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Objectif, 200 caméras pour garder un œil constant sur la ville

Le « navire » tient le cap

 Douanes

Les douanes dévoilent le tableau de chasse 2017
Les contrefaçons partent en fumée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Douanes

 

 

Les douanes dévoilent le tableau de chasse 2017

Marne - Lister saisies et pénalités du service régional  des douanes permet d’appréhender leurs missions.


Plus d’une tonne de résine de cannabis, les douaniers de Chaumont ont réalisé une saisie exceptionnelle en avril 2017. Douanes

Des saisies en chiffres

Les saisies des services douaniers de la direction de Reims en matière de tabac et de cigarettes s’élèvent en 2017 à 698 kilos (+49 % par rapport à 2016). Les douaniers contrôlent aussi les armes à feux, dans le cadre de la lutte contre les grands trafics. Dans ce cadre, 14 armes à feux (+27 % par rapport à 2016) furent saisies l’an passé.

Les Douanes, c’est un peu comme la Samaritaine, on y trouve de tout !

La direction des douanes de Reims, qui couvre les quatre départements formant l’ancienne Champagne-Ardenne, comptant 224 agents, vient de publier son bilan d’activité 2017. Florilège des plus belles prises

*-. 24 TONNES DE PIÈCES AUTOMOBILES

Considérées comme dangereuses, 24 tonnes de déchets de pièces automobiles, qui partaient pour la Belgique, sont saisies par la brigade de Reims en décembre dernier dans un poids lourd.

*-. 20 000 POUPÉES

La brigade de Troyes réalise une affaire exceptionnelle : 20 656poupées contrefaites saisies en février.

*-. DROGUERIE AMBULANTE

11 kilos d’amphétamines, 2,8 kilos d’héroïne brune et 4 900 cachets d’ecstasy. Ce véhicule contrôlé par la brigade de Chaumont sur l’A5 à Châteauvillain, en novembre, ne faisait pas le voyage pour rien…

*-. 365 000 € DE REDRESSEMENT

Après plusieurs mois d’investigations, le service d’enquête de Reims notifie, en février 2017, à l’encontre d’une société plus de 350 000 € de droits et taxes pour de fausses déclarations en matière de valeur relatives à l’importation de moteurs usagés.

*-. PLUS D’UNE TONNE DE CANNABIS

1 164 kilos de résine de cannabis, et 14 kilos d’herbe de cannabis, la brigade de Chaumont a touché le gros lot lors d’un contrôle sur l’autoroute A31 (qui relie Dijon à Nancy) en avril 2017 !

*-. TRANSFERTS DE CAPITAUX PAR LA ROUTE ET LES AIRS

La plus importante saisie de capitaux non déclarés lors d’un transfert physique transfrontalier est l’œuvre de la brigade de Chaumont avec une somme de 44800 euros saisie en avril 2017. Mais les contrôles s’exercent aussi pour les transferts aériens. À l’aéroport de Vatry, au départ d’un vol, un passager est contrôlé avec 34 775euros en liquide non-déclarés en novembre dernier.

*-. 1 500 BLENDERS

Lors d’un contrôle à l’importation dans le cadre d’une opération de dédouanement en juillet 2017, le bureau des douanes de Reims constate la non-conformité de 1560 blenders, des mixers d’aliments.

*-. TEXTILE MINORÉ

Lorsqu’une entreprise importe des articles textiles, les douanes vérifient la valeur et la qualification des articles. En avril 2017, une société a aussi dû payer 315 000 euros de droits et taxes pour fausses déclarations.

*-. 63 OVULES DE COCAÏNE

« Une mule », dans le monde du trafic de stupéfiants, c’est une personne qui ingère des sachets de drogue pour voyager, les restituant ensuite par les voies naturelles… L’une d’elle a été interceptée en gare de Troyes, en décembre dernier, avec 63 ovules de cocaïne dans l’estomac, pour un poids total de 514 grammes.

*-. TÉLÉPHONIE,

1 547 articles de téléphonie de contrefaçon, « portant atteinte à diverses marques », furent saisis par la brigade de Charleville en avril 2017.

Éric GOUIS

  Extraits de l' union du 16/06/2018

 Les contrefaçons partent en fumée

Près de 12 000 produits contrefaits ont été incinérés hier sur le site Remival de Reims. Une opération spectaculaire pour dénoncer les risques liés à ces faux articles.


