Lutte contre l'incendie  
 

 JUSTICE - POLICES - SECURITE

Caserne Marchandeau
à REIMS

C.T.A et CODIS
à FAGNIERES

Répertoire 

La Presse

 

  

LE SDIS

Les pompiers ne recrutent pas que des supermans
Le photographe des pompiers range son boîtier

Pionnière parmi les pompiers Christel Delesalle

Les sapeurs-pompiers marnais en chiffres

Un rendez-vous cinq sur cinq pour les hommes du 18
Des sapeurs-pompiers à la pointe des risques technologiques et naturels

Pompiers : le financement en débat

Leur quotidien pour sauver des vies

La proximité des sapeurs-pompiers

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les pompiers ne recrutent pas que des supermans

Du soldat du feu au plombier, les pompiers ont, chaque année, besoin de milliers de nouveaux professionnels ou volontaires pour faire face à des missions de plus en plus nombreuses.


Chaque année, 1200 postes sont ouverts au recrutement à la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris. Les pompiers y restent en moyenne sept ou huit années avant de se réorienter.AFP

LE CONGRÈS DES SAPEURS-POMPIERS s’est ouvert mercredi à Bourg-en-Bresse, dans l’Ain.

POUR CE RENDEZ-VOUS ANNUEL, quelque 50 000 professionnels, élus et visiteurs divers sont attendus pendant quatre jours.

LE MINISTRE DE L’INTÉRIEUR Gérard Collomb doit clôturer le congrès, demain, par un discours sur plusieurs demandes formulées de longue date.

À COMMENCER par l’instauration d’un seul et unique numéro (le 112) pour centraliser l’ensemble des appels d’urgence, aujourd’hui éclatés notamment entre Samu, police, pompiers (15, 17, 18, 112, 114…).

L’une des toutes prochaines recrues des pompiers est une célébrité : Mamoudou Gassama, le « Spiderman » malien qui a sauvé un enfant en escaladant la façade d’un immeuble parisien fin mai, commencera en novembre à Paris une formation à la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP). Mais que ceux qui sont intéressés par la carrière de pompier se rassurent : « Nous ne recrutons pas que des Superman, tout le monde peut devenir sapeur-pompier »,souligne Éric Florès, conseiller technique auprès du président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF).

LE NOMBRE D’INTERVENTIONS NE CESSE D’AUGMENTER

Cette année encore, au congrès national de la profession, organisé jusque demain à Bourg-en-Bresse, dans l’Ain, plusieurs stands et rencontres évoqueront le recrutement, essentiel dans un secteur exigeant où le « turn over » reste important.

D’autant que le nombre de leurs interventions, lui, ne cesse d’augmenter : 4,5 millions en 2018, soit une toutes les sept secondes. Dont 80 % pour le secours à personnes, priorité grandissante, loin devant la lutte contre les incendies (6 %). Chaque année, des milliers de postes de sapeurs-pompiers à plein-temps sont ouverts chez les professionnels (16% des effectifs) et militaires (5 %). Chez les premiers, des concours sont régulièrement organisés, tous les deux ou trois ans, comme cette année où 3715 postes sont ouverts aux plus de 18 ans ayant au minimum un diplôme de niveau brevet des collèges. Du côté des militaires, 1 200 postes sont ouverts chaque année à la BSPP. « On recrute en moyenne 80 personnes par mois, et on a encore besoin de 200 à 300 personnes cette année »,explique son porte-parole, le lieutenant-colonel Gabriel Plus. «L’éventail des métiers est large : soldats du feu et secouristes, notre cœur de métier, techniciens informatiques, plombiers, maintenance automobile ou de bâtiments, médecins… » , énumère le lieutenant-colonel Gabriel Plus.


« 
Il s’agit avant tout d’un engagement altruiste, affectif et citoyen »
Eric FAURE
Pdt de la FNSP de France

TURN OVER IMPORTANT

Les contrats sont d’un à cinq ans. Mais même si nombre de pompiers décrivent leur métier comme passionnant, il reste très prenant avec des horaires parfois nocturnes. À la BSPP, les pompiers restent en moyenne 7-8 ans, avant que des raisons familiales ou l’envie de changer d’activité ou de rythme de travail ne les poussent à se réorienter. Les volontaires, base du système (80 % des quelque 240 000 sapeurs-pompiers) exercent eux à temps partiel, à côté de leur activité professionnelle. En moyenne une vingtaine d’heures, rétribuées environ 215 euros par mois. Le recours à une écrasante majorité de volontaires est une spécificité française par rapport aux autres pays européens. « Il s’agit donc avant tout d’un engagement altruiste, affectif et citoyen de personnes attachées à leur territoire local où elles veulent participer à la protection des leurs », souligne le président de la FNSPF, Éric Faure. Mais le « turn over » reste là aussi important, un tiers des pompiers ne vont pas au-delà de cinq ans, faute notamment de pouvoir poursuivre en cas de changement de métier ou de région. Et le nombre de volontaires stagne, contrairement au nombre d’interventions.

DES MESURES POUR RELANCER LE VOLONTARIAT

La Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) a proposé, en mai, au gouvernement plusieurs mesures pour relancer le volontariat (simplification, compensation de charges, bonifications pour la retraite…), pour attirer notamment les femmes et les jeunes urbains. La FNSPF attend également que le gouvernement positionne vite contre la directive européenne qui inclut le volontariat dans le temps de travail.

Extraits de l' union du 07/07/2018

  

    

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Le photographe des pompiers range son boîtier

Photographe officiel des pompiers marnais, le Rémois Hervé Cordier   part sous d’autres cieux. Portrait.


Accidents, incendies, cérémonies... : appareil au poing, Hervé Cordier couvrait depuis plusieurs années l’actualité des sapeurs-pompiers marnais.

