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Et si vous fabriquiez votre bière ?
Santé !

Une nouvelle bière 100% rémoise

Delirium café : le palais de la bière s’installe rue de Thillois

Houblon à la maison, bières en fin de saison

Ils ont fabriqué leur bière artisanale

Ce brasseur marnais revient du salon de l’agriculture avec trois médailles

2017

Chaude, ambrée ou distillée, des bières de saison
Des bières qui ont la cote

La bière et la gastronomie à la fête
La bière des sacres made in Cormontreuil se lance 
La Lorette : « une bière de copains » créée par deux Rémois

La petite révolution des brasseurs
Brasseurs au pays du champagne

Brasser sa bière chez soi, c'est possible

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et si vous fabriquiez votre bière ?


Une idée de cadeaux somme toute originale ou une activité ludique à réaliser rapidement et facilement. A.B. 

Pour surfer sur le do it yourself très tendance pourquoi ne pas essayer de brasser sa bière à la maison ?

C’est, en tout cas, ce que vous propose Lilian Tomaro, salarié de l’entreprise vendéenne « mon kit à bière » qui tient l’un des 145 chalets du marché de Noël, installés sur le parvis de la cathédrale.

« C’est la première année que nous venons et l’accueil est plutôt bon. » Une idée de cadeaux somme toute originale ou une activité ludique que l’on peut réaliser « rapidement et facilement » , assure Lilian Tomaro.

« Avec, à l’issue, au moment de la dégustation, le satisfaction de se dire : C’est moi qui l’ai faite ! »

Devant le chalet de Lilian Tomaro, beaucoup de passants surpris, curieux, voire même sceptiques s’arrêtent. « On me pose beaucoup de questionsnotamment sur la fabrication : les kits que nous vendons comprennent toutes les matières premières nécessaires. Quant au matériel, vous devez déjà tout avoir dans votre cuisine : une grande casserole, une paire de ciseaux, une passoire, un entonnoir... » Ensuite, il faudra quand même un peu patienter « 30 jours pour la fermentation » , à température ambiante, avant de pouvoir enfin déguster, avec modération, bien évidemment.

Trois types de kits (complet, intermédiaire, découverte) allant de 22€ (2L) à 59 € (pour 5L) avec un choix varié : blanche, blonde, ambré, brune ou encore bière de Noël et Indian Pale Ale ( I.P.A.).

« Sur notre site Internet, nous vendons aussi des recharges. » Il n’y a plus qu’à se lancer, donc.

AURÉLIE BEAUSSART

Extrait de l'union du 10/12/2018

   

   

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Santé !

Ce week-end, les brasseurs de la région font découvrir leur savoir-faire aux visiteurs.  Avec l’idée d’encourager les artisans locaux et de promouvoir une démarche de qualité.

Le territoire est riche en brasseries, qui proposeront animations et dégustations aujourd’hui et demain.

Avis aux aventuriers du goût, on va faire tressaillir les gosiers ! » Le brasseur châlonnais Brendan Le Moulec est d’attaque pour le week-end qui s’annonce. Avec huit de ses compères, il va animer le parvis du Capitole samedi et dimanche. Depuis dix ans, l’Union des brasseurs du Grand Est (UBGE) fait chaque année découvrir aux visiteurs de la Foire ses productions maltées. Pour cette 72 e édition, seront présentes les brasseries Orgemont, Orjy, Dunoise, Tête de chou, Ardwen, Gengouglf, Rémoise, Trois brasseurs et enfin La Fabule. « Au début, c’était difficile, personne ne voulait venir », se souvient Jean-Bernard Guyot, de l’Orgemont. Mais le vent a tourné et les gosiers se sont pris de passion pour le houblon. Les producteurs ont choisi de montrer leur diversité et leur savoir-faire en proposant neuf crus différents, tous au même prix : 3 € le demi. Un tarif similaire à une bière « industrielle », une façon de prouver que « la qualité n’est pas synonyme d’un portefeuille vidé ».

Remplir son frigo de bière locale, c’est aussi un acte militant : « Ça permet de faire vivre le territoire et ses acteurs. »

En bonus, les nostalgiques pourront retrouver des souvenirs de La Comète, l’ancienne brasserie de l’avenue de Paris, avec l’exposition du collectionneur Gérard Sigal.

La plume est dans la place


La Plume a été dévoilée en avant-première lors de la pré-inauguration de la Foire.
Christian Lantenois

Il est né, le divin houblon. Après plusieurs mois de fermentation, dans les esprits comme dans les cuves, La Plume s’est coulée dans les verres et les gosiers lors de la pré-inauguration de la Foire de Châlons, ce jeudi. Imaginée par L’union et concrétisée par la brasserie artisanale châlonnaise La Fabule, cette bière a été pensée comme un événement unique et éphémère. Symbole par excellence des rencontres et de la convivialité, La Plume 100 % châlonnaise est née d’une série de rencontres et de l’envie de faire vivre le territoire.

Extrait de l'union du 01/09/2018

   

   

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Une nouvelle bière 100% rémoise


En plus de cette cuvée spéciale, Baptiste Minjoulat-Rey et Grégory Marchand élaborent 1300 hl de bières blondes, blanches, ambrées et brunes par an dans les cuves des 3 Brasseurs (place d’Erlon et à Thillois).Hervé Oudin 

Après les chocolats (sous forme de tablettes chez Olivier Biston et de « Chococapsules » chez Stéphane Lothaire), les symboles de la campagne de la Ville de Reims « Je suis #rémois et fier de l’être » décorent désormais une bière 100% artisanale et locale. Cerise sur le tonneau, le breuvage est fabriqué dans l’hyper-centre-ville de la cité des sacres, au 73, place d’Erlon. L’adresse des 3 Brasseurs est connue par nombre de Rémois, mais beaucoup ignorent encore que l’établissement n’est pas uniquement un restaurant. Les rutilantes cuves en cuivre qui y trônent depuis l’ouverture en 2004 n’ont pas qu’une fonction décorative. Ici, les bières sont brassées sur place et sous les yeux des clients.

Elle se déguste comme un vin. On est sur une bière aromatique. Elle se regarde d’abord, se sent… avant de s’apprécier
Baptiste et Grégory, brasseurs

La recette de cette bière rémo-rémoise a été élaborée par deux brasseurs de l’enseigne : Grégory Marchand, 33 ans, qui assure la fabrication place d’Erlon depuis une dizaine d’années et Baptiste Minjoulat-Rey, 27 ans, qui veille au grain (de malt) aux 3 Brasseurs à Thillois depuis son embauche il y a neuf mois. « Comme nous sommes une enseigne nationale, les gens ne savent pas forcément qu’on brasse ici. Cette nouvelle bière nous permet d’affirmer notre ancrage et de redire que nous fiers d’être rémois », explique Mathieu Opasinski, gérant des 3 Brasseurs-Thillois.

UN COFFRET COLLECTOR EN ÉDITION LIMITÉE

La cuvée #jesuisrémois est lancée à l’occasion du Festival du bon et du goût qui se déroule à partir de ce vendredi. La bière sera disponible dans un coffret de 6 bouteilles de 75 cl en édition limitée (35 €, en vente uniquement au parc des expos ce week-end, puis dans les brasseries locales de l’enseigne).

