La Ville n'est pas prête à laisser tomber le fort puisqu'elle continue, seule, à y faire des travaux de sauvegarde.

 Au 31 décembre 2011, le contrat d'affermage qui lie depuis 2005 la Ville de Reims à l'association de gestion du musée du fort de la Pompelle prendra fin. Compte tenu des difficultés de plus en plus grandes à équilibrer les comptes de ce musée qui ne reçoit plus de subvention départementale et qui vit grâce aux importantes perfusions de la Ville qui a même dû accorder deux rallonges de 40 000 € en deux ans, le président Alain Chauveau a décidé de jeter l'éponge à la fin de l'année. Il l'a fait savoir lors de l'assemblée générale de son association bien que la fréquentation du musée ait progressé en 2010. Il y a eu 12 797 entrées (727 de plus qu'en 2009) dont 8.177 payantes et 4 620 gratuites (dont 1.788 pour la journée des musées, la journée du patrimoine et le 11 Novembre). Ce sont 2 337 étrangers qui sont venus découvrir les collections du musée dont 27,3 % de Belges, 23,3 % d'Anglais, 9,9 % de Hollandais, 9,3 % d'Allemands et 6,9 % de Russes.

Fort d'un budget d'un montant de 255.885 € en recettes dont 225.885 € alloués par la ville pour 30.000 € de recettes propres, l'association de gestion doit faire face à 206.000 € de dépenses de personnel (il compte cinq agents en CDi et 2 en intérim), 12.000 € d'électricité et de chauffage, 1.400 € pour la promotion etc.

Six salariés

Forcément, aujourd'hui, les bénévoles de l'association ne font plus de plan sur la comète. De son côté la Ville gamberge. Va-t-elle relancer un appel d'offres pour une gestion via une délégation de service public ou va-t-elle mettre en place une régie directe, c'est-à-dire municipaliser le musée. « Aucune décision n'a encore été prise », affirme Jacques Cohen, adjoint au tourisme. Une chose est sûre, c'est que la Ville ne veut pas laisser mourir ce musée. Pour preuve, les services municipaux continuent les travaux dans le fort. La galerie à l'entrée du fort a été restaurée et le trou dans la voûte a été colmaté. La voûte située devant le monument aux morts et donnant vers la cour intérieure et la caponnière est en réfection. Si la partie droite du musée est refaite, reste à restaurer la partie gauche où il y a les réserves. « Nous avons un plan de modernisation de ce musée », poursuit l'adjoint. « Mais nous ne pourrons mettre en scène ce fort pour y simuler la guerre que quand nous aurons pu dégager un budget. »

Alain MOYAT

 Classé monument historique en 1922


À voir, 560 coiffes

Construit de 1880 à 1883 pour compléter la ceinture fortifiée de Reims, le fort de la Pompelle, conçu par le général Séré De Rivières, clef de voûte de la défense du secteur rémois, a tenu quatre ans de 1914 à 1918 malgré les bombardements et les assauts répétés des Allemands.

Transformé en musée on peut y voir notamment l'évocation des garnisons de la Belle époque, des canons de 75, une salle consacrée à l'artillerie de tranchée : « Les Crapouillots », les souvenirs des corps expéditionnaires russes en Champagne, ceux de l'as de l'aviation de la chasse française ainsi qu'une collection de 560 coiffures de l'armée impériale allemande. Dans les réserves, il y a aussi une impressionnante collection de pipes de réservistes allemands, qui, malheureusement, ne peut pas encore être exposée.

Le musée situé le long de la RN 44 (en direction de Châlons-en-Champagne) est ouvert de 11 à 18 heures du lundi au vendredi (sauf le mardi) et de 11 à 19 heures les samedis et dimanches.

 Extrait de l' union du 26/08/2011

    

       

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 Le musée du fort de la Pompelle déficitaire.
La Ville à la rescousse



En fin d'année, le contrat d'affermage liant l'association de gestion à la municipalité arrive à terme. Une convention sera signée dans la foulée.

