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Les déchets : à la poubelle plutôt que dans la nature

Un bonus-malus pour le plastique fin 2019
Collecte des déchets, ce qui change dans le grand Reims

2017

Au QG des déchets 
Véolia décroche le marché de valorisation des déchets du Grand Reims

10 m€ pour rénover Rémival

Une larve gloutonne mangeuse de plastiques

Une chercheuse vient de découvrir une larve capable de manger les sacs en plastique

Au cœur d’une déchetterie à Reims, pour jeter intelligemment

2016

Vrai ou faux ? On vous dit comment bien trier à Reims
Comprendre le traitement de nos déchets

2015

Dépôts sauvages, des incivilités qui coûtent cher
Les épandages agacent les Rémois
Une journée pour vous débarrasser de vos déchets chimiques
L'abandon de déchets coûte cher
Dans les déchetteries, faites-vous petit
 Que reste-t-il de nos déchets ?
Les déchets radioactifs, petits nouveaux du patrimoine industriel
 

Le Verre

Mieux collecter le verre, une priorité à Reims
Le cercle vertueux du verre rémois
Comment le verre est revalorisé dans la métropole rémoise

 Reims Métropole exemplaire dans le recyclage du verre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un bonus-malus pour le plastique fin 2019

Le gouvernement entend mettre en place à partir de 2019 un système de « bonus-malus »   pour généraliser le recyclage du plastique, donc passer par le portefeuille des consommateurs. 


La diffusion massive sur les réseaux sociaux d’images des océans et de la faune marine étouffant sous les déchets commence à susciter des réponses politiques dans le monde.AFP

 Cette mesure, que Brune Poirson veut mettre en œuvre en 2019, avant de la « faire monter en puissance », consistera en un «bonus-malus » sur les produits à base de plastique et pourra aller jusqu’à 10 % de leur prix.

« Demain, quand il y aura le choix entre deux bouteilles, l’une fabriquée en plastique recyclé et l’autre non, la première sera moins chère », a déclaré Brune Poirson, secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire.

Brune Poirson s’est, en revanche, abstenue d’établir un calendrier pour la mise en place généralisée d’une consigne sur le plastique.

Il consisterait à associer un emballage à une caution que le consommateur paye à l’achat du produit et récupère sous forme monétaire ou de bon d’achat lorsqu’il le restitue.

AUX INDUSTRIELS DE COOPÉRER

Encore faut-il que les alternatives au plastique existent, nuance-t-il toutefois : « Pour les bouteilles, c’est un choix du consommateur qui est possible. Mais il ne faut pas oublier les autres. Sur le pot de yaourt, il n’y a aujourd’hui pas de plastique recyclé . On espère que les industriels joueront le jeu pour que les consommateurs ne soient pas directement pénalisés », a relevé pour sa part Flore Berlingen, directrice de l’association Zero Waste France.

Brune Poirson confirme ainsi la ligne du gouvernement : collaborer avec le secteur plutôt que bannir immédiatement certains produits, même si elle rappelle que l’exécutif veut interdire le commerce des pailles en plastique d’ici 2020.

Emmanuel Macron avait promis pendant sa campagne d’arriver à 100 % de recyclage des plastiques d’ici 2025 en France

Il est vrai que l’industrie du plastique reste florissante : la production mondiale a progressé de plus de 40 % en dix ans. Entre 2007 et 2017, elle est passée de 245 à 348 millions de tonnes, avec l’emballage comme premier débouché.

Le gouvernement avait reçu début juillet une cinquantaine d’entreprises et de fédérations, qui ont pris différents engagements, par exemple doubler le taux d’incorporation de matières premières issues du recyclage dans les produits en plastique. « Si dans deux ans, le compte n’y est pas, alors on passera au règlement », assure Brune Poirson. Michel-Edouard Leclerc, PDG de l’enseigne de distribution portant son nom, annonce avoir décidé « d’anticiper la loi » en ne proposant plus de pailles et de vaisselle en plastique début 2019.

La diffusion massive sur les réseaux sociaux d’images des océans et de la faune marine étouffant sous les déchets, et le lancement de certaines initiatives telles que les « Plastic Attacks » (des rassemblements de consommateurs qui entassent leurs emballages à la sortie d’un supermarché) commence à susciter des réponses politiques dans le monde.

