Musée  Saint-REMI

 Salles
 

 Notice - PresseExpositions

Salles

Salle 01 - Reims antique, en 200 après J.-C.
Salle 01 et 03 -
Les mosaïques
Salle 02 -
La religion

Reims gothique

La Maison des Musiciens

    

      

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SALLE DES TAPISSERIES

Archevêque de Reims en 1509. Robert de Lenoncourt fui abbé commendataire de l'abbaye Sami-Remi de 1481 à 1523.

En amoureux des arts. il offrit pour le choeur de la basilique Saint-Remi une suite de dix tapisseries relatant la vie du saint. Leur exéculion fut terminée en 1531.

La vie de saint Remi tenant autant de Îa légende que de l'histoire, de nombreux miracles y sont relatés ainsi que des épisodes montrant son rôle politique et religieux.

Ces tapisseries sont des témoignages de l'art à la période de transition entre le Moyen Age et la Renaissance.

 LA TENTURE DE SAINT REMI

LA NAISSANCE DE SAINT REMI (436).

 L'ermite Montain, aveugle, voit en songe le Christ lui annonçant la prochaine naissance de Remi, fils de Célinie et Emilius. Montain prévient Célinie qui, elle-même, annonce la nouvelle à son époux. La scène principale  illustre cette naissance, suivie immédiatement du premier miracle : Remi redonne la vue à Montain en lui posant une goutte de lait maternel sur les yeux.

LA CONSECRATION DE SAINT REMI

IA l'âge de 22 ans, Remi se voit contraint par les habitants de Reims à sortir de son ermitage pour être consacré évêque de la ville.

Après la remise de ses attributs sacerdotaux, Remi exorcise un homme possédé par le démon.

L'INCENDIE DE REIMS

Les oiseaux des champs viennent manger sans crainte sur la table de Remi.

Remi pratique à nouveau un exorcisme en délivrant du démon une jeune pucelle qu'il avait auparavant ressuscitée.

Comme le Christ aux Noces de Cana, Remi accomplit le miracle du vin et fait se remplir, par une bénédiction, le tonneau de sa cousine Celse.

Les démons étant à l'origine de l'incendie de Reims, Remi va les chasser de la cité et le feu va s'arrêter.

LE BAPTEME DE CLOVIS

Pour avoir remporté la bataille de Tolbiac contre les Alamans, Clovis promet de se faire chrétien.

En présence de son épouse Clotilde, il reçoit l'enseignement religieux de Remi, qui procédera ensuite à son baptême.

C'est à cette occasion qu'apparaissent la colombe portant la Sainte Ampoule utilisée pour le sacre des rois de France et les fleurs de lys à l'origine des Armes de France.

LES EPREUVES DE SAINT GENEBAUD

Un meunier refusant d'avoir son moulin compris dans les biens donnés par Clovis à l'Eglise, voit son moulin se briser.

Un ange apparaît en songe à Remi, donnant pour mission à celui-ci de remettre à Clovis un petit baril de vin suffisant à son usage quotidien durant la guerre contre Gondebaud et Godegisèle.

Genebaud, religieux coupable du péché de la chair, et mis en prison .par Remi pour une durée de sept ans, touche Dieu de ses prières. Un ange le prévient de sa prochaine délivrance qui est concrétisée par la venue de Remi à la porte de la prison.

LA RESURRECTION D'UN BOURGEOIS

Un bourgeois ayant légué tous ses biens à l'Eglise, laisse sa Fille et son gendre déshérités. Ceux-ci, avec l'aide de faux témoins, vont s'opposer à la validité du testament. Remi, prévenu, assiste au jugement mais, ne connaissant pas la vérité, ne voit qu'une solution : ressusciter le mort qui, lui seul, pourra dire qui a raison.

LE MIRACLE DU CONCILE

Deux habitants de Sept-Saulx, en état d'ébriété, mettent le feu à deux meules mises de côté par Remi, en prévision d'une famine.

Prévenu du désastre. Remi va jeter sa malédiction sur les habitants du village et les foudroyer.

Lors du concile de 510, à Orléans, les évêques réunis par Clovis. discutent de l'Arianisme. Un évêque arien veut défendre sa religion, mais, privé de la parole par Remi, il ne peut émettre aucun son.

Repentant, il s'agenouille devant l'évêque de Reims qui lui permet alors de parler.

LA MORT DE SAINT REMI (533)

 .,Avant sa mort, Remi est témoin de plusieurs apparitions. Tout d'abord, il chante matines, accompagné par saint Pierre et saint Paul. Puis Jésus et Dieu le Père lui apparaissent alors qu'il prie, agenouillé. Témoin de ces deux scènes, un de ses disciples. Thierry, sera prié de ne rien raconter.

Après la rédaction de son testament, Remi donne la dernière communion à ses diacres, avant de s'éteindre entourés d'amis. Son âme sera portée au ciel par des anges.

