PATRIMOINE Grand REIMS  

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 Le Sce Archéologique -  Les fouilles archéologiques dans REIMS
Edifices Rémois  .......  disparus  .......  rénovés
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Les Remparts et Portes de REIMS
Les crayères de Reims

 

  La Presse  

 

 

Les villages disparus
Moronvilliers - Nauroy

Il y a 100 ans, au Mont sans nom… 
Lagery
– Il faut sauver cette belle église romane
Un Loto à 13 millions pour sauver le patrimoine

Le circuit de Gueux profitera bien du Loto du patrimoine

Le fort de Condé, ce bel inutile

À qui appartient le trésor de Saint-Etienne-au-Temple ?
Le résultat des fouilles enfin dévoilé
Tours et détours d'un portrait
L'énigme du camp de Jules César 

Dans les pas des Francs et des Poilus

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extraits de l' union du 13/07/2018

    

     

  Répertoire   

 

 

 

 

JOURNEES

La basilique Sainte-Clotilde ouvre ses portes dimanche
Leurs premières journées du patrimoine 

Quand le patrimoine s’ouvre au public

Pleins feux à Reims sur le patrimoine mondial

Le patrimoine s'ouvre au public autour de Reims
Le patrimoine de pays à l'honneur

 

 

 

 

 

 

La basilique Sainte-Clotilde ouvre ses portes dimanche

Dimanche après-midi, à l’occasion des Journées du patrimoine, il sera possible   de visiter la basilique Sainte-Clotilde qui abrite le reliquaire des saints et saintes de France.Image


En juillet et août, plus de 400 personnes ont visité le dimanche Sainte-Clotilde. La basilique est encore ouverte ce dimanche 16 septembre.Remi Wafflart

Moins connue que la cathédrale Notre-Dame et la basilique Saint-Remi, la basilique Sainte-Clotilde, dans le quartier Sainte-Anne, sera exceptionnellement ouverte à la visite, demain après-midi, pour les Journées européennes du patrimoine. L’occasion de découvrir ou de redécouvrir cet édifice de style byzantin dont l’histoire est directement liée à l’histoire de France.

À la fin du XIX e siècle, le cardinal Langénieux, archevêque de Reims, décide la construction d’une grande église pour marquer le 14 e centenaire du baptême de Clovis à Reims par saint Remi. Il choisit le nom de Sainte-Clotilde, en référence à l’épouse de Clovis, roi des Francs. En 1896, la basilique est achevée.

Quelque 2 000 reliques de saints ayant marqué l’histoire de France sont conservées dans la crypte

« Cet édifice en forme de bonbonnière a été imaginé par l’architecte rémois Alphonse Gosset à qui l’on doit également le Grand-Théâtre, rue de Vesle. Alphonse Gosset aimait beaucoup le style byzantin » , indique Patrick Gielen, guide conférencier à l’Office de tourisme, en faisant remarquer qu’au-dessus des trois porches d’entrée, on peut admirer une mosaïque avec les deux dates historiques : 496 et 1896. « Pour construire cet édifice, qui a été ordonné basilique mineure en 1902 de 49 mètres de long, dont la coupole est perchée à 53 mètres de haut, trois matériaux ont été utilisés : le béton, la brique et la pierre meulière » , poursuit-il. Dès le départ, le cardinal Langénieux avait souhaité que Sainte-Clotilde soit le reliquaire des saints de France. Il avait alors sollicité tous les diocèses de l’Hexagone. Ces derniers avaient alors été nombreux à offrir des reliques de saints ayant marqué l’histoire de France. Aujourd’hui, dans la crypte, on peut voir quelque 120 reliquaires et 2 000 reliques dont celles de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et du curé d’Ars.

Par ailleurs, la basilique abrite abrite cinq statues dont une représentant Urbain II et un impressionnant chemin de croix peint sur des tôles en cuivre dont l’un a été abîmé pendant la Seconde Guerre mondiale.

Visite gratuite dimanche 16 septembre, de 14 à 18 heures.

NOTRE SÉLECTION DE RENDEZ-VOUS POUR LES JOURNÉES DU PATRIMOINE 

SAMEDI 

REIMS

Le patrimoine des Sacres avec la cathédrale Notre-Dame, l’ancienne abbaye Saint-Remi et le palais du Tau (inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco en 1991). Au total, 33souverains, de Louis le Pieux en 816 à Charles X en 1825, furent sacrés dans la cité où Clovis reçut le baptême en 498.

Les Coteaux, Maisons et Caves de Champagne ont été inscrits le 4 juillet 2015 dans la catégorie des Paysages culturels évolutifs vivants. La cité du Chemin-Vert en constitue un des lieux emblématiques, tout comme les crayères et la colline Saint-Nicaise, si caractéristiques avec ses caves et maisons de Champagne.

Les joyaux de l’Art déco ! Des quais de la gare au singulier marché couvert du Boulingrin, prouesse de l’ingénieur Eugène Freyssinet datant de 1929, en passant par les « folles » façades des hôtels particuliers du centre-ville, Reims connaît une phase intense de reconstruction pendant les années 1920.

Le Planétarium 

est ouvert ainsi que demain en continu de 10 à 19heures. Entrée gratuite. Adresse : 49 avenue du Général de Gaulle. Entrée gratuite.

Cathédrale Notre-Dame, place du Cardinal Luçon.

Ouverture, samedi de 7 h 30 à 19 h 15, dimanche de 7h 30 à 19 heures. Sauf pendant l’office entre 9 heures et 12 heures. Visites guidées, samedi et dimanche. Départs à 13 h 45, 15heures, 16 h 15 et 17 h 30. Rendez-vous au niveau du portail gauche, limité à 30. Visites libres des tours, samedi de 9 h 30 à 11 h 30 et de 14 à 17 heures ; dimanche de 14 à 17heures. Attention, l’attente pour les tours peut être très longue. Montée par groupe de 18 personnes maximum, 249 marches. Concert gratuit dimanche à 16 heures, audition, présentation de l’orgue par Pierre Méa.

Cimetière du Nord, 1 bis rue du Champ de Mars.

Surnommé le «Père-Lachaise rémois », il est l’une des premières nécropoles de France à avoir été placée en dehors des murs de la ville en 1787, 14 ans avant l’ouverture du grand cimetière parisien. Samedi et dimanche de 9 à 12 heures et de 14 à 18 heures. L’accès à la nécropole est possible pendant midi. Visites guidées à 14 heures, 15 h 30 et 17heures. Un guide-conférencier de l’Office de tourisme du Grand Reims vous propose de parcourir le cimetière et de retracer son histoire.

Grande Mosquée, 7 chaussée Saint-Martin.

Visites guidées, samedi et dimanche de 10 à 12 heures et de 14 h à 17 h 30.

Synagogue de Reims, 49 rue Clovis. Visites guidées samedi et dimanche de 9 h 30 à 17 h 30. Départ toutes les demi-heures. Durée de la visite : 30 min. Réservation obligatoire par téléphone au Trésor au 03 26 77 7776. Présentation de la synagogue et aperçu sur le judaïsme en général (histoire, rites).

Temples Protestant, 13 Ter Boulevard Lundy.

Samedi et dimanche, visites guidées de 14 à 17 heures.

Musée des Beaux-arts, 8 rue Chanzy,

visites libres des collections. Samedi et dimanche de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures. Découvrir ou redécouvrir ensemble le musée des Beaux-arts. Visites guidées des bâtiments, samedi & dimanche de 14 h 30 à 15 h 30. Rendez-vous dans la cour du musée. Visite guidée de l’exposition « Art et convivialité : le patrimoine-céramique du musée », samedi et dimanche de 10 h 30 à 12 heures.

Musée Saint-Remi, 53 rue Simon,

visites guidées, histoire et architecture de l’abbaye Saint-Rémi, samedi et dimanche à 10 h 30, 14 h30 et 16 h 30. Réservation obligatoire au 03 26 35 36 91. Visite libre du musée et de son cloître. Découverte de l’architecture remarquable et des collections du musée Saint-Remi. Visite libre du musée et de son cloître, découverte de l’architecture remarquable et des collections du musée. Samedi et dimanche de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures. Expositions, «Ponctuation contemporaines ». Œuvres de la collection du FRAC Champagne-Ardenne. « Les Romains en Champagne. Redécouverte des collections d’Epernay ». Samedi et dimanche de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures.

La chapelle Foujita, rue du Champ de Mars.

Visitse libres samedi et dimanche de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures. Découvrir ou redécouvrir, ensemble, ce bâtiment exceptionnel, avant sa fermeture annuelle. Voir ou revoir ce petit bâtiment exceptionnel, ses vitraux, ses sculptures et ses 100 m² de fresques, qu’à l’âge de 80 ans, Léonard Foujita a entièrement réalisés. Visites guidées, samedi de 10 à 11 heures et de 14 à 15 heures et dimanche de 11 à 12 heures. Si Foujita m’était conté. Découvrir avec un guide cet artiste du XXᵉ siècle, maîtrisant presque tous les arts, avec un style très personnel, entre Orient et Occident, à travers la réalisation de la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix.

Musée de la Reddition du 7 mai 1945, 12 rue du président Franklin Roosevelt.

Visites libres samedi et dimanche de 10 à 18 heures. Exposition samedi et dimanche de 10 à 18 heures. Histoire vivante, entre art et mémoire de Xavier Claes.

Musée du Fort de la Pompelle,Route Départementale 944 de Châlons en Champagne.

Animation samedi et dimanche de 14 à 18heures.L’art en partage. Venez partager en famille ou entre amis un moment créatif. Visites théâtralisées samedi de 18 h 30 à 19 h 45 et de 20 h 15 à 21 h 30. Réservation obligatoire au 03 26 3536 96 ou 03 26 35 36 91 Suivez les comédiens de la troupe du Mitch pour une déambulation ponctuée de saynètes théâtralisées et improvisées. Exposition : 1918, un fort au cœur de la victoire. Visites libres du musée. Pour certaines actions réservation au 03 26 49 1185.

Parc de Champagne, 10 av du Général Giraud.

Visites libres, samedi et dimanche de 10 à 20heures ; visites guidées samedi de 14 à 15 heures et de 15 h 30 à 16 h30.

BÉTHENY

Musée de l’aéronautique : 

100 ans d’aéronautique civile, militaire et industrielle. Des premiers fous volants au début du XXe siècle à la fermeture de la BA 112 en juin 2011. Samedi et dimanche de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures. À côté de la mairie, plus d’informations au 03 26 07 12 71.

WARMERIVILLE

Les 15 et 16 septembre permettront de découvrir plus d’un siècle d’histoire du village dans la salle du « Figuier » située entre le stade et l’arrière de la Mairie. On y découvre la vie d’hier et d’aujourd’hui, le village avant, pendant et à la fin de la Guerre, puis son évolution depuis plusieurs décennies, l’accès est gratuit. De 10 à 12 heures et de 15 à 17 heures.

TRIGNY

Concert : quatuor de trombones, classique, baroque et jazz classique à 17 heures en l’église de Trigny, entrée libre.

HEUTREGIVILLE

Église Sainte Marie-Madeleine. Il sera possible de découvrir de 15 à 18 heures, après des travaux de restauration, des statues en bois et tableaux de l’ancienne église détruite en grande partie pendant la Première Guerre Mondiale en 1918.

BEINE NAUROY

Le conseil municipal, l’association les Amis de Nauroy et de l’église de Beine vous accueilleront dimanche de 10 h à 18 h pour vous faire découvrir l’église du 12 e siècle. Une projection vidéo « Le curé m’a dit» relate son histoire. Sur le site de Nauroy, les bénévoles vous feront profiter de leurs travaux qui ont permis la réhabilitation de ce site. Vous pourrez visiter la chapelle, le cimetière, le village détruit.

BOURGOGNE

Les visiteurs sont invités à découvrir le Mausolée les : samedi et dimanche en après-midi. Des visites gratuites et guidées sont prévues à 14 h, 15 h, 16 h et 17 h.

POMACLE

À découvrir l’église St-Médard de style Art Déco, reconstruite après la 1e Guerre Mondiale. Autres centres d’intérêts : le monument aux morts du même style que l’église, le monument des laboureurs, des ballades découvertes avec parcours historique, sportif et botanique. Les visites sont organisées samedi de 14 à 18 heures et dimanche 16, de 10 à 12 heures et 14 à 18 heures. Informations : Claudie Sitzia au 0674 53 51 50.

HERMONVILLE

L’église Saint-Sauveur sera ouverte au public de 14 à 18 heures et dimanche de 10 heures à midi et de 14 à 18 heures.

TRÉPAIL

Maison natale du général d’Empire Jean Nicolas Abbé. Né le 28 août 1764 à Trépail, Jean Nicolas Louis Abbé est le fils aîné de Nicolas Abbé et de Jeanne Sergent. Âgé de 20ans, il embrasse la carrière militaire en intégrant, comme simple soldat le 14 avril 1784, le régiment de Barrois. Général, il fut blessé à maintes reprises lors des campagnes napoléoniennes. Samedi 15 et dimanche 16 septembre.

TAISSY

Le fort de Montbré est un fort qui n'a pas combattu mais qui a servi les troupes de passage.

C'est pourquoi il est dans un bon état de conservation. Dimanche, de 10 à 18 heures, les visiteurs munis de lampes frontales et encadrés par des guides pourront visiter ses tunnels plongés dans l'obscurité ainsi que toutes les salles ou les caponnières entre autres tandis que des Poilus en tenue d’époque présenteront le quotidien des soldats de la Grande Guerre. Entrée par la route de Louvois

VERZENAY

Phare de Verzenay, samedi et dimanche de 10 à 17 heures. Musée de la vigne. Plongez au coeur du vignoble champenois grâce à un parcours de découverte audio-guidée ludique et pédagogique. La salle des territoires champenoisLa visite commence dans la salle des territoires champenois, sous un ciel étoilé. Grâce à une maquette en volume et un diaporama dynamique et pédagogique, découvrez l’aire d’implantation de la Champagne et plongez dans le monde fascinant du vignoble. Le Belvédère. Offrez-vous une promenade le long d’un belvédère à la découverte des multiples paysages de Champagne. De par les meurtrières, vous pourrez découvrir la Montagne de Reims et le Parc Naturel Régional de la Montagne de Reims. (Tarifs réduits pendant deux jours).

DIMANCHE

REIMS

L’Association des Amis du Reliquaire des Saints de France 

vous invite à visiter la Basilique Sainte Clotilde de Reims de 14 à 18 heures, Avenue Sainte Clotilde. Gratuit. Association des Amis du Reliquaire des Saints de France. Tél. 03 26 82 15 52.

Ouverture de la Maison des artistes de Césaré. 

Au cours de cet après-midi, vous entendrez des pièces de field recording composées entre autres, par les étudiants de la classe de composition du conservatoire de Reims. Vous aurez le choix de les écouter en vous promenant avec des parapluies sonores ou confortablement installé sur une chaise longue à travers l’installation « Into the wild ». De 14 h 30 à 17 h30, Maison commune du chemin Vert, Place du 11 novembre. La maison n’est pas accessible aux PMR. En revanche l’écoute sous casque des pièces et la promenade sous parapluie sonore est tout à fait possible pour une personne se déplaçant en fauteuil roulant.

GUEUX

Hommage à Juan Manuel Fangio. Le circuit de Reims-Gueux, connu également sous le nom de circuit de Reims, a été, pendant près d’un demi-siècle et jusque dans les années 1960, le temple de la vitesse, le théâtre de luttes épiques entre les as du volant. Il a été classé au titre des monuments historiques le 7 mai 2009. Manifestation dynamique, concentration de véhicules anciens, expositions de peintures et de photos, concours d’élégance.

De 9 à 18 heures.

TAISSY

Visite guidée du fort de Montbré de 10 à 17 heures et diverses animations.

LES MESNEUX

Concert de fin d’été proposé par la commune à 17 heures. Animé par le groupe Swing De Paris-Montmartre dans l’église du village qui interprètera des reprises du génial manouche Django Reinhardt en échange d’une participation de 5€.

COURCY

Concert choral et instrumental : « Camerata Champagne et Villanelle ». À 16 heures en l’église. Entrée libre.

PONTFAVERGER-MORONVILLIERS

L’église, patrimoine vivant. De 10 à 17 heures, rendez-vous dans la salle des fêtes de la commune.

Programme : 10 heures, accueil ; de 10 h 30 à 12 heures, découverte de l’église, trajet en calèche ; de 12 h 30 à 14 heures, repas partagé et méchoui ; conférence du Vicaire général Thierry Bettler ; 16 heures célébration ouverte à tous animée par les jeunes.

REIMS - Visite du chantier de fouilles de la basilique Saint-Remi, samedi et dimanche de 10 à 17h. Groupes de 20 personnes, départ toutes les 15 minutes. Visite : 30 min. Ne pas oublier de venir bien chaussé car il s'agit d'une visite de chantier.

Réservation obligatoire au 03 26 02 07 71 ou par courriel :  ervicearcheologiqoe@grandreims.fr

Valérie COULET

Extraits de l' union du 15/09/2017

    

     

  Répertoire   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Leurs premières journées du patrimoine 

Plus de 2 000 animations   dans le Grand Est et 1 600 dans   les Hauts-de-France sont proposées le week-end prochain à l’occasion  des 35 es journées du patrimoine


Les communs du château d'Augeard, à Buzancy, qui abritent une partie du haras de Talma (chevaux de sport et de courses) et le musée du cheval de trait Ardennais seront ouverts. Aurélien Laudy


L’ermitage Saint-Hubert, dans la forêt de Retz. Archives


À découvrir à Châlons, le 111, une ancienne brasserie et usine d’empaquetage de bouteilles. Archives

L’ESSENTIEL

*.- PRÈS DE 17 000 MONUMENTS ouvrent leurs portes et proposent plus de 26 000 animations pour les journées européennes du patrimoine qui se déroulent les 15 et 16 septembre prochains.

*.- CETTE 35 E ÉDITION est placée sous le thème : « L’art du partage ». Elle s’inscrit dans la programmation de l’« année européenne du patrimoine culturel 2018 ».

*.- POUR CETTE ÉDITION 2018, LA MANIFESTATION S’ÉLARGIRA AU VENDREDI 14 sur l’ensemble du territoire national afin de favoriser l’accès au patrimoine du jeune public scolaire.

Ce sera leur première participation aux journées européennes du patrimoine si l’on se fie au programme officiel. Si, pour certains sites de la région ce n’est pas tout à fait le cas (ils y ont déjà participé il y a plusieurs années), il n’en demeure pas moins que les rendez-vous proposés par le programme « nouveautés » révèlent quelques belles destinations dans nos départements. Petit tour d’horizon, non exhaustif, de ce qui vous attend les 15 et/ou 16 septembre.