Hervé Cordier

Il faut toujours avoir un œil autour de soi pour éviter les allées et venues des sauveteurs, éviter de se prendre les pieds dans les tuyaux. »

Plusieurs règles sont à respecter. «Rester hors du périmètre de sécurité s’il existe un risque. Ne jamais montrer une victime ou un pompier blessé, en souffrance. Par contre, le pompier au visage noirci ou rougi après avoir lutté deux heures contre le feu, oui ! Les pompiers qui ont vécu une intervention compliquée sont toujours contents de voir ces photos. Elles les mettent en valeur, montrent la difficulté de ce métier qu’ils sont fiers d’exercer. » Fidèles à leur devise : « Sauver ou périr » .

Nikon en bandoulière, il était l’œil du service départemental d’incendie et de secours de la Marne. Accidents, incendies, cérémonies… Après avoir photographié pendant plusieurs années le quotidien des sapeurs-pompiers marnais, le Rémois Hervé Cordier range son appareil pour faire ses bagages et partir en Haute-Loire. « Ça me fait un gros pincement au cœur de quitter ma ville natale et mes amis pompiers, mais je profite d’une opportunité professionnelle. »

Hervé Cordier travaille dans la vente. Pour lui qui rêvait d’endosser la tenue de feu, être parvenu à devenir le photographe officiel du SDIS 51 fut une belle revanche sur le destin. « Depuis tout petit, je voulais être pompier mais à l’âge de 16 ans, on m’a diagnostiqué un problème cardiaque qui m’interdit de faire du sport de manière intensive. Devenir pompier, c’était fini. Ce fut une terrible déception. »

PREMIER REPORTAGE À 15 ANS…DANS UNE CASERNE DE POMPIERS

Les années ont passé. Hervé Cordier s’est orienté dans le commerce, sans pour autant délaisser son autre passion : la photo. « Quand j’étais ado, j’en faisais à la MJC Schweitzer et je me souviens de mon tout premier reportage : c’était à la caserne Chanzy. Le sujet était au choix, j’ai sauté sur l’occasion. Quelle joie de découvrir le monde des pompiers dans une caserne ! J’avais 15 ans. »

Bien plus tard, devenu vendeur, Hervé Cordier a récidivé pendant ses temps libres. « J’ai commencé à faire le tour des casernes du département. Je me présentais aux chefs de centre pour leur demander si je pouvais photographier les véhicules. De fil en aiguille, je me suis fait connaître. On a commencé à m’appeler pour me rendre sur des interventions, mais personne ne voyait mes photos. On me disait que c’était dommage. En 2009, j’ai donc créé un blog qui a été remarqué par le SDIS. Ça tombait bien car quelques années plus tard, son directeur, qui recherchait un photographe, m’a contacté, et c’est en octobre 2013 que je suis devenu officiellement le photographe du SDIS, sous le statut de pompier volontaire. Quelque part, j’ai réalisé mon rêve. Même si je ne fais pas d’intervention, je suis derrière les pompiers, auprès d’eux. »

SANG FROID EN SITUATION CHAUDE

Photographier des situations d’urgence nécessite du sang froid. «C’est le centre de traitement de l’alerte (NDLR : le « 18 ») qui me prévient s’il estime qu’une intervention est intéressante pour faire des photos. J’y vais avec ma voiture personnelle ou un véhicule de service. Quand c’est grave, vous êtes autant stressé que les pompiers qui interviennent. Il y a une tension palpable et mon travail consiste à photographier tout en restant en retrait pour ne pas gêner.

Les pompiers sont contents de voir les photos. Elles les mettent en valeur, montrent la difficulté de leur métier
Hervé Cordier

Il faut toujours avoir un œil autour de soi pour éviter les allées et venues des sauveteurs, éviter de se prendre les pieds dans les tuyaux. »

Plusieurs règles sont à respecter. «Rester hors du périmètre de sécurité s’il existe un risque. Ne jamais montrer une victime ou un pompier blessé, en souffrance. Par contre, le pompier au visage noirci ou rougi après avoir lutté deux heures contre le feu, oui ! Les pompiers qui ont vécu une intervention compliquée sont toujours contents de voir ces photos. Elles les mettent en valeur, montrent la difficulté de ce métier qu’ils sont fiers d’exercer. » Fidèles à leur devise : « Sauver ou périr » .

Chasseur de portraits


« Certains n’aiment pas faire des photos de cérémonie, moi j’aime bien

Hervé Cordier ne couvrait pas que l’opérationnel. Il photographiait aussi les portes ouvertes, les cérémonies du SDIS 51 ou de l’union départementale des sapeurs-pompiers de la Marne. « Certains n’aiment pas faire des photos de cérémonie, moi j’aime bien. C’est le meilleur moment pour faire de très beaux portraits. Les pompiers sont des personnes qui n’aiment pas montrer leurs sentiments. Ils s’abritent derrière une façade, même pendant les cérémonies, mais à l’instant précis d’une remise de médaille, la carapace se fissure. Le visage trahit toujours une émotion, et le but du photographe est de savoir saisir cet instant. »

Ému, Hervé Cordier le fut également lors de son ultime reportage, le 17 juin (une passation de commandement à Suippes). « Merci l’artiste » , a écrit le SDIS de la Marne dans son message d’au revoir.

Fabrice CURLIER

Extraits de l' union du 07/07/2018

  

    

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Pionnière parmi les pompiers Christel Delesalle

À 48 ans, la Marnaise fait partie de la première génération de femmes à être entrée dans les casernes. À force de travail et d’abnégation, elle a obtenu la reconnaissance de ses pairs


Selon Christel Delesalle, la condition des femmes en caserne «évolue dans le bon sens.»

Contexte

Le Ministère de l’intérieur a lancé un plan pour diversifier le recrutement et laisser davantage de place aux femmes dans les casernes.

