Région Grand Est

La MARNE
 

  La Presse

 

À quoi sert encore   la préfecture ?
Dix-sept millions d’euros pour les grands projets
Que fait la Marne de ses 500 millions ?
L’axe Reims-Épernay en question au Conseil départemental

Déconstruction titanesque

Christian Bruyen commence par des décisions fortes
Département : Le saviez-vous

Les départements en voie d'extinction ?

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’autres compétences pour le Département ? 

L’Alsace va faire évoluer ses compétences.  Une brèche pour la Marne et les Ardennes


L’endettement du Département et les aides sociales qui lui incombent ne permettent pas aux Ardennes d’envisager de prendre d’autres compétences.

L’ESSENTIEL

*.- LES CONSEILS DÉPARTEMENTAUX du Haut-Rhin et de Bas-Rhin vont bien fusionner pour former une collectivité Alsace.

*.- LE PRÉFET DE RÉGION exclut que cette future collectivité quitte la région Grand Est, mais semble ouvert à lui accorder des «différences de compétences », ouvrant donc la porte à de nouvelles attributions que ce super-département pourrait prendre en charge.

*.- LES AUTRES DÉPARTEMENTS de la région sont invités à s’interroger sur cette opportunité.

*.- DANS LES ARDENNES , cela ne semble pas du tout à l’ordre du jour.

Le préfet du Grand Est, Jean-Luc Marx, l’a laissé transparaître entre les lignes, la semaine dernière devant nos confrères de Lorraine. Les conseils départementaux du Haut-Rhin et de Bas-Rhin vont bien fusionner pour former une collectivité Alsace.

Emmanuel Macron, à Strasbourg le 4 novembre pour débuter son «itinérance mémorielle » dans le cadre du centenaire du 11-Novembre, devrait alors l’évoquer, toutefois une annonce gouvernementale pourrait l’officialiser en amont. Surtout, si le préfet Marx écarte un « Brexit alsacien », la sortie de l’Alsace de la Région Grand Est, il laisse la porte grande ouverte aux « différences de compétences » : « la Moselle a raison de se poser ce type de question. »

Autrement dit, les autres conseils départementaux du Grand Est doivent à leur tour dresser leur liste de vœux…

Du côté de la Marne, Christian Bruyen, le président (LR), estime «légitime la démarche de (mes)homologues alsaciens devant la fronde de leurs citoyens ». Tout en mettant instantanément une barrière à un éventuel transfert de compétences au profit de sa collectivité : « Il ne faut pas affaiblir de manière trop conséquente la région Grand Est. » D’ailleurs, il n’a «pas réfléchi encore à d’éventuelles demandes de compétences. Et quand cette réflexion se fera, ce sera avec Jean Rottner », le président (LR) du Grand Est.

Christian Bruyen entend surtout « adapter des fonctionnements susceptibles d’améliorer l’action publique. Et puis, j’attends que Région et État nous fassent confiance pour les missions de solidarité envers les populations et les territoires ».

En filigrane, Christian Bruyen demande à chacun d’assurer, et d’assumer, ses compétences actuelles plutôt que rêver d’élargir le champ d’action de sa collectivité.

MOTUS DANS LES ARDENNES

Quant à Noël Bourgeois, le président (LR) du conseil départemental des Ardennes, il « ne souhaite pas donner suite » à notre demande d’entretien sur ce sujet. Après, embourbé dans ses problèmes financiers (215 millions de dettes en début d’année), les Ardennes cherchent déjà à exercer leurs compétences actuelles. « Face à de grosses difficultés financières, il faut privilégier nos obligations légales, le social en premier lieu. Sur un budget total de 450 millions, cela représente 190 millions »,lâchait-il voilà un an, après son élection à la tête du Département.

Néanmoins, une compétence internationale, pour traiter des problématiques transfrontalières, ne semblerait toutefois pas dénuée de sens pour le CD 08.

FRÉDÉRIC GOUI

Extrait de l'union du 21/10/2018

    

    

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Dix-sept millions d’euros pour les grands projets

La Marne a matérialisé, hier, son soutien à six « grands investissements » de ses communes.


 Christian Bruyen (à gauche) était présent pour la pose de la première pierre du complexe aqualudique de Reims. Désormais, la subvention est votée ! Angèle Caucanas

«  Avec ces dix-sept millions d’euros, l’effet levier va permettre de réaliser un investissement de 130 millions dans la Marne. » Christian Bruyen, président (LR) du conseil départemental de la Marne, n’a pas eu besoin de trop s’escrimer pour convaincre les 45 membres de son assemblée de voter ces subventions, hier en séance à Châlons.

« Six beaux projets pour les villes, six belles vitrines pour le Département, a admis le socialiste châlonnais Rudy Namur. Dès lors, la séance a ronronné au fil de vingt-cinq dossiers pourtant pas dénués d’intérêts.

