Région Grand Est

  

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Grand Est : on vous l'avait dit

L'heure des premières délibérations

Les premiers chantiers du président

À l'Alsace la gastronomie et, les belles filles. à nous le sport et les belles fleurs...

Grande région : ce qui change … ou pas

Tout sur les conseils régionaux
Les nouvelles régions ne les font pas rêver
Les régionales en dix questions
Trois présidents unis autour d’un atout majeur de la future nouvelle Région
RÉGIONS : DES COMPÉTENCES RENFORCÉES
Valls fait la promotion
de la grande région
Galère sans nom pour la future grande
e commerce extérieur, une force pour la région Acal
Trois présidents à la recherche d'identité
Région ACAL, l'État va déménager
Le casse-tête des capitales régionales

Les départements en voie d'extinction ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

Grand Est : on vous l'avait dit

Dans notre sondage exclusif, publié le 3 mars, le nom Grand Est avait été plébiscité par 45 % des personnes interrogées. Hier, à la Maison de la Région, à Strasbourg, c'est ...Grand Est qui à récolté 75 % des suffrages des 290.000 internautes de la région.

Extraits de l' union du 05/04/2016

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 Les premiers chantiers du président

 Philippe Richert a présenté, hier à Strasbourg, les grandes lignes de l'organisation territoriale de la nouvelle Région. Cinq Champardennais intègrent la direction générale des services.


Philippe Richert à Strasbourg : « Toutes les directions seront présentes dans chacune des trois anciennes régions. » Remi Wafflart

« Quelle aventure ! », sourit François Bouchard. Qui ? Ne cherchez pas. Pour le peu qu'il s'intéresse. à la chose politique, régionale de surcroît, le grand public ignore ce nom-là. C'est pourtant un homme-clé. L'ancien directeur général des services de la Région Alsace dirige désormais ceux du Grand-Est. Quelque chose comme le patron de l'administration régionale et de ses presque 2.000 agents (700 en Alsace, 800 en Lorraine, 400 en Champagne-Ardenne), auxquels il faut ajouter 5.500 agents techniques des lycées (ATEE). Par « aventure », M. Bouchard désigne le « colossal mais exaltant » travail de réorganisation des services auquel il se livre depuis un an avec ses pairs lorrains et charnpardennais

« Dans un souci de transparence, je souhaite que toutes les commissions permanentes soient publiques »

 « Qu'on soit élu ou journaliste, c'est rare de vivre de tels moments », a confirmé hier à Strasbourg, le nouveau boss (LR) de la Région, Philippe Richert, lors de la présentation de ses vœux à la presse, Passons brièvement sur les vœux eux-mêmes. L'ancien ministre des Collectivités territoriales reconnaît aux médias « un rôle d'aiguillon du débat démocratique », propose qu'ils prennent « toute leur part dans la question du nom » (lire par ailleurs) et, de façon inattendue, s'en remet « pour ce qui relève de l'accessoire et de l'écume des choses » au jugement de François Mitterrand! « Je ne me plains pas de la presse, soit que je me sois habitué, soit que je me sois résigné », assurait Tonton. « Il prononçait cette phrase sur un ton ironique. « C'est avec le même humour que je le reprends à mon compte », glisse Richert. Ensuite, le président de Région s'est attelé au plat de résistance du jour. Ceux qui en attendaient une présentation in extenso de la répartition des services régionaux seront restés sur leur faim. « Tout ne sera pas complètement finalisé avant un an », commente Philippe Richert qui s'en tient donc aux grandes lignes de cette réorganisation.

Retenons les axes forts. Comme l'exécutif (le gouvernement de la Région) sera à Strasbourg, le DG (François Bouchard, donc) et son adjoint, l'Ardennais François Charlier y seront aussi. Et comme Richert confirme l'installation, outre Strasbourg, de deux autres « Maisons de la Région » à Châlons et Metz, deux secrétaires généraux y seront également. Ce sont justement les anciens DG champardennais et lorrain, respectivement Gérard Colin à Châlons et Noël Jouaville à Metz.

Descendons la pyramide. Sous les secrétaires généraux, dix-neuf directeurs des services (dits « préfigurateurs ») prendront place dans ces trois « Maisons » : huit à Strasbourg, quatre à Châlons et sept à Metz. « Toutes les directions seront présentées dans chacune d'elles », précise Philippe Richert. Retenons les « nôtres », trois anciens de l'administration régionale châlonnaise encore, En l'occurrence, Francis Murer (« Information et évaluation des dispositifs »), Frédéric Gallois ( « Agriculture et forêt »), François Obrecht (« Lycées et jeunesse ») . Autrement dit, ces trois directeurs resteront où ils sont. Chacune des anciennes régions, enfin, sera dotée d'agences territoriales : trois en Alsace, quatre en Lorraine, quatre en Champagne-Ardenne. Où ? On l'ignore encore, de même que le nom de ceux qui en prendront les commandes.

Châlons pourrai accueillir des commissions thématiques

Au total, l'administration du Grand-Est sera donc (si on compte bien) dotée d'une direction générale de 34 personnes. « Ce sera une direction de proximité. Chaque ancienne région disposant d'une répartition des directeurs correspondant à leur population», commente le patron de l'exécutif. Quant à savoir si les bâtiments châlonnais de l'ancienne Région seront ou non désertés dans un avenir proche, la seule allégation le fait sourire. «En termes de taille, d'effectifs, les services resteront les mêmes» assure-t-il. Châlons pourrait même parfois accueillir des réunions de commissions thématiques. Mais pour les plénières et ses 169 membres, l'hémicycle châlonnais paraît, pour le coup, un peu court. Metz s'en chargera donc quatre fois par an. Mais cela aussi, on s'en doutait.

« Le choix du nom sera collectif »

•.- Je n'imagine pas un seul instant que les conseillers régionaux décident du nom de cette nouvelle région sans qu'à un moment ou à un autre, on demande leur avis à nos concitoyen », estime, Philippe Richert qui souhaite associer les médias régionaux à la réflexion en cours. « Je voudrais constituer un groupe de suivi qui regroupera des historiens, des élus, des spécialistes en géopolitique pour travailler sur la méthode qui doit présider au choix de ce nom et nous donner des idées. Nous sommes loin d'être au bout de cette réflexion.» Les concours d'idées, lancés ici et là, ont déjà accouché de propositions plus ou moins heureuses. Le Avec Champagnie, j'avoue avoir un peu de mal. Quant à Lotharingie ou Austrasie, ils sont approximatifs et ne correspondent pas du tout, dans les contours de la région actuelle, aux réalités historiques et anciennes auxquels ces noms font référence », note le patron de la Région qui ne veut «surtout pas » (il l'a déjà dit et répété) d'une « Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine » qui finirait «invariablement par Alea ou AcaL  Sans compter que pour les Américains ou les Russes, ça ne veut rien dire ! »

Cette réflexion achevée, les habitants seraient ensuite consultés (sans doute par internet). « Ce ne sera pas et cela ne doit pas être un choix politicien. JJ Quand le résultat de cette consultation sera connu, les élus passeront au vote (probablement courant juillet) et le nom de la nouvelle région deviendra définitif par décret en octobre.

UNE BAISSÊ DES INDEMNiTÈS DES ELUS DE 20%

•.- Les conseillers régionaux se prononceront le 25 janvier sur la baisse de 20 % de leurs indemnités. C'est, en moyenne de 400 à 500 euros de moins par mois.

•.- Pour une région supérieure à trois millions d'habitants. ., l'indemnité des élus est théoriquement de 2 660 euros.

Le  CHIFFRE : 19

•.- Directeurs de service seront répartis à Châlons, Metz et Strasbourg.

LA PHRASE

•.-  « Le changement d'échelle ne doit pas se traduire par du gigantisme mais tout doit être fait pour renforcer la proximité de la Région à chaque territoire et à chaque citoyen. »

Philippe Richert, président du conseil régional 

 Gilles GRANDPlERRE

Extraits de l' union du 30/11/2015

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À l'Alsace la gastronomie et, les belles filles. à nous le sport et les belles fleurs...

Champagne-Ardenne, Lorraine et Alsace vont s'unir pour le meilleur et pour le pire. Dans la corbeille des trois mariées, on trouve des atouts très différents. Petites comparaisons


Si la Champagne-Ardenne possède  plusieurs restaurants étoilés, l'Alsace écrase la concurrence en matière d'offre gastronomique.

