Musée  Saint-REMI

  Expositions et Visites
 

 Notice - Presse - Salles

Expositions

Les trésors japonais de l’ère Meiji
Envie de restaurer des chefs-d’œuvre ?

Le Japon d'Alfred Gérard bientôt au musée Saint-Remi

Reims à la fin du Moyen Âge

À Reims, une exposition sur les assiettes de nos ancêtres

Florence Kutten électrise Saint-Remi

Florence KUTTEN, Rebelle apprivoisée

Le musée Saint-Remi se met aux couleurs napoléoniennes
Dans les coulisses des expositions napoléoniennes
Le service archéologique de Reims Métropole dévoile ses trésors
« Eléments Terre » mon cher Watson
« Reims, capitale mérovingienne »
Florilège de l'ART JAPONAIS
La cavalcade des Sacres de la Cathèdrale

Expositions visitées

Salle capitulaire et La châsse rénovée

l' Atelier D'ARTS PLASTIQUES

Les rapport de l’homme à l’animal pendant la préhistoire
La vie antique
REIMS antique

    

      

  Répertoire  


« Reims à l’époque gallo-romaine »
Le passé celtique et romain de Reims
 

   La Presse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les trésors japonais de l’ère Meiji

Le musée Saint-Remi présente une très belle exposition de précieux objets japonais   de l’ère Meiji, cette période comprise entre 1868 et 1912 qui marque la fin du système féodal.


Dès 1870, le Japon a produit de nombreuses céramiques pour l’exportation. Joris Bolomey

L’exposition « Le goût du Japon. Voyages et collections à l’ère Meiji » est exceptionnelle car la plupart des objets sélectionnés n’ont pas été présentés au public depuis la grande exposition rétrospective de l’art français qui, en 1876, a réuni 100 000 visiteurs au palais du Tau. Ils dormaient jusque-là dans les réserves du musée Saint-Remi. Organisée pour marquer les 160 ans des relations diplomatiques entre la France et le Japon, cette exposition, qui se tient jusqu’en janvier au musée Saint-Remi, met en lumière environ 250 objets dont beaucoup ont été offerts à la Ville de Reims par Alfred Gérard, à la fin du XIX e siècle.

250 OBJETS DONT PLUSIEURS ONT ÉTÉ SPÉCIALEMENT RESTAURÉS

Fils de boulanger, Alfred Gérard fut l’un des premiers Français à s’établir au Japon, en 1863. Après avoir vendu du champagne et de la charcuterie, il fit fortune à Yokohama en développant la brique et les systèmes d’adduction d’eau. Quand il rentra en France en 1863, ses malles étaient pleines d’œuvres d’art et d’objets quotidiens de la haute société japonaise. « Alfred Gérard a offert à la Ville de Reims 1500 pièces japonaises. Nous avons aussi la chance de disposer d’œuvres du collectionneur Louis Demaison » , indique Georges Magnier, le directeur des musées de Reims. Avec Bénédicte Hernu, la directrice du musée Saint-Remi, ce dernier a sélectionné 250 objets dont une trentaine ont été spécialement restaurés pour cette exposition, pour un montant total de 75 000 euros. Montée avec le soutien du Musée Guimet, le grand spécialiste des arts asiatiques à Paris, cette exposition insiste sur l’importance des collectionneurs de province dans l’engouement en France pour le Japon, dans le dernier tiers du XIX e siècle et au début du XX e . Elle montre aussi l’évolution de l’ère Meiji, d’un point de vue social, politique et culturel.

Parmi les pièces exposées se trouvent des armes dont un superbe naginata en laque, une hallebarde à la lame courbe offerte pour le mariage d’un chancelier impérial, en 1780, à Kyoto.

Alfred Gérard, qui n’avait pas une démarche de collectionneur classique mais plutôt d’ethnographe, avait notamment rapporté dans ses bagages une tenue de kento du XIX e siècle et une veste de pompier en peau de daim ignifugé.