*.- À ÉPERNAY, elles sont quatre pompiers professionnels. Parmi elles, l’adjudant-chef Christel Delesalle, pur produit Marnais, 22 ans de service et une motivation toujours intacte.

*.-PORTRAIT D’UNE FEMME PRÉCURSEUR, qui a su se faire une place dès les années 90, dans un milieu exclusivement masculin.

On pourrait parler de pionnière. Comme l’a été Anne-Sophie Pic chez les chefs étoilés ou, quelques années avant, Claire Chazal sur le petit écran.

Quand l’adjudant-chef Christel Delesalle est rentré chez les pompiers, en 1995, elle était la seule femme, partout où elle passait. « Je me souviens seulement d’une collègue embauchée en même temps que moi à cette époque » . Et elle ne connaît, dans la Marne, aucune professionnelle plus âgée qu’elle.

« C’est un milieu d’homme, mais je voulais en être et je savais où je mettais les pieds » , assure cette blonde aux yeux turquoise.

« J’AI DÛ EN FAIRE DEUX FOIS PLUS QUE LES AUTRES »

Après quelques années d’ambulancière, elle décide de passer les concours et d’embrasser sa vocation. À 26 ans. « Il a fallu que je sois à fond, sans arrêt, et que j’en fasse deux fois plus que les autres.» Comme revenir au top de sa forme physiquement. « J’étais limite pour le concours, j’avais besoin de cette remise à niveau » , concède-t-elle, de sa voix suave. Elle se souvient de la pression des examinateurs au moment de son embauche, et de quelques saillies bien machistes de ses collègues de l’époque. « Il y avait des phrases du genre, tu ne seras pas capable de monter des bidons. Je m’y étais préparé mais il faut un caractère bien trempé, ne pas tout prendre au premier degré et ne pas faire état de fragilité » , glisse-t-elle, comme un conseil aux jeunes qui voudraient lui emboîter le pas. « J’ai déjà recadré des collègues, collectivement ou individuellement, quand j’estimais qu’il le fallait. Mais ça a bien évolué. » La profession s’est féminisée. En 2018, un peu moins d’un pompier professionnel sur dix est une femme. C’était un sur… cinquante au début des années 90. C’est dire le chemin parcouru par les soldats du feu.

« Elle est pondérée, responsable et irréprochable »
Dominique Potar,commandant du centre d’Épernay

Christel est affectée, lors de ses premières années d’intervention, à Oignies (62), dans le bassin minier. «Je voulais quitter la Marne et voir autre chose. J’ai adoré. C’est une région très dure, où les problèmes sociaux sont nombreux, mais les gens sont d’une gentillesse incomparable. Ça a été une très bonne école. » Elle y rencontre le père de ses deux filles, Margot et Manon, pompier volontaire dans le secteur et y reste sept ans. La naissance des filles les pousse à quitter le Pas-de-Calais et rentrer à Épernay, où vivent les parents de Christel. Pour pouvoir élever ses petites, elle passe aussi par le Centre technique d’appel (CTA) de Châlons. « J’en avais besoin, je voulais voir le métier différemment et avoir des horaires plus simples. » Mais l’appel du terrain et le besoin d’adrénaline sont trop forts. Après trois ans, elle retourne au feu à Épernay, qu’elle n’a plus quitté. « Elle est pondérée, responsable et irréprochable. Ce n’est pas pour rien qu’on l’a nommé chef d’équipe » , ne tarit pas d’éloges le commandant Potar, qui la côtoie depuis des années.

« LE RISQUE ZÉRO N’EXISTE PAS »

C’est dans la cité du champagne, ou plutôt dans les environs, qu’elle va vivre le moment le plus douloureux de sa carrière. En 2015, à Dormans, elle secourt des collègues sur une intervention qui a mal tourné. Deux pompiers sont blessés, dont une grièvement, son amie. Décrire l’incident la fait fondre en larmes et ravive de sales souvenirs. « Le risque zéro n’existe pas, on le sait, mais on ne pense jamais à ça. On a essayé de comprendre, on a beaucoup parlé mais on n’a pas de réponse. C’est de la malchance » , lâche-t-elle, avec fatalité.

La collègue blessée va mieux et a même repris le travail. « Ça nous a soudés, du moins tous ceux qui sont intervenus ce jour-là. On se retrouve plus souvent autour d’un verre après le boulot ou sur nos temps de repos. On est devenus des amis. » Depuis ce tragique événement, elle redouble de vigilance en intervention. « Ça a été dur de retourner au feu pendant les semaines qui ont suivi. » Mais elle y est allée. Par devoir. « C’est mon métier, je le trouve passionnant, même s’il est de plus en plus difficile, entre la bureaucratie qui nous empoisonne la vie et l’excès d’individualisme qui nous touche. » Au moins peut-elle être fière de faire l’unanimité pour ses compétences. « Je suis un pompier à part entière. Mes collègues font tous preuve de reconnaissance. »

« Ce qui rebute souvent, c’est l’incendie »

Pour le commandant de la caserne d’Épernay, Dominique Potar, les pompiers « n’ont pas un vrai retard» en matière de féminisation de la profession. Leur faible nombre s’explique par le fait « qu’elles sont peu nombreuses à passer les concours. » « Ce qui rebute souvent, c’est l’incendie », confie-t-il. C’est pour cette raison que le métier sera bientôt scindé en deux, avec une partie essentiellement basée sur le secours à personne. Il assure, dans le même temps, « qu’il n’y a aucune discrimination et pas plus de machisme qu’ailleurs. » Pour preuve, « la féminisation très importante au niveau des cadres. » En intervention, leur présence a concrètement permis « d’apaiser certaines tensions. » « Elles font preuve de plus d’empathie et sont plus modérées que les hommes, ce qui a un vrai impact sur le traitement des victimes. »

Lylian CASIER

Extraits de l' union du 30/01/2018

  

    

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Les sapeurs-pompiers marnais en chiffres

Temps d’intervention, nombre de sorties... Le Service départemental d’incendie et de secours a dévoilé ses chiffres de 2017. Les pompiers rémois assurent la moitié de l’activité.