1 - DANS L’AISNE

Expositions, spectacles, visites insolites, découverte de lieux emblématiques de la région, découverte de savoir-faire, etc., le programme des nouveautés s’annonce chargé. Il sera par exemple possible de faire une randonnée-découverte « sur les traces de la Grande Guerre » dans la forêt domaniale de Vauclair, sur le plateau de Californie à Craonne.

Originale, également, cette prestation proposée sur une des plates-formes du parking aérien du parc Gouraud à Soissons avec une performance de la classe de danse contemporaine de la Cité de la musique et de la danse de Soissons.

Plusieurs églises sont également mises en avant pour une première fois à cette occasion comme celles de Vauxrezis et Bichancourt.

À noter également dans les lieux insolites l’ouverture de l’ermitage Saint-Hubert dans la forêt de Retz ou encore la visite d’une ancienne pisciculture (1910), installée au Moulin de Puiseux en Retz.

2 - DANS LES ARDENNES

À Charlemont, la citadelle de Givet, qui veille sur la ville et sur la frontière depuis 1555, va proposer des animations et reconstitution historique du Second Empire avec les Arquebusiers de l’Est, les Artilleurs de Namur, la Cartouchière. Présence et démonstrations également sur place d’une quinzaine d’artisans des « vieux métiers du XIX e siècle ».

Les communs du château d’Augeard à Buzancy qui abritent une partie du haras de Talma (chevaux de sport et de course) et le musée du cheval de trait ardennais seront aussi ouverts les 15 et 16 septembre.

À Villers-Semeuse, ce sont les lavoirs de la commune qui seront mis en avant avec plusieurs visites programmées samedi.

À Château-Porcien, c’est tout le village qui sera en fête samedi avec un circuit de 6 km sur les sites historiques de la commune, des expositions, concerts, jeux anciens.

Enfin, premières participations également, selon le programme officiel, pour les églises Saint-Nicolas à La Neuville-à-Maire et Saint-Pierre à Matton-et-Clémency.

3 - DANS LA MARNE

Le choix s’annonce très variés parmi les sites répertoriés comme «premières participations ». Il y a les classiques édifices religieux avec les églises Saint-Martin à Soulières, Saint-Rémi à Condé-sur-Marne, Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus et Sainte-Pudentienne à Châlons-en-Champagne et celle de l’Assomption de la Vierge à Sainte-Marie-du-Lac-Nuisement.

Parmi les nouveaux lieux originaux, on notera la friche artistique de Reims, le fort de Chenay, le Mess des entrepreneurs, l’atelier d’un artiste, Juan Carlos Carrillo, le conservatoire de musique et de danse et le 111, une ancienne brasserie et usine d’empaquetage de bouteilles à Châlons-en-Champagne.

D’autres sites seront mis à l’honneur, parmi lesquels le château de Vitry-la-Ville, une ancienne école à Condé-sur-Marne et la chapelle Saint-Nicolas à Vertus.

Le patrimoine agricole des hauts-de-France en vedette

Parmi les nouveautés de cette 35 eédition, un partenariat entre la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt et la Direction régionale des affaires culturelles valorise le patrimoine agricole de la région Hauts-de-France. Dans l’Aisne, la maison de champagne Gratiot-Delugny à Croutte-sur-Marne ouvre ainsi ses portes pour l’occasion. Une visite guidée du moulin de Lucy, construit en 1830 sur l’Oise, est par ailleurs organisée tout comme celle de l’ermitage Saint-Hubert tandis qu’une visite est proposée dans la forêt de Vauclair. Enfin, toujours autour de la valorisation du patrimoine agricole, le familistère de Guise va proposer durant tout le week-end plusieurs animations et rendez-vous : est notamment prévu le partage du miel des abeilles du Familistère (apistère) et une présentation de la technique et de l’évolution du travail de l’artiste-peintre axonais Pierre Pothron sur cinquante ans d’activité.

Mobilisés pour nettoyer les sites


Plus de 500 opérations sont prévues en France dont certaines à Parfondru, près de Laon, Épernay, Reims (photo ci-dessus), Saint-Memmie et Charleville-Mézières.

Le « World CleanUp Day » s’associe cette année aux journées du patrimoine pour sensibiliser les Français au nettoyage des abords des monuments, et plus généralement, de leur ville. Plus de 500 opérations sont prévues en France. Dans la région, des initiatives sont annoncées à Parfondru, près de Laon, à Reims, à Épernay, à Saint-Memmie et Charleville-Mézières.

Le World Clean Up Day est né d’un mouvement appelé « Let’s do it », formé en 2008 en Estonie. Ce mouvement a réuni 4 % de la population pour nettoyer en quelques heures 10 000 tonnes de déchets. Aujourd’hui, ce sont 150 pays qui participent à cette opération. Si, ce samedi 15 septembre, ce sera le patrimoine qui sera mis en avant, l’idée est de nettoyer plus généralement tous les espaces et surtout de sensibiliser le public. « 30 milliards de mégots en France se retrouvent dans la nature chaque année, déplorent les responsables du mouvement. Un Français sur trois déclare jeter ses déchets par la fenêtre de sa voiture. Aucun site n’a été épargné par l’incivilité. »

LES AUTRES POINTS

Du street art à Laon 

Pour la première fois, les journées du patrimoine vont donner lieu à un festival de street art dans les rues de la cité médiévale de Laon. Un projet collectif piloté par Caroline Valette. Depuis juillet, elle travaille en résidence et devant le public dans les jardins de la chapelle des Templiers. Cinq structures ont vu le jour, faites de matériaux de récupération : branches, cordages, bouteilles rouges et plantes. Un avant-goût pour les visiteurs, avant que ne soient dévoilées les autres installations du festival. Les œuvres ont été pensées pour un très large public. Parfois ce sera du street art pur et dur, d’autres fois ce seront des choses plus graphiques.

55 000 PERSONNES ATTENDUES DANS LE GRAND REIMS

SOIXANTE-HUIT SITES À REIMS, ET CINQUANTE-CINQ VILLAGES DU GRAND REIMS (ESSENTIELLEMENT DES ÉGLISES), PARTICIPENT CETTE ANNÉE AUX JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE. LE RENDEZ-VOUS A ENREGISTRÉ 55 000 VISITES L’AN PASSÉ, SOIT « UNE FRÉQUENTATION EN CONSTANTE AUGMENTATION», A SOULIGNÉ CATHERINE COUTANT, ÉLUE DÉLÉGUÉE AU PATRIMOINE. DEUX PROGRAMMES DES JOURNÉES DU PATRIMOINE (REIMS

ET GRAND REIMS), TIRÉS À 12000 EXEMPLAIRES, SONT DISPONIBLES DANS LA VILLE. SUR INTERNET, RENDEZ-VOUS SUR LES SITES DE L’OFFICE DU TOURISME ET DU TRÉSOR. UN BÉMOL DANS CETTE RICHE PROGRAMMATION : À L’EXCEPTION DE POMMERY ET TAITTINGER, LES MAISONS DE CHAMPAGNE SERONT FERMÉES AU PUBLIC. « CE N’EST PAS FAUTE D’ESSAYER, ON FAIT TOUT CE QU’ON PEUT… ON LE REGRETTE », A CONFIÉ CATHERINE COUTANT.

VISITES BURLESQUES DANS L’AISNE

DANS L’AISNE, LE PUBLIC EST INVITÉ AU SPECTACLE « DÉAMBULATIONS CIRCASSIENNES » SUR LE PARVIS DE LA CATHÉDRALE DE LAON AINSI QU’À DES VISITES GUIDÉES BURLESQUES AVEC LE CLOWN CHAMPION. LE MUSÉE FRANCO-AMÉRICAIN DU CHÂTEAU DE BLÉRANCOURT PROPOSE, QUANT À LUI, UNE VISITE GUIDÉE « AU CŒUR DES COLLECTIONS ».

À NOTER ÉGALEMENT QUE LE PRIEURÉ DE LONGPRÉ ET LE CHÂTEAU DES FOSSÉS À HARAMONT OUVRENT EXCEPTIONNELLEMENT LEURS PORTES À L’OCCASION DE CETTE ÉDITION.

Extraits de l' union du 09/09/2018

    

     

  Répertoire   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Quand le patrimoine s’ouvre au public

Grand Reims Ce week-end, place aux Journées européennes du patrimoine ! L’occasion de (re)découvrir toutes les richesses du secteur. Partout, visites et expositions foisonnent. Idées de sortie.


Quelques visites de chantier laisseront notamment entrevoir le travail de préservation du patrimoine rémois. Ici, la Porte Mars. Christian Lantenois

 Impossible de tout voir, même en deux jours. Plus de 80 manifestations programmées à travers le Grand Reims, dont 58 uniquement pour la métropole. Pour les 34 es Journées européennes du patrimoine, on retrouve les classiques et incontournables mais aussi des visites exceptionnelles, rares ou sur des thématiques inédites. Tour d’horizon.

1 - VISITES AUTOUR DU FUTUR REIMS GRAND CENTRE

« À Reims, les gros projets municipaux ont un lien étroit avec le patrimoine. Ces journées sont l’occasion de s’y attarder ou de les aborder d’une autre manière »,explique Catherine Coutant, conseillère municipale.

Les riverains proches du site de l’ex-Sernam ont été invités à participer à une visite de chantier. « La Porte Mars sera accessible aux visiteurs cette année encore. »

Elle permettra à un nombre limité de personnes de monter sur l’échafaudage et d’admirer l’un des vestiges les plus remarquables de Reims.

« Trois balades urbaines, accompagnées par l’atelier Jacqueline Osty et associés, vont permettre de découvrir les Promenades telles qu’elles seront remodelées dans le cadre du projet Reims grand centre, dès 2019. »

2 - LE TALENT DES JEUNES À L’HONNEUR

« Le lycée Saint-Jean-Baptiste organise des visites guidées de ses ateliers, sur réservation au Trésor, les samedi et dimanche. On pourra admirer de près le Luchrone et assister à une conférence sur le sujet » , fait savoir Catherine Coutant, qui ajoute : « Les Compagnons du devoir ouvrent aussi exceptionnellement leurs portes cette année » . Cette maison accueille près de 60 jeunes par an, dans des métiers très divers. Visites libres, samedi et dimanche, de 14 à 18 heures. Mais aussi démonstration des métiers des compagnons et la présentation de l’entreprise Léon Noël, taille de pierre (avec atelier d’initiation pour les enfants). Le chantier colossal de restructuration du Collège université est aussi ouvert au public. Des visites guidées sont ainsi programmées, les deux jours, toutes les 30 minutes (sur réservation auprès du Trésor).

3 – UN JEU LUDIQUE DANS LES RUES DE REIMS

La Ville de Reims propose, le dimanche dès 14 heures, aux enfants accompagnés de leurs parents de partir à la recherche du trésor volé de la cathédrale, en compagnie des comédiens d’Acte 2 théâtre, au départ du Trésor. Un parcours de 2 km avec un goûter et un cadeau à la clé. Renseignements au Trésor.

4 - LA CHAPELLE DU CHÂTEAU DE SEPT-SAUX

Ce week-end est aussi l’occasion de découvrir l’histoire du château de Sept-Saulx, construit en 1928 par l'architecte décorateur Louis Süe, pour Édouard Mignot. Le domaine comprend une chapelle consacrée à Saint-Antoine de Padoue abritant une fresque sur la Genèse et les Sybilles. La chapelle pourra être visitée le samedi et dimanche de 9 à 18 heures. Le château est situé le long de la RD8. Par ailleurs, la châtelaine, Mme Mignot, a écrit un ouvrage, intitulé La chapelle du chateau de Sept-Saulx, une mémoire de foi et de mémoires, où elle explique l’origine de la chapelle et l’histoire de la fresque. En vente sur place durant ces deux jours.

5 - À BEZANNES : ORIGINES, CONCERTS ET VISITES EN TUK-TUK

Pour ces deux jours, le programme concocté est dense. Une exposition proposée par le service archéologique du Grand Reims permettra de présenter les résultats des fouilles réalisées lors de l’aménagement de la zone d’activités. « Il y aura des pièces remarquables, jamais vues, comme un sarcophage. Il y aura la représentation en 3D des habitations d’autrefois», explique Marie-Pierre Deplaine, chargée de communication à la Ville. « Des concerts vont rythmer les deux jours ainsi que des balades en Tuk-Tuk électriques : un circuit des édifices et monuments remarquables de la commune afin de raconter la petite et grande histoire de Bezannes. »

BÉTHENY

Balades urbaines guidées à la découverte du futur quartier les Promenades de Damoiselle. Départ samedi et dimanche à 10 heures du parking de la pharmacie en direction des Écavés.

Visite guidée des Docks rémois samedi et dimanche à 11 heures et 16 h 30. Rendez-vous sur le parking de l’entreprise Cari.

Musée de l’aéronautique ouvert samedi et dimanche de 10 à 12heures et de 14 à 18 heures pour une découverte de 100 ans d’histoire de l’aviation civile et militaire.

BEZANNES

Conférence samedi à 10 h 30, «L’archéologie : pourquoi, qui, quand et comment ? » proposée par le service archéologie du Grand Reims. Espace de Bezannes, 1 rue Source-de-Muire. Dans le hall de la mairie, exposition photo « En flânant dans le vieux Bezannes ». Concerts : Crumble On sur le parvis de l’Espace de Bezannes (12 et 14heures le samedi et 14 heures le dimanche) et Duo Cortorum à l’église (16 heures samedi et dimanche). Mais aussi visite de Bezannes en Tuk-Tuk les après-midi et exposition d’artisanat local à la mairie (de 12 à 18 heures).

CAUROY-LÈS-HERMONVILLE

Visite de l’église, place du Maréchal de Lattre de Tassigny. Samedi et dimanche de 14 à 18 heures. Gratuit.

FISMES

Hôtel de ville Venez découvrir la mairie reconstruite après la Première Guerre mondiale, samedi et dimanche, de 10 à 18 heures. Gratuit.

Pont Mémorial rue Hildevert-Lefevre. Samedi et dimanche, découverte du circuit de panneaux implantés sur les bords de la Vesle, relatant les combats lors de la Bataille de Fismes en août 1918. Gratuit.

GUEUX

Hommage à Amédée Gordini dimanche de 9 à 18 heures. Manifestation statique avec concentration de véhicules historiques, exposition photographique et concours d’élégance. Sur le circuit de Gueux. Gratuit.

LAVANNES

L’église sera ouverte dimanche de 15 à 18 heures avec une découverte des trois cloches grâce à une visite virtuelle à 360°. Gratuit.

LUDES - LUDES

À la découverte   du bourg ce dimanche

Le Parc naturel régional de la Montagne de Reims poursuit la visite de ses villes et villages en mettant à l’honneur, ce dimanche, le bourg viticole de Ludes, dont l’existence est attestée dès le IX e siècle. Il possède de nombreux sites de production de tuiles et briques avec, au milieu du XIX e siècle, quelque 22 tuileries et 14 fours à chaux. La commune peut s’enorgueillir d’avoir possédé trois châteaux. Émilie Renoir-Sibler, chargée de mission Culture et patrimoine du Parc, vous accompagnera. Rendez-vous à 14 h30 à la mairie. Gratuit.

REIMS

Palais de justice Visites guidées et exposition. Samedi de 10 à 12heures et de 14 à 17 heures. Gratuit.

Conservatoire Visites guidées. Samedi de 13 h 30 à 16 h 30. Réservation au 03 26 48 49 00.

Église Saint-Jacques Visites guidées et libres. Samedi de 9 à 12 heures et de 14 à 18 heures. Gratuit.

Établissement catholique Saint André ancienne chapelle du Petit Séminaire de Reims. Samedi, visites libres et guidées, de 14 à 18 heures. Au 33 rue Raymond-Guyot. Gratuit.

Archives municipales et communautaires samedi, visites guidées et exposition. Samedi de 13h 30 à 18 h 30. Au 6 rue Robert-Fulton. Gratuit.

Chasse au Trésor patrimoniale Le jeu de piste sera interprété par la compagnie Acte 2 théâtre, et José Mendez. Dimanche, départs de 14heures à 15 h 30. Le Trésor, 2 rue Guillaume-de-Machault. Gratuit.

Hôtel de Ville, dimanche de 10 à 18heures, visites libres, visites guidées, exposition. Réservation obligatoire au 03 26 77 77 76.

Les Halles du Boulingrin dimanche de 10 à 18 heures, visites libres et guidées, poésie, marché des artisans d'art, exposition. Rue de Mars. Gratuit.

Opéra de Reims Visites guidées (toutes les 30 minutes) dimanche de 10 à 17 heures. Gratuit.

Église Sainte-Geneviève, dimanche de 14 à 18 heures. Au 10 rue Cazin. Gratuit.

Basilique Sainte-Clotilde, dimanche de 14 à 18 heures. Visites libres, poésie. Au 8 rue de Louvois. Gratuit.

Hôtel Ponsardin Dimanche, visites guidées ; départs à 14 heures, 15heures, 16 heures, 17 heures. rue Cérès. Gratuit.

Congrégation du Saint Enfant Jésus dimanche de 14 à 17 heures. Visites libres et guidées. Au 48 rue du Barbâtre. Gratuit.

Synagogue Dimanche de 10 à 12heures et de 14 à 18 heures. Visites guidées. Réservation obligatoire au 03 26 77 77 76. Gratuit.

La Comédie samedi et dimanche de 14 heures à 18 h 30. Visites guidées. Gratuit.

Un petit tour   aux Galeries Lafayette

L’enseigne participe depuis 2010 aux Journées européennes du patrimoine. Cette année, huit magasins dont celui de Reims organisent des visites afin de faire découvrir leurs richesses architecturales.

Les visites se dérouleront le samedi. Sur réservation auprès du Lafayette service (sous-sol du magasin), ou encore à l’adresse mail :

1001listes.reims@galerieslafayette.com ou par téléphone au 03 26 4035 12.

Visites toutes les 30 minutes de 10 heures à 18 h 30. Gratuit.

FRAC Champagne-Ardenne samedi à 10 heures, atelier de pratique artistique en famille (sur réservation au 03 26 05 78 32). De 14 à 18heures : Visite libre de l'exposition L'alternative. Rencontre à 15 heures avec Francis Cape, artiste et Aline Gheysens, commissaire d'exposition, autour des Bancs d'utopie.

Visite guidée de l'exposition à 16 h30. Dimanche, de 14 à 18 heures : visite libre de l'exposition. Rencontre à 15 heures avec Annie Verdy, bibliothécaire de la Rhodiacéta, en écho à l'œuvre de Jeanne Gillard & Nicolas Rivet. Visite guidée de l'exposition à 16 h 30. Place Museux.

Cathédrale Notre-Dame samedi de 7 h 30 à 19 h 30 et dimanche de 7 h30 à 19 h 15 sauf pendant l'office entre 9 et 12 heures. Visites guidées et libres et des tours, concerts, poésie. Gratuit.

À la découverte des orgues

C’est à un parcours musical que vous invitent l’association des amis du patrimoine de l’église Saint-Maurice de Reims, la Société des amis de la cathédrale et l’association Renaissance des grandes orgues de la basilique Saint-Remi. Chacun des instruments fera l’objet d’une brève présentation suivie d’une audition.