ESTAMPES ET BOÎTES DE PIQUE-NIQUE

Cette exposition met également en lumière une boîte écritoire du XIX esièce qui a appartenu au peintre Foujita, un ensemble de meubles miniatures et de magnifiques estampes dont l’une – Le Fuji par temps clair – est signée Hokusai. Parmi les autres trésors japonais à découvrir, se trouvent deux impressionnantes boîtes pour le pique-nique, en bois et alliage cuivreux, qui datent du XVIII e ou du XIX e siècle. Ces objets très travaillés, avec des couvercles en forme de toit amovible, contenaient des récipients pour chauffer l’eau du thé et transporter le saké…

À voir jusqu’au dimanche 13 janvier au musée Saint-Remi, 53, rue Simon, du mardi au dimanche de 10 à 12 heures et de 14 à 18heures.

Un magnifique palanquin de mariage du XIX e siècle


Ce magnifique palanquin de mari  age en bois et en laque a été offert à la Ville de Reims en 1895 par Alfred Gérard. J.B. 

Parmi les plus belles pièces se trouve un palanquin de mariage du XIX e siècle, qui a transporté une future mariée vers sa nouvelle famille. « L’objet est rare et précieux car on ne recense en France qu’environ sept palanquins de cette époque » , indique Georges Magnier. Le directeur des musées de Reims précise que les recherches n’ont pas permis d’identifier les deux familles, même si sur le décor de laque or sur fond noir se trouvent des armoiries dont un phénix. Ce palanquin a récemment fait l’objet d’un long travail de restauration. Le plus grand soin a été porté au décor intérieur, composé de papier peint, de soieries, de rideaux en bambou et de tulle de soie. Le palanquin a été restauré à l’atelier-laboratoire Arc-Nucléart. Comme ce dernier est installé sur le site du CEA Grenoble, dédié aux études nucléaires, le palanquin a dû être traité par exposition au rayonnement gamma.

Valérie COULET

  Extrait l'union du 09/10/2018

  

     

  Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Envie de restaurer des chefs-d’œuvre ?

DES PIÈCES DE LA FUTURE EXPOSITION SUR   LE JAPON NÉCESSITENT UN COÛTEUX RAFRAÎCHISSEMENT.


DIFFÉRENTS OBJETS PRÉSENTÉS LORS DE LA PROCHAINE EXPOSITION « LE GOÛT DU JAPON, VOYAGES ET COLLECTIONS À L’ÈRE MEIJI ». ADÈLE CHIVET

PAS MOINS DE 15.000 EUROS. VOILÀ CE DONT AURA BESOIN LA FONDATION ALFRED GÉRARD POUR RESTAURER QUELQUES QUATRE-VINGTS ŒUVRES ET OBJETS D’ART. À QUELLE FIN ? QU’ILS PUISSENT FIGURER, AUX CÔTÉS DES AUTRES 170 PIÈCES BIEN CONSERVÉES DE LA COLLECTION, DANS L’EXPOSITION « LE GOÛT DU JAPON, VOYAGES ET COLLECTION À L’ÈRE MEIJI » À VENIR, AU MUSÉE SAINT-REMI.

« AVEC CET APPEL AUX DONS, NOTRE OBJECTIF EST DE POURSUIVRE L’ENTREPRISE INITIÉE PAR NOTRE FONDATEUR »,DÉCLARE JEAN-POL VERZEAUX, LE PRÉSIDENT DE L’INSTITUTION À BUT NON-LUCRATIF. C’EST-À-DIRE ? PROMOUVOIR LA CULTURE ET L’ART DE VIVRE DU JAPON COMME ALFRED GÉRARD L’A SI BIEN FAIT EN SON TEMPS. IL ÉTAIT« UN HOMME EXCEPTIONNEL ET UN INDUSTRIEL ÉCLAIRÉ»,RACONTE SON SUCCESSEUR. IL EST NÉ À REIMS EN 1837. EN 1863, IL EST LE 32 E EUROPÉEN ET PREMIER FRANÇAIS À PARTIR POUR LE JAPON. LA PÉNINSULE EST ALORS EN PLEIN BOULEVERSEMENT : C’EST LA FIN DE L’ÈRE MEIJI, DES SAMOURAÏS ET DES TEMPLES BOUDDHISTES. LE DÉBUT DE L’ÈRE MODERNE ET INDUSTRIELLE. LE RÉMOIS FAIT FORTUNE EN IMAGINANT LES PREMIÈRES TUILES LOCALES. EN PARALLÈLE, LE PAYS BRADE SON PATRIMOINE. NOTRE FRANÇAIS EN PROFITE ET CONSTITUE UNE COLLECTION REMARQUABLE QU’IL LÉGUERA À SA FONDATION À SA MORT, EN 1915.

