Police municipale   

 Police NATIONALE


Presse

 

 

 

90 minutes dans la peau des policiers municipaux


La perspective de polices municipales 100% armées
À Reims, les policiers armés ont été formés

2016

Louis Paruit, légende du commissariat
La police municipale va disposer de 80 revolvers proposés par l'Etat
Le maire favorable à l’armement de la police municipale

SÉCURITÉ PUBLIQUE

Arnaud Robinet veut « faire de Reims une ville plus sûre »
Le SOS objets perdus déménage
Bientôt, 80 caméras et 17 policiers municipaux supplémentaires

2015

La police municipale pose ses cartons
Police municipale, avec ou sans arme
Le renforcement des effectifs et des moyens devient une réalité
Le maire fier de présenter son bilan en matière de sécurité
La ville de Reims envisage d'armer ses policiers

2014
Dès 2015, 40 caméras et 22 policiers municipaux supplémentaires à Reims
Arnaud Robinet à la rencontre de la police municipale

Surveillance, protection... efficacité ?

La Police Municipale devient noctambule

Souriez! vous serez filmés en 2008

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La perspective de polices municipales 100% armées

Un rapport parlementaire propose de rendre obligatoire l’armement des policiers municipaux. Dans les faits, une majorité d’entre eux portent déjà une arme à feu.


La mission parlementaire souhaite élargir les compétences des maires et des policiers municipaux, qui pourraient intervenir sur les ivresses publiques et peut-être, demain, sur les futures amendes sanctionnant la consommation de stupéfiants.AFP

L’ESSENTIEL

*.- UN RAPPORT PARLEMENTAIRE, qui a été présenté hier au Premier ministre, propose de rendre obligatoire l’armement des polices municipales, « sauf décision motivée du maire ».

*.- UNE PROPOSITION qui devrait faire débat dans les semaines et les mois à venir

*.- LES DEUX DÉPUTÉS La République en marche auteurs du rapport souhaitent en outre faciliter l’équipement des agents de sécurité privée en « taser »

Un rapport parlementaire rendu hier au gouvernement plaide pour une montée en puissance de la sécurité privée et des polices municipales, dont il propose notamment de rendre l’armement obligatoire, proposition qui devrait faire débat.

Avec un objectif affiché de recentrage des policiers et gendarmes sur leur cœur de métier et sur fond de menace terroriste persistante, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb avait en mandatant, en février, la mission parlementaire émis le souhait d’entrer dans « une nouvelle ère pour la sécurité globale » . « Nous ne devons rien nous interdire » , avait-il lancé. Message reçu cinq sur cinq par les députés LREM, Jean-Michel Fauvergue, ex-patron du RAID (Seine-et-Marne) et Alice Thourot (Drôme), les deux rédacteurs du rapport remis hier à Édouard Philippe. La mission parlementaire s’est penchée sur les « atouts et faiblesses » de ces deux secteurs qui emploient respectivement 21 500 policiers municipaux et plus de 165 000 agents privés, des effectifs qui progressent d’année en année. Elle formule également 78 propositions. Certaines devraient nourrir « le débat » , note-t-on pudiquement dans les couloirs de Beauvau.

Parmi elles, une proposition devrait faire réagir : l’armement obligatoire des policiers municipaux, « sauf décision motivée du maire » . Un renversement de la règle en vigueur mais pas nécessairement une révolution des usages : 84 % des effectifs de police municipale (18044) sont déjà équipés d’une arme, quelle que soit la catégorie (de la bombe lacrymogène au calibre 38), selon des données de 2016. 9 434 étaient dotés d’une arme à feu (44% des effectifs) et 1 804 de pistolets à impulsion électrique.

UN DISPOSITIF DE CONTRÔLE RENFORCÉ

La mission propose également d’ouvrir aux policiers municipaux la consultation, sous conditions, de certains fichiers de police, dont le fichier des objets et des véhicules signalés (FOVeS) et le fichier des personnes recherchées (FPR). Elle souhaite également élargir les compétences des maires et des policiers municipaux : les élus pourraient s’appuyer sur des pouvoirs accrus pour faire respecter leurs arrêtés de police ou fermer certains établissements.

Les policiers municipaux pourraient intervenir sur les ivresses publiques et peut-être, demain, sur les futures amendes sanctionnant la consommation de stupéfiants. Cette montée en puissance des polices municipales se ferait dans le cadre d’un dispositif de contrôle renforcé par le biais des inspections générales de l’État.

À Beauvau, une source interrogée sur ces futures mesures promet une phase de concertation « dense» et des arbitrages d’ici à la fin de l’année 2018.

Des pistes pour réformer le marché de la sécurité privée

Dans le domaine de la sécurité privée, le rapport parlementaire rédigé par Jean-Michel Fauvergue et Alice Thourot formule également des propositions qui pourraient être âprement débattues. Il dessine aussi une reprise en main par un Etat stratège d’un secteur qui pesait un peu plus de 6,6 milliards d’euros de chiffre d’affaire hors taxes en 2016. « Partenaire incontournable »mais aussi secteur « éclaté » avec de « grandes fragilités » , la mission Fauvergue-Thourot déplore « une qualité de service trop souvent médiocre » rendue par les personnes qui intègrent cette filière, même si des pôles d’excellence existent. La mission propose une réforme du marché de la sécurité privée, du recrutement, de la formation, de la gestion des ressources humaines. Elle souhaite instaurer une doctrine d’emploi mais aussi revoir le fonctionnement des instances de contrôle du secteur avec, en ligne de mire, le conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps) déjà épinglé dans un récent rapport de la Cour des Comptes. Pour lutter contre les abus, le rapport préconise un « encadrement strict des règles de sous-traitance » et «l’introduction d’une responsabilité solidaire pour les donneurs d’ordre» souvent soucieux d’économies. Outre l’instauration d’un uniforme unique pour tous les agents de sécurité privée, le rapport envisage également de faciliter leur équipement en pistolet à impulsion électrique. Il propose aussi de confier ou d’élargir à des sociétés privées des missions actuellement confiées aux forces de sécurité de l’État : gardes statiques, transfert de détenus hospitalisés non dangereux, activités non régaliennes dans les centres de rétention administratifs, transfert et gardes des scellés, protection de personnalités, etc.

Extraits de l'union du 12/09/2018

    

     

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90 minutes dans la peau des policiers municipaux 

Après des mois de tournage, le film « Flagrant délit » sur la police rémoise sera diffusé mercredi en prime time sur C8. Il montre le travail des agents et le rôle grandissant des caméras


Grâce à deux équipes de tournage, le film jongle entre les images qui arrivent au Centre de supervision urbain (CSU) et les interpellations, quelques instants plus tard, sur le terrain. Pallas Télévision .

Ce qu’on en a pensé

Le début ne fait pas dans la dentelle : Reims fait face à « une violence qui augmente », « des quartiers ravagés par la drogue », et a mis en place le « tout sécuritaire ». Bigre, encore une émission de fait-divers trash, servie par un montage saignant. Et puis non. Passé les premières minutes, le reste est intéressant, sérieux. Grâce à ses deux équipes de tournage, le film jongle entre la rue et le CSU, quasiment un personnage à part entière, et valorise le métier de policier. Il révèle aussi quelques informations surprenantes. Saviez-vous par exemple que 200 fêtards plus ou moins éméchés se baignent, chaque année, toutes saisons confondues, dans la fontaine de la place d’Erlon ?

Les trois premiers documentaires de la série ont été vus, chacun, par près de 800 000 téléspectateurs. Et plusieurs millions en audience cumulée, avec les rediffusions. C’est dire l’enjeu du film sur la police municipale, qui sera diffusé mercredi, sur C8, à 21 heures.

Après trois formats de 90 minutes consacrés à Aubagne, Drancy et Rillieux-la-Pape, le quatrième volet de « Flagrant délit » est donc consacré à la police rémoise (L’Union du 31 janvier). Avec le même angle d’attaque : filmer les interventions de la police municipale en lien avec le Centre de supervision urbain (CSU), où arrivent les images des 135caméras de surveillance de la ville.

On a pu filmer un soir de match au stade Delaune. Grâce aux caméras, les policiers municipaux ont réussi à éviter un carnage
Éric Pierrot, producteur

« Notre concept, c’est filmer le travail de la police municipale avec l’aide des caméras. C’est ce qui offre un point de vue inédit sur la ville » , explique Éric Pierrot, de la société de production Pallas Télévision, qui produit « Flagrant délit ». Pour lui, la chose est entendue : les caméras sont désormais indispensables. « C’est une aide précieuse pour assurer la sécurité publique. Dans la lutte contre la délinquance, quand on voit un vol ou une agression en direct, ça permet à la police d’intervenir plus vite. Les caméras servent aussi pour les accidents, en prévenant les secours plus vite. »

C’est l’originalité du film réalisé par le journaliste Olivier Azpitarte : montrer ce lien entre l’image à l’écran et l’intervention sur le terrain. Bénéficiant d’un accès privilégié au CSU (accordé par le procureur) et aux agents (grâce au maire), le cameraman les suit partout. Les séquences sont parfois insolites, parfois dures. Éric Pierrot raconte : « Le film est moins violent que celui à Drancy. La police de Reims peut faire des choses rigolotes, comme cette séquence avec des étudiants ivres en caleçons, par 0 degré, dans la fontaine du centre (place d’Erlon, ndlr) ! »

Mais la violence est bien présente : rixes, trafics, détériorations (d’un vélo Gobee.bike notamment), interpellations musclées, etc. « On a pu filmer un soir de match au stade Delaune (le 17 novembre contre le Paris FC, ndlr), où des actes très violents étaient en préparation avec des boules de pétanque. Grâce aux caméras, les policiers municipaux ont réussi à éviter un carnage ! »

Pourquoi, au final, avoir choisi de planter sa caméra à Reims ? À l’origine, par accident, le choix initial étant Charleville-Mézières. Mais après un mois de tournage, les journalistes n’avaient pas grand-chose à se mettre sous la dent. Reims a alors intéressé la production, qui a rapidement convaincu la mairie (lire par ailleurs).

« On choisit les villes en fonction du parc de caméras et du nombre de policiers municipaux, explique le producteur. Ce ne sont que des villes qui ont fait le choix de mettre en place une vraie police municipale pour assurer la sécurité, alors que la police nationale a de moins en moins de moyens. À Reims, on a été très bien accueillis, tout en respectant les gens qui ne voulaient pas être filmés. » Il s’agit de certains policiers et des personnes mises en cause, dont les visages ont été floutés et la voix transformée.

Dernière chose, on découvre la qualité des caméras de surveillance actuelles. « Elles sont toutes numériques et se sont énormément améliorées. De jour comme de nuit, les images sont désormais de très grande qualité. » Tant mieux pour le film, tant pis pour les délinquants.