La Commission européenne veut ainsi réduire drastiquement l’utilisation d’objets à usage unique, du coton-tige au matériel de pêche.

348 MILLIONS

Quelque 348 millions de tonnes de plastique sont sorties des usines dans le monde l'an dernier.

Où en est le recyclage ?

Selon un récent rapport de l’ONU, seuls 9 % des neuf milliards de tonnes de plastiques que le monde a jamais produites ont été recyclés. Si les choses progressent ces dernières années, tous les pays n’en sont pas au même point.

En Europe par exemple, 31 % des près de 26 millions de tonnes de déchets plastiques collectés en 2016 ont été recyclés, selon la fédération européenne du secteur, PlasticsEurope.

Aux États-Unis, c’est autour de 10 %.

Mais les chiffres sont aussi très variables d’un type de plastique à l’autre.

Le PET, dont sont composées les bouteilles, dispose de filières industrielles de traitement plus développées et la matière recyclée peut être réutilisée sans difficulté.

À l’inverse, les pots de yaourt finissent encore en incinération, comme les composites utilisés dans l’automobile, trop chers à recycler.

Un des handicaps est aussi le manque de débouchés pour la matière recyclée, du fait de prix plus élevés que pour celle issue des énergies fossiles, ou de doutes sur les propriétés de ces matériaux.

Une grande partie des plastiques échappe aussi à la collecte. C’est le cas de plus de la moitié des volumes de l’ensemble des déchets en Asie, dont une partie se retrouve donc dans la nature.

Extrait de l'union du 13/08/2018

    

    

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Collecte des déchets, ce qui change dans le grand Reims

Depuis le 1er janvier, des circuits ont été modifiés avec l’entrée de nouvelles communes dans le dispositif, impactant ainsi les habitudes de centaines de foyers. État des lieux.


De nouwlles communes intègrent les règles et des changements de collecte en découlent.
ArchIVes Remi Wafflart

L'ESSENTIEL

•.- Depuis le 1" janvier 2018, les régies ouest et est ont intégré de nouvelles communes : Gernicourt, Anthenay, Cuisles, Jonquery et Olizy-Violaines.

•.- Dix communes de la régie ouest ont vu aussi leurs jours de collectes changer après une refonte des tournées.

Les 143 communes qui constituent le Grand Reims ne sont pas logées à la même enseigne, elles dépendent soit du pôle déchet Ouest, Centre ou encore du pôle déchet Est.

Cinq nouvelles communes intègrent les régies

Les régies Ouest et Est connaissent des modifications. D’abord, la commune de Gernicourt a intégré la régie de collecte du pôle déchet Est au 1er janvier, « du fait de la fusion de cette commune avec celle de Cormicy », explique Nathalie Thiery, référente communication du pôle Est. « Gernicourt était auparavant prise en charge par le Sirtom du Laonnois. »

Pour cette trentaine d’habitants, la modification est de taille : « Ils ont reçu leurs trois poubelles par foyer en décembre et un courrier d’informations. Tout change pour eux : les jours de collecte, la manière de tri, l’accès aux déchetteries… La première collecte, la semaine dernière, s’est bien passée. »

Et puis, le 1er janvier 2018, a vu l’intégration dans la régie de collecte du pôle déchet Ouest, des communes d’Anthenay, Cuisles, Jonquery et Olizy-Violaine (canton de Châtillon-sur-Marne près de Dormans).

Pour quinze communes, la modification est de taille puisqu’il s’agit du ou des jours de ramassage

Ces quatre communes appartenaient à la communauté de communes Ardre et Châtillonnais qui a explosé fin 2016. Certaines qui avaient émis le souhait ont ainsi intégré la communauté de communes des Paysages de la Champagne (Dormans) et les quatre communes citées ont préféré se greffer pour la collecte des déchets au Grand Reims.