SUR LES PHOTOGRAPHIES DE L’ÉPOQUE, ON DÉCOUVRE UNE VASQUE, DES PETITS MEUBLES EN LAQUE NOIRE ET OR, UN CARQUOIS. CELUI QU’ALFRED GÉRARD A ACQUIS A MALHEUREUSEMENT PERDU DE SA SUPERBE. TOUT COMME LA VASQUE, ABÎMÉE LORS DE SON ÉVACUATION DURANT LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE.

L’EXPOSITION DU MUSÉE SAINT-REMI REDONNERA DONC À PLUS DE 250 ŒUVRES L’ATTENTION QU’ELLES MÉRITENT. GRÂCE AU SOUTIEN DE LA MAIRIE ET SES 75 000 €. ET CELUI DE GÉNÉREUX MÉCÈNES.

Myriam GARNIER et Adèle CHIVETET

  Extrait l'union du 23/09/2018

  

     

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À Reims, une exposition sur les assiettes de nos ancêtres

Les musées Saint-Remi, de la Reddition et du Fort de la Pompelle s’associent pour présenter « À table ! », une exposition sur les pratiques gastronomiques à travers les âges. À voir jusqu’au 31 juillet.


Jeudi, la restauratrice Adèle Cambon prenait soin des fragments d’une cruche gallo-romaine exposés au musée Saint-Remi.

Ce n’est pas le fait que le morceau de pain, ou plus exactement le pâton, soit entièrement carbonisé qui est impressionnant. Mais qu’il date du IIe siècle ! Cet aliment, découvert lors de fouilles archéologiques menées dans le secteur du boulevard Henri-Henrot (Zac du Vieux Port), est exposé à côté d’huîtres, de coquilles de noix et de noisettes. Bénédicte Hernu, conservateur et directrice des musées historiques de Reims, montre un peu plus loin un vestige d’un four gallo-romain, daté de la première moitié du Ier siècle, mis au jour rue de l’Équerre, par une équipe de l’Institut national de recherche en archéologie préventive (Inrap).

Les habitudes alimentaires de la préhistoire au XVIIIe siècle

L’exposition « À table ! Manger à travers les âges », inaugurée vendredi soir au musée Saint-Remi, montre comment les habitants de l’agglomération se sont nourris, de la Préhistoire au XVIIIe siècle. Sont notamment présentés divers ustensiles de cuisine et récipients comme une cruche gallo-romaine.

Montée avec des objets que possèdent les musées historiques de Reims mais aussi des pièces confiées par l’Inrap, cette exposition permet de découvrir l’évolution des habitudes gastronomiques à travers des siècles. On apprend par exemple que lors des fouilles menées lors des travaux du tramway, les archéologues ont trouvé des traces de dinde boulevard Lundy. Or, on sait que la volaille a été introduite en France par les Espagnols au XVIe siècle. « À table ! » montre aussi que les Mérovingiens faisaient de grands banquets et que la consommation du poisson s’est développée avec le développement du christianisme. Le parcours chronologique évoque également le raffinement des XVIIe et XVIIIe en matière culinaire : les sœurs augustines de l’ancien Hôtel Dieu de Reims - l’actuel musée Saint-Remi -, disposaient d’une vaisselle en argent et vermeil...

Cet éclairage sur les tablées à travers les âges se poursuit au musée du Fort de la Pompelle où il est question de la cuisine du soldats tout au long de la Première Guerre mondiale. Les visiteurs peuvent voir des contenants d’époque, individuels et collectifs, en fer, verre ou grès ainsi qu’une cuisine roulante tractée par des chevaux.

Le rôle des femmes et des soldats américains

Quant au musée de la Reddition, qui participe lui aussi à cette exposition commune, s’intéresse au rôle des femmes et des soldats américains dans les nouveaux usages alimentaires d’après-guerre. Est par exemple abordé la question du rationnement et les produits venus des Etats-Unis comme le chewing-gum.

 Valérie Coulet

  Extrait l'union du 19/05/2017

  

     

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 Florence KUTTEN, Rebelle apprivoisée

Que retiendra l’Histoire de Florence Kutten ? La sculptrice percutante ? La femme qui assume son personnage hors normes ? Ou simplement, la rebelle qui s’adoucit avec le temps ?