1 - LES FINS GOURMETS ONT DE LA CHANCE EN ALSACE

Avec 28 établissements primés par un ou plusieurs macarons au guide Michelin, l'Alsace compte plus de restaurants étoilés que la Champagne-Ardenne (9) et la Lorraine (15) réunies. Cette suprématie se vérifie à tous les niveaux ou presque, que ce soient pour les restaurants une étoile (22 en Alsace, 15 en Lorraine et 7 en Champagne-Ardenne) ou deux étoiles (5 en Alsace, 1 en Champagne-Ardenne et 0 en Lorraine). Grâce aux trois étoiles de l'Assiette Champenoise et de son chef Arnaud Lallement à Tinqueux, la Champagne-Ardenne fait par contre jeu égal avec l'Alsace pour la très très haute gastronomie.

Cette région compte en effet aussi un seul trois étoiles avec l'Auberge de l'III à Illhaeusern dirigée depuis plusieurs générations par la famille Haeberlin. On aurait pu se dire qu'on allait se rattraper avec les « Bib gourmand » qui distinguent des bonnes tables à prix plus accessible. Mais là encore l'Alsace écrase tout sur son passage avec 41 « Bib gourmand », devant la Lorraine (10) et la Champagne-Ardenne (5).

2 – LA CHAMPA6NE-ARDENNE CHANPIONNE EN SPORT

Certes, l'histoire est ancienne. Mais elle permet à la région Champagne-Ardenne d'être celle du Grand-Est qui a le plus de coupes de France et de titres de champion de France si on cumule les résultats pour les deux principaux sports collectifs que sont le. football et le basket. Depuis la création de ces championnats professionnels et coupes, la région s'est ainsi distinguée 18 fois (15 fois en Alsace et 7 fois en Lorraine). Évidemment le football et le Stade de Reims y sont pour beaucoup, les Champenois cumulant six titres de champion de France entre 1949 et 1962 (Aucun titre en lorraine, et un seul en Alsace avec Strasbourg en 1979 et deux coupes en 1950 et 1958. Le palmarès footballistique de la région étant complété par deux coupes de France remportées par Sedan (1956 et 1961).

Belle performance aussi côté basket avec quatre titres (Reims en 1932 et 1933 avec le Centre athlétique de l'union franco-américaine, et en 1958 et 1960 le club de Charleville) et quatre coupes de France avec l'Étoile de Mézières (1958, 1959), Châlons (1991) et Vitry-le-François (1995). Si l'on s'arrête uniquement au basket, il faut reconnaître tout de même la supériorité alsacienne avec dix titres (Mulhouse dans les années 20-30 et Strasbourg en 2005).

3 - LES PLUS BELLES FEMMES EN AL5ACE

Si l'on doit se fier au palmarès des Mis France, c'est en Alsace que se trouvent les plus belles femmes du Grand-Est. Depuis la création du concours, entre-deux guerres, miss Alsace a remporté six fois la couronne, avec notamment Nathalie Marquay (1987) qui se mariera avec Jean-Pierre Pernaud, et Lœtitia Bléger (2004). l'Alsace pourrait même revendiquer une septième miss, Claudia Fritollini remplaçant pendant quelques semaines en 1988 la Miss France qui avait perdu son titre pour avoir refusé de concourir à Miss univers.

En Lorraine, trois miss ont remporté le titre suprême, la toute dernière étant Sophie Thalmann en 1999 (quatre si on prend en compte Elisabeth Pitz en 1934 qui se retirera deux heures après avoir été élue). Pour ce qui est de la Champagne-Ardenne, le bilan est simple : aucune miss régionale n'a jamais été miss France !

469 villes fleuries en Champagne-Ardenne

Si l’Alsace peut se vanter d'avoir Je plus ne communes « 4 fleurs » (18 contre 15 en Champagne-Ardenne et 11 en Lorraine) c'est la Champagne-Ardenne qui a très largement le plus de villes fleuries : 369 contre 317 et 316 chez ses voisins.

LES AUTRES POINTS

Les touristes préfèrent dépenser en Alsace

Les touristes français et étrangers ont dépensé 1.5 milliards d'euros en AIsace, (chiffre 2011 publiés en juillet 2014 par  l'Insee) 2,1 milliards en lorraine et 1,5 milliard en Champagne-Ardenne. Ce chiffre a progressé de 17,7% % depuis 2005 en Alsace, 6,4 % en lorraine et 4 % en Champagne-Ardenne (plus faible progression des régions).

Sites Unesco : avantage à la Champagne.

C’est en Champagne-Ardenne que le nombre de sites classés Unesco est le plus important dans la région Grand-Est Une première série de classement a eu lieu en 1991 à Reims (Cathédrale Notre-Dame, ancienne abbaye Saint-Remi et palais du Tau, Reims) auquel s'ajoutent cette année les Coteaux, maisons et caves de Champagne. En Alsace la Grande Ile de Strasbourg est un site Unesco depuis 1988, tandis qu'en lorraine c’est la place Stanislas de Nancy qui a eu les honneurs du classement en 1988.

Grégoire AMIR-TAHMASSEB

Extraits de l' union du 30/11/2015

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 Grande région : ce qui change … ou pas

L'intégration, début 2016, de la Champagne-Ardenne dans une entité au périmètre élargi avec la Lorraine et l'Alsace va engendrer des modifications dans notre quotidien.


Pour les démarches administratives, très peu de changements devraient intervenir avec la nouvelle région. Archives

Les trains ne vont pas s'arrêter de rouler, les prestations familiales seront versées, les routes bénéficieront toujours d'un déneigement et le prélèvement de vos impôts ne va pas être suspendu ... Au 1er  janvier 2016, notre société ne devrait pas connaître de grand bug en dépit de l'élargissement des contours de notre région.

Forcément, l'exécutif de nos régions étant actuellement de couleurs politiques diverses (de gauche en Champagne-Ardenne et lorraine, de droite en Alsace), l'uniformisation va engendrer une nouvelle donne dans les domaines de compétence de la Région (lire par ailleurs). Élus les-f et 13 décembre prochains, se réunissant pour la première fois le 4janvier 2016 pour élire le président de la Région, les 169conseillers de la nouvelle assemblée du Grand-Est ne prendront des décisions pouvant influer sur notre quotidien que bien après ... En attendant, voici un florilège des évolutions attendues.

Les nouveautés vont s'échelonner durant l'année 2016 au fil des décisions des 169 conseillers régionaux

1 – CAPITALE DE LA REGION

Au-delà du nom (lire ci-dessous), l'autre sujet animant la campagne électorale tient dans la détermination de la « capitale' de la nouvelle région. Strasbourg, pour calmer les oppositions alsaciennes au nouveau découpage, est la seule ville chef-lieu 'de région déterminée par la loi. L'État y installera donc la préfecture de Région. Lesélus régionaux vont toutefois pouvoir désigner la commune où sera installé l'Hôtel de Région et le ou les villes où ils tiendront leurs séances et commissions. Pour le moment, Châlons-en-Champagne accueillait la préfecture de Région et le siège du conseil régional de Champagne-Ardenne.

2 - DEMARCHES ADMINISTRATIVES

Comme c'est déjà le cas pour les actes administratifs «nationaux »  (État civil, impôts, immatriculation de véhicules, permis de conduire, assurance maladie ... ), ils continueront d'être réalisés par le biais de votre mairie ou de votre - préfecture (ou sous-préfecture) de département de plus, si le lieu des directions administratives de la Région ne sera décidé que par les nouveaux élus, nul doute que, comme actuellement, des « maisons de la région devraient rester dans chaque département.

3 - EMPLOI

Si vous ne travaillez ni dans une administration d'État, ni dans celle du conseil régional, ni dans une chambre consulaire ou une organisation professionnelle, vous ne devriez pas devoir changer de ville, très peu d'entreprises privées planchant sur un déménagement de leur entité régionale. Après, si les nouvelles régions n'auront pas la compétence de la politique de l'emploi, elles se voient confortées comme l'acteur du développement économique, bénéficiant désormais du monopole des ides directes aux entreprises. Autrement dit, elles seront encore plus les entités pouvant générer de l'emploi, donc participer à la résorption du chômage...

