Région Grand Est

  

 

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La fusion des régions coûte de l’argent 
La DREAL de la région Grand Est fait le ménage sur son site Internet 
Un projet de TER hybride dans le Grand Est
Rottner, le changement c’est maintenant
La Région Grand Est signe un contrat pour soutenir la filière de l’élevage

Les grands projets des douze prochains mois

Le grand Est mise sur le grand ouest chinois

LES FRONTIERES DES REGIONS FONT TOUJOURS DEBAT

D’où proviennent les 2,8 milliards de la Région ?

Jean Rottner, le nouveau président du Grand Est, sera mercredi à Reims

Les raisons de sa démission

Le Grand Est fait des annonces à Châlons
Le Grand Est accouche de son schéma
GRAND EST - Le très haut débit numérique fait des vagues

2016

Une Région à 2,8 milliards d'euros
Le Grand Est va rester à quatre vitesses
Grandes régions, quel premier bilan
Plongée en Austrasie, ancêtre de la région Grand Est
Les régions ne veulent pas d'une nouvelle taxe régionale
Le Grand Est veut dépasser les frontières

PARCS NATURELS RÉGIONAUX
Les 12 agences territoriales du Grand-Est

Notre région est-elle l'oubliée du Grand Est

Grand Est : on vous l'avait bien dit
Les premiers chantiers du président RICHERT

2015

Tout sur les conseils régionaux
La Région vit sa dernière édition
Sur les pas des  grands hommes qui ont marqué la région
Trois présidents à la recherche d'identité
Une usine de pétrole vert annoncée dans le Nord-Est  

Ne pas s'attendre à des miracles du Grand Est

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La fusion des régions coûte de l’argent 


La fusion des régions devait générer des économies.  Ce n’est pas encore le cas. 

LES FAITS

*.- IPRÈS DE TROIS ANS APRÈS LA CRÉATION DES GRANDES RÉGIONS, la fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (iFrap) dresse un premier bilan des fusions en comparant les années 2016 et 2017. Ce rapport est paru en octobre.

*.- IL EN RESSORT QUE LE GRAND EST ET LES HAUTS-DE-France ont réussi à maîtriser leurs dépenses mais n’ont pas pu réaliser d’économies alors même que c’était le but des fusions.

1 - RELATIVE MAÎTRISE DES DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT

La fusion des régions devait servir à réaliser des économies d’échelle donc à réduire les frais de fonctionnement. Selon le rapport de la fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (iFrap), les dépenses des Hauts-de-France, résultat de la fusion entre la Picardie et le Nord Pas-de-Calais, sont en hausse de 10 % entre 2016 et 2017. Les Hauts-de-France détiennent même la dépense réelle de fonctionnement la plus élevée de l’Hexagone avec 363 € par habitant.

Le Grand Est, qui a réuni la Champagne-Ardenne, la Lorraine et l’Alsace, affiche une hausse de 15 % de ses dépenses de fonctionnement. C’est mieux que la Bretagne (+34 %) mais c’est bien moins bien que l’Île-de-France qui a réussi à dépenser moins pendant la même période (-1 %). «Après la fusion, nous nous sommes retrouvés avec des élus qui ont dû beaucoup se déplacer d’une ancienne région à l’autre, ce qui a eu un coût. Depuis quelque temps, nous avons engagé des mesures qui visent à réduire ce type de frais. En parallèle, nous avons mis fin à certaines pratiques ici et là qui coûtaient trop cher. Des économies sont donc à venir dans les prochains budgets » , répond-on au Grand Est. Les hausses sont en partie liées à la récupération, en 2017, de deux compétences jusqu’alors attribuées aux départements, à savoir: les transports interurbains et scolaires et l’attractivité économique.

Sans le volet transport, la région Hauts-de-France céderait à l’Occitanie sa place de plus dépensière de France par habitant. Dans le Grand Est, la récupération du transport non urbain et scolaire représente une charge supplémentaire de 260 millions d’euros : « La hausse de nos dépenses de fonctionnement n’est plus que de 0,91 % si on enlève cette nouvelle compétence. »

Sur le sujet plus précis des dépenses de personnel, les Hauts-de-France sont l’une des deux régions françaises qui ont réussi à ne pas les faire progresser. Elles s’élèvent à 61 euros par habitant. Celles du Grand Est ont augmenté de 2 %, elles représentent 50 euros par habitant.

On peut conclure à une relative maîtrise des dépenses de la part de nos deux grandes régions depuis leur création, mais pas encore à des économies.

2 - LES INVESTISSEMENTS FONDENT DANS LES HAUTS-DE-FRANCE

Les dépenses d’investissement du Grand Est sont en hausse de 13 % depuis la fusion. Elles ont principalement concerné le renouvellement de la flotte des trains qui avaient, pour certains, un âge canonique.

Les investissements des Hauts-de-France n’ont progressé que de 1 %. Selon le rapport, « cela correspond à un engagement de redressement budgétaire de la collectivité : cette contraction concerne l’administration générale, l’enseignement supérieur, les lycées et les transports » .

3 - COMMENT FAIRE DES ÉCONOMIES

La fondation iFrap suggère pour chaque grand chef de dépense de s’aligner sur la région qui débourse le moins pour réussir à faire des économies. Ainsi il faudrait copier la région Auvergne Rhône-Alpes en matière de formation professionnelle et l’Île-de-France en matière d’apprentissage car elle « ne dépense que 3 006 euros par apprenti » (la moyenne est de 3 895 euros).

La région Pays de la Loire serait à imiter pour faire baisser les dépenses dans les lycées. Elle dépense 998 euros par élève (1 132 euros de moyenne nationale).

La région Hauts-de-France peut servir de modèle pour les transports car c’est elle qui dépense le moins (300 000 € par million de passagers-km contre 700 000 en Normandie). « On peut estimer qu’en s’approchant de la dépense observée dans les Hauts-de-France, les régions métropolitaines (hors cas particulier de l’Île-de-France) pourraient parvenir à plus de 1,5 milliard d’euros d’économies » , avance la fondation qui n’hésite pas à proposer de remplacer les trains par des cars pour parvenir aux objectifs financiers (lire par ailleurs).

REMPLACER LES TRAINS PAR DES CARS

La fondation iFrap invite « les régions à s’interroger sur la nécessité de maintenir un service ferroviaire largement subventionné au lieu du transport par autocar dont la contribution pour la collectivité sera nettement moins élevée » . Elle dénonce la part de responsabilité des régions dans l’augmentation de l’offre ferroviaire au détriment de la rentabilité économique de la SNCF : «Les régions appelées en cofinancement des lignes à grande vitesse ont obtenu parfois des dessertes dont l’intérêt économique n’était pas démontré. » Elle leur reproche d’avoir préféré « faire appel au contribuable plutôt qu’à l’usager »pour financer le transport.

De ses reproches aux régions, l’iFrap tire le bilan suivant : « Le coût par train-kilomètre a progressé de 60 %, soit 5,3 % par an, trois fois plus vite que l’inflation. » Une situation qui s’explique, selon elle, par la faible fréquentation des TER.

L’iFrap conseille aux régions de se poser trois questions qui fâcheront certains : « Faut-il réduire la part de financement public des TER et demander davantage à l’usager ? Quelle offre de transports sachant que les taux d’occupation des trains varient de 15 à 30 % ? Quel avenir pour les petites lignes qui ne représentent que 2 % du trafic mais concentrent 2 milliards d’euros d’investissement ? »

À la région Grand Est, on répond que le maintien des lignes TER non rentables relève d’une mission de service public : « Il n’est pas question de fermer des lignes car nous souhaitons maintenir l’accessibilité de nos territoires. De plus, le transport ferroviaire comporte un enjeu environnemental qui doit nous pousser à le développer. »

Les autres points

QUATRE  RÉGIONS ÉCONOMES

Selon les résultats du rapport de l’iFrap, les régions qui n’ont pas fusionné sont celles qui font le plus d’économies. « Quatre des cinq régions, dont le périmètre n’a pas bougé, ont réduit leurs dépenses totales, tandis que cinq des sept nouvelles régions ont augmenté les leurs. »

PAUVRES HAUTS-DE-FRANCE

La région la moins riche est celle des Hauts-de-France avec un PIB par habitant de 25 140 euros (31 000 € en Auvergne Rhône-Alpes).

LES COMPÉTENCES DES RÉGIONS

Les régions ont en charge : l’aménagement du territoire, le développement économique, les transports non urbains, les transports scolaires, les transports régionaux de voyageurs (TER), la gestion des déchets, la formation professionnelle et l’apprentissage (réforme à venir en janvier), la construction, l’entretien et le fonctionnement des lycées, la gestion des ports et des aéroports, la protection du patrimoine, la qualité de l’air, le classement des réserves naturelles régionales et la gestion des fonds européens.

Catherine FREY

Extraits de l' union du 14/11/2018

    

    

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La DREAL de la région Grand Est fait le ménage sur son site Internet 

 L’État avait reproduit des messages institutionnels appelant à « repérer et isoler les opposants » aux projets de méthanisation. Après un article dans L’union, il les a retirés


À la place des documents polémiques qui figuraient il y a deux semaines sur le site de la DREAL, on tombe désormais sur une «
page non trouvée ». G.L

LES FAITS

*.- DEPUIS JUIN, le projet Méthabaz divise le village de Bourgogne-Fresne : une partie des habitants est opposée à ce projet visant à transformer en biogaz 36 000 tonnes de déchets par an.

*.- LE 26 SEPTEMBRE, nous avons publié un article intitulé « Méthanisation : une institution appelle à repérer et isoler les opposants ». Nous indiquions que cette note rapportée sur le site de la DREAL «évoquait plus le renseignement que l’environnement ».

*.- LE 10 OCTOBRE, la préfecture de la Marne nous a fait parvenir des « précisions » de la DREAL, annonçant que les propos polémiques avaient été « supprimés du site Internet de la DREAL ».

Ça faisait désordre. Au point que l’État a fini par mettre un coup de balai sur un de ses sites, celui de la Direction régionale de l’environnement, l’aménagement et le logement (DREAL) du Grand Est. Et il l’a fait savoir. Dans un mail adressé mercredi, la préfecture de la Marne nous écrit : « la DREAL tient à vous informer que la phrase incriminée, extraite du support d’intervention de la directrice du CERDD (Centre ressource du développement durable) des Hauts-de-France, au regard de son potentiel polémique une fois sortie de son contexte, a été supprimée du site internet de la DREAL. »

Le 2 juillet à Metz, celle-ci avait organisé une journée de travail pour les porteurs de projet de méthanisation, institutionnels, banquiers ou bureaux d’études concernés. Au cœur de ce colloque, le CERDD avait présenté un Power Point, dont certains documents interpellaient. Il y était question entre autres de « repérer et isoler les opposants » . Le 26 septembre, nous avions consacré un article à ce sujet. Nous avions interrogé la directrice adjointe du CERDD, qui avait reconnu « une phrase maladroite » . Celle-ci avait choqué notamment les adversaires du projet Méthabaz ou de celui envisagé à Puisieulx. Nous avions aussi contacté la Dreal Grand Est, mais personne n’avait pu répondre à nos questions.

FAVORISER LES BONS PROJETS

Deux semaines plus tard, la Dreal fait donc savoir qu’elle a retiré les conseils publiés sur son site. Loin d’un « flicage » organisé, elle rappelle ses deux « missions en matière de développement des énergies renouvelables » . D’une part « une mission régalienne d’instruction réglementaire des dossiers d’installations classées pour la protection de l’environnement (…). La DREAL n’intervient en aucun cas dans le processus de concertation amont, qui relève de la seule responsabilité des porteurs de projet. » D’autre part, « une mission de mise en œuvre des politiques publiques favorables au développement des énergies renouvelables décidées par le Gouvernement » . Elle accompagne pour « favoriser l’émergence de bons projets » .

Au final, la DREAL met en avant « le besoin d’instaurer un dialogue territorial de qualité qui privilégie la concertation locale » . Bref, échanger plutôt qu’espionner.

Guillaume LÉVY

Extraits de l' union du 13/10/2018

    

    

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Un projet de TER hybride dans le Grand Est

Les régions Grand Est, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, SNCF et Alstom s’unissent pour concevoir le premier train TER hybride.


Le premier Régiolis Hybride circulera en phase d’essais en 2020.Illustration

C’est une première en France : dès 2020, le premier Régiolis Hybride circulera en phase d’essais avec pour objectif la réduction de 20 % de sa consommation énergétique. Les régions Grand Est, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, SNCF et Alstom investissent 16,6 millions d’euros pour cette expérimentation. La première rame devrait entrer en service commercial courant 2021 pour valider en conditions réelles les fonctionnalités et les performances de la solution. Le déploiement en série est envisagé à partir de 2022.

Alstom s’est fixé un objectif de réduction de 20 % de la consommation d’énergie de ses produits. Le TER hybride pourra, en effet, combiner de façon optimale plusieurs sources d’énergie en fonction des situations : alimentation électrique par caténaire, moteurs thermiques et énergie stockée dans les batteries.

RÉDUIRE LA POLLUTION ET LE BRUIT EN GARE

« Le principe d’hybridation du Régiolis bimode consiste à remplacer la moitié des moteurs diesel d’une rame par des batteries lithium-ion de grande capacité,expliquent les responsables du projet. Ces batteries lithium-ion sont capables de récupérer l’énergie de freinage du train – une énergie actuellement essentiellement dissipée sous forme de chaleur – de la stocker puis de la réutiliser pour subvenir aux besoins énergétiques du train. La batterie permettra de tester de nouvelles fonctionnalités comme la coupe de la traction thermique pendant les entrées, les arrêts et les sorties de certaines gares, notamment en zone dense, ce qui réduira la pollution et le bruit en gare. »

 « L’hybridation du Régiolis représente un enjeu important pour la Région Grand Est compte tenu de la flotte dont elle dispose (59 rames, dont 6 en construction),indique Jean Rottner, président de la région Grand Est. La participation de la Région Grand Est s’inscrit dans la continuité des efforts importants consentis pour que le réseau de transport ferroviaire régional de voyageurs puisse disposer d’une offre de service performante, économe en énergie et à faible empreinte carbone. Cet équipement représente une première étape d’un futur matériel roulant régional zéro émission , notamment au travers du développement de la maîtrise de l’hydrogène, dont il pourra être l’un des éléments constitutifs. »

Les transports sont le premier poste budgétaire de la Région Grand Est avec un montant de 867millions d’euros inscrits au budget 2018.

En plus de la responsabilité de l’organisation des transports ferroviaires régionaux (TER), la Région gère les transports interurbains et scolaires depuis le 1er janvier 2017.

Extraits de l' union du 18/09/2018

    

    

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Rottner, le changement c’est maintenant

Grand Est - Après une année à la tête de la Région, il entend marquer plus fortement ses différences


Après la « création-fusion » du Grand Est, Jean Rottner va passer à une nouvelle étape.Archives

Région digitale ?

Sollicité pour préciser les contours de ce qui « va identifier notre région» sur lesquels il avait levé en partie le voile à la Foire de Châlons, Jean Rottner s’est montré plus précis. « Le THD, très haut débit numérique, dans tous les foyers, les lycées 4.0, le wifi dans les trains, la I-santé… Tout cela va participer à la transformation de nos territoires. Notre marqueur pourrait donc être la région digitale. »

 Presque un an » après son arrivée à la tête de la Région Grand Est, Jean Rottner (LR) attaque la seconde partie du mandat de six ans avec l’intention de se démarquer. Face à la presse, hier à Strasbourg, l’Alsacien a souhaité marquer sa différence. Avec son prédécesseur mais aussi avec le sommet de l’État.

Visiblement, Jean Rottner goûte moyennement le calendrier de l’exécutif national sur l’éventuelle fusion des deux départements de l’ex-Alsace. « Il faut sortir le plus rapidement possible de ce sujet. » L’exaspération pointe à l’idée de devoir se prononcer de façon récurrente sur l’avenir de l’Alsace. « Ce n’est pas ma priorité quotidienne. Chaque jour, je suis mobilisé sur les compétences de la Région. » Il n’empêche qu’il devait dîner, hier soir, avec Jacqueline Gourault, la ministre auprès du ministre de l’Intérieur, qui débute deux jours de rencontres en Alsace.

SOUS-TRAITANT DU GOUVERNEMENT

Favorable à la fusion, et ouvert « au droit à la différenciation », un transfert de compétences de la Région vers d’autres collectivités (Département, métropole…), Jean Rottner entend rappeler que « le but n’est pas de savoir qui aura le plus de compétences, mais qui sera le plus efficace pour nos concitoyens, avec un objectif, des projets ». N’envisageant pas un instant la mort du Grand Est, l’ancien maire de Mulhouse rappelle que c’est à l’État de se prononcer. « Moi, je ne peux sortir du cadre de la loi. »

C’est que, étiqueté Macron compatible voilà un an, Jean Rottner se montre de plus en plus critique avec l’État. « J’ai parfois l’impression d’être le sous-traitant du gouvernement. » Et de citer le financement de la ligne Paris-Troyes-Mulhouse à la place de l’État ou « ces maires qui se tournent vers nous pour 350 € car n’ayant pas reçu de réponse d’autres interlocuteurs ».

D’ailleurs, Jean Rottner entend imposer sa marque dans les relations avec les collectivités. « Entre le Grand Est et les Départements, il y a eu une époque Richert (Philippe, son prédécesseur), l’époque Rottner sera différente. » Les pages se tournent.

Après un renouvellement de son cabinet, l’administration va connaître une réorganisation menée par le nouveau directeur général des services. De plus, l’Ardennais Jean-Luc Warsmann va se voir confier une mission de cost-killer afin de générer des économies dans le fonctionnement de l’administration. « Si nous voulons rendre la Région digitale(lire par ailleurs) , cette transformation doit débuter en interne ! »

Après la phase « création-fusion » assurée par son prédécesseur, Jean Rottner, s’il travaille sur « le temps immédiat », entend bien plancher sur « l’avenir de la Région à dix ou quinze ans ».

Frédéric GOUIS

Extraits de l' union du 14/09/2018

    

    

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La Région Grand Est signe un contrat pour soutenir la filière de l’élevage

Un contrat de filière élevage, viande et lait a été signé, samedi, à la Foire de Sedan.  Un dispositif qui doit permettre de soutenir l’investissement et d’élargir les marchés.


Le contrat de filière court sur la période 2018-2020 et représente 4,9 à 5,5 millions d’euros par an, soit 18 à 20% du budget de la Région Grand Est pour l’agriculture. Aurélien Laudy

L’ESSENTIEL

*.- LA RÉGION GRAND EST compte 49 500 exploitations agricoles, ce qui représente 9,6 % des exploitations françaises.

*.- LA SURFACE occupée par l’agriculture et l’agroalimentaire représente 53 % du territoire régional, contre 10,7 % au niveau national.

*.- 34 465 PERSONNES y sont salariées sur des exploitations de culture et d’élevage.

*.- LE GRAND EST se classe cinquième dans l’Hexagone pour la production de viandes toutes catégories (bovin, porc…), soit 10,3 % de la production nationale

Les éleveurs ne sont pas oubliés par le Grand Est. C’est le message qu’a souhaité faire passer, samedi, Jean Rottner, président de la Région, lors de la signature du contrat de filière élevage, viande et lait à la Foire de Sedan. Ce contrat court sur la période 2018-2020 et représente 4,9 à 5,5 millions d’euros par an, soit 18 à 20 % du budget de l’agriculture (28 millions d’euros en 2018).

VERS UNE MODERNISATION DES OUTILS

La région est aux côtés des agriculteurs pour « soutenir l’investissement, maîtriser les sanitaires et accompagner de nouvelles façons de produire », mais aussi pour les accompagner «dans le contexte actuel de difficultés liées à la sécheresse », explique l’élu alsacien. Concrètement, ce contrat de filière doit favoriser le développement de l’élevage en améliorant la compétitivité des exploitations. Pour cela, il est notamment prévu une réduction des charges, et la modernisation des outils. Le contrat doit aussi permettre d’élargir les marchés pour accroître la valeur ajoutée en transformation des produits d’élevage. Là aussi, il est nécessaire de moderniser les outils d’abattage pour répondre aux mieux aux besoins des circuits courts. Enfin, des campagnes de communication, censées créer une image positive et moderne des métiers de l’élevage, permettront d’accompagner le renouvellement des générations dans tous les maillons de la filière. L’accent sera également mis sur la formation des exploitants, le renouvellement passant aussi par l’acquisition de nouvelles compétences ou par la réorientation.

Quentin JOST

Extraits de l' union du 23/05/2018

    

    

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Les grands projets des douze prochains mois

À l’occasion de la rentrée, nous vous présentons les principales nouveautés urbanistiques, culturelles ou sportives à attendre d’ici à septembre 2019.


Avec les Hautes-Promenades de Reims, la refection totale de la place de la République à Châlons-en-Champagne et le lancement du dispositif «
Coeur de ville » à Laon, les projets sont principalement d’ordre urbanistique.

Nouveau gymnase, création d’un campus, lancement du dispositif « Cœur de ville »… Les projets ne manquent pas dans la région. Tour d’horizon, non exhaustif, des réalisations d’ampleur départementale, voire régionale.

1 - DANS L’AISNE

A Laon, 2019 sera l’année de la mise en place des premières mesures des actions « Cœur de ville ». Ce plan national, qui concerne 222collectivités françaises, dispose d’un budget de cinq milliards d’euros. La signature de la convention avec le préfet est prévue le 28 septembre. «Nous allons faire plancher urbanistes et géographes sur le futur de notre ville et essayer d’en dessiner les contours à l’horizon dix à quinze ans. Ça va bien sûr conditionner notre politique urbaine de manière forte », annonce le maire, Éric Delhaye.

Premier projet à en profiter, la requalification d’un îlot de trois immeubles en centre-ville. À l’automne débuteront les travaux de création d’un grand parc de loisirs et familial au pied de la citadelle. Environ 500 000 € seront débloqués. Par ailleurs, la Ville va continuer à développer son programme de pistes cyclables.

Depuis le début du mois, la ville de Soissons dispose quant à elle d’une nouvelle école dédiée aux métiers du numériques (lire par ailleurs). Sur le même site, le parc Gouraud, deux chantiers sont également en cours. Un nouvel Ehpad, qui accueillera ses premiers pensionnaires début 2019, et un foyer de jeunes travailleurs. D’une capacité de 42 places, le gestionnaire espère ouvrir à la rentrée 2019. Construit il y a quarante ans, le Palais des rencontres de Château-Thierry a bénéficié d’une réhabilitation totale. Le lieu disposera désormais d’une salle de spectacles de 580 places assises à rayonnement départemental. Une étude sur l’aménagement des abords du Palais devrait être lancée d’ici la fin de l’année.

