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 Des restos aux bords des routes

Dix bonnes adresses pour régaler ses sens

La renaissance du Chateau de SACY

Quelques tables de l'agglomération

LE 17 À REIMS - UN SACRÉ NUMÉRO

l'Affaire -  De l'évolution du goût

Anna-S, - La table amoureuse

L'Assiette Champenoise

Au P'tit Rafiot - Le restaurant prend le large

Le Bateau ivre - Cap sur le bon goût

Bistrot du Circuit - « Le FISH ABD CHIPS» A L'ANGLAISE »

 Brasserie du Boulingrin - l'histoire continue !

Brasserie les Halles 1924 - Les amoureux de la

« Che Diego », restaurant argentin, ouvre ses portes début septembre

Chez Coco, un bistrot-rôtisserie à grandes flammes

Chez Ginette -  et sa cuisine d'antan

Chez Jérôme - On mange du fait maison et on chine… à la carte
MANGEZ ET EMPORTEZ ...VOS COUVERTS

 Chez Lou - Un restaurant éthique

 

Croquignole LE RESTAURANT DE CAROLE

Da Nello - LE MEILLEUR DE L'ITALIE

Duprat et Duprat - Un nouveau restaurant pour les fondus de fromages, mais pas que...

HENRY IV - L’ histoire continue

La Caravane - Entre cantine et guinguette

La GALlNETTE - UNE PREMIERE ANNÉE PROMETTEUSE

La Garenne - Heureux comme un gastronome

LA PAIX - LE RENOUVEAU D'UNE INSTITUTION

La P'tite Cocotte - Un resto de produits frais

La Renardière - Le charme

La VIGNERAIE - Le détour nécessaire

Le 9 - A la brasserie tout est fait maison

Le Caveau - à Cumières

Le Cabasson - Un estaminet aux saveurs locale

Le Café du Palais - Jean-Louis VOGT, une institution

Le Comptoir du bœuf, c'est pas d'la daube !

 

Le Continental - Le nouveau restaurant Continental ouvre lundi

LE CRYPTO - LES ÉTOILES SONT DANS L'ASSTETTE

Le Daily Golf, un cadre atypique exceptionnel

LE JAMIN - LA SIMPLICITÉ EST DE BON GOUT

Les Charmes - Des plats franco-brésiliens au menu

LE PALANQUIN - Le patron du restaurant envisage de nouvelles aventures
DU CÔTÉ DE CHEZ VAN

Le Royal Champagne - Lance son recrutement

Le VO - une très belle restauration

L’Univers  - et le Kyriad s’agrandissent

Les CRAYERES

Les Sarments - DES CLASSIQUES MAITRISÉS A LA PERFECTION

Mets Envies - L'esprit bistrot flotte sur HERMONVILLE

Pic Adore - Un couple, deux cuisines

Poivre Rouge - Ouvre à Bezannes

Racine - UNE NOUVELLE ETOILE À REIMS
Le Michelin récompense la créativité du chef du Racine
Le Gault & Millau 2016 l'a récompensé

The Bootlegger - un nouveau restaurant-bar à cocktails à Clairmarais

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La brasserie Le 9, tout est fait maison


Luc et Nathalie Carrette aux côtés de leur «super» équipe. «
On a embauché deux serveuses et un cuisinier, ils sont très motivés  et essaient au mieux de nous aider ! » se réjouit le couple, qui peut aussi compter sur le soutien de son voisin d’Un Indien dans la  ville, Amar Shah, ancien propriétaire des lieux. M.D.

Le lieu est haut en couleur, accueillant et sympathique, à l’image de ses patrons, Luc et Nathalie Carrette. Bienvenue au bar-brasserie Le 9, installé depuis le 17 juillet, comme son nom l’indique, au 9, place d’Erlon, en remplacement du bar à champagne Golden Bulles, qui a fermé ses portes en juin. Voilà deux-trois ans que le couple, originaire de Soissons, cherchait ce type de commerces, à Reims en priorité. Alors lorsque l’occasion s’est présentée, il n’a pas hésité. Le début d’une nouvelle vie ! « Quand on a vu que le local était à vendre ici, on a flashé dessus. C’était à notre échelle. Je voulais un lieu comme celui-ci, pour en faire une petite brasserie, simple et bonne » , confie Nathalie, ravie d’avoir, comme son époux, quitté le monde de la boulangerie.

On a tout donné à la boulangerie, notre vie, notre santé. On avait besoin de respirer Nathalie et Luc Carrette, patrons du 9

« Nous avons été artisans boulangers pendant 30 ans à notre compte » , indique le couple, qui a détenu trois boulangeries, dans l’Oise, dans les Hauts-de-Seine, puis à Soissons, d’où il est originaire. « C’était trop de travail, trop de fatigue, sept jours sur sept. C’est une vie décalée, dédiée à ça. Le premier réveillon que nous avons fait avec notre fils, c’était quand on a vendu, à Noël dernier. Il a 27 ans… On a tout donné à la boulangerie, notre vie, notre santé. On avait besoin de respirer. » Et de se lancer dans une nouvelle aventure, sur un autre rythme. « On se fait plaisir maintenant, en souhaitant faire plaisir à nos clients! On veut prendre le temps d’échanger avec eux dans ce lieu convivial et spacieux », qui reste pour autant à taille humaine : la brasserie compte 38 couverts en terrasse et 40 à l’intérieur. Côté décoration, le couple a gardé des éléments, mais a apporté sa « touche » avec des cadres et du mobilier contemporains, designs et colorés. Le fond musical est jazzy, groovy, et ne « casse pas les oreilles ». « On a voulu créer un lieu où l’on ait envie de venir se poser, discuter, ou manger. » Ici, tout est fait maison, des frites aux sauces, en passant par les desserts. Mêmes les fonds de tartes et les pains à burgers sont réalisés par un artisan boulanger. Quant aux légumes, ils proviennent de la Cueillette de la Pompelle. « Le plat du jour est renouvelé quotidiennement et on y ajoute trois ou quatre suggestions du chef. » Viandes, salades repas, poisson, burgers… Les propositions sont variées mais pas trop, pour privilégier le « bon ». « On va rajouter des pâtes à la carte »,projette aussi le couple, qui les propose déjà en suggestion. À toute heure, assiettes de charcuterie ou de fromage à 10,50€ complètent le menu qui compte deux formules : entrée-plat ou plat-dessert à 13,50€ et entrée-plat-dessert-expresso à 18,90€.

Le 9, 9, place d’Erlon. Ouvert du mardi au samedi en journée, ainsi que les vendredi et samedi soir. Tél. 09 53 00 88 12.

Aurélie BEAUSSARD

Extraits de l'union de 03-08-2018

    

    

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Des restos aux bords des routes

Au poil, Le Poilu
Picon guerre

Le « Petit Pari », réussi

Une cuisine hors du temps
Le retour de la jeune garde
La cuisine du terroir

    

    

 Répertoire 

 

 

 

Au poil, Le Poilu

Pour notre dernière étape gourmande, on s'arrête sur le Chemin des Dames, à Cerny-en-Laonnois, où Patrice et Florian, un père et son fils, ont ouvert le Poilu.


Au Poilu, sur le Chemin des Dames, les amateurs peuvent déguster 35 variétés de bières, à des prix très attractifs.

 LE JOUR OÙ

Il y a quelques mois, des clients s'installent dans le bar. On ne les avait jamais vus. Je crois qu'ils venaient de Reims. Il nous a semblé qu'ils avaient passé une bonne soirée, sans plus. Le temps passe. Et puis il y a quelques semaines, ils se repointent. ru_n d'eux dit «j'ai besoin de bras! ))On sort, sans réfléchir. Il était venu en camion. Il l'ouvre : c'était un piano. Ils nous l'ont offert, comme ça ! Depuis, le piano est là, les musiciens peuvent l'utiliser quand ils en ont envie ....

Comme cela arrive souvent pour les grands projets, tout a commencé par une fin de soirée un peu arrosée. Florian, le fils, demande à son père, Patrice : « Et si on ouvrait un bar tous les âeux ?» La blague prend vite la forme d'un défi. «Je ne sais plus comment ça m'a pris. Je revenais d'un voyage au Québec, j'étais rentré trop tard pour intégrer mon BTS, il fallait que je fusse quelque chose » , explique Florian, 27 ans.

ON A TOUT FAIT NOUS-MËMES

Patrice, 51 ans, a déjà les murs. Car chez les Leroy, les bars, c'est une affaire de famille. Sur le chemin des Dames, sa grand-mère a tenu, de 1948 à 1973, ce qui s'appelait alors « A la boule d'or D, une grande bâtisse à l'entrée du petit village d'Arrigny. «Petit, je m'étais dit que Je reprendrai le bar », se· souvient Patrice. Il ouvre donc, « Le relais du Chemin des Dames »  dans les années 80, puis il revend le fonds de commerce en 1997.

Jusqu'en 2014, les habitants de Cerny-en-Laonnois n'ont plus le moindre troquet à des kilomètres à la ronde pour étancher leur soif: liIls ont tous fermé les uns après les autres. Le chemin des Dames, c'est 24 kilomètres de champs Il, constate Patrice. Quand Florian et Patrice décident de se lancer dans l'aventure, ils n'ont pas grand-chose en poche. Mais ils peuvent compter sur leur sens de la débrouille. Tout est de la réeup: des palettes, on en fait des barrières, on a tout fait nousmêmes I »  raconte Patrice. Pour la licence, les travaux, les premiers investissements, ils ont finalement moins de 10 000 euros à mettre de leur poche. Six mois après, le bar ouvre. « C'était le jour du passage du Tour de France! Le conseil général avait insisté pour que l'on soit ouvert, alors que l'on avait prévu une ouverture en septembre. » 

Ils ouvrent donc en vitesse, mais la route est finalement fermée au public pour raisons de sécurité: cejour-là,le président de la République, François Hollande, avait décidé d'assister à cette étape de la Grande boucle. Pour mener les travaux en temps voulu, les habitants du village mettent, eux aussi. la main à la pâte. Cette solidarité de bon augure donnera le ton pour la suite. «Quand on dit à un ami qu'on aimerait bien faire ced ou cela, c'est fait dcns la semaine .; constate Patrice, comblé. « Un ami s'est occupé des bacs à fleurs, un club/de motards nous a prêté une friteuse, d'autres le barbecue ... » Père et fils veulent un bar qui leur . ressemble et, surtout, qui ne ressemble pas aux: autres. La-carte propose donc des poutines, spécialité québécoise, et de très généreux plats de viande. « On dit que c'est trop copieux, mais je ne veux pas que les gens sortent affamés de chez moi Il, explique Patriée, qui gère les fourneaux, tandis que le fiston s'occupe du bar.

CIIAOUE WEEK-END, DES BŒUFS ORGANISÉS ENTRE MUSICIENS

Les amateurs peuvent y dêguster 35. variétés de bières, à des prix très attractifs. Les touristes qui parcourent le Chemin des Dames ne s'y trompent pas. Les motards non plus, qui font volontiers escale.

Les musiciens, enfin, viennent profiter des instrumentsen place pour des bœufs organisés chaque week-end. Au final, le Poilu est un grand melting-pot en rase campagne, mélangeant joyeusement toutes sortes de gens. «On peut avoir tout ,autant des gens très jeunes et des personnes âgées, et ils arrivent à discuter! Il, se réjouit Patrice. Quatre ans après, père et fils sont heureux de leur réussite: Il C'est qu'on ne s'est pas trompés !

 Dorothée THlENOT

Extraits de l'union de 04-08-2018

Picon guerre

La cinquième étape de notre itinéraire gourmand des départementales de la région nous amène à « La Madelon », un bar aux couleurs de la Grande Guerre, près d’Épernay, sur la D40.


Didier BLANCHANCHARD, patron de « La Madelon », « st passionné d’histoire militaire. R. Wafflart

 LE JOUR OÙ

« Ma passion pour la Grande Guerre a commencé à l’âge de 17ans : à la mort de ma grand-mère, j’ai mis la main sur des documents concernant mon grand-père qui avait été fait prisonnier des Allemands. C’est parti comme ça. Quand j’ai repris La Madelon, en déblayant le grenier, j’ai découvert un uniforme de la Seconde Guerre mondiale, et dans la grange, sur les murs, des mots gravés par des soldats. Hasard, ou coïncidence ? »

Il a son nom gravé sur une plaque militaire, accrochée à son cou : Didier Blanchard. Le patron de « La Madelon » est passionné d’histoire militaire, et cela se voit. Pas même besoin d’avoir franchi la porte pour savoir à qui on a affaire. Dehors déjà, on affiche la couleur : drapeau français, soldats peints sur la façade, vieille automobile. Dedans, on pénètre dans l’antre du collectionneur : affiches d’époque, vitrine où sont soigneusement disposés des mannequins en costumes d’époque, portraits de famille.

Didier Blanchard a voulu allier deux passions, le bar et la Première Guerre mondiale. Les murs lui appartenaient, alors quand « la Vigne d’or », le bar qui le précédait, a fermé, il a repris. Sans rien connaître du métier ! « J’avais plus pour habitude d’être de l’autre côté du bar… » Qu’importe, en 2006, il se lance. Et ça marche ! Le novice fait vite ses preuves, au point où il peut ouvrir la partie restaurant trois ans plus tard.

Au bar, beaucoup d’habitués. La partie restaurant accueille, en semaine, des ouvriers qui profitent du menu du jour, et des touristes le week-end. « Beaucoup d’Allemands viennent pour suivre des chemins de mémoire. », explique Didier Blanchard.

VENDANGEURS À LA PELLE

« Mancy était plutôt un lieu de repli », mais la région regorge de lieux de mémoire pour les passionnés de son espèce : Dormans, Suippes, le fort de la Pompelle…

Pendant les vendanges, il prépare entre 200 et 250 repas par jour, entre le restaurant complet et les commandes. Quant au bar, il ne désemplit pas. Mais depuis quelques années, Didier Blanchard constate un changement dans les comportements des vendangeurs : « Comme il y a de plus en plus de sous-traitants, les gens employés sont là uniquement pour gagner de l’argent. Pas par passion, ni pour faire la fête », regrette-t-il. Il n’y a pas que pendant les vendanges que les choses évoluent. Les habitudes changent à mesure qu’il est devenu risqué de prendre la route en étant alcoolisé. Les bars de campagne trinquent, « La Madelon » en donne la preuve. « Je ne peux pas faire une soirée sans que les gendarmes ne se postent aux alentours. Les gens ont une peur bleue de cela ! » Pour que ses clients continuent de venir le soir, il a eu une idée : avec sa vieille voiture, il va les chercher et les ramène, sains et éméchés, à domicile.

Père d’une fille et heureux grand-père, Didier Blanchard n’a pas l’intention de tenir « La Madelon » ad vitam aeternam : « C’est bien plus dur que ce que j’aurais imaginé. On m’avait pourtant prévenu ! Si on veut gagner notre croûte, il faut énormément travailler . » Non pas qu’il soit tire-au-flanc, mais Didier Blanchard a d’autres passions auxquelles il ne peut plus s’adonner. Les reconstitutions, d’abord. En tant que président fondateur de l’association du Poilu de la Marne, il a beaucoup à faire : « Je possède un camion datant de 1915, une cuisine roulante. On fait beaucoup de défilés. On m’appelle pour des événements dans le Vaucluse, la Meuse, l’Oise… »

Ensuite, un bon collectionneur se doit de courir les brocantes pour trouver des pièces rares, et il est assigné au bar tous les week-ends.

Enfin, la chasse est un plaisir que «La Madelon » l’empêche de poursuivre. C’est donc décidé, dans quelques années, il vendra tout. Sa fille unique ne voudra pas de tout ce qu’il a récolté au fil des années. Mais il lui reste un petit espoir de transmettre son goût pour le kaki : son petit-fils semble avoir attrapé le virus ! Alors « La Madelon » pourra continuer à être l’écrin de deux de ses passions : la Grande Guerre et le picon.

 Dorothée THlENOT

Extraits de l'union de 03-08-2018

Le « Petit Pari », réussi

 Notre série gourmande et itinérante passe par la D13, à Arrigny, « Au Petit Pari ». La table au charme désuet propose une cuisine traditionnelle qui ravit les habitués.


Thierry Berthet est deplis 1999 aux cornues du « Petit Pari », sur la route du lac du Der.
Aurélien Laudy

 LE JOUR OÙ

« En 42 ans passés ici, des histoires on en a pas mal, mais aucune ne me vient... Si Il y a bien cette fois où un prêtre s’est installé tout seul en terrasse pour dîner. Il regardait le menu et paf, un sanglier a débarqué sur la terrasse ! le prêtre s'est sauvé sans demander son reste. »

C ' est l'un de ces bars où l'on s'arrête par hasard. Ni beau ni laid, dans un village qui ressemble à tant d'autres, en bord de route. On s'y arrête parce qu'il le faut, puis on y revient, parce que c'était bien. C'est aussi un peu par hasard que se sont installés les patrons du «Vieux pari li, à Arrigny. En 1999, le jeune couple Berthier y pose ses valises. Tous deux ont envie de travailler à leur compte. Il y a beaucoup de travaux à faire, mais l'endroit semble prometteur, en bord de départementale, sur la route du lac du Der.

Depuis les années 1920, c'est un restaurant. les Berthier rachètent à Mme Aubriot qui, à 78 ans, peinait à garder le rythme, « La dame a connu les belles années, avec la création du Der ! », remarque Thierry, qui garde un album qui retrace l'évolution des lieux, Il a fallu faire de grands travaux, une belle salle de restaurant, les cuisines. Construit depuis 1967, le lac du Der-Chantecoq est inauguré le 3 Janvier 1974, après dix ans de travaux, par le ministre de l'équipement de l'époque, l'Aubois Robert Galley. Conçu pour re tenir les crues de la Marne et ainsi éviter les inondations, il devient, avec ses 4 800 hectares, le plus grand lac artificiel d'Europe. Le progrès est passé par là et ce sont désormais un million de visiteurs qui viennent chaque année profiter des attributs de la région. « C'est vrai que l'on profite bien du Der. Sans lui, on aurait déjà fermé. »

CHANGEMENT DE CULTURE

Même si les Berthier n'ont pas la même clientèle que celle qui vient en villégiature sur les bord du lac, ils font tout ce qu'ils peuvent pour faire tourner la boutique: « Au Petit Pari » propose un coin presse, qui a réduit comme peau de chagrin - CI la presse, c'est plus un service que l'on rend, le loto, et aussi le tabac, le seul aux alentours.

L'été, ils ont «de gros coups de bourre ». Depuis deux mois, ils cherchent un serveur mais ne trouvent personne : « Ça aussi, ça devient compliqué », soupire Thierry, « C'est la première fois qu'on a autant de mal à recruter. En ville, il y a les transports en commun. Ici, si l'on veut travailler, on est obligé d'avoir le pennis et un vêbicute... » Le jour de la rencontre, est-ce cette recherche de serveur infructueuse qui le perturbe, le patron semble un peu nostalgique. « Avec l'âge, on a perdu toute une clientèle, tous les andens, qui venaient pour leur opéra à 11 h 15, jusqu'à 11h 50. On avait toute une équipe de petits pépères. B Selon Thierry, « les mentalités ont changé ».' Aujourd'hui, plus personne ne vient jouer à la belote l'après-midi. c C'était une clientèle de bar de campagne, pas toujours facile à g rer: il ne fallait surtout jamais prendre parti! », se souvient-il. Et les jeunes ? Ils sont invisibles. « Avant, ils restaient tous des heures sous l'arrêt de bus, Quand - ils venaient id, ils prenaient une consommation- et restaient toute la journée à jouer au baby-foot ! » Sa fille de 17ans explique : « Aujourd'hui, on va à la boulangerie du Leclerc ! »

UNE CUISINE RÉPUTÉE

Le « Petit Pari » peut néanmoins compter sur la bonne réputation qu'il a maintenue au fil des années, pour sa cuisine : du menu ouvrier à 13,50 euros au menu des gourmets à 37 euros, les amateurs de cuisine traditionnelle s'y rendent volontiers le midi. Et se régalent des croquettes de pied de porc, d'andouillette de Troyes gratinée, ou de friture de joëls garnie de sauce tartare. Le restaurant travaille aussi beaucoup comme traiteur, pour les sociétés de chasse, jusqu'en Haute-Marne. La période des grues cendrées, d'octobre à décembre, est faste, Quant aux touristes ou chauffeurs qui s'arrêtent «  Au Petit Pari » par hasard, ils reviennent souvent en toute connaissance de eause,.

 Dorothée THlENOT

Extraits de l'union de 02-08-2018

Une cuisine hors du temps

AISNE Troisième étape de notre série consacrée aux restaurants aux bords des départementales, le Lord Godet, en Thiérache, offre une cuisine généreuse, à l'image de ses propriétaires.


Philippe HEREZ et Arlette FRANA ont racheté le restaurant en 1985, mais y travaillent tous deux depuis 1972

À SAVOIR

*.-  Le Lord Godet existe depuis 1972. Situé à Leschelle, à la lisière de la forêt domaniale du Nouvion, sur la RD1029, il propose un gîte de dix places pour les visiteurs, et un chalet qui reçoit souvent les jeunes mariés.

*.-  Les propriétaires proposent une cuisine traditionnelle et reçoivent aussi pour les mariages, les anniversaires et autres festivités.

*.-  Compter 18 € pour la formule plat du jour, dessert et bière, et de 25 à 50 € le menu avec entrée, plat; dessert.

Au cœur de la Thiérache, la demeure est imposante, les murs recouverts d'un lierre épais. Un grand parc accueille des tables, sous lesquelles déambulent une poule et ses poussins. Un peu plus loin un âne, des daims, un lama cohabitent tranquillement. C'est là qu'officient, depuis 1972; le duo Arlette Franna et Philippe Ferez, la première en salle, le second en cuisine.

La démarche est sans doute moins assurée qu'autrefois, mais Arlette valse entre les tables, plateaux sur le bras. Elle est bien mise : cheveux blonds laqués, pendants clinquants aux oreilleset gros collier fantaisie sur son top en dentelle noire. Arlette a 71 ans, mais espère bien le faire oublier.

À l'image de la patronne, qui a tout refait après avoir racheté les murs en 1985, la décoration est chatoyante. Fausses fleurs à foison, une table basse a l'effigie de Johnny Hallyday, son ancienne idole, des sabots fabriqués en Thiérache, des casseroles en cuivre et des étoiles de mers aux murs ... À l'image de la patronne, la cuisine mitonnée par le chef est généreuse.

VOYAGE DANS LE TEMPS

Le visiteur doit savoir qu'en faisant escale au Lord Godet, ce n'est pas seulement un voyage dans la belle campagne ardennaise qu'il va s'offrir. C'est aussi un voyage dans le temps et un hommage aux passions d'Arlette. Les grandes assiettes qu'elle amène à la table rappellent une époque révolue, où les buffets froids prenaient des formes de poissons, où la mayonnaise et les œufs en gelée étaient rois, où les machines Nespresso n'existaient pas. On pourra ainsi se régaler de ris de veau, de poulet au maroilles, de cuisses de grenouille ou encore de dos de cabillaud à l'orange. L'hiver, ils proposent gibier et plateaux de fruits de mer. Cette carte fonctionne depuis des années, pourquoi en changer ! « On a essayé, il y a quelques années, car des clients disaient qu'on proposait toujours la même chose ! », se souvient Philippe Ferez. « Croyez-le ou non, ils ont continué de nous réclamer les anciens plats ! »

UNE RÉGION À DYNAMISER

Arlette aimerait que les choses restent figées, au temps où la Thiérache avait ses usines qui drainaient des clients dans le restaurant, où la région voyait passer des touristes hollandais. « On n'a plus de chefs d'entreprise, ni de représentants de commerce, ils n'aiment pas la campagne ! », regrette Arlette, nostalgique.

Entre le familistère, le château fort de Guise, et l'axe vert de la Thiérache, « de Hirson jusqu'à Guise, la zone pourrait être dynamisée pour les touristes! », estiment les deux patrons, originaires de la région.