À quoi ressemble la nouvelle boisson houblonnée ? « Il s’agit d’une blonde dorée qui titre à 4,8º », détaille le duo de brasseurs. En bouche, cette « SMaSH » (l’acronyme de Single Malt and Single Hop, ce qui signifie littéralement « un malt et un houblon ») dévoile toutes les caractéristiques du houblon Cascade, un houblon américain « à la mode », à savoir « des notes fruitées et plus particulièrement des arômes d’agrumes et de pamplemousse ». Les deux professionnels conseillent de la déguster « comme un vin » : « On est vraiment sur une bière aromatique. Elle se regarde d’abord, se sent… avant de s’apprécier. Elle est limpide, mais non-filtrée et non pasteurisée. C’est le même principe que pour les fromages. Ça développe les arômes. »

ALICE RENARD

Extrait de l'union du 13/04/2018

   

   

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Delirium café : le palais de la bière s’installe rue de Thillois


Sidonie Morel et les deux frères Remi et Maxime Dolenz ont ouvert le 13eDelirium café de France rue de Thillois à Reims.

Un énorme éléphant rose vient d’emménager rue de Thillois. Il a posé ses fûts au numéro 17 de cette petite artère de l’hyper centre-ville, à deux pas de la place d’Erlon en janvier dernier. L’animal est bien connu des amateurs de bières. Il s’agit de l’emblème de la marque Delirium Tremens, une bière belge, élaborée par la brasserie Huyghe à Melle depuis la fin des années 1980. Aux manettes de ce Delirium Café, le 13 e en France et le 35 e au niveau mondial, trois associés collaborateurs, Sidonie Morel et les deux frères Remi et Maxime Dolenz. Les deux premiers gèrent déjà le pub L’Escale rue de Vesle depuis 2015. « Il y a deux ans, nous avons commencé à nouer des liens avec la marque en décorant une pièce à L’Escale sur le thème Delirium. La brasserie nous a proposé à plusieurs reprises d’ouvrir un café et cette fois-ci, c’était le bon moment. On s’est lancé », explique Sidonie Morel.

250 BIÈRES DU MONDE ENTIER

Le trio a déniché le local idéal : « atypique et avec une belle surface », soit environ 250 m 2 sur trois niveaux, le 2 e étage étant occupé par un grand fumoir. Après près de cinq mois de travaux, l’établissement, sous licence de marque donc, a pu enfin ouvrir aux clients, amateurs (ou pas) de mousses houblonnées. Ces derniers ont l’embarras du choix avec pas moins de 250 bières en bouteille à la carte et 20 en pression, représentant une cinquantaine de brasseries locales (la Fabule de Châlons-en-Champagne et Les 3 Loups de Trélou-sur-Marne) et du monde entier (Belgique forcément mais aussi États-Unis, Canada, Écosse, Danemark, Japon, Espagne, Allemagne, Angleterre…) ainsi que différents softs et autres alcools : « On reste un bar comme un autre », tient à préciser Maxime Dolenz.

Quelques tonneaux en guise de table, de confortables coins canapés, d’innombrables plaques publicitaires en métal sur les murs, une belle collection de plateaux et de chopes accrochés au plafond, plusieurs jeux de fléchettes… Côté décoration, outre le bleu et le rose flashy de la marque, le bois s’associe au métal pour un style industriel. « Nous avons tout refait », assurent les associés. « Seul le parquet est d’origine. » À découvrir au rez-de-chaussée, sur un pan de mur entier, une fresque, signée de l’artiste rémois Céz Art.

Delirium café : 17, rue de Thillois à Reims. Tél.03 26 24 04 84.

ALICE RENARD

Extrait de l'union du 06/04/2018

   

   

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Houblon à la maison, bières en fin de saison

Yves Lebœuf, brasseur, et Fikus proposent aux Rémois de faire pousser du houblon au pied   de leur immeuble ou dans leur jardin contre une récolte de six bières en décembre chaque année. 


Le brasseur Yves Lebœuf a quitté Bruxelles pour revenir à Reims et ouvrir sa brasserie. Une partie de sa production proviendra de houblon planté dans la ville, avec le coup de main de l’association Fikus, représentée ici par Charlotte Lequeux.
Hervé Oudin

À SAVOIR

*.-  YVES LEBŒUF organise les portes ouvertes de sa brasserie Senses Brewing, installée provisoirement au 16, rue des Cumines à Vrigny (en attendant une brasserie urbaine à Reims dans un lieu non encore défini), le vendredi 6 avril. Infos sur Facebook.

*.- LE 7 AVRIL, il donne rendez-vous aux Rémois à l’Opéra, où dans le cadre de l’événement Bière Social Club qu’il a monté avec l’association Jazzus, deux bières seront assemblées, pour la première fois, à des chants lyriques.

Et si vous dégustiez, en fin d’année, des bières créées avec du houblon rémois, celui-là même que vous auriez fait pousser au fond de votre jardin ? C’est l’idée insolite lancée par Yves Lebœuf, brasseur depuis une dizaine d’années. Baptisé « Reims ton houblon », le concept est en train de se mettre en place. Les 350 pieds à parrainer et à adopter sont déjà en route pour rejoindre la cité des sacres. Grâce à eux, l’ancien maître brasseur du Brussels Beer Project, « projet qui a révolutionné le monde assez traditionnel de la bière en Belgique » compte bousculer les codes, ici aussi. « Je reviens – pour me rapprocher de ma famille – avec un projet moderne à Reims où il y a peu de brasseries, et où l’on est encore sous le joug de la tradition belge » , confie celui qui a travaillé pour la célèbre Chouffe, avant de rejoindre une prestigieuse brasserie suisse, puis le Brussels Beer Project, à Bruxelles. « On a brassé au Japon, en Norvège, à Londres, avec des Espagnols, des Italiens… On fait beaucoup de collaborations, on voyage, on s’inspire les uns des autres et du monde culinaire pour trouver des bières plus complexes que les bières type d’abbaye, caramélisées, sucrées, aromatisées. » À Reims, Yves prévoit de distiller de « l’utra-moderne », concocté dans une brasserie urbaine, « Senses Brewing », où il souhaite attirer « les meilleurs brasseurs du monde ». « Je veux refaire à Reims ce que j’ai fait pendant dix ans. » Il n’a d’ailleurs pas attendu son grand retour pour s’y mettre : en avril, il a sorti une bière à base de quetsches et feuilles de shiso (plante aromatique utilisée dans la gastronomie japonaise) avec l’étoilé Racine. « Des créations » qui lui permettent de « ramener de la modernité en Champagne » .

Avec un père œnologue, c’est tout naturellement qu’Yves compte travailler le vieillissement en barrique, avec des levures endémiques de Champagne… Pour parvenir à un produit « intéressant en termes gustatifs et haut de gamme… Mais pas trop prise de tête ! ». Car « il faut que la bière reste un produit populaire », insiste Yves Lebœuf. D’où cette aventure « Reims ton houblon », menée avec l’association de végétalisation urbaine Fikus (lire par ailleurs).

UNE COMMUNAUTÉ DE HOUBLONNIERS AMATEURS

« Le but est de créer une communauté de houblonniers amateurs, allier le breuvage populaire et conscientiser les gens sur l’urbanisation, sur les circuits courts, sur le gâchis, sur tout ce qui joue sur notre quotidien, autour d’un projet participatif. Cela existe déjà à Montréal, à Paris, mais il doit être encadré. Ce sera la mission de Fikus ; moi je serai chargé de la sensibilisation et de la transformation. » Et parce qu’il compte bien « pousser le vice jusqu’au bout », sourit-il, Yves Lebœuf n’aura, pour ce faire, recours qu’à un orge local et à l’eau de Reims. « Pour transformer, autour d’un projet ludique et atypique, une région céréalière et viticole en région houblonnière et brassicole ! » défie-t-il, bien décidé à faire bouger les lignes, que ce soit dans la production, la transformation ou l’éducation. Car c’est aussi cela, le leitmotiv de ce brasseur engagé : transmettre l’art de déguster les bulles dorées. Histoire de « boire moins de bière, mais mieux ». D’où le nom de sa brasserie, Senses Brewing, « Le brassage des sens » en français. « Le but est de s’amuser en termes visuel, olfactif, gustatif et sonore. »

Évidemment, toute sa production ne découlera pas des fleurs de houblon fraîchement cueillies dans les jardins rémois. Mais cette bière éphémère, qui reviendra toutes les saisons, en fera largement partie.