Contrairement aux idées reçues, les incendies ne représentent qu’une faible part des interventions des pompiers : 9,5 % en 2017. Archives

3.123 SAPEURS-POMPIERS

Parmi eux, 1 363 volontaires du corps départemental, 1 366volontaires non intégrés (communaux ou intercommunaux) et 394 professionnels. S’y ajoutent 80 personnels administratifs ou techniques, quatre services civiques ainsi que 263 jeunes sapeurs pompiers, répartis en 13 sections ainsi que 12 cadets de la sécurité civile. Environ 12,6 % du personnel est féminin.

Le plus gros corps est celui de la compagnie de Reims : 180 pompiers professionnels dans les casernes Witry et Marchandeau, et autant de volontaires. À l’échelle du Grand Reims (143 communes), le nombre de volontaires passe à 410, dont 15 % de femmes.

28 CENTRES D’INTERVENTIONS ET DE SECOURS

Le patrimoine immobilier du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) est composé de sept centres de secours principaux et 21centres de secours volontaires. Au total, 49 sites distincts dont la direction départementale, qui héberge également le centre de traitement des appels, à Fagnières.

153.442 APPELS AU 18 OU AU 112

Toutes les trois minutes, environ, le téléphone sonne au CTA-Codis de Fagnières. En 2017, pas moins de 153 442 appels ont été reçus ce qui fait une moyenne de 420 appels par jour et 17 par heure. Les premiers moyens sont généralement engagés dans un délai de 54 secondes après le décroché par l’opérateur. Dans 81% des cas, les secours sont sur place en moins de 20 minutes, 92 % en moins d’une demi-heure

82 INTERVENTIONS PAR JOUR

L’an passé, les pompiers de la Marne ont réalisé 29 825 interventions, soit plus de 82 par jour en moyenne. La moitié de l’activité est assurée par les pompiers de la compagnie de Reims : au 1 er décembre, ils avaient déjà effectué 14 300 interventions, dont 8.600 pour le centre de secours principal de Marchandeau (le plus gros du département).

Les trois-quarts des 29 825 sorties l’ont été pour du secours à personne (76,4 %), et près d’une sur dix concerne les incendies (un chiffre en hausse de près de 3 %) Les opérations « diverses » sont en baisse (6,7 % de l’activité) au même titre que les accidents sur la voie publiq

40.477 SORTIES D’ENGINS

En 2017, 40 477 sorties d’engins ont été enregistrées, soit plus d’une centaine par jour (et parfois plusieurs véhicules pour une même intervention). Le parc du Sdis 51 compte 457 véhicules dont 45 pour le secours à personnes, 19 pour le secours routier et le balisage, 53dédiés à la lutte contre les incendies, 11 moyens aériens (échelles et bras élévateurs) ou encore 17 embarcations de reconnaissance et de sauvetage

66,36 LE COÛT EN EUROS DES POMPIERS PAR AN ET PAR HABITANT

Le budget total des pompiers s’élève, en 2017, à 42 millions d’euros. Plus du tiers de ce budget provient du conseil départemental. Le reste est financé par les communes et les intercommunalités. Chaque année, les pompiers coûtent en moyenne 66,36 euros par habitant.

Au revoir président !

 À l’occasion des vœux du Service départemental d’incendie et de secours, le 19 janvier, Charles de Courson fut mis à l’honneur pour ses quelque 28 années passées au conseil d’administration du Sdis, dont il a été le président 25 ans durant. La loi sur le non-cumul des mandats a en effet mené l’ancien maire de Vanault-les-Dames à rendre sa tenue de pompier, un de ses nombreux costumes. Du coup, un autre membre du conseil départemental de la Marne avait été désigné pour le remplacer. Et c’est le divers droite Pascal Desautels, « lieutenant » du député Courson, qui a pris la tête du conseil d’administration du Sdis marnais, tandis que le conseiller départemental (LR) Philippe Salmon en est devenu le 1 er vice-président.

Lors de cette cérémonie, le Sdis a également remis le label « Employeur, partenaire des sapeurs-pompiers de la Marne » afin de valoriser les sociétés ou collectivités qui manifestent, à travers la gestion de leurs employés sapeurs-pompiers volontaires au sein de leurs établissements, une volonté citoyenne et un esprit civique particulièrement remarquables (disponibilité pour l’activité opérationnelle et/ou pour la formation sur le temps de travail…). Pour la première fois, 16 employeurs ont reçu ce label échelon bronze, pour une durée de trois ans.

Justin-Daniel FREEMAN

Extraits de l' union du 30/01/2018

  

    

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 Un rendez-vous cinq sur cinq pour les hommes du 18

Le 110e congrès départemental des soldats du feu de la Marne a été l'occasion de rendre hommage à ces hommes, qu'ils soient volontaires ou professionnels.


À la fin de la cérémonie les troupes ont défilé pendant de nombreuses minutes avant de laisser place aux véhicules

Les yeux des petits et des grands brillaient de mille l'ex feux hier après-midi autour de la place de 1hôtel de ville de Suippes. Devant 'de vieilles Citroën et d'anciens camions Re nault toujours rutilants. il y avait en effet de quoi s'en mettre plein les mirettes.