Le 1er flic de Reims impatient de voir le film

Il n’avait pas encore vu le documentaire, mercredi, jour de notre interview, mais Xavier Albertini ne cachait pas ses attentes. Pour l’adjoint au maire chargé de la Sécurité, le film présente plusieurs enjeux. « J’espère qu’il montrera le travail des policiers municipaux, l’utilité des caméras, et la concrétisation de notre action depuis l’élection d’Arnaud Robinet. » L’adjoint rappelle l’accent mis sur la sécurité : d’une part le doublement des effectifs de police, de 54 en 2014 à 108 en 2018 et « 120 en fin de mandat » ; d’autre part l’augmentation du nombre de caméras, qui passeront encore « de 135 aujourd’hui à 200 fin 2019 » . Forcément, un film qui se consacre aux deux à la fois n’est pas pour déplaire à l’équipe municipale. «Quand C8 nous a présenté ce projet, le maire a rapidement accepté le principe » , rappelle Xavier Albertini. S’il souhaite que le documentaire « ne donne pas une image trop négative de la ville », il espère au contraire qu’il mettra en avant « le professionnalisme des policiers, leur complémentarité avec la police nationale, et les trois actions des caméras : la vision et l’intervention en direct, la dissuasion, la relecture pour solutionner des affaires. »

Guillaume LÉVY

Extraits de l'union du 21/06/2017

    

     

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À Reims, les policiers armés ont été formés

La décision date de septembre dernier. Mais depuis hier, 46 policiers municipaux sont équipés de revolvers Manurhin MR73 venant du ministère de l’Intérieur.


Jusqu’à présent, la police municipale disposait de flash ball et taser. Désormais, elle est aussi équipée de revolvers.
Christian Lantenois

L’armement de la police municipale aura mis neuf mois à se mettre en place, après la décision en conseil municipal, le 19 septembre 2016. Mais depuis hier, ils sont 46 policiers municipaux, soit la moitié des effectifs, à être équipés de revolvers, des Manurhin MR73, fournis par le ministère de l’Intérieur. Les policiers qui sont dotés le sont à l’issue d’une formation importante dispensée par le Centre national de la fonction publique territoriale.

Tous les policiers municipaux, à terme, sont amenés à être formés, sauf ceux évidemment qui ne souhaitent pas porter d’arme, sachant qu’ils ont le choix. La majorité est demandeuse, cependant. L’une des motivations est notamment de ne pas mettre en danger ces agents. « La décision n’a pas été facile. C’est le fruit d’un long processus », rappelle le maire, Arnaud Robinet.

Pour lui, la mission n’est plus la même qu’il y a cinq ans. « Les policiers municipaux sont autant exposés que les policiers nationaux », poursuit-il. Une convention de coordination des interventions lie d’ailleurs police municipale et police nationale face à une menace qui a pris différentes formes, allant jusqu’à la menace terroriste.

« Nous avions constitué un groupe de réflexion avec plusieurs spécialistes. Et l’avis donné à la fin a été plutôt favorable à l’armement de la police municipale. » Le débat sur le sujet lors du conseil municipal avait d’ailleurs été très républicain.

Il restait à former les policiers. Il s’agit d’une part d’une formation technique et d’autre part, d’une sensibilisation poussée au contexte d’intervention. Les stagiaires doivent alors non seulement démontrer leur dextérité au maniement des armes mais aussi faire preuve de qualités psychologiques indispensables. Une formation accompagnée par le renforcement de la sécurisation de l’armurerie, équipée désormais de surveillance vidéo interne. De plus, les policiers bénéficieront d’une formation continue.

La police municipale compte actuellement 92 policiers et l’effectif total devrait s’élever à 120 agents en 2018 soit un doublement des effectifs en 3 ans. Une montée en puissance qui s’effectue concomitamment avec le développement de la vidéoprotection (120 caméras actuellement connectées, complétées par 40 en 2018) opérée par le centre de supervision urbain installé dans de nouveaux locaux

Formation initiale et continue

Les policiers bénéficient d’une formation initiale : formation juridique de deux jours avec test éliminatoire à la fin puis formation pratique de 7,5 jours (avec tir de 400 cartouches) avec test et mise en situation éliminatoires à la fin. Une formation continue de deux séances de 50 cartouches chaque année est aussi prévue.

Yann Le Blévec 

Extraits de l'union du 21/06/2017

    

     

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Louis Paruit

 légende du commissariat

 Il fait partie des « gros », en langage de culturistes, et des grands. Louis Paruit est connu des Rémois pour avoir accueilli, pendant vingt ans, les visiteurs à l'hôtel de police


Louis Paruit est heureux dans sa salle de sport entouré de ses amis. « ['eslle rapport humain qui comple, c'est ça qui vaut les 20 euros. C'est pas le matériel» Bernard Sivade

Loulou, la preuve, le gros, le vieux. Quel que soit le surnom que l'on donne à Louis Paruit, c'est toujours avec respect et affection. D'ailleurs, il ne faudrait pas s'y frotter. Tous les ans, à son anniversaire (ce sera bientôt le.73'), il soulève encore ses 100 kg comme qui rigole.

« C(est le monsieur avec qui on rigolait au commissariat »

Rencontré dans sa salle de sport, le Reims powerlifting, dans le quartier des Câtillons, Louis Paruit, fonctionnaire de police retraité, a connu l'époque où le commissariat se trouvait rue Rockefeller. Loulou, c'était la crème de la crème mais il ne fallait pas l'enquiquiner. Avec ses muscles et son humour décapant, il venait à bout de toutes les situations. « À l'époque, c'était plus calme que maintenant », commente-t-il avec modestie. Encore aujourd'hui, quand il se promène en ville, il est souvent reconnu et interpellé. Il entend les réflexions : « Regardez, c'est le monsieur avec qui on rigolait bien au commissariat. »

Après avoir quitté la Légion, dans les années 60, Louis Paruit a travaillé comme policier de terrain avant que sa brigade d'intervention ne soit percutée par un fourgon. Avec des fractures aux vertèbres, il n'a eu d'autre choix que de s'occuper de l'accueil. C'était une personne très appréciée qui rendait service à tout le monde. « Je me souviens d'une fois où un monsieur s'est garé avec une DS sur les places en épi devant le commissariat, du temps de Rockefeller. Je lui ai dit que c'était interdit devant le poste de police. Il m'a répondu que sa maman, malade, voulait voir une dernière fois la cathédrale. Je l'ai laissé faire. Au retour, il m'a laissé sa carte, c'était le préfet du Nord. Il est revenu plusieurs fois pour me saluer. » Clochard ou en costard, avec Loulou, c'était le même accueil. « A l'époque, tout le monde se connaissait parce qu'ily avait une seule entrée. Les gens allaient directement dans les bureaux. »

Même à son poste, il lui arrivait de aventures. « Une fois, j'ai arrêté un mec qui venait de faire un braquage à la poste de la rue. Gambetta. Il s'est présenté de lui-même au commissariat C'était plus un pauvre gars qu'un truand. Toute sa famille l'avait laissé tomber. Je ne vous raconte pas comment je me suis fait charrier par les collègues après ça. Le boulot de flic, à ce moment-là, c'était un bon boulot... j'ai toujours refusé de monter en grade. Alors, on m'appelait le Pinot du commissariat. »

 Une autre fois, un policier de l'inspection des services est arrivé, le regardant de haut. Louis Paruit ne s'est pas démonté. « Je lui ai dit : " Je suis le gardien Parnit, chargé de la sécurité de l'établissement, vous avez vos papiers ? " j'ai été soutenu par le directeur de l'époque. »

C'était l'ancienne école, qu'il a toutefois quittée sans regrets pour la retraite, même si ses chefs ont bien tenté de le retenir. Avec lui, ils étaient sûrs de ne pas avoir de problèmes. Loulou, c'était quelqu'un d'humain, et question physique, il assurait.

S'entrainer pour « reprendre un peu de viande »

Il continue, d'ailleurs. La vie tranquille, c'est pas son truc. Lui, c'est plutôt la lutte, le tir, le culturisme, la force athlétique. Avec ses copains, Rasta Rocket, Benny Hill ou le président de son fan club (Tommy Loup, S ans, t'ils du vice-champion du monde), il s'entraîne « pour reprendre un peu de viande », entre deux boutades. Prochain objectif, le championnat de la Marne de bench press. L'an dernier, il a terminé 1er. 1j'étais tout seul dans ma catégorie,celle des maisons de retraite... s'amuse-t-il, En développé couché, il a fini 2°.

En sport aussi, Louis Paruit privilégie le rapport humain. « Il faut parler de Marcel Robert qui a lancé le culturisme dans la région et de Pierrot, avec la force athlétique », insiste-t-il. Dans la salle où il s'entraîne, ce qui compte, ce n'est pas d'avoir le plus beau survêtement. C'est le bonhomme qui est important. « Ce n'est pas un club ultra-moderne. » Ce qu'on aime, c'est l'ambiance. Si je viens m'entraîner pour m'emmerder, ce n'est pas la peine, surtout dans la catégorie des plus de 70 ans.

« Louis Paruit a commencé la force athlétique il y a trois ans. Il a battu (entre autres exploits) son record officiel en soulevant 105 kg en compétition. Dans ce domaine non plus, il ne se prend pas au sérieux.  »

« Je passe pour le mec le plus décontracté du concours. Quand je vois qu'il y a des candidats de 70 ans qui sont crispés comme des balais... »

M.C LARDENOIS

Extraits de l'union du 28/10/2016

    

     

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La police municipale va disposer de 80 revolvers proposés par l'Etat

Si l'opposition a voté contre, la police municipale sera bel et bien armée progressivement. 80 revolvers vont être mis à disposition par l'Etat.


Les policiers qui ne souhaitent pas être armés se verront proposer un reclassement. Christian Lantenois.