Le coup de pou(ss)e de l’association Fikus

C’est naturellement vers la jeune association de végétalisation urbaine Fikus, qu’Yves Lebœuf s’est tourné pour mettre sur pied son projet. « On va se servir de la charte des Incroyables comestibles validée par la Ville – qui permet de végétaliser un lieu repéré en 48heures – pour réaliser cette grosse campagne de végétalisation urbaine via le houblon », détaille avec enthousiasme Charlotte Lequeux, cofondatrice de Fikus avec Morgane Herbulot. C’est donc l’association qui sera chargée de vendre pour 15€ le kit (comprenant un pied de houblon, des fils et un livret explicatif) aux particuliers et entreprises, désireux de rendre leurs lieux de vie ou de travail un peu plus verts. Charge à chacun d’entretenir sa plante d’avril à septembre, avec un petit coup de main, en cas de besoin, de l’association qui vise aussi les friches urbaines. « C’est nous qui passerons faire les récoltes » , note Charlotte, avant de détailler : « On coupe à ras, on fait sécher, on fait des brassins, on laisse macérer. Et en décembre, la bière est brassée !» C’est à ce moment que tous ceux qui auront investi dans un ou plusieurs pieds récupéreront le nombre de bouteilles correspondant (six par pied acheté chaque année). Et cela, pendant toute la durée de vie du pied, une plante ornementale poilue grimpante, idéale pour végétaliser sans abîmer et très heureuse dans nos contrées. « Elle prend un à deux centimètres par jour et peut monter jusqu’à 6 à 8 mètres de haut. C’est génial, elle respecte son environnement… » Autre avantage : le pied n’occupe que 0,60 m 2 et se palisse « quasiment tout seul ». « Il ne nous a fallu que 3 heures pour dire oui à ce projet ! » , révèle Charlotte, plus qu’enthousiaste. « On l’a baptisé Reims ton houblon . Une page Facebook lui est dédiée. »

Marion DARDARD

Extrait de l'union du 05/04/2018

   

   

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Ils ont fabriqué leur bière artisanale

Voilà une animation originale et bien agréable… Elaborer sa propre bière artisanale


Les participants ont vu toutes les phases de l’élaboration du breuvage, mais aussi beaucoup appris sur les grains, les houblons et le matériel...


Il faut savoir être patient avant de déguster sa propre production... 

C’est visiblement avec grande satisfaction que plusieurs Sillerotins ont participé à une animation très originale proposée par Samuel Chevalot, éducateur territorial. En effet, pendant toute une journée, ils ont assisté et participé à la fabrication d’une bière brune de A à Z. Ceci grâce à Franz Lys, professeur de philosophie dans la vie, mais qui s’est pris de passion pour fabriquer des dizaines de bières différentes. Très pointu sur le sujet, il a partagé son savoir-faire, et les participants ont vu toutes les phases de l’élaboration du breuvage, mais aussi beaucoup appris sur les grains, les houblons et le matériel en inox de préférence… Indispensables à cette élaboration.

De par son métier d’enseignant, Franz est très minutieux et a expliqué que même le choix de l’eau était important, car pouvant agir sur le goût final. Pour cette bière, Franz a choisi trois sortes de grains de malt différents et du houblon trié parmi la cinquantaine de variétés existantes. La première étape a donc été une première cuisson du malt dans l’eau à 50 degrés pour un travail sur les sucres. C’est aussi le moment de la destruction des protéines responsables de trop de mousse si cette étape est mal faite. Puis il y a diverses cuissons, notamment pour tuer les enzymes. Vient ensuite l’étape de la filtration et du houblonnage. Là, cela diverge selon les recettes, un, deux, trois et parfois plusieurs houblonnages sont nécessaires pour obtenir un goût final précis. Ensuite, place à la mise en fût pour le refroidissement à 30 degrés, température où on incorporera les levures de fermentation. Puis repos pendant un minimum de trois semaines et embouteillage.


Franz Lys, professeur de philosophie dans la vie, s’est pris de passion pour fabriquer des dizaines de bières différente  

PATRICIA BALLIGAND

Extrait de l'union du 10/03/2018

   

   

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 Ce brasseur marnais revient du salon de l’agriculture avec trois médailles

Berméricourt. Valéry Masclaux a été récompensé à Paris pour trois de ses quatre bières artisanales. Formé en Belgique et aux 3 Brasseurs à Reims, il entend continuer à privilégier la qualité


Valéry Masclaux tient la bermush supermalt (médaille d’or) dans ses mains et pose au milieu des cuves de sa brasserie. Léna Levavasseur

À SAVOIR

*.- FESTIVAL DE LA BIÈRE ARTISANALE À SAULT-LÈS-RETHEL LES 10 ET 11 MARS. Valéry Masclaux y tiendra un stand où il présentera ses bières notamment les trois Bermush primées.

*.- VALÉRY MASCLAUX ORGANISE POUR LA TROISIÈME FOIS SA FÊTE DE LA BIÈRE À BERMÉRICOURT EN JUIN. Des tables et tonnelles seront installées devant sa brasserie 15 rue du Général-de-Gaulle. 2 000 personnes sont attendues cette année.

Triple médaillé au salon de l’Agriculture édition 2018, Valéry Masclaux n’en finit pas de progresser dans son domaine de prédilection, la bière. Ce Rémois d’origine s’est rendu cette année pour la huitième fois à l’événement de la porte de Versailles à Paris. Mais c’était la première fois qu’il concourait. Le brasseur de Berméricourt, à 15 km au nord de Reims, s’est vu récompenser de trois médailles sur les quatre bières qu’il présentait.

C’est avec fierté et bonheur que Valéry Masclaux ouvre les portes de sa fabrique pour parler des ses «trois bières gagnantes » comme il les appelle lui-même : la Bermush triple malt ayant obtenu l’or, la Bermush blonde et blanche toutes deux primées d’argent. « Bermush » est le surnom que donnent les habitants de Berméricourt à leur village.

Parlez-nous un peu de votre activité. Êtes-vous seul pour l’exercer ?

D’abord, je supervise tout de A à Z . Cela va de l’importation des ingrédients à la commercialisation de mes produits, en passant par la livraison. Pour cela, je suis aidé d’une personne à son compte qui se charge de me livrer mes produits. J’emploie une autre personne qui s’occupe de l’événementiel. C’est elle qui m’a d’ailleurs représenté sur le stand du salon à Paris. Je suis venu seulement pour installer. Mon implantation est encore limitée géographiquement, je ne suis présent que dans la région.

Pourquoi vous implanter dans la région alors que les brasseries et le houblon sont majoritairement cultivés en Belgique ou dans le nord de la France ?

Rémois d’origine, je déplorais l’absence de brasserie alors qu’on est une région regorgeant de champs d’orge de brasserie. Il se trouve aussi que j’ai toujours été passionné par la fabrication de la bière. À la maison, je faisais déjà à l’époque mes propres bières tout seul ! Alors, une fois ma formation terminée, je me suis dit pourquoi ne pas m’installer chez moi ? .