 DEUX FOIS CINQ À REIMS

Les grands projets de Reims sont soutenus par le Département qui a voté dix millions de subventions, cinq pour le complexe aqualudique (d’un coût HT annoncé à 39 millions) et cinq pour la salle événementielle (51 millions).

3,3 POUR LE MUSÉE DU VIN

La rénovation du musée d’archéologie et du vin de champagne d’Épernay (d’un coût HT de 21,7 millions) est financée à hauteur de 3,3 millions par le Département alors que la Région s’est engagée cette semaine pour une enveloppe de 4,2 millions.

130 000 EUROS POUR LA SOLIDARITÉ

Une demi-douzaine d’associations de solidarité vont être à nouveau aidées par le Département grâce à une enveloppe de 130 000 euros.

600 000 EUROS POUR LES EAUX VIVES

Un parcours d’eaux vives, permettant la pratique de diverses activités nautique à Châlons (3 millions HT) est soutenue pour un montant de 600 000 euros par le Département.

2 MILLIONS POUR LE CHAMPAGNE

Le Département a voté une aide de 2 millions (sur un coût total de 11,2millions HT) pour la création d’un centre d’interprétation sensorielle du champagne à Aÿ (avec restaurant et espace de dégustation).

UN MILLION POUR LE CAMPUS

Le campus 3 000 , sur l’actuel site de l’IUT, va être étendu. Le Département va verser 1 million sur les 5,3 du projet total.

55 %

Le taux de crédits non encore programmés du contrat de redynamisation des sites de défense, un fond de 64 millions qui se termine en août 2019, est de 55%. « Mais cette urgence ne doit pas nous pousser à bâcler l’attribution des aides », a plaidé Dominique Lévèque (PS).

L’ESPE VA QUITTER CHÂLONS

L’École supérieure du professorat et de l’éducation (Éspe) va quitter Châlons en 2020. Le Département, propriétaire du bâtiment, va engager une réflexion sur le devenir du site.

52 MILLIONS À TROUVER

« En 2017, le montant s’élevait à 49millions. Pour 2018, c’est 52 millions d’euros qu’il va manquer. »Christian Bruyen est allé droit au but, mais « sans esprit de polémique » , pour rappeler la différence entre la compensation de l’État et ce que verse réellement le Département pour les aides de solidarité (RSA, allocations personnes âgées, handicapés…). Autant de crédits que le Département ne peut consacrer à d’autres missions.

DEUX PONTS SURVEILLÉS

Sur les 1 019 ponts propriété du Département, deux sont l’objet d’une attention particulière après l’effondrement de celui de Gênes (Italie) : à Épernay, le pont enjambant les voies ferrées près de la gare, et à Dormans, le pont suspendu sur la Marne. « 3,5 à 4 millions sont consacrés à l’entretien de nos ouvrages », assure Christian Bruyen.

50 %

« Nous allons demander au maire Jean-Pierre Fortuné comment il a fait ! » Dominique Lévèque et nombre de ses collègues ont halluciné devant le financement à plus de 50 % de l’État (1,7 million sur un total de 3,1) pour la nouvelle crèche et halte-garderie de Tinqueux. Le Département a voté une subvention de 528 000 €.

2 MILLIONS DANS LES DENTS

Serpent de mer, le regroupement de la fac dentaire avec celle de médecine et de pharmacie sera effectif en 2021. Le Département va verser 2 millions sur ce projet à 11,3 millions.

10 MILLIONS POUR LES POMPIERS

Le Sdis, service départemental d’incendie et de secours, à Fagnières a besoin d’un bon coup de neuf et de plus d’espace. La Marne va y consacrer dix millions d’euros.

Frédéric GOUIS

Extrait de l'union du 200/10/2018

    

    

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À quoi sert encore   la préfecture ?

Avec la dématérialisation, les citoyens n’ont quasiment plus besoin de se rendre à la préfecture. Mais cela ne veut pas dire qu’elle n’a plus aucune mission à remplir.


Denis GAUDIN, sous-préfet, gère le travail de 270 personnes à la préfecture. Pour lui elle est « l’échelon local de l’Etat »

L’ESSENTIEL

*.- EN 2016, Châlons-en-Champagne perd la préfecture de région dans le cadre de la réforme territoriale.

*.- DEPUIS LE 6 NOVEMBRE 2017, le guichet de préfecture dédié aux cartes grises n’existe plus. Tout se passe sur internet.

*.- LA PRÉFECTURE RESTE OUVERTE à ceux qui ont des difficultés d’accès à Internet et aux demandeurs d’asile. Mais l’essentiel des échanges avec le public se fait désormais par courrier ou mail.

Tout commence par une vieille dame qui débarque furieuse à la rédaction. « C’est scandaleux, je voulais refaire ma carte grise et on me dit que ce n’est plus possible. À quoi ça sert d’avoir une préfecture à Châlons alors ? » Effectivement, c’est une bonne question. Nous sommes allés la poser à Denis Gaudin, sous-préfet.

