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Reims reste parmi les villes les plus polluées 
4ºC en plus en fin de siècle ?

Qualité de l’air : l’Europe sanctionne la France

Une feuille de route pour la qualité de l’air

Ils veillent sur notre air
La qualité de l’air s’améliore en France

La sécheresse gagne du terrain

Reims, site pilote en France pour mesurer les pesticides dans l'air

Laure Miller intègre Atmo Grand Est
Les épandages, une plaie à la ville et une nécessité à la campagne

Il renifle les mauvaises odeurs

L'Etat demande à la Ville de prendre des mesures pour assainir l'atmosphère
Pollution, à la ville comme à la campagne

Ces nez qui surveillent les odeurs suspectes

 Qualité de l'air: Atmo surveille les poussières

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Reims reste parmi les villes les plus polluées 

La ville figure dans un classement des dix agglomérations les plus polluées de France. Un palmarès à prendre néanmoins avec quelques pincettes. Explications.  


La pollution de l’air a baissé d’environ 40% à Reims entre 2005 et 2014. Et une feuille de route pour la qualité de l’air a été établie.

Les 10 villes les plus polluées

Dans ce classement publié par BONHEUR ET SANTÉ, on trouve Lyon Villeurbanne en première position, puis Marseille, Paris, Roubaix, Strasbourg, Lille, Nice, Grenoble, Reims et Le Havre. Le site parle d’un classement évidemment arbitraire où la qualité de l’air, de l’eau et des sols est prise en compte.


« Les mesures prises nous permettent à ce jour de ne plus avoir aucune école ayant des sols pollués »
Laure Miller, adjointe au maire

La publication date du mois de juin, mais elle fait sa réapparition en cette rentrée sur les réseaux sociaux. Selon le site Bonheur et Santé, Reims ferait partie des dix villes les plus polluées de France. En neuvième position, juste derrière Grenoble… Il est évoqué les fameux pics de pollution aux particules en suspension, mais aussi la présence de nitrates dans l’eau ou des problèmes de pollution des sols dans certains établissements scolaires.

Un classement à prendre avec précaution néanmoins selon Laure Miller, adjointe au maire en charge de l’écologie urbaine notamment. «Il faut être très prudent sur ce genre de classement qui mélange tous les types de pollution et ne s’appuie sur aucune source précise, surtout quand les rédacteurs, eux-mêmes, admettent que c’est un classement arbitraire. » Selon elle, il n’existe plus aucun risque de pollution dans les écoles rémoises.

Pour rappel, dans le cadre du Grenelle de l’environnement, à partir de 2009, une étude nationale a été menée pour déterminer l’impact des activités industrielles et commerciales passées sur les sols où ont été construits crèches, écoles, collèges et lycées. Les établissements ont été classés en trois catégories : A, pas de pollution; B, pollution potentielle mais populations non exposées et C, pollution qui nécessite des mesures techniques de gestion. « Ce classement avait, alors, mis en exergue l’école Dauphinot. Or, celle-ci a été rénovée et les sols ne sont plus pollués à ce jour. Sauf que le classement du ministère n’a pas été mis à jour depuis. Le classement de Bonheur et Santé ne prend donc pas en compte les mesures prises par la Ville depuis et qui nous permettent à ce jour de ne plus avoir aucune école ayant des sols pollués » , assure l’élue.

UNE LONGUE HISTOIRE INDUSTRIELLE

Laure Miller précise encore que les sols de Reims ne sont pas plus pollués que ceux des autres villes de France. « Nous avons une histoire industrielle qui a effectivement pu polluer certains sols comme partout ailleurs en France. Pour autant, grâce à nos grands projets en cours de réalisation, comme au Sernam ou pour le port Colbert, nous réhabilitons les friches industrielles et, donc, nous les dépolluons au préalable. »

S’agissant de la problématique de l’eau, l’édile indique que le Grand Reims dispose d’une cellule dédiée à la protection de la ressource en eau. « Des actions agricoles sont menées, depuis de nombreuses années, en lien avec la chambre d’agriculture et l’Agence de l’eau, dans les aires de bassin d’alimentation de captage. »

En juin dernier, Jean-François Husson, président d’Atmo Grand Est (réseau d’associations pour la surveillance de la qualité de l’air) avait souligné que la pollution de l’air avait baissé d’environ 40 % à Reims entre 2005 et 2014. Elle a d’ailleurs globalement baissé sur l’ensemble du territoire français ces dernières années, en raison entre autres du renouvellement continu du parc automobile et d’une réglementation plus contraignante concernant l’industrie.

« Il faut du temps pour que les décisions fassent effet », rappelait Jean-François Husson, sachant que Reims et la communauté urbaine se sont dotées d’une feuille de route concernant la qualité de l’air qui vient compléter le plan de prévention de l’atmosphère. Avec en projet l’acquisition de véhicules propres, une nouvelle offre de vélos en libre-service ou l’étude sur le transport de marchandise dans le dernier kilomètre. « Nous rendons encore de l’espace public aux déplacements doux » , déclarait Laure Miller dans nos colonnes le 24 mai, parlant aussi de la zone 30 destinée à faciliter la cohabitation avec les vélos, d’un travail mené avec l’État sur la traversée urbaine… Sans oublier une sensibilisation des Rémois, à travers une plaquette notamment, aux gestes du quotidien qui peuvent être réalisés par chacun pour lutter contre la pollution de l’air.

Yann LE BLÉVEC

Extrait de l'union du 06/09/2018

   

   

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4ºC en plus en fin de siècle ?

À Paris, la canicule précoce du printemps 2017 ou au contraire la tardive de septembre 2016 ne seront bientôt plus des exceptions : la capitale et sa région vont continuer à se réchauffer.


À l’échelle des saisons, l’été est celle qui se réchauffe le plus au cours de ces dernières années. AFP

Le chiffre reste à confirmer : +1ºC ou +4ºC ? Tout dépendra des mesures mises en place mondialement pour réduire les gaz à effet de serre, note l’organisme, qui a basé ses projections parisiennes sur les scénarios d’émissions du GIEC. D’ici 2071-2100, Paris verra ainsi les températures maximales moyennes grimper de 1,3 à 4,3ºC par rapport à aujourd’hui. À ce jour le monde a déjà gagné environ 1ºC depuis la Révolution industrielle – et la communauté internationale s’est engagée à tout faire pour rester sous 2ºC.