Aprés la présentation des résultats de fréquentation en nette baisse par rapport aux années précédentes, le musée du fort de la Pompelle était dans la plus totale des incertitudes. L'association en charge de la gestion de ce site mémorial se retrouvait en effet déficitaire de plusieurs dizaines de milliers d'euros.
Laissant planer au-dessus de la structure un doute quant à sa pérennité et à son entretien à court terme, le conseil municipal de la ville aura, en plus des règlements de comptes habituels, permis de trouver une piste éventuelle pour l'avenir de ce site.

« Cela ne pouvait plus durer »

En effet, devant l'abysse financier dans lequel l'association de gestion du musée se retrouve plongée, la Ville a demandé la mise en place d'une convention pour soutenir un peu plus les acteurs de la gestion. À savoir que la Ville de Reims soutient à hauteur de 180.000 euros l'association qui gère le musée du fort.

« C'est un effort qu'il faut reconnaître. La situation des finances de l'association s'est fortement dégradée depuis plusieurs années. Cela ne pouvait plus durer ainsi. C'est pour cela que nous avons proposé une convention entre la Ville et une association pour gérer le site. Il faut sauver ce site qui est d'une importance capitale pour «le travail de mémoire », explique Jacques Cohen, adjoint au tourisme.

Les « oursins » du département.

Le contrat d'affermage du fort de la Pompelle arrivant à terme à la fin de l'année, il était en effet grand temps de prendre des décisions.

Reims continuera donc de donner les subventions prévues initialement, à peu près 180.000 euros, et devrait en plus, via une convention allonger sur la table quelque 60.000 euros. De quoi assainir les finances de l'association qui gère le fort et qui est prise à la gorge depuis la suppression, il y a trois ans de cela, des aides émanant du conseil général.

« Depuis 2004, les subsides du conseil général ont diminué jusqu'au moment où plus aucune aide ne venait nous soulager », constate Alain Chauveau, le président de l'association en charge du fort.

50.000 euros en 2004, 30.000 en 2005, 15.000 en 2006. Et depuis plus rien. Un désengagement qui ne plaît ni à la Ville, ni à l'association.

« Nous avons besoin de subventions pour le fonctionnement. Ce que le conseil général ne comprend pas. Il se dit prêt à soutenir des projets mais pour l'instant, l'essentiel est de ramener à l'équilibre nos finances. On n'est pas à l'heure des projets mais bien de la pérennisation », poursuit Alain Chauveau.

Par la convention, la Ville de Reims propose donc de se substituer au conseil général et à ses deniers.
Montant de l'aide proposée : 58.000 euros supplémentaires. Ce qui fait une enveloppe globale de 238.000 euros pour l'association en gestion du fort.

De quoi sortir la tête de l'eau. Ou du moins, éviter de boire la tasse.

Thomas DUPRAT

La fréquentation en forte baisse


Depuis 1998 et le 90e anniversaire de la fin de la Grande Guerre, la fréquentation du musée du fort de la Pompelle est en chute libre. 

Pour les responsables du musée, et surtout les comptables, 2008 a été la meilleure année en terme de fréquentation depuis que l'association a repris la direction du site en 1993.
90e anniversaire de la fin officielle des hostilités entre les Allemands et les Français oblige, de nombreuses cérémonies s'étaient tenues au fort de la Pompelle. Cette année-anniversaire attira plus de 15.000 visiteurs. Depuis, la chute ne fait que s'accentuer. 12.000 puis 11.000 visiteurs. Et les chiffres de fréquentation ne sont guère encourageants pour 2010.

Il s'agit donc bien de tenter de stopper l'hémorragie et combler le trou plutôt que de se lancer dans des projets de grande ampleur. Des travaux de réhabilitation sont d'ailleurs en cours sur le site. Et encore une fois grâce aux aides de la mairie rémoise

Extraits de l'union 06/2010

    

       

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 La Pompelle : petit fort, grand mausolée

Les forts Séré de Rivières de la ceinture fortifiée de Reims. C'est avec celui de Fresnes-les-Reims le plus petit fort de la ceinture fortifiée de Reims. Mais c'est de loin le plus héroïque.