Pour lui, la dématérialisation, c’est avant tout une « modernisation de notre façon de faire. Directement ou pas, nous travaillons toujours pour les citoyens. De plus, cela permet aux gens de tout gérer par ordinateur de chez eux. » Il ne cache pas qu’il y a « encore des problèmes pour les cartes grises par Internet mais ça va changer ».

Aujourd’hui, la préfecture de la Marne gère « les besoins en permis de conduire de cinq départements (Meurthe-et-Moselle, Lot, Deux-Sèvres, Haute-Marne et Hautes-Alpes) ». En 2016, la préfecture a traité plus de 21 000 permis marnais. Depuis la réforme du 6 novembre, ce sont déjà 31 280 dossiers qui ont été actés. Un sacré gain de productivité. Il faut dire que la préfecture n’a plus à s’occuper des quelque 106 000 demandes de carte grise (chiffres de 2016).

Mais peut-on encore pousser la porte de la préfecture si toutes les démarches se font en ligne ? « Oui, répond Denis Gaudin, la préfecture travaille avec les élus, les collectivités et, même sans guichet, le préfet reçoit toujours les demandes par courrier ou mail. »

Seuls deux services sont encore ouverts au public : un point numérique « pour ceux qui ont des difficultés dans leurs démarches, mais plus le temps passe, moins on a de monde » et le service de l’immigration. « C’est une population particulière, on ne peut pas leur demander de tout faire par Internet. » La préfecture n’est donc pas une coquille vide, même si, de l’aveu du sous-préfet, « chaque année, on me demande de réduire mon nombre de temps plein ». Le temps où l’administration faisait vivre pleinement une ville est révolu.

MAXIME MASCOLI

Extrait de l'union du 27/01/2018

    

    

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Que fait la Marne de ses 500 millions ?

Le Département a adopté   son budget 2018 hier.  Ce demi-milliard lui permet  d’assurer bien des missions…


Plafond qui a subi les affres du temps, éclairage blafard, sono défecteuse, la salle des séances nécessite une remise à niveau. «Nous allons étudier cela», a promis Christian Bruyen, le président. Une phrase déjà entendue l’an passé dans la bouche de son prédécesseur...  F.G.

L’ESSENTIEL

*.- APRÈS DEUX JOURS DE DÉBATS le conseil départemental de la Marne a adopté son budget 2018, hier midi à Châlons.

*.- 502,6 MILLIONS D’EUROS (+2,3 % par rapport à 2017) soit 411,2 millions (+1,3 %) 0 pour le  fonctionnement et 91,4 millions en investissement, +8,4 %, (dont 24,5 millions pour le remboursement de la dette).

*.- LE GROUPE SOCIALISTE ET LE FN se sont abstenus de le voter.

500 MILLIONS D’EUROS de dépenses, donc de recettes, cela ne parle pas toujours.

Et surtout pour financer quelles actions ?

Petit florilège sur la provenance et l’utilisation de ce budget 2018.

- 100 millions de recettes proviennent de la taxe foncière versée par les propriétaires immobiliers de la Marne.

- 4,4 millions pour l’aéroport et la zone de Vatry : 1,5 million de subvention à la structure pour la communication, le reste étant des investissements, (parkings, hangar, stockage de carburant…).

- 2,5 millions de recettes sont issues des loyers que perçoit le Département pour la location à des tiers (dont la gendarmerie) de bureaux et logements.

- 2 millions (comme en 2017) pour accompagner l’implantation des grandes écoles, Centrale et Sciences Po, localement.

- 0,2 million pour Planet A, le projet de cité de l’agriculture du futur à Châlons.

- 10 millions pour le fonctionnement des collèges (6,4 pour les publics, 3,5 pour les privés).

- 72 millions des recettes proviennent des DMTO, droits réglés lors de l’achat d’un bien immobilier.

- 297 millions servent à assurer la solidarité : prestations versées aux personnes âgées, aux handicapés, aux précaires, et la rémunération des personnels et fonctionnement des lieux d’accueil. C’est le plus gros poste de dépenses.

- 100 clubs du 3e âge bénéficient d’une subvention du Département : 175 € pour chacun.

- 33 millions de recettes proviennent d’une taxe que tout assuré paye sans le savoir : la « taxe spéciale sur les conventions d’assurance ». Le montant s’avère un peu plus élevé (37 millions) pour une autre taxe réglée par tout un chacun : la TICPE, taxe sur des produits énergétiques, (carburants et fioul).

- 0 Aucune augmentation de la fiscalité locale, du moins le taux des taxes que peut décider le Département.

- 1,1 million pour informer les Marnais (magazine, site internet, foire de Châlons…).

