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L’Opéra de Reims va enfin avoir son restaurant

Opéra de Reims, bel écrin pour les métiers d’art

 « Ce métier m'a poussé être toujours plus créatif »
Une opérette d'Offenbach pour voyager dans la Lune à l'Opéra de Reims
A Reims, visite guidée sur un air d'opéra

Le décor créé à l’Opera de Reims ira jusqu'à Venise
À l'Opéra de Reims, l'équilibre entre classicisme et avant-gardisme
Les Misérables sur la scène de L'Opéra de Reims

 Du Nouveau Théâtre à l'Opéra
Profession, décorateur Dans les coulisses de l'Opéra de Reims

La saison à l'Opéra de Reims Twilight, les oiseaux, Caligula, Pékin…
L’opéra les yeux fermés
Les scènes culturelles de la Marne
Les Rémois retrouvent leur Grand Théâtre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Historique

C’est en 1866, à la suite d’un concours public, que l’architecte rémois, Alphonse Gosset, obtient le premier prix pour la construction d’un nouveau théâtre.

L’Opéra de Reims est inauguré en 1873.

Cependant, en septembre 1914, dès les premiers bombardements, le théâtre est touché : la coupole et le grand lustre s’effondrent. Un incendie achève l’œuvre de destruction et à la fin de la guerre, seule reste debout la façade.

Lors de la reconstruction, les architectes Maille et Sollier respectent l’œuvre d’Alphonse Gosset et la restauration s’achève en 1931.

En 1997, l’Opéra de Reims ferme ses portes pour des raisons de sécurité et de gros travaux de mise aux normes et de décoration sont entrepris. Les architectes Henri Dumont, Bertrand Nivelle et Guignard sont chargés des opérations.

La décoration de l’opéra s’inspire essentiellement du style art-déco. La salle est caractéristique des théâtres à l’italienne, dont la multiplication des constructions au cours des XVIIIe , XIXe et début du XXe siècle, incarne l’expression d’une société compartimentée et hiérarchisée. La disposition des sièges en fer à cheval laisse place au jeu du regard …

Le lustre de la salle, bouclier lumineux de 7,5 mètres de diamètre en fer forgé et en verre coloré, est "signé" Edgar Brandt. Il fut réalisé en 1929 par les ateliers Simon. Sa lumière froide comme un diamant tranche avec l’atmosphère chaude de la salle.

Tout autour de ce dernier court la fresque de Rousseau Decelle. Réalisée en 1931, elle a pour thème : "Les arts du Théâtre naissent des Fêtes de Bacchus" et vous pouvez y distinguer quatre scènes décoratives :
1- Bacchus et son cortège,
2- les dionysiaques de printemps,
3- les dionysiaques d’automne et
4- les origines du théâtre.

Un dispositif acoustique est camouflé dans les motifs en relief qui courent tout autour de la salle. Ce motif récurrent, gravé au verso des fauteuils en bois, fait désormais partie intégrante du lieu.

L’inclinaison du plateau de 4% permet l’amélioration de la visibilité des spectateurs en faisant écho à l’inclinaison du parterre, ainsi que l’amélioration de la perspective des décors et de l’acoustique.

Une salle de répétition munie d’une grande estrade avec la même pente de 4% se situe dans les combles qui forment la coupole au-dessus du bouclier lumineux.

POUR DECOUVRIR l’Opéra de Reims : copiez ce lien dans la zone URL de la page internet :

http://blog.investinreims.com/IMG/swf/grand_theatre.swf

POUR EN SAVOIR PLUS vous pouvez vous procurer le livre de Dominique POTIER / SUR UN AIR D’OPERA
28 pages illustrées
Editions Carnet de Sentier
www.carnetdesentier.com

 Extrait du site

    

    

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L’Opéra de Reims va enfin avoir son restaurant

L’ancien local de la Galerie de culture, au pied de l’Opéra, est en travaux. Le restaurant « L’Atelier » doit ouvrir à la fin du mois   de novembre.


L’enseigne est déjà installée mais les travaux sont encore en cours à l’intérieur du local qui avait déjà accueilli une brasserie jusqu’en 2003.Édouard Lantenois

UNE LONGUE HISTOIRE

*.- DU 1 ER JUILLET 1955 AU 31 DÉCEMBRE 2003, le local de l’angle de la rue de Vesle et de la rue Tronson-du-Coudray est occupé par La Brasserie du théâtre.

*.- DU 1 ER JUILLET 2006 AU 31 AOÛT 2009, il accueille le «  point info » du tramway.

*.- DU 1 ER SEPTEMBRE 2009 AU 18 AVRIL 2016, le « point info » Énergie est installé au 1 er étage.

*.- DE DÉCEMBRE 2011 À MARS 2017, il accueille la Galerie de culture.

Il rêvait de devenir médecin. Mais Rudy Del-Ben s’est finalement tourné vers la restauration. Après avoir travaillé dans un bar de nuit, ce Rémois de 28 ans vient de créer sa société pour prendre, fin novembre, les commandes de L’Atelier, son premier restaurant et « bar à manger », actuellement en travaux au pied de l’Opéra, rue Tronson-du-Coudray.

Cela faisait un bon moment que le public de la maison lyrique attendait un lieu pour se restaurer, avant ou après les spectacles. Il devrait donc répondre présent, d’autant que Rudy Del-Ben a souhaité aménager un « espace élégant » qui sera accessible depuis la rue Coudray mais aussi directement depuis le hall de l’Opéra.

Le local, qui appartient à la Ville de Reims, était resté inoccupé depuis le transfert de la Galerie de culture, au printemps 2017, au Trésor, sur le parvis de la cathédrale. « Quand la mairie a lancé un appel à projets il y a un an et demi, j’ai eu envie de me lancer » , raconte Rudy Del-Ben. « Nous proposerons le midi une restauration classique avec une formule à partir de 19 euros et le soir, des apéritifs dînatoires dans l’esprit finger food . L’idée est d’accueillir le public de l’Opéra mais pas seulement. »

Rudy Del-Ben, qui a investi beaucoup d’argent pour aménager sa cuisine dans l’ancien local à vélos – l’entrepreneur avoue avoir eu un mal fou à convaincre les banques –, va aménager une trentaine de places assises dans la salle du rez-de-chaussée, qui fait 80 m 2 . Mais pas question, pour l’instant, d’accueillir du public à l’étage. L’escalier n’est pas aux normes.