La question de l'armement de la police municipale était à l'ordre du jour ce lundi soir du conseil municipal (l'union de samedi). Le maire, Arnaud Robinet, souhaitait Qu'il y ait débat sur le sujet. Le Front national a tout de suite indiqué qu'il voterait pour. En revanche, l'intergroupe de gauche a voté contre. « Nous regrettons la confusion entretenue qui peut exister entre police nationale et police municipale. Oui, la sécurité de nos concitoyens, la lutte contre la délinquance et le terrorisme, sont une exigence absolue. Elles relèvent pourtant pas de la compétence des maires, mais bien de celle de l'Etat, » a indiqué Nicolas Marandon, s’inquiétant d’un transfert progressif de compétence de l'Etat vers les collectivités

« Armer les policiers municipaux c'est les mettre plus en danger », a-t-il encore estimé. Enfin, il craint une surenchère citant l'exemple de Nice où les policiers municipaux réclament les mêmes armes que la police nationale (NDlR : les calibres sont différents) et de pouvoir réaliser des contrôles d'identité. Nicolas Marandon a appelé de ses vœux une commission générale où les sujets de sécurité seraient débattus, comme Ia sécurisation de la gare centre ou celle des crèches, De son côté. Xavier Albertini, adjoint au maire à la sécurité, a indiqué que le pouvoir de police du maire ne se déléguait pas, mais que le choix avait été faIt d’un débat et t'une concertation en donnant mission à un collège d’experts. « Le paradigme de la sécurité doit évoluer parce que la société a évolué la délinquance, la menace terroriste. » Pour Arnaud Robinet, maire « la démission n'a pas été facile, mais les événements de 2015 et 2016 ont changé la donne. La situation des villes n'est pas la même partout, nous sommes proches de Paris. » Les deux élus de la majorité ont réfuté toute dérive sécuritaire. « Il faut donner aux policiers municipaux de nouveaux moyens. De par leur nombre, ils sont amenés a se projeter plus rapidement sur de terrains d'intervention, à être confronté à situations dangereuses. Cela n'en fait pas des cow-boys pour autant, cela n'empêche pas le contact direct. Il y a néanmoins un effet dissuasif », a poursuivi Xavier Albertini. Il a insisté sur la formation des policiers, seuls ceux qui seront aptes seront dotés. « Il y aura aussi peut-être des agents qui ne souhaiteront pas être armés. Il faudra envisager des reclassements dans le service ou dans d'autres services. » Le maire a indiqué qu'avec Catherine Vautrin, ils étaient intervenus en tant que député pour qu'il y ait clarification des compétences entre les deux polices, « On pense aux contrôles d'identité. »

Aujourd'hui, la police municipale doit appeler la police nationale. Pour autant, on ne se substitue pas. La police nationale fait du bon travail et nous œuvrons en complémentarité avec elle. Il y a notamment des réunions régulières communes. Il La convention de partenariat qui lie la Ville et la police nationale va être revue pour justement renforcer une coopération intelligente. « La sécurité est la première des libertés », a asséné le maire, qui précise que c'est l'État qui a proposé aux municipalités de mettre à disposition 4.000 revolvers, Reims en recevra 80. « Le sujet mériterait une réflexion générale, localement mais peut-être aussi avec d'autres villes », a espéré Nicolas Marandon. Le débat est resté courtois en tout cas. Signe que le sujet n'est pas simple, des villes de gauche comme de droite ayant du reste choisi d'armer ou de ne pas armer sa police. L'armement de la police municipale à Reims a, lui, été voté à la majorité.

Yann LE BLEVEC

Extraits de l'union du 20/09/2016

    

     

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Le maire favorable à l’armement de la police municipale

 Lundi, une délibération du conseil municipal va proposer que la police soit munie d'armes létales. Une décision prise après mûre réflexion, assure le maire.


Pour l’instant. seule l'unité de nuit est équipée d'armes non létales, flash-bail et laser. Christian Lantenols

C 'est une décision qui risque de faire débat. « Je souhaite d'ailleurs que ce débat ait lieu au sein du conseil municipal », explique Arnaud Robinet, maire. Ce dernier poursuit en indiquant que sa position est d'être plutôt favorable à l'armement de la police municipale, des armes de poing similaires à celles dont peut disposer la police nationale. Un choix Qui fait suite, assure-t-il, à un long processus.

« Pour mémoire, durant la campagne des municipales, nous avions comparé Reims à des villes de la même taille. Et nous avions vu que la cité des sacres était' sous-dotée en termes de nombre de policiers municipaux , explique Arnaud Robinet. Le ratio pour Reims était aux alentours d'un policier pour quelque trois mille habitants, alors que la moyenne se situait à un policier pour mille cinq cents habitants. Le doublement des effectifs de police municipale avait donc été annoncé. Nous avons recruté soixante policiers depuis 2014, dont quarante sont sur le terrain, les autres sont en formation. »

Un comité des sages a planché sur le sujet0 Ce renforcement a été accompagné par l'extension également de la vidéo protection. L'ambition est d'arriver au chiffre de deux cents caméras d'ici 2018. « Quatre-vingts ont déjà été installées. Cela s'est fait après une étude, pour déterminer les endroits les plus pertinents. »

Depuis, néanmoins, la menace est devenue plus diffuse. Prenant différentes formes, estime le maire. Il y a eu une policière municipale tuée lors des attentats de Charlie Hebdo : la police municipale est intervenue à Nice le 14 juillet. « Je ne peux pas mettre en danger des policiers municipaux. » Selon lui, ils sont de plus en plus confrontés à des interventions périlleuses. : « Il faut voir les perquisitions sur Reims, où l’on retrouve les armes létales, du style kalachnikov...» Arnaud Robinet réfute cependant toute décision hâtive. « Cela s'est fait par étapes. On a commencé par équiper l'unité de nuit d'armes non-létales, du type flash-bail. Mais la menace est aussi présente dans la journée. » Un groupe de réflexion a donc été constitué, autour notamment de Xavier Albertini, adjoint-au maire chargé de la sécurité. « Une sorte de comité des sages où l'on pouvait trouver un avocat, un professeur de droit, un commandant de police, un doyen de la faculté, un cadre de la fonction publique. Ces derniers ont mené des auditions », détaille Arnaud Robinet. « L'idée, c'était de partir sans idée préconçue, de se doter d'une aide à la décision », confirme Xavier Albertini.

Un grand nombre de personnes ont été interrogées, du procureur de la République à la sous-préfète, en passant par le directeur départemental de la sécurité publique, des policiers municipaux... Ces derniers sont d'ailleurs demandeurs de pouvoir disposer d'armes à feu. Us se sentent en danger. Même l'opposition a eu son mot à dire puisqu'Éric Quénard a été interrogé. « Je ne connais pas la position de tout le monde au sein du conseil municipal. Chacun pourra s'exprimer » déclare Arnaud Robinet. Le sujet fera en effet partie des délibérations du prochain conseil, ce lundi 19 septembre. Elle sera soumise à un vote, dont l'issue évidemment ne semble guère faire de doute. « Ma position en tout cas, c'est d'approuver l'armement de la police municipale. Une conviction acquise après la remise du rapport du comité des sages et après avoir pris le' temps de la réflexion. »

Pour autant, même si le vote est favorable, la police municipale ne sera pas armée comme cela, du jour au lendemain-Il faut des formations, juridiques, techniques ; psychologiques, des agréments. « Les policiers ne sont plus de simples gardes champêtres. Ce sont de vrais professionnels, c'est une vraie filière. » Et Xavier Albertini de poursuivre : « Ils ne se substituent pas à la police nationale, Us sont complémentaires. »

De nombreux policiers municipaux sont armés

La plupart des policiers municipaux sont déjà armés, 82 % sur les 10.000. 8.200 agents disposaient d'une arme à feu en 2015 (Lyon, Marseille, Metz, Orléans, Tarbes, Belfort et la ville de Pau de François Bayrou qui vient d'en faire la demande). De plus, avec la loi antiterrorisme du 21 juillet 2016, les maires peuvent demander une autorisation de port d'arme pour leur police municipale, sans avoir désormais à justifier d'une situation particulière, ce qui n'était pas le cas auparavant. L'Etat s'est aussi engagé à mettre gracieusement à disposition des collectivités qui souhaiteraient armer leur police municipale, et qui seront autorisées à le faire à cadre juridique constant, plus de 4.000 revolvers Menurhin. Avant d'être équipé d'une arme, chaque policier municipal passe des tests théoriques et pratiques et bénéficie d'une formation de 45 heures. La formation est la même que pour la police nationale. Cela passe notamment par des moniteurs en maniement d'armes, des séances de tir. Mais il y a aussi l'aspect juridique, avec par exemple la notion de légitime défense. Il y a enfin l'aspect psychologique, le port d'arme n'étant jamais anodin.

Yann LE BLEVEC

Extraits de l'union du 17/09/2016

    

     

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SÉCURITÉ PUBLIQUE

 


XAVIER ALBERTINI

L’ADJOINT XAVIER ALBERTINI EXPLIQUE LE CONTEXTE DE MISE EN ŒUVRE DU SCHEMA DE SECURISATION DE L'AGGLOMÉRATION. SANS ÊTRE DRAMATIQUE, LA SITUATION DE REIMS MÉRITE LE RENFORCEMENT DES DISPOSITIFS.

« LA DANGEROSITÉ EST RELATIVE, MAIS RÉELLE »

•.- LA SITUATION EST·ELLE SI PRÉOCCUPANTE EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ ?

Le problème, c'est le curseur. Reims a été au centre des actions terroristes de début 2015. La ville a une zone de sécurité prioritaire en son sein. D'un point de vue stratégique, Reims est un point de passage. La dangerosité est relative mais réelle. Par ailleurs, les crimes et délits évoluent, avec beaucoup d'atteintes physiques aux personnes, une alcoolisation sur la voie publique, et l'appropriation de l'espace public par les citoyens, avec des foules qu'il faut savoir protéger. Pour mémoire, la police municipale a remis 350 personnes à la police nationale cette année !. ..

•.- QUELS SONT LES DISPOSITIFS DE VOTRE POLITIQUE ?

· Un dispositif de vision globale avec les caméras. Mais la présence physique est essentielle. D'où le doublement des effectifs de la police municipale, à raison d'un policier pour 1.500 habitants, ce qui nous placera entre Strasbourg et Lyon.

•.- VOUS ACCROISSEZ LE NOMBRE DE CAMÉRAS MAIS AVEZ·VOUS ÉVALUÉ I:EXISTANT ?

· Oui. Pas directement avec les trente-sept caméras rémoises en place, mais par des études (internationales. Partout où il y a des caméras, l'évolution de la délinquance est plus faible, Tout dépend alors du maillage et de la technologie.

•.- COMMENT S'ARTICULE LE LIEN ENTRE VOTRE DISPOSITIF AVEC LA POLICE ET LA JUSTICE ?

Les images de nos caméras sont visibles par la police nationale. En soirée de match de foot. il y à uns cellule police/justice à Delaune. Au-delà, nous pouvons avoir recours aux 400 caméras de Citura pour assurer une continuité. Et nous travaillons à l'amélioration des relations avec des acteurs comme les bailleurs sociaux ou la société d'autoroutes Sanef. Le maillage est donc dense. ·

•.- VOTRE POLITIQUE S'ÉLARGIT·ELLE AUX SEIZE COMMUNES DE I:AGGLOMÉRATION ET, BIENTOT, AUX 144 COMMUNES DU GRAND REIMS ?

Oui pour les seize communes, dont j'ai rencontré tous les maires en 2014. Notre appel d'Offres leur permet d'obtenir des caméras aux mêmes conditions. Des conventions sont en cours, mais il faut que les maires soient d'accord. En 2017, le Grand Reims se mettra en place. Nous réfléchirons alors à un plan de déploiement complémentaire dans les zones gendarmerie.

•.- VOTRE POLITIQUE PASSE·T·ELLE AUSSI PAR LA PRÉVENTION ?

- Nécessairement. Notre contrat intercommunal passe par un travail avec l'Education nationale, les associations, la justice pour les mineurs. Nous envisageons le doublement des peines de substitution pour les travaux d'intérêt général. Il y a aussi le rappel solennel à la loi aux contrevenants par le maire ou son adjoint, en lien avec la police municipale.

REIMS : MIElJX VOIR POUR MIEUX SAVOIR

POUR GARANTIR LA SECURITÉ DE LEURS CONCITOYENS, LES ELUS REMOIS ET COMMUNAUTAIRES VONT RENFORCER LE DISPOSITIF DE TELÉSURVEILLANCE ET DOUBLER LE NOMBRE DE POLICIERS MUNICIPAUX.