Du médicament en passant par Ies jouets et autres accessoires de mode…les contrefaçons n'épargnent aucun secteur.

À SAVOIR

•.- 21 sites étaient ouverts hier,  à l’occasion de la troisième journée  nationale de destruction. ûans le 1 ; Grand-Est. des opérations ont été t l '. organisées à Reims et Strasbourg. Dans le Nord - Pas-de-Calais - Picardie, un site était ouvert  à Dunkerque.

•.- Depuis début 2015, 25.000 articles contrefaits ont été saisis en Champagne-Ardenne, 12.000 en Picardie.

C'est un inventaire à la Prévert - qui ferait rêver toutes les fashionistas. Sur une table et entassés près d'un incinérateur, les douanes de Champagne-Ardenne ont exposé hier près de 12.000 objets aussi divers que des lunettes Dior, des écouteurs Apple, des sacs Gucci, Céline ou Hermès, des montres Rolex ou Breitling sans oublier des parfums et autre sweet Abercrombie ou Lacoste, Pour les plus sportifs, il y a les dernières chaussures Nike, Adidas, des maillots de basket américain ou de football du Barcelone ou du Real de Madrid. Pour les enfants, des boîtes de Lego ou des objets Hello Kitty.

« Un produit de marque à un prix trop attractif, c'est un signal. Il faut se méfier des trop bonnes affaires »
Jean-Louis Bouvier

Seul hic, mais il est de-taille: tous ces objets sont des faux! Et le plus souvent il est très difficile pour le consommateur de faire la différence. Sauf à y regarder d'un peu plus près quand, par exemple, « Paco Rabanne »  devient « Paco Rebenne» ou lorsque le crocodile de Lacoste est grossièrement reproduit sur une chemise.

« Il y a tout de même des signes d'alerte, indique Jean-Louis Bouvier, directeur régional des douanes. Un produit de marque à un prix trop attractif, c'est un signal. Il faut se méfier des trop bonnes affaires. Sur internet, mieux vaut aller sur des sites reconnus que sur d'autres moins fréquentables. D'autant plus qu'évidemment, là, on ne peut toucher le produit pour éventuellement déceler des anomalies. »

Au-delà du préjudice financier pour les entreprises, c'est une question de sécurité du consommateur qui est en jeu. « On a réalisé la semaine dernière une saisie de 6.000 flacons de parfum et boîte de jouets sur le secteur de Reims. Ces parfums, on ne sait pas exactement ce qu'il y a dedans mais, ce qui est sûr, c'est que ce n'est pas le véritable parfum. Derrière, selon les produits qui sont mis, cela-peut entraîner des allergies respiratoires. Sur les jouets, on sait tous les risques qui peuvent exister pour les enfants lorsqu'il y a notamment du bisphénol dedans ... »

L'inquiétude est aussi très forte pour toutce qui est médicament, le produit le plus contrefait au monde (le viagra en tête) avec le développement d'internet. « Là, les délinquants ne se soucient que de la forme et évidemment pas du contenu. C'est vous dire à quel point cela peut être très dangereux pour ceux qui pensent acheter les vrais... »

C’est donc pour sensibiliser le plus grand nombre aux risques liés à l'achat d'articles contrefaits que les douanes ont décidé d'organiser, ce jeudi 5 novembre, la journée nationale de destruction de contrefaçons. Près de 12.000 objets ont été incinérés à Reims, Ils provenaient tous de prises réalisées dans la région, que ce soit lors de contrôles routiers, chez des commerçants notamment sur les marchés ou foire, ou encore en remontant des trafics via internet.

Grégoire AMIR-TAHMASSEB

Extraits de l' union du 06/11/2015

 

  

    

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Objectif, 200 caméras pour garder un œil constant sur la ville

Tripler le nombre de caméras sur la cité. C’était l’une des promesses de campagne 2014. Quatre ans après, le candidat UMP d’alors, devenu maire, est en passe de la respecter.


Le centre de supervision urbain est en capacité de traiter les images de près de 250 caméras. Aurélie Beaussart

36 CAMÉRAS INSTALLÉES EN 2008 À TITRE EXPÉRIMENTAL

Il y a tout juste dix ans, la vidéosurveillance ou encore vidéoprotection débarque dans la cité des sacres. En février 2008, à titre expérimental, pour 1,5 million d’euros, la municipalité d’alors, dont le maire se trouvait être Jean-Louis Schneiter, implante un centre de supervision urbain, à quelques mètres de l’hôtel de ville à lequel 36 caméras sont rattachées. Elles surveillent Reims, 24 h/24, 365 jours par an.