Quand elle a un coup au moral en pensant à tous ses clients qui disparaissent - de vieillesse - les uns après les autres, Arlette pense à Une Renaud, son inspiration, et c'est reparti pour un tour. Elle retrouve l'énergie qu'il lui faut pour gérer le restaurant, midi et soir, six jours sur sept : « 56 ans que je travaille, il faut s'aligner pour me suivre ! Il en faudrait trois pour me remplacer. Hein ? » Philippe opine du chef, calme, cigarette à la bouche. Ces deux-là fonctionnent en duo depuis 41 ans, ils connaissent leur partition. Elle parle, il acquiesce. On sent qu'avec la patronne, il faut filer doux. Les « 45 ou 46 apprentis » formés au Lord Godet au fil des ans pourraient en témoigner. Cela lui a valu la médaille de l'Ordre du Mérite, en 2014. « Il faut donner de notre savoir-faire aux jeunes », estime ·le couple. Il y a du travail pour eux. Mais il faut quitter la région.

 Dorothée THlENOT

Extraits de l'union de 01-08-2018

Le retour de la jeune garde

Nous poursuivons notre itinéraire gourmand sur les routes départementales et faisons une halte au Pont Royal entre Reims et Charleville. Un lieu réputé pour sa convivialité.


Jérémy PERROT (a dmite) et Tlibault SCHNEIDER (au fond a gauche) se sont rencontrés à l'école hôtelière, à Bazeilles. Aurélien LAUDY

LE JOUR OÙ…

« Nous sommes partis, habillés en costumes, par une chaleur étouffante, faire le tour des banques de Rethel, pcut tenter de décrocher un prêt. Elles nous ont fermé la porte au nez jusqu’à la septième, à Vouziers ! On s’en souviendra car nous étions loin de nous imaginer ce que nous vivons aujourd’hui : une clientèle comme une seconde famille, des conditions de travail qui donnent envie de bosser. C'est un régal à chaque jour quf passe ! »

C 'est un bord de route assez fréquenté pour qu'on passe facilement, sans la voir l'entrée du Pont Royal, sur la D925, entre Reims et Charleville. Le restaurant est posé au bord de ce coin de route, très fréquenté des camions qui font la route depuis ou vers la Belgique.

Voilà trois ans, les anciens propriétaires trouvent enfin repreneur, après plus de trois ans de recherches infructueuses. Ils laissent les murs, où ils ont officié durant 33 ans, à deux jeunes tous fringants et motivés. Jérémy Perrot et Thibaut Schneider se sont rencontrés à l'école hôtelière de Bazeilles, dans les Ardennes, et ont fait les 400 coups ensemble. Ils n'ont pas 23 ans, mais ils ont tous deux la motivation pour reprendre ce restaurant un peu vieillot et délaissé, qui vivote avec son petit lot de clients habitués. Il en fallait, de l'audace, pour oser reprendre ce restaurant sans apport ni garant ... Et il en faut, de la confiance, pour vouloir se poser à la lisière des Ardennes, après avoir vécu la belle vie intense des saisonniers, dans le Var, en Corse ou dans les Alpes.

Ce qui les a amenés là, c'est d'abord une « histoire de gonzesses : quand on fait les saisons, on travaille pendant six mois non-stop. On a eu envie d'avoir aussi une vie personnelle en dehors du travail, » explique Jérérny. Dont acte : ils laissent le soleil où il est et signent leur retour vers leur région natale. Ils choisissent les Ardennes parce que l'immobilier y est accessible. Les deux associés ne lâchent rien, même si les banques leur ferment la porte au nez les unes après les autres. Ce n'est qu'en franchissant la porte de la septième enseigne qu'ils trouvent, enfin, le soutien dont ils avaient besoin. Ils trouvent les conseils nécessaires auprès de la Chambre de commerce et d'industrie, qui leur insuffle la confiance qu'il leur manque.

EN TOUTE CONVIVIALITÉ

Un an après, c'est l'ouverture : nous sommes en octobre 2015. « On voulait  un endroit pas trop grand, car c'est notre première expérience en tant que gérants, mais pas trop petit, pour pouvoir nous payer tous les deux», explique Jérémy. Au Pont Royal, l'esprit est convivial. Côté bar, il y a les habitués au comptoir, les ouvriers, artisans, et enfin les routiers qui viennent s'installer.

« Après une journée passée dans leur camion, ils ont besoin de discuter, même sens se connaître, er de consommer. » Ils sont donc nombreux, le soir, à profiter du menu « brasserie » à 13,50 euros. Une douche est là pour eux et le restaurant ouvre dès 6 h 30 le matin si les routiers le demandent. Car pour eux, c'est bien simple : sur cet axe qui descend de la Belgique, à part le Piquet, il n'y a rien jusqu'à Reims, où le centre routier jouit dit-on, d'une mauvaise réputation. « Ils préfèrent faire un peu plus de bornes que de dormir là-bas », constate Jérémy. Sur Truck-fly, une application destine aux routiers, les commentaires sont élogieux.

L'endroit est divisé en deux parties : la partie brasserie, donc, et la partie restaurant. Les jeunes associés ont voulu s'éloigner du semi-gastronomique qui était la marque des anciens propriétaires, pour proposer des plats traditionnels : deux menus au choix mais du local et de la qualité. Parmi les plats les plus prisés, le poulet au camembert, et surtout l’entrecôte, de la viande locale, un bon pavé de 400 à 500 grammes. Ils le savent, ils ne passeront pas leur vie au Châtelet-sur-Retourne. Mais il leur reste beaucoup à faire : des travaux, comme créer une véranda qui donne sur la route, dont le bruit gêne certains clients, et installer une terrasse de l'autre côté.

Dorothée THIENOT

Extraits de l'union de 31-07-2018

La cuisine du terroir

Partez à la découverte des tables qui bordent nos départementales. Non loin de la frontière belge, à Fumay, les bons vivants peuvent se régaler de spécialités régionales.


Gwen, la serveuse dont le sourire plait tant aux clients. Aurélien LAUDY

LE JOUR OÙ ...

Parmi nos bons souvenirs, il y a ce jour où des clients se sont installés à une table. Ils n'étaient pas du coin. Je leur ai demandé d'où ils venaient. « De l'Ouest », répondent-ils. Mais l'Ouest, c'est vaste. « D'où exactement ?», ai-je insisté. « Ils étaient de Vendée, précisément du même village dans lequel nous avons notre maison de vacances ! Après cela, nous sommes devenus bons copains et avons continué de nous voir. »

L 'hostellerie de la Vallée est bien campée sur ses murs de vieilles pierres, à l'orée d'un virage, au centre de Fumay. Traversée par la Meuse, la petite ville offre un paysage de carte postale, perchée au cœur des montagnes touffues. En son centre, l'hostellerie semble avoir toujours été là, sur une place traversée par la 0988 devenue sinueuse, qui draine de nombreux camions. Ici, dans la Pointe. on est encore d'un pas en France, mais tout près de la Belgique. L'endroit est un lieu de passage depuis des siècles. Quand l'hostellerie de la vallée s'appelait «  L'hôtel du soleil levant ». On raconte que le percepteur, en calèche, y faisait volontiers escale.

 BELLE ENDORMIE

Aujourd'hui, Fumay fait partie de ces belles endormies qui prolifèrent dans les campagnes françaises. C'est qu'ici, ceux qui peuvent partir ne se font pas prier: la petite ville (3464 habitants en 2015) compte un des taux de chômage parmi les plus élevés de France, 22,6 %. Les commerçants attendent que les infrastructures touristiques se développent, ce Qui pourrait changer la donne. Mais les investisseurs se font attendre.

L'été, les visiteurs sont surtout des Belges et des Hollandais, qui achètent les nombreuses maisons anciennes, délaissées par leurs habitants. « Leur Eden à eux peut devenir notre Eldorado à nous », suggère Antoine Douchamps, qui, avec son épouse Isabelle, tient les rênes de l'établissement depuis 2011. « Les locaux, paradoxalement, ne font pas tellement vivre les commerces », explique-t-il : en effet, une grande partie de la population n'a pas les moyens de s'offrir un déjeuner au restaurant, même si le patron tient à garder un menu du jour à moins de 15 euros.

CUISINE FAMILIALE ET TRUCULENTE

À l'origine le couple avait acheté le restaurant pour « mettre en route » professionnellement leur fille, Annabelle. Isabelle voulait reprendre un commerce et Antoine aimait trop la bonne cuisine pour ne pas mettre la main à la pâte.

Le chauffagiste de métier explique : « On voulait une cuisine qui nous ressemble, familiale, conviviale. Truculente ! » Et truculent, il l'est, enchaînant les blagues, grande gueule et grand cœur. « On aimait trop la bouffe dans la famille, j'avais un père épicurien, et pis c'est tout ! »

Antoine est un enfant du pays : « On est ici depuis 1500 et des brouettes », raconte-t-il. Établi pour de bon à Fumay, il fait « contre mauvaise fortune bon cœur » et en ouvrant ce restaurant, « limite la casse ». Il ne se contente d'ailleurs pas de faire de la bonne cuisine, mais tente de raviver la ville en organisant des soirées musicales gratuites.

Une douzaine de guitaristes sont ainsi venus en juin reprendre des classiques.

« Pour qui connaît Pagnol, Antoine pourrait être César, le père de Marius - un César ardennais », s'enflamme son ami Jean-Pierre, fidèle parmi les fidèles, qui égraine les délices de la carte les yeux fermés : boudin blanc à l'oignon, andouillette, tête de veau, rognons au Madère, poêlée de scampi, poêlée de Saint-Jacques, tartare au couteau .. . Antoine est clair sur ses intentions. Il ne veut pas faire un quatre étoiles, le restaurant s'autosuffit. »

À 56 ans, lui qui poursuit en parallèle son activité de chauffagiste se dit un peu usé : «  je travaille 7 jours sur 7 depuis 7 ans, et la restauration est un des métiers les plus ingrats qui soit. Tous les jours, il y a quelque chose qui pète ... » Ce rythme pèse sur sa vie personnelle. Il pense donc déjà à la retraite, à ce jour où il pourra, comme ses clients, s'installer à une table et commander des rognons et de bonnes frites maison, cuites à la graisse de bœuf.

Dimitri THIENOT

Extraits de l'union de 30-07-2018

    

    

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Le nouveau restaurant Continental ouvre lundi

Au revoir Le Conti. Bonjour le restaurant Continental ! Après six mois de travaux, l’institution rémoise, métamorphosée, rouvre ses portes lundi.


Au cœur de la salle panoramique, a été construit un superbe bar. La centaine de places assises est disséminée dans les autres salons, dont l’un peut être privatisé. Édouard Lantenois

La brasserie Le Conti fait désormais partie du passé. Après un peu plus de six mois de travaux, l’institution rémoise s’est métamorphosée. Pour découvrir le nouveau visage de ce lieu prestigieux, rebaptisé restaurant Continental, il faudra encore patienter jusqu’à lundi. Mais nous avons pu y entrer en avant-première… Histoire de vous mettre l’eau à la bouche !

Fini donc, le velours rouge et les dorures. L’établissement du 95, place d’Erlon, a été repeint dans des tons bleus et gris, très tendance. Terminé aussi, les tables dans la partie panoramique : elles ont laissé place à un bar central étincelant, surplombé d’abat-jour originaux. Cette transformation, imaginée par le designer d’intérieur Carlos Pujol, avec les propriétaires, Arnaud Fayet et Bernard Victor Pujebet, fait la part belle à différents espaces, agrémentés ici ou là de tables en bois, de fauteuils confortables au coin de la cheminée ou de mange-debout avec tabourets (tout le mobilier est neuf). « Je n’ai eu qu’un rôle consultatif » , précise le directeur des lieux, Olivier Roger. « Mais j’ai demandé à ce que le restaurant soit modulable. La banquette qui est là, pourra être de l’autre côté le lendemain. » Le gros atout du lieu est sans nul doute le choix laissé au convive de s’asseoir où bon lui semble, avec vue sur la place d’Erlon, le square Colbert, les Promenades… Ou encore l’intérieur de l’hôtel avec la nouvelle salle coiffée d’une verrière.

UN LIEU DE VIE

Déjeuner, tea time, apéritif, cocktail, dîner, after-dîner… De midi à 1heure du matin, du lundi au samedi, il sera possible de s’attabler dans ce « lieu de vie » au cœur duquel Olivier Roger souhaite que « les gens se sentent bien » , après un accueil « personnalisé », « privilégié ». « Il faut retrouver une ambiance », insiste-t-il. « Chaque personne qui entrera doit pouvoir se dire : je veux boire une bouteille ici ; manger là-bas. C’est son Continental. »

« On n’est pas le restaurant d’un hôtel (NDLR : le Continental, en travaux jusqu’à l’automne, auquel il a été rattaché en 2011 après 40 ans de séparation) », ajoute M. Victor-Pujebet . « Nous souhaitons que les Rémois se réapproprient ce lieu. » Pour les y aider, une équipe de 25 personnes, toutes fraîchement recrutées pour leur sourire et leur décontraction, sera sur le pont. « Ça voulait dire quelque chose d’être au Continental » , termine M.Roger. « Ça doit vouloir dire quelque chose demain. »


Le linge de table affiche la couleur : l’établissement, en travaux depuis le 23 décembre, s’appelle désormais Continental. Réservations au 0326406383 ou à contact@continental-restaurant.fr

Le caviar-champagne à 16 heures, c’est possible!

Au Continental, il sera possible de se faire plaisir, du matin au soir. À côté de la carte « finger food » chauds, froids, salés ou sucrés, à déguster dès midi et jusqu’à 1heure du matin – comme le caviar-champagne ! – les clients pourront savourer, aux heures de service, midi et soir, une cuisine « jolie et agréable », précise Olivier Roger, qui annonce, en plus des 5 entrées, 5 plats et 5 desserts de la carte, renouvelés suivant les saisons, trois menus changés tous les mercredis : l’un à 27€ (entrée, plat, dessert, café, eau, deux verres de vin), l’autre à 45€ (entrée, plat, dessert) et un menu découverte dégustation à 67 € avec cinq plats exclusifs suivant les arrivages. Car ici, on ne travaillera que des produits frais, de saison, et locaux au maximum ; uniquement du fait maison, même les glaces ! Pour le petit-déjeuner (dès septembre), aussi, l’équipe fera son maximum pour tout confectionner. « On n’oublie pas nos amis végétariens, végans, et sans gluten », note M. Roger. Quant aux enfants, ils choisiront ce qu’ils veulent sur la carte pour 12 € (portion divisée par deux). 350 références de vin compléteront les réjouissances, ainsi qu’une large gamme de thés, sélectionnés par l’Éveil des thés, servis avec deux gros sablés pour le Tea time. Dès septembre, des brunchs seront aussi proposés le dimanche (30 €).

Marion DARDARD

Extraits de l'union de 14-07-2018

    

    

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Chez Coco, un bistrot-rôtisserie à grandes flammes,

ouvre rue de Mars à Reims

Chez Coco, le dernier né d’Idir Kemiche (L’Affaire et Chez Joseph), a ouvert le 20 décembre au 12, rue de Mars, dans le quartier du Boulingrin à Reims. Il s’agit d’un bistrot-rôtisserie à grandes flammes, où tout se déguste rôti : volaille, cochon, bœuf, agneau mais aussi légumes, fromages (mont d’or, camembert aux pommes, miel et fruits secs) et même fruits. Le nouvel établissement, dirigé par Hervé Adam, avec Anthony Bouillard en cuisine, compte une trentaine de couverts à l’étage en plus d’une dizaine de places au rez-de-chaussée, de type mange-debout.

Formule poulet fermier jaune de Champagne, pommes de terre et baguette pour 4 personnes à emporter à partir de 21 €.

Sur place et à emporter. Terrasse chauffée.

Du mardi midi au dimanche midi, bar à grignotis l’après-midi.

Extraits de l'union de 29-12-2017

    

    

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Poivre Rouge ouvre à Bezannes 


Eric et Jérôme Bercet, père et fils, posent devant le restaurant qui a accueilli ses premiers clients hier. 

Grand chapiteau, orchestre, personnalités… Les dirigeants n’ont pas fait les choses à moitié pour inaugurer le premier restaurant marnais de la chaîne « Poivre rouge » à Bezannes. Cette chaîne, qui fait partie du groupement des Mousquetaires (Intermarché, Bricomarché, Brico Cash, Roady, Netto), a été lancée en 2010.

Ce restaurant-grill traditionnel de 110 places est implanté au pied de la gare TGV de Bezannes, en rez-de-chaussée de l’hôtel B and B. « Il s’agit du 86 e restaurant de la chaîne en France », explique Rose-Anne Rocheteau, présidente du conseil d’administration ITM Restauration. « Ici, on y trouve une formule à 7,90 € le midi. »

Implanté au rez-de-chaussée d’un hôtel, le nouveau restaurant de 286 m² emploie 18 personnes

Au cours de ce grand show inaugural programmé le 12 décembre, soit l’avant-veille de l’ouverture officielle, les équipes des quatre restaurants de Laon, Gauchy, Crouy et Bezannes ont été présentées par Eric Bercet, P-D.G. des quatre entreprises. « Poivre Rouge à Bezannes, c’est un restaurant de 286 m2 atypique car il se situe au rez-de-chaussée d’un hôtel ; c’est une première pour notre enseigne », explique celui qui, lorsqu’il est venu à Bezannes il y a un an, a été frappé par le nombre de grues de toutes parts. « Il était évident qu’il se passait quelque chose et qu’il ne fallait pas rater le rendez-vous. »

Eric Bercet évoquait alors quelques projets dont l’ouverture dès 17 heures en janvier pour les « petites collations entre amis ou collègues » ou encore le«click and collect » : « vous êtes chez vous ou au bureau ; vous commandez et réglez en ligne sur notre site et vous venez retirer votre commande à l’heure souhaitée ».

« Ça fait plaisir de voir des équipes joyeuses et dynamiques », s’est félicité le maire de Bezannes, Jean-Pierre Belfie, donnant par ailleurs un cours sur les différents poivres. « Le poivre est synonyme de gastronomie tandis que le rouge représente la viande. »

Issue de l’école hôtelière, la députée Aïna Kuric a tenu à encourager cette équipe avant que Rose-Anne Rocheteau procède à la tradition des Mousquetaires en remettant une épée à Eric Bercet.

Le restaurant de Bezannes, qui a donc reçu ses premiers clients hier, est dirigé par le fils de M. Bercet, Jerôme, assisté de 17 collaborateurs. « La spécialité du restaurant : la viande rouge, mais aussi du poisson, des grandes salades… » A noter que Jérôme Bercet participera, avec Soufiane Guazza, à son deuxième 4L Trophy sur une Renault 4L du 15 au 25 février prochains. Entièrement sponsorisé par Poivre rouge, cet équipage emportera avec lui des fournitures scolaires dans le cadre de ce raid humanitaire.

Poivre Rouge : 2, rue Henri-Moissan à Bezannes. Ouvert tous les jours de 11h 45 à 14 heures et 19 à 22 heures. Tél.03 26 23 48 07.

Dominique BERGER

Extraits de l'union de 15-12-2017

    

    

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Des plats franco-brésiliens au menu

Isabelle et Nicolas Garnesson ouvrent leur premier restaurant franco-brésilien à l’âge de 31 et 33 ans. Une cuisine appréciée et unique sur Reims.

 

Cela fait maintenant plus de deux mois qu’un jeune couple franco-brésilien remplit le ventre des passants, des curieux et des habitués au 11, rue Brûlart à Reims. Nicolas Garnesson, Rémois de naissance, et Isabelle Garnesson, Brésilienne d’origine, ont repris le restaurant Les Charmes en juin dernier et il y a eu du changement depuis: nouveaux propriétaires, nouvelle salle, nouvelle carte, nouveaux horaires… Tout y est passé !

Isabelle est arrivée en France il y a 12 ans, pour faire des études en comptabilité, mais c’était sans compter sur le charme de la nourriture française. « Au Brésil, lorsque les gens parlent de gastronomie, ils parlent de la France. Une fois arrivée dans ce pays, je me suis découvert une passion pour la cuisine française. J’ai arrêté mes études de comptable et j’ai démarré une école hôtelière en Charente », explique Isabelle Garnesson, passionnée par son métier de chef de cuisine. Nicolas Garnesson, lui, a appris le métier de restaurateur sur le tas, passant, en 3 ans, « de plongeur à directeur de restaurant ».

La nouvelle chef de cuisine entend mettre sa touche personnelle en proposant «une cuisine exotique en l’honneur de son pays natal». Au menu du restaurant : assortiment d’acras, velouté de crevettes et manioc, picanha (aiguillettes de rumsteck) ou encore crème caramel renversée. Des plats typiquement brésiliens qu’Isabelle Garnesson « aime autant cuisiner que déguster» . Une cuisine fait maison qui se veut tournée vers les Brésil mais aussi traditionnellement française. Le jeune couple propose à sa carte des plats aux prix et aux saveurs variés. Les menus vont de 17 à 46 €, changent avec les saisons et vous laissent le choix entre deux plats : un français et l’autre brésilien. « En proposant une carte mixte, on peut faire découvrir la cuisine brésilienne aux curieux ou faire plaisir aux adeptes tout en satisfaisant les fins gourmets de cuisine française. On est sûr de satisfaire le plus grand nombre de personnes . » Les portes sont ouvertes pour les groupes et les cérémonies, suivant vos inspirations ou votre budget. Seul bémol : le restaurant ne peut recevoir qu’une trentaine de couverts maximum. Un gage de qualité pour le seul restaurant de spécialités brésiliennes de Reims, au décor « moderne et exotique », à l’image de sa cuisine.

Ouvert du mardi au dimanche. Fermé le lundi, le mercredi soir et le dimanche soir.

ALICE DA MOTA

Extraits de l'union de 24-11-2017

    

    

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NEW MAG

Le Caveau


De la tradition, du folklore et des spécialités champenoises. C'est ce qui vous ottend au Caveau à Cumières, près d'Epernay.

 C'est dans un véritable caveau taillé dans la craie, que vous goûterez à la cuisine de Jean-Claude Rombach. Pour décor, des mannequins en habit de vignerons et des outils du travail de la vigne. Vous voilà prêt à savourer les plats qui font la renommée du lieu.

En entrée, du melon au ratafia, des escargots servis dans une petite casserole avec une sauce au champagne, du foie gras maison, une salade de saison avec du fromage de chèvre ou des tagliatelles de concombre au saumon fumé, fêta et menthe.

Le vin local, le rouge de Curaières, accompagne un filet de bœuf, le ratafia champenois sublime une belle côte de veau et quant au carré d'agneau, il est tout simplement rôti au four. le vin rouge de Cumières n'est pas réservé à s'accorder avec de la viande puisqu'on le retrouve avec un pavé au sandre. Le filet de bar est cuit à la vapeur. Comme tout bon restaurant de cuisine traditionnelle, le Caveau a ses incontournables.

La salade au lard, la tête de veau et le jaret d’agneau confit pendant 12 heures.

Si l’envie vous prend de déguster à la maison une des spécialités du chef, c’est possible. Le Caveau propose une gamme de plats à emporter. Une salade ou une terrine de foie gras ou alors un magret de canard au vin rouge de Cumières.

Après du Brie de eaux, place à l’un des desserts »fait maison » qui mettra à l’honneur l’une des gourmandises champenoises, le biscuit rose de Reims, ou alors le moelleux au chocolat. Glaces et sorbets aux parfums d'été vous apporteront de la fraîcheur. Le midi, formule 2 plats pour 12 euros. Comptez 2 euros de plus avec le fromage ou une faisselle. Rapide et économique. Si vous préférez vous laisser guider par le chef, optez pour le menu surprise. Sept plats concoctés par Jean-Claude selon les produits qu'il aura sélectionné lors de son marché. Qu'il est bon parfois de ne rien décider ! Et pourquoi ne pas vous essayer au sabrage d'une bouteille de champagne ? Jean-Claude saura vous initier avec plaisir à cet art champenois. Aucun doute, vous êtes en Champagne, en bordure de Marne en plein cœur des vignes.

44 rue de la coopérative, Cumières

Gregory Duchatel

Extraits de NEW MAG de 11-2017

    

    

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La renaissance  du château de SACY

La Villa Maria en ruines a laissé place à un hôtel et un restaurant d’une grande élégance. Le début d’une nouvelle vie.


Au cas où certains auraient oublié l’état dans lequel se trouvait leChâteau de Sacy, voici quelques photos prises en janvier 2016.

LES FAITS

1850 : construction de la Villa Maria par la famille Gosset ; une chêneraie, un potager, un jardin, des écuries et des dépendances entourent la demeure.

1940 : les Américains l’occupent pendant la guerre.

1949 : acquisition par la famile Martinet ; le site est déboisé, des vignes sont plantées tout autour de la villa.

