Caserne Marchandeau  
 

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ex Centre de Secours Principal du District de REIMS

 Visites 11/1994 - 11/2002 - 12/2011

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Caserne Marchandeau: les pompiers ouvrent leurs portes
Les pompiers vous accueillent chez eux

La voiture roule, le serpent sort du capot

Ça bouge au centre de secours
Sapeur-pompier ? Audrey volontaire

CSP de Reims
CSP Reims-Witry - 40 ans au service de l’agglomération rémoise 

 Pompiers.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12/2011 

 

Photos de la visite du 08/12/2011

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Caserne Marchandeau: les pompiers ouvrent leurs portes

Week-end festif à la caserne Marchandeau. Les pompiers ouvrent leurs portes samedi et dimanche pour les 20 ans du centre de secours. 

La lutte contre les incendies est la mission la plus spectaculaire des pompiers, mais il en existe bien d'autres que le public est invité à découvrir ce week-end.
Archives l'union Hervé OUDIN
La lutte contre les incendies est la mission la plus spectaculaire des pompiers, mais il en existe bien d'autres que le public est appelé à découvrir ce weck-end.

Après les quarante ans du centre de secours de la route de Witry célébrés l'été dernier, un autre anniversaire se prépare : celui des vingt ans de la caserne Marchandeau. Le public est associé à la fête, avec l'organisation d'une double journée portes ouvertes les samedi 29 et dimanche 30 juin.

Inauguré en 1993, le centre de secours principal Marchandeau est l'une des deux casernes rémoises avec celle de la route de Witry (les deux centres se partagent les interventions selon un découpage territorial correspondant grosso modo à une ligne nord-sud).

 Georgette à la fête

 Manœuvres, stands, présentation des véhicules… Toute la palette des missions dévolues aux pompiers attend le public durant ces deux journées d'animations non-stop. « Nous en profitons également pour faire de la prévention routière », indique le lieutenant Francis Jonval, adjoint au chef de centre. « Il y aura une voiture tonneau et les gendarmes animeront un stand avec le port de lunettes simulant la vision qui résulte d'un état d'alcoolémie. »

Restauration, tombola, parcours et jeux pour enfants, secourisme, manipulation d'extincteur, exposition d'une collection miniature de véhicules de pompiers, possibilité d'acheter des détecteurs d'incendie ou encore vente d'objets liés aux soldats du feu complètent le programme. La séquence nostalgie n'est pas oubliée avec la présentation de quelques véhicules anciens, notamment une échelle montée sur un châssis de 1924 et qui pouvait se déployer jusqu'à 30 mètres de haut. Les Rémois d'avant-guerre l'avaient affublée d'un surnom : « la Grande Georgette ».

Journées portes ouvertes à la caserne Marchandeau, chaussée Bocquaine, les samedi 29 et dimanche 30 juin de 9 à 18 heures. Stationnement conseillé sur le parking du parc Léo-Lagrange et du complexe sportif René-Tys.

 Extrait de l' union du 26/06/2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Portes Ouvertes

Les pompiers vous accueillent chez eux

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Des véhicules d'époque, dont le plus ancien (à gauche) date de 1926. © l'Hebdo du Vendredi 

A l'occasion des 20 ans du centre de secours de Reims-Marchandeau, les pompiers organisent une « portes ouvertes » ce week-end à la caserne.

Fermée au public la plupart du temps, la plus importante caserne de pompiers du département s'ouvre aux visiteurs samedi et dimanche prochain. Avec ses 9 500 interventions à l'année (dont 70%résultant d'opérations de secours à des personnes) etsa trentaine de véhicules(une flotte comprenant notamment des vraies antiquités, telles que l'ancêtre du célèbre fourgon à échelle, une petite merveille datant de 1926), la structure que les curieux et amateurs de camions rouges pourront découvrir s'avère impressionnante.