Dimanche à 16 heures, à la cathédrale, audition d’orgue par Pierre Méa et ses élèves du conservatoire.

À 17 heures, à l’église Saint-Maurice, audition d’orgue par Christophe Rondeau. À 18 heures, à la basilique Saint-Remi, récital d’orgue par François Menissier. Gratuit.

Palais du Tau samedi et dimanche de 9 à 18 heures. Visites libres et gratuites. Au 2 place du Cardinal Luçon.

Le Trésor, au 2 rue Guillaume-de-Machault à Reims, 03 26 777 776 ou www.infoulture-reims.fr

Circuits Patrimoine Deux promenades urbaines et deux balades en bus vous feront découvrir différentes facettes de la ville. Samedi et dimanche.

Les Promenades Visites guidées à 10 heures, 13 h 30 et 15 h 30, samedi et dimanche. Lieu : Les Basses Promenades, boulevard du Général-Leclerc. Gratuit. Sur réservation par téléphone au 03 2677 79 12 ou 03 26 77 76 79 ou reimsgrandcentre@reims.fr

Cimetière du Nord Visites libres, samedi et dimanche septembre. De 9 à 12 heures et de 14 à 18 heures. Au 1 bis rue du Champ-de-Mars. Gratuit.

Bibliothèque Carnegie Samedi et dimanche de 14 à 18 heures. Visites libres et guidées, exposition. Gratuit.

Squares des Cordeliers, square Henri-Deneux, square des Jacobins, square des Capucins, square Charles Sarazin, samedi et dimanche de 9 à 20 heures. Visites libres. Gratuit.

Parc de la Patte d'Oie samedi et dimanche de 9 à 21 heures. Gratuit.

Cité-jardin du Chemin Vert Visite libre, animations, exposition, visites guidées du quartier, samedi et dimanche, de 14 à 18 heures. Chasses au trésor samedi à 15heures et dimanche à 11 et 15heures. Inscription obligatoire au 0326 35 52 68. Place du 11-Novembre.

Butte Saint-Nicaise et remparts Visites guidées, animations, exposition. Samedi et dimanche de 13 h 30 à 17 heures. Boulevard Diancourt. Gratuit.

Temple protestant Samedi et dimanche de 13 h 30 à 16 heures, visites guidées. Au 13 boulevard Lundy. Gratuit.

Musée Le Vergeur Samedi et dimanche de 14 à 18 heures, visites libres , animation. Au 36 place du Forum. Gratuit.

Musée-abbaye Saint Remi Samedi et dimanche de 14 à 19 heures. Visites libres et guidées, animations. Au 53 rue Simon. Gratuit.

Musée de la Reddition Visites libres, visites guidées, exposition « La chambre des cartes ». Samedi et dimanche de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures. Au 12 rue du Président-Franklin-Roosevelt.

Chapelle Saint-Joseph samedi et dimanche de 14 à 17 h 30. Visites guidées. Lieu : 177 rue des Capucins. Gratuit.

Grande mosquée samedi et dimanche de 10 à 12 heures et 14 à 17 h 30. Visites guidées. Au 7 chaussée Saint-Martin. Gratuit.

Le Cryptoportique Visites libres et guidées, exposition, poésie, samedi et dimanche de 14 à 18 heures. Place du Forum. Gratuit.

Le Planétarium Samedi et dimanche de 10 à 19 heures. Visites libres et commentées (toutes les 30 minutes). Séances sous la coupole (nombre de places limité), réservations au 03 26 35 34 70. Au 49 avenue du Général-De-Gaulle. Gratuit.

Le Manège Samedi et dimanche de 14 h 30 à 18 heures. Visites guidées, séance de cinéma : « Le cirque » de Chaplin, poésie, exposition. Au 2 boulevard du Général-Leclerc. Gratuit mais réservations au 03 2677 77 76.

Le Cellier Samedi et dimanche de 14 à 18 heures. Espace culturel, rue de Mars. Gratuit.

Musée des Beaux-Arts Samedi et dimanche, de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures. Visites libres et guidées, animations, exposition. Au 8 rue Chanzy. Gratuit.

École Blot, samedi et dimanche de 10 à 18 heures. Visites libres. Au 55 rue Chanzy. Gratuit.

Chambre des métiers et de l'artisanat Samedi et dimanche de 14 à 18 heures. Visites guidées. Au 68 boulevard Lundy. Gratuit.

Les Compagnons du devoir Samedi et dimanche de 14 à 18 heures. Visites libres, animations, au 115 boulevard Charles-Arnould.

Église Saint Maurice Samedi et dimanche de 14 à 18 heures. Visites libres et concert. Place Museux. Gratuit.

Champagne Taittinger Samedi et dimanche de 9 h 30 à 17 h 30. Visites guidées payantes, réservations au 03 26 85 84 33.

Champagne Vranken-Pommery Samedi et dimanche, de 10 à 12heures et de 14 à 18 heures (dimanche : 17 heures). Visites guidées gratuites, réservations obligatoires au 03 26 61 62 56.

Domaine Les Crayères Samedi et dimanche de 11 à 12 heures. Visites guidées mais réservation au 03 2624 90 00. Au 7 boulevard du Général-Giraud. Gratuit.

Porte de Mars Samedi et dimanche de 14 à 18 heures (les 2 jours) et le dimanche de 10 à 12 heures en plus. Visites guidées (toutes les 45 minutes). Réservation au 03 26 7777 76. Gratuit.

Jardin d'horticulture Visites libres et guidées. Samedi et dimanche septembre de 9 à 21 heures. Au boulevard Roederer. Gratuit.

Hôtel Saint Jean-Baptiste de la Salle samedi et dimanche à 14 heures, 15heures, 16 heures et 17 heures. Visites guidées. Au 4 bis, rue de l'Arbalète. Gratuit.

Stade Delaune Samedi et dimanche, visites guidées de 14 à 17 heures (dernier départ à 16 h 45). Gratuit.

Tennis club de Reims samedi et dimanche de 10 à 18 heures. Visites libres et guidées. Au 15 rue Lagrive. Gratuit.

Campus sciences-po Samedi et dimanche de 14 à 18 heures, visites guidées, poésie, concert. Place Museux. Gratuit.

Villa Douce samedi et dimanche de 14 à 17 heures. Circuit en bus, exposition, visites guidées, campus santé. Boulevard de la Paix, gratuit mais réservation au 03 26 91 84 15.

Lycée Clémenceau, samedi et dimanche. Visites guidées à 14heures et 15 h 30. Sur réservation au 03 26 77 77 76. Gratuit.

Lycée Saint-Jean Baptiste de La Salle, samedi et dimanche de 14 à 18 heures. Visites guidées, conférences, rencontre. Réservations au 03 26 77 77 76. Au 20 rue Contrai. Gratuit.

Musée automobile de Reims-Champagne Samedi et dimanche, de 10 à 12 heures et de 14 à 18heures. Tarif réduit de 5€ au lieu de 9€ ; gratuit pour les moins de 14 ans.

Musée du Fort de la Pompelle Samedi et dimanche de 10 à 18heures. Visites libres et guidées. Gratuit.

Belles champenoises L’association des Belles Champenoises d’Époque propose de vous conduire en véhicules de collection à la découverte de la richesse du patrimoine rémois et de vous déposer, selon votre demande et dans la mesure des véhicules disponibles. Samedi et dimanche de 14 à 18 heures dans divers lieux de Reims. Gratuit.

TAISSY

Visite du Fort de Montbré


Une visite exceptionnelle et inédite.

La commune de Taissy, qui a racheté le fort de Montbré depuis sa démilitarisation, organise des visites guidées, pour la première fois, par petits groupes, le dimanche de 10 à 17 heures. Une exposition et diverses manifestations sportives sont prévues. Depuis quatre ans, des volontaires de l’association d’airsoft Rèmes Brigade procèdent à l’entretien de ce fort. Ils le nettoient et le préparent actuellement pour les visites du prochain week-end.

Dimanche, ils proposeront aux visiteurs « un circuit autour de quatre guides, passionnés d’architecture militaire », assure Mathurin Dangoise, président de l’association. L’entrée se fera par la route de Louvois, aussitôt la voie de chemin de fer enterrée franchie. Et la sortie aura lieu par la route de Rilly-la-Montagne.

Dominique BERGER

VERZENAY

Le phare dimanche à 18 h 30. Gratuit.

VILLERS-AUX-NOEUDS

Église Saint-Théodulphe Samedi à 14 heures et dimanche à 18 heures. Gratuit.

Aurélie BEAUSSART

Extraits de l' union du 14/09/2017

    

     

  Répertoire   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Pleins feux à Reims sur le patrimoine mondial

À Reims, le programme des journées européennes du patrimoine, les 17 et 18 septembre, s’annonce particulièrement riche. Une grande exposition aura notamment lieu au Cellier.


Arnaud Robinet a présenté le programme des journées du patrimoine avec Jean-Marc Bouré, le nouvel administrateur du palais du Tau. Arno Gisinger est l’un des cinq photographes qui ont travaillé sur l’exposition.

L’année 2016 est exceptionnelle pour Reims ! Car nous fêtons l'anniversaire de notre double inscription au patrimoine mondial de l'Unesco : les 25 ans du classement de la cathédrale, du palais du Tau et de l'abbaye Saint-Remi et la première année du classement des coteaux, maisons et caves de Champagne. Ce patrimoine rémois est rare, d'une richesse exceptionnelle. D'ailleurs, plusieurs villes nous l'envient et ont de quoi rougir ! », s'est enflammé, hier, Arnaud Robinet. En présentant, dans la majestueuse salle-du festin du palais du Tau, le programme des journées européennes du patrimoine, le maire de Reims a glissé au qu'il soutenait le dossier de candidature Unesco de Nîmes.

Organisée comme à l'accoutumée sur deux jours, cette 33ème édition des journées européennes du patrimoine sera marquée à Reims par de nombreux rendez-vous, dont la très attendue mise en eau et en lumière, de la fontaine Subé. Plus de cinquante-sept lieux seront ouverts au public, dont certains pour la première fois. Parmi eux, l'ancienne chapelle du petit séminaire de Reims, au collège Saint-André, rue Raymond Guyot, dans laquelle on peut notamment voir des vitraux de Pierre-Paul et Jacques Simon ainsi qu'une statue de la Vierge, restaurée en 2012. Le public pourra aussi découvrir la congrégation des sœurs de l'Enfant Jésus, fondée en 1670 par un prêtre rémois. Cette dernière abrite une magnifique chapelle de style gothique.

Une cavalcade poétique et Le Requiem de Verdi

Parallèlement à la visite de la cinquantaine de sites, intéressants pour leur patrimoine historique : architectural, culturel ou naturel, tous ceux qui le souhaitent pourront, dans la soirée du 17 septembre, assister autour de la cathédrale à ne « cavalcade poétique » imaginée par la compagnie des Quidams, en référence au grand cortège royal qui, lors des festivités du sacre, défilait entre la cathédrale et l'actuelle basilique.

Dimanche 18 septembre, le Chœur et orchestre philharmonique international, nommé « artistes de l'Unesco pour la Paix », interprétera Le Requiem de Verdi, œuvre majeure du répertoire de la musique sacrée. Pour célébrer le patrimoine mondial, à l'occasion de ces journées des 17 et 18 septembre, la Ville de Reims proposera aussi une grande exposition, à voir au Cellier. Intitulée « Patrimoines revisités », elle a été conçue par cinq photographes internationaux, qui ne connaissaient pas forcément Reims et qui ont été invités à offrir une- exploration inédite de la ville et de son histoire.

« Ce fut une grande chance de pouvoir lâcher des photographes dans la ville, sans les avoir contraints à un inventaire », se réjouit Gabriel Bauret, le commissaire de l'exposition : Ils devaient se frayer un chemin pour construire quelque chose. » Ce spécialiste de la photographie, qui participe régulièrement aux Rencontres d'Arles, a fait appel pour ce projet à cinq photographes. Hier, Arno Gisinger était présent au Cellier, pour superviser l'accrochage de ses neuf clichés. Cet artiste d'origine autrichienne expliquait avoir cherché à mettre en lumière les croisements entre histoire et patrimoine. Il a notamment été inspiré par une dalle représentant une scène biblique, placée à l'origine dans l'abbaye Saint-Nicaise et depuis déplacée dans la athédrale Notre-Dame

Arno Gisinger a été particulièrement ému par des restes de plomb, récupérés par des Rémois après l'incendie de la cathédrale, au début de la Première Guerre mondiale. Pour les photographier, il a tenu à les placer dans la chapelle du palais du Tau.

Un joyau au-sous-sol du palais de justice


La crypte du palais, le 23 novembre dernier. Bernard Sivad
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Pour des raisons de sécurlté, elles ne sont plus accessibles. Mais une exception sera faite pour les prochaines journées du patrimoine : le public pourra visiter les vestiges médiévaux qui subsistent sous la partie ouest du palais de justice. Des celliers-caves, datées entre le milieu du XIIIème siècle et la fin pu XVème, qui ont été dégagés en 1912-13. Par la suite, ces celliers accueillirent le greffe du tribunal pendant la Première Guerre mondiale avant d'être classés monument historique en 1930. Quelques réceptions de notables avaient encore lieu il y a quelques années, avant la fermeture du lieu. Les plus fins connaisseurs pourraient avoir la berlue : cette crypte sombre, humide et impressionnante est la sœur jumelle de la grande salle basse du palais du Tau, ancien palais archiépiscopal reconstruit au XVII° siècle - ce qui donne une idée de la cohérence architecturale envisagée par les bâtisseurs d'antan. Samedi 17 septembre, magistrats, fonctionnaires et avocats assureront des visites du palais de justice qui incluront également les geôles et les salles d'audience. Ce sera une première.

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Par Valérie Coulet  

Extrait de l'union du 07/09/2016

    

     

  Répertoire   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le patrimoine s'ouvre au public autour de Reims

Expositions, visites diverses sont au programme des journées du patrimoine ce week-end des 17 et 18 septembre autour de Reims et sa région.


L’église St Crespin-St Crespinien ouvrira ses portes ce week-end

1 -  BÉTHENY

Une exposition sera proposée au musée de l'Aéronautique Locale. Offerte par le service archéologique de Reims-Métropole, elle aura pour thème « Bétheny d'une guerre à l'autre ». Entrée libre les 17 et 18 septembre au musée, place de la Mairie, dé 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures. L'exposition restera en place jusque fin octobre aux heures habituelles d'ouverture. Visite pour les groupes sur demande au 03 26 07 12 71.

2 -  CAUROY-LES-HERMONVILLE

À découvrir une exposition de photos réalisées par les habitants et les enfants du village à l'église, samedi et dimanche de 14 à 18 heures. Une vente de confitures maison aura lieu ces mêmes jours au profit du comité de sauvegarde du patrimoine pour l'église de la commune.

3 - FISMES

L'Ecole centre ouvrira ses portes le samedi de 14 à 18 heures à l'occasion d'une exposition de plus de 200 photos de classe. À 17 heures, pose d'une plaque historique, commémorant la reconstruction en 1922 des écoles détruites pendant la première guerre mondiale.

4 -BOURGOGNE

L'église classée monument historique sera ouverte le samedi de 14 à 17 heures. Outre la visite du monument sera présenté l'orgue baroque aragonais avec un mini concert. Le mausolée du cimetière sera ouvert samedi et dimanche de 14 à 18 heures. Sera présentée l'œuvre du peintre Rochegrosse auteur des motifs des mosaïques à partir des panneaux de l'exposition de 2013 à Moulins.

5 - PROSNES

L'église Saint-Rémi de Prosnes ouvrira ses portes samedi et dimanche de 14 à 18 heures. Cette église a été démolie lors des bombardements de 1914. L'association La Peuple, présidée par Siméon Barbier, a préparé une exposition sur les différentes rénovations connues par l'édifice depuis 1914 à nos jours.

6-  HERMONVlLLE

Le comité de sauvegarde du patrimoine en liaison avec la municipalité organisera des visites commentées ayant pour thème les cent ans de l'école des missions spéciales. Rendez-vous devant le monument aux Morts. Découverte également de la salle du conseil de la mairie, de son mobilier et des bienfaiteurs de la commune. L'inauguration du monument aux morts le 27 juillet 1924, avec des photos de l'époque, sur le site. Visites de 14 à 18 heures

7 – ECUEIL

L'association Le Moutier d'Écueil proposera la visite de l'église St Crespin-St Crespinien. L'église des XIIe, XIIIe et XVe siècles, a cette particularité d'être située, à l'écart du village sur un promontoire au milieu des vignes. Elle a fait l'objet de plusieurs restaurations dont la dernière en 2009. Magnifique panorama sur lé vignoble et la ville de Reims. Plaquette explicative à disposition du public et petit jeu pour les enfants. Visite libre sans réservation, samedi et dimanche de l4,à 17 heures.

Extrait de l'union du 16/09/2016

    

     

  Répertoire   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le patrimoine de pays à l'honneur

Plusieurs animations sont prévues dans la région, aujourd'hui et demain dans le cadre de la dix-huitième édition des Journées du patrimoine de pays et des moulins.


À Valmy, une découverte du moulin et des métiers de la meunerie sera proposée demain.

A SAVOIR

Qu’est-ce que le patrimoine de pays ?

•.- Ce qui appartient un passé lointain ou récent et présente un intérêt architectural, historique ou de curiosité : notre héritage.

•.- Ce qui n’a pas déjà classé ou inscrit et que nous voulons léguer aux générations futures.

•.- Ce qui parle de la vie quotidienne. Par exemple : maisons, fermes, grange, pigeonniers, moulins. Halles, vie agricole, édifices publics ou religieux, patrimoine maritime, théâtres, lavoirs, ateliers d'artisans, petites usines ou magasins .

•.- Mais aussi des paysages, sites, jardins, murets, haies, plantations, la musique et la danse, les contes et légendes, la cuisine.

 Chaque année, 150.000 visiteurs viennent découvrir châteaux, fermes, lavoirs, chapelles et bijoux de notre patrimoine à l'occasion des Journées du patrimoine de pays et des moulins. L'édition 2015, qui se déroule le samedi 20 et le dimanche 21 juin 2015, va permettre de découvrir la richesse et la variété de notre patrimoine historique, culturel, paysager, architectural et artistique.

Les journées s'adressent à tous ceux qui veulent découvrir et mieux connaître le patrimoine, les paysages el les savoir-faire traditionnels des régions

1 – A SAINT-MOREL, DANSLESARDENNES

C’est un village complet, Saint-Morel, qui se mobilise le 21 juin, de 13 heures à 19 heures, avec l'association de sauvegarde du patrimoine vouzinois, pour accueillir le public.