4 - SOLDES, VACANCES, JOURS FERIES

Nos trois régions ne bénéficient pas des mêmes calendriers dans plusieurs domaines. Pour les jours fériés, dans les départements d'Alsace et en Moselle, deux jours supplémentaires ne sont pas travaillés : le vendredi saint (férié en France jusqu'en 1905) et le 26 décembre (Saint-Étienne, premier martyr de l'histoire du christianisme, férié en France jusqu'en 1905 et la loi de séparation de l'Église et de l'État). Lors du «retour » de ces départements. En France en 1918, ils refusèrent de perdre ces jours fériés. Au sujet des vacances scolaires, les départements des académies de Reims et de Strasbourg figuraient dans la zone A, ceux de l'Académie de Nancy-Metz dans la zone B. Depuis cette année scolaire, les trois académies ont désormais un calendrier identique, celui de la zone B.

Quant aux soldes, leurs dates dans certains départements frontaliers diffèrent pour coller avec celles des pays limitrophes. Ainsi, les soldes d'hiver commenceront le 2 janvier en Meurthe-et-Moselle, Meuse,  Moselle et Vosges, se terminant le 12 février. Pour les six autres départements de notre région, ils s'étaleront du 6 janvier au 16 février. Les soldes d'été 2016 se tiendront, eux, aux mêmes dates : du 22 juin au 2 août.

5 - SPORTS. MISS…

Les sports vont connaître une drôle de réforme de leurs championnats régionaux. L'État a demandé aux fédérations de se mettre en conformité avec le nouveau découpage administratif des régions « au plus tard le 31 décembre 2017 ». Toutes [es disciplines sont visées, mais celles des sports collectifs avec leurs championnats qui s'étalent sur toute l'armée pourraient voir leur nombre d'échelons nationaux et régionaux réduit

Enfin, autre symbole de nos régions, les Miss vont-elles voir leur nombre réduit? A priori, non. D'ailleurs, elles sont déjà plus nombreuses que le nombre de région administratives (31 pour 29 entités). Et puis Sylvie Tellier, direction des Miss France, n'a de cesse de rappeler qu'il « ne faut pas faire l’amalgame entre identité régionale et découpage administratif.»

Voilà qui ravira ceux attachés aux dénominations historiques, en promettant de faire vivre annuellement des noms sans quoi menacés de disparition ...

Le nom, beaucoup plus qu'un symbole

Tous les candidats ont lancé une consultation permettant à tout un chacun de proposer une dénomination pour la nouvelle région, au-delà de l'acronyme ACAL, raccourci pour la terminologie officielle de «  Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine ». Comme pour la ville du siège du conseil régional, ce sont les 169élus qui décideront au final, avant le et 1er juillet 2016, l'État entérinant ensuite.

Tous les spécialistes de marketing territorial vous le diront, le nom d'une collectivité territoriale peut être un élément permettant de construire cette nouvelle entité. Surtout; le nom doit allier l'aspect administratif et géographique tout en se transformant en marque. La volonté de Christian Estrosi de bannir la terminologie PACA, quand le nom complet s'avère bien plus rêveur (Provence-Alpes-Côte d'Azur) ne tient pas que d'une ruade politique ! De même, la région Centre a obtenu par la loi de se nommer  « Centre-Val de Loire ». Là encore, cela parle un peu plus au-delà de ses frontières. Du coup, les propositions les plus folles affluent pour notre région : Champaloraine étant la dernière apparue ... Nul doute qu'une fois élu, le nouvel exécutif régional se tournera vers ta population pour lui donner le choix entre  plusieurs propositions

LES REPÈRES

LES COMPÉTENCES DES NOUVELLES RÉGIONS

•.- Les Régions seront compétentes en développement économique, étant désormais les seules à pouvoir distribuer des aides directes aux entreprises.

•.- Elles conservent l'aménagement du territoire, la formation et les lycées. .

•.- Elles récupèrent l'intégralité des transports scolaires.

Le CHIFFRE : 5.548.955

•.- C’est le nombre de personnes vivant dans la nouvelle entité régionale.

LA PHRASE

« Cette grande réforme est tournée vers les citoyens car il s'agit de simplifier notre vie publique, de rendre plus efficace nos collectivités et de limiter le recours à l'impôt. »

Français Hollande  le 2 juin 2014

Frédéric GOUIS

Extraits de l' union du 10/11/2015 

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Tout sur les conseils régionaux

Le conseil régional est une assemblée délibérante qui définit les politiques de la région et vote son budget. Ses compétences ont été renforcées dans le cadre de la réforme territoriale.


Les élections régionales auront lieu les fi et 13 décembre prochains. AFP

Voici ce qu'il faut savoir du fonctionnement et des attributions d'un conseil régional

FONCTIONNEMENT

•-  À l'issue des élections régionales, les conseillers régionaux élisent un président du conseil régional pour la mandature (six ans) et une commission permanente. Des vice-présidents sont ensuite élus au sein de cette commission. Ils composent avec le président et l'exécutif de la Région

• - Le président prépare er exécute les délibérations du conseil, gère le patrimoine et dirige l'administration régionale.

• - Le conseil régional se réunit publiquement au moins une fois par trimestre, selon un ordre du jour déterminé.

• - L'effectif du conseil varie selon la population des régions. Le nombre de conseillers ne changera pas avec le passage de 22 à 13 régions métropolitaines le 1er  janvier 2016. Il sera pour chaque nouvelle région égal à l'addition des effectifs du conseil de chacune des anciennes régions fusionnées. De 209 en Île-de-France à 41 en Guadeloupe,

COMPETENCES

• - La loi NOTRe (Nouvelle organisation du territoire de la République de juillet 2015) a renforcé le pouvoir des Régions au détriment des autres collectivités territoriales.

• - La Région dispose désormais d'une compétence exclusive en matière économique. Elle élabore un schéma régional de développement économique, d'innovation et d'internationalisation. Seule collectivité à pouvoir leur accorder des aides directes. elle est chef de file du soutien aux-entreprises.

• - La Région gère les ports et les aéroports, infrastructures nécessaires au développement économique et à l'emploi.

• - Elle joue un rôle de premier plan dans la formation profession (apprentissage, reconversion). Elle s'occupe de la formation, des chômeurs, des travailleurs sociaux et des professions paramédicales.

• - Transports: la région est responsable de l'organisation des transports collectifs routiers, y compris scolaires, et ferroviaires; en dehors des agglomérations.

• - Enseignement: elle est chargée des lycées publics (construction, entretien, équipement et fonctionnement). Elle recrute et rémunère les personnels non enseignants et peut organiser des services de restauration scolaire, des aides aux lycéens, et attribuer des bourses aux étudiants. Dans le domaine de la recherche, la Région finance en particulier les thèses de doctorat.

• - Culture : la Région est responsable de l'organisation et du financement des musées régionaux et de la conservation des archives, Elle peut accorder des subventions aux associations du secteur, pour développer des festivals ou des manifestations de prestige.

• - Sport : la Région peut soutenir les clubs et associations et assurer l'entretien ou la construction des  équipements sportifs.

 

LE CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL REGIONAL (CESR)

Institution régionale non élue, le CESR regroupe les «forces vives » de la Région (organisations syndicales, entreprises et activités non salariées, organismes participant à la vie de la région, personnalités qualifiées ... ). Le CESR est une assemblée consultative qui ne prend aucune décision, mais émet des avis.

LES REPÈRES

• - UN PEU DE SOCIOLOGIE

Selon une étude les conseillers régionaux élus en 2010 sont à 57 % issus de catégories professionnelles supérieures pour 14% rattachées aux catégories populaires et 29 aux catégories moyennes. Les conseillers régionaux ont en moyenne 50 ans.

• - Le CHIFFRE : 53.6

C’était le pourcentage de l’abstention aux élections régionales en 2010.

• - LA PHRASE

C’est Gorbatchev qui disait « Quand on arrive trop tard, l'histoire vous punit. » Les punitions des régionales, ce sont la somme des erreurs que les uns et les autres ont commises pendant des années. »

Extraits de l' union du 09/11/2015  

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Les nouvelles régions ne les font pas rêver 

41 % des Français sont satisfaits du redécoupage régional, mais seulement 24 % en moyenne dans le Grand-Est et 37 % dans le Nord-Pas-de-Calais – Picardie.

 L’ESSENTIEL

•- Ce sondage BVA a été réalisé pour le compte de la presse régionale du 6 au 15 octobre par Internet sur un échantillon national de 12408 personnes' âgées  de 18 ans et plus.

•- 1359 personnes ont été interrogées en Alsace (444) Champagne-Ardenne (304) et Lorraine (611). 1.030 l'ont été en Nord-Pas-de-Calais (710) et Picardie (320).