LES FUNERAILLES DE SAINT REMI

Porté par quatre prélats, le corps de saint Remi est mené vers l'église Saint-Timothée. Mais là, il devient si lourd que l'on ne peut entrer. Le cortège prend alors la direction de l'église Saint-Christophe où le corps devenu léger, peut être enterré devant l'autel de Sainte-Geneviève.

Une épidémie de peste sévissant à Reims, le linceul de saint Remi est porté en procession pour arrêter les ravages occasionnés.

LA PRESENTATION DE LA VIERGE

L'église Saint-Christophe devenue trop petite, le corps de saint Remi est transféré dans une nouvelle crypte.

Envoyés par Dieu, ce sont des anges qui transporteront le cercueil.

Voulant forcer la porte d'une église dédiée à saint Remi, un soldat pillard voit son pied collé à la porte et tombe à la renverse.

Saint Remi apparaît à l'évêque de Mayence, Hérigaire, durant son sommeil, et le flagelle pour non-obéissance.

Enfin, le donateur Robert de Lenoncourt s'est fait représenter face à saint Remi, la Vierge et un moine italien, Raduin.

     

       

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Salle 01

 Reims antique, en 200 après J.-C.


maquette au 1/2000e)

La première mention de Durocortorum apparaît dans le livre V de la Guerre des Gaules de Jules César. Celui-ci, racontant la conquête de la Gaule, explique l'installation des légions romaines aux pays des Rèmes, sur l'oppidum de Durocorter.

La conquête romaine va complètement transformer cette bourgade gauloise pour en faire, en moins de deux siècles, une ville d'importance.

Strabon nous dit qu'au l" siècle, Durocortorum rassemblait la plus forte population de la région et servait de résidence aux gouverneurs romains. Reims est alors le siège du legatus pro praetore de la province impériale de Belgique.

La période de paix romaine qui règne encore durant tout le 11° siècle, voit se confirmer cette extension importante de la ville ainsi que son embellissement. La ville, comme de nombreuses villes romaines, se construit à partir de deux axes principaux: le carde (nord-sud) reliant la voie Reims-Thérouanne à la voie Reims-Metz-Langres et le decumanus (est-ouest) reliant la voie Reims-Trêves à la voie Reims-Paris. A l'entrée et à la sortie de ces deux axes, quatre arcs monumentaux sont construits. Un seul subsiste aujourd'hui : celui connu sous le nom de Porte de Mars, un des plus grands du monde romain. Inclus pendant tout le Moyen-Age dans le rempart du Château des Archevêques, construit par Henri de France entre l 162 et l 175, l'arc commence à être dégagé au XVII° siècle, puis restauré au XIX° siècle, restauration qui sera reprise en 1983 pour tenter de lui donner sa fraîcheur et sa beauté d'antan.

Opposé à cet arc, au sud de Reims, on érige alors l'arc dit de Bacchus, plus connu actuellement sous le nom de Porte Bazée. Démoli en 1753, un pan de mur est encore visible à l'angle de la rue de l'Université et de la rue de Contrai.

Les deux autres arcs, peut-être dédiés à Vénus et à Cérès, n'existent plus.

Reims, comme toutes les villes importantes, a son amphithéâtre. Le seul témoignage de son emplacement, aujourd'hui, est la rue du Mont d'Arène, aux abords de l'église Saint-Thomas.

Le forum, centre politique, économique et juridique de la cité romaine est présent aussi à Reims. Il couvre la place du Forum actuelle jusqu'à la place Royale. Au nord, à l'ouest et à l'est, il est délimité architecturalement par une grande galerie semi-souterraine ayant la forme d'un U elle-même surmontée d'un portique ; ce type de monument s'appelle cryptoportique ; celui de Reims édifié vers 200 après J.-C. a été décelé en 1838, puis son dégagement a été entrepris vers 1930.

L'aqueduc principal permet d'alimenter la ville avec les eaux de la Suippe. Partant de Jonchery-sur-Suippe, il parcourt38 km avant d'arriver à Reims au-dessous des buttes Saint-Nicaise. Des fouilles effectuées en 1985 et 1986, dans le quartier des Essillards, ont permis de retrouver sa trace dans sa partie souterraine. Les eaux fournies sont destinées non seulement aux maisons privées de Reims, mais aussi aux édifices publics comme les thermes. Ceux-ci se trouvaient probablement entre la rue Robert de Coucy et la place Royale.

L'emplacement des temples dans Reims est incertain. Seul le temple dédié à la triade capitoline Jupiter, Junon et Minerve qui se trouve sur le forum, est le plus probable.

A l'extérieur, les nécropoles forment une ceinture autour de la ville, se développant principalement le long des routes sortant de Reims.

Cette période de paix et de prospérité va progressivement s'interrompre avec les premières invasions barbares vers la fin du III° siècle après J.-C.