1985 : de fortes  gelées provoquent d’importantes fuites.

1990 ET 1999 : deux tempêtes fragilisent les cheminées et la toiture.

2000 : Philippe et Francine Mobillion deviennent propriétaires des vignes puis de la maison en 2002, qu’ils tentent pendant dix ans de vendre.

2014 : cinq acheteurs potentiels se manifestent.

2015 : le groupe d’investisseurs Millésime, spécialisé dans l’hôtellerie de luxe en milieu viticole, devient propriétaire (pour moins de 380 000 €)

2016 : des travaux titanesques sont entrepris pour 3,7 millions d’euros.

2017 : le 4 juillet, accueil des premiers clients.

Quelle métamorphose ! Il semble loin, le temps où la Villa Maria tombait en ruines. C’était il y a un an, seulement. Il faut dire que le changement est total. Des salles éventrées, squattées, abîmées, n’ont été conservés que les quatre murs... et les 54 fenêtres. Tout, à l’intérieur du Château de Sacy, a été redessiné, reconstruit, meublé avec une grande élégance. Même l’emplacement de l’escalier a été modifié.

Au rez-de-chaussée, l’accueil, la salle de sport, celle de soins, l’accès aux bains norvégiens. Au 1 er étage, le salon, les salles à manger et la cuisine (ouverte), avec des vues variées sur les vignes qui semblent baigner la demeure. Seul le ronronnement des machines agricoles vient troubler le calme.

Tiphaine Brossier, directrice de l’hôtel et du restaurant, ne se lasse pas du paysage. Elle qui est originaire du golfe de Saint-Tropez ne regrette pas son choix ! « Le groupe Millésime favorise les sites d’exception » , note la jeune femme, qui, depuis un mois, a fait visiter la maison à maints habitants de Sacy, curieux de découvrir le fruit d’un an d’imposants travaux.

Cette adresse, les touristes l’ont très vite repérée et appréciée. Ouvert le 4 juillet, l’hôtel est complet une bonne partie de la semaine. Norvégiens, Coréens, Hollandais, Anglais, rivalisent de compliments sur les réseaux. « Ce premier mois va au-delà de nos espérances, glisse Mme Brossier, sans livrer de chiffres. Des clients nous envoient des courriels pour nous dire qu’ils reviendront. Nous avons 800 abonnés sur Facebook... »

DES POSTES ENCORE À POURVOIR

Les « locaux » se sont eux aussi approprié les lieux, avec des séances de travail pour des élus de l’agglomération rémoise ou des dégustations organisées par des maisons de champagne. « Nous misons aussi sur les entreprises de la zone de Bezannes, qui pourront y concocter séminaires et déjeuners »,note encore Mme Brossier, qui précise que, parmi la quinzaine d’emplois créés, des postes sont encore à pourvoir (cuisinier, pâtissier, technicien polyvalent et veilleur de nuit). Une nouvelle ère a bel et bien débuté pour la demeure Napoléon III.

L’inauguration se déroulera le 22septembre.


Au cas ou ncertains auraient oublié l »état dans lequel se trouvait lz Château de Sacy, voici quelques photos prises en janvier 2016


Au premier étage, toutes les cloisonsont été cassées. On y trouve désormais le salon, les salles à manger. Chaque fenêtre fournit une vue imprenable sur les vignes.


Toit effondré, huisseries défoncées, fientes d’oiseaux sur 52 cm d’épaisseur, nids de guêpes si énormes que les pompiers ont eu besoin de deux demi-journées pour en venir à bout. Le chantier a duré un an.Image


Outre la salle de sports et la salle de soins, les hôtes peuvent se d&l&sser dans deuc bains norvégiens qui peuvent atteindre 40°C, chauffés au bois


Le salkon privilège les couleurs chaudes et lumineuses. Des meubles et des décors chinés chez les antiquaires apportent une touche chaleureuse


La suite «
 Roi Soleil » jouxte celle baptisée « Marie Antoinette ».  Lits à baldaquin et salles de bain somptueuses


Tiphaine Brossier, la directrice ou « 
maître de maison » a fait visiter la demeure aux habitants de Sacy qui le souhaitaient. Ici, la terrasse, avec vue sur le village

 

PHOTOS Anne DESPAGNE Christian LANTENOIS

Extraits de l'union du 14-07-2017

    

    

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L’Univers et le Kyriad s’agrandissent

Le groupe Bombaron a évoqué hier l’extension de ces deux hôtels rémois pour un coût de 13 M€.

L’ESSENTIEL

*.- C’est fin des années 60 que l’aventure du groupe Bonbaron débute. Jacques, le père, boucher-charcutier de métier, se lance dans l’activité de traiteur, avec succès.

*.- En 1981, il devient propriétaire de l’Univers construit en 1930. En 1999, Christophe, le fils, avec un Master en management d’hôtellerie en poche, rejoint l’entreprise.

*.- En 1999, après des travaux d’embellissement, L’univers décroche sa 3e étoile.

*.- En 2003, l’hôtel l’Europe, situé rue Buirette, à Reims, entre dans le giron du groupe. En 2006, le Zone Zen Spa, un centre de bien-être de 250 m2, accolé à l’hôtel l’Europe, ouvre.

*.- En 2010, Christophe Bombaron réorganise le groupe, en l’orientant sur l’hôtellerie ciblée 3 étoiles. Il cède l’hôtel du Nord, place d’Erlon et les Salons Degermann. En 2011, le restaurant Le Spark vient remplacer Le Congrès, boulevard Foch.

*.- En 2015, L’Univers intègre la chaîne Golden Tulip.

*.- En 2016, L’Europe passe sous la marque Kyriad.

Deux gros projets d’agrandissement hôteliers sur Reims. Christophe Bombaron le confie volontiers, il n’a pas l’habitude de communiquer mais l’heure est aux annonces pour son groupe qui va investir dans les prochains mois, au total, 15 M€.

L’Univers : démolition pour 60 chambres supplémentaires

Alors que l’hôtel passe 4 étoiles cet été et que son restaurant, Le Spark, inaugure tout juste sa terrasse, le patron annonce l’ouverture d’ici 18 mois d’un bar mais surtout évoque un agrandissement hors norme : « Nous allons passer de 42 chambres qui viennent d’être rénovées pour un coût de 20 000€ la chambre à 102 chambres », détaille Christophe Bombaron . Pour mener à bien cette extension, le groupe a racheté, il y a 2 ans, le 39 boulevard Foch et est en passe de devenir propriétaire du bâtiment du 12 rue Noël, puisque le compromis de vente a été signé. Le bâtiment donnant sur l’artère principale va être démoli « ne comportant aucun élément architectural notable » et seule la façade de la rue Noël va être conservée. « Elle est caractéristique de la période de la Reconstruction. On souhaitait garder un élément du passé qui a façonné la ville. » Sur le bâtiment principal Art Déco, le dernier étage pour l’heure inoccupé va être réaménagé et deux étages supplémentaires vont pousser. Le projet de l’architecte rémois Mathieu Geoffroy a un côté très contemporain. Le permis de construire a été déposé le 14 avril. « Un gros travail en amont a été réalisé avec la municipalité et l’architecte des bâtiments de France. On espère pouvoir démarrer le chantier au 2e trimestre 2018. » Pour une livraison prévue début 2020.  Le budget ? Entre 9 à 10 M€.

Kyriad : une extension rue Jeanne d’Arc

Le permis de construire a aussi été déposé le 14 avril. « On devrait passer de 54 chambres existantes rénovées en 2016 à 105 chambres d’ici 2019. On espère démarrer au plus vite les travaux mais nous sommes tributaires des fouilles préventives qui vont d’ailleurs bientôt commencer », dévoile Christophe Bombaron. Un chantier d’1 an, pour un coût de 3,5M€. Le groupe rémois Bombaron fort d’un chiffre d’affaires de 3M€ en 2016 compte 40 collaborateurs et 96 chambres d’hôtels actuellement. « Avec ces deux projets d’extension sur Reims et la création sur Châlons, d’ici 3 ans maximum, on devrait doubler nos effectifs et presque triplé le nombre de chambres », précise fièrement celui qui est à la tête de l’entreprise familiale depuis plus de 10 ans.

À Chalons, l’hôtel de la discorde

C’est en 2005 que tout commence. Le groupe rachète le Castel, lieu emblématique de la cité châlonnaise, entièrement dédié à l’activité traiteur. « Au bout de quelques années, à l’emplacement du parking, on a souhaité faire un hôtel (Un Kyriad de 60 chambres). L’architecture est résolument moderne comme cela a été voulu par la municipalité et l’architecte des bâtiments de France, rappelle Christophe Bombaron. Le permis de construire nous a été accordé mais malgré tout, on se retrouve au tribunal administratif, parce qu’une association refuse envers et contre tout la construction de l’hôtel. En trois ans, nous sommes pourtant à la 5e évolution architecturale du projet. » Christophe Bombaron estime avoir ainsi fait beaucoup d’efforts et de compromis. « 15 mois que nous sommes dans l’attente d’une décision de justice. Je déplore qu’une association puisse avoir autant de poids alors que tous les feux sont au vert. Cela va à l’encontre de l’économie locale. Châlons est une ville qui mérite qu’on y lance des projets. C’est dix emplois directs et beaucoup d’autres indirects liés à la construction. Je ne peux pas imaginer que la justice finisse par ne pas nous donner raison. »

Aurélie Beaussart

Extraits de l'union du 07-07-2017

    

    

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La Caravane à Reims, entre cantine et guinguette


Nappes vichy, guirlandes d’ampoules, commodes des années 1930, banquettes en skaï… la salle prend doucement forme. Au milieu, trônent l’antique Simca et la fameuse caravane entièrement redécorée. « Attention, l’esprit est brocante vintage, préviennent les associés, mais il y a quand même le wifi gratuit. » Photographe: Remi Wafflart

Les voisins ont d’abord vu débouler une ancienne charrette à foin, suivie d’une Simca 8 de 1949 avant qu’une caravane vintage ne pointe le bout de son essieu. Des inconnus ont ensuite défilé, déposant vaisselle, tables, chaises ou encore miroirs sortis de leurs greniers. Mais que se passe-t-il donc aux Docks rémois ? Ces bâtiments ont longtemps abrité un entrepôt, des ateliers et des milliers d’employés chargés de ravitailler les épiceries des Familistères rémois. C’était avant l’avènement de la grande distribution. Aujourd’hui, le site accueille une soixantaine d’entreprises, d’ateliers d’artistes ainsi que le centre de formation Pasteur. Et bientôt… (roulements de tambour) un restaurant. Ou plutôt une « cantine », comme préfèrent le décrire Thomas Labre et Christophe Anquetil.

L’ancienne carrosserie a été meublée grâce à des dons. Résultat, une déco hétéroclite et rétro à souhait

« Cantine, ça colle plus à l’esprit rétro et convivial du lieu. L’idée, c’est qu’ici, les gens puissent se retrouver, se rencontrer et échanger autour d’une cuisine simple », expliquent les deux associés. Le premier est chef cuisinier. Après avoir beaucoup voyagé, il est revenu poser ses casseroles dans sa ville d’origine. Pilote de rallye et entrepreneur audacieux, le second est déjà à la tête d’un restaurant à Reims (Che Diego). Le duo s’apprête donc à ouvrir un établissement au concept unique à Reims. Baptisée « La Caravane », pour sa formule familiale et « sans prise de tête », l’ancienne carrosserie affiche une décoration rétro et « participative ». « Ici, tout n’est que récup’.  L’idée était que les Rémois puissent s’approprier l’endroit. » Il y manque encore quelques vieilles carafes, tapis, fauteuils club, chaises hautes en bois pour bébé, jeux de société et jeux vidéo « première génération » pour équiper la salle réservée aux enfants, « une pièce qui permettra aux petits de s’amuser et aux parents de profiter du moment ».

Grâce à l’ancienne charrette transformée en scène, des événements seront régulièrement programmés : concerts, spectacles d’humoriste, soirées dédiées aux nouveaux habitants, soirées thématiques avec projection de films, dégustations… « Des artistes pourront venir exposer et il sera aussi possible d’organiser un enterrement de vie de garçon, un anniversaire ou une réunion de travail. »

Dans l’assiette : « Des plats d’antan, en sauce, comme du bœuf bourguignon ou du sauté de veau ». La carte sera succincte mais changera régulièrement. « La cuisine sera ouverte et chacun prendra un plateau, une assiette, des couverts… avant de choisir ce qu’il aura envie de déguster. Comme au self. En fin de repas, direction la recyclerie où déchets alimentaires iront d’un côté et vaisselle sale de l’autre. » Côté tarifs, rien d’excessif : le menu entrée-plat-dessert sera à 15 €.

La Caravane : 13, rue des Docks rémois à Bétheny. À partir du 15 mai. www.la-caravane.fr

 Alice Renard 

Extraits de l'union du 28-04-2017

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE JAMIN

LA SIMPLICITÉ EST DE BON GOUT

 C'EST ASSURÉMERT L'UN DES MEILLFURS RESTAURANTS DE REIMS. DISCRET, JEAN-LOUIS MILON ANIME UNE TABLE ATTACHANTE OÙ LE PRODUIT EST ROI ... MAIS EN TOUTE SIMPLICITÉ.


Jean-Louis Milon pst discret, mais il cuisine délicieusement

Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Au Jamin, le chef Jean-Louis Milon répond à la question il chaque service depuis vingt ans. Discret et timide, ce chef n'a qu'une idée en tête : régaler ses hôtes avec les meilleurs produits dont il valorise le goût sans faire de chichi. Sa recette fonctionne à merveille ; son restaurant ne désemplit pas. Il est sans conteste l'un des meilleurs de la ville, sur tout quand vient l'addition, aussi modeste que le maitre des lieux.

« Je voulais acquérir le Jamin pour y confectionner une cuisine familiale traditionnelle, celle que j'ai envie de manger. J'aime qu'on retrouve le goût des produits. Je teste tout ce que je prépare : il faut que ça me plaise. Peu à peu, j'ai affiné. » Les amateurs de poisson seront gâtés : M. Milon est devenu expert dans ce domaine, même s'il dit : peut pas dire pourquoi. Cependant, il adore « lever les filets ». On goûte son turbot avec délice. La carte évolue en permanence en suivant les saisons. Blanquette de veau, bœuf bourguignon, abats ou aile de raie y ont leur place régulièrement. Il est surtout plaisant de regarder les habitués chercher des yeux le menu du Jour ou les suggestions du chef qui constituent toujours une bonne surprise. Foie gras maison et terrine de foies de volaille sont des « must … qu'il faut avoir essayé.

Côté vins, même chose. Ln carte est d'une simplicité remarquable. Toutes les régions de France sont représentées, Jean-Louis Milon avouant son petit penchant pour les bourgogne blancs.

Le service est efficacement assuré par Sandrine Stevenin et son collègue. L'un et l'autre ont toujours un mot pour les convives, habitués ou nouveaux venus. Mais l'on voit rarement les touristes dans ce restaurant un peu excentré. Le décor est à l'image de la maison : simple et chaleureux. L'addition toujours digeste.

 Malgré l'attachement qui le lie a ses clients auxquels il veut « faire plaisir », Jean-Louis Milon ne fait pas le tour des tables en fin de service. « Je suis très timide. Les gens m'impressionnent », admet-il. On ne lui en voudra pas. Tout ce qu'il souhaite, c'est que ses clients passent un moment agréable en franchissant sa porte. Vœu exaucé !


2. La salle est a l'image de la maison, simple et chaleureuse.


3. Sandrine Stevenin, efficace et avenante.

Rémi GUSTEAU

- Le Jamln - 18, boulevard Jamin à Reims - 03.26.07.37.30 - Fermé mercredi soir, dimanche soir, lundi. Menu complet 15,90 € (avec boisson). Carte aux environs de 34 € en moyenne, tout compris.

Extraits de mag'info N° 179 de 01/2017

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

  

 

Pic Adore

Un couple, deux cuisines


José Bueno et Céline Darsonval montent leur première affaire, le Pic Adore, en lieu et place du C
apeau Melon, rue du Jard

Nougat de lapin sur pain toasté pour tartine de soubressade, ce saucisson des îles Baléares ? Risotto de coquillettes à la truffe ou pluma de porc ibérique et sa polenta olive et chorizo ? Au tout nouveau " Pic Adore ", les recettes sont à l'image du couple. L'une est française, l'autre d'origine espagnole. Ils se sont rencontrés dans les cuisines d'un traiteur local et viennent de présenter leur bébé : le premier restaurant franco-espagnol de la cité des Sacres en lieu et place de "Chapeau Melon ", fermé depuis quelques semaines au 46, rue du Jard

Céline Darsoval, 25 ans, et José Bueno, 45 ans, ont servi mardi leurs premiers plats mixant cuisines française et ibérique. Voilà dix ans que le chef rêvait d'ouvrir sa propre affaire. « C'est l'aboutissement logique d'une carrière. L'occasion s'est présentée. Nous avons décidé de sauter le pas en couple, expliquait lundi celui qui œuvre aux fourneaux depuis une vingtaine d'années au sein d'établissements gastronomiques, de collectivités et pour des traiteurs. « Le concept est venu naturellement. Céline et moi, nous alternerons en cuisine et en salle. Chacun apportera sa touche. » Une chose est sûre : le contenu des assiettes sera fait maison et les recettes se veulent « savoureuses ».

Le couple propose chaque midi une formule avec un menu du jour, aux accents forcément franco-espagnols, « avec uniquement deux choix d'entrées, deux choix de plats et deux choix de desserts. Le midi en semaine, les gens sont souvent pressés. Ils ont besoin de manger rapidement. » Le soir, les repas se déroulent plus à l'espagnole, sous le signe du partage et d'une multitude de plats à découvrir et à déguster en petite quantité. « On ne voulait pas ouvrir un banal bar à tapas. Tout le monde peut faire des tapas avec tout et n'importe quoi. Nous, nous voulons proposer des tapas sophistiquées. L'idée, c'est que chacun pioche dans la carte. » Des Baléares, où plusieurs membres de sa famille travaillent dans la restauration, José Bueno a rapporté des saveurs ibériques. A sa carte, cependant, pas de recettes classiques ni familiales, « ce sont mes recettes à moi. Je suis un aventurier en cuisine, je teste beaucoup de nouveaux plats, de nouvelles associations de mets. » Comme cette intrigante« Frivolité de saumon et sa tuile pied de cochon» inscrite à Ia carte du soir.

Le nouvel établissement fraîchement repeint et redécoré accueille, comme avant, une trentaine de couverts. Il est privatisable pour tout type d'événement.

Restaurant Pic Adore : 46, rue du Jard à Reims, le midi, menu du Jour 13 ou 15€ (du lundi au vendredi), le soir, plats/tapas de 5 à 15 € (du mardi au samedi). Tél. 03 26 40 74 B0.

Alice RENARD

Extraits de l'union du 03-01-2017

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chez Ginette

et sa cuisine d'antan

Tout est pensé dans le restaurant pour rendre les clients nostalgiques,

« On connaît tous une Ginette chez qui on se rendait le dimanche, autour d'un bon repas »
Julien Briza

Tourte à la grenouille, tête de veau, pot-au-feu ... « La cuisine de nos grands-mères » est à l'honneur Chez Ginette, qui vient d'ouvrir ses portes au, 16, rue du Temple, dans le quartier du Boulingrin. « On connaît tous une Ginette chez qui on se rendait le dimanche, autour d'un bon repas », souligne Julien Brizard, le restaurateur, ravi d'être « dans ce lieu historique que sont les halles du Boulingrin ». Décoration typiquement française « à l'ancienne) et Édith Piaf n fond musical... Le restaurant appelle ses clients à la nostalgie. Sur les murs, des tableaux aux photos jaunies. Des lustres d'époques au plafond. Des plats en porcelaine sur les tables. Et dans les assiettes, « que du frais et du français autant qu'on le peut », précise le' gérant. Un pari pas toujours évident pour certains produits : « Ça a été une vraie galère de trouver de la grenouille française ». Un comble quand on connaît la réputation des Français sur la consommation des amphibiens. La carte des desserts, elle, annonce le même retour aux sources avec sa mousse au chocolat et sa tarte aux pommes.

 Un brunch à la française

Julien Brizard et son équipe de quatre personnes proposent aussi un brunch revisité, une fois de plus à la française . « Parce qu'on n'est pas des Anglo-Saxons », sourit le restaurateur. « Le rôti du dimanche », remplace alors les pancakes au sirop d'érable, œufs brouillés et bacon grillé, avec tout de même son buffet d'entrées et de desserts.

Le concept semble simple Chez Ginette : proposer une cuisine connue et reconnue des Français, et qui peut séduire les touristes étrangers. Même si celle-ci a été un peu délaissée ces dernières années au profit des dernières tendances culinaires venues d'outre-Atlantique, le restaurateur semble prêt pour ce challenge.

ANAIS LECOQ

 Chez Ginette, au 16, rue du Temple. Ouvert du mardi soir au dimanche midi. Réservations au 09 86 68 66 25.

Extraits de l'union du 23-12-2016

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les amoureux de la Brasserie les Halles 1924 

Benjamin Guyomard, 26 ans, a repris à Reims rênes du restaurant familial il y a trois mois avec sa compagne Marie-Victorine Manoa, chef de cuisine, ils se sont lancé le défi dépoussiérer la brasserie traditionnelle

La Brasserie de les Halles 1924 appartient à mon père. Michel Guyomard. « Même s'il n'est pas présent dans l'établissement, son aura bienveillante est toujours là, au-dessus de notre épaule. Il conseille pour faire les bons choix », confie Benjamin Guyomard. C'est un tournant dans l'histoire de la brasserie souffle désormais un vent de modernité. « Notre équipe (six personnes en salle et trois en cuisine) est très soudée. Il est primordial qu'il y ait une bonne ambiance entre nous pour réussir transmettre ces valeurs de goût, de partage et de convivialité qui fondent notre identité. Ici, les produits sont mis en avant. Uniquement du frais que l'on souhaite sublimer. » L'aventure est exaltante pour Benjamin, qui ne se destinait pourtant pas à restauration. « Au départ, j'étais directeur artistique à Paris. Mais petit à petit, je me suis lassé de ce milieu artificiel. Le meilleur ami de mon grand frère, manager d'un restaurant à New York, m'a alors proposé de le rejoindre pour changer d'air. J'ai donc fait mes armes au Barrio 47, un lieu très festif sur la 8ème venue. » C'est aux Etats-Unis qu'il rencontre sa petite amie Marie-Victorine, passionnée de cuisine et fille du célèbre restaurateur lyonnais Jean-Louis Manoa. La jeune femme, formée à l'Institut Paul Bocuse, a forgé son expérience et son inspiration dans les restaurants les plus prestigieux de la planète : Noma à Copenhague, Eleven Madison Park à New York.

CUISINE DE BRASSERIE REVISITÉE

C'est ensemble que le jeune couple quittera New York il y a quelques mois pour relever ce pari rémois. « Je souhaite proposer des plats de brasserie copieux et savoureux, mais travaillés de manière originale. avec des produits que l'on ne retrouve pas dans la brasserie traditionnelle. Je trouve par exemple intéressant d'associer notre saumon gravlax avec la betterave (qui va pigmenter le saumon, le rendre un peu rouge et lui apporter un côté terreux) et le raifort (qui va lui donner ce côté acide) », explique Marie-Victorine Manoa. La carte, exclusivement à base de produits de saison, se présente resserrée : sept entrées, huit plats et un chariot de desserts tous plus alléchants les uns que les autres : fondant au chocolat, baba au rhum, tarte citron meringuée... Côté prix, comptez pour le plat de résistance entre 16 € («  croustillon de morue façon paillasson ») et 39 € (« homard breton entier de nos viviers, froid en salade ou grillé minute »). Parmi les best-sellers très appréciés. on retiendra aussi les ravioles de homard ou encore les fameuses pâtes aux truffes. Le restaurant peut accueillir jusqu'à 100 couverts : une clientèle familiale et de copains s'y presse le week-end, tandis qu'en semaine, une clientèle plus professionnelle apprécie notamment le menu du jour proposé le midi pour la modique somme de 19,90 € (entrée, plat, dessert + un verre de vin et un café). « Nous ne sommes pas là pour faire de l'attrape-touristes. On a à cœur de faire les choses bien. Ici, nous promettons à nos hôtes une véritable expérience gustative », concluent les deux amoureux.