Mémoire du climat national, Météo France, fort de 355 ans de relevés et d’un suivi ininterrompu depuis 1872 à la station du parc Montsouris, dans le 14 e arrondissement parisien, observe le réchauffement continu des dernières décennies. « Plus on avance dans le temps et plus on a tendance à avoir des journées chaudes », a décrit Raphaëlle Kounkou-Arnaud, responsable Étude et Climatologie, en présentant, hier, cette synthèse régionale.

L’avenir, « c’est une poursuite du réchauffement, et des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes et intenses », ajoute-t-elle, évoquant une tendance « dans le même sens sur le reste du territoire métropolitain […] Paris aujourd’hui connaît en moyenne un jour de vigilance orange canicule, ce serait 10 à 25 » à horizon 2100. Des épisodes plus fréquents, mais aussi probablement plus sévères et plus longs, prévient Météo France.

La société a analysé, avec l’Institut Pierre Simon Laplace, le cas des deux vagues caniculaires tardives d’août et septembre 2016.

Résultat : dans le climat de la période 1971-2000, elles auraient eu une probabilité « extrêmement faible » de se produire à ce moment de l’année, alors qu’à horizon 2030 et plus encore 2050, ces températures seront « fréquentes ».

Paris aujourd’hui connaît en moyenne un jour de vigilance orange canicule, ce serait 10 à 25 à horizon 2100
Raphaëlle Kounkou-Arnaud

« Ils ont montré que (ces événements) étaient en lien direct avec le changement climatique », analyse l’ingénieure climatologue : hier ils étaient « rarissimes en septembre. Maintenant les canicules vont pouvoir se produire en juin et en septembre, et plus seulement en juillet-août ».

En attendant, la situation contraint les villes, victimes de l’effet « îlot de chaleur urbain » (températures plus élevées en ville qu’en périphérie), à se préparer. Ainsi Paris, dotée notamment depuis 2010 d’une Agence parisienne du climat (APC), qui travaille aux mesures d’adaptation à cette situation nouvelle et qui dresse une longue liste de travaux. Certains sont d’ailleurs menés en partenariat avec Météo France. Celui-ci, outre des bilans climatiques réguliers, réalise aussi des études évaluant les actions menées, par exemple pour réhabiliter et « rafraîchir », au sens propre du terme, certains quartiers.

Les cinq années les plus chaudes observées au XXI e siècle  

Signe d’accélération du réchauffement des températures, les cinq années les plus chaudes depuis 50 ans ont été observées au 21 e siècle : 2011, 2014, 2015, 2017 et 2003. À l’échelle saisonnière, c’est l’été qui se réchauffe le plus. À Paris, les cinq étés les plus frais ont tous été observés avant 1980. Et pour trouver l’hiver le plus froid, il faut remonter à 1962-63 (record de douceur hivernale pour 2006-07 et 2015-16). De ce fait, le nombre annuel de jours de gel diminue : moins 3 à 4 jours par décennie depuis 1959 ! Et les projections en annoncent encore 8 à 23 de moins d’ici 2100, autant dire que certaines années pourraient ne pas voir de gel. Pour les pluies, l’évolution est moins nette, mais la tendance plutôt à la baisse en été, à la hausse en hiver.

Extrait de l'union du 17/05/2018

   

   

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Qualité de l’air : l’Europe sanctionne la France  


Le gouvernement est déterminé à «accélérer les mesures en faveur de la qualité de l’air», a assuré hier Nicolas Hulot.
AFP

La Commission européenne, après plus d’une décennie de mises en garde, a décidé hier de renvoyer six États membres devant la justice de l’UE, dont la France et l’Allemagne, mis en cause pour ne pas respecter les normes de qualité de l’air. Les premières mises en garde étaient tombées dès 2005, début d’une très longue procédure d’infraction engagée par l’exécutif européen, garant du respect des réglementations communautaires. Neuf pays au total étaient sous la menace d’être renvoyés devant la justice.

DES MILLIERS DE DÉCÈS

L’Espagne, la Slovaquie et la République tchèque ont échappé, cette fois-ci au moins, à la punition. L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni sont sanctionnées pour le non-respect des limites fixées pour les émissions de dioxyde d’azote (NO 2 ), qui s’échappent des pots d’échappement et étouffent les agglomérations congestionnées. La Hongrie, l’Italie et la Roumanie sont quant à elles mises en cause pour la présence élevée et persistante de particules fines, ces matières (poussière, fumée, suie, pollen) présentes dans l’air dont la concentration est aggravée par la pollution. Selon l’Agence européenne de l’environnement, la pollution aux particules fines est responsable de près de 400.000 décès prématurés par an, dont 66.000 en Allemagne, 60 000 en Italie et 35 000 en France. Pour le NO 2 , les morts prématurées sont estimées à 75.000 par an en Europe, dont 9 300 en France

Extrait de l'union du 17/05/2018

   

   

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 Une feuille de route pour la qualité de l’air

Communauté urbaine, Ville, État, acteurs privés… Un travail collectif vient d’être mené pour contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air dans la cité des sacres.


La situation s’est améliorée, mais Reims connaît encore quelques jours dans l’année avc des dépassements de seuils en termes de pollution. Christian Lantenois

L’ESSENTIEL

*.- IL Y A QUELQUES ANNÉES, la commune de Reims a connu des dépassements au niveau des NOx (oxydes d’azote), provoquant la mise en place d’un plan de prévention de l’atmosphère.

*.- SI AUJOURD’HUI, cela va mieux, un travail collectif a été mené ces derniers mois qui visera à compléter ce plan de prévention de l’atmosphère.

*.- DES PROPOSITIONS À L’ÉCHELLE DU GRAND REIMS seront remises au ministre avant d’être présentées au niveau de l’Europe, ce qui devrait déboucher sur des engagements concrets dès 2018 ou en 2019.