1

 Ateliers de potier Saint-Remi

9

Arc de Cérès

2

Cénotaphe dédié à Caïus et Lucius (petit-fils d'Auguste)

10

Arc de Mars

3

Arc de Bacchus (Porte Bazée)

11

Horrea

4

 Palais du gouverneur

12

Amphithéâtre

5

Thermes

13

Caserne

6

Odéon (Théâtre)

14

Nécropoles

7

Forum - Cryptoportique - Temple capitolin

15

Aqueduc

8

Arc de Vénus. Maquette exécutée par Laurent Renou

 

 

 

     

       

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Salle 01 à 03

Les mosaïques

Découvertes, souvent lors de travaux, à la fin du XIX° siècle et au début du XX° siècle, les mosaïques montrent la richesse des sols de certaines maisons gallo-romaines rémoises.

LA MOSAIQUE DU THRACE (Salle 01)

Située Square Colbert, cette mosaïque fut découverte en novembre 1860. Elle faisait partie d'une mosaïque plus importante de 11m sur 8 m de côté. Il n'y avait pas qu'un seul sujet représenté mais une succession de tableaux, trente-cinq exactement, présentés sous la forme de médaillons carrés,alternativement placés en losange ou dans le sens vertical. Chacun d'eux formait un petit tableau à fond blanc sur lequel se détachait un personnage ou un animal en couleur.

Le sujet traité sur cette mosaïque était un thème à la mode, à l'époque : la chasse et les combats  de  l'amphithéâtre.  Gladiateurs,bestiaires et animaux chassant et combattant étaient donc représentés.

Le personnage du médaillon exposé est un gladiateur  Thrace,  reconnaissable  à  son glaive  recourbé.  (La  Thrace,  province romaine partagée entre la Grèce, la Turquie et  la  Bulgarie,  fournissait  de  nombreux gladiateurs lourds à l'empire romain).

Chaque médaillon était encadré par des tresses que l'on retrouvait reliant chaque carré entre eux. La bordure se composait de rinceaux stylisés entre deux filets à dents de scie et deux filets simples. Cette mosaïque fut transportée à l'Hôtel de Ville, qui abritait alors le musée des Beaux-Arts, en 1885.

Malheureusement,  elle  fut  détruite  le17 mai 1917 lors de l'incendie qui suivit le bombardement de l'Hôtel de Ville.

La mosaïque présentée n'est donc qu'une copie-témoignage de cet important ensemble.

LA MOSAIQUE DES GLADIATEURS (salle 02)

Mise au jour en septembre 1890, cette mosaïque était située au numéro 10 de la rue Nicolas Perseval.

Acquise par la ville le 2 février 1891, elle séjourne à l'Hôtel de Ville puis au musée des Beaux-Arts avant d'être déposée en 1972 au musée Saint-Remi où elle est présentée actuellement. Malgré l'usure du temps, elle a retrouvé, aujourd'hui, grâce à quelques restaurations, sa beauté initiale.

D'environ 5 m 30 sur 3 m 80 de côté, la mosaïque est bordée d'une tresse à trois éléments. Dix grands et dix petits cercles enlacés, alternés, formés par une tresse à deux éléments encadrent le tableau central : le combat de deux gladiateurs. Nus, ils ont un armement léger qui fait penser à celui des myrmillons.

Après la mosaïque du Thrace, nous retrouvons ici le thème des jeux du cirque qui correspondait alors au goût des riches habitants influencés par la vie romaine. Cette mosaïque est datée du II° siècle.

LA MOSAIQUE DE BELLEROPHON (salle 02)

Découverte plus récemment, le 15 janvier 1938, la mosaïque de Bellérophon était à 2m 25 du sol, sous la chaussée de la rue Henri Jadart. Abîmée lors des travaux, elle a été restaurée en 1972.

Au centre d'un cadre, de 4 m 72 sur 4 m de côté, composé de quadrillages droits et obliques superposés, formés de tresses et de filets dentelés, l'emblem a représente Bellérophon terrassant la Chimère. Ce sujet a été emprunté à la mythologie grecque.

Accusé injustement par Sthénébée, épouse du roi Proetos, d'avoir voulu la séduire, Bellérophon est envoyé par celui-ci auprès de son beau-père lobâtes, roi de Lycie, pour être mis à mort.

Ne voulant pas le tuer lui-même, lobâtes ordonne à Bellérophon de tuer la Chimère, être monstrueux,lion par-devant, dragon par-derrière, avec une tête de chèvre soufflant des flammes et qui dévaste tout le pays.

lobâtes espère que la Chimère va tuer Bellérophon.

En fait, celui-ci monté sur le cheval ailé Pégase, s'élève dans les airs, s'abat droit sur la Chimère et la tue d'un coup.

Une autre mosaïque représentant ce thème, avec quelques variantes toutefois, est également connue à Autun.

Comme la mosaïque précédente, elle est datée du II° siècle.

LA MOSAIQUE GEOMETRIQUE (salle 03)

Située rue de Mars, dans l'ancien Hôtel de la Croix Blanche, cette mosaïque fut découverte le 17 juin1899. La même année, elle fut restaurée par l'atelier Giudici de Reims, puis donnée au musée de la ville.