Le 110° congrès de l'Union départementale des sapeurs-pompiers de la Marne (UDSP51) a été l'occasion d'une véritable communion entre les pompiers volontaires et professionnels, et le public

Une foule venue nombreuse pour admirer les pompiers

Tout au long de l'après-midi, la petite foule a pu admirer une . grande partie de la flotte dés . pompiers. Parmi elle, une pièce rare: le véhicule incendie mousse de l'aéroport de Vatry. D'une capacité de 9000 litres, il débite 4500 litres à la minute. L'engin ne quitte normalement sa base qu'a une seule condition. « Dès qu'il y a de la fumée de l’extérieur qui arrive sur la piste de l'aéroport, on intervient », précise  Xavier Van Dijke, le pilote de ce monstre de 26 tonnes,

Après l’exposition des véhicules mais aussi après l'assemblée générale de l'UDSP51, une remise de médailles et un dépôt de gerbe ont été réalisés par quelques-uns des nombreux jeune sapeurs-pompiers USP) venus au congrès.

Malgré près d'une heure de retard Sur le programme à cause de l'arrivée tardive du préfet, le défilé des troupes a pu donner l'occasion aux élus, ainsi qu'a la petite foule, d'admirer les soldats du feu. Emmené par l'union musicale de Suippes, le défilé s'est terminé par le cortège des véhicules anciens et récents. De quoi mettre encore une fois des étoiles pleins les yeux des petits et des grands.


Les jeunes sapeurs-pompiers ont participé activement à la cérémonie.


De nombreuses voitures anciennes étaient présentées au public.

 
Plusieurs médailles ont été remises


Le dépôt de gerbe a été l'occasion (t'un long recueillement

KEVIN ESTRADE

Extraits de l' union du 16/05/2017

  

    

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 LE SDIS

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Feu de 5 maisons à Dommartin-Dampierre, été 2016 

 EN CHIFFRES

3 136 Sapeurs-Pompiers dont 392 Sapeurs-Pompiers professionnels

Près de 30 000 interventions en 2016 dont les ¾ pour des secours à la personne

7 centres de secours principaux et 22 centres de secours assurent un maillage performant du territoire.

 Le volontariat est essentiel pour la sécurité dans la Marne. Devenir sapeur-pompier volontaire, c’est avant tout un engagement citoyen, c’est un acte de générosité. La formation initiale est courte.

Une nouvelle recrue peut partir en intervention et commencer à secourir dès le 3e mois.

Colonel Pascal Colin

Chef du Corps départemental des sapeurs-pompiers Directeur départemental des services d’incendie et de secours

 SERVICE DÉPARTEMENTAL D’INCENDIE ET DE SECOURS

Mission Secours et sécurité du Département

Le SDIS est un élément central de la politique de sécurité et de solidarité du Département. Établissement public autonome, le budget de fonctionnement du SDIS s’élève à 37M d’euros financés pour plus d’un tiers par le Département, le reste étant assuré par les communes et établissements publics de coopération intercommunale. Lors des débats d’orientations budgétaires pour 2017, le Conseil départemental a prévu une augmentation de 4% de sa contribution.

devenirpompier@sdis51.fr

©SDIS de la Marne

Extrait de Le MAG MARNE N° 60 de 01-02/2017

  

    

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Des sapeurs-pompiers à la pointe des risques technologiques et naturels

Ce sont eux qui sont appelés lorsque des produits chimiques ou radioactifs menacent les populations. Rencontre avec des professionnels tout-terrain.


Lors d'une simulation, les spécialistes des risques technologiques posent un coussin obturateur sur une fuite d'acide sur un wagon citerne.

L'ESSENTIEL

•.- Le risque technologique et naturel est une spécialité 1 que peuvent choisir les sapeur spompiers.

•.- Dans la Marne, 58 pompiers i sont spécialisés dans le risque chimique, 65 dans le risque radiologique. •.- Les sapeurs sont intervenus  pour 92 risques technologiques et 11 pollutions terrestres en 2015.

•.- Trois sites Seveso seuil haut  sont répertoriés dans l'agglomération châlonnaise : 5eVeai. FM Logistic et Ecolab.

On les croirait sortis d'un film de science-fiction, avec leurs grands scaphandres de couleur jaune fluo gonflés et leur appareil respiratoire de seize kilos sur le dos. Les pompiers du Risque technologique et naturel (RTN )interviennent à chaque menace d'ordre chimique ou radioactif, « en deuxième échelon, car le risque courant prime, expliquent les lieutenants Grzesik et Doussaint. Sur un accident, le secours à personne passe avant tout. »

L'an passé, les sapeurs-pompiers sont sortis pour 92 interventions présentant un «risque technologique» et onze interventions de « pollution terrestre », Majoritairement des accidents de la circulation qui impliquent des véhicules de transport de matières dangereuses. « Nous avons de gros vecteurs de transport sur la zone avec les autoroutes A4 et A26 ainsi que la RN4 (Paris-Nancy), Mais nous traitons un peu de ferroviaire avec la gare de triage de Châlons et sur le secteur, il n'y a pas de forte activité fluviale, c'est beaucoup de transport de céréales. »

Fère-Champenoise 2007. un « cas d'école »

« Ainsi, la majeure partie des interventions concerne des camions-citernes, remplis de peroxydes organiques (comburant) hydrocarbures, etc. Concernant la partie radioactive - la spécialité du lieutenant Doussaint - II il n’y à pas de site de production dans le département. »

Restent le biomédical (traceurs utilisés pour les scintigraphies) ou les sources de calibrage industrielles, utilisées notamment dans la fabrication de moquettes. Là encore, le risque radiologique vient particulièrement de colis transportés.

Le lieutenant Doussaint se souvient d'un « cas d'école », dont on parle aujourd'hui encore dans de nombreuses formations (et dans la France entière) : le 5 avril 2007, à 6 h 27, un accident survient entre un poids lourd et une camionnette, qui se percutent de plein fouet sur la RN4, à hauteur de la commune de Fère-Champenoise. Les deux véhicules prennent feu et sont entièrement embrasés. Les deux conducteurs décèdent. Le tragique fait divers ne s'arrête pas là : la camionnette transportait un colis radioactif. « Celui-ci a été soumis au feu, donc considéré contaminant.» et les spécialistes du RTN ont dû prendre en charge tous les intervenants (pompiers comme services extérieurs : gendarmerie, Direction interdépartementale des routes, etc.) pour lever de doute sur une éventuelle contamination des personnels.