C’est une feuille de route fixée par l’Europe à la France. Un peu partout, dans des endroits bien identifiés, on réfléchit à comment améliorer la qualité de l’air. Un travail qui touche à sa fin. « Les propositions émanant de chaque secteur concerné vont être remontées au ministre, qui lui-même va aller exposer le tout devant les instances européennes », explique Guillaume Michaux, vice-président du Grand Reims en charge du développement durable. Et d’ici la fin de l’année ou en 2019, cela donnera lieu localement à des actions concrètes.

« Elles ne sont pas encore validées, mais cela devrait comprendre des actions que nous avions déjà prévues », explique Laure Miller, adjointe à Reims à l’écologie urbaine. Il s’agit par exemple de l’acquisition de véhicules propres par la collectivité, d’une nouvelle offre de vélos en libre-service ou de l’étude sur le transport de marchandises dans le dernier kilomètre. Un enjeu important. À Paris par exemple, un véhicule en circulation sur cinq livre des marchandises. Un peu partout, on imagine des alternatives à ce sujet.« Avec Laure Miller, nous sommes allés à Paris participer à une table ronde avec le ministre. On s’est retrouvé à côté de villes comme Grenoble qui sont nettement plus touchées que nous, cela relativise nos problèmes », poursuit Guillaume Michaux. Il y a quelques années, Reims, comme beaucoup de grandes villes, a connu en effet des dépassements au niveau des NOx (oxydes d’azote), donnant lieu à la mise en place d’un plan de prévention de l’atmosphère. « Aujourd’hui, la courbe est en très nette diminution. Il n’y a plus que quelques jours dans l’année où on connaît des petits pics, mais on continue donc de plancher pour compléter le plan de prévention de l’atmosphère. »


«
 Nous avons aussi dans la Marne des entreprises qui développent des tracteurs électriques »
Guillaume MICHAUX, Grand Reims

DES AIRES DE COVOITURAGE AU NIVEAU DU PARC NATUREL RÉGIONAL

Ce qui est intéressant pour Guillaume Michaux, c’est que le travail se fait à l’échelle du Grand Reims, « cela offre de nouvelles perspectives, un nouveau regard sur les mobilités par exemple, pour lesquelles Patrick Bedek, vice-président en charge des transports, est évidemment associé. Si on réfléchit globalement aux transports, ce sera sans doute plus efficace. Lors de la dernière réunion, on a par exemple parlé des difficultés de la liaison ferroviaire entre Reims et Épernay. Mais on discute aussi d’aires de covoituage avec le Parc naturel régional de la Montagne de Reims. »

De nombreux acteurs sont en effet investis dans ce travail qui est mené, le monde agricole et viticole, les associations, le syndicat des architectes, La Poste, GRDF… en adéquation avec les services de l’État. « Peu de monde sait notamment que le Comité interprofessionnel du vin de Champagne mène des actions également. Aujourd’hui, les sarments par exemple ne sont pratiquement plus brûlés. Nous avons aussi dans la Marne des entreprises qui développent des tracteurs électriques. » Plusieurs thématiques ont été définies, comme la mobilité ou l’habitat. On devrait en savoir plus à l’automne 2018.

Yann LE BLÉVEC

Extrait de l'union du 14/03/2018

   

   

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Ils veillent sur notre air 

À Reims, Atmo Grand Est surveille de près la qualité de l’air. Non contente d’observer et d’alerter, l’association propose de faire connaître les bons gestes à adopter au quotidien (et pas seulement en cas de crise) pour mieux respirer.

Reims Une montgolfière estampillée Atmo Grand Est a survolé l’agglomération. Un vol pour faire connaître les solutions et bonnes pratiques pour réduire les émissions de polluants. 

Vous l’avez peut-être aperçue dans le ciel de Reims la semaine dernière ? C’était une première. Une montgolfière aux couleurs d’Atmo Grand Est a survolé l’agglomération dans le cadre de la journée nationale de la qualité de l’air. Objectif : nous faire lever les yeux en l’air, pour mieux nous pencher sur ce que nous respirons. L’occasion également pour la structure de (re) faire les présentations depuis la fusion le 1 er janvier dernier des trois entités (Atmo Champagne-Ardenne, Air Lorraine et Aspa Alsace), réforme territoriale oblige. Depuis neuf mois, c’est donc Atmo Grand Est qui surveille, inventorie, prévoit, alerte, informe, sensibilise et réalise des études sur la qualité de notre air. À l’échelle de la région, l’association à but non-lucratif emploie 77 collaborateurs. Pour la Marne, ils sont 16. Basés à Reims, rue Léon-Patoux à Farman, ils sont ingénieurs, techniciens, modélisateurs… et récupèrent quotidiennement des mesures qu’ils croisent avec tout un tas de données (météorologiques, topographiques…) histoire de dresser un diagnostic précis de la pollution atmosphérique.

OBSERVER POUR MIEUX RESPIRER

À Reims, l’air est surveillé grâce à quatre stations. Trois « stations de fond » mesurent l’exposition moyenne à la pollution de l’air. L’une est située dans les bâtiments de la mairie, tandis que les deux autres sont installées dans des écoles (rue Jean-d’Aulan à Reims et allée des Pâquerettes à Bétheny), « ce qui nous permet d’avoir une visibilité sur une population particulièrement sensible », explique Emmanuelle Drab-Sommesous, directrice. La 4e station, posée boulevard Paul-Doumer, au plus près du trafic routier, mesure ainsi l’exposition maximale. Quatorze autres unités mobiles veillent au grain dans la Marne. Alors, quel est l’état de notre air ? « Reims connaît depuis plusieurs années les mêmes problématiques que Nancy, Metz et Strasbourg, avec des dépassements de la valeur réglementaire annuelle qui est de 40 μg/m3 d’air de dioxyde d’azote. Une valeur au-delà de laquelle, on constate un effet sanitaire avéré. »

En plus de mesurer le NO 2 , Atmo surveille une quinzaine de polluants, dont les particules en suspension, l’ozone ou encore les pollens. L’an dernier, la procédure d’information et de recommandation pour les particules a été déclenchée durant 11 jours à Reims, la procédure d’alerte durant 2 jours, les 9 et 10 décembre 2016. « On parle souvent des pics de pollution mais la pollution la plus impactante, c’est celle de tous les jours car il s’agit d’une longue exposition. Mais l’idéal serait d’avoir toujours en tête les actions qu’on préconise en période de crise comme préférer le vélo ou la marche à la voiture ou adopter une conduite souple, entretenir son véhicule … »

ALICE RENARD

Renseignement sur www.atmo-grandest.eu

Extrait de l'union du 30/09/2017

   

   

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La qualité de l’air s’améliore en France

La qualité de l’air, l’une des principales préoccupations environnementales des Français, évolue dans le bon sens depuis vingt ans. Néanmoins, quelques points noirs demeurent.


