Les maisons de CHAMPAGNE
 
 

Tonnellerie - Villa Bisinger - Goutorbe - 6 Coteaux - Mercier

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Autour de la table  -    La Presse culinaire  -    OENOTOURISME  - Les abeilles

 

Mercier - Mumm

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Maisons de Champagne

La Cité d’interprétation du Champagne ne verra pas le jour avant 2023

2017

Le clos Lanson, à Reims, victime du gel

2016

Nicolas Feuillatte fait peau neuve
À la découverte de dix lieux d'exception qui cultivent la magie du champagne

 2015

 Pause fraîcheur et plaisir dans les caves de la maison Mumm 

 

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Cité d’interprétation du Champagne ne verra pas le jour avant 2023

Le projet est embryonnaire, il devrait voir le jour lors du prochain mandat. Point de musée du Champagne, mais une Cité de « la » et « du » Champagne sortira de terre près du Boulingrin.


Un premier atelier a été mené hier soir pour explorer ce que pourrait être la Cité du Champagne, le futur équipement « champagne » de Reims.

À SAVOIR

*.- BORDEAUX a sa Cité du Vin depuis juin 2016, Dijon a lancé symboliquement, en février 2016, sa Cité internationale de la gastronomie et du vin… La Bourgogne vient de lancer son appel à projets pour sa Cité des vins de Bourgogne.

*.- EPERNAY construit son Musée de l’archéologie et du champagne. Àÿ-Champagne travaille sur son Pressoir, un centre d’interprétation autour du champagne…

*.- IL ÉTAIT VÉRITABLEMENT TEMPS que Reims s’empare de sa propre identité œnotouristique.

*.- C’EST AVEC LA CITÉ D’INTERPRÉTATION DU CHAMPAGNE, un projet encore au stade embryonnaire, que la Ville et le Grand Reims ont choisi de mettre les pieds dans le… champagne.

Professionnels du monde du champagne, de la culture, du tourisme, de la gastronomie mais également de l’économie… Ils étaient une quarantaine à se retrouver hier soir pour réfléchir à ce que pourrait être la future Cité d’interprétation du Champagne, la « Cité du Champagne », comme préfère la nommer le maire Arnaud Robinet, un lieu qui se veut unique et entièrement dédié à « la » et « au » champagne, sous toutes ses formes.

C’est de notre responsabilité que d’être la porte d’entrée de la Champagne
Arnaud Robinet, maire de Reims

Acté par le projet Reims Grand Centre en 2016 et amené à être localisé sur une partie du parking des Halles du Boulingrin, le projet en est au stade le plus embryonnaire qui soit. Pas de budget prédéfini, pas d’idées préconçues… Charge à ces professionnels d’en imaginer le contenu, avant même que le contenant ne prenne forme. Et c’est sous la houlette de Scarabée, société d’ingénierie culturelle et touristique, à qui l’on doit le concept de la Cité du vin de Bordeaux, qu’ils ont planché hier avec pour seule consigne de « casser les codes ».

« Notre seul fil rouge, c’est le développement du territoire , a insisté le maire, avant de laisser les participants à leurs réflexions.Quand un touriste arrive à Reims, rien ne lui dit qu’il est dans une ville du vin. Reims et le Grand Reims doivent s’impliquer pour soutenir le secteur touristique. Nous avons deux classements à l’Unesco, cela nous oblige. Nous devons les faire vivre. C’est de notre responsabilité que d’être la porte d’entrée de la Champagne. Cet équipement devra compléter l’offre déjà existante et future et ne pas entrer en concurrence avec ce qui existe déjà. Il ne s’agira pas de mettre en valeur le produit, ce n’est pas notre job, mais les valeurs de la et du champagne, le savoir-vivre à la rémoise, à la champenoise. » Et d’insister sur l’esprit de complémentarité qui doit prévaloir.« L’objectif est de garder les touristes plus longtemps, de les envoyer à Epernay, Aÿ, vers les autres projets, sur l’ensemble de l’aire d’appellation. Je le dis, cette Cité n’a nullement vocation à venir en concurrence, bien au contraire. Cet équipement se veut une porte d’entrée, il devra déclencher la motivation, devenir un rituel de passage. Nous ne serons pas sur le terrain de l’œnotourisme, mais du tourisme, du loisir. Ce ne sera pas un musée, mais une Cité expérientielle… Les gens demandent à vivre des expériences, c’est là dessus qu’il faut réfléchir. »

RENDEZ-VOUS EN 2023

Pour Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, ce projet est tout simplement « fondamental pour l’offre touristique. Aujourd’hui, on sait que les touristes restent à Reims une seule nuitée. Ils ont envie d’une offre différente, il faut la leur donner. Le concept n’existe pas encore, il s’agit de l’inventer. La Cité du Champagne doit être quelque chose de novateur qui n’existe pas ailleurs et qui donne envie de revenir… À Reims, on a la chance d’être une ville dont le nom est une marque. Derrière, il faut un produit qui réponde aux attentes. » Les réflexions viennent tout juste de débuter. La Cité du Champagne ne verra pas le jour avant 2023.

UN PROJET QUI DOIT CASSER LES CODES

Si la réflexion est lancée, la Cité du Champagne ne sortira pas de terre avant la fin de ce mandat, « mais lors du prochain », assurent Arnaud Robinet et Catherine Vautrin. Pour Luc Bonnin, directeur associé de Scarabée, société d’ingénierie culturelle et touristique, il s’agit d’aider à porter un projet qui devra être novateur. « L’idée ce n’est certainement pas de faire ce que l’on a fait à Bordeaux. Chaque projet doit être différent. Bordeaux voulait être la référence mondiale du vin. Ici, il s’agit d’un lieu qui doit déclencher la motivation pour venir en Champagne. L’objectif n’est pas de capter le visiteur trop longtemps, mais de faire en sorte qu’il rayonne sur le territoire. Il trouvera sur place tout sur le champagne, sauf ce qui se fait ailleurs. » La visite de cet espace ne devrait pas durer plus de deux heures.

Caroline GARNIER

Extraits de l'union du 10/10/2018

   

   

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Maisons de Champagne 

 Bienvenue   à la maison Krug
Chez Mumm, les flacons Lalou, un vin d’exception au nom chargé d’histoire

De l’art dans les caves Clicquot avec les sculptures de Gustave Navlet

Chez Ruinart, à 40 m de profondeur, quand le XIII e siècle côtoie le XXIe  

Au paradis Lanson dorment   des bouteilles d’exception

Dans la craie des caves Taittinger, ces messages qui défient le temps
Quand la maison Canard-Duchêne découvre par hasard un 5 e niveau de cave

 

Bienvenue   à la maison Krug

Pour la première fois depuis sa rénovation en 2017, la maison   de la famille Krug ouvre ses portes les 12, 13 et 14 octobre 2018.


Le grand salon de la maison Krug où se trouve le carnet «dark cherry», couleur cerise noire, du fondateur Joseph Krug.Krug


Joseph Krug, le fondateur, en 1843, de la maison de champagne.Krug


Le mur des 400 vins, une illustration du savoir-faire de la maison: l’assemblage d’invidualités, de solistes.Krug

L’ESSENTIEL

*.- LES 12, 13 ET 14 OCTOBRE Le groupe LVMH ouvre plusieurs de ses maisons au public, gratuitement, partout dans le monde. Parmi elles, plusieurs maisons de champagne.