Pour la décoration, il a suivi les conseils de sa compagne, une avocate qui, dit-il, a très bon goût. « Nous avons entièrement refait le faux plafond pour dégager les belles arcades vitrées et choisi de mettre du parquet au sol » , raconte-t-il. Pour créer une ambiance chic et chaleureuse, le restaurateur a opté pour des tons jaune safran, bleu nuit et vert canard.

Rudy Del-Ben, qui gère par ailleurs le bar de l’Opéra pendant les entractes, invitera régulièrement des artistes à exposer chez lui. Pour commencer, le public découvrira les travaux de l’artiste RVH, son beau-frère.

Valérie OULET

 Extraits de l' UNION du 21/10/20178            

    

    

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Opéra de Reims, bel écrin pour les métiers d’art


Parmi les exposants, cette vitrailliste ardennaise et ses décors raffinés.

Un métier d’art, selon la définition de l’Institut national des métiers d’art, est celui qui « met en œuvre des savoir-faire complexes pour transformer la matière et produit des objets uniques ou des petites séries qui présentent un caractère artistique ». Depuis vendredi, une vingtaine d’artisans d’art exposent à l’Opéra : peintre en décor, sculpteur, céramiste, graveur sur pierre, relieur, doreur, maroquinier, tapissier, tourneur sur bois, sellier… Parmi les réalisations, certaines pièces étonnent les visiteurs, comme celles de Catherine Pochylski, maître-verrier, qui présente des vitraux inspirés de l’Art Déco, et utilise des verres opalescents, gravés, soufflés, pour un résultat d’une élégance rare.

Luxe et raffinement

« J’ai besoin de lumière pour mes vitraux et ici, c’est le cas. Le lieu est en parfaite adéquation avec mes créations », constate l’artiste. Sabine Machabert vient tout juste de s’installer à la Pépinière de l’Esad. Elle pratique la marqueterie de paille. Un travail très long et délicat pour coller les menus brins de paille de seigle sur boîtes, pieds de lampe, bracelets, bagues, éventails… Des objets luxueux et raffinés dans un lieu qui l’est tout autant : les visiteurs s’arrêtent volontiers pour s’entretenir avec les créateurs et… peut-être acheter !

À voir encore ce dimanche 2 avril à l’Opéra de Reims 1, rue de Vesle de 10 à 19 heures.

 Extraits de l' UNION du 01/04/2017             

    

    

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« Ce métier m'a poussé être toujours plus créatif »

A 1 an, Jocelyne Aubin a choisi de devenir accessoiriste. Un métier atypique qui a déjà amené ce Rémois a travailler avec Disney et sur le Tour de France.

Parmi les créations préférées de Jocelyn Aubin, ce costume de robot entièrement animé, cette prothèse de zombie ou encore cette statue de « Groot ». A.H et DR.

Dans ce petit jardin du quartier Saint-Anne, trône une drôle de statue. Elle mesure près de 2,50 mètres et son visage sympathique rappelle immédiatement des souvenirs à quiconque a vu le film Les Gardiens de la Galaxie. Cette statue, c'est Groot,I'homme-àrbre protagoniste de ce film de superhéros. À côté de lui, son sculpteur arbore un large sourire. Ii s'appelle Jocelyn Aubin et il est accessoiriste.

Ce métier, où J'on crée maquillages et accessoires pour le cinéma; le théâtre ou encore l'événementiel, il l'a appris sur le tard. Après un bac scientifique et un essai en licence de biochimie, ce Rémois se prend de passion pour ce métier et décide de s'inscrire dans un CAP spécialisé, à Paris.

Un déclic qu'il a eu grâce à une rencontre lors d'un stage à la Comédie de Reims. « Je travaillais sur un spectacle de Christine Berg, et j'ai rencontré Morgane, l’accessoiriste plateau. Elle m'a ouvert l'esprit sur tous les métiers de l'ombre, au cinéma ou au théâtre, c'est ce qui m'a décidé » se rappelle-il » un brin nostalgique.

 À l'école, les projets personnels se multiplient. Des masques, des épées, des maquillages de zombies et même ... un costume de robot géant, qu'un comédien peut entièrement animer. Sa grande fierté. « J'y ai passé six mois, en travaillant dessus tous lesjours. Ça m'a poussé à être toujours plus créatif ». Car de l'inventivité, il en faut pour mener à bien ce genre de projet. Un bon sens de la récup aussi. La structure du robot est faite en résine peinte, mais les parties animées comme les doigts sont, elles, faites en mousse de polyéthylène. Un matériau très utilisé par les accessoiristes et que l'on trouve dans... les tapis de Yoga.

« Lorsqu'on faisait les courses avec les collègues, on allait dans les magasins de sport, on repartait avec des dizaines de tapis. Les vendeurs nous demandaient si on se mettait au Yoga entre amis et je répondais, " non c'est pour un robot ", c'était assez cocasse », se remémore Jocelyn, en riant.

Une culture du secret Pendant et après, son école, dont il est sorti en juin, Jocelyn a été amené à travailler avec Disneyland Paris, via un sous-traitant, et pour le Tour de France. Il a notamment réalisé des marionnettes articulées de Donald, Dingo, Mickey et participé à la construction des chars publicitaires du Tour.Des expériences enrichissantes, mais dont il parle avec précaution.

Un voile de mystère entoure ce métier et ceux qui violent le secret s'attirent le courroux de leurs confrères. « C'est comme pour un magicien, si on dévoile la façon dont le tour est fait la magie ne prend plus. Donc toutes les étapes de fabrication en milieu professionnel restent très secrètes, un confrère a fait l'erreur de publier une photo d'accessoires du demie, film d'un grand réalisateur français et ça s'est assez mal terminé pour lui », explique-il, d'un air un peu grave, « Tout ce dont on peui parler, c'est de ce que le spectateur peut voir ». Une façon de préserver la magie derrière ce métier de l'ombre.

Un métier complet, exigeant et sélectif

Accessoiriste est un métier qui demande une grande créativité, mais pas seulement. Souvent sous la direction d'un chef décorateur; il doit être astucieux et avoir une forte affinité avec les travaux manuels. L'accessoiriste ne se contente pas d'imaginer S(!S accessoires, il les fabrique également et doit donc avoir des notions de menuiserie, de peinture. de couture ou même d'électronique. Sur le plan, juridique, il a souvent un statut d'intermittent du spectacle. Actuellement, seuls 4 % des 190.000 intermittents français font ce métier, dont moins de la moitié s'occupe des décors.