2 - DANS LA MARNE

Projet inédit dans le département, mais aussi en France, un gymnase spécialement conçu pour des personnes handicapées ouvrira ses portes à Châlons-en-Champagne début 2019. Situé sur le site de l’Institut médico-éducatif, le concept entend également faire de l’inclusion à l’envers. Soit l’accueil de personnes ne souffrant pas de handicap pour qu’ils fassent du sport avec les invalides. En centre-ville, la réfection totale de la place de la République est prévue entre janvier et juin 2019. Pour les jards, l’attente sera moindre, puisque les travaux doivent se terminer à l’automne 2018.

« De nouvelles allées et pelouses, ainsi qu’un nouveau réseau électrique pour nous permettre de les illuminer plus facilement tout au long de l’année sont prévus », souligne Ludovic Chassignieux, adjoint au maire chargé du centre-ville. Tout comme une ouverture sur le boulevard Victor-Hugo afin d’intégrer au mieux les jards au centre-ville. Bonne nouvelle pour les Rémois, l’accès à la mairie devrait être facilité d’ici le mois d’avril et la fin des travaux de rénovation du parvis (d’un coût de 6,5 millions). À quelques encablures, le chantier des Hautes-Promenades vise à redonner à l’espace toute sa place dans le cœur de ville d’ici juin. Il est ensuite prévu celui des Basses-Promenades. Le secteur culturel n’est pas en reste dans la cité des Sacres puisque 2019 verra la création d’un nouveau spectacle son et lumière de la cathédrale et d’une nouvelle signalétique patrimoniale à partir du printemps. Enfin, l’emplacement du Luchrone, œuvre monumentale d’Alain Le Boucher, a été confirmé. Il sera implanté aux Arènes du Sud, également au printemps.

À Vitry-le-François, l’accent a été mis sur la santé. Les douze prochains mois seront l’occasion de tirer un bilan sur les débuts du Centre de santé mutualiste, ouvert à la toute fin du mois d’août. Chantier de plus de 22 millions d’euros, la modernisation du centre hospitalier est attendue d’ici l’automne 2019. Cette somme permettra également l’installation d’une clinique « soins-études ». Gérée par la Fondation santé des étudiants de France, cette unité de 80 lits à rayonnement régional permettra à de jeunes patients de poursuivre leurs études tout en bénéficiant de soins.

3 - DANS LES ARDENNES

En plus de l’ouverture prochaine du campus universitaire (lire par ailleurs), trois autres projets verront le jour à Charleville-Mézières. À commencer par l’aménagement des bords de Meuse dans le quartier de Montcy-Saint-Pierre qui seront équipés d’une voie pédestre et cyclable comme la voie verte l’est sur le reste du linéaire du fleuve. Disponible au printemps 2019, ces aménagements se poursuivront en ville jusqu’en 2021 pour un total de 14,5 km de piste. Détruit, l’ancien stade Gailly fera place, courant printemps 2019, à un nouveau stade doté d’une piste d’athlétisme. « Nous avons comme projet de développer le stade de Sedan pour la compétition et d’avoir le stade de Charleville pour de l’entraînement, dont les lancers et les sauts », explique le maire, Boris Ravignon.

Au volet économique, un magasin H&M s’installera rue Pierre-Bérégovoy en mars 2019. En contrepartie, la municipalité s’est engagée à livrer six mois plus tard, en septembre, un parking de 200places qui se trouvera juste derrière le bâtiment. Un projet qui était d’ailleurs dans les cartons, comme l’avance l’édile : « Nous avons un plateau piétonnier sur lequel n’est branché aucun parking. Là, on corrige cette anomalie. »

À Sedan, les anciens bains douches accueilleront le futur centre d’interprétation d’architecture du patrimoine (CIAP) d’ici la fin 2018. Objectif affiché, faire du quartier un pôle culturel fort.

Un Campus à Charleville-Mézières pour la rentrée prochaine

Dans le domaine éducatif, la nouveauté majeure concerne l’ouverture du campus de Charleville-Mézières à la rentrée 2019. Le chantier, démarré en septembre 2017, concerne l’extension de l’IUT, la construction du pôle formations de la CCI, la construction de la Maison des étudiants. « D’ici avril, les bâtiments doivent être livrés, et l’aménagement paysager est attendu pour mai ou juin », précise le maire de Charleville-Mézières, Boris Ravignon. Plus proche, la première promotion de La Manu débutera dès le 17 septembre 2018 à Soissons. Entièrement dédiée aux métiers du numérique, cette école installée Parc Gouraud, dans les anciens locaux de la Manufacture d’Armes, est reconnue par l’État et labellisée grande école du numérique. Les formations vont du bac +2 au bac +3/4. Dans le primaire, l’année qui vient de débuter est marquée par la mise en place du dédoublement des classes en CP et en CE1 en REP+ dans l’académie de Reims. 410 classes sont concernées, ce qui représente 23 % des élèves de cette tranche d’âge. Enfin, l’État et le rectorat souhaitent transformer la voie professionnelle. Dès cette année, deux leviers sont notamment activés : la création de campus «nouvelle génération » et des formations de pointe aux métiers de demain.

La région soutient les agriculteurs


En lançant le plan Ferme du futur, la région Grand Est souhaite ac  compagner les exploitations qui profiteront bientôt du très haut débit. Archives

Fin 2017, la Région Grand Est a mis en place une surprime afin d’accompagner les agriculteurs qui s’installent en élevage. « Nous considérons qu’un jeune dans ce cas a choisi la difficulté », justifie Pascale Gaillot, vice-présidente agriculture et ruralité du conseil régional Grand Est. 2018 sera donc l’occasion de « mesurer les effets » de cette décision. Les assises alimentaires, qui se sont tenues de février à juin 2017, ont également permis de tirer des conclusions et des axes de réflexion. Ainsi, de nombreux consommateurs ne savent pas où trouver des produits locaux. Afin de mettre en relation producteurs et consommateurs, trois salons régionaux consacrés à la production locale se tiendront au cours de l’année scolaire (en juin 2019 pour la Champagne-Ardenne). En parallèle, la Région va continuer de soutenir et de financer Terrasolis, la structure de recherche basée sur l’ex-base 112 à Reims. «Au mois d’octobre, on va lancer un deuxième appel à projets pour des partenariats sur les grands défis à relever dans le monde agricole pour utiliser moins des produits phytosanitaires, moins de fertilisants d’origine minérale et plus de technologie » , annonce Pascale Gaillot. Enfin, lancé récemment, le plan Ferme du futur entend accompagner les exploitations qui profiteront bientôt du très haut débit. « On enclenche la dynamique. On ne peut pas laisser le territoire équipé sans donner la chance à ses entreprises de profiter de ces avantages, avance l’élu. La Région finance un diagnostic de l’exploitation qui consiste à observer comment elle pourrait aller plus loin dans l’utilisation des logiciels déjà à sa disposition. Comment, au travers du numérique, elle pourrait être plus compétitive. » Actuellement, seules quelques exploitations se sont portées volontaires. Un premier bilan devrait être tiré d’ici six mois.

LES AUTRES POINTS  

La Coupe du monde féminine  de foot 2019 passera par Reims

Pour la première fois, la France organisera une Coupe du monde féminine de football en 2019. Elle se jouera du vendredi 7 juin au dimanche 7 juillet. Afin d’accueillir les 52 rencontres de la compétition, neuf villes ont été retenues, dont Reims. Six matches se dérouleront ainsi au stade Auguste-Delaune. En attendant, la cité des Sacres recherche 250 personnes pour organiser au mieux l’événement. Si les candidatures s’ouvrent à tous les publics (actifs, retraités, amateurs de football ou non, bilingues ou non…), plusieurs conditions doivent être remplies : avoir 18 ans révolus au 1 er mars 2019 et être disponible au minimum les jours de matchs et de rassemblement. Pour candidater, il suffit de s’inscrire sur fr.fifa.com/volontaires2019

LE 7ème ART À L’HONNEUR

Dans la Marne, ce n’est pas un, mais bien deux cinémas qui rouvriront leurs portes d’ici la fin de l’année. À Reims, l’ancien Gaumont de la place d’Erlon, en cours de reconstruction, sera remplacé par l’Opéraims, un multiplexe de onze salles et 1 600 places. Derrière la façade Art déco du bâtiment qui a été conservée, l’objectif de Jean-Fabrice Reynaud, exploitant indépendant aux commandes des cinémas Opéra est de faire cohabiter cinéma Art et essai et cinéma grand public. L’ouverture est prévue fin 2018. À Épernay, le Palace est également en pleine opération « lifting ». Fin août, la charpente métallique a été installée. Dans leur malheur (le cinéma a entièrement fermé ses portes en avril dernier alors qu’il était prévu de garder deux salles ouvertes durant les travaux), les cinéphiles sparnaciens se réjouiront d’apprendre que le chantier est en avance sur le planning. La réouverture de l’établissement prévue entre décembre et janvier est donc plus que jamais d’actualité. Les travaux sont financés par la Ville d’Épernay, la région Grand Est, le Département, le CNC (Centre national du cinéma) et le cinéma sur ses fonds propres et via un emprunt.

Avec les Hautes-Promenades de Reims, la refection totale de la place de la Répblique à Châlons-en-Champagne et le lancement du dispositif « Cœur de ville » à Laon, les projets sont principalement d'ordre urbanistique

Quentin JOST

Extraits de l' union du 23/05/2018

    

    

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Le grand Est mise sur le grand ouest chinois

Des élus régionaux ont signé, la semaine dernière, un accord coopération avec le Sichuan, province qui symbolise la volonté de rééquilibrage d’une économie chinoise trop dépendante de la côte Est.


Les autorités provinciales ont fait visiter aux élus du Grand Est le chantier du deuxième aéroport international pour Chengdu, à 51kilomètres de la ville. La signature de l’accord de coopération s’est déroulée en grande pompe. Wang Fengchao, président de Sichuan Developpement Holding, estime que la France est particulièrement qualifiée pour recevoir des investissements chinois. J.B

LES FAITS

*.- UNE MISSION OFFICIELLE d’élus régionaux s’est rendue dans la province du Sichuan, la semaine dernière, pour relancer un accord de coopération signé en 2012 avec l’ex-région Champagne-Ardenne.

*.- ELLE ÉTAIT COMPOSÉE de Jean Rottner, président, Jean-Luc Bohl, premier vice-président, Claudine Ganter, présidente de la commission internationale, Isabelle Héliot-Couronne, présidente de la commission innovation et Jackie Helfgott, président de la commission tourisme.

*.- DES ENTREPRISES RÉGIONALES INSTALLÉES EN CHINE ont reçu leur visite.

*.- LES CHINOIS ONT DEMANDÉ QU’ON LEUR COMMUNIQUE DES « LISTES » D’ENTREPRISES avec qui ils pourraient coopérer voire qu’ils pourraient racheter.

Vingt mille campagnards délogés, 4500 hectares de champs ou de forêts transformés, 6 millions de mètres cubes de terres déplacées, 36 grues et 2 000 hommes sur le pied de guerre. Non, ce n’est pas le fantasme de la construction de Notre-Dame-des-Landes en version XXL. C’est le chantier du deuxième aéroport international de Chengdu, qu’a visité, la semaine dernière, une « mission officielle » d’élus de la région Grand Est dans le Sichuan. Implanté à 51 kilomètres de la ville, l’aéroport international de Chengdu Tianfu sera desservi par deux métros et une ligne TGV. Avec ses six pistes, dont la plus grande fera 4 kilomètres de long, et sa grande zone logistique, il sera le troisième plus gros aéroport du pays. Alors que les travaux de terrassement ont débuté en mai 2017, l’aéroport devrait entrer en service en 2020. Et bien sûr, pas un zadiste à l’horizon…

Cette visite organisée à l’initiative des autorités locales est une démonstration de force, certainement pas innocente, des capacités d’investissement de cette province surtout connue dans le monde pour son poivre parfumé et ses adorables pandas. Le Sichuan fait partie des provinces centrales répondant à la volonté de Pékin de rééquilibrer une économie trop dépendante des cités et métropoles de la côte Est. On entend même dire sur place que Chengdu veut rattraper la prospère et cosmopolite Shanghai.


" Sichuan Airlines aime beaucoup la France et même plus qu'Air France, car ses 130 avions sont uniquement des Airbus"
Yin Li gouverneur du Sichuan

SIGNATURE EN GRANDE POMPE

Consciente des forces du Sichuan, la région Grand Est ne s’est pas fait prier quand elle a été contactée pour relancer l’accord de coopération conclu en 2012 avec l’ex-Région Champagne-Ardenne. Après un premier contact à Paris, en 2016, avec Philippe Richert, son successeur Jean Rottner a formalisé les choses la semaine dernière à Chengdu. L’objet du document a beau tenir en quelques lignes, sa signature a fait l’objet d’une cérémonie dans le plus pur style chinois. Installés dans de massifs fauteuils posés dans une salle de réception monumentale du Jinjiang Hotel, un cinq-étoiles appartenant à l’État, le gouverneur Yin Li, un docteur en médecine passé par Harvard, et son hôte Jean Rottner ont conversé des atouts et des attentes respectifs de leurs régions devant leurs adjoints, sagement assis sur d’autres fauteuils. La signature elle-même s’est faite sur un fond musical traditionnel et sous une affiche géante rappelant, en français et en mandarin, l’objet de l’événement. Un dîner officiel a clôturé la cérémonie. Yin Li y a fait servir l’un des meilleurs baijiu (vin fait à partir de céréales) de la province. « On est bien reçus, mais ce n’est pas de la politesse. C’est une forme d’intérêt », commentera plus tard Jean Rottner.

L’INTÉRÊT D’UNE SOCIÉTÉ D’INVESTISSEMENT

Les divers interlocuteurs chinois n’ont pas caché aux élus régionaux leur volonté de faire du « business »avec les entreprises françaises. Si Jean Rottner a répété ses thématiques prioritaires (l’industrie du futur, l’agroalimentaire et la santé), les échanges ont permis d’identifier de multiples coopérations potentielles. Le gouverneur a suggéré que le Grand Est soit le prochain invité d’honneur du salon du tourisme de la province, il parle de vendre du baiju en France et évoque de possibles liaisons aériennes. « Nous avons une compagnie aérienne, Sichuan Airlines, qui aime beaucoup la France et même plus qu’Air France, car ses 130 avions sont uniquement des Airbus, alors que d’après mes informations Air France achète aussi des avions étrangers… », a glissé un peu malicieux Yin Li à son invité. L’approche était plus directe encore lors de la visite officielle au Sichuan Développement Holdings (SDH). Logée dans un très haut immeuble de bureaux comme il en pousse par centaines dans les villes chinoises, cette société d’investissement dotée de fonds publics est notamment actionnaire de 600 entreprises et a construit 5300 kilomètres d’autoroute en Chine depuis sa création en 2009. Auréolée d’un « A- » (ce qui est bien) par le cabinet international de notation financière Fitch, cette société, guidée bien sûr par le parti communiste, a déjà investi 270milliards de yuans (35 milliards €) et affiche 900 milliards de yuans (120 milliards €) d’actifs. Apparemment, les dirigeants de SDH n’ont qu’une envie : se servir de leur carnet de chèque, si possible à l’étranger. Le «president of the board » Wang Fengchao voit le Grand Est comme une porte d’entrée en France, un pays qui est, pour lui, un terrain de jeu économique bien qualifié. « En tant que grande puissance économique, la France dispose d’un système juridique simple, d’un marché libre, d’infrastructures complètes, de technologies et d’une forte capacité d’innovation. C’est donc un pays important pour notre coopération internationale ». La SDH se verrait bien investir la santé, l’agriculture ou même le vin en faisant l’acquisition d’un domaine viticole en France. Comme s’ils s’étaient passé le mot, les responsables de cette société typique du capitalisme à la sauce chinoise et ceux de la province, ont demandé à plusieurs reprises aux élus du Grand Est de leur fournir des « listes d’entreprises » , susceptibles de nouer des coopérations, des partenariats, pour ne pas dire d’être rachetées...

UN APPÉTIT CHINOIS À CONTENIR

Lorsque l’on se promène dans les rues des Chengdu, capitale de 20millions d’habitants, on est frappé par le caractère paisible des gens. Ils passent de longs moments dans les parcs à siroter leurs thermos de thé ou font d’interminables parties de mah-jong (sorte de domino chinois) assis devant les petits commerces, sans sembler se soucier de l’arrivée de clients. Ces apparences paisibles et désintéressées sont sans doute trompeuses. Cette province, dont la cuisine est la plus épicée du pays, est dotée d’un appétit économique avéré qu’il faudra sans doute à apprendre à contenir… si l’on ne veut pas se faire manger tout cru.


Les autorités provinciales ont fait visiter aux élus du Grand Est le chantier du 2° aéroport international pour Chengdu, à 51 kms de la ville. La signature de l’acccord de coopération s’est déroulé en grande pompe. Wang Fengchao, Pdt du Séchuan Développement Holding, estime que la France est particulièrement qualifiée pour recevoir des investissements chinois.

Sur les nouvelles routes de la Soie

Grand comme l’Espagne (485 000 kilomètres carrés) et plus peuplé que l’Allemagne (90 millions d’habitants), le Sichuan se situe à l’Est de l’Himalaya. Il est traversé par le Yangzi Jiang, plus long fleuve d’Asie. Le Sichuan est au croisement de deux ambitions de Pékin. Il s’agit d’abord de la politique nationale «Go West » qui vise à déplacer l’économie et la population vers les provinces de l’ouest dans le but de rééquilibrer un développement qui s’est surtout fait par les provinces et villes de la côte Est. Surtout, la province du Sichuan se trouve sur les nouvelles routes de la soie. Appelé aussi « One belt, one road »(une ceinture, une route), ce programme, lancé par le président Xi Jinping en 2013, veut réactiver les flux commerciaux ancestraux. Il s’agit de créer une route maritime (reliant la Chine à l’Afrique de l’Est et à la Méditerranée) et une série de corridors terrestres (reliant la Chine à l’Europe, via l’Asie centrale et le Moyen-Orient). Chengdu, la capitale, a trois spécialisations économiques : l’aéronautique civile, l’électronique (Intel, Foxconn, Cisco, Huawei) et l’automobile (Dongfeng – PSA, Volkswagen, Volvo et Toyota). La province développe une nouvelle grande zone économique qui sera reliée par autoroute au nouvel aéroport.

3 QUESTIONS à


Jean ROTTNER
Pdt de la Région Gd Est

Avec les Chinois, c’est le business 

Qu’est-ce que la région Grand Est peut apporter au Sichuan et réciproquement ?

Je dirai plutôt qu’est-ce que l’un peut aller rechercher chez l’autre et réciproquement. Avec les Chinois il n’y a pas d’ambiguïté : c’est le business. Si on implante des usines en Chine, c’est pour que nos entreprises fassent du profit. S’ils veulent travailler avec nous, c’est pour faire du profit aussi. On n’a plus affaire à un pays sous-développé à qui l’on va, par exemple, amener un réseau d’assainissement. Mais l’on est aussi dans une relation où il faut induire simplement une notion d’équilibre et de rapport de force, et c’est normal.

Et qu’apportez-vous aux entreprises déjà implantées ?

S’il y a une leçon à tirer pour nous, c’est qu’il faut que nous soyons attentifs aux entreprises qui œuvrent déjà aujourd’hui en Chine. On ne peut pas partir en Chine si l’on est petit, si l’on est une start-up. Il faut être fort, avoir un réseau, savoir peser, donner immédiatement confiance et être extrêmement présent. Les acteurs politiques que nous sommes peuvent peut-être donner ce petit plus en accompagnant les entreprises et en ayant des contacts directs avec le monde politique chinois.

Vous avez fait l’objet d’approches très directes où l’on vous a demandé des listes d’entreprises françaises avec qui coopérer, voire à racheter. Les partenaires ne sont-ils pas parfois aussi des prédateurs ?

D’abord, nous avons avec nous Business France et nous bénéficions d’un travail international qui se fait aussi à travers le ministère des Affaires Étrangères. Ensuite, s’ils nous demandent des listes, s’ils nous demandent des lieux d’investissement, c’est qu’ils ne les ont pas. On a aussi la capacité de leur dire : Ok, vous voulez investir mais vous n’allez pas taper sur toutes les positions . Il y a peut-être chez nous des secteurs qui les intéressent particulièrement, mais cela ne veut pas dire qu’il faut leur fournir des listes. Dans toute relation, il y a des preuves d’amour à donner. Et on peut aussi en attendre de la part de la Chine. Cela veut dire qu’il faut passer dans une relation de confiance, qu’il faut bâtir une stratégie commune entre une région et une autre, même si elles ne sont pas sur la même échelle.

Julien BOUILLÉ

Extraits de l' union du 23/05/2018

    

    

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LES FRONTIERES DES REGIONS FONT TOUJOURS DEBAT

Vous pensiez la réforme des Régions entérinée? Pas si sûr ! En Alsace, certains militent pour une nouvelle entité permettant de s'éloigner du Grand Est. Dans l'Aisne Ia relance du rapprochement avec Reims est évoquée, alors que les Ardennes apparaissent plus fatalistes ...

L'ESSENTIEL

 •.- Trois ans après la création des nouvelles régions, certains s'agitent pour tenter de revenir sur le découpage. D'autres beaucoup moins... • En Alsace, un département unique, est réclamé par une frange de la population et d'élus, avec le désir sous-jacent de sortir de la Région Grand Est. Ce qui rend furieux les élus champardennais et lorrains.

•.- Le département des Ardennes, à forte identité comme l'Alsace, ne semble pas sur ces rails.

•.- Dans l'Aisne, en 2014, certains avaient milité, qui pour un rapprochement avec l'Ile-de France, qui avec la Marne, qui avec Le Nord- Pas-de-Calais. . Quatre ans plus tard, qu'en est-il ?

En 2014 et en 2015, au plus fort des discussions sur le redécoupage des régions, des voix s'élevaient de partout. Mais pas des Ardennes, territoire pourtant à l'identité affirmée. (c Nous sommes terriens et terriers, donc un peu résignés JJ, analyse Yanny Hureaux, fin connaisseur de la mentalité du 08. À l'opposé, des voix résonnaient dans l'Aisne. Au sud et à l'est, le rapprochement avec la Marne, enfin avec Reims et le champagne, était réclamé. Au sud-ouest, c'est vers Roissy et Paris que le vœu de mariage se manifestait. Officialisées depuis trois ans, nées début 2016, nos Régions peuvent-elles connaître de nouveaux périmètres ? L'État a chargé le Préfet du Grand Est de réfléchir à une collectivité Alsace, regroupant les deux départements. Des voix y réclament cette étape ambitionnée comme un marchepied vers le retour d'une Région éponyme, en dehors du Grand Est. Et dans nos départements ? De tels desseins perdurent-ils ?

Frontières Axonaises « perméables »

L'Aisne avait déjà l'habitude de regarder au-delà. « Avant, le centre de décision c'était Amiens, maintenant c'est Lille. Alors, Strasbourg ou Lille, cela ne change rien, les régions ont toutes les mêmes compétences », selon Franck Charpentier, directeur général des services de la communauté de communes de la Champagne picarde, toute proche de la Marne. « Après, c'est clair que nous sommes plus attirés par Reims que par Lille. » À Soissons, « c'est vers Paris que nous nous tournons pour l'activité économique », rappelle Alain Crémont, le maire (DVD) de la cité. Comme avant les nouvelles régions.