- 1 million dépensé par le Département pour des opérations concernant la voirie… nationale ! «Cela va permettre de clôturer les opérations de l’échangeur de Thiéblemont-Faremont et de Cormontreuil et poursuivre le financement des travaux du contournement de Chepy et des opérations de sécurité sur les RN31 Fismes / Muizon et RN4-RN44. »

- 14,8 millions pour financer le Service d’incendie et de secours (SDIS), en augmentation (+4 % par rapport à 2017), sur un budget total des pompiers de 38 millions en fonctionnement et 4,8 millions en investissement.

- 6 Zoé, voitures électriques Renault, seront désormais dans le parc du Département.

- 500 000 euros de recettes viennent des amendes relevées par les radars automatisés pour des opérations de sécurisation routière.

Presque d’accord sur tout

45 délibérations prises à l’unanimité des 46 conseillers, une (celle sur la gestion de la dette) pour laquelle le FN s’est abstenu, et une dernière, celle du budget proprement dit où la gauche et le FN, sans voter contre, se sont abstenus (ils avaient voté contre l’an passé)… Dans les actes, le conseil départemental a presque voté comme un seul homme lors de cette séance budgétaire sur deux jours. Et les oppositions se sont à peine formulées par les mots…

En ouverture de séance, Christian Bruyen, le président (LR), pour son premier budget, avait convoqué Sénèque : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles, alors osons ! » avait-il demandé. Daniel Lévèque, le chef de file du groupe d’opposition de gauche, avait préféré taper sur Macron et le gouvernement. « L’État impose aux collectivités des mesures qu’il n’est pas capable de tenir lui-même » en référence au plan qui impose une augmentation maximale de 1,2 % des dépenses de fonctionnement en 2018 et un remboursement de la dette sous dix ans. » Alors, comme souvent, le tacle le plus appuyé, et lunaire, est venu d’Édith Erre (FN) : « On fonce dans le mur avec l’aéroport de Vatry, on ne décolle pas. Faites plutôt l’abattoir de mon collègue (Michel Beneton)  à Vatry, cela vous rapportera plus ! »

1 520 AGENTS

(dont 500 travailleurs sociaux-médico, 290 agents des collèges et 245 agents de voirie) pour  lesquels une enveloppe de 71,4 millions assure leur rémunération

Frédéric GOUIS 

Extrait de l'union du 27/01/2018

    

    

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L’axe Reims-Épernay en question au Conseil départemental

Aujourd’hui et demain, c’est examen du budget 2018 au Conseil départemental de la Marne. L’occasion pour le président du groupe d’opposition de gauche, Dominique Lévêque, de ressortir l’épineux dossier de la RD951. Oui, il y a un problème de trafic sur l’axe Reims-Épernay, concède-t-il. Mais non, une deux fois deux voies ne serait pas souhaitable, insiste celui qui est aussi président du Parc naturel régional de la Montagne de Reims. Une option que le président Bruyen a lui aussi balayé d’un revers de manche en séance plénière, ce jeudi, notamment en raison de la présence des coteaux classés à l’Unesco. Une position qu’il a pu détailler ce mercredi à Marc Mocata, a-t-il encore indiqué. Ce Rémois, qui effectue le trajet vers Aÿ chaque jour pour travailler, avait lancé une pétition sur Change.org il y a près de trois mois. Objectif : dénoncer la dangerosité de cette départementale, par ailleurs trop fréquentée (17 000 véhicules par jour), et relancer le débat autour de la création d’une voie alternative pour absorber ce flux.

Si un doublement de voies n’est donc pas à l’ordre du jour, d’autres solutions ont en revanche été évoquées au conseil. D’abord, la construction d’un giratoire au croisement de la RD 951 avec l’axe Saint-Imoges-Germaine (D71), qui permettrait de sécuriser les lieux. Sur ce point, le dossier semble déjà bien avancé, puisque la date de 2019 a été évoquée pour le début des travaux.

D’autre part, Christian Bruyen a conscience – comme d’ailleurs le maire de Reims, qui nous en avait fait part dans notre édition du 18 novembre – qu’il va falloir désengorger le giratoire de Dizy d’un côté, et celui de Champfleury de l’autre, où 5 à 6 000 véhicules supplémentaires par jour pourraient arriver avec l’ouverture de la polyclinique de Bezannes. Si les travaux ne sont pas pour tout de suite, des études vont être lancées le plus rapidement possible pour voir comment créer une trémie ou un passage aérien sur le deuxième rond-point, celui qui pose problème. Le conseil départemental souhaite que les collectivités locales (Reims et Épernay), ainsi que Jean-Paul Pageau, directeur de l’hypermarché Leclerc, directement concerné par ces aménagements, fassent partie du tour de table et mettent la main à la poche. Ce dernier ne s’est pas encore prononcé.

 Marion Dardard avec Frédéric Gouis 

Extrait de l'union du 25/01/2018

    

    

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Déconstruction titanesque

Sur   la RD944, entre Reims et Châlons, dans la nuit de mardi à mercredi, le pont de Sillery a été démoli par grignotage. Une opération complexe et impressionnante.