•- La représentativité de l'échantillon a été assurée dans chaque, région par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession du chef de famille et de l'interviewé, département de résidence et catégorie.

 Selon un sondage BVA pour la presse régionale, 41 % des Français seraient satisfaits dans son ensemble du redécoupage régional, mais ce taux de satisfaction est fort variable d'une région à l'autre. Ainsi - et ce n'est pas une surprise - les Alsaciens décrochent la palme des plus insatisfaits (14 %). C'est deux fois moins que les Champardennais ou les Picards (29 %) et .beaucoup moins que les Normands, plutôt contents de leur sort (52,5 %). Globalement, c'est d'ailleurs dans l'est de la France que les habitants sont les plus critiques vis-à-vis de la nouvelle 'carte des régions françaises. À l'image des Champardennais, les Lorrains (30 %) et, dans la région voisine, les, habitants de Franche-Comté (31 %) figurent parmi les plus mécontents. Ce n'est guère mieux dans le Nord de la France où les Picards sont peu satisfaits (29 %), en tout cas beaucoup moins que les Nordistes (45 %).

La nouvelle bataille de Normandie

Dans le détail des 41 % de Français qui se disent satisfaits, 5 % se disent même « très satisfaits et 36 %, «plutôt satisfaits ». À l'inverse, 20 % des 'personnes interrogées expriment une franche opposition a l'égard du redécoupage et 16 % n'expriment aucun avis. Il n'est pas inintéressant non plus de noter que les plus satisfaits se recrutent à près de la moitié, (46 %) chez les cadres et les citadins (43 %), tandis que les moins satisfaits se trouvent parmi les habitants des campagnes (37 %) et les employés (36 %). . .

On retrouve des taux de satisfaction comparables quand la question porte cette fois, non plus sur le redécoupage lui-même des régions, mais sur la fusion elle-même, c'est-à-dire celle qui intéresse directement les personnes interrogées. Là encore, les Normands sont loin devant et particulièrement les Hauts-Normands (69 %). alors que les habitants du Grand-Est sont toujours les plus critiques (voir par ailleurs). Les mêmes réserves existent en Languedoc-Roussillon (36 %) et en Franche-Comté (37 %).

 Les plus satisfaits se recrutent parmi les cadres (46 %) et les citadins (43 %) et Ies moins satisfaits parmi les ruraux (31 %) et les employés (36 %).

Enfin, si les Français qui n'ont pas vu leurs régions changer de contours sont naturellement très satisfaits (72%) en PACA, 67% en Ile-de-France ou 59 % en Bretagne), en revanche le taux de satisfaction se mesure aussi à l'aune des nouvelle capitales régionales.

Ainsi, les Alsaciens sont a 81 % satisfaits de voir Strasbourg occuper un rôle de premier plan dans le Grand-Est, mais les Champardennais ne le sont qu'à 21 %. Parmi les régions qui se réjouissent le plus du positionnement privilégié de leur métropoles, on trouve Midi-Pyrénées et Toulouse (86 %), l'Aquitaine et Bordeaux (82 %) et le Nord et Lille (80 %).

Systématiquement, les habitant : des régions dont les grandes ville : ne seront pas capitales sont en moyenne deux à trois fois plus mécontents que leurs voisins, à I ‘image des Bas-Normands et des Caennais : qui ne sont que, 15% à considèrer


33 % des Champardennais « satisfaits » de la fusion


Selon l'étude, la réforme territoriale n'est approuvée dans sa globalité que par 30 % des Champardennais.

 La réforme territoriale est rejetée par la majorité des habitants d'Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine Il, résume l'institut BVA e façon abrupte. Et c'est vrai que les taux de satisfaction ne sont guère réjouissants dans le Grand-Est où la réforme ne semble contenter que 24 % des personnes interrogées. Dans cette nouvelle région, près de quatre habitants sur dix se .déclarent même «pas du tout satisfaits, ce qui est le taux de satisfaction le plus faible enregistré parmi les habitants des douze régions métropolitaines interrogés. Dans le détail, les Alsaciens sont les plus insatisfaits, puisque seuls 14% approuvent le redécoupage, Les Lorrains (30 %) et les Champardennais (29 %) sont deux fois plus nombreux à approuver la réforme, Globalement, les personnes satisfaites se recrutent plutôt chez les sympathisants.de gauche (33 %) et les cadres (32 %) et les moins satisfaites parmi les ouvriers (17 %) et les sympathisants de droite (20 %). Vis-a-vis du choix de fusionner les trois régions, les avis sont comparables. Les Alsaciens sont toujours les plus critiques puisque seuls 15% d'entre eux l'approuvent, devant les Champardennais (33 %) et les Lorrains (34 %). Enfin, 44 % des habitants du Grand-Est approuvent le choix d~ Strasbourg comme capitale, mais ils sont logiquement beaucoup plus nombreux en Alsace dans ce cas (81 %) qu'en Lorraine (29 %) et surtout en Champagne-Ardenne (21 %).

Extraits de l' union du 24/10/2015

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Valls fait la promotion de la grande région

 Le Premier ministre était hier toute la journée à Châlons, L'occasion pour Manuel Valls d'insister sur les atouts de la Champagne-Ardenne dans la nouvelle grande région.


«L’agriculture dans la région est moderne et innovante. La Champagne-Ardenne sera le poumon agricole de la nouvelle grande région », a souligné Manuel Valls. Christian Lantenois

L'ESSENTIEL

•.- Après un passage en début de matinée au CFA Interpro de la Marne, le Premier ministre a inauguré hier la 69° foire de Châlons-en-Champagne.

•.- L'occasion de signer le contrat de redynamisation du site de défense et d'accompagnement à la redynamisation de Châlons.

•.- Il était ensuite dans l'après, midi au conseil régional pour , signer le contrat de plan Etat-Région. 

Si certains politiques font un passage éclair, il faut reconnaître à Manuel Valls d'avoir pris le temps, hier, lors de sa venue à Châlons-en-Champagne. Arrivé peu après 9 h 30, il a quitté la ville préfecture de la Marne vers 16 h 30 après une journée marathon avec, en point d'orgue, l'inauguration de la foire de Châlons. En revanche, pour ceux qui espéraient ou attendaient du Premier ministre des déclarations fracassantes, des annonces ou quelques subsides supplémentaires pour la Région, il faudra repasser.

Hier, Manuel Valls était surtout venu officialiser et assurer le service après-vente de contrats déjà actés entre l'État et la ville de Châlons ainsi qu'avec la Région. Avec, à la clé, tout de même plusieurs centaines de millions d'euros versés. Pour le Premier ministre, cette visite aura aussi été l'occasion de parler de l'agriculture et de la future grande Région. « J'ai vu lors de cette visite l'inquiétude, la détresse et la colère des agriculteurs, a souligné Manuel Valls. L'agriculture est l'âme de notre pays. Il est impératif de maintenir la vitalité de ce secteur.»

 Et dans ce contexte, la Région Champagne-Ardenne a son mot à dire, notamment dans le cadre de la réforme territoriale. « L'agriculture dans la région est moderne et innovante. La Champagne-Ardenne sera le poumon agricole de la nouvelle grande région. » Une grande région qui aura été au cœur des préoccupations durant toute la journée, Manuel Valls cherchant à rassurer à chaque fois ses interlocuteurs.

.« Le pont ouest de la nouvelle grande région »

« Bâtir une nouvelle région prendra du temps auprès des habitants, mais je, suis persuadé qu'on n’y reviendra pas. La grande région peut parfois susciter des interrogations mais c'est surtout de belles opportunités. La Champagne-Ardenne est à une position de carrefour et sera la tête de pont ouest de cette nouvelle grande région. » Une phrase qui faisait écho à l'intervention, quelques minutes auparavant, du député-maire (LR) de Châlons, Benoist Apparu, qui insistait sur la nécessité de « construire un pôle urbain à l'ouest de la grande région », composé du fameux triangle Reims-Châlons-Épernay. S'il était venu les mains vides, hormis évidemment les sommes déjà actées dans les contrats de redynamisation et de plan signés hier, Manuel Valls a assuré que l'État serait là pour accompagner les projets ou idées qui germeraient dans la région, Idem pour le départ annoncé de nombreux services dans le cadre de la  réforme territoriale: ses services restent à l'écoute pour voir comment il était possible d'améliorer les choses. Mais au-delà de l'aide de l'Etat, Manuel Valls a appelé à une mobilisation contre, le défaitisme ambiant et les divisions. « J’en ai un peu assez des discours sur l'abandon d'un certain nombre de territoires. La France est belle au-delà de nos différences quand nous sommes capables de nous unir. »

 Du nouveau pour Vatry ?