« Pourquoi vouloir changer ? C'est fait, »  avance Nicolas Fricoteaux, président (DVD) du Dêpartement. « Il n y a pas de volonté de revenir sur ce qui a été acté, » relève-t-il. « En fait, il faut travailler sur la perméabilité de nos frontières administratives, » ambitionne plutôt le président du conseil départemental de l'Aisne. « Gardons notre énergie pour développer nos territoires en dépassant les limites administratives », abonde Alain Crémont qui note déjà, des changements. « Le groupement hospitalier de Soissons et de Château-Thierry va être rattaché au CHU de Reims. De même, l'Agence régionale de santé a validé notre rattachement à l'université de Reims pour accueillir des étudiants de médecine en internat dans nos hôpitaux. »

Des évolutions attendues aussi par Jacques Krabal, député (LREM) et ancien maire de Château-Thierry, engagé, en vain, dans une demande de référendum pour rattacher l'Aisne à la Marne en 2015. « Si ces dossiers n'avancent pas, je pourrai relancer le débat », prévient-il. « Aujourd'hui, je n'ai pas de raison de le faire, mais si le Grand Est, l'ARS et d'autres n'accèdent pas à nos demandes ... » Néanmoins, bien conscient que beaucoup des relations se font avec Reims, « nous sommes dans son aire d'influence ». Éric Delhaye, nouveau maire (UOI) de Laon, demande une réactivation du Gl0, groupement autour de la cité des Sacres (lire ci-dessous) « pour relancer la coopération entre territoires », plutôt qu'un nouveau changement de région. « Oui si c'est une communauté de projets », prévient Alain Crémant. « C'est notre principal bassin de vie », concède Nicolas Fricoteaux, conscient que l'Aisne sera toujours attirée par au-delà de ses frontières


Même avec une telle Identité, les Ardennes n'ont pas de drapeau et que peu de symboles en dehors du sanglier et de Wolnic... Archives Aurélien Laudy

Les Ardennes tournées vers l’Ardenne

« Je suis persuadé que les Ardennais considèrent le Grand Est comme une construction de technocrates qui ne nous amène rien. Tout comme ils pensent que nous serons toujours le parent pauvre, de Paris, de Châlons-en-Champagne avant, de Strasbourg désormais... » Yanny Hureaux, qui ignore la langue de bois, met les pieds dans le plat de cacasse à cul nu. Pourtant, bien difficile de trouver un quelconque mouvement revendiquant des « Ardennes libres ». Le FIAP, Front de libération des Ardennes profonde, créé au début du siècle, ne cherche pas à couper du monde le territoire. Au contraire, cette association, portée par Julien Sauvage, entend faire venir le monde dans les Ardennes via son festival musical, le Cabaret Vert ! « Le sentiment hidentitaire est très largement fondu dans notre identité française », relativise d'ailleurs Boris Ravignon, maire (LR) de Charleville-Mézières. Et puis, « comme on s'est fait à la Champagne-Ardenne, on se fera au Grand Est ! Car nous ne pourrons jamais devenir une entité indépendante comme l'Alsace vu que nous sommes sur deux pays », relance Yanny Huleaux. « De part et d'autre des frontières, le sentiment d'un destin commun se matérialise de plus en plus en raison de nos points communs », le rejoint Boris Ravignon. « Travaillons à un cadre plus structuré, en coopérant ( sur des projets avec l'Ardenne belge et la luxembourgeoise. Mais vouloir un meilleur avenir ne justifie pas de souhaiter sortir du cadre du Grand Est » poursuit l'élu carolo. « D'ailleurs, pour nous, c'est le jour et la nuit avec la Champagne-Ardenne. » En bien, seIon lui.

Le G10 autour de Reims relancé ?

Idée lancée au début du siècle, ce regroupement de zones urbaines, avec Reims pour épicentre, se dessine en 2006, avec la signature d’une charte entre les élus de dix villes : Laon, Soissons et Château-Thierry dans l’Aisne, Charleville-Mézières, Sedan et Rethel dans les Ardennes ainsi que Reims, Épernay, Châlons-en-Champagne et Vitry-le-François dans la Marne. « L’association pour le développement de l’espace métropolitain G10 » est officiellement créée début 2010 en vue de « constituer une forme de gouvernance nouvelle pour cet espace de projets et de définir les stratégies indispensables au développement durable du territoire ». Faute de compétences dévolues, ce G10 laissa plus ou moins la place à un G3 : Reims, Châlons, Épernay. La nouvelle carte des intercommunalités, début 2016, laissant ces trois villes dans des périmètres différents, avait refermé le dossier. Peut-il se rouvrir à l’initiative d’Éric Delhaye, nouveau maire de Laon ?

L’Alsace énerve le Grand Est


Plus que jamais, une frange de la population et d’élus d’Alsace entendent retrouver les contours d’une région autonome...

« On ne peut se rendre compte de la pression que subissent au quotidien les élus régionaux en Alsace. » La remarque, émanant d‘un conseiller champardennais du Grand Est, excuserait presque la démarche… Néanmoins les velléités alsaciennes d’autonomie commencent à exaspérer les élus des territoires lorrains et champardennais.

Le prochain rendez-vous se tiendra le 20 juin, limite fixée par Édouard Philippe, Premier ministre, au préfet du Grand Est, Jean-Luc Marx, pour rendre un « rapport sur l’évolution institutionnelle de l’Alsace (…) sans remettre en cause la région Grand Est ». Dans sa missive, Édouard Philippe propose soit « l’entente départementale » entre Haut et Bas-Rhin, ou « la création d’un département Alsace par fusion des deux existants ».

OBTENIR DE NOUVELLES COMPÉTENCES

Du coup, Brigitte Klinkert (DVD) et Frédéric Bierry (LR), présidents des conseils départementaux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, enchaînent les actions pour appuyer cette demande, déjà ancienne, de fusion, lançant notamment une plate-forme « L’Alsace en commun », pour informer et récolter les avis des Alsaciens. « Mais pour l’instant, je n’ai pas de délibération en ce sens du Bas-Rhin ou du Haut-Rhin », expliquait le préfet Marx à nos confrères du Républicain Lorrain la semaine dernière.

« Unser Land, le parti autonomiste alsacien », pousse totalement dans ce sens. « Ce n’est pas une défiance vis-à-vis des Lorrains et Champardennais, mais nous voulons maîtriser notre destin, assumer nous-même ce qui nous concerne : droit local, enseignement, problématiques transfrontalières… », martèle Jean-Georges Trouillet, secrétaire général du parti.

À terme, il faut sortir du Grand Est
Jean-Georges Trouillet, Unser Land

« Mais pas question de leur donner des compétences comme le développement économique(assumé désormais par la Région) », répliquent les présidents de conseil départemental, comme Christian Bruyen, celui de la Marne. « Dans une même Région, le conseil régional aurait des compétences sur une seule partie du territoire ? Impossible ! », prévient le Marnais. Alors, pourquoi tant d’énergie pour demeurer un département lambda ? « A terme, il faut sortir du Grand Est », convient l’autonomiste Jean-Georges Trouillet. « Il n’y aura pas de Brexit alsacien », a déjà rétorqué le préfet…

DÉJÀ UN RÉFÉRENDUM EN 2013

Déjà, la communauté unique alsacienne ne fait pas l’unanimité. En 2013, avant le redécoupage des Régions, si un référendum avait acté, à 57,65 %, la fusion des deux départements, manquait l’accord des Haut-Rhinois (46 % seulement, contre 67 % chez les Bas-Rhinois)… Depuis, la pression s’accentue. Même si Unser Land n’a obtenu que 10 et 13 % des suffrages dans les départements alsaciens aux régionales, en 2015, la revendication demeure et des sondages évoquent 70 ou 80 % de oui à cette Alsace. « C’est de l’intox», affirment des Alsaciens « non séparatistes ». Sauf que la pression sur leurs élus se durcit… Jean Rottner, Alsacien du Haut-Rhin à la tête du Grand Est, la subit et l’endure aussi au sein de son groupe LR, UDI, MoDem.

VUES ÉLECTORALISTES

Le dernier épisode tient dans la volonté d’une frange d’élus, cinq Bas-Rhinois de droite, de créer un groupe « Alsace » au conseil régional, fragilisant une majorité déjà sous tension. « Ce ne sont que des vues électoralistes, une tentative de surf populiste sur un mal-être » , affirme une élue bas-rhinoise. « Oui, ces cinq agissent par pur opportunisme », confirment des homologues champardennais de la majorité, sous couvert d’anonymat…

Que les Alsaciens ne cassent pas notre Région Grand Est
Boris Ravignon, maire de Charleville-Mézières

Ne siégeant pas à la Région, Boris Ravignon, maire (LR) de Charleville-Mézières, ne prend pas de telles pincettes. « Je commence à être extrêmement furieux au sujet de cette démagogie identitaire insupportable. J’aimerais que les Alsaciens ne cassent pas notre Région Grand Est » , victime collatérale de cette revendication.

Les Alsaciens obtiendront-ils la tête du Grand Est ? Ils affichent déjà celle de Philippe Richert, démissionnaire à l’automne de sa présidence, notamment pour ne plus vivre cette pression hostile au quotidien…

F.G

Frédéric GOUIS

Extraits de l' union du 21/12/2017

    

    

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D’où proviennent les 2,8 milliards de la Région ?

Pendant deux jours, le conseil régional va débattre de son budget 2018. Mais d’où viennent ses ressources ?


Marc Sebeyran (vice-président en charge du Budget), Valérie Debord (vice-présidente en charge de la Formation) et Jean Rottner, président du Grand Est, ont présenté le budget 2018 du Grand Est, hier.

Quelque 2,8 milliards de budget pour 2018, dont 850 millions pour l’investissement (50 de plus qu’en 2017)… Pendant les deux jours de séance plénière du conseil régional du Grand Est à Metz, aujourd’hui et demain, les millions d’euros seront ventilés dans des actions vantées par l’exécutif.

Avant d’être dépensées, ces recettes sont versées par divers contributeurs selon une ventilation pas toujours simple à suivre… Voyons en détail la provenance de ces sommes.

1,2 MILLIARD DE L’ÉTAT

Même si l’État reste vilipendé par les collectivités territoriales, il demeure leur principal financeur. En 2018, il met fin à la DGF, dotation globale de financement, qui est remplacée par une part de la TVA perçue par l’État. Elle s’élèvera à 430 millions. Bien évidemment, cette TVA est payée par tous au départ. Ensuite, l’État versera 404millions au titre de diverses compensations liées à la TICPE. À cette taxe, sur l’achat de produits énergétiques par les consommateurs, sont agglomérées pas moins de six compensations sans aucun rapport (apprentissage, formation…) ! Viennent ensuite des participations diverses de l’État à des dépenses (enseignement, transports, équipements scolaires…) pour 170 millions. Enfin, arrivent la dotation générale de décentralisation (110 millions) et la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (36 millions). L’État modifie des dispositifs, mais les compense ensuite…

860 MILLIONS DES ENTREPRISES

Le deuxième gros financeur de la Région est le monde économique. Les entreprises verseront 640 millions de CVAE, contribution sur la valeur ajoutée des entreprises, l’ancienne taxe professionnelle. Au titre de la taxe d’apprentissage, 160 millions rentreront dans les caisses du Grand Est, et 60 millions au titre de l’Ifer, l’imposition forfaitaire pour les entreprises de réseaux (producteurs d’énergie, opérateurs téléphoniques et transporteurs ferrés).

100 MILLIONS DE L’EUROPE

Le Grand Est bénéficie de 100 millions de fonds versés par l’Union européenne.

300 MILLIONS DES PARTICULIERS

La Région ne perçoit que deux taxes payées par les consommateurs pour lesquelles elle fixe les taux. C’est d’abord une taxe sur les immatriculations de véhicules (lors de l’établissement de la carte grise), pour un montant de 175 millions en 2018.

L’autre est la part de la TICPE, la taxe sur les produits énergétiques (carburants et fioul), qui va rapporter 115 millions au Grand Est l’an prochain.

350 MILLIONS D’EMPRUNTS

Enfin, le recours à l’emprunt est programmé à hauteur de 350 millions l’an prochain, sachant que dans le même temps, la Région va continuer de rembourser sa dette. 

UN BUDGET OPÉRATIONNEL, SELON LE PRÉSIDENT

« Consolidation rime avec ambition » , a prévenu Jean Rottner, le président (LR) du Grand Est depuis deux mois après la démission de Philippe Richert. En présentation devant la presse hier, l’Alsacien a expliqué «qu’après deux ans de travail pour harmoniser, après la fusion des trois entités, nous passons à l’opérationnel avec des actions concrètes selon les priorités dégagées lors de l’élaboration de nos différents schémas » .

Une assertion que conteste Patrick Tassin, l’Ardennais, président du Ceser, le Conseil de la société civile régionale.« Il n’est pas facile de retrouver le lien entre le schéma de développement économique et les mesures génériques du budget par exemple. Nous avons des affirmations génériques mais pas de lien dans les thématiques. »

« À chaque fois que nous déployons une action de terrain, nous y incluons une case pour chacune de nos cinq priorités (emploi, jeunesse, territoires, mobilités, Europe) » , a souligné Jean Rottner. Il faut dire qu’il n’est pas toujours simple de s’y retrouver dans les 2 287 pages des rapports autour du budget 2018 de la Région qui vont être discutés pendant deux jours…

Frédéric GOUIS

Extraits de l' union du 21/12/2017

    

    

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Jean Rottner, le nouveau président du Grand Est, sera mercredi à Reims


Pour son premier déplacement dans la région depuis son élection, vendredi dernier, Jean Rottner viendra à Reims ce mercredi. Photographe: AFP

Élu président du conseil régional vendredi dernier à Metz, Jean Rottner (LR) va effectuer sa première sortie officielle dans le Grand Est à Reims mercredi. Un message à l’adresse des champardennais qui s’estiment « oubliés » par la nouvelle Région ?

Toujours est-il que l’ancien maire de Mulhouse doit rencontrer Arnaud Robinet et Catherine Vautrin, maire de Reims et président de la communauté urbaine, pour notamment évoquer l’accompagnement de la Région sur les projets structurants (Salle de spectacle, complexe aqualudique…) puis évoquer le développement économique du bassin de vie rémois lors d’une visite de l’entreprise Oller, fabricant de bouchons de bouteilles de champagne à Reims.

Par F.G

Extraits de l' union du 24/10/2017

    

    

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Les raisons de sa démission

Entre fatigue et tensions externes, Philippe Richert va quitter la présidence de la Région demain.


Philippe Richert ne souhaitant pas s’exprimer avant samedi après-midi, les supputations vont bon train quant aux raisons de son retrait de la politique.
Aurélien L
audy

L’effet de surprise fonctionne encore ! Même si, depuis janvier, et l’annonce par Philippe Richert (LR) qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat à la tête de la Région Grand Est en 2021, les rumeurs de sa démission enflammaient les couloirs des différents locaux du conseil régional à échéance régulière…

Au début du mois, sur le stand de la Région à la Foire de Châlons, Philippe Richert nous avait confié que son départ pouvait intervenir à tout instant. « Un moment donné, va se poser la question de savoir jusqu’où je vais. Au bout, ou pas, du mandat… Je suis là, je fais le job mais j’avoue que ce qu’a fait Jean-Pierre Raffarin (qui a démissionné de son mandat de sénateur et a quitté la vie politique) m’interpelle beaucoup. Je suis, un jour, capable de le faire… ». Ce jour est arrivé et sera officialisé ce samedi à Strasbourg devant les médias. Après 35 ans de divers mandats, Philippe Richert va quitter la vie politique. Mais pourquoi maintenant ?

CALENDRIER POLITIQUE ET CALENDRIER PERSONNEL

« Les raisons sont multifactorielles » , pour un élu proche de l’Alsacien. Des raisons politiques ? Le combat, depuis des années, des autonomistes alsaciens, a pris une nouvelle dimension cette semaine avec un appel d’une centaine de personnalités de la société civile en faveur «d’une nouvelle région Alsace » qui serait issue de la fusion des deux départements et sortirait du Grand Est. La confirmation, hier, lors du congrès des Régions de France à Orléans, que le gouvernement d’Édouard Philippe ne tiendra pas les promesses du gouvernement Valls, à savoir une dotation exceptionnelle de 450 millions d’euros pour les régions en 2018, a marqué Philippe Richert, aussi président de l’association des Régions de France. « Il ne faut pas donner trop d’importance à cela et faire s’entrechoquer le calendrier politique et le calendrier personnel de Philippe Richert », estime Pernelle Richardot, présidente du groupe PS au Grand Est et Alsacienne comme lui. « On peut aussi reconnaître aux hommes et aux femmes politiques le droit de dire : Mon engagement politique s’arrête là » , demande-t-elle.

MISSION ACCOMPLIE ?

D’ailleurs, d’autres élus pensent « qu’ayant accompli la fusion administrative, puis l’harmonisation des dispositifs des trois anciennes entités, et lancé l’énorme chantier du déploiement du très haut débit numérique, il estime avoir accompli sa mission » et laisse son successeur continuer le travail tout en se préparant pour les élections de 2021.

« C’est un choix qui le soulage» , avance un autre conseiller régional. « Car les raisons personnelles (santé, famille…) et l’engagement déployé pour créer cette nouvelle grande région semblent au final avoir éreinté cet humaniste », poursuit cet élu. Certains ne manqueront pas d’estimer qu’il part sur des défaites, par la petite porte. Et cela étonne cet autre membre de la majorité régionale. « Ce n’est pourtant pas son style de quitter le navire dans la tourmente… »

Au final, les gouttes d’eau se sont accumulées ces derniers jours, faisant déborder un vase déjà bien rempli, poussant alors l’Alsacien à franchir le pas… « Philippe Richert a toujours dit qu’il partirait d’un coup, lorsqu’on ne s’y attendait pas », rappelle son entourage. La surprise jusqu’au bout …

Le nom de l’ardennais Warsmann évoqué pour la succession


Le nom de Jean-Luc Warsmann revient encore... Karen Kubena

La succession de Philippe Richert agite déjà les coulisses de la Région. Si l’actuel premier vice-président, Jean-Luc Bohl (UDI), président de l’agglo de Metz, va assurer l’intérim une fois la démission de Philippe Richert actée, l’élection d’un nouveau président pourrait intervenir lors de la prochaine séance plénière programmée le 20 octobre. Et des noms circulent alors que des réunions de la majorité sont d’ores et déjà prévues dimanche et lundi pour plancher sur le sujet… D’abord celui de Jean Rottner, président du groupe de la majorité du Grand Est, vice-président de la Région et maire (LR) de Mulhouse. Tout comme le fait qu’il soit lui aussi Alsacien, son profil de « Macron compatible » peut jouer en sa défaveur. « Notre majorité est plurielle : LR, MoDem, UDI et Macronistes désormais », rappelle un élu. Alors, qui ? Le nom de Jean-Luc Warsmann revient fortement. « N’accordez aucun crédit à cette rumeur », veut balayer l’Ardennais. « Je viens d’être réélu député voilà quelques mois », appuie-t-il, sous-entendant qu’il se voit mal déjà démissionner de l’Assemblée nationale pour cumul de mandats. Il faudrait donc se tourner vers d’autres élus…

Frédéric GOUIS

Extraits de l' union du 30/06/2017

    

    

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GRAND EST

 Le très haut débit numérique fait des vagues

Un marché de 1,3 milliard d’euros, cela attire les convoitises. Au point de déclencher une violente polémique de la part d’un des candidats à la réalisation de ce réseau : SFR.


Ces menaces de SFR vont-elles déboucher sur la réalisation de deux réseaux concurrents de très haut débit numérique dans le Grand Est ?
Archives Sylvain Bordier 

La décision ne sera officialisée que le 13 juillet par un vote en commission permanente du conseil régional du Grand Est. Mais, nos informations le confirment, il ne fait plus de doutes que c’est l’alliance entre NGE et Altitude, deux sociétés françaises, qui sera retenue pour réaliser le plan de déploiement du très haut débit numérique dans le Grand Est à partir de 2018. 800 000 prises seront installées dans les foyers des habitants de sept départements de la nouvelle région (134 000 dans la Marne et 101 000 dans les Ardennes). Et cela fait bondir SFR, candidat à l’implantation de ce réseau, qui a passé le premier tour (contrairement à Orange, 3 G , et Bouygues, 4G , déjà recalés), mais se trouverait largement distancé en finale, de sources proches du dossier.

MENACES PAR SFR DE RÉALISER UN RÉSEAU CONCURRENT À CELUI DE LA RÉGION

Du coup, Patrick Drahi, le président de Altice-SFR, lui-même informé du résultat de l’appel d’offres par une fuite, aurait rué dans les brancards lors d’un échange vocal avec Philippe Richert, le président (LR) du Grand Est. Et dimanche soir, le président de SFR, Michel Combes, a adressé une lettre à Philippe Richert, comme l’ont dévoilé Les Échos hier. Un article sur lequel « nous n’avons pas de commentaires à faire », a répondu la direction régionale de l’opérateur hier.

C’est que la teneur de cette missive laisse pantois. Alors que la procédure d’attribution n’est pas terminée, SFR agite la menace sur la Région Grand Est dans une mise sous pression même pas voilée de la collectivité territoriale. D’abord en estimant que « l’analyse des offres ne se ferait pas dans les conditions d’objectivité et de neutralité indispensables à toute procédure visant l’obtention d’une concession de service public ». Soulignons que NGE-Altitude, qui devrait obtenir ce nouveau marché, réalise déjà l’équipement des deux départements alsaciens dans le cadre d’un contrat avec l’ancienne Région conclut fin 2015.

DES POURSUITES DE LA PART DU GRAND EST ?

Ensuite, SFR promet, ni plus, ni moins, « si notre offre n’est pas retenue » , de ne pas être client du réseau du Grand Est, et de réaliser le sien « d’ici fin 2020 » (alors que les travaux de celui de la Région doivent s’étirer jusqu’à fin 2023) dans le Grand Est. Ce réseau en propre de SFR « ne rendra pas atteignable le business plan soumis par notre concurrent », poursuit Michel Combes dans une lettre qui s’assimile à un ultimatum. Le marché, d’un montant de 1,3 milliard, semble faire tourner les têtes!

Philippe Richert n’a pas souhaité commenter ces menaces de SFR « tant que la procédure d’attribution n’est pas terminée » . Certains élus qualifient de « suicidaire » cette démarche de SFR, s’interrogeant sur une éventuelle suite judiciaire à ce qui s’assimile à du chantage.

L’après 13 juillet, et la désignation de l’attributaire du marché, s’annonce torride pour ce dossier que le Grand Est agite depuis des mois comme l’un des symboles de la nouvelle Région.