*.- POUR LA PREMIÈRE FOIS depuis sa rénovation, la maison Krug à Reims sera accessible au public pour deux expériences dont l’une sur réservation.

*.- LES RÉSERVATIONS en ligne sont ouvertes depuis ce samedi.

Toutes les générations de la famille Krug s’y sont succédé. De Joseph Krug à Olivier, directeur général et représentant la sixième génération. La maison de famille est devenue un lieu de réception privé. L’entrée à la cuverie et aux caves et le point d’accès à la compréhension du fameux « rêve du fondateur », celui de recréer la meilleure expression de la Champagne, la plus généreuse, chaque année.

À l’occasion des Journées particulières de LVMH, groupe auquel appartient la maison de champagne Krug, le public aura l’occasion de pénétrer sur le site pour la première fois depuis son entière restauration en 2017. Ce sera également l’une des très rares possibilités de la découvrir puisque la marque de champagne est la seule du groupe à n’être ouverte que sur invitation.

UNE VISITE RARE

En plongeant dans l’histoire, on apprend qu’au 1, rue Coquebert, se trouvaient en réalité trois maisons. « Celle de mon grand-père (Paul), de mon oncle Rémi et de mon père Henri. J’ai grandi ici », raconte Olivier Krug.

Quand Joseph crée la maison de champagne en 1843, il s’installe d’abord chez son partenaire (Hippolyte de Vivès, NDLR) derrière le lycée Jean XXIII, où se trouve une bâtisse avec une petite cave. Rapidement, « il cherche une autre cave pour s’étendre et trouve ce terrain rue Coquebert. »

Petit bout par petit bout, il multipliera les acquisitions rendant l’ensemble « un peu décousu », concède Olivier Krug. « Une grande maison a été construite à la place de l’immeuble du 40, boulevard Lundy, mais a été détruite au début des années 1970 parce qu’elle n’était pas aux normes. » Une autre, là où se trouve aujourd’hui la salle de dégustation, avait été érigée en 1935 « pour le mariage de mes grands-parents ».

Des « petits paquets de maison » où « chacun a vécu chez soi et que seuls les amis connaissaient ». « Je sais d’ailleurs, par expérience, que lors de ces journées, en octobre, je vais voir des amis de mes parents parce qu’ils auront envie de revenir dans la maison qu’ils ont bien connue. »

Tout comme des voisins qui, pour certains, n’osaient pas franchir les grilles. « L’un d’eux voyait tous les matins depuis quarante ans l’horloge de la maison qui se trouvait dans l’axe de sa fenêtre. » Ce monsieur découvrira les lieux lors de la première édition des journées particulières, en 2011. «C’était la première fois de l’histoire qu’on ouvrait Krug au grand public.» 600 personnes passeront les portes. Près de mille sont attendues mi-octobre.

FAIRE NAÎTRE DES VOCATIONS

Pour Olivier Krug, l’histoire du lieu est aussi la sienne. Ses souvenirs d’enfant lui rappellent ces moments où, pendant que leur grand-père recevait des Anglais, on ordonnait à ses frères et lui de ne pas sortir dans le jardin. Peine perdue. « Autant vous dire qu’on faisait exactement l’inverse. Les rares fois où j’ai vu mon grand-père un peu rouge c’était le jour où il recevait des gens et où on était dans les parages », plaisante le descendant, le sourire aux lèvres. Ces souvenirs et connexions rendent son avenir limpide : il poursuivra l’entreprise familiale.

L’équipe dirigeante et œnologique contribue également à la pérennité de cet attachement. À commencer par la présidente Maggie Henriquez, le chef de caves Éric Lebel et la directrice de l’œnologie Julie Cavil, qui seront tous présents pour recevoir les visiteurs. « Il y a quelque chose d’émouvant car lorsque la porte s’ouvre, on ne sait pas qui va entrer. On voit des personnes jeunes, vieilles, de types variés. C’est très sympa. »

Pour le personnel également. Comme à chaque édition, un appel au volontaire a été lancé pour assurer les visites, en tant que guide le temps d’un week-end. Une trentaine s’est manifestée : « Communiquant, financier, remueur… Ce sont de vrais gens de la maison. C’est enthousiasmant pour eux aussi, qui n’ont pas le privilège que j’ai de voyager partout. »

Autant de profils qui, au contact du public, peuvent aussi éveiller ou renforcer des passions. « On rend nos métiers accessibles et c’est génial d’imaginer que cela peut aussi amorcer des vocations. » Après tout, c’est passant des portes mystérieuses voire interdites pour un petit garçon que la nouvelle génération s’est imprégnée du métier.

QUEL CIRCUIT SUIVRONT LES VISITEURS ?

Les groupes arriveront d’abord dans la salle à manger où Olivier Krug et/ou Maggie Henriquez, la présidente, les accueilleront. Un préambule sur l’histoire et la philosophie de la maison avant de migrer vers la salle de dégustation, « la salle des 400 vins », l’illustration du savoir-faire de la maison. À savoir composer une symphonie, la Grande cuvée, à partir de solistes, d’individualités, afin de proposer, chaque année comme le souhaitait Joseph Krug, ce que la Champagne offre de plus riche et complémentaire pour recréer cette partition. Le comité de dégustation sera présent pour expliquer « ce casting de musiciens ». Ensuite, descente en cave, à 15 mètres sous terre. Trois arrêts : devant le caveau collection pour évoquer quelques anecdotes. Comme cette fois où le bouchon d’une bouteille de 1915 était parti, libérant le champagne. Passage dans les galeries puis stop devant la cuverie, la bibliothèque des vins de réserve. Deux expériences sont proposées. L’une, uniquement de visite des lieux, pendant 45 minutes (mineurs accueillis) par groupe de 20personnes et l’autre, sur réservation uniquement, avec l’expérience musicale dans la yourte (lire par ailleurs). Vendredi 12 octobre de 15heures à 18 heures (dernier départ), samedi 13 de 10 heures à 18 heures et dimanche 14 de 10 heures à 17heures.

3 QUESTIONS à


Olivier KRUG
6ème génération de la famille du fon dateur

C’est important  pour les Champenois

Que représente l’ouverture de la maison de famille au public ?

Rénover cette maison nous permet d’ouvrir Krug un peu plus à la communauté locale. C’est important pour les Champenois, qu’ils connaissent la place et le rôle de Krug dans la région. J’aime l’idée de ce partage. Éric (Lebel, chef de caves), Maggie (Henriquez, présidente), Julie (Cavil, directrice de l’œnologie) et moi recevons une population très riche. C’est excitant car il y a aussi des voisins du quartier qui n’avaient jamais osé passer la porte.

Quels sont vos souvenirs ici ?

Les odeurs. Il y avait partout ces odeurs de fermentations, de vins… Je me rappelle aussi le cliquetis des bouteilles parce qu’il y avait encore une chaîne de tirage et la cloche qui sonnait le début et la fin de la journée. On n’avait pas trop le droit de passer la tête par là car il s’agissait de l’entreprise. Mon grand-père recevait de temps en temps un client et on nous demandait de jouer au ballon plus loin. Mais forcément, quand on nous interdit quelque chose… C’était la maison familiale, pas un château.

La maison Krug propose des accords champagne-musique, vous-même êtes mélomane. La famille l’a-t-elle toujours été ?