L'effectif totalise une centaine de professionnels, et comprend à peu près le même nombre de volontaires.Enoutre,la casernepeut auminimum toujours compter sur une base de 27 pompiers, immédiatement mobilisables car remplissant leur astreinte. Traditionnellement, la journée de garde commence par un rassemblement en ligne de tous les pompiers à 8h, avant de se poursuivre par les manoeuvres de 8h30 (parmi ces exercices, l'établissement d'une lance sur dévidoire tournant ou encore d'une prise d'eau). Vient ensuite le temps imparti au sport, de 10h30 à 12h.Le site présente en effet l'avantage d'héberger en son sein un grand gymnase. Tous les jours à 14h se déroule un second rassemblement pendant que certains effectuent des travaux de casernement. Enfin, à 17h, les pompiers de garde se remettent au sport pourle dernier entrainement de la journée. Parmi les effectifs, il y a deux catégories de personnes dansla caserne :leslogés etles non logés. Dansle détail, les premiers effectuent un cycle de 24h de garde puis 24h de repos, avant de repartir pour 24h de garde puis cette fois 48h de repos.

Les non logés, eux, effectuent un cycle sensiblement différent puisque commençant par 24h de garde, puis 48h de repos. Citons également le GroupeDéclencheur d'Intervention (GDI), qui est un groupe constitué des opérateurs qui crée les interventions en fonction des appels des habitants de lamétropole rémoise.Unrythmedevieunpeu à part pour un emploi, une vocationmême et avec lequel le grand public pourra se familiariser deux jours durant.

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La mythique barre des pompiers...© l'Hebdo du Vendredi 

Grégoire Bailleul

Extrait de l' Hebdo du vendredi du 28/06/2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La voiture roule, le serpent sort du capot 

Hier après-midi, un automobiliste qui circulait dans Reims a vu un serpent exotique sortir puis retourner dans le capot-moteur de sa voiture. Les pompiers ont mis quatre heures pour le retrouver.


Le serpent (une couleuvre d'Amérique non venimeuse) s'est glissé dans le moteur d'une voiture qui était stationnée entre midi et deux dans le secteur de l'avenue de Laon
.

     « PATRON ! Je vais être en retard car il y a un serpent dans le moteur de ma voiture !
      - Oui, c'est ça ! Arrêtez vos bêtises et venez travailler !
»
     On imagine les réactions d'incrédulité qu'a dû subir cet automobiliste rémois à l'annonce de sa mésaventure survenue hier après-midi en pleine ville, place de la République. Il s'apprêtait à descendre le boulevard Foch, vers 13 h 45, lorsqu'une scène surréaliste s'est produite devant ses yeux.

     Le mécano à la rescousse

    « D'un coup, il a vu un serpent d'un mètre de long sortir du capot moteur de sa Renault Mégane et venir se loger sur le pare-brise », relate un sapeur-pompier. « Le monsieur s'est tout de suite arrêté. Il n'a pas eu besoin de téléphoner au « 18 » car une ambulance de chez nous passait à ce moment-là. »
    D'une belle couleur orange avec des anneaux transversaux noirs et blancs sur le corps, le reptile a dû se douter qu'on s'intéressait à lui car il est retourné dans le bloc-moteur de la voiture. «
Le sortir de là s'annonçait compliqué. Comme notre intervention risquait de prendre du temps, la maison de champagne de Cazanove, devant laquelle le monsieur avait stoppé, a accepté de faire rentrer la voiture dans la cour pour nous éviter de gêner la circulation boulevard Foch. Nous ne savions pas dans quelle partie du moteur se trouvait le serpent. On a d'abord essayé de le faire sortir à l'aveuglette, avec de l'air comprimé puis au jet d'eau, sans succès. »
     Il n'y avait plus qu'une solution : démonter le moteur ! « Nous avons fait appel à notre mécanicien de la caserne Reims Marchandeau. Évidemment, il n'était pas question de casser la voiture. Nous avons démonté proprement, ce qui a pris beaucoup de temps. Il a fallu retirer le pare-chocs, les caches plastiques, toutes les protections. »

     Un bon coin au chaud

     Quatre longues heures ont été nécessaires pour qu'enfin, vers 17 h 30, le serpent soit découvert, blotti sous un phare avant. Capturé sans difficulté à la main, il a été confié à une animalerie de Saint-Brice-Courcelles où son propriétaire peut venir le réclamer.
     Responsable du Cercle aquariophile et terrariophile de Reims, Lucien Laurent a formellement identifié le reptile : il s'agit d'un lampropeltis triangulum, une couleuvre non venimeuse qui vit dans le sud des États-Unis, en Amérique Centrale et en Amérique Latine. Elle a dû s'échapper d'un logement proche de l'avenue de Laon, car l'automobiliste avait stationné sa voiture rue du Vieux-Coq.
     «
Un serpent est très agile », souligne M.Laurent. « De la chaussée, il lui était très facile de s'accrocher à une barre de l'auto, de s'enrouler et de se glisser jusque dans le moteur. C'est un endroit parfait pour un reptile car il y fait chaud. Ensuite, lorsque la voiture s'est mise à rouler, le bruit, les vibrations l'ont probablement gêné. Il a dû se dire qu'il valait mieux sortir de là. »
    D'où cette apparition théâtre place de la République. «
Pauvre bête », soupire le spécialiste.
«
L'automobiliste a peut-être eu peur mais je vous assure que le serpent a eu plus peur que lui. »