Ainsi, depuis le 1er janvier 2018, pour ces quatre communes, pas de changements de contenant mais de jour de collecte : « Avant, leurs ordures ménagères et les déchets triés étaient ramassés en même temps, ce n’est plus le cas, car nos camions sont mono-compartimentés. Ces habitants ont donc maintenant deux jours de collecte distincts », détaille Marie Bzdak, l’une des deux directrices du pôle déchet Ouest de la communauté urbaine.

Anthenay, Cuisles, Jonquery et Olizy-Violaine représentent un peu moins de 200 foyers (495 habitants). La régie Ouest prend en charge au total l’évacuation des déchets de 71 communes.

Dix communes du pôle Ouest changent de jours de collecte

L’intégration de ces quatre nouvelles communes a aussi été l’occasion « de modifier les circuits pour que les tournées soient mieux équilibrées », explique Marie Bzdak. Ainsi, dix communes de la régie Ouest se voient impactées. La fréquence des collectes n’a pas changé ni les consignes de tri, pour autant la modification est de taille puisqu’il s’agit du jour de ramassage. En cette nouvelle année qu commence, il faut donc prendre de nouvelles habitudes pour les foyers de : Lhéry (désormais le ramassage du tri s’effectue le vendredi des semaines impaires), Les Mesneux (ordures ménagères, le jeudi), Bouilly et Courmas (vendredi des semaines impaires pour le tri), Saint-Gilles (le jeudi des semaines impaires). Enfin Aubilly, Bouleuse, Mery-Premecy, Saint-Euphraise et Vrigny (Désormais le vendredi pour les ordures ménagères ; pour le tri : le vendredi semaine impaire).

 Aurélie Beaussart

Extrait de l'union du 09/01/2018

    

    

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Au QG des déchets 

Veolia, chargé de la valorisation énergétique des déchets issus de l’agglomération pour les neuf prochaines années, va moderniser son site. Coût de l’opération : 10 millions d’euros.


Hier après-midi, sur le site de Veolia, où parviennent chaque année 75000 tonnes de «déchets ultimes», appelés ainsi car non recyclables. Remi Wafflar
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Obéissant à la volonté du technicien, un gigantesque grappin plonge dans la montagne de déchets et, entre ses pattes géantes, hisse un amas dégoulinant. « Là, il y a un canapé ! » , lance, bras tendu, un témoin de la scène, forcément spectaculaire pour le non-initié. « Et voilà comment ils terminent » , commente, l’air faussement ému, un autre homme. Entouré d’écrans et autres caméras thermiques, le technicien, lui, reste concentré, déjà prêt à répéter la manœuvre.

C’est ici, au cœur de la zone industrielle Les Essillards, située au sud-est de la ville, que les camions-poubelles de l’agglomération rémoise achèvent leurs tournées. Ici que leurs « récoltes » quotidiennes sont déchargées, brûlées et, dans la mesure du possible, revalorisées par les 21 salariés du site.

« À l’année, ce sont 75 000 tonnes qui arrivent ici » , quantifiait, hier après-midi, André Amouriq, directeur de Veolia – mastodonte mondial de la revalorisation des déchets – pour la Champagne-Ardenne, la Meuse et l’Yonne. Précisément, 60 000 tonnes, en provenance des 300 000 habitants du Grand Reims, sont considérées comme « des déchets ultimes ».Traduire : non recyclables.

Leur devenir est d’être incinéré « afin de récupérer de l’énergie, faire de l’électricité et de la chaleur, détaille M. Amouriq. Les 15000 autres tonnes, elles, sont des « déchets industriels banals et sont issus d’industriels et d’artisans du département ».

VEOLIA DÉTENAIT LE PRÉCÉDENT CONTRAT, ÉTABLI SUR UNE DURÉE DE TRENTE ANS

L’heure était à la fête et aux félicitations, hier, dans les bureaux de Veolia, où avaient été conviés acteurs du secteur et journalistes. Et pour cause : la communauté urbaine du Grand Reims venait de renouveler sa confiance à Veolia, victorieuse de l’appel d’offres concernant le marché d’exploitation de l’unité de valorisation énergétique (UVE) des déchets

10 millions d’euros de travaux permettront d’améliorer à terme la performance énergétique du site de Veolia