Quand Florence Kutten entre dans un lieu, la salle se met à trembler, tant l'énergie et la force qu'elle dégage font vibrer l'air de proche en proche. Avec sa voix puissante, Mlle Kutten occupe l'espace. Face à elle, on se sent tout petit. Elle se présente en tant que sculptrice ; on se trouve confronté à un flot de paroles toutes aussi riches les unes que les autres. Derrière l'artiste, se cache une femme qui assume sa condition d'extravertie et de solitaire; une rebelle qui s'adoucit avec le temps. Elle se résume en une formule bien à elle: « Je suis une nihiliste joyeuse, passionnée par Cioran ou Camus. »

Tout surprend en Florence Kutten, L'artiste est apparue en elle à l'âge de 11 ans, par un soir d'orage dans le vignoble, quand l'adolescente a découvert la terre mouillée en tant que matière. Un choc tellement violent qu'il a bouleversé sa vie. « Ça a été comme un appel. Soudain, ma vie a pris un sens. » Plusieurs maîtres l'ont guidée dans sa voie, notamment Charles Auffrey, « très dur, exigeant, technique, mais qui m'a appris la lumière physique ou spirituelle ».

Mlle Kutten maîtrise donc aussi bien les beaux-arts que la matière, dans la technique autant que dans la transmission de l'émotion. L'homme et la femme sont ses sujets de pré- dilection. « Ses » femmes « sont surtout des soldats, des caryatides qui portent ce monde plein de beauté et de cruauté », Depuis une quinzaine d'années, « ses » hommes sont plus souvent peints que sculptés. Tous ses personnages sont pétris de matière métallique ou de déchets recyclés, en suivant une sculpture « très physique, jamais violente ». En tout cas, aucun ne laisse indifférent.

Dans la vie quotidienne, la rebelle et fille d'un adepte de Jean Jaurès ne pouvait que s'engager en politique, militer pour défendre des causes qu'elle croyait juste. Elle en est revenue : « La politique fait partie d'un système catastrophique, qui crée des systèmes catastrophiques. » Ellea aussi plaidé la cause des homosexuels, là encore sans suite. Désormais, Florence Kutten « aide les autres », ceux qui souffrent d'une façon ou d'une autre, car « ce qui tue les gens, c'est la violence et l'immense solitude. Et j'aime voir les gens guérir, se réparer, se libérer et avancer ».

Le portrait de Florence Kutten serait incomplet si on n'évoquait pas l'immense douceur dont elle peut couvrir son interlocuteur, par un regard, un geste, un mot. « L'amour me rend gaie. J'aime la vibration de la rencontre, le contact et la confiance. »

Assurément, quand on croise Florence Kutten, il y a un avant et un après !

Leon-Françols Scberpereel

  Extrait de mag'info N° 152 de 11/2016

  

     

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Le musée Saint-Remi se met aux couleurs napoléoniennes

La nuit des musées, à Saint-Remi, sera aux couleurs napoléoniennes. Au programme, une reconstitution et un son et lumière pour plonger en 1814


Mise en lumière exceptionnelle. avec ambiance musicale au son de Beethoven

Pour cette 10' édition de la nuit des musées, samedi soir, l'ancienne abbaye royale se met aux couleurs napoléoniennes, autour de son exposition consacrée au bicentenaire de•. la campagne de France de 1814. De 20 heures à minuit. la façade, au niveau du perron d'entrée, ainsi que le cloître, seront mis en lumière, avec ambiance musicale au son de Beethoven, pour valoriser l'architecture du lieu, hôpital militaire en 1814. Cette projection de médaillons de Napoléon, de visuels représentant le bal de l'empereur, les soldats en action ou encore leurs armes, a été conçue tout spécialement par Olivier Benoit pour ce rendez-vous annuel européen, se réjouit Angèle yvit, responsable du service des publics au musée.

Au programme également de cette soirée exceptionnelle, une reconstitution historique. toujours de 20 heures à minuit, proposée par l'association « Les Hussards de Lasalle - Montmirail 1814., Installés en bivouac dans les jardins du cloître, des médecins et infirmiers retraceront. en tenue d'époque, les conditions d'exercice de la médecine pendant la période napoléonienne (également ce dimanche, de 14 à 19 heures). Dans leur poste de secours reconstitué, ils assureront des dé- monstrations de soins, pansements, bandages, tels qu'ils étaient réalisés à l'époque.