Au programme : visites guidées de l'église et de son retable du XVI° siècle, d'un château du XIX° siècle, d'un moulin féodal, stèle et hommage à Roland Garros, l'aviateur, tué dans un combat aérien dans le ciel de cette commune, atelier ouvert d'un vitrailliste du vlllage, entre de dressage de chevaux et maréchal-ferrant, concert.

2 - SIX RENDEZ-VOUS DANS LA MARNE

Des charrues et araires de la fin du XVIII° seront présentées dans une ferme traditionnelle champenoise à Faverolles-et-Coemy (samedi et dimanche).

Une visite commentée et une exposition photo sont organisées au moulin d'Heutrégiville (dimanche). À Maison-en-Champagne, il sera possible de voir l'entretien d'un mur d'une maison champenoise à pans de bois (samedi). Plusieurs animations à Saint-Amand-sur-Fion avec la visite de l'église du XI° et XII° siècles, d'une maison à colombages, d'un musée de voitures hippomobiles et d'un moulin (samedi)

Toujours à Saint-Amand-sur-Fion, visite d'un moulin et sa roseraie avec démonstration de fabrication de l'huile de noix (samedi et dimanche). À Valmy, enfin, une découverte-du moulin et des métiers de la meunerie est proposée dimanche.

3 - EGLISES ET MOUUNS DANS L'AISNE

Une dizaine de rendez-vous sont programmés dans le département. Beaucoup d'églises seront à l'honneur comme à Coulonges-Cohan (samedi et dimanche), Essômes-sur-Marne (dimanche), Marigny-en-Orxois (samedi), Saint-Eugène (samedi) et Saint-Pierremont (samedi et dimanche). Par ailleurs, l'association Tisserands de légende propose une visite de la Maison du textile à Fresnoy-le-Grand (samedi et dimanche tandis que le Moyen Âge s'invite au moulin de Monthiers (samedi et dimanche). A Parfondeval enfin, la fondation du patrimoine viendra évoquer son action pour la sauvegarde du patrimoine bâti de Thiérache.

•.- Détails sur www.patrimoine-environneinent.fr

Extrait de l'union du 20/06/2015

 

    

     

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Il y a 100 ans, au Mont sans nom… 

Vaudesincourt - On commémore ce week-end le Coup de main historique du 14 juillet.  


Général Huguenot, 132e DI, Commandant Besnier, 4e bataillon du 366eRI, Général Gouraud, IVe armée, Général Pont, 4e CA. D.R⦁        

Le 14 juillet n’est pas seulement synonyme de Fête nationale. C’est aussi ce jour-là qu’eut lieu, il y a cent ans, le « Coup de main historique du Mont sans nom ». Pour ne pas oublier ce fait de guerre marquant, qui permit de déjouer la dernière offensive allemande de la Grande Guerre du lendemain (Friedensturm, bataille pour la paix), l’association Mémoires des Monts de Champagne, dont l’objectif est de « transmettre, faire connaître, rendre concret un pan de l’histoire locale » se mobilise tout le week-end.

1 - DEUX PARCOURS PÉDESTRES DE 3,5 KM

Un premier parcours, « Coup de main historique du 14 juillet 1918 », mènera les visiteurs sur les dix postes marquants de cet épisode de l’Histoire. À chaque étape sera proposé un panneau résumant des faits survenus à cet endroit. Une occasion unique de marcher dans les pas des grenadiers d’élite menés par Joseph Darnand, 600 mètres à l’intérieur des lignes allemandes, cent ans plus tôt. Entrée libre de 14 à 21 heures. Dimanche, le parcours sera proposé de 10 à 18 heures (entrée libre toujours), sur le thème du Friedensturm cette fois. Vous découvrirez par exemple comment le soldat Mieuzet, moine trappiste à l’abbaye de Bellefontaine (Maine-et-Loire), devenu infirmier pendant la guerre, s’est dévoué pour rester avec les blessés après l’offensive.

2 - UN RECUEIL DE TÉMOIGNAGES

Au départ des deux parcours sera mis à disposition des visiteurs, contre 6 €, un recueil de 62 pages de témoignages de combattants français et allemands, permettant, à chaque étape, d’obtenir des explications plus poussées concernant les événements des 14 et 15 juillet 1918. « Des témoignages preuves de la violence des combats, et du courage des soldats » , relate Philippe Bacquenois, trésorier de l’association, à l’origine de ce travail de fourmi, fruit de six mois de recherches, réalisées spécialement pour le Centenaire. « J’ai cherché les familles de soldats qui ont participé au Coup de main et à la dernière offensive allemande le 15 juillet » , détaille le passionné de généalogie. « C’était beaucoup de temps, de téléphone, de mails, d’examen de fiches matricule… Mais ça a bien marché. J’ai trouvé pas mal de descendants. » Comme les neveux du lieutenant Balestier – qui n’avait pas eu d’enfant – identifiés en décembre dernier. « Ils savaient que leur grand-oncle avait fait quelque chose pendant la guerre, mais pas vraiment quoi. Ils ont été heureux d’apprendre qu’il fut un exécutant du Coup de main. »

3 - UNE EXPOSITION ET UN FILM

Sur le camp de base de l’association, planté à Vaudesincourt, à l’est du Mont sans nom (suivre le fléchage implanté pour l’occasion), pour le week-end, sera diffusé en boucle un extrait de 10 minutes du film que celle-ci a consacré aux événements survenus avant, pendant et après la guerre aux Monts de Champagne. Ces 10 minutes relatent plus précisément l’année 1918. Une exposition de matériel militaire d’époque et de tenues de soldats viendra compléter le dispositif.

4 - UNE STÈLE DÉVOILÉE SAMEDI

En plus de ce vaste programme, l’association Mémoires des Monts de Champagne, main dans la main avec l’association familiale du Commandant Besnier, organise une cérémonie commémorative à Aubérive, à la Nécropole internationale du Bois du Puits, demain samedi 14 juillet à 17heures. Elle permettra de rendre hommage aux participants du Coup de main historique du Mont sans Nom du 14 juillet 1918 et à la résistance héroïque des soldats de la IV e armée Gouraud le 15 juillet 1918. À cette occasion, une stèle sera dévoilée pour honorer leur mémoire et leur courage, en présence de la sous-préfète de Reims, Valérie Hatsch, mais aussi des membres des familles des valeureux soldats, que Philippe Bacquenois est donc parvenu à identifier au prix de minutieuses recherches. Parmi eux, les descendants de Maurice Besnier, commandant du 4 e bataillon du 366 e RI. C’est lui qui a dirigé le Coup de main, il y a un siècle. La famille du lieutenant Balestier, son exécutant, entré de 600 mètres dans les lignes allemandes lors du Coup de main, sera aussi présente. C’est sous ses ordres que le sous-officier Joseph Darnand, avec vingt grenadiers d’élite, est allé au plus loin ce jour-là et a ramené les prisonniers allemands.

Un coup de main pour contrecarrer l’offensive allemande

Hypnotisé par Paris qu’il menace à la fois par le Nord et l’Est, Ludendorff, quartier-maître général des armées allemandes, est pressé d’en finir et s’apprête donc à déclencher en Champagne le « Friedensturm », ou bataille pour la paix, sur laquelle il a fondé tous ses espoirs d’obtenir une paix honorable sinon la victoire. En préparation depuis plus d’un mois, elle mobilise toutes les ressources allemandes. Un grain de sable va pourtant gripper cette mécanique bien huilée. L’état-major français, qui sait l’attaque prochaine mais n’en connaît pas les détails, se livre, en effet, à une véritable course au renseignement sur toute la ligne de front, afin d’éventer les plans allemands pour mieux les contrecarrer. En Champagne, dans le secteur du Mont sans nom, c’est au 366 e régiment d’infanterie (rattaché à la IV e armée du Général Gouraud) qu’échoit la mission de sonder les intentions de l’ennemi. Ordre lui est ainsi donné de préparer un gros coup de main sur les lignes allemandes. L’objectif est de capturer à tout prix des prisonniers vivants, de recueillir des indices sur l’offensive à venir. Le détachement français parvient à mener l’opération à son terme en une heure seulement. Le succès est total pour des pertes de deux morts, dont le caporal Samuel Maurice Sandler, 23 ans, né à La Neuvillette, et trois blessés. Les groupes de choc, qui se sont aventurés au plus profond du dispositif allemand ce 14 juillet 1918, ramènent 27 prisonniers ainsi que de l’équipement et des papiers importants. Les interrogatoires et l’analyse des documents saisis confirment l’urgence de la situation: l’offensive allemande doit débuter le lendemain au petit matin.

En ruinant l’effet de surprise allemand, ce coup de main intrépide aide les Alliés à supporter le choc très violent de la dernière offensive ennemie de la guerre, qui a fait 15 600 tués, blessés ou disparus dans les rangs français, américains et polonais. Profitant des erreurs de Ludendorff, qui sous-estime les capacités alliées, ils sont même en mesure de contre-attaquer victorieusement dès le 18 juillet 1918, et remportent ainsi la décisive seconde Bataille de la Marne.

Source : Laurent Chauvet « La Causerie politique & littéraire »

Marion DARDARD

Extraits de l' union du 13/07/2018

    

     

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 Lagery Il faut sauver cette belle église romane

 Datant du XIIe siècle, l’édifice dédié   à saint Martin a besoin d’être rénové


Parmi les outrages imposés par le temps et les pigeons : toiture crevée, poutres et murs abîmés....

La réfection de la belle église romane de Lagery s’impose de façon de plus en plus urgente. La toiture et la charpente de l’église Saint-Martin ont un besoin urgent d’être restaurées. D’importantes dégradations sont dues au défaut d’entretien par le passé… et aux pigeons. Il pleut dans l’église, on peut même voir le ciel !

Les couvertures présentent, pour la plupart, un état de dégradation avancée, les poutres sont atteintes par l’humidité et les murs extérieurs abîmés. À l’extérieur, une partie du cimetière n’est plus accessible à cause des chutes de pierres. À l’intérieur, les plâtres tombent du fait des infiltrations, les fresques peintes s’estompent peu à peu. Les verrières ont besoin d’être rénovées. Les cloches sont hors d’usage, des statues ont dû être enlevées, le retable est dégradé…

Le maire se demande s’il ne faut pas interdire l’accès à l’église. Seuls quelques baptêmes et enterrements y sont encore célébrés. La compétence des bâtiments étant revenue aux communes, un certain découragement est exprimé par le maire Régis Francque ! Lui-même et les Crugnatiens investis dans ce projet « qui permet de transmettre un patrimoine aux générations futures » , lancent « un appel aux dons, à la générosité des habitants, aux mécènes et aux entreprises locales ».

LA FONDATION DU PATRIMOINE EN SOUTIEN

Les démarches sont effectives depuis un an et demi, la Fondation du patrimoine est en charge du dossier pour recevoir les dons, la convention signée depuis 6 mois. Michel Baradel, délégué départemental à la Fondation du patrimoine, est en charge du dossier

Lagery connaît beaucoup de passage à cause de ses magnifiques halles du XVI e , du château et de la proximité de l’abbaye d’Igny. La dégradation de l’église empêche de montrer, aussi, ce qui demeure un joyau du patrimoine.

Un appel aux dons et au mécénat


La chute de pierres a rendu inaccessible une partie du cimetière. 

L’église Saint-Martin de Lagery fut construite au XII e siècle. Sur la façade ouest, un arc triomphal surplombe le portail central de l’église. Des parties romanes comme le portail, les bases du clocher, la nef et le chevet se marient avec les différentes évolutions au cours des siècles comme les fresques des XIV e et XVe siècles, ou la statue de pierre de 1677 de saint Martin à qui l’église est dédiée. Cette richesse vaut à l’édifice d’être inscrit à l’inventaire des monuments historiques depuis 1920.

Un appel aux dons et au mécénat est lancé sous différentes formes. Souscription sur le site sécurisé de la Fondation du patrimoine (dons déductibles des impôts) : www.fondation-patrimoine.org libellé « église de Lagery ». Contact : M. Baradel au 06 44 25 82 73 ou Fondation au 03 26 97 81 72, champagneardenne@fondation-patrimoine.org. Ou maire de Lagery au 06 07 44 75 91.

Marie-Agnès PARIS-DOCHE

Extraits de l' union du 13/06/2018

    

     

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Un Loto à 13 millions pour sauver le patrimoine

Emmanuel Macron et Stéphane Bern ont présenté, hier, les contours du Loto exceptionnel destiné à sauver des dizaines de monuments en péril sur le territoire français.


Comment sauver le patrimoine français ? En organisant un Loto exceptionnel destiné à sauver des dizaines de monuments en péril aux quatre coins de la France.

Cette mobilisation inédite a été présentée, hier, par Emmanuel Macron, Stéphane Bern et le Loto. «Le patrimoine, c’est un engagement national » pour « défendre l’identité de nos territoires » , a déclaré le président qui a débuté cette journée d’engagement en visitant le château de Voltaire, tout juste remis à neuf pour neuf millions d’euros, dans le petit village de Ferney-Voltaire (Ain) près de la frontière franco-suisse.

Je suis désespéré de voir l’état dans lequel un grand nombre de bâtiments sont laissés à l’abandon
Stéphane Bern

Emmanuel Macron a ensuite rassemblé à l’Élysée, en fin de journée, près de 500 acteurs du patrimoine, dont les porteurs des 269 projets sélectionnés par la mission menée par Stéphane Bern (lire par ailleurs) sur le patrimoine en péril. « Nous nous mettons en ordre de bataille pour cette croisade pour le patrimoine » , a annoncé l’animateur de France 2.

15 €
C’est le montant des jeux à gratter qui, en plus du Loto, seront lancés par la FDJ. 12 millions d’unités seront mises en vente et devraient rapporter entre 15 et 20 millions d’euros

« Je suis désespéré de voir l’état dans lequel un grand nombre de bâtiments sont laissés à l’abandon », notamment faute de moyens, a-t-il ajouté. « C’est la ruralité » qui est en jeu « car 50 % du patrimoine est dans des communes de moins de 2000 habitants » .

L’objectif est de susciter une grande mobilisation populaire autour d’une loterie et d’un jeu de grattage qui seront lancés à la rentrée pour financer la rénovation de ces monuments. « Nous avons besoin d’aller beaucoup plus vite et beaucoup plus fort » , a justifié Emmanuel Macron à Ferney-Voltaire. « Si les gens y croient, on va mobiliser de l’argent privé » car «je n’ai pas envie d’augmenter vos impôts et la dette de vos enfants » , a-t-il expliqué aux habitants venus accueillir. De plus, ces initiatives vont « créer de l’emploi et de l’activité », notamment « dans les métiers d’art, la restauration, l’hôtellerie… » , selon le président, son épouse Brigitte à ses côtés.

TIRAGE RÉALISÉ LA VEILLE DES JOURNÉES DU PATRIMOINE

Ce Loto sera réalisé le 14 septembre, veille du week-end des Journées du patrimoine, et doté d’un jackpot de 13 millions d’euros, équivalent à celui d’un tirage exceptionnel du vendredi 13. Le jeu à gratter « patrimoine » lancé le 3 septembre sera, lui, doté d’un gain maximum d’1,5 million d’euros, un montant inédit pour ce type de jeu. Ces gains « exceptionnels » seront au service de la « grande cause » du patrimoine, a affirmé la PDG de la Française des Jeux (FDJ), Stéphane Pallez.

Pour le jeu à gratter, 12 millions de tickets grand format seront ornés de 13 des 18 principaux monuments choisis par la mission Patrimoine en péril, et vendus 15 euros pièce, « ce qui permet de proposer des gains exceptionnels ».

La FDJ attend de ces jeux des recettes de 15 à 20 millions d’euros, qui seront affectés à un fonds spécifique. « Ces 15 millions d’euros sont une goutte d’eau » , a précisé Stéphane Bern, mais « ils donnent le sentiment aux Français que le patrimoine appartient à chacun d’entre eux » et cela « va leur donner envie de se mobiliser ».

326 MILLIONS D’EUROS CONSACRÉS CHAQUE ANNÉE

Selon la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, le quart des monuments protégés sont en mauvais état et 5 %, soit environ 2000, en péril. « Sur les 44 000 monuments inscrits ou classés, 6000 bénéficient chaque année d’opérations de restauration. Le budget consacré au patrimoine, 326millions d’euros, a été augmenté de 5 % et sanctuarisé sur le quinquennat. » Un montant complété par un fonds d’aide de 15 millions d’euros pour les petites communes. « Le loto et le grattage viennent en complément » , selon Mme Nyssen.

Stéphane Bern, un visage pour incarner la mobilisation

Stéphane Bern a été chargé d’une mission patrimoine par le Président.AFP

Stéphane Bern, chargé d’une mission sur le patrimoine par Emmanuel Macron : l’annonce en avait fait sourire certains. Mais en huit mois, l’animateur vedette a su jouer de sa popularité et de sa proximité avec le chef de l’État pour venir à la rescousse de monuments en péril en reprenant à son compte la création du Loto du patrimoine annoncée au mois de novembre par la ministre de la Culture Françoise Nyssen. Faux naïf ou vrai candide, il a d’ailleurs parfois suscité l’embarras de la ministre de tutelle. Peu après sa nomination, l’animateur suggère de faire payer l’entrée des cathédrales, provoquant une mise en garde de l’Église. Stéphane Bern avait alors précisé qu’il ne « s’agissait pas de faire payer les fidèles quand ils vont à la messe… » Sensible au ton un peu ironique de certains médias lors de sa désignation, ce spécialiste des têtes couronnées a dénoncé « un procès d’intention ». « On peut me reprocher ce qu’on veut, mais par mes émissions, je crois avoir popularisé la défense du patrimoine. » Des sorties aujourd’hui oubliées, l’animateur de France 2 ayant conservé le soutien du président de la République, « le premier de ces dernières années qui ait décidé de prendre à bras-le-corps le problème du patrimoine », selon lui.

Extrait de l'union du 02/06/2018


 Le circuit de Gueux profitera bien du Loto du patrimoine

Un bâtiment de l’ancien circuit de Gueux est le seul de la Marne à bénéficier du prochain Loto du patrimoine.


Ils étaient plus de 2000 au départ, pour finalement 269 projets sélectionnés à l’arrivée dont le pavillon Lambert, sur l’ancien circuit automobile de Gueux.

La liste avait fuité il y a quelques mois. Elle a été confirmée hier à l’Élysée, à l’occasion de la réception des personnalités du patrimoine par le président de la République. 269 projets, parmi plus de 2 000, ont été sélectionnés pour bénéficier des financements récoltés grâce à une grande loterie du patrimoine.

Dans la Marne, un seul site est concerné : c’est le pavillon Lambert, sur l’ancien circuit automobile de Gueux. La somme qu’il reste à trouver s’élève à 14.000 €, ce qui laisse à penser que cela ne devrait pas poser trop de problème.

Dans le département voisin des Ardennes, trois projets ont été retenus : le château fort de Sedan, l’église Saint-Lambert de Montigny-sur-Meuse et les thermes gallo- romains de Warcq. Les sommes à trouver sont là plus conséquentes avec près de 1,3 million au total.