Un contrat de délégation de service public d’une durée de neuf ans, effectif le 1 er janvier prochain, qui représente un chiffre d’affaires cumulé de 95 millions d’euros. Pour rappel, Veolia détenait déjà le précédent contrat, établi sur une durée de… trente ans. Avant, au cours de l’année, d’être mis en concurrence dans le cadre de l’appel d’offres. « Nous connaissons votre manière de travailler mais c’est normal, on vous a challengé , expliquait Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims. Maintenant, vous avez neuf ans pour nous démontrer que vous êtes fidèle à vos engagements. »

POUR LE GRAND REIMS, LE BUDGET ORDURES MÉNAGÈRES EST DE 34 MILLIONS

Dans le cadre du renouvellement du contrat, 10 millions d’euros seront consacrés « aux travaux de fiabilité des installations et d’optimisation énergétique. De quoi améliorer la performance énergétique de l’UVE » , ambitionne Veolia dans un communiqué. En parallèle de la production d’énergie thermique, un nouveau groupe turbo-alternateur sera installé, lequel permettra la production de 12 000 MWh d’électricité valorisée, soit l’équivalent de la consommation de 5 000 personnes. Enfin, poursuit le communiqué, « les travaux permettront de réduire les consommations d’énergie du site (…) afin d’alimenter le réseau de chauffage urbain du quartier Croix-Rouge. »

Le coût du traitement de ces déchets reste un enjeu considérable, tant sur le plan environnemental que financier. Depuis 2014 et l’arrivée de la nouvelle municipalité, « nous avons fait un travail important de baisse du coût du traitement et de l’enlèvement des ordures ménagères, insistait Catherine Vautrin. Nous avions baissé ce coût de 20 % dès notre arrivée. À l’échelle du Grand Reims, le budget ordures ménagères s’élève à 34 millions d’euros (…) entre 2014 et 2020, nous prévoyons une économie de 11 millions d’euros. Si nous voulons maintenir les objectifs actuels, il est indispensable de valoriser au maximum sur la totalité du traitement de la chaîne d’enlèvement des ordures ménagères. »

Recycler 50 % des déchets ménagers d’ici 2020, objectif de l’UE

Objet d’une banalité extrême voué à l’oubli une fois le couvercle de la poubelle refermé, le déchet est cette matière qu’on dépose loin, qu’on enfouit sous terre jusqu’aux années 70, qu’on brûle et qu’il est devenu impératif de réutiliser. Le déchet est désormais un objet d’investigation pour des chercheurs pour qui «l’argument de la recyclabilité des déchets a justement permis de poursuivre leur production » , avançait notamment Baptiste Monsaingeon, chercheur à l’Ifris (institut francilien Recherche Innovation Société). Auteur de Homo detritus (Seuil), il dénonce notamment « l’idée que ces matériaux contribuent à un modèle d’économie circulaire qui désamorce toute menace chez les jeteurs lorsque ceux-ci estiment faire le bon geste en utilisant la bonne poubelle. »

Recycler 50 % des déchets ménagers d’ici à 2020 : tel est l’objectif que s’était fixé l’Union européenne en 2008. Une utilisation plus circulaire des matériaux permet de moins exploiter de ressources naturelles, d’économiser de l’énergie, de moins émettre de gaz à effet de serre, mais aussi de développer une filière économique qui vende les produits recyclés. Depuis l’établissement de l’objectif européen, quasiment tous les États membres ont progressé dans ce domaine, y compris la France, toutefois en « milieu de tableau » et loin des leaders allemand et autrichien.

Mathieu LIVOREI

Extrait de l'union du 12/12/2017

    

    

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Véolia décroche le marché de valorisation des déchets du Grand Reims

Le contrat devrait générer 95 millions de chiffre d’affaires pour le traitement de 60 000 tonnes de déchets par an.


Veolia promet au Grand Reims de lui faire réaliser « des économies estimées à 3,1 millions d'euros » (ici la photo de l’usine de valorisation des déchets à la Veuve près de Châlons) - archive Christian Lantenois

Veolia a remporté le marché de la valorisation des déchets de l’agglomération de Reims. Ce contrat de délégation de service public est considéré comme une belle prise pour la multinationale française puisqu’il représente un chiffre d’affaires annoncé de 95 millions d’euros. Il débute le 1er janvier pour une durée de 9 ans.