Il existe encore assez peu de formations et la plupart sont très sélectives. L'admission se fait sur dossier. Comme pour tous les métiers du spectacle, l'insertion professionnelle est compliquée et nécessite souvent un carnet d'adresses bien rempli. L'accessoiriste doit également accepter des horaires de travail irréguliers, notamment au théâtre où en fonction des représentations, il peut être amené à travailler la nuit ou les week-ends. pour un débutant salarié, la rémunération s'élève à environ 1.800 euros bruts. Pour les intermittents, elle est calculée en fonction des missions effectuées et du budget de l'employeur.

Alexandre HÉBER

 Extraits de l' UNION du 08/07/2016                

    

    

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Une opérette d'Offenbach pour voyager dans la Lune
à l'Opéra de Reims

Pendant le Second Empire, Jacques Offenbach, le maître de l’opéra comique, est tombé sous le charme de De la terre à la Lune, le roman de Jules Verne. Il a alors eu l’idée de mettre en musique les (...)


Un spectacle où l’ironie et la causticité sont très présents

Pendant le Second Empire, Jacques Offenbach, le maître de l'opéra-comique, est tombé sous le charme de De la terre à la Lune, le roman de Jules Verne. Il a alors eu l'idée de mettre en musique les rêves de voyages.

Son opérette Le Voyage dans la Lune illustre l'essor des techniques qui peuvent faire reculer toutes les frontières du possible.

Le spectacle, à découvrir ce week-end à l'Opéra de Reims, est mis en scène par Olivier Desbordes. « Ce dernier, qui joue avec l'espace ét le temps, replonge le public dans le noir et blanc et les images saccadées des débuts du cinéma muet, avant de le projeter dans une science-fiction digne des années 1960. Privés d'amour, les héros lunaires d'Offenbach disposent d'une réserve de femmes consacrées a la reproduction, et d'une autre pour le plaisir: une critique acerbe du statut de la femme à l'époque! Au final, l'amour se libère et agite la Lune en mode« peace and love. »

 Extraits de l' UNION du 24/05/2016                

    

    

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A Reims, visite guidée sur un air d'opéra

Il y avait du monde aux balcons hier. Pas moins de 1.200 personnes ont poussé les portes de l’opéra de Reims. Une première fois pour beaucoup.

De multiples animations étaient offertes, gratuites et accessibles à tous, durant l’après-midi : concerts, exposition, démonstrations...

Si la 10ème édition de la journée « Tous à l'opéra » a rassemblé moins de visiteurs que l'an dernier, 1.200 personnes (contre 1.750 en 2015) se sont tout de même déplacées. « On paye la beauté du temps en ce grand week-end », déplore la directrice de la communication tout en conservant le sourire. Il faut dire que, pour cet après-midi de plongée dans l'envers du décor, toute l'équipe de l'ex « Grand-Théâtre » était sur le pont. Environ 35 personnes, des techniciens à la costumière en passant par le chef de salle, accueillaient les visiteurs et leur ouvraient les coulisses du bâtiment, dont la décoration s'inspire essentiellement du style Art déco. Objectif de la manifestation : inciter le plus grand nombre à franchir les portes de la maison lyrique. De multiples animations étaient proposées, gratuites et accessibles à tous, durant l'après-midi : concerts, exposition de costumes, initiation au maquillage (lire par ailleurs), découverte du chant lyrique, projection d'un film, « Dans les coulisses des Caprices de Marianne ».

Objectif de la manifestation : inciter le plus grand nombre à franchir les portes de la maison lyrique

Zowa, 9 ans, et sa copine Rama, 11 ans, se souviendront longtemps de leur première fois à l'opéra. Elles viennent de se glisser dans la peau de détectives à la recherche de « l'assassin qui hante ces lieux », une animation proposée au 2ème balcon imaginée par des élèves de Saint-Michel. Après avoir visionné quelques vidéos, écouté les dépositions des suspects, assisté à une reconstitution des faits, elles hésitent au moment d'inscrire le nom du coupable. Mme Pervenche ou M. Violet ... « C'est très sympa, ludique et interactif », commente, enthousiaste, la mère de Zowa. « On avait raté les précédentes éditions. Cette année, nous avons réussi à venir et je ne suis pas déçue. » Et ce ne sont pas les deux filles qui diront le contraire, heureuses d'avoir pu manipuler une tablette tactile et fières d'arborer chacune de jolies pivoines peintes au fard à l'eau sur leur main, traces de leur passage auprès des maquilleuses de théâtre.

Appareil photo en bandoulière, Marie-Ange, 65 ans. n'arrête pas de mitrailler. Au 3ème balcon, sous la verrière elle s'extasie devant les costumes de Véronique Didier. Celle qui n'était jamais venue à l'opéra en prend plein les mirettes. Et compte bien en faire profiter le plus de monde possible. « Je prends des phoros pour alimenter mon site internet, explique la retraitée, ancienne conseillère à l'ANPE. Je me balade dans la France entière, et depuis cinq ans, je partage chacune de mes découvertes.» À voir sur www. nes-balIades.com.


Les élèves des cycles supérieurs des classes de chant du conservatoire ont offert de belles prestations. Ici, Amandine interprète un extrait d’un opéra de Ravel


Séance de Clued'Opéra. Qui pourra démasquer l'assasin


En fin d'après-midi, des, élèves de la classe de chant du conservatoire ont clos la manifestation en chanson. Forcément,.


Marie-Ange, 65 ans, Il pris beaucoup de photos, de quoi alimenter son site internet


Sandrine et ses deux fils ont découvert l'art du maquillage.