Est-ce parce que le Premier ministre est arrivé à Châlons-en-Champagne via l'aéroport de Vatry 1Toujours est-il qu'il a été question à plusieurs reprises de l'avenir de la plateforme aérienne marnaise lors de sa visite. Pour Manuel Valls, l'avenir de Vatry est visiblement un des éléments de la redynamisation de la région. « L'État n'a pas vocation à se substituer » à un opérateur, aux décideurs ou politiques, a indiqué Manuel Valls, mais «nous serons à vos côtés» pour aider et accompagner les projets de développement du site. Rien de concret (le Premier ministre ne faisait pas allusion aux nouvelles destinations qui vont être mises en place vers l'Algérie et le Maroc) mais une déclaration qui n'est pas passée inaperçue. Le président du conseil départemental, René-Paul Savary, n'a d'ailleurs pas hésité à interpeller à nouveau le Premier ministre sur la question, lors de son discours d'inauguration de la Foire.

LES REPÈRES

PAS D'INCIDENTS AVECLA CGTET LESAGRICULTEURS

•.-  Si des manifestants CGT étaient bien présents, ils ont été contenus à une distance suffisante pour que le Premier ministre n'ai que les oreilles  qui sifflent.

Les agriculteurs de la FDSEA ont fait sobre, accueillant simplement Manuel Valls avec un tee-shirt « SOS agriculture, + de prix. - de normes ».

•.-  Le CHIFFRE : 336 millions d’euros

Sont apportés par l’ Etat dans les différents contrats signés par Manuel Valls, hier à Châlons.

•.-  La PHRASE

« La réalité de cette grande région reste à construire. Ce n’est pas évident aujourd'hui. Mais il faut que I’on arrête d’être passif et au contraire se battre, prendre des initiatives. »  

Jean-Paul Bachy, président (DVG) de la région Champagne-Ardenne 

Grégoire AMIR-TAHMASSEB

Extraits de l' union du 29/08/2015 

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Les régionales en dix questions

Nouveau découpage, mode de scrutin, parité ... Voici les principales caractéristiques des élections régionales qui se dérouleront les dimanches 6 et 13 décembre.

1 -  OU VOTE-T-ON ?

Le scrutin a lieu dans les treize nouvelles régions métropolitaines délimitées par la loi du 16 janvier 2015, ainsi qu'en Guadeloupe et à La Réunion. Les assemblées territoriales de Guyane et de Martinique sont élues les mêmes jours.

2 – QUEL EST LE MODE DE SCRUTIN ?

Le vote a lieu au scrutin proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, la liste qui recueille le plus grand nombre de voix (au premier tour si elle dépasse les 50 % ou au second tour) obtenant une prime de 25 % des sièges à pourvoir.

Les autres sièges sont répartis entre toutes les listes ayant recueilli plus de 5 % des suffrages exprimés, selon la règle de la plus forte moyenne.

3 – QUI PEUT VOTER ?

Le scrutin régional est ouvert aux Françaises et aux Français âgés de 18 ans et plus, inscrits sur les listes électorales. Contrairement aux municipales, il n'est pas ouvert aux ressortissants des autres pays membres de l'Union européenne.

4 - QUI PEUT ETRE CANDlDAT ?

 Les candidats doivent être de nationalité française, inscrits sur les listes électorales et être âgés d'au moins 18 ans. lis doivent être domiciliés dans la région où ils sont inscrits au rôle des contributions directes (taxe d'habitation, taxe foncière ... ). Le scrutin régional est un scrutin de listes, il n'y a donc pas de candidature individuelle. La candidature résulte du dépôt d'une liste comportant les candidats par section départementale.

5 – COMBIEN Y-A –T-IL DE CONSEILLERS REGIONNAUX ?

Les électeurs doivent élire 1 757 conseillers régionaux. Le passage de vingt-deux à treize régions métropolitaines n'a pas modifié leur nombre. En cas de fusion des régions, l'effectif du conseil est égal à la somme des effectifs des conseils régionaux regroupés. On comptera ainsi 169 conseillers pour Alsace-Champagne-Ardenne et Lorraine, ou encore 170 pour Nord-Pas-de-Calais-Picardie. À ces 1 757 élus s'ajoutent les 51 conseillers de l'Assemblée territoriale de Corse. L'Assemblée de Martinique (région et département à la fois) compte 51 élus, tout comme l'Assemblée de Guyane.

6 - OÙ VONT-ILS SlEGER ?

Les élus siègent au conseil régional, implanté dans le chef-lieu de région. Mais pour les régions fusionnées, un nouveau chef-lieu de région doit encore être désigné. Il le sera à titre provisoire avant le 31 décembre. Puis définitivement, après avis des conseils régionaux issus des élections de décembre, avant le 1er  juillet 2016.

7 - COMMENT LES LISTES SONT-ELLES CONSTITUEES ?

Les listes sont régionales, mais composées d'autant de sections départementales qu'il y a de départements dans la région (cinq départements en Nord-Pas-de-Calais-Picardie par exemple). Un candidat tête de liste est désigné pour l'ensemble de la région. La loi du 11 avril 2003 impose en outre la stricte parité, les listes devant être alternativement composées d'un candidat de chaque sexe.

8 – QUI PEUT SE PRENDRE PAR AU SECOND TOUR ?

 Seules les listes ayant obtenu 10% des suffrages exprimés au premier tour peuvent accéder au second. Celles qui ont obtenu 5 % des voix peuvent toutefois fusionner avec des listes ayant obtenu plus de 10% des voix pour se présenter ensemble au second.

9 - COMMENT SE FAIT LA REPARTITION DES SIEGES ?

Le score régional d'une liste détermine son nombre d'élus au conseil régional. Mais les scores des départements composant la région décideront de la répartition départementale des sièges de ses conseillers régionaux.

10 - QUELLES SONT LES REGLES DE CUMUL POUR LES CONSEILLERS REGIONAUX ?

On peut cumuler un mandat de conseiller régional avec un mandat de député, sénateur ou député européen. Un président de région ne peut être, en même temps, président de conseil départemental ou maire, car on ne peut pas exercer deux mandats d'exécutif local.

Un scrutin proportionnel à deux tours

Les consellJers régionaux seront éIus pour six ans au scrutin proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, la liste qui recueille  le plus grand nombre de voix obtenant une prime de 25% des sièges à porvoir.

Si une liste obtient  la majorité absolue  des suffrages exprimés dès le premier tour, le scrutin  est clos. La liste arrivée en tête reçoit donc le plus grand nombre de sièges, auxquels s’ajoutent ceux obtenus grâce à la prime majoritaire.

Sport, enseignement des compétences élargies

La loi NOTRe (Nouvelle organisation du territoire de la République de juillet 2015) a renforcé le pouvoir des régions au détriment des autres collectivités territoriales. Larégion dispose désormais d'une compétence exclusive en matière économique. Elle gère les ports et les aéroports, infrastructures nécessaires au développement économique et à l'emploi. Elle joue un rôle de premier plan dans la formation professionnelle (apprentissage, reconversion). Elle s'occupe de la formation des chômeurs, des travailleurs sociaux et des professions paramédicales, " Par ailleurs, la. région est responsable de l'organisation des transports collectifs routiers, y compris scolaires, et ferroviaires, en dehors des agglomérations Elle est chargée des lycées publics (construction, entretien, équipement et fonctionnement). Elle recrute et rémunère les personnels non enseignants et peut organiser des services de restauration scolaire, des aides aux lycéens, et attribuer des bourses aux étudiants. Dans le domaine de la recherche, la région finance en particulier les thèses de doctorat. La région est également responsable de l'organisation et du financement des musées régionaux et de la conservation des archives. Elle peut accorder des subventions aux associations du secteur, pour développer des festivals ou des manifestations de prestige. La région peut soutenir les clubs et associations et assurer l'entretien ou la construction des équipements sportifs.

LES REPÈRES

EN DÉCEMBRE, COMBIEN DE RÉGIONS POUR LE FN ?

•.- Une, deux, voire «quatre à cinq» ?

•.- le FN espère, pour la première fois, remporter en décembre une région, grâce notamment à sa présidente Marine le Pen en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, qui voit, dans d'éventuels gains, une rampe de lancement pour la présidentielle de 2015.