Veolia, dont les trois pans d’activité principaux sont l’eau, les transports et les déchets, va traiter les 60 000 tonnes de déchets produits chaque année par les 300 0000 habitants de l’agglomération. Elle a été choisie pour enrichir les performances énergétiques du site rémois de valorisation.

« À travers l’ensemble des améliorations apportées à l’unité de valorisation énergétique (UVE), celle-ci deviendra une véritable centrale de production d’énergie verte qui permettra au Grand Reims de réaliser ainsi des économies estimées à 3,1 millions d’euros », a précisé Veolia.

Les équipes du Grand Reims confirment avoir fait une belle affaire : « Nous avons obtenu à travers ce nouveau contrat une baisse du coût d’incinération à la tonne d’environ 15 %. C’est une économie pour nos finances. Je voudrais souligner le bon travail de notre commission d’appel d’offres (CAO) qui parvient presque toujours à faire baisser les coûts pour la collectivité lors des renouvellements de marché » , se félicite Jean-Marc Roze, conseiller rapporteur du budget au conseil d’agglomération.

 Catherine Frey

Extrait de l'union du 12/12/2017

    

    

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10 m€ pour rénover Rémival


Le centre de valorisation énergétique des déchets ménagers va connaître   de profondes transformations afin d’améliorer son fonctionnement.

Elle fonctionne 24 heures sur 24, 7jours sur 7, et ce, 365 jours de l’année. L’usine de valorisation énergétique (UVE) des déchets ménagers de la collectivité a été construite, mise à disposition, exploitée et entretenue par la société Remival, depuis 1984. L’usine est capable d’ingurgiter 96.000 tonnes de déchets par an. Dans le cadre du nouveau contrat d’exploitation, 10 millions d’euros vont être engagés pour moderniser ce site, vieux de 33 ans.

1 - LE CONTEXTE

La délégation de service public, après prolongation de quatre ans, arrivait à terme au 31 décembre 2017. La collectivité avait procédé à l’insertion d’un appel à la concurrence, en juillet 2016. « Dans le cadre du renouvellement du contrat d’exploitation, nous avions demandé une série de travaux via le cahier des charges afin d’améliorer le fonctionnement de l’usine et afin qu’elle soit en parfait état de fonctionnement, à l’issue de la délégation » , explique Carole Le Breton, directrice adjointe du Grand Reims en charge du traitement des déchets. Deux candidats (Suez et Valest) avaient déposé une offre. Le 28 septembre, lors du dernier conseil communautaire, le Grand Reims a attribué la délégation de service public pour l’exploitation du centre à la société Valest.

2 - LES CHIFFRES ESSENTIELS DU SITE

Si la capacité du site est de pouvoir traiter 96 000 tonnes par an, les deux lignes de fours ont « digéré » 64 919 tonnes de déchets ménagers livrés par l’ex-Reims Métropole en 2015 (selon le dernier rapport d’activités connu). Et, avec les apports extérieurs, Remival a reçu au total 75 218 tonnes de déchets. Les fours sont équipés de chaudières de récupération d’énergie pour permettre la valorisation énergétique des déchets, qui se fait soit au travers de la fourniture de vapeur à la chaufferie urbaine du quartier Croix-Rouge, soit par la fabrication d’électricité (utile au fonctionnement du site, le surplus étant revendu à Enedis).

3 - UN CHANTIER D’UN AN

La société Valest, en reprenant la gestion du centre, s’engage à réaliser sur le site un programme de travaux pour 10 M €. « Nous avions demandé le changement du groupe turbo-alternateur qui permet de produire de l’électricité, afin qu’il soit plus puissant » , détaille Carole Le Breton. Le changement du groupe électrogène était aussi une autre des priorités, «l’actuel n’est plus adapté aux équipements en place. » Le nouvel exploitant devra aussi revoir la zone de stockage des mâchefers : « Ce sont les résidus solides issus de la combustion des déchets. » Et créer un local pour les apporteurs (les ripeurs), « pour qu’ils soient accueillis dans de meilleures conditions. » La Collectivité souhaitait aussi la modernisation des bâtiments administratifs car depuis la construction, les normes d’isolation notamment, ont pas mal évolué : « Il s’agit d’alléger la facture énergétique » .