Des caméras sont implantées dans quatre secteurs de la ville : une quinzaine dans l’hyper centre, quatre aux abords du stade Delaune, quelques-unes en zones de sécurité prioritaire Croix-Rouge/Wilson et dans la Zac La Neuvillette.

160 CAMÉRAS SUPPLÉMENTAIRES EN 4 ANS

En 2014, le candidat à la mairie de Reims, Arnaud Robinet, veut renforcer le dispositif. Cela devient même l’une des promesses phares de la campagne du duo Robinet/Vautrin.

À peine élu au poste de maire, début mai, sa première sortie officielle sur le terrain est consacrée à la visite du centre de vidéosurveillance avant d’aller à la rencontre de la brigade nocturne de la police municipale.

Il annonce alors sa volonté de tripler le nombre de caméras en déployant ainsi 160 caméras supplémentaires, « dans tous les quartiers, aux abords de tous les centres commerciaux comme des galeries commerciales » , explique-t-il, afin de répondre à la fois au sentiment d’insécurité ambiant des Rémois tout en gardant un œil sur les entreprises et commerces de la ville.

La première vague d’installation prévue en 2015 doit, ni plus ni moins, doubler le nombre de caméras implantées sur la ville.

Mais les 40 caméras fièrement annoncées n’arrivent finalement que l’année suivante. Un contretemps sur le calendrier établi purement technique : car la montée en puissance de la vidéosurveillance ne peut se faire avec l’actuel centre de supervision urbain, absolument pas dimensionné pour, et dont la technologie utilisée est devenue obsolète.

L’ex-Reims Métropole engage alors 1,6M€ et la Ville 539.000€ pour un nouvel équipement en capacité de traiter les images de près de 250 caméras. Il est opérationnel en juin 2015. Plus rien ne s’oppose à l’arrivée du dispositif de surveillance vidéo. « En deux ans, de 2016 à 2017, ce sont 121 caméras qui sont installées » , liste Nicolas Roche, directeur de la police municipale.

Pour 2018, 54 nouvelles caméras vont venir étoffer le dispositif. « On terminera en 2019 avec l’implantation d’une vingtaine de caméras. On sera ainsi à 200. On aura alors respecté notre engagement auprès des Rémois mais on ne s’arrêtera pas forcément là. On s’autorise des ajustements. Il ne s’agit pas de quelque chose de figé, bien au contraire, car la délinquance évolue et nous devons nous adapter » , commente Xavier Albertini, adjoint au maire de Reims en charge notamment de la sécurité. « Clairement, à chaque fois que l’on refait une place, la question d’y installer des caméras est posée », explique Nicolas Roche.

SPOTS DE DÉLINQUANCE ET IMPLANTATION EN ÉTOILE

Des caméras implantées non pas au doigt mouillé. « C’est le fruit d’une analyse du territoire : des spots de délinquance et des besoins sur le terrain » , rappelle Nicolas Roche. Les sites retenus sont choisis d’ailleurs avec les services de l’État.

L’implantation est « en étoile » : « Il est clair que l’on ne peut pas mettre ; et qu’il y a d’ailleurs aucun intérêt à mettre une caméra par rue. Secteurs couverts : Val de Murigny, Murigny, Châtillons, Europe, Orgeval, la Neuvillette mais aussi Clairmarais, Jean-Jaurès, Épinettes, Chemin-Vert, Farman et Maison-Blanche » , commente encore Nicolas Roche. Les nouvelles caméras en 2018 et 2019 étofferont le maillage existant. À terme, il devrait y avoir plus de 70 caméras sur le périmètre du centre-ville élargi (de la place Briand à Saint-Thomas et du Colonel-Fabien à Saint-Remi).

4 MILLIONS D’EUROS : LE COÛT DU DÉPLOIEMENT

Côté investissement, la municipalité avançait, en 2014, le chiffre de 2M€ sur 6 ans (2014-2019). Le dispositif global devrait en fait avoisiner les 4M€ (3,8 M€ précisément), avec le surcoût de la modernisation du centre de supervision urbain. L’État a aidé à hauteur de 480.000 €, notamment via le Fonds interministériel de prévention de la délinquance.