Le CHIFFRE : 6

C’est le nombre d’années que dure le mandat du président du conseil régional, élu par ses conseillers.

La PHRASE

•.- « Les élections intermédiaires ne favorables au pouvoir en place. À cette situation assez classique s'ajoute une impopularité record de F. Hollande. Donc, le réflexe de sanction risque d’être amplifié. » Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l’Ifop.

Extraits de l' union du 10/08/2015 

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Trois présidents unis autour d’un atout majeur de la future nouvelle Région


Les trois présidents de Région lors d’une réunion de travail.

L’export constitue un enjeu fort pour la future nouvelle région, déjà bien positionnée dans ce domaine. Dans le cadre de la préparation de la fusion des trois Régions, les présidents d’Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine ont travaillé à la valorisation commune des atouts des territoires. Pour aller encore plus loin… La future nouvelle Région Est sera la 2ème de l’Hexagone au classement des régions les plus exportatrices (et même la 1ère si on ramène le chiffre global export de 58,1 milliards d’euros au nombre d’habitants). Elle occupera aussi la 3ème place du podium concernant l’excédent commercial (avec 2,9 milliards d’euros). Elle détient en outre des positions leader dans plusieurs grands domaines d’activités (produits de fonderie, boissons, machines et équipements industriels et agricoles, productions agricoles et agroalimentaires…). Autant d’atouts qui ont été agrégés et analysés avec bien d’autres données statistiques par les trois présidents de Région lors d’une réunion de travail organisée à Châlons-en-Champagne début juillet. Jean-Paul Bachy a invité Philippe Richert pour l’Alsace et Jean-Pierre Masseret pour la Lorraine, a-n de leur présenter les actions mises en place en Champagne-Ardenne avec les partenaires de l’export à destination des entreprises. Les trois présidents ont montré à cette occasion leur mobilisation sur le sujet de l’internationalisation des entreprises, car il s’agit d’un « enjeu majeur » selon eux. Ils estiment que l’export est « un levier de croissance, générateur de chiffre d’affaires, de valeur ajoutée et d’emplois sur le territoire ». Ils ont manifesté la volonté d’accompagner les entreprises et notamment les primo-exportatrices, toujours plus loin pour trouver de nouveaux débouchés. Philippe Schilde

Extraits  de RCA N° 94 de 10/2015  

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RÉGIONS : DES COMPÉTENCES RENFORCÉES

La loi NOTRe*, promulguée le 7 août dernier, est consacrée au 3e volet de la réforme territoriale et vise à clarifier les compétences des différents échelons territoriaux (régions, départements, intercommunalités, communes). Elle confi e de nouveaux blocs de compétences aux Régions, au service du développement économique, de l’attractivité et du développement équilibré du territoire.

• Actuelles

• Renforcées

DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

• Chef de file en matière économique (soutien à la création, à l'innovation, à l'internationalisation des entreprises)

• Soutien à l'enseignement supérieur et à la recherche

• Élaboration d’un schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDDEII)

• Coordination sur leur territoire de toutes les actions en faveur de l’économie

• Animation des pôles de compétitivité

TRANSPORT

 • Autorité organisatrice des transports régionaux (TER)

• Participation au financement des grands projets d’infrastructure (ligne TGV, routes…)

• Gestion des transports scolaires, des gares routières, des transports interurbains par cars, ainsi que des transports ferroviaires d'intérêt local

• Gestion des ports et des aéroports, infrastructures nécessaires au développement et à l’emploi

AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE :

• Élaboration du contrat de plan État-Région avec l'État

• Élaboration du schéma régional d'aménagement et de développement du territoire

• Élaboration d’un schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET)

LYCÉES 

 • Construction, entretien et rénovation des lycées

• Équipements (mobilier, matériels, ordinateurs…)

• Gestion des services de restauration et d'internat

• Gestion du personnel TOS (technique, ouv

TRANSPORT

• Autorité organisatrice des transports régionaux (TER)

• Participation au financement des grands projets d’infrastructure (ligne TGV, routes…)

• Gestion des transports scolaires, des gares routières, des transports interurbains par cars, ainsi que des transports ferroviaires d'intérêt local

• Gestion des ports et des aéroports, infrastructures nécessaires au développement et à l’emploi.

CULTURE

• Responsabilité de l’inventaire général du patrimoine culturel.

ENVIRONNEMENT ET TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

• Chef de file en matière de biodiversité, de qualité de l'air, de climat et d'énergie

• Élaboration du schéma régional climat air énergie (SRCAE), du schéma régional de cohérence écologique (SRCE) et du plan régional pour la qualité de l'air • Pilotage des parcs naturels régionaux et des réserves naturelles régionales

• Plan de prévention et de gestion des déchets

SPORT

• Gestion des CREPS (centre de ressources, d’expertise et de performance sportive) en charge du sport de haut niveau

EUROPE

• Gestion des fonds structurels européens (FEDER, FEADER, FSE)

FORMATION PROFESSIONNELLE, APPRENTISSAGE ET ORIENTATION

• Élaboration de la politique et de la carte des formations professionnelles

• Achat des formations pour les demandeurs d'emplois • Bourses aux élèves en formations sociales et paramédicales

 • Apprentissage : participation à l’investissement immobilier des CFA et financement de leur fonctionnement

 • Pleine responsabilité en matière de formation professionnelle.

EMPLOI

• Accompagnement des demandeurs d’emploi par la coordination des acteurs du service public de l’emploi (hors Pôle emploi) et la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences

  La loi NOTRe, adoptée par le Parlement le 16 juillet 2015, confie de nouveaux blocs de compétences aux Régions, au service du développement économique, de l’attractivité et du développement équilibré du territoire.

Extraits de lRCA N° 94 -26 de 10/2015  

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Galère sans nom pour la future grande région

Comment va s'appeler la nouvelle région? À défaut d'enthousiasme, la fusion suscite une certaine créativité. Sérieux, loufoques ou culottés, tour d'horizon du meilleur et du pire des idées de nom.

Entre le sanglier ardennais, la cigogne alsacienne, les sabots lorrains et le champagne, bien malin celui qui saura trouver. un nom à cette drôle de « bête de foire ».

Après avoir dépouillé Châlons-en-Champagne de son statut de capitale de région, lui laissant comme maigre lot de consolation la direction régionale de l'Agriculture et de la Forêt (notre édition du. 1er août), que va-t-il rester de la Champagne-Ardenne dans le nom de la future région? Cette délicate tâche va revenir aux nouveaux conseillers régionaux, qui seront élus en décembre 2015. En attendant, les spéculations vont bon train et tout le monde y va de son petit avis, Parmi les noms qui circulent, plusieurs thématiques se dessinent.

1 – LA GEOGRAPHIE : GRAND EST, EST EUROPE, OU CŒUR d’EUROPE

Ce sont les préfères de Jean-Paul BACHY et Philippe RICHERT, respectivement président des région Champagne-Ardenne et Alsace. « Il faut aller au plus simple pour mieux identifier le positionnement géographique de la région. C'est porteur car les gens de l'Est sont connus pour être sérieux et travailleurs, estime Jean-Paul Bachy. « Une dénomination égocentrée », oppose Je communiquant Didier Janot, qui ne voit pas comment les Américains et les Chinois vont comprendre ce qu'est la région Grand Est ». Quant à Cœur d'Europe, pas sûr que ce mignon petit sobriquet attendrisse les hommes d'affaires étrangers. De toute façon, il est déjà utilisé par la région Nord-Pas-de-Calais (lire en encadré).

2 – L’HISTOIRE : AUSTRASIE

Aujourd'hui, le rapprochement entre la Champagne-Ardenne, l'Alsace et la Lorraine nous semble être une hérésie. Pourtant, il y a fort longtemps, à l'époque mérovingienne, nous étions tous dans le même bateau, « L'Austrasie, c'est le royaume de l'est, .explique l'historien Patrick Demouy. Le fils aîné de Clovis a hérité de cette province dont la' capitale a été Reims, puis Metz. C'est un mot chargé de références historiques. Et cela permettrait à notre président d'attacher son nom à la dynastie des Mérovingiens. » Pourtant, Austrasie ne fait pas l'unanimité auprès des politiques, Ce détail de l'histoire ne séduit pas l'élu Front national, Florian Philippot. « ]e n’y suis pas favorable. Le nom de la région doit renvoyer à des valeurs actuelles. Austrasie est un mot  qui n'est plus compris par personne. » Un nom à jeter...aux oubliettes !