 L'enquête qui a suivi les attentats à Paris ou à Bruxelles a montré tout l'intérêt pour les autorités de disposer d'un réseau de caméras de surveillance pour élucider certains actes. Dans une moindre mesure, lil télésurveillance peut se révéler dissuasive en matière de petite délinquance. Aussi, la Ville de Reims et Reims Métropole ont-elles décidé de renforcer leur dispositif technique, tout en doublant les effectifs de police municipale, Ce déploiement devrait être pleinement opérationnel d'ici à 2018.

« La sécurité est la première des libertés. Avec l'économie et la fiscalité, elle a été l'une des questions centrales de la campagne de 2014 », explique l'adjoint en charge du dossier, Xavier Albertini. Lequel dresse un état des lieux : Reims serait en retard en matière de vidéosurveillance, avec seulement trente-sept caméras depuis 2007 ; le nombre de policiers municipaux serait très inférieur à ce qui serait nécessaire : un policier municipal pour 3.150 habitants; et le sentiment d'insécurité serait réel chez les habitants.»

La réflexion a donc abouti à la mise en place d'un schéma intercommunal pour garantir la sécurité mais aussi assurer la prévention, avec la prise cn charge des élèves décrocheurs avant qu'ils ne s'orientent vers la délinquance, jusqu'à celle des femmes battues. Ce schéma couvre les seize communes de l'agglomération rémoise.

UNE TECHNOLOGIE NOUVELLE

0En 2007, la municipalité de Jean-Louis Schneiter avait mis en œuvre un réseau de trente-sept caméras, tenant compte de la loi en vigueur et de la technologie de l'époque. Depuis, les deux ont évolué et l'Etat a créé un fonds d'accompagnement de la prévention de la délinquance qui contribue au financement de tels réseaux. Selon M. Albertini, la municipalité Hazan s'en était tenue à la seule maintenance de ce réseau. L'équipe Robinet/Vautrin a donc décidé d'aller plus loin par une nouvelle programmation, en lien avec la police nationale.

Concrètement, le nombre de caméras serait porté à 195, en comptant les trente-sept déjà existantes. Le calendrier se découperait en trois tranches : 80 nouvelles caméras en 2016 ; 40 en 2017 ; 40 en 2018. La société Procedo, basée à Metz, a été choisie pour effectuer l'installation et en assurer la maintenance.

Les maires des communes voisines pourront effectuer une demande d'installation en fonction de leur pouvoir de police, la capacité maximale du dispositif étant de 250 appareils. Dans ce cas, Reims Métropole assurera l'assistance technique.

Pour visionner l'ensemble des images, un centre technique sera installé dans les nouveaux locaux de la police municipale, rue Ernest-Renan. Il sera pleinement opérationnel « au plus tard le 13 juillet », indique l’élu.

UNE UTILISATION TRÈS ENCADRÉE

L'implantation de ce réseau de caméras vise trois objectifs :

• L'effet dissuasif pour la petite délinquance ou certains trafics.

• L'accompagnement de l'ordre public, comme lors de manifestations de masse.

• La résolution d'affaires judiciaires.

  De nombreux exemples ont montré l'utilité des images enregistrées. Exemple avec les suites du match Reims-Bastia, dont une partie des faits a été filmée. Ou encore, à Budapest il y a quelques années, lors de la disparition tragique d'une étudiante rémoise, dont on pouvait suivre partiellement les derniers pas grâce aux caméras.

  Le déploiement sera effectué en fonction d'une étude réalisée par un comité de professionnels. Le champ visuel sera limité au seul domaine public l.es RO premières caméras seront installées à 75% dans les quartiers, les 25% restant en centre-ville, mais à terme, tout le territoire rémois devrait être couvert.

  Ces caméras seront bien visibles. En revanche, elles ne seront pas sonorisées : ainsi, les policiers ne pourront-ils pas intervenir vocalement comme dans certaines villes pour contrer certaines incivilités.             

  D'après M. Albertini, la collectivité s'est dotée du meilleur de la technologie, mais le dispositif sera évolutif en fonction des progrès techniques ct de la loi, De même, le contrat de maintenance s'assurera du bon fonctionnement 24h/24 et 365 jours/an. L'investissement est estimé à 3,6 millions d'euros en trois ans. En cas de problème, les recours seront toujours possibles. M. Albertini indique cependant que depuis 2007, « une seule requête» a été enregistrée.

DES POLICIERS MUNICIPAUX PLUS NOMBREUX

Parallèlement au réseau de caméras, des policiers municipaux vont être recrutés pour doubler les effectifs. Dix-sept ont déjà été en formation en 2015. Ils seront vingt cette année ; et vingt de plus en 2017. Leur mission sera permanente toute l'année. Elle se répartira en trois temps : le matin, l'accompagnement des déplacements scolaires et professionnels; l'après-midi, la sécurité classique et la nuit, la « tranquillité publique ». Dans l'ensemble, les policiers municipaux ne seront pas armés, mais la nuit, ils seront dotés d'armes de dissuasion (flash-bail, Taser).


Cette caméra observe la place au théâtre ...

 
Les caméras observent surtout les lieux publics (comme ici place Royale, juste au-dessus d'un feu tricolore.


Des lieux sensibles comme le Palais de Justice sont surveilles discrètement.

 
Les caméras communautaires seront complétées par celles du reseau de transport.

 
La police municipale verra ses effectifs augmenter. C'est d'ici que le réseau de caméra sera visionné, dans ses nouveaux locaux.

 
Le réseau des DAB est lui aussi sous surveillance.
 

JEAN.FRANÇOIS SCHERPEREEL

Extraits de mag'info N° 163 05/2016

    

     

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Arnaud Robinet veut « faire de Reims une ville plus sûre »

Plus de policiers municipaux, plus de caméras, etc. Le maire (LR) Arnaud Robinet détaillait, jeudi 26 mai, sa feuille de route concernant ses engagements de campagne en matière de sécurité.


Depuis cette année, il y a 100 policiers municipaux à Reims. Ils étaient 59 en 2014.

Jeudi 26 mai était organisée à l’hôtel de ville une conférence de presse visant à démontrer que la municipalité respecte ses engagements pris en matière de sécurité, thème prioritaire lors de sa campagne de 2014.

1. la police municipale - Reims comptait 59 policiers municipaux en 2014, Arnaud Robinet, maire de Reims et député de la Marne, en veut 120 pour 2018 – soit un pour 1.500 habitants. Le rythme du recrutement – 20 l’an dernier, 21 en 2016, etc – est respecté. Reste à savoir si ceux qui portent un gilet pare-balles seront également munis d’une arme létale. Un « comité des sages », réunissant notamment un commissaire, un avocat et un universitaire, planche sur « cette question qui n’est pas simple », admet le maire. Les conclusions du rapport lui seront transmises « dans quelques jours ».

2. les caméras - Reims dispose de 36 caméras, installées durant la mandature de Jean-Louis Schneiter (1999-2008) sur le secteur Delaune, la ZSP Croix-Rouge et le centre-ville. Xavier Albertini, adjoint au maire délégué à la sécurité, en promet 196 à l’horizon 2018 – 80 seront déployées cette année, autant entre 2017 et 2018. Coût de l’opération : 3,8 millions d’euros.

Sur la première tranche d’1,7 million, le fonds interministériel de prévention et de la délinquance a pris en charge 30 %. Ces caméras de l’entreprise Procedo, qui a raflé l’appel d’offres, permettront de voir « à trois cents mètres ». En juillet, ces outils seront connectés au futur centre de supervision urbain (CSU), rue Renan, au sein de l’hôtel de police municipale.

3. les mariages - À l’évidence, quelques récentes célébrations de mariage sont restées en travers de la gorge de certains élus. « Le mariage, certes, c’est une fête mais il ne faut pas que cela se transforme en rodéo de voiture dans le centre-ville ! La prochaine étape, c’est l’accident et ce n’est pas acceptable », a prévenu Arnaud Robinet. A l’instar de ce qui avait été décidé à Charleville-Mézières l’an dernier, davantage de policiers patrouilleront désormais le samedi après-midi, heure de pointe pour se passer la bague au doigt.

4. les gens du voyage Catherine Vautrin a elle aussi fait part d’un sujet de mécontentement récurrent : l’occupation illégale de terrains par des gens du voyage. Prenant à témoin Denis Conus, le préfet de la Marne présent à ses côtés, la présidente de Reims métropole et députée de la Marne s’est interrogée : « Où en sommes-nous de cet engagement ? Ce sentiment d’impunité ne peut plus durer (…) l’immense majorité des communes de la métropole respecte leurs engagements. »

Sans démentir le problème et notant l’utilité de la procédure d’expulsion simplifiée, Denis Conus a résumé : « Je n’ai pas la solution miracle. »

5. Euro de football -  Tout comme à Châlons-en-Champagne et à Charleville-Mézières, aucun écran géant ne sera disposé dans un lieu public à l’occasion des rencontres du championnat d’Europe de football (10 juin-10 juillet), état d’urgence oblige – priorité étant donné à la sécurisation des fan zones, ces périmètres réservés aux supporters au cœur des villes.

Seule exception : le France-Roumanie du 10 juin, match d’ouverture de la compétition, sera retransmis au parc des expositions. Enfin, dans l’hypothèse que les Bleus atteignent la finale, l’idée d’une diffusion au stade Delaune serait étudiée. Resterait alors à savoir si les écrans géants du stade pourraient relever le défi.

Mathieu Livoreil

Extraits de l'union du 27/05/2016

    

     

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Le SOS objets perdus déménage

 Exit l'îlot Jadart, le service des objets trouvés, géré par la police municipale, prend ses Quartiers rue Ernest-Renan. Près de 2 000 articles y sont déposés chaque année.


La salle des objets perdus ressemble à une caverne d'Ali Baba: objets usuels insolites et souvent sans réelle valeur. A.B.

Ils ont été ramassés dans la rue, dans un square ou encore trouvés dans un commerce ou un bus, par un passant, un facteur ou un agent municipal. En 2015, 2.379 objets perdus ont été déposés au service des objets trouvés de Reims. Et seuls 564 ont pu être restitués à leur propriétaire. Quant aux autres, selon leur valeur ou leur nature, ils ont été détruits, donnés à une association ou ont entamé une seconde vie, si « l'inventeur », c'est le nom qui désigne celui qui a trouvé l'objet - décide de devenir son nouveau propriétaire, un an et un jour après l'avoir apporté à la police municipale.

Trop à l'étroit à l'îlot Jadart, le service vient de déménager dans les nouveaux locaux de la police municipale, rue Ernest-Renan à Clairmarais.