De forme carrée (1m 20 sur l m 20), noire sur fond blanc, elle est de style géométrique, nous rappelant le style sévère italien apparu au l" siècle avant J.-C. et qui allait se poursuivre au l" siècle après J.-C., siècle dont date la mosaïque.

Dans les angles, des canthares et des dauphins sont disposés en diagonale. Motifs fréquemment utilisés,nous les retrouverons plus tard à l'époque paléochrétienne.

     

       

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Salle 02

La religion

Lors de l'installation des romains dans le monde gaulois, il s'est opéré au niveau de la religion,une fusion des croyances. Chacun, tout en gardant ses propres dieux, a accepté et même adopté les divinités de l'autre.

Il y a eu alors ce que l'on appelle l'interpretatio Romana, c'est à dire la traduction romaine des dieux gaulois et l'interprétatif) Gallica qui correspond à l'interprétation gauloise des symboles et des mythes gréco-romains.

Autel tricéphale
        Découvert en 1852
       rue Houzeau Muiron
        (moulage)

Colonnette tricéphale
Reims - Hautes Promenades
(moulage)

Les croyances indigènes se sont donc maintenues. Les autels tricéphales en sont un des éléments caractéristiques. Le chiffre trois était un nombre sacré chez  les  Celtes.  On  triplait  la puissance   du   dieu   représenté. Certains    appellent    cela    un phénomène de répétition d'intensité. Le dieu était capable de regarder dans toutes les directions à la fois, de surveiller l'univers. Les stèles de Reims représentent soit trois  visages  accolés,  dont un,  deface, sert de profil aux deux autres,soit trois visages distincts. Certaines,dont    des    moulages    avaient heureusement pu être faits, ont été détruites durant la Première Guerre Mondiale.

Les dieux gréco-romains étaient fréquemment représentés. Ainsi, nous retrouvons Bacchus, le dieu du vin. Mars, le dieu de la guerre. Minerve, la déesse de la sagesse, Mercure, le dieu des voyages et du commerce et surtout Jupiter. Celui-ci sera honoré par les gallo-romains qui érigeront un monument connu sous le nom de colonne de Jupiter.

La reconstitution d'une de ces colonnes est présentée dans cette salle.


Gravure du XIX° siècle

Il y a chez les dieux celtes des divinités dont le culte est étranger au monde méditerranéen.

Cernunnos en est un exemple. Dieu-cerf, il a la tête surmontée d'une ramure. Possédant une double personnalité, il est en tant qu' Esus, le dieu de la végétation et l'époux printanier de la déesse-mère ; en tant que Cernunnos, il est le dieu des enfers et de la richesse, devenant à la fin de l'hiver l'amant de la déesse-mère.

Le sacrifice du taureau et du cerf,représentés dans la partie inférieure de la stèle, assurera la remontée sur terre  d' Esus-Cernunnos  et  le retour des déesses-mères à une forme humaine, entraînant de ce fait le mariage de Cernunnos avec la déesse-mère.   Assis,   les  jambes croisées selon la coutume gauloise, le cou  orné  du  torque  gaulois, Cernunnos tient sur ses genoux un sac d'où s'écoulent des pièces de monnaie. L'influence romaine est ici marquée par la présence autour de Cernunnos de deux dieux gréco-latins  :  Apollon,  divinité  de  la lumière et des arts, avec sa lyre et Mercure. Cette association de dieux illustre la cohabitation entre les deux religions.

Une autre représentation que nous retrouvons très souvent en Gaule, est celle de la déesse-mère. Elle nous montre l'importance que l'on accordait au culte de la mère, force créatrice de toute vie. Les déesses, généralement assises dans un fauteuil, peuvent soit tenir une corne d'abondance,symbole de la prospérité terrienne, soit avoir un enfant dans les bras et l'allaiter, illustrant ainsi l'idée de la maternité. Elles nourrissent parfois deux enfants comme nous le voyons dans la vitrine.

Les différents éléments présentés proviennent de fouilles faites à Reims et dans la région.

     

       

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Reims gothique

MAISON DES MUSICIENS

Maison des musiciens, le projet avance
La Maison des musiciens va retrouver sa splendide façade
La Maison des Musiciens de 1900 à nos jours 

 

Située rue de Tambour à Reims, la Maison des Musiciens, bâtie, selon Violet-le-Duc, de 1240 à 1250, est un intéressant exemple d'architecture civile du XIII° siècle.

Les cinq figures décoraient l'unique étage de la maison.

Au début du XX° siècle, la maison avait failli être démolie et les statues vendues aux U.S.A. Heureusement, un mouvement d'opinion entraîna son acquisition par la Ville en avril 1905. En septembre 1917, le maire de Reims fit démonter les sculptures de la façade. Il s'agissait là d'une sage décision puisque la maison allait être détruite par les bombardements quelques mois plus tard. Les statues étaient déposées et mises à l'abri au musée du Trocadéro à Paris dès février 1918.