Brasserie les Halles 1924, 48 rue de Mars, ouvert midi

Extraits de RMN°151 du 12/2016

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE CRYPTO

LES ÉTOILES SONT DANS L'ASSTETTE

DANS CE RESTAURANT DE lA PLACE DU FORUM, TOUT lE PERSONNEL A EXERCÉ SON MÉTIER CHEZ DES ÉTOILÉS MICHELIN. MAIS LE CHEF DU CRYPTO VEUT QUE LES ÉTOILES SOIENT DANS L'ASSIETTE

2. L'équipe de cuisine, avec le complice Jonathan Massln ; le pâtissier Jonathan Mélat, le commis Johan Bernard et le plongeur Thierry Duchêsne.

 « A Reims, il manquait un restaurant entre l'étoilé Michelin et la brasserie. De fait, chez nous, c'est un peu plus cher, mais nous ne cuisinons que des produits frais ... Et je me suis tout de suite bien entouré. » Derrière ses yeux bleus, le chef du Crypto, Frédéric Dupont, affiche une belle sérénité. Depuis 18 mois, la petite salle de son restaurant ne désemplit pas. Il faut dire qu'à partir de 18 €, on savoure des plats dignes de la gastronomie haut de gamme, Car le chef et toute son équipe ont exercé leur métier dans les meilleurs établissements avant de se rejoindre dans cette nouvelle aventure.

Pour Frédéric, le parcours a commencé tôt par une formation à Reims et à Metz, complétée « par deux stages qui m'ont beaucoup appris, notamment dans le Finistère où on cuisinait les produits directement sortis de la mer », Puis un séjour au Royal Champagne, « du temps de Marc Dach, un ancien des Crayères qui m'a initié à la gastronomie ». Un autre à Niort, chez Bruno Ménard, futur 3 étoiles en Asie.

Encore un petit tour en Europe, avant de rejoindre les cuisines du ministère des Finances à Bercy, du temps de MM. Sarkozy et Alphandéry. L'apogée sera la collaboration longue avec Guy Savoy « une belle personne », Gérard Boyer, « qui m'a appris la rigueur culinaire et la gestion de la cuisine », et enfin « un étoilé du centre-ville où j'ai eu carte blanche ».

Le 7 mai 2015, Frédéric Dupont signe pour s'installer place du Forum. Onze jours plus tard, tout est refait sur deux niveaux, de la cave au plafond de la salle, adapté selon les normes les plus exigeantes. C'est l'ouverture et le succès immédiat. Cuisine bourgeoise et grands classiques « à ma façon » s'appuient sur un triptyque : « produit, assaisonnement, cuisson ».

Effectivement, on se régale. Comme avec ces saint-jacques fraîches en carpaccio, agrémentées de chantilly et de petites perles de « citron caviar ». S'en suit une côte de cochon des Ardennes cuite à basse température et finie à la plancha sur un risotto. Et l'on termine avec un macaron au caramel beurre salé, assorti d'une brochette d'ananas confit. On peut déjeuner avec des formules à 18 pour 22 €. Le dîner passe à plus de 40 €, mais avec des produits nobles.

Côté vins, Frédéric Dupont est parti de zéro, Il s'est d'abord doté d'une vraie cave climatisée. Puis il l'a remplie avec des bonnes bouteilles venues de toute la France, qui « reflètent ma cave personnelle ». Les prix s'échelonnent de 22 € pour un bon petit vin de producteur à 490 € pour un grand champagne rémois.

Habitués et touristes se pressent en nombre dans la petite salle littéralement prise d'assaut. Même chose pour la terrasse estivale. A défaut de réserver, certains attendent le second service ! « J'en suis à ma treizième maison, mais cette fois, c'est la mienne », savoure M. Dupont.


Frédéric Dupont: le Crypto est sa treizième maison, mais il est enfin chez lui.


L'équipe de salle Géraldine Fernbach, Sabrina Arnoult et Amandine Lexcellent.

- Le Crypto - 14 place du Forum à Reims. Réservation indispensable: 03-26-25-27-81.

Ouvert du mardi au samedi.

Rémi GUSTEAU

Extraits de mag'info N° 175 de 11/2016

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE 17 À REIMS

UN SACRÉ NUMÉRO

GRÂCE À JÉRÉMY JOLLY QUI A DÉCIDÉ DE LE REPRENDRE, LE « 17 » A TROUVÉ UNE VÉRITABLE IDENTITÉ. L'ENDROIT ÉTAIT INTÉRESSANT. IL EST DEVENU UNE ADRESSE À PART ENTIÈRE.


Le petit salon, intime et confortable

Le sens du partage est sans doute la qualité d'un vrai chef de cuisine. Alors, Jérémy Jolly est un vrai chef, digne d'intérêt. Ce jeune trentenaire finalise l'acquisition du restaurant le « 17 » dont il a fait « sa » maison. Cet établissement est en train de conquérir ses lettres de noblesse grâce à un garçon dont la gentillesse et la générosité se reflètent sur son visage souriant. Le convive est heureux de séjourner chez un professionnel qui lui offre son savoir-faire et son enthousiasme.

Sans doute ses origines ardennaises ont-elles donné à M. Jolly son sens de la convivialité, Après quelques études intellectuelles, le jeune homme s'est dirigé vers la cuisine à Bazeilles. Il a complété sa formation chez Debette, à Auberive, avant de suivre ses parents pour trois ans en Martinique. Au retour, il a repris du service en cuisine, notamment au « Bateau ivre », le délicieux petit restaurant voisin du ... « 17 .» Pendant toutes ces années, Jérémy n'a eu qu'une seule obsession : monter sa propre affaire. Les rencontres ont fait que son choix s'est porté sur cette brasserie, créée en 2011 par des investisseurs, auxquels il s'est d'abord associé, avant de racheter leurs parts en 2016.

La carte résume parfaitement ce parcours. Ouverte sur le monde, mais pas trop. Ouverte sur les îles, mais pas trop. En tout cas, à mi-chemin entre la cuisine canaille et la gastronomie. Et toujours avec des produits frais achetés localement dans la mesure du possible et transformés sur place.

M. Jolly est plutôt amateur de viande, mais il propose aussi plusieurs poissons, L'humeur du jour gouverne ses orientations.

Parmi les classiques, on retiendra le foie gras en croute de nougatine, suivi de la pluma ibérique _ ô combien savoureuse ! - et du « coco frit », un chaud-froid croustillant de noix de coco sur une boule de glace. Jérémy Jolly est une vraie signature culinaire.

Côté vins, on retrouve le même esprit aventurier. Petits producteurs et rapport qualité-prix raisonnable sont les deux critères de sélections de vins élaborés surtout dans le Lot, les Côtes-du Rhône et le sud de la Bourgogne. Le chef les veut « fruités, pas trop tanniques, où l'on sent le soleil. Des vins de partage, On sent monter une nouvelle génération de vignerons qui travaille la qualité », explique-t-il. De ce fait, les prix s'échelonnent de 18 à une soixantaine d'euros.

La clientèle a flairé la bonne affaire. Le jour de notre visite, il n'y avait aucune réservation à 11h30. A 12h30, le restaurant était plein, Des salariés du secteur, des copines entre elles, des touristes, Internet répand la bonne nouvelle envers les étrangers qui viennent en nombre. Le repas est d'autant plus agréable qu'il se prend dans plusieurs espaces différents, plus ou moins intimes, un petit salon avec fauteuils confortable se prêtant parfaitement à l'intimité. Le Service assuré par Dominique Barthélémy est aussi discret qu'efficace. Bref, le « 17 » est un sacré numéro !


Jérémy Jolly cuisine aussi bien qu'il accueille.


 Dominique Barthélémy est un maître d'hôtel discret et efficace.


La pluma ibérique, un plat savoureux et généreux.

Le « 17 », 17 avenue Jean-Jaurès - Reims. 03-26-89-08-80.

0uvert du mardi au samedi et le dimanche midi. Menu complet à partir de 15,5 €. Plat du jour : 10 €. Carte à partir de 24 €

Rémi GUSTEAU

Extraits de mag'info N° 175 de 11/2016

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

LA GALlNETTE

UNE PREMIERE ANNÉE PROMETTEUSE

VOILÀ JUSTE UN AN QUE GILLES ROLECK A OUVERT SON RESTAURANT RUE DE CERNAY. UNE BELLE PETITE MAISON QUI MÉRITE QU'ON S'Y ATTARDE ...


Une mile simple er coquette, ou l'on se sent d'emblée à l'aise

La rue de Cernay se refait une beauté. Gilles Roleck aurait-il senti le vent de la renaissance quand il a choisi son emplacement pour ouvrir son restaurant à l'été 2015 ? Pas du tout ! C'est le hasard qui a conduit ses pas ici. Sa volonté, aussi, d'ouvrir son propre établisserneut après avoir travaillé vingt-huit ans aux côtés du regretté Jacques Blanquet, le patron de La Boule d'Or à Fismes. Ainsi est née La Galinette, un bistrot où le chef exprime toute sa créativité et son goût du travail bien fait.

Se mettre à son compte était le rêve de jeunesse de Gilles. Cependant, la parfaite entente avec son patron fismois a justifié les quelque trois décennies d'une collaboration réussie ... qui aurait continué si M. Blanquet n'était arrivé au terme de sa vie. Le premier projet à été de reprendre La Boule d'or, comme les deux hommes s'y préparaient. Mais les banques l'ont vu d'un autre œil.

Finalement, ils ont rendu service à M. Roleck, qui a jeté son dévolu sur un petit établissement rémois disponible. Il en a fait une maison coquette, vêtue de noir, dont les tables nappées apportent des couleurs lumineuses. En cuisine, le chef travaille ses produits frais, poisson ou viande, pour une formule essentiellement bistrot. Ce qui ne l'empêche pas d'élaborer quelques plats plus sophistiqués, comme les ris de veau que ses convives affectionnent particulièrement. Les menus changent au moins une fois par semaine, en fonction des arrivages. Les desserts, tous les quinze jours.

Dans l'assiette, on retrouve de nombreuses productions locales, comme le melon de ... Crugny cet été ! Mais notre choix s'est porté sur un menu « Galinette » qui aiguise la curiosité : sablé parmesan, rouget en escabèche, glace huile d'olive en entrée ; croustillant de gambas et ses légumes en plat et moelleux poire, mousse au chocolat et sorbet au cidre fermier en dessert. Le tout pour 22 €. La présentation est très esthétique, rehaussée par le sourire ravageur de Corinne Godelle, qui sert les assiettes chaudes en gants blancs ! Autre agréable raffinement trop oublié : il y a des porte-couteaux.

Côté vins, pas de mauvaise surprise. Toutes les régions de France sont représentées, avec de bonnes bouteilles à partir de 15 €. Peu à peu, le chef enrichit sa cave avec des étiquettes plus prestigieuses, mais (relativement) accessibles : on trouve par exemple un joli Saint-Estèphe à 60 €.

A La Galinette, l'ambiance est agréable, la salle climatisée, la musique spécialement choisie par le patron, qui aime le contact avec ses clients. Les Fismois fidèles viennent en nombre, les Rémois gourmands commencent à se repasser l'adresse ...


Gifles Roleck est un chef créatif


Le sourire de Corinne Godette ..


l.es plais réservent de belles surprises (ici un croustillant de gambas).

REMI GUSTEAU

La Galinette - 117, rue de Cernay - Reims. 03.26.89.08-90. Ouvert du mercredi au dimanche midi.

Extraits de mag'info N°171 de 09/2016

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

LES SARMENTS

DES CLASSIQUES MAITRISÉS A LA PERFECTION

BIEN QU'IL SOIT EXCENTRÉ, LE RESTAURANT LES SARMENTS NE DÉSEMPLIT PAS, UNE FOIS QU'ON A GOÛTÉ À LA CUISINE TRADITIONNELLE DE GILLES LANDRAGIN, ON COMPREND MIEUX POURQUOI !


La salle est conviviale

Vous aimez la cuisine française traditionnelle ? Alors notez bien l'adresse des « Sarments » si vous ne la connaissez déjà, Car ici, les trois serveurs, Alexandra, Dominique et Andréas savent encore lever les filets de sole ou flamber les rognons devant vous, Le Tout dans une ambiance familiale et chaleureuse., Et, cerise sur le gâteau, le patron Gilles Renaux vous fait saliver quand il détaille la carte : cet homme rieur adore manger et il partage volontiers sa passion,

Les Sarments sont une institution à Reims. Ils ont d'abord pris la forme d'une pizzeria au début des années 1990, Mais c'est à Marc Buisson qu'on doit leur création, à Michel Sirot que l'on doit leur développement, et à Gilles Renaux leur renouvea. Le fil conducteur de cette charmante maison est la bonne chère à la française dans de qu'elle a de plus noble. Le trait d'union entre l'ancien et le nouveau étant le chef de cuisine Gilles Landragin, détenteur du label « Maître restaurateur. »

Après un parcours riche et varié, le maître des lieux, Gilles Renaux a jeté son dévolu sur cet établissement bien connu des entreprises du Port Sec, en ce qu'il se situe à deux pas des anciens Docks Rérnols. Il a laissé faire son chef de cuisine qui connaît la maison et il a très bien fait. Ici, la carte est simple à comprendre : on y retrouve les grands classiques de la cuisine française,

A ceci près que le savoir-faire du chef et du personnel de salle est « vieille France » dans le meilleur sens du terme. Le foie gras est sublime, marbré comme il faut. Le saumon fumé parfait. Mais le top du top est que l'on sait lever les filets du poisson et que l'on flambe encore les plats : rognons, gambas, ris de veau, bar. Au dessert, on flambe aussi les crêpes Suzette ou les mirabelles. Et si vous craignez pour la digestion, le patron vous offre le « trou champenois »... à base de cerise, Un régal.

Côté vins, pas de surprise : « Les Rémois aiment le Bordeaux », explique Dominique le sommelier, un vieux routier de la restauration rémoise. La plupart des régions de France sont représentées, de 19 à 51 €. Mais Dominique a un petit faible pour le Bonnezeaux, un moelleux de Loire, élaboré comme un Sauternes et idéal sur le Foie gras ou à l'apéritif.

Repris il y a un an et demi, le restaurant a bénéficié de trois innovations : la modernisation de la cuisine, l'ouverture du lundi midi et la création de la terrasse estivale. A plein, il accueille près de cent couverts. Compte tenu de la situation loin du centre, la clientèle est surtout rémoise et professionnelle le midi, rémoise et un peu touristique le soir, Quelle que soit l'heure, allez-y : vous aurez l'impression de passer un dimanche chez l'oncle Gilles !


Le chef Gilles Landragin et le patron Gilles Renaux.


L'équipe de service: Dominique, Alexandra


Le foie gras est sublime!

Extraits de mag'info N°168 de 07/2016

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 LA PAIX

LE RENOUVEAU D'UNE INSTITUTION

UNE INSTITUTION EST IMMUABLE PAR NATURE. L'ÂME DU RESTAURANT LA PAIX EST DONC TOUJOURS LA MÊME. EN REVANCHE, SON DÉCOR A ÉTÉ ENTIÈREMENT REPENSÉ. UNE RÉUSSITE ESTHÉTIQUE !


La structure métallique en X du bâtiment a été ignifugée, habillée et intégrée au décor.


Les convives disposent d'espaces privés.

UN HÔTEL TRÈS COTÉ

 L'Hôtel de la Paix, sans aucun doute le plus coté du centre-ville, où nombre de personnalités descendent lorsqu'ils viennent à Reims, évolue en permanence. Pendant la rénovation du restaurant, le personnel a reçu une formation pour renforcer ses compétences, Le mobilier de la terrasse extérieure sera renouvelé quand la rénovation de la place sera achevée. Le jardin intérieur et le bar sont également remis au goût du jour. Les chambres ont toutes bénéficié d'une cure de rajeunissement. L'investissement dépasse les 2 M€ et profite aux entreprises rémoises.

« Oh! C'est joli », s'extasie une cliente. « C'est vrai que c'est agréable de travailler dans un joli restaurant » savoure le serveur. La Paix est métamorphosée. Une fée a donné un coup de baguette magique pour transformer cette institution du centre-ville de Reims en une « brasserie chic » totalement repensée. Cette fée s'appelle Sophie Fourure. Avec Laure Bljot, Aurélien Moreno, Margot Bolis, et plusieurs entreprises locales, l'architecte d'intérieur a imaginé une mise en scène qui allie magnifiquement esthétique et intimité, en flattant les cinq sens.

Sophie FOURURE (Conceptrice)

 « Nous avons redonné une identité à la maison, tout en créant des ambiances à choisir selon les circonstances ou l'humeur de chaque convive. Nous nous sommes appuyés sur le vocabulaire architectural des années 1970. Au contraste du noir et du blanc, nous avons apporté de la couleur, du cocooning, une chaleur personnalisée. Les matériaux sont ceux d'une brasserie (marbre, brique peinte, bois), mais ils sont nobles et valorisants. C'est intemporel, stable dans le temps, institutionnel, chic mais sans prétention ».

François WUSTNER (Architecte)

 « Nous avons respecté une logique interne, en nous inspirant du graphisme des panneaux de façade dessinés par Bernard Fouqueray dans les années 1960. Le restaurant a retrouvé une ouverture sur la place. L'espace est mieux occupé, plus intime. L'acoustique est meilleure. L'ensemble est plus lumineux, le blanc et le noir sont rehaussés par la couleur, un peu comme les épices en cuisine ... »

Antoine RENARDlAS (Maître de maison)

« Nous souhaitions nous adapter aux attentes de notre clientèle. Mes voyages m'ont fait découvrir que les convives apprécient les petits salons, les espaces dédiés à la famille, au travail, etc. Nous avons donc repensé l'ancienne salle. Le décor précédent avait près de dix ans. L'évolution était nécessaire ».


L'intimité est le maître mot du restaurant.


'ilot central anime l'ancien « couloir » de 30 m de long.


Le graphisme s'est modernisé, ainsi que le service de table

RÉMI GUSTEAU

La Paix · 25, place d'Erlon· Ouvert 7n, midi et soir· 03-26-47-00-45.

Extraits de mag'info N° 165 de 05/2016

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE PALANQUIN

DU CÔTÉ DE CHEZ VAN

CE RESTAURANT VIETNAMIEN EST L'UN DES PLUS CHALEUREUX QUI SOIENT. NON SEULEMENT, ON Y MANGE BIEN DEPUIS QUARANTE ANS, MAIS EN PLUS, L'AMBIANCE EST ASSURÉE PAR LE MAÎTRE DES LIEUX. UN RÉGAL !


La salle s'inspire de l'ambiante coloniale,

En juin le Palanquin fêtera ses quarante ans! Ce sera une forme de consécration pour le maître des lieux, Van Hua-Trong, qui s'est toujours attaché à faire de son établissement un restaurant où l'on mange aussi bien qu'on s'y sent bien.

Surtout, cet anniversaire pourra être considéré comme une revanche sur la vie par cet homme attachant que tous ses clients considèrent à juste titre comme un ami. Car amitié et convivialité sont les deux ingrédients que l'on retrouve jusque dans l'assiette.

Le Palanquin a été créé en 1976 par « Van» et l'un de ses frères. « Nous étions dix frères et sœurs. Avec mon frère, nous avons monté cette maison pour aider les autres, qui étaient brillants et devaient suivre leurs études. Nous sortions de la guerre du Vietnam et étions arrivés en France trois ans plus tôt. » Depuis, Van a fait de la France son pays. En 1990, il a repris seul les rênes de l'affaire.

Bien qu'il sache cuisiner, Van s'est adjoint les services de la fidèle Trang Ngoc pour tenir les fourneaux. En cuisine, on ne travaille que des produits frais, à de rares exceptions près. Tous les plats sont préparés à la demande. Bien sûr, on peut consulter la carte, mais la plupart des habitués s'en réfèrent à Van pour leur concocter leur menu.

Lequel commence par des nems exceptionnels. Ou par le traditionnel rouleau de printemps. Ou encore les raviolis vietnamiens, les Ban-Cuon. Mais on ne peut que vous Conseiller la délicieuse salade à la citronnelle et aux crevettes, un délice de traiteur et de saveurs.

Les saveurs sont également à l'honneur dans les plats de viande, de poisson ou de fruits de mer aromatisés avec des épices, préparés à la plancha selon les goûts. Le riz blanc - éventuellement à l’ail - ou les nouilles croustillantes sont les accompagnements les plus fréquents.

Ici, pas de pain, ni de fromage et la plupart des convives utilisent les baguettes. Le dessert n'est pas le plat le plus demandé. Mais pour les amateurs. les beignets de fruits sont flambés. Et la banane est cuite dans le lait de coco.

Côté vins, le champagne provient des principales grandes maisons rémoises. Si l'on préfère la coupe, on a droit à la sélection d'un petit producteur.

Pour accompagner le repas. toutes les régions viticoles Sont représentées. Mais ici, c'est surtout le rosé qui fait le bonheur des tablées. Car l'ambiance est souvent à la fête. Pas bruyante, mais joyeuse. Rares sont les repas où l'on ne se parle pas d'une table à l'autre. Il faut dire qu'il n'y a que 22 places, ce qui facilite le contact. L'essentiel de la clientèle vient « Chez Van ». Mais on côtoie aussi des touristes envoyés par les grands hôtels de l'agglomération.

Cette atmosphère chaleureuse se répand dans un décor d'inspiration coloniale, très agréable. Les murs sont décorés des tableaux de l'un des Frères, diplômé de l'école des Beaux Arts de Saïgon et installé à Paris. On en apprend un peu plus sur le Vietnam grÀce à la carte du pays qui a du trôner dans une salle de classe il y a bien longtemps.


On ne va pas au Palanquin, mais" Chez Van »,

 
La délicieuse salade à la citronnelle, festival de fraineur et de saveurs.

• Le Palanquin : 61 rue Chanzy - Reims - 03,26.88.39,32. Ouvert midi et soir du lundi au samedi (accueil jusqu'à 13 heures le samedi).

RÉMI GUSTEAU

Extraits de mag'info N° 165 de 05/2016

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La P'tite Cocotte

resto de produits frais, vient d'ouvrir à Clairmarais


Le nouveau patron du 88, rue du Mont-d’ Arène et son chef cuistot

Après trois mois et demi de travaux dans un ancien établissement de kebabs, Stéphan Idres vient d'ouvrir un restaurant qui s'appelle « La P'tite Cocotte ». Murs gris et rouges, petites banquettes, décoration minimaliste. Tout a été refait à neuf. Le patron est en salle et il a embauché un chef cuistot diplômé, spécialisé dans les desserts (mention très bien en pâtisserie). Les clients disent que sa tarte au citron est une tuerie! La salle peut recevoir 16 personnes et 4 autres, assises au bar sur des tabourets.

Tous les plats sont réalisés par le cuisine

En tout cas, il faut un sacré courage pour se lancer, à pratiquement 57 ans, dans une activité nouvelle. Mais le Rémois apprécie le changement et l'aventure. Et puis, il se voit mal dans un fauteuil devant la télé toute la journée. « Ce resta, c'est un challenge pour moi, rapporte-riLj'aime bien le relationnel. Mon premier métier, c'était la mécanique générale que j'ai exercée pendant six ans, puis j'ai travaillé à Reims dans un petit atelier.Ensu ite,je suis parti dans la vente. J'ai fait garçon limonadier. Et je me suis spécialisé clans les animations sportives à la Verrerie pour encadrer des ados difficiles. L'Armée du Salut m'a embauché en 98 comme animateur spojti], puis j'ai travaillé pendant 15 ans en tant qu'éducateur spécialisé ». Un bien rempli avant la galère du chômage qui a duré quatre ans.

Pourquoi avoir choisi le quartier de Clairmarais pour s'installer ?

« Il y a beaucoup de constructions. C'est devenu un véritable centre d'affaires et je pense que le quartier est amené à bouger encore. Alors, je me donne à fond. J'ai une de ces patates, je suis encore capable de faire 40 pompes ... », atteste fièrement le Rémois. Et ne lui parlez pas de fastfood. Ce n'est pas le genre de la maison. « Impossible de manger en cinq minutes ici , confie le cuisinier. C'est de la cuisine traditionnelle familiale. »

Marie-Christine LARDENOIS

• Le restaurant est ouvert tous les jours au 88 rue du Mont-d'Arène. Tél 09 53 32 32 29.

Extraits de l'union du 22-04-2016

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Duprat et Duprat

Un nouveau restaurant pour les fondus de fromages, mais pas que...