Par ailleurs, le coût de fonctionnement du centre de supervision urbain avoisine les 850.000 € à l’année.

3 TYPES DE CAMÉRAS COMPOSENT L’ARSENAL RÉMOIS

La municipalité dispose essentiellement de caméras installées sur des dômes « avec une très grande capacité de zoom » , détaille Nicolas Roche, permettant ainsi de lire une plaque d’immatriculation par exemple ; « et une qualité d’image très élevée » , afin que l’identification d’un suspect soit possible même de nuit. Le CSU reçoit aussi des images venant de caméras « bâtimentaires », « pour la surveillance de certains sites ». Elle pourra aussi compter sur des caméras mobiles. Elles sont en commande et vont donc bientôt arriver. « Ces caméras pourront être disposées selon la délinquance du moment, ou pour avoir un appui visuel lors d’un grand événement festif par exemple. »

Le but : qu’aucun fait de délinquance ne puisse échapper à l’objectif d’une caméra.

Outil de lutte contre la délinquance : 500 réquisitions l’an passé 

« La vidéoprotection, ce n’est pas une politique en soi mais un outil qui vient en aide aux policiers pour lutter contre les faits de délinquance » . Nicolas Roche, directeur de la police municipale, ne communique pas de chiffre comme preuve de baisse des méfaits constatés depuis le déploiement de caméras sur la ville. Un audit mené en 2011-2012 sur le système de vidéosurveillance rémois tendait à montrer, même si le phénomène est difficilement quantifiable, que la présence des caméras est un frein à la survenue d’actes malveillants, délictuels.

« Les caméras ont trois effets majeurs » , assure Nicolas Roche. « Un effet dissuasif indéniable même s’il y a un effet plumeau : oui, la délinquance se déplace de ce fait mais cela permet de sanctuariser un secteur défini. » Deuxième effet, selon le directeur de la police municipal : « On voit ce qui se passe en temps réel et on peut ajuster les moyens d’intervention. Nous travaillons en relation constante avec la police nationale. » Les caméras ont joué un rôle important, en juillet 2017. C’est le centre de supervision urbain qui, voyant une épaisse fumée aux abords de la rue Borda, alerte immédiatement les pompiers. Dans ce quartier des Châtillons, deux maisons ont alors été ravagées par les flammes et une troisième a été fortement endommagée mais ce gros incendie n’a fait aucun blessé. « Troisième effet de la vidéoprotection : il permet de fournir des informations dans le cadre d’enquêtes en cours. On est en capacité de fournir des enregistrements remontant à 14 jours. On est sollicité par des enquêteurs de tous services, policiers comme gendarmes, quotidiennement. On répond aussi à 500 réquisitions par an. »

Actuellement, 150 caméras sont déployées sur la ville. Un renforcement de la vidéosurveillance qui va de pair avec le doublement des effectifs de la police municipale.
Archive Chrlstlan Lantenois

Les autres points

*.- En 2017, trois caméras détruites  soit 70 000 € de dégâts

LES CAMÉRAS SONT AUSSI DES CIBLES. DEUX FAITS MARQUANTS CONSTATÉS L’AN PASSÉ : EN MAI, TROIS JEUNES DE 13, 14 ET 15 ANS ONT DÉTRUIT UNE CAMÉRA, EN Y METTANT LE FEU, AVENUE BONAPARTE, QUARTIER CROIX-ROUGE. LE PRÉJUDICE POUR LA VILLE EST ESTIMÉ À 30 000 €. UN MOIS APRÈS, EN JUIN, DEUX DES TROIS CAMÉRAS INSTALLÉES À ORGEVAL, PLACE DE FERMAT ET RUE DU DR-LUCIEN-BETTINGER, SONT BRISÉES PAR DES HOMMES ENCAGOULÉS QUI ONT ESCALADÉ LES MATS. « ON TRAVAILLE SUR LES PARADES POSSIBLES. CE TYPE DE FAITS EST TOUT DE MÊME RARE », COMMENTE NICOLAS ROCHE.