3 – LES ACRONYMES: ACAL ALCA ET CARLA

C'est la solution de facilité qui ne lèse

personne. D'ailleurs, c'est Acal, juxtaposition d'Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine, qui est devenu le nom provisoire de la région. Neutres, .les acronymes n'ont toutefois pas les faveurs de Jean-Paul Bachy. « Ça ne parle absolument pas aux gens. Pourquoi faire une invention technocratique? », s'interroge-t-il. Reste Carla, l'acronyme bling6bling, Quelqu'un m'a dit que ça ne plaira pas à tout le monde ...

4 - LES INSOLlTES : CHAMALO. ALLOC ET CHAMPAGNE MIRABELLE ET CHOUCROUTE

Plus le sujet est sensible, plus il est tentant de le tourner en dérision. Et dans ce domaine, les politiques ont de la ressource. Le député de Meurthe-et-Moselle, Hervé Féron, a ainsi publié sur son blog une «blagounette» au goût de Chamalo (CHA pour Champagne, A pour Alsace et La pour Lorraine). Dans le même registre, on aime aussi le nom Ailoc (AL pour Alsace, L pour lorraine et C pour Champagne-Ardenne) ou, plus gourmand, l’acronyme- CMC pour Champagne mirabelle choucroute. Et pourquoi pas CMCCCN, Champagne mirabelle choucroute cacasse à cul nu ?

5 – L’INSULTE : ARSCHLOCH

 En Alsace, on ne rigole pas avec l'Alsace. Furieux à l’idée de la fusion avec la Lorraine et la Champagne-Ardenne, le député UMP du Bas-Rhin, Antoine Herth, a carrément rebaptisé lors d'une séance de l'Assemblée nationale en novembre 2014, la nouvelle région « trou du c... » en alsacien. Une idée quelque peu culottée? En même temps, un nom d'oiseau pour le pays de la cigogne, c'est cohérent...

Laetitia VENANCIO.

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Trop tard: le Nord-Pas-de-Calais a déjà positionné Lille au cœur de l'Europe.

Mauvaise nouvelle pour les supporters de Cœur d'Europe. : le nom a déjà été déposé par la région Nord-Pas de Calais-à l'Institut national de là propriété industrielle (Inpi).

«  C'est forcément un obstacle à "adoption du nom Cœur d'Europe Il, révèle Éric Schah l, associé fondateur du cabinet Inlex IP Expertise. Depuis trois ans, la société traite de plus en plus de dossiers de marques territoriales. » L'équation est d'arriver à trouver un nom qui plaise et qui soit disponible. C'est dans la deuxième partie que se. trouve la complication. » La première étape consiste à procéder à une recherche d'antériorité, c'est-à-dire s'assurer qu'il n'appartient à personne. En la matière, «  plus le nom est court, plus il y a de risques qu'ii ai déjà été déposé ». D'autant plus que la règle s'applique aussi lorsque les noms sont trop similaires. Par exemple, la région aura plus de difficultés à déposer Acal, si Acale l'est déjà. Quant à Grand Est, il a été déposé au moins pour 127 noms de marques différentes, notamment par Metz métropole. Alors que faire si le nom est déjà pris ? Il Si le dépôt est légitime, on peut négocier avec le propriétaire pour lui racheter le nom. «  Il faut également s'assurer qu'il n'entre pas en confrontation avec d'autres droits. « Imaginons qu'ils décident d'appeler la région Champagne. Et bien il y aura irrévocablement un conflit avec l'appellation d'origine contrôlée », estime Éric Schahl. Voilà qui jette aux oubliettes l'idée d'un Champagne mirabelle choucroute. « ]e pense que le Comité interprofessionnel du champagne n'a aucune envie d'être associé à  la choucroute. » Mais il n'y a pas que le nom qui compte. « On doit aussi s'assurer qu'il aura une bonne visibilité sur internet, qu'il est libre en tant que nom de domaine, mais aussi, et de plus en plus, sur les réseaux sociaux. »

« Acal n’est pas la solution»

 

3 QUESTIONS Â DIDIER JANOT, président de l'agence rémoise de conseil en communication Horizon Bleu, estime que le nom de la nouvelle région devra être à la fois fédérateur pour les habitants et pensé comme une marque peur l'international.

•. Le nom de la future région doit-il  être pensé comme celui d’une marque ?

Du point de vue humain, J y a une dimension émotionnelle, en rapport avec l'histoire et la culture de la région, qui doit permettre de 'édérer tous les habitants autour d’un nom et d'avoir un sentiment d'appartenance à une grande région. ~'un point de vue économique et commercial, la recherche doit être pensée comme s'il s'agissait d'une marque:

•.  Que pensez-vous des acronymes ALCA ou ACAL ?

Aujourd'hui, le nom Acal désigne le projet mais c'est temporaire. Je pense que ce n'est certainement pas la solution. Ce genre d'acronyme ne peut pas désigner une région. Je ne vois pas en quoi ce sentiment d'appartenance dont je parlais peut naître à partir d'un nom comme ALCA ou ACAL. Ça ne me semble pas légitime.

•. Que recommandez-vous aux élus qui vont devoir trouver le nom de la future réglon ?

J'espère qu'ils feront appel à des professionnels pour les accompagner. Il y a un travail de fond à réaliser, notamment sur le portrait identitaire de ces trois régions réunies. À partir de là, il y a soit une recherche sémantique autour d'un ou plusieurs mots qui pourraient représenter une identité forte. Ou bien un travail de « nannning complet », c'est-à-dire de recherche d'un nouveau nom qui fera l'objet d'un dépôt Ça me paraît important de partir de la dimension historique et culturelle mais c'est loin d'être évident car une partie de la région est germanophone et, historiquement, il y a quand même une séparation entre la Moselle et la Champagne.

L'ESSENTIEL

•. 10 juillet 2015 : adoption par l'Assemblée nationale et le Sénat, du projet de loi sur la nouvelle l’organisation territoriale.

•. 31 juillet: adoption de la liste des chefs-lieux provisoires des grandes régions et de l'organisation des services de l'État. Châlons ne conserve que la direction de l'Agriculture et de la Forêt.

•. 6 et 13 décembre : élection des 1consetllers régionaux.

•. Janvier 2018 : création des nouvelles régions et choix du nom.

LES REPÈRES

•. Une quarantaine de panneaux à changer

Ils indiquent aux conducteurs qu'ils entrent dans notre région. Installés en 1990 par l'Etat et le Conseil général hors autoroutes, ils ont été renouvelés en 1999, à la charge de la Région. Dans quelques mois, ils seront obsolètes.

•. La Champagne-Ardenne disparaîtra à l'âge de 60 ans

La « région-programme» Champagne-Ardenne est née grâce au décret du 30 juin 1955. Elle est devenue une circonscription d'action régionale par décret du 2 juin 1960. le préfet coordinateur, qui est à sa tête, est nommé préfet de région en 1964. Ce n'est qu'en 1986 que rassemblée du conseil régional a été élue . pour la première fois, au suffrage universel. Elle s'éteindra en janvier 2016.

•. La choucroute de la réconciliation

 Si on pédale dans la choucroute pour lui trouver un nom, le plat traditionnel de notre future région est tout trouvé puisque l'Aube est le 2- producteur de choucroute, après le Bas-Rhin.

•. Le CHIFFRE

4 C’est le nombre de pays qui ont une frontière avec la future grande région Alsace, Champagne Ardenne et Lorraine.

•.  LA PHRASE

«Sur le principe, Austrasie est un assez bon nom car, à première vue, il n'a pas été déposé, En plus, if a une origine historique donc une certaine légitimité,» Eric Sahrl du cabinet lndex IP Expertise

Extraits de l' union du 10/08/2015 

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 Trois présidents à la recherche d'identité


Philippe RICHERT (Alsace) Jean-Paul BACHY (Champagne Ardenne) et Jean-Pierre MASSERET (Lorraine) hier à Châlons

L'heure était à l'union nationale, ce mercredi matin, au conseil régional de Champagne-Ardenne. Pas question donc de parler des divergences étalées sur la place publique il y a quelques mois lors de la désignation des grandes régions. Pas plus de ce qui pourrait créer des tensions dans la mise en place de la nouvelle. Si le président Jean-Paul Bachy recevait ses homologues de Lorraine et d'Alsace c'était pour mettre en avant « la puissance économique » qu'allait représenter la future région et rien d'autre ...