Il faut savoir que la bière, c’est plus une notion de recette qu’une notion de terroir. Je fais donc venir des houblons du monde entier en complément de l’orge de brasserie cultivé dans la région. Pour les ingrédients et arômes, c’est la même chose.

Quelle est la spécificité de vos bières pour qu’elles aient été autant récompensées à un salon de renommée nationale ?

La Bermush triple malt (or) est brassée avec trois malts différents : un malt pal, un cristal plus foncé et un malt de Munich. C’est en fait tout un équilibre entre la richesse de la bière et sa finesse au niveau de l’amertume. Les Bermush blonde et blanche (argent) sont brassées essentiellement avec du malt d’orge pal et des épices de type orange douce. Je n’en dévoilerai pas plus, je tiens à garder la discrétion sur mes recettes gagnantes !

Quel est l’impact de ces récompenses sur votre entreprise ?

Je pense que les retombées au niveau de la notoriété devraient être importantes. Sur les réseaux sociaux, cela a déjà commencé. Je suis déjà un peu connu dans le secteur car je suis représenté dans quelques cafés, restaurants et grandes surfaces. J’espère pouvoir produire plus que l’année dernière, avec ces récompenses. Je sors déjà environ 90 000 bouteilles avec un minimum de 1 000 hectolitres de bière brassée pour l’année 2018, ce qui est le volume vendu en 2017.

Pouvez-vous fonctionner avec d’autres brasseurs au sein d’une coopérative ?

Non, mais je fonctionne en coopération : je peux fabriquer juste pour un client. Il apporte alors la recette et les ingrédients qui l’accompagnent et moi j’apporte ma technique, mon savoir-faire en fait. On appelle cela une cuvée à façon, une bière selon leur recette.

Tout le monde peut venir toquer chez vous pour acheter quelques bières ?

Oui bien sûr même pour quelques bières ! Les habitants du village sont habitués à venir chercher leur caisse directement à la fabrique.

Parcours et projets

Valéry Masclaux, 49 ans, brasseur depuis huit ans, a fait ses armes dans le restaurant les 3 Brasseurs place d’Erlon à Reims. Formé au métier de brasseur en Belgique et plus précisément dans la ville de Louvain-la-Neuve, il a dû attendre quelques années d’expérience et des moyens financiers conséquents pour pouvoir ouvrir sa propre brasserie 15 rue du Général-de-Gaulle à Berméricourt, où il est installé depuis quatre ans. Sa première bière, la « 1625 » est brassée en Belgique mais il précise qu’aujourd’hui « une infime partie de ma production est encore en Belgique sur la partie verre recyclé mais je vais bientôt changer ». Dans ses projets, un rayonnement national de sa brasserie n’est pas à l’ordre du jour, il souhaite rester pour le moment dans « une production et une consommation régionales » . En revanche, Valéry Masclaux ne cache pas son envie d’ouvrir un jour un pub restaurant où il proposerait notamment ses bières.

Léna LEVAVASSEUR

Extrait de l'union du 05/03/2018

   

   

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Chaude, ambrée ou distillée, des bières de saison

 
Marine et Patrick tiennent le chalet des 3 Brasseurs, juste au pied de la cathédrale.

L’enseigne est bien connue dans le Grand Reims. Avec deux restaurants, l’un au beau milieu de la place d’Erlon, l’autre en zone commerciale à Thillois, Les 3Brasseurs ont aussi pris place au marché de Noël. Depuis deux ans en fait, depuis que le village s’est installé sur le parvis de la cathédrale. L’occasion de faire connaître le produit phare de la fin d’année, l’ambrée de Noël.

Marine et Patrick donnent des détails à qui les demande sur la fabrication en micro-brasserie, localement. Blanche, brune ou blonde, elles sont non-pasteurisées et se retrouvent, selon les préférences du client, dans des packs de deux ou trois bouteilles, à composer à sa guise.

Sur le stand, les chalands se laissent séduire par la bière chaude qui, à l’instar des vin ou cidre chauds, comporte des agrumes, des clous de girofle, de la vanille, de la cannelle... Autre curiosité : la Fleur de bière, un digestif à 40°, issu de la distillation de la bière blonde : un alcool fruité, à consommer avec modération ! « Les Belges nous l’envient, tout comme la bière chaude, qui les intrigue d’abord et les ravit ensuite » , assure Patrick, pas mécontent d’en savoir autant (si ce n’est plus) que ses clients d’Outre-Quiévrain. Et jamais avare d’un conseil ou d’une recommandation sur le patrimoine historique et architectural de Reims. Ambassadeur, ça rime avec brasseur.

Extrait de l'union du 17/12/2017

   

   

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Des bières qui ont la cote

Montier-en-Der  - Noël Lepoix s’est lancé dans la confection de bières artisanales par passion   du houblon. Blonde, blanche, brune ou ambrée, il y en a pour tous les goûts.  

 
Noël Lepox, dans sa brasserie artisanale du Der, et ses bières baptisées Dervoises, Chantecoq ou Nuisement-aux-Bois. 

Leffe, Kronenbourg, Hoegaarden ou encore Heineken, oubliez ces géants de la bière et tournez-vous vers les boissons locales. Aujourd’hui, « le marché se porte bien, voire très bien, affirme Noël Lepoix, brasseur à Montier-en-Der. Lorsque j’ai commencé mon activité en 2007, il y avait 250 brasseurs en France. Actuellement, nous sommes près de 1200. » Le nombre d’artisans brasseurs s’est alors multiplié par cinq, en seulement dix années. Il y a peu, en Haute-Marne, il existait seulement deux brasseurs. Aujourd’hui, ils sont cinq sur ce marché. Et c’est la même chose pour la Marne. La bière artisanale suscite de plus en plus de vocation mais aussi de reconversion. Et c’est notamment le cas de ce joyeux personnage. Noël Lepoix a décidé de créer sa propre brasserie suite à la réduction d’effectif de son ancienne usine de Saint-Dizier, Miko. « L’entreprise a eu recourt à de nombreux licenciements. À ce moment-là, si je souhaitais créer ma propre affaire je pouvais obtenir une aide. J’ai donc décidé de sauter sur l’occasion, sourit il. Je faisais de la bière dans ma cuisine et l’idée de créer ma propre brasserie me trottait dans la tête ». Depuis onze années maintenant, ce brasseur a lancé son entreprise locale, avec l’aide de sa femme.

UNE BIÈRE DE PROXIMITÉ

L’artisan propose une gamme des bières brassées artisanalement à Montier-en-Der. Blondes, ambrées, brunes, blanches et bio, il y en a pour tous les goûts. Ses productions sont distribuées dans un secteur de 100km à la ronde, de Troyes à Nancy en passant par Langres. Ses boissons « très peu alcoolisées », remarque t-il, sont en vente sur place, à la brasserie, mais aussi dans les supermarchés, épiceries fines, caves à bière et caves à vin des environs. « Dans un premier temps, je téléphonais moi-même aux patrons pour savoir s’ils pouvaient exposer mes bières. Maintenant, c’est eux qui me contactent parce que mes productions entrent dans la catégorie des produits du terroir ».

Les gens veulent mieux manger et consommer local, à côté de chez eux
Noël Lepoix

Dervoises, Chantecoq ou encore Nuisement-aux-Bois, les noms de ses bières font sans cesse écho au territoire champenois. « La Dervoise est un jeu de mot entre servoise, nom latin de la bière et dervois, habitants de Montier-en-Der. Pour Chantecoq et Nuisement-aux-Bois, il s’agit tout simplement des deux villages qui ont été engloutis sous les eaux du lac du Der», explique Noël Lepoix. Cet amoureux de bonne bière effectue également de nombreuses manifestations afin de faire connaître ses produits. « D’ailleurs, je serai présent à la foire de Châlons-en-Champagne », atteste-t-il.