Pour compléter ce plongeon dans le temps, ne manquez pas les deux volets de l'exposition consacrée au bicentenaire de la campagne de France de 1814, proposée jusqu'au 14 juin au musée Saint-Remi. D'abord, «Souvenirs de la bataille de Reims »,avec coiffures françaises et russes, armes, équipements, tableaux, gravures, évoquant les faits marquants de cet événement historique du 13 mars 1814 ; enfin, à l'étage, «Histoire de l'hôpital militaire français puis russe» établi dans l'ancienne abbaye Saint-Remi, avec des documents du patrimoine écrit, provenant notamment de la collection privée d'un médecin. Bref, des pièces uniques, à découvrir dans une ambiance particulière ce samedi soir. Et gratuitement !

 MARION DARDARD

Extrait de l' union du 16/05/2014

 Dans les coulisses des expositions napoléoniennes

 Pour le bicentenaire de la campagne de France, deux expositions relatant la bataille de Reims sont visibles dès demain. Visite guidée en avant-première. 


Les instruments de chirurgie du 19' siècle permettaient d'ouvrir la boite crânienne afin d'éviter les hémorragies cérébrales.

Le musée St Remy propose un voyage dans le temps. A partir d'objets: documents d'époque, coiffures, pistolets, sabres, série d'aquarelles etc, le visiteur est amenéà se projeter en 1814, dans Reimset sa campagne proche. Des objets souvent rares, comme cette schapska de lancier polonais de la garde impériale de Napoléon ou le dessin de ce cosaque russe esquissé par un Rémois,le 6 février 1814, « lorsqu'une unité de cent soldats s'est présentée aux portes de Reims, assurant être l'avant-garde de l'armée russe. Les autorités de la ville ont ouvert pour éviter le pillage de Reims. Mais l'armée russe était encore loin. C'est ainsi que la ville a été pnse », explique le conservateur Marc Bouxin.

Dans une vitrine de la salle des expositions temporaires, « des boulets de canons de l'armée française, retrouvés, en parfait état, en position pyramidale, sur le chantier de construction de la zone Ikea. Ils ont dû être ensevelis lors d'une explosion avant même d'être utilisés». À l'étage, après un détour à la salle d'histoire militaire pour découvtir l'espace dédié à la bataille de Reims, la galerie des arcs-boutants vous réserve une exposition surprenante de matériels médicaux et chirurgicaux. « Après la Révolution, l'abbaye Saint-Remi est devenue un hôpital militaire, maintenu durant l'occupation des Russes »,

 Des prêts du musée des Cosaques de la garde impériale de Courbevoie, des objets provenant de collections privées enrichissent les réservés du musée, constituées « au hasard des salles de venre ». «Je suis persuadé que dans des tiroirs ou des greniers, de petits trésors sommeillent». Dès le 7 avril, quarante photographies de  grandes reconstitutions historiques de Smolensk à Reims (de 1812 à 1814) viendront compléter l'exposition. En parallèle, la bibliothèque Carnegie présente des ouvrages anciens consacrés à l'histoire de la médecine, provenant de l'ancienne faculté de médecine de Reims mais aussi de fonds privés légués à la Ville.

 
Marc Bouxin, le conservateur du musée Saint-Remi devant la reconstitution de tenues d'un soldat blessé là gauche) et d'un pharmacien là droite), Au centre un pot de chambre de l'hôpital Saint-Remi.

 
La bibliothèque Carnegie possède un fonds documentaire riche sur la médecine moderne. les documents présentés expliquent l'invention de la édecine clinique et sont agrémentés d'objets médicaux d'époque appartenant à la bibliothèque de l'académie nationale de médecine de Paris DU à des collectionneurs privés,


L'expression « casser sa pipe » vient des hôpitaux où les soldats blessés pouvaient fumer. lorsqu'ils trépassaient la pipe en terre cuite tombait et se cassait 

Tableau allégorique de Diakov de 1814.« Malgré la guerre, des liens se sont noués entre Français et Russes. Un cosaque de l'empereur du Tsar vient en aide à une cantonnière française, Au-dèssus : la colombe symbole 'de paix, Dixit : Marc Bouxin. 