« Duprat et Duprat », une histoire de filles, une histoire de famille. ft. Wafflart

« Embrasser la patronne, inviter sa belle-mère pour la prochaine raclette, aider à la plonge ou payer sa tournée de digeo ... » Les quelques idées de gages pour « quand le pain tombe dans la fondue », inscrites à la craie sur un tableau noir, donnent le ton. Chez « Duprat et Duprat », ouvert le 8 mars dernier au 3, boulevard Robespierre, à deux pas de la place Luton, l'ambiance est définitivement plus guinguette que guindée. A la tête du nouvel établissement spécialisé dans les recettes à base de fromage, « mais pas seulement ... », un duo aussi complice que bienveillant : Christine Duprat, 51 ans, et sa fille, Léa, 28 ans. La première œuvre en cuisine (elle a travaillé durant treize ans au Central Park Café, place Léon-Bourgeois à Reims), la seconde a quitté son poste de surveillante d'internat dans un établissement scolaire pour se charger du service en salle.

« Tout est fait maison, même les yaourts »

« Nous projetions depuis un bout de temps d'ouvrir un restaurant toutes les deux, confie Christine. Comme j'habite place Luton, j'ai toujours un peu lorgné sur ce petit endroit. » Les lieux attirent les fondus de fromages depuis un bout de temps : le restaurant s'est appelé « Le Montagnard » durant dix-huit ans avant de changer de propriétaire et de servir des spécialités russes durant une année, puis à nouveau des raclettes sous l'enseigne explicite « La Table de Savoie ». « Nous avons conservé le concept du restaurant-fromage, mais nous l'avons élargi », décrit Christine Duprat.

Parce Que le fromage ne plaît pas à tous les palais et parce qu'en plein été, on n'a pas forcément envie d'une raclette, les deux femmes ont également inscrit des mijotés en cocotte, des salades, des tartines, des carpaccios et des grillades autour d'un brasero sur leur carte. « Tout est fait maison, même les yaourts, assure le duo. Et tout sera à l'ardoise chaque jour, sous forme de suggestions. »

Côté décoration, les mille et un petits objets chinés à droite et à gauche transforment l'endroit en un cocon cosy. Un antique moule à madeleines en guise de tableau, des torchons de grand-mère aux fenêtres, des chaises d'église dénichées chez Emmaüs (elles proviendraient de Saint-Jacques), des étiquettes vintages d'épicier ... autant de détails qui font se sentir comme à la maison.

Alice RENARD

 Duprat et Duprat : 3 boulevard Robespierre à Reims. Ouvert du mardi au vendredi midi et soir, et le samedi soir. Formule midi à 13,80€ (plat, dessert et café.) Tél. 09 81 02 48 88.

Extraits de l'union du 18-03-2016

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

  

 

Le Cabasson
Un estaminet aux saveurs locales ouvre à Reims

Simon Laluc-Ruisseaux ouvre Le Cabasson ce vendredi rue Cérès. Un établissement au concept unique à Reims, mi-brasserie mi-café culturel, et qui mise sur les produits locaux.


Hier, Simon Laluc-Ruisseaux, nouveau patron des lieux, et Mariane Wiber, serveuse, peaufinaient la déco vintage.

À SAVOIR

•.- « Le Cabasson » est ouvert du lundi au jeudi de 11heures à 0 h 30, les vendredis et samedis de 11 heures à 2 heures du matin. le dimanche : brunchs, expositions et concerts sont prévus.

•.- Dans l’assiette : des formules élaborées à partir de produits locaux et de saison seront proposées pour moins de 20 € chaque midi, le soir, il en coûtera quelques euros de plus, mais le vin sera compris.

•.-  Côté animations : un concert de jazz manouche est programmé dimanche 31 janvier. le dimanche 6 mars, l'association Holy Sunday, dont le but est de faire découvrir des artistes 100 % locaux. propose un vernissage le dimanche 6 mars (puis chaque premier dimanche du mois).

•.- Simon Laluc-Ruisseaux, 22 ans, a grandi à Reims. II a découvert les estaminets à Lille, où il a décroché une licence culture et médias. Pour faire tourner la boutique, il a embauché deux personnes.

De grandes tables en bois, du mobilier ancien, des bibelots d'autrefois, de la vaisselle dépareillée... Au 37, rue Cérès, l'antiquaire a baissé le rideau l'été dernier, mais le nouveau propriétaire du fonds de commerce compte conserver l'ambiance brocante. Ce vendredi matin, Simon Laluc-Ruisseaux, 22 ans, servira les premiers cafés dans son estaminet baptisé « Le Cabasson », du nom du voilier sur lequel il a vécu plusieurs mois et dont la revente lui a permis de poser ses valises dans l'hyper centre-ville rémois.

À l'origine, un estaminet est une « assemblée de buveurs et de fumeurs. » Au Cabasson, le jeune Rémois, qui parle trois langues, veut proposer un café culturel, « un lieu de vie mélangeant des produits locaux et différentes activités. » Bref. « la bonne bouffe du coin ». Son concept ? « Petite cantine le midi, salon de thé l’après-midi et bar à manger pour finir la journée. » Les lieux accueilleront également expositions, concerts, trocs de vinyles, cercles littéraires et autres tournois de belote ou de tarot.

« Un projet participatif »  nouveau

En attendant, le Rémois et sa bande de potes, car il s'agit avant tout d'un « projet participatif », ont retroussé leurs manches depuis une paire de mois. « L'idée était de retrouver l'aspect d'origine de la boutique. Nous avons procédé à une rénovation historique. Et comme l'immeuble est dans le périmètre de la cathédrale, pour chaque détail il fallait l'accord de l'architecte des Bâtiments de France. » Des tomettes aux poutres de la charpente, l'équipe a dû faire face à des contraintes administratives « monstrueuses » pour redonner au bâtiment, datant de 1876, son charme d'antan. La salle de 75 m2 , offre maintenant une trentaine de couverts. Dans les assiettes de grand-mère, des plats du Nord forcément: tartes au maroilles, welshs et carbonades flamandes sont au menu de ce café d'époque. « L'idée est aussi de faire travailler au maximum les producteurs locaux. Je n'ai aucun contrat avec la moindre société de distribution, ni avec un brasseur.» Simon s'est donc rapproché de La Ruche qui dit oui, un réseau rassemblant 85 producteurs locaux. En échange de leurs bonnes adresses, son estaminet est devenu le nouveau lieu de distribution des paniers aux particuliers (chaque jeudi de 17heures à 19h 30).« Je ne suis pas là pour enrichir les grandes sociétés comme Coca-Cola. C'est aussi une question de valeurs personnelles, presque philosophiques. Face aux crises alimentaires, je crois que les gens ont de plus en plus envie de faire attention à ce qu'ils consomment. »

Bar à vins, à bières, à thés et à manger, Le Cabasson est, selon son fondateur, « un projet sans prétention, un endroit décomplexé. » Pour se sentir comme à la maison

Alice RENARD

Le Cabasson : 37 rue Céres à Reims. Tél 06 89 52 12 67.37Extraits de l'union du 21/01/2016

Extraits de l'union du 22-01-2016

    

    

 Répertoire 

  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

  

 

« The Bootlegger » : un nouveau restaurant-bar à cocktails à Clairmarais


Leur mission : réveiller Clairmarais à coup d'Happy hour, de concerts, de soirées spéciales et de cours de salsa. Hervé Oudin

 Trois gangsters modernes prennent leurs quartiers à Clairmarais. Mercredi, c'est un établissement de 160 m² et d'une cinquantaine de couverts, baptisé The Bootlegger, qui a ouvert ses portes au 4, rue Gaston-Boyer, derrière la gare en lieu et place de L'Apoze, fermé depuis deux ans et demi. Aux manettes, trois associés, trois amis d'enfance, la trentaine et des projets plein la tête. Le concept ? « Le midi, nous proposons de la restauration de type brasserie et le soir, un bar à cocktails » , décrit Matthieu Szczyhel, 36 ans. Avec ses deux compères, Julien Dupuy, 37 ans, et Cyprien Paleni, 36 ans, ils ont grandi dans le quartier. « Je connais Cyprien depuis le CP, on était à Jeanne d ‘Arc ensemble. Et julien, on s'est rencontré sur le stade rue de Courcelles, on jouait au basket. » 

Une cuisine « traditionnelle revisitée »

En cuisines, le trio a embauché Stéphane Josquin (qui concoctait auparavant les bons petits plats du Ponte, place de la République). Le jeune chef promet une cuisine « traditionnelle revisitée », « avec des produits frais, et une petite carte. » Exemple : un parmentier de boudin blanc aux pommes et patates douces, une salade sans gluten ou un burger au foie gras ...

Avec des formules entrée-plat ou plat-dessert à partir de 15 €. De quoi attirer de nombreux salariés qui peinaient jusque-là à trouver une table à deux pas du bureau.

« Détail » appréciable : l'établissement bénéficie d'une jolie terrasse intérieure et verdoyante de 60 m², soit une trentaine de couverts.

A la tombée de la nuit place au bar à cocktails sur le thème des années 1920-1930 et de la Prohibition.
« Les bootleggers, c’étaient ces gangsters qui transportaient l'alcool de contrebande dans leurs bottes. »

A la tombée de la nuit ambiance à cocktails sur le thème des années 1920-1930 et de la Prohibition. « Les bootleggers, c'étaient ces gangsters qui transportaient l'alcool de contrebande dans leurs bottes pour le revendre en ville », explique le trio qui a mis en place une offre happy hour pour la sortie des bureaux, de 17 à 20 heures. « Il manquait une bonne brasserie à Clairmarais et nous voulions ouvrir un bar différent de ceux qui existent à Reims. » Les associés visent une clientèle de « jeunes cadres, entre 25 et 40 ans. » Les trois amis, qui ont embauché six salariés, espèrent pouvoir mettre en place rapidement de quoi animer le Quartier. A commencer par des concerts six fois par an (le premier est programmé le mercredi 20 janvier à partir de 21 heures (du jazz-Charleston avec le groupe rémois Contr'Band)  et des cours de salsa le dimanche après-midi à partir de début février.

« Nous accueillerons aussi un Dj chaque samedi, dont Roman Yaeger ou encore Jack Cino, et des soirées thématiques sont à venir : sports US avec hotdogs et pop-corn ou dégustation de vins par exemple. »

Alice RENARD

Renseignement au 06 632 69 14 77 ou au 06 17 98 18 93

Extraits de l'union du 15/01/2016

    

    

 Répertoire 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'Affaire

 De l'évolution du goût

Le chef Christophe Lebée se passionne pour le poisson, exotique de préférence. Pour la viande maturée aussi. UneL autre façon de gouter des produits de saison.

L'équipe du restaurant autour du chef et du responsable de salls.

« J'adore travailler le poisson parce que c'est dur à cuire. Et comme j'aime relever les défis ...» A la carte de Christophe Lebée, le chef de L'Affaire, le poisson est donc à l'honneur. Tout comme les légumes, il est de saison. Même en hiver, il entraîne le convive vers le large: requin, espadon, thon, sole, saint-pierre, turbot...Quant aux amateurs de viande, ils ne seront pas en reste. Peu à peu, M. Lebée se tourne vers des viandes maturées, tout simplement parce que leur saveur est incomparable.

Cet ancien cuisinier du Château de Courcelles et de quelques brasseries rémoises a croisé le chemin d'Idir Kemiçhe quand cc dernier tenait les fourneaux du Colibri, au début des années 2000. « La grande époque », insiste M.Kemiche. Les deux hommes sont devenus inséparables, au point d'associer leur destin quand Idir a ou vert son premier restaurant, Chez Lui, avenue d'Epernay; puis sa deuxième maison, L'Affaire, dans le quartier des Halles.

« Idir m'a donné la chance de devenir chef », se réjouit Christophe Lebée, alias Moustache pour les habitués. C'est ainsi que le poisson a pris toute sa place sur la carte, en provenance de la criée de Boulogne ou des fournisseurs en poissons des mers lointaines, tout autant que la viande maturée pendant plusieurs semaines en chambre sur ventilée pour obtenir une saveur et une tendreté particulières.

A la carte, on trouve donc l'indéboulonnable thon mi-cuit au sésame ou le « tigre qui pleure », un pavé de rumsteack mariné dans une sauce thaî. Et en dessert, le fameux moëlleux à la pistache et au chocolat noir. Déjà des classiques. Pour les plus économes, le plat du jour est à 12,5 € et la formule à partir de 18 €.

Ces plats goûteux sont assortis à des vins spécialement choisis par Idir, qui chercha le meilleur accord en s'appuyant sur toutes les régions viticoles françaises. Le tout sans se ruiner : à partir de 5 € le verre et de 25 à 40 € la bouteille.

Dans ce type de brasserie, on vient aussi pour l'ambiance. Les Rémois branchés sont tous là ! L'animation de la salle est assurée par Djamel Bouzidi et son équipe, tous aussi charmant(e)s les un tels que les autres. A ceci près que le succès de la maison est tel que ça va vite. La convivialité s'apprécie donc pendant l'apéritif ou au dessert. A moins de préférer le bar, tout aussi confortable que les tables, Idir et les siens ont cherché à recréer l'ambiance du Bar des Halles, très en vogue dans les années 1930 et qui avait laissé la place pendant longtemps à une imprimerie. Pari réussi.

Rémi Gusteau


L'entrecôte de boeuf de Galice, maturée durant soixante jours.


Idir Kemiche, chef de cuisine et homme d'affaires.

- L'Affaire, rue du Temple. Tél: 03-51-01-70 -72 - 0uvert tous les jours sauf le dimanche.

Extraits de mag'info N°157 du 01/2016

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

Mets Envies

L'esprit bistrot flotte sur HERMONVILLE


Nicolas Baritussio el Sylvie Le Peuc'h.

Peu à peu, la gastronomie rémoise sort du territoire de la cité des Sacres, apportant ainsi une nouvelle palette d'établissements agréables parce qu'ils sont implantés dans la campagne, à quelques minutes de la place d'Erlon, Tel est le cas du Mets Envies, qui s'apprête à fêter sa première année d'existence. Le chef Nicolas Baritussio et son épouse Sylvie Le Peuc'h ont réussi à lui donner une identité forte, faisant flotter l'esprit bistrot sur Hermonville.

Ce charmant petit restaurant est le fruit d'une association amicale du couple avec Olivier Absous et son épouse, deux restaurateurs qui ont déjà fait leurs preuves à Reims. Les premiers ont travaillé avec les seconds à leur retour d'Australie. Une destination qui concluait le parcours initiatique des Baritussio, qui les a emmenés en Corse, à Méribel, en Grande-Bretagne et à Monaco, après leur formation en restauration.

Désireux de diriger sa propre affaire, le couple a cherché à s'implanter à Reims. Les banques l'ont pas voulu suivre, mais les Absous ont acceptés de s'engager aux côtés de leurs amis. Il a fallu un an de travaux pour redonner tout son lustre à l'ancien bistrot du village que des promoteurs auraient transformé en résidence si la mairie n'avait exercé son droit de préemption.

La réhabilitation des locaux a donné naissance à lin bistrot du meilleur gout, Si l'ambiance générale est bien de notre époque, le mobilier a traversé le temps. Telle magnifique bar en bois trouvé chez un brocanteur. Ou les tables et les chaises tout droit sorties de « chez notre grand-mère », Tout a été rénové, astiqué, harmonisé…

Dès la porte franchie, on se sent bien.

Une fois à table, on ouvre une carte restreinte, renouvelée chaque mois. Les plats sont traditionnels, mais cuisinés à la façon du chef et très bien présentés. «II fait de chaque assiette une œuvre d'art, s'enthousiasme la serveuse Morgan Miché. Nicolas est un créatif, dont l'imagination est surprenante.» Effectivement, c'est beau et c'est bon de l'entrée (nage de ravioles d'écrevisses et légumes croquants) au dessert (riz au lait caramel beurre salé) en passant par le plat (tournedos de bœuf bardé au jambon de pays, poêlée de cèpes et fanes). Les champagnes proviennent tous des villages du massif de Saint Thierry. Les vins de villages des régions d'appellation de l'Hexagone. Autant dire que le niveau de prix est très accessible.

Très vite, le bouche-à-oreille fonctionné. D'abord aux alentours, puis chez les étrangers qui descendent dans les chambres d'hôtes de la région. Les Rémois et les Marnais commencent à venir. En semaine, un coup de fil suffit pour réserver. Le week-end, l'attente peut atteindre "un mois!


Le très beau bar en bois, trouvé chez un brocanteur.


L'esprit bistrot existe depuis plus d'un siècle à Hermonville.

Rémi Gusteou

Mets Envies : place de la Mairie - Hermonville (au nord de Reims par la RN44). Ouvert tous les jours sauf mercredi et dimanche soIr. Tél : 03-26-46-38-62. Formule midI à partir de 15€.

Extraits de mag'info N°156 du 01/2016

    

    

 Répertoire 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

CHEZ ANITA

Saveurs italiennes et convivialité

Cela fait exactement 5 ans que Sandra et Hervé Adam dirigent le restaurant « Chez Anita », une adresse incontournable pour tous les amateurs de cuisine italienne, de plats faits maison, de produits de saison et d'ambiance familiale. Au cœur du nouveau quartier d'affaires de Clairmarais, à proximité de la gare et à quelques pas de la dynamique rue de Courcelles, en face de l'Eglise Sacré Cœur, dont le parking est mis à disposition des clients du restaurant choque midi. « Chez Anita » fait partie des établissements où il est fortement conseillé de réserver. même si la sale peut accueillir près de 100 personnes. « Nous avons la chance de compter beaucoup d'habitués, notamment dans les entreprises du quartier ». constate Hervé Adam, qui a repris le lieu en compagnie de son épouse Sandra en janvier 2011. « Et lorsqu'ils sont accompagnés d'un nouveau convive, il revient quasiment toujours, ce qui constitue pour nous une vraie satisfaction »

Une carte alléchante et variée

Autant le dire d'emblée, les amateurs de pizzas surgelées ne trouveront pas ici leur bonheur. « Nous proposons une carte entièrement élaborée sur place, avec des produits trois de saison que je choisis moi-même », souligne Sandra Adam. qui officie depuis septembre en cuisine en compagnie de deux équipiers. « J'épluche et j'émince tous mes légumes, je laisse mijoter les plats qui le demandent, notamment une souris d'agneau fondante à la fleur de thym, confite durant 4 heures. Bref, je cuisine comme si c'était pour un repas de famille ».

La seule lecture de- la carte évoque la dolce vita et le soleil méditerranéen : Costa Esmeralda (filets de sole, Saint-Jacques, scampi et petits légumes), fettucini Dom Camillo (foie gras maison, jambon de Parme, crème à la truffe et copeaux de truffes). tagliatelle dei maestro, agnololti ricco ... Les connaisseurs auront reconnu les incontournables du restaurant. Mais Sandra Adam a également su enrichir la carte avec des recettes personnelles, notamment des risotto aux cèpes et mascarpone, au fromage taleggio et au salami Milano, ou son fameux risotto « Mama Mathilda » au haddock, saumon fumé et œuf poché.

Poissons, salades repas, carpaccios, pizzas et autres antipasti viennent compléter une offre très variée.

 

Des formules pour tous

En salle. Hervé Adam et Patricia, chargée du service, cultivent une relation de proximité avec les clients, pour garantir un moment de détente et de convivialité. Les prix restent quant à eux très abordables. « Nous proposons chaque jour à midi une formule entrée + plat ou plat + dessert à 13 € 90, et un menu complet à J7 € 80 », détaille Hervé Adam. A noter que le menu du jour comprend deux plats au choix. dont un classique de la cuisine française. le restaurant met aussi à la disposition des entreprises plusieurs salles. pour des réunions de travail suivies d'un repas. à 17 € tout compris pour chaque participant.

Chez Anita, 37 rue Ernest Renan 51100 Reims

Réservations: 03 26 40 16 20 - Ouverture 10h-15h/19h-22h30 - Fermé le lundi soir, le samedi midi et le dimanche

Extraits de l'union du 02/01/2016

    

    

 Répertoire 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

Le charme de La Renardière

Avec sa cuisine variée, de saison, et son titre de « Maître-Restaurateur », La Renardière attire une clientèle fidèle également séduite par les prix raisonnables. Autant de bonnes raisons d’aller faire un tour à Saint-Léonard...


Yvan Renard

Une belle bâtisse en pierre de 1900, une terrasse (en été), trois salles aux ambiances différentes… cette table accueillante ouverte uniquement le midi fait souvent le plein. « Quand j’ai repris le restaurant de mon père en 2003, raconte son propriétaire Yvan Renard, c’était un routier. J’ai décidé de monter en gamme en offrant un service traiteur le week-end et en supprimant la carte. » A la Renardière, pas de menu préétabli. « On marche à la confiance! On prépare trois entrées, un plat du jour et trois propositions de viande ou poisson, puis quatre ou cinq desserts. Ça change tous les jours, même si les clients peuvent parfois retrouver des plats qu’ils apprécient, comme le sashimi de thon grillé à la plancha », explique son propriétaire. Obtenir en 2014 le titre de « Maître restaurateur » - qui certifie que le restaurant propose des produits frais et une cuisine faite maison  - était l’aboutissement naturel d’une démarche initiée des années plus tôt. Tôt le matin, Yvan réfléchit aux plats du jour avec Julien, le chef, puis il part faire les courses. A midi, les clients des entreprises voisines viennent partager une cuisine savoureuse aux prix raisonnables. « Etre loin du centre-ville nous permet d’offrir des formules à prix attractifs*. Résultat, nous manquons parfois de place malgré nos100 couverts », confie Yvan Renard qui planche sur la prochaine étape : aménager un jardin d’hiver qui accueillerait dix places supplémentaires. Les places risquent d’être prises d’assaut!

* Plat du jour à 10€; formule entrée/plat ou plat/dessert à 14€.

La Renardière - 6 Grande Rue, 51500 Saint-Léonard Tél. : 03.26.82.23.38. www.larenardiere.fr

Extraits de RM N°146-35 - 12/2015

    

    

 Répertoire 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

Le Bateau ivre

CAP SUR LE BON GOÛT

 

 

Depuis trois ans, ce charmant petit restaurant est animé par un couple parfaitement complémentaire. Ambiance assurée et bon goût garanti.


Camille Goulet assure un accueil chaleureux …

Tandis que Sébastien Lacour élabore une cuisine traditionnelle, simple et goûteuse.

Quand il a ouvert son restaurant en 2007, avenue Jean-Jaurès, Mathieu Couturier a voulu recréer l'atmosphère que chez sa mamie. Cet ancien du Petit Comptoir est lui-même un personnage qui cultive la nostalgie : on le croise régulièrement sur l'avenue au guidon de son Vespa tout droit sorti de la Dolce Vita. Il y a trois ans, M. Couturier s'est lancé dans une autre aventure et a confié les clés et les fourneaux du Bateau ivre à Camille Goulet et à Sébastien Lacour. Très bonne idée. L'esprit a été conservé et dans l'assiette, le bon goût a perduré.

Sébastien a appris son métier au lycée hôtelier de Soissons et complété son apprentissage dans plusieurs restaurants rémois. De son côté, Camille pensait devenir juge pour enfant, mais sa rencontre avec M. Lacour l'a réorientée vers la restauration, formation continue à l'appui. Le couple a passé quelques années dans un restaurant de la région de Chambéry, avant de se réinstaller à Reims.

L'accueil est chaleureux. La maîtresse de maison installe ses convives dans l'une des deux salles. Dans la première, on est assuré d'avoir le show assuré par Camille Goulet qui est au bar et partage ses dernières trouvailles viticoles. Dans la seconde, plus intime, on sera en prise directe avec le chef, qui travaille devant ses convives. L'ambiance est cosy, très « bistrot chic » et il n'est pas rare de voir des voisins de table entamer la conversation très naturellement à la fin du repas.

Ce dernier est un vrai plaisir. Tout est fait maison, à l'exception des glaces artisanales. La cuisine de Sébastien est « traditionnelle, avec des viandes françaises, de la volaille des Ardennes et des fruits et légumes du jardin. On travaille surtout avec des produits régionaux ». Sur la carte, on trouve quelques pépites comme l'œuf poché aux épinards à la crème de comté; la souris d'agneau à l'ail, le ris de veau aux morilles ou le poisson du jour en croûte de parmesan et chorizo.