Occupé le 4 septembre 1914 par les Allemands il a été repris vingt jours plus tard. Et durant quatre ans il a résisté à mille et un assauts,empêchant la prise de Reims, dernier verrou avant Paris.


Le 5 Octobre 1918, jour de l'arrêt des combats, devant ce qu'il restait du fort.

Fort de plaine, fort d'intervalle, le dernier construit de la ceinture de Reims, le fort de la Pompelle édifié entre 1883 et 1885 sur 3 hectares  pour  1,3 million  de francs a démontré au prix d'un lourd tribut humain, que le système Séré de Rivières n'était finalement pas aussi « inutile » que cela, même après l'invention de la mélinite (nos éditions précédentes).


Octobre 1917 : l'entrée du fort avec ce qu'il reste du pont-levis

En effet, repris aux Allemands dès le 24 septembre 1914 par la 5e compagnie du 138e Régiment d'infanterie ; comme Douaumont pour Verdun, le fort de la Pompelle appelé aussi « fort Herbillon », est devenu le symbole de la défense du verrou rémois.

Pour 277 hommes

Piloné, attaqué cent fois, miné, gazé, bombardé aussi par des avions, attaqué par les chars; écrabouillé en apparence, le fort, grâce à son Métro, galerie de 300 m de long et de 12m de large construit par les Poilus a pu être ravitaillé, et tenir, fort d'une devise :  « On  ne passe pas ».

Classé depuis 1922, l'ouvrage militaire, qui fait l'objet d'importants travaux doit-il toujours abriter des collections diverses ? Le débat est ouvert.

 Fort à massif central prévu pour abriter 277 soldats, le fort de la Pompelle était doté d'un magasin à poudre d'une capacité de 30 tonnes. Huit armes devaient défendre ses caponnières : « deux caponnières dont une double à deux niveaux, ce qui est très rare » note Bernard Fouqueray, passionné par les ouvrages Séré de Rivières. « On peut voir aussi les premiers essais de blindages au béton, appelé ciment Portland » notait aussi lors d'une conférence, Marc Bouxin, conservateur du fort pour la ville.

Sans forme à la fin de la Première guerre mondiale, tellement il avait souffert des attaques successives des Allemands qui testaient là, grandeur nature leur école de formation pour les troupes d'assaut cantonnée à Nogent-l'Abbesse, le fort avait réussi à se transformer en un blockhaus qui servait d'appui au bataillon français dans  la place. Grâce au Métro, les soldats étaient ravitaillés par un rail qui pouvait acheminer armement, munitions, nourritures.

Côté militaire, ils étaient aussi soutenus par une artillerie longue portée et les canons de 140mm des canonnières de la Marine nationale depuis le canal au lieu-dit « la Voûte ».

« Au prix déplus de 10.000 morts pour les alliés, le double ou le triple, on ne le saura jamais pour  les  Allemands »  estime Marc Bouxin, le fort qui ouvrait la voie sur Reims n'est pas tombé. Les Allemands n'ont pas pu prendre à revers tout le front allié de Picardie et d'Artois.

Avec ses superstructures et ses voûtes effondrées, ses parapets pulvérisés, le fort avait piteux visage en octobre 1918.

Bien que classé Monument historique le 23 mars 1922, n'intéressant pas le ministère de la Défense, il fut mis en vente par les Domaines en1955  pour la somme de 60.000 F. La levée de bouclier des anciens combattants de Sillery alerte la Fédération nationale André Maginot qui rachète le fort pour le franc symbolique. Treize ans plus tard, c'est Jean Taittinger qui pour la ville fait l'acquisition du site pour le même montant, l'association des Amis du fort de la Pompelle ayant l'autorité pour entretenir la mémoire des Poilus ayant défendu si vaillamment l'ouvrage.