AUREL1E BEAU55ART

Extrait de l' union du 14/03/2014 

  

     

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  Le service archéologique de Reims Métropole dévoile ses trésors 

Cette exposition d’objets découverts lors de fouilles archéologiques est l’occasion de se plonger dans l’histoire du territoire.

 Du paléolithique au Moyen-Âge, en passant par la grande époque gallo-romaine, la terre de la cité des sacres et de ses alentours recèle de nombreux trésors, que le service archéologique de Reims Métropole se plaît à mettre au jour depuis plus de 4 ans. Précisément depuis mai 2009, date de ses premières fouilles à Bezannes. Aujourd’hui, pour la première fois, il a choisi de dévoiler – enfin ! – au grand public les résultats de ces années de travail, tout en présentant les métiers et les méthodes scientifiques de l’archéologie contemporaine. Pour ce faire, il a imaginé, avec un scénographe parisien, une exposition tous publics baptisée « Éléments terre – en quête de découvertes archéologiques » au musée Saint-Remi. Un véritable jeu de piste à la « Sherlock Holmes », où indice après indice, pictogramme après pictogramme, le visiteur progresse à la manière d’un enquêteur sur les traces du passé de Reims, alias Durocortorum au Ier siècle après J.-C.

En tout, 112 objets choisis avec le comité scientifique de l’exposition seront mis en valeur, dès le jeudi 3 octobre, et ce jusqu’au vendredi 31 janvier 2014, de la plus petite monnaie à un imposant sarcophage en plomb découvert en 2010, clou du spectacle. Objets métalliques, outils liés à la construction, céramiques gauloises et gallo-romaines, meule du néolithique etc. prendront place dans treize vitrines, posées sur des chimères métalliques, accompagnées de panneaux. Ces « cabinets de curiosités » étant disséminés au milieu des collections permanentes du musée Saint-Remi.

« Il ne s’agissait pas de faire un étalage, insistent Laure Koupaliantz, responsable du service archéologique, et Anne-Laure Brives, en charge des collections. Mais bien de raconter l’histoire des populations, de restituer les sociétés anciennes, à travers différents thèmes. » Rites funéraires, artisanat, méthodes de construction, techniques de chasse, agriculture ou encore pratiques culturelles… le visiteur voyage au fil des époques après avoir découvert en début de parcours, films et paravents explicatifs à l’appui, les métiers liés à l’archéologie et au travail de fouilles. Arrivé dans la majestueuse salle des arcs-boutants, il met le pied dans un chantier de fouilles ludique installé pour le jeune public : sous un tapis, des images d’objets exposés seront à relier à des cartes représentant les objets contemporains correspondants.

À noter que cette exposition est financée par le service archéologique, grâce à l’excédent dégagé sur les fouilles externes réalisées pour des opérateurs publics ou privés, tient à préciser André Secondé, vice-président de Reims Métropole ; mais aussi grâce à des subventions du conseil régional et de la Direction régionale des affaires culturelles, ainsi que des partenariats privés.

Exposition visible au musée Saint-Remi, 53, rue Simon, dès le jeudi 3 octobre, du lundi au vendredi de 14 heures à 16 h 30, les samedi et dimanche de 14 à 19 heures. Plein tarif  : 4 euros. De nombreuses animations, conférences, ateliers, mais aussi une journée d’étude, seront proposés dans le cadre de cette exposition. Renseignements au 03.26.35.36.90. Tout le programme sur www.reims.fr

Marion Dardard - Photo : C Lantenois

Extrait de l'union du 25/09/2013

  

     

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« Reims, capitale mérovingienne »

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Les tombes reconstituées permettent de mieux appréhender la vie de l'époque.

Chacun le sait, Reims regorge de vestiges historiques. Qu'ils soient visibles ou non, ils sont tous les précieux témoins de l'histoire d'une ville aux multiples visages. Si les ruines antiques et médiévales ont été sollicitées au cours des derniers mois, ce sont actuellement les mérovingiennes qui font l'actualité.