DÉTRUIRE UNE CAMÉRA DE VIDÉOSURVEILLANCE URBAINE EST PUNI DE CINQ ANS DE PRISON AU PLUS. L’USAGE D’UNE SUBSTANCE INCENDIAIRE EST UNE CIRCONSTANCE AGGRAVANTE : LA PEINE ENCOURUE PASSE À 10 ANS.

*.- À REIMS, D’AUTRES SYSTÈMES DE VIDÉOSURVEILLANCE

IL N’Y A PAS QUE LES 140 CAMÉRAS INSTALLÉES PAR LA MUNICIPALITÉ QUI GARDENT UN ŒIL SUR LES RÉMOIS. LES BAILLEURS SOCIAUX PLACENT DE PLUS EN PLUS DE CAMÉRAS DANS LES HALLS ET LES PARKINGS DE LEUR PATRIMOINE IMMOBILIER. CITURA AUSSI A AMÉNAGÉ UN SYSTÈME DE VIDÉOSURVEILLANCE, DANS LES BUS, LES RAMES ET LE LONG DU TRACÉ DU TRAMWAY. DES CAMÉRAS EXISTENT AUSSI SUR LE CAMPUS CROIX-ROUGE ET AU SEIN DU SITE DU CHU.

*.- TROIS FOIS PLUS DE CAMÉRAS ET DEUX FOIS PLUS DE POLICIERS MUNICIPAUX

« À NOTRE ARRIVÉE, NOUS ÉTIONS À 1 POLICIER POUR 3 500 RÉMOIS ALORS QUE LES AUTRES VILLES DE LA MÊME STRATE ÉTAIENT À 1 POLICIER POUR 1 500 HABITANTS », RAPPELLE XAVIER ALBERTINI. LE DÉPLOIEMENT DES 160CAMÉRAS DEVAIT SE FAIRE DE PAIR AVEC L’EMBAUCHE DE PRÈS DE 70 POLICIERS SUPPLÉMENTAIRES (ILS ÉTAIENT 50, EN 2014). « ON EST ACTUELLEMENT 104 », FAIT SAVOIR NICOLAS ROCHE. « LA POLICE MUNICIPALE FONCTIONNE ACTUELLEMENT AVEC 1 UNITÉ TRANQUILLITÉ NOCTURNE ET 2 UNITÉS DE JOUR. »

*.- UNE BRIGADE CANINE ANNONCÉE QUI NE VIENDRA FINALEMENT PAS

ARNAUD ROBINET SOUHAITAIT AUSSI LA CRÉATION D’UNE BRIGADE CANINE AU SEIN DE SA POLICE MUNICIPALE. « MAIS DEPUIS, LA SITUATION A CHANGÉ. LA MENACE TERRORISTE EST DEVENUE PLUS PRÉSENTE », COMMENTE XAVIER ALBERTINI. « ENTRE-TEMPS, ON A FAIT LE CHOIX D’ARMER LES POLICIERS MUNICIPAUX ET LA BRIGADE CANINE NE CORRESPOND PLUS À LA RÉALITÉ DU TERRAIN. »

ET DANS LES AUTRES COMMUNES DU GRAND REIMS

 
Détruire une caméra de vidéo-surveillance urbaine est puni de cinq ans de prison au plus. Pour autant, l'an dernier, trois des équipements de la ville, dont celui de la place de Fermat (photo), ont subi pour 70.000 € de dégâts.

Le nouveau centre de supervision urbain (CSU) a été dimensionné en tenant compte de la possibilité de recevoir des images provenant de caméras pouvant être déployées dans les 15 autres communes de feu Reims Métropole (Bétheny, Bezannes, Cernay-lès-Reims, Champfleury, Champigny, Cormontreuil, Puisieulx, Prunay, Saint-Brice-Courcelles, Saint-Léonard, Sillery, Taissy, Tinqueux, Trois-Puits et Villers-aux-Nœuds). «Mais actuellement, aucune image ne nous provient de l’extérieur de la ville », indique Nicolas Roche.

Les raisons sont multiples : « Les autres communes n’en ont pas forcément l’envie, ou leur système de vidéoprotection n’est pas compatible actuellement avec les conditions techniques du CSU. » En 2016, Taissy lançait une étude pour s’équiper en caméras. En 2017, le maire de Cernay-lès-Reims annonce qu’une étude va être menée pour installer des nouvelles caméras en plus des deux existantes. L’an passé encore, à Witry-lès-Reims, on souhaitait aussi l’arrivée de la vidéoprotection tout comme à Muizon, pour sécuriser les entrées et sorties de la commune ainsi que dans la zone industrielle. «Bezannes, Cormontreuil et Saint-Léonard se montrent aussi intéressées », commente encore une source proche.