Dans le rapport présenté hier, le Laboratoire central de surveillance de la qualité de l'air note une «amélioration progressive», particulièrement entre 2000 et 2010, la période la mieux documentée. AFP

L’ESSENTIEL

*.- LA JOURNÉE NATIONALE de la qualité de l’air se déroule aujourd’hui.

*.- SON OBJECTIF EST DE FAVORISER la mobilisation individuelle et collective pour sensibiliser les citoyens à l’importance de respirer un air de bonne qualité.

*.- PRÉSENTÉ HIER , un rapport du Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air met en relief une amélioration «sensible » ces vingt dernières années.

La qualité de l’air s’améliore, mais on a toujours des problématiques importantes sur un certain nombre de polluants : le dioxyde d’azote(NO 2 ), les particules, le benzène et l’ozone » , a indiqué hier Frédéric Bouvier, directeur d’Airparif, l’organisme de surveillance de la qualité de l’air en Île-de-France. L’amélioration est « sensible » , a souligné Eva Leoz, directrice exécutive du Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air (LCSQA).

Tous deux présentaient les tendances de la qualité de l’air ces vingt dernières années à partir d’un rapport du LCSQA publié à l’occasion, aujourd’hui, de la Journée nationale de l’air. Sur la période ciblée, 2000-2010, « les concentrations de dioxyde d’azote (NO 2 ) dans l’air ambiant ont baissé de 17,3 % » , selon le rapport. « Un progrès et une diminution qui s’accentuent au-delà de 2010 » , relève Mme Leoz, avec « des progrès beaucoup plus notables » dans les grandes agglomérations et l’est de la France.

TOUTES LES RÉGIONS SONT CONCERNÉES PAR CETTE AMÉLIORATION

En Île-de-France, par exemple, « en 2006, 4 millions de Franciliens respiraient un air au-delà de la valeur limite européenne » , un chiffre tombé à 1,4 million en 2016, dit M. Bouvier. « La problématique majeure est dans le cœur des agglomérations et le long des axes routiers » , précise-t-il.

Les oxydes d’azote, en particulier le dioxyde d’azote, sont des gaz nocifs pour le système respiratoire, émis notamment par les moteurs diesel. Le NO 2 contribue en outre à la formation d’ozone, un autre polluant, lors des journées chaudes et ensoleillées. Concernant les particules, ces micro-poussières en suspension dans l’air qui s’infiltrent profondément dans les voies respiratoires, « on observe une diminution importante » , note Mme Leoz. Selon le rapport, la concentration de particules PM10 (particules de diamètre inférieur à 10 microns) a baissé de 15,1 % entre 2000 et 2010. « Toutes les régions sont concernées par cette amélioration même si, malheureusement, on observe encore quelques niveaux élevés qui donnent lieu à des épisodes de pollution » , constate Mme Leoz.

Les particules PM10 proviennent directement des combustions industrielles et domestiques, et des transports (diesel).

Selon l’agence Santé Publique France, la pollution aux particules entraîne 48.000 morts prématurées dans le pays.

MAUVAIS ÉLÈVE POUR LES PARTICULES ET LE DIOXYDE D’AZOTE

En ce qui concerne l’Ozone, les pics ont « été réduits de 3,8 % », selon le rapport du Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air. Les régions les plus touchées par ce polluant « sont plutôt celles du sud de la France où l’ensoleillement favorise des niveaux élevés d’ozone », relève Frédéric Bouvier, le directeur d’Airparif, soulignant que cette tendance risque de s’aggraver avec le réchauffement climatique. Pour les années les plus récentes, «ces tendances à la baisse des niveaux de particules et des pics d’ozone se confirment, voire s’accentuent », selon le rapport. La France reste cependant un mauvais élève en Europe pour les particules et le dioxyde d’azote. De ce fait, elle subit « une pression importante » de l’Union européenne (UE) « avec un contentieux en cours » pour ces deux polluants, rappelle M. Bouvier. Sommé cet été par le Conseil d’État d’agir au plus vite, le gouvernement a jusqu’au 31 mars 2018 pour ramener les concentrations de PM10 (les particules fines de diamètre inférieur à 10 microns) et de dioxyde d’azote en dessous des valeurs limites autorisées dans l’UE, dans les zones où elles étaient encore dépassées en 2015. C’était le cas dans douze zones pour le dioxyde d’azote (Paris, Marseille, Grenoble, Lyon, Strasbourg, Toulouse…) et dans trois pour les particules (Rhône-Alpes, Paris, Martinique). Dès le lendemain de cette injonction, le gouvernement a assuré qu’il prendrait « toutes les mesures qui s’imposent dans les mois à venir ».

Extrait de l'union du 20/09/2017

   

   

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La sécheresse gagne du terrain

Notre région est très touchée par le manque d’eau. Certains secteurs sont en situation de crise, sans catastrophe.


