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Une galerie d’artistes vieille de 40 000 ans
Ces hommes préhistoriques qui maîtrisaient le feu

Ces petites pierres signatures de nos ancêtres

Le tout petit cerveau  de notre cousin Homo naledi  

Ces minuscules boites en bois sculptées sont un vrai mystère---

Quand l’homme préhistorique éduquait ses enfants

Cinq choses   à savoir sur la francophonie

Lorsque les mathématiques et l’histoire font bon ménage

2017
Les premiers migrants des temps préhistoriques

Les muons percent le secret de la pyramide de Khéops

Une cavité vient d’être découverte dans la mythique pyramide de Khéops

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 Pourquoi la découverte d’ossements au Maroc change l’histoire de l’humanité
 Notre nouvel ancêtre, l'Homo naledi
lIs veulent relever l'Aménophium, le grand temple de Louxor

 Quarante états au secours du patrimoine
Ötzi, 25 ans de scoops scientifiques 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Une galerie d’artistes vieille de 40 000 ans

L’art rupestre n’est pas une invention exclusivement européenne. La peinture d’un animal décorant une grotte de Bornéo a révélé son grand âge, et devient  la plus ancienne œuvre figurative connue assure des scientifiques australiens.


Les premiers « artistes » sont présents depuis au moins 40 000 ans, et la présence d’une main négative encore plus ancienne démontre un passage il y a plus de 50 000 ans
 

Une équipe de l’université australienne de Griffith, a daté des peintures rupestres découvertes dans une grotte de l’île de Bornéo et y a déterminé que l’art figuratif s’y est développé il y a au moins 40 000 ans, à peu près en même temps qu’en Europe. Ce sont les conclusions d’une étude qui a été commentée par l’un de ses coauteurs Maxime Aubert. Il s’agit pour ces experts d’un trésor qui se situe au milieu d’autres réalisations et qui a été mis au jour dans une grotte de la province de Kalimantan, dans la partie indonésienne de l’île de Bornéo, par le Français Luc-Henri Fage, dans les années 1990.

Ce sont de nouvelles technologies scientifiques validées par la communauté scientifique en matière de datation qui ont permis de déterminer qu’il s’agissait de la plus ancienne œuvre figurative connue. Les universitaires australiens n’excluent pas qu’il existe d’autres peintures de la même période mais qui sont encore inconnues de l’homme d’aujourd’hui.

LA SILHOUETTE D’UN BŒUF SAUVAGE

L’œuvre étudiée représente un gros animal qui n’est pas identifié, dont on distingue le corps épais et quatre pattes fines. L’hypothèse avancée est qu’il s’agit d’un banteng, un bœuf sauvage d’Asie, détaille Maxime Aubert qui a livré ce commentaire : « C’est incroyable de voir ça. C’est une fenêtre intime sur le passé ». L’animal apparaît dans les tons rouge-orangé mais les chercheurs pensent que ces artistes des temps immémoriaux avaient plutôt choisi le violet. Les pigments se seraient altérés au fil des siècles.

Selon l’étude publiée qui a été publiée début novembre dans la revue de référence Nature, cette découverte conforte l’idée que l’art rupestre, considéré comme l’une des plus importantes révolutions de l’histoire culturelle de l’homme, n’est pas apparu en Europe comme la communauté scientifique l’a longtemps pensé mais quasiment en même temps à deux extrémités de la planète.

Déjà en 2014, après avoir découvert sur l’île indonésienne de Sulawesi, une main humaine peinte en négatif vieille d’au moins 39 900 ans, l’équipe australienne avaient déjà fragilisé la traditionnelle vision européocentrée de la création des peintures rupestres. Si un disque rouge découvert dans la grotte d’El Castillo en Espagne est daté d’au moins 40 800 ans, la peinture figurative la plus ancienne retrouvée en Europe, un rhinocéros de la grotte Chauvet en France, aurait entre 35 300 et 38 800 ans.

DES ARTISTES INCONNUS

On ne sait pas qui étaient les artistes de Bornéo et ce qui leur est arrivé, remarque l’expert indonésien Pindi Setiawan, du Bandung Institute of Technology (ITB), coauteur de l’étude, dans un communiqué duffisé par l’université Griffit. La piste la plus étudiée est celle des Homo Sapiens que l’on sait déjà présents sur l’île à cette époque. Maxime Aubert estime que : « C’est sûrement le même groupe d’humains qui est ensuite allé à Sulawesi ». Le chercheur et ses collègues comptent bien continuer à chercher ces artistes voyageurs en enquêtant plus à l’Est vers l’Australie. Ils n’excluent pas de débusquer d’autres groupes d’artistes: « L’homme moderne était présent en Asie du Sud Est (et en Australie) il y a au moins 70000 — 60 000 ans. Pourquoi n’a-t-on pas trouvé de peintures datant de cette époque ? », mentionne-t-il.

Des personnages, longilignes et chevelus, se donnant souvent la main, ont été peints dans la même grotte il y a 20 000 ans. C’est aussi à cette époque que les Européens se sont mis à représenter le monde des humains.

Hervé É CHABAUD

Extrait de l'union du 21/11/2018

    

     

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Ces hommes préhistoriques qui maîtrisaient le feu


La découverte de la fabrication du feu a transformé la vie des hommes il y a 50 000 ans.Illustration AFP

Des chercheurs qui ont publié leurs conclusions dans la revue Scientific Reports,   certifient que l’homme de Neandertal était capable de faire du feu en percutant des pierres.  

Ils ont analysé avec une haute précision plusieurs outils vieux de 50 000 ans et qui proviennent de sites archéologiques français. Des études bien antérieures ont déjà conclu que ce cousin de l’homme se servait du feu. En revanche, on ne savait pas si c’était simplement grâce à des braises naturelles recueillies après des incendies provoqués par des conditions météorologiques erratiques, des éruptions volcaniques ou bien si, comme l’homme moderne, il maîtrisait les techniques pour le produire lui-même. « Nous apportons la première preuve directe matérielle d’une production de feu régulière et systématique par les Néandertaliens », a expliqué Marie Soressi, professeur de préhistoire à l’université de Leiden aux Pays-Bas, co-auteure des travaux dans un entretien à l’Agence France Presse. Et d’ajouter : « Nous avons trouvé les briquets qui ont servi à l’homme de Néandertal à faire le feu. »

UN INVENTAIRE DE SILEX

Les chercheurs ont inventorié, classé, identifié des dizaines de silex taillés sur les deux faces et porteurs de traces semblant attester qu’ils avaient été employés pour percuter un minerai ferreux tel de la pyrite ou de la marcassite. Une des techniques pour démarrer un feu consiste à percuter un silex contre de la pyrite. Il se produit des étincelles très énergétiques. Si on les fait tomber sur des touffes d’herbes, des brindilles, des feuilles sèches et que l’on souffle un peu, le feu démarre. Marie Soressi, qui participe à des chantiers de fouilles préhistoriques en France, connaissait ces silex « depuis longtemps », elle ignorait la raison de certaines traces et marques posant questions sur ces outils attribués à des individus qui vivaient au Paléolithique moyen. Andrew Sorensen de l’université de Leiden, premier auteur de l’étude, a détaillé les traces qu’il a passées au crible de la connaissance et il estime que ces pierres pouvaient également être employées pour la découpe de viande ou la réalisation de tâches ménagères. À l’œil nu, on distingue des « traces de percussion en forme de C, qui permettent de déduire l’angle et la direction avec lesquels le biface a frappé la pyrite », résume le chercheur. Au microscope, on discerne des stries et un poli d’usure bien particulier.

EXPÉRIENCES CONCLUANTES

L’équipe a réalisé plusieurs expériences sur des répliques de bifaces, en les soumettant à plusieurs tâches. Il s’est avéré que lorsque le silex frappait la pyrite, les traces étaient les plus ressemblantes à celles trouvées sur les bifaces néandertaliens. Le fait d’avoir trouvé des dizaines de silex portant ces signatures prouve qu’il s’agissait bien d’une « technologie répandue chez les Néandertaliens dans cette région il y a environ 50 000 ans ». Andrew Sorensen confie qu’il ne serait pas étonné qu’on découvre des bifaces plus anciens, ayant servi eux aussi à faire du feu. Il admet que son analyse des traces « reste une interprétation » et reste confiant : « Je suis sûr que le débat autour de la capacité de Néandertal à produire son feu va continuer. » D’autres chercheurs dans le monde travaillent sur cette question. Pour les Néandertaliens, être capable de produire son feu devait changer bien des choses. S’ils étaient dépendants du feu naturel, ils devaient constamment faire attention à le nourrir et à le transporter avec eux de campement en campement, en veillant à ce qu’il ne s’éteigne pas. S’ils savaient produire du feu, ils pouvaient l’allumer à leur guise, et leur quotidien était alors très différent.

Hervé Chabaud

Extrait de l'union du 08/08/2018

    

     

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Ces petites pierres signatures de nos ancêtres

Mises au jour en Chine, elles interpellent archéologues et anthropologues  et remettent en cause la chronologie jusqu’ici établie des migrations ce qui ouvre de nouveaux champs de recherches.


Succédant à Homo habilis, l'espèce Homo erectus est apparue il y a environ 2 millions d'années en Afrique orientale, précise l’encyclopédie Universalis. Archives AFP

Que signifient ces petites pierres taillées mises au jour par des archéologues et qui semblent bouleverser la chronologie d’une présence humaine en Chine ? Il s’agit de cailloux qui ont été frappés les uns contre les autres pour en faire des outils tranchants. Ce n’est pas exceptionnel. En revanche, ce qui questionne les experts est que ces outils ont été taillés il y a plus de deux millions d’années sur le plateau de Lœss, au milieu de la Chine !

Or jusqu’à maintenant la plus vieille preuve de présence humaine hors d’Afrique datait d’il y a 1,85 million d’années dans une grotte à Dmanisi en Géorgie. Cette découverte repousse de plusieurs centaines de milliers d’années la date de la sortie d’Afrique de nos ancêtres.

UNE MISE AU JOUR IMPORTANTE

C’est une équipe d’universitaires anglais et chinois qui a découvert ces pierres. Ces chercheurs ont publié leurs travaux dans la revue internationale de référence Nature . « Ce sont quatre-vingt-seize pierres qui ont été retrouvées, reparties sur dix-sept couches datées entre 2,1 et 1,7 million d’années. Ce sont des outils assez simples, mais quand on les regarde il y a peu de place pour le doute », justifie Sonia Harmand, professeur au département d’anthropologie de l’Université d’État de New York à Stony Brook et chercheuse au CNRS.Avant d’ajouter : « Même s’il faut rester prudent au vu de leur petit nombre, ce sont bien des mains d’hominines qui les ont travaillées. »

L’analyse est tempérée par d’autres experts puisque six artefacts ont été découverts dans les deux couches les plus vieilles . « Il s’agit d’une datation relative, il y a donc une marge d’erreur possible de plusieurs centaines de milliers d’années », explique Pierre Voinchet maître de conférences du Muséum national d’Histoire naturelle qui reconnaît néanmoins « Ces pierres restent dans tous les cas plus vieilles que celles découvertes dans la grotte de Dmanisi. »

INTERROGATIONS MIGRATOIRES

« Ces pierres remettent totalement en question le modèle migratoire », analyse Hermine Xhauflair chercheuse à l’Institut d’archéologie de l’université de Cambridge. « Pendant longtemps on a pensé qu’Homo erectus était passé par la Géorgie avant de se rendre en Asie, les choses ne se sont sûrement pas faites de manière aussi linéaire. Il y a sans doute eu plusieurs sorties et peut-être par plusieurs espèces qui ont pu emprunter des chemins différents. » La question toute simple que se pose l’homme d’aujourd’hui est : qui parmi nos ancêtres est celui qui a taillé ces pierres en Chine ?

Hermine Xhauflair, avance cette hypothèse : « Ce qui semble le plus crédible est d’y voir l’œuvre d’Homo erectus, mais rien ne nous permet de le certifier avec des preuves incontestables. » Homo erectus est plutôt un cousin. Il peuplait l’Asie il y a entre 1 million d’années et 150 000 ans.Hormis les restes retrouvés en Géorgie, plusieurs ossements ont été découverts en Chine et en Asie du Sud-est.Si Homo erectus n’est pas le créateur de ces outils rudimentaires, et l’incertitude demeure, la question reste ouverte.

« C’est impossible de savoir quel Homo peuplait la Chine il y a 2millions d’années à partir de pierres taillées », reconnaît Sonia Harmand. Bref, les chercheurs pourraient très bien démontrer à terme que ces outils chinois sont l’œuvre d’une espèce encore inconnue. Encore faut-il leur laisser un peu de temps pour approfondir leurs travaux.

Hervé CHABAUD

Extrait de l'union du 25/07/2018

    

     

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 Le tout petit cerveau  de notre cousin Homo naledi  


Homo naledi pouvait grimper, marcher longtemps et fabriquer des outils.National Géographic

Il vivait il y a près de 300 000 ans du côté de l’Afrique du Sud et son encéphale présente des similitudes avec celui d’Homo sapiens. Une nouvelle étude interroge sur le niveau de connaissances certaines sur le sujet. 

Les paléontologues s’accordent pour dire qu’il ne mesurait pas plus de 1,50 m. Son encéphale n’était pas plus gros qu’une orange, Homo naledi a fait l’objet d’une nouvelle étude publiée par l’Académie américaine des sciences. Les résultats portent sur l’étude de l’empreinte du cerveau, l’endocrâne, sur le crâne de cinq individus adultes. Si celui d’Homo naledi est nettement plus petit que celui de sapiens, les deux présentent plusieurs caractéristiques communes.

Homo naledi n’est pas un ancêtre de sapiens. Il a été découvert en 2015 par le Sud-Africain Lee Berger, coauteur de l’étude. Si rien ne permet de le certifier, il est probable que, comme sapiens, naledi descend d’Homo ergaster antérieurement dénommé homo erectus d’Afrique. « La spéciation est un phénomène très lent, et on peut tout à fait supposer que des populations d’Homo ergaster séparées sur le continent africain aient évolué différemment », avance Laurent Bruxelle, géoarchéologue à l’Institut national de recherches archéologiques préventives détaché à Johannesburg. « Un groupe d’ergaster a très bien pu évoluer vers l’Homo naledi, pendant que d’autres populations évoluaient vers sapiens. Que nos cerveaux partagent des caractéristiques, ça n’implique pas de filiation. Ce sont deux adaptations parallèles de deux espèces différentes », ajoute-t-il.

DEUX RESSEMBLANCES

La taille du cerveau ne détermine pas, à elle seule, l’intelligence. Cette étude monte que l’évolution ne s’est pas faite de manière linéaire vers un cerveau plus gros. « On a tendance à expliquer que c’est en grossissant que le cerveau a amené l’homme à développer des techniques de chasse et de cueillette. C’est comme un cercle, parce que le cerveau grossit, l’homme développe des compétences qui permettent à son cerveau de grossir. Constater que même petit, le cerveau d’Homo naledi présente des traits évolutifs et des caractéristiques aussi complexes montre bien que l’évolution n’est pas aussi schématique », commente Antoine Balzeau, paléoanthropologue au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN).