A la recherche du propriétaire

Il ne se passe pas un jour sans qu'un étourdi ou une victime de vol ne vienne, un peu fébrile, tenter sa chance, s'assurer qu'un bon samaritain n'a pas déposé l'objet tant recherché. « Nous avons beaucoup de porte-monnaie et de portefeuilles » explique Nicolas Roche, directeur de la police municipale, de la tranquillité publique et de la sécurité civile. À l'intérieur bien souvent, carte d'identité, permis de conduire, passeport, carte grise... Selon une circulaire ministérielle, ces documents administratifs doivent être envoyés à la sous-préfecture dont dépend leur propriétaire. « C'est ainsi. Nous n'avons pas le choix », assure Gaëlle Valentin, responsable du pôle administratif et financier. Tous les objets sont enregistrés grâce à un logiciel pointu, comprenant une description précise de l'objet, le lieu et les circonstances de la découverte, ainsi que l'identité du trouveur. Ensuite, ils sont étiquetés et soigneusement emballés.

Quand le propriétaire de l'objet égaré peut être identifié, « nous faisons tout pour le retrouve », assure encore Nicolas Roche. Le moindre indice est exploité. Les agents municipaux du service des objets trouvés mènent une véritable enquête et doivent d'ailleurs parfois  faire preuve d'ingéniosité. Ils ont accès à quelques fichiers, comme les listes électorales. Les biens égarés par les touristes étrangers lorsqu'ils sont identifiés sont envoyés à leur ambassade ou consulat. « Mais ces derniers temps les valises connaissent un sort moins enviable : il n'en reste plus grand-chose, une fois qu'elles sont passées dans les mains des démineurs. »

Parfois de drôles de trouvailles

 Des centaines de trousseaux de dés, des doudous à la pelle. Mais aussi des Parapluies de toutes les couleurs et des cartables par dizaines...Voilà en substance ce que les armoires métalliques regorgent comme « trésors ». Chaque année amène aussi son lot de lunettes (de vue ou de soleil). Il y a aussi des objets insolites, « comme des clubs de golf », détaille Nicolas Roche. « Parfois, à Reims, il se produit aussi quelques miracles puisque l'on retrouve de temps en temps une paire de béquilles », ajoute malicieusement Gaëlle Valentin. Les trois quarts des objets n'étant pas réclamé, « on donne ce qui peut l'être au « Secours populaire et à Emmaüs ». Quant aux lunettes qui ne retrouvent pas leur propriétaire, elles partent en Afrique avec l'association rémoise ACAO (Arts et Cultures de l'Afrique de l'Ouest).

Aurélie BEAlJ5SART

 Service des objets trouvés au sein de la police municipale. de 9 à 12 heures et de 14 à 17 heures
           Tel. 03 26 77 74 55.

Extraits de l'union du 09/02/2016

    

     

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Bientôt, 80 caméras et 17 policiers municipaux supplémentaires


Le « plan d'action sécurité » de la Ville et de l'Agglo pour ramener la tranquillité dans les rues.
Archives Christian Lantenois

C'était l'une des promesses phares de la compagne municipale du duo Arnaud Robinet/Catherine Vautrin pour « une ville apaisée et une agglomération plus sûre ». Malgré un léger retard dans le calendrier, 80 caméras devraient être installées d'ici la fin du semestre venant ainsi rejoindre les 36 déjà installées essentiellement dans le centre-ville. Ces nouvelles caméras seront implantées principalement dans les quartiers. Elles seront tournées vers les zones sensibles (ZAC Farman, esplanade Flêchambault, Saint-Thomas, Croix-du-Sud)

Quarante autres viendront compléter le dispositif de vidéo surveillance en 2017 et 40 nouvelles, en 2018. La mairie se dote ainsi de caméras fixes de haute définition, permettant de zoomer, pour lire une plaque d'immatriculation par exemple ou identifier un individu suspect; ainsi que de caméras d’alarme qui se déclenchent en cas de mouvement.

Quelques-unes des communes de l'Agglomération ont déjà fait connaître leurs intentions de se doter aussi d'un tel équipement. À terme à la fin du mandat, ce seront ainsi 225 caméras qui constitueront un maillage du territoire de Reims Métropole. Le centre de supervision urbain va s'installer, toujours d'ici la fin du premier semestre, dans les nouveaux locaux de la police municipale, rue Ernest-Renan.

Un triplement des caméras d'ici 2018 qui s'accompagne, on le sait d'un doublement des effectifs de la police municipale, ainsi après le recrutement de 17agents municipaux l'an passé, un appel d'offres vient d'être lancé : la mairie recherche, à nouveau, à recruter 17 policiers municipaux pour 2016.

A.B.

 Extraits de l'union du 14/01/2016

    

  

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La police municipale pose ses cartons

Établi rue Ernest-Renan, le nouvel hôtel de la police municipale a été inauguré hier matin. L'occasion de faire le point sur les moyens et missions de ses agents.

 

À terme, le nouvel hôtel de police municipale accueillera 120 agents. Hervé Oudin

Quiconque a déjà eu l'occasion d'y pénétrer le sait : les anciens locaux de la police municipale, situés rue Thiers, ne permettaient pas aux agents de travailler dans de bonnes conditions. Et la situation risquait d'aller en s'aggravant, avec la hausse progressive des effectifs. De 72 actuellement, ils passeront à 120 d'ici à 2020. c Dans les villes de taille équivalente à Reims, la moyenne est de 1 policier municipal pour 1.500 habitants, affirme le maire, Arnaud Robinet. lci, elle n'était que de 1 pour 3.000. Le doublement du nombre d'agents était donc parfaitement justifié.

28O caméras de vidéosurveillance en 2020

Quant au fait que le nouvel hôtel de police soit plus éloigné du centre-ville. que l'ancien, il ne pose, selon Denis Hervieu, commandant de la brigade de nuit,· aucun problème. « Nous y sommes rendus en deux minutes, et ces nouveaux locaux nous permettent d'optimiser notre temps de réaction, analyse-r-il, Le matériel les véhicules ... Tout y est correctement rangé, et en sécurité. »

C'est Reims Métropole qui loue ce site de 1 200 mètres carrés à la municipalité, pour la somme annuelle de 300 000 euros. « Il appartenait auparavant à Arceior, et était vide depuis son rachat par l'ancienne équipe, indique Catherine Vautrin, sa présidente. Même s'il se trouvait plutôt en bon état, nous ·avons dû y réaliser d’importants travaux de câblage et de réfection des sols; pour un montant total de 1,8 million d'euros.

D'ici la fin du premier trimestre 2013, le site accueillera également le centre de supervision urbain, d'où seront gérées les 36 caméras de vidéosurveillance installées à Reims. Un nombre qui là aussi, est amené à "évoluer.159 nouvelles caméras doivent être implantées dans tous les quartiers de la ville d'ici à 2018. En2020, elles seront 250. Une perspective dont se félicite Michel Bernard, sous-préfet de l'arrondissement. « En 2011, argumente-r-Il, on recensait 588 voitures et 655 poubelles incendiées. Contre, respectivement, 399 et 288 en 2014. C'est toujours trop, mais ces chiffres prouvent l'efficacité des caméras dans la lutte contre la délinquance.

Autre levier actionné par la Ville dans la poursuite de cet objectif : l'armement de la police municipale.

Il y a quelques mois, les unités de nuit ont été équipées de tasers et f1ashballs, à titre expérimental. Et si Arnaud Robinet se refuse à tout bilan d'étape, il l'assure : « Nous déciderons d'ici quelques mois si le dispositif est généralisé ou modifié. Mais tout se fera en concertation avec les agents. »

Accueil du public : pour l’instant rien ne bouge

Si Je rapatriement des agents en charge de la vidéosurveillance de la rue du TempJe aux nouveaux locaux interviendra d'ici quelques mois, le transfert du service des objets trouvés, lul risque de prendre davantage de temps.

« Pour l’instant, I ’accueil du public va continuer à se faire dans les locaux de l’llot Jadart », confirme Denis Hervieu. commandant de l'unité de tranquillité nocturne. Aucune échéance n’est avancée sur ce point précis.

Caroline GARNIER

 Extraits de l'union du 10/07/2015

    

  

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Police municipale, avec ou sans arme

Les agents le réclament. Le ministère de l'Intérieur l'encourage grandement. Les maires se montrent très réservés. Équiper les policiers municipaux d'une arme à feu fait débat.

  
Équiper d'armes létales les polices municipales ne tient pas du réflexe pour les communes de nos départements.  Archives L'union

Faut-il armer la police municipale?

Les récents événements ont relancé le débat Alors que certaines villes ont déjà pris de l'avance, comme à Châlons-en-Champagne où les agents seront prochainement équipés de Taser et de matraques télescopiques, à Reims, la municipalité a décidé de poser la question sur la base d'une réflexion poussée. Sans précipitation.

« La question est légitime. C'est le troisième policier municipal que les agents voient tomber. La question se pose. On se la pose, comme elle est complexe, car elle pose le problème de son encadrement indique » reconnaît Xavier Albertini, adjoint au maire en charge de la sécurité. « C'est une décision que le maire attend de prendre. Mais nous avons la volonté de ne pas répondre dans la précipitation à ce type de question.»

Même si la sécurité a toujours figuré parmi les priorités de la nouvelle municipalité, au même titre que la fiscalité et le développement économique, la question de l’armement de ses agents n’avait Jusqu’alors pas été ouvertement évoquée. Toutefois, la réflexion avait été « engagée avant les événements. »

Aujourd'hui, la municipalité ne le cache pas. Une étude a bien été validée sur le port d'armes non létales tels que les pistolets à impulsion électrique ou les Flash-ball. « Des études sont en cours », confirme 'l'adjoint, «car armer des policiers impose un accompagnement psychologique, un travail technique ... Et si la décision devait être prise, je précise que rien n'est tranché, elle ne se mit pas généralisée en une seule fois. Elle donnerait lieu à une période de tests et d'évaluation ... Ce ne sera pas une décision immédiate. Elle est en cours de gestation. Et Xavier Albertini de l'annoncer: «Les résultats seront connus avant l'été. »

Si depuis les tragiques événements qui ont conduit à la mort de 17 personnes, les policiers municipaux ont l'obligation formelle de porter constamment leurs gilets pare-balles et de sécuriser prioritairement les bâtiments communaux, « notre priorité, c'est d'assurer la sécurité de nos agents et de nos concitoyens », l'élu constate un hébergement positif dans le rapport a 1uniforme, «La mission des policiers municipaux n'a pas toujours été évidente. Nos agents étaient fréquemment importunés et parfois mis en situation délicate.

Aujourd'hui, ils ont recouvré une partie de leur blason. On a retrouvé une certaine osmose avec la population, ce qui n'a pas toujours été le cas. »

Un renfort de 22 policiers municipaux en 2015

En terme de personnels, la Ville n'a pas attendu les événements pour renforcer son plan d'action sécurité. C'était d'ailleurs une promesse municipale que de doubler les effectifs afin de coller à la réalité du terrain. D'ici à 2018, les policiers municipaux, actuellement au nombre de 62, passeront à 120 agents (un recrutement sur 3 exercices). C'est ainsi que 22 nouveaux agents vont rejoindre les rangs municipaux d'ici l'été, soit 710 000 euros de masse salariale supplémentaire en 2015. Le recrutement a officiellement été. lancé en ce début de mois de janvier, avant même les attentats. Reims, jusqu'alors en retard sur les villes de même strate, va passer d'une moyenne d'un policier municipal pour 3 000 habitants à un policier pour 1 500. A noter, également, la création d'ici à 2018 d'une unité d'appui moto et d'une unité canine. Les nouvelles recrues devraient directement intégrer les locaux du nouveau centre de supervision urbain, un immeuble de la rue Ernest-Renan. Les travaux, qui vont démarrer ce semestre, devraient s'achever avant l'été.