On le voit sur cette carte, les nappes phréatiques de notre région (triangle orange) étaient déjà à un des niveaux les plus bas de France. Document BRGM 

Ce ne sont pas quelques pluies qui permettront un retour à la normale. Les chiffres ci-dessous montrent le décalage entre la réalité et l’habitude. Localement, des situations peuvent être plus remarquables encore. Dans la région, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne s’agissant des niveaux d’eau souterraine. Selon les derniers relevés du 29 mai, Pierre Pannet, directeur du BRGM (bureau de recherches géologiques et minières) de Reims, indique que la nappe de la Craie, au nord de la Marne et le sud des Ardennes, est en état de crise, c’est-à-dire dans une configuration qui n’a pas d’équivalent sur une période d’au moins vingt ans. Cela concerne un espace qui s’étend de la Vallée de la Marne à Rethel. Ces réserves souterraines comptent même parmi les plus touchées de France, avec l’Aquitaine et la Vallée du Rhône ! « Mais ce n’est pas encore la catastrophe », tient-il à rassurer. On peut encore boire de l’eau !

La Brie est également mal en point. Le sud de la Marne, la Marne moyenne (secteur de Vitry-le-François, Châlons, Vatry) et le nord de l’Aube sont en alerte (autrement dit, en surveillance). En Haute-Marne et plus bas, dans la vallée de la Seine, tout va bien, le niveau des nappes phréatiques est normal.

PAS DE SOUCI POUR LES EAUX DE SURFACE

Pour les eaux de surface, les niveaux sont tout à fait satisfaisants. « Il faut espérer qu’il pleuve un peu », confiait l’expert vendredi après-midi, quelques instants avant les premiers coups de tonnerre sur Reims. « Il n’y a plus de recharge possible à cette époque. Si les cours d’eau baissent, il y aura cette fois un risque accru de mortalité pour les poissons. »

Le 19 mai dernier, afin de préserver les ressources, les préfets de la Marne et des Ardennes ont déjà décidé de mesures de restriction d’usage de l’eau, dans le domaine privé (limitation des plages horaires pour l’arrosage des jardins, interdiction de laver les voitures, de remplir les piscines, etc.) ou professionnels (réduction de 15 % des quotas pour l’irrigation, notamment).

INQUIÉTUDE CHEZ LES AGRICULTEURS

Le détail des arrêtés et la liste des communes concernées (elles dépendent des nappes de la Craie de la Champagne Nord, des Calcaires de Brie, de Champigny et de l’Oxfordien) sont consultables sur les sites Internet des préfectures. En fonction de l’évolution de la situation, des mesures plus contraignantes pourront être prises, peut-être de façon imminente. S’agissant de l’Aisne, ces arrêtés « sécheresse » concernent aussi le secteur Vallée de l’Aisne mais pas celui de la Vallée de la Serre dont la partie Amont se situe dans le département des Ardennes.

Il n’y a pas que les agriculteurs qui doivent faire des efforts. Tout le monde doit s’impliquer pour économiser l’eau. Pierre Pannet

Ces conditions climatiques, une fois de plus, ne font pas les affaires des agriculteurs locaux. L’an dernier, l’excès d’eau puis une sécheresse dans la foulée, avaient eu des conséquences sur les récoltes. Cette année, l’inquiétude est encore de mise. « Fin mai, nous étions dans une situation de fin juin, avec des sols qui se fissuraient », relève Airy Darbon, directeur de la chambre d’agriculture de l’Aisne. Si l’épiaison est rapide (période d’apparition des épis), que « les pailles sont très, très courtes », « que l’on s’interroge pour l’élevage cet été » et que « l’on s’attend à des baisses de volume », Airy Darbon ne considère pas la situation « alarmiste ». Pas encore, c’est trop tôt. « Mais s’il pleut 100 mm dans les jours qui viennent, on les prend ! », souhaitait-il vendredi. Pour les agriculteurs, si le temps présent est essentiel, les évolutions climatiques en cours, avec les sécheresses ou les excès de précipitations, le sont peut-être davantage. « On peut s’attendre à des modifications des pratiques culturales dans les prochaines années, nous y travaillons. »

JEAN-MICHEL FRANÇOIS

Extrait de l'union du 05/06/2017

   

   

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Reims, site pilote en France pour mesurer les pesticides dans l'air

La ville fait partie des deux sites retenus en France dans le cadre d'une campagne nationale de mesure des pesticides dans l'air, avec Atmo Grand Est à la manœuvre


Une campagne nationale est menée par Atmo Grand Est pour trouver la bonne méthode pour surveiller les pesticides dans l'air

COMMENT L'AIR EST-IL CONTAMINÉ ?

 La contamination de l'air ambiant par les pesticides peut se faire par transfert direct des pesticides lors du traitement (suivant les conditions météorologiques et le mode de traitement), et/ou indirect par érosion éolienne ou volatilisation à partir des surfaces traitées

« Il faut savoir qu'il existe de nombreuses interrogations quant aux pesticides dans l'air et leur impact sur la santé »
Emmanuelle Drab-Sommesous

Atmo Grand Est réalise depuis le 18 avril sur Reims une campagne de mesure des pesticides dans l'air pour le compte du ministère en charge de l'environnement. Seuls deux sites en France ont été retenus pour cette expérience. L'autre est situé dans le Vaucluse. « Le choix a été fait d'un site dans le Sud et un au Nord », explique Emmanuelle Drab-Sommesous, directrice déléguée d'Atmo Grand Est. Qu'on se rassure, le choix de Reims ne vient pas du fait que l'air de la cité des sacres serait particulièrement vicié. Il ne tient pas non plus du hasard. « En fait, nous réalisons des mesures depuis 2001. »

« Au départ, on regardait chaque année quelles étaient les teneurs en pesticides », poursuit Emmanuelle Drab-Sommesous. En 2012, le rythme a changé. « On effectue des mesures permanentes, chaque semaine en fait. » Atrno Grand Est disposait donc du recul et de l'expérience nécessaires pour mener a bien cette expérimentation. « Il faut savoir qu'il existe de nombreuses interrogations quant aux pesticides dans l'air et leur impact sur la santé. »