Le lobe frontal et l’arrière du cerveau sont les deux points les plus ressemblants entre le cerveau de naledi et celui de sapiens. Dans leur publication, les auteurs expliquent que s’il est trop tôt pour spéculer sur le langage ou la communication d’Homo naledi, le langage humain se base sur le lobe frontal. Il est tout à fait possible que des Homos communiquaient entre eux il y a 300 000 ans.

QUINZE SQUELETTES

Mis à part sa taille, on ne sait pas grand-chose sur cet Homo naledi. Quinze squelettes ont été retrouvés dans une grotte en Afrique du Sud, mais aucun outil ou ornement ne les accompagnait. Il serait bien imprudent de supposer quoi que ce soit sur leur degré d’évolution cognitive.

On a longtemps pensé que sapiens était la seule espèce d’Homo présente en Afrique au moment de son apparition. Pourtant le genre Homo était peut-être bien plus important. Il n’est pas impossible que plusieurs espèces aient peuplé le continent il y a 300.000 ans, avec des populations très localisées. Rien ne dit que d’autres grottes ne recèlent pas de futures découvertes du même ordre. Une hypothèse qui oblige à la prudence. Beaucoup de traces archéologiques sont attribuées par défaut à sapiens. De l’avis des paléontologues, sans parler de naledi, savoir que d’autres Homos ont vécu au même moment en Afrique, rebat les cartes.

Hervé CHABAUD

Extrait de l'union du 06/06/2018

    

     

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 Ces minuscules boites en bois sculptées sont un vrai mystère---


Ces minuscules boites en bois sculptées sont un vrai mystère.

Ces boîtes sculptées au 16 ème siècle sont si microscopiques que les chercheurs ont dû utiliser des scanners spéciaux pour percer à jour tous leurs mystères...

Ces minuscules boîtes en bois sculptées sont un vrai mystère : il n'en existe que 135 connues à ce jour dans le monde entier, et les spécialistes n'arrivent pas encore à percer à jour tous leurs secrets. Ces chefs-d'œuvre d'artisanat, mettant en scène pour la plupart l'iconographie religieuse chrétienne, auraient été réalisés pendant une très brève période, entre 1500 et 1530, dans les Flandres ou encore aux Pays-Bas, selon les chercheurs.

À cette époque, on voit émerger en Europe une nouvelle classe sociale, celle des grands marchands. Cela aurait entraîné une demande pour des gravures religieuses portables de haute qualité, qui fonctionnaient comme des petites églises de poche que l'on pouvait emporter avec soi en voyage. Cependant, les grandes réformes de l'Église rendirent très vite obsolètes ce genre d'objets de dévotion religieuse, ce qui fit que très peu d'entre eux furent au final produits.

En utilisant des techniques de micro-scan 3D à haute précision, ainsi que des programmes d'analyse 3D avancés, les chercheurs ont découvert que ces microscopiques autels de poche recelaient encore bien des secrets, et qu'ils étaient encore plus complexes que ce que l'œil humain peut montrer. Ainsi, les pièces intérieures sont assemblées ensemble si parfaitement que les encoches sont parfaitement invisibles et que seul un microscope ou un rayon X peut détecter leur présence. De même, certaines chevilles sont plus petites que des têtes d'épingles !

Le procédé exact de fabrication et de production de ces artefacts demeure parfaitement inconnu à ce jour, et a toujours été un mystère.

    

     

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Quand l’homme préhistorique éduquait ses enfants

Des traces de pas retrouvées en Éthiopie laissent à penser qu’il y a 700.000 ans, les enfants accompagnaient les adultes dans les tâches de la vie quotidienne, dont la fabrication d’outils   et la préparation de la cuisine.


Les paléontologues ont étudié onze empreintes du Homo heidelbergensis, l’un des membres de la lignée humaine. AFP 

Les recherches qui sont menées pour mieux appréhender les modes de vie de nos grands aïeux ne manquent pas d’intérêt. Bien sûr, la société dans laquelle ils vivaient était différente de la nôtre et leur environnement plus hostile mais la place de la famille et l’éducation des enfants avaient une place prépondérante. Le premier constat qui est présenté accrédite l’idée que les parents ne déléguaient pas la surveillance de leurs jeunes enfants. Il n’était pas question, comme au XXI e siècle, de solliciter des nurses ou des baby-sitters.

FAIRE PARLER LES EMPREINTES

La préhistoire ne laisse aucune trace d’un tel état de fait ! Il semblerait, au contraire, que les enfants accompagnaient dès leur plus jeune âge les adultes pendant la chasse, lors de la création d’outils indispensables au quotidien ou encore dans les tâches de cuisine comme la découpe de la viande. Qu’est-ce qui permet de l’affirmer ? Ce sont des observations qui ont été effectuées en Éthiopie par des paléontologues. Dans leurs conclusions, ils s’appuient sur ce qui s’est produit il y a 700 000 ans, sur le site Melka Kunture. Pour justifier leur description du rapport parents-enfants, ils ont étudié onze empreintes de pas laissées par l’un des membres de la lignée humaine : Homo heidelbergensis .

De ces traces qui ont été épargnées par le temps et l’érosion, une équipe d’experts dirigée par Margherita Mussi de l’université La Sapienza, de Rome, a fait des déductions dignes des meilleurs détectives depuis Sherlock Holmes ! « Ce site n’était probablement pas leur camp de base car il comporte beaucoup de fossiles d’hippopotames, des animaux très territoriaux : c’était un point d’eau » , explique la préhistorienne italienne. Avant de préciser pour justifier les conclusions de l’étude : « Et ces empreintes ne sont pas celles d’un groupe en mouvement, en train de marcher, ils avaient une activité sur place . » On est alors impatient de savoir laquelle.

DES PIERRES ET DES OS

Le scénario qui est reconstitué par ces enseignants-chercheurs est que cette population confectionnait des outils indispensables à la vie en commun et débitait de la viande. En effet, les scientifiques ont relevé et comparé des pierres taillées et les os portant des traces de découpe retrouvés sur ce même site. Ils ont établi un lien d’utilisation puisque ces ossements portent les marques de certaines de ces pierres travaillées visiblement avec soin par les chasseurs et sans doute leurs aides. « Et, même si nous ne connaissons pas les courbes de croissance des espèces humaines disparues, il y avait clairement des enfants d’environ un an dans ce groupe » , détaille Margherita Mussi.

Pour preuve, elle montre des empreintes laissées par des petits pieds d’environ dix centimètres qui sont très fréquentes à la suite d’empreintes d’adultes. Avant de poser aussi cette question intéressante quant à la rapidité d’acquisition de la position bipède : « Nous n’avons trouvé aucune empreinte de mains, marchaient-ils déjà ? » .

Pour ces scientifiques, les enfants auraient été mis en condition d’apprendre très tôt au contact du groupe parmi lequel se trouvaient leurs parents, les différents travaux manuels, indispensables à maîtriser pour survivre alors dans leur environnement. L’autre apport très important de cette étude est que ces petits n’étaient pas laissés seuls. Il y avait bien chez les adultes une conscience raisonnable du danger représenté par les prédateurs, ennemis ou animaux !

HERVÉ CHABAUD

Extraits de l' union du 11/04/2018

    

     

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Cinq choses   à savoir sur la francophonie

1 - SUR LES CINQ CONTINENTS, ELLE RASSEMBLE 80 PAYS

La francophonie pèse de plus en plus lourd. La première institution, l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), a été créée en 1970 par 21 pays. 20 se sont ajoutés entre 1980 et 1989. Aujourd’hui, dans l’ex-ACCT devenue Organisation internationale de la francophonie (OIF), ils sont 80. La plus grande partie est en Europe et en Afrique. Cela représente 16 % de la population mondiale et 14 % du revenu brut mondial. Le français n’est pas toujours une langue officielle ou majoritaire dans ces pays, qui n’ont pas tous une histoire commune avec nous. En revanche, l’Algérie, qui est francophone, n’a pas rejoint l’OIF, en partie à cause de la guerre d’indépendance qui a laissé trop de cicatrices. On divise les membres en trois catégories (voir carte ci-dessus) : 54 États et gouvernements membres de l’OIF, quatre membres associés et 26 observateurs. Certains, comme la Roumanie, ont rejoint le cercle par intérêt pour le français, l’esprit et les valeurs qu’il véhicule. Cela suscite un débat, certains craignent un élargissement tous azimuts.

2 - LES « PÈRES FONDATEURS » N’ÉTAIENT PAS FRANÇAIS

C’est le géographe français Onésime Reclus qui a créé le terme francophonie en 1880, sous la définition : « tous ceux qui sont ou semblent destinés à rester ou à devenir participants de notre langue » . Mais le concept prend forme en 1962, après que plusieurs pays africains ont obtenu leur indépendance. D’abord dans un texte de la revue Esprit, signé par plusieurs personnalités, dont Léopold Sedar Senghor, président du Sénégal de 1960 à 1980. Il veut créer un Commonwealth à la française. Lui, Hamani Diori, président du Niger, et Habib Bourguiba, président de la Tunisie, souhaitent entretenir de nouvelles relations avec la France. « C’est pour eux un moyen d’établir une coopération d’égal à égal » , explique Katia Haddad, professeur à l’université Saint-Joseph de Beyrouth. L’autre « père fondateur » est Norodom Sihanouk, ancien roi du Cambodge qui veut créer une organisation politique pour peser à l’international.

3 - DE GAULLE TRÈS RÉTICENT

Pour la petite histoire, Charles de Gaulle, président de la République française de 1959 à 1969, était très réticent à la création de cette organisation. Bourguiba et Senghor pensaient que son adhésion serait facilement acquise d’avance. Il avait peur qu’on l’accuse de vouloir garder un contrôle sur les anciennes colonies. « Pour de Gaulle, la francophonie était et devait rester essentiellement de l’ordre culturel (largement entendu, certes) et il estimait que sa transposition dans l’ordre politique risquait de lui être plus nuisible que bénéfique » , analyse Jean-Marc Léger, écrivain québécois et défenseur de la francophonie.

4 - LE FRANÇAIS SE RÉINVENTE DANS CHAQUE PAYS

La langue française n’appartient plus seulement à la France. Au Québec et dans bien d’autres pays francophones, de nombreux mots sont nés en fonction de la culture et du mode de vie locaux. On voit des exemples sur notre carte. Réputé difficile, le français a une caractéristique qui permet de créer facilement de nouveaux mots : le verbe du premier groupe en er. On peut citer « cadonner » mais aussi « piqueter » pour tenir un piquet de grève au Québec, « siester » en Afrique de l’Ouest et du Centre.

5 - POURQUOI VILLERS-COTTERÊTS INTÉRESSE

Le château François 1er pourrait devenir un haut-lieu de la francophonie. C’est dans cette ville qu’a signé le roi François 1 er , en 1539, l’ordonnance du même nom qui établit l’obligation de prononcer, enregistrer et délivrer tous les actes officiels et de justice « en langage maternel françois et non autrement » . Dans la Constitution, le français devient langue officielle unique en 1992.

ANAÏS GERBAUD

Extraits de l' union du 16/03/2018

    

     

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Lorsque les mathématiques et l’histoire font bon ménage

Un modèle fondé sur des calculs fait parler les inscriptions gravées par les commerçants assyriens sur des tablettes en terre cuite :  onze villes de l'Âge de Bronze ont ainsi été localisées en Asie mineure.


Une modélisation mathématique a permis de faire parler des tablettes comme celle-ci.

Lorsque les mathématiques viennent en aide aux historiens, c’est toute une civilisation qui se révèle au monde d’aujourd’hui et dont les tablettes soigneusement conservées et parfois encore retrouvées au hasard des fouilles sont des mines d’informations. Les Assyriens ont mis en place une société normée avec un droit écrit déjà très abouti, décliné sur des tablettes qui ont magnifiquement résistées à l’épreuve du temps.

Lorsqu’on les regarde, on aimerait être capable de les traduire dans l’instant, les lire comme on le fait d’un journal ou d’un magazine. Seulement il manque deux clés essentielles : la maîtrise des signes et la compréhension d’une expression qui ne font pas sens au profane. Les conclusions de travaux récents constituent un formidable progrès et enrichissent la connaissance sur des sociétés évoluées lointaines.

SORTIES DE L’OUBLI

C’est ainsi que onze cités perdues ou oubliées, datant de plus de 4 000ans, principalement situées en Anatolie, dans une région difficile ont été mises au jour. Cela n’a pas fait les gros titres et pourtant il s’agit d’un événement majeur. Bien sûr, il s’agit d’une redécouverte, au sens humain du terme, mais elle crée une vraie émotion chez tous les passionnés des civilisations anciennes et ceux qui suivent avec envie les progrès des chercheurs. Il est rare qu’on soit en capacité d’associer dans une même démarche scientifique, le mathématicien, l’informaticien, l’historien et l’archéologue et démontrer que la complémentarité de leurs compétences aboutit à une réalisation concrète. Ce n’est pas du rêve mais la traduction d’une modernité, où la recherche fondamentale qui sert à la recherche appliquée se substitue aux travaux de terrassement, à la pelle, au pinceau. C'est à partir de données inscrites dans la terre que la piste de ces onze cités a pu être remontée. Il fallait bien un matériau des temps immémoriaux pour aiguiser la curiosité des scientifiques et les convaincre qu’ils avaient la possibilité de mettre au point une modélisation mathématique pour faire parler des tablettes relatant ici les conditions des échanges économiques et des données commerciales, tout en précisant la localisation géographique des marchés.

LE SENS DES NORMES

Au commencement de l'Âge du Bronze soit XIX e siècle avant J.-C., des marchands assyriens y faisaient prospérer leur commerce, dont ils renseignaient avec une grande minutie, l'activité sur des petites tablettes en terre cuite. La chose était sue et les étudiants en droit ont tous dans un cours d’introduction ou de règles juridiques des sociétés anciennes, appris dans le manuel de la rectrice Claire Lovisi, professeur d’histoire du droit leur existence et leur usage. Le professeur Gojko Barjamovic, assyriologue de l'Université de Harvard, qui a sélectionné et traduit plusieurs milliers de ces textes, en grande majorité découverts au XIX e siècle de notre ère a, par ses travaux, donné une base. Base à partir de laquelle, a été constituée une base de données des échanges commerciaux, comme l’a expliqué Thomas Chaney de Science po. Toutes ces données dessinent en creux un vaste réseau commercial qu'un modèle mathématique a alors permis de repositionner sur une carte, révélant la localisation des onze cités perdues dont celle de Durhumit, repère des contrebandiers des temps lointains, qui se situerait entre les villes actuelles de Çorum et Merzifon en Turquie. Et il reste encore des données à exploiter !