Les grosses ferrailles en acier de part et d’autres des poutres structurantes sont coupées au chalumeau.

Le calendrier   du chantier

*.- SEIZE MOIS DE TRAVAUX - sont nécessaires pour permettre le remplacement de ce pont sur la RD 944.

LE CHANTIER a débuté en juillet 2017 et devrait être terminé pour novembre 2018.

*.- LA PREMIÈRE PHASE DU CHANTIER (JUILLET-DÉCEMBRE 2017) s’est déroulée sans retard. Il s’agissait de créer la déviation en installant deux ponts provisoires.

*.- DEUXIÈME PHASE DU CHANTIER (de février à novembre 2018). Maintenant que le pont a été démoli, il s’agit donc de construire un nouvel ouvrage.

Alors que l’obscurité est tombée depuis de longues heures déjà, sur l’ex-N44 qui relie Reims à Châlons, à deux pas du va-et-vient quasi incessant des poids lourds empruntant les deux ponts provisoires de type « Bailey » (treillis en acier), une quinzaine de personnes s’activent près du pont en béton armé de Sillery. Cette nuit du mardi 23 janvier, il sera entièrement déconstruit, en six bouts de 45 tonnes.

Un chantier complexe, très technique. « Le mandataire Berthold a confié la sous-traitance à l’entreprise Viellard de Bazancourt , explique Christophe Legand, chef de service ingénierie routière, au Département. Les deux ponts provisoires ont été mis en service le 9 janvier » . Puis la semaine dernière, les travaux de préparation à la démolition ont permis de raboter la grosse couche de bitume qui recouvrait le tablier du pont ; de démolir une partie des garde-corps ; de mettre à nu les six poutres en béton armé structurantes du pont. Une grue de 400 tonnes a été installée en contrebas sur le site de la sucrerie de Sillery. Reste, en cette nuit du mardi à mercredi, à faire le plus gros. La circulation fluviale a été interrompue dès 17 heures. Un bateau pousseur venant du Gard, avec aux commandes un capitaine parisien, vient de finir d’installer correctement les bennes flottantes sous le pont afin qu’aucuns gravats ne tombent dans le canal de l’Aisne à la Marne.

La grue est actionnée. Six lourdes chaînes sont positionnées sur la première poutre de près de 49 tonnes. Elles est mise sous tension. Il faut encore la détacher. Les grosses ferrailles en acier de part et d’autre sont coupées au chalumeau, deux pelleteuses munies de pinces crocodiles permettant une pression de 900 bars s’approchent et prennent en étau de chaque côté le béton armé.

LE CHANTIER VA GÉNÉRER 400T DE GRAVATS

Clac, clac, clac. Le sol se met à vibrer. Les pinces se desserrent, sont repositionnées. Les claquements métalliques résonnent de nouveau et de plus en plus rapprochés. De la poussière se dégage du béton ainsi compressé. Soubresauts du tablier du pont, l’une des grues se cambre. La pression diminue avant de reprendre de plus belle. Après plus de trois quarts d’heure de manœuvres, voilà la première poutre détachée, suspendue dans le vide. Minutieusement, à l’aide d’une corde, le mastodonte de bloc rectangulaire est amené vers une gigantesque broyeuse chargée de le concasser. La manœuvre va être réitérée à cinq reprises au cours de la nuit. Une déconstruction qui devrait générer au total 400 tonnes de gravats dont une grande partie sera revalorisée.


Christophe LEGRAND du département
La démolition, reconstruction de ce pont sur la RD 944 a déjà nécessité l’aménagement de deux ponts provisoires »

Restera ensuite au cours des deux prochaines semaines à grignoter les deux culées de l’ouvrage (ces parties situées sur la rive destinées à supporter le poids du tablier du pont). Ensuite, place à la reconstruction. Le Département a opté pour un ouvrage de type pont mixte «multi-poutres » : un tablier en béton armé reposant sur des poutres métalliques. Si tout va bien, le nouveau pont sera mis en service en novembre prochain.

LES AUTRES POINTS

Un chantier hors norme 

Le remplacement du pont de Sillery à bien des égards est un chantier hors norme. Il s’agit du plus important mené par le Département sur 2017/2018 : par son coût (3,4 M€ financés par le conseil départemental de la Marne), sa durée (16 mois) et par sa nature même (construction de deux ponts provisoires en plus de la reconstruction du pont). La RD 944, entre Reims et Châlons, est l’axe routier le plus fréquenté de la Marne (en dehors du réseau autoroutier) avec 26 000 véhicules/jour.