La société Valest va aussi entamer toute une série de travaux de son propre chef. Pêle-mêle : réfection des façades et des clôtures, création de bassins d’infiltration, d’un parcours pédagogique pour que les visiteurs se rendent compte précisément du fonctionnement complexe du site... Le nouvel exploitant a prévu aussi le changement des rouleaux au niveau des fours (six rouleaux par four) afin d’optimiser la combustion, le remplacement d’analyseurs (afin d’optimiser les injections des réactifs). Et de manière plus anecdotique : la mise en place de bornes de recharges pour véhicule électrique. « Les travaux vont se dérouler tout au long de l’année 2018. L’idée étant que l’usine soit complètement opérationnelle pour 2019 » , complète Carole Le Breton. La présidente de la communauté urbaine, Catherine Vautrin, a par ailleurs précisé aux élus lors du conseil que le site devrait suspendre ses activités, environ 15 jours, au plus fort du chantier.

Aurélie BEAUSSART

Extrait de l'union du 12/10/2017

    

    

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Une larve gloutonne mangeuse de plastiques

La découverte d’une petite bête capable de dévorer avec un appétit stupéfiant le polyéthylène, l'une des matières plastiques les plus résistantes de nombreux emballages, est une bonne nouvelle pour l'environnement


Une chercheuse du Centre espagnol de la recherche nationale a identifié que la larve de la fausse teigne de cire était capable de dégrader naturellement du plastique.

Cette larve gastronome et insatiable, peut-être même boulimique, offre la perspective de « biodégrader » rapidement ce polluant qui s'accumule dans l'environnement, en particulier dans les océans, et est une source de pollutions multiples. Cela fait des années qu'on rabâche à bon escient que les déchets plastiques sont un problème environnemental mondial. Les chercheurs ciblent d'abord le polyéthylène, particulièrement résistant et qui est très difficilement dégradable naturellement.

Federica Bertocchini - une scientifique du Centre espagnol de la recherche nationale qui a découvert cette larve de la fausse teigne de la cire (Galleria mellonella), un papillon très répandu - a peut-être trouvé une solution simple et efficace pour se débarrasser, dans des délais records, de ces déchets inesthétiques et encombrants. Le fait d'avoir également la passion des abeilles l'a beaucoup aidé dans son travail expérimental.

BON APPÉTIT

Chaque année, quelque quatre-vingts millions de tonnes de polyéthylène sont produites dans le monde, précisent les chercheurs dont la découverte a été publiée dans le dernier numéro de la revue américaine Current Biology. Cette larve, élevée commercialement en grand nombre pour servir d'appât destiné à la pêche, est, à l'état sauvage, un parasite des ruches qui se niche dans la cire d'abeille, un peu partout en Europe, Federica Berrocchmi, également apicultrice amateur, a observé que les sacs en plastique dans lesquels elle plaçait la cire des ruches infectée par ce parasite étaient rapidement criblés de trous. D'autres observations avec un sac de supermarché au Royaume-Uni, soumis à une centaine de ces larves, ont montré que celles-ci pouvaient endommager le plastique en moins d'une heure. Des trous commençaient à apparaître après seulement quarante minutes et au bout de douze heures, la masse de plastique du sac était réduite de manière significative,

VORACITE

Les chercheurs soulignent que ce taux de dégradation est « extrêmement rapide » par rapport à d'autres découvertes récentes, comme celle d'une bactérie, l'an dernier, qui consomme certains plastiques mais au rythme de 0,13 milligramme par jour seulement. La voracité de la petite bête interpelle parce que sa rapidité d'assimilation est forcément un atout pour définir une politique active et efficace de réduction des déchets.

Les auteurs de cette dernière découverte pensent que la larve de la fausse teigne de la cire n'ingère pas seulement le plastique mais qu'elle le transforme ou le brise chimiquement avec une substance produite par ses glandes salivaires. « L'une des prochaines étapes sera de tenter d'identifier ce processus moléculaire et de déterminer comment isoler l'enzyme responsable », expliquent-ils. Voici une thématique écologique dont l'objectif défini est très pertinent.