« C'est un domaine qui évolue, vaste et varié. les risques sont multiples et différents »
Lieutenant Doussaint

Couches radioactives et fontaines au radon

D'autres sources de radioactivité plus « insolites » nécessitent parfois l'intervention des hommes spécialisés en risques naturels et technologiques. Il arrive, par exemple, que les portiques du centre de tri se mettent à sonner à cause d'une couche ayant servi à des personnes exposées à des traceurs radioactifs ensuite expulsés par voie naturelle.

Des fontaines au radon, très en vogue fin XIX° siècle et fréquemment retrouvées dans des caves ou greniers nécessitent aussi le déplacement des pompiers. De la même manière, les particuliers peuvent aussi représenter un risque chimique, en mélangeant, fortuitement ou non, des produits ménagers. Experts généralistes où « super-bricoleurs », ces spécialistes des nouveaux risques sont de plus en plus appelés pour gérer toutes sortes d'urgences : colmater des fuites dangereuses et éviter toute propagation. L'intérêt de la spécialité n'en est que plus grand expliquent les lieutenants Grzesik et Doussaint. « C'est un domaine qui évolue, vaste et varié. Les risques sont multiples et différents. » expliquent-ils.

Comme Jean-Pierre Grzesik, ils sont 58 pompiers marnais spécialisés dans le risque chimique, 65 dans le risque radiologique, à l'image de Laurent Doussaint.

 
Trois sites Seveso dans la région de Châlons


Un camion est dédié au risque tecnologique
et naturel

Dans le secteur châlonnais, trois sites demandent une attention particulière aux soldats du feu: Ecolab, FM Logistic et SeVeal (ex-Champagne Céréales sur la commune de La Veuve).

Classé Seveso seuil haut, ces sites industriels présentant des risques d'accidents majeurs, et nécessitent d'y maintenir un haut niveau de prévention. C'est pourquoi les sapeurs-pompiers y organisent régulièrement des exercices et sont en lien avec les directions des entreprises. .

Dans le cadre du Plan particulier d'intervention (PPI). un entraînement a lieu, au minimum, une fois par an. Ils permettent aux soldats du feu de bien connaître les différents lieux

 J.D FREEMAN

Extraits de l' union du 03/03/2016

  

    

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Pompiers : le financement en débat

Les services de secours font aussi face aux contraintes budgétaires. Certains départements facturent de plus en plus d'interventions alors que des communes rechignent  à payer leur partImage


Dans nos départements, les Sdis n'envisagent pas de généraliser la facturation des interventions des pompiers. Archives

LES FAITS

•.-  De plus en plus de départements (Essonne, Yvelines, Moselle ou Calvados … ) font payer les Interventions des pompiers, même pour du secours à personnes.

•.-  Dans le même temps, des communes ou intercommunalités, comme Châlons-en-Champagne, refusent de payer leur quote-part, l'estimant déséquilibrée par rapport à leurs voisins.

•.- La Cour des comptes s'était saisie de ces deux sujets en 2011, préconisant diverses mesures.

Les pompiers ne vivent pas de la vente de leurs calendriers. Tout juste ces dons servent-ils à arrondir leur fin d'année. Longtemps organisé à l'échelon municipal, le service d'incendie et de secours est devenu départemental (Sdis) dans les faits en 2000. Depuis communes, intercommunalités et départements mettent la main à la poche pour financer ces services. Et, en période de vaches maigres, chacun examine les économies possibles.

1 - FAIRE PAYERE LES INTERVENTIONS

Cela émeut ! Les braves sauveteurs qui vous viennent en aide dans les coups durs de façon désintéressée factureraient désormais leurs interventions ? Des départements ont franchi le pas. « Se substituer au privé et faire payer apparaît comme une approche contestable », relève Charles de Courson, député (UDI) et président du Sdis de la Marne. En fait, les Sdis doivent facturer leurs interventions « qui relèvent du champ concurrentiel », rappelle Nicolas Fricoteaux, président (UDI) du conseil départemental et du Sdis de l'Aisne. Ce sont les nids d'hyménoptères (abeilles, guêpes, frelons ... ) dans les lieux privés, mais aussi les ascenseurs bloqués, les portes d'habitation à enfoncer ou d'autres interventions qui peuvent être réalisées par des entreprises commerciales, « D'ailleurs, nous n'intervenons qu'en cas de mise en danger des personnes, comme dans un ascenseur si quelqu'un fait un malaise », précise Charles de Courson. Et facturer les autres interventions ? « On n'y pense pas, les contribuables payent déjà le service via leurs impôts », souligne Pierre Cordier, vice-président (Divers droite) du département de Ardennes et président de son Sdis, Pour Mario Santin, secrétaire général CGT au Sdis 51, « c'est une honte de facturer une intervention pour du relevage de personnes à domicile ! Ce sont souvent des personnes âgées en situation délicate ! Faire payer va mettre en difficulté les gens les plus précaires… La solidarité, des élus l'oublient parfois ! »

2 – EGALITES POUR LES COMMUNES

En 2000, lorsque l'application de la départementalisation a été accomplie dans les actes, les communes consacraient des sommes bien différentes à leurs pompiers. « Dans les Ardennes, le rapport allait de 1 à 40 par habitant selon les communes », note Pierre Cordier. Certains départements ont tenté de réduire cet écart, sans pouvoir mettre tout le monde sur un pied d'égalité. « Mais il est normal que des différences perdurent. Les secteurs sont différents, le nombre d'interventions, de centres avec pompiers volontaires, les sites dangereux... », avance le syndicaliste Mario Santin. Si cette répartition fut acceptée au départ, cela grogne désormais, « Pourtant, en quinze ans, le coût a augmenté de 40 % et la contribution des communes et intercos de 20 %seulement », rétorque Charles de Courson. Néanmoins, conscient du problème, il a engagé des réflexions dans la Marne.