Fabrice CURLIER

Extrait de l' union du 22/06/2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le capitaine Chapelot et le lieutenant Humbert montent en grade

Ça bouge au centre de secours 


En 2010, les interventions ont connu une hausse de 25 %. A compter du 1er février, le lieutenant Humbert (en médaillon) prendra la tête du CSP d'Epernay, tandis que le capitaine Chapelot devient chef de centre à Reims-Marchandeau.

     Le bruit courait depuis quelques semaines. C'est désormais officiel. Après trois années d'exercice à la tête du Centre de secours principal d'Epernay, le capitaine Rodolphe Chapelot, 41 ans, va rejoindre sa ville natale pour y prendre les rênes de Reims-Marchandeau. Une belle promotion pour ce Rémois d'origine… dont le père et le grand-père ont exercé à la caserne de Chanzy.

     + 25 % d'interventions

     « C'est une autre échelle. Il s'agit du plus gros centre du département avec une centaine de sapeurs-pompiers professionnels et tout autant de bénévoles répartis sur la communauté d'agglomérations, » reconnaît le capitaine Chapelot, dont la prise officielle de fonction se fera le 1er février. « C'est une très belle opportunité pour moi, même s'il y a toujours de la nostalgie à quitter une caserne. Avec le lieutenant Humbert, mon adjoint, on avait réussi à tisser des liens de confiance. Il y a vraiment une très bonne ambiance à Epernay. » C'est d'ailleurs le lieutenant Humbert, 28 ans, qui va assurer l'intérim en tant que chef du CSP d'Epernay. Un intérim qui pourrait devenir définitif, le lieutenant ayant l'ambition de passer le concours de capitaine dans l'année. « Epernay est en fait mon premier poste, » confie le lieutenant. « Je suis arrivé en mai 2007, en même tant que le capitaine ». Et le duo n'a pas chômé. Entre 2700 et 2800 interventions par an entre 2008 et 2009 pour les 54 professionnels et les 97 volontaires du centre… et une hausse de 25 % en 2010.
     L'année 2010 aura été celle de tous les records : dans la Marne et plus particulièrement à Epernay.
«
Fin 2010, nous avons comptabilisé 3 312 interventions, ce qui équivaut à une hausse de 25 % par rapport à 2010. Rien qu'en janvier de cette année, nous sommes dans les mêmes proportions qu'en janvier 2010, » indique le capitaine Chapelot. « Proportionnellement, ce sont les secours à personne qui ont le plus progressé (+70 %). Les incendies sont en hausse de 12 % et les accidents de 8 %. Il ne s'agit pas de grosses interventions, mais les journées ont été chargées. On parle d'une moyenne de 11 -12 interventions par jour. C'est encore le cas en ce mois de janvier, mais ce sont des interventions courantes ».
    Avec un pic enregistré en mars lors des problèmes survenus à Bernon (voitures et caves incendiées suite au caillassage d'une patrouille de policiers).

Caroline GARNIER

Extrait de l' union du 29/01/2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sapeur-pompier ? Audrey volontaire 


La candidature d'Audrey sera-t-elle retenue ?

Les pompiers ? Il y a ceux qui les caillassent ou les agressent lors de leurs interventions. Et ceux qui les respectent. Comme Audrey, bientôt 16 ans, du quartier Croix-Rouge. Mieux que ça, même, puisqu'elle est décidée à rejoindre les rangs des soldats du feu.