 
Maison des Musiciens, rue de Tambour à Reims. D'après un dessin d'Ad. Varin en 1838.

L'origine de cette maison n'est pas encore très sûre. Plusieurs hypothèses ont été émises. On l'a attribuée à une corporation de ménétriers.

Mais, cette demeure a vraisemblablement appartenu à un riche négociant désireux d'habiter près de la place des Marchés (actuellement place du Forum). Aimant la chasse et la musique, U aurait fait représenter ses deux passions sur la façade de sa demeure.

Toutes plus grandes que nature, presque monumentales, ces figures sont logées dans des ruches triloobées scandant la façade.

Chaque niche est surmontée d'une arcature en ogive reposant sur des culs de lampe ornés de visages humains, et est supportée par une console figurant un personnage.

LE JOUEUR DE REBEC

Premier joueur en partant de la droite, l'homme avait son instrument appuyé sur l'épaule et sur le genou de la jambe droite, celle-ci étant fortement croisée sur la gauche.

Aujourd'hui, seul l'archet est encore visible. Le joueur, couronné de fleurs, était peut-être considéré comme le roi des musiciens.

Rebec : sorte de viole à trois cordes et à archet.

 LE JOUEUR DE HARPE

La harpe est placée entre les jambes du musiciens, elle s'appuie contre son épaule gauche, pendant que de la main droite, il pince les cordes. Une partie de l'instrument a disparu.

Le joueur, très calme, semble chercher une mélodie.

 LA STATUE CENTRALE

Qui est ce personnage ? Peut-être le maître de maison. Il s'agissait sans doute d'un veneur. Ses mains armées de gantelets ne portent plus aujourd'hui aucun attribut. Mais, les gravures nous l'ont présenté avec un faucon. Celui-ci a été brisé au moment du sacre de Charles X en 1825. En effet, à cette occasion, toutes les parties saillantes des maisons ont été supprimées pour permettre le passage des étendards du cortège royal.

LE JOUEUR DE CHEVRETTE

Chevrette : nom donne au Moyen Age a la musette primitive, instrument rappelant lu cornemuse.

Cet instrument de musique est le mieux conservé de la série. Il est appuyé sur le genou gauche et passé sous le bras.

La jonction du tuyau avec la chevrette est ornée au sommet d'un mufle de lion et dans le bas d'une gueule de loup entrouverte.

A la retombée de l'arc encadrant le musicien, nous remarquons la présence d'un roi couronné et d'un évêque coiffé de la mitre basse.

 LE JOUEUR PE FIFRE ET DE TAMBOURIN

Le tambourin, très abîmé aujourd'hui, était placé sur le bras droit, retenu par une courroie passée sous l'avant-bras du musicien.

Dans la main gauche, le joueur tenait un fifre ou flûte dont il ne reste que la partie supérieure. Dans les doigts de la main droite, un petit bâton très court semblait faire corps avec la flute. Certains y ont vu la baguette avec laquelle la caisse du tambourin devait être frappée.

 

 

 

 

Maison des musiciens, le projet avance

Une convention de souscription a été signée, hier, entre l’association Renaissance   de la Maison des musiciens de Reims et la Fondation régionale du patrimoine.


La signature d’hier est une nouvelle étape dans ce projet qui entend faire revivre une statuaire profane exemplaire.

Jacques Douadi, le président de l’association Renaissance de la Maison des musiciens de Reims, affiche un large sourire. Car la convention de souscription, qu’il a signée hier avec Pierre Possémé, le délégué de la Fondation du patrimoine Champagne-Ardenne, devrait donner un coup d’accélérateur au projet qui lui tient à cœur : la reconstruction, rue de Tambour, de la façade d’une maison jouxtant la demeure des comtes de Champagne, avec cinq statues représentant un auditeur et quatre musiciens.

Des mécènes américains ont déjà versé 250.000 euros. Le budget total est de 1,08 million

Cette souscription va aider l’association à recueillir des fonds pour boucler le budget de 1,08 million d’euros, financé aux deux tiers par le mécénat et les dons. « On va y arriver ! » , a assuré hier Pierre-Emmanuel Taittinger, le propriétaire des lieux, tandis que Jacques Douadi a expliqué devoir encore convaincre les collectivités publiques de s’engager financièrement.

À ce jour, plusieurs entreprises ont déjà apporté leur soutien. Parmi elles, la Versailles Foundation & Giverny, qui réunit des mécènes américains, a versé 250 000 euros. Gardant secret le nom du « gros mécène champenois » qui s’engage également pour la Maison des musiciens, Jacques Douadi compte désormais « se tourner vers l’Allemagne » et solliciter tous les habitants de Reims. « Cette opération, qui n’est pas l’affaire d’une maison de champagne mais d’une association, sera merveilleuse pour Reims » , a insisté hier Pierre-Emmanuel Taittinger, qui prendra notamment en charge la réalisation d’un portail ouvragé.