Cette fameuse grande région, ce sera en effet la deuxième française en matière d'exportation, la troisième pour son excédent commercial, la première pour les produits de fonderies, les boissons, le machinisme et les produits agricoles. Bref, de quoi voir l'avenir avec notamment un PIB de 147 milliards qui la situe, dans l'absolu, entre la 80 et 90' place des pays au monde.

«Là pour construire. pas opposer ni détruire »

Mais encore va-t-il falloir mettre en musique les politiques de trois régions aux profils assez différents. « Nous ne sommes pas là pour opposer, détruire mais construire », assure le président du conseil régional de Champagne-Ardenne. « II faut arriver à. Donner une identité nouvelle à ce territoire en respectant celles existantes dans nos régions actuelles » , renchérit le LorrainJean-Pierre Masseret. «  On ne va pas faire un Big Bang. Cela serait parfaitement stupide et irresponsable. »

« Il ne s'agit pas d'aller dans une opposition frontale», insiste Philippe Richert, président du conseil régional d'Alsace. Il La' première étape, c'est de mettre cm commun nos réussites. C'est le meilleur moyen de créer une unité. »

Il sera alors suffisamment temps d'évoquer les sujets qui fâchent...

Grégoire AMIR-TAHMASSEB

Extraits de l' union du 02/07/2015
 

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Région ACAL, l'État va déménager

La nouvelle organisation de l’État dans la grande région avec Alsace et Lorraine va engendrer la perte d’administrations pour la Champagne-Ardenne. Le Préfet rend aujourd’hui son rapport.


L’avenir des directions administratives de l’Etat en Champagne-Ardenne va se jouer d’ici la fin juillet.

Frédéric Gouis

LES FAITS

• Le préfet préfigurateur de la nouvelle région Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine (ACAL], rend aujourd'hui son rapport proposant une nouvelle organisation des services de l'Etat dans ces dix départements.

•. Strasbourg, Nancy, Metz, Châlons et Reims ont plus ou moins fortement joué des coudes pour conserver ou attirer des directions de l'Etat.

• Le gouvernement devrait annoncer dans la deuxième quinzaine de juillet l’implantation des services de 1'Etat. Une organisation qui devrait se mettre en place entre 2016 et 2018.


     
 •. LE5 TROIS  PRESIDENTS DEMAIN A CHALONS

Le président de la Champagne-Ardenne Jean-Paul Bachy (div G) accueille, demain à Châlons ses homologues Philippe Richert (Alsace, LR) et Jean-Pierre Masseret (Lorraine, PS) dans le cadre de la réunion plénière du comité d'internationalisation  des entreprises de Champagne-Ardenne.

•.  Le CHIFFRE : 1.100

C’est le nombre d’agents de l’administration régionale de l’Etat actuellement en Champagne-Ardenne.

•. LA PHRASE

« On a besoin, dans de grandes régions, d'un réseau de métropoles qui permet de mailler le territoire. On ne peut fonctionner avec une métropole seulement. »

Stéphane BOUILLON préfet d'Alsace, préfet préfigurateur pout la région ACAL, lors d’un colloque de l,’association des maires de grandes villes, le 23/06/2015

Extraits de l' union du 30/06/2015

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 Le casse-tête des capitales régionales

Treize nouvelles régions, au lieu de vingt-deux ... Quelles villes seront avantagées, et pourquoi ? 


Les futures capitales régionales

Après l'accouchement douloureux de la carte des régions en décembre, un nouveau front échauffe les esprits: celui du choix des capitales régionales, et des contreparties à envisager pour les métropoles qui I1e seront pas retenues.

Le découpage finalement approuvé par l'Assemblée prévoit 13 régions au lieu de 22. Parmi elles, six restent inchangées - Bretagne, Pays-de-la-Loire, Centre, Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Corse. Les sept autres doivent se choisir un nouveau chef-lieu, selon un calendrier précisé par le ministère de l'Intérieur.

Le gouvernement nommera mardi des « préfets préfigurateurs », chargés de conduire la concertation avec les élus régionaux, avant la désignation par décret à l'été de la liste des «. chefs-lieux provisoires nécessaires à l'organisation des élections 1t régionales, prévues . les 6 et 13 décembre. Les chefs-lieux définitifs seront fixés par décret en-juillet 2016, après délibération du nouveau conseil régional. Dans certaines régions, le choix du chef-lieu ne fait guère de doute : ainsi de Lyon en Auvergne-Rhône-Alpes, ou de Bordeaux en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. En Bourgogne-Franche-Comté, Dijon tient la corde face à Besançon, de même que Lille en Nord-Pas-cle-Calais-Picardie, et de Toulouse en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

En Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, Strasbourg a d'ores et déjà été désignée par la loi comme la capitale administrative, mais pourrait ne pas accueillir le siège de l'assemblée, selon l'entourage du maire socialiste de Strasbourg, Roland Ries, « Si toutes les' directions administratives sont centralisées à Strasbourg, et qu'il ne reste dans Cesvilles comme Metz ou Châlons que des unités opérationnelles, on va droit à la catastrophe ", a prévenu le député maire UMP de Châlons-en-Champagne, Benoist Apparu. La capitale administrative de la Champagne-Ardenne, qui doit déjà faire face à la perte de 1 2.50 emplois militaires dans le cadre de la loi de programmation 2014-2019, est la « plus petite préfecture de région» et aussi « la plus dépendante de la présence des services de l'État ", a-t’ il souligné. Deux capitales sur les rangs en Normandie À Amiens, la maire UDI Brigitte Fouré s'appuie aussi sur l'exemple normand pour contester le leadership de Lille, et réclamer qu’il ne reste dans  ces villes comme Metz ou Châlons que des unités opérationnelles, on va droit à la catastrophe », a prévenu le député maire UMP de Châlons-en-Champagne, Benoist Apparu. La capitale administrative de la Champagne-Ardenne, qui doit déjà faire face à la perte de 1 2.50 emplois militaires dans le cadre de la loi de programmation 2014-2019, est la « plus petite préfecture de région» et aussi « la plus dépendante de la présence des services de l'État », a-t ’il souligné.

Deux capitales sur les rangs en Normandie

À Amiens, la maire UDI Brigitte Fouré s'appuie aussi sur l'exemple normand pour contester le leadership de Lille, et réclamer que sa ville devienne la capitale administrative de la grande région. Dans uné ville déjà fortement touchée par la désindustrialisation et un chômage bien supérieur à la moyenne nationale, la perspective de nouvelles pertes d'emplois, cette fois dans les administrations, a déclenché une levée de bouclier et réussi à faire l'unité d'élus peu portés d'ordinaire au consensus. Mme Fouré .évoque 5 000 à 7 000 emplois publics en danger.

En Normandie, se profile une solution bicéphale, avec à Caen la préfecture de région et à Rouen le conseil régional. sur l'insistance du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, élu .de Grand-Quevilly. À moins que ce ne soit l'inverse, comme le préconise la droite normande..

Extraits de l' union du 19/04/2015

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Les départements en voie d'extinction ? 

Plus de deux siècles après leur création par les Révolutionnaires de 1790, les départements passeront’ ils la décennie? Entre des régions de plus en plus puissantes et des métropoles urbaines qui s'élargissent, quelle place pour les départements? Aucune, répondent quelques élus! Arguments.

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Pour le moment, il est le seul à le dire haut et fort, jusque sur le plateau rémois de « La voix est libre" de France 3 Champagne-Ardenne il y trois semaines, quand d'autres le murmurent à peine, l'imaginent avec effroi, craignant sans doute les effets d'une malédiction divine. Pour l'instant, il est même le seul à avoir joint le geste à la parole en ne souhaitant pas, en son temps, redevenir le conseiller général de son canton argonnais. Car non seulement Bertrand Courot ne croit pas en l'avenir du Département et du Conseil général qui va avec, mais le maire de Sainte-Ménéhould, candidat à sa succession, en souhaite même la disparition pure et simple. Organisme désormais inutile, poussiéreux dinosaure administratif hérité du passé, échelon devenu superfétatoire du millefeuille français, fonctionnement trop onéreux, politique redondante avec d'autres structures, manque de visibilité auprès des citoyens-électeurs ... Les griefs ne manquent pas pour stigmatiser la vénérable institution née en 1790 dans la foulée du grand remaniement révolutionnaire.

 Extraits de mag'info de 02/2014

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