« Il n'existe pas, pour l'heure, de réglementation ou de seuils établis pour lesquels une alerte devrait être lancée, contrairement au dioxyde d'azote ou aux particules fines par exemple. « La conférence environnementale de 2014 qui a précédée la COP21 a fait ressortir qu'un travail sur le sujet était nécessaire sur le plan national. On a déjà quelques éléments, mais le diagnostic est complexe en raison de la grande viabilité, en fonction du lieu, de la durée, etc. » Le test réalisé actuellement doit juste ment aider à, trouver une méthode pertinente de surveillance des pesticides dans l'air, à définir notamment une liste commune nationale de pesticides à surveiller. « Depuis 2012, nous utilisons un préleveur que l'on peut faire varier, en termes de débits entre autres, ou en choisissant une liste de pesticides précise. Pour cette campagne de tests, nous avons installé douze préleveurs qui ont donc été programmés différemment à la recherche de la meilleure solution pour suivre les pesticides. »

« NIVEAUX DE CONCENTRATION VARIABLES »

 Alors, doit-on s'inquiéter ? « Il y a des pesticides dans J'air à Reims, avec des niveaux de concentration variable. Il Reste à déterminer là liste de ceux qui sont utiles à surveiller pour la santé.» On est là dans l'ordre du programme par m3 en concentration hebdomadaire, » alors qu'on est dans le microgramme pour le dioxyde d'azote notamment. D'où la difficulté aussi de bien les évaluer.

 Yann LE BLÉVEC

Extrait de l'union du 13/05/2017

   

   

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Laure Miller intègre Atmo Grand Est

Déjà à la tête d'Atmo Champagne-Ardenne, Laure Miller a été nommée vice-présidente de la nouvelle entité Atmo Grand Est. Un rôle essentiel dans la gestion de la pollution.

Les trois anciens présidents d'Atmo Champagne-Ardenne (Laure Miller, au centre Lorraine et Alsace

A SAVOIR

•.-  Abno Champagne-Ardenne est  une association agréée par l'Etat. ll y en a une par région et sa mission est prévue par la loi.

•.-   Son rôle est de surveiller la qualité de l'air et donc de contribuer à évaluer les risques liés à la pollution, évaluer l'efficacité des stratégies qui luttent contre la pollution, accompagner les décideurs, informer les citoyens, les médias, les autorités de la qualité de l'air.

•.-   l'organisation d'Atmo s'articule autour de quatre collèges : État, collectivités, émetteurs, c'est-à-dire les industriels et les associations de protection de l'environnement/personnes qualifiées.

Présidente d'Atmo Champagne-Ardenne depuis décembre 2015. Laure Miller. par ailleurs ajointe aux espaces verts à la mairie de Reims et conseillère communautaire, vient d'être nommée vice-présidente de la nouvelle entité. Atmo Grand Est. qui regroupe IdLorraine. l'Alsace et notre région. Il aura fallu six mois de rencontres et de discussions avec le président d'Atmo Lorraine et Alsace et les trois directeurs pour réaliser cette fusion, qui ne prendra effet qu'au 31 décembre.

« J’ai eu à cœur de faire en sorte que notre ancienne région soit pleinement représentée dans la nouvelle instance et de défendre le travail réalisé par les équipes d'Atmo Champagne-Ardenne » , indiquait, il y a peu, Laure Miller qui peut compter sur 13 salariés à Reims. « Nous sommes tous satisfaits d'avoir obtenu une vice-présidence. »  La Rémoise travaillera aux côtés du nouveau président Atmo Grand Est, Jean-François Husson, sénateur de Meurthe-et-Moselle, « qui connaît très bien ces questions sur lesquelles il a travaillé au Sénat : il est à l'origine du récent rapport sur le coût de la pollution ». note-t-elle, avant de poursuivre : « Nous avons déjà discuté ensemble de l'avenir et- nous partageons la volonté de faire mieux conl1aÎtrele rôle d'Atmo auprès de nos concitoyens, leur expliquer ce qui a dêjà été fait depuis des années pour améliorer la qualité de l'air, ce qu'il reste à faire, ce que les collectivités peuvent faire, les gestes que chacun peut faire au quotidien, renforcer le dialogue avec le milieu agricole et viticole pour que l'on travaille plus étroitement sur ces questions  » . Laure Miller n'a de cesse de rappeler l'importance du rôle d'Atrno au quotidien: « La pollution a un coût sur la  santé, sur la qualité de vie, sur le patrimoine bâti (elle détériore les façades) et sur les finances publiques (le coût pour la sécurité soda le est estimé, par an, à -1 à 2 milliards d'euros!). Et la qualité de l'air (comme tique) fait partie des premiers sujets de préoccupation des Français . »

À noter que la Rémoise siège également au sein du bureau national Atmo France qui regroupe les associations de toutes les régions.

M.D.

Extrait de l'union du 02/08/2016

   

   

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Les épandages, une plaie à la ville et une nécessité à la campagne

Les urbains froncent le nez, chaque été : lisiers et fumiers, ça sent mauvais ! Différentes matières amendent la terre, les agriculteurs essaient de réduire les nuisances olfactives.


Entre Reims et Châlons-en-Champagne, les épandages ont commencé. Ils peuvent se poursuivre jusqu'à la mi-septembre.
Christian Lantenois

Odeurs tenaces, en plein cœur de Reims, ou fugaces, tout au long de la route entre Châlons-en-Champagne et la cité des sacres. Quand le vent est au nord et quand la température dépasse les 25°, les fragrances nauséabondes s'invitent souvent au beau milieu de l'été, réduisant le plaisir des barbecues, des pique-niques et des promenades. De ces nuisances olfactives, on se plaint surtout dans les milieux urbains, ou « rurbains, ces villages au milieu des champs peuplés de citadins. Que ces nez délicats prennent leur mal en patience : les épandages sont en cours : agriculteurs et industriels ont encore plusieurs semaines pour amender les terres. Tout est très encadré.

1 – Les Dates

Respectant la directive Nitrates (loi qui s'applique sur l'ensemble du territoire national), le calendrier fixe les périodes auxquelles il est interdit d'épandre. Il est tenu compte des cultures, de l'époque des semis, de la nature de ce qui est épandu et de la nature des sols. Un laps de temps doit, par exemple, être respecté entre l'amendement et le semis. Pour simplifier, l'apport .de matières organiques est autorisé du 1er juillet au 15 octobre ou 15 novembre.