Dans le Grand Reims toujours, à Fismes, cette année, un réseau de surveillance va être activé : les caméras seront reliées à une centrale de visualisation à la mairie de Fismes et ce sont les policiers municipaux ainsi que les gendarmes qui seront habilités à visionner les images qui ne seront ainsi exploitées qu’après un fait constaté et non en continu. Pas d’agent donc qui passera son temps à scruter les écrans. Une dizaine de zones sensibles (20 caméras) ont été identifiées : entrées et sorties de ville, le centre, les abords de la Spirale…

  Extraits de l' union du 16/01/2018

  

    

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Le « navire » tient le cap

Vingt-six ans que le navire de béton et de verre a été inauguré. Il vieillit plus ou moins bien mais les policiers le trouvent toujours fonctionnel.


L’art est partout dans les étages comme ici, ces tableaux laissant apparaître les principales villes de la Marne. A l’ouverture de l’édifice, en 1991, toutes les écoles sont venues le visiter... Il y avait des expositions dans les couloirs.

Le commissariat Rockefeller, ce n’est pas si vieux. C’est pourtant une tout autre époque. Un hôtel de police à la bonne franquette, enfumé par de vieux briscards, la Gitane au coin de la bouche, à taquiner gentiment les Bleus.

Tous les services y étaient entassés, du « sous-marin » jusque sous les combles, où l’identité judiciaire se penchait sur les empreintes des méchants. Mais les gens qui travaillaient là aimaient leur métier et cette ambiance à la Melville. Les machines à écrire crépitaient. Les anciens prenaient un air sévère et blasé. Lino Ventura y aurait trouvé sa place aisément.

« C’est notre institution, notre deuxième maison. Nous n’exerçons pas un métier comme les autres. Le bâtiment, situé près de la cathédrale, était devenu vieillot, vétuste, insalubre, mais c’était chez nous », témoigne un ancien chef d’état-major qui a connu le déménagement et a apprécié le nouvel édifice. L’un de ses collègues évoque également à l’ouverture, en 1991, « un monde merveilleux, grandiose, extraordinaire. Mais nous n’étions plus ensemble. Alors on se retrouvait dans les couloirs, immenses, pour discuter. »

C’est notre institution, notre deuxième maison. Nous n’exerçons pas un métier comme les autres
Un policier

Qui a remarqué que cet immense bâtiment blanc de cinq étages (14 600 m 2 ), en cours de rénovation, a une forme de navire ? Un navire de béton et de verre dessiné par l’architecte Gilles Dupré, parti depuis lors aux États-Unis où ses archives ont été noyées dans des inondations. Ce qui est sûr, c’est que tout ce verre, cette transparence, était volontaire pour que les gens n’imaginent pas que la police avait des choses à cacher. Et tout a été pensé ou refait de manière à ce que le public rentre dans un monde de confiance. Une porte difficile à ouvrir, quatre pas dans un sas de décompression (deux inspirations, deux expirations) et une autre porte plus douce. A l’intérieur, tout est relaxant, arrondi. Les poutrelles sont anti-stress, l’accueil est spacieux, les couleurs neutres, les sièges confortables, mais pas trop. En regardant le mur du fond de plus près, on découvre des mots issus de la nouvelle Déclaration des droits de l’homme. L’idée était de faire rentrer la rue dans le commissariat grâce à l’art. « C’est un métier compliqué. On ne voit que des gens en crise, dans le malheur, le conflit. On est là pour les aider, pas pour les stresser. »

Toutefois, le bateau a vieilli. Déjà qu’à l’ouverture, les dalles du sol, à l’entrée glissaient tellement qu’il y a eu un nombre incalculable d’accidents. Il a fallu les raboter, puis les changer.

Et récemment, la façade a commencé à s’effriter. Les carreaux des voiles menaçaient de tomber. D’où les travaux actuels. Le navire est battu par les flots mais ne sombre pas.

La porte de Goulet-turpin conservée


La porte a été restaurée grâce au 1%  artistique du ministère de la Culture.