Et si En Marche débarquait à la Région…

 104 LR-UDI-Modem, 46 FN et 19 PS Cet équilibre des forces à la Région Grand Est depuis sa création début 2016, va-t-il voler en éclat, comme l’échiquier politique se redessine au niveau national ? En marge de la séance plénière, hier à Metz, c’est le sujet qui animait les coulisses. À cela, plusieurs raisons.

Dans son propos liminaire, Philippe Richert, le président (LR) du Grand Est a indiqué avoir bénéficié de l’écoute d’Emmanuel Macron quant à ses demandes concernant les Régions.

De là, à parler de « Macron compatibilité »… « Mais la Normandie a quatre ministres et nous aucun » , a dénoncé dans la foulée le président pour tempérer les soupçons naissant de Macronmania…

Après, Philippe Richert veut «attendre octobre, après les sénatoriales pour faire une réorganisation » , de son exécutif. En plus de deux députés, l’Ardennais Jean-Luc Warsmann et le Vosgien Gérard Cherpion, qui ne peuvent plus être vice-président de la Région, d’autres pourraient se retrouver alors aussi sous le coup du non-cumul. Et cela pourrait aussi permettre d’aviser si les équilibres de l’hémicycle changent… Car le groupe majoritaire est composé d’élus Modem, parti allié d’En Marche. Ensuite, certains socialistes affichent déjà les couleurs du parti d’Emmanuel Macron : Philippe Masseret (Moselle), la meusienne Diana André, candidate LREM aux législatives, et Rachel Paillard (Meurthe-et-Moselle). Le groupe PS, déjà constitué de bric et de broc depuis les élections de 2015, pourrait donc perdre trois membres. Mais se joindront-ils à Sylvain Waserman, député LREM du Bas-Rhin, mais siégeant à Metz au sein de la majorité régionale ? « L’Alsacien est à fond derrière Richert et Masseret ne veut siéger dans le même groupe que lui » , prévient un spécialiste.

D’ici à la prochaine séance du Grand Est, le 20 octobre, les cartes pourraient tourner. Jusqu’à la création d’un groupe d’une vingtaine de «En Marche » qui pourrait faire alors perdre la majorité absolue à Philippe Richert comme certains l’évoquent ? Cela apparaît néanmoins assez hypothétique.

F.G.

Richert : La fin de la période   de transition

  « Cette séance marque officiellement fin de la période de transition » a estimé Philippe Richert, en ouverture, hier. Le Président (LR) a rappelé que « nous sommes passés de 700 dispositifs d’intervention différents (issus des trois anciennes régions) à 192 aujourd’hui avec l’adoption des 38 derniers nouveaux dispositifs ».

En 18 mois, le nouvel exécutif a tout remis à plat. « Mais pas toujours en analysant la qualité des anciens (dispositifs) », a regretté le groupe PS. Hier, ce sont des dispositifs entourant la culture, la mobilité internationale des lycéens, et la vie étudiante qui ont été adoptés.

HUIT LYCÉES NUMÉRIQUES DANS LA MARNE ET LES ARDENNES

Dans sa volonté de passer les 355 lycées du Grand Est du livre papier au livre numérique, la Région a lancé un appel à candidature dans une phase de test. 101 établissements ont candidaté pour devenir « Lycée 4.0 » dès cette rentrée, 50 étant retenus pour ce test. Cinq sont ardennais : François-Bazin à Charleville, Vauban à Givet, Jean-Moulin à Revin, lycée agricole de Rethel, lycée des métiers de Bazeilles. Trois sont marnais : Eiffel et Joliot-Curie à Reims, François-I er à Vitry-le-François.

Au-delà de l’équipement des établissements en matière de réseau numérique, la Région va acheter les licences des livres numériques. Et participer à l’acquisition du matériel numérique de chaque élève. Pour ceux qui ne sont pas équipés. « Mais l’aide est plafonnée à 225 € et cela va engendrer des restes à charge de 186 à 831 € pour les familles », a regretté le socialiste Bertrand Masson (Meurthe-et-Moselle).

Notons que les élèves des lycées pas concernés par cette expérimentation bénéficieront toujours du dispositif de la carte Lycéo telle qu’il avait court dans l’ancienne Champagne-Ardenne. L’objectif est qu’à l’horizon 2020, tous les lycées du Grand Est soient connectés. Un appel à candidature pour la rentrée 2018 va être lancé pour une centaine de lycées.

BUDGET : ENTRE POSITIF ET MOYEN

« La situation financière n’est pas apocalyptique mais moyenne » selon le socialiste Antoine Homé (Haut-Rhin). Une remarque qui est venue après la première décision modificative du budget 2017 de la Région et surtout l’approbation du compte administratif de 2016. Ce «bilan, six mois après la clôture de l’exercice, vient mettre en lumière les réalisations budgétaires de 2016. Et pour la majorité régionale, « les ratios et indicateurs de gestion sont positifs », tels que fixés dans les objectifs : le taux d’épargne brute est passé de 17,9 % à fin 2015 à 18,5 % à fin 2016 ; la capacité de désendettement est de 6,5 ans, et l’endettement net annuel s’est accru de 49,9 millions en 2016, sous la barre des 50 millions comme ambitionné.

LE RETOUR D’UNE TAXE POIDS LOURDS ?

Dans ses discussions avec Emmanuel Macron, Philippe Richert a évoqué le transfert de la compétence des routes nationales aux Régions (avec les dotations financières en fonctionnement et investissement). « Cela permettrait d’expérimenter la taxe de transit pour les poids lourds », a suggéré le président du Grand Est. Et donner une utilité aux portiques installés depuis des années, qui rouillent…

LE SOUTIEN DE PHILIPPE RICHERT À LINDA MUNSTER

Quelques heures après les faits, Philippe Richert avait déjà, dans un tweet, adressé son soutien à Linda Munster. Hier, en ouverture de séance, le président (LR) du Grand Est a renouvelé « cette solidarité» de la Région « et les vœux de rétablissement » à la conseillère (PS) marnaise, victime d’une agression sur la voie publique, mardi à Vitry-le-François.

Alors que l’enquête n’a pas encore abouti à éclaircir les mobiles de cette agression contre Linda Munster, Philippe Richert a pointé du doigt « cette expression de la violence à son endroit comme tous ceux qui ont des responsabilités publiques. Plutôt que ces violences latentes que l’on ressent, privilégions toujours le débat » a-t-il lancé.

Frédéric GOUIS

Extraits de l' union du 30/06/2017

    

    

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Le Grand Est accouche de son schéma

En adoptant son schéma de développement économique, la Région va enfin pouvoir mettre en place les dispositifs visant un financement de 400 millions pour les entreprises.


La bio-économie, avec l’industrie, est élevée au rang de «
 pilier de développement et d’innovation du Grand Est »

SIX OBJECTIFS

•.- Lister les objectifs d'un tel plan tient souvent du catalogue de poncifs. le Grand Est ne sera pas l'exception, mais au moins, cela donne .quelques directions.

•.-  Accélérer l'innovation et les transitions économiques.

•.- Créer un choc de financement de l’économie.

•.- Impulser un souffle d'entrepreneuriat et d'innovation,

•.- Démultiplier l'action régionale à l'international.

•.- Organiser la puissance publique en réseau au plus près des territoires.

•.- Inventer une gouvernance économique partagée et innovante.

La fameuse loi NoTRE n'a pas uniquement engendré de nouvelles régions. En plus de créer des mastodontes territoriaux, le législateur et le gouvernement ont décidé de leur conférer des pouvoirs étendus. Comme celui de devenir le chef de file en matière de développement économique, venant couper l'herbe sous le pied à certains départements ou agglomérations qui se livraient des luttes acharnées de voisins via des agences d'attractivités. Dans le Grand Est, si la Marne conserve son aéroport de Vatry, et que la Région continue de verser des aides pour y faire venir des compagnies aériennes, certaines collectivités pourraient prendre ombrage de cette nouvelle donne. Surtout que le Grand Est a – enfin - adopté son fameux SRDEII (Schéma régional de développement économique, d'innovation et d'internationalisation) vendredi en séance plénière.

« Co-Construction »

C'est que la Région a souhaité élaborer cette feuille de route sous le signe de la « co-construction ». Après douze rencontres réunissant 1.000 participants, 320 entretiens avec des chefs d'entreprise et 110 rencontres avec les acteurs institutionnels, cette concertation, commencée en juin dernier, a accouché du schéma. Le but ? « Faire de l'industrie et de la bio- économie deux piliers de développement et d'innovation du Grand Est. » Si Philippe Richert, président (LR) du Grand Est a rappelé que « le développement économique est le premier de nos devoirs », reste maintenant à rivaliser d'efficacité pour l'assumer. Au-delà des déclarations et axes retenus pour assurer cet essor (lire ci-contre), la Région a conçu deux moteurs dans ce schéma.

QUATRE CENTS MILLIONS

Pour assurer « le choc de l'économie et du financement », une enveloppe de 400 millions d'euros est mise en avant 200 via la BPI, 200 via un fonds souverain régional, dont un « fonds d'intervention rapide » et une « bourse de 10 millions pour les start-up ». Et pour piloter, les boosters, pas moins de trois entités sont annoncées : « Un G20 des acteurs régionaux; un conseil des cent de chefs d'entreprise pour évaluer la stratégie: un conseil bancaire pour évaluer le financement de l'économie. »

Si les conseillers régionaux du groupe socialiste ont voté en faveur de ce schéma, émettant quelques réserves, les élus du Front national, même « en accord sur les grandes lignes », se sont montrés défavorables, car « il est urgent de changer de style », comprendre, adopter la ligne édictée par Marine le Pen faite d'interventionnisme de l'État.

La Région, qui se veut « stratège et facilitatrice au service des forces vives du territoire », et « créer une identité économique Grand Est », va devoir démontrer en quatre ans, et le terme de la mandature en 2021, que le choix de lui confier cette compétence était le bon.

Frédéric GOUIS

Extraits de l' union du 14/01/2017

    

    

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Le Grand Est fait des annonces à Châlons  

Train, fibre... Philippe Richert, président du conseil régional, a dévoilé, hier, les chantiers à venir.


>«Nous regardons l’avenir et le préparons au présent», a lancé Philippe Richert à Châlons.Christian Lantenois 

La Région Grand Est a désormais quelque vingt mois d’existence et nous avons accompli un travail plus que conséquent. » Hier matin, Philippe Richert, le président (LR) du Grand Est, a fait sa rentrée politique à la Foire de Châlons. Livrant un bilan depuis début 2016, l’Alsacien a aussi rappelé comment il compte, avec les nouveaux dispositifs adoptés, relever les défis qui se présentent à la Région : développement économique et emploi, jeunesse, attractivité et équilibre entre nos territoires, mais aussi agriculture. « Dans le Grand Est, nous regardons l’avenir et le préparons au présent. » En marge de cette allocution, Philippe Richert s’est aussi confié sur quelques grands sujets.

1 - LE THD NUMÉRIQUE PRESQUE DÉMARRÉ

Après l’attribution du marché de raccordement de 800 000 foyers par la fibre fournissant le très haut débit numérique (THD) mi-juillet, « l’université d’été du très haut débit, les 13 et 14 septembre à Épernay, sera l’occasion de formaliser ce dossier avec NGE Concessions et Altitude Infrastructure (attributaires du marché). La mise en œuvre des travaux commencera plus vite que prévu. Cela devrait se compter en mois et il n’est pas exclu qu’ils débutent dès la fin de cette année simultanément sur l’ensemble du territoire. »

« De plus, en raison de l’économie réalisée (les opérateurs privés investissant beaucoup plus que prévu), « nous allons mettre une partie de ces crédits pour financer avec les Départements des pylônes afin que la couverture en téléphonie mobile soit assurée sur tous les territoires ».

2 - TOUJOURS PLUS POUR LE TRAIN

Après l’extension de l’offre – plus de 200 TER supplémentaires circulent chaque jour dans le Grand Est, « pour un coût moindre » , souligne Philippe Richert – d’autres améliorations se profilent. Déjà, les nouveaux tarifs sont effectifs depuis vendredi. « Une carte annuelle à 20 € (30 € pour les plus de 25 ans) engendre une remise de 50 % la semaine (30 % pour les plus de 25 ans) et de 70 % le week-end sur le réseau TER du Grand Est. C’est plutôt sympa… . De plus, au sujet de la ligne TER Vallée de la Marne, « d’ici 2018, quatre rames neuves seront affectées à cette ligne stratégique, un investissement de 50 millions d’euros … »

3 - SOUTIEN AUX PRODUCTEURS BIO

La Région est responsable de la gestion des fonds européens, mais leur mise en œuvre se fait au niveau national. Du coup, des crédits, notamment pour les agriculteurs engagés dans une conversion au bio, ne sont parfois pas réglés pour des opérations démarrées depuis 2015. « La Région va honorer les engagements que l’État n’a pas su ni voulu tenir. »

4 - CONTRACTUALISATION AVEC LES TERRITOIRES

« Avec les territoires, nous allons définir des projets et contractualiser. Nous devrions réaliser cela par bassin de vie en aidant les territoires à structurer leur réflexion via nos agences locales, et fournir notre apport logistique et en ingénierie pour leur réalisation et leur finalisation. »

5 - LE GRAND EST VA ENFIN S’AFFICHER

« L’identité régionale progresse. À la Foire, on ne me connaissait pas voilà deux ans. Maintenant, si, et les gens savent ce qu’est le Grand Est. Voilà un an, j’avais dit que nous inscririons l’identité de la nouvelle région dans le cadre des projets que nous allons porter et qui seront nos réussites. Ce sont elles qui doivent donner notre nouvelle identité mais nous ne devons pas enlever les anciennes. Notre nouvelle identité du Grand Est n’enlève rien à la précédente mais se rajoute… De ce fait, des panneaux Grand Est sont en cours de production et vont apparaître au bord des voies de circulation. Mais nous allons aussi installer des panneaux touristiques Alsace , Lorraine et Champagne-Ardenne . De même, le logo Grand Est va s’afficher progressivement sur les TER et les bus de la Région. »

6 - RICHERT JUSQU’EN 2021 ?

Si un remaniement doit s’effectuer après les sénatoriales en raison de la loi sur le non-cumul des mandats, les parlementaires ne pouvant plus être vice-président de la Région, aucun groupe LREM ne semble se profiler. « Que certains soient avec Macron, ce n’est pas mon problème. Le Modem est avec Macron et ils sont chez moi, il n’y a pas une seconde d’interrogation. Le principal, c’est le groupe de majorité. »

Surtout, depuis le début d’année, des rumeurs ont circulé quant à un éventuel départ de Philippe Richert de la tête de la Région, avant le terme du mandat en 2021. « Je prends mon pied. Le défi que nous avons relevé était immense. Après, j’ai annoncé que je ne me représenterai pas en 2021. Alors oui, à un moment donné, va se poser la question de savoir jusqu’où je vais. Au bout ou pas du mandat… Je fais le job mais j’avoue que ce que fait Jean-Pierre Raffarin (qui va démissionner du Sénat et quitter la vie politique) m’interpelle. Je suis un jour capable de le faire ... »

Frédéric GOUIS

Extraits de l' union du 14/01/2017

    

    

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Une Région à 2,8 milliards d'euros

Avec son budget voté hier, 'voici les actions que la Région va mener pour nos départements

Ecouter, hier à Metz, les rapporteurs des différentes commissions du conseil régional lister les politiques soutenues en 2017 par le Grand Est peut, faire tourner la tête ! Les millions volent par paquet de dizaines, quand ce n'est pas des escadrilles de centaines...

Concrètement, où se cachent les nouveautés pour nos départements ?

Au niveau des structures, Charleville va accueillir son agence territoriale de la Région dans l'année. Châlons-en-Champagne a déjà la sienne avec le siège de la Champagne-Ardenne. Ensuite, une mauvaise nouvelle concerne tous les départements de l'ancienne région : la taxe sur la carte grise des véhicules va passer de 36 à 38,33 E par cv en 2.017 dans le cadre de l'harmonisation pour atteindre 42 € en 2019. Les transports scolaires, gérés par les Départements, passent sous compétence de la Région dès le mois de janvier. Aucun changement pour le moment, « les premières actions d'harmonisation ne seront mises en œuvre qu'à compter de la rentrée 2018 », ce service étant gratuit dans certains départements, les familles participant à son coût dans d'autres.

80 millions d’€ pour le campus de l’université de Reims

Ensuite la Région ne manque pas de souligner qu’elle « soutiendra la construction du pôle national des zrts du cirque » à Châlons-en-Champagne, sans davantage de précision. Pour répondre à ceux qui voient une alsacianisassion du Grand Est sachez que deux dispositifs champardennais, le Trophée Mille (concours culinaire auprès des jeunes du nom du chef des Crayères à Reims) et le plan grue cendrée d'indemnisation des agriculteurs, seront étendus à tout le Grand Est en 2017 ... Autres mesures mises en avant, les 80 millions d'euros pour le campus de l'université de Reims, la participation au financement de celui de Charleville, pas vraiment des nouveautés, devraient se traduire sur le terrain en 2017. De même pour les travaux de restauration de la ligne SNCF Charleville-Givet ou de l'autoroute A 304, qui se matérialisent dé- jà. Quant à l'offre plus conséquente du nombre de TER quotidiens, elle s'applique déjà depuis le début de la semaine. Aujourd'hui, l'appel d'offres pour le déploiement du très haut débit numérique devrait être lancé par la Région. Mais ne vous réjouissez pas trop vite, les premiers domiciles ne devraient pas être reliés avant 2018 ...

UNE AIDE DÉ 1,2 MILLION POUR VATRY

C'était prévu, c'est désormais acté. L'aéroport marnais de Vatry va bénéficier d'une aide financière de 1,2 million en 2017 de la part du conseil régional. Dès son arrivée à la tête du Grand Est, Philippe Richert avait indiqué que l'aide serait décroissante : 1,5 million en 2016, 1,2 en 2017 et 1 million en 2018. Comme pour les aéroports de Metz-Nancy-Lorraine (2 millions en 2017) et de Strasbourg (830.000 €). Ensuite ? « La Région souhaite que toutes les pistes liées au fret cargo puissent être explorées pour consolider le modèle économique de la plateforme, même si le modèle économique lié au fret en soute se développe plus fortement », indique le rapport de la Région. L'exécutif insiste aussi sur l'aviation d'affaires. « Une démarche sera diligentée pour identifier, qualifier ces services et définir les besoins d'accompagnement des plateformes concernées, pouvant se traduire à terme par un nouveau dispositif d'accompagnement. »

Les autres points

*.- La carte Lycéo évolue

« Un groupe de travail en charge de ce dossier, propose de généraliser Ia carte Lycéo à tous les territoires mais nous allons en changer le contenu. » Philippe Richert n'est pas allé plus avant. En fait, Il faut se plonger dans les rapports où l'on évoque une « carte jeune Grand Est » pour Ies 15-29 ans. Il comportera un volet d'accès culturel et un autre consacré au sport. Pour le dispositif d'aide aux livres des lycéens, la Région souhaite passer aux manuels numériques d'ici quatre ans, avec une première phase de 50 établissements dès la rentrée de septembre 2017..Et là, ce volet de la carte Lycéo sera maintenu pour les lycéens des établissements utilisant encore les manuels papier.

*.- Apparu et Courson dans l'équipe Fillion

Ce ne sont pas un, mais deux Marnais qui intègrent l'équipe de campagne de François Fillion pour la présidentielle. Deux Juppéistes ! Après une semaine de cache-cache, Benoist Apparu sera bien l'un des six porte-parole de Filion, après avoir assumé le même rôle auprès d’Alain Juppé. Et, petite surprise, le député (UDI) Charles de Courson, membre de la cellule projet de Juppé, intègre la même structure pour Filion . À l'inverse dans le très pléthorique staff de Fillion, nulle trace de Catherine Vautrin qui était porte-parole de Nicolas Sarkozy. « Je serai mobilisée comme chaque parlementaire », nous a-t-elle précisé. Quant à François Baroin (maire de Troyes-), Luc Chatel (député de la Haute-Marne) et Philippe Richert (président du Grand Est), autres Sarkozystes, lis Intègrent un « conseil stratégique » autour de François Fillion.

Frédéric GOUIS

Extraits de l' union du 16/12/2016

    

    

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Le Grand Est va rester à quatre vitesses

Unique ? Unifiée ? Pas encore ... La région Grand Est va vivre une année 2017 toujours à plusieurs vitesses, après un an de transition suite à sa création en janvier dernier seulement. Les orientations budgétaires et les financements votés hier en séance plénière à Metz l'ont confirmé. L'harmonisation entre les différents dispositifs (plus de 700) en vigueur dans les trois anciennes entités s'avère toujours en gestation. D'autres dossiers, comme le financement des lycées, se font encore avec trois calculs différents de leur dotation, Ces annonces font que chaque ex-région (Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine) va encore bénéficier de mécanismes et d'interventions spécifiques au moins encore l'an prochain.

Préférence pour l'Alsace

D'ailleurs, si le budget 2017 (2,8 milliards, contre 2,5 en 2016, dont 800 millions pour l'investissement), qui sera voté mi-décembre, va faire perdurer ces disparités, la grogne est montée au sein de l'opposition (FN comme PS) au sujet des actions réalisées en 2016. L'Alsace serait la grande préférée. Une explication qui a fait sortir Philippe Richert, le président, et sa majorité LR-UDI, de sa réserve, chiffres à l'appui, « les subventions votées en 2016 correspondent à la répartition de la population. »

Carte Lycéo

Quant à la quatrième vitesse à laquelle la région va continuer de filer en 2017, c'est l'uniformité dans quelques domaines. Un nouveau contrat liant la Région à la SNCF pour les TER devrait ainsi être signé avant la fin d'année. Mais certains veulent prévenir le lissage à venir. Au sujet de la carte Lycéo en Champagne Ardenne (120 Epar lycéen pour acquérir ses livres, quels que soient les revenus du foyer), le groupe PS a demandé son maintien car « la Région ne doit pas harmoniser par le bas « , rejoint par les élus FN. Philippe Richert a proposé de continuer la concertation.

Cette phase se révèle le grand challenge des mois à venir. Car, une décision a été votée. Le 30 juin 2017, les plus de 700 dispositifs encore en cours, n'existeront plus 1 Il faudra en avoir adopté de nouveaux d'ici là. Mais avec quelle philosophie ? Pour la taxe sur la carte grise des véhicules, le choix est d'aller vers un tarif médian. Pas de chance, le prix était le plus bas en Champagne-Ardenne. Il va donc augmenter graduellement pour passer de 35 € par cv en 2016 à 42 € en 2019 ...

Dix mois seulement

Quoi de neuf au final? Pas grand chose... « Ces orientations budgétaires ne dégagent pas de priorités claires pour demain Il a regretté Anne Richardot (co-présidente du groupe PS). Le déploiement du très haut débit numérique ? Volonté annoncée depuis un an. Le pacte ruralité ? Lancé au printemps. Après, la nouvelle organisation interne est opérationnelle. Et puis, comment aller plus vite tant les chantiers sont vastes ? »

Frédéric GOUIS

Extraits de l' union du 22/10/2016

    

    

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Grandes régions, quel premier bilan

Après neuf mois d'existence, les Régions de France sont en congrès aujourd'hui à Reims. Présidents 'et opposition de nos exécutifs dressent un inventaire après ces premiers pas dans les nouveaux périmètres.