La Ville va par ailleurs poursuivre son plan de développement de la vidéo protection, avec l'implantation de 159 caméras supplémentaires d'ici à 2018 dans tous les quartiers de Reims, en complément des 36 déjà installées, dont 40 caméras nouvelles en 2015. Un budget d' 1,3 million d'euros va ainsi être débloqué pour le déploiement de la vidéo protection.

À SAVOIR

Lesquelles sont armées t

-> Dans l’Aisne, seule la police municipale de Villers-Cotterêts est dotée d'armes à feu et cela depuis plus d'une dizaine d'années, la ville de Soissons a formulé une demande auprès de la préfecture pour équiper cinq agents.

-> Dans les Ardennes, cinq communes ont doté leurs agents d’armes à feu: Nouzonville, Revin, Villers-Semeuse, Vivier-au-Court et Vrigne-aux-Bois.

-> La Marne ne compte aucune commune dont la police municipale dispose d'armes à feu. Reims et Châlons sont en train d'équiper leurs équipes au Iaserjet Flash-Ball pour les équipes de nuit à Reims).

LES FAITS

•.  Actuellement, 8 000 policiers municipaux sont équip6s d'une arme létale en France (sur 20 000).

•.  Après l’assassinat d'une policière municipale à Montrouge en janvier par Amedy Coulibaly, le gouvernement avait promis des mesures.

•.  Bernard Caseneuve, le ministre de l’intérieur, vient de proposer aux communes la mise à disposition gratuite de 4000 revolvers.

•.  Nos maires se montrent très mesurés à l'îdée de doter leur police d'armes à feu.

Caroline GARNIER

 Extraits de l'union du 02/07/2015

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Le maire fier de présenter son bilan en matière de sécurité

Un an après son élection, le maire Arnaud Robinet a fait un point d’étape sur les mesures en cours pour renforcer la sécurité des Rémois. « Nous avons tenu notre promesse », assure-t-il.

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En haut. Les futurs locaux de la police municipale, rue Ernest Renan où les travaux se terminent. Arnaud Robinet a dressé hier, un état des lieux de la mise en action du plan sécurité lancé aux lendemains de son élection. il y a un an. AB

« La sécurité est l'une des préoccupations majeures des Rémois et ce fut l'un des trois piliers de notre programme électoral. Les engagements pris il y a sept mois, se concrétisent afin d'offrir aux Rémois un territoire sécurisé au service d'une meilleure qualité de vie. » Arnaud Robinet n'était pas peu fier hier de présenter les avancées en la matière. Un premier bilan en quatre points.

1 -LA POUCE MUNICIPALE DEMENAGE

Sept mois après l'annonce, le déménagement sera effectif à partir du 26 juin, indique Arnaud Robinet. Les locaux de la rue Thiers, une ancienne maison d'habitation transformée, n'étaient plus adaptés et seront prochainement mis en vente.   La police municipale va investir une partie d'une ancienne friche d'Arcelor Mittal, à Clairmarais, achetée sous l'ère Hazan. « Ces locaux n'avaient aucune utilité et le gardiennage nous coûtait 150000 € par an », précise le maire.

Coût de l'aménagement: 2 millions d'euros. La municipalité réfléchit encore pour trouver une fonction aux hangars présents sur la friche. Enfin, l'îlot Jadart, qui est aussi le local des objets trouvés, est pérennisé « pour conserver un accueil en centre-ville. »

2 – UNE POLICE MUNlClPALE RENFORCEE

 Les effectifs de la police municipale s'étoffent «au rythme d'une vingtaine d'agents supplémentaires chaque année » , détaille Arnaud Robinet. Xavier Albertini, adjoint au maire en charge de la sécurité, esquisse le calendrier. « Nous avons lancé deux séries de recrutement : 250 personnes ont candidaté. Nous avons retenu les meilleurs. La première vague arrivera cet été, en juillet puis en septembre.» Vincent Verstraete, adjoint en charge des ressources humaines, précise: « II y a eu des tests écrits, oraux et psychologiques, un recrutement drastique.»

Quant au mouvement de grogne, il y a deux semaines, d'une partie des agents de la police municipale anxieuse pour son avenir, le maire assure comprendre « l'inquiétude légitime de tous 1). Les discussions se poursuivent Xavier Albertini: « Ce qui prime, ce n'est pas l'intérêt individuel mais l'intérêt général, celui du service. »

3 – TAISER ET FLA5H-BALL

 Actuellement, les douze agents municipaux travaillant de nuit sont équipés de gaz lacrymogène et d'un bâton de défense. Pour la fête de la Musique, chacun aura en plus à la ceinture, un pistolet à impulsion électrique (PIE) et un lanceur de balles de défense. « Le personnel a été formé. Les PIE sont tous munis d'un enregistreur vidéo et sonore », ajoute Xavier Albertini. Arnaud Robinet d'indiquer: « Après un an (le test et plusieurs évaluations, l'expérimentation sera stoppée. maintenue ou développée. » Le coût des armes et des formations n'est pas encore chiffré, D'autres dotations en perspective. « comme des véhicules adaptés aux interventions nocturnes, entre autres. »

4 - DES CAMERAS DEPLOYEES SUR TOUTE L’AGGLO

« Il ne s'agit pas de flicquer les Rémois » , comme aime à le préciser régulièrement Arnaud Robinet. Actuellement, une trentaine de caméras veillent sur la population.

« Elles sont installées surtout place d'Erlon, aux abords du stade et à Croix-Rouge », énumère le maire. Le dispositif sera étendu, « pour atteindre 198 caméras d'id à 2018 dont 77 dans le centre-ville élargi. » Le marché sera lancé le 15 juillet. 40 nouvelles caméras pousseront d'ici la fin de l'année, en priorité dans les quartiers avant une montée en puissance progressive en 2016 et 2017. Mais d'ici là, à l'automne probablement, « le centre névralgique de la vidéosurveillance, le CSU (centre de supervision urbain), rejoindra le site de Clairmarais. » Le nouveau CSU aura la  capacité de gérer 250 caméras et pourra recevoir des images de surveillance sur toute l'agglomération.

« Aucun maire n'a rejeté l'idée d'installer un tel dispositif dans sa commune, précise Xavier Albertini. D'ailleurs, certaines comme Saint-Brice-Courcelles et Tinqueux disposent déjà de caméras. « Coût de l'opération.: 2,5 millions d'euros. »

Reims, la ville qui a abrité trois, terroristes

Les frères Kouachi sont passé par Reims tout comme Sid Ahmed Ghlarn. « Il n'aura échappé à personne que trois terroristes ont vécu dans notre  ville, fait remarquer Xavier Albertini. On ne peut pas faire Comme si cela n’était pas une réalité. Les policiers municipaux sont confrontés de plus en plus à des personnes possédant des armes. C’est une autre réalité. Et a l’autre bout de l’échelle de délinquance, il y a ces incivilités qui pourrissent le quotidien des Rémois.» Arnaud Robinet d’ajouter :« Dans  quelques années. il était annoncé une baisse de la délinquance dans la ville. Aujourd'hui elle a fortement évoluée. Reims est proche de la région parisienne grâce à des axes de circulation majeurs favorisant un certain type de délinquance. Le ministre de l’Intérieur, conscient de la situation, sera prochainement à Reims afin de nous accompagner ; de nous aider à prendre des dispositions pour la sécurité des Rémois.»

ESSENCIEL

•. Novembre 2D14, présentation aux Rémois des objectifs sécurité de la nouvelle équipe : déploiement de la vidéosurveillance et doublement des effectifs de la police municipale allant de pair avec le changement de locaux.

•. Février 2015, signature de la Stratégie territoriale de prévention de l’agglomération de la délinquance, véritable feuille de route en matière de sécurité de l’Agglomération avec des maires plus impliqués. Elle prévoit une mutualisation des moyens concernant l& vidéo-surveillance, le développement des conventions «vigilance citoyenne », des  actions de prévention au niveau des jeunes ainsi qu'une aide aux victimes.

•. A partir du 26 juin les policiers municipaux investissent leurs nouveaux locaux. rue Ernest-Renan.

•. 21 agents municipaux vont grossir les effectifs

•. Fin 2015. de nouvelles caméras vont être installées peur un déploiement total de 198 caméras d'ici-2018. En 2017 à Reims, il y aura 120 policiers municipaux.


Eric QUENARD

Conseiller  d'opposition PS

« Les attentes des Rémois sont multiples »

 « Nous ne sommes pas contre la mise 1 t en place de moyens supplémentaires pour réduire la délinquance, encore faut-il qu'ils soient en adéquation avec l’évolution de la situation. Ce n’est pas faute de réclamer les chiffres de la délinquance en conseil municipal comme en conseil communautaire. En vain. Il n'y a aucune transparence. Vingt postes de policiers municipaux représentent  tout de même un budget supplémentaire de 70 000 €/an. Et doter les policiers de Taiser et Flash-ball a aussi un  coût. Il s'agit de sommes considérables alors que parallèlement on réduit les subventions allouées aux associations. Je rappelle que la police municipale n'a pas vocation à se substituer à la police nationale. C'est aussi une réforme qui fait des remous en interne, ce qui montre que le personnel n'est pas associé au travail en cours. Les attentes des Rémois sont multiples, la sécurité n'est pas leur seule préoccupation. »

Aurélie BEAUSSART    

      Extraits de l'union du 18/06/2015

http://www.lunion.com/489562/article/2015-06-18/le-maire-fier-de-presenter-son-bilan-en-matiere-de-securite

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La Ville envisage d'armer ses policiers 

La question d'armer les policiers municipaux est à l'étude et la réponse sera connue avant l'été. C'est ce que vient de confirmer Xavier Albertini, adjoint en charge de la sécurité.

Faut-il armer la police municipale ? Les récents événements ont relancé le débat. Alors que certaines villes ont déjà pris de l’avance, comme à Châlons-en-Champagne où les agents seront prochainement équipés de taiser et de matraques télescopiques, à Reims, la municipalité a décidé de poser la question sur la base d’une réflexion poussée. Sans précipitation.

«  La question est légitime. C’est le troisième policier municipal que les agents voient tomber. La question se pose. On se la pose, mais elle est complexe, car elle pose le problème de son encadrement juridique  », reconnaît Xavier Albertini, adjoint au maire en charge de la sécurité. «  C’est une décision que le maire attend de prendre. Mais nous avons la volonté de ne pas répondre dans la précipitation à ce type de question. »

Même si la sécurité a toujours figuré parmi les priorités de la nouvelle municipalité, au même titre que la fiscalité et le développement économique, la question de l’armement de ses agents n’avait jusqu’alors pas été ouvertement évoquée, même si la réflexion avait été «  engagée avant les événements  ».