Sauvé du démantèlement

Depuis, sous l'autorité de l'architecte en chef des Monuments historiques, en liaison avec l'Association de gestion du musée de la Pompelle créé en 1993, des restaurations ont été entreprises pour éviter l'effondrement des structures et assurer l'étanchéité des voûtes d'abord. Puis pour retrouver la lisibilité du site (dégagement du fossé, restauration des escarpes et contre-escarpes, rétablissement de la passerelle et du pont-levis). Certaines parties inférieures du fort ont été restaurées  pour les présentations muséographiques.

« Ce fort est le témoignage du sacrifice des soldats de la Grande guerre,  il faut  le  conserver comme un mausolée en le complétant avec une évocation de la vie du Poilu » affirme Marc Bouxin.

« II faut garder à ce fort tout son drame, son mystère et mettre ailleurs les collections » répond en écho Bernard Fouqueray. Le débat est lancé.

Alain Moyat            


Une vue aérienne du fort durant la première guerre mondiale.
Un paysage lunaire, mais avec des soldats dessous prêts à tout pour que les allemands
" ne passent pas
"

Extraits de l'union 25/04/2004

La Pompelle : l'histoire aux portes du quartier
Pour la création d'un musée historique militaire

Si les collections du fort de la Pompelle, longtemps hétéroclites se sont bien enrichies depuis 1993, 1e manque d'espace, de sécurité, la poussière et l'humidité sont autant d'éléments qui pèsent sur l'avenir de la muséographie dans cet ouvrage.

Bien sûr, il est prévu d'installer deux salles : l'une consacrée à la ceinture fortifiée Séré de Rivières, l'autre à l'évocation des casernes et garnisons rémoises de la Belle Epoque. Reste que Marc Bouxin, conservateur en chef du Patrimoine plaide depuis 1997 pour la création à Reims, - pourquoi pas dans la caserne Colbert - d'un musée de l'histoire militaire.

« Quand on voit ce que le Conseil général de l'Aisne a mis pour la caverne du Dragon, quand on considère ce que fait le conseil général des Ardennes pour le musée de l'histoire militaire de Nouvion-en-Porcien, on peut regretter que Reims n'ait pas non plus son musée militaire.

Quand on analyse le regain d'intérêt pour le patrimoine historique militaire et que l'on considère la richesse des collections possédées par la ville allant de la période de la IIIe République à la Seconde guerre mondiale, il y a largement de quoi alimenter un beau musée. D'autant plus qu'à la Pompelle il n'y a même pas de place pour accueillir les chariots hippomobiles, l'artillerie etc. »

L'autre moitié des galeries du Fort de la Pompelle devrait être ouverte au public.

A.M

Extraits de l'union 3/2003

    

       

  Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La Pompelle : l'histoire aux portes de la ville

Depuis trois-quatre ans, le conservateur en chef du musée de la Pompelle, Marc Bouxin, observe un regain d'intérêt des jeunes pour la première guerre mondiale. Les témoins directs de la Grande Guerre sont pour la plupart disparus et « 14-18 » s'est bel et bien figée dans les manuels d'Histoire. Conséquence : les jeunes veulent en savoir plus.

Autre phénomène : le besoin pour les familles françaises et allemandes de commémorer le souvenir d'arrières grand-parents morts au combat.

 L'année dernière, près de 20.000 visiteurs ont été enregistrés.

 Construit entre 1880 et 1883,  le Fort de la Pompelle fait partie à l'époque de la ceinture fortifiée de la ville. Durant la première guerre mondiale, le site est bouleversé par quatre années de bombardements. Les Allemands n'arrivent d'ailleurs jamais à bout de la résistance acharnée des troupes françaises.      

Agrandissement    

Grâce aux associations d'anciens combattants, un musée a été constitué dans les galeries. Le Fort abrite une très belle collection d'objets de la vie quotidienne dans les tranchées, mais aussi de magnifiques coiffures allemandes. En partenariat avecl'Àdrac, les conservateurs songent même à élargir le site pour aménager l'autre moitié des galeries.


 L'autre moitié des galeries du Fort de la Pompelle devrait être ouverte au public.

Extraits de l'union 04/2003

    

       

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