UN PONT TROP VÉTUSTE

Ce pont en béton armé date de 1939 et a été partiellement reconstruit en 1950. Entre 1999 et 2012, plusieurs investigations et expertises réalisées mettent en évidence un état préoccupant de l’ouvrage. Le béton est très altéré au niveau des appareils d’appui. Il présente des désordres structurels importants venant d’infiltrations d’eau qui, au fil du temps, ont corrodé les aciers des poutres avec éclats du béton. Avec le transfert en 2007 de la route nationale RN 44 au Département (et rebaptisée RD 944), c’est maintenant au conseil départemental de décider de l’avenir du pont. Il est interdit aux véhicules de plus de 45 tonnes, le temps qu’une réflexion soit menée. Le coût des travaux de réparation et de renforcement de l’ouvrage est estimé à plus d’1M€, et, malgré tout, la limitation de tonnage ne pourra être levée. Le Département prend alors la décision de remplacer le pont.

PETIT POUCET SUR MAOUSSES CHANTIERS

L’entreprise Gaston Vieillard de Bazancourt a été créée en 1983. Elle compte aujourd’hui 18 salariés aux compétences professionnelles pointues et croisées. Elle intervient dans trois grands domaines : la démolition, le terrassement et le désamiantage. Cette PME a décroché ces dernières années les chantiers des environs les plus emblématiques, tels la démolition du Nautilud (2013) et le désamiantage/démolition de la friche ferroviaire du Sernam (2016) à Reims, ou encore la déconstruction de 144 logements obsolètes, quartier Manchester à Charleville (2016).


Les grosses ferrailles en acier de part et d’autre des poutres structurales sont coup »es au chalumeau Les pinces crocodiles XXl ont pris en étau le béton armé à hauteur des poutres structurantes afin de découper le pont en six morceaux de plus de 40 tonnes chacun.


Des bennes flottantes ont été installées sous le pont afin de recueillir les gravats


La petite PME de Bazancourt, l'entreprise Viellard a été chargé de la démolition du pont. Un chantier complexe et très technique, le chantier a duré toute la nuit.


La première partie du pont à déconstruire qui pèse plus de 40 tonnes est tirée à l'aide d'une corde vers la broyeuse, une machine chargée de concasser ce gros morceau. le chantier de déconstruction doit générer près de 400 tonnes de gravats, l'entreprise ViELLARD est aussi chargée de faire le tri, car une grande partie des gravats sera revalorisée.


Dans la nuit de mardi à mercredi, la circulation sur la RD 944 n'a pas été interrompue durant la déconstruction du pont.

Reportage photos : Rémi Wafflart

Extrait de l'union du 25/01/2018

    

    

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Christian Bruyen commence par des décisions fortes

Sitôt élu à la tête du Département avec des voix   de gauche, Christian Bruyen (LR) imprime sa marque.

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La patte Christian Bruyen s’est fait ressentir dès son premier jour de présidence...
Christian Lantenois

Sans autre candidat pour tenter de lui barrer symboliquement la route menant au fauteuil laissé vacant par René-Paul Savary (LR), l’incertitude tenait du score qu’allait réaliser Christian Bruyen (LR), hier matin à Châlons-en-Champagne, pour lui succéder à la présidence du conseil départemental de la Marne. 39 voix, 6 bulletins blancs et 1 nul. Plébiscite ! Un résultat d’autant plus exceptionnel que la majorité de droite et du centre ne comporte que… 34 élus au Département.

« Je suis ému », a ensuite avoué le nouveau président. « À mon entrée au conseil général, voilà 17 ans, je n’avais pas imaginé cela. » « Très beau score », lui a lancé Dominique Lévêque, le chef de l’opposition de gauche. « Cela me fait rêver », a admis René-Paul Savary en souvenir de certaines élections décrochées au 3 e tour après des coups de théâtre. « Je saurai imprimer ma marque, préparée en amont de manière collective », a répliqué le nouveau président aux deux.

LES FINANCES À L’OPPOSITION !

Et la traduction dans les faits ne s’est pas fait attendre… Après la désignation des 13 vice-présidents, dont Jean-Marc Roze en premier d’entre eux, comme conclu entre les deux hommes, rivaux lors de la primaire du groupe majoritaire, la présentation de l’unique liste pour la composition des quatre commissions de l’assemblée a donné le ton.

C’est Dominique Lévêque, présentement premier opposant en tant que chef de file de la gauche, qui sera président de la commission «Ressources et prospectives », celle qui s’occupe des finances, de Vatry, de l’enseignement supérieur ou de l’agriculture et de la viticulture. En plus d’apporter un éclairage différent sur les cinq voix supplémentaires récoltées en début de séance par le nouveau président, cette mesure tient du gros symbole d’ouverture. « Elle s’inscrit dans une forme de modernité mais ne la banalisons pas », a souhaité souligner Bruyen pour appuyer encore plus son acte. Une première au sein du Département !

Enfin, la délibération augmentant les indemnités des 46 membres du conseil (lire ci-dessous) porte aussi la patte de Christian Bruyen : « Aucun abus, aucune malversation, mais aucun scrupule. Les élus ne ménagent pas leur travail. » Décomplexé ! Cela va-t-il redonner de l’entrain à certains représentants rémois de la majorité, visiblement peu enthousiastes à l’idée de voir encore les commandes du Département leur échapper ?