« Sauver quelqu'un en danger »

Comment est née cette vocation ? « Il y a quelques mois, une voisine est tombée dans le coma. Les pompiers sont intervenus pour la secourir, mais ils ne pouvaient pas entrer dans l'appartement fermé à clef. Je les ai aidés à trouver cette clef. Cette expérience m'a motivée. Je me suis rendu compte que je pouvais aider à sauver quelqu'un en danger. Et puis, j'en avais assez de voir certains s'amuser à agresser les pompiers lors de leurs interventions, alors que ce sont des gens courageux qui risquent parfois leur vie pour les autres… »
     Audrey a donc entrepris les démarches nécessaires pour devenir sapeur-pompier volontaire. « Je suis déjà trop âgée pour être jeune sapeur-pompier, affirme la jeune fille qui semble bien renseignée. En revanche, je compte bien devenir volontaire. Mais je ne pourrai pas partir en intervention avant l'âge de 18 ans. » Fin 2008, elle est allée chercher son dossier de candidature à la caserne Marchandeau.
Corde, pompes, tractions…
     «
Elle devra le remplir puis le déposer à la caserne du pont de Witry, explique l'adjudant-chef Barenton. Ensuite, elle recevra une convocation pour subir des épreuves de sélection. »
     Des épreuves physiques uniquement : grimpe de corde, pompes, tractions, course en fractionné. Et il faut savoir que ce n'est pas gagné d'avance, tant il y a de candidats ! En 2008, ils étaient quatre-vingt pour seulement dix places. Audrey peut commencer à gonfler ses biceps et à travailler son souffle !
    «
Si cette jeune fille est retenue après la sélection, elle suivra une formation pendant un an, poursuit le sous-officier, généralement pendant le week-end. »
    Ce n'est qu'après celle-ci, puis après avoir eu 18 ans, qu'elle sera opérationnelle.

On ne peut que lui souhaiter de réussir.

Antoine Pardessus

Extrait de l' union du 03/01/2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CSP Reims-Witry

40 ans au service de l’agglomération rémoise

Chaque année, les sapeurs-pompiers de Reims totalisent plus de 15000 interventions dans l’agglomération rémoise. Appréciés et indispensables, quand les sapeurs-pompiers ouvrent les portes de leur caserne il s’agit toujours d’un moment important.

Echanger 5 minutes avec les sapeurs pompiers du centre de secours Reims-Witry suffit à comprendre ce que signifie le mot vocation. Le Centre vient de fêter en juillet dernier ses 40 ans d’activité. 40 années de services rendus à la population de l’agglomération rémoise. 40 années aussi de souvenirs, de joies et de peines partagés qui ont soudé celles et ceux qui ont fréquenté ce lieu. Ici, le respect des anciens n’est pas un vain mot. « Un hommage est rendu, deux fois par semaine, à nos compagnons disparus, c’est très important de transmettre cela », insiste le capitaine Garet, l’un des “anciens” du centre.

Dans le garage, les casques anciens ou les vieilles tenues côtoient les camions modernes. Tout ici rappelle l’histoire des sapeurs-pompiers, « l’un des seuls corps décorés de la Croix de Guerre avec palme, pour les services rendus lors de la Grande-Guerre » annonce fièrement le capitaine Garret.

Un service au quotidien

72 sapeurs-pompiers professionnels et 30 volontaires se relaient au quotidien dans le Centre. Avec leurs collègues installés Chaussée-Bocquaine, les pompiers veillent sur toute l’agglomération rémoise et même un peu au-delà. En 2011, les sapeurs-pompiers du CSP de Reims-Witry ont effectué 5 900 interventions (+ 5 % par rapport à 2010). Selon la classification des sapeurs-pompiers, le secours à la personne (75%) et les incendies (10%) représentent le plus gros des interventions. En 50 ans, le métier de pompier a beaucoup évolué. Il demande sans cesse aux pompiers de s’adapter aux évolutions de la société.

Cet héritage et la diversité des missions remplies par les pompiers ont été mis à l’honneur le 1er juillet 2012 lors des 40 ans du CSP Reims-Witry. Au cours de la journée, plusieurs centaines de personnes ont ainsi pu assister à des démonstrations et prendre part à des ateliers ludiques   

H. C.

Extrait de VRI 293 - 10/2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Situé au nord du département de la Marne, le CSP de Reims défend l’ensemble d’une agglomération forte de 220.000 habitants. Pour ce faire, le centre s’appuie sur deux casernes d’intervention – Marchandeau et Witry – composées de professionnels pour la plupart logés, et renforcées par des volontaires qui viennent prendre des gardes de 24 heures. Construite en 1993, la caserne de Marchandeau est un des fleurons du patrimoine pompier… un centre qu’aurait sans doute eu plaisir à diriger le capitaine Patoux, l’ancien chef de corps de Reims, premier président élu de la Fédération.