Hervé CHABAUD

Extrait de l'union du 12/01/2018

    

     

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Les premiers migrants des temps préhistoriques

Mieux on appréhende l’histoire de l’homme et plus on mesure combien celui-ci  a été un itinérant sur les routes du monde. Les fossiles relevés et étudiés sont autant d’agents utiles qui renseignent les paléoanthropologues. 


Le paléoanthropologue Yves Coppens, codécouvreur de Lucy

Les fouilles qui ont été opérées de par le monde, ont permis de mettre au jour des ossements et des sites de vie qui renseignent d’une manière très utile les paléoanthropologues sur l’évolution des espèces. Pour les 300 000 dernières années, les recherches situent l’émergence de l’homme, qualifié de moderne ou préhistorique, en Afrique. C’est dans cette vaste étendue que les gisements fossiles les plus riches ont permis des études passionnantes. Mais cela ne répond pas à une question légitime qui taraude les meilleurs spécialistes de l’histoire de l’humanité. Comment Homo sapiens a-t-il essaimé de par le monde ?

TRAVAUX CROISÉS

L’hypothèse habituelle de la sortie de l’Afrique soutient que l’homme moderne a rejoint l’Eurasie, aussi bien à l’ouest qu’à l’est, il y a environ 60 000 ans par un mouvement unique. Des conclusions qui sont remises en cause par une série de constats paléontologiques, archéologiques et génétiques en provenance de l’Asie du Sud-est et de Chine.

Les choses semblent bien plus complexes ! L’homme a migré mais est revenu vers ses terres d’origine. Mieux il s’est mêlé à ses frères rencontrés sur sa route migratoire. Des travaux croisés menés par des chercheurs de l’université d’Hawaï et de l’institut Max-Planck pour la science et l’histoire humaine démontrent qu’Homo sapiens a atteint le sud-est de la Chine, l’Australie et l’Océanie bien plus tôt qu’on ne le datait jusqu’alors. C’est dans la revue Science que ces experts ont tenu à publier une carte datée des différentes migrations et l’édition de leurs conclusions dans ce titre atteste le sérieux de leurs démarches. Pour eux, tout débute il y a 120 000 ans avec le mouvement de petits groupes de chasseurs. Ils s’appuient sur des découvertes de fossiles d’Homo sapiens qui ont entre 70 000 et 120 000 ans en Chine centrale et du sud. D’autres mises au jour effectuées par le paléontologue français Fabrice Demeter et son équipe au Laos et en Australie tendent à prouver que l’arrivée de l’homme moderne y remonte à 60 000 ans. De surcroît, d’autres traces de migrations significatives de l’Afrique vers l’Eurasie, il y a 55 000 ans, sont patentes. Le plus ardennais des paléoanthropologues, Yves Coppens, reconnaît l’intérêt de cette publication.

TOUJOURS DES QUESTIONS

Il demeure bien des questions concernant l’hybridation comme le reconnaît la préhistorienne Amélie Vialet. En revanche, les études génétiques récentes affirment qu’il y a bien eu hybridation avec les populations primitives comme les néandertaliens. Ne trouve-on pas des traces de leurs gènes dans les nôtres ? « Des considérations de variations écologiques et climatiques sont à prendre en compte, tout comme les variations de comportement entre les différentes populations d’hominidés présentes en Asie pour expliquer la mixité », relève Christopher Bae, de l’université d’Hawaï, qui cosigne cette publication. Yves Coppens encourage à de nouveaux travaux et pose cette question : « Qu’en est-il de l’Homme de Dali, ce crâne quasi complet découvert en Chine, datant d’au moins 200 000 ans et qui présente un mélange de caractéristiques d’Homo erectus et d’Homo sapiens ? »

Bref, on n’a pas fini de chercher, d’autant que Little Foot, le plus vieil ancêtre de l’humanité, une australopithèque de 3,67 millions d’années plus âgée que Lucy, ouvre de nouveaux questionnements.

Hervé CHABAUD

Extrait de l'union du 20/12/2017

    

     

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Les muons percent le secret de la pyramide de Khéops

Depuis 4.500 ans, cette pyramide monumentale du plateau de Gizeh, en Égypte, l’une des sept merveilles du monde antique,  cachait une surprise de taille dans ses profondeurs. 

Les scientifiques ont découvert un énorme « vide » caché dans la pyramide de Khéops.

 Détenir la certitude qu’il existe au cœur de cette pyramide géant un espace de la taille d’un avion pouvant accueillir deux cents passagers, ne dit pas à quoi ce vide pouvait servir ni si cet espace inviolé comprend des pièces millénaires déterminantes pour mieux appréhender la période et la vie du pharaon.

Les conclusions des travaux parus dans la revue Nature confirment l’existence de cette cavité après trois opérations techniques de détection de muons confiées à trois instituts indépendants les uns des autres et qui appartiennent à l’Université de Nagoya, au laboratoire japonais KEK de recherche sur les particules et le Centre de l’énergie atomique français.

UN GRAND VIDE

On est encore loin de justifier cette cavité et d’assurer qu’elle est entièrement vide ou partiellement occupée par des éléments à déterminer. Le chercheur japonais Kunihiro Morishima, coauteur de l’étude est prudent et pragmatique : « Nous ne pouvons pas savoir si le vide contient des artefacts car ils seraient trop petits pour être détectés par ce type d’imagerie. » Les hypothèses avancées ne sont que des conjectures. Il peut aussi être question d’une succession de chambres accolées les unes aux autres, d’un impressionnant couloir horizontal, d’une deuxième grande galerie. Il y a des arguments qui plaident en faveur de ces scénarios mais il n’y a pas de certitudes. Ceux qui assureraient savoir ne sont que de doux rêveurs.

Il est patent qu’il sera difficile d’atteindre la cavité tout en respectant l’architecture de cette construction monumentale. Les experts réfléchissent à des modes d’investigation légers, non destructeurs, c’est la raison pour laquelle, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a notamment été sollicité pour réfléchir à un nouveau type de robot capable de se faufiler par de tout petits trous.

La seule certitude est que le grand vide, comme les chercheurs l’ont dénommé, fait au moins trente mètres de long et a des caractéristiques similaires à celles de la grande galerie, la plus importante salle connue de la pyramide. Il se trouve à une cinquantaine de mètres de la chambre de la Reine, au centre du monument. Cet espace est totalement clos, rien n’a été touché depuis la construction de la pyramide.

UN TRAVAIL DE LONGUE HALEINE

Depuis fin 2015, la mission qui réunit des scientifiques égyptiens, français, canadiens et japonais scrute le ventre de la pyramide et expérimente ou emploie les technologies de pointe non invasives. Elles permettent de voir à travers les monuments sans les abîmer afin de découvrir d’éventuels vides ou de déterminer des structures internes inconnues et ainsi d’en apprendre plus sur les méthodes de construction égyptiennes toujours chargées de mystères. Le monument, de 139mètres de haut et 230 mètres de large, s’impose sur le plateau de Gizeh, dans la banlieue du Caire, aux côtés du Sphinx et des pyramides de Khéphren et Mykérinos.

Cela fait des décennies qu’on spécule sur les cachettes de cette pyramide. C’est la raison pour laquelle les scientifiques se sont aidés des particules élémentaires ; les muons, créées dans la haute atmosphère par des rayons cosmiques, ralentissent, puis s’arrêtent lorsqu’ils rencontrent de la matière. Et cela s’est révélé suffisamment pertinent pour devenir un événement.

Hervé CHABAUD

Extrait de l'union du 08/11/2017

    

     

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Pourquoi la découverte d’ossements au Maroc change l’histoire de l’humanité

Des restes d’Homo sapiens qui ressemblent à l’homme d’aujourd’hui ont été mis au jour au Maroc et datés de 300.000 ans: « un coup de vieux de 100.000 ans » pour notre espèce qui semblait, déjà à cette époque, dispersée sur le continent.


Jean-Jacques Hublin dirige l’équipe internationale à l’origine de ces découvertes.Photographe: AFP / PATRICK KOVARIK

« Cette découverte représente la racine même de notre espèce, l’Homo sapiens le plus vieux jamais trouvé en Afrique ou ailleurs », explique le Français Jean-Jacques Hublin, directeur du département d’Evolution humaine à l’Institut Max Planck de Leipzig (Allemagne) et coauteur des travaux.

« Le nid de restes humains », « dont des découvertes tout à fait remarquables, notamment une face humaine et une mandibule, probablement la plus belle mandibule d’Homo sapiens d’Afrique » a été découvert lors de fouilles entreprises en 2004 sur le site de Jbel Irhoud dans le nord-ouest du Maroc.

Loin d’être au bout de leur surprise, les chercheurs ont alors constaté que « la face d’un de ces premiers Homo sapiens est la face de quelqu’un que l’on pourrait rencontrer dans le métro ».

Jean-Jacques Hublin s’amuse à raconter que si l’homme de Jebel Irhoud portait un chapeau, on ne pourrait pas le différencier de nous.

Sa boîte crânienne, par contre, est encore assez différente de celle de l’homme actuel. « Il reste encore une longue évolution avant d’arriver à une morphologie moderne », précise le professeur invité au Collège de France.

Le site, situé dans la région de Safi, à 400 km au sud de Rabat, est bien connu des archéologues. En 1968 déjà, il a livré le fossile d’un jeune enfant Homo sapiens, appelé d’Irhoud 3, initialement daté à 40.000 ans puis à 160.000 ans.

Sceptiques quant à la véracité de cette datation, Jean-Jacques Hublin et les membres de son équipe engagent de nouvelles fouilles en 2004. Les archéologues reviennent avec bien plus qu’une nouvelle datation et font l’objet, mercredi, de deux études distinctes dans Nature ainsi que la couverture de la revue.

« On a fait passer le nombre de restes humains du site de 6 à 22 », s’enthousiasme le chercheur. Des restes appartenant au moins à cinq individus: trois adultes, un adolescent et un enfant. « Et ce n’est pas fini ! », ajoute-t-il.

Des ancêtres dispersés

La datation de ces fossiles à été obtenue par Daniel Richter, expert en géochronologie à l’Institut Max Planck de Leipzig au moyen de la thermoluminescence, une technique très connue et utilisée depuis les années 80.

Les hommes de Jebel Irhoud détrônent Omo I et Omo II, découverts à Omo Kibish en Ethiopie et datés autour de 195.000 ans.

Un peu plus tôt mais également en Ethiopie, trois crânes fossilisés datés d’environ 160.000 ans avaient été découverts près du village de Herto, en pays Afar.

Ces découvertes toutes réalisées dans la même région avaient laissé penser que tous les hommes actuels descendaient d’une population qui vivait en Afrique de l’est, « un jardin d’Eden ». Une théorie totalement remise en cause par les découvertes de Jebel Irhoud.

De plus, les outils trouvés sur le site avec nos ancêtres --- des éclats et surtout des pointes retouchés --- sont typiques de ce que l’on appelle le +Middle Stone Age+.

« On a déjà retrouvé ce type d’outils, également datés de 300.000 ans, un peu partout en Afrique sans savoir qui avait pu les fabriquer », explique Daniel Richter.

Maintenant les chercheurs estiment que l’on peut associer la présence des outils à celle de l’Homo sapiens.

« Très certainement avant 300.000 ans, avant Jebel Irhoud, une dispersion des ancêtres de notre espèce sur l’ensemble du continent africain avait déjà eu lieu », ajoute-t-il. « Toute l’Afrique a participé au processus ».

De nombreux groupes très différents ont donc coexisté, non seulement dans des régions lointaines les unes des autres mais peut-être également dans des régions proches.

De nombreux groupes d’Homo sapiens archaïques auxquels s’ajoutent d’autres espèces humaines comme l’Homo erectus, les néandertaliens, les denisoviens peut être les Homo naledi ...

« Il y a donc eu pendant longtemps plusieurs espèces d’hommes à travers le monde, qui se sont croisées, ont cohabité, échangé des gènes....», dit à l’AFP Antoine Balzeau paléoanthropologue qui n’a pas participé à cette découverte mais la qualifie de « très belle ».

« On s’éloigne de plus en plus de cette vision linéaire de l’évolution humaine avec une succession d’espèces qui viennent les unes au bout des autres », dit Jean-Jacques Hublin.

On vous a résumé cette découverte en une vidéo

Extrait de l'union du 09/06/2017

    

     

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Notre nouvel ancêtre, l'Homo naledi

Des travaux approfondis pubJiés dans la revue scientifique eLife agitent la communauté des paléontologues partagée sur les conclusions certifiées par une équipe de chercheurs.


L’Homo naledi, selon une reconstitution de mars 2015. National Geographic

Des hominidés primitifs ont peut-être cohabité en Afrique avec les premiers hommes modernes, C'est la théorie, avancée par des scientifiques, qui complique l'arbre généalogique déjà complexe de l'espèce humaine ! Leur scénario s'appuie sur la datation de fossiles qui ont été exhumés en 2013 dans une grotte du site de Maropeng, proche de Johannesburg, en Afrique du Sud. Il s'avère que des cousins très éloignés y ont vécu il y a 200.000 à 300.000 ans, à la même période que les premiers Homo sapiens.

HUMANOÏDE

Ces ancêtres supplémentaires sont appelés Homo naledi, et constituent une nouvelle espèce qui justifie une confrontation argumentée entre les paléontologues, En 2015, l'Américain Lee Berger a affirmé dans les médias avoir mis au jour à Maropeng une collection d'environ 1.500 ossements appartenant à une quinzaine d'hominidés d'un type inédit. Leur examen a révélé le portrait d'un humanoïde étonnant, doté à la fois des caractéristiques d'espèces vieilles de plusieurs millions d'années, comme un tout petit cerveau, et d'autres bien plus récentes, comme des pieds de marcheur contemporain et des mains capables de tenir des outils. Lee Berger a classifié sa découverte dans le genre Homo, celui de l'homme moderne. Comme il n'a pas pu dater ses fossiles, il a été critiqué par ses collègues qui ont jugé ses conclusions superficielles et légères. Vexé, le professeur de l'université au Witwatersrand et ses assistants ont cette fois dévoilé l'âge de ces ossements.

Leurs résultats sont qualifiés de surprenants. Les Homo naledi vivaient il y a 335.000 à 236.000 ans, « au début de ce que nous considérons comme le début de l'ère de l'Homme, moderne », insiste Lee Berger. Avant d'ajouter : « Ils sont étonnamment jeunes », et de conclure : « Voici une espèce primitive qui a pu survivre pendant des millions d'années et qui était restée invisible.»

CHAINON MANOUANT

« Nous voyons qu'il y a eu en Afrique lors des dernières étapes de notre évolution une diversité d'espèces à laquelle personne ne s'attendait », remarque, John Hawks, de l'université du Wisconsin. « La datation de ces fossiles suggère de nombreuses possibilités d'échanges entre Homo naledi et Homo sapiens ». « C'est peut -être un chaînon manquant essentiel de l’hlstoire de notre évolution », renchérit le professeur Berger. Le paléontologue a annoncé avoir exhumé une autre collection de fossiles de l'espèce Homo naledi, dans une caverne proche de celle de sa première découverte.