En 2008, la Ville de Saint-Dizier et l'Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (Inrap) ont présenté au public haut-marnais trois tombes franques, mises au jour en 2002 lors d'une fouille préventive, dans une exposition reconnue d'intérêt national : « Nos ancêtres les Barbares, voyage autour de trois tombes de chefs francs ». Aujourd'hui, à travers l'exposition « Reims, capitale mérovingienne », et à l'occasion du 1500ème anniversaire de l'implantation d'une dynastie mérovingienne dans ce qui deviendra la cité des sacres, le Musée Historique Saint-Remi propose à son tour un voyage au coeur du VIème siècle. Du 19 avril au 29 juillet prochain, ce haut lieu culturel rémois présentera en effet le fruit de ces découvertes archéologiques inestimables.

Principalement fondée sur l'évocation de la vie quotidienne dans la région Champagne-Ardenne à l'époque, l'exposition a été construite autour des collections permanentes du Musée Historique Saint-Remi, à savoir plus de 400 pièces diverses et variées, provenant des nécropoles mérovingiennes de la région. Mais c'est sans surprise que les trois tombes découvertes par l'Inrap apparaissent comme les véritables pièces maîtresses de l'événement. Prêtées par le musée de Saint-Dizier le temps de l'exposition, ces sépultures franques seront, grâce à l'étroite collaboration entre les musées rémois et bragards, reconstituées en taille réelle et mises en scène à l'intention des visiteurs.

Ces derniers pourront ainsi découvrir les tombes d'une jeune femme et de deux hommes, inhumés avec des objets funéraires d'une grande valeur, traduisant leur très haut rang social. Une cinquantaine d'entre eux seront d'ailleurs exposés en vitrines, accompagnés de nombreux panneaux explicatifs. Parmi les objets présentés, passionnés et curieux pourront observer armes, bijoux en or et en argent et autres seaux en bronze ou gobelets en verre. Quand les plus avisés reconnaîtront angon, francisque, umbo et fibules, les novices auront de quoi parfaire leur culture et admirer les parures en ambre, en os ou en cristal de roche.

Autant de pièces à conviction qui aideront sans doute les enquêteurs en herbe à faire la lumière sur la vie de nos ancêtres.

Claire Lagrange

à voir du 19 avril au 29 juillet 2012 au Musée Historique Saint-Remi, 53, rue Simon à Reims

  Extrait de l' Hebdo du Vendredi N° 256 du 26/04/2012

  

     

  Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La cavalcade des Sacres de la Cathèdrale

Le lendemain de leur sacre, les rois se rendaient à Saint-Remi dans une impressionnante cavalcade. Pour s'incliner devant la châsse de saint Remi et le toucher des écrouelles. Une exposition relate ces cérémonies.

 
Pour l'inauguration, une belle mise en scène.

Saviez-vous qu'au lendemain de leur sacre à la cathédrale, les rois se rendaient en grand équipage à l'abbaye Saint-Remi pour y confirmer leur rôle de défenseur de l'Église en se recueillant devant la châsse de saint Remi avant de pratiquer le toucher des écrouelles ? (1) « Le roi te touche, Dieu te guérit » disait le souverain en touchant des malades scrofuleux, couvert d'abcès d'origine tuberculeuse. A l'occasion des 800 ans de la cathédrale, le musée Saint-Remi a voulu s'associer à l'événement en mettant en lumière ces étonnantes traditions dans une exposition proposée jusqu'en octobre et intitulée : « La cavalcade des sacres de la cathédrale à Saint-Remi. » En mettant l'accent sur les sacres de Louis XV (25 octobre 1722) et celui de Charles X (31 mai 1825).

Impressionné par la reproduction du tableau de Pierre Denis Martin qui représente le parvis de la cathédrale lors du sacre de Louis XV, le visiteur va pouvoir, grâce à une série de superbes aquarelles réalisées par Lucien Rousselot (1900-1992) suivre, comme s'il y était, la cavalcade qui a vu des milliers de militaires en tenue se rendre en cortège coloré à Saint-Remi (grenadiers à cheval, mousquetaires, compagnie des chevau-légers, gardes de la Manche à pied, gardes du corps du roi, gendarmes).

Sacres de Louis XV et de Charles X

D'impressionnantes troupes qui avaient bivouaqué sous des tentes le long de l'actuelle RN 44 face à Saint-Léonard dans un campement dont on voit le plan qui faisait plus d'un kilomètre et demi de long sur 700 m de largeur. Des gravures, des objets (casques, médailles du sacre, monnaie), des armes (sabres, cuirasse, etc.) complètent l'ensemble.