Au premier regard, elle apparaît vaste, effilée et profilée comme un vaisseau. Au sud de Reims, en bordure de l’autoroute A4, la caserne Marchandeau est l’un des centres de secours les plus modernes de France. Une large cour pour les manœuvres et les cérémonies, une grande remise aux deux flancs percés de vingt portes chacun, facilitant la circulation des engins, une partie administrative aux bureaux spacieux et bien équipés, des espaces de détente confortables et un pôle d’habitations avec 40 logements à la poupe du navire… la caserne construite en 1993 a visiblement été conçue pour faciliter le travail des sapeurs-pompiers.

Située à proximité de l’avenue Marchandeau dont elle tire son nom, elle est l’une des deux casernes d’intervention du centre de secours principal de Reims : celle de Witry, construite en 1971, est son aînée. Le CSP rémois est un centre mixte formé principalement de professionnels mais qui aurait tout de même bien du mal à tenir ses gardes sans le concours des volontaires. 94 professionnels et volontaires civils constituent l’effectif de Marchandeau et 54 celui de Witry. 164 volontaires sont intégrés au CSP de Reims, dont environ cinq viennent quotidiennement renforcer la garde de 24 heures qui doit être assurée par 41 sapeurs-pompiers comme le voudrait le seuil minimum théorique.

Le CSP de Reims est un ancien corps de district pour lequel les pompiers nourrissaient un attachement profond. Mise en place en 1999, la départementalisation des personnels a été vécue dans les premiers temps comme un arrachement. Mais en termes d’organisation des secours, elle n’a pas eu d’incidences notables : les volontaires des communes environnantes ont été rattachés au CSP puisque celui-ci défend désormais la Communauté d’agglomération de Reims.

Un des traits caractéristiques s’agissant de la composition des effectifs est son rajeunissement ces dernières années. La moyenne d’âge est d’un peu plus de trente ans, mais avec une pyramide plutôt bizarre montrant à la fois que les jeunes sont en passe de devenir majoritaires et que les anciens proches de la retraite sont aussi en grand nombre. Le problème vient du fait que le tampon du milieu avec des pompiers de 35 ans est mince. Ce qui peut devenir handicapant, notamment l’an prochain, quand le centre va connaître un pic avec pas moins de sept sapeurs-pompiers en âge de faire valoir leur droit à la retraite.

Questions au Lt-colonel Jean-Luc Denoyelle, chef du CSP Reims

     Le SP mag : Etes-vous satisfait de votre outil de travail ?

Lt-colonel D. : Oui bien sûr, la caserne de Marchandeau est un centre de secours qui mise sur la fonctionnalité. Elle a été réalisée dans l’optique de faciliter le travail des sapeurs-pompiers. Le maire de l’époque n’a pas lésiné sur les moyens. On a par exemple des circuits de fonctionnement. Quand un engin rentre tout est facilité pour qu’il effectue ses tâches spécifiques : refaire le plein en air, en essence, le lavage, nettoyer les tuyaux… Que tout soit fait dans la continuité, et en évitant les manœuvres du véhicule. Depuis sa construction en 1993, on a un bon outil de travail, très fonctionnel, spacieux : un bel espace de cour, une grande remise, un gymnase et des bureaux faciles à vivre. Le CSP est issu d’un corps de district.

     Comment êtes-vous organisés depuis la départementalisation ?

Effectivement, c’est un peu complexe. Avant 1999, nous étions un corps de district ; il y avait les professionnels à Reims mais aussi tous les volontaires rattachés aux différentes communes : Saint-Brice-Courcelles, Tinqueux, Bézannes, Bétheny, Cormontreuil. Avec la départementalisation, c’est l’ensemble du corps qui a été repris sous l’égide de la Communauté d’agglomération de Reims, la CAR. Tous les pompiers sont restés, c’est-à-dire qu’aux côtés des professionnels nous pouvons compter sur les volontaires de Reims et ceux des autres communes. Ils sont en tout 165. Nous avons en moyenne cinq pompiers de la CAR qui viennent chaque jour prendre des gardes, mais nous avons aussi des pompiers des centres de secours autour de l’agglomération qui nous demandent de prendre des gardes de 24 heures.