Parmi eux, un squelette assez complet, dont un crane très bien préservé, baptisé « néo », « cadeau » en langue Iocale sesotho. « Homo "naledi", "étoile" en sesotho, est donc définitivement une nouvelle espèce, ce matériel très bien préservé confirme la morphologie des fossiles avec lesquels nous travaillons déjà », martèle Lee Berger envers ses critiques.

Le paléontologue assure que la présence des ossements dans une caverne quasi inaccessible d'accès signifiait qu'elle était en fait une tombe et qu'Homo naledi procédait à des rites funéraires, une pratique jusque-là attribuée aux seuls hommes modernes. Il a révélé que le chemin qui mène au site de sa deuxième découverte était tout aussi étroit. « Cela renforce. je crois, l'idée qu'Homo naledi utilisait cette grotte dans un but particulier et potentiellement (...) qu'Homo naledi y enterrait ses morts.»

Hervé CIIABAUD

Extrait de l'union du 24/05/2017

    

     

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Ils veulent relever l'Aménophium, le grand temple de Louxor

En 1380 avant Jésus Christ, Amenhotep III ordonne l'érection du plus grand temple funéraire d'Egypte. Éreinté par le temps, le vent et le sable, il est patiemment restauré sous la direction d'archéologue arménienne.


Les deux immenses statues ont été dévoilées dans le temple funéraire du pharaon, également connu sous le nom de « temple des millions d’années », sur la rive occidentale du Nil

Hourig Sourouzian tient à ce projet de réhabilitation du temple d'Amenhotep III, l'Améophium. Grâce aux fouilles entreprises et qui mobilisent environ trois cents personnes, elle est en passe de rendre à cette région d'Égypte l'un de ses plus beaux trésors. Le temple qui s'étend sur une quarantaine d'hectares sur la rive ouest de Louxor, proche de la Vallée des rois, est le théâtre d'un chantier géant.

Cette intellectuelle pragmatique, qui a étudié en France et soutenu sur la statutaire royale égyptienne, rassemble tous les éléments issus des ruines et pour la plupart enterrés afin de leur redonner forme, en respectant strictement les principes et règles à l'origine de leur création. Ce qui frappe est la dimension des pièces qui composent les statues et la cohérence de leur assemblage tout comme celle de leur disposition dans cet édifice qui raconte une histoire à sa manière.

DES BLOCS ÉNORMES

Tout tourne autour de l'image du pharaon qui est le monument de la première cour du temple. Amenhotep III est-il un grand bâtisseur, voulant laisser une trace dans l'histoire de l'homme ou simplement un mégalomane aux exigences irrépressibles d'une grandeur qui doit toujours être augmentée ? Si l'Italien Belzoni met au jour les premiers éléments de ce haut-lieu dès 1818, il faut patienter jusqu'à "Champollion pour que la titulature du bénéficiaire de l'édifice soit connue : « le Roi des Rois Amenhotep III ».

 Le fils aîné de Thoumôsis IV présend sur les murs du temps de Louxor que son père n'est autre que le dieu dynastique Amon l S'il est à !a tête de l'armée la plus puissante de son temps, le pharaon est avant tout un bâtisseur qui s'entoure des meilleurs architectes pour développer de très grands travaux grâce à l'or de Nubie.

Il crée une ville nouvelle dotée d'un port artificiel à Malqata, face à Thèbes : l'actuelle Louxor. Il fait construire environ un millier de statues dont deux cents sont à son effigie ! Il s'enthousiasme pour les allées bordées de ces représentations alignées de sphinx-chacals, de sphinx-crocodiles. Bien sûr pour relever le monument, des technologies contemporaines de génie civil sont employées pour solidariser les blocs qui se sont séparés au fil du temps et ont été ensevelis. C'est ainsi qu'une paire de géants hauts de treize mètres sont en albâtre d'un blanc éclatant Les socles ont été retrouvés sur l'autre rive Karnak.

AU MILIEU DE DIVINITÉS

Le défi des archéologues est d'autant plus colossal qu'il semble que le temple ait été victime d'un puissant tremblement de terre et qu'une partie de ses ruines ait servi de carrière pour d'autres constructions. Plus l'équipe progresse, plus les surprises sont de taille. Les experts ont ainsi confirmé qu'Amenhotep Ill avait une prédilection pour une divinité redoutable, capable d'assassiner ceux qui lui déplaisaient et de guérir des malades qu'on croyait incurables. L'archéologue Hourig Sourouzian reste prudente sur l'issue du chantier. Elle considère que ce qui a été mis au jour et réhabilité n'est qu'un échantillon de cette réalisation monumentale. Près de la moitié du temple est sous les cultures. Et une autre menace surgit. Certains soutiennent que les images pharaoniques insultent l'Islam et doivent disparaitre. L'important est que ce trésor du patrimoine mondial soit valorisé et s'impose comme un atout touristique supplémentaire et un centre pour les chercheurs.

Statues de Sekhmet et du pharaon Amenhotep III trouvées à l’Aménophium

Hervé CIIABAUD

Extrait de l'union du 24/05/2017

    

     

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Quarante états au secours du patrimoine

François Hollande a participé, hier à Abou Dhabi, au lancement d'un réseau de protection des sites menacés.


Palmyre, en Syrie, est devenue le symbole du patrimoine en péril la cité antique a été libérée en mai, après avoir été détruite par les djihadistes de l'EI. AFP

Les représentants d'une quarantaine d'États et d'institutions privées ont approuvé hier la déclaration d'Abou Dhabi, en présence du président français François Hollande, de l'homme fort des Émirats arabes unis Mohammed ben Zayed AI-Nahyane et de la directrice générale de l'Unesco Irina Bokova. Ce texte prévoit, d'une part « la constitution d'un fonds international pour la protection du patrimoine culturel en péril en période de conflit armé qui permettrait de financer des actions préventives ou d'urgence, de lutter contre le trafic illicite de biens culturels, ainsi que de participer à la restauration de biens culturels endommagés ». Et, d'autre part, « la création d'un réseau international de refuges pour sauvegarder de manière temporaire les biens culturels mis en péril par les conflits armés ou le terrorisme, sur leur territoire, (...) dans un pays limitrophe, ou, en dernier ressort, dans un autre pays, en accord avec les lois internationales à la demande des gouvernements concernés. » François Hollande a confirmé « que le siège du fonds financier serait à Genève et que l'objectif était de réunir au moins 100 millions de dollars, dont 30 seront versés par la France. Si l'objectif de 100 millions est dépassé, « nous ne nous en plaindrons pas et nous ne nous refuserons aucun geste supplémentaire », a ajouté le président français. D'autres États dont des monarchies du Golfe et la Chine ont signalé leur disposition à un effort financier, sans cependant préciser de montants.

100 millions de dollars devraient être réunis par les États participants, dont la France qui mettra la main à la poche à hauteur de 30 millions de dollars. la Chine pourrait aussi abonder ce fonds

CREER DES ZONES REFUGES

 Selon le président français, la conférence d'Abou Dhabi est « un rendez-vous qui marquera l'histoire » dans la lutte contre « le fanatisme ». « C'est la première fois que des pays, mais aussi des organisations, des experts, des donateurs se rassemblent pour protéger les biens communs de l'humanité et pour se donner les moyens d'y parvenir »: a-t-il noté. Réunie depuis vendredi, cette conférence a été convoquée à la suite d'une série de destructions commises ces dernières années par des jihadistes en Irak, en Syrie, au Mali et en Afghanistan.

Certains pays, comme la Bosnie-Herzégovine et le Sénégal, ont exprimé leur disposition à faire partie du réseau de refuges, mais d'autres, comme l'Égypte, ont exprimé des réserves en raison de questions de souveraineté. Parlant à la tribune, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a déclaré que le processus de « zones refuges » devait être la « dernière option » et que des « garanties » devaient être fournies pour la « restitution en toute sécurité » d'un bien culturel au pays propriétaire. La conférence d'Abou Dhabi a sollicité l'appui du Conseil de sécurité des Nations unies pour la réalisation de ses projets. Parmi les chefs d'État présents samedi figuraient les présidents du Mali, du Yémen er d'Afghanistan, ainsi que l'émir du Koweït.

La conférence sur le patrimoine en danger s'est tenue en marge de l'achèvement du Louvre d'Abou Dhabi, voulu comme « le premier musée universel dans le monde arabe » et un symbole d' « ouverture » et de « tolérance ».

SUR LE CHANTIER OU LOUVRE D'ABOU DHABI


Hier, sur le chantier du Louvre Abou DhabI qui ouvrira l'année prochaine. AFP

Dans cinq mois, il ne sera plus président de la République, mais François Hollande entend exister jusqu'au bout de son mandat : « Mon action comme président de la République est d'abord une action de protection » des « plus fragiles » et des « populations civiles menacées par les guerres du terrorisme », a·t·il ainsi lancé lors de la visite du futur musée du Louvre d'Abou Dhabi. Devant des journalistes, il l'a assuré avant de regagner Paris : depuis jeudi, et l'annonce qu'il ne se présentera pas en 2017, « rien n'a changé (. ..) président j'étais, président je suis, président je resterai jusqu'en mai. Quand il n’y a plus de fonctionnaires, il n’y a plus d'Etat, quand il n'y « plus d'Etat, il n’y a plus de France. Il faut aussi en prendre conscience si l'on veut savoir vers quoi on veut aller ensemble », a·t-il averti, avec en ligne de mire le candidat de la droite François Fillon et sa promesse de supprimer 500.000 emplois publics s'il était élu.

Extrait de l'union du 04/12/2016

    

     

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Ötzi, 25 ans de scoops scientifiques

Vingt-cinq ans après sa découverte le corps momifié de « l'homme des glaces » reste une mine inépuisable pour les chercheurs.

 

Reproduction d', selon les artistes néerlandais Adrie et Alfons Kennis.

Quand il est découvert à 3210 mètres d'altitude par les randonneurs allemands Helmut et Erika Simon, le 19 septembre 1991 dans les Alpes italiennes, le corps est si remarquablement conservé que la police ouvre une enquête pour « recherche des causes de la mort », Il s'avère rapidement que le décès ne remonte pas à la veille, ni à l'avant-veille : la momie, rejetée par le glacier de Val Senales, en plein recul du fait du réchauffement climatique, est vieille de plus de 5000 ans. Et constitue une découverte sensationnelle, à l'origine d'une foule de questions encore sans réponses aujourd'hui, sur lesquelles doivent plancher, depuis hier, des scientifiques réunis à Bolzano, en Italie.

Ötzi, baptisé ainsi en hommage à la vallée de l'Ötz, près de la frontière autrichienne, où il a été exhumé, a bénéficié d'un processus de momification naturelle rarissime ; littéralement congelées, les cellules ont conservé leur humidité. « Cet homme des glaces représente sans aucun doute une des momies les plus remarquables de l'histoire de l'humanité », rappelle Angelika Fleckinger, directrice du musée de Bolzano, en Italie, où la dépouille soigneusement conservée d’Ötzi a attiré pas moins de 260000 visiteurs l'an dernier. « Elle a ouvert une porte unique sur l'époque préhistorique et nous offre une quantité incroyable d'informations », souligne la responsable.

  Des études ont récemment révélé que sa garde-robe comprenait des cuirs de cinq races animales différentes, dont de l’ours, du chevreuil et du mouton

Touché par une flèche dans le dos

L'enquête sur ce revenant préhistorique ne cesse de progresser à mesure que les outils scientifiques s'affinent. En 2001, la cause de sa mort est établie de façon formelle ; Ötzi, décédé entre l'an 3350 et l'an 3100 avant notre ère, a succombé à une hémorragie après avoir été touché dans le dos par une flèche, à l'épaule gauche. Les chercheurs ont, depuis, découvert qu'il avait mangé du bouquetin peu avant sa -mort et que celle-ci était survenue au printemps, selon des pollens qu'il avait également ingurgités. Le séquençage complet de son génome a permis, en 2012, de déterminer qu'il avait les y  eux marron, les cheveux noirs et qu'il descendait de populations dont des souches sont présentes en Sardaigne et en Corse. On sait aussi qu'il avait environ 46 ans au moment de sa mort (un âge respectable pour l'époque) qu'il mesurait 1,60 mètre pour environ 50 kg. Et qu'il aurait chaussé du 38 de nos jours.

Les scientifiques ont également découvert qu'il souffrait d'une allergie aux produits laitiers et était prédisposé aux maladies cardio-vasculaires, une affection jusqu'alors considérée comme liée au mode de vie moderne. L'analyse de bactéries trouvées dans son estomac a, en outre, semblé confirmer qu'une grande vague migratoire du Proche Orient vers l'Europe était survenue plus récemment qu'estimé auparavant. La découverte dans ses intestins de la bactérie H. pylori, aujourd'hui très répandue et impliquée dans le développement d'ulcères et de cancers, passionne particulièrement les chercheurs, souligne l'anthropologue Albert Zink, directeur d'un institut consacré à l'étude de la momie à Bolzano. « Peut-être s'agissait-il d'une bactérie jadis bénéfique, qui facilitait la digestion de la viande crue, et qui est devenue pathogène par la suite », confie-t-il. Le mystère reste cependant entier quant à l'identité réelle d’Ötzi.

Extrait de l'union du 20/09/2016

    

     

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 UNESCO

 

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Séjour des réconciliations, quatre rendez-vous à ne pas manquer

Les représentants des sites européens classés par l’Unesco entament leurs travaux à Reims

Les monuments Unesco de Reims seront illuminés grâce à un appel à mécénat
Reims va faire appel au mécénat pour illuminer ses monuments UNESCO

2016

Pierre CHEVAL : Mission accomplie
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2015

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Les acteurs du champagne veulent être à la hauteur
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« Il faut être ambitieux pour sa réglon »

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La Champagne aux portes du patrimoine mondial de l'Unesco

 2013

Classement à l'Unesco : la Champagne touche au but

 

    

     

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Le programme des animations par thèmes


Une démonstration de tonnellerie est prévue samedi de 10 h à 12 h 30, de 14 h à 16 h 30 et de 17 h à 19 h 30 à Grauves
Bernard Sivade

Neuf thèmes et de très nombreuses possibilités de découvrir les savoir-faire champenois. Par dates et par commune, trouvez votre bonheur.  