Démonstration, atelier, concert, rencontre … Qu’avez-vous préféré

 

 

D'un coup de paillette magique

Sophie Dauchez, Elisa Pronvin, Olivia Catton, Virginie Seffar et Sarah Wouters sont toutes maquilleuses de théâtre. Hier, les intermittentes du spectacle proposaient de découvrir leur travail. Vidéo et, surtout, dé- monstrations à l'appui, pour le plus grand plaisir des jeunes visiteurs. Mais pas uniquement. Sandrine, visage entièrement grimé, était ainsi très fière de la performance de ses deux fils, Tarek, 9 ans, et Adam, 4 ans, y ont mis tout leur cœur. « Je ne vais pas l'effacer tout de suite. C'est trop beau. Je ne suis pas du genre à me maquiller en plus. D'ordinaire, je suis plutôt au naturel. » Il faut dire que les deux frères ont su profiter des bons conseils de Virginie, maquilleuse à l'Opéra de Reims depuis huit ans. « Je leur explique comment utiliser les fards à l'eau, comment bien mélanger les produits, mettre juste ce qu'i/faut sur le pinceau ... C'est un peu comme une sorte d'aquarelle. Après, je laisse faire, il y en a qui sont doués. » Le stand d'initiation à l'art du maquillage fait chaque année carton plein. Sur le visage d'IIiès, 7 ans, une professionnelle dessine des notes de musique et une clef de sol. Celui qui vient de débuter le saxophone au sein de l'Harmonie municipale ne voulait rien d'autre. Ni tigre, ni Spider-Man, comme la plupart des autres petits garçons, Côté filles, lion réalise beaucoup de princesses et de papillons. Tous adorent aussi les paillettes. » Très tendance également cette année : la moustache.

 Alice RENARD - Photos Christian LANTENOIS

Extraits de l' UNION du 08/05/2016                

    

    

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Le décor créé à l’Opera de Reims ira jusqu'à Venise

L'équipe de l'Opéra de Reims a réalisé les décors d'un opéra-bouffe qui sera monté en novembre à l'Opéra de Bordeaux, avant une tournée en France et en Italie.


Jeudi, des finitions étaient encore apportées à ce décor imaginé par Pierre-André Weitz.
Bernard Sivade

« Nous acheminerons les éléments de décor en vaparetto ! », plaisante Pierre-André Weitz, ravi d'annoncer que Les chevaliers de la table ronde, l'opéra bouffe qu'il monte avec la Compagnie Les Brigands, sera donné à la Fenice, le mythique opéra de Venise, lors du carnaval. Jeudi matin, le scénographe, qui travaille depuis 25 ans avec Olivier Py, l'actuel directeur du festival d'Avignon, a passé quelques heures à l'Opéra de Reims. Il voulait vérifier le montage de son décor qui sera prochainement transféré à l'Opéra national de Bordeaux, où te spectacle sera créé fin novembre avant une longue tournée qui passera par Massy, Reims, Toulon, Argenteuil, Nantes, Rennes, La Rochelle, Venise... L'ensemble en bois, comprenant quelques parties métalliques, a en effet été réalisé par l'équipe de l'Opéra de Reims et sera utilisé pour toute la tournée

« J'ai voulu un décor en noir et blanc car dans ce sublime opéra d'Hervé, il n'y a pas de gris »
 Pierre-André Weitz

En avril 2015, Pierre-André Weitz, qui assure la scénographie mais aussi la mise en scène et les costumes des « Chevaliers de la table ronde », avait présenté la maquette du décor à tous-les directeurs des structures qui coproduisent Je spectacle. Tout le monde s'est mis d'accord pour confier le projet à l'Opéra de Reims. « Ce décor unique, de 7,20 mètres de haut et de 8 mètres de profondeur, doit pouvoir s'adapter aux différents théâtres où le spectacle sera donné. D'où un système de plus ou moins grande ouverture. « Le plus gros de l'ensemble est en bois mais il y a aussi quelques parties métalliques amovibles. Il a fallu construire des passerelles et des trappes car les artistes seront amenés à utiliser des passages sous la scène », explique Eric Gay, responsable de l'atelier décors à l'Opéra de Reims. « Nous avons intégré à l'ensemble des toiles imprimées. Pour les peintures, Pierre-André Weitz nous a demandé un rendu qui évoque le Moyen Âge », poursuit-il. « J'ai conçu un-décor en noir et blanc car dans ce sublime opera buffa du compositeur Hervé, il n’y a pas de gris. Les éléments sont verticaux pour évoquer la dimension spirituelle de cette œuvre où l'on rit beaucoup, mon objectif étant d'ouvrir les champs de la poésie », livre Pierre-André Weitz, précisant avoir prévu de très nombreux accessoires. Ce décor, sur lequel Eric Gay a travaillé 600 heures, a été terminé au début de l’été. Fin août la Compagnie Les Brigands, qui travaille régulièrement avec l'Opéra de Reims depuis une dizaine d'années, l'a transféré à Paris pour le début des répétitions début septembre. L'ensemble est ensuite revenu à Reims où il a été assemblé mercredi 23 et jeudi 24 septembre. « Pierre-André Weitz est satisfait du travail réalisé et on est content d'apprendre que ce décor va tourner dans plusieurs villes de France et à Venise », glisse Eric Gay.

Déjà un autre travail pour l’opéra « Amok »

Le décor va maintenant être démonté et transféré à l'Opéra national de Bordeaux où la troupe de quatorze chanteurs et comédiens reprendra les répétitions le 12 novembre, pour une Première le 22 novembre. Il reviendra à Reims pour une représentation programmée le 11 décembre.

Ce n'est pas la première fois que l'atelier de décors de l'Opéra de Reims travaille pour des coproductions tournant en France et à l'étranger. En 2014, Eric Gay, avec l'aide d'Yves Deforge, avait réalisé un arbre métallique de 4,5 mètres de haut pour Yumé, un drame lyrique mis en scène par le Japonais Yoshi Oïda.

Aujourd'hui, le décor aux bandes noires et blanches des Chevaliers de la table ronde étant achevé, l'équipe rémoise travaille déjà sur un autre projet. Elle doit concevoir une grosse armoire de 4 mètres de haut pour Amok, un opéra du compositeur François Cattin, créé en février prochain lors du festival Reims Scènes d'Europe

Valérie COULET

 Extraits de l' UNION du 08/09/201                

    

    

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À l'Opéra de Reims, l'équilibre entre classicisme et avant-gardisme

L’équipe de l’Opéra de Reims lancera sa nouvelle saison, le 11 octobre, avec le célèbre « Roméo et Juliette ». Aperçu d’une programmation riche et éclectique.