Le centre en chiffres

     Population défendue
Le CSP défend la Communauté d’agglomération de Reims (CAR) qui comprend Reims, Bétheny, Bezannes, Cormontreuil, Saint-Brice-Courcelles et Tinqueux. Reims, la 12e ville de France, compte plus de 190 000 habitants. La population de la CAR est d’environ 220 000 personnes.
     
Personnel
94 professionnels et volontaires civils sur Marchandeau, 54 sur Witry, soit 148 SPP et SPV. 164 SPV intégrés au CSP de Reims. 15 membres au SSSM. 8 personnels administratifs.
     
Equipement
4 VSAV, 4 FPT, 1 CCF 4000, 3 VL, 2 VTU, 2 FSR, 2 VTP, 2 EPSA 30, 1 V LOG, 1 VAT, 1 V CYNO, 1 VPL, 2 porte-cellules. Plusieurs cellules : dévidoir automobile, sauvetage-déblaiement, grande capacité, mobile d’intervention chimique, émulseur, électro-ventilateur. Plusieurs remorques : émulseur, plateau, PMA. Moyens répartis sur les deux casernes de Marchandeau et Witry. 4 VTU, 1 PS, 1 EPS 24, 1 FM répartis sur les 4 sections SPV rattachées au CSP.
     
Nombre d’interventions
Le nombre d’interventions du centre s’est élevé à 15 134 en 2003 : 9 274 pour la caserne de Marchandeau et 5 860 pour Witry. En 1997, il était de 12 175, soit une augmentation de 20 % en 6 ans.
     
Risques particuliers
Les dizaines de kilomètres de caves où sont entreposés les millions de bouteilles de champagne. Le canal de l’Aisne à la Marne. L’autoroute qui traverse la ville sur lequel sont autorisés à circuler les camions transportant des matières dangereuses. Un seul immeuble de grande hauteur supérieur à 28 mètres : le centre hospitalier (5 000 personnes y travaillent). Une base aérienne. Pas de grands risques industriels sauf pour sept sites Seveso.

 

      Caporal-chef Tony Passefort, 49 ans, SPP depuis 1975

Il est en poste à la caserne de Marchandeau depuis 1982, après huit ans passés à la BSPP. Le monde pompier est pour lui une histoire de famille : « Mon père a été pompier à Paris et il nous parlait tout le temps de son expérience dans notre maison des Ardennes ; au final, je le suis devenu ainsi que mes deux frères, également pompiers, à Epernay et dans l’Essonne ». Une affaire de famille peut-être, mais le sens de l’engagement ne se transmet pas dans les gênes. Il faut surtout de la motivation. Et il n’en manque pas : « J’ai quitté la Brigade car à l’époque on ne pouvait faire que 15 ans, sans avoir la possibilité de rejoindre un corps de professionnels. Moi, je voulais garder les bottes aux pieds ! C’est pour cela que je suis rentré au CSP de Reims. Et j’ai toujours la même envie aujourd’hui de faire de l’opérationnel ». Il s’occupe du matériel depuis 1982. En bon préparateur des interventions, il remet de l’ordre dans les engins pour tout ce qui concerne les masques, les ARI, les émulseurs – tout ce qui prend place à l’intérieur des camions.

     Lieutenant Dominique Potar, 45 ans, SPP depuis 1982

Enfant du pays,il a fait toute sa carrière à Reims ; il est devenu lieutenant en 1996 et occupe désormais les fonctions de responsable des ressources humaines au sein du corps de l’agglomération rémoise. Selon lui, ses deux parties de carrière sont très complémentaires : « Venir de la base, cela aide à comprendre les différentes facettes du métier, à bien connaître le personnel en place depuis de nombreuses années, à mieux saisir leurs états d’âme. Quand on s’occupe des ressources humaines, c’est un plus. Et puis, on est des témoins privilégiés de l’évolution du métier : depuis 15 ans on assiste au recul de la part de l’incendie, à l’accroissement du secours à personnes à caractère social, à l’érosion de l’esprit pompier… » Une évolution marquée au CSP de Reims par une pression opérationnelle de plus en plus forte. Le ratio entre le nombre de pompiers et le nombre d’interventions tend à indiquer que l’effectif de Marchandeau est largement déficitaire. « Si le planning de garde parvient à être assuré, c’est qu’il y a une bonne entente au sein de la caserne et que chacun y met du sien dans le cadre de l’effort collectif. Si certains ne voulaient plus prendre part à cet effort, on ne pourrait certainement plus assurer une garde quotidienne. »