Le 4 janvier dernier, nos Régions devenaient XXL et élisaient leur président. Neuf mois plus tard, l'association des régions de France (ARF) tient son congrès aujourd'hui à Reims, le premier depuis la mise en application de la réforme territoriale. Le moment de se retourner sur ces premiers mois, de revenir sur ce qui a changé, ce qui reste à faire, en s'appuyant sur les réflexions de nos élus. Ceux qui dirigent, ceux qui auraient aimé le faire ...

1 - CE QUI A CHANGE ?

Le nom. Fini la Picardie, terminé la Champagne-Ardenne, place aux Hauts-de-France et au Grand Est. Quelques polémiques sur la forme n'auront pas empêché ces changements de passer finalement comme une lettre à la poste. « Le nom et le logo, c'est subalterne ... », note Jacques Meyer (PS, Marne). « C'est rentré dans les mœurs et j'espère que, progressivement, les gens se sentiront encore d'avantage, membre d'une même communauté pour avoir envie d'y rester », ambitionne Philippe Richert, le président (LR) du Grand Est. À l'inverse, « un nom qui n'a pas de racine ne peut prendre racine ... », fustige Paul-Henry Hansen-Catta (FN, Aisne) au sujet des Hauts-de-France. « Moi, je me sens toujours Picard et le nom des Hauts-de-France, j'en suis fier », lance Xavier Bertrand, le président (LR) de la nouvelle entité. De même, dans leur nouvel ensemble, les Ardennais clameront toujours leur appartenance à leur identité, déjà à cheval sur trois pays.

L'autre grand changement tient dans l'organisation politique et administrative. Elle est en place. Que ce soit celle de l'État (directions régionales, rectorats, agences régionales de santé ... ) ou celles de Ia Région. « Strasbourg, Metz et Châlons restent les trois pôles », rappelle Philippe Richert. Après, pour éviter une perte de proximité, les deux exécutifs ont décidé de créer des agences territoriales. Les douze prévues dans le Grand Est seront opérationnelles « en fin d'année ». Dans les Hauts-de-France, « la première antenne régionale ouvrira à Fourmies, fin octobre. Chaque département en sera doté avant la fin de l'année », indique Xavier Bertrand, « et le déploiement complet dans tous les bassins sera fait début 2017 pour les vingt antennes ».

2 – LES PLUS

Au-delà du changement de périmètre, nos Régions ont aussi connu un changement politique, passant de gauche à droite. « Et Philippe Richert a respecté les engagements pris auparavant, poursuivant· aussi les différents dispositifs pour 2016 », concède Jacques Meyer. Ainsi, « pour les dossiers en lien avec le contrat de plan État-Région, il pouvait les remettre en cause ». Ce qui n'a pas été le cas.

Et Philippe Richert ne souligne pas par hasard l'intérêt porté à des dossiers champardennais : « l'électrification du Paris-Troyes, on en parle depuis 40 ans ... C'est signé ! Pareil pour la voie ferrée Charleville-Givet, les travaux sont en train de démarrer pour remettre à niveau cette ligne ». Quant à l'enseignement supérieur, il souligne que la Région a maintenu son financement (45 millions d'euros) pour le campus 3.0 de l'université à Reims et celui de Charleville « qui va se concrétiser. »

Dans les Hauts-de-France, Xavier Bertrand met en avant « les 17.000 habitants, qui font au moins 30 km pour aller travailler, ayant déposé un dossier pour bénéficier d'une aide aux transports de 240 € par an. » Surtout, c'est l'emploi qu'il veut mettre en avant après sa promesse de campagne de fournir du travail à 60.000 chômeurs lors des neuf premiers mois de son mandat. Pas de bilan pour le moment, « nous avons des échecs comme partout mais aussi des vrais succès : vendredi dans le Nord et la semaine prochaine à Amiens, vous verrez des implantations d'emplois très importantes qui montrent que nous commençons à avoir des vrais résultats. »

Enfin, même si les relations sont parfois délicates, le frontiste Paul Henry Hansen-Catta souligne que « Xavier Bertrand a joué le rôle qu'il avait à jouer en refusant la taxe foncière nationale pour financer les Régions que l'État voulait mettre en place. »

3 -CRITIQUES

Forcément, le FN, opposé à la réforme des territoires, à déclenche les hostilités. « Ils sont condamnés à jouer dans la cour du système car ils en sont issus, Nous mettrons la loi NOTRe et les régions à terre quand Marine Le Pen sera présidenre », prévient Paul-Henry Hansen-Catta. Même son de cloche chez son homologue du Grand Est, Thomas Laval (Marne). « Nous voulons revenir aux trois anciennes régions, défendre les départements et les communes ... Là, Richert remet en place les politiques suivis depuis 10 ou 15 ans avec les résultats que l'on sait. »

Agglomérer deux ou trois régions en une ne se fait pas en cinq minutes et trois décisions symboliques ... À gauche, les critiques ont trait à l'absence de vision globale. « On ne voit pas les axes des politiques régionales. Quelle méthode, quels outils, quels objectifs, quels dispositifs ? » regrette Anne Ferreira, tête de liste PS dans l'Aisne avant le retrait de l'entre-deux tours.

À l'Est, Il avec la distribution de huit millions aux communes de moins de 2500 habitants, le clientélisme revient alors que nous avions mis fin à la politique de guichet au profit des projets », commente Jacques Meyer. « Au lieu de saupoudrage, on a besoin d'un plan stratégique. » « Et de stratégie globale », renchérit Pernelle Richardot, coprésidente du groupe PS du Grand Est. IlPas d'une juxtaposition de mesures, de plans et de schémas ... »

4 – CE QUI VA SE PAS ASSEZ VITE

Les dossiers ne manquent pas sur les, bureaux des présidents de Région. Tous plus urgents les uns que les autres. Néanmoins, certains aiguisent les impatiences comme l'harmonisation des politiques et dispositifs des anciennes régions (comme la carte Lycéo en Champagne-Ardenne). « On va travailler à cela d'ici la fin de l'année. Tout doit se terminer à la fin du premier trimestre 2017 pour qu'au 30juin 2017, l'ensemble des dispositifs soir en application et que la politique du Grand Est soit en marche », affirme Philippe Richert.

« Cela ne peut se faire en un jour », lance Xavier Bertrand qui souhaite surtout « que les populations ne soient pas pénalisées. »

 Un leitmotiv pour l'Axonais qUI vaut aussi pour le désendettent de la Région (300 à 478 militons d'euros d'économies durant le mandat), « qui ne se fera sur le dos de la population mais déjà, par des économies de fonctionnement. » Après, chaque région a son épine. Le très haut débit numérique dans le Grand Est. « J'insiste pour que nous puissions avancer au plus tôt, le plus vite possible », se défend Philippe Richert. « C'est une partie de ping-pong avec les Départements. On piétine depuis six mois, on en parle mais rien ne s'est passé », peste le socialiste Jacques Meyer.

Dans les Hauts-de-France, c'est le canal Seine-Nord qui inquiète le FN. « Quel est son intérêt, son impact ? Personne ne peut nous expliquer pourquoi c'est nécessaire. » Cette infrastructure, d'un coût de plus de 4 milliards d'euros au total, Xavier Bertrand la veut et réplique sèchement à l'opposition. « Ils n'ont aucune idée de remplacement pour créer des emplois, Ils sont bien gentils ! Moi j'agis : 10.000 emplois créés pour Ia construction et trois fois plus ensuite pour les plateformes logistiques.»

Comme pour ce canal, le chantier de l'assimilation des grandes régions s'achèvera dans plusieurs années ...

 Richert attend des réponses de Valls


Philippe Richert et Manuel Valls en pleine conversation.

Philippe Richert, en tant que président {le l'ARF1 qu'attendez-vous de ce congrès ?

« C'est notre premier après le changement important des régions. Elles ont désormais un poids, un rôle très différent de ce qu'elles ont pu représenter jusqu'à présent. C'est une nouvelle étape. Dans ce cadre, cette rencontre consacrera notre nouvelle place, notre nouveau rôle. L'un des séquences importantes est la venue du Premier ministre: Nous attendons qu'il conforte ces changements. Le gouvernement avait souhaité des régions grandes et fortes. Elles le sont. Maintenant, il faut mettre en place, dans un partenariat, les relations entre l'État et les Régions. Nous avons déjà adopté deux plateformes avec le gouvernement. La première a trait à la formation avec le plein 500.000 formations qui sera géré et porté par le Régions, avec 1 milliard d'euros de crédits. L'autre plateforme concerne les transports ferroviaires, notamment les trains d'équilibre du territoire (les lignes Intercités), mais aussi la liberté tarifaire et la possibilité d'expérimentation ». À chaque fois revient la question des moyens ... « La Constitution prévoit qu'à chaque transfert de compétences, les moyens correspondants doivent être transférés. La clause de compétence générale a été supprimée par la loi NOTRe pour les Départements afin d'éviter trop d'interventions croisées. Et la compétence du développement économique a été renforcée pour les Régions mais la loi ne dit pas que c'est un transfert de compétence. Du coup, les Départements n'ont pas besoin de reverser leurs ressources en matière économique (évalué à 1.6milliard d'euros par an) aux Régions même s'ils n'interviennent plus en la matière. Les Régions héritent donc de compétences sans les moyens ... Elles se retournent donc vers l'État pour avoir les moyens correspondants ! »

« L'Etat doit nous verser 600 millions d'euros. »

La somme de 600 millions par an qui circule a été calculée comment ?

« Nous avons demandé 800 millions par an (car le tourisme reste une compétence partagée avec les Régions) au gouvernement. Monsieur Valls a dit c'est trop. Nous sommes tombés d'accord sur 600 millions. Maintenant, l'État doit trouver les moyens de nous les verser... L'un des sujets de la rencontre de jeudi (aujourd'hui) est la façon dont il va honorer cette demande. Ce n'est pas possible pour les entreprises de nos Régions compte tenu de la période ! Si le gouvernement veut que lu croissance revienne, que le chômage diminue, il ne faut pas réduire l'accompagnement des entreprises ! »

L'idée d'une taxe foncière payée par les propriétaires et les entreprises pour financer ces 600 millions est complètement' abandonnée ?

« Nous avions émis des proposition s: une partie la taxe carbone ou la TICPE (sur les produits énergétiques, dont les carburants), l'État a répondu que ce n'est pas possible et  a lancé l'idée de généraliser une taxe foncière qui existe déjà en Ile-de-France au profit de la Région. Nous ne souhaitions pas que l'on ait le sentiment dans l'opinion publique que les Régions demandent la mise en place d'une nouvelle taxe. Nous avons donc demandé au Premier ministre d'abandonner cette idée. On évoque depuis une partie de la TVA... Nous verrons les réponses de Manuel Valls jeudi (aujourd'hui). »

Bertrand : « Si l'État pouvait nous laisser faire »


Xavier Bertrand attend plus de souplesse et de réactivité de la part de François Hollande et de l'Etat.
AFP

Xavier Bertrand, bien que président des Hauts-de France. vous ne serez-vous pas à Reims au congrès de l'ARF aujourd'hui. Pourquoi ?

« Nous avons quitté l'ARF en juillet car nous ne voulons pas d'une nouvelle taxe fondère (pour financer la compétence du développement économique par les Régions). Je ne serai donc pas présent à Rems mais Sébastien Huyghe et l'Axonais Christophe Coulon, deux vice-présidents de la Région, seront présents, Revenir à l'ARF n'est pas mon sujet. Cela n'empêche pas de dialoguer. Ainsi,Philippe Richert (le président de l'ARF) a eu la courtoisie de m'appeler pour connaître ma position sur les mesures de remplacement en début de semaine. On n'a pas besoin d'être adhérent pour parler avec les autres régions... »

 Qu'attendez-vous de la venue de Manuel Valls ?

« Le financement des compétences économiques, j'ai dit à Philippe Richert, si le gouvernement nous transfère une partie des recettes de TVA, sans augmenter son taux, d'accord. Mais je ne suis pas d'accord pour augmenter la TVA afin de financer les nouvelles compétences des régions. Après, j'ai demandé au gouvernement d'avoir des expérimentations sur l'apprentissage pour que, quel que soit l'âge, les règles soient identiques. Nous n'avons pas eu de réponse favorable. »

« Je ne demande pas d'argent mais de gagner du temps» Que demandez-vous d'autre à l'Etat !

« Je ne demande pas d'argent supplémentaire au gouvernement mais de gagner du temps 1 Je travaille sur une expérimentation de zone franche réglementaire. Plutôt que de l'argent, je demande au gouvernement de pouvoir gagner du temps sur toute implantation ou extension d'entreprise. Je voudrais que ce soit l'État qui ait davantage de responsabilités en région et moins au niveau national. Nous copiiotons les politiques de l'emploi avec l'État, cela me va très bien. Je ne veux pas devenir le patron de Pôle emploi en Région, je préfère travailler avec eux. De même, nous avons un haut-commissaire à la revitalisation industrielle qui a sous son autorité les services de l'État et de la Région. Je suis en train d'essayer des choses totalement nouvelles. Alors, si l'État pouvait tout simplement nous laisser faire, je préfère gagner du temps que d'essayer de récupérer hypothétiquement de l'argent de la part de l'État »

Les REPERES

Gérard Larcher aussi présent  

*.- Gérard Larcher, le président (LR) du Sénat, la « chambre des collectivités territoriales », sera présent aujourd'hui au congrès des régions. Il doit prononcer un discours en fin de matinée.

PLÉTHORE d’intervenants

*.-En plus de Manuel Valls, de Gérard Larcher et des présidents de régions, d'autres élus comme François Baroin (président des villes et Dominique Bussereau (président des départements) sont annoncés à REIMS

*.-  Aussi annoncés : François Asselln (CGPME), Guillaume Pépy (SNCF) et Nicolas Théry (Crédit Mutuel).

Le CHIFFRE 13

*.- Ce congrès de l’ARF est le premier à seulement 13 régions métropolitaines (contre 22 jusqu’à fin 2015)

LA PHRASE

*.-  « Il y a les campagnes électorales, mais entre deux, laissons tomber la politique politicienne et bossons tous ensemble avec l'État ! L'intérêt régional est la boussole pour moi. On se fout de savoir la couleur politique ... » Xavier Bertrand. président (LR) des Hauts-de-France

 

Extraits de l' union du 29/09/2016

    

    

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Plongée en Austrasie, ancêtre de la région Grand Est

C'est un royaume oublié qui fut pendant deux siècles, entre 511 et 711, le berceau de la dynastie mérovingienne. Une exposition d'intérêt national à Saint-Dizier; présente, jusqu'en mars 2017, l'histoire de ce « royaume de l'Est ».


«
Dès le départ nous nous mettons à la place de quelqu'un qui ne connaît pas l'Austrasie », explique Virginie Dupuy, conservatrice du musée de 5aint-Dizier et commissaire générale de l'exposition.

Soyons honnêtes : quand le nom de Nouvelle Austrasie a été proposé pour désigner la nouvelle région Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine, nous étions beaucoup à nous demander où avait-on pu aller chercher un tel nom ... Et pourtant. S'il y en avait bien un qui avait une justification historique pour relier ces trois régions, c'était bien l'Austrasie, le royaume de l'Est. C'est ce qu'entend montrer d'une certaine façon, l'exposition qui se déroulera du 16 septembre 2016 au 26 mars 2017 à l'espace Camille Claudel à Saint-Dizier. Elle entend surtout mettre en avant ce royaume mérovingien oublié.

Dès le départ, nous nous mettons à la place de quelqu'un qui ne connaît pas l'Austrasie, explique Virginie Dupuy, conservatrice du musée de Saint-Dizier et commissaire générale de l'exposition. Qu'est-ce que l'Austrasie ? Un territoire aux frontières identifiables ?

Une idée politique ? Une réalité culturelle et sociale ? A l'instar des différents espaces politiques de la Gaule mérovingienne, ce royaume connaît une géographie variable, soumise aux aléas des conquêtes et des alliances. Son unité culturelle et matérielle est aujourd'hui loin d'être prouvée. Pour aborder cette  réalité complexe, nous plongeons le visiteur dès le départ dans un dispositif d'écrans géants, de cartes animées, d'une frise chronologique qui permettent d'appréhender les contours mouvants du territoire et les dates clés de son histoire. »

Comprendre l'Austrasie, c'est essayer de comprendre son mode de vie, à la campagne comme en ville. Pour cela, cette exposition, labellisée d'intérêt national, a fait appel aux trésors de nombreux musées européens dont ceux de Châlons-en-Champagne, Charleville-Mézières, Épernay, Reims, Soissons.

Au-delà des nombreux objets, le parcours de l'exposition permet de découvrir l'habitat rural avec la reconstitution d'un village sur maquette ou d'un pan de mur su d'une maison de village. « Il y a de trente ans, on connaissait très peu de chose sur l'habitat mérovingien car il était en bois ou torchis. Il a donc été détruit avec le temps. » Grâce aux progrès des techniques de fouilles et de mise en valeur des recherches, on a aujourd'hui une idée plus précise des choses. L'Austrasie abritait une population qui était, pour une large majorité, rurale. Le travail de la terre y fournissait l'essentiel de la richesse. »

Les villes n'avaient pas pour autant disparu, précise Adrien à Bayard, doctorant en histoire et archéologie médiévale à l'université de Paris I Panthéon-Sorbonne. Elles étaient surtout des unités administratives autour d'un personnage, l'évêque. L'exposition fait un focus sur les trois capitales de l'Austrasie qu'étaient Trèves, Metz et Reims. On a d'ailleurs des plaques de chancel prêtées par le musée Saint-Rémi de Reims. Le chancel était la clôture basse qui sépare la nef de l'église du chœur liturgique réservé au clergé. »

 L'exposition nous emmène ensuite découvrir les rites funéraires de l'époque qui permettent de mieux connaître le statut des habitants, l'état sanitaire de la population. Un espace olfactif est consacré aux habitudes culinaires des Austrasiens, où on découvre qu'ils affectionnaient particulièrement les épices ...

Au fil des années, l'Austrasie a pris une telle dimension qu'elle occupait jusqu'à plus de la moitié de la France actuelle et englobait cinq pays. Le royaume noue des contacts économiques et culturels à travers le monde, jusqu'à l'océan Indien. « Il disparaitra au VII' siècle, non pas à cause d'un échec mais au contraire d'une trop grande réussite de ses élites, explique Virginie Dupuy. En effet, une famille locale, les Pippinides ou Carolingiens, parvient à réunifier le monde franc. Les différents royaumes le composant disparaissant de facto ...

De nombreux prêts de musées de la région


Vaisselle mérovingienne en provenance du musée d'Epernay.

Les musées de la Marne, des Ardennes et de l'Aisne ont été largement sollicités pour cette exposition. Celui d'Épernay notamment avec de nombreuses vaisselles mérovingiennes provenant de fouilles dans le département mais aussi les fragments d'un coffre, une épée, des boucles en cristal de roche, des coquillages, une paire de boucles d'oreilles. Le musée de Châlons a déposé une clochette en fer et cuivre. Le musée Saint-Remi de Reims expose une plaque de chancel et un chapiteau de la basilique.

Une corne à boire, un cristal de roche monté en pendentif et les fragments de décoration d'un coffret viennent du musée de l'Ardenne de Charleville-Mézières.

Le musée de Soissons a prêté pour sa part une monumentale huile de Philastre sur le meurtre de la reine Galswinthe, à l'origine d'une guerre déclenchée par Sigebert 1er , roi d'Austrasie.

 Une grande lignée de rois

En 511 le roi Clovis meurt. Ses quatre fils décident de partager ce territoire et l'aîné. Thierry 1er, obtient la partie orientale avec Reims pour capitale. Apparaît ainsi le royaume des francs de l'Est qui reçoit bientôt le nom d'Austrasle. Une série de souverains conquérants (Thibert, Thibaud. Clotaire, Childebert, Brunehaut, Sigebert, Dagobert, Childéric … ) en étend les frontières vers rest et vers le sud. Simple construction administrative et dynastique à l’origine, le royaume des Francs de l'Est a su devenir un cadre de vie et le lieu d'expression d'une culture dynamique.

LES AUTRES POINTS

Pour les enfants

Les enfants âgés de 6 à 12ans peuvent participer à un atelier pédagogique un mercredi par mois (sur réservation). En compagnie d'un guide, ils découvriront l’exposition puis passeront à l'expérimentation ou à la création en prenant exemple sur les objets exposés. Le guide expliquera le fonctionnement des objets et aidera les enfants dans la réalisation. A l’issue de l'atelier, chaque participant repartira avec sa propre création. Au programme d’ici la fin de l'année, réalisation de boucliers peints (28 septembre), réalisation de vases et coupes en poterie (12 octobre), panoplie d'un guerrier franc (06 novembre) et création de perles et de fibules (14 décembre). De 14  à 15heures, gratuit sur réservation au 03 25 07 31 50.

Gastronomie mérovingienne

Pour découvrir les usages culinaires des Mérovingiens, les Petites Halles de Saint-Dizier se transforment le 24 septembre en taverne, celle de Childebert. Au programme : crêpes à l'ancienne, bière et saltimbanques de 14 heures à 19 h 30. avant de partager un souper médiéval animé fi 19 h 30.

Reconstitutions

Un week-end de reconstitutions austrasiennes est programmé les 21 22 et 23 octobre avec un campement installé sous les remparts du château, entrainement guerrier, présentation de l'armement, présence d'un dresseur d'ours, d'artisanat et de gastronomie ancienne.

 3 Questions à Bruno DUMEZIL


Bruno DUMEZIL  est un historien, spécialiste du Moyen Age, Maitre de conférences à l'Université Paris X, il est un des commissaires scientifiques de l'exposition

« L’Austrasie est un royaume à éclipses »

•.- Qu'est-ce que l’Ausraie dont on à beaucoup parlé pour désigner le nom de Ia nouvelle région, mais que l’on ne connait finalement pas ?

Curieusement, personne n'est capable d'identifier le nom mais le nom appartient au patrimoine national. On sait qu'il existe mais on a du mal à le rétro-projeter sur ces temps si lointains. L'Austrasie est un royaume franc qui est apparu vers 511 à la mort de Clovis et qui disparaît au milieu du VIII° siècle lorsqu'émerge la famille carolingienne. Les Mérovingiens partageant le territoire à chaque succession et recomposant l'ensemble de ce qu'ils appellent le grand royaume franc, l'Austrasie a été un royaume à géométrie variable. Il ne reste pas pendant dix ans le même, même si le cœur de l'Austrasie, entre Reims et le Rhin, restera toujours fixe. Au fil du temps, l'Austrasie va avoir des extensions au nord vers la Belgique èt les Pays-Bas actuels, à l'est pratiquement jusqu'à la région de Hambourg et également vers les pays slaves. Cela ira aussi jusqu'en Italie (la Vénétie à une époque, appartient à l'Austrasie) et tout le sud de la France. L'Auvergne est austrasienne, une bonne partie de la Provence aussi, ainsi qu'une partie du pays basque.