Il y a aussi des particularités, comme ce bœuf « wagyu », élevé en plein air à la façon de Kobé (Japon), dont l'eau est additionnée de bière et qui est massé régulièrement pendant qu'il écoute de la musique! Au final, on a une viande goûteuse et d'une grande tendreté ...Ou comme le « Mac Boat », constitué de deux cookies maison, assortis d'une glace au yaourt et d'une banane.

Les vins sont choisis par Madame, qui va les chercher dans toutes les appellations, privilégiant les trouvailles de derrière les fagots. Les amateurs de rosé corse ou de vins étrangers seront gâtés. Avantage: avant de décider, on peut goûter !

Autant dire que les 26 places disponibles sont très convoitées, sans parler des dix couverts de la terrasse extérieure en été. Les fidèles s'y retrouvent à midi. Le soir, c'est une clientèle plus internationale, d'Europe du Nord ou de Russie. Mais toujours des convives qui repartent avec le sourire. Il faut dire que le menu complet du midi à 13,90€ a de quoi ravir. Le soir, le Bateau ivre présente une carte et des menus de 39 à 55 €. Les vins sont à partir de 4 € le verre ou de 16 € la bouteille. Si l'on sort ivre du Bateau, c'est de bonheur!

Rémi Gusteau

- Le Bateau ivre - 23 avenue Jean-Jaurès – Reims - 03.26.47.02.73. - Fermé dimanche et lundi.

Extraits de mag'info N°152 du 11/2015

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CROQUIGNOLE

Le restaurant de CAROLE

 On va au restaurant pour un goût, une ambiance, une reconnaissance sociale ... Si on va au Croquignole, c'est aussi pour Carole ... Et son extraordinaire tartare au couteau!

Même si elle a fait ses premières armes en cuisine à Calvi (Corse), Carole Descamps est d'abord une institution rémolse. Et pour cause, elle est la petite-fille d'une autre institution : René Leleu, la référence absolue quand on parle de restauration festive à Reims. En tout cas pour ceux qui s'intéressent au passé joyeux de la cité des Sacres. Les gênes ont parlé : Carole est entrée un jour en cuisine et n'en est plus sortie, pour le plus grand plaisir de ses convives. Lesquels viennent aussi au « Croquignole » pour l'excellent tartare au couteau que Mme Descamps accommode de belle façon.

On ne s'étonnera pas de l'identité fortement rémoise du « Croqulgnole », ouvert en 2007. Conçue en « cuisine-salle à manger » par la décoratrice Catherine Thierard, cette petite maison permet aux hôtes de voir Carole s'affairer dans la préparation de leurs plats. Une présence permanente qui ajoute à l'ambiance conviviale du lieu.

Les odeurs goûteuses qui se répandent laissent entrevoir un bon moment, avec une préférence pour les viandes. La cuisine est « française, traditionnelle et champenoise », L'esprit « brasserie» flotte sur la marmite : potée champenoise, blanquette de veau à l'ancienne, os à moelle, etc. en hiver; plats légers du genre carpaccio d'avocat au vinaigre de pulpa de mangue, en été. Pour rehausser les saveurs, Carole utilise les meilleures épices, mais aussi les assaisonnements et condiments Clovis, élaborés à Reims.

A l'ouverture, la clientèle était surtout composée de salariés qui travaillent aux alentours et venaient y déjeuner. Avec le temps, habitués et touristes ont fait de « Croquignole » le lieu privilégié d'un bon dîner. Pour tous, le prix est le même: menu complet à partir de 15 € ; même chose pour les vins sélectionnés par quatre courtiers confirmés. L'empreinte Leleu est profonde chez Carole. Son arrière-grand-père, Elie, a fondé le « Boulingrin » en 1925. A l'époque, c'était un simple bar pour le casse-croûte des forts des Halles. Le grand-père, René,y a d'abord servi le café dès l'âge de 14 ans. Mais en épousant Marguerite en 1940, il a donné naissance à l'un des piliers de la nourriture conviviale à la rémoise. L'aventure a duré jusqu'en 1983, reprise en 1989 par une nouvelle génération de restaurateurs.

La lignée Leleu a continué: Jacqueline Descamps, la tille de René, a tenu le Foch quand il était un hôtel-restaurant. Carole a suivi un parcours inImageitiatique dans l'ombre de fortes personnalités rémoises comme Jacques Fayet (Novotel) ; Arrigo (Degerman) ; Hervé Liégent (Le petit Bacchus), etc. Mais celle que retient surtout Carole, c'est Monique Fratacci, l'amie de Calvi qui lui a enseigné les secrets du fameux tartare.

    

Croquignole - 55 Rue Camille Lenoir, Reims,  03-26-47-84-50

Rémi Gusteau

Extraits de mag'info N°151 du 11/2015

    

    

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La VIGNERAIE

 Le détour nécessaire

Rue de Thillois à Reims, La Vigneraie est vraiment ne de nos plus belles tables rémoises. Remarqué par tous les guides, le restaurant d'Hervé et Marie-Agnès Badier propose depuis 25 ans une cuisine traditionnelle et inventive De la bien belle ouvrage !

Il y aura bientôt un quart de siècle que le discret Hervé Badier et son épouse se sont installés rue de Thillois. Passé par les écoles hôtelières de Strasbourg et de Paris somme par les cuisines du <Ministère de la Défense où de nombreux étoilés comme La Chaumière de Gaston Boyet, ce chef particulièrement doué de 55 ans propose à une clientèle rémoise connue pour son exigence, une belle cuisine traditionnelle et inventive, remarquée par tous les guides, La Vigneraie s’est imposée comme un rendez-vous incontournable de la gastronomie locale. Hervé Badier demeure encore aujourd’hui un vrai artisan restaurateur, inconditionnel de la belle ouvrage. Maître restaurateur de France, il nous délivre aujourd’hui une carte cortye, mais riche en beaux produits qu’il sait assembler.

En salle c’est Marie-Agnès, l’épouse d’Hervé qui officie avec Walter, le sommelier. En cuisine, Hervé est secondé par Pascal Arnaud, 48 ans, 20 ans de maison. Le restaurant sort un peu de son silence. Et c’est tant mieux ! La salle de 60 couverts a subi quelques travaux nécessaires. Des couleurs vives et chaudes ont remplacé le jaune un peu uniforme d’autrefois. La couleur dominante est désormais le rouge. Les sièges sont confortables, les nappages amples et blanc, les assiettes toujours aussi colorées. L’ambiance y est donc agréable.

Pour tous les goûts

Toute la semaine, sauf samedi soi ret dimanche, sont servis des menus express de 17 à 26 €, avec des plats savoureux tels que les nems de poulet, sauce aigre douce, ou la bavette de bœuf sauce béarnaise. Les autres menus s’échelonnent entre 34 et 71 € pour le menu prestige. Ils contiennent des plats à la carte et des plats originaux bien assemblés. La carte est vraiment gourmande, les entrées ? On remarquera les Saint-Jacques rôties , beurre blanc, polenta crémeuse, concassé de tomates et pesto à 29 € : un très généreux homard et foie gras en salade forte, vinaigrette à l’huile truffée à 32 €.

Les produits de la mer ? Un superposé de homard et Saint-Jacques cuits doucement avec son coulis de homard à 39 € ; les filets de rougets à la vénitienne, tomates séchées, polenta, sauce à l’encre de céphalopode à 29 €.

Pour les « viandards » : le vrai filet de bœuf Rossini et son escalope de foie gras poêlé, sauce truffée à 39 € ; le cuisseau de porcelet cuit huit heures, parfumé au thym, citron, miel et ail doux à 28 € ou la côte de veau et pommes grenaille au lard paysan, sauce crémée au porto à 35 €.

Les amateurs de fromage pourront déguster le plateau à 14 €.

Suivront alors les desserts, tous fait maison,  à 14 €. Des exemples ?

Des soufflets que l’on attendra un peu, l’assiette tout chocolat, un régal, et les desserts du moment, c’est la surprise. Pour les vins, faites confiance à Walter. Les champagnes de terroir débutent à 42€ la bouteille, les vins au verre sont entr 6 et 8€. Au fil des années Hervé Badier s’est constitué une belle cave. Les prix sont doux comme un Chablis (Les Clos Authentiques) à 75€. Plus doux encore sont les vins de Loire, entre 28 et 34€. A boire évidemment avec modération

La Vigneraie – 22,24 Rue de Thillois – REIMS – 03 26 88 67 27

Extraits de mag'info N° 134 de 08/2015

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RACINE

UNE NOUVELLE ETOILE À REIMS

RACINE CULTIVE LES JEUNES POUSSES

A PEINE ËTOILÉ PAR LE MICHELIN, RACINE CHANGE DE LIEU LE VOICI DANS UN CADRE MAGNIFIQUE, PLACE GODINOT. TANDIS QUE LE RACINE HISTORIQUE DEVIENT UN BISTROT.


Le couple Tanaka : ils vont vite

« Place Godinot, on repart de zéro, mais c'est à nous ! » Quel couple étonnant ! ! Kazuyuki et Marine Tanaka ont ouvert Racine à l'été 2016, rue Colbert. Il a décroché une étoile au Michelin en à peine un an et demi. Et voilà que les Tanaka ouvrent déjà un nouveau Racine, sur la place pavée très chic, située à deux pas du chevet de la cathédrale. Comme rien ne se perd chez les buns cuisiniers, le restaurant « historique » est transformé en un bistrot au nom japonais « Doko Koko Bistro »*, tenu par le propre frère du chef.

La fin de semaine dernière a été éprouvante pour le chef et son équipe. Il a fallu donner un coup de collier pour le premier service de dimanche midi au Racine. Evidemment complet, Car le changement de lieu ne signifie par le changement de cap. Kazuyuki conserve le meilleur de la cuisine française en l'associant au meilleur de la cuisine de son pays. Et pour atteindre l'excellence, le nombre de convives est volontairement limité à moins de deux dizaines.

Autant dire qu'il faut être patient et réserver à l'avance pour profiter du nouveau cadre de la place Godinot, car « depuis l'étoile, le téléphone sonne davantage et de nouveaux clients viennent », A défaut d'être admis dans ce lieu très « exclusif », on pourra toujours regarder les cuisiniers travailler depuis ... le trottoir, Car à l'inverse de 99,9% des restaurants, la salle est située à l'arrière, ouverte sur un (futur) jardin, tandis que les cuisines donnent sur la rue ! Inventer et surprendre : tels sont les maîtres-mots de ce couple qui va vite et qui veut « continuer à élever le niveau ».

Cette évolution était sans doute prévue de longue date. En effet, c'est Moritsugu Tanaka qui prend la relève rue Colbert à seulement 2S ans ... après avoir passé un an aux côtés de son frère aîné, puis un temps dans un restaurant français au Japon. Le Bistrot** conserve le niveau de qualité du restaurant, mais « plus gourmand, plus accessible (menu à 29 €) ct plus détendu », explique le chef. Un jeune responsable de salle Fabien a, lui aussi, fait ses armes au Racine pour s'imprégner de l'esprit maison.

Les Tanaka investissent seuls, même si de riches gastronomes rémois les soutiennent dans leur démarche. « Et dire que nos parents redoutaient qu'on s'installe ... », sourit Marine en ce printemps où les jeunes pousses bourgeonnent... en attendant de grandir. Tout un symbole chez Racine***.

REIMS AU FIRMAMENT ÉTOILÉ

On ne peut que s'en réjouir : au Michelin, la cité des Sacres est devenue l'une des plus étoilées de France. Remarquable pour une ville qui compte moins de 200.000 habitants intra-muros. Ce d'autant plus qu'outre ces étoilés, de nombreux restaurants rémois et alentour sont de très bonne qualité. Le prestige et l'attrait du vignoble champenois jouent évidemment un rôle prépondérant dans cette floraison gastronomique, mais c'est surtout le talent et le travail des chefs qui démarque Reims d'autres villes de taille similaire. Avec l'arrivée du « Racine » de Kazuyuki Tanaka dans cette galaxie, nul doute que d'autres portes vont s'ouvrir. Le tourisme gastronomique, un réel atout pour Reims et la Champagne, a assurément de beaux jours devant lui.


La salle est d'une grande sobriété


L'équipe du Bistrot avec les Tanaka

Rémi GUSTEAU

* En japonais, ça veut dire « C'est où ? C'est ici le bistrot »...

** OKB » : ouvert du mardi au samedi, midi et soir. 8. rue Colbert - 03.26.36.30.41 – Menu : 29 €.

*** Racine: du jeudi au lundi. 6, place Godinot - 03.26.35.16.95 – Menus : 45, 70 et 95 €

Extrait de Mag'infi N° de 03-2017

Le Michelin récompense la créativité du chef du Racine

Deux ans après l'ouverture de son restaurant, Kazuyuki Takana décroche sa première étoile.

Depuis son installation en 2015 dans le centre-ville de Reims avec Racine, tout le monde lui prédit un avenir radieux. À 32 ans, il vient de les fêter le 15 janvier dernier, Kazuyuki Tanaka est entré depuis hier dans le cercle très fermé de étoilés du guide Michelin. Comme un symbole de cette ascension fulgurante, il a été le premier des cinquante-sept nouveaux restaurants 1 étoile à monter sur la scène du palais Brongniart, lors de la présentation du guide 2017, ce mercredi à Paris,

Dans sa nouvelle édition, le guide ne tarit pas d'éloges sur son nouvel étoilé : « Au cœur de Reims, un petit restaurant dans lequel on prend volontiers Racine... Le chef japonais réalise une cuisine française au fort accent de son pays natal : c'est-vif, savoureux, très soigné, et d'autant meilleur que les produits utilisés sont de qualité.

Des compliments qui ne montent pas à la tête de l'intéressé. Loin s'en faut. « Ce n'est pas un aboutissement mais le départ de quelque chose de nouveau, confie le jeune chef arrivé en France en 2006 et passé par les cuisines de plusieurs chefs étoilés avant d'ouvrir son propre restaurant à Reims. « Je suis très heureux de cette étoile mais elle ne représente pas une pression supplémentaire pour moi car je sais qu'il faut toujours monter le niveau. Étoile ou pas, il faut être le meilleur pour proposer le meilleur aux clients. » Ces derniers qui vont sans aucun doute être de plus en plus nombreux dorénavant, ce qui ne manquera pas de poser des problèmes. Il fallait en effet déjà deux à trois semaines pour espérer trouver une table le week-end au Racine.

Il FAUT OUE CE SOIT BON ET JOLI

 Le chef envisage d'ailleurs de déménager pour s'agrandir. De quoi permettre à plus de monde de découvrir ses plats qui sont de véritables œuvres d'art visuelles et gustatives. « Ma cuisine est spéciale. Un mélange de tout, avec beaucoup de petits détails. Il faut que cela soit bon et joli. Chaque assiette raconte une histoire et il faut que le client reparte d'ici en ayant vécu beaucoup d'émotions. J'aime l'idée de faire une cuisine de mémoire. »

Hormis Racine, le guide Michelin 2017 n'a distingué aucun restaurant du secteur. Les Ardennes n'ont donc toujours pas d'établissement étoilé, l'Aisne n'en a plus. Dans la Marne, ils sont désormais huit dont  cinq dans le secteur de Reims: L'Assiette Champenoise (3 étoiles), Les Crayères (2 étoiles), Le Foch, Le Millénaire et Racine (1 étoile). Le Grand Cerf à Montchenot, Les Berceaux à Épernay et l'Hostellerie La Briqueterie à Vinay, tous les trois 1 étoile.

Grégoire AMIR-TAHMASSEB

Extraits de l'union du 02-10-2017

Racine

Le Gault & Millau 2016 l'a récompensé


 Tanaka travaille avec son épouse Marine. et son frère, Moriuugu. H.Oudin

Établi dans le centre-ville de Reims depuis à peine trois mois, le cuisinier Kazuyuki Tanaka a été désigné «Jeune talent» par le célèbre guide culinaire. Si son restaurant, Racine, n'a ouvert ses portes que très récemment rue Colbert. Kazuyuki Tanaka n'est pour autant pas inconnu des Rémois. Avant de se mettre à son compte, il a en effet officié deux ans aux Crayères, en tant que premier chef de partie, « j'avais auparavant travaillé trois ans dans un restaurant trois étoiles, en Auvergne, raconte-t-il. Mon épouse y était chef de rang, et moi second de cuisine, »

Kazuyuki Tanaka naît dans le sud du Japon, dans les années 80, d'un père cuisinier, lui-même fils de cuisinier, « Je n'ai pas fait d'école de cuisine, je suis un autodidacte » revendique-t-il. À son arrivée en France, il y a neuf ans, il possède déjà urie connaissance fine de la gastronomie française. «  Le lièvre à la périgourdine, avec truffes et foie gras, par e4emple, ou bien les tournedos à la Rossini. »

L'étiquette de cuisine métissée, franco-japonaise, qui lui colle à la peau, il ne s'y retrouve pas, « Mes plats ne s'inscrivent pas dans une catégorie, je les prépare comme je le sens, insiste-t-il. Il s'agit de questions d'équilibre : il faut du croquant de l'acidité, parfois un peu d'amertume, j'utilise le moins de crème et de beurre possible j'essaie d'avoir recours à d'autres assaisonnements, d'autres techniques. » Dans son restaurant, Kazuyuki Tanaka change le menu toutes les trois semaines, afin notamment de respecter la saisonnalité des fruits et légumes, Son credo? Le choix des meilleurs produits, et des meilleurs producteurs lorsqu'il est obligé d'y avoir recours! « Je Jais le maximum de choses moi-même, sourit-il. Je fabrique mon propre pain, par exemple, avec du levain naturel que j'ai préparé à base de raisin fermenté. »

Une recette qui semble porter ses fruits : il faut compter trois semaines pour espérer réserver une table dans son restaurant.

M.C DUTHEIL

Extraits de l'union du 11/2015

Extraits de l'union du 06/2015 

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dix bonnes adresses pour régaler ses sens

En avoir plein la vue et le gosier c'est possible, sans forcément casser sa tirelire. Tour d'horizon des restaurants où la cuisine rivalise avec des décors tantôt atypiques, tantôt magnifiques.


Au Domaine du Faucon, à Donchery, le cadre s'accorde il la perfection
à la cuisine authentique mais raffinée du chef. Christophe Quentin.

1 – LES CAUDALIES à CHALONS en CHAMPAGNE

Installé dans le magnifique hôtel Royer-Grandthille (XVIII et XIX° siècles), cet établissement possède de magnifiques verrières et une décoration qui mélange modernité et tradition. Les plats gastronomiques sont cuisinés avec des produits frais et de saison. La cave compte plus de 350 références de vins. La terrasse avec palmiers et piscine est une invitation au voyage.

• 2 rue de l'Abbé-Lambert à Châlons. - Menu brasserie à partir de 21 €.

2 - CAFÉ DU PALAIS à RElMS


La belle verrière art déco du Café du palais à Reims.

Fondée en 1930, cette institution rémoise propose une cuisine bistrot dans un cadre plein de charme, en face du palais de justice. Au plafond, on admire une verrière art déco signée Jacques Simon. On peut y déjeuner ou faire 'une pause gourmande en pleine journée. À ne pas rater: le jambon de Reims, l'assiette de charcuteries ibériques et le quatre-quarts d'Isabelle.

• 14 Plaoe Myron-Herrick à Reims -Plat du jour entre 18 et 23 €.

3 - L'AUBERGE DE LA LOUVIÉRE à SEPTMONTS

 Déjeuner à la Louvière, au pied du Donjon de Septmonts. Jean-Marie Champagne

Elle est située au pied du Donjon, il ne faut donc pas hésiter à déjeuner ou dîner en terrasse pour profiter de ce joli cadre. L'accueil de Nicolas Lanthiez, Ie maître des lieux est chaleureux et sa cuisine est à son image, traditionnelle et généreuse.

• 3 place de la Mairie à Septmonts (Aisne) - Formule du midi (deux plats) à 19 €.

3 - LE DOMAINE CHATEAU du FAUCON • DONCHERY

Non loin de Sedan, cette ancienne propriété seigneuriale du XVII' siècle offre un cadre magnifique pour déjeuner. Au cœur d'un domaine de 13 hectares, bordé par un étang, le restaurant, situé au rez de chaussée du château, propose une cuisine de saison réalisée à partir de produits frais. Cerise sur le gâteau, l'établissement est récemment entré au Collège culinaire de France.

•  Route de Vrigne au Bois. L'ardoise du jour (entrée plat DU ,plat dessert) à 28 €.

4 – LE CHATEAU de BREUIL à BRUYERES-et-MONTBERRAULT

Situé dans l'Aisne, entre Soissons, Laon et Reims, ce bel édifice était un vieux manoir datant de 1568, restauré par l'écrivain Arsène Houssaye. On y trouve aujourd'hui une salle de restaurant lumineuse, avec une vue imprenable sur la nature environnante. La cuisine fait la part belle aux produits, locaux et de saison.

• «Lé Breuil» à Bruyères-et-Montbérault (Aisne) -  Le menu d'affaires (2 plats) à 18 €.

5 - CHEZ JÉROME à REIMS

Voilà un concept original que celui de ce restaurant brocante où l'on peut-acheter toute sorte d'objets, et notamment le mobilier et la vaisselle sur laquelle on mange. Et justement, que mange-t-on ? Et bien, de Ia cuisine traditionnelle, confectionnée à l'ancienne par le bien-nommé Jérôme Deux deniers.

•  23 rue de Tambour à Reims - Plat du jour à 10 euros.

6 - LA VILLA D'ISLE à SAINT-QUENTIN

Cet ancien atelier d'ébénisterie, puis commerce de tissu a été bâti au début du XVII° siècle. C'est aujourd'hui une adresse mythique tant 'pour ses décors de style art nouveau et art déco. Que pour la cuisine simple mais raffinée, élaborée à partir de produits frais.

• 111G 113rue d'Isle 11 Saint-Quentin - Formule barbecue (Buffets entrées/desserts et plat) à 29 €

7 - AU COCHON QUI LOUCHE à CHARLEVILLE-MEZIERES

Woinic n'a qu'à bien se tenir car la cité ducale n'a d'yeux que pour le Cochon qui louche. Cette bonne petite table associe une décoration originale dont le mot d'ordre pourrait être «tout est bon dans le cochon ». La cuisine est traditionnelle et privilégie les produits frais.

• 31 rue Victoire-Cousin à Charleville - Formule du jour à partir de 21 euros. '

8 - LA BANQUE à EPERNAY

Cette brasserie gourmande, qui fait aussi bar à champagne, est un lieu pour le moins étonnant puis qu'avant d'être un restaurant, il abritait la banque de France. On y goûte une cuisine de style « bistronomie » rehaussée par une bonne carte de champagnes, dont beaucoup sont issus de petits producteurs locaux.

• 40 rue du Général-Leclerc à Epernay - Formole rapide (deux plats) à 20 €.

9 – LA BARGE à TROYES

On y vient pour le cadre sympathique, au bord des quais. Cette péniche est à la fois un bar lounge, un restaurant, une boîte de nuit et un , piano-bar. L'été. il fait bon déjeuner sur le ponton. À l'intérieur; la décoration se veut raffinée. En cuisine, on revisite les grands classiques tout en faisant la part belle aux produits de la mer.

• Quai de la Fontaine à Troyes. Menu du jour à partir de 14.80 €.

Laétitia VENANCIO




Fondre pour une glace à La Pâtisserie

La glace au chocolat y est orgasmique. Avec de la vanille, elle est encore meilleure. Mais on peut aussi choisir de succomber à la pêche, l'abricot, le cassis ... Une douzaine de parfums au choix sont proposés à La Pâtisserie Marc Morel, à Épernay. L'établissement a ouvert depuis un peu plus d'un an  et propose une belle sélection de gourmandises; chocolats, macarons, biscuits roses... Parmi les spécialités de la maison, le Paris-Brest revisité ou encore le Cararnélio, une tarte sablée avec une ganache lactée à la fleur de sel et inougatine. À emporter ou à déguster au salon de thé, à l'étage.

• Rue Eugène-Mercier, à Épernay. Tous les jours sauf le lundi.

Les années folles au Court 1920

On peut déjeuner en semaine ou bruncher le dimanche au Tennis club de Reims. L'endroit est confidentiel, dissimulé dans un quartier résidentiel de Reims, pourtant, il ne manque pas de charme. Le club house du tennis club a rouvert ses portes il y a un peu plus d'un an. Le Court 1920 est tenu par Mathieu Couturier, le propriétaire du Bâteau ivre, une autre bonne adresse rémoise. La piscine art déco de 1920 avec pergola à l'antique, classée au titre des Monuments Historiques, donne un cachet fou au lieu. La décoration du restaurant, inspirée des années 20, est cosy. très Gatsby le magnifique. On y mange le midi pour un prix plus que raisonnable.