«
Romeo et Juliette », une coproduction des opéras de Reims. Metz. Tours et Avignon. ouvrira les festivités le 11 octobre

En élaborant la nouvelle saison de l'Opéra de Reims, Serge Gaymard ne s'est pas impose une ligne directrice. Mais il s'est attaché à défendre quelques idées auxquelles il tient. L'affirmation de la liberté, d'expression et de création. L'ouverture. L'accessibilité. « Depuis des années, je me bats pour toucher un public le plus large possible, montrer que l’opéra n'est pas réservé à une élite. Dans une programmation, les spécialistes comme les néophytes doivent y trouver leur compte. Le public a aussi besoin d'être surpris. Si l'on ne veut pas qualifier le lyrique, des projets innovants doivent se glisser entre les grands classiques. Et n'oublions pas que les créations d'aujourd'hui formeront le répertoire de demain. »

Pour le directeur de l'Opéra, il est aussi important d'offrir des spectacles qui, « tout en étant intéressants intellectuellement, touchent la sensibilité. » « Depuis quelques années, l'opéra se renouvelle avec de nouveaux compositeurs et des personnalités venues notamment du théâtre. C'est une très bonne' chose ! », poursuit-il.

Serge Gaymard se r.éjouit notamment de proposer Marta, un opéra contemporain de l'Autrichien Wolfgang Mitterer, sur un livret de Gerhild Steinbuch. « La mise enscène sera signée Ludovic Lagarde, le directeur de La Comédie à qui l'Opéra national de Lille a fait appel pour cette création », indique Serge Gaymard. La musique de Wolfgang Mitterer, il la décrit comme I « puissante, avec une grande force intérieure ».  »En 2010, le public avait découvert "Massacres", le premier opéra de Mitterer, déjà mis en scène par Ludovic Lagarde. Le public avait été séduit. » Dans un registre beaucoup plus classique, l’Opéra de Reims ouvrira la saison avec Roméo et Juliette de Charles Gounod. Jacques Mercier, de l'Orchestre national de Lorraine, dirigera l'orchestre rémois et Roméo sera interprété par le ténor Florian Laconi, qui a chanté cet été à Orange. Autre grand rendez-vous : Madama Butterfly de Puccini. Attention, il ne reste déjà plus beaucoup de places disponibles ... À ne pas manquer non plus : Luda di Lammermoor de Donizetti. « Chanter Luda est le rêve de toute soprano ! », rappelle Serge Gaymard, ravi d'accueillir la talentueuse Venera Gimadieva (lire plus loin). Côté opéra-comique, Serge Gaymard a programmé Le voyage dans la lune, « une très belle production suisse » d'après J'œuvre d'Offenbach. Une comédie musicale sera par ailleurs proposée. Un violon sur le toit de Jerry Bock. « Nous allons aussi recevoir de nouveau la compagnie Les Brigands pour son nouvel opéra-bouffe, "Les chevaliers de la table ronde", proposer des spectacles jeune public comme le très enlevé "Zazie" fidèle au roman de Raymond Queneau et laisser la Compagnie des Monts du Reuil nous donner sa version de Barbe bleue ... »

Que les - nombreux - amateurs du Malandain Ballet Biarritz se rassurent. Si la dernière création - La Belle et la Bête - n'est pas programmée cette saison pour des problèmes de calendrier, elle le sera en octobre 2016. Pour patienter, de très belles pièces de danse seront données dont un Casse-Noisette avec orchestre. Les Ballets de Monte Carlo et le Ballet de Madrid devraient afficher complet

Venera Gimadieva, la diva que l'on s'arrache

La carrière de la Russe Venera Gimadieva a fait un bon quand, en 2012, pour la première. de La Traviata, elle a remplacé au pied levé une chanteuse malade. Le lendemain, la jeune soprano se réveillait célèbre... Après ce succès, elle a été invitée à chanter au Festival d'opéra de Glyndebourne et à la Royal Opera House de Londres. Aujourd'hui, la jeune diva du Bolchoï mène une carrière internationale et est applaudie dans le monde entier. l'an dernier, elle a notamment été acclamée à la Fenice à Venise et à l'Opéra de Paris. « En 2012, - l'Opéra de Reims, Venera Gimadieva nous avait tous enthousiasmés dans "La Traviata"! Elle est belle, est un génie vocal et a beaucoup de prestance. Bref, elle a tout pour séduire tout le monde ! », s'enthousiasme Serge Gaymard. Le directeur de l'Opéra de Reims se réjouit de l'avoir « réservée » dès 2013 pour cette saison 2015-2016 car Il aujourd'hui, elle est devenue inaccessible. »

Valérie COULET

 Extraits de l' UNION du 23/09/2015                

    

    

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Les Misérables sur la scène de L'Opéra de Reims

Dans le cadre de son programme « Les expériences lyriques », mené en lien avec des maisons de quartiers, l’Opéra présente samedi le spectacle « Les Misérables ».


Les enfants et adolescents se sont beaucoup impliqués dans ce projet mené tout au long de rannée scolaire

L'équipe de l'Opéra de Reims offre un cadeau au public rémois. Samedi soir, tous ceux qui le souhaitent sont invités à assister, gratuitement et sans réservation préalable, à la représentation des Misérables.

Cette comédie musicale de Claude-Michel Schonberg et Alain Boulblil, qui s'inspire de l'œuvre de Victor Hugo, a été adaptée par Tony Amirati, le directeur de la Troupe . des enfants de la balle, chargé de mission â l'Opéra de Reims.

Pendant plusieurs mois, vingt-sept enfants et adolescents - âgés de 7 à 20 ans - ont suivi le programme des « Expériences lyriques », mis en place par l'Opéra en lien avec les maisons de quartier Épinettes et Chatillon. Tony Amirati a choisi de les faire travailler sur Les Misérables dans la mesure où «la qualité des musiques mais aussi des textes en fait un thème de travail aussi plaisant qu'enrichissant ». Il a juste adapté la création à l'âge et au niveau des participants.

Un label du ministère de la Culture

Les répétitions ont eu lieu tous les mercredis pendant cette année scolaire, principalement à l'Opéra mais aussi dans les Maisons de quartier. À noter que « Les expériences lyriques » ont récemment obtenu le label e La belle saison» du ministère de la Culture. Une reconnaissance du travail accompli pour ouvrir la culture au plus grand nombre.