Un groupe de travail réfléchit à de nouveaux critères géographiques (nombre d'interventions, coût, temps d'intervention ... ) pour revoir le montant de chacun tout en rappelant que « c'est une enveloppe fermée ». Si l'une paye moins, c'est l'autre qui paiera pIus ... Dans l'Aisne, la réflexion a abouti en décembre dernier. « Nous avons rebattu les cartes en proposant divers critères (nombre d'interventions, population ... ) mais aussi en incitant financièrement les communes à embaucher dans leur personnel des pompiers volontaires », détaille Nicolas Fricoteaux.  « Quant aux communes qui râlent après l'augmentation, elles oublient qu'elles ont fait des économies pendant quinze ans ! », lâche-t-il

3 - D'AUTRE5 F1NANCEMENT5

 « Pour la centrale nucléaire de Chooz, la garde postée est assurée par des pompiers du Sdis mais nous le facturons à EDF », stipule Pierre Cordier, dans les Ardennes. Une exception !

 Ainsi, les entreprises dangereuses (Seveso, dépôts d'hydrocarbures ... ), qui nécessitent des équipements plus importants et parfois spéciaux pour les pompiers de leur secteur, ne participent pas souvent au financement de ces surcoûts ...

Après, les pompiers assurent aussi des missions incombant aux Samu et Smur qui ne peuvent les réaliser, faute de personnel. « Eux sont remboursés 600 euros pour un transport de personne à l'hôpital. Pas nous », peste Nicolas Fricoteaux qui a engagé des discussions avec l'Agence régionale de santé pour que ces missions soient défrayées. « Cela pourrait engendrer un million d'euros de recettes pour an » pour le Sdis de l'Aisne, assure-t-il. Pas négligeable par les temps qui courent ...

Qui paye quoi dans nos départements ?

Les budgets (fonctionnement et investissement) des Sdis s'affichent dans la même fourchette : 41millions pour les Ardennes et la Marne, 44 pour l'Aisne. Toutefois, la participation des communes et intercommunalités diffère. Dans les Ardennes et la Marne, ces dernières assurent un tiers du budget, le département prenant en charge les deux tiers restant. Dans l'Aisne, les communes paient un peu moins de la moitié, le département un peu plus de 50%. « Dans certains départements. les communes payent parfois les deux tiers », se justifie Nicolas Fricoteaux, le président du Sdis 02.

UN SERVICE DÉPARTEMENTALISÉ DEPUIS 1996

•.-  Si la création de services !départementaux de protection contre l'incendie date de 1938, ; il a fallu attendre une loi de 1996 « pour qu'un unique opérateur département al soit ceéé.

•.-   Progressivement, les communes et intercommunalités vont transférer leurs centres de secours au sein des Sdis.

•.-Le CHIFFRE : 95%

Du budget des Sdis provient des collectivités territoriales (communes, intercos et départements).

•.- LA PHRASE

« Il serait logique qu'une contribution spécifique soit imposée aux entreprises génératrices de risques particuliers à hauteur des coûts assumés par les Sdis pour y assurer la sécurité permanente des biens et des personnes. »

Cour des Comptes dans un rapport en novembre 2011.

 Frédéric GOUI5

Extraits de l' union du 29/03/2016

  

    

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Leur quotidien pour sauver des vies

Enfant, nous avons tous un métier en tête. Parmi ceux qui reviennent le plus souvent dans la bouche des petits, celui ,de pompier ... Mais sauver des vies demande toutefois des conditions.


Les appels du 18 arrivent au centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codisl à Fagnières dans la Marne. C'est Ià qu'est traitée information en temps réel avant d'envoyer l'équipe adéquate, en fonction de l’adresse et de la nature, de l'intervention.

 A SAVOIR

Les épreuves d'admissibilité

•.- Les preuves écrites sont différentes pour le concours de sapeur-pompier professionnel non-officier (SPPNO) et le concours de sapeur-pompier professionnel officier (SPPO).

•.- Le contours SPPO est ouvert aux titulaires d'un diplôme de niveau Bac+2 pour accéder au grade de lieutenant et aux titulaires d'un diplôme de niveau Bac+3 pour celui de capitaine,

•.- Sapeur 1ère classe (SPPNO) : Les épreuves de pré-admissibilité comprennent notamment une dictée, des mathématiques, des épreuves physiques et sportives (natation, endurance cardio-respiratoire, souplesse, endurance musculaire de la ceinture dorso-abdominale, endurance musculaire des membres supérieurs, endurance des membres inférieurs et un entretien devant un jury sans préparation.  

•.- Lieutenant 1ére classe (SPPOI : Les épreuves d'admissibilité comprennent notamment une note de synthèse, un questionnaire à choix multiples, des épreuves physiques et sportives et une épreuve d'entretien devant un jury.

•.- Capitaine (5PPO) : les épreuves d'admissibilité comprennent, entre autres, une dissertation sur un sujet d'actualité, l’étude d'un cas se rapportant, au choix du candidat, à la gestion des risques, (sécurité et environnement), aux sciences et techniques de l'ingénieur ou au droit, l'économie et la gestion. À cela s'ajoutent des épreuves physiques et sportives, un entretien devant un jury, un exposé sur un sujet tiré au sort et une épreuve orale de langue vivante (allemand, anglais, espagnol ou italien).