     Sapeur Thibaut Bonnaire, 21 ans, SPV civil depuis un an

Il est à mi-chemin de son contrat de volontaire civil qui dure deux ans. Il a réalisé la formation de six mois comme un pro qu’il aspire à devenir : « J’ai fait la FIA pro, avec les spécialités qui y sont rattachées comme IMP1, TRANS1, RAD1, RCH1. Suite à quoi j’ai été placé dans le centre de Marchandeau où je suis considéré comme un pro à part entière. Il faut bien sûr maintenant que je réussisse le concours à la fin de mon contrat pour pouvoir rester ici ». Attiré par l’aspect physique du métier aussi bien que par sa nouvelle dimension sociale, il ne s’est pas engagé dans la carrière pompier sur un coup de tête. Ce jeune Marnais a essayé des mois durant de rentrer comme volontaire à Chalons-sur-Marne mais la caserne n’embauchait pas… C’est le chef du centre qui, le voyant si déterminé, lui a conseillé de tenter sa chance comme volontaire civil. Proposition dont il se félicite aujourd’hui : « Marchandeau est une bonne caserne ; on s’entend bien et on sort beaucoup. Ce n’est jamais routinier. Il y a pas mal de jeunes, ce qui m’a permis de me sentir très vite à l’aise. C’est vraiment mon truc, pour rien au monde je ne voudrais arrêter ».

     Capitaine Christophe Petit, 30 ans, SPP depuis avril 2001

Originaire de Reims, il a été recruté en décembre 2003 pour être chef du centre de Witry. A été JSP dans les Ardennes jusqu’à l’âge de 16 ans, puis sergent volontaire en Seine-et-Marne où il était ingénieur en mécanique et informatique. Quand l’opportunité s’est présentée de revenir dans sa région natale pour prendre la tête d’une caserne, il n’a pas hésité. « J’ai trouvé que les jeunes étaient vraiment motivés ; les gars sont très impliqués dans leur boulot. Bien sûr, il faut savoir leur parler, passer du temps avec eux. Ils ont besoin comme partout qu’on prenne en compte leurs remarques, de se sentir considérés, qu’on ne les prenne pas pour des pions. » Une expérience d’autant plus enrichissante qu’elle se réalise à Witry : « Je trouve que la vieille caserne est plus familiale que la toute moderne de Marchandeau. Là-bas, les pompiers se croisent au rassemblement, à la manœuvre et au sport, mais c’est tellement grand que durant le reste de la journée ils ne se voient qu’en cas d’interventions en commun… Ici c’est plus restreint, plus rustique ».

     Adjudant-chef Serge Tronsson, 52 ans, SPP

L’adjudant-chef Tronsson, en poste à Reims depuis le 1er juin 1975, a auparavant effectué 4 ans à Paris. Il est rattaché à la caserne de Witry où il a particulièrement la charge du service qui gère et contrôle les points d’eau sur l’agglomération. Durant ses trente ans de carrière dans le même corps, il n’a pas été épargné par le sort : en 1984, il est grièvement blessé lors d’un sauvetage dans une grotte durant lequel un ami collègue perd la vie. La cicatrice ne se refermera pas. Mais la roue tourne, et il trouve de la satisfaction à partager son savoir avec les nouvelles recrues : « Il y a une bonne ambiance dans le groupe. Les jeunes ici ne sont pas venus pour toucher la paye, ils ont cela dans le sang ! » Mais il constate aussi que la pression opérationnelle s’est fortement accrue : « Avant, la gestion du personnel ne se faisait pas sur informatique comme maintenant. Dès qu’il manque quelqu’un dans le véhicule, la machine va chercher une personne dans un autre véhicule pour combler le trou. C’est ce qu’on appelle « la cascade ». La personne est prévue pour être d’ambulance, mais elle peut finalement tout aussi bien partir au fourgon, à l’échelle ou au VTU. On joue le jeu, on arrive à tenir les gardes, mais l’effet pervers est que cela bloque au niveau embauche ! »

Texte > Hugues Demeude    > Photos > Pascal Rossignol   

Extrait de spmag 955 mars 2004