En tout cas, la gouvernance Bruyen se voulait « modernisée et non dans une douce continuité ». Cela commence fort… Rendez-vous le 1er décembre, lors de la présentation des orientations budgétaires pour 2018. « Ce sera l’occasion de marquer quelques orientations nouvelles de nos politiques »,prévient-il. Fichtre…

Frédéric GOUIS

Extrait de l'union du 14/11/2017

    

    

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Département : Le saviez-vous


L'arrondissement de Sainte-Menehould pourrait être rattaché à celui de (hâlons.

Un séance plénière de collectivité ne peut pas toujours en haleine par son programme ... Parfois, comme hier lors de celle du conseil départemental de la Marne, aucune décision ne ressort du lot de par son impact sur le quotidien des habitant de la Marne. Néanmoins, au fil des 21 délibérations votées hier, quelques informations méritent le détour ...

De cinq à quatre arrondissements

Vous avez déjà changé de Région, d'intercommunalité 7 Ce n'est pas flni 1 De cinq, la Marne va passer à ' quatre divisions administratives (mais garde cinq circonscriptions électorales pour les législatives ... ). C'est une réforme engagée par l'État en début d'année. Pour le moment. le préfet consulte et a reçu l'avis favorable du Département pour cette carte qui voit, pour le moment, l'arrondissement de Sainte-Menehould disparaître et le transfert de certaines communes de l'un à l'autre. Ces dernières doivent encore se prononcer. « Et cela n'aura pas de répercussion pour les populations », assure la Préfecture.

Lutte contre la tuberculose

On connaît les missions de solidarité des départements, Pas sûr que l'on sache que celui de la Marne a choisi de continuer d'exercer 'la compétence en matière de lutte et de vaccination contre la tuberculose. Il y consacre 120.000 E par an via une convention' avec le CHU pour financer une équipe mobile.

Achetez-vous une sous-pref ?

Vous avez 515.000 €  ? Achetez-vous une sous-préfecture ? 2124 m² dont 600 habitables : logement du sous-préfet, appartement du concierge, bureaux, garage et le reste en jardin … La sous-préfecture de Sainte-Menehould étant rayée de la carte, ses services ont déménagé dans les. locaux des finances publiques, L'Etat va restituer à la fin du mois , cet ensemble à son propriétaire, le Département. N'en ayant aucune utilité, ce dernier à décider de vendre ce bien estimé en 2011 à 515.000 E.À ce prix-là, vous n’aurez pas le mobilier Louis XIV et Louis XV. Le Département envisage de le vendre aux enchères

Prix variable à la cantine

Votre enfant déjeune au collège d'Anglure? Son repas quotidien , vous coûte 3,09 E. 11déjeune à celui d'Esternay ou à Pierre-Brossolette à Reims, ce sera 3,45 ,E 1 Ce sont les deux prix' extrêmes dans la Marne où le coût moyen entre les 47 collèges s'élève à 3,29 E. « Les frais de fonctionnement sont différents d'un établissement à l'autre, mais nous envisageons d'unifier le prix »,a admis le conseiller départemental Charles de Courson

Frédéric GOUIS

Extrait de l'union du 15/10/2016

    

    

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Les départements en voie d'extinction ?

Plus de deux siècles après leur création par les Révolutionnaires de 1790, les départements passeront-ils la décennie ? Entre des régions de plus en plus puissantes et des métropoles urbaines qui s'élargissent, quelle place pour les départements ? Aucune, répondent quelques élus ! Arguments.

 

Pour le moment, il est le seul à le dire haut et fort, jusque sur le plateau rémois de « La voix est libre » de France 3 Champagne-Ardenne il y trois semaines, quand d'autres le murmurent à peine, l'imaginent avec effroi, craignant sans doute les effets d'une malédiction divine. Pour l'instant, il est même le seul à avoir joint le geste à la parole en ne souhaitant pas, en son temps, redevenir le conseiller général de son canton argonnais. Car non seulement Bertrand Courot ne croit pas en l'avenir du Département et du Conseil général qui va avec, mais le maire de Sainte-Menehould, candidat à sa Par Dominique Charton succession, en souhaite même la disparition pure et simple. Organisme désormais inutile, poussiéreux dinosaure administratif hérité du passé, échelon devenu superfétatoire du millefeuille français, fonctionnement trop onéreux, politique redondante avec d'autres structures, manque de visibilité auprès des citoyens-électeurs ... Les griefs ne manquent pas pour stigmatiser la vénérable institution née en 1790 dans la foulée du grand remaniement révolutionnaire.