Aujourd’hui, la municipalité ne le cache pas. Une étude a bien été validée sur le port d’armes non létales tels les pistolets à impulsion électrique ou les flash-ball. «  Des études sont en cours  », confirme l’adjoint, «  car armer des policiers impose un accompagnement psychologique, un travail technique… Et si la décision devait être prise, je précise que rien n’est tranché, elle ne serait pas généralisée en une seule fois. Elle donnerait lieu à une période de test et d’évaluation… Ce ne sera pas une décision immédiate. Elle est en cours de gestation  ». Et Xavier Albertini de l’annoncer : «  Les résultats seront connus avant l’été. »

Si depuis les tragiques événements qui ont conduit à la mort de 17 personnes, les policiers municipaux ont l’obligation formelle de porter constamment leurs gilets pare-balles et de sécuriser prioritairement les bâtiments communaux, « notre priorité, c’est d’assurer la sécurité de nos agents et de nos concitoyens  », l’élu constate un changement positif dans le rapport à l’uniforme. «  La mission des policiers municipaux n’a pas toujours été évidente. Il y avait un réel problème avec le rapport à l’uniforme. Nos agents étaient fréquemment importunés et parfois mis en situation délicate. Aujourd’hui, ils ont recouvré une partie de leur blason. On a retrouvé une certaine osmose avec la population, ce qui n’a pas toujours été le cas. »

Un renfort de 22 policiers municipaux en 2015

En terme de personnels, la Ville n'a pas attendu les événements pour renforcer son plan d'action sécurité. C'était d'ailleurs une promesse municipale que de doubler les effectifs afin de coller à la réalité du terrain. D'ici à 2018, les policiers municipaux, actuellement au nombre de 62, passeront à 120 agents (un recrutement sur 3 exercices). C'est ainsi que 22 nouveaux agents vont rejoindre les rangs municipaux d'ici l'été, soit 710 000 euros de masse salariale supplémentaire en 2015. Le recrutement a officiellement été. lancé en ce début de mois de janvier, avant même les attentats. Reims, jusqu'alors en retard sur les villes de même strate, va passer d'une moyenne d'un policier municipal pour 3 000 habitants à un policier pour 1 500. A noter, également, la création d'ici à 2018 d'une unité d'appui moto et d'une unité canine.

Les nouvelles recrues devraient directement intégrer les locaux du nouveau centre de supervision urbain, un immeuble de la rue Ernest-Renan. Les travaux, qui vont démarrer ce semestre, devraient s'achever avant l'été.

La Ville va par ailleurs poursuivre son plan de développement de la vidéoprotéction, avec l'implantation de 159 caméras supplémentaires d'ici à 2018 dans tous les quartiers de Reims, en complément des 36 déjà installées, dont 4() caméras nouvelles en 2015. Un budget d'1,3 million d'euros va ainsi être débloqué pour le déploiement de la vidéo- protection. 

Extraits de l'union du 07/11/2014

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Dès 2015, 40 caméras et 22 policiers municipaux supplémentaires à Reims

 Après sept mois d’études, Arnaud Robinet et Catherine Vautrin ont présenté leur plan d’action en matière de sécurité, pour « une ville apaisée et une agglomération plus sûre ».

     
Le nouveau centre de supervision urbain traitera les images de 250 caméras. Le nombre de policiers municipaux doit doubler.

« On l’a promis, on le fait. Il s’agissait de l’un des axes majeurs de notre campagne avec l’économie et la fiscalité ». Sept mois après avoir été élu au poste de maire, Arnaud Robinet a présenté hier, avec Catherine Vautrin, présidente de Reims métropole, leur « plan d’action sécurité ». « Nous ne voulions pas agir dans la précipitation comme certaines villes ont pu le faire, se justifie Arnaud Robinet. Nous avons mis à profit ces sept mois pour mener diverses constatations, diagnostics et études. »

1/ Le Doublement des policiers municipaux

« L’objectif est d’atteindre les 120 policiers municipaux en 2018. Ils sont actuellement 59. «Dès janvier, on va en recruter vingt-deux supplémentaires. Non pas pour le plaisir de créer des emplois, explique Xavier Albertini, adjoint au maire en charge de la sécurité, mais pour améliorer la tranquillité des Rémois. Les villes de taille similaire à Reims, on deux fois plus d’agents que nous. »

L’idée? « Que la police municipale soit présente sur l’ensemble de la ville, 7 jours/7, 24 h/24». Coût: plus de 710000€ de masse salariale supplémentaire en 2015.  »

2/ Le triplement des caméras d’ici 2018

« Nous allons déployer 159caméras supplémentaires dont quarante en 2015 avant la fin du mandat, en complément des 36 déjà installées depuis 2008. » Arnaud Robinet explique qu’il s’agit de répondre au sentiment d’insécurité ambiant des Rémois tout en gardant un œil sur les entreprises et commerces de la ville. Et, parce qu’il faut bien faire un choix, les nouvelles caméras seront tournées vers les zones sensibles (ZAC Farman, esplanade Fléchambault, Saint-Thomas, Croix-du-Sud). La mairie se dote surtout de caméras fixes de haute définition, permettant de zoomer, pour lire une plaque d’immatriculation par exemple ou identifier un individu suspect, ainsi que de caméras d’alarme qui se déclenchent en cas de mouvement. « Nous allons aussi disposer de caméras temporaires pour pouvoir les positionner selon la délinquance du moment », précise encore Xavier Albertini.

Trois opérateurs supplémentaires au centre de supervision urbain vont être embauchés, toujours en 2015. Coût de l’investissement pour les caméras: 460 000€.

3/ La police municipale regroupée dans un nouveau local

Actuellement, la police municipale dispose d’une antenne à l’îlot Jadart, d’un site rue Thiers et d’un autre rue du Temple, accueillant notamment le centre de supervision urbain. «Dans un souci d’efficacité mais aussi de réduction des coûts, les différents services vont être regroupés dans un lieu commun en cours d’aménagement», explique Xavier Albertini.

Un bâtiment de 1.200m2, se situant rue Ernest-Renan, aménagé et mis à disposition par Reims métropole. «Il s’agit d’un des nombreux sites vides trouvés à notre arrivée et qui sont une charge pour la collectivité», explique Catherine Vautrin. « Il s’agit d’une friche d’Arcelor Mittal, acquise de manière hasardeuse à l’été 2013. Le site à le mérite d’être bien desservi et a une capacité de parking non négligeable. »

En 2015, les sites rue Thiers et rue du Temple vont être abandonnés, « on conserve simplement un accueil à l’îlot Jadart. »

Coût: 1,6 M€ d’investissement en 2015 pour Reims métropole et 539000€, pour la Ville.

4/ La sécurité, une préoccupation aussi pour Reims métropole

« Les problématiques sont diverses mais réelles selon les communes de l’agglomération. Certaines sont en zone police, d’autres en zone gendarmerie. Certaines comme Villers-aux-Nœuds, Cernay-lès-Reims sont très rurales, d’autres comme Tinqueux, Bétheny, Saint-Brice, Bezannes, vu la proximité avec Reims, rencontrent des problématiques similaires », détaille Catherine Vautrin. Le centre de supervision urbain a été dimensionné en tenant compte des besoins des autres communes de l’agglomération. Il recevra les images de toutes les caméras de l’agglomération.

Aurélie Beaussart

 Extraits de l'union du 07/11/2014

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Arnaud Robinet à la rencontre de la police municipale

Le 15 mai dernier, le maire de Reims opérait une sortie nocturne sur le terrain, accompagné de Catherine Vautrin, présidente de Reims Métropole, Véronique Marchet, première adjointe au maire, et Xavier Albertini, adjoint chargé de la Sécurité. L’occasion de saluer « le dévouement exemplaire des agents  au service de la protection des Rémois », et de réaffirmer les grands engagements de la nouvelle équipe municipale en matière de sécurité. Reportage…

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Les élus à la rencontre des opérateurs du Centre de Supervison Urbain.

22H10. ARRIVÉE AU CENTRE DE SUPERVISION URBAIN (CSU), QUARTIER DU BOULINGRIN

Ici, une vingtaine d’écrans de contrôle diffusent en direct les images enregistrées par 36 caméras de vidéoprotection, réparties sur 4 secteurs de la ville : hyper-centre, abords du Stade Delaune, quartier Croix-Rouge, et ZAC de la Neuvillette. Nicolas Roche, directeur de la police municipale, présente aux élus tout l’intérêt du dispositif : « les caméras fonctionnent 24 h sur 24, 7 jours sur 7. Elles sont pilotées par au moins deux opérateurs, qui scrutent en permanence les écrans, veillant ainsi à la tranquillité publique. Mis en place en février 2008 à titre expérimental, le système a depuis fait ses preuves. C’est un outil dissuasif qui favorise par ailleurs une intervention plus rapide et plus efficace des forces de l’ordre en cas de besoin. Les images capturées par les caméras ont servi de preuves dans la résolution de nombreuses affaires ». Attentif à la démonstration, Arnaud Robinet en profite pour confirmer une promesse de campagne : « nous souhaitons passer de 36 à 150 caméras sur la durée du mandat. En prenant notamment pour référence le site de vidéo-protection orléanais, très bien doté, dont l’efficience a permis une baisse de la délinquance sur la voie publique de 30 %. A Reims, notre technologie est devenue obsolète, nous allons investir dans un système d’exploitation moderne pour notre CSU ».

22H50. RENCONTRE AVEC L’UNITÉ TRANQUILLITÉ NOCTURNE (UTN), RUE DU TEMPLE

Cette unité regroupe 9 policiers municipaux, qui quadrillent l’hyper-centre à pieds, de 19h30 à 3h30 du matin, avec l’appui d’un équipage véhicule. Denis, chef de service de l’UTN, évoque avec les élus son quotidien professionnel : « nous sommes confrontés à différents types de méfaits : dégradations de biens publics et privés, agressions, vols, bagarres… Au fil de la nuit, l’alcool est souvent responsable de débordements ». Leur mission : faire de la prévention, au contact de la population, et si nécessaire de la répression « en synergie avec les équipes de la police nationale ».

Le maire rappelle alors sa volonté de doubler les effectifs de la police municipale, en passant à 1 policier 1500 Rémois, contre 1 pour 3157 actuellement. Catherine Vautrin renchérit : « nous allons créer deux unités d’intervention dédiées à la problématique des quartiers, déployées au nord et au sud de la ville. C’est indispensable pour faire face à la montée des violences urbaines. Regardez à titre d’exemple la recrudescence des feux de voitures à Reims ces 6 dernières années. Ces actes de délinquance inadmissibles touchent souvent de surcroît les familles les plus modestes ». Et d’ajouter : « d’autres mesures complémentaires seront prises comme la création d’une brigade canine, visant à enrayer le sentiment d’insécurité partagé par de nombreux Rémois ».

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Denis, chef de l’unité tranquillité nocturne (UTN) évoque les missions de son service avec Arnaud Robinet, maire de Reims, et Xavier Albertini, adjoint au maire chargé de la Sécurité.