Mon arrière-grand-père avait un salon de musique et lorsqu’il était prisonnier de guerre, il écrivait parfois à Jeanne, son épouse, des lettres en forme de partition. Quand on jouait au ballon dans la cour, on nous demandait d’aller plus loin parce qu’il y avait le piano de la grand-mère, de ma mère… La musique nous a toujours accompagnés.

Une yourte pour des accords musicaux


La yourte en bois a été dessinée par l’architecte qui s’est chargée de la rénovation de la maison. C. H.

Elle a trouvé là sa place un peu comme la cabane au fond du jardin. Installée cet été, une yourte en bois est destinée à abriter une expérience autour des accords champagne et musique qu’a mis en place la maison il y a quelques années. Il s’agit d’un test proposé dans le cadre de ces journées particulières, en plus de la visite, sur réservation. Cette association entre champagne et musique se base sur des études récentes de l’université d’Oxford. Selon les scientifiques, la relation entre l’ouïe et le goût est établie, le premier sens influençant le second. Mélomane, la famille Krug a donc imaginé avec l’équipe des accords musicaux à travers une sélection musicale correspondant à une cuvée destinée à enrichir la dégustation de l’amateur, « du Krug lover ». Cette approche casse également les codes de la dégustation mais aussi la distance qu’elle pourrait générer chez un amateur, parfois – souvent – néophyte. Deux doses de dégustation sont proposées, en musique, autour de la 166 e édition de Krug Grand cuvée et de la 22 ede Krug rosé. Mais « c’est gagné pour nous quand les gens pensent à d’autres musiques ». Signe que la relation sensorielle fonctionne.

Samedi 13 et dimanche 14 octobre à 10 heures et à 11 heures. Pour des groupes de 14 personnes, sur réservation uniquement. 45minutes en plus de la visite. Expérience interdite aux mineurs, même accompagnés.

LES AUTRES POINTS

DES JOURNÉES CRÉÉES EN 2011

Les journées particulières de LVMH ont été créées en 2011. L’idée est «de mettre en lumière les métiers et les savoir-faire » des maisons du groupe de luxe fondé par Bernard Arnault. Trois éditions ont été organisées en 2011, 2014 et 2016. Cette année-là, 145 000 visiteurs ont poussé les portes des maisons œuvrant dans la joaillerie, le vin, le champagne, l’horlogerie, la presse, la haute couture… 3 000 collaborateurs et artisans ont été mobilisés pendant trois jours. Pour cette quatrième édition, seront ouverts 76 lieux dont 39 inédits sur 4 continents. La France demeure le pays où l’événement compte le plus de sites ouverts : 40 dont 9 en Champagne.

COMMENT S’INSCRIRE ?

L’événement est gratuit mais les places sont limitées.

Les intéressés peuvent se rendre directement sur le site des maisons de champagne qui ouvrent leurs portes

les 12, 13 et 14 octobre mais il leur faudra s’armer de patience.

Accès libre et sans inscription à l’abbaye Dom Pérignon à Hautvillers, aux caves Mercier à Épernay, à l’Orangerie et aux Jardins de la résidence Trianon de Moët & Chandon à Épernay, à la maison Ruinart à Reims (visite accessible aux enfants), à la cour d’honneur, l’hôtel du marc de Clicquot à Reims et le manoir Clicquot de Verzy.

En revanche pour visiter la salle de dégustation œnologique Clicquot (pas de mineur accepté, même accompagné), des billets coupe-file sont à réserver sur le site Internet de l’événement depuis ce samedi.

www.lvmh.fr/lesjourneesparticulieres

DES PODCASTS POUR PATIENTER

Un journaliste et podcasteur, Julien Cernobori est allé à la rencontre des professionnels œuvrant au sein des maisons du groupe. Pour le moment, concernant les marques de champagne, un podcast de Caroline Fiot, jeune œnologue de Ruinart est disponible sur

 www.lvmh.fr/lesjourneesparticulieres/podcasts.

Claire HOHWEYER

Extraits de l'union du 23/09/2018

Chez Mumm, les flacons Lalou, un vin d’exception au nom chargé d’histoire

Toute cette semaine, nous partons à la découverte de trésors insoupçonnés du grand public. Six maisons de champagne nous ont ouvert leurs portes pour une balade inédite.


Des flacons exceptionnels. Des bouteilles si prisées qu’elles s’arrachent à prix d’or dans les enchères de vins de collection. Aurélie Beaussart

 Les chiffres-clés

*.- 1827 : Création de la Maison.

*.- 1876 : Georges Hermann Mumm prend une décision qui change le destin de la Maison. Pour honorer ses clients prestigieux, il fait décorer le col des bouteilles de sa cuvée Brut d’un ruban de soie rouge (rappelant le Grand Cordon de la Légion d’honneur). Cela devient l’emblème de la Maison.

*.- ENTRE 1877 ET 1914 : Mumm est premier sur le marché américain.

*.- EN 1913 : La Maison voit ses ventes dépasser la barre des 3 millions de bouteilles, ce qui en fait la première Maison de champagne.

*.- 2006 : Didier Mariotti devient chef de caves.

*.- 2016 : Pour les 160 ans de Cordon Rouge, une nouvelle cuvée : Mumm Grand Cordon. Ross Lovegrove signe le design de ce flacon, une prouesse technique.

2016 : Usain Bolt devient l’ambassadeur de Mumm. Il est nommé « CEO », pour « chief entertainment officer ».

*.- 2018 : En septembre, la Maison dévoilera Mumm Grand Cordon Stellar : encore un exploit technologique qui permettra aux astronautes et aux voyageurs de l’espace de déguster Mumm Grand Cordon en apesanteur. Le fruit de trois années de collaboration avec Spade, agence spécialisée dans la conception d’objets spatiaux, qui a ainsi donné naissance à une bouteille et un verre qui vont défier les lois de la gravitation.

*.- 25 KM de caves sur trois niveaux.

*.- 43 000 personnes ont visité en 2017 les caves soit + 9 % par rapport à 2016. Essentiellement, des Français, Américains, Anglais, Allemands, Belges, Australiens, Japonais, Brésiliens, Chinois et Suédois. Plus qu’une visite, une expérience (avec dégustation) : trois offres actuellement proposées, d’1 h 30 environ de 20, 28 ou 39€/personne.