Un super-Loto de 13 millions d’euros le 14 septembre et 12 millions de tickets de grattage mis en vente

Dans l’Aisne enfin, six sites auront les honneurs du Loto cette année : le château d’Armentières à Armentières-sur-Ourcq, l’église fortifiée de la Thiérache du Centre à La Capelle, l’église Saint-Maurice d’Agaune à Vauxrezis, le Parvis et maison des hôtes de l’ancienne abbaye de Saint-Michel-en-Thiérache, les remparts Philippe Auguste à La Ferté-Milon et l’Hôtel-Dieu de Château-Thierry. Ce dernier fait partie des 18 projets emblématiques (un par région) qui bénéficieront d’enveloppes particulièrement significatives.

Le financement se fera via deux systèmes : un super-Loto de 13millions d’euros dont le tirage aura lieu le 14 septembre à l’occasion des Journées européennes du patrimoine et la mise en vente de 12 millions de tickets de grattage à compter du 3 septembre.

Ces derniers seront vendus au prix de quinze euros, soit le ticket le plus cher de l’histoire du Loto français. mais les gains potentiels seront exceptionnels. Parmi les 12 millions de tickets se cachent 6 gros lots à 1,5 million d’euros, 8 à 150.000 euros… Au bout du compte, chaque acheteur a environ une chance sur trois d’empocher un gain d’au moins 15 euros, soit sa mise de départ. Les recettes attendues de 15 à 20 millions d’euros financeront la restauration de sites sélectionnés. À noter que pour tous les projets qui n’auront pas pu être retenus cette année, une nouvelle campagne de sélection sera organisée l’année prochaine.

Appel aussi au mécénat

Si le produit du Loto servira d’accélérateur pour lancer les travaux de restauration, «l’importance des besoins de financement des projets nécessite impérativement de mobiliser également le mécénat des entreprises et le mécénat des particuliers », précisent les responsables de la Fondation du patrimoine. C’est pourquoi ces derniers lancent la campagne nationale « Ensemble, sauvons notre patrimoine ». Tous les dons, qui bénéficient des avantages fiscaux liés au mécénat, se font sur internet pour soutenir la mission de Stéphane Bern ou un projet précis : www.missionbern.fr..

Grégoire AMIR-TAHMASSEB

Extrait de l'union du 02/06/2018

    

     

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Le fort de Condé, ce bel inutile

Construit en pierre extraite dans les carrières des alentours, c’est un véritable dédales de galeries admirablement bien conservées et restaurées

CHIVRES-VAL (AISNE)

Il faut monter trois kilomètrs au-dessus du village de Chivres-Val, à vingt kilomètres de Soissons, pour apercevoir le Fort de Condé. Camouflé, à moitié enterré sous cinq à six mètres de terre pour se protéger des obus, il est aujourd’hui recouvert d’arbres. Difficile d’imaginer qu’il s’étend sur cinq hectares et a abrité 600hommes pendant sa courte période d’activité militaire : de 1882 à 1913.

Au lendemain de la défaite face à la Prusse en 1870, la France entreprend l’édification d’une nouvelle ligne de défense. En dix ans, le général Séré de Rivières fait construire près de 200forts comme ceux de Condé, de la Malmaison, sur le chemin des Dames, ou de la Pompelle à Reims. Sur l’éperon de Chivres-Val, il domine la vallée de la Vesle et celle de l’Aisne. Fini en 1882 après seulement cinq ans de travaux qui auront mobilisé environ 1 000hommes, il deviendra très vite obsolète. En 1886, le test de la mélinite, un nouvel explosif sur le fort de la Malmaison permet de découvrir la fragilité de ces forts. Celui de Condé fut officiellement déclassé en 1912. Les Allemands le prirent assez facilement en 1914 et l’ont utilisé surtout pour de l’observation.

UN BIJOU DE L’ARCHITECTURE MILITAIRE

Il n’en demeure pas moins un bijou de l’architecture militaire. Construit en pierre extraite dans les carrières des alentours, c’est un véritable dédale de galeries admirablement bien conservées et restaurées, et de cours enherbées. Sa visite offre une belle revue des moyens de défenses d’époque : un ravin sec ceinturé par deux murs, l’escarpe et la contre escarpe, un pont à bascule, des meurtrières, comme au Moyen Âge, des caponnières où étaient postés des tireurs pour protéger ce même ravin, dans lequel on peut aujourd’hui circuler. On peut découvrir la casemate cuirassée du commandant Mougin, l’un des deux gros canons du fort, capable de tirer des obus de 40 kg à une dizaine de kilomètres.

Enfin l’ancien casernement accueille des expositions temporaires et permanentes. Depuis cette année, dans une salle, cinq écrans permettent de visualiser en 3D une centaine de gravures et sculptures laissées par les soldats de toutes nationalités dans les carrières de la région soissonnaise où ils ont trouvé refuge lors des deux conflits mondiaux. Pour les enfants, un jeu de piste par audioguide baptisé Mission impossible place le jeune visiteur dans la peau d’un capitaine posté au fort, qui doit trouver un mot mystère.

Ouvert tous les jours jusqu’au 15 novembre, en visite libre ou guidée, de 9 h 30 à 18 h 30 (en juillet et août). Tarif adulte: 6,5 euros, enfant 4 euros, gratuit moins de 7 ans. Tél : 03 23 54 40 00.

Rémi HAVYARIMANA

Extrait de l'union du 22/07/2017

    

     

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Le résultat des fouilles enfin dévoilé

BOULT-SUR-SUIPPE Après la découverte de 2 cimetières allemands sous le futur lotissement, l’heure est au bilan.


Les fouilles avaient été réalisées pendant l’été 2015, en toute discrétion, pour éviter les pillages.Denis Gliksman, Inrap

Les fouilles récemment conduites par l’Inrap, l’Institut national de recherches archéologiques préventives, à l’emplacement du futur lotissement « Les Golets », prévu à proximité de l’actuel cimetière, ont mis au jour durant l’été 2015 deux cimetières allemands datant de la période 1914-1918, deux emplacements oubliés de toutes les mémoires. Si, aujourd’hui, le terrain est complètement «dépollué » et rendu accessible à la construction, pour les habitants, longtemps tenus en haleine par cette exceptionnelle découverte, il était important d’en connaître le résultat.

UN CERTAIN NOMBRE DE SOLDATS ONT PU ÊTRE IDENTIFIÉS

Aussi à l’invitation de l’Association Sauvegarde du Patrimoine, qui a notamment à son actif la rénovation de la chapelle Saint-Martin, les intervenants de l’Inrap sont donc venus présenter le bilan de leurs travaux, en exposant quelques pièces et nombre de photographies des tombes des soldats. Un travail intense entrepris par Bruno Duchêne, responsable de l’opération, Sandrine Thiol, archéologue et Julien Moraux, stagiaire en Master 2 à l’université de Lille.

Ils ont d’abord évoqué la découverte d’un premier bâtiment et de divers objets datant de l’Âge de Fer et de Bronze, ainsi que de céramiques datées d’environ 6 siècles avant J.C et des traces d’un chemin antique pratiqué jusqu’au 6 e siècle de notre ère. Et alors survenue, en 2015, la découverte exceptionnelle de deux cimetières allemands. Le premier avait été aménagé en 1916 sur la route de Saint-Etienne-sur-Suippe à proximité de l’actuel cimetière. Il restait des traces de fondations et d’un muret avec grilles. Les corps retrouvés avaient été inhumés dans des cercueils. Dans le deuxième cimetière datant de 1917, les corps étaient enveloppés dans des linceuls, la plupart du temps dans des bâches.

Au total ces cimetières ont reçu jusqu’à 527 individus découverts dans 437 fosses, certaines abritaient jusqu’à 12 corps. Un seul soldat français a été découvert parmi toutes ces tombes. L’occupant avait conçu ce cimetière suivant un plan bien établi découvert au moment des fouilles. Le travail d’identification réalisé par les archéologues a permis d’identifier un certain nombre des soldats grâce à la présence d’objets personnels (bottes, bagues, peignes), des plaques d’identification qu’il a fallu radiographier pour les lire. Hélas certaines données trouvées restent des énigmes à ce jour.

DES MILLIERS D’OBJETS RETROUVÉS

Les fouilles se sont déroulées sur une période de 2,5 mois au cours de l’été 2015 et ce 24 heures sur 24. Quelques milliers d’objets ont été retrouvés : épaulettes d’uniformes avec grades permettant l’identification du régiment, des bouteilles en verre contenant des formulaires de décès, des couteaux, des couverts, gourdes, quarts à boire, de l’armement dans lesquels on a trouvé des cartouchières en cuir, des bouchons de protection, des balles, baïonnettes, pistolets automatiques chargés, des grenades ; masques à gaz etc. mais aussi du matériel médical et de soins : atèles, poires de lavement, scalpel, brosses à dents, dentifrice, crèmes. Parmi les objets personnels : des pipes à fourreau en porcelaine, des peignes, des bagues de tranchées, chevalières, anneaux, bourses, peignes, miroirs, stylos à plume, boussoles, montres à gousset.

Liliane DUHOUX

Extrait de l'union du 23/07/2017

    

     

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À qui appartient le trésor de Saint-Etienne-au-Temple ?


Sophie Szulik, maire de la commune, souhaite récupérer les pièces pour les exposer.

Le 21 août 2008, un promeneur muni d’un détecteur de métaux trouve 58 pièces enfouies dans un champ situé au sud-ouest de la commune de Saint-Étienne-au-Temple. Il les rapporte chez lui et les « oublie » pendant huit ans dans une boîte rangée au sous-sol… En août 2016, menacé de dénonciation, il ramène son trésor à la mairie du village qui le confie à la Drac (Direction régionale des Affaires culturelles). La plainte ayant été déposée, le commissariat de Châlons-en-Champagne s’empare de l’affaire, met les pièces sous scellés et les remet à un officier de police spécialisé pour évaluation.

Dans son rapport, ce dernier précise que les monnaies sont en argent et datent de la période allant du règne d’Henri II (1547-1559) à Henri III (1574-1589). La monnaie la plus récente est un quart d’écu d’Henri III daté de 1583, mais aucune monnaie d’Henri IV (1589-1610) et encore moins du cardinal de Bourbon, plus connu sous le nom de Charles X (1589-1590).

Dans ses conclusions, l’expert rappelle que, contrairement à sa voisine Troyes, ville ligueuse soutenant le cardinal de Bourbon, la ville de Châlons-en-Champagne frappait des monnaies au nom d’Henri IV dès 1589. L’absence de telles monnaies permet donc de dater l’enfouissement des pièces entre 1583 et 1589, sous le règne d’Henri III. Les pièces à l’effigie de ce monarque représentant d’ailleurs plus de la moitié du trésor. La plupart des monnaies découvertes proviennent d’ateliers situés dans l’ouest de la France comme Nantes ou Rennes et, selon toute vraisemblance, elles n’auraient pas fait l’objet de thésaurisation locale, bien qu’on n’en soit pas certain, ces ateliers bretons ayant été particulièrement productifs à la fin du XVe siècle.

Compte tenu de la somme que représentait ce pécule à l’époque, il est plus probable que celui-ci ait appartenu à un marchand se rendant à Châlons-en-Champagne plutôt qu’à un paysan de la commune, comme semble l’indiquer la monnaie suisse présente parmi les pièces découvertes. Pour l’heure, celles-ci sont toujours dans les mains de la justice, mais Sophie Szulik, maire de Saint-Étienne au-Temple, espère bien les récupérer pour les exposer à la mairie.

Michel Zelazny

Extrait de l'union du 27/05/2017

    

     

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Tours et détours d'un portrait

 CORMONTREUIL L'histoire à rebondissements du tableau de Gérard Chardonnet.


L’Arpenteur de Cormontreuil est désormais dans le hall de la mairie, grace au don de Nicole Dubus et aux recherches du maire

Une rue et une impasse de la commune portent son nom. Gérard Chardonnet, fils de vigneron né en 1776, a été soldat napoléonien. Blessé à la bataille d'Austerlitz, il rentre dans ses foyers à Cormontreuil, en 1806. Son goût pour les sciences l'amène à embrasser la profession d'arpenteur. Marié en 1808, il a quatre enfants et une petite-fille, qui disparaissent tous avant lui. En 1857, il a 81 ans quand il fait réaliser son portrait par François-Apollin Boucton, peintre né à Isles-sur-Suippe. Le tableau a été exposé à Paris, au Palais des Champs-Elysées, lors du salon de 1859. Et à partir de là une histoire assez rocambolesque commence.

Jean Vigouroux, conseiller délégué au patrimoine, historien, explique : « Gérard Chardonnet, par testament devant notaire, lègue à la commune son portrait, les 120 livres de sa bibliothèque et sa baignoire ! Mais, son souhait ne sera réalisé que partiellement : si, après son décès à Reims en 1863, les livres et la baignoire sont bien arrivés à Cormontreuil, le portrait se retrouve finalement chez une demi-sœur de la petite-fille de Gérard Chardonnet, qui le propose à la vente au Musée de Reims en 1899. »

ON PERD LA PISTE DU TABLEAU

La même année, le maire de Cormontreuil Henri Potaufeux entreprend des démarches auprès des héritiers et de la ville de Reims pour récupérer le tableau. Un dossier, conservé dans les archives, mentionne les tracas suscités par cette affaire. On en feuillette - avec précaution - quelques documents, dont la réponse du receveur de l'Enregistrement au maire, qui confirme bien que Gérard Chardonnet a légué à la commune « un portrait estimé à 18 F. »

« Cette trace du passé refait surface. Je compte bien poursuivre les recherches pour retrouver l'original »
Jean Marx, maire

En 1904 paraît une petite brochure, « Cormontreuiliana » rédigée par Henri Jadart, conservateur de la bibliothèque et du musée de Reims. C'est lui qui propose, cette année-là, de donner le nom de Gérard Chardonnet à une tue de Cormontreuil. Une gravure du portrait est insérée, qu'il décrit ainsi : « L'expression marque de la bonhomie, une certaine finesse. Sur la table s'étalent son encrier et sa plume, ses lunettes, sa pipe et, en évidence, le compas, le niveau et la règle, instruments de sa profession ... »

Dans une missive du 24 janvier 1904, il écrit à Henri Potaufeux : « Faites vos diligences, comme vous me l'annoncez, pour revendiquer le tableau ici. Seulement, il faut bien éviter que les héritiers ne viennent le réclamer pour eux. » Les traces du tableau s'arrêtent là, l'original a-t-il disparu lors de la première guerre mondiale. Existe-t-il encore dans les réserves du Musée ? Jean Vigouroux compte bien continuer les recherches...

LA COPIE LÉGUEE A LA COMMUNE

Heureusement, sans doute commandée par Henri Potaufeux à titre privé, une copie a été réalisée par un certain « Michel, ex professeur de l'école des arts industriels de Reims ». Cette copie s'est transmise chez les descendants d'Henri Potaufeux, Dernière détentrice du tableau, Nicole Dubus se souvient : « Durant toute mon enfance, je l'ai vu accroché dans le salon de mes grands-parents. A leur décès, j'ai tenu à le conserver, il avait surtout à mes yeux une valeur affective. Je trouvais que mon grand-père ressemblait énormément au personnage du tableau ! »

Nicole Dubus vient de léguer le portrait à la commune. Un beau geste qui ravit Jean Marx, le maire : « C'est une trace du passé qu'on remet à la surface. Le passé, c'est cet arpenteur qui habitait à quelques mètres de la mairie, dont un des outils figure sur le blason communal (voir encadré). Cette donation est accrochée dans le hall, elle appartient désormais à la collectivité. »

LE COMPAS DE L'ARPENTEUR SUR LE BLASON

Avant 1988, la commune de Cormontreuil n'avait pas de blason. Plusieurs propositions ont été faites et exposées dans le hall pour que les habitants donnent leur avis. Le choix s'est porté sur celui-ci. Au-dessus de la Vesle, schématisée en vaguelettes, un clou rappelle les moulins. La croix de Saint-André, patron de la paroisse, fusionne avec le compas de Gerard Chardonnet. La fleur de lys, à gauche, évoque l'abbaye de Saint-Pierre-les-Dames, dont les abbesses furent seigneurs du-lieu jusqu'à la Révolution.

Françoise LAPEYRE

Extrait de l'union du 05/01/2017

    

     

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L'énigme du camp de Jules César

Il est possible que le fameux général romain ait installé un camp près de Reims, à Pontfaverger, lors de sa Guerre des Gaules. Une énigme historique qui reste à éclaircir


Dans ses commentaires César mentionne un site qui pourrait ressembler
au paysage surplombant Pontfaverger.

Jules César a-t-il «campé» à Pontfaverger, oui ou non ? Cela reste un des petits mystères de l'Histoire. Une interrogation que Charles Nicol. instituteur de son état, soulevait au XIX' siècle dans son ouvrage consacré à cette commune de la campagne rêmoise ; au titre des c monographies des villes et villages de France. »

Si le général romain a installé ses troupes sur le territoire de l'actuelle Pontfaverger lors de sa campagne gauloise, cela se serait passé au lieu-dit du Dortoir, en direction de Selles.

Dans son livre, Charles Nicol explique qu'à l'époque de la fameuse Guerre des Gaules, « César doit faire "surveiller les voies tortueuses à travers les forêts et pour cela s'emparer des positions stratégiques. Or sur les hauteurs nord de Pontfaverger, à égale distome de Durocort (notre Reims d'aujourd'hui) où se situe son quartier général, et le massif boisé des Ardennes ), l'emplacement semble des plus favorables : « On y découvre un vaste panorama vers les marais de "la rivière Aisne au nord et du sud vers Les plaines catalauniques. »

 Pour appuyer sa thèse, l'auteur cite César lui-même dans ses Commentaires ; «La colline sur laquelle nous campions dominait un peu la plaine, les deux côtés étaient en pente et le front légèrement· conique s'abaissait insensiblement jusqu'à lu plaine. Entre l'armée belge et la nôtre se-trouvait un petit marais. Les ennemis se portèrent vers l'Aisne, qui coulait derrière notre camp.

«Il est évident, commente à son tour Charles Nicol, que les hauteurs sises entre Pontfaverger et Aussonce répondent parfaitement à l'emplacement du camp indiqué par César ».

 Et il cite des traces du séjour des troupes romaines: vestiges de fortification au mont d'Aussonce d'origine romaine notamment, sans parier de la « tradition populaire » qui court sur des siècles affirmant cette présence d'un camp romain.

Certes, on peut émettre des objections, par exemple sur la forme non rectangulaire des vestiges en question, ce qui ne serait pas très romain. L'auteur les évoque à un autre endroit de son ouvrage (lire par ailleurs). Mais il les réfute toutes, estimant donc que Pontfaverger peut s'enorgueillir d'avoir hébergé César un moment _

Antoine PARDE55lJS

Pour Charles Nicol, il n'y a aucun doute


Dans sa monographie sur Pontfaverger. Charles Nicol réfute les possibles
objections à la présence du camp de César. AP

Ceux qui doutent que Pontfaverger ait abrité jadis un camp militaire romain peuvent faire valoir plusieurs arguments. Charles Nicol les cite dans sa monographie consacrée à la commune. ,

Première objection : les vestiges de fortification du lieudit du Dortoir n'ont pas la forme carrée ou rectangulaire des camps romains.