•.- Pour retrouver l'intégralité des épreuves de ces concours, toute autre information ou encore les actualités de la profession : www.pompiers.fr.

Chaque jour, ils interviennent pour nous venir en aide. Dans la Marne, ce sont 396 sapeurs-pompiers professionnels (dont 379 hommes et 17 femmes J, 1 24l volontaires au corps départemental et 1431 volontaires dans les corps communaux ou intercommunaux qui œuvrent pour notre sécurité. Répartis dans sept centres d'incendie et de secours principaux (deux à Reims, ChâIons, Épernay, Vitry-le-François, Sézanne et Sainte-Mênehould, comprenant des pompiers professionnels et volontaires), vingt et un centres de secours (ne comprenant que des volontaires et 173 plus petits centres dont 146 communaux ou intercommunaux (comprenant des agents formés et du matériel). Ils interviennent pour des accidents de circulation, des incendies, de la protection de biens et de l'environnement, du secours à la personne, voire même pour des explosions.

Les captures d'animaux. la destruction des nids de guêpes et les ouvertures de portes d'ascenseur ne font pas partie des missions obligatoires des pompiers

Nombreux sont ceux qui ont  la vocation pour ce métier qui demande 100 % de disponibilité, de bravoure, d'altruisme, de réactivité et de sang-froid. Dès l'âge de 18 ans, quiconque souhaite se lancer dans cette carrière peut le faire. À condition toutefois d'être de nationalité française, d'être titulaire d'un diplôme de niveau V (type brevet des collèges) et d'être inscrit sur une liste d'aptitude de sapeur-pompier professionnel, en vue de la recherche d'un poste vacant (inscription obtenue par la réussite au concours) (lire par ailleurs). La formation initiale est effectuée seulement après le recrutement. Dans la Marne elle s'effectue à l'école départementale, intégrée au centre de secours principal de Witry-les-Reims. Elle dure quatre mois et se fait par groupe de minimum dix personnes. Selon la demande, elle peut également être suivie dans l'Aube. Pour les officiers, c'est l'École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers, située à Aix-en-Provence qui dispensent les cours pendant une année.

Il est également possible de se spécialiser. Dans la Marne, il existe des équipes d'experts dans les risques chimiques, les risques radiologiques, le sauvetage déblaiement, une équipe cynophile, des plongeurs et une unité spécialisée dans la reconnaissance et le sauvetage dans les milieux naturels et artificiels particulièrement dangereux. Ce sont les hommes du GRIMP (groupe de reconnaissance et d'intervention en milieu périlleux). Ils sont appelés selon les besoins pendant leurs gardes de 24 heures. Gardes qui commencent dès 8 heures avec un rassemblement et l'affectation des piquets (fourgon, échelle, ambulance, ...) Dès le début de la garde, les engins et les matériels d’équipement de protection individuelle sont vérifiés avant des manœuvres d'entraînement, des séances de maintien de la condition physique et des activités fonctionnelles (entretien, réparation de matériel ... ) Mais évidemment, ce  qui prime ce sont les interventions qui demandent des effectifs suffisants. Une question qui, à l'heure actuelle, ne se pose pas dans la Marne, puisque la liste d'aptitude du dernier concours n'est pas encore vide. Il reste encore des candidats sur la liste des professionnels à recruter et à intégrer dans des centres de secours dans la région ou au-delà.

 D'AUTRES MÉTIERS EN UNIFORME

•.- Il existe cinq grandes familles dans les métiers de la défense et de la sécurité publique qui recrutent actuellement.

- L'armée de terre.

- La marine nationale.

- L'armée de l'air.

- la gendarmerie nationale.

- La police nationale

•.- Le CHIFFRE 55ans

C’est l’âge minimal de départ à la retraite des pompiers professionnels qui bénéficient d’une bonification de cinq annuités.

•.- LA PHRASE

« S'il y a des vies qui vous sont chères, pour nous, elles le sont toutes. )} « Patient est le pompier car il commence, en bas ~e lëchelle. » , Citations de pompier 

Audrey JOLY

Extraits de l' union du 29/03/2016

  

    

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La proximité des sapeurs-pompiers

 


Le Colonel Eric FAURE rappelle que les sapeurs-pompiers créent du lien social.

Le colonel Éric Faure, président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, qui était récemment sur le terrain dans la Marne, dans la communauté de communes Champagne-Vesle, est revenu sur le maillage territorial de la sécurité. « Dans les territoires, autant par sa vie associative que par son action de service public de proximité, le réseau des centres de sapeurs-pompiers est un élément clef de l'aménagement du territoire. Il s'agit du premier élément de la réponse de sécurité civile. Souvent. avec la mairie, les centres sont un des derniers services' publics de proximité », relève-t-il. « D'irremplaçables acteurs du civisme universel » Et d'ajouter : « Le centre est un irremplaçable facteur de lien social. Les sapeurs-pompiers, au-delà de l'action de secours menée, sont une émanation de la Nation, ils témoignent et contribuent à en transmettre les valeurs. Ils sont des forces vives de leur bassin de vie, soit par leur investissement dans la vie locale, soit parce qu'ils s'engagent dans diverses associations, voire dans la vie politique communale. »

Fier de l'implication des sapeurs-pompiers, le colonel Faure dit leur implication dans la formation des nouvelles générations : « Ils accueillent les jeunes des écoles, les forment au civisme et au secourisme. lls sont un exemple de la France immanente à l'ouvrage de la construction quotidienne, permanente, vivante de la démocratie. Même s'ils ne le revendiquent pas, même s'ils n'en sont pas toujours conscients, les sapeurs-pompiers sont les authentiques et irremplaçables acteurs du développement et de l'enracinement d'un civisme universel d'autant plus digne d'intérêt qu'il émane de la population. »

 Hervé CHABAUD

 

Extraits de l' union du 21/05/2015

  

    

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