« Redéfinir leur avenir »

La question de la pérennité des départements aura été brutalement relancée le 14 janvier dernier. Dans sa conférence de presse, le Président de la République annonçait « une nouvelle loi de décentralisation » dans laquelle « les Régions se verront confier un pouvoir réglementaire local pour leur donner plus de liberté ». Dans la même intervention, François Hollande appelait à « une clarification des compétences. Les collectivités seront également appelés à se rapprocher. Les régions d'abord dont le nombre peut aussi évoluer. Les départements devront redéfinir leur avenir dans les grandes zones métropolitaines ». Le mot était lâché : « redéfinir leur avenir ! ». Mais quel futur pour une institution désormais prise en sandwich entre des régions plus puissantes, dont le nombre pourrait d'ailleurs passer de 22 à une quinzaine, et des communautés d'agglomération de plus en plus grandes se muant en véritables métropoles ? Pour nombre d'élus, la réponse est simple : ils ne voient pas d'avenir à la vieille dame de 224 ans. Si le débat autour de la pertinence d'une redéfinition territoriale des régions ne date pas d'hier, la montée en puissance des communautés d'agglomération est en revanche une donnée nouvelle dans l'organisation du territoire. D'une certaine manière, la présence d'un ticket maire/président de la communauté d'agglo dans les élections municipales de Reims et Châlons-en-Champagne prend acte de cette réalité. A elles seules, les communautés d'agglomération de Châlons et Reims couvrent près de la moitié du département. La communauté de Sainte-Menehould s'étend désormais sur près de trois anciens cantons. Dans les départements voisins, « Cœur d'Ardenne », qui regroupe toutes les communes de Charleville-Mé- zières à Sedan, taille des croupières au département puisqu'il représente plus de la moitié de son territoire. Et que dire de Rethel et de sa région qui regarde de plus en plus vers Reims. Pour l'instant, seule une convention de partenariat économique a été signée pour qu'aucune implantation d'entreprises ne puisse échapper au territoire. Mais si d'aventure le pays rethélois s'aventurait à rejoindre la métropole rémoise, c'est le squelette même du département qui s'en verrait disloqué, Et que dire du G10 qui, ignorant les frontières devenues fictives des départements, cherche à unir dix villes de l'Aisne, des Ardennes et de la Marne ...

L'ex temple des ruralités

La réforme cantonale (lire cicontre) de 2015 signale aussi d'une certaine manière la perte d'influence des Départements, Car même si le nombre de conseillers territoriaux (l'autre futur nom des conseillers généraux) augmente en raison d'une obligation de parité, le nombre de cantons décroît. Il rend davantage compte de la réalité démographique des bassins de vie. La conséquence en est une meilleure représentation des zones urbaines, les plus peuplées, et une baisse notable de la représentation rurale, Bon nombre de présidents de conseils généraux, souvent inscrits à l'UMP, pestent et bataillent contre cette réforme qui, selon eux, handicape la ruralité et favorise l'urbain. « Juste retour des choses » répondent les autres, En tout cas, les nouvelles dispositions feront perdre aux conseils généraux l'ADN de ce qu'ils ont été pendant très longtemps : le temple des ruralités.

La disparition du cumul des mandats porte une attaque indirecte à l'institution départementale. À l'horizon 2017, finis les mandats accolés de sénateur/président de Conseil général qui donnaient tant de lustre et d'influence à la fonction, La voie vers le Sénat ne sera plus aussi directe qu'aujourd'hui et certains, comme le président de la Marne René-Paul Savary (lire page 6), regrette déjà cette possibilité qui permettait à un élu d'être à la fois dans son assemblée départementale et au Sénat. Mais il n'envisage pas un seul instant la disparition du Département. Ils sont pourtant de plus en plus nombreux

Une réforme de plus

Traditionnellement couplée avec l'élection municipale ou régionale, la prochaine élection « départementale » et non plus cantonale a été reporté à mars 2015, Les dernières avaient eu lieu fin mars 2011. En 2010, la réforme Sarkozy prévoyait l'élection de « conseillers territoriaux » siégeant à la fois au conseil général et au conseil régional.

Après les élections présidentielle et législative de 2012, la nouvelle majorité de gauche décide de créer un nouveau mode de scrutin en ce que les candidats fonctionneront obligatoirement par paires (femme/homme) afin de favoriser la parité dans les assemblées locales, C'est pourquoi, paradoxalement, si le nombre de cantons est drastiquement réduit (de 44 dans la Marne à 23 cantons), le nombre de conseillers territoriaux augmente de manière significative: de 44 actuellement à 46 en 2015. La réduction du nombre des cantons n'est pas chose nouvelle. À la création des départements en 1790, la Marne comptait pas moins de 73 cantons, Dix ans plus tard, le 17 février ; le Consulat dé cide de redessiner la carte des cantons pour en réduire le nombre. A noter que le canton de Sainte-Menehould avait été supprimé par le décret du 10 septembre 1926, comme 105 autres cantons français. Il a été finalement restauré en 1940.

Dominique Charton

Extrait de Mag'Info de 02/2014

    

    

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