•.- Quelles étaient les caractéristiques de ce royaume ?

 L'Austrasie est caractérisée par une double loyauté : loyauté au roi, loyauté au Christ. C'est un royaume qui se définit comme intégralement chrétien, où les élites sont extrêmement christianisées, fondent des grandes églises, des grands monastères et où l'autorité royale est particulièrement marquée. Notamment à l'époque des grandes reines et on pense bien entendu à la reine Brunehaut, la plus grande souveraine d'Austrasie.

•.- Comment expliquer que le royaume oublié soit revenu au premier plan ces dernières années ?

L'Austrasie est un royaume à éclipses. On en a besoin à certains moments dans l'histoire. Au X° siècle, au moment de la création de la Lotharingie. Puis au Xli° siècle, au moment où Louis XIV guigne le duché de Lorraine. Et puis l'Austrasie revient beaucoup à partir des années 1980-1990, lorsque les grandes régions françaises se structurent, se cherchent une identité et avec la nouvelle réforme territoriale. Le nom de Nouvelle Austrasie arrive dans un premier temps en tête des appellations, avant que le conseil régional choisisse plutôt le Grand Est.

Les REPERES

Une bière spécialement créée pour l’occasion    

•.- Elaborée et produite à la brasserie artisanale du DER, la Childebert a été imaginée pour l’exposition.

•.- Bière blonde à 5°, elle a une pointe d’acidité et une amertume venant du houblon.

En Région Parisienne, après

•.- Labellisée d’intérêt national, l’exposition rejoindra à l’issue de sa présentation à Saint-Dizier le musée d’archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye, à la fois partenaire et préteur.

Le CHIFFRE : 10,38 %

•.- Soit 29991 personnes avaient voté por « la Nouvelle Austrasie » dans la consultation lancée pour le nouveau nom de la région. Loin ses 75,03 % du Grand Est.

•.- La PHRASE

« Cette exposition a le mérite de mettre en avant les points de convergence historique entre nos territoires et nos cultures. »

Philippe RICHERT, Président du Grand Est

Grégoire AMIR-TAHMA55EB 

Extraits de l' union du 11/09/2016

    

    

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Les régions ne veulent pas d'une nouvelle taxe régionale

L'Association des régions de France n'assume plus la création d'une taxe en faveur des régions négociée avec Manuel Valls


M. Richert, président de l'ARF, a demandé « la réouverture des discussions », R.W.

L'Association des régions de France (ARF) ne veut pas d'une nouvelle taxe destinée aux régions pour compenser leur engagement dans le domaine économique et demande la réouverture des discussions avec le gouvernement sur le sujet, dans une lettre adressée à Manuel Valls.

Le gouvernement a proposé fin juin un financement « sous forme d'une contribution additionnelle dossée à la taxe sur le foncier bâti et à la cotisation foncière des entreprises », pour un montant de 600 millions d'euros en 2017, rappelle le président de l'ARF, Philippe Richert (LR) dans un courrier diffusé hier.

Xavier Bertrand opposé il tette nouvelle taxe

« Force est de constater que cette solution apparaît désormais pour nombre de nos interlocuteurs comme un nouvel impôt mis en place par les régions, alors même que c'est le gouvernement qui a fait le choix d'un tel vecteur », écrit-il. L'effet est selon lui « d’autant plus désastreux qu'il masque les efforts considérables que font les régions pour contribuer de manière exemplaire à l'effort nécessaire de maîtrise de la dépense publique. »

L'ARF demande en conséquence au Premier ministre cc la réouverture des discussions sur le volet financier" de leurs engagements, et un rendez-vous dans les plus brefs délais. Le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand (LR) avait annoncé le 21 juillet le retrait de sa région des activités de l'ARF pour protester contre cette nouvelle taxe, la droite s'étant engagée durant la campagne des régionales fin 2015 à ne pas augmenter ou créer des impôts.

Extraits de l' union du 04/08/2016

    

    

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2016–07-19 - Le Grand Est veut dépasser les frontières

Invitée de l'ambassade de France à Berlin, le 14 juillet, la Région a esquissé les premiers pas d'une diplomatie économique et universitaire, en priorité tournée vers l'Allemagne.


L'Allemagne est (de loin) lle premier partenaire économique du Grand Est. Ici, devant la Porte de Brandebourg. Gilles Grandpierre

« Les Allemands craignaient les effets de notre réforme territoriale »
Philippe Étienne, ambassadeur

Depuis 2013, trois cents jeunes Alsaciens et quelques dizaines de Lorrains bénéficient de l'apprentissage transfrontalier, une formation par alternance qui se pratique dans les deux régions françaises pour la partie théorique et dans les Länder voisins (Rhénanie-Palatinat, Sarre et Bade-Wurtemberg) pour la partie pratique. « Quelques centaines d'apprentis, aujourd'hui, ce sont des milliers d'emplois demain, y compris en France », a expliqué. jeudi à Berlin, le président du Grand Est.

La volonté de Philippe Richert (LR) est d'étendre ce dispositif « à l'ensemble de la région », y compris la Champagne-Ardenne même s'il admet que les contacts sont « moins fréquents » entre l'Aube, la Marne ou la Haute-Marne et l'Allemagne, la Belgique ou le Luxembourg. « Avec nos voisins belges, la difficulté est que les gens trouvent souvent du travail au Luxembourg et non dans les Ardennes. Mais c'est un objectif que nous devons poursuivre avec les Wallons », a ajouté Philippe Richert, qui propose d'ajouter les Ardennes à la « Grande Région », une entité transfrontalière qui réunit déjà la Sarre, le Rhénanie-Palatinat, Ia Wallonie, le Luxembourg et la Lorraine. M. Richert a aussi exprimé la volonté d'étendre ce partenariat de l'apprentissage à la formation professionnelle continue. « Cela prendra du temps, mais au final, nous serons parvenus à faciliter la mobilité des compétences et à créer un véritable marché du travail au cœur de l'Europe. »

« Le très haut débit très vite, sur tout le territoire régional »

Le président de Région s'exprimait en marge d'une rencontre entre la communauté berlinoise francophone, quatre membres de l'exécutif régional - dont aucun champardennais ! (*) -, le président de la commission des relations internationales et transfrontalières de la région, Frédéric Pfliegersdoerffer, elles représentants d'une quarantaine d'entreprises venues d'Alsace, de Lorraine et de Champagne-Ardenne. « Nous devons être les VIP du Grand Est et, à l'échelle de la France, un laboratoire d'expérimentation des coopérations transfrontalières, a résumé M. Richert, en rappelant que sa région d'origine, l'Alsace, et le Bade-Wurtemberg voisin, avaient déjà ouvert une agence de l'emploi commune à Kehl. M. Richert a également insisté sur le fait que la région est la seule à disposer d'autant de frontières communes (760 km) avec l'Allemagne, la Belgique, le Luxembourg et la Suisse. Le président du Grand Est a indiqué que ces coopérations entre la région et ses voisins devaient porter sur trois axes prioritaires : l'apprentissage donc, les échanges universitaires et le développement du trilinguisme (français, allemand et anglais),

« Le Brexit, c'est une catastrophe et une chance ! »

Il a, par ailleurs, confirmé qu'il voulait « dans les années qui viennent, équiper l'ensemble de nos territoires du très haut débit par fibre optique. C'est un investissement colossal, Nous mettons les bouchées doubles pour avancer plus vite, pour gagner en compétitivité et attirer de nouveaux investisseurs », a-t-il rappelé à l'ambassade de France dans un discours à la tonalité très européenne et... anti Brexit : « Il nous faut transformer ce Brexit, qui est une catastrophe, en une véritable chance pour l'Europe. Nous devons renouer avec les inspirations initiales des pères fondateurs, c'est-a-dire refaire de la politique. (...) C'est à la France et à l'Allemagne de prendre l'initiative. Nous devons redéfinir nos modes de fonctionnement, notre organisation, notre projet collectif. »

Dans la langue de Goethe (qu'il maîtrise parfaitement), Philippe Richert s'exprimait devant l'ambassadeur de France. Philippe Etienne, qui avait fait du Grand Est l'invité d'honneur des cérémonies du 14 juillet à Berlin. Dans la belle ambassade située juste devant la célèbre Porte de Brandebourg, le président du conseil régional s'est ainsi retrouvé, en compagnie de son hôte, à devoir accueillir et saluer près d'un millier d'invités, parmi lesquels des décideurs économiques allemands, des parlementaires, des artistes et comédiens au visage connu, des enseignants et des diplomates de renom, dont l'ancien conseiller de Helmut Kohl. Joachim Bitterlich, venu en amoureux de la France.

Champagne aubois, kougelhopf et bergamotes

Cette soirée-là est courue du tout Berlin. Le 14juillet. ' l'ambassade de France met les petits plats dans les grands. Nonobstant la tragédie qui couve à l'autre bout de l'Europe (mais à 18 heures, personne n'en savait encore rien), le Grand Est n'est pas arrivé-les mains vides, jeudi, mais avec quelques gourmandises de ses terroirs. Dont le champagne de Morgane Fleury, une viticultrice de Courteron, dans l'Aube, militante de l'effervescence bio. « La meilleure manière d'exporter notre patrimoine, c'est de montrer ce que nous avons de meilleur », résume cette comédienne reconvertie dans le champagne. La jeune femme fournit l'ambassade berlinoise depuis deux ans.

 Plus loin, les tables croulent (raisonnablement) sous près de 200 kg de fromages, de charcuteries et de sucreries. Tous les mets ont été sélectionnés chez des producteurs locaux par un consultant gastronomique ... alsacien. Tome au vin d'Alsace, chaource aubois, jarret de porc ardennais, jambon de Reims, presskopf, mirabelle, kougelhopf ou bourgeons des Vosges ... On en passe. Les convives, apparemment, n'ont pas donné leur part.

Les REPERES

DES CONTACTS DE LA WALLONIE AU SICHUAN

*.-  En mai, Philippe Richert a rencontré le président du parlement wallon André Antoine. Le premier préside l'association des régions de France, le second le conseil parlementaire régional, son équivalent belge.

*.- Le 2 juin, Richert a aussi échangé avec le gouverrnrmrnt de la province chinoise du Sichuan

Le CHIFFRE 160.000

*.-Travailleurs frontaliers du Grand Est sont salariés en Belgique, au Luxembourg et en Allemagne

LA PHRASE

*.- « Le grand Umberto Eco disait : « La vraie langue de l'Europe, c’est la traduction. » Il avait raison. On ne peut pas faire avancer l'Europe si on met plus longtemps de côté la question linguistique. » Philippe Rimelt, président du Grand-Est

Gilles GRANDPIERRE

 « Le 14 juillet ma place est dans ma commune », a répondu le vice-président ardennais du Grand-Est Jean-Luc Warsmann.

 

Extraits de l' union du 19/07/2016

    

    

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PARCS NATURELS RÉGIONAUX

LES MERVEILLES DU GRAND EST

LA RÉGION GRAND EST A LA CHANCE DE POSSÉDER SIX PARCS NATURELS RÉGIONAUX (PNR). L'ÉTÉ OFFRE L'OCCASION UNIQUE DE DÉCOUVRIR CE PATRIMOINE D'UNE RICHESSE INOUÏE

Les habitants de la nouvelle Région mesurent-ils leur chance ? Le Grand Est possède six Parcs naturels régionaux. Grâce à la Charte qui les anime, ces PNR protègent ces grands espaces à dominante rurale. De la Montagne de Reims aux Ballons des Vosges, en passant par la Lorr.Jine, les Vosges du Nord, les Ardennes ou la Forêt d'Orient, ces parcs sont de taille différente. Ils couvrent une partie d'un département ou s'étirent sur plusieurs régions. Mais tous ont la même vocation: valoriser les paysages, le patrimoine, les savoir-faire, lo culture et sauvegarder la nature. A moins de quatre heures de route de Reims, s'offrent ainsi nes dizaines de destinations, de centres d'intérêt, de routes à thèmes, d'activités sportives, etc. Le tourisme de proximité, le tourisme vert ou le tourisme de mémoire sont des alternatives intéressantes Il la plage bondée el surchauffée. A l'orée des vacances, Le Mrig'info invite il la balade.

LES PNR EN FRANCE

Les Parcs naturels régionaux sont au nombre de 51 (49 en France métropolitaine, un en Guyane, un en Martini4ue). A noter qu'il existe un autre label: les Parcs nationaux de f=rance, au nombre de dix (sept en Fronce métropolitaine, trois outre-mer). Les PNR ont été créés en 1967 par décret. Le premier à avoir vu le jour est le Parc. Scarpe-Escaut en 1968. Ils couvrent aujourd'hui 1% du territoire français, concernent 4 millions d'habitants et comptent environ 2 000 agents. Leurs missions principales sont: la protection et la gestion du patrimoine naturel, Culturel et paysager; l'aménagement du territoire, Ip développement économique et social, l'accueil, l'éducation et l'information; l'expérimentation et l'innovation.

LES RESERVES NATURELLES NATIONNALES

Les RNN sont au nombre de 167. Certaines sont situées à l'intérieur des PNR. La première a vu le jour en Rhône-Alpes (1961). Leur vocation est de protéger à long terme les espaces, espèces et objets géologiques rares ou caractéristiques, représentatifs de la diversité biologique en France. La Région Grand Est en compte 21, parmi lesquelles le Pâtis d'Oger et du Mesnil-sur-Oger, la Pointe de Givet et Vireux-Molhain. Le Grand est compte également 25 réserves naturelles régionales, dont les Trous de Leu, les Etangs de Belval-en-Argonne, les Marais des Reuves (Marne) et la Côte de Bois-en-Vai (Ardennes).

PNR DES ARDENNES

 La partie la plus spectaculaire des Ardennes se situe au nord-ouest du département, entre une ligne Charleville-Rumigny et la frontière belge. Pratiquement le territoire du PNR, créé en 2011 après cinquante ans de gestation, dont les paysages sont magnifiques et attachants, répartis pour moitié entre forêts et espaces agricoles. L'une des particularités de ce Parc est l'identité forte de ses 116.000 ha, dont les reliefs verdoyants ont été sculptés par la Meuse et sept de ses affluents. Les boucles du fleuve sont magnifiques vues des hauteurs de Monthermé ou de Fumay.

Terre d'invasions et de légendes, les Ardennes ont écrit de nombreuses pages de l'Histoire de France. Comme en témoignent de nombreux vestiges, le plus extraordinaire étant la ville fortifiée de Rocroi (photo), cité rendue célèbre en 1643 par la victoire de Condé : le plus massif, le fort de Charlemont à Givet, en référence à Charles Quint. En Thiérache, même les églises ont des airs de forteresses. Par-delà, l'identité ardennaise se traduit dans les constructions en pierre grise, chapeautées par l'ardoise exploitée pendant plusieurs siècles, dans le secteur de Fumay notamment.

Les Ardennes ont été prospères au XIXe siècle et jusque dans les années 1970 grâce aux forges et à l'industrie métallurgique. Le savoir-faire de la « Vallée » était réputé. Il a été mis à mal par la mondialisation. Une ville comme Revin en a beaucoup souffert. Et puis il y a la nature, omniprésente, superbe en toutes saisons, idéale pour le tourisme vert. Doux si l'on suit les 90 km de la Trans-Ardennes en bord de Meuse. Sportif si l'on préfère la randonnée, le VTT ou l'accrobranches.

L'identité ardennaise, c'est aussi la gastronomie. A Haybes ou 11 Hargnies, le cochon est roi. Ailleurs, c'est le gibier ou le poisson des fleuves et rivières. Et l'on finira par les spécialités: la cacasse a cul-nu ou la !5"leLL"ardennelse. La Maison du Parc est à Hargnies pour encore deux ans. Ensuite, elle se rapprochera du musée de la Forêt à Renwez.

PNR DE LORRAINE

 Les 220.000 ha du parc naturel de Lorraine sont répartis en deux espaces, de part et d'autre du Sillon mosellan, autrement dit l'axe nordsud reliant Metz et Nancy. De plus, ce parc couvre trois départements. La partie ouest est la plus proche de la Marne, puisqu'elle s'étend surtout dans la Meuse, Jusqu'à Verdun. Pratiquement au centre, se situe le lac artificiel de Madine, datant de 1965.

La vallée de la Woëvre traverse cette partie ouest de part en part. Les différents cours d'eau qui l'irriguent alimentent le lac de 1 200 ha. Ce dernier est à la fois une retenue d'eau et un espace naturel, une réserve de chasse et de protection de la faune sauvage. Aussi, seuls les voiliers y sont autorisés. Le lac est bordé d'une base de loisirs et d'un golf.

La proximité de Verdun rappelle que l'Histoire est passée par là, souvent tragique. On pense bien sûr à la Grande Guerre et à ses ravages. Outre les lieux de mémoire, on s'intéressera aussi au château carolingien de Hattonchatel (photo), Après l'Armistice, ce village a été reconstruit en grande partie grâce à une bienfaitrice américaine, Belle Skinner. La seconde partie du PNR est déconnectée de la première et se situe plus à l'est, à partir de ChMeau-Sâlins vers Sarrebourg, dans le Saulnois et ce qu'on appelle le « Pays des étangs ». Ces zones naturelles constituent de vastes espaces de protection des oiseaux. La Maison du P;Jrc est implantée à Pont-à-Mousson.

PNR DES BALLONS DES VOSGES

 

A cheval sur le Grand Est et la Bourgogne-France-Comté, le parc naturel des Ballons des vosges s'étire de Sainte-Marie-aux-Mines (photo) il Belfort, en couvrant 2 700 km2, avec un pied en Lorraine et l'autre en Alsace. Bien que plus des deux-tiers de ce territoire soient couverts par la forêt, les centres d'intérêts sont multiples.

A commencer car la nature, justement. Les espaces forestiers s'étagent en fonction du relief. Le hêtre en est le roi et accompagne harmonieusement les sapins sur les versants. Les sommets ont été sérieusement déboisés par l'homme. C'est ainsi que ce parc bénéficie d'une lande de 5.000 ha, les Hautes-Chaumes, que le climat rude a rendu unique en Europe. Ce parc est aussi un château d'eau, avec ses 400 tourbières devenues autant d'étangs, notamment sur le versant lorrain et le plateau des Mille étangs en Haute-Saône.

Les amateurs de visites culturelles seront gâtés : on dénombre 350 sites classés, une dizaine de villages remarquables, deux territoires labellisés Art et Histoire, etc. A retenir, Le château médiéval de Hohlandsbourg qui offre une vue imprenable sur la région de Colmar qu’il était chargé de protéger. Et bien sûr, l’Alsace traditionnelle, magnifique ballade fleurie, notamment le village de Riquewihr. La Maison du Parc est située à Munster.

PNR DE LA MONTAGNE DE REIMS

 Il a fêté ses quarante ans cette année et se porte comme un charme. D'une superficie de 53.279 ha, le Parc de la Montagne de Reims se singularise par la diversité de ses paysages (vignes, forêts, cultures), dont les célèbres Faux de Verzy - la plus grande concentration de hêtres tortillards en Europe - sont l'un des fleurons. Outre le vignoble (dont le Sentier des loges de vignes, de 5,2 km célèbre le travail des hommes), le PNR propose la découverte des trente-trois églises romanes de la vallée de l'Ardre, dont l'origine remonte au Xe et XIIe siècles, el des quelque 140 lavoirs et fontaines datant pour la plupart du XIX!:!siècle. Autre lieu à découvrir : le verger aménagé sur le site de la Maison du Parc, à Pourcy, qui conserve différentes essences anciennes cultivées dans la région (poire, prune, cerise, pomme ...). Le rNR se prête à toutes les balades, cyclistes, pédestres et même nautiques puisqu'il est traversé par le Canal latéral à la Marne (photo). Un sentier a été créé sur les chemins de halage et contre-halage entre Condé-sur-Marne et Damery.

PNR DE LA FORÊT D'ORIENT

Entre Troyes et Bar-sur-Aube, Bar-sur-Seine et Montier-en-Der, le PNR de la Forêt d'Oriont jouit certes d'une Nature exceptionnelle, le saphir des grands lacs d'Orient, du Temple et d'Amance (photo) y étant serti par l'émeraude de profondes forêts aux riches faune et flore. Tous les loisirs nautiques et terrestres y sont praticables. Mais le patrimoine culturel, qu'il soit bâti ou spirituel, croyant ou profane, y est lui unique, De la Rome Antique au XVIIIe siècle, en passant par les édifices religieux, les commanderies des ordres de chevalerie et la Renaissance, chaque époque a marqué ce territoire aux confins de la connaissance et du mystique. La Maison du Parc, sise dans un hôtel particulier du XVIe siècle, est située sur la route à la bifurcation entre le lac d'Orient et le lac du Temple.

PNR DES VOSGES DU NORD

Situé à cheval entre les départements du Bas-Rhin et de Moselle, le Parc a été créé en 1975. D'une superficie de 127.600 ha, il fait la part belle à la forêt, mais aussi aux pitons de grès, sur lesquels sont bâtis une quarantaine de châteaux dont les plus anciens remontent au XIIe siècle. Certains (Fleckenstein, Lichtenberg) méritent le détour, D'autres ouvrages historiques à vocation militaire constituent un point fort : Simserhof et Schoenenbourg, le plus grand ouvrage visitable de la Ligne Maginot, e la célèbre Citadelle de Bitche, Parmi les nombreux musées, on citera celui du Pétrole à Pechelbronn, premier site mondial d'exploitation de l'or noir au XVIIIe siècle, et celui du Verre à Meisenthal, les Vosges du Nord étant l'un des berceaux européens de la verrerie et de la cristallerie. Après un passage dans la jolie ville thermale de Niederbronn-les-Bains, on pourra terminer la visite à Saverne, où se dresse le majestueux château des Rohan, tout en grès rose des Vosges (photo). La Maison du Parc est implantée dans l'un des plus beaux villages de France: La Petite Pierre.

DOSSIER DE GUILHEM BEAUQUIER ET JEAN-FRANÇOIS SCHERPEREEL

Extraits de Mag'info deu 07/2016

    

    

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Les 12 agences territoriales du Grand-Est


Chaque agence couvrira un territoire de 450.000 habitants avec vingt lycées et environ 450 agents TOS.