La bière artisanale est une boisson de petits brasseurs.« En 2016, j’ai produit 320 hectolitres de bière à l’année et pour 2018, je souhaiterais doubler ce nombre. » Une quantité considérable, mais à l’échelle des multinationales, bien dérisoire. Toutefois, ces bières locales n’ont rien à envier aux grandes puisqu’elles peuvent se vanter d’être des boissons de proximité. « Les gens veulent mieux manger et consommer local, à côté de chez eux », affirme ce passionné de malt. D’autre part, la saveur de ses boissons résulte de l’utilisation de matières premières de qualité et de la région. « Je préfère mettre en avant le goût et la saveur plutôt que l’alcool. Je retourne également à une vraie bière où il y a un peu d’amertume », déclare ce producteur.

UNE BOISSON D’ANTAN RELANCÉE

L’association «Forcément Bière», groupement de brasseurs professionnels et amateurs de la région, a racheté la brasserie Fort Carré de Saint-Dizier, disparue et oubliée depuis 1963. Il fallait ensuite un producteur capable de faire renaître une bière d’antan: la Saint-Dizier. Sourire aux lèvres, Noël Lepoix révèle que les membres de l’association lui ont demandé de recréer cette fameuse boisson de la région. Il explique: « Je souhaitais vraiment relancer cette bière locale et je suis très heureux qu’ils m’aient proposé de la brasser. C’est une boisson légère, d’été et de soif. »

Ouverture : de 15 à 19 heures, du mercredi au samedi. Tél. 03 25 55 99 19.

Perrine CARBILLET

Extrait de l'union du 04/08/2017

   

   

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La bière et la gastronomie à la fête

Elle avait attiré 1800 visiteurs en 2016. La fête de la bière et de la gastronomie revient ce week-end.


L’équipe du comité espère attirer de nombreux visiteurs

Le comité des fêtes de Verzenay, présidé par Franck Lelarge, travaille d'arrache-pied depuis plusieurs semaines à la préparation d'un grand moment de l'année: « La tete de la bière et de la gastronomie ». Celle-ci se déroulera les samedi 6 mai (de 14heures à 1 heure) et dimanche 7 mai (de 11 à 23 heures), Au menu, une bonne douzaine de brasseurs régionaux et belges, accompagnés de beaucoup de bonnes choses à manger. Les chalands trouveront charcuteries, salaisons, pâtés-croutes, vinaigrerie, vins fins, fromages ... Il Y en aura pour tous lés goûts. Un repas est également prévu le samedi soir. Et pour la bonne humeur, rien ne vaut une belle programmation musicale avec plusieurs groupes qui se produiront tout le long de ces deux journées : Nonolimit, Fjordlake, The black cover, Blues patrol pour le samedi et Barry, King of the divan, svstem'B (le plus gros orchestre de la foire) pour le dimanche.

AU PROGRAMME DU COMITÉ ...

 Franck Lelarge informe que la brocante se déroulera le dimanche 18 juin, et que le comité sera présent lors des festivités de la Saint-Jean prévues le samedi 24 Juin. la traditionnelle chasse aux « Gauillots » d'après la charmante légende du secteur, est prévue le sarnedi 28 octobre. Un appel aux bénévoles sera bientôt lancé pour la préparer.

Le comité espère au moins égaler les 1 800 entrées de l'édition 2016. La foire se déroulera au caveau SaintVincent, dans la salle de tennis et sur la place de la mairie.

 

Extrait de l'union du 04/05/2017

   

   

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 La bière des sacres made in Cormontreuil se lance 

Le brasseur Mathieu Aubert lance une nouvelle marque aux empreintes régionales, un an à peine après son installation dans la zone commerciale.


Mathieu Aubert, 41 ans, a déjà doublé sa production depuis qu’il a installé sa nouvelle brasserie à Cormontreuil.

« Mes bières sont très houblonnées, plus amères que les belges. Ce sont des bières de caractère »
Mathieu Aubert, brasseur

Il n’a pas encore fêté le premier anniversaire de son installation à Cormontreuil que, déjà, Mathieu Aubert lance une nouvelle marque de bière. Il sort cette semaine la Bière des sacres, un breuvage artisanal, bien sûr, entièrement conçu, réalisé, embouteillé et packagé aux portes de Reims, et plus exactement au 3, rue des Compagnons à Cormontreuil.

Le Rémois de 41 ans aux multiples vies (ingénieur dans l'aéronautique, puis propriétaire de plusieurs bars à bière et à concert à Reims avant de devenir brasseur en 2011) élabore déjà une gamme de sept bières éclectiques, estampillées La Bouquine, dont les ventes ne cessent de progresser (L'union du 17 mars 2016).

« Elles s'exportent dans toute la France et même au-delà, à Bruxelles, au Luxembourg, en Suisse, bientôt en Angleterre. Mais il manquait une bière plus régionale », le « mal » est donc réparé depuis quelques jours. « C'est un clin d'œil aux habitants ! »

QUATRE CRÉATiONS ET UN "COLA"

Des Rémois gui sont d'ailleurs de plus en plus nombreux à venir goûter trois midis par semaine à la cuisine des trois foodtrucks qui ont pris leurs habitudes à la brasserie. « Je propose aussi des after work, chaque jeudi et vendredi de 17 à 20 heures, qui commencent à attirer du monde. Le bar de la fabrique de bières artisanales est devenu en quelques mois un point de rendez-vous sympathique pour se retrouver après la journée de travail.

Mais revenons à nos houblons. La nouvelle marque se décline en quatre bières : une fruitée à la cerise et au sureau, une blonde fraîche et houblonnée, une noire légèrement torréfiée avec quelques pointes cacaotées et une épicée au sirop d'érable (2,50 € la bouteille de 33 cl).

Mathieu AUBERT, brasseur

La gamme compte également un « joker », pour les enfants : le Cola des sacres, élaboré et embouteillé cette fois en Lorraine, d'après la recette de Mathieu Aubert, « tout simplement par manque de place et de matériel » (1,50 e la bouteille de 33 cl).

Celui qui a les yeux qui pétillent et le débit d'une embouteilleuse en surrégime dès qu'il évoque ses breuvages mise sur « des bières de goût, plutôt haut de gamme. Au départ, je voulais faire du consensuel, et je me suis rendu compte que je m'ennuyais... » Et ça marche !

S'il se fournit localement à la Malterie Soufflet dans l'Aube, il aime travailler avec des houblons de Nouvelle-Zélande, des Etats-Unis, d'Angleterre, de Tchéquie ou encore du Japon. « Mes bières ont 'un style différent des bières belges. Elles sont très houblonnées, plus amères. Ce sont des bières de caractère. »

En plus de ces créations, Mathieu Aubert ne cesse de tester différents assemblages et techniques de vieillissement en barriques de champagne. Depuis son installation en avril dernier dans les 530 m² de sa nouvelle brasserie, l'apprenti chimiste biérologue a déjà doublé sa production. Il vient aussi d'embaucher un autre brasseur venu du lointain Gers, l'aider à veiller sur ses sacrées cuve.

Alice RENARD

Brasserie la Bouquine: 3, rue des Compagnons à Cormontreuil.