Valérie COULET

 Extraits de l' UNION du 25/06/2015                

    

    

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Du Nouveau Théâtre à l'Opéra

Vers 1905, le tramway électrique passait devant le théâtre


Aujourd'hui, le théâtre a retrouvé sa ligne de tramway (photo prise en 2012).
Collection Laurent Leroy-Bernard et Michel Thibault

Le théâtre, tel que nous le connaissons, est inauguré le 3 mai 1873 par Jules Simon, ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts, en présence de Victor Diancourt, maire. Il est l'œuvre des architectes Alphonse Gosset et Narcisse Brunette. Les Rémois l'appelleront le « Nouveau Théâtre ». Il remplace « l'ancien » de 1777, de la rue de la Couture aux Meules (actuelle rue de Talleyrand.

Lors de la guerre de 1870, alors e cê- Jour qu'il n'est pas achevé, il est occupé par les troupes prussiennes. De .grands artistes se produiront en cette fin de XIX' siècle: Sarah Bernhardt, Coquelin, père et fils... Le pupitre de chef d'orchestre sera tenu par Jules Massenet en 1884 pour « Manon » et en 1895 pour « Thaïs », Charles Gounod en 1885 pour « Mireille ». Au XX, siècle, opérettes et opéras se succèdent. D'autres spectacles, tels les Galas Karsenty, et de multiples concerts de musique voient de grands artistes nationaux et internationaux occuper également la scène.

Après avoir longtemps été appelé le « Grand Théâtre », il se nomme désormais de «L'Opéra de Reims ».

 Des milliers de clichés de Reims, saisis à différentes époques sont visibles sur le site: wwwreimshierelaujourdhui.com

 Extraits de l' UNION du 19/09/2014                

    

    

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Profession, décorateur

 Dans les coulisses de l'Opéra de Reims

Eric Cay conçoit des éléments de décor pour plusieurs spectacles.
Un artiste-artisan qui fait souvent appel au système D


Pour réaliser l’arbre de la coproduction «
Yumé », Eric Gay travaille à partir d'une miniature que le metteur en scène lui a confiée

« Sur certains projets, je n'ai pas le droit à l'erreur car Je matériel coûte cher et il faut faire vite »
Eric Gay

Son espace se trouve loin derrière la scène. Rempli de pots de peinture, de rouleaux de papier kraft, de cartons, de contreplaqué, de blocs de polystyrène et de toute une série d'outils, de clous, de vis ou de pistolets à colle posés autour d'une immense table de travail, l'atelier d'Eric Gay semble bien encombré. « On assemble et stocke à l'étage les pièces les plus encombrantes », précise-t-il en se glissant dans une réserve où se côtoient de gros câbles électriques, des filtres colorés pour projecteurs et du mobilier ayant servi à diverses productions.

« Il faut parfois inventer des outils spécifiques »

Devant son ordinateur, où il travaille les plans en 3D, le peintre décorateur de l'Opéra de Reims, qui est aussi menuisier, avoue devoir constamment chercher des solutions à des problèmes techniques. « Avec Yves Deforge, qui travaille avec moi, nous utilisons souvent le système D pour rendre le rendu souhaité, en inventant par exemple des outils spécifiques. »

Eric Gay se souvient par exemple d'un chariot sur roulettes bien utile pour réaliser des dégradés de pochoirs. Les peintures, il les réalise toutes lui-même avec des pigments et des liants, cc pour que la toile ne c:artonne pas et puisse être roulée quand le décor quitte Reims pour d'autres théâtres ou opéras ». Eric Gay est entré en 1983 à l'Opéra de Reims, alors baptisé Grand-Théâtre, comme machiniste. Sa tâche consistait à monter et descendre les porteuses sur lesquelles sont accrochés les rideaux, les décors et les appareils d'éclairage. Il passe ensuite technicien de plateau avant de se voir confier du petit bricolage. Serge Gaymard. qui prend les commandes de la grande . maison en 1999, lui confie des missions plus importantes. L'ancien élève du Centre de formation des métiers du spectacle confectionne des éléments de décor, comme des fausses briques ou une énorme souche d'arbre en polystyrène et résine acrylique. Méticuleux et inventif, l'artiste-artisan passe peu à peu à la vitesse supérieure. En 2003, pour le spectacle « Le dormeur », il peint des calligraphies sur une toile de 10 mètres de long et 4 mètres de large. « J'ai répété maintes fois le geste pour obtenir le rendu voulu. Car je n'avais pas le droit à l'erreur : le matériel coûte cher ... »

Des contraintes techniques et de sécurité

Dans ce métier, la difficulté vient souvent des gros volumes à travailler. Il faut aussi respecter à la lettre les consignes de sécurité. Le plexiglas est par exemple interdit car il peut fondre en cas d'incendie ..  « Tous les décors doivent être ignifugés », rappelle d'ailleurs le professionnel. Autre difficulté, et non des moindres, la nécessité d'adapter certains décors à la scène de l'Opéra de Reims. « Notre plateau a la particularité d'avoir une pente de 4%, ce qui lui donne de la profondeur. Or, cela est de plus en plus rare. D'où le besoin d'ajuster les éléments de décor, ou d’imaginer des aménagements, pour qu'ils puissent s'adapter à notre scène comme à celles prévues pendant les tournées. »

Passionné par son métier, et fier de travailler dans l'un des rares ateliers encore installés au cœur d'un opéra français, Eric Gay prépare pour septembre un arbre métallique de 4,5 mètres de haut. Il sera au centre de la coproduction « Yumé », un drame lyrique mis en scène par Yoshi Oïda, programmé à Reims début novembre. Le scênographe Tom Schenk lui a fourni une miniature dont il s'inspire pour réaliser le grand format en aluminium. « Pour ce projet, tout se passe bien, raconte le Rémois. Mais parfois, on nous présente des décors difficilement réalisables. » Eric Gay doit alors faire preuve de doigté et d'imagination créative ....

Valérie COULET

 Extraits de l' UNION du 10/08/2014                

    

    

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 La saison à l'Opéra de Reims

Twilight, les oiseaux, Caligula, Pékin… 

Il y aura beaucoup à voir et à entendre cette saison à l'Opéra, entre du Britten, l'opéra de Pékin, Dvorak, ou le ballet de Luc Petton avec ses oiseaux.


La venue du ballet de Luc Petton et de ses oiseaux

Quand l'opéra rencontre l'esthétique d'une série culte… L'Opéra de Reims ouvrira sa saison en effet avec « Le tour d'écrou », de Benjamin Britten.
Des personnages dans le style de la série Twilight traversent l'écran et prennent une apparence contemporaine, charnelle, moins fantomatique qu'à l'origine de leur création dans la nouvelle d'Henry James, écrite en 1932.