« L'essentiel sera effectué d'ici le 10 ou le 15 septembre », assure François Latru, conseiller environnement à la Chambre d'agriculture de la Marne. La date varie également, dans les faits, selon la météo : quand les moissons sont tardives, cela décale l'épandage. Il faut attendre le moment le plus propice par rapport à la portance des sols. Et quand on est comme cette année, face à des sols très secs, il n'est pas facile de retourner la terre pour la mélanger à la paille souillée, afin qu'elle sente moins - ou moins longtemps.

2 -Les matières

Trois sortes de matières organiques rejoignent les champs afin de les fertiliser : les boues de station d'épuration, les effluents d'élevage liquides (lisiers) ou solides (fumiers) et les composts. Ce sont les effluents d'élevage qui dégagent les effluves les plus désagréables. La Marne va engloutir 30.000 à 40.000 tonnes de fientes d'animaux, venus de Hollande et de Belgique. Pour les effluents industriels, produits par l'industrie agroalimentaire, nos sols en absorbent 6 millions de m3. Quant aux boues urbaines, notre département en enfouit 20.000 m3, soit 29.000 tonnes, selon les chiffres de 2014 fournis par la Chambre d'agriculture.

3 – Les précautions

La Chambre d'agriculture préfère « prévenir plutôt que guérir » et a mis en ligne sur son site un résumé de bonnes pratiques et a publié des articles dans la presse spécialisée ... dans le but d'éviter qu'un jour une réglementation encore plus stricte ne s'impose. En 2013, les mauvaises odeurs avaient été particulièrement virulentes dans l'agglomération rémoise. Aussi l’an passé les agriculteurs avaient-ils reçu un courrier les appelant à observer quelques règles « de bon sens ». Après l'épandage, il est demandé d'enfouir dans les 24 heures, quelle que soit la situation de la parcelle et dans les 12 heures quand le champ se trouve à moins de 100 mètres des habitations. Il est interdit de procéder à l'épandage les vendredis, les week-ends et les jours fériés ainsi que la veille. François Latru résume cet exercice délicat : « Nous essayons de réduire les nuisances tout en n'augmentant pas les contraintes. »

Les boues des stations d’épuration, une pratique très encadrée

Les boues des stations d'épuration urbaines ou industrielles représentent un fertilisant « assez intéressant et gratuit », rappelle une note de la Chambre d'agriculture sur son site internet. Tout en précisant que leur usage est « limité et particulièrement encadré ». Les boues, issues du traitement des eaux usées, contiennent des éléments fertilisants, surtout de l'azote et du phosphore. Dans la Marne, la plupart des boues est épandue, essentiellement l’été, avant les cultures de colza et de betterave. C’est l’administration qui décide des parcelles bénéficiant de ces boues. Un suivi est organisé, avec analyse des boues et des sols et un accord écrit est passé entre producteur et utilisateurs.

Anne DESPAGNE

Extrait de l'union du 08/11/2015

   

   

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Il renifle les mauvaises odeurs

Jean-Claude Georget fait partie des « nez» qui analysent régulièrement la qualité de l'air autour du site industriel de Pomacle-Bazancourt. Leur réunion bilan aura lieu mercredi.


Jean-Claude 6eorget et son tableau de pointage quotidien. « Pour 2015,je dois dire que nous n'avons été que peu gênés. » A.P.

L'ESSENTIEL

•.-  Dans les années 1990 un dispositif de « veille olfactive » a  été mis en place autour du site industriel de Pomacle-Bazancourt. Jean-Claude Georget, de Boult-sur-Suippes, en fait partie.

•.- Il ne prétend pas disposer d'un odorat plus développé que d'autres, en revanche, lui et ses collègues suivent une formation régulière à l'identification des odeurs.

•.- La réunion bilan de ces « nez » a lieu mercredi  9 mars à Bazancourt ; elle n'est pas publique.

 Mercredi 9 mars au soir à Bazancourt aura lieu la réunion bilan annuelle des c nez" ces citoyens officiellement chargés de la c veille olfactive» autour du site agro-industriel. JeanClaude Georget. de Boult-sur-Suippe, en fait partie. Il répond à nos questions.

•.- Comment vous-êtes vous retrouvé. nez officiel. ?

Je suis arrivé à Boult dans les années 1990, au moment où les problèmes d'odeurs s'aggravaient. Je me suis retrouvé parmi ceux qui se sont manifestés à l'époque, auprès des élus, de la presse, pour essayer de comprendre. Et c'est ARD (entreprise Agro-Industrie Recherche et Développement installée sur le site agro-industriel de Pomacle-Bazancourt, NDLR) qui  m'a proposé d'entrer dans le jury.

 On vous a fait passer un examen pour savoir si vous étiez apte? Non, je n'ai pas passé d'examen, en revanche, avec tous les autres nez, nous sommes régulièrement formés, pour entretenir ou développer notre capacité à analyser les odeurs et surtout à graduer le niveau de gêne.

•.- A quel rythme ?

 Deux fois par an, à ARD.

•.- Et comment cela se passe-t-il ?

Cela dure environ une heure et demie : nous nous retrouvons devant plusieurs dizaines de flacons, entre 30 et 40, et nous devons identifier les odeurs qu'ils renferment, et noter le degré de gêne que nous ressentons.

•.- Mais vous avez la connaissance suffisante pour identifier précisément certains gaz ?

Non, nous n'utilisons pas des termes scientifiques lors de cette formation, nous utilisons des termes courants du genre chou pourri, alcool. vinasse, bassin (pour désigner les odeurs d’eau croupie), fumier.

•.- Et vous pensez que cette formation sert à quelque chose ?

Je pense qu'effectivement on devient meilleur dans la perception des odeurs, à force d'entraînement, même si on a toujours plus de facilités à reconnaître cellesque l'on reçoit dans la réalité dans sa propre zone.

•.-  Vous voulez dire que les odeurs perçues sont différentes selon l'endroit où l'on habite ?