LE DÉBUT DU CHANTIER PRÉVU EN JUIN 2019

Si, dès aujourd’hui, dans le cadre du mécénat de compétences, une entreprise dijonaise va gracieusement sonder le sol à côté de la Demeure des comtes de Champagne, les travaux pourraient démarrer en juin prochain. Le chantier est prévu pour durer un an. Pour reconstituer la façade de la Maison des musiciens, l’association, reconnue d’intérêt général l’an dernier, a fait appel à l’architecte Frédéric Coqueret, qui travaille en lien avec Virginie Thévenin, l’architecte des Bâtiments de France.

Sur la façade, le public pourra voir cinq sculptures de deux mètres de haut. Ce ne seront que des copies car il n’est pas question de déplacer les statues d’origine, conservées depuis les années 70 au musée Saint-Remi. « À la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine à Paris, nous avons trouvé des photographies de ces sculptures prises en 1851. Réalisées entre 1240 et 1250, ces statues en pierre de Courville, qui ont été évacuées au Trocadéro lors de la Première Guerre mondiale, ont pendant très longtemps été exposées au musée des beaux-arts de Reims, avant de rejoindre musée Saint-Remi » , rappelle Patrick Demouy.

L’historien, qui est membre de l’association Renaissance de la Maison des musiciens, fait un parallèle entre ces sculptures et celles que l’on peut voir sur la façade de la cathédrale, au niveau des gargouilles et des voussures de la rose Nord. « On retrouve les mêmes visages triangulaires, les yeux en amande, la souplesse et l’élégance… »

UNE STATUAIRE D’EXCEPTION

La statuaire de la Maison des musiciens de Reims est considérée comme l’une des plus belles statuaires laïques d’Europe. Elle compte un joueur de flûte et tambourin, un joueur de chevrette, un joueur de harpe, un joueur de vièle et un auditeur. « Avant même la Première Guerre mondiale, des éléments de ces statues ont été cassés », indique l’historien Patrick Demouy.

Valérie COULET

 Extrait de l' union du 23/10/2018

La Maison des musiciens va retrouver sa splendide façade

Des étapes cruciales ont été franchies   ces derniers mois en vue de faire revivre une statuaire profane exemplaire. Le point sur un projet ambitieux qui a besoin de soutiens variés.  

Rue de Tambour, à deux pas de l’hôtel de ville, la Maison des musiciens jouxte la Demeure des comtes de Champagne. L’association, que préside Jacques Douadi, ici avec Christiane Willemin, trésorière, se bat pour faire renaître la façade. Christian Lantenois

Sa façade comportait, depuis le milieu du XIIIe siècle, cinq statues remarquables, rare exemple profane. Déposées en 1917 pour échapper aux bombardements, elles sont depuis 1982 visibles au musée Saint-Remi. Leur délicatesse, leur finesse forcent l’admiration et présentent un grand intérêt scientifique (des copies sont exposées dans la grande galerie de la Cité de l’architecture, à Paris, au milieu des reproductions des plus grandes cathédrales). L’architecte rémois Frédéric Coqueret a imaginé la disposition de statues reconstruites à l’identique et réinstallées au même endroit, avec des références à l’usage passé du bâtiment.


La renaissance de la Maison des musiciens avance à grands pas. Depuis 2015 et la création de l’association qui s’est promis de faire revivre le joyau de la rue de Tambour, bien des étapes ont été franchies. Et il y a des moments où tout s’accélère. Après plusieurs mois de démarches, réunions, présentations et autres montages de dossier, les bénévoles ont pu poser de nouveaux jalons décisifs.

LES FAITS

*.- LE 27 JUIN 2015 est créée l’association Renaissance de la maison des musiciens de Reims, en lien étroit avec la maison Taittinger, propriétaire du foncier.

*.- LES DEUX ANNÉES SUIVANTES sont consacrées à de nombreuses démarches administratives et juridiques mais aussi aux réflexions sur le projet architectural. Des premiers mécènes importants s’engagent.

*.- LE 7 DÉCEMBRE 2017 les Finances publiques accordent la reconnaissance d’intérêt général, ce qui ouvre droit à des réductions d’impôts pour les donateurs.

*.- D’ICI LA FIN DU MOIS D’OCTOBRE, une convention sera signée avec la Fondation du patrimoine.

*.-D’ICI MI-NOVEMBRE sera lancée la consultation des entreprises et les offres pourraient arriver d’ici la fin de l’année.

*.-DÉBUT 2020 la façade nouvelle pourrait être achevée.

Rappelons leur objectif : reconstruire les cinq statues qui ornaient, depuis le milieu du XIII esiècle, la demeure qui jouxte celle des Comtes de Champagne (L’union du 13 mars 2017).