Le président du Grand-Est, Philippe Richert (LR), a présenté, hier à Strasbourg, la carte des agences territoriales qui, d'ici la fin de l'année, seront implantées dans la Région. À l'image d'un dispositif en Alsace, ces relais sont censés permettre aux citoyens c d'avoir des informations concrètes sans avoir à se déplacer au siège du conseil régional. Au nombre de douze, les agences seront situées à Charleville-Mézières-Verdun (à cheval sur les Ardennes et la Meuse, donc), à Châlons-en-Champagne, à Troyes et Chaumont (entre Aube et Haute-Marne), à Saint-Dizier-Bar-Ie-Duc (Haute-Marne-Meuse), Thionville-Longwy (Moselle-Meurthe-et-Moselle), Metz, Nancy, Épinal, Saverne-Haguenau (Bas-Rhin), Strasbourg, Sélestat et Mulhouse. « Apporter de la proximité dans ce territoire est un défi à part entière que nous avons, avec l'ensemble de l'exécutif, choisi de relever. La Région a l'obligation d'être au plus proche de ses concitoyens, de ses entreprises et de ses lycées », a expliqué M. Richert.

Trente personnes par agence

Des recherches des locaux qui vont abriter ces agences sont en cours. La Région annonce des « bâtiments emblématiques, facilement identifiables et parfaitement accessibles à tous, notamment en termes de dessertes par les transports collectifs ». Les agences territoriales seront constituées d'équipes pluridisciplinaires, d'une trentaine d'agents chacune agissant dans quatre grands domaines : le patrimoine immobilier, la gestion des ras (agents des lycées), les politiques territoriales (formation, développement économique ... ), les transports scolaires et péri urbains. Les agences prévues sur deux sites (Charleville-Verdun, notamment) seront dotées de deux implantations qui se partageront les personnels d'une seule équipe. En moyenne, une agence couvre un territoire de 450.000 habitants et une vingtaine de lycées.

Extraits de l' union du 25/06/2016

    

    

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Notre région est-elle l'oubliée du Grand Est

 Quatre directions régionales sur 19, un seul service de l'État, des organismes paritaires sur le départ. .. La Champagne-Ardenne fait-elle les frais du Grand Est ? Paranoïa mise à part, ça en prend le chemin et notre ancienne région n'y est peut-être pas pour rien ! 

L'ESSENTIEL

*.- Des élus régionaux s'interrogent sur la place de la Champagne-Ardenne dans le Grand Est.

*.- Châlons n'accueille qu'un service de l'État (l'agriculture) et quatre directions du conseil régional sur dix-neuf.

*.-  L'Ardennais Jean-Luc Warsmann. vice-président de la Région, juge au contraire que son département est « bien » représenté au sein, des instances régionales.

*.- Les deux anciens présidents de Région disent redouter un retour de « l'esprit de chapelle » dans nos départements.

*.- Des élus lorrains s'interrogent aussi sur la tentation alsacienne de vouloir imposer son modèle.

« Les Champardennais découvrent qu'ils habitent une région qui n'a jamais existé ». Le président de la CCI des Ardennes a la dent dure. Mais Géraud Spire exprime tout haut ce que beaucoup pensent peut-être tout bas. Dans notre (ex) région le Grand Est semble avoir réveillé de vieilles rivalités qu'illustre l'échec de la fusion des quatre CCI départementales (lire l'interview de François Cravoisier). Dans ce vigoureux bras de fer, les perdants accusent volontiers les autres de ne pas avoir joué la « cohérence régionale ». « Financièrement, nos quatre CCl s'en mordront les doigts », redoute Géraud Spire.

L'amertume est d'autant _plus vive que la future CCI du Grand Est s'installera probablement à Strasbourg. Un siège régional de plus, alors que la métropole alsacienne truste déjà les lieux de décision : six directions régionales de l'État sur onze, huit du Grand Est (le conseil régional, donc) sur dix-neuf et une flopée de sièges d'organismes paritaires (lire par ailleurs). Sans compter ceux des entreprises publiques et parapubliques.

300 agents travaillent encore dans l’ancien hôtel de Région

Dans le même temps, Châlons n'accueille plus « que » quatre directions régionales et pour l'État, l'unique direction de l'agriculture et de la forêt (Draf). Et encore puisque le « F » s'est installé en Lorraine. « Dans cet apparent déséquilibre, il y a la réalité et le ressenti. La réalité, c'est le départ de 400 à 500 cadres et hauts fonctionnaires « châlonnais », rappelle Patrick Tassin, le président du Ceser, un Champardennais (pour une fois l), dont l'assemblée se réunit à Metz. Pour le patron du Conseil économique et social, la réalité, ce sont aussi les locaux « désertiques » de l'ancien hôtel de Région. Seuls les passages de Philippe Richert - le président LR du Grand Est - occupent parfois le terrain. Mais le « désert » ne serait qu'une impression. « Non seulement 300 agents travaillent encore dans ces locaux. Mais je crois dans la sincérité de Richert de ne pas laisser tomber les territoires, notamment à travers les projets de Maisons ete la Région », explique Tassin, pourtant élu CGT...

C'est aussi l'avis - et c'est plus logique - du vice-président ardennais Jean-Luc Warsmann (LR). « Dans ce nouvel ensemble, la Champagne-Ardenne a toute sa place et Richert l'a prouvé en étendant la fibre optique à tous les territoires ruraux. Je note aussi que les quatre élus ardennais du Grand Est ont tous des responsabilités au sein de l'exécutif et que la Région est engagée dans des dossiers lourds, telle la ligne Charleville-Givet ou l'enseignement supérieur à Charleville », plaide M. Warsmann.

Tout le monde ne partage pas son enthousiasme. Ainsi du Marnais et conseiller régional FN Pascal Erre que met en pétard la « méthode » Richert, cette façon qu'aurait, selon lui, le président de Région de vouloir « dupliquer », autrement dit imposer le modèle alsacien à toute force, sans égard pour les singularités lorraine et champardennaise. Ce ressentiment - pour le coup partagé de gauche à droite chez les non Alsaciens - alimente l'idée d'une forme de « supériorité », sur le mode du « on va vous montrer comment faire ! ». « Une vice-présidente prétendait m'en remontrer en matière de financement de la recherche. C'est très agaçant », note le Marnais Jacques Meyer (PS), ancien président de l'université de Reims. Mais les Champardennais ne sont pas les seuls « agacés ». « On nous a récemment vanté un projet d'usine du futur que les Champardennais ont lancé il y a trois ans, et nous, l'an dernier ! Mais bien sûr le « dispositif est forcément meilleur », peste la socialiste lorraine Paola Zanetti, proche de Jean-Pierre Masseret, l'ancien président de la région Lorraine.

« Pas représentés à notre juste valeur »

Si elle était élue régionale, sans doute Catherine Vautrin (pouitant LR) le voterait-elle. « Dans la répartition des lieux de décision, notre région n'est pas représentée à sa juste valeur. Je regrette, par exemple, que la chambre d'agriculture régionale ne soit pas présidée par un Champardennais. Et Reims aurait dû accueillir la direction régionale de l'enseignement supérieur. Dans un  souci d'équilibre, ça aurait été un beau clin d'œil », estime la présidente de Reims Métropole. Réfutant toute rivalité avec Troyes et son maire François Barouin, Catherine Vautrin milite, au contraire, pour une « logique de projet sur les territoires ». « Notre agence d'urbanisme, par exemple, va bientôt travailler avec Charleville. Et Reims doit se mobiliser pour garder le "U" du CHU ou jouer à fond, avec le TGV, la carte de la proximité avec l'Ile-de-France. Sans compter qu'entre Paris et Strasbourg, la seule  ville sur la ligne, c'est nous ... », insiste l'élue qui veillera toutefois à ne pas se faire « imposer un modèle ». Sous-entendu, y compris alsacien. Ainsi, du projet de Richert d'étendre le très haut débit numérique. « En termes de densité démographique, équiper la Champagne-Ardenne et l'Alsace, ce n'est pas le même prix. »

Le paritarisme déménage


Le paritarisme repose actuellement sur une soixantaine d'organismesntaine d’organisme

Opcalia, l'un des deux principaux organismes paritaires chargés de collecter les fonds de la formation professionnelle, serait sur le point de supprimer 97 postes en France, dont cinq sur les douze que compte l'organisme dans ses antennes de Champagne-Ardenne, Ces suppressions sont en partie l'une des conséquences de la fusion des régions. Dans le Grand Est, la plupart des organismes paritaires sont engagés dans une vaste réorganisation interne qui porte surtout sur l'installation de leur nouveau siège régional, le plus souvent en Alsace, parfois en Lorraine. Opcalia et l'Agefos PME, notamment, choisiraient l'Alsace mais avec des réunions tournantes. Certains organismes, tel l'APEC (emploi des .cadres) ont choisi Nancy et d'autres plus rarement Reims (Urssaf). Ces transferts obligent les mandataires (employeurs et salariés) à de multiples et coûteux déplacements. « Assurer les frais de déplacement, parfois en TGV; d'une trentaine d'élus deux ou trois fois par mois à Nancy ou Strasbourg va finir par revenir très cher à l'organisme », raconte Bruno Baussart, un consultant rémois qui présidé depuis six ans l'ARACT Champagne-Ardenne (agence régionale d'amélioration des conditions de travail). M. Baussart s'interroge d'ailleurs sur son maintien à la tête de l'association. Chaque réunion à Strasbourg ou Nancy me bloque une journée de travail, Comme c'est une contribution bénévole,je ne pourrai pas longtemps  me le permettre. Au Medef - qui mandate quelque 250 personnes dans les organismes paritaires - le délégué régional estime que la distance, même compensée par les visio ou audioconférences, « éloignera les organismes de la réalité du terrain ». Ils risquent d'être de plus en plus pilotés par des permanents dont ce sera le travail ou des retraités qui auront le temps », prédit Christophe Dumaire.

G.G

Les deux anciens présidents de conseil régional balancent

 

3 QUESTIONS À


François CRAVOISIER
Président de la chambre régionale de commerce et d'industrie (CRCI).

« La dispersion· nous menace »

*.- Pourquoi votre projet de fusion des quatre CCI de Champagne- Ardenne a-t-il échoué ?

Parce que mes collègues ont jugé plus pertinent le territoire départemental que régional. Je le regrette parce que cette fusion aurait pu permettre de faire des économies et surtout de consacrer davantage de moyens à l'opérationnel qu'au fonctionnel. Les quatre chambres emploient actuellement près de 240 personnes. Une seule chambre régionale aurait employé moins de monde. De surcroît, quand vous n'avez qu'un seul budget, vous gagnez en efficacité. Si les Ardennais partageaient ce point de vue, les Aubois et les Haut-Marnais, non. C'est dommage.

*.- Diriez-vous que se sont exprimés dans œ dossier davantage d'égoïsmes départementaux qu'une vision de l’intérêt régional ?

Disons que c'est une potentialité forte ...

*.- Avec quatre CCI, la Champagne-Ardenne sera-t-elle économiquement moins bien défendue ?

Ce qui est certain, c'est qu'on paie le fait que cette région a toujours eu du mal à trouver son identité. Cela ne doit pas nous empêcher de défendre nos intérêts vis-à-vis des Alsaciens et des Lorrains qui, eux, ont su faire l’unité. Ce sera d'autant plus difficile que nous sommes dispersés. Le poids économique de la Champagne-Ardenne, c'est 24 % du Grand Est, dont 10 pour la Marne, 6 pour l'Aube, 5 pour les Ardennes et 3 pour la Haute-Marne. On a tout compris …

COMMENTAIRE

 La faute à qui

La Champagne-Ardenne et ses territoires veulent exister. Qui le leur reprocherait alors que s'élabore une entité administrative, politique, économique qui fait monter les anciennes régions d'une division, sinon dans les moyens, du moins dans leurs contours et ambitions ? D’où l'intérêt de passer à la vitesse supérieure. L’échec de la fusion de nos CCI, l'accouchement difficile de la Comue (la communauté des établissements supérieurs de Reims et Troyes) ou le coup d'arrêt porté au rapprochement Reims-Epernay-Châlons, prouvent que nous roulons encore à l'ordinaire. Paradoxalement, ça peut nous couter cher.

LES REPERES

•.- Un TGV reliera Reims-Strasbourg en 1H24 à partir du 1er juillet, date du lancement de la nouvelle ligne à vitesse  entièrement TGV entre Paris et l'AIsace. Départ à Reims Champagne-Ardenne : L...,._""-,,, 1 ~ 7 h 20. Arrivée à Strasbourg: 8 h 44.

Les permanents des syndicats de salariés prennent aussi le train ...

•.- Même les syndicats semblent avoir pris le pit strasbourgeois ou lorrain, à l'instar de l'Unsa-Ferroviaire qui tient désormais ses trois réunions mensuelles en alternance à Strasbourg, Nancy et Metz, « C'est plus long, plus coûteux et moins productif. À terme, le danger est que les gens ne viennent plus ... », constate Denis Menet responsable du syndicat dans la Marrie.

•.- Un débat pour ·confirmer le .Grand Est

La prochaine plénière Jiu conseil régional se tiendra le 29 avril à t Strasbourg. À J'ordre du jour, le nouveau nom de la Région Grand Est et les villes d'accueil des réunions du conseil.

•.- Le CHIFFRE 4

Châlons-en-Champagne accueille 4 directions du Conseil régional (dont l’agriculture) Strasbourg en accueille 8 et Metz 7.

•.- La PHRASE

« Richert a la volonté de répartir les services de la Région sur le territoire, mals il fait trop référence au modèle alsacien. Ça ne passe pas toujours bien. »

Patrick Tassin, président du Ceser Grand Est.

 Gilles GRANDPIERRE

Extraits de l' union du 19/04/2016

    

    

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Grand Est : on vous l'avait dit

Dans notre sondage exclusif, publié le 3 mars, le nom Grand Est avait été plébiscité par 45 % des personnes interrogées. Hier, à la Maison de la Région, à Strasbourg, c'est ...Grand Est qui à récolté 75 % des suffrages des 290.000 internautes de la région.

Extraits de l' union du 05/04/2016

    

    

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Les premiers chantiers du président 

Philippe Richert a présenté, hier à Strasbourg, les grandes lignes de l'organisation territoriale de la nouvelle Région. Cinq Champardennais intègrent la direction générale des services.


Philippe Richert à Strasbourg : « Toutes les directions seront présentes dans chacune des trois anciennes régions. » Remi Wafflart

« Quelle aventure ! », sourit François Bouchard. Qui ? Ne cherchez pas. Pour le peu qu'il s'intéresse. à la chose politique, régionale de surcroît, le grand public ignore ce nom-là. C'est pourtant un homme-clé. L'ancien directeur général des services de la Région Alsace dirige désormais ceux du Grand-Est. Quelque chose comme le patron de l'administration régionale et de ses presque 2.000 agents (700 en Alsace, 800 en Lorraine, 400 en Champagne-Ardenne), auxquels il faut ajouter 5.500 agents techniques des lycées (ATEE). Par « aventure », M. Bouchard désigne le « colossal mais exaltant » travail de réorganisation des services auquel il se livre depuis un an avec ses pairs lorrains et charnpardennais

 « Dans un souci de transparence, je souhaite que toutes les commissions permanentes soient publiques »

 « Qu'on soit élu ou journaliste, c'est rare de vivre de tels moments », a confirmé hier à Strasbourg, le nouveau boss (LR)de la Région, Philippe Richert, lors de la présentation de ses vœux à la presse, Passons brièvement sur les vœux eux-mêmes. L'ancien ministre des Collectivités territoriales reconnaît aux médias « un rôle d'aiguillon du débat démocratique », propose qu'ils prennent « toute leur part dans la question du nom» (lire par ailleurs) et, de façon inattendue, s'en remet « pour ce qui relève de l'accessoire et de l'écume des choses » au jugement de François Mitterrand! « Je ne me plains pas de la presse, soit que je me sois habitué, soit que je me sois résigné », assurait Tonton. « Il prononçait cette phrase sur un ton ironique. « C'est avec le même humour que je le reprends à mon compte », glisse Richert. Ensuite, le président de Région s'est attelé au plat de résistance du jour. Ceux qui en attendaient une présentation in extenso de la répartition des services régionaux seront restés sur leur faim. « Tout ne sera pas complètement finalisé avant un an », commente Philippe Richert qui s'en tient donc aux grandes lignes de cette réorganisation.

Retenons les axes forts. Comme l'exécutif (le gouvernement de la Région) sera à Strasbourg, le DG (François Bouchard, donc) et son adjoint, l'Ardennais François Charlier y seront aussi. Et comme Richert confirme l'installation, outre Strasbourg, de deux autres « Maisons de la Région » à Châlons et Metz, deux secrétaires généraux y seront également. Ce sont justement les anciens DG champardennais et lorrain, respectivement Gérard Colin à Châlons et Noël Jouaville à Metz.

Descendons la pyramide. Sous les secrétaires généraux, dix-neuf directeurs des services (dits «préfigurateurs ») prendront place dans ces trois « Maisons : huit à Strasbourg, quatre à (hâlons et sept à Metz. « Toutes les directions seront présentées dans chacune d'elles », précise Philippe Richert. Retenons les « nôtres », trois anciens de l'administration régionale châlonnaise encore, En l'occurrence, Francis Murer (« Information et évaluation des dispositifs »), Frédéric Gallois ( « Agriculture et forêt»), François Obrecht (« Lycées et jeunesse ») . Autrement .dit, ces trois directeurs resteront où ils sont. Chacune des anciennes régions, enfin, sera dotée d'agences territoriales : trois en Alsace, quatre en Lorraine, quatre en Champagne-Ardenne. Où ? On l'ignore encore, de même que le nom de ceux qui en prendront les commandes.

Châlons pourrai accueillir des commissions thématiques

Au total, l'administration du Grand-Est sera donc (si on compte bien) dotée d'une direction générale de 34 personnes. « Ce sera une direction de proximité. Chaque ancienne région disposant d'une répartition des directeurs correspondant à leur population», commente le patron de l'exécutif. Quant à savoir si les bâtiments châlonnais de l'ancienne Région seront ou non désertés dans un avenir proche, la seule allégation le fait sourire. «En termes de taille, d'effectifs, les services resteront les mêmes » assure-t-il. Châlons pourrait même parfois accueillir des réunions de commissions thématiques. Mais pour les plénières et ses 169 membres, l'hémicycle châlonnais paraît, pour le coup, un peu court. Metz s'en chargera donc quatre fois par an. Mais cela aussi, on s'en doutait.

 « Le choix du nom sera collectif »

•.- « Je n'imagine pas un seul instant que les conseillers régionaux décident du nom de cette nouvelle région sans qu'à un moment ou à un autre, on demande leur avis à nos concitoyen », estime, Philippe Richert qui souhaite associer les médias régionaux à la réflexion en cours. « Je voudrais constituer un groupe de suivi qui regroupera des historiens, des élus, des spécialistes en géopolitique pour travailler sur la méthode qui doit présider au choix de ce nom et nous donner des idées. Nous sommes loin d'être au bout de cette réflexion.» Les concours d'idées, lancés ici et là, ont déjà accouché de propositions plus ou moins heureuses. Le Avec Champagnie, j'avoue avoir un peu de mal. Quant à Lotharingie ou Austrasie, ils sont approximatifs et ne correspondent pas du tout, dans les contours de la région actuelle, aux réalités historiques et anciennes auxquels ces noms font référence », note le patron de la Région qui ne veut «surtout pas » (il l'a déjà dit et répété) d'une « Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine » qui finirait «invariablement par Alea ou AcaL  Sans compter que pour les Américains ou les Russes, ça ne veut rien dire ! »

Cette réflexion achevée, les habitants seraient ensuite consultés (sans doute par internet). « Ce ne sera pas et cela ne doit pas être un choix politicien. JJ Quand le résultat de cette consultation sera connu, les élus passeront au vote (probablement courant juillet) et le nom de la nouvelle région deviendra définitif par décret en octobre.

 UNE BAISSE DES INDEMNiTÈS DES ELUS DE 20%

•.-Les conseillers régionaux se prononceront le 25 janvier sur la baisse de 20 % de leurs indemnités. C'est, en moyenne de 400 à 500 euros de moins par mois.

•.- Pour une région supérieure à trois millions d'habitants. ., l'indemnité des élus est théoriquement de 2 660 euros.

Le  CHIFFRE : 19

•.- Directeurs de service seront répartis à Châlons, Metz et Strasbourg.

LA PHRASE

•.-  « Le changement d'échelle ne doit pas se traduire par du gigantisme mais tout doit être fait pour renforcer la proximité de la Région à chaque territoire et à chaque citoyen. »

Philippe Richert, président du conseil régional.

Gilles GRANDPlERRE

Extraits de l' union du 14/01/2016

    

    

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Tout sur les conseils régionaux

Le conseil régional est une assemblée délibérante qui définit les politiques de la région et vote son budget. Ses compétences ont été renforcées dans le cadre de la réforme territoriale.


Les élections régionales auront lieu les fi et 13 décembre prochains. AFP

Voici ce qu'il faut savoir du fonctionnement et des attributions d'un conseil régional

FONCTIONNEMENT

•-  À l'issue des élections régionales, les conseillers régionaux élisent un président du conseil régional pour la mandature (six ans) et une commission permanente. Des vice-présidents sont ensuite élus au sein de cette commission. Ils composent avec le président et l'exécutif de la Région

• - Le président prépare er exécute les délibérations du conseil, gère le patrimoine et dirige l'administration régionale.

• - Le conseil régional se réunit publiquement au moins une fois par trimestre, selon un ordre du jour déterminé.

• - L'effectif du conseil varie selon la population des régions. Le nombre de conseillers ne changera pas avec le passage de 22 à 13 régions métropolitaines le 1er  janvier 2016. Il sera pour chaque nouvelle région égal à l'addition des effectifs du conseil de chacune des anciennes régions fusionnées. De 209 en Île-de-France à 41 en Guadeloupe,

COMPETENCES

• - La loi NOTRe (Nouvelle organisation du territoire de la République de juillet 2015) a renforcé le pouvoir des Régions au détriment des autres collectivités territoriales.

• - La Région dispose désormais d'une compétence exclusive en matière économique. Elle élabore un schéma régional de développement économique, d'innovation et d'internationalisation. Seule collectivité à pouvoir leur accorder des aides directes. elle est chef de file du soutien aux-entreprises.

• - La Région gère les ports et les aéroports, infrastructures nécessaires au développement économique et à l'emploi.

• - Elle joue un rôle de premier plan dans la formation profession (apprentissage, reconversion). Elle s'occupe de la formation, des chômeurs, des travailleurs sociaux et des professions paramédicales.

• - Transports: la région est responsable de l'organisation des transports collectifs routiers, y compris scolaires, et ferroviaires; en dehors des agglomérations.

• - Enseignement: elle est chargée des lycées publics (construction, entretien, équipement et fonctionnement). Elle recrute et rémunère les personnels non enseignants et peut organiser des services de restauration scolaire, des aides aux lycéens, et attribuer des bourses aux étudiants. Dans le domaine de la recherche, la Région finance en particulier les thèses de doctorat.

• - Culture : la Région est responsable de l'organisation et du financement des musées régionaux et de la conservation des archives, Elle peut accorder des subventions aux associations du secteur, pour développer des festivals ou des manifestations de prestige.

• - Sport : la Région peut soutenir les clubs et associations et assurer l'entretien ou la construction des  équipements sportifs.