A sa création en 1954, Le Tour d'Ecrou ancrait dans l'ambiance puritaine de l'époque victorienne les personnages de Flora et Miles qui font une entrée brutale dans l'âge adulte. La mise en scène d'Olivier Bénézech choisit de conserver un décor british indispensable à l'ambiance musicale de Britten, mais pose l'esthétique d'un passé proche pour y dessiner une véritable tragédie psychanalytique.

On retrouvera ensuite le mythe de l'empereur dépravé au pouvoir sans limites, Caligula, dans une mise en scène d'Alexandra Rübner. « Caligula », de Pagliardi, sera donné le 7 octobre.

L'Opéra rémois sera envahi les 14 et 15 octobre par quatre danseurs et… trente oiseaux, pour le très attendu ballet de Luc Petton, « La confidence des oiseaux ». Avec une alchimie perceptible entre l'homme et les animaux, grâce à la compagnie Le Guetteur.

Avec Djazz51, belle rencontre le 20 octobre avec Youn Sun Nah, accompagnée par le guitariste Ulf Wakenius. La chanteuse sud-coréenne est reconnue pour son talent d'improvisation, et possède une voix exceptionnelle, avec un timbre très particulier.

Tout autre chose le 4 novembre avec le conte bien connu « La petite marchande d'allumettes », mis en musique par Thomas Nguyen, sur un texte de Brigitte Macadré. C'est une création, qui inclut le collectif Io, musiciens issus du conservatoire rémois.

L'Opéra de Pékin sera à l'affiche les 12 et 13 novembre, avec sa pièce la plus connue, « Les femmes générales de la famille Yang ». Avec 35 acteurs et 10 musiciens, sous la direction de Ping Wang.

Place à la musique le 19 novembre, avec la symphonie du nouveau monde de Dvorak, jouée par l'orchestre de l'Opéra de Reims, dirigé par Mark Foster, avec le soliste David Guerrier au cor.

Pour clôturer le mois de novembre, avant Reims Scènes d'Europe, retour à l'opéra, comique cette fois, avec « Cendrillon en vaudevilles », créé en 1759 et jamais rejoué depuis. Il sera mis en scène par Judith Leblanc le 25 novembre.

 Extraits de l' UNION du 08/09/2011                 

    

    

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L’opéra les yeux fermés 

 Avec le soutien du Conseil général, l’Opéra de Reims propose des spectacles en audiodescription, accessibles aux personnes non-voyantes et malvoyantes.  Deux rendez-vous sont programmés en 2011, L’Auberge du Cheval Blanc fin janvier et Carmen en juin.

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Grâce à un simple casque sans fil, l’opéra devient accessible aux non-voyants et malvoyants. C. Manquillet

Lorsqu’elle pénètre dans l’Opéra de Reims, Michèle Champeaux marche d’un pas assuré. Désormais, le lieu lui est familier. Présidente du comité de Reims de l’association Valentin Haüy, qui oeuvre en faveur des personnes déficientes visuelles et notamment pour leur accès à la culture, elle a été l’une des premières à soutenir ce projet lancé en 2009. Elle-même malvoyante, elle salue cette initiative : « Avant, j’étais déjà allée à l’opéra, mais pas de manière régulière. Pour une personne déficiente visuelle, c’est extrêmement difficile car, si l’on peut apprécier la musique, il y a toute une partie du spectacle qui nous échappe. »

Visite tactile

Le dispositif fonctionne en deux temps. Quelques jours avant la représentation, les personnes sont invitées à une « visite tactile » où elles découvrent la salle, l’histoire de l’oeuvre, mais aussi les costumes qu’elles peuvent toucher et les décors. « Tous ces éléments nous permettent de mieux appréhender le spectacle, nous sommes déjà un peu dans l’histoire », explique Michèle Champeaux.

Puis le jour J, le public concerné est accueilli une demi-heure avant le lever de rideau. « Généralement, nous sommes regroupés dans la salle, principalement pour des raisons techniques. » C’est en effet grâce à un petit casque sans fil que l’opéra devient accessible : « Juste avant le début, on nous explique l’histoire, on nous décrit les personnages, un peu comme si l’on nous lisait un programme, en plus vivant ! Puis tout au long de l’opéra, entre les dialogues, l’audiodescripteur nous donne des informations sur les changements de décors, la mise en scène, les attitudes des acteurs … », raconte Michèle Champeaux. Ce commentaire est réalisé en direct grâce à l’association Accès Culture, spécialisée dans l’accès à la culture des personnes en situation de handicap, avec laquelle ce projet a été initié.

30 casques

En 2011, l’Opéra de Reims propose deux représentations en audiodescription : L’auberge du Cheval Blanc de Benatzky le 30 janvier et Carmen de Bizet le 12 juin. Pour sensibiliser le public, il s’appuie sur plusieurs associations en lien avec les non-voyants et malvoyants : l’association Valentin Haüy, mais aussi Le regard au bout des doigts et Voir ensemble. Face au succès de ce dispositif, il vient de se doter grâce à la Fondation Orange de 30 casques, auparavant loués, ce qui bénéficiera en même temps à un autre type de handicap, en permettant très prochainement l’accueil d’une trentaine de malentendants, cette fois sur l’ensemble de la programmation.

En savoir plus : www.operadereims.com - Réservations : 03 26 50 03 92

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Une spectatrice malvoyante s’imprègne en coulisses de laeprésentation à venir.

 Une forte implication du Conseil général

Dans le cadre de ses actions en faveur des personnes en situation de handicap, le Conseil général de la Marne soutient ce dispositif d’audiodescription. L’an dernier, la subvention s’est élevée à plus de 8600 euros. Elle permet notamment de proposer des tarifs à moitié prix pour les personnes déficientes visuelles et leurs accompagnateurs.

Extrait de LAMARNE > LEMAG N° 31 de 01-02/2011

    

    

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 Les scènes culturelles de la Marne

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La culture ne doit pas être réservée à une élite. Parce qu’il en est convaincu, le Conseil général de la Marne mène, au-delà de ses compétences obligatoires, une politique volontariste de développement culturel sur tout le territoire. Coup de projecteur sur huit scènes culturelles majeures avec lesquelles le Conseil général s’engage pour une culture riche, diversifi ée et accessible à tous.