« S'il s'agit d'une simple enzyme, on pourra alors la fabriquer à une échelle industrielle, grâce à la biotechnologie et au nom de l'intérêt général, et cela à des coûts raisonnables », estime Paolo Bombelli de l'université de Cambridge au Royaume-Uni, un des principaux coauteurs de ces travaux. Selon lui, « cette découverte pourrait être un outil important pour éliminer les déchets de plastique polyéthylène qui s'accumulent dans les décharges et les océans. »

Hervé CHABAUD

Extrait de l'union du 03/05/2017

    

    

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Au cœur d’une déchetterie à Reims, pour jeter intelligemment

Valoriser les déchets, c’est bien. Offrir une seconde vie aux objets, c’est mieux.


Une vingtaine de types de déchets sont acceptés au niveau de la déchetterie Europe à Reims, qui a enregistré 130 000 passages en 2016.Photographe: Bernard Sivade

L'ESSENTIEL

 •.- Le traitement des ordures ménagères est désormais de la compétence du Grand Reims, comprenant trois pôles. Un pôle Est au niveau de l'ancien Sycodec, un pôle Ouest au niveau de l'ancien Sycomore et un pôle Centre au niveau de Reims Métropole. • Le pôle Centre dispose de cinq déchetteries, Saint-Brice-Courcelles, Tinqueux, Sillery et Reims (impasse de la Chaufferie et rue de i'Escault),

•.-  Les déchetteries rémoises sont réservées aux ménages, les professionnels ont accès à des déchetteries professionnelles ..Une vingtaine de types de déchets y sont collectés.

•.-  Les déchets verts ne sont plus tolérés dans les poubelles. Il faut les emmener dans les déchetteries ou pratiquer le compostage à domicile.

 •.-  Il est encore conseillé de donner plutôt que de jeter quand c'est possible. C'est toujours mieux d'offrir une seconde vie à un objet.

•.-  Enfin, certaines mauvaises habitudes sont encore tenaces comme mettre du verre dans les poubelles, des petits appareils ménagers, des piles ou mêmes des seringues.

Dix heures, rue de l’Escault. Le ciel bleu encourage à faire un petit ménage de printemps. Les voitures s’égrainent doucement au niveau de la déchetterie de l’Europe, un des deux sites rémois. « C’est l’une des plus importantes. Ici, on a enregistré 130 000 passages en 2016, quelque 4 500 tonnes ont été collectées », précise Carole Le Breton, responsable des déchetteries du pôle Centre au niveau du Grand Reims. Il fut un temps, que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, où l’on allait tout balancer dans les décharges.

Les choses heureusement ont évolué. « Quand on a ouvert la déchetterie en 1988, on acceptait quatre types de déchets », poursuit Carole Le Breton. Aujourd’hui, ce sont une vingtaine de types de déchets qui sont valorisés. Au niveau de l’agglomération, on est à 80 % de bons gestes, ce qui est plutôt pas mal. On peut toujours faire mieux. Quelques conseils à l’heure où les beaux jours incitent à faire le tri.

1 - Penser à donner avant de jeter

On est souvent en train de se demander ce qui relève de la poubelle jaune ou marron. Mais on peut commencer par se demander si ce que l’on ne veut plus ne peut pas être donné. « Il y a pas mal de vélos qui sont jetés par exemple », explique Carole Le Breton. Des bicyclettes qui peuvent peut-être faire des heureux. Idem pour les télévisions qui affluent à la déchetterie lors des coupes du monde, certaines marchent encore. On trouve du mobilier, des jouets, qui peuvent avoir une seconde vie. « Emmaüs vient un samedi par mois au niveau de la déchetterie » pour récupérer des choses, mais le mieux c’est de se rendre directement auprès des associations qui recyclent.