1 - VISITE DES VIGNES ET DU VIGNOBLE

Vendredi 30, samedi 1 er et dimanche 2 : Le sentier du Vigneron à Mutigny ;

Vendredi à 15 h et samedi à 11 et 15 h : visite guidée d’Hautvillers ;

Vendredi à 15 h et samedi à 9h en français et à 15 h en anglais : visite de vignoble et dégustation de champagne à Vertus ;

Samedi et dimanche de 10 à 12 h et de 14 à 17 h : balade en calèche et en poney à Aÿ-Champagne ;

Samedi et dimanche de 10 à 12 h et de 14 à 16 h : éco-visite guidée du vignoble d’Aÿ-Champagne et dégustation à Aÿ-Champagne;

Samedi de 10 à 18 h : chasse au trésor à Chouilly ;

Samedi de 10 à 12 h et de 14 à 17 h : visite de l’église et de la coopérative de Bergères-lès-Vertus ;

Samedi et dimanche de 10 à 12 h et de 14 à 18 h : visite du vignoble de Chavot-Courcourt ;

Samedi et dimanche de 10 à 18 h : visite de l’église de Chavot-Courcourt ;

Samedi de 10 à 18 h et dimanche de 10 à 16 h : visite guidée « De la terre à la bulle» à Chouilly ;

Samedi et dimanche de 10 à 18 h : survol du vignoble en avion à Chouilly ;

Samedi de 10 à 19 h : visite motorisée dans le vignoble à Cramant ;

Samedi et dimanche de 10 à 17 h : balade en calèche à Cramant ;

Samedi et dimanche de 10 à 19 h : Visite guidée du village de Monthelon en gyropode ;

Samedi : randonnée en moto, trottinette et pédestre à Vinay ;

Vendredi à 18 h, samedi à 17 h et dimanche à 11 h et à 16 h : visites guidées des Musardises Agéennes à Aÿ-Champagne ;

Dimanche de 7 h 30 à 9 h : initiation à la course nature à Cramant ;

Dimanche de 7 h 30 à 9 h : cyclotourisme, randonnée pédestre, marche nordique balade à vélo/VTT à Cramant;

Dimanche : départ libre entre 9 h 30 et 11 h pour une randonnée apéritive dans le vignoble de Chouilly ;

Dimanche de 10 à 12 h et de 14 à 17 h : balade en attelage à Bergères-lès-Vertus ;

Dimanche à 14 h et à 16 h : visite du centre historique de Vertus.

2 - TRAVAIL DU VIN ET DE LA VIGNE

Samedi et dimanche de 10 à 16 h : visite de la distillerie Jean Goyard à Aÿ-Champagne;

Vendredi, samedi et dimanche de 10 à 12 h et de 14 à 17 h : visites guidées de La Cité du Champagne à Aÿ-Champagne ;

Samedi et dimanche de 10 à 12 h et de 14 à 18 h : visite de la coopérative de Chavot et dégustation de vins clairs à Chavot-Courcourt ;

Samedi et dimanche de 10 à 14 h : au champagne Nicolas Feuillatte « Une visite hors du commun » à Chouilly ;

Samedi de 10 à 19 h : travail du vin à l’ancienne à Vinay ;

Samedi de 11 à 18 h : visites de caves et initiation au remuage à Hautvillers ;

Samedi à 14 h 30 et dimanche à 10 h : découverte des vins de Champagne de la Villa Bissinger à Aÿ-Champagne.

3 - SPECTACLES ET ARTS DE RUE

Vendredi à partir de 19 h : Art de rue « Allez les filles » à Épernay ;

Samedi et dimanche de 10 à 19 h : création d’une fresque sur le thème de la vigne et du vin à Monthelon.

4 - EXPOSITIONS ET ARTISANAT

Vendredi, samedi et dimanche de 9 h 30 à 12 h et de 14 à 18 h : musées du mariage et de l’étiquette à Oger ;

Samedi de 9 à 20 h : exposition d’artisans d’arts et marché artisanal gourmand à Grauves ;

Samedi de 9 h 30 à 19 h : bourse aux capsules à Cramant ;

Samedi de 10 à 18 h : exposition de cartes postales anciennes, exposition de peinture et marché gourmand (jusqu’à 23 h) à Avize ;

Samedi et dimanche de 9 h 30 à 18 h : Le Poilu de la Marne à Chavot-Courcourt ;

Samedi et dimanche de 10 à 20 h : exposition artisanale et gastronomique à Chavot-Courcourt ;

Samedi et dimanche de 9 à 12 h et de 14 à 17 h : exposition de voitures anciennes à Cramant ;

Samedi de 10 à 18 h et dimanche de 10 à 17 h : marché artisanal à Cramant ;

Samedi de 10 à 12 h, de 14 à 16 h et de 17 à 19 h : démonstration de ferronnerie d’Art à Grauves ;

Samedi de 10 h à 12 h 30, de 14 h à 16 h 30 et de 17 h à 19h 30 : démonstration de tonnellerie à Grauves ;

Samedi de 10 h à 12 h 30, de 13 h 30 à 16 h et de 17 h à 19 h 30 : démonstration de soufflage de verre à Grauves;

Samedi et dimanche de 10 à 18 h : créations haute couture à Hautvillers ;

Samedi de 10 à 18 h : exposition « Effervescence » et « Dégustation visuelle » à Oger ;

Samedi de 10 à 19 h : exposition d’artisans d’Art à Vinay.

5 - CONCERTS

Vendredi de 19 à 21 h : concert du Brass Band de Champagne à Épernay ;

Vendredi de 20 h 30 à 22 h 30 / 23 h : bal festif d’Antiquarks – Bal interterrestre à Épernay;

Vendredi de 21 h à minuit : DJ SET « PLS » et « Prieur de la Marne » à Épernay ;

Samedi de 8 à 11 h : petit-déjeuner champenois et musical à Cumières ;

Vendredi, samedi et dimanche de 10 h à 21 h 30 : ARTitude à Aÿ-Champagne ;

Samedi de 10 à 18 h : concerts itinérants à Chouilly;

Samedi de 10 h 30 à 13 h 30 : apéritif musical jazz à Oger ;

Samedi et dimanche de 11 à 17 h : concert jazz et restauration à Hautvillers ;

Samedi et dimanche de 13 à 16 h : concert de variété française/jazz et restauration à Hautvillers ;

Samedi dans l’après-midi : concert a cappella de Quatuor 319 à Cramant ;

Samedi à 20 h 15 : concert grand orgue à quatre mains à Vertus ;

Samedi de 17 h à 20 h 30 : concert dansant « Giorgo » à Vinay ;

Samedi de 21 h à minuit : concert du groupe Nomade à Vinay ;

Samedi de 19 à 22 h : fanfares « Les Boules de Feu» à Avize ;

Samedi de 19 à 23 h : apéritif et concert à Cumières ;

Samedi à partir de 19 h : concert du groupe Indie-Vision à Monthelon ;

Samedi de 19 h à 20 h 15 : apéritif musical « Flûtes musicales et pétillantes » à Vertus ;

Samedi : concert de musiques populaires « Les Jokers » à Cramant.

6 - GASTRONOMIE CHAMPENOISE ET ATELIERS METS/VINS

Samedi et dimanche de 10 à 20 h : exposition artisanale et gastronomique à Chavot-Courcourt ;

Samedi de 11 à 19 h : accord mets et champagne à Vertus;

Samedi et dimanche de 11 h 30 à 21 h : restauration en plein air « Aux délices des papilles » à Cramant ;

Samedi de 12 à 22 h et dimanche de 12 à 16 h : restauration au Café du centre à Cramant ;

Samedi et dimanche à 10 h et 15 h : atelier mets et champagne à Aÿ-Champagne;

Samedi et dimanche à 16 h : cours de cuisine au jardin à Aÿ-Champagne.

7 - INSOLITE

Samedi et dimanche de 10 à 12 h et à 14 h : initiation à l’astronomie à Chavot-Courcourt ;

Samedi de 10 à 12 h et de 17 à 20 h : dégustation de champagne en montgolfière à Grauves ;

Samedi à partir de 10 h : tombola à Grauves ;

Samedi et dimanche de 10 à 18 h : créations haute couture à Hautvillers ;

Samedi à 12 h : pique-nique chic à Vinay ;

Samedi à partir de 20 h : dîner de gala dans la salle panoramique du champagne Nicolas-Feuillatte à Chouilly ;

Samedi à 23 h : embrasement des coteaux à Épernay ;

Vendredi de 19 h à minuit : food Truck The Mother Road à Épernay ;

Samedi de 11 à 22 h et dimanche de 11 à 16h : food-truck de crêpes à Monthelon;

Samedi et dimanche de 10 à 18 h : restauration Panier gourmand d’Arthur à Hautvillers ;

Samedi de 10 h 30 à 21 h : restauration : vente de crêpes à Avize ;

Samedi de 12 à 15 h : déjeuner gourmand à Grauves ;

Samedi de 19 à 23 h : apéritif et concert à Cumières ;

Samedi de 19 à 22 h : barbecue gourmand à Grauves.

8 - RANDONNÉES

Samedi (premier départ à 10 h 30 et deuxième départ à 11 h 30) : randonnée pédestre à Avize ;

Samedi départ à 21 h pour une nocturne à Vinay ;

Dimanche de 7 h 30 à 9 h : parcours d’orientation à Cramant.

9 - BARS À CHAMPAGNE

Grauves : samedi de 9 à 23 h; Avize : samedi de 10 h à minuit ; Cramant : samedi de 9 h 30 à 19 h ; Monthelon : samedi et dimanche de 10 à 19 h ;

Hautvillers : samedi et dimanche de 10 h 30 à 21 h ; Oger : samedi de 10 h 30 à 17 h ; bar éphémère du syndicat général des vignerons à Épernay : vendredi 30 ; bar à champagne au campement médiéval et dégustations de champagne à Bergères-lès-Vertus : vendredi 30 de 16 à 22 h et dégustation samedi de 10 à 16 h.

Plus d’informations sur www.lachampagneenfete.fr

Extrait de l'union du 28/06/2017

    

     

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Séjour des réconciliations, quatre rendez-vous à ne pas manquer

Afin de fêter le 2 e anniversaire du classement à l’Unesco, la Mission Coteaux, maisons et caves de Champagne organise des manifestations populaires multi-sites.


L’an dernier, la 1re Marche des réconciliations avait rassemblé 2500 participants.CMC Champagne 

Le Séjour des réconciliations est organisé par la Mission Coteaux, maisons et caves de Champagne, à Reims, Épernay, Châlons et aux Riceys. Conférences, dîner de gala, lâchers de lanternes et marche sont les quatre événements qui vont marquer, du 22 au 25 juin, le 2 e anniversaire du classement à l’Unesco.

1 - CONFÉRENCES

La protection du patrimoine est un des enjeux de la Mission. Aussi est-elle ravie d’accueillir Nicolas Vanier qui, depuis plus de trente ans, parcourt le Grand Nord. Rendez-vous jeudi 22 juin à 19 heures au théâtre Gabrielle-Dorziat à Épernay.

À l’hôtel de ville de Reims, samedi 24 juin à 9 h 30, c’est Laurent de Cherisey qui prendra la parole. Il est le directeur général de l’association Simon de Cyrène qui développe des maisons partagées entre personnes valides et handicapées. Ce voyageur ayant parcouru le monde avec sa famille a écrit plusieurs livres et réalisé plusieurs reportages sur l’eau, les génocides, l’environnement… Son humanité et son dévouement sont communicatifs.

La 3 e conférence se déroulera le même jour aux Riceys à 18 h 30, à la Cave coopérative du champagne du Marquis de Pomereuil. Serge Wolikow abordera l’histoire du développement de la Champagne et plus particulièrement du vignoble aubois. Son intervention sera précédée d’une représentation théâtrale «Impression(s) Renoir » par la compagnie du Loup Bleu, à 16 h 45.

2 - DÎNER DE GALA CARITATIF

Vendredi 23 juin à partir de 19 heures, place au dîner de gala caritatif au Capitole à Châlons, avec un soutien à l’association Simon de Cyrène (lire plus haut). Cet événement sera aussi l’occasion de remettre le prix des Bulles des réconciliations, œuvre sculptée et dupliquée par Mauro Corda, à des personnes ou des insitutions ayant œuvré à une réconciliation. La soirée dansante sera animée par la saxophoniste Dalida Chair, originaire de Reims.

3 – LÂCHER DE LANTERNES

Samedi 24 juin à la tombée de la nuit, un lâcher de lanternes est proposé à travers le ciel champenois mais aussi partout dans le monde, pour « délivrer un message de paix » et partager largement des valeurs de fraternité. À Reims, en prélude, c’est dès le 17 juin que les lanternes pourront voguer, lors de la Soirée blanche aux Crayères.

Dix lieux permettront des envois groupés, si les conditions météo le permettent : Bouzy, Cormicy, Châtillon-sur-Marne, Château-Thierry, Verzenay, Épernay, Sézanne, Vitry-le-François et Les Riceys. Les sites du Canal du Midi, du Mont-Saint-Michel, de la cathédrale de Bourges et des Climats de Bourgogne participeront également.

Le Canal du Midi, le Mont-St-Michel, la cathédrale de Bourges et la Bourgogne lâcheront aussi des lanternes

Les lanternes, au prix de 2 euros chacune, serviront à soutenir une action de réconciliation. Les «lanceurs » sont invités à relayer tout cela via les réseaux sociaux. Les lieux de lâcher seront indiqués sur place et tous les détails se trouvent sur le site internet du Séjour.

4 - MARCHE

Dimanche 25 juin dès 8 h30 aux Riceys est organisée la randonnée des réconciliations (avec des parcours de 6, 11 ou 21 km). À la clef : des découvertes de la richesse patrimoniale et culturelle. Spectacle, conférence dans les vignes, lecture de paysages, visite d’exploitatoins, marché de producteurs et expositions jalonneront le parcours. Une participation de 2 euros par adulte est demandée. Un vaste pique-nique réunira les participants, qui auront à leur disposition un food truck. L’an dernier, pour la première édition, 2 500 personnes avaient marché de concert.

Inscription et détails sur le siteinternet www.sejourdesreconciliations.fr

Extrait de l'union du 10/06/2017

    

     

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Les représentants des sites européens classés par l’Unesco entament leurs travaux à Reims

À l’initiative de Bruxelles et de l’Unesco, des représentants de plusieurs pays européens qui ont des sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, vont plancher jusqu’à l’été sur une stratégie touristique commune, destinée à développer les marchés asiatique et américain. Le lancement de ce projet, baptisé « World heritage journeys of Europe », a lieu à Reims, où une délégation d’une trentaine de personnes est arrivée mercredi. Ces Français, Hongrois, Slovaques, Anglais, Belges, Suèdois et Polonais travaillent jusqu’à demain sur le thème des « trésors cachés », en présence de la Mission coteaux, maisons et caves de champagne. La prochaine rencontre aura lieu en mai, en Allemagne.

Extrait de l'union du 01/04/2017

    

     

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Les monuments Unesco de Reims seront illuminés grâce à un appel à mécénat

Lors de la soirée des mécènes, hier, le maire a annoncé un projet d’envergure concernant la mise en lumière de la cathédrale et de Saint-Remi.


En 2018, exit Rêve de couleurs : plusieurs projections prendront la place au niveau de la cathédrale et de la basilique Saint-Remi.

C’était la troisième soirée des mécènes hier à l’hôtel de ville. L’occasion de remercier tous ceux qui contribuent ces dernières années à restaurer le patrimoine rémois. Le maire, Arnaud Robinet, a rappelé que la ville est une ville pionnière et exemplaire en matière de mécénat. La mission a été créée en 2010 par Adeline Hazan. « Nous l’avons réorientée vers le patrimoine avec un vrai succès. Nombre de collectivités nous contactent pour connaître notre politique et nous avons été primés », a-t-il précisé. Porte de Mars et fontaine Subé ont inauguré cette dynamique.