Pour la dernière visite de la semaine, direction le centre de Reims où nous avons rendez-vous avec Véronique Diaz, la responsable des visites de la maison Mumm. Nous partons découvrir le caveau Lalou, et ainsi l’histoire de cette Maison de champagne. « C’est là ou vieillissent les bouteilles les plus prestigieuses de la Maison » . On connaît bien sûr la cuvée Cordon Rouge, ainsi que le Grand Cordon, à la bouteille si élégante… Mais qui est ce Monsieur Lalou, qui a donné son nom à la cuvée la plus prestigieuse de la Maison ? « C’est en 1920 que René Lalou entre au conseil d’administration de Mumm.» À la tête de la Maison pendant près d’un demi-siècle, il contribue grandement à son développement. Réorganise la totalité du vignoble, remet sur pied des parcelles mythiques et fait l’acquisition de terres de Grands Crus. Mais plus qu’un brillant chef d’entreprise, c’est aussi un esthète éclairé. « Il s’était lié d’amitié avec Léonard Foujita. Chrétien, il fut son parrain. C’est encore René Lalou qui donna la parcelle de terrain à l’artiste japonais pour qu’il y construise sa chapelle. »

SEULEMENT LE MEILLEUR

En l’honneur de celui qui avait fait sienne une phrase de Georges Herman Mumm : « Seulement le meilleur », une cuvée René Lalou voit donc le jour en 1966. Elle ne compte que neuf millésimes, entre 1966 et 1985. Des bouteilles si prisées qu’elles s’arrachent à prix d’or dans les enchères de vins de collection. Certains grands restaurants les proposent encore à la carte. À vrai dire, le caveau est très sombre, des chandeliers permettent d’éclairer davantage lorsque le chef de caves, Didier Mariotti y descend. « Ces bouteilles sont choyées et précieusement conservées. » Des pancartes, près des flacons en repos, indiquent René Lalou, d’autres R. Lalou. En 2007, le chef de caves décide en effet de redonner vie à cette cuvée mythique, avec la cuvée R. Lalou (pour marquer la rupture), millésime 1998. Elle est composée des mêmes cépages issus des 12 meilleures parcelles du vignoble champenois, les plus anciennes, celles qui possèdent le plus de caractère au sein du vignoble Mumm. Elle sera suivie d’un millésime 1999 et 2002. 

LES ÉCHOS DES CAVES… VÉRONIQUE DIAZ, RESPONSABLE DU CENTRE DES VISITES

 Une anecdote de visite ?

« Les visiteurs prononcent de manière assez différente le nom de la maison, selon leur nationalité. C’est assez touchant à entendre. »

La question que l’on vous pose tout le temps ?

« Que signifie le fameux G.H de G.H Mumm qui renvoie au fondateur et qui nous donne l’occasion de revenir sur l’histoire de la Maison. »

Celle que vous aimeriez entendre plus souvent ?

« Qu’on nous demande l’origine du cordon rouge réinventé récemment avec Mumm Grand Cordon. C’est l’occasion, pour nous, de rappeler l’inspiration de ce Cordon Rouge. »

 Aurélie BEAUS.SART

Extraits de l'union du 11/08/2018

De l’art dans les caves Clicquot avec les sculptures de Gustave Navlet

Toute cette semaine, nous partons à la découverte de trésors insoupçonnés du grand public. Six maisons de champagne nous ont ouvert leurs portes pour une balade inédite


Ce haut-relief, célébrant le vin et la maison Clicquot aurait été réalisé au XXe siècle.

Les chiffres-clés

*.- 1772 - La maison de négoce de vins Clicquot-Muiron est créée par Philippe Clicquot. Un peu plus tard, il associe son fils François à cette activité.

*.- 1805 Décès de François Clicquot, fils de Philippe et mari de Barbe Nicole Ponsardin. Jeune veuve de 27 ans, elle décide de reprendre les rênes de l’affaire familiale.

*.- 1810 La Maison prend le nom de Veuve Clicquot Ponsardin. Barbe Nicole Ponsardin devient l’une des premières femmes d’affaires des temps modernes, car elle portera la Maison par cette devise : « Une seule qualité, la toute première ».

*.- 1909 Bertrand de Mun, gendre d’Alfred Werlé, décide d’acquérir d’anciennes crayères à la périphérie de Reims, le bas de la colline Saint-Nicaise, descendant jusqu’à proximité du canal.

*.- 24 KM Les caves s’étendent sur un niveau et constituent un véritable labyrinthe souterrain. La Maison possède les plus vastes et les plus denses crayères de la butte Saint-Nicaise.

*.- 25 000 PERSONNES visitent chaque année les caves. Plusieurs expériences avec dégustations sont proposées. Les tarifs oscillent de 26 à 53€ par personne.

Aujourd’hui, on s’enfonce dans les profondeurs de la butte Saint-Nicaise, dans ce dédale de souterrains appartenant à la maison Veuve Clicquot, et où l’on dit que ces crayères abriteraient plus de 400 essors (ces anciens puits d’extraction de la craie).

Les connaisseurs savent qu’il existe, dans ces crayères, une sculpture de Gustave Navlet, réalisée dans la craie, et dont on voit encore de nombreuses photos sur internet. «Gustave Navlet est un célèbre artiste connu pour ses réalisations à même la craie. On doit à ce sculpteur français plusieurs hauts et bas-reliefs dans diverses caves de champagne (NDLR : Jacquesson, Pommery, Champion, Veuve Clicquot, Mercier.. .) Il a aussi réalisé les sculptures de l’énorme foudre de la maison Mercier d’Epernay construit pour l’exposition universelle de Paris de 1889) »,explique Amandine Navarro, responsable du centre des visites de la maison Veuve Clicquot.

RIEN QUE POUR LES YEUX DU PERSONNEL

Mais beaucoup plus loin, au cœur même du centre de production, dans ce labyrinthe de galeries s’étendant sur plus de 24kilomètres, il existe une autre œuvre monumentale réalisée par ce sculpteur marnais du XX e siècle.

Après avoir enfilé chaussures de sécurité, veste de protection et gilet fluorescent puis avoir écouté les consignes de sécurité, on part à sa rencontre étroitement escortée.

À pied, nous prenons un tunnel, croisons un Fenwick, traversons une des routes que recèlent ces galeries souterraines labyrinthiques... Et, au détour d’un virage, on débouche sur une petite crayère. Il n’y a plus qu’à lever les yeux. La champagne nommant son favori s’offre à nous, à la lueur des lampes torches. Ce haut-relief, célébrant le vin et la maison Clicquot a été réalisé au début du XX e siècle. Il a été sculpté directement dans la craie tendre des hautes crayères. Une scène de plusieurs mètres de haut et de plusieurs mètres de large, étonnante à admirer dans le clair-obscur de l’essor circulaire (puits de crayère) où elle a ainsi été sculptée. Derrière nous, un grand escalier nous ramène à la surface.

LES ÉCHOS DES CAVES … AMANDINE NAVARRO, RESPONSABLE DU CENTRE DES VISITES

Une anecdote de visite ?

« La demande en mariage ! La première. Il y a 15 ans environ. Ce fut une grande surprise pour nous. Quand le demandeur est arrivé ici, il était très nerveux. Discrètement, il a confié l’objet de sa visite de cave. Nous nous sommes adaptés très vite ! Nous avons préparé une crayère aux couleurs de l’instant pour favoriser ce doux moment ! Il a fait sa demande, genou à terre. C’était merveilleux et puis elle a dit oui ! C’était un moment délicieux et privilégié, de pur bonheur. »

La question que l’on vous pose tout le temps ?

« Elle porte sur les plaques. Elles se présentent comme leur homologue en surface dans les rues de la ville, soit une plaque émaillée portant un nom et des dates. Mais ici, les personnages célèbres de l’histoire de France laissent leur place à un employé ayant passé au moins quarante années au sein de la Maison. À travers cette tradition instituée par Bertrand de Vogue, ancien dirigeant de notre Maison, se lit une des préoccupations fondamentales de la Maison, le respect pour ses anciens. On nous demande souvent s’il reste ainsi beaucoup de crayères qui n’ont pas encore été baptisées. »

Celle que vous aimeriez entendre plus souvent ?