À tester: le brunch, tous les dimanches matins. 15rue Lagrive à Reims. Du mardi au samedi de 10 à 16 heures et de 18 à 20 heures, le dimanche de 9 à 17 heures.

LES REPÈRE5

•. La gastronomie mongole à l’honneur

Au Mandukhaï à Houldicourt (08), c'est cuisine mongole tous les mardis Ill, mercredis, jeudis, vendredi~ et samedis soirs ainsi que le dimanche midi.

•. Sur les traces de l'écrivain Arsène Houssaye .

Déjeuner ou dîner au Château de Breuil, c'est aussi partir sur les traces d'Arsène Houssaye, écrivain célèbre du siècle dernier; né en 1814 à Bruyères da ris l'Aisne. a laissé une œuvre littéraire éclectique composée denombreux romans, de huit pièces de théâtre, de poèmes et de recherches historiques.

•. Ou boire du champagne

- C comme champagne, rue Gambetta à Epernay.

- Au cœur du bouchon, ruet Colbert à Troyes

-  Chez Philippe, bulles et douceurs, rue Champeaux à Troyes.

- Trésors de champagne, rue Olivier-Métra à Reims.

- Le Pershing bar à Verzy.

•. Le CHIFFRE : 8,82 €

C’est le prix moyen que les français dépensent pour un repas au restaurant.

•. La PHRASE

« Heureux chocolat, qui après avoir couru le monde, a travers le sourire des femmes, trouve la mort dans un baiser savoureux.

Extraits de l'union du 21/08/2015

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Che Diego »,
restaurant argentin, ouvre ses portes début septembre 2015


« J’ai voulu apporter un peu de soleil à Reims », raconte Christophe Anquetil.

Che Diego, c'est un nouveau restaurant qui va ouvrir à Reims le jeudi 10 septembre 2015, aux-couleurs de I' Amérique latine, plus précisément, de l'Argentine. Sans surprise, le nom du restaurant est un clin d'oeil au mythe du football Diego Maradona. Deux drapeaux bleu et blanc seront bientôt dressés sur la devanture, située dans l'angle, qui laissera entrevoir la place de la République.

C'est pendant un voyage de sept mois en Thai1ande, d'avril à octobre 2014, que Christophe Anquetil a découvert la cuisine argentine. Ce fut un réel coup de cœur. Son idée, en rentrant de ce périple, était de reproduire à l'identique le lieu qu'il affectionnait à des milliers de kilomètres de Reims. Mêmes pierres, .même cadre, mêmes tables de bois en forme de « Lego » très originales qui se déplacent et s'emboîtent en fonction de la fréquentation. De grandes photographies qui rappellent les pays d'Amérique latine tapissent' les murs de briques.

Christophe aime «faire des choses qui n'existent pas ». En effet, si de grandes villes de France comme Paris ou Lyon possèdent déjà un ou plusieurs restaurants argentins, il n'en existait pas encore à Reims.

Démonstrations de tango

« J'ai voulu apporter un peu de soleil à Reims », raconte Christophe Anquetil. Ouvert uniquement le soir, pour garder une ambiance festive et nocturne, le restaurant comporte trois atmosphères différentes : au rez-de-chaussée, des tables hautes pour le « côté convivial », et à l'étage, un espace « lounge » , petit salon avec canapés, ainsi que des tables plus basses pour ceux qui préfèrent. Dans la décoration, de nombreux clins d'œil sont faits au Sport automobile, la passion de Christophe Anquetil qui a voulu, dit-il, y « apporter un peu de (son] âme» . De la musique d'Amérique latine et des démonstrations de tango animeront chaleureusement les lieux qui peuvent accueillir une quarantaine de couverts.

Bar à tapas

Le restaurant proposera au menu des tapas allant de 8 à 15 E et des vins d'Amérique latine, « très réputés pour leur qualité et forts en goût Il, de 19 à 49 E. La bière d'Argentine, la Quilmes, est également à la carte. Les spécialités : boudin noir aux oignons, empanadas (chausson feuilleté farci), chorizo argentin, entrecôtes traditionnelles. En collaboration avec le restaurant argentin Volver, à Paris, la viande sera importée tout droit de ce pays d'Amérique du sud. Et Christophe Anquetil en est convaincu, « c'est la meilleure viande du monde. »

Lauréne POIREL

«Che Diego»: ouverture le 10 septembre au 2 Bd Jules César.

Extraits de l'union du 21/08/2015

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Anna-S

La table amoureuse
 
pour la passion de la gastronomie


Anne-Sophie et Cédric Roger, jamais l'un sans l'autre au restauranl Ch. Lantenois

Elle, c'est Anne-Sophie. Lui, c'est Cédric. Anna-S, La table amoureuse, c'est leur restaurant de « cuisine gastronomique traditionnelle » qui a ouvert le 1er mai 2010 à Reims. Il est idégalement situé rue Gambetta, entre la basilique Saint-Remi et la cathédrale. Le succès a été immédiat pour le couple de jeunes gourmets entrepreneurs. Après avoir tous deux passé' sept années à l'Hostellerie du Mont-Aimé à Vertus, où ils se sont rencontrés, ils ont créé leur propre restaurant très rapidement. Pendant quatre ans, le restaurant s'est appelé « La table Anna ». Depuis un an, le nom a changé et une décoration plus personnelle, faite de citations romantiques aux murs, tapisse les lieux. On y voit, inscrit : « Elle : chacune des recettes de ma cuisine dialoguera avec le bel accueil que tu réserveras » et « Lui : Je leur dirai dans chaque mot, chaque attention, que tu cuisines avec ton cœur ». Tout s'explique alors, Cédric, « lui », est responsable en salle, Anne-Sophie, «elle », prépare de belles assiettes en cuisine jamais l'un sans l'autre por la tenue du restaurant, donc.

Une cuisine gastronomique accessible à tous

Sur la carte, le restaurant propose une cuisine française traditionnelle, Il avec des touches de créativité Il, ce qui plaît autant aux touristes de passage qu'à une clientèle locale. On y retrouve, notamment, un classique: Il tête de veau, sauce ravigote et pommes vapeurs » et d'autres plats plus inventifs comme le « filet de saint Pierre, le restaurant a été distingué lors, de la remise des trophées Jeunes Talents du Tourisme dans la catégorie « Hébergement, gastronomie et restauration » crumble de poivrons- verts et pistaches ». Anna-S, La table amoureuse favorise les : producteurs locaux comme la Cueillette de la Pompelle. « Nous travaillons avec des produits nobles et souhaitons les rendre accessibles à tous » Une grande carte de vins et champagnes de 20 à 150 Eest également présentée. Un menu du midi à 17€50 est proposé. Les autres menus vont de 29 g à 49 E.

Dans une atmosphère familiale et conviviale, la salle de La table amoureuse peut accueillir 40 couverts. Le 13 mars 2015, le restaurant a été distingué à l'occasion de la, remise des trophées «jeunes talents du tourisme» 2015, dans la catégorie « Hébergement, gastronomie et restauration ». Une fierté et un encouragement pour le couple. Il s'agissait de leur première participation à ce concours coorganlsé par le Comité départemental du tourisme de la Marne et Dites-nous tout Production. Le restaurant est aussi très bien classé sur le site TripAdvisor qui recueille les avis de nombreux internautes et qui est très consulté par les touristes. « Cela nous confirme que nous sommes sur la bonne voie. c'est très encourageant. »

Laurène  POIREL

Renseignements sur le site annas-latableamoureuse

 Extraits de l'union du 14/08/2015

    

    

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Bistrot du Circuit

«  Le FISH ABD CHIPS» A L'ANGLAISE   

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Francis Lallement s'est fait un nom avec son bistrot au cœur de Gueux. Un endroit charmant fréquenté surtout par les patrons, les Belges et les Anglais ... pour le « fish and chips» !

Il suffisait d'y penser. Après un siècle (ou plus) penda nt lequel l'établissement a porté le nom du lac qui s'étire entre l'église r lui, Francis Lallement a donné le nom du i rcuit à son bistrot. Il n'a pas tort: quand les .Ilotes de cou-se ont commencé à courir sur ~ circuit de Gueux, celui-ci traversait allègrement le centre-bourg. Désormais, il reste les vestiges sauvegardés par les" Amis» et qui ttirent nombre de clubs automobiles marnais et étrangers. Lesquels constituent une .artle des clients réguliers de M. Lallement t se précipitent entre autres sur le « fish and hips» maison ... « qui fait un carton »,

A 53 ans, le patron du Bistrot du Circuit est un homme heureux- Après son CAP de cuisinier décroché au CET Neufchâtel à Reims, a fait ses armes dans une bonne partie es brasseries et restaurants rémois, dont le Continental de la place d'Erlon. On retiendra aussi que Francis avait lancé le rayon traiteur le la poissonnerie du Forum, aujourd'hui disparue, puis il y a quatre ans, il a repris le Café lu Lac. Cette institution de Gueux avait été vendue à un promoteur qui a remplacé la partie hôtelière par des logements. Mais qui eu la bonne idée de laisser une centaine de mètres carrés pour un espace de restauration, cinquante-deux places irises d'assaut ln décorateur a créé un élégant mais simple lécor tout en nuances de gris, avec un joli bar en bois massif et une cuisine moderne, désormais tenue par le chef Adrien Depaix. Les murs sont tapissés de photos inédites de la grande époque des 12 Heures de Reims.

Les deux hommes élaborent une « ardoise » typiquement bistrot, en s'appuyant sur les produits frais et la viande française. Le foie gras est magnifique avec son chutney de rhubarbe. Mais le produit phare, c'est le « fish and chips », Traduction: un dos de cabillaud dans une pâte à beignets à base de bière, avec frites maison et salade (17,90 €). L'autre standard, c'est le carré d'agneau mariné, servi avec une glace de jus d'agneau, des haricots plats d'Espagne et des pommes de terre rissolées aux herbes (23,80 €J.

Et si ça ne vous convient pas, vous aurez le choix entre un grenadin de veau aux morilles entières ou une belle entrecôte charolaise de 300 g, poêlée à l'ancienne, dans du bon beurre. La carte des vins est séduisante, ciblée, dans une gamme de prix allant de 21 à 60 €. Côté champagne, les petits producteurs de la Montagne de Reims côtoient quelques grandes maisons ré moises.

Les 52 places sont souvent prises d'assaut, essentiellement par trois clientèles: les chefs d'entreprises, surtout le midi. Les Anglais et les amateurs de belles voitures, après leur halte au « circuit ». Et les Belges, à l'issue de leur tour du vignoble!

Rémi Gusteau

Le Bistrot du Circuit - 5 place des Lacs - Gueux. 03.26.4631.68.

Ouvert du lundi au samedi de 7h15 à 23 h.

Pas de dîner lundi, mardi et mercredi soir. Dimanche : uniquement privatisation du Bistrot.

Extraits de Mag’info du 10/07/2015

    

    

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Da Nello

LE MEILLEUR DE L'ITALIE

Ce n'est ni un restaurant italien, ni une pizzeria, mais... les deux, à la fois. Depuis quarante ans, Da Nello régale les amateurs de cuisine ensoleillée, avec une priorité au fait maison,

 On ne voit pas de scooters « Da Nello » sillonner la ville pour livrer des pizzas encore fumantes. Et ce n'est pas pour demain, car telle n'est pas la vocation de ce restaurant rémois qui figure parmi les meilleurs pour qui apprécie la vraie cuisine italienne.

Créé en 1979 par un certain « Nello », il a été repris en 2008 par le couple Johann et Solène Georgin, qui ont eu la très bonne idée de garder avec eux le... pizzaïolo Davide Oggiano, un Sarde qui est à la pizza ce que Léonard de Vinci est à la peinture !

Bien qu'on y goûte une cuisine savoureuse typiquement italienne, « Da Nello» n'a jamais été classé par les Rémois comme un « restaurant italien », Pour beaucoup, à commencer par les époux Georgin, c'est d'abord « un restaurant de quartier, fréquenté à 80% par des habitués et très peu par les touristes, à l'exception de ceux qui sont envoyés par les grands hôtels », Il est vrai que la clientèle se compose surtout de familles, d'amoureux, de salariés et de décideurs économiques, qui viennent ici pour la cuisine bien sûr, mais aussi pour l'atmosphère familiale.

Une façon de faire revendiquée par Solène Georgin : « Nous cultivons la proximité avec nos convives. On fait partie de leur vie ... qu'ils nous racontent en détail !» Dès que le coup de feu est terminé, Madame passe volontiers de table en table pour discuter avec chacun,

L'ambiance est feutrée, mais toujours joyeuse Car on se régale de vraie cuisine italienne. Les tagliatelles sont fabriquées sur place par Johann Georgin à partir de produits transalpins. Même chose pour les lasagnes ou la fameuse escalope « saltimbocca ». Le savoir-faire du cuisinier s'est forgé dans les lycées hôteliers de Bazeilles et du Touquet, mais surtout, pendant cinq ans, dans l'ombre de Nello lui-même, qui lui a transmis ses recettes personnelles avant de céder l'affaire.

Et puis, il y a les pizzas. Les meilleures à Reims, osons le dire. Elles sont confectionnées dans un four qui occupe le cœur de la salle à manger, crée l'ambiance et diffuse les bonnes odeurs de cuisson dans une chaleur bienfaisante. Leur liste comporte une quinzaine de titres classiques, mais M. Oggiano les compose aussi sur mesure, à la demande. Leur prix s'inscrit dans une fourchette allant de 11 à 14€.

Quant à la carte des vins français ou italiens, elle est plus que raisonnable, de 24 à 37 €, pour des repas dépassant rarement les 30 € par personne.

Rémi Gusteau

- Da Nello - rue Cérès. Ouvert tous les jours sauf samedi midi, dimanche et lundi soir. 03.26.47.33.25. Pizzas à emporter. Plats sur demande,


Soiène et Johann  Georgin ont redonné une nouvelle jeunesse au « Do Nello »

L'HOMME AUX 300 000 PIZZAS

«Un vendredi, les pizzaïolos ne travaillaient pas bien, je me suis fâché. j'ai pris leur place et j'ai fait 80 pizzas le premier soir l» Depuis, il en fabrique plus de 13 000 par an ! Davide Oggiano est né en Sardaigne, Arrivé en France en 1980, il a d'abord été serveur. Son coup de sang d'un soir a fait de lui l'un des meilleurs pizzarolos, avec plus de vingt ans d'expérience devant le four. Son secret: une pâte très travaillée, la plus fine possible, et les meilleurs produits frais, à 95% d'origine italienne. Ses préférences vont aux champignons, qu'il utilise en jouent avec les … quatre saisons

Extraits de mag'info du 10/07/2015

    

    

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Chez Jérôme

MANGEZ ET EMPORTEZ ...VOS COUVERTS

On mange du fait maison et on chine… à la carte

Dîner et chiner Chez Jérôme

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

MANGEZ ET EMPORTEZ ...VOS COUVERTS

CE CHARMANT PETIT RESTAURANT DE LA RUE DE TAMBOUR EST AUSSI UN MAGASIN D'ANTIQUITÉS. LE CHEF CUISINE SES PRODUITS FAVORIS ET VEND SES COUPS DE CŒUR SAVOUREUX


La salle, dont Wut le décor edt à vendre.

Jérôme Deuxdeniers a un sens aigu du commerce à l'anclenne, Fils de restaurateurs rémols, il a « servi ses premiers clients à l'âge de 8 ans ». DepUIS, il a appris à cuisiner, à créer des restaurants à succès ct à charmer ses convives par sa gentillesse. Non content de cultiver ce talent, il a associé à la cuisine un don certain pour la « braque », Il en résulte une délicieuse petite maison où l'on savoure des plats traditionnels dans un décor li l'ancienne, uù tout est à vendre. Une formule qui plaît... aux jolies Rémoises qui se pressent en nombre dans ce havre de paix.

Après des études artistiques et littéraires,Jérôme s'est vite inscrit dans les pas de ses parents. S'il s'est inspiré de leur exemple professionnel, c'est à sa grand-mère Rolande qu'il doit son tour de main. « Mon modèle, c'est le repas du dimanche midi que nous prenions chez elle. » Autant dire que Ip~« mijotés» sont rois sur ses fourneaux.

« Ma cuisine est intemporelle, familiale, traditionnelle. Mes produits frais sont issus de tous les marchés et producteurs locaux »,explique-t-il d'une telle façon que l'on salive rien qu'à l'écouter. Bourguignon, cuisse de volaille en cocotte ou mijoté de veau aux champignons reviennent donc régulièrement au déjeune.

En entrée, Jprôme compose des salades aussi simples et légères que goûteuses. Au dessert, les fruits de saison sont accommodés « maison ». comme la crème de citron aux fraises de France.

Les vins sont des trouvailles du patron. « Ils sont le fruit de rencontres. Je n'aime pas qu'on m'impose. Je me rends donc chez des petits cavistes ou sur les marchés. Mon frère étant implanté aux Sables d'Olonne, il me trouve de bons vins de Loire. L'important n'est pas tant l'appellation que l'origine et le vigneron », explique le maître des lieux.

Entre deux bouchées, il faut regarder le mobilier, les couverts, les objets de décoration: tout est à vendre. Même le siège sur lequel on est assis! Effectivement, lors de notre visite, un couple est reparti avec un joli service de verres colorés et leur carafe. Le tout pour une vingtaine d'euros. « j'aime les petits objets sympas et pas chers », précise Jérôme.

La ville a autorisé une terrasse temporaire pour le déjeuner en été. Car on se trouve dans la rue de Tambour, juste en face de la maison des Comtes de Champagne, en plein cœur historique. Une situation particulière qui donne un cachet certain à ce séjour chez Jérôme. Lequel voisine des antiquaires et des artisans.


Jérôme: un chef-brocanteur unique en son genre.


Les mijotés sont rois.


Des salades simples et savoureuses.

RÉMI GUSTEAU

Chez Jérôme: 23 rue de Tambour - Reims - 03-26-24-36-73, Ouvert du mardi au samedi midi. Vendredi et samedi soir. Menu unique, Entrée, fromage, dessert à 5 (, Le plat du jour à 10 €

Extraits de mag'info N° 167 du 06/2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Chez Jérôme: on mange du fait maison et on chine… à la carte


Chez Jérôme, on peut repartir avec son assiette.

La restauration et les lancements de lieux nouveaux, c'est une habitude familiale chez les Deuxdeniers, « Mes parents avaient ouvert la première pizzeria de Reims « Le Français », « Ma maman a tenu la plus ancienne crêperie des Sables d'Olonne et moi... j'ai ouvert « Le Pas Sage  », la première tarterie rémoise », énumère Jérôme Deux deniers. Très vite, les nombreux amis du propriétaire deviennent des clients ... et les clients deviennent ses amis! Tous appréciaient, en plus de sa cuisine « faite maison », l'ambiance « pension de famille artistico-littéraire » du lieu. Un endroit où à tout moment de la journée on pouvait rencontrer des artistes, comédiens, écrivains, créateurs. « Lisa Portelli a donné son premier concert chez moi, François Schmidt, l'illustrateur, y a dédicacé l'un de ses ouvrages! ». À la fermeture du « Pas-Sage », il a tenu durant un an et demi un stand de brocante aux Puces du Boulingrin. « Ce que j'adore dans la brocante, c'est redonner une histoire aux objets qui n'en ont plus ».

Il vient, d'ouvrir le premier concept de restaurant-salon de thé-brocante rémois ! « Je veux un lieu où l'on peut être soi et où je veux rester moi » Iance-t-il.

      Le menu….Une surprise !

Il reste fidèle à la formule qui a fait ses preuves : pas de carte. Pas de menu fixe : « On vient manger chez Jérôme ... sans savoir ce qu'il y aura. »

 « Cela change tous les jours, puisque tout est fraîchement cuisiné chaque matin ». Le jour de l'ouverture, Jérôme, qui travaille en « cuisine ouverte »  sur la salle, avait préparé une potée champenoise' et proposait en dessert tarte au citron meringuée ou mousse au chocolat blanc. Évidemment, le côté insolite, c'est que tout est chiné et tout est à vendre : la vaisselle, les gravures et tableaux, les lustres, les lampes. les petits meubles ... avec une nette prédominance des années 50 à 70. Le lieu lui-même est aussi chargé d'histoire: l'immeuble porte encore, au-dessus de la porte, une inscription : « Corporation des employés de Reims ».

C'était leur siège social. Sur la vitre, on peut lire, en dessous de J'enseigne « Maison Deuxdeniers » Je l'ai ajouté parce que je suis très fier de porter ce nom là et aussi parce qu'il s'inscrit bien dans le concept ». La porte franchie, on s'installe, dos calé par des coussins fleuris, réalisés dans des tissus anciens, à vendre aussi bien sûr! Si vous voyez des clients retourner leur assiette pour lire la marque, c'est normal: ils repartiront peut-être avec la série ... Bien sûr, s'ils jettent leur dévolu sur un meuble, la maison livre à domicile. Lors des Puces, le 1er dimanche du mois, Jérôme envisage de proposer 'un « brunch-broc» pour ses clients-chineurs ... et gourmets.

 Chaque midi, une entrée, un plat du jour (10€), un plat végétarien (tarte aux légumes. salade..) et deux ou trois desserts au choix (5 €). L'après-midi, salon de thé avec une formule goûter à 7 E.

Ouvert de 12 à 22 heures du mardi au samedi au 23 rue de Tambour (entre Forum et Hotel de Ville.

Extraits de l'union du 10/04/2015

 

 

 

  

Dîner et chiner Chez Jérôme

Passionné de cuisine et de brocante, Jérôme Deuxdeniers s'apprête à ouvrir le premier restaurant-brocante de la région. Un concept inédit et novateur pour un personnage haut en couleurs.

Jérôme Deuxdeniers, épicurien des saveurs, des objets et de la vie. (© l'Hebdo du Vendredi)

Chez les Deuxdeniers, on a su faire rimer le patronyme familial avec « pionniers ». Les parents ont été les premiers à ouvrir une pizzeria dans la cité des Sacres, le fils sera le premier à donner une réalité au « resto-broc ». Fasciné par les objets de collections (il admirait régulièrement les objets de décoration de ses grands-mères), Jérôme a par ailleurs commencé à baigner dans la restauration dès ses huit ans. Une vie entière à développer deux passions qu'il parvient enfin à réunir aujoud'hui. Celui qui a également créé Le Pas Sage (passage du Commerce près de la rue de Vesle) a donc décidé de replonger à pieds (et toque) joints dans une nouvelle aventure mariant les saveurs du palais au plaisir de chiner.

Un lieu, une ambiance, deux passions

Une fois le projet bien en tête, il ne manque à Jérôme plus que le lieu pour le concrétiser. « Je voulais un lieu qui me parle et qui corresponde à ma personnalité. Un lieu qui soit aussi comme une transition par rapport au Pas Sage que mes anciens clients connaissaient » Il finit par jeter son dévolu, finalement presque naturellement, sur le 23 de la rue de Tambour, à la place d'un ancien marchand de tableaux. « C'était l'endroit idéal, ça s'est imposé comme une évidence, d'autant qu'il était très bien situé pour moi. » Car à quelques rues de là en effet se dressent les halles du Boulingrin, accueillant chaque premier dimanche du mois les Puces de Reims sur lesquelles, il y a quelques mois encore, Jérôme Deuxdeniers y tenait un stand. « Ma passion pour la brocante m'a amené à tisser des liens avec toute une nouvelle clientèle, pas forcément la même que celle de j'avais fidélisée en restauration. C'est justement à travers le resto-broc que j'espère les réunir. »

Sur place, la force du lieu sera ainsi de proposer une belle cuisine traditionnelle, voire un peu à l'ancienne (soupes, confitures artisanales...), dans un cadre où pratiquement tous les objets pourront être chinés, des petits meubles aux couverts de table. « Faïence, verrerie, décoration et services de table mais aussi meubles, tables, chaises, tableaux et objets déco un peu vintage, tout ce qui se trouvera à cette adresse aura été chiné et pourra l'être. Les clients n'auront qu'à réserver les biens qu'ils auront repéré et revenir le premier dimanche du mois pour les emporter. » Une idée qui ravit déjà Jérôme Deuxdeniers : « Le lieu sera un écrin solide pourvu d'une belle âme, qu'il conservera même si les objets vont et viennent. Je ne suis attaché aux choses que parce que leur histoire continue car, en réalité, je n'aime pas conserver pour moi. J'aime surtout dénicher les beaux objets qui me parlent. Ce concept, c'est un sentiment de passeur d'objets qui me correspond plutôt bien. »

Aymeric Henniaux

23, rue de Tambour (à côté du bar Le First). Ouverture premier trimestre 2015

 Extraits de l'union du 10/04/2015

     

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Daily Golf

, un cadre atypique exceptionnel

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Stéphane Maltot, gérant du restaurant.