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Le Grand Théâtre de Reims, scène lyrique

En matière de culture, le Conseil général a certaines compétences dites « obligatoires » : responsable des Archives départementales, il remplit une mission de conservation et d’animation des archives qui font l’histoire de notre département. Par le biais de la bibliothèque départementale de prêt, il encourage le développement de la lecture publique en milieu rural. À travers le schéma départemental des enseignements artistiques qu’il élabore, il favorise aussi l’accès du plus grand nombre aux enseignements artistiques et musicaux.

Au-delà de ces missions bien définies, le Conseil général de la Marne a décidé de mener une action globale pour animer artistiquement et culturellement le territoire, en encourageant des structures culturelles et en initiant plusieurs grands projets. Partout et pour tous Pour amener la culture au plus près des Marnais, il a notamment développé la diffusion culturelle en milieu rural, à travers les Nouveaux itinéraires. Tous les ans depuis 1999, cette programmation nomade autour de la musique, du théâtre et du patrimoine parcourt les communes du département. Il organise aussi de nombreuses expositions itinérantes, dans le cadre du programme « Marne, pays d’histoire » : Marne berceau de l’aviation, la gastronomie oubliée, fanfares et harmonies, Note de Champagne…

Soutenir les lieux de diffusion  

Pour encourager une répartition équilibrée de l’offre culturelle entre les différentes zones géographiques, mais aussi entre les différentes formes d’expression artistique, le Conseil général a par ailleurs mis en place, à côté d’autres institutions, des partenariats forts avec un certain nombre de structures culturelles et ap porte son soutien à la création et à la dif fusion. Avec huit grandes scènes implantées dans quatre villes, proposant une programmation variée, la Marne possède une offre susceptible de satisfaire tous les publics : théâtre, danse, arts du cirque, spectacles jeune public, musique classique ou musiques actuelles, tous les genres artistiques sont représentés.

Sensibiliser les jeunes

Et parce que la culture est un formidable outil d’éducation, d’épanouissement et d’ouverture au monde, le Conseil général de la Marne a aussi mis en place plusieurs dispositifs spécifi ques en faveur de jeunes : sensibilisation des collégiens à l’art lyrique, en collaboration avec le Grand Théâtre de Reims, soutien à la pratique artistique en milieu scolaire…

Au total, l’ensemble de ces actions représente en 2008 un budget de 2 millions d’euros, sur une enveloppe globale de 3,7 millions d’euros consacrée à la politique culturelle. Un investissement nécessaire, pour conserver et développer cette richesse de notre département, mais aussi accroître le rayonnement culturel de la Marne. Car la culture est aussi vecteur d’image et facteur de développement du territoire.

 Extrait de LAMARNE > LEMAG N°15 de 05-2009

    

    

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 Les Rémois retrouvent leur

Grand Théâtre

  Après plusieurs années de travaux, qui ont coûté quelque 50 millions de francs, le Grand Théâtre de Reims a retrouvé sa beauté d'antan.


Un joyau art déco totalement réhabilité et remis aux normes de sécurité

Pour les journées du patrimoine, les Rémois auront le loisir de retrouver leur Grand Théâtre, un joyau art déco méconnu, totalement réhabilité et remis aux normes de sécurité après plus de deux ans de travaux d'un coût de 50 millions de francs.

« Ré-inauguré » hier matin, le Grand Théâtre de Reims a maintenant une vocation lyrique et aspire à devenir Grand Opéra, sous la direction de Serge Gaymard depuis 1999. Il reste un symbole de la reconstruction de Reims, ville martyre du premier conflit mondial, après quatre ans de bombardements incessants.

A l'armistice, il ne restait plus de cet édifice original de1873, bâti par un architecte local, Alphonse Gosset, que la façade. Le monument, qui était un des plus beaux théâtres de France, symbolisait à lui seul toute la ville de Reims à la sortie de la Grande guerre ; une ruine.

Les architectes Maille et Sollier, de 1927 à 1931, se sont employés lors de la reconstructtion à respecter ce qui restait de l'ouvre de leur prédécesseur. L'emploi du béton armé leur a permis d'alléger l'architecture intérieure et de gagner de l'espace.

L'édifice y a gagné en sobriété tout en présentant, dans la veine de l'époque, des décorations très stylisées et originales. Les rampes d'escaliers en fer forgé rehaussé de masques de bronze, tous différents et inspirés de la tragédie grecque, en est un parfait exemple.

Les parties supérieures des escaliers sont ornées d'une suite de 16 panneaux sculptés de Marcelle Sollier consacrés par groupes de trois, à droite, à la danse, au chant, à la musique, et à gauche, à la comédie, au chant et à la tragédie.

Modernisme et tradition

Grâce à la dernière réhabilitation, la salle a aujourd'hui retrouvé, avec un décor framboise écrasée et ocre, la chaleur des décorations du début des années trente. Au plafond, le bouclier de lumière de 7,50 m de diamètre, en fer forgé et verre coloré, signé Edgar Babdt, est également représentatif de la tendance des folles années de l'après-guerre.

Autour du bouclier court une ouvre peinte sur toile contre-collée, réalisée par Rousseau Decelle en 1931. Au pays du Champagne, elle a pour thème « Les arts du Théâtre naissent des Fêtes de Bacchus ». Sur quatre tableaux et autour de « Bacchus et son cortège », faunes et nymphes aux lyriques rondeurs y peuplent les « Dionysiaques » de printemps et d'automne, et un tableau sur les origines du théâtre.

Pour rendre son éclat à cette coupole, les spécialistes ont dû tout nettoyer avec des cotons, allant parfois jusqu'à utiliser des cotons-tiges.

Désireux de garder son caractère à cette salle « à l'italienne », ramenée pour des raisons de sécurité à 790 places, ils ont par ailleurs maintenu la pente du plateau (4%), contre la tendance actuelle qui préfère les plateaux horizontaux. Agrandie, elle fait aujourd'hui 28 m de largeur sur l4,30 m de profondeur, pour une ouverture de 11,5 m. La fosse d'orchestre a également été agrandie.

Et dans les premiers dessous de l'orchestre, une partie des machineries « à l'ancienne » permettant des apparitions ascendantes des acteurs a été maintenue, même si la scénographie moderne n'y a plus recours. La modernité c'est aussi la sauvegarde d'un patrimoine de traditions, vous sera-t-il expliqué pendant la visite.

Michel Galan      

     Extraits de l' UNION                 

    

    

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