Extrait de l'union du 12/02/2017

   

   

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La Lorette
« une bière de copains » créée par deux Rémois

Louis Chaudré et Hervé Marat, deux amis de 25 ans passionnés de bière, lancent leur première cuvée : La Lorette, bière de la Belle Époque.

L'ESSENl1EL

•.- Louis Chaudré et Hervé Marat sont deux amis rémois passionnés de bière

•.- Après plusieurs années à brasser leur bière pour leur consommation personnelle, ils ont voulu se professionnaliser.

•.- Fin novembre, ils ont sorti la première cuvée de leur bière : La lorette, bière de la Belle Époque.

•.- Cette cuvée est vendue uniquement aux Tontons Brasseurs, à Reims, 240, avenue Jean-Jaurès.

« Une bière de copains », c'est ce que Louis Chaudré et Hervé Marat ont voulu créer avec La Lorette, leur bière artisanale sortie fin novembre. Les deux Rémois se sont rencontrés sur les bancs de l'étole et ont découvert et partagé ensemble leur amour pour la bière, « ça fait environ quatre ans qu'on se passionne pour ce sujet. Maintenant on n'achète plus une bonne bouteille de vin, mais une bonne bière », explique Louis Chaudré, 25 ans. Depuis trois ans, après l'achat d'un kit et d'une cuve de 40 litres, ils brassent leur bière dans le garage d'Hervé à Cormontreuil : « C'était pour notre consommation personnelle et pour faire goûter aux copains. On a testé plein de recettes et on mettait la bière dans des bouteilles de champagne », sourit Louis Chaudré.

800 BOUTEILLES PAR BRASSAGE

Finalement, les deux passionnés ont eu envie de passer à l'étape supérieure en se professionnalisant quelque peu. Mais chacun a son travail de son côté et ne souhaite pas faire de la bière son emploi permanent, « On a rencontré Fabrice Devie qui produit la bière « La Margoulette » à Bergnicourt dans les Ardennes et il a accepté de brasser notre bière. » Ainsi, le garage est devenu le labo de Louis et Hervé, où ils testent les différentes recettes et les 40 litres par brassage se sont transformés en 600 litres, soit environ 800 bouteilles (aux formats 33 cl et 75 cl). Si les deux amis sont Rémois d'origine, ils ne vivent plus pour le moment dans la cité des sacres. Louis Chaudré est chargé de mission culture pour l'ambassade de France à Oslo, en Norvège, tandis qu'Hervé Marat est comptable à Lille. Pourtant, ils ont voulu commercialiser La Lorette uniquement à Reims, aux Tontons Brasseurs : « C'est important pour nous car c'est là qu'on se retrouve, là qu’on a notre famille et nos amis.» Et visiblement, cette première cuvée séduit les Rémois : « Les gens viennent en acheter une, pour tester, puis reviennent presque à tous les coups en racheter », confie le commerçant.

« Bière la Lorette » sur Facebook

LA LORETTE EST 100 % « MADE IN FRANCE

La graphiste rémoise Petite Bohème a imaginé La Lorette. Petite Bohême

Pour leur première cuvée, Louis Chaudré et Hervé Marat proposent une bière « saison» qui est généralement brassée en hiver (mais se boit surtout en été), a une robe presque orange et est très houblonnée : « Elle est très aromatisée et amère sur la fin », précisent les brasseurs, Derrière son nom, « La lorette, bière de la Belle Epoque », il y a toute une histoire ; « On aime tous les deux la Belle Époque, confie Louis Chaudré, alors on s'est beaucoup renseigné dessus et on a découvert qu'à la fin du XIX siècle, on appelait les prostituées « Lorette » car elles vivaient surtout dans le quartier Notre-Dame de Lorette ». C'est le visage d'une « Lorette » qu'on retrouve sur chaque bouteille, dessinée par la graphiste rémoise Petite Bohème. Car les deux amis avaient surtout envie d'une bière « locale et 100-% made in France ». Houblon d'Alsace, orge de Valencienne, bouteilles de la verrerie de la Marne ... même les capsules sont françaises

Anaïs LECOQ

Extrait de l'union du 03/01/2017

   

   

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La petite révolution des brasseurs

Faire vieillir la bière dans des fûts en bois ayant contenu du whisky, du calvados ou du vin : de plus en plus de brasseurs expérimentent cette technique.


Celte technique de vieillissement de la bière séduit les amateurs en quête de nouveaux arômes. AFP

Le Québécois André Trudel dispose de 700 barriques (contre quatre lors de ses débuts en 2006)

Si les volumes ainsi produits sont encore anecdotiques, « c'est une tendance très présente depuis quelques mois », estime Philippe Jugé, coorganisateur du salon Planète Bière. Une dizaine des quatre-vingts exposants pré- sentaient une bière vieillie en fût, contre zéro l'année précédente. « Pendant très longtemps, les bières étaient vendues et consommées au fût. Depuis la révolution industrielle, cette tradition s'était perdue. Là, elle revient », poursuit-il. « Le but est d'amener des arômes soit liés au bois lui-même, soit au précédent liquide contenu dans le fût. Le principe est évidemment de faire monter la bière en gamme, de proposer des versions avec un peu plus de complexité, qui vont se vendre un peu plus cher. Et de se rapprocher de l'univers des spiritueux et du vin, de la dégustation », explique encore Philippe Jugé.

Les fûts de whisky sont, selon lui, les plus appropriés car « on est dans la même palette aromatique et dans le même process de fabrication ». La brasserie bretonne Britt a lancé une bière vieillie pendant six mois dans des barriques ayant contenu ce spiritueux. « Le whisky domine au nez, mois la bière regagne en bouche, c'est un bel équilibre », commente François Quellec, le PDG présent sur le salon. Une cuvée qui ne représente que quelque 2.000 bouteilles, soit moins de 0,5 % de la production totale.

Le but pour ce brasseur : séduire les restaurateurs étoilés et se servir de ce produit pour pouvoir dé- ployer le reste de sa gamme. « La difficulté est de trouver des barriques, souligne-t-il. Peu de producteurs de whisky les revendent et de plus en plus de brasseurs veulent s'y mettre. Donc, il y a une forte demande. »

Pierre Guigui, ancien rédacteur en chef adjoint vin du guide Gault- &Millau, qui a lancé en 2014 « La Mousse à Zigui », bière de malt en biodynamie, a créé une cuvée élevée dans « les plus prestigieux fûts Sauternes ». « C'est une autre manière de consommer de la bière et qui, à mon avis, est plus proche du vin. Ce sont des bières souvent beaucoup plus concentrées, beaucoup plus puissantes en alcool », commente Jonathan Bauer-Monneret, meilleur sommelier de France en 2014. « Ce n'est pas une bouteille de bière qu'on va boire comme ça, simplement devant la télé tout seul. C'est plutôt une bière de partage », dit-il.

Très connu dans le milieu, le maître brasseur Garrett Oliver, de Brooklyn Brewery, à New York, s'est mis aussi à cette technique pour produire quelques bières vieillies en fût de bourbon, expérimentant également les fûts de cognac et de mezcal.

Extrait de l'union du 6/5/2004

   

   

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Brasseurs au pays du champagne

Assisterait-on à la renaissance d’une tradition régionale? Toujours est-il que la bière artisanale refait surface à Reims. Un troisième brasseur vient d’y installer ses cuves. Rencontre avec ceux qui osent.