Réponse:  « À l'époque de la Décadence, les Romains n'observaient déjà plus les prescriptions habituelles (de Végèce). De plus, qui nous empêche de voir ici un ouvrage des Belges ou des Kymris, un oppidum (et donc qui n'aurait pas la forme romaine réglementaire, NDLR) couvert et remplacé par les Romains ? »

Autre objection : le camp du Dortoir n'est pas formellement mentionné dans les Commentaires (de César) ni dans les cartes de Peutiger.

Réponse :  « César ne pouvait décrire tous les postes où il s'établissait. Et poteries, monnaies, etc. ne suppléent-ils pas à l'absence de documents écrits ? On ne cache pas son trésor et ses objets précieux dans un endroit éloigné de sa demeure. Et là, il fait allusion, entre autres, à une amphore romaine contenant plus de 1 200 pièces de monnaie et médailles de bronze aux effigies de Crispus, Probus, Piccinius, Maximilien Hercule et Constantin 1er, mise au jour en 1888 au ieu-dit le Pont- Chaton. »

Autre objection : les tertres du Dortoir sont le fait de la nature et non des hommes.

Réponse : «  Cette objection ne tient pas debout quand on examine avec impartialité la disposition, la régularité et la succession des talus. La nature ne procède pas avec autant de symétrie. Ils sont identiques à ceux du mont de Brimont et personne n'émet de doute sur l'origine romaine de ces derniers. »

L'ESSENTIEL

•- En 1895, Charles Nicol instituteur, publie une monographie sur Pontfaverger, commune de la campagne rémoise, ouvrage réédité en 1992.

•- Dans cet ouvrage. L’auteur soulève la question d'une possible installation d'un camp militaire par Jules César sur le territoire de la commune, lors de la Guerre des Gaules. La réalité de cette installation n'a jamais été formellement établie.

•- L’auteur réfute toutes les possibles objections à cette hypothèse qui ne provoque plus guère  de  remous actuellement

 Extrait de l'union du 18/05/2015 

    

     

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Les villages disparus

MORONVILLIERS

Il reste 2,7 tonnes d’uranium

A Moronvilliers, près de Reims, un site nucléaire et ses mystères
Aucun impact   sur l’environnement
La crainte de la radioactivité mobilise à Pontfaverger

Moronvilliers, poubelle éternelle ?

La sécurité d'un site nucléaire marnais en questions

NAUIROY

Fêter l’amitié, 100 ans après les combats à Nauroy
Fêter l’amitié, 100 ans après les combats à Nauroy

Des jeunes du service militaire volontaire remettent en état le site de Nauroy

Attention, décharge sauvage explosive
Pour ne pas oublier le village détruit de Nauroy

    

    

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 MORONVILLIERS

 

 

 

 

 Il reste 2,7 tonnes d’uranium

L’écologiste René Petitprêtre, regrette que l’État n’envisage pas   la dépollution complète du site   du commissariat à l’énergie atomique.


René Petitprêtre, président de l’association de défense de l’environnement de Pontaverger et sa région, proposé des initiatives pour plus de transparence. R.W.

LES FAITS

*.- ENTRE 1957 ET 2013 , le centre d’énergie atomique a réalisé à Moronvillers des expérimentations portant sur le système de détonation de la bombe nucléaire. De l’uranium appauvri avait notamment été utilisé.

*.- DEPUIS CINQ ANS, le site de 500 hectares, d’apparence désaffectée, est « entrée dans une phase d’assainissement et de démantèlement », rassurait la semaine dernière la préfecture dans un communiqué à la suite d’une réunion entre élus, autorités de l’État et associations environnementales.

 Chaque année depuis 2016 se réunit la commission d’information du site de Moronvillers appartenant au commissariat à l’énergie atomique (CEA), situés à 25kilomètres à l’est de Reims. Un rendez-vous où les participants doivent laisser leur portable à l’entrée et où la presse n’est pas conviée. Le 19 avril, représentants du CEA, autorités de l’État et représentants d’associations locales purent évoquer le devenir du site. Parmi les présents, René Petitprêtre, président de l’association de la défense de l’environnement de Pontafaverger et sa région, son propos, instructif, se distingue largement de celui des autorités.

Comment jugez-vous l’attitude du CEA ?

Le CEA vante à chaque réunion son désir de transparence – ce qui signifie qu’il n’y en avait pas avant. Mais on n’a pas la même définition de la transparence ! Lors de la dernière réunion, j’ai proposé quatre gages de transparence : la présence de la presse ; accepter une analyse du CEA par un organisme indépendant qui est la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) car ce qui nous a été présenté est un travail sans doute sérieux mais unilatéral ; accepter qu’une analyse de l’air soit effectuée par ATMO Grand-Est ; et, enfin, pouvoir diligenter une étude épidémiologique.

Point par point, qu’est-ce qui vous a été répondu ?

La presse, pas question, même si on ne nous interdit pas de communiquer avec vous. Pour une visite du site par la Criirad, ça a du mal à passer même si je n’ai pas senti d’obstacle définitif de la part du directeur du CEA. Concernant Atmo, j’ai senti plus d’ouverture. Quant à la dépollution complète du site, il n’en est pas question.

Le directeur du CEA prétend qu’il n’y a pas suffisamment d’argent pour la dépollution complète du site
René Petitprêtre

La lecture du communiqué de la préfecture laisse pourtant penser le contraire… Oui, alors que ce n’est pas le cas. C’est-à-dire ?

Il y a sur le site des puits dans lesquels se trouvent encore 2,7 tonnes d’uranium. Durant la réunion, j’ai demandé à ce qu’on vide ses puits – je ne sais pas quel volume cela représente. Le directeur du CEA a répondu que la dépollution concerne les bâtiments en surface – qui ont été effectivement impactés par la radioactivité – mais que pour le reste, leur mission n’est que de la surveillance – de l’état des eaux souterraines et de surface, notamment. Ce n’est pas un problème technologique mais financier : le directeur du CEA prétend qu’il n’y a pas suffisamment d’argent pour dépolluer complètement – l’estimation de la somme n’a pas été précisée.

Un argument insuffisant à vos yeux…

Oui ! Avec l’infiltration des eaux de pluie, la nappe phréatique va vraisemblablement être atteinte par ces déchets radioactifs. Il y a déjà des traces d’infiltration à quarante mètres de profondeur, selon les conclusions d’une thèse rédigée en 1995 – un membre du CEA était dans le jury. Avant, le CEA prétendait que les infiltrations se limitaient à dix centimètres… C’est une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes !, et en tant que défenseur de l’environnement, je ne peux pas me satisfaire d’une réponse telle que celle du CEA.

Quel est votre état d’esprit ?

Je l’ai dit de manière un peu provocatrice durant la réunion mais le fait qu’on refuse de dépolluer en disant qu’il n’y a pas de danger valide le fait que l’on puisse polluer. Il y a effectivement des déchets qui partent vers des centres spécialisés(allusion au communiqué de la préfecture, NDLR) mais à la limite, de manière provocatrice, si on suit leur raisonnement, pourquoi on s’embête à les amener je ne sais où s’il n’y a aucun danger sur le site ?

N’avait-il pas été question d’installer une centrale photovoltaïque sur le site du CEA ?

Oui, parce que le CEA est également affublé des énergies alternatives. Des hauts responsables du CEA avaient annoncé devant des caméras que le site serait dépollué et qu’il y aurait une centrale photovoltaïque mais aujourd’hui, il n’est plus question de ça. Et si le site n’est pas complètement dépollué, je vois mal comment il pourrait y avoir une activité humaine.

Le dernier point de la réunion devait évoquer la question de la santé publique auprès des populations locales…

Oui. Il nous a été indiqué qu’il y avait un suivi « au top » et que rien ne faisait apparaître des pathologies consécutives à l’utilisation de l’uranium ou du béryllium.

Au-delà de ça, en tant qu’écologiste, je me bats avec la philosophie d’agir localement et penser globalement. Là, on a un site pollué par la radioactivité mais ça plus ça plus ça conduit à l’assassinat de la planète.

Rien ne doit être pris à la légère. Alors on nous parle du principe du pollueur payeur mais il faut aussi voir que ce principe échappe aux sites qui appartiennent à la Défense comme celui de Moronvillers.

Il n’y a jamais eu d’essai ou d’expérimentation nucléaire

Ce sont 500 hectares boisés – 1/5 du camp militaire de Mourmelon, accordé en concession au centre d’énergie atomique (CEA) en 1957. Le lieu abrita pendant 46 ans, jusqu’à sa fermeture en 2013, des expériences de détonique.

Dans son rapport annuel (dont nous avons obtenu copie), le CEA rappelle dans un bref historique du site : « Ces expérimentations ont mis en œuvre de l’explosif, de l’uranium appauvri et pour certaines, du béryllium. Elles étaient initialement réalisées à l’air libre puis ont fait la suite l’objet d’un confinement en cuve ou dans une enceinte. » Avant de préciser, en caractères gras : « Il n’y a jamais eu à Moronvillers ni essai, ni expérimentation nucléaire c’est-à-dire impliquant une réaction de fission ou de fusion nucléaire. »

À la suite de cette réunion, la préfecture assurait dans un communiqué (notre édition de lundi) que les activités passées de ce site n’avaient « aucun impact sur l’environnement » et que se poursuivait depuis cinq ans « une phase d’assainissement et de démantèlement »

Mathieu Livoreil

 Extrait de l'union du 27/04/2018

 

Aucun impact sur l’environnement

De l’uranium appauvri était utilisé sur  ce site jusqu’en 2013. La préfecture se veut rassurante.


A l’entrée du site qui, jusqu’en 2013, servait de lieu d’expérimentation au système de détonation de la bombe nucléaire.

L es résultats de ces analyses montrent qu’aucun impact environnemental n’a été relevé aux abords du site » , assure, dans un communiqué diffusé vendredi, la préfecture de la Marne à propos du site de Moronvillers. Entre 1957 et 2013, le centre d’énergie atomique y avait réalisé des expérimentations portant sur le système de détonation de la bombe nucléaire. Elles avaient notamment conduit à l’utilisation d’uranium appauvri.

Voilà cinq ans que toute activité a cessé sur le site CEA de Moronvillers, d’une superficie d’environ 500 hectares. « Depuis cette date, il est entré dans une phase d’assainissement et de démantèlement, sous le contrôle de l’autorité de sûreté nucléaire compétente pour ce site », précise encore la préfecture.

Les déchets issus du site, parfois très faiblement radioactifs, finissent par être envoyés vers les filières appropriées. La sous-préfecture, dans un communiqué

Le 19 avril dernier s’est réunie pour la deuxième fois la commission d’information du site, créé en mars 2017. Le rapport d’activité du site avait été remis aux membres de la commission – la sous-préfète de Reims, Valérie Hatsch, des élus locaux, représentants des services de l’État, des associations de défense de l’environnement, etc. La préfecture détaille que le rapport d’activité « décrit les chantiers et travaux réalisés dans l’année et présente la gestion des déchets produits, qu’ils soient conventionnels ou très faiblement radioactifs. Ces déchets, issus de la déconstruction des bâtiments du site, ou d’activité passées, sont caractérisés, triés et conditionnés pour envoi vers les filières appropriées. » En avril dernier, à l’issue de la précédente réunion, le maire de Pontfaverger-Moronvillers, Damien Girard, impliqué dans la protection de l’environnement, résumait : « Ici, les gens ont appris depuis longtemps à vivre avec. »

MATHIEU LIVOREIL

 Extrait de l'union du 22/04/2018

A Moronvilliers, près de Reims, un site nucléaire et ses mystères

Depuis 2014, ce site utilisé pendant un demi-siècle pour expérimenter le système de détonation de la bombe nucléaire est désaffecté. Avec 2,7 tonnes d’uranium.


Le maire de Pontfaverger-Moronvillers, hier, à l’entrée du polygone d’expérimentation - quasiment - abandonné.: Hervé Oudin

En mars a eu lieu la réunion annuelle d’information sur le polygone d’expérimentation de Moronvilliers. Avec des manières quelque peu atypiques : les élus invités devaient laisser à l’entrée leur portable et n’ont pu poser de questions ; aucun compte-rendu écrit n’a été délivré ; quant aux habitants du secteur et autres journalistes, ils n’étaient pas conviés. « Ça fait partie de « la grande muette », sourit Damien Girard, le maire de Pontfaverfer-Moronvilliers, précédemment président de l’Association de défense de l’environnement de Pontfaverger et de sa région.

Cet enfant du pays regorge d’histoires sur le site et ses mystères persistants. Celle-ci, par exemple : en février 2016, les pompiers s’en allaient secourir un salarié légèrement blessé à la suite d’une chute alors qu’il intervenait sur l’imposante antenne des télécommunications plantée au milieu du site. « Les pompiers de Warmeriville l’ont installé sur le brancard puis mis dans l’ambulance, relate M. Girard, comptant par ailleurs parmi les pompiers du village. Une équipe de décontamination a dû venir de Châlons-en-Champagne. Leur compteur geiger indiquait qu’il était très très faiblement contaminé – mais contaminé quand même. Le gars a été conduit à l’hôpital à Reims. Le fourgon a ensuite été décontaminé. Et le lendemain, toute la main courante des pompiers sur cette opération a été effacée. Plus aucune trace. » À l’initiative de qui, selon lui ? « Les ordres d’en haut », avance le maire, un index pointé vers le plafond.

De l’époque au cours de laquelle le site, qui employait 150 salariés sans compter les sous-traitants, était barré du sceau « secret-défense », « des anecdotes remontent petit à petit », poursuit Damien Girard. Il y a l’histoire de cet ouvrier qui était monté sur un échafaudage et à qui on avait dit à la fin : «Non, vous laissez tout ici» pour le mettre dans un trou car il était contaminé, etc. Mais ici, les gens ont appris depuis longtemps à vivre avec. »

« Quatre ou cinq gardiens » pour surveiller les 500 hectares du site

Direction l’entrée du site, à quatre kilomètres de là. Un coin de verdure, perdu sur des hauteurs dominant plusieurs villages. Des portails aussi rouillés que les écriteaux militaires parsèment les 22 kilomètres de barrières. La vie semble s’être arrêtée. « Quand tout ça fonctionnait, si vous veniez à l’entrée, on venait vous dégager au bout de trois minutes chrono. Je l’avais fait avec un copain. Aujourd’hui, vous avez le temps. » Forcément, avec « quatre ou cinq gardiens ».

La diffusion, l’an dernier, d’une vidéo amateur sur laquelle on pouvaient apercevoir des bidons, entreposés depuis la fermeture du site en 2013 et portant la mention « radioactif », avait rappelé à tous l’existence du PEM. La sécurité du site a depuis été revue à la hausse, notamment par de la vidéosurveillance. Pour ce qui est d’une éventuelle décontamination, en revanche, rien n’a bougé. « Qu’il y ait eu de la pollution à une époque, d’accord. Aujourd’hui, il y a des normes. Mais il faut vider ces puits ! »

Cent dix trous XXL avaient été forés afin de réaliser des essais de « détonique », le système de détonation de la bombe nucléaire française. Des expérimentations auraient eu lieu dans la moitié d’entre eux, selon les informations accumulées par Damien Girard. « Et dans cinq puits, l’ogive est restée au fond. » Là où dorment 2,7 tonnes de matière pure. Pour toujours ?

Les habitants partagés entre fatalité, indifférence et inquiétude

Et ceux qui vivent à quelques kilomètres de ce polygone d’expérimentation de Moronvillers (PEM) laissé à l’abandon, qu’en pensent-ils ? « Ça ne m’inquiète pas, sourit Sandrine, domiciliée depuis 2003 à Bétheniville. On en entend parler par phases, quand il y a des élections ou quand ça ne va pas. C’est surveillé, donc bon… Après, tout vieillit, donc il faudra bien s’en occuper un jour. »

Faustine, Solène et Faustine, 16 et 17 ans, sont des enfants de Pontfaverger-Moronvillers. À l’évocation du PEM, elles sourient : « On ne savait pas que ça existait. » Deux rues plus loin, changement de ton avec Béatrice, née il y a 56 ans dans ce village : « C’est toujours inquiétant, bien sûr… Trois personnes de ma famille sont décédées à la suite de cancers. L’un, mon frère, était encore jeune… Si j’ai déjà pensé à déménager ? Non, et puis ma mère commence à être âgée, je ne vais pas partir maintenant. » Gisèle, 62 ans, depuis trente ans à « Pontfa », résume : « Ce n’est pas parce que c’est à cinq kilomètres d’ici que c’est inoffensif. Il faudrait agir mais on est quand même un peu laxistes et amnésiques sur ces choses-là. Ce que je regrette, c’est qu’on en parle maintenant que c’est fermé, pas lorsque c’était en service. »

Derrière l’église, Johnny, 63 ans, se souvient d’abord que « la fermeture du site a fait partir beaucoup d’habitants qui y travaillaient, mon voisin y était ingénieur par exemple… Finalement, peut-être que le site est plus dangereux maintenant qu’il est fermé, non ? On peut toujours craindre la pollution des nappes phréatiques. » Adossé au bar-tabac, Michel, 69 ans, dédramatise : « J’ai travaillé là-bas. Entre 1963 et 1968, j’étais manœuvre. À l’époque, celui qui parlait de ce qu’il faisait là-bas, il prenait sa caisse à outils et il était dégagé – c’était arrivé à deux copains qui en avaient parlé au restaurant. Moi ? Je suis toujours en vie. Il ne se passera plus rien là-bas, c’est comme ça. »

 Mathieu Livoreil

 Extrait de l'union du 11/04/2017

 

La crainte de la radioactivité mobilise à Pontfaverger

Une centaine de personnes ont assisté à la réunion d’information sur les dangers potentiels liés à la radioactivité sur le site de recherches atomiques.


Les habitants ont pu poser leurs questions, notamment sur les risques de contamination pour la végétation et la faune.

L'ESSENTIEL

•.- Le PoIygone d'expérimentation de Moronvilliers a servi à des recherches liées à la bombe atomique pendant une grosse cinquantaine d'années [entre 1957 et 2013)

•.- Il est aujourd’hui fermé, mais son sol contient 2,7 tonnes d'uranium faiblement radioactif, et faute de moyens financiers, ne sera pas dépollué.

•.- Inquiète des dangers potentiels de cette situation, l'association de défense de l'environnement de Pontfaverger organisait mardi une réunion d’information, qui a rassemblé une centaine de personnes.