 Venez découvrir un restaurant niché dans un environnement agréable et verdoyant, avec une belle terrasse et une vue imprenable sur le golf de Bezannes. L’établissement est idéalement situé, à dix minutes du centre-ville de Reims et accessible en tramway.

CUISINE DU MARCHÉ

Toute l’équipe vous accueille le midi, 7 jours/7, et vous propose des produits frais concoctés par le chef. « Le fait maison, j’y tiens particulièrement. Pour moi, il est impensable de servir des plats sous vide à nos clients. Cuisiner, c’est un acte de générosité », insiste Stéphane Maltot, gérant du restaurant. La carte,  ariée, est pour le moins alléchante : carpaccio de saint-Jacques vodka citron vert, pâtes fraîches gorgonzola prosciutto, foie gras de canard confit oignons balsamico, green burger, wok de poulet soja… Et les prix pratiqués apparaissent très accessibles : « nous affichons un menu plat/dessert à moins de 15 euros. Par ailleurs, nous proposons un service traiteur, à emporter ou en livraison, dans un rayon de vingt kilomètres autour de Bezannes. » A l’image de la nourriture, la clientèle est elle aussi très diverse : « en semaine, c’est une clientèle d’entreprise, et le weekend, ce sont plutôt des amateurs de golf qui viennent entre copains ou en famille ».

UN ESPACE MODULABLE OUVERT À TOUS

C’est un gros avantage ! Le restaurant est privatisable en soirée, avec des formules personnalisées, pour tous vos évènements tels que les repas d’affaires, anniversaires, cocktails, mariages… A noter, Le Daily Golf doublera sa capacité d’accueil aux premiers rayons du soleil, grâce à son idyllique terrasse ouverte sur le green. Après un bon repas, laissez-vous tenter par un parcours aux allures de links, qui permettra aux débutants de prendre du plaisir très rapidement, et aux bons joueurs de travailler le « petit jeu », l’élément essentiel pour progresser au golf. Attention au trou n° 18 et à son green en île qui surprendra plus d’un joueur !

H. C.

Restaurant du Daily Golf, 151 rue Louis Victor de Broglie à Bezannes. Tél. : 03.59.61.15.89

PATRIMOINE


Trophée Mille : pour une gastronomie d’excellence 

Le Trophée Mille est une compétition parrainée par le chef doublement étoilé du Domaine Les Crayères, Philippe Mille. Pour la 6e année consécutive, le concours est ouvert à tous les apprentis des CFA interprofessionnels, aux élèves des lycées hôteliers champardennais, et aux lycées hôteliers étrangers. Le trophée régional, qui verra batailler 11 établissements, se déroulera le 20 avril au lycée Gustave Eiffel de Reims. Une belle occasion de mettre en lumière le talent et la motivation des jeunes passionnés de cuisine, tout en rendant hommage à la richesse de notre patrimoine gastronomique.

Extraits de R.M N° 143 - 04/2015

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le comptoir du bœuf

c'est pas d'la daube !

Que les amateurs se le disent : l’ex Bistrot du Boucher, aujourd'hui Comptoir du Bœuf, propose toujours une cuisine maison de qualité avec, évidemment. la viande rouge en guest star. Les gourmands se rappellent aussi la belle pièce d’entrecôte de 240 grammes ou la fameuse côte de bœuf d’1 kilo pour deux. Redécouverte.

Faisons donc un petit tour rue des Elus où l'excellent Comptoir du Boeuf propose toujours à une clientèle éclairée ses viandes rouges d'origine française et ses plats cuisinés maison. Les gourmets ont leurs habitudes dans ce restaurant de 120 couverts (et une terrasse de 30 couverts l'été) que dirigent de main de maître Patrick et Laurence Missa, les propriétaires. Patrick, le patron, est né à Reims il y a 54 ans. Après des années à Reims-Aviation, il change de cap et achète l'Esplanade, place Aristide Briand, puis l'Impérial, près du lycée Roosevelt, avant le Bistrul du Boucher. En cuisine, Thierry Drache, la cinquantaine, se rit des coups de feu. Ses 14 années de maison font de lui un homme respecté de tous, l'un des piliers du Comptoir. C'est lui qui mitonne, c'est lui qui grille. Né dans la Nièvre, il a fait l'école hôtelière de Château-Chinon, puis 12 ans chez Accor où il apprend technique et rigueur. Après un court passage à Aix-en-Provence, il s'installe dans la Marne. Vous serez servis, sur des nappages blancs et des couverts élégants, par Philippe Fischer et Hervé Toujours au poste, les deux hommes connaissent parfaitement tous leurs clients. Comme la carte très pédagogique, ils pourront vous guider efficacement dans tous vos choix.

Viandard pas déçu

Les entrées sont toutes à 7,90€, que ce soit l'entrée du jour, la pastilla de Morteau et échalotes, l’os à moelle à la fleur de sel, la tarte fine aux poireaux et boudin blanc, l'assiette printanière aux légumes croquants et toutes o=lles que je ne peux encore citer puisque la carte change dans les semaines à venir. Vous trouverez cependant un foie gras très réussi avec sa confiture du figues à 12,90€, et une cassolette d'escargots maison au beurre à 11 € les 6. Lessalades repas sont à 16,90 €. Sachez également que les légumes frais sont livrés tous les jeudis matin en direct de Rungis par Didier Munsch présent également aux Halles du Boulingrin.

Le Comptoir du Boeuf, c'est d'abord la viande rouge. Et de ce côté là, le viandard n'est pas déçu. J'ai déjà cité la côte de bœuf d'l kg, mais pas le faux filet de 240 grammes à 22,90 €, le pavé de romsteaks de 180 grammes à 14,90 €, la bavette d'aloyau de 240 grammes à 18,90 €, un steak haché tout simple de 200 grammes à 14,90 €, un foie de veau poêlé de 200 grammes à 16,90 €, des tartares de 180 grammes entre 13 et 15 € et le burger du Comptoir de 200 grammes à 15,90 €, accompagné comme toutes les viandes de frites fraîches.

Les plats cuisinés comme le navarin d'agneau aux olives, la blanquette de veau, la daube de bœuf, les rognons flambés et autres mets sont tous à 14,90 €. Les desserts quant à eux sont à 7,40 €. Pour les menus, trois formules: autour d'un plat (16,90 €), le menu gourmet (24,90 €) et le tout compris (32 €). Les vins, à consommer avec modération, sont à des prix honnêtes. Les champagnes s'échelonnent entre 48 et 63 € la bouteille. La coupe du mois est à 7,90€.

Le Comptoir du Bœuf 36-38 rue des Elus à Reims. 0326400585

Par Gérard Jacquemin

Extraits de Mag'Info N° 139 de 27/03/2015

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HENRY IV

L’ histoire continue

Franchement, c’est toujours une bonne adresse. Le resto de la rue Henri IV perpétue sa tradition d'accueil, de comptoir et d'excellente cuisine de bistrot dont l'incontournable poule au pot. Les Boulingrinois, comme les autres, sont ravis et le prouvent en y venant nombreux.

  

Depuis quelques jours, l'actualité gastronomique rémoise se concentre à nouveau dans le quartier du Boulingrin, haut lieu de la restauration de qualité. Des projets s'élaborent puisque l'on attend dans les mois qui viennent une brasserie de plus. D'autres se ferment, et c'est bien triste ! Des établissements changent de décor et d'autres changent de mains. C'est le cas du Henri IV, une véritable institution. Depuis octobre 2014, Carole et Gérard ont laissé place à Caroline et Sylvain, avec en cuisine Daniel.

À la ficelle

Ce bistrot et ses 52 couverts font toujours la fête aux plats maison. La carte est bien équilibrée, les prix toujours modérés : l'os à moelle est à 8 € ; les 12 escargots à 12 € ; les tripes totalement faites maison sont à 15 € ; à 19 € les rognons de veau faits minute, déglacés au porto ; l'andouillette SA à 16 € ; le filet de bœuf et sa vraie béarnaise, gratin dauphinois, à 23 € ; la tête de veau ravigote à 15 € ;l’entrecôte  jus corsé, frites maison, à 21 €.

Deux formules vous sont proposées à deux ou trois plats pour respectivement 13,50 € ou' 1.6,50 €. Vous y trouverez parfois, les œufs mayonnaise, le marbré de joue de bœuf, le vrai feuilleté au jambon de Reims. Pour suivre le suprême de volaille farci, le mignon de porc jus corsé, le coquelet à la basquaise, le Parmentier de canard, le boudin noir, le bourguignon à la joue de bœuf, une  tartiflette revisitée, le navarin d'agneau aux petits légumes, les choux farcis ainsi que les tomates, et peut-être le confit de canard préparé par Daniel. J'ai retenu deux excellents desserts à 4 € : la tarte fine aux pommes et la mousse au chocolat. Les vins sont excellents. Mais le verre de Chablis 1er cru est à ....7,50 €, les autres verres tournant autour de 6 €. La maison pratique ce que l'on appelle le vin à la ficelle : on paie ce que l'on boit. Enfin, je donnerais un très bon point au café Richard.

Le sourire

Le service est efficace, l'accueil chaleureux. Caroline et Sylvain Dubos se mettent en quatre pour vous être agréable. Ils sont aidés par Tina, rescapée de l'ancienne équipe. Sylvain, 43 ans, est du métier. Il est né à Paris et fait des séjours dans de grandes salles : au Miravette à Paris, puis chez Coste, au Deux Magots, au Flore. Il rencontre Caroline en Espagne, l'épouse en juin 2013 alors qu'il dirige encore une grande brasserie place Victor Hugo à Paris. Caroline, 34 ans, née à Reims, ne se destinait pas au métier, du moins jusqu'à sa rencontre avec Sylvain. Visiblement, elle fait des débuts très prometteurs. C'est le sourire du Henri IV.

Daniel Ténéré, le chef, 47 ans, est né dans la banlieue de Brest. Cet homme effacé fait l'école hôtelière de Dinard, apprend son métier dans de grandes cuisine37s comme le Carlton à Cannes. Il rencontre son épouse et s'installe à Reims. C'est alors Le Chardonnais, le Florence, le Quality Hôtel, puis l'Assiette Champenoise avec Jean-Pierre et Arnaud Lallement. Au Henri IV, il est aidé de Nicolas. Malgré un riche parcours gastronomique, Daniel s'épanouit parfaitement dans cette cuisine de bistrot.

Par Gérard Jacquemin

Extraits de Mag'Info N° 138 de 14/03/2015

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

La Garenne

Heureux comme un gastronome

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Pascal Guérin, chef et propriétaire de La Garenne.

Depuis deux ans, Pascal Guérin, 40 ans, s’emploie à redonner vie au restaurant La Garenne. Cette table, emblématique de la gastronomie du Pays Rémois, rappelle à beaucoup d’entre nous les glorieuses années du circuit de Reims-Gueux où le restaurant, alors baptisé l’Auberge du circuit, occupait entièrement un virage.

L’établissement a plus de 70 ans.  Installé sur une colline sablonneuse, à proximité des sols crayeux, l’endroit faisait le bonheur des lapins, d’où la référence au nom actuel.

Quand Pascal Guérin reprend l’affaire en avril 2013, il ne change rien, se contentant d’agrémenter les murs de cartes postales et d’objets témoignant du passé automobile des lieux. L’intérieur est moderne, spacieux, fait de petits recoins tranquilles. Idéal pour un moment entre amis ou pour une discussion d’affaires.

La carte, quant à elle, se veut réduite mais régulièrement renouvelée, avec six entrées, quatre poissons, quatre viandes et six desserts.

Le tout entièrement fait maison. Un savoir-faire qui vaut au chef le précieux titre d’Etat de maître restaurateur.

PURISTE

Fils de charcutier traiteur, Pascal Guérin multiplie les expériences professionnelles en France et aux Etats-Unis. A 24 ans, il prend sa première affaire à Marseille, puis dans le Nord et à Épernay. Et c’est après un bref passage par l’Education nationale qu’il rachète La Garenne. En vrai puriste, le chef plaide pour une cuisine simple et raffinée, respectant les produits de saison : escargots de Champagne, truffes du Sud-Ouest ou noix de Saint-Jacques. Derrière le minimalisme revendiqué, les plats sont élaborés et testés auprès des habitués. L’an dernier, il a participé au concours du Meilleur Ouvrier de France, atteignant brillamment les demi-finales. « Au-delà du concours, j’ai vraiment senti le soutien des chefs de toute l’agglomération. Ils m’ont prêté du matériel, donné des conseils, et venaient aux nouvelles régulièrement… Ça m’a fait chaud au coeur », confie-t-il. Oui, Pascal Guérin commence à se faire une place parmi les grands.

H. C.

Ouvert du lundi au samedi de 12h15 à 13h30 (14 h le dimanche). Et de 19h15 à 21h30 les vendredis et samedis.

Restaurant La Garenne, Route de Soissons, Champigny. Tél. : 03 26 06 22 44

Extraits de R.M N° 142 - 03/2015

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Royal Champagne

 lance son recrutement

Champillon Femmes de chambre, serveurs, bagagistes… l’hôtel & spa 5 étoiles recherche de nombreux collaborateurs dans différents métiers. C’est le moment de postuler.


Nicolas Béliard, directeur général, aux côtés de son comité de direction: Vincent Parinaud, Fabien Scocard, Audrey Christophe, Jennifer Delord, Nicolas Fedele, et du chef étoilé Jean-Denis Rieubland. Christian LANTENOIS

Une journée recrutement le 17 mai

Le Royal Champagne organise une journée de recrutement le jeudi 17 mai dans les locaux de Pôle Emploi. Celle-ci est ouverte à tous, demandeurs d’emploi ou non. Le matin, les candidats seront reçus sur inscription préalable auprès de Pôle Emploi ; l’après-midi en revanche sera libre.

Cent cinq personnes seront recrutées pour l’ouverture du Royal Champagne, hôtel & spa 5 étoiles niché sur les hauteurs de Champillon, prévue vers la mi-juillet. « Le panel de métiers est assez vaste » , indique avec le sourire le directeur général, Nicolas Béliard. Parmi les postes recherchés, un responsable spa, un responsable formation, un responsable des ventes, un assistant des ressources humaines, des agents de nettoyage du spa, lingères, réceptionnistes de nuit, agents de réservations, femmes de chambre, serveurs, bagagistes, chefs pâtissier…

Selon Audrey Christophe, directrice des ressources humaines, la cuisine-salle et le housekeeping, c’est-à-dire l’entretien et le ménage, devraient être les plus gros pourvoyeurs d’emplois. Deux équipes de salle seront par exemple mises en place : l’une pour le restaurant gastronomique, l’autre pour le restaurant bistronomique. Deux équipes composées à chaque fois « d’une dizaine de personnes » .« Il y aura aussi une partie sommellerie avec un chef sommelier et un sommelier , poursuit Audrey Christophe. Ainsi qu’une partie bar avec trois barmen et un assistant responsable. »

L’ENVIE DE FAIRE PLAISIR

Après avoir constitué son comité de direction et débauché du Negresco le chef étoilé Jean-Denis Rieubland, le Royal Champagne lance donc sa campagne de recrutement. Des annonces d’offres d’emploi ont été publiées et une journée de recrutement est programmée le jeudi 17 mai dans les locaux de Pôle Emploi, à Épernay (lire ci-dessus). « Pour lancer un hôtel & spa 5 étoiles, on préfère avoir des personnes qui ont de l’expérience mais on n’est pas fermé au profil junior » , précise la directrice des ressources humaines. Quelles sont les qualités requises ? « Nous cherchons avant tout des collaborateurs qui ont envie de faire plaisir à autrui, de rendre service, de bien faire , répond Nicolas Béliard. C’est ce qui fera la différence. » La directrice des ressources humaines du Royal Champagne avoue avoir d’ores et déjà reçu des « milliers de candidatures » , y compris locales. «J’ai déjà effectué une vingtaine d’entretiens » , souligne Audrey Christophe qui doit tenir un planning. « L’idée est que l’ensemble du personnel soit rentré un mois environ avant l’ouverture pour être formé au Relais & Château, aux valeurs du Royal Champagne, puis dans le métier » .

STÉPHANIE GRUSS

 

Extraits de l'Union d4 28/04/2018

    

    

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le VO

une très belle restauration

Coup de jeune sur le « Version Originale », Bois, pierre et tissu : la nouvelle décoration du restaurant de la rue du Temple à Reims fait désormais dons le solide. Sa carte également, aussi goûteuse, fine que curieuse du monde. Une vraie expérience.

 

Changement de décor pour « Version Originale », appelé plus souvent le « VO». Après six semaines de travaux, nous avons revisité ce charmant restaurant de 35 couverts au cœur de la commune libre du Boulingrin, si bien tenu par Stéphane, le directeur, et Christophe, le chef et propriétaire. l'accueil y est aussi aimable et les deux copains ont su donner à cette nouvelle déco, dont ils sont les talentueux artisans, le côté cossu et confortable qui manquait peut-être à ce qui demeure toujours l'une des meilleures tables de Reims.

On n'est plus dans la déco interchangeable d'avant mais dans le solide: le bois, la pierre, les tissus. Plus de sets de table, juste de jolis couverts sur des tables en bois brun; de belles serviettes en tissu et des sièges confortables. Dans un coin, une table haute et des tabourets. Mais le bonheur de Christophe, c'est de voir ses clients depuis la cuisine par une baie vitrée. Inversement, les clients savent que le chef est bien présent à ses fourneaux. Ils peuvent le cas échéant lui faire un signe. C'est convivial et même si l'idée n'est pas nouvelle, elle est, là, très bien venue. Ajoutons que le plafond a été rehaussé de 25 centimètres, ce qui donne évidemment davantage de volume à l'ensemble.

Vers une nouvelle carte

En cuisine: Mohamed, David, et bien sûr Christophe Mertes, 45 ans. Ce dernier a appris la cuisine avec Jeanine Adin, du Relais de Sillery. Elle faisait comme personne le filet de bœuf aux petits gris dont je me souviens encore avec une nostalgie gourmande. En salle: Stéphane Lemaire, 37 ans, et bras droit de Christophe dans l'aventure du Vo depuis bientôt huit ans. Il se destinait au départ au monde de la nuit, comme son père. Il est parfaitement secondé par le virevoltant Raoul, rapide comme l'éclair, et dont l'accent cubain prononcé ravit les clients. Les menus du midi sont toujours aussi séduisants, toujours à 19€ pour deux plats et 23€ pour trois plats. Le soir, le menu à 41€ intitulé « Humeur du chef » reçoit toujours autant de succès. La carte se présente désormais dans un format particulier puisqu'elle se lit à l'horizontale. Elle est épurée : cinq entrées, cinq plats, cinq desserts. Et les prix quant à eux ont tendance à baisser pour certains plats. La carte actuelle doit bientôt changer mais je ne saurais trop vous recommander en attendant : en entrée, les langoustines rôties, bouillon de soja, citronnelle, jeunes pousses, à 17€ ; en plat, l'incomparable pièce de bœuf du moment, « larme du tigre » (une sauce un peu relevé) et riz sauté à 23€. Pour accompagner ces deux plats, j'ai choisi un champagne Giraud, cuvée Hommage, actuellement dans sa plénitude.

Nous découvrirons bientôt, dans la nouvelle carte, les oeufs cocotte crème de pleurotes à 11 €, la tarte fine de rougets, pistou de roquettes à 17€, les ravioles d'escargots à la crème d'ail à 16€, la tagine de poulet au fruits secs, fine semoule à 17 € i le dos de cabillaud rôti au four, polenta crémeuse et salade à 18 € ; pour terminer un petit sablé aux framboises « Shibaust »au citron vert à 8 € ou le fameux café gourmand à 12€. Ah oui, j'allais oublier! En attendant l'apéro, il y a toujours des petits nems de poulet à partager à deux. Dis donc Christophe, tu pourrais me refaire un jour le filet aux petits gris de Jeanine !

"Version originale ". 25 bis rue du Temple à Reims. 03 26 02 69 32.

 Par Gérard Jacquemin

Extraits de Mag'Info N° 137 de 28/02/2015

    

    

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  Brasserie du Boulingrin

l'histoire continue !

Depuis 1925, la Brasserie du Boulingrin, le Boulingrin pour les Rémois, offre aux amateurs de produits authentiques une cuisine traditionnelle et absolument maison. Après avoir déménagé de quelques mètres en 2013, elle campe toujours fièrement au milieu d'un quartier dédié depuis longtemps à la gastronomie.

Le décor a été fidèlement rapporté, mais sur deux étages, cette fois. Les chaises et les banquettes sont confortables, la vaisselle est dans son jus et l'accueil de Denis, le directeur, est aimable. Jean-Pierre, Cyrille et les autres ne renoncent toujours pas à leur humour de bon aloi; le tout sous le regard attentif du propriétaire de la maison, Bernard-Victor Pujebet. Autant dire que les 125 couverts ainsi que le salon sont souvent pris d'assaut. Quelle joie de pouvoir toujours savourer le vrai jambon de Reims, les escargots de Bourgogne en poêlon, les rognons de veau, les pieds de porc, les tartares, les têtes de veau, les soles meunières et les huîtres de chez Placet ainsi que les desserts maison!

Au menu

Deux formules sont proposées l'une à 20, l'autre à 25€. Vous y trouverez le boeuf bourguignon, la verrine de foie gras, le râble de lapin rôti aux pleurotes ou le dos de cabillaud piqué au saumon fumé beurre blanc.

 La carte est équilibrée et variée, ainsi pour vous mettre en appétit : le saumon fumé à 1l,SO€, l'os à moelle à la fleur de sel à  8,80€, l'oeuf gratiné Florentine à 6,30€, le jambon de Reims à 9€ ou la crème de potimarron à l'huile de noisette à 7,70€.

Si vous êtes plutôt poisson: l'aile de raie rôtie beurre de câpre (un classique à l8€), le dos de cabillaud à l8,5O€, les gambas rôties jus de crustacés à 21,5O€.

Si vous êtes plutôt viande : les traditionnels rognons de veau en cocotte façon grand-mère à 18€ ou encore les pieds de porc panés à 18€.

Si vous choisissez un dessert, enfin, vous aurez l'embarras du choix, du café gourmand au soufflé glacé maison au biscuit rose, ils sont au nombre de 14 et ne dépassent pas les 7€.

La carte des vins est impressionnante, et notamment celle des champagnes qui débutent à 50€. Tous les terroirs français sont représentés et les prix sont abordables ; ils peuvent être servis au verre. Bernard est un grand spécialiste des vins, il les connaît bien!

Équipe

Pour animer cette jolie maison, il ne faut pas moins de 26 personnes. Grégory Jolard, 40 ans, est en cuisine (aux Armes de Champagne et le Château de Barive). Il dispose d'un outil performant, les plaques de cuisson sont à induction, ce qui augmente le confort de travail. Il est aidé par Adrien, Florimont, Patrick, Élisabeth ... En salle: Denis est toujours élégant et courtois, son équipe Jean-Pierre et Cyrille qu'on ne présente plus.

Aux commandes de l'ensemble, Bernard-Victor Pujebet, 53 ans, veille à la bonne marche de l'entreprise et gère son affaire avec passion. Cet ancien de l'école hôtelière de Lausanne remercie chaque jour ses clients qui sont nombreux et fidèles. Grâce à lui, l'ambiance des années 20 perdure. En témoigne la magnifique verrière spécialement dédiée à la Brasserie par les ateliers Simon Marcq, qui éclaire magnifiquement le bar du rez-de-chaussée. Nul doute que l'ombre du facétieux René Leleu, propriétaire de l'établissement jusqu'en 1985, et fils d'Elie le fondateur, plane sur les deux étages de cette vénérable institution.

Par Gérard Jacquemin

Brasserie du Boulingrin. 31 rue de Mars à Reims. 03 26 40 96 22.

Extraits de Mag'Info de 11/2014

    

    

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