Mathieu Aubert, 40 ans, quitte la papeterie de Courlandon pour installer sa brasserie à Cormontreuil. Objectif d’ici deux ans : tripler sa production et passer à 1 000 hl à l’année. Hervé Oudin

« On ne croirait pas mais c'est très difficile de faire toujours de la bonne bière, C'est un métier très technique »
Mathieu Aubert, brasseur

Sa bière est née au beau milieu des coteaux champenois. À Verzenay, un village qui; avec ses 80 vignerons, est plus habitué à un autre style de bulles. Rien qui puisse en tout cas décourager Mathieu Aubert. Dans l'ancienne caserne des pompiers, il fonde sa brasserie qu'il baptise La Bouquine, s'inspirant du nom des habitants de la commune. C'était en 2011. D'ici un bon mois, le jeune quadra élaborera ses mousses à Cormontreuil dans une brasserie flambant neuve de 530 m2 (lire par ailleurs). Avec cette installation ils sont désormais trois brasseurs dans la cité des sacres. Quand il s'en comptait une dizaine, entreprises familiales ou industrielles, il y a un siècle. Beaucoup l'ont oublié, mais la ville et le département, connus d'abord pour le champagne, ont longtemps joui d'une belle notoriété brassicole. de 1870 jusqu'aux années 1950-60.

Deux concours, deux médailles

Il y a à peine deux ans pourtant, seuls les 3 Brasseurs élaboraient encore de la bière à Reims. En octobre 2014, Irwin Kunzi, ouvrier viticole, se lance dans l'aventure houblonnée dans son jardin rue de Cernay. Il dépose sa marque La Rémoise. Et ça marche (lire par ailleurs).

Mathieu Aubert, lui, n'a pas toujours trempé dans la bière. Dans une autre vie, il fut ingénieur en aéronautique. Mais ça c'était avant... « Il y a onze ans, j'ai tout plaqué pour monter des bars à Reims avec des associés. Le Gin Pamp, L'Appart café, Le Cochon à plumes voient le jour. Il organise des concerts, s'implique dans la vie associative, puis s'initie au brassage amateur « pour rigoler au départ avec des potes ». Il finit par « changer de côté du comptoir », revend ses parts des établissements pour se consacrer à 100 % à la bière. Le Rémois part se former près de Nancy à l'Institut français de la Brasserie et de la Malterie. « On ne croirait pas mais c'est très difficile de faire toujours-de la bonne bière. C'est un métier très technique. Je me transforme presque en chimiste parfois. » L'an dernier, après s'être agrandi en emménageant dans l'ancienne papeterie de Courlandon (un lieu prédestiné pour une brasserie qui s'appelle La Bouquine), il participe à deux concours et revient avec ... deux médailles.

À Dugny-sur-Meuse près de Verdun, sa blonde, L'Over-Bouquine, remporte la médaille d'argent. À Saint-Nicolas-de-Port près de Nancy, lors du concours du musée français de la brasserie, le plus gros concours de brasseurs de France, sa Triple pan, une autre blonde, aux reflets cuivrés, décroche la médaille de bronze. Parmi 572 bières.

« Des bières de goût, plus haut de gamme »

Ces succès, Mathieu Aubert les doit à un coup de poker. « Au tout début, je m'appliquais à réaliser des bières consensuelles. Mais je m'ennuyais. »  Le brasseur mise sur des « bières de goût, plus haut de gamme ». Sur ses étiquettes, il ne mentionne pas la couleur (blonde, brune, blanche). « Ça ne veut rien dire. Je préfère insister sur la dégustation, l'œil, le nez, la bouche, comme pour les vins ». Il penche pour un « métissage entre l'esprit belge et anglo-saxon. Je brasse essentiellement en houblonnage à cru pour tirer au maximum les huiles essentielles des houblons et exploiter les arômes d'agrumes, de fruits, c'est plus végétal. » À Courlandon, le brasseur ne sera resté que dix-huit mois. S'il part s'installer à Cormontreuil, sans pour autant stopper sa production, « c'est pour avoir plus d'espace et être plus proche des consommateurs. » Aujourd'hui, il refuse quasi autant de commandes qu'il n'en honore.


D'abord brasseur amateur, Mathieu Aubert est passé professionnel en 2012, Hervé Oudin

3 Questions à


Pascal FABER

« Il y a un potentiel »

Pascal Faber a goûté, ses premières bières belges il y a plus de 20 ans. Une révélation pour cet ancien peintre en bâtiment. Il ouvre sa première boutique spécialisée en 1990, pour ne plus avoir à aller chercher son précieux breuvage cie l'autre côté de la frontière. Ce passionné porte un regard averti sur le secteur de la bière à Reims.

•.- Comment se parte le secteur de la bière à Reims ?

 Ce n’est plutôt pas mal en ce moment, on est reparti sur une progression. C'est, cyclique. Quand j'ai ouvert ma première boutique en 1990 avenue de Laon, on m'a dit : « Oc la bière au pays du champagne, tu vas te casser la gueule l ». Ça a tenu. Pendant un temps, j'étais même le seul magasin spécialisé sur Reims ! Et depuis quatre ans ici à La maison de la bière (Actipôle la Neuvillette. NDLR), ça tourne plutôt bien.

Il y a des mecs qui s'investissent, comme Irwin Kunzi, avec sa bière la Rémoise (lire ci-contre). Il a la chance de tout maîtriser de A à Z, de la conception à l'embouteillage. Et il est compétent, la qualité suit. Il a récemment intégré un réseau de distributeur. Cela prouve qu'il y a un potentiel pour la bière à Reims. Si je devais créer une bière qui colle à l'identité de la ville, j'utiliserais de la levure de champagne. Cela accoucherait sur une blonde avec une densité particulière, des bulles très fines et un nez qui rappelle la vigne.

•.- Quelles bières peut-on trouver dans le panier moyen des Rémois ?

On observe ces dernières années une explosion en France de la bière aromatisée, et les consommateurs sur Reims n'y échappent pas. Elle était autrefois considérée comme une bière « de fille », alors qu'aujourd'hui, on la produit en masse. C'est devenu une sorte de concours entre brasseurs, qui créent des bières aromatisées à un peu tout, et même des bières fortes. C'est un peu une mode. Il y a aussi les triples belges qui marchent bien ici, surtout les blondes. Les gens aiment bien l'addition de différentes céréales, cela donne une note un peu fruitée. Le mot « triple » peut signifier trois choses : une triple fermentation, trois grains de céréales, ou une forte densité.

•.- C’est un produit qui reste accessible ?

On observe une augmentation sévère pour certaines bières, notamment les américaines. Même en tant que consommateur, je ne me vois pas payer 4 euros la bouteille de 33cl. Pas tout le temps en tout cas. Après, il y en a pour toutes les bourses. Il ne faudrait pas que cela devienne un produit de luxe, trop de l'identité du breuvage. Mais je n'ai rien contre les collectionneurs. J'ai déjà eu des bières à plus de 100 euros la petite bouteille. Elles se sont vendues !

La bière Ia Rémoise, une affaire qui mousse


Irwin Kunzi, 35 ans, l'ouvrier vigneron devenu brasseur

Comment se porte la bière brassée à Reims, par un Rémois ? « Bien merci », répond Irwin Kunzi. Le papa de la « Rémoise », brassée et embouteillée rue de Cernay, ne sait plus où donner du goulot. « Ça prend une ampleur débordante ! J'ai dû m'équiper et tripler la capacité de la production de 100 à 300 litres. Je vis et respire Rémoise, du lundi au dimanche. » Il cite en vrac « une sélection pour le guide Hachette de la bière 2016 », « des fûts de Rémoise bientôt dans les bars de la ville », « une nouvelle étiquette dessinée par un artiste du coin » et « des touches en région parisienne », Pour répondre à une telle demande, l'entrepreneur a quitté en janvier son emploi d'ouvrier vigneron chez Moët et Chandon.