« Quelle est la plus ancienne bouteille conservée dans vos caves ? C’est aussi une très belle histoire à raconter car la plus ancienne bouteille est celle qui a été retrouvée en 2010 en mer Baltique et qui date de 1840, au temps où vivait Madame Clicquot. On se plonge ainsi véritablement dans l’histoire de la maison

 Aurélie BEAUSSART

Extraits de l'union du 10/08/2018

Chez Ruinart, à 40 m de profondeur, quand le XIII e siècle côtoie le XXIe   

Toute cette semaine, nous partons à la découverte de trésors insoupçonnés du grand public. Six maisons de champagne nous ont ouvert leurs portes pour une balade inédite.  


Chez Ruinart, les gyropalettes ont été installées dans un puits de crayères datant de l’époque gallo-romaine. Remi Wafflart

Les chiffres-clés 

*.- 1729 Date de fondation. C’est la toute première maison de champagne au monde à voir le jour. Elle a été fondée par Nicolas Ruinart, dans le but de négocier le vin effervescent. D’ailleurs, ce vin, on ne l’appelle pas encore champagne.

*.- EN 1764, la Maison procède à sa première expédition de champagne rosé.

*.- AUX ALENTOURS DE 1780, Claude Ruinart, le fils du fondateur décide d’installer la Maison à l’extérieur des remparts. Il acquiert ainsi d’anciennes crayères pour pouvoir y entreposer au mieux le vin.

*.- EN 1817, la famille Ruinart est anoblie et devient Ruinart de Brimont.

*.- EN 1896 C’est la première collaboration avec un artiste contemporain, Alfons Mucha.

*.- DEPUIS 2006, la Maison a repris sa collaboration artistique. Chaque année, elle donne carte blanche à un artiste contemporain. Cette année, l’artiste chinois Liu Bolin a laissé libre court à son talent.

*.- 8 KM de caves sur trois niveaux et dont les plus anciennes façonnées dans la craie (les anciennes crayères) remontent ainsi au XIII e siècle. Les caves plus classiques ont quant à elles été creusées au XIX e siècle.

*.- PLUS DE 11 700 personnes visitent chaque année les caves Ruinart : 20 % sont françaises. C’est, malgré tout, la première nationalité : ensuite, les Américains, Italiens, Allemands, Anglais, Belges et Japonais. La visite avec dégustation se déroule uniquement sur rendez-vous. Deux heures d’expérience, 70 € par personne

  On ne pouvait tout de même pas passer à côté de la visite des caves les plus majestueuses de Reims ! Les crayères de la Maison Ruinart sont en effet les seules à être classées site historique depuis 1931 et maintenant inscrites au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2015. Certaines datent ainsi de l’époque gallo-romaine, la craie qui en a été extraite au fil des siècles a servi à construire la cité des sacres. « Mais pas la cathédrale» , Olivier Livoir, responsable Hospitalité de la Maison le précise à chaque fois aux visiteurs, qui font facilement l’amalgame.

Sous la butte Saint-Nicaise, la plus ancienne maison de champagne dispose de 7 kilomètres de cave, sur une surface au sol de 5 hectares avec 24 essors très profonds (puits de crayères), souvent appelés les cathédrales de craie souterraines de Reims. « Nous sommes l’une des dernières grandes maisons dont le site de production se trouve entièrement sur le site de visite » , fait remarquer notre ambassadeur de la Maison et guide du jour.

Notre chemin dans le sous-sol, nous fait passer par des crayères majestueuses où se reposent des bouteilles placées dans des pupitres. Jean Cocteau, Sacha Guitry, Jean Marais, Michèle Morgan… Nos pas rejoignent ceux d’illustres personnages qui, bien avant nous, se sont extasiés quant à la grandeur des lieux. Atmosphère d’intimité silencieuse. 10ºc, la température est constante, le taux d’humidité frôle les 90 %. On admire au passage ces centaines de bouteilles entreillées, c’est-à-dire couchées sur des lattes en bois pour la seconde fermentation. On bifurque, nous voilà vraiment au cœur du centre de production. On emprunte un boyau relativement étroit, mon guide avance la tête courbée. On débouche enfin sur un immense puits dont le plafond se trouve à plus de 40 mètres de haut. Des panneaux d’avertissement partout. « Si l’alerte sonore retentit, il faut sortir immédiatement » , prévient Olivier Livoir. Lieu étrange et surréaliste. On se croirait dans un décor de science-fiction, sur le tournage peut-être d’un film se déroulant sur la planète Mars. La lumière couleur brique et cet amas de ferrailles (ces énormes machines métalliques de plusieurs mètres de haut -les gyropalettes- qui reproduisent les gestes ancestraux de remuage tout en garantissant une qualité constante et parfaite), donnent définitivement, un côté lunaire à cet essor. Chez Ruinart, le remuage à la main est réservé aux cuvées prestigieuses et aux grands flaconnages.

Les Echos de la visite … OLIVIER LIVOIR, RESPONSABLE HOSPITALITÉ

Une anecdote ?

« Une cérémonie laïque de mariage, entre un couple finlandais-américain, célébrée dans un puits de crayères, celui que l’on découvre par le haut. Une fois que l’on y est descendu. Du bas jusqu’en haut du puits, il y a 38 m de profondeur, il se dit que c’est exactement la hauteur de la nef de la cathédrale de Reims. »

La question que l’on vous pose tout le temps ?

« Les visiteurs demandent très souvent si nous sommes la seule maison de champagne à disposer de Crayères. On est honnête : on leur explique que l’on est en fait six maisons de champagne mais nous possédons les plus majestueuses. On nous demande aussi régulièrement, quand trouve-t-on pour la première fois, la trace de la famille Ruinart (Ndlr : XIV e siècle) »

Celle que vous aimeriez entendre plus souvent ?

« Il y en a bien une que l’on nous pose trop peu et qui pourtant mérite vraiment que l’on s’y attarde: quelles sont les différences entre un vin effervescent et un champagne ? C’est important de défendre l’appellation et le savoir-faire, sans pour autant critiquer les autres vins. Simplement, il y a une réalité, le vin effervescent de Californie, par exemple, ne sera jamais du champagne. »

 Aurélie BEAUSSART

Extraits de l'union du 09/08/2018

Au paradis Lanson dorment   des bouteilles d’exception

Toute cette semaine, nous partons à la découverte de trésors insoupçonnés du grand public. Six maisons de champagne nous ont ouvert leurs portes pour une balade inédite.


«
Le paradis Lanson, ce sont trois caveaux qui renferment les plus anciennes bouteilles de la maison et qui ne sont pas destinées à la commercialisation », explique Lyne Descotes. R. Wafflart, A. Beaussart

Les chiffres-clés 

*.- 1760 Fondation de la Maison par François Delamotte. Ce qui en fait l’une des plus anciennes maisons de champagne.

*.- 1798 Nicolas-Louis Delamotte, fils cadet de François, succède à son père. Admis très jeune au sein de l’Ordre de Malte en tant que Chevalier, il décide d’utiliser la Croix de Malte comme emblème commercial de la Maison. Aujourd’hui revisitée et rebaptisée de ce fait Croix Lanson, elle apparaît sur tous les habillages et les différentes cuvées. Elle est devenue l’icône de la Maison. Au décès de Nicolas-Louis Delamotte, Jean-Baptiste Lanson, ami de longue date puis associé des Delamotte, prend les rênes. Il rebaptise la Maison J-B Lanson et Compagnie.