René Petitprêtre a réussi son coup. Lui qui espérait faire venir une cinquantaine de personnes à sa réunion d'information sur le Polygone d'expérimentation de Moronvilliers s'est retrouvé mardi soir face à une assistance de plus de 100 personnes ! Il faut dire que les ingrédients étaient réunis pour motiver la population. Pratiquement dignes d'un roman d'espionnage: un site de recherches scientifiques à l'écart des habitations, verrouillé par le secret défense, des activités liées à la course à la bombe atomique, une manipulation régulière de substances radioactives... Au cours d'un long exposé, le président de l'association de défense de l'environnement de Pontfaverger et sa région brassait toutes ces données plus ou moins inquiétantes, les pimentant de documents journalistiques ne demandant qu'à nourrir cette inquiétude. De tout ce discours, deux données se détachent. D'abord, le chiffre de 2,7 tonnes. C'est la quantité d'uranium se trouvant encore aujourd'hui dans le sol du Polygone;alors que celui-ci a cessé son activité il y a trois ans. Le second repère clef, c'est le 1" avril 2016. C'est à cette date que le préfet, lors d'une réunion sur place, confirme le chiffre précédent, et ajoute que, faute de moyens financiers, le site ne sera pas dépollué. « La thèse du CEA (commissariat à l'énergie atomique, qui gérait le Polygone), résume M.Petitprêtre, c'est qu'il n'y a rien à craindre !» L'uranium en question est en effet classé « faiblement radioactif», Mais cette affirmation ne suffit pas au président de l'association environnementale : « Nous pensons aux risques pour les générations futures, surtout si les nappes phréatiques sont contaminées. »  Cette crainte, ils sont manifestement assez nombreux dans l'assistance à la partager.

« Est-ce qu'il y a des risques de transmission aux cultures florales ou potagères ? Au gibier ? Lorsque le Polygone a fermé, du matériel a été récupéré par les mairies. Pourrait-il être pollué ? Et s'il se retrouvait dans les écoles » Ces questions étaient posées par le public, auxquelles M.Petitprêtre n'avait pas forcément la réponse.

D'autres semblaient toutefois bien moins inquiets. « Ce n'est quand même pas Tchernobyl ! » lançait Philippe, un habitant de Selles. De même, un médecin du coin exerçant depuis trente ans : « Logiquement, on aurait dû constater une hausse des cancers de la thyroïde en cas de forte radioactivité: or depuis que l'on est sensibilisé à ce Polygone nous ne constatons pas de nouveaux cas, au contraire, ils sont plutôt en régression ! » Le débat est loin d'être clos.

 ANTOINE PARDESSUS

 Extrait de l'union du 29/06/2016

 

 

Moronvilliers, poubelle éternelle ?

Des tonnes d’uranium, stigmates de 50 ans d’expérimentations, pourraient demeurer dans le sol du site de Moronvilliers (Marne, aux confins des Ardennes et de l’Aisne) alors que leur impact sur le milieu naturel demeure flou


Aux confins de nos départements, ce site risque de conserver très longtemps les traces d’expérimentations atomiques.

Le voile se lève doucement sur le PEM, le polygone d’expérimentation de Moronvilliers (dans la Marne, aux confins des Ardennes et de l’Aisne). Pour mettre en lumière des pratiques d’un autre temps qui semblent devoir perdurer. Le 1er avril, lors d’une réunion d’information avec élus, représentants d’association et fonctionnaires, Pierre Bouchet, le directeur du CEA-DAM (Commissariat à l’énergie atomique, direction des applications militaires), a lâché quelques bombes. Qu’il a fallu se faire confirmer, ce rendez-vous n’étant pas public !

1- Un site jamais dépollué ?

Les 500 hectares du PEM, désaffectés depuis 2014, au milieu d’un terrain militaire, ne seront, selon toute vraisemblance, jamais totalement dépollués. Une centaine de puits d’expérimentation, contenant 2,7 tonnes d’uranium, de plutonium et d’autres déchets, resteront pour l’éternité sur le site de Moronvilliers. Tel que voulu par le CEA, et proposé à l’Autorité de sûreté nucléaire où « cette question est toujours en cours d’instruction », selon Pierre Bouchet. Cette décision ferait partie « de la stratégie d’assainissement proposée » par le CEA qui renvoie à une époque où la notion d’environnement était inconnue…

Cela serait sans conséquence selon Pierre Bouchet : « La quantité d’uranium ajoutée dans ces puits est du même ordre de grandeur que celle de l’uranium qui existe à l’état naturel dans le volume compris entre la surface du sol et la nappe phréatique, sur environ deux hectares. » Surtout, « la doctrine de l’Autorité de sûreté est de demander une approche coût – bénéfice », poursuit le directeur du CEA. Une déclaration qu’Alphonse Schwein, conseiller départemental du canton, décrypte : « Pour assainir le site, il faudrait des millions d’euros et l’État n’a pas les moyens ! »

Vous avez bien lu : le CEA admet la présence de plutonium à Moronvilliers. « Cela n’avait jamais été évoqué », relève Bruno Chareyron, directeur du laboratoire de la Criirad (association qui mène des investigations sur le nucléaire). En fait, le CEA a reconnu que l’uranium utilisé au PEM pouvait être du combustible nucléaire retraité, d’où la présence résiduelle (« moins de 1 % de la quantité d’uranium » selon le CEA) de plutonium et autres joyeusetés.

2 - Quelles conséquences sur l’environnement et la population ?

Ces nouveaux éléments inquiètent Bruno Chareyron. « Cela change beaucoup de choses pour le devenir du site si on y laisse des matières radioactives. Mais que va-t-il y rester vraiment ? » Déjà souillé, le site pourrait alors subir un nouvel épisode de pollution. « Le lessivage des matériaux radioactifs enfouis dans les puits est susceptible d’entraîner une contamination de la nappe phréatique », poursuit l’ingénieur en physique nucléaire. Pour ce faire, il met en avant une thèse de 2005, indiquant qu’une « faible partie (de l’uranium des expérimentations, ndlr) a déjà atteint la nappe ». Une étude que confirme, entre les lignes, le CEA : « Les contrôles des nappes phréatiques exercés depuis plusieurs années sur le site montrent que le marquage des eaux reste très inférieur aux recommandations OMS de potabilité et qu’aucun marquage n’est relevé à l’extérieur du site. »

Enfin, avec la révélation de présence de plutonium, « il faut évaluer cette nouvelle charge pour les anciens travailleurs du site, les riverains et l’environnement. On ne pouvait trouver de plutonium sans le mesurer », conclut Bruno Chareyron.

3 - Transparence a minima

La réunion du début du mois devrait trouver son prolongement dans la création d’une « commission d’information » d’ici l’automne. Un dispositif dont les réunions ne sont pas ouvertes au public (ni aux médias…). Damien Girard, le maire de Pontfaverger, et Burno Chareyron ont déjà transmis un paquet de demandes à cette commission : « reconstituer les doses passées auxquelles ont été soumis travailleurs, populations et environnement, puis réaliser un état des lieux pour imaginer le futur ».

Cela passe par la divulgation par le CEA de données, la réalisation de nombreuses études et de mesures pour quantifier l’évolution dans le temps. Qu’il faudra financer. «  Et nous souhaitons qu’une organisation extérieure participe avec le CEA à ces études. » Pour que, après plus d’un demi-siècle de mainmise, le juge ne soit plus partie…

 Extrait de l'union du 21/04/2016

 

 

 

La sécurité d'un site nucléaire marnais en questions

Après 50 ans d'essais de détonateurs pour les bombes nucléaires, le site de Moronvilliers, à vingt kilomètres de Reims, est fermé depuis 2013. Il semble néanmoins ouvert à tous, malgré la présence de déchets radioactifs.

 Des tirs aériens jusqu'à la fin du site en 2013. Le site apparaît désormais ouvert à tous les vents. Pour Diamien Girard,le maire de Pontfaverger, « Il est temps de faire preuve de transparence » sur ce sile.

Moronvilliers et l'uranium ... Cela a longtemps tenu du secret de polichinelle même si les locaux ne voulaient pas trop le dire. Le CEA, Commissariat à l'énergie atomique, occupant des lieux, n'en a officiellement parlé qu'àpartir de 1988, avec parcimonie sous couvert du secret défense, alors que le centre est installé dans la Marne depuis... 1958. Désormais, en plus des conséquences environnementales et sanitaires, c'est la sécurité de ce site, mise en lumière par une vidéo diffusée par France 3 Champagne-Ardenne samedi dernier, qui pose questions.

1 – UN SITE GRUYERE

Ces 500 hectares, désaffectés depuis 2014, renferment toujours des substances radioactives au milieu d'un terrain militaire de 2 000 hectares. Et n'importe qui peut alter y filmer des'bidons et autre récipients contenant des traces d'uranium ayant servi aux essais de détonateurs de la bombe nucléaire française pendant 55 ans. Là,un simple piéton s'est aventuré l'été dernier dans le polygone d'expérimentation de Moronvilliers (PEM), réalisant des images, sans être inquiété. Fâcheux alors que le pays se trouve en vigilance maximale en matière de sécurité depuis plus d'un an...

Est-on passé d'un extrême à l'autre ? Durant l'activité du site, « il était impossible de s'arrêter sur la route qui longelesite sans que la sécurité ne vienne vous voir », décrivent de nombreux habitants des environs. A l'époque, l'effectif était dimensionné par rapport à nos activités et à la protection du secret » , nous a répondu le CEA, l'exploitant du site. Aujourd'hui, « le gardiennage est assuré par une société privée, avec un effectif moins importànt, mais correctement dimensionné pour assurer sa surveillance et sa protection ». Selon nos informations, d'une quarantaine à l'époque du PEM,le site serait désormais sécurisé par quatre ou cinq personnes.

2 -  QUELLE SURETE POUR LES MATlERES DANGEREUSES ?

Visiblement, la personne qui a réalisé ces images souhaitait juste mettre en lumière la présence de matières radioactives sur ce site d'expérimentation désaffecté depuis 2013. Mais si cet intrus avait été animé d'un tout autre sentiment ? Là, les fûts de matières radioactives sont stockés dans un simple hangar bâché au Mont du Casque (l'un des sept Monts de Champagne).. « Ce hangar bâché est conçu pour abriter les déchets des intempéries, solution robuste, suffisante et adaptée au caractère peu dangereux de ces déchets » expose le CEA. « D'autres déchets TFA, très faiblement actifs en radioactivité (déchets métalliques, bois,vinyle,etc.) sont en attente d'être triés, puis reconditionnés selon les spécifications fixées par l'Andra (fûts, big bag ou caisses grillagées) ».

3 - TOUJOURS DES MATIERES DANGEREUSES

Mais pourquoi ces matières sont-elles encore présentes sur le site ?

C'est que raser les bâtiments et décontaminer les lieux prend du temps. « L'activité d'assainissement et de démantèlement produit des déchets amiantés et contenant des traces d'uranium. Ils sont régulièrement évacués vers l'Andra, dans la filière adéquate » dans l'Aube, explique le CEA. D'où  « un flux permanent » qui nécessite « un lieu d'entreposage provisoire en attendant leur départ ». Sauf que, selon nos informations, des déchets TFA pourraient encore rester longtemps sur le site. Dans une note du CEA au sujet des « stockages historiques » (une procédure engagée en 2012 auprès des sites militaires qui ont « oublié» de les déclarer depuis 2000, (lire ci-après), il est recommandé de conserver ces stockages dans leur lieu actuel « dans le contexte de saturation pour plusieurs décennies de la filière nationale au CIRES » (Morvilliers, Aube) éctit le CEA dans une note de décembre 2014 ...

D'autres endroits de Moronvilliers renferment encore des matières radioactives, ceux que les militaires ont « oublié » de déclarer depuis 2000. « Ce sont des puits comblés avec de la terre de manière à les confiner au moment de l'expérience », admet le CEA. « Après avoir mené une étude montrant le non-impact environnemental sur le long terme, le CEA a proposé au DSND le maintien en l'état de ces puits. Ce sujet est actuellement en cours d'analyse. Mais, à en croire le document du CEA de décembre 2014, le sort de cette centaine de puits du PEM semble réglé : on laisse en l'état. Voilà qui fait bondir le maire de Pontfaverger, Damien Girard, ancien président d'une association environnementale. « En tant que maire, je prendrai toutes les dispositions légales pour que les déchets radioactifs qui restent enfouis dans la centaine de puits soient évacués sur des centres appropriés. Ce serait un aveu pour l'Andra et le CEA que de dire, 50 ans après, ils ne peuvent gérer une situation qui leur échappe. »

4 – COMBIEN DE DECHETS ?

Enfin, il demeure une autre grosse difficulté, quantifier depuis l'existence du site, le nombre de déchets qu'il a généré et où se trouvent-ils ? Jusqu'en 2000, il apparaît qu'aucune disposition n'obligeait la communication de ces données. Interrogé, le CEA évoque que,  « depuis l'ouverture du centre de stockage des déchets TFA de l'Andra en 2003, environ 3 500 mètres cubes de déchets ont été évacués, soit en moyenne 300 mètres cubes par an ». Et avant ? Bien évidemment, ces données n'incluent pas les déchets contenus dans la centaine de puits, pour lesquels aucun volume n'est livré, pas plus que dans les terres du PEM qui, dans le cadre de l'assainissement », vont être retirées.

5 - QUE VA DEVENIR LE SITE ?

L'ensemble des bâtiments sera déconstruit. Un nettoyage des sols présentant un marquage à l'uranium sera entrepris » martèle le CEA. Ces travaux vont durer «une dizaine d'années. » Ensuite, le site du PEM « restera interdit à l'accès du public ». Avant cela, une commission d'information va enfin voir le jour ! « J'y travaille, depuis deux ans car cela a dû passer par une loi »  précise Bernard Dupraz, le DSND. Auparavant pour les sites nucléaires de défense, cette commission n'était pas obligatoire ...


Ce que l'on faisait dans le PEM

Pour mener à bien les essais de « détonique », le système de détonation de la bombe nucléaire, le CEA décide de les réaliser au sein du camp militaire de Moronvilliers (Marne) à la fin des années 50. Selon les chiffres, non officiels, à notre disposition, des centaines de tirs ont été pratiqués entre 1958 et 2013. De plus, une centaine de puits creusés sur le site ont aussi servi à des essais. « Les tirs se sont déroulés à l'air libre pendant 30 ans puis dans des cuves à partir des années 90 »  assure Bernard Dupraz, DSND, sans plus de précision.

En matière de personnel. l'effectif a grimpé jusqu'à 250 personnes, la moitié du CEA, l'autre moitié d'entreprises sous-traitantes. Parmi ces membres du CEA, une quarantaine étaient armés, chargés de la sécurité physique et incendie du site. Le site est désaffecté depuis le 1er  janvier 2014.


LEXIQUE

CEA

Au sein du Commissariat à l'énergie atomique (CEA),organisme public, la Direction des applicaticns militaires [DAM) conçoit et fabrique les armements nucléaires de nos armées.

DSND

 Le « Délégué à la sûreté nucléa!re et à la radioprotection pour les activités et installations intéressant la défense » est le pendant de l'ASN, l'Autorité de sûreté nucléaire, contrôlant les activités militaires. dont le PEM. Il dépend du ministère de la Défense.

ANDRA

L ’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs doit réaliser l'inventaire, collecter et gérer, les déchets radioactifs, ainsi que sécuriser et remettre' en état les sites pollués.

CRIIRAD

La Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité est une association. Elle mène ses propres investigations en matière de nucléaire.

Uranium

 Bruno Chareyron. ingénieur en physique nucléaire, directeur du laboratoire de la CRIIRAD, explique. «L'uranium est présent naturellement dans le sol : son activité est classiquement de 40 becquerels (Bq, le nombre de désintégrations radioactives par seconde) par kg de sol pour l’uranium 238 et de 2 becquerels pour l'uranium 235. L'uranium est composé à 99,3 % en 238 et de 0.7 % en 235. L'uranium industriel (civil ou militaire) provient de mines où il est déjà très concentré : par exemyJe 20000 Bq/kg pour le 238 et 1000 pour le 235. Il subit ensuite une phase de concentration-purification. Le niveau de radioactivité passe alors à 10 millions de Bq/kg pour le 238 et de 500000 pour le 235. Pour certains essais pratiqués au PEM, l’uranium est légèrement appauvri en 235 mais du fait de la présence du 238, sa radioactivité reste supérieure à 10 millions de Bq/kg, 250000 fois plus que le sol naturel ».

Tir ou essai froid

C'est un essai du système de mise à feu d'une arme atomique sans explosion nucléaire. « Il n'y a pas de plutonium, exclusivement de l'uranium », assure Bernard Dupraz, le DSND. « Ce nest pas anodin, mais sans commune mesure avec le plutonium. »

Airix 

C'est un générateur de rayon X ultrapuissant permettant de mesurer la déformation des matériaux avant le déclenchement nucléaire d'une bombe. Cette machine, inaugurée en 2000 à Moronvilliers, se trouve sur le site du CEA-DAM de Valduc, près de Dijon, depuis 2013 et l'arrêt du PEM.


50 ans d'omerta et d'absence de recherche de la vérité

« Ici les gens disaient les atomiques, untel travaille aux atomiques ... D'un côté, cela énervait le CEA, de l'autre la majeure partie de la population ne se posait pas de question, sans trop vouloir croire qu'il se passait des choses la mettant en danger », nous a confié un habitant de Pontfaverger. Cela a duré pendant 50 ans. Et se poursuit. Il s'avère bien délicat de recueillir des témoignages d'anciens travailleurs du PEM, d'habitants, même sous couvert d'anonymat. Après, les autorités ont tant cherché à occulter ce qui se déroulait à Moronvilliers que les souvenirs de ceux qui y sont entrés et de ceux ayant recueilli des témoignages de proches ou de connaissances, sont-ils déformés? Exagérés? Il s'avère délicat de faire la part entre la vérité et les outrances voire les fantasmes.

Au chapitre des certitudes, le CEA met en avant neuf rencontres avec les élus entre 1988 et 2014. Et pendant les 30 premières années ?  « La population ne savait pas quoi faire en cas d'incident faute d'informations, de consignes », déplore Anne-Marie Le Minez, dentiste à Pontfaverger. D'ailleurs, ces habitants n'ont été conviés à aucune réunion, même les plus récentes depuis 2003 et le gigantesque incendie des lieux. « Une sirène nous prévenait avant le boum » , se souvient Mireille Appert-Collin, adjointe à Prosnes, 63 ans, Qui a toujours vécu au pied des Monts.  « Après, le nuage s'élevait dans le ciel, c'était beau, c'était un spectacle. Gamine, on ne pensait pas à mal. »

 « Si tu parles, tu vas perdre le marché »

Le mal, certains le percevaient. « Des pressions sur les salariés des entreprises sous-traitantes pour qu'ils ne disent rien de ce qui se passait à l'intérieur, dans toutes les familles, on en a entendu parler. Souvent très récemment seulement tant laculture du silence perdure émet cet habitant du secteur. « Si tu parles, ton entreprise va perdre le marché, tu n'auras donc plus de travail... » leur aurait-on glissé à l'époque. Alors, entre absence d'information pour la population extérieure et pression pour ceux qui en voyait un peu, on ne cherchait pas trop à savoir, se voilant parfois la face. Certains témoins, indirects, vont jusqu'à évoquer « des écoutes téléphoniques »  ou « des descentes des services secrets ou des forces de l'ordre au domicile de certains travailleurs du site un peu trop bavard... » Nous étions en pleine guerre froide. Avec son lot de secrets.