« Beaucoup de temps a passé,reconnaît le président Jacques Douadi, entre la naissance de l’idée et la mise en ordre de marche. Tout doit être mené de front, aussi bien la réflexion avec l’architecte Frédéric Coqueret, que la recherche de subventions, la mobilisation de mécènes ou les aspects juridiques. » Quelques minutes de conversation ne pourront pas résumer tous les mois de travail, mené à partir d’une équipe restreinte et portée par une même ardeur.

L’INTÉRÊT GÉNÉRAL RECONNU

Fin 2017, parmi les « victoires » d’importance figure la reconnaissance de l’intérêt général de cette association, dont l’action est d’ordre culturel et concourt à la mise en valeur d’un patrimoine artistique. C’est la Direction des finances publiques qui accorde ce statut, autorisant la défiscalisation des dons, aussi bien des particuliers que des entreprises.

Cet accord est assorti de deux conditions non suspensives, qui ont été remplies depuis. Il fallait d’abord préciser la dévolution du bien en cas de disparition de l’association. En clair, qu’il ne redevienne pas la propriété de la famille Taittinger mais demeure dans le giron d’une collectivité ou d’une structure publique. Ensuite, il fallait que l’association devienne propriétaire de l’emprise foncière avant la fin du premier semestre 2018. Le conseil d’administration de la Maison Taittinger a acté par vote cette donation.


«
 Plus d’un siècle après sa disparition, la façade de la plus belle maison médièvale de Reims, va à nouveau s’élever »
Patrick DEMOUY
Professeur d’histoire

LE COÛT ESTIMÉ À 1,2 MILLION

Autre phase qui fait entrer le projet dans son opérationnalité : la convention imminente avec la Fondation du patrimoine. La signature devrait avoir lieu avant la fin du mois d’octobre. « Cela va nous apporter une visibilité supplémentaire, simplifier et amplifier la collecte de dons et assurer un relais essentiel auprès des gens sensibles à la préservation du patrimoine » , se réjouit Jacques Douadi, qui cherche un «positionnement vertueux » entre toutes les sources de financement. L’enveloppe globale de cette reconstruction a été estimée à quelque 1,2 million d’euros.

Pour atteindre à cet équilibre, les collectivités ont également été sollicitées officiellement au cours des derniers mois. La ville de Reims, le conseil départemental et le conseil régional se sont vu présenter le projet.

ÉTONNEMENT ET VIF INTÉRÊT

« Sans présumer du résultat, je peux dire que nous avons reçu partout un accueil étonné et très intéressé. Toutes nos demandes sont en cours d’instruction » , précise encore l’ancien maire de Sillery, fin connaisseur de tous ces rouages, qui se félicite également d’être éligible à la Fondation du Crédit Agricole.

Du chemin, il en reste bien sûr à parcourir (notamment lié au choix des entreprises qui réaliseront la reconstruction, lire ci-contre) mais l’enthousiasme des débuts est intact. Patrick Demouy, professeur des universités et vice-président de l’association, a rédigé l’an passé une brochure détaillée, consacrée à cette demeure rémoise d’exception, pour l’Académie des inscriptions et des belles-lettres. En voici la première phrase : « Plus d’un siècle après sa disparition, la façade de la plus belle maison médiévale de Reims va à nouveau s’élever rue de Tambour ».

TRIBULATIONS D’UNE STATUAIRE REMARQUABLE

Les cinq statues représentent 4 musiciens et un auditeur au milieu tenant à l’origine un faucon sur son bras. De gauche à droite se trouvent un joueur de flûte et tambourin, un joueur de chevrette (cornemuse), un de harpe et un de vièle (instrument à cordes et archet). Les coiffures délicates, les vêtements aux drapés subtils, l’expression sereine des visages, la position des corps, les détails des consoles qui les supportent : tout retient l’attention. Le premier propriétaire (entre 1240 et 1260) n’est pas connu mais plusieurs historiens confirment que cette maison était destinée à montrer sa puissance, au cœur du quartier marchand du tissu et du grain. Des vestiges de polychromie ont été mis au jour, faisant apparaître du rouge et du vert. Des architectes de renom en font le relevé dans la 2 emoitié du XIX e siècle, Viollet-Leduc n’étant pas le moins enthousiaste.

En septembre 1917, alors que la maison a déjà été fort endommagée, les Monuments historiques entreprennent le sauvetage des statues. Des soldats sont réquisitionnés pour les démonter. En mars 1918, le bâtiment est pulvérisé. Les statues sont transférées à Paris, au musée de la sculpture comparée, avant de rejoindre Reims et le musée des beaux-arts. Les musiciens déménagent au musée Saint-Remi en 1977, où ils sont réinstallés dans leur composition originelle en 1982.

Source : Tome 96 de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, rédigé par Patrick Demouy

Une accroche entre passé et présent


La petite tête, départ originel de la première niche (près de la gouttière à droite), permettra de «greffer» la nouvelle façade. Un joint creux permettra de la mettre en relief.