2017 sera l’année de l’église Saint-Maurice et du Luchrone, sachant que pour la porte de Mars une deuxième phase est lancée. Les généreux donateurs sont toujours les bienvenus.

Mais Arnaud Robinet a également évoqué un autre « projet d’envergure » pour l’année 2018 et qui sera lui aussi soumis à un appel à mécénat dans le courant de l’année 2017. « Nous avons bénéficié de deux inscriptions à l’Unesco, nous avons le devoir de les accompagner », a souligné le maire. Il a évoqué les travaux de voirie autour de la cathédrale ou de Saint-Remi. « Mais nous devons aller beaucoup plus loin. Nous souhaitons réaliser une mise en lumière des sites inscrits au patrimoine de l’Unesco. » Jusqu’à présent Notre-Dame servait d’écran à Rêve de couleurs. Ce spectacle sera poursuivi en 2017. Mais à partir de 2018, il n’y aura pas une mais deux projections sur ce joyau, au niveau de la façade, mais aussi sur le portail nord, « qui possède de magnifiques statues ».

Des lasers dans le ciel pour relier les sites Unesco

« Rêve de couleurs date d’il y a cinq ans, les techniques ont évolué », a encore glissé Arnaud Robinet. Le projet prévoit également que la basilique Saint-Remi bénéficie de deux projections, toujours sur la façade, mais aussi au niveau de l’entrée latérale. « En 2019, nous pensons encore à une mise en lumière de la mairie et du Cellier. »

En attendant, pour 2018, est encore prévu un spectacle original dans le cloître de l’abbaye Saint-Remi. « Il s’agit cette fois de raconter l’histoire du champagne et de la Champagne », en lien direct avec la seconde inscription à l’Unesco. Dans cet esprit, un dispositif de lasers dans le ciel rémois invitera le public à une déambulation d’un site Unesco à un autre, de la butte Saint-Nicaise à la cité-jardin du Chemin vert, témoins de la valeur universelle des coteaux, maisons et caves de Champagne. « Ce sera une visualisation du lien entre tous ces sites. Un appel d’offres a été lancé. Le lauréat sera connu cette année. 

Une statuette près de la fontaine


Cette Vénus remonte au III e siècle

Lors de la restauration de la fontaine Subé, une statuette a été retrouvée. Elle a, elle aussi, été restaurée grâce au mécénat et a été présentée hier lors de la soirée des mécènes. En bronze, elle représente la déesse Vénus et elle est destinée à recevoir des célébrations domestiques. Elle a été retrouvée au sein d’une cave gallo-romaine, où elle avait été laissée vers la fin du IIIe siècle. Cela montre l’importance accordée aux divinités à cette époque. Chaque famille cherche à se placer sous leur protection en les vénérant au sein de petites chapelles domestiques. Celles-ci sont aménagées dans des cours, des niches de mur ou comme ici dans des niches aménagées dans des caves. Cela éclaire sur l’histoire de Reims et montre que l’endroit où se situe la fontaine était un lieu accueillant des demeures privées, occupées par des personnes bénéficiant sans doute d’un statut social privilégié.

Anne Despagne et Yann Le Blévec 

Extrait de l'union du 28/02/2017

    

     

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 Pierre CHEVAL : Mission accomplie


« L'ambassadeur de la Champagne à l'UNESCO ». Pierre Cheval est mort soudainement. Son plus grand mérite a été de remplir sa vie en se rendant utile.

A la mi-janvier, quand la Champagne a appris la disparition soudaine de Pierre Cheval, tous ceux qui l'ont approché au moins une fois dans leur vie Ont salué les mérites de cet homme élégant et généreux. Il y avait de quoi : il s'en est allé en ayant parfaitement rempli les 66 ans que le destin lui a offerts. Il a sans doute accompli toutes ses missions pour contribuer à son épanouissement personnel. Il a sûrement suivi Son parcours sans jamais défaillir parce qu'il souhaitait être utile par chacun de ses actes.

« Je ressens la joie intérieure d'avoir fait quelque chose pour la collectivité », avait-il confié à Mag'lnfo, quelques jours avant de prendre la route de Bonn pour savourer l'inscription de la Champagne au Patrimoine mondial de l'UNESCO. On l'avait senti tellement heureux de parvenir au but après huit années d'efforts, de patience et de travail.

Cette victoire d'ampleur planétaire concluait un parcours exceptionnel entamé à Mézières en 1947 et poursuivi à Lille pour des études de Droit et d'Administration publique. Car le jeune Pierre Cheval voulait travailler à Paris. Pari déjà gagnant : il s'était retrouvé à la mairie aux côtés de jacques Chirac et d'Alain Juppé. Le savait-il ? La seconde partie de son existence devait être liée à la Champagne. Grâce à l'amour qu'il portait à son épouse Marie-Paule Gatinois et à leurs enfants. Grâce à l'exploitation familiale qu'il avait développée en voyant loin, jusqu'au japon notamment. Il avait appris les métiers de vigneron et d'œnologue, rénové les bâtiments et l'outil de travail, replanté des vignes, construit un pressoir, créé des salons de réception. Il était devenu « un paysan proche de la terre, un industriel qui transforme son produit, un commercial à l'export et un consommateur de son propre vin »

Grâce aussi à son engagement pour la ville d'Ay dont il était l'un des principaux élus depuis 1983. Grâce encore à son implication dans les nombreuses structures viticoles qu'il avait créées ou auxquelles il apportait son expertise, son savoir-faire, son charisme et son leadership

En juillet dernier, il avait envie de très grandes vacances, pour retrouver sa famille, ses belles autos, son piano, la moto avec ses amis ardennais, la pêche en mer. Il pensait qu'il aurait du temps devant lui. Comme nous tous, il ignorait que ses jours étaient comptés.

Le destin a donc voulu que Pierre Cheval ne puisse participer à la grande fête des vignerons à Reims. A deux jours près ... En rejoignant le Panthéon des hommes d'action, l'ami de la Champagne a pu se consoler : il était assis aux côtés de Saint-Vincent.

Jean-François Scherpereel 

Extrait de mag'info N°157 de 01/2016

    

     

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Les sites incontournables du champagne

Musée, visite de caves, balade au cœur du vignoble et bien sûr dégustation, Pour être incollable sur la cueillette des raisins, l'histoire du champagne et les différentes cuvées, suivez le guide !


Jusqu’à 20.000 personnes visitent le phare de Verzenay chaque année. Le site compte également un musée et un espace de dégustation. Remi Wafflar

La Champagne est indissociable du champagne et, si elle ne se résume pas qu'à ce délicieux breuvage, elle en transpire par tous ses pores, Avec plus de 30000 hectares de vignobles et de caves, il serait bien présomptueux d'imaginer pouvoir en explorer tous les contours et indécent de faire une croix sur ses incontournables trésors, Sans pour autant tomber dans un ridicule « guide de la Champagne pour les nuls », voici une liste non exhaustive des sites les plus emblématiques pour réussir à ressentir et appréhender une région autrefois « pouilleuse » qui a su faire, à partir d'un sol crayeux, une boisson universelle synonyme du luxe le plus ultime.

1 – Première étape, les caves Pommery à Reims

Quelle bonne entrée en matière que ce château ostentatoire et coloré pour débuter la route du Champagne. La visite des caves se fait à près de 30 mètres sous terre. Les 116 marches d'un impressionnant escalier mènent à d'anciennes crayères gallo-romaines, creusées il y a 2000 ans. Quatre visites - découverte, art du champagne, spéciale exposition et clos à la coupe - sont proposées. Elles durent 30 minutes à 2 heures et comprennent également une visite de « Bleu brut », une exposition d'art contemporain présentée dans le cadre de la 12ème édition de « L'expérience Pomrnery »

•.-  Ouvert tous les iours de 8 à 18 heures. Visite de 13 à 50 euro

2 – L’histoire de la vigne au Phare de Verzenay  

Ce petit village niché entre un moulin et un phare ne manque pas de charme. Ce dernier a été construit au cœur d'une « mer de vignes » par Joseph Goulet en 1909, pour promouvoir sa marque. C'est bien l'impression que l'on ressent après avoir gravi les 101 marches qui mènent au sommet du phare, haut de 25 mètres. Bombardé pendant la première guerre mondiale, il n'a été restauré que 80 ans plus tard, en 1999, dans le cadre du projet d'ouverture d'un écomusée de la vigne. Y sont proposées des visites avec audioguide en cinq langues. On y apprend tout le b a ba de l'histoire de la vigne, les différents vignobles qui constituent la région et l'évolution du métier de vigneron. La dernière salle diffuse un film, commenté par Robert Hossein, sur les contes et légendes liés au phare. Jusqu'à 20000 personnes visitent le site chaque année, qui compte également un espace de dégustation. Quinze marques de vignerons de la montagne de Reims y sont présentées.

•.-  Ouvert de 10 il 17 heures la semaine et jusqu'à 17h30 le week-end. Visite du phare et du musée : 9 euros.

3 – Hautvillers, la patrie de Dom Pérignon

Ce site pittoresque avec ses charmantes petites ruelles est très prisé des touristes. La terrasse de son café central est bien agréable en été. Situé en plein cœur du parc naturel de la montagne de Reims, on y trouve des points de vue magnifiques sur la vallée de la Marne. Mais c'est aussi un haut-lieu de l'histoire du Champagne. C'est autour de son abbaye, fondée en 650 que le village « Alta Villare » est né. Mille ans plus tard, le père de l'œnologie, Dom Pérignon, en charge des celliers et de la production du vin à l'abbaye, révolutionne le processus de vinification du Champagne. Sa sépulture est visible à l'église. L'abbatiale privée, n'est en revanche pas ouverte à la visite.

4 – Les 18 km de caves Mercier à Epernay, en petit train

La visite rend hommage au fondateur de la maison, Eugène Mercier, dont la démarche visionnaire a contribué au renom de son champagne. Après un petit film sur l'homme, on emprunte un ascenseur panoramique pour descendre une trentaine de mètres. C'est ensuite à bord d'un petit train que l'on parcourt une partie des 18 km de caves dont les galeries sont ornées de bas-reliefs réalisés par Gustave Navlet. Des audioguides sont disponibles en dix langues. Trois types de dégustations sont proposés, permettant de goûter les différentes cuvées allant du brut au rosé en passant par un réserve.

 •.-  Ouvert tous les jours de 9h30 à 11h30 et de 14 à 16 heures. Visite de 13,50 à 25 euros.

5 – Descendre l’Avenue de Champagne à Epernay

Ce ne sont pas les Champs Elysées mais c'est sans conteste l'avenue la plus prestigieuse d'Épernay, sinon de la Champagne. Longue de plus d'un kilomètre, elle abrite les plus grandes maisons - Moët & Chandon, Mercier, De Castellane, Esterlin, Perrier-]ouët, Pol Roger, Demoiselle ... et les plus beaux hôtels particuliers de la ville. « Voie royale entre Paris et l'Allemagne, elle a été rebaptisée « Faubourg du commerce » lorsque les ventes de vin se sont développées. Avec ses luxueuses propriétés, elle est surnommée le « Faubourg de la folie » sous Louis XV et ne sera baptisée « avenue de Champagne » qu'en 1925.

Depuis le 4 juillet dernier, elle est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.

Les caves médiévales de la maison Pannier


Les caves médiévales du champagne Pannier s'étendent sur plus de 2 km.

Si l'Aube et surtout la Marne tiennent le haut du panier en matière de caves de champagne, l'Aisne représente tout de même 10% du vignoble. Parmi les plus belles visites, celle de la maison Pannier vaut le détour : Fondée en 1899 par louis Eugène Pannier à Dizy, à côté d'Épernay, la famille s'est installée à Château-Thierry en 1937 dans les caves d'une carrière abandonnée, dont les pierres ont servi à bâtir la ville. On peut découvrir l'histoire de cette maison via une visite commentée d'environ une heure des caves médiévales (12'-15' siècle) suivie d'une dégustation de champagne parmi les douze différentes cuvées de la maison. Filiale de la coopérative Covama, elle produit 600.000 bouteilles, distribuées exclusivement chez les cavistes,

La route du champagne fait la fête aux Ricey

C’est le rendez-vous à ne pas manquer dans l'Aube cet été, la Route du Champagne en fête a lieu cette année les 1 et 2 août dans la commune des Riceys. Le principe :  A l’entrée du Village on achète une « flûte passeport » à 20 euros qui donne accès à 23 caves et un point panoramique de dégustation. Dès le vendredi soir, un spectacle de théâtre ouvrira les festivités. Durant tout le week-end, diverses animations accompagneront les participants : concerts, fanfares, feu d'artifice et bal populaire. Restauration sur place.

•.- Samedi 1er août : de 10 à 19 heures. Dimanche 2 août : de 10 à 18 heures.

L’amour et le champagne en héritage à Oger


Les traditions du mariage n'ont pas de secret pour Pascal Henry.

C'est un étonnant petit musée que les parents de Pascal Henry ont créé, en marge de leur exploitation de champagne, à Oger. Inauguré en 1995 par Denise Fabre, le temps semble s'y être arrêté. La collection de quelque 360 robes de mariées - une tradition qui a perduré jusqu'au début du XX° siècle - est certes un peu kitsch mais néanmoins impressionnante. Tout comme les collections de bijoux, coiffes, robes de mariée ... Un siècle de traditions que l'hôte maîtrise à la perfection ! La visite se poursuit par une exposition de plusieurs centaines d'étiquettes de champagne et d'objets anciens liés à la vigne et au vin. Et pour conclure, quoi de mieux qu'une dégustation en cave de la cuvée Amoureux ?

•.- Musée du mariage, Champagne Henry de Vaugency : visite et dégustation à 7 euros

« Vin de la fête et de l’amour »

3 questions à Patrick DEMOUY

A l'université de Reims, Patrick Demouy est également l'auteur de plusieurs ouvrages sur Reims, sa cathédrale et plus généralement sur la Champagne.

•.- Depuis quand boit-on du champagne ?

C'est depuis le dernier quart du 17° siècle, au moment, où commence à se répandre en France et en Angleterre la mode des vins effervescents. C'est la conjonction de la bouteille solide et du bouchon hermétique en liège en même temps que le goût des consommateurs qui explique le début de cette mode qui ne s'est plus jamais arrêtée.

•.- A-t-il toujours associé au luxe ?

Oui, car le prix de la fabrication des bouteilles devait tenir compte d'aléas importants, en particulier des risques de casse, car la fermentation était mal maîtrisée. Au 18° siècle, elle pouvait atteindre jusqu'à la moitié d'une cuvée. On recommandait d'ailleurs aux visiteurs de descendre avec des masques grillagés dans les caves. La bouteille avait alors un prix équivalent à celui de nos grandes cuvées d'aujourd'hui, ce n'était donc pas à la portée de toutes [es bourses. C’est à la période de la Régence, après la mort de Louis XIV, que ce vin a connu son essor. À l'étiquette stricte a succédé le goût des soupers fins, des petits appartements et du champagne, ce vin de la fête, de l'esprit et de l'amour.