C'est dans la belle salle des arcs boutant qu'un focus est fait sur le sacre de Charles X grâce, cette fois, à de belles aquarelles d'Auguste de Molltheim (1822-1881) sur les uniformes des armées de la Restauration et du Second Empire, là aussi enrichies avec plusieurs reproductions grand format et des objets (casques, épée et fourreau d'un garde du corps du roi, sabre d'un officier des grenadiers à cheval et cuirasse de la garde royale, etc.)

De belle qualité, l'exposition mériterait plus de visites guidées comme celle organisée vendredi par le conservateur Marx Bouxin pour le président de région, le nouveau recteur et Jacques Cohen, adjoint à la culture, dans une mise en scène sympathique avec les Ménestrels de Mordini, les figurants et chanteurs (es) Au cœur de Grimoire et la danseuse Esméralda.

Alain MOYAT

À voir au musée jusqu'au 31 octobre. Visite guidée et gratuite le dimanche 4 septembre de 14 h 30 à 16 heures.

(1) À l'origine le toucher des écrouelles se faisait dans la commune de Corbeny (Aisne).

Extrait de l'union du 04/06/2011

  

     

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 Une tapisserie de Saint-Remi dans une exposition nationale


L'une des tapisseries de Saint-Remi partie faire un tour de France

L' une des dix tapisseries de la « tenture de Saint-Remi », « la résurrection du bourgeois » parmi les plus célèbres de France a été décrochée des cimaises du musée Saint-Remi pour composer une grande exposition d' intérêt national.

« Les trésors de tapisseries des églises de France » Laquelle actuellement visible au couvent des Jacobms de Toulouse, rejoindra le musée des tapisseries d' Aix-en-Provence.

Réalisée sous le règne de François 1er entre 1523 et 1531, cette tapisserie de cinq mètres sur cinq fait partie de la tenture de cœur de la basilique Saint-Remi. Elle a été réalisée à la demande de l'archevêque de Reims également abbé de Saint-Remi, Robert de Lenoncourt, sur des cartons rémois mais par un atelier flamand itinérant. Le même archevêque avait aussi commandé des scènes de vie de la Vierge pour la cathédrale.

En 2005, la tapisserie rémoise sera visible au musée de Normandie de Caen.

Un catalogue de cette exposition exceptionnelle contribuera à mieux faire connaître les trésors du patrimoine rémois.

          Extrait de l'union 04/2004

  

     

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 FLORILÈGE DE L'ART JAPONAIS

Exposition temporaire 15 novembre 2000 - 11 février 2001

L'essentiel des objets présentés dans cette exposition (hormis les estampes) provient de la collection d'Alfred GÉRARD. Ce Remois, né le 23 mars 1837, est parti au Japon en 1863 à l'âge de 25 ans et s'installa dans la concession de Yokohama qui venait de s'ouvrir aux entrepreneurs étrangers ; il obtint le visa d'entrée n° 32 ! Spécialiste des travaux d'adduction d'eau, il fît creuser plusieurs puits pour fournir de l'eau potable aux nombreux navires qui venaient mouiller dans le port. Les profits obtenus lui permirent d'acheter une concession et de construire, en 1873. une fabrique de tuiles et de briques dont la production eut un gros succès, parallèlement, il créa même une boucherie française...

Passionné par la civilisation et l'art japonais, il constitua une importante collection et sauva de nombreux objets cultuels lorsque, après la révolution de 1868, le shintoïsme fut déclaré religion officielle et que les tempn les bouddhistes, désaffectés, furent vidés de leurs contenus.

La collection couvre la période d'EDO (1605-1868) qui correspond à l'installation des shoguns de la famille TOKUGAWA à Edo, le Tokyo actuel "Capitale de l'Est".

Revenu à Reims en 1876, puis en 1890, il fît don de. sa collection en 1891 au Musée de Reims et conserva quelques activités au Japon jusqu'en 1905. Il mourut le 19 mars 1915 dans les caves de laMaison de Retraite de Reims, 26, rue Simon alors que la ville était soumise aux bombardements allemands. Il légua un fonds de 23.000 volumes au Cercle Agricole Rémois devenu en 1974, la Maison des Agriculteurs.

Il fut inhumé dans le cimetière de Bezannes où son grand-père avait été cultivateur.

Extrait de l'union du 2001

  

     

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