*.- 1855 Victor-Marie Lanson, fils de Jean-Baptiste, prend la gestion de la Maison. La Maison prend alors le nom de Lanson Père et Fils.

DEPUIS 1900, la Maison est fournisseur officiel de la Cour d’Angleterre.

*.- 7 KM de caves.

*.- 8 500 PERSONNES Chaque année visitent les caves (uniquement sur rendez-vous). Après les Français, essentiellement des Anglais, Américains, Belges, Allemands, Autrichiens et Scandinaves. La Maison propose une expérience Champagne « De la vigne à la flûte », car elle dispose d’1 hectare de vigne au cœur de Reims. La visite comprend aussi la découverte des cuveries et du chai (rare), 1 h 30. Tarif : 30 € par personne avec dégustation.

Aujourd’hui, pas question de s’enfoncer dans les profondeurs du sous-sol... Il suffit juste de pousser deux lourdes portes pour se trouver dans les caves Lanson. « C’est l’une des particularités de la Maison, côté rue de Courlancy, nous sommes au premier niveau de cave. Et pour accéder au 2 e niveau, il faut... monter. » Pour Lyne Descotes, notre guide du jour, cela va être, comme pour nous, une première : nous allons pénétrer dans le paradis Lanson, au cœur même de l’œnothèque, « le carré le plus secret de la cave. Seul le chef de cave y a accès ».

TROIS CAVEAUX ABRITANT LES TRÉSORS DE LA MAISON

Pour notre série de l’été, la responsable du service accueil, visites et réceptions a ainsi réussi à convaincre Hervé Dantan, le chef de cave de la Maison, de lui confier son précieux trousseau de clés.

« Le paradis Lanson, ce sont trois caveaux qui renferment les plus anciennes bouteilles de la maison, qui ne sont évidemment pas destinées à la commercialisation », explique Lyne Descotes, tandis que l’on emprunte un long tunnel, vaste et haut, permettant de stocker des caisses métalliques les unes au-dessus des autres, jusqu’à six.

« Actuellement, plus de 20 millions de bouteilles vieillissent tranquillement dans ces caves » , nous indique Lyne Descotes.

Légère pente et soudain, l’architecture est différente. « Nous voici dans l’œnothèque. Nous sommes dans les anciennes caves du Champagne Macé, que la maison a rachetées en 1976. Comme elles étaient mitoyennes, il a suffi juste de creuser une galerie », commente notre guide. Le chemin se poursuit dans des caves voûtées à l’ancienne. On passe près des caveaux abritant la collection de grands millésimes dégorgés à la commande : la LVC (pour Lanson Vintage Collection).

Et nous voilà devant une porte à barreaux rouillés, avec un L doré, en majuscule cursive. Sur le même mur, plus loin, deux autres portes identiques. Ce sont les trois caveaux du paradis Lanson. La porte s’ouvre dans un léger grincement métallique. Sous une douce lueur orangée, on distingue des centaines de bouteilles stockées par année. La plupart rangées en pile, tête en bas ; quelques-unes couchées, d’autres plus rarement encore debout. « Ça n’a pas de prix. C’est l’histoire de la maison » , murmure Lyne Descotes.

Dans le paradis Lanson se trouve tout un éventail de bouteilles. « La plus ancienne remonte à 1904. La plupart sont des vins qui ne sont pas dégorgés, qui vieillissent encore sur leur dépôt » , ajoute-t-elle. Dans un box de rangement, deux bouteilles sont debout. Elles ne sont pas nues, sur leur étiquette fatiguée, on lit difficilement 1926 et 1929. « Pour ce type de bouteilles, souvent, ce sont des particuliers qui proposent de nous les céder. Des bouteilles oubliées dans des caves et retrouvées lors de successions. » 

Les Echos de la visite

 Une anecdote de visite ?

« Pour moi, cela signifie que ce n’est pas un bon souvenir. Du coup, je n’en ai pas vraiment car on a des visiteurs qui sont toujours très sympathiques. »

La question que l’on vous pose tout le temps ?

« On me demande souvent si c’est déjà arrivé de perdre des visiteurs dans les caves. Une autre interrogation revient aussi régulièrement et qui va peut-être vous paraître étonnante : qu’est-ce qui se passerait en cas de tremblement de terre ? En ce moment avec les commémorations, les visiteurs posent aussi des questions sur les périodes des deux guerres mondiales en particulier sur le rôle des Allemands : y-a-t-il eu pillage ou non des caves de champagne ? »

Celle que vous aimeriez entendre plus souvent ?

« Non, il n’y en a pas vraiment, les visiteurs sont très curieux, ils s’intéressent à la visite que nous leur proposons et posent pas mal de questions. »

 Aurélie BEAUSSART

Extraits de l'union du 08/08/2018

Dans la craie des caves Taittinger, ces messages qui défient le temps

Toute cette semaine, nous partons à la découverte de trésors insoupçonnés du grand public. Six maisons de champagne nous ont ouvert leurs portes pour une balade inédite.


Voyage dans le temps avec Martine Durin, à la découverte de ces inscriptions laissées par ceux qui sont passés dans les crayères. Remi Wafflart

LES CHIFFRES-CLÉS

*.- 1932 - C’est le rachat par la famille Pierre Charles Taittinger de la maison de champagne Forest-Fourneaux (Il n’y avait ni descendance ni héritier).

*.- EN 1952 François Taittinger décide de créer une cuvée d’exception : la cuvée de prestige Comtes de Champagne voit le jour. Une cuvée spéciale blanc de blancs.

*.- 2018 La maison rémoise est le fournisseur officiel de champagne de la Coupe du Monde de football en Russie.

*.- 4 KM de caves sous trois niveaux, à plus de 18 mètres de profondeur, dans de somptueuses crayères gallo-romaines

*.- 72 000 PERSONNES ont visité les caves l’an passé : essentiellement des Américains et des touristes venus du continent asiatique. Cette année, la barre des 75 000 devrait être franchie.

On prend l’ascenseur qui nous amène directement au cœur des caves pour un voyage dans le temps. On double un groupe de touristes pour s’écarter ensuite rapidement du circuit de visite.

Entre deux pupitres en bois remplis de bouteilles, un mur dans la semi-obscurité regorge de trésors. On l’éclaire, des dizaines de graffitis apparaissent.

IL A INSPIRÉ PLUS DE 200 REPORTAGES

« Un ancien remueur de la Maison, Jean Girondin, qui a fait toute sa carrière ici, a noté toutes les télés qui sont venues réaliser un reportage dans nos caves et dont les équipes l’ont filmé alors qu’il remuait les bouteilles. Il tournait jusqu’à 8 000 bouteilles à l’heure » , commente Martine Durin, directrice du service visites.

Plus de 200 inscriptions en 40 ans de carrière, on déchiffre, « RDA, 5-9-89 », encore plus ancien « TV Australie 28/08/88 », et puis des indications évoquent l’Espagne, la Norvège, l’Autriche, plusieurs fois les États-Unis, le Brésil ou encore le Japon.

En un clin d’œil, un véritable tour du monde.