Tout au fond de la cour du commissariat, une belle porte en fer forgé ouvre sur nulle part. Comme le bâtiment a été construit sur l’ancien siège de Goulet-Turpin, la porte d’entrée du site historique a été sauvegardée, refaite, repeinte, et incrustée dans un mur. Un descendant de la famille, venu il y a quelques années la revoir et la photographier pour la placer dans un ouvrage sur l’histoire de Goulet-Turpin a eu les larmes aux yeux en voyant ce symbole de l’entreprise et ce souvenir de son enfance rémoise.


L'art est partout dans les étages comme lei, ces tableaux laissant apparaître les principales vues de la Marne. A l'ouverture de l'édifice en 1991 toutes les écoles sont venues le visiter. Il y avait des expositions dans les couloirs.

3 QUESTIONS à


Louis Paruit 73 ans
Chargé de l’accueil du Public
Retraité

L’Ange au sourire collectionne les éloges

 

Les policiers vous ont surnommé l’Ange au sourire. Ils ont encore beaucoup d’affection pour vous et disent que vous connaissiez la terre entière. C’est vrai ?

Il y avait en réalité une photo de l’Ange au sourire sur le mur derrière mon poste et, à Rockefeller, tout le monde passait devant moi car j’étais seul à l’accueil. Il y avait une seule entrée. Cela se passait très bien. Tout le monde se connaissait et se tutoyait à l’époque. Certains m’appelaient aussi La preuve à cause de mon nom (La preuve Paruit)... ou Loulou ou le Gros parce que je fais du culturisme. On me dit que j’ai laissé de bons souvenirs. Ça doit être vrai. J’ai un patron qui a été nommé chef de la Sûreté à Lyon. Quand j’ai eu l’occasion d’aller là-bas, c’est chez lui que j’ai été accueilli.

L’ancien, à Rockefeller ou le nouveau, boulevard Roederer, quel était votre commissariat préféré ?

J’ai passé 18 ans à Rockefeller et 3 ans à Roederer dans le nouvel édifice. Personnellement, j’aimais beaucoup l’ambiance familiale des anciens locaux près de la cathédrale mais ils étaient vraiment devenus vétustes.

Les véhicules de service étaient stationnées en épi devant le bâtiment ou dans la cour du musée actuellement des Beaux-Arts. Et nous, on devait chercher de la place où on pouvait. Ça devenait très difficile de travailler dans ces conditions. On avait vraiment besoin d’un nouvel hôtel de police. Celui-ci n’est pas parfait. On se demande pourquoi les couloirs sont aussi larges. On peut y faire demi-tour en voiture alors que certains bureaux sont trop petits. Et en été, la chaleur pouvait être insupportable, surtout avant que l’on pose les films. J’ai un copain qui m’a appelé un jour pour me montrer son thermomètre. Il faisait 46° dans son bureau. Mais le nouveau bâtiment était quand même plus adapté que l’ancien. Il y avait une salle de sport, une cafeteria, une cour d’honneur. Je dois reconnaître que ce commissariat est beaucoup plus agréable.

Avez-vous un souvenir particulier ou une anecdote sur l’inauguration du nouveau bâtiment ?

C’était en juillet 1991. Le ministre de l’Intérieur était attendu. J’étais à mon poste.

Le commissaire de l’époque m’a donné des recommandations. Il m’a dit que je devais accueillir le ministre en une minute et demie (je passe pour être bavard...) avant qu’il aille dévoiler la plaque du nouvel hôtel de police.

Je lui ai répondu : d’accord . Je prends le chrono et au bout d’une minute et demie, je lui dis adressez-vous à mon patron...


Rue Rockefeller, le commissariat avait ouvert en 1943 à l'emplacement de l'Hôtel de Savoy (derrière la médiathèque Falala). Le Département voulait le vendre aux enchères mais le district urbain l'à préempté en 1993 pour 7 millions de Francs.
M. THIBAULT


Devant l'ancien hôtel de police installé â la place du Savoy hôtel en 1943. Le 30 août 1944. à la libération des Rêmois se rassemblent devant. Collection Michel Thlbault


Plusieurs sites ont été envisagés, la caserne Colbert, l'ancien terrain du D"eps. En 1984. La décision est prise. Ce sera Goulet-Turpln, proche des grandes artères et central. Collection Michel Thibault

  Extraits de l' union du 14/12/2017

  

    

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