Un sacré chemin parcouru depuis les premières bulles du breuvage qui avaient éclaté au fond son jardin, il a un peu moins de deux ans. Entre temps. la recette a été éprouvée, la marque déposée en octobre 2014 - (étonnant qu’elle n'ait pas été déposée avant !) - et les premières bouteilles du breuvage écoulées. « Tout se passe toujours chez moi, avec la même rigueur sur La qualité et le procédé. J'utilise l'eau courante de la ville. Elle est chargée en calcaire, ce qui apporte une touche vive et une attaque en bouche », éclaire le trentenaire. Le brasseur a voulu associer la rigueur du champagne avec le côté convivial de la bière, pour donner naissance à « une bière, de dégustation. » Ses compétences acquises par son Brevet d'études professionnelles agricoles (BEPA) lui ont été précieuses pour ne pas tâtonner au début de l'aventure. L'accompagnement de la Chambre des métiers de Reims - notamment pour la gestion - a fait le reste.

Deux petites sœurs ont rejoint la famille en ce début d'année : une bière rosée et une brune. Pour loger tout ce beau monde, Irwin Kunzi rêve d'un local plus grand. « Ce sera forcément dans le de centre-ville : Je suis en train de chercher... » En attendant, il planche sur son dernier bébé : une bière fermentée dans des fûts de chêne, qui ont abrité du chardonnay. « C'est un nouveau défi. C'est difficile de prévoir une date vu le procédé de fabrication. Mais elle devrait être disponible au but de l'été. »

LES AUTRES POINTS

 Economie : Fabrication artisanale élu restaurant

Les restaurants « Les Trois brasseurs » brassent leurs bière à Reims (plaœ d'Erlon et à Thillois). Si toutes les micro brasseries de la chaîne utilisent les mêmes ingrédients, la différence d'un établissement à un autre vient de ... l’eau. Pour ceux de Reims, c'est 6régory Marchand, 31 ans, qui brasse trois à quatre fois par semaine l’équivalent de 1.000 litres de bière.

Découverte : De la cathédrale au Stade  

Fils de René Masdaux, capitaine du Stade de Reims dans les années 1970, Valéry Masclaux élabore ses recettes à Bermericourt au nord de Reims. Il a débuté en 2009 avec la « 1625 Notre-Dame de Reims » et enchaîné avec la « Rouge et blanc ». Renseignement au 06 11 79 07 54. www.1625.fr 

Les REPERES

Une tradition brassicole

*.- Jusqu'en 1972, Reims compta de nombreuses brasseries, familiales ou industrielles. 70.000 hl de bière furent ainsi produits en 1899 dans la Cité des Sacres.

De la bière au Coca-Cola à la Brasserie du XX· siècle, rue Ernest-Renan   

*.- La Brasserie du XX° siècle est élevée en 1900 au 115 rue Ernest-Renan, non du, pont de Saint-Brice, à l'initiative des débitants rémois qui souhaitaient vendre une bière de bonne qualité. Détruite pendant la Première Guerre mondiale, l'usine est reconstruite et enfin à nouveau détruite vers 1970. Rachetée avant-guerre, la brasserie termina sa vie en embouteillant la Siavia et ... du Coca-Cola !

1852

*.- Début de l’essor de l’activité brassicole manufacturière.

Le saviez-vous ?

*.- A la fin du XIX° siècle , plus de le moitié des cafés parisiens servaient de la bière produite dans la Marne. En 1807, le département, d’abord connu pour le champagne, comptait déjà 84 brasseries

Le nombre 3

 *.- de brasseries à Reims aujourd'hui

LA PHRASE

*.-  « Beaucoup de choses se rejoignent entre l’élaboration d’un vin et celle de la bière. Encore plus avec le champagne, puisqu’on retrouve une refermentation en bouteille » Irwin Kunzi, brasseur

 Alice RENARD ET David GAUTHIER

 Brasserie La Bouquine : Ouverture prévue durant la 2ème quinzaine d'avril au l rue des Compagnons à Cormontreuil

Extrait de l'union du 15/03/2016

   

   

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Brasser sa bière chez soi, c'est possible

Laurent, fonctionnaire de 43 ans, collectionne depuis vingt-cinq ans tout ce qui a trait à la bière. Il possède pas moins de 450 verres, des milliers de sous-bocks, des centaines d’objets [...]

 
Pour fabriquer sa propre bière, comptez quelques dizaines d’euros

A SAVOIR

•.-  Les Tontons Brasseurs distillent de précieux conseils aux brasseurs débutants dans leur boutique du 240 avenue Jean-Jaurès à Reims et sur leur site internet : www.biere-reims.com.

•.-   Demain samedi 21 mars 2015, ils proposent une journée dégustation de La Rémoise, cette nouvelle mousse made in Reims qui se déclina en blanche, blonde, ambrée et même bio. De 10 à 13 heures et de 14 à 19 heures. 

Laurent, fonctionnaire de 43 ans, collectionne depuis vingt-cinq ans tout ce qui a trait à la bière. Il possède pas moins de 450 verres, des milliers de sous-bocks; des, centaines d'objets publicitaires ... Et depuis deux ans, ce Rémois brasse régulièrement sa propre bière chez lui. « Au départ, j'étais un peu réfractaire, confie ce grand amateur de bières belges. Ce sont mes, enfants qui m'ont offert un kit de brassage pour la fête des pères. » Aujourd'hui, notre homme retrousse ses manches une fois par mois pour réaliser ses mousses maison. «  C'est assez bluffant et en plus, c'est économique ! »

A partir de 40 « le kit de brassage débutant

Florent Vincent, qui gère depuis six ans Les Tontons Brasseurs au 240. avenue Jean-Jaurès. sort: sa calculatrice: « Une triple de 33 cl élaborée soi-même revient à· 60 centimes. C’est le quart du prix! » Depuis deux ans, le commerçant est revendeur officiel de la Maison Browland, fournisseur de matériels et ingrédients pour ,brasseurs amateurs et professionnels. Des kits de brassage, il en écoule de plus en plus. « À Noël, on a dû retourner en catastrophe chez le fournisseur! » Une fois par mois, il monte en Belgique, entre Liège et Anvers, faire le plein. « Entre 60 et 70 personnes achètent régulièrement des matières premières. Ils viennent de Reims, de toute la Marne, mais aussi de l'Aisne, de la Haute- Marne et même de Région parisienne. » Il faut dire que Florent n'est pas avare de bons conseils. A côté des 600 références de bières, on trouve donc tout le nécessaire pour brasser: kits complets, seaux .de fermentation avec robinet et barboteur, capsuleuses, goupillons et produits de nettoyage et surtout entre 40 et 50 sortes de malts différents. A peu près autant de houblons, des levures et toute une gamme d'extraits de malt (déjà concassé') ponr les plus pressés. De quoi réaliser tout type de recettes: blanche, blonde, brune, 'ambrée, aromatisée et même au chocolat. « Comptez 40 € de matériel et 17 € d'extrait de mal pour débuter. Vous obtiendrez entre 9 et 23 litres se/on le degré d'alcool » Le plus dur est, paraît-il, de patienter trois semaines pendant la, fermentation. Avant de pouvoir déguster, il ne reste plus qu'à embouteiller! À noter Que la boutique redistribue gratuitement les bouteilles non-consignées qui lui sont rapportées (dans la limite des stocks disponibles)

Alice RENARD

Extrait de l'union du 19/03/2015

   

   

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Extrait de l'union du 6/5/2004

   

   

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