 En 2016, l'officielle « commission d'information », qui devrait bientôt voir le jour, ne sera toujours pas ouverte à la population ... La loi ne le prévoit pas pour les sites militaires !

 


 La dangerosité demeure floue


Cette structure bâchée protège actuellement les déchets « très faiblement radioactifs ».

« Des contrôles sont régulièrement réalisés sur tous les compartiments de l'environnement (air, sol, eau, etc.) du PEM », précise le CEA. « Les risques pour l'environnement ne sont ni minimisés, ni majeurs » avance Bernard Dupraz, le DSND. Pour sa part, l'Agence régionale de santé (ARS) n'a pas répondu à nos sollicitations. « Dans la rivière La Vesle, la concentration en uranium est deux à trois fois supérieure entre l'amont et l'aval du site sur une mesure datant de mars 2005 mais il faudrait avoir un ensemble de données pour quantifier l'évolution dans le temps »l, a observé Bruno Chareyron, responsable du laboratoire de la Criirad. Et les conséquences sur les personnes ?  « Les travailleurs du CEA doivent avoir un suivi médical. Mais qu'en est-il des employés, des sous-traitants ? », s'interroge un habitant de Prosnes. « Les tirs aériens ont sûrement eu des répercussions sur la santé des populations même si nous n'avons aucun moyen statistique pour le prouver », confie, un peu dépité, un médecin du secteur. Du coup, Damien Girard, maire de Pontfaverger,  « demande des enquêtes environnementales et épidémiologiques réalisées par des organismes indépendants ».

 


CHRONOLOGIE du PEM

•.- 1958 – Le PEM s’installe dans l’enceinte militaire de Montrovilliers

•.- 1960 - Les essais sont d'abord souterrains puis e plein air.

•.- 1990 - Les essais se font  désormais en cuve, toujours sur le site.

•.- 2013 – Le dernier essai se déroule en mars de cette année-là..

•.- 2024 – La date à laquelle le site doit être « assaini » selon le CEA.

•.- Plus de 200 essais de la bombe.

De1960 à 1996, la France a officiellement mené 210 essais de la bombe nucléaire. La grande majorité ont eu lieu dans les îles de Polynésie française : Moruroa et Fangataufa.

•.- Le CHIFFRE : 486,4 m3

De déchets « de très faible activité » sont répertoriés fin 2013 (derniers chiffres disponibles) par l’Angra sur le site PEM ainsi que les « puits contenant des résidus d’exp »rimentation » dont le volume n’est pas quantifié.

Frédéric GOUIS

  Extrait de l'union du 10/02/2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 NAUROY

Fêter l’amitié, 100 ans après les combats à Nauroy


Les bénévoles du Poilu de la Marne installeront leur bivouac pendant deux jours. Archives

Le 20 mai 1917, un obus tiré par les Français depuis le camp de Mourmelon atteignait le Mont Cornillet et obturait un conduit d’aération du tunnel occupé par plus de 600 Allemands. Tous ou presque périrent dans cette attaque.

Cent ans après, les samedi 20 et dimanche 21 mai, la commune de Beine-Nauroy, en collaboration avec l’association Les Amis de Nauroy et de l’église de Beine, organise un week-end « Amitié et mémoire partagées » avec des associations de réservistes, des descendants des combattants français et allemands, des étudiants de Püttlingen, Bonn, Stuttgart, Dresden, Kassel, et des associations musicales.

Une marche nocturne sur ce chemin de mémoire avec des contes ainsi qu’une lecture du ciel seront proposés

Au programme, un recueillement devant les entrées du tunnel, grâce à une autorisation exceptionnelle de l’armée. Mais aussi des expositions, concerts et des reconstitutions des membres du Poilu de la Marne. Le soir, ils bivouaqueront avec leurs homologues allemands, tandis qu’un montage vidéo sur l’histoire de Nauroy, une marche nocturne sur ce chemin de mémoire avec des contes ainsi qu’une lecture du ciel seront proposés.

Dimanche, un office religieux sera donné à la chapelle, avant un lâcher de pigeons.

Les animations de la veille seront reconduites.

Amitié et mémoire partagées, samedi 20 et dimanche 21 mai. Informations sur www.lesamisdenauroy.fr. Restauration sur place.

Marion Dardard

Extrait de l'union du 19/05/2017

 

 

Des jeunes du service militaire volontaire remettent en état le site de Nauroy

Des jeunes du service militaire volontaire sont venus donner un coup de main aux Amis de Nauroy pour débroussailler le terrain en vue de la commémoration de la bataille du Mont Cornillet.


Hier, toute la journée, 25 jeunes en échec scolaire ont débroussaillé, évacué les branchages et remis en état les grilles du cimetière de Nauroy, dans le cadre du service militaire volontaire qu’ils ont intégré en janvier. M.D.

Ils n’ont été incorporés qu’au mois de janvier, mais déjà, ces jeunes en échec scolaire ont adopté la posture militaire et la rigueur qui va avec. Machette, hache, pinceau ou brouette en main, ils étaient vingt-cinq – sur la centaine inscrite à la toute première session du service militaire volontaire de Châlons lancée en janvier –, à œuvrer, hier, sur le site du village détruit de Nauroy. Objectif : défricher et remettre en état le chemin de mémoire sur lequel sera commémorée, les 20 et 21 mai, l’attaque du Mont Cornillet (lire par ailleurs). Une action organisée dans le cadre des missions citoyennes qui sont désormais les leurs. « On a pris contact avec l’Onac (office national des anciens combattants) sur différents chantiers », explique l’adjudant Anthony, chef de section de la filière BTP Métallurgie que suivent ces 25 courageux. « Chaque section (quatre en tout avec la restauration, les services et l’aide à la personne et la logistique) travaille sur un projet différent, la Nécropole de Châlons, le cimetière militaire de Laval-sur-Tourbe, la Butte des fusillés. » Les BTP-Métallurgistes, eux, sont donc affectés au village détruit. « Il s’agit de donner un coup de main pour remettre les sites en état. Et d’avoir, par le biais des bénévoles, un point sur la partie historique. » Sur ce dernier aspect, les volontaires du jour sont servis : panneaux en main, la secrétaire des Amis de Nauroy, Monique Durand, est là pour répondre à toutes leurs interrogations et les guider dans ce bois où vécurent, avant les ravages de la guerre, des familles entières. L’échange est riche. La bénévole est ravie. Il faut dire que les jeunes avaient déjà pu se mettre dans le bain grâce à la visite au centre, en amont, du président de l’association, venu leur présenter ses actions et l’histoire du village.

Remise à niveau scolaire

« Ils sont dans la 2e phase de leur formation », poursuit l’adjudant. « La formation initiale consistait à leur apprendre à marcher au pas, faire leur lit au carré, la vie en collectivité. » Désormais, les voilà bons pour absorber des cours sur le monde de l’entreprise, les contrats de travail, l’éducation civique. Avec, à la clé, une remise à niveau scolaire, le permis de conduire et le diplôme de secouriste. Sans oublier une bonne dose de sport. « Ils ont entre 18 et 25 ans, tous sont volontaires pour venir chez nous entre 6 et 12 mois. Ils ont du mal à trouver du travail par manque de formation. Le but est de les remettre sur les rails et de leur permettre de décrocher un emploi. » C’est pourquoi, après leur passage en caserne (ils n’en sortent que le week-end), ils rejoindront un centre de formation professionnelle, leur porte d’entrée sur l’entreprise : le CPO de Châlons pour le BTP ; le pôle Formation des industries technologiques de Reims pour la métallurgie. « Les entreprises sont demandeuses, ce sont des jeunes qui ont une rigueur derrière. Ils ont déjà fait une semaine en centre de formation à la découverte des métiers du BTP. Les retours sont bons : ils arrivent à l’heure, sont attentifs. » Des qualités qui, associées à une orientation vers les « métiers qui recrutent » dans leur bassin d’emploi, offriront à ces jeunes, enfin, des perspectives d’avenir.

Extrait de l'union du 05/04/2017

 

Attention, décharge sauvage explosive

BEINE-NAUROY  - A l'extrême est de la commune, sur .un ancien site de destruction d'obus, quelque trois mille bouteilles de gaz ont été abandonnées. Un réel danger.


Président d’une association de défense de l’environnement, René Petitprêtre alerte sur la danger !
Des milliers de bonbonnes de gaz à l'abandon vides ou pleines à Beine-Nauroy, près de Reims

À Beine-Nauroy, sur l’ancien site de l’entreprise de destruction d’obus Laroye, des tonnes de déchets dangereux et polluants n’ont jamais été enlevés. Et ils sont accessibles à tous.

LES FAITS

 •.- En mal 1996, un employé de la société Laroye décède dans un accident l'entreprise est en liquidation judiciaire.

•.-  En2005, le terrain est racheté par une entreprise française, Pyrotech Expert

•.- En2009, c'est cette fois une entreprise belge qui devient propriétaire du site, Adede.

•.-  Rn 2009, les obus qui restaient sur la zone sont retirés.

•.- Aujourd’hui le site n'est toujours pas complètement dépollué.

De la verdure, le bleu du ciel et le jaune du colza en fleur. « Nous y voilà, c'est bucolique » commente René Petitprêtre, le président de l'association de défense de l'environnement de Pontfaverger et sa région (Adepr), Après avoir engagé sa voiture entre deux champs, sur le caillouteux chemin du Pont-de-fer à l'extrême est de la commune de Beine-Nauroy, il s'est arrêté devant une grande grille. Où trône un panneau « Danger ». Sur le terrain qui se cache derrière, il assure que se trouvent notamment 3000 bouteilles de gaz, laissées à l'abandon.

Le site appartenait à l'entreprise Laroye, dont l'activité principale était de détruire des obus, les surplus de l'armée devenus trop anciens pour qu'elle les utilise, en les faisant exploser. Elle a fermé en  1996, à la suite d'un accident mortel ‘voir par ailleurs). Si des travaux de déminage, engagés par la sécurité civile, ont eu lieu en 2006 et 2009,Ie terrain de près de 10 hectares n'a jamais été complètement dépollué.

« On est quand même en état d’urgence, quelqu'un qui aurait de mauvaise intentions ...»
René Petitprêtre

 Il a entendu du gaz sortir

N'importe quel badaud peut y pénétrer facilement. René Petitprêtre laisse là sa voiture et s'engage dans le champ de colza qui longe la clôture QU terrain. Au bout de quelques dizaines de mètres, un premier gros passage apparaît dans le grillage. Les trous sont ainsi plusieurs, assez grands pour permettre au défenseur de l'environnement de s'y engouffrer, Le voilà sur le site, où il peut désormais déambuler librement.

Il se repère sur les étendues de terre sèche où la végétation ne repousse pas et entre les terrils recouverts de cendres et de morceaux d'obus. Un trajet qui débouche sur un grand espace plat entouré par des arbres et agrémenté de quatorze tas de 1vieilles bonbonnes de gaz rouillêes. Le président de l'Adepr en a compté un certain nombre et fait des rapports pour arriver à son estimation de 3000. Il n'a pas tenté de les ouvrir pour savoir si elles sont vides ou pleines. Mais de l'autre côté sont aussi entreposées des bouteilles domestiques. Avec celles-ci, il a testé et jure avoir entendu du gaz sortir.

Le guide a lui-même découvert l'existence du problème grâce à des témoignages d'amis. Certains parce qu'ils connaissaient très bien la première entreprise installée, d'autres , parce qu'ils ont l'habitude de se promener par ici. «C'est quelque chose qui ne doit pas exister, une décharge sauvage, »argue René Petitprêtre. Il y a des lieux spécifiques pour ça, des centres d'enfouissement techniques. »

Il ne peut faire que des suppositions sur la façon dont ces bonbonnes sont arrivées là. Sûrement pour être explosées en même temps Que les obus, peut-être pour en récupérer le fer. Quant à savoir pourquoi elles n'ont pas été enlevées en même temps que les explosifs. mystère.

Usage de l’eau interdit

« Est-ce qu'on ne peut pas s'en servir pour faire sauter quelque chose ? » s'interroge-t-il. « On est quand même en état d'urgence, quelqu'un qui aurait de mauvaises Intentions ... » Il pense aussi à l'éventualité d'un accident, si des soirées étaient par exemple organisées clandestinement sur le site.

Caisses rouillées, ayant un jour contenu des fusées, et en décomposition, conteneurs en plastique ou en métal ouverts à tous vents, amas de déchets de bois, fosse , restes d'explosifs... pour l'association le danger et la pollution ne se limitent pas à la zone des bonbonnes de gaz n’y en a partout. « S'il y a du mercure ou des métaux lourds là-dedans, avec l'infiltration, cela va directement dans la terre » s'inquiète le président.

Depuis le 13 décembre 2011, un arrêté préfectoral impose que « le propriétaire maintien (ne) le site clôturé et gardienné ». «Au regard du risque de pyrotechnique J, il soumet aussi tous les travaux, même les moindres, à une flopée d'analyses préalables.

« Tout prélèvement et toute utilisation de l'eau souterraine sont interdits sur le site », impose encore l'arrêté.

En 1996, un démineur était décédé

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L'entrée du site, 20 ans après l'accident.

L'accident a eu lieu le 21 mai 1996. Jeanny Klatt, employé de l'entreprise Laroye, descend au fond d'une des fosses qu'il a creusées pour y déposer des grenades. Une violente explosion se déclenche et il meurt sur le coup. L'un de ses collègues avait aussi été sérieusement blessé, et trois autres plus légèrement. La société est liquidée quelques jours plus tard. L'affaire est jugée en janvier 1998. Cinq prévenus comparaissent: le gérant et le directeur technique de la société Laroye, mais aussi trois cadres de l'entreprise qui a livré les explosifs. Le délibéré est rendu au bout de deux mois et seul le gérant de l'entreprise Laroye est condamné, à dix-huit mois de prison avec sursis, pour homicide involontaire.

L'enquête avait mis au jour une série d'imprudences dans les pratiques de la société : pas d'étude de sécurité réalisée sur le mode opératoire de destruction des grenades, aucune formation du personnel, et un poids trop important d'explosifs par fosse.

Au lendemain de l'accident. le service de déminage de la protection civile s'était occupé de sécuriser le site pour éviter d'autres explosions. Mais tout le matériel était resté tel quel sur place, jusqu'à la clôture définitive de l'entreprise Laroye, près de 10 ans plus tard.

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René Petltprêtre tire la sonnette d'alarme, craignant l’intrusion sur ce site de personnes animées de mauvaises intentions.

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La majorité des bouteilles de gaz sont estampillées « Armée de terre ».

 « Des démarches en cours »


3 QUESTIONS À ~CATHERINE RENARD

2014, Catherine Renard a décidé de réagir et de lancer des démarches pour forcer le propriétaire à dépolluer son site.

•.-  Comment avez-vous connaissance de  la présence de ces déchets dangereux sur l’ancien site Laroye ?

Pour moi, ce dossier était clos. Le site avait été pris en charge et dépollué. C'est lorsque j'ai été élue que j'ai eu vent de l'existence et surtout de la persistance de la pollution du site. J'ai été prévenue par des personnes bien avisées concernant l'environnement je me suis dit qu'on ne pouvait pas laisser cela comme ça.

Ma première question a été: La société Adede (dernier propriétaire déclaré du site, ndlr) est-elle toujours en activité ? J'en ai eu confirmation quand j'ai réussi à les contacter, en février.

Mon autre question, c'était pourquoi avoir enlevé les obus et pas reste ? Je n'ai pas la réponse.

•.- Quelles sont vos inquiétudes ?

Aujourd'hui, fermé mais la clôture abîmée. Je me pose beaucoup de question ; concernant l'environnement et sécurité. On est quand même en situation d'urgence, et les fûts métalliques se détériorent. Mais ma première inquiétude, c'est la santé publique.

Le fait que ce soit accessible aussi, mais si à l'époque le site était connu, je pense qu'il est un peu passé dans l'oubli. je n'ai pas connaissance de gens qui y vont. C'est quand même un endroit entre des parcelles cultivées, il faut connaître. Et c'est assez loin des habitations. Je pense que dans les 'nouveaux habitants, il y a des gens qui ne savent pas que ça existe. Apparemment il n'y a pas de soirées qui y soient organisées, je pense que les gendarmes m'auraient prévenue.

•.- Quelles démarches avez-vous engagés ?

je ne veux pas les dévoiler dans les détails, mais elles sont en cours, avec l'appui de la sous-préfète. Certaines démarches ont pour but de relancer la société afin qu'elle dépollue ce site-là.

D'après l'arrêté préfectoral (pris le 13 décembre 2011, ndlr), en tant que propriétaire, elle a l'obligation de dépolluer. Et dire qu'il est impossible d'y construire n'est pas un argument, rien ne sera autorisé tant que le site n'est pas dépollué. C'est aussi précisé dans l'arrêté. Je compte bien sur l'aide de l'État pour le faire appliquer.

Mais la première démarche était la prise de contact. Ensuite c'est exercer le pouvoir de police du maire.

Le délai est de deux-trois mois.

Je vais aussi prendre contact avec tous les services concernés.

LES REPERES

De la terre sèche, sans végétation

•.- Durant sa visite du site,René Petitprêtre a tenu à montrer à quelle point, aucune plante ne poussait à certains endroits, tant la terre a été polluée.

L'eau ne serait pas polluée mais tout de même inutilisable ~

•.- La base de données nationale des sols pollués, Basol, indique qu'une nappe phréatique se trouve sous le terrain concerné, mais qu'aucune utilisation n’en est connue. D'autres rapports écrivent « aucun » dans la case «impacts sur les eaux souterraines. »

•.- Reste qu'un 'arrêté préfectoral interdit de prélever la moindre goutte d'eau sur le site.

3000  - C’est le nombre de bouteilles de gaz estimé par ine association

10 hectares de terrain composent l'ancien site Laroye.

Un classement spécifique pour ce site

•.- Dans un plan local d’urbanisme (PLU) de Beine-Nauroy, les deux parcelles de cadastre qui constitue l’ex site Laroye ont droit à un classement spécifique, avec son propre règlement.

LA PHRASE

•.- « Les risques présentés par ce site sont des risques d'explosion en raison de la présence dans les sols et en surface de matières explosives »

Extrait de la bau de données des sols pollués.

 Claire Martin-Delozanne - Photos Christian Lantenois

 Extrait de l'union du 11/05/2016

 

 

    

    

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