2 - Attention aux mauvaises habitudes

Même si le réflexe tri s’améliore, de mauvaises habitudes persistent. « On trouve encore, dans les ordures ménagères, de petits appareils ménagers, comme des cafetières, des téléphones, des piles ou même des seringues, ce qui peut s’avérer dangereux pour les agents. » Rappelons que les particuliers ont à disposition gratuitement des boîtes à aiguilles dans les centres de soins et certaines mairies. De même, la terre n’est pas un déchet. Emmenée à la déchetterie, elle est perdue. « Là encore, il est parfois possible de s’entendre avec un agriculteur, un voisin, la mairie. » Et on ne parlera pas des obus qui, exceptionnellement, une fois tous les deux-trois ans, se retrouvent dans les bennes.

3 - Que peut-on trier ?

On se pose tous la même question. En cas de doute, il ne faut pas hésiter à appeler au 03 26 02 90 90 pour avoir la réponse. « Quelqu’un nous a appelés concernant le gel des panneaux photovoltaïques récemment. Pour l’heure, on ne récupère pas, mais cela viendra peut-être. Il faut qu’une filière de recyclage soit mise en place. » Comme pour le mobilier qui fait l’objet désormais d’une benne spéciale à Europe. Elle est financée par notre éco-contribution quand on achète un meuble. Ce 1er avril, la même benne arrivera à Croix-Rouge et l’an prochain à Saint-Brice-Courcelles. Attention, les meubles doivent être dépourvus de vitres. Les pièces détachées de voitures ne sont pas prises, sauf pneus, filtres à huile. Enfin, pour les gros volumes, il faut prévenir avant en appelant.

De même qu’il existe un service de ramassage à domicile où l’on peut prendre rendez-vous en appelant le 03 26 02 90 90.

4 - La taxe sur les ordures baisse

C’est un des effets inattendus du Grand Reims. Le taux de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères va encore baisser. « Au niveau du Grand Reims, certains habitants payaient la TEOM, pour d’autres, cela faisait partie des taux d’imposition locaux », explique Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims. Un savant calcul a permis d’établir finalement un taux général de 7,08 % pour la TEOM, alors qu’il était de 7,82 %. « On peut se permettre de le baisser, on a de l’épargne. D’ailleurs, quand nous avons baissé le taux de la TEOM en 2014, à notre arrivée, l’opposition nous a dit que nous allions dépenser notre bas de laine en l’espace de deux ans. Aujourd’hui, non seulement la cagnotte n’a pas été mangée, mais elle est en outre passée de 13 millions à 17 millions », affirme Jean-Marc Roze, rapporteur général au budget au Grand Reims. 


Les déchets d’équipement électriques et électroniques (D3E) sont triés après leur dépôt en déchetterie


Parfois, certains objets jetés peuvent peut-être donnés pour connaître une seconde vie


Les déchets vertsne sont bdésormais plus tolérés avec les ordures ménagères

Les déchets verts dans les poubelles ne sont plus tolérés

C’est fini. Il existait jusqu’ici une tolérance. Désormais, les déchets verts doivent impérativement être apportés en déchetterie pour alimenter les plateformes de compostage ou faire l’objet d’un compostage à domicile. Les sacs de végétaux et les bacs avec plus de 30 litres de déchets de jardin seront refusés à la collecte avec un adhésif sur le contenant. Seuls les petits déchets verts (tels qu’un bouquet fané) sont tolérés. Qu’on se le dise ! La dernière étude a en effet montré que les déchets verts représentaient encore près de 6 % des ordures ménagères sur l’agglomération rémoise, soit environ 3 400 tonnes par an. Pourquoi cette mesure ? Lorsque les déchets verts partent à l’incinération avec les ordures ménagères, cela demande plus d’énergie puisqu’ils sont principalement constitués d’eau. Cela nuit aussi à la qualité des mâchefers obtenus après incinération. L’alternative, c’est donc le compostage. Le Grand Reims propose des ateliers gratuits de formation à domicile avec composteur offert. Des séances sont prévues les 21 et 22 avril ainsi que les 5 et 6 mai pour le premier semestre (tél. 03 26 02 90 90). Hors atelier, des composteurs sont proposés à tarif préférentiel (de 15 à 25 €). Dans le cadre de la Semaine nationale du compostage domestique (jusqu’au 7 avril), des visites d’installation de sites de compostage partagé et de la plateforme de compostage de