 

LE CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL REGIONAL (CESR)

Institution régionale non élue, le CESR regroupe les «forces vives » de la Région (organisations syndicales, entreprises et activités non salariées, organismes participant à la vie de la région, personnalités qualifiées ... ). Le CESR est une assemblée consultative qui ne prend aucune décision, mais émet des avis.

LES REPÈRES

• - UN PEU DE SOCIOLOGIE

Selon une étude les conseillers régionaux élus en 2010 sont à 57 % issus de catégories professionnelles supérieures pour 14% rattachées aux catégories populaires et 29 aux catégories moyennes. Les conseillers régionaux ont en moyenne 50 ans.

• - Le CHIFFRE : 53.6

C’était le pourcentage de l’abstention aux élections régionales en 2010.

• - LA PHRASE

C’est Gorbatchev qui disait « Quand on arrive trop tard, l'histoire vous punit. » Les punitions des régionales, ce sont la somme des erreurs que les uns et les autres ont commises pendant des années. »

Extraits de l' union du 09/11/2015 
 

    

    

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   La Région vit sa dernière édition

Jean-Paul Bachy vit sa dernière Foire en tant que président de région. Il fait sa rentrée aujourd'hui, sur son stand. Il rappellera notamment l'importance de se tourner vers l’avenir

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Ce matin, un peu après 10 heures, le président Jean-Paul Bachy fera son discours de rentrée sur le stand de la Régio

•. Quel regard portez-vous sur le nouveau territoire qui se dessine ?

Tout d'abord, il faut placer cette Foire sous le signe de l'optimisme et de la mobilisation. Les pouvoirs publics ont voulu que le pôle moteur de cette future grande région Est soit Strasbourg qui est déjà capitale européenne et excentrée dans une région qui fera une fois et demie la taille de la Belgique. Il faut donc aussi à cette région un pôle de croissance vers la Picardie et l'IIe-de-France . .La future grande région sera un territoire qui regroupera des habitudes de vie, des bassins, des territoires bien différents. On sait à quel point les Alsaciens sont réticents à ce rapprochement La nouvelle région sera diverse. Le territoire à construire ne doit pas être une addition d'identités. Mais un regroupement de forces. C'est la seule région qui aura quatre frontières communes avec les pays d'Europe. Un atout.

 •. Quelles sont lès grandes lignes de votre programme de rentrée ?

 Je vais tout d'abord rappeler le travail réalisé par les équipes du conseil régional qui a porté des résultats. La région d'aujourd'hui a fait des progrès significatifs par rapport à ce qu'elle était il y a dix-quinze ans. L'important, aujourd'hui. c'est de se tourner vers l'avenir. Sur la Foire nous avons signé lm contrat plan État-Région. Parallèlement, un nouveau mode de gestion de fonds structurels européens se m~ en place. Il s'additionne aux crédits contractuellement fixés par l'État et les collectivités de la région, c'est la démonstration que les Champardennais vont disposer de moyens pour concrétiser leurs projets. Enfin, je rappellerai qu'il faudra mobiliser les acteurs et mettre en çorifiance la jeunesse à propos de son territoire. Qu'on arrête la sinistrose et que l'on soit fiers de nous. La plaie de cette région c'est de se dénigrer.

 •. Quels sont les moments forts du stand de la région ?

 C'était la signature du contrat plan Etat-Région. Et tous les jours nous mettons en valeur un thème dominant. Nous couvrons tout le champ des compétences de la région. Chaque jour, 'c'est l'occasion de faire le point, d'informer, d'établir un bilan, d'expliquer au public les droits qui sont les siens. Comme les nouvelles aides financières que nous proposons pour les lycéens à la rentrée. Quelque chose qui n'existe pas ·en Alsace et qu'elle peut mettre en place.

 •. Comment le plan Etat-Région signé vendredi va-t-il pouvoir s'appliquer avec le nouveau territoire ?

 Qu'il s'agisse des contrats de plan comme des programmations et de la mobilisation des fonds européens, I ‘application dans la durée et sur le territoire ne bouge pas pour les cinq ans qui viennent. Ce qui est acquis pour la Champagne-Ardenne le restera. Les engagements conjointement pris par l'Etat et les élus seront mis en œuvre sur le périmètre de la région. Il en sera de même pour les deux autres régions. Il y a un rendez-vous  prévu à mi-parcours. Ce bilan sera fait sous la responsabilité de la future assemblée régionale qui définira si des ajustements doivent être faits.

 •. Que va devenir l'hôtel de Région?

 En investissant dans cet hôtel de région nous avons mis en place une politique de regroupement pour économiser et ce, en réunissant l'ensemble des services. Cela nous permet d'économiser chaque année entre 2 et 300000. €. Cela s'inscrit dans une politique rigoureuse budgétaire. Les services et les administrations seront regroupés sur ce site fonctionnel et performant. Mes homologues parlent de déconcentration et de région multipolaire. L'ensemble des emplois et des services y sera donc maintenu. Aux élus champardennais de se battre pour cela.

 •. Qu'allez-vous faire après le 1° janvier?

 Je ne sais pas encore quelles seront mes occupations. Ces dernières années j'ai beaucoup travaillé sur le champ de la coopération internationale. je me 'Suis assuré de la présence « Ici nous avons tous les moyens de vivre, de s'implanter, de faire ses études. les jeunes peuvent avoir confiance en leur ré ion» de la France dans le monde. Ce qui nécessite une mobilisation de tous .' les instants. Sur le terrain économique, je suis. prêt à travailler pour développer la croissance. C'est dans ce domaine que j'entends agir. Le moment est venu aussi de passer le témoin aux plus jeunes

 •. Que pensez-vous de la réforme territoriale ?

 Aujourd'hui, elle est faite. Il faut se projeter dans l'avenir. j'émets de grandes réserves sur la façon dont elle s'est appliquée; . Elle ne générera pas d'économies. Elle peut générer de nouveaux espaces, de nouvelles dynamiques mais pas d'économies.

 •. Quelle place pour les Champardennais dans la nouvelle région 7

 La région ne peut pas se bâtir à l'heure d'aujourd'hui sur un esprit de clocher. C'est aux Champardennais d'être la locomotive de cette nouvelle région vers l'ouest. Leur place sera celle d'impulser la croissance. Le territoire est grand et sa capitale .excentrée. Cela passe par la valorisation de l'ensemble de nos atouts agricoles, industrielles, économiques ...Mon rôle sera de mobiliser les acteurs et qu'ils gardent confiance' en eux. Qu'ils n'hésitent pas à mobiliser leurs talents. Nous avons beaucoup d'atouts, notamment culturels avec notre parlement culturel et notre laboratoire. Nous sommes des travailleurs. Nous aurons notre place.

 Propos recueillis par  Anne-5ophie COURSIER

Extraits de l' union du 30-08-2015

    

    

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 Sur les pas des  grands hommes qui ont marqué la région

Ils ont inscrit leur nom dans l'histoire de la France et ont marqué le territoire de leur empreinte. De Voltaire à Rimbaud en passant par Auguste Renoir et Charles de Gaulle, "saurez-vous les retrouver ?

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De nombreux musées rendent hommage aux personnalités du monde littéraire, politique ou artistique
qui sont nées ou ont vécu en Champagne-Ardenne et dans l'Aisne.

1 – L’homme aux semelles de vent.

Né à Charleville-Mézières en 1854, la trace de l'enfant du pays, poète rebelle au visage d'ange, est visible partout au musée éponyme mais aussi à la Maison des ailleurs où il a grandi. Il a marqué les esprits avec «Le bateau ivre, les «Illuminations » mais-aussi avec la relation tumultueuse Qu'il a entretenue avec Verlaine. Mort à Marseille en 1891. Il est enterré à Charleville, dans la tombe familiale.

---> Le musée Rimbaud et la maison des Ailleurs à Charleville-Mézières sont ouverts de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures tous les jours, sauf le lundi.

2 - L’un des écrivains le plus éclairé du XVIII° siècle

 Né en 1694, ce poète, philosophe et dramaturge incarne à lui seul le siècle des Lumières. Menacé d'emprisonnement à la suite de la publication des «Lettres Philosophiques, il trouve asile chez son amie, la marquise du Châtelet, Qui l'accueille en Haute-Marne, où il a séjourné près de quinze ans, de 1734 à l749.

---> Le château de Cirey-sur-Blalse se visite tous les jours en juillet et août à 14 h 50. 16 h OS et 17 h 20. Les dimanches et jours fériés en septembre.

3 – Maître de l’impressionnisme

Marié à une Auboise, l'un des plus grands peintres français (1841-1919) a séjourné régulièrement dans le petit village d'Essoyes, dont on retrouve l'ambiance, le cadre et la lumière dans certaines toiles. Il est enterré, avec sa femme, dans le cimetière du village.

---> Du côté des Renoir. à Essoyes. est ouvert tous les jours d'avril à septembre de 10 heures il 12 h 30 et de 13 h 30 à l8 h 30.

4 – Le père des trois mousquetaires.

Né à Villers-Cotterêts en 1802, ce célèbre écrivain français a d'abord été clerc de notaire dans sa ville natale avant de rejoindre Paris. Auteur prolifique, à qui l'on doit aussi «Le comte de Monte-Cristos, son fils, qui porte le même nom que lui, a écrit « La Dame aux camélias. Le talent de père en fils ?

--->  Le musée Alexandre Dumas. à Villers-Cotterêts. est ouvert tous les jours de 14 à 17 heures OB heures le dimanche) sauf le mardi le dernier dimanche du mois et les jours fériés.

5 – L’homme du 18 juin.

Son appel, lancé sur les ondes de la BBC, le 18 juin 1940, est resté dans l'histoire, Après la guerre, en désaccord avec le gouvernement, il démissionne.

C'est à la Boisserie, à Colombey-les-Deux-Églises qu'il affronte la « traversée du désert l, rédige ses mémoires et décède, en 1970, après avoir été le premier président de la V° République française.

--->  Le Mémorial Charles-de-Gaulle. à Colombey-les-Deux-Églises, est ouvert 9 h 30 à 19 heures tous les jours jusqu’au 30 5eptembre.

6 – L’un des plus grand dramaturges classique

Il est né en 1639 à La Ferté-Milon où il a passé son enfance avec sa grand-mère, dans une maison restaurée qui est aujourd'hui un musée à son nom. Il a couché sur papier les amours tragiques des héroïnes classiques les plus emblématiques : Andromaque, Phèdre, Bérénice ou encore Iphigénie. Il est mort en 1699.

--->  Le musée Jean Racine, à La Ferté-Milon, est ouvert les samedis et dimanches de 10 à 12 h 3D et de 15 à 17 h 30.

7 – Le poète et amant maudit.

Il a été l'amant d'Arthur Rimbaud mais c'est surtout l'un des plus grands poètes classiques français (1844-1896). Même Gainsbourg s'est inspiré de sa «Chanson d'automne » dans «Je suis venu te dire que je m'en vais ». Attaché aux Ardennes, il a enseigné le français, l'anglais et l'histoire à Rethel. Sa ferme de Juniville abrite aujourd'hui un musée.

--->  Le musée Paul Verlaine, à Juniville, est ouvert du mardi au dimanche de 14 à 18 heures.

8 – Le  créateur de l’encyclopédie

Né à Langres (1713-1784), il y a vécu ses quinze premières années car son père tenait une boutique de coutelier sur la place quI porte aujourd'hui son nom. Écrivain; philosophe et grande figure -des Lumières, il a créé l'Encyclopédie et a révolutionné son temps par son ouverture d'esprit et son audace.

--->  La maison des Lumières Denis Diderot, à Langres, est ouverte tous les jours de 9 à 12 heures.

9 – Le roi des conteurs.

Il est né en juillet 1621 à Château-Thierry, dans un bel hôtel particulier qui est devenu un musée. Ses fables, dont la sagesse populaire reste admirée aujourd'hui encore, mais aussi ses nombreux contes. lui ont permis de vivre de sa plume, avant de profiter des faveurs de ses protecteurs successifs, jusqu'à sa mort, en 1695.

--->  Le musée Jean de la Fontaine à Château-Thierry est ouvert tous les jours sauf le lundi de 9 h 3D à 12 heures et de 14 heures à 17h30.

10 -  Le chef de file du Fauvisme

Après une enfance passée avec ses parents, à Bohain-en-Vermandois, Henri Matisse (1869-1954) entame des études de droit. Mais sa passion pour la peinture est plus ·forte. Son œuvre est marquée par les couleurs et les fleurs qu'il a vues dans la graineterie familiale. La maison familiale accueille aujourd'hui un lieu d'exposition, une boutique et un café dédiés au peintre.

--->  La maison familiale de Matisse est ouverte du mercredi au samedi de 10 à 13heures et de 14 Il 18heures, dimanche et lundi de 14 à 18 heures.· .

Laetitia VENANCIO

Ceux qui veulent laisser leur empreinte


Le journaliste et écrivain Patrick Poivre d'Arvor est né à Reims

Ils ne sont pas encore morts mais ils sont peut-être les candidats de demain au titre de grands hommes. Dans les Ardennes, Yannick Noah, né à Sedan, a laissé sa marque dans le monde du tennis et dans celui de la chanson. L'Aisne, de son côté, a vu naître l'animateur Sébastien Cauet, à Saint-Quentin. À Fismes, dans la Marne, nul doute que le dessinateur Albert Uderzo, l'un des créateurs d'Astérix, restera dans les annales. La cité des sacres peut, elle aussi, s'enorgueillir d'avoir vu naître quelques personnalités prometteuses: le journaliste et écrivain Patrick Poivre d'Arvor, le, champion du monde Robert Pirès ou encore le musicien Yuksek, À Épernay, on mise sur l'athlète Yohann Diniz pour remporter la course à la postérité.

À la table du Général à Colombey-Ies-Deux-Eglises


Le chef, Gérard Natali, a connu le général de Gaulle.

Il n'y a pas de pèlerinage à Colombey-les-Deux-Églises sans une halte gourmande « À la table du Général ». Cette adresse incontournable, en plein cœur du village, propose une cuisine traditionnelle, celle qu'affectionnait tout particulièrement le général de Gaulle. « je suis né ici, j'ai connu le Général et j'ai eu l'honneur de porter son cercueil  jusqu'à sa dernière demeure , se souvient le chef, Gérard Natali. Nous faisons un menu du jour à  19,50 euros. En plat, je fais toujours une viande qui a un rapport avec le Général. Il aimait bien la blanquette de veau, l'andouillette de Troyes, La poule au pot, la cuisse de chevreuil ... »

 À quelques pas de là, à l'Hostellerie «La Montagne », son fils, Jean-Baptiste Natali, une étoile au guide Michelin, brille dans le firmament gastronomique haut-marnais.

A La table du Général, 54 Rue du Général-de-Gaulle à Colombey-les-Deux-Églises. Menu du jour à 19,50 euros.

Louise Pommnery (1819-1890)

La veuve Clicquot (1777-1870}.

 Elles sont rares à avoir inscrit leur nom dans l’histoire. Louise Pommnery et Barbe-Nicole Clicquot Ponsardin, ont toutes les deux marqué l’histoire du champagne. La première a développé les gammes brut, sec et extra-sec à une époque où on préférait le champagne sucré. Quant à la veuve Clicquot ; c’était une femme d’affaire avisée qui a su faire prospérer son champagne en obtenant de nombreux marchés à l’étranger, en Russie notamment. C’est également elle qui et à l’origine de la « méthode champenoise», qui permet de débarrasser le champagne de ses sédiments.

LES REPÈRES

 •. Jean de la Fontaine et Racine étaient cousins par alliance

Jean de la Fontaine et Jean Racine n’avalent pas qu'un prénom en commun, ils étaient cousins ! Le roi de la fable s'est en effet marié avec la cousine de Racine, Marie Héricart. Malgré leurs dix-huit ans d'écart, les deux hommes entretenaient une relation amicale.

•. Napoléon, écolier à Brienne-le-Château

De 1779 à 1784, Napoleone Buonaparte a fait ses études à l'école militaire royale de Brienne, dans  l'Aube, qui abrite désormais un musée dédié à l'Empereur

•. PIQUE-NIQUE CHEZ LES RENOIR

Le centre culturel « Du côté des Renoir » propose pique-niquer dans le jardin Renoir, à Essoyes. Le rendez-vous comprend en outre une visite de la maison qui va bientôt être restaurée, et une  dégustation de champagne. Les 1° et 3° dimanches de août et septembre.

•.  Le CHIFFRE : 43,50

  c’est la hauteur, en mètres, de la croix de Lorraine, édifiée en 1972, en hommage eu Général de GAULLE.

•. LA PHRASE

 « Ma ville natale est supérieurement idiote entre les petites villes de province. Sur cela, voyez-vous, je n'ai plus d’illusions. Parce qu'elle est à côté de Mézières, - une ville qu'on ne trouve pas - parce qu'elle voit pérégriner dans ses rues deux ou trois cents de pioupious». Arthur Rimbaud

Extraits de l' union du 01/08/2015 

    

    

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 Trois présidents à la recherche d'identité


Philippe RICHERT (Alsace) Jean-Paul BACHY (Champagne Ardenne) et Jean-Pierre MASSERET (Lorraine) hier à Châlons

L'heure était à l'union nationale, ce mercredi matin, au conseil régional de Champagne-Ardenne. Pas question donc de parler des divergences étalées sur la place publique il y a quelques mois lors de la désignation des grandes régions. Pas plus de ce qui pourrait créer des tensions dans la mise en place de la nouvelle. Si le président Jean-Paul Bachy recevait ses homologues de Lorraine et d'Alsace c'était pour mettre en avant « la puissance économique » qu'allait représenter la future région et rien d'autre ...

Cette fameuse grande région, ce sera en effet la deuxième française en matière d'exportation, la troisième pour son excédent commercial, la première pour les produits de fonderies, les boissons, le machinisme et les produits agricoles. Bref, de quoi voir l'avenir avec notamment un PIB de 147 milliards qui la situe, dans l'absolu, entre la 80 et 90' place des pays au monde.

«Là pour construire. pas opposer ni détruire »

Mais encore va-t-il falloir mettre en musique les politiques de trois régions aux profils assez différents. « Nous ne sommes pas là pour opposer, détruire mais construire », assure le président du conseil régional de Champagne-Ardenne. « II faut arriver à. Donner une identité nouvelle à ce territoire en respectant celles existantes dans nos régions actuelles » , renchérit le LorrainJean-Pierre Masseret. «  On ne va pas faire un Big Bang. Cela serait parfaitement stupide et irresponsable. »

« Il ne s'agit pas d'aller dans une opposition frontale», insiste Philippe Richert, président du conseil régional d'Alsace. Il La' première étape, c'est de mettre cm commun nos réussites. C'est le meilleur moyen de créer une unité. »

Il sera alors suffisamment temps d'évoquer les sujets qui fâchent...

Grégoire AMIR-TAHMASSEB

Extraits de l' union du 02/07/2015
 

    

    

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Une usine de pétrole vert annoncée dans le Nord-Est

La start -up Global Bioenergies et le groupe betteravier Cristal Union veulent produire, dans la Marne ou l'Aube, un substitut au pétrole d'origine végétale.


Global Bioenergies mène des expérimentations dans le pilote industriel de Pomacle-Bazancourt.
Christian Lantenois.

Convertir des végétaux en hydrocarbure en quelques jours plutôt qu'en millions d'années comme c’est le cas avec l'or noir

Une usine capable de produire, à partir de matière végétale, un substitut au pétrole entrant directement dans la production de carburants, de plastique et de caoutchouc devrait voir le jour en Champagne-Ardenne. Ce projet est porté par le groupe coopératif sucrier Cristal Union, dont le siège est à Reims, et la prometteuse start-up Global Bioenergiés (Evry), au travers de leur filiale commune IBN-One, dont l'existence a été annoncée hier.

Pour son, implantation, deux sites sont en concurrence : Pomacle-Bazancourt, près de Reims, où est née une bioraffinerie végétale d'envergure internationale, et Arcis-sur-Aube, au nord de Troyes, où Cristal Union a une grande sucrerie-distillerie. L'usine, qui aura une capacité de 50.000 tonnes par an, devrait voir le jour en 2018. Elle nécessitera de réunir un financement estimé pour l'heure à 150 millions d'euros. Il faudra, pour cela, mobiliser des partenaires industriels et financiers.

Grâce à ses essais en laboratoire, puis à ses expérimentàtions au sein du pilote industriel instillé à Pomacle-Bazancourt, la start-up a mis au point un procédé de fermentation qui transforme des sucres en isobutène sous forme gazeuse. L'isobutène et ses dérivés font partie des briques de la pétrochimie. On en produit 15 millions de tonnes chaque année dans le monde à partir donc d'une ressource non renouvelable. «Notre procédé permet de convertir des végétaux en hydrocarbures en quelques jours au lieu d'ères géologiques de plusieurs millions d'années l, souligne Marc Delcourt, PDG de Global Bioénergies. Si le procédé de fermentation marche pour l'heure très bien avec des sucres de betterave et de céréales, l'idée est d'utiliser des déchets forestiers et agricoles. Le constructeur automobile Audi est très intéressé. Ce partenaire de Global Bioenergies a reçu hier, à Pomacle, un premier lot d'isoctane, dé- rivé d'isobutene, qui peut être utilisé, en mélange, par n'importe quel moteur à essence.

 Julien BOUILLE

Extraits de l' union du 22/05/2015 

    

    

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Ne pas s'attendre à des miracles du Grand Est

Les contours du budget 2017 de la Région devraient fortement ressembler Il ceux de la version 2016.

Les élus du Ceser et son président, Patrick Tassin (CGT, Ardennes), utilisent des mots plus choisis. Mais, à en croire les orientations budgétaires 2017 de la région Grand Est examinées hier à Metz par les représentants de la société civile, confirmation est venue qu'il ne faudra pas attendre de miracles de la part de la Région l'an prochain. « Le budget devrait atteindre 2,8 milliards d'euros, une augmentation substantielle (2,5 en 2016) essentiellement due aux transferts de compétences », a lancé Patrick Tassin. Les moyens demeurent au même niveau pour assurer les compétences obligatoires. Pour le reste ... « L'autonomie fiscale régionale est réduite à la portion congrue, annihilant toute possibilité de peser sur les choix », selon l'Ardennais.

Dette il son maximum acceptable ?

 Dès lors, les leviers sont peu nombreux. Emprunter ? « L'encourt de la dette a progressé régulièrement pour atteindre un niveau qui approche de son maximum acceptable », a commenté le président du Ceser. Dès lors, il ne faut pas s'attendre à de bonnes surprises. « Hors compétences nouvelles, les investissements seraient tout juste maintenus, alors que la section de fonctionnement baisserait légèrement », a avancé Patrick Tassin. Il faudra attendre le débat, vendredi prochain à la Région, pour connaître plus en détail les contours de ce premier vrai budget du Grand Est.

Fréédéric 60UIS

Extraits de l' union du 14/10/2014

    

    

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