Il ne reste, du bâtiment originel, qu’une petite tête qui servait d’amorce à la première ogive. C’est sur ce fragment, émouvant, précieux car visible par tous depuis la rue, que viendra se « greffer » le projet de Frédéric Coqueret, architecte rémois impliqué dès le début dans cette aventure.

Reconstruire, certes. À partir de là surgissent maintes questions ! Reproduire quoi précisément ? Le dernier état connu? Celui qu’attesteraient les dessins les plus anciens ou les relevés plus scientifiques réalisés au cours du XIX e siècle? Avec quelle pierre, tirée de quelle carrière ? La plus proche géographiquement serait un choix pertinent mais difficile à assumer car les gisements ne sont pas légion dans notre région. Faut-il opter pour des moulages ou des sculptures? Le moulage serait plus fidèle mais la sculpture reproduirait davantage le « geste » médiéval... Autre interrogation majeure pour l’architecte : comment « ancrer » ce détail existant dans la future façade ? Un joint creux est à l’étude, qui ferait ressortir le fameux petit visage tout en le liant à la partie contemporaine.

Le rez-de-chaussée comporte une servitude de passage (les camionnettes doivent pouvoir rejoindre la salle de réception des Comtes de Champagne). Cette partie a aussi fait l’objet d’une réflexion soutenue de la part du cabinet d’architecture. Pas question de céder à la tentation d’un pastiche. Les échoppes et métiers anciens y seront évoqués, via les formes et les matériaux (bois, ferronnerie...) mais en aucun imités. Le principe retenu par Frédéric Coqueret est celui du palimpseste, réécritures successives sur un même support.

LES AUTRES POINTS

SOUTIENS ET FINANCEMENTS PEUVENT PRENDRE PLUSIEURS FORMES

Puisque d’importantes étapes juridiques et techniques ont été franchies, il faut, en parallèle, avancer sur un aspect tout aussi essentiel : celui du financement. Les bénévoles visent un équilibre entre subventions publiques, dons de particuliers et mécénats d’entreprises. Les soutiens des sociétés peuvent prendre plusieurs formes : argent mais aussi fournitures ou compétences (dans le respect du projet architectural pour les deux derniers points). Pour faciliter les versements, le site internet s’est doté du système Paypal.

LE TEMPS EST VENU D’UNE LARGE COMMUNICATION

Sous l’égide de Christiane Willemin, trésorière et chargée des relations publiques, la communication autour de ce projet va prendre une ampleur inédite. Un site internet a été créé, à l’adresse suivante : www.maisondesmusiciensdereims.com. Une réception est en cours d’organisation pour marquer le lancement de la campagne de dons et mieux faire connaître le caractère exceptionnel de cette statuaire et le côté inhabituel, en France, de ce genre de reconstruction. Une élégante brochure a également été éditée, qui retrace l’histoire de cette façade et présente le projet, le tout complété d’un bon de souscription.

L’OUVERTURE À L’INTERNATIONAL SE RENFORCE ÉGALEMENT

Encore de bonnes nouvelles pour l’association... Une fondation internationale, qui intervient entre autres pour le château de Versailles et Giverny (maison et jardin de Claude Monet) a fait part de son grand intérêt pour cette initiative. « Une reconnaissance venue d’Outre-Atlantique nous serait bénéfique », commente, encore discrète, Mme Willemin, qui a programmé la traduction du site en anglais et en allemand, afin d’élargir le cercle des sponsors potentiels. « L’Allemagne a une grande habitude des reconstructions. Et les liens de Reims avec ce pays, autour de la réconciliation, sont importants », analyse encore la trésorière.

ANNE DESPAGNE

 Extrait de l' union du 23/09/2018

La Maison des Musiciens de 1900 à nos jours


Collection Michel Thibault/Laurent Leroy.

Située rue de Tambour, la Maison des Musiciens était ornée de cinq statues principales représentant des musiciens. Le premier personnage tenait un tambour et une flûte, le 2 e une cornemuse, le 3e tenait un faucon, le 4 e une harpe, le 5 e une vielle. Ces statues seraient contemporaines à la construction de la façade ouest de la cathédrale, elles auraient donc été sculptées entre 1240 et 1260.

En 1900, cette magnifique construction était divisée en deux : au nº 18, se tenait le magasin de papiers peints de Mme Dorr et au nº 20, le marchand de couleurs, vernis et droguerie tenue par E. Pilla. Avant la Grande Guerre, la construction est acquise par la Ville de Reims, pour éviter que les statues ne partent aux États-Unis, des collectionneurs américains étant susceptibles d’être intéressés. En janvier 1918, les statues sont déposées et mises à l’abri des bombardements qui s’intensifient. C’est au cours de la semaine du 10 au 14 avril de la même année que la maison disparaîtra.

Aujourd’hui, le terrain appartient au Champagne Taittinger qui envisage une possible reconstruction de la façade avec des copies ou moulages des statues dont les originaux se trouvent exposés au musée Saint-Remi, depuis le 8 juin 1985.

  Extrait de l' union du 17/03/2018

     

       

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