•.- D’où vient la tradition de boire du champagne dans une coupe ou une flûte ?

Quand on regarde le tableau de De Troy, « Le déjeuner d'huîtres » on voit bien des flûtes, qui sont les formes les plus anciennes. Elles permettaient de voir l'effervescence et de laisser dans le fond un certain dépôt. La coupe s'est répandue au 19° siècle, selon un modèle assez antique. C'est un peu dommage car on perd l'effervescence beaucoup plus rapidement,

LES REPÈRE5

La tour De Castellane à Épernay

•.-Si la montagne de Reims a son phare, Épernay a sa tour, De Castellane, culminant à 63 mètres. 237 marches sont à gravir pour la visiter

Le Mississippi en made champenois sur la Marne

•.-Pour découvrir le vignoble au fil de l'eau, l'équipage du bateau Champagne Vallée, steamer avec roue à aùbe el ba,stingage blanc, propose de descendre la j Marne entre la Vallée de Boursault et Epernay. Promenades, déjeuners et dîners 1 : sur réservation.

LE SENTIER DU VIGNERON A MUTIGNY

•.-Pour les amateurs de randonnée, le petit village de Mutigny dispose d'une boucle pédestre de 2200 km dans le vignoble, au contact direct des professionnels de la vigne. Le « sentier du vigneron» est jalonné d’étapes ludiques sur l'histoire et la 1fabrication du champagne

La DATE : 1722

•.-Le premier sacre auquel on peut bassocier le champagne est celui du jeune Louis XV.

La PHRASE

 •.- « Aujourd'hui, les sommeliers travaillent sur des verres en forme de tulipe, afin de conserver les arômes, mais montés sur un pied, du fait de l'élégancee de la forme élancée et car cela évite de réchauffer le champagne »

 Patrick DEMOUY

Laetitia VENANCIO

Extrait de l'union du 21/07/2015

    

     

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 Unesco, ces sites qui sont dorénavant classés au patrimoine mondial

Qu'englobe précisément l'inscription « Coteaux, Maisons et Caves de Champagne» ? Quels paysages, bâtiments et autres sites de Reims sont maintenant inscrits au patrimoine mondial ? Voici un état des lieux non exhaustif

Les caves Taittinger. la cité-jardin du Chemin-Vert tout comme la Villa Demoiselle font maintenant partie du patrimoine Unesco, D. Sivade

Reims compte maintenant deux inscriptions au patrimoine mondial de l'Unesco. La première, englobe la cathédrale, le palais du Tau et l'abbaye Saint-Denis (1991) mais la deuxième, précisément ? Cette question, nous l'avons posée à la Ville comme à l'association Paysages de Champagne- qui a porté, pendant 8 ans, la candidature mais impossible d'obtenir une liste précise.

La municipalité renvoie à l'association dont le service communication préfère botter en touche: CI Cette candidature se veut avant tout une démarche de tout un territoire, celle de 320 communes, Il Certes, mais toute candidature au patrimoine mondial exige la délimitation d'un périmètre du Bien proposé pour inscription. À .dêfaut d'un inventaire à la Pré- vert, voici les éléments phares.

1 - UN SOUS-SOL REMAROUABLE

Le paysage souterrain du patrimoine viti-vinicole rémois est maintenant en grande partie classé, tout ce qui se trouve sous la colline Saint-Nicaise est composé de 370 crayères, on dénombre aussi 1000 puits d'extraction. Il est considéré comme un exemple du « génie champenois » d'avoir réutilisé d'anciennes carrières de craie exploitées à l'époque médiévale, en tant que caves. Sur la liste : les 24 kms des crayères Veuve Clicquot (les plus vastes), ainsi que les caves Ruinart (les plus hautes, 50 m), Pommery, Charles Heidsieck, Taittinger et Martel.

2 - L'URBANISME ET L'ARCHITECTURE DES MAISONS DE CHAMPAGNE

Parmi les voies de communication de l'époque, le boulevard Henry Vasnier, créé tout spécialement pour l'expédition des bouteilles, est donc classé. On y trouve tout au long, d'autres éléments inscrits dorénavant au patrimoine mondial de l'Unesco : la butte Saint-Nicaise, le château des Crayères, tout comme la Villa Demoiselle.

Ainsi que le parc de Champagne, fondé en 1907 pour l'activité sportive des employés de la Maison Pommery.

3 - QUAND DES LOGEMENTS SOCIAUX REJOIGNENT AUSSI LA LISTE

Les porteurs de la candidature souhaitaient aussi mettre en lumière le patrimoine ouvrier relevant du mécénat patronal. . La cité-jardin du Chemin-Vert comprenant crèche, école, bain douche (aujourd'hui la maison communale) ainsi que son église Saint-Nicaise décorée notamment par le maître verrier René Lalique et Maurice Denis grossissent ainsi la prestigieuse liste. Au sortir de la Première Guerre mondiale, elle fut la plus importante opération de reconstructions de la Ville. Le Foyer Rémois est à l'origine de sa construction (1919 à 1923) et possède toujours ces 600 maisons étendues sur 30 ha, le long du boulevard  Pommery.

Aurélie BEAUSSART

Extrait de l'union du 13/07/2015

    

     

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Pierre Cheval, la « voix » de l'Unesco

Pierre Cheval est le « Monsieur Unesco » de la Champagne. Depuis près de dix ans, cet hom-me engagé se bat pour que la région viticole soit classée au Patrimoine de l'humanité


Pierre Cheval possède plusieurs passions: les voitures anciennes. la moto, la peinture eL le piano.
Hervé Oudin

A SAVOIR

•.- Il est né le 17 mai 1949 à Charleville-Mézières. Après le bac, il suit notamment des études de droit.

•.- Il démarre sa carrière au ministère de l'Intérieur, à l’Hôtel de Ville de Paris. Durant dix ans, il estchargé de la préparation du budget et des comptes. Il travaille avec Jacques Chirac et Alain Juppé.

•.- Il quitte l’administration en 1980 pour reprendre l’exploitation Viticole familiale de son épouse : 7,5 hectares à Ay. Il se forme à Avize Viti Campus. Il y a trois ans, il transmet l'entreprise - champagne Gatinois - à son fils, Louis.

•.- Tout au long de sa carrière, Pierre Cheval s'est engagé : vice-président du Syndicat général des vignerons (SGV), président d'Avize Viti Campus. président du CDER (Centre d'économie rurale], vice-président du conseil de la Caisse régionale du Crédit agricole, premier adlolnt au maire d Ay, commandeur de l'ordre des Coteaux …

« Si ceux qui doivent le faire ne le font pas, alors qui le fera ? » Cette devise, Pierre Cheval, 66 ans, l'a appliquée sur le dossier Unesco. Depuis 2008, avec la création de l'association Paysages du Champagne, il porte la candidature de la Champagne au Patrimoine mondial. JI n'a pas voulu devenir à tout prix le « Monsieur Unesco de la Champagne ». Les deux présidents du CIVC (Comité Interprofessionnel du vin de Champagne) de l'époque - Yves Bénard et Patrick Le Brun - sont venus le chercher. Pierre Cheval a le profil : c'est un homme affable, au caractère souple, qui connaît parfaitement le monde du champagne. Viticulteur à Ay  pendant 35 ans, il demeure aussi un homme de dossier puisqu'il a siégé dans différentes instances. « L'idée d'inscription au patrimoine mondial de l'Unesco a émergé dès 2002 lors d'une réunion du comité interprofessionnel des vins de Champagne. On s'est demandé ce qu'on pouvait faire de plus pour célébrer le champagne, son histoire, ses valeurs, aime-t-il à raconter. Cette idée folle m'a paru intelligente, originale pour le champagne, exigeante. J'ai dit oui. »

« Un travail d'Hercule »

Pierre Cheval s'entoure d'une équipe et se met au travail. « J'étais loin d'imaginer qu'il y en aurait autant ! » confesse-t-il dans un sourire. Au départ, il constitue un dossier autour des « paysages culturels, viticoles ». Oui mais voilà, le Comité des biens français lui déconseille de s'engouffrer dans cette voie-là. Il faut tout revoir. Tout reprendre à zéro. « Là, je me suis dit que le chemin serait long », se souvient-il. Pierre Cheval n'est pas homme à baisser les bras. Avec son équipe, entouré d'une cinquantaine de sociologues, historiens, géographes, scientifiques, spécialistes de caves, photographes, dessinateurs, écrivains, journalistes, il monte un nouveau dossier tourné cette fois vers le patrimoine agro-industriel, « la valeur universelle exceptionnelle » de la Champagne. Le dossier « Coteaux, maisons et caves de champagne » naît. Pour autan, Pierre Cheval garde sa même ligne de conduite : représenter toute la zone d'appellation d'origine contrôlée (AOC). « On ne peut pas mettre 35.000 hectares sous cloche. C’est pourquoi, nous avons choisi trois lieux emblématiques du territoire (NOLR : les coteaux historiques d’Aÿ  à Hautvillers, l'avenue de Champagne à Épernay et la colline Saint-Nicaise de Reims) que nous utilisons pour mettre en avant l'ensemble de la zone AOC à travers une zone d'engagement.» Pierre Cheval le sait, il doit convaincre. Grâce à son écoute, son humilité, son engagement, cet homme de valeurs, qui ne revendique aucune ambition politique majeure, réussit à unir tous les acteurs du paysage champenois, qu'ils soient viticulteurs, négociants en champagne ou élus. « Un travail d'Hercule », comme il aime à le souligner. « Ce n'était pas facile. Nous avons eu des élections législatives, présidentielles, municipales... Il fallait montrer une volonté collective forte sur ce dossier car l'enthousiasme local fait partie des critères de décision de l'Unesco. Nous avons réussi » Le 15 mai, la note de dix pages de l'Icomos (Conseil International des Monuments et des Sites) recommandant l'inscription de la Champagne au Patrimoine de l'humanité, couronne son « marathon ». « Ce jour-là, on ne savait plus quoi faire !  avoue-t-il. On a eu une sorte de baby blues d'après accouchement. Cela a duré quelques heures et on est reparti. » À deux jours de l'ouverture de la 39ème session du Comité du patrimoine mondial de l’Unesco à Bonn (Allemagne), le président de l’association Paysages de Champagne confie ressentir « un début de paix intérieur ». Enfin

Stéphanie GRUSS

Extrait de l'union du 25/06/2015

    

     

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Pierre Arditi : « Je vibre pour cette Champagne »

Je suis vraiment ébloui par la géographie champenoise. Quand on se balade dans les crayères, on a l’impression d’être dans «Le Mystère de la Grande Pyramide» de Black et Mortimer et quand on se [...]

L'ESSENTIEL

•.- Nom : Pierre Arditi.

•.- Profession: Comédien.

•.- Il a quelque 70 films à son actif.

•.- Premler film : Le Dernier saut (1968).

•.- Dernier film : Comme un avion (2015).

•.- Naissnce : 1er décembre 1944, dans le VI° arrondissement de Patis.

•.- Père : Georges Arditi.

•.-Epouses : Evelyne Bouix et Florence Giorgetti.

•.- Sœurs : Catherine Arditi, Rachel Arditi, Danièle Arditi.

•.- Enfant : Frédéric  Arditi.

Avant la réunion du Comité du patrimoine mondial de l'Unesco en Allemagne, l'acteur Pierre Arditi s'est confié sur son amour de la Champagne-Ardenne. Une région où il possède des amis mais aussi des souvenirs cinématographiques puisqu'il y a tourné un épisode de sa série policière « Le Sang de la Vigne ».

•.- Comment êtes-vous devenu membre du comité de soutien ?

Au départ, c'est mon ami Jean Berchon, directeur de la comurucation chez Moët & Chandon, qui m'a demandé d'écrire un papier sur la Champagne afin de préfacer un livre. Puis, on m'a demandé de devenir membre du comité de soutien et, comme Je suis déjà venu tourner en Champagne pour « Le Sang de la Vigne »  j'ai accepté.

•.- Qu'est-ce que vous aimez en Champagne ?

j'ai été vraiment ébloui par la géographie champenoise. C'est absolument magnifique. Quand on se balade dans les crayères, on a l'impression étrange d'être plongé dans les chambres secrètes de l'Égypte antique, tandis que quand on refait surface, la vision des vignes semble être une invitation à boire un coup avec Dieu. On dirait que l'architecte céleste a jeté de la poudre de perlimpinpin et que ça a donné quelque chose de précieux et atypique

« Quand on se balade dans les crayères, on a l'impression étrange d'être plongé dans les chambres secrètes de l'Égypte antique »

•.- Quel est le coin que vous préférez ?

Il y en a beaucoup mais la côte des Blancs, c'est de toute beauté. Il y a quelque chose de métaphysique. On peut s'asseoir là et attendre la mort. Il y a également des souterrains formidables. Les caves Pommery, Taittinger ou Laurent-Perrier, par exemple, sont absolument foudroyantes. On dirait des endroits où l'homme a fait du mal, mais où tout a été réparé par la main de Dieu C'est envoûtant.

•.- Vous avez également beaucoup d'amis en Champagne ...

Je connais ce coin pour y avoir tourné et j'y ai effectivement des amis. Je connais le chef cuisinier Gérard Boyer, qui est un ami cher. Il y a aussi la famille Taittinger, des amis que j'aime beaucoup, tout comme Richard Geoffroy de chez Dom Perignon. Je connais leur travail, je les respecte. On ne se voit pas tous les jours mais on se croise toujours avec plaisir. Tourner dans la région m'a aussi permis de revoir des gens que j'apprécie, comme la famille Krug, que j'ai bien connue. Ça fait partie de ma vie. C'est amusant d'ailleurs car le chef de cave, Éric Lebel, a le même nom de famille que Benjamin Lebel, mon personnage dans « Le Sang de la Vigne ».

•.- Selon vous, quels sont les arguments qui ont pu convaincre le Comité du patrimoine mondial de l'humanité ?

La Champagne a quelque chose d'étonnant car c'est à la fois souterrain et élevé vers le ciel. C'est contradictoire mais complémentaire. C'est une région qui mérite d'être préservée, admirée, respectée, cajolée, choyée. Et puis le champagne est bu dans le monde entier. On essaye de le faire devenir autre chose que français mais c'est impossible, la mondialisation n'y fera rien. À un moment ou à un autre, tout le monde boit du champagne. Ça mérite donc que tout le monde sache comment et ou ça se conçoit. Mais pas avec des flux de touristes qui viendraient tout flinguer. C'est mon métier d'apprendre à regarder et vibrer. Et je vibre pour cette Champagne. On ne peut pas ne pas aimer un pays comme ça.