23H40. AUX CÔTÉS DE LA PATROUILLE, DIRECTION PLACE D’ERLON

Cette visite de terrain s’achève volontairement place d’Erlon, épicentre de l’agitation nocturne rémoise, où des problèmes de violence et d’insécurité sont régulièrement dénoncés. Le temps pour le maire d’adresser un dernier message de conviction : « nous garantirons la sécurité et la tranquillité publique sur notre territoire ». Xavier Albertini, adjoint chargé de ce dossier prioritaire, est déjà à pied d’oeuvre pour relever le défi : « dès notre arrivée, nous avons lancé un état des lieux sur la sécurité dans notre ville. Un comité de pilotage doit rendre en ce mois de juin ses premières préconisations sur les lieux d’implantation de nouvelles caméras de vidéo-protection. L’objectif serait de connecter toutes les caméras (police, tramway, Université, stade, communes de Reims Métropole volontaires) au même réseau. Une assistance à maîtrise d’ouvrage a été lancée pour nous accompagner dans notre réflexion sur la dimension technologique ». Et de conclure : « notre équipe s’est engagée sur un programme complet articulé autour de 4 axes : dissuasion, répression, prévention et aide aux victimes. En pleine puissance, ce projet global et équilibré coûtera 7 millions d’euros par an. Je souhaite que l’ensemble des mesures annoncées soient pleinement opérationnelles au plus tard 18 mois avant la fin du mandat »

S.C

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En savoir plus sur… Xavier Albertini, Deuxième adjoint au Maire
chargé de la Sécurité, du Bien-vivre et de l’Evènementiel

• 44 ans, né à Royan, marié, père de 2 enfants

• Diplômé de Neoma (anciennement RMS). Titulaire d’une maîtrise en droit des affaires, d’une maîtrise en droit public, d’un troisième cycle en droit des PME PMI, et du Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat (CAPA)

• Devient assistant parlementaire de Jean-Claude Etienne en 1995, lorsque celui-ci était député de la 2e circonscription de la Marne

• Rejoint en 1996 le bureau rémois du premier cabinet d’avocats d’affaires français. En est aujourd’hui avocat-associé

• Adjoint au maire de Reims Jean-Louis Schneiter de 2001 à 2008, en charge du domaine public et du contentieux • Élu conseiller régional en 2010

• Directeur de campagne du duo Robinet-Vautrin pour l’élection municipale rémoise de 2014

• Qualités : pragmatique, pugnace, fédérateur, esprit d’équipe

• « Mes passions : le rugby, la course à pieds, la Corse… et autrui ! »

Extraits de VRI N° 311 de 05/2014

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Surveillance, protection... efficacité ? 

D'ici 2012, le gouvernement entend multiplier par trois le nombre de caméras de vidéo surveillance sur le territoire national.

 
Au PC du centre de vidéo-surveillance de Reims, 12 policiers municipaux se relaient 24h/24 et 7j/7.

 Et à Reims ?

 Multiplier d'ici la fin de l'année le nombre de caméras par trois, telle est l'ambition du ministre de l'intérieur Brice Hortefeux, qui poursuit là le plan national d'équipement initié en 2007 par sa prédécesseur Michèle Alliot-Marie. Et pour ce faire, le gouvernement met cette année à la disposition des communes une enveloppe de 30 millions d'euros, soit 70% du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD). Les 30% restants sont destinés à financer les actions locales conduites par les collectivités et les associations.

Une caméra pour mille habitant ?

Ainsi, fin 2011, le nombre de caméra sur la voie publique pourrait atteindre les 60 000 en France, soit une pour 1000 habitants. A Reims, avec seulement 36 caméras, on est encore très loin des objectifs du ministre. C'est même peu, comparé à de nombreuses autres grandes villes comme Montpellier (114), Cannes (218) ou Nice (600). C'est sous l'égide de la municipalité Schneiter que le dispositif rémois a été mis en place en février 2008. Dans la Cité des Sacres, le système est déployé dans le centre-ville (15), les alentours du Stade Auguste Delaune (4), le quartier Croix-Rouge (10) et la ZAC de la Neuvillette (7). Coût de l'investissement à l'époque : 1,8 millions d'euros. Il faut y ajouter 400 000€ de frais de fonctionnement annuel et les salaires des douze agents de police municipale qui se relaient 24h/24 et 7j/7 derrière les écrans.

Pour quelle efficacité ?

« Aujourd'hui il est très difficile de quantifier l'impact de la vidéo-surveillance » estime Eric Quénard, adjoint en charge de la sécurité publique. « Sur ce sujet, la municipalité a une position pragmatique. Le dispositif existait à notre arrivée et nous n'allions pas tout démonter. En revanche, nous avons demandé un audit dont les résultats sont attendus d'ici quelques semaines ». Ainsi, si l'élu n'est pas un partisan du tout caméra, il n'est pas non plus un opposant farouche. Pour preuve, l'adjoint était il y a quelques jours à Strasbourg afin d'évoquer le dispositif mis en place là-bas dans le cadre de l'arrivée du tramway. Pour Eric Quénard, la vidéo surveillance est donc un outil de lutte contre la délinquance mais en aucun cas la solution. « En fonction des conclusions de l'audit, on envisagera par exemple de déplacer certaines caméras existantes afin de les déployer ailleurs mais il n'est pas question d'en multiplier le nombre » indique-t-il précisant que « la machine ne peut pas se substituer à l'humain ».

Car au-delà du syndrome « Big Brother », c'est surtout le rapport coût-efficacité des systèmes de vidéo-surveillance qui interroge. Selon plusieurs études, si les caméras ont un réel effet dissuasif, notamment dans les transports en commun, elles ne permettraient de résoudre qu'un nombre infime de délits. Mais surtout, les caméras permettent la sanction au détriment de la prévention, un travail en amont que seuls des personnes présentes sur le terrain sont capables de réaliser. Avec la politique du tout caméra, le gouvernement ne se trompe-t-il pas de combat en s'attaquant aux conséquences de la délinquance plutôt qu'à ses causes ?

Julien Debant

HUMEUR 

 La vidéo-surveillance est morte, vive la vidéo-protection

En matière de sémantique, les politiques trouvent toujours le bon mot pour nous faire rire. Afin de mieux faire accepter le choix du tout caméra, le gouvernement aurait pu se contenter d'argumenter chiffres à l'appui. Mais voilà, faute de résultats suffisamment parlant, le ministère a préféré changer de formule pour mieux faire avaler la pilule. Vidéo-protection au lieu de vidéo-surveillance, c'est vrai que ça fait beaucoup moins peur. Mais il y a encore plus démagogique. Certains élus locaux n'hésitent pas à évoquer la vidéo-tranquillité ! Et pourquoi pas demain la vidéo-bonheur

 
Comme ici rue de l'Etape, des panneaux indiquent quels sont les secteurs placés sous vidéo-surveillance. 

 177 caméras de plus avec le tramway !


46 caméras filment les stations le long de la ligne de tramway.

Que les choses soient claires. Les 177 caméras installées par MARS dans le cadre de la mise en service du tramway ne sont pas destinées à la sécurité publique. « Elles doivent apporter une aide à l'exploitation » indique-t-on chez MARS. Ainsi, 46 caméras ont été placées à proximité des stations, 12 autres sur les parkings relais, 32 sur les zones de manoeuvres et 72 réparties dans les 18 rames du tramway. La mise en place de ces dernières n'a d'ailleurs rien d'extraordinaire. Actuellement, tous les bus sont équipés de 3 à 6 appareils selon la taille du véhicule. Néanmoins, ces caméras embarquées ne sont pas là pour « apporter une aide à l'exploitation » mais bien pour dissuader les actes de vandalisme et autres délits de toutes sortes. Et si les caméras extérieures sont visionnées au poste centrale de commandement, celles-ci ne le sont pas. En revanche, si un incident est signalé, la police peut demander à regarder les bandes

 

 Extrait de l'hebdo du Vendredi N° 200 du 11-17/ 02/2011

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Conseil Municipal

Souriez! vous serez filmés en 2008

 Reims entre dans le clan des villes équipées de caméras de vidéo surveillance.

Peu de choses à se mettre sous la dent à cette séance du Conseil Municipal à part, le gros morceau en fin de séance à savoir, la mise en place d'une expérimentation de vidéo-surveillance sur la Ville de Reims au début de l'année prochaine. Comme à Levallois-Perret, Toulouse, Nancy, Montpellier, Nantes ou encore Strasbourg, Reims entre donc dans le sérail. « C'est une expérimentation, née d'une demande très importante des entreprises installées dans la ZAC de la Neuvilette » précise Jean-Louis Schneiter « les commerçants du centre ville ont ensuite eu les mêmes doléances ». Un projet pas du tout au goût de l'opposition municipale en la personne d'Adeline Hazan « D'un point de vue politique tout d'abord car la question de la vidéo-surveillance est une question grave et complexe qui ne peut être réglée en quelques secondes ....Sur la question elle-même de vidéo-surveillance, malgré les'difficultés que je viens d'énoncer nous ne sommes pas opposés par principe, mais je ne suis pas certaine que la situation de notre agglomération le justifie» La délibération sera néanmoins adoptée à la majorité, le PS s'abstenant et le PC votant contre.

Libertés individuelles et investissement

Pour la mairie, la vidéo surveillance :est au service de la sécurité urbaine, c'est une logique d'expérimentation en matière de prévention de la délinquance. Un dispositif innovant et :'respectueux à tous les points de vue des libertés individuelles et de la vie privée des personnes et de surcroît peu coûteux, tels sont les pions avancés par la municipalité.

La première tranche concernera la mise en place d'un système de vidéo surveillance sur quatre zones urbaines aux caractéristiques très différentes: le Centre Ville, le Stade Delaune, la zone d'activité de la Neuvilette et le quartier Croix-Rouge, soit au total 36 caméras.

Se conformant en tous points au cadre légal dans lequel la vidéo surveillance s'inscrit, le dispositif imaginé par le comité de pilotage (autorité et services municipaux, Procureur de la République, Commissaire Central et Sous-Préfet) va bien au-delà des garanties que la loi impose en terme de protection des libertés individuelles.

Fonctionnement, pilotage des caméras (depuis le Centre Superviseur Urbain CSU), durée de conservation des enregistrements (7 jours) et mise en place d'une charte et d'un collège d'éthique autorisent et garantissent un dispositif respectueux des libertés de chacun. Bénéficiant de la présence sur Reims d'un réseau haut débit en fibre optique, ce projet aura un coût en investissement inférieur à la moyenne. Au total, la mise en place du système devrait s'élever à près de 1 560 000 euros en investissement et à 400 000 euros en fonctionnement annuel.

La médiathèque change de nom

Des désaccords quant à la vidéo surveillance, mais un vote à l'unisson concernant le changement patronymique de la Médiathèque Cathédrale...ce sera maintenant la Médiathèque Jean Falala, comme un dernier hommage à l'ancien maire de la Ville des Sacres. « Un hommage légitime pour un homme qui a oeuvré pour que la culture soit accessible au plus grand nombre grâce à la mise en place d'équipements publics» a tenu a souligné Jean-Louis Schneiter. Un vote à l'unanimité qui a fait honneur à l'assemblée.

Extraits de l'union de 02/2007

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