L’AS DES AS ITALIENS IMMORTALISE SON PASSAGE DANS LES CRAYÈRES

Avec Martine Durin, on s’enfonce dans ce réseau de galeries souterraines, pour remonter davantage dans le temps. Cette passionnée de l’histoire de la maison de champagne Taittinger veut nous montrer autre chose, d’autres messages laissés sur cette craie humide et molle, lors de la Première Guerre mondiale. « Un message laissé par l’As des As italien » , explique Martine Durin, découvert il y a peu, il a depuis été « expertisé et attesté Première Guerre mondiale » . À la lueur d’une lampe posée contre la craie, le message signé Barraca a demi effacé par le temps se fait jour « Je suis de l’armée italienne. Je viens ici pour sauver l’honneur à la France. » Le meilleur pilote de chasse italien de la Première Guerre mondiale a trouvé ainsi refuge quelques temps dans les caves de la maison Taittinger. « C’est très touchant, même émouvant, de voir ce message qui a traversé le temps. » L’aviateur est mort au combat en juin 1918. 

LES ÉCHOS DES CAVES... MARTINE DURIN, RESPONSABLE SERVICE VISITE

Une anecdote de visite ?

« Quelques-unes assez heureuses : des demandes en mariage. En général, le jeune homme est prévoyant, il nous avertit par mail ou par téléphone mais parfois les demandes se font sans prévenir. Deux endroits sont particulièrement propices à de telles déclarations : les vestiges de l’ancienne chapelle ou alors dans les crayères gallo-romaines. »

La question que l’on vous pose tout le temps ?

« On me demande souvent si je fais partie de la famille mais de manière plus générale, les visiteurs demandent si l’entreprise appartient toujours à la famille Taittinger, surtout les Américains. »

Celle que vous aimeriez entendre ?

« Ce n’est pas forcément une question. J’aime entendre que la visite était de qualité. C’est important lorsqu’ils ont l’impression d’avoir découvert une identité, celle de la Maison, de nos champagnes. Cela signifie que l’on a fait correctement notre travail. Le but, c’est qu’une fois de retour chez eux, ils aient envie de consommer de nouveau nos champagnes. ».

Aurélie Beaussar

Extraits de l'union du 07/08/2018

 

Quand la maison Canard-Duchêne découvre par hasard un 5e niveau de cave

Toute cette semaine, nous partons à la découverte de trésors insoupçonnés du grand public. Six maisons de champagne nous ont ouvert leurs portes pour une balade inédite.


Laurent Fédou et Karine Belotti, devant la petite pièce où se trouve la pompe et en-dessous totalement immergée le 5e niveau de cave: avec le caveau et la pièce rectangulaire où la maison a entreposé 150 bouteilles et 50 magnums de cuvée Léonie avant de laisser l’eau envahir de nouveau le niveau. Pour une dégustation dans cinq ans!. Remi Wafflart et D.R.

 Direction la Montagne de Reims et le village de Ludes où nous avons rendez-vous avec le chef de cave de la maison Canard-Duchêne, Laurent Fédou. « Je vous emmène au plus profond de nos caves. À un niveau dont nous avons au fil des décennies perdu toute trace d’existence et qui a été redécouvert, par hasard, en 2005, si ma mémoire est bonne. »

Au quatrième niveau sous terre, une pompe de relevage permet d’éviter que les caves soient envahies par les eaux lorsque le niveau de la nappe phréatique est trop élevé. « Un jour, cette pompe est tombée en panne, raconte l’œnologue de la maison. Pour pouvoir changer le système, il a fallu assécher totalement la petite pièce où elle se trouvait immergée. C’est alors que nous avons découvert un trou et une échelle en fer toute rouillée qui emmenait à un niveau encore inférieur. Une fois ce niveau -5 asséché, on est allé l’explorer. On y a découvert une pièce rectangulaire assez grande et surtout un caveau tout en longueur avec peu de hauteur et d’une forme assez particulière . Tout au fond, se trouvait un tas de bouteilles. Des centaines de bouteilles entassées anarchiquement. »

Des bouteilles ainsi conservées dans le noir absolu et dans de l’eau froide : les relevés ont montré qu’il y avait une température constante de 10,8º C dans ce caveau immergé. Un trésor inestimable mis au jour près de 5 ans avant la grande découverte en mer Baltique de bouteilles de champagne datant des années 1860... Laurent Fédou calme de suite nos ardeurs : « Ce fut la douche froide. J’espérais qu’il y aurait au moins une bouteille pleine parmi ces bouteilles entièrement recouvertes de craie et de calcaire mais elles étaient toutes vides. »

Une fois l’équipe remontée à la surface, l’enquête commence. « Sur les plans, ce niveau de cave n’apparaît pas » , explique Laurent Fédou.

200 BOUTEILLES IMMERGÉES

Fernand Fayola, l’ancien chef de cave et mémoire vivante de la maison est sollicité. Lui qui connaît tous les coins et recoins de ces caves qu’il a arpentés pendant 41 ans ne connaissait pas non plus ce niveau immergé. D’anciens dirigeants de la Maison avaient souhaité à une époque agrandir les caves et avaient donc visiblement fait creuser et aménager un début de niveau supplémentaire. Avant de se rendre compte que lors des périodes très pluvieuses, la nappe phréatique inondait tout... et d’abandonner ainsi le projet d’extension.

Fernand Fayola pense savoir pourquoi des bouteilles vides s’y trouvaient entassées : dans les caves, on buvait pas mal et quand le chef arrivait, il fallait se débarrasser en vitesse des bouteilles. Elles devaient alors être balancées dans le réseau d’eau et arrivaient dans ce cul-de-sac.

Cette cave immergée est toujours restée dans un coin de la mémoire de Laurent Fédou. Et pour les 150 ans de Canard-Duchêne, il a décidé d’entreprendre une expérience. « Nous avons de nouveau asséché le niveau pour déposer, fin avril, 150bouteilles et 50 magnums de cuvée Léonie en prise de mousse. Et nous avons laissé l’eau envahir de nouveau le caveau. Qu’est-ce que cela va donner ? » Laurent Fédou s’interroge : « Il ne peut y avoir d’échange gazeux à travers la capsule vers l’extérieur... » Rendez-vous donc dans 5 ans, pour une dégustation : une comparaison entre le vin vieilli dans une bouteille immergée, ainsi étanche à l’air, et celui conservé en cave.

 LES ÉCHOS DES CAVES... KARINE BELOTTI, RESPONSABLE SERVICE VISITES

 UNE ANECDOTE DE VISITE ?

« ON M’A DEMANDÉ, UN JOUR, D’ASSURER UNE VISITE PRIVÉE, UN DIMANCHE. J’AI ÉTÉ SURPRISE DE VOIR ARRIVER UN ANCIEN DIRECTEUR DE LA MAISON ET SA FEMME. JE N’EN MENAIS PAS LARGE : IL CONNAISSAIT FORCÉMENT TRÈS BIEN L’HISTOIRE DE CANARD-DUCHÊNE... CE FUT UNE BELLE VISITE. IL A DÉCOUVERT DES ANECDOTES QU’IL NE CONNAISSAIT PAS ET QUE D’ANCIENS DE LA MAISON M’AVAIT CONFIÉES. IL M’EN A RACONTÉ AUSSI. JE GARDE DE CETTE VISITE, PEU COMMUNE, UN BON SOUVENIR. »

LA QUESTION QUE L’ON VOUS POSE TOUT LE TEMPS ?