C'est ça. Par exemple les gens de Bazancourt ou de Boult sentiront davantage des odeurs de bassin, alors que pour ceux d'Isle, ce sera l'alcool, qui provient de Cristanol.

•.- Ensuite, vous tenez à jour un tableau de ce que vous sentez tout au long de l'année. Le bilan est présenté une fois par an. VOUS pensez là encore que cela sert à quelque chose ?

Un peu. Il y a quand même des choses qui sont faites. Quand Chamtor a démarré dans les années 1980, les odeurs étaient très fortes, maintenant ça s'est amélioré. Pour "année 2015 à Boult par exemple, je dois dire que l'on a été peu gêné. La seule chose queje regrette, c'est que ces réunions bilans ne soient pas publiques, et qu'il n'y ait pas beaucoup de communication à leur sujet.

ANTOINE PArdessus

Extrait de l'union du 22/01/2015

   

   

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Qualité de l'Air

Pollution, à la ville comme à la campagne

Courantes en milieu urbain, les stations de mesure de la qualité de l'air sont en revanche bien plus rares en zone rurale. Depuis le 17 janvier, la campagne marnaise en compte une de plus, du côté de Pourcy.

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ATMO a installé une station de mesure au coeur du parc naturel de la montagne de Reims. © ATMO

Depuis 1989, l'association ATMO ChampagneArdenne évalue l'air que nous respirons dans la région. Effectuée grâce à des stations de mesures fixes, cette évaluation se fait également par l’utilisation d’outils numériques de calcul, afin d’avoir des données sur l’ensemble de la région. Pour l’agglomération rémoise, une plateforme de modélisation dénommée Rem’Air permet ainsi de connaitre les niveaux de concentration en polluants à l’échelle de la rue, en tout point de son territoire. Pour son fonctionnement, Rem’Air utilise les données de mesure des stations fixes. Et pour améliorer encore le paramétrage de l’outil, de nouvelles mesures sont depuis le début d'année réalisées grâce à une unité mobile en zone de fond rurale, éloignée des principales sources de pollution de l’air, à Pourcy. « Nous n'avions qu'une seule station installée en zone rurale, à Revin, indique Emmanuelle Drab-Sommesous, directrice d'ATMO. Pourtant, contrairement aux idées reçues, la pollution n'impacte pas que le milieu urbain. Par exemple la pollution à l'ozone se développe par réactions chimiques en fonction du soleil. Elle peut donc être plus importante à la campagne qu'en ville. » C'est donc dans ce cadre que des mesures de qualité de l’air sont effectuées depuis la Maison du Parc régional naturel de la Montagne de Reims située dans le village de Pourcy. C'est le lieu qu'a choisi ATMO Champagne-Ardenne pour installer, depuis le 15 janvier et jusqu’à la fin de l’année, sa station en milieu rural. Celle-ci mesure les concentrations dans l’air de plusieurs polluants réglementés, tels que sont des particules (PM10, PM2.5) et certains gaz (dioxyde d’azote et ozone), afin donc d'ajuster l’outil Rem’Air, tout en mesurant la qualité de l’air au sein du poumon vert de l'agglomération rémoise.

Ces nouvelles informations collectées permettront ensuite d'être utilisées par les décideurs locaux (maires et préfet) afin de prendre des décisions impactant la qualité de l’air en cas notamment de pic de pollution.

J.D

ATMO

Champagne-Ardenne ATMO Champagne-Ardenne est une association agréée par le Ministère en charge de l’environnement pour assurer la surveillance de la qualité de l’air sur la région Champagne-Ardenne. Présente dans la région depuis 1989, sa mission est de surveiller et prévoir la qualité de l’air, ainsi que développer des outils d’aide à la décision. Elle permet de mieux gérer la qualité de notre air et d’en informer le public et les acteurs locaux. ATMO possède 13 stations fixes réparties dans les grandes villes de la région auxquelles il faut ajouter les stations provisoires qui, comme celle de Pourcy, permettent la réalisation d'un quinzaine d'études sur d'autres sites en Champagne-Ardenne.

 Rens. : www.atmo-ca.asso.fr

Extrait de l'hebdo du vendredi N° 379 du 22/01/2015

   

   

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Qualité de l'air: Atmo surveille les poussières
 

Tous les jours, Atmo communique l'indice de qualité de l'air.


Une nouveauté pour bientôt : la composition de la pollution sera diffusée au public pour une meilleure prévention santé.

Explications :

La Fédération « Atmo » de Champagne-Ardenne, qui informe quotidiennement les Rémois sur la qualité de l'air, a' décidé de rendre plus concrète son action auprès du public.
Bientôt, les Rémois seront en effet informés de la composition de l'indice de pollution. Quatre polluants y sont pris en compte : le dioxyde de soufre, le {ûoxyde d'azote, l'ozone et les particules fines (les poussières). L'indice diffusé par la girafe de l'union, ou sur les ondes, est celui du composant dont le taux .est le plus fort d'entre les quatre.

Poussières nocives

II peut atteindre un niveau très éïevé, mais assez peu révélateur du danger sanitaire qu'il représente pour les a'dministrès.

Seul le taux de poussières (soit des particules rînes) présente un réel danger sanitaire, eu égard à l'état de santé de chaque individu. Le palier 10 correspond généralement au niveau d'alerte fixé par les réglementations françaises et européennes, tandis que l'indice 8 marque le franchissement du seuil de recommandations.

Pics ûe pollution

En cas de pic de pollution du taux de poussières, les enfants, personnes àgées ou autres inoividus présentant des lacunes respiratoires sont particulièrement visés. Et doivent prendre des mesures de précaution.Pour cela, la nature et la composition del'ihdice Atmo seront désormais précisées, afin de sensibiliser les Rémois à cette question de santé et d'environnement. Alors, restons vigilants.

Alexàndra de La Giraudière

Atmo Champagne-Ardenne, ' esplanade Roland-Garros à Reims.

Renseignements au 03.26.77.36.25. Site Internet : www.atmo-ca@wanadoo.fr

Extrait de l'union du 05/07/2009

   

   

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