Le théâtre, le vocabulaire du vin et les bonnes bouteilles

 Pierre Arditi est sensible au vocabulaire du vin. « Mais il ne faut pas non plus que cela devienne une messe. Pas besoin d'un brevet d'œnologie pour avoir le droit de boire un verre de Lafite Rothschild. Il n’y a pas de vocabulaire unique, sans lequel il n'y aurait point de salut. C'est comme la peinture. Comme disait Degas : « La peinture, y a rien à comprendre, c'est comme la merde, ça se sent, » explique-t-il.

Pour le comédien, le milieu du théâtre est propice « au plaisir de boire du vin ». « Les acteurs ont toujours aimé le vin, et plutôt les vins rouges. Le vin, c'est la récompense. On ne mange pas avant un spectacle, on mange après, on soupe. Quand j'étais jeune, on pouvait aller dîner jusqu'à 3 heures du matin », raconte-t-il. Et la « douce ivresse, un joli vertige qui est celui de la vie, du bonheur, pas une ivresse synonyme d'excès destiné à s'oublier soi-même », fait partie de ce plaisir.

Pierre Arditi possède plus de 15000 bouteilles de vin : « J'ai deux caves dans Paris et je suis en train d'en trouver une troisième. C'est comme les livres, vous n'arrêtez pas d'en acheter parce que votre bibliothèque est pleine. Je ne thésaurise pas. La régie est de boire ce qu'on a envie de boire, quand on a envie de le boire. Je ne suis pas du genre à attendre une grande occasion. » Il a rempli ses caves au fur et à mesure de ses voyages, de ses tournages, des rencontres. « Toutes les régions sont représentées, grands vins comme vins de soif. « Très souvent je relève au restaurant les coordonnées d'un vin qui me plaît et je téléphone. j'achète des bordeaux en primeur, même si je ne suis pas assez pointu pour dire comment ils évolueront. Jai aussi la chance, de connaître suffisamment de monde pour obtenir des bouteilles difficiles à trouver. J'adore descendre dans ma cave. Je flâne, je regarde le vin, comme on regarde une collection de Tintin … »

Propos recueillis par Simon KSIAZENICKI

Extrait de l'union du 24/06/2015

    

     

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 « Il faut être ambitieux pour sa réglon »

La La 39ème  session du Comité du patrimoine mondial s'ouvre ce dimanche à Bonn en Allemagne. Le journaliste rémois Patrick Poivre d'Arvor soutient la candidature de la Champagne.


« Les Rémois ont considéré qu’ils étaient sur un trésor caché et qu’il fallait quille reste »,
 estime le journaliste. Emmanuel DONNY

•.-  Le dossier « Coteaux, Maisons et caves de Champagne » devrait être examiné autour du 5 Juillet à Bonn. Comment avez-vous été sollicité pour faire partie du comité de soutien ?

 Je suis le projet depuis longtemps. Je crois que le premier coup de télé- phone remonte à cinq, six ans. De Cécile Bonnefond qui était la patronne de la maison Veuve Clicquot. Après il y a eu des déconvenues, des déceptions et ils sont repartis à la charge et ils ont eu bien raison. Parce qu'il faut être tenace. Donc je suis ravi de les aider comme je le peux.

•.- Quel est votre rôle ?

Je ne sais pas trop : donner des interviews, pousser et mettre en valeur ces coteaux qui sont sublimes et dans lesquels je suis né. C'est la moindre des choses. Je me trouve régulièrement sur les routes avec un de mes amis, Jean-Philippe Collard, le fondateur des Flâneries de Reims. Tous les deux, on fait un spectacle autour de Chopin et des poèmes d'amour que je lis. Partout où on passe, on parle de la beauté de nos lieux de naissance et du charme de ce patrimoine.

•.-  Quel rapport entretenez-vous avec la Champagne, avec Reims ?

J'y ai passé les quinze premières belles années de ma vie. On appartient indéfectiblement à sa région. De temps en temps, les Champenois ou les Rémois m'énervent parce qu'ils ne se rendent pas compte du bonheur qu'ils ont d'être dans cette région. On n'est qu'à 150 km de Paris, il faut regarder ce qu'il se passe autour de soi et prendre le meilleur. Quand j'ai passé mon bac, on était une trentaine dans ma classe et seuls trois sont partis à Paris. Les autres sont restés, cela m'avait frappé. Mais il ne faut pas hésiter à bouger, regarder le monde, être ambitieux. Pour sa ville notamment et sa région. Il y a des gens ambitieux pour le Stade de Reims par exemple. Quand j'étais jeune, il y avait des gens comme ça et ensuite il y a eu une longue période de déshérence. J'ai une grande admiration pour Jean-Pierre Caillot et son adjoint, qui récoltent sans doute plus d'ennuis que de satisfactions mais il faut se battre. Les Rémois ont considéré qu'ils étaient sur un trésor caché et qu'il fallait qu'il le reste. Non, il faut l'ouvrir, ouvrir les portes, celles de la cathédrale, la plus belle du monde pour moi, il faut ouvrir Reims et sa région.

•.-  C'est peut-être ce qui fait que ce dossier n'ait pas été monté plus tôt ...

Oui, peut-être. Par comparaison, j'ai vu d'autres lieux avec peut-être moins d'atouts se battre. Je me souviens par exemple de la chaîne des Puys en Auvergne. Les porteurs de projet se sont vraiment bougés.

•.-  Comme tous les petits Rémois, avez-vous été baptisé au champagne ?

J'adore le champagne. Je rentre souvent tard le soir. Quand je présentais le journal, je buvais toujours un peu de champagne quand j'arrivais chez moi, C'est ma boisson naturelle, que je prends très régulièrement. Je ne sais pas si ça date de ce fameux baptême mais voilà ! Je pas sais d'ailleurs mes petites vacances d'enfance chez les Grosdidier et ils faisaient un champagne, que je recommande d'ailleurs. Mais les grandes maisons m'impressionnent aussi. Je suis par exemple bluffé par la capacité de regroupement qu'a eu Nicolas Feuillatte, une marque connue dans le monde entier maintenant C'est une réussite d'ambitieux. Nous étions en classe aussi avec Taittinger et j'apprécie Qu'il ait racheté la marque qui avait été vendue par sa famille. C'est très audacieux. Puis toutes les grandes marques, Krug, Bollinger, Ruinart, Cristal Roederer, Veuve Clicquot... Beaucoup de grandes et belles marques. La candidature et l'inscription, si c'est le cas, peut aussi servir à faire reconnaître le savoir-faire des vignerons" récoltants-manipulants ...

•.-   A travers votre carrière de grand reporter, vous avez beaucoup voyagé. Quelle image garde le champagne : luxe et raffinement ?

Oui, les Champenois ont fait ce qu'il fallait de ce côté-là pour éviter toute comparaison avec le mousseux Qui a failli les étouffer. Aujourd'hui, il y â un succès invraisemblable, du prosecco et il ne faut pas le traiter par le mépris. Il faut travailler pour bien montrer les différences et se battre sur tous les fronts.

•.-  Dans le comité de soutien dont vous faites partie, il n'y a aucune femme alors que le métier se féminise. Le regrettez-vous ?

Vous me l'apprenez et c'est dommage. Je suis prêt à céder ma place à qui la veut. Le champagne, c'est vraiment la fête, la joie, des regards qui pétillent et quoi de plus beau qu'un regard de femme qui pétille dans les yeux d'un homme ou le contraire.

Le journal L'Union à l'Unesco

Le Comité du patrimoine mondial se réunit du 28 juin au 8 juillet, à Bonn, en Allemagne. La candidature de la Champagne sera examinée durant cette 39" session. Selon Pierre Cheval, président de l'association Paysages de Champagne, le dossier « Coteaux, Maisons et Caves de Champagne » pourrait être examiné le dimanche 5 juillet. Philippe Lalliot, ambassadeur, délé- gué permanent de la France auprès de l'Unesco, défendra les couleurs de la Champagne et de la Bourgogne. Le journal L'Union vous fera vivre en direct cet événement (historique ». Deux journalistes - Stéphanie Gruss et Claire Hohweyer - suivront les débats du 3 au 6 juillet que vous pourrez suivre sur le papier, sur le site Internet du journal L'Union ou sur Twitter.

Propos recueillis par Claire HOHWEYER

Extrait de l'union du 28/05/2015

    

     

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Le compte à rebours est lancé !

3, 2, 1, c’est parti. Le compte à rebours est affiché sur la façade de l’hôtel de ville de Reims avant la décision de l’Unesco concernant les coteaux, maisons et caves de Champagne. Il reste 44 jours. C’est bien parti. On croise les doigts. Il reste 44 jours !


Elus, représentants de maisons de champagne et responsables du projet ont lancé le compte à rebours. hier matin. B. Sivade

Plus que 44 jours. C'est le décompte affiché depuis hier matin sur la mairie. Quarante quatre longs jours avant la réponse à la candidature des coteaux, maisons et caves de Champagne au patrimoine mondial de l'Unesco. Élus, représentants de maisons de champagne et responsables du projet ont lancé le compte à rebours sur les m'arches de l'hôtel de ville. Trois, deux, un, zéro, ouais ! , suivi d'applaudissements fournis.

Un tel enthousiasme vient du fait que l'organisation consultative indépendante comos (Conseil-international des monuments et des sites), a rendu une recommandation favorable auprès du comité du patrimoine mondial. Les jeux ne sont pas faits mais la candidature est en bonne position, « la plupart du temps, les recommandations d'lcomos sont suivies. Mais pas toujours »

Pierre Cheval

Les 319 communes associées retiennent leur souffle. Il Tous ensemble, nous nous dirigeons vers un succès x a encore martelé Pierre Cheval, le « monsieur Unesco président de l'association Paysages

de Champagne, toujours aussi motivé et prêt à poursuivre son travail pendant le mois et demi qui reste. « La plupart du temps, comme il l'a encore fait remarquer, les recommandations d'Icomos sont suivies, Mais pas toujours ... » Donc, le suspense continue et tout va se jouer à Bonn, en Allemagne, où se tiendra la 39ème  session du Comité du patrimoine mondial, et où seront examinés aussi 37 autres dossiers entre le 28 juin et le 8 juillet.

« comos a simplement recommandé un certain nombre de mesure de protection, d'ailleurs en cours, à Reims et sur les coteaux historiques, notamment des mesures pour protéger la biodiversité des paysages », a encore précisé Pierre Cheval. Ce dernier a été chaleureusement remercié par Arnaud Robinet pour « le travail accompli avec passion et dévouement depuis dix-huit mois ». Un travail efficace puisqu'il est parvenu à ce que les experts d'Icomos rendent un rapport élogieux Sur les coteaux. maisons et caves de Champagne, sur la façon dont l'élaboration du champagne a évolué, ainsi que sur l'architecture de prestige et le patrimoine souterrain unique. -

Tous les Champenois y croient. En cas de succès, il ne restera plus qu'à organiser les réjouissances.

 

M.C LARDENOIS

Extrait de l'union du 22/05/2015

    

     

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La Champagne aux portes du patrimoine mondial de l'Unesco

Ce vendredi 15 Mai, le résultat de l’évaluation ICOMOS est officiel. Après expertise, la proposition d’inscription des « Coteaux, Maisons et Caves de Champagne » sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco est validée.

Ce vendredi 15 Mai, le résultat de l’évaluation ICOMOS (Conseil International des Monuments et des Sites) de la proposition d’inscription des « Coteaux, Maisons et Caves de Champagne » sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco est officiel.

Après une expertise, pendant près de 18 mois, ICOMOS, organisation consultative indépendante, vient de publier sa recommandation auprès du Comité du patrimoine mondial. ICOMOS « recommande que les Coteaux, Maisons et Caves de Champagne, France, soient inscrits sur la Liste du patrimoine mondial »

C’est donc l’avant dernière étape qui est franchie avec succès aujourd’hui pour la candidature, portée depuis 8 ans par l’association Paysages du Champagne et présentée dans la catégorie « Paysage culturel évolutif vivant », catégorie créée en 1992 pour désigner un ouvrage combiné de l’Homme et de la Nature.

La décision finale interviendra dans un peu plus d’un mois lors de la 39e session du Comité du patrimoine mondial qui se tiendra à Bonn en Allemagne. C’est à cette occasion que les 21 Etats membres qui siègent au Comité du patrimoine mondial rendront un avis définitif sur la proposition d’inscription des Coteaux, Maisons et Caves de Champagne.

Extrait de l'union du 16/05/2015

    

     

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Classement à l'Unesco : la Champagne touche au but

REGION. Avec la Bourgogne, la Champagne pourrait être le deuxième dossier retenu par l’État pour être présenté au classement du Patrimoine mondial de l’Unesco.


Le paysage agro-industriel est mis en avant - Archives Remi Wafflart

La nouvelle est venue de… Dijon. Lundi, lors du conseil municipal, le sénateur-maire PS de Dijon, François Rebsamen, a annoncé que la France allait retenir deux dossiers pour la candidature au Patrimoine mondial de l’Unesco. L’un d’eux : « Les Climats de Bourgogne ».

L’information a circulé sur Twitter et en Champagne-Ardenne, c’est Franck Leroy, maire UDI d’Épernay, qui dégaine le premier. Dans un communiqué, l’élu déclare que le dossier « Les Coteaux, Maisons et Caves de Champagne » est, lui aussi, « retenu par l’État ». « Nous savions que notre candidature avait franchi avec succès toutes les commissions techniques, explique-t-il. Le sénateur-maire de Dijon est un proche du gouvernement. Dès qu’il a divulgué l’information, nous avons contacté le ministère de la Culture qui a confirmé, sans le faire de façon officielle, avoir transmis le dossier au ministère des Affaires étrangères, avec un avis favorable du ministre. La nouvelle devrait être rendue officielle par le gouvernement d’ici quelques jours ».

« De bons espoirs »

Le gouvernement français a normalement jusqu’au 31 janvier, 18heures – heures de Paris – pour donner son choix au Centre du patrimoine mondial à l’Unesco. Des pays comme la France peuvent proposer chaque année deux dossiers. Depuis quelques semaines, l’association « Paysages du Champagne », qui porte la candidature « Les Coteaux, Maisons et Caves de Champagne », avait de « bons espoirs ». « Le comité des biens français, qui conseille le gouvernement, s’était prononcé favorablement pour le dossier Champagne », confie le président de l’association. Pour autant, Pierre Cheval ne veut pas « vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ». « Cela dit, je me réjouis de cette quasi-nouvelle mais qui n’est pas encore officielle ».

Pour le maire d’Épernay, défenseur de la candidature de la Champagne depuis le début, « c’est une juste reconnaissance de notre patrimoine et du savoir-faire de tous les Champenois ». « Et si, dans 18 mois, la candidature est retenue au Patrimoine mondial de l’Unesco, ce sont toutes les communes AOC qui vont ainsi pouvoir bénéficier des retombées touristiques et économiques du label Unesco », estime Franck Leroy. Un classement dont il « ne doute pas ».

Stéphanie GRUSS

Extrait de l'union du 18/12/2013

    

     

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