« ON ME DEMANDE SOUVENT SI JE FAIS PARTIE DE LA FAMILLE. CE QUI N’EST PAS LE CAS ! MAIS QUAND ON ME DEMANDE CELA, ÇA SIGNIFIE QUE J’AI REMPLI MA MISSION. CHAQUE VISITE DOIT ÊTRE UNIQUE ET ÉMAILLÉE D’ANECDOTES. IL FAUT QUE ÇA PÉTILLE DANS LES YEUX DES GUIDES. IL DOIT Y AVOIR UNE FIERTÉ À RACONTER L’HISTOIRE DE CETTE MAISON ET DE CETTE FAMILLE. »

CELLE QUE VOUS AIMERIEZ ENTENDRE ?

« UNE QUESTION SUR LE FUTUR DE LA MAISON. QUELLES SONT LES AMBITIONS ? LES NOUVELLES CUVÉES À VENIR ? »

Aurélie BEAUSSART

Extraits de l'union du 06/08/2018

   

   

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À la découverte de dix lieux d'exception qui cultivent la magie du champagne

Les 20, 21 et 22 mai, les Journées particulières LVMH sont une occasion rare de découvrir dix lieux du patrimoine champenois. Petite visite en avant-première de Reims à Épernay en passant par Hautvillers…


Ces anciennes carrières de craie présentent des conditions optimales de conservation du vin

Le groupe LVMH ouvre les sites de ses nombreuses marques les 20, 21 et 22 mai lors des Journées particulières. Pour cette troisième édition, dix lieux champenois accueilleront gratuitement les curieux.

À Reims, trois maisons joueront le jeu. Tout d’abord, chez Ruinard, les visiteurs pourront plonger dans les crayères où sont conservées les bouteilles de champagne. Les maisons Krug et Veuve Clicquot Ponsardin dévoileront leurs dessous à travers des démonstrations de remuage et de visites de caves.

À Épernay, la maison Moët & Chandon ouvrira les portes (ou plutôt les portails en fer forgé) de trois de ses sites. Les personnes intéressées par ces journées pourront aussi visiter l’orangerie et les jardins de la résidence Trianon, ou encore les caves Moët & Chadon.

Horaires, programme, plus de renseignements par ici


Maison Krug : Olivier Krug (à droite) a trinqué après une visite presse. Samedi et dimanche (10 h – 18 h), rue Coquebert à Reims, les visiteurs pourront notamment découvrir la bibliothèque de vins de réserve de la maison Krug.


Cyrille éclaire la levure en suspension contenue dans une bouteille de champagne. Samedi (10h – 12h et 13h30 – 17h30) et dimanche (14h-17h30), les visiteurs assisteront à la fameuse technique du remuage dans les caves de la maison Ruinart.


Sur le site de la résidence Trianon à Épernay, l’hôtel particulier d’Adélaïde, fille de Jean-Rémy Chandon, a été ouvert exceptionnellement aux journalistes. Ce lieu luxueux ne sera malheureusement pas ouvert lors des Journées particulières.


Pour revenir aux origines de la fameuse boisson à bulles, les arrières de l’abbaye d’Hautvillers seront accessibles au public du vendredi au dimanche, de 10 heures à 16 h 20. Outre l’esplanade de l’église parfaitement entretenue, les visiteurs pourront profiter de la terrasse des lieux, idéale pour observer les coteaux de la Marne.


Avenue de Mardeuil, à Épernay, le Fort Chabrol et son clos seront aussi ouverts les 20, 21 et 22 mai. L’occasion de revenir sur l’épidémie de phylloxéra qui a touché la Champagne à partir de la fin du XIXe siècle


Les badauds pourront visiter l’Orangerie et les jardins de la résidence de Trianon (photo) entre 10 heures et 16 h 20 (de 14 heures à 16 h 40 le vendredi). Rendez-vous est donné rue Pupin pour une découverte des flacons inédits de champagne Moët & Chandon. Puis les visiteurs se promèneront dans les jardins à la française avant de sortir par la fameuse avenue de Champagne.

Pierre-Louis Curabet et Christian Lantenois (photos)

Extraits de l'union du 12/05/2016

   

   

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 


 Pause fraîcheur et plaisir dans les caves de la maison Mumm

  

Quand le soleil tape à l’extérieur, une visite du site de la firme au cordon rouge permet un agréable bain de fraîcheur, avant la dégustation des produits maison.


Toute visite se termine obligatoirement par une dégustation des produits maison.
Un moment généralement apprécié.

On vient parfois de loin pour visiter la maison Mumm. Ce jour-là, arrivent à l'accueil, Gemma et Carol,  un couple venu de République Dominicaine. Se présentant comme deux retraités, ils entreprennent un joli petit tour d'Europe. Après Lille et Strasbourg, les voici à Reims. Malheureusement, ils n'ont pas réservé. Et, chez Mumm, on fonctionne essentiellement sur réservation.  « On nous a dit d'essayer de revenir à 16h30 si la visite de 14h30 est complète », explique Carol.

Dommage pour eux car cet après-midi-là à Reims, le soleil tape fort : le thermomètre affiche plus de 31 degrés. Et dans les caves de Mumm, les visiteurs vont goûter à la fraîcheur. « Au premier niveau, à sept mètres de profondeur, la température est constante à 16 degrés, indique Sandra, chargée de visites. Au deuxième niveau, à moins, 14 mètres, on descend à 11 degrés. Avec un taux d'humidité de 90 %. »  Le visiteur avisé aura, bien fait de prendre un petit pull, pour limiter les chocs thermiques ...

Cette maison installée au 34 de la rue du Champ de Mars est bien rodée à l'accueil des touristes. « Notre circuit est en place depuis 1966, mais il a été renouvelé en 2004, explique Laura Sileo-Pavat, chef des visites et de l'accueil : nous avons été la première maison de champagne à être classée en ERP, établissement recevant du public, et à tous mettre aux normes de l'accueil des personnes handicapées » C'est ainsi qu'il existe un ascenseur pour permettre à ceux qui ont des difficultés à se déplacer de descendre dans les différents niveaux sans emprunter l'escalier.

Sandra Peroche nous cite en cours de route quelques chiffres clés: data de fondation, longueur des galeries, nombre de bouteilles (lire par ailleurs) ...Si le promeneur est ainsi abreuvé de données mathématiques, la maison lui propose aussi enfin de parcours une autre façon de s'abreuver: avec la dégustation des produits maison. Un moment fort apprécié, et d'autant plus par ces grandes chaleurs.

Antoine PARDESSUS

Autant de kilomètres que de millions de cols

Fondée en 1827, l'entreprise Mumm dispose de 25 km de galeries, où sont stockées 25 millions de «cols» (bouteilles de différentes contenances). Elle possède 218 hectares de vignoble, et travaille avec 800 viticulteurs indépendants ; elle produit 8 millions, de bouteilles par an. Elle accueille quelque 60.000 visiteurs par-an. parmi lesquels les Français arrivent en tête, suivis des Américains et des Anglais. Les visites incluant une flûte à déguster varient selon la prestation de 20 à 39 euros par personne. Pour ce dernier prix, le visiteur a droit à une dégustation comparative entre un 100 % chardonnay et un 100% pinot noir.

 Extrait de l'union du 02/08/2015

   

   

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


    

 

 

 


 

Extraits de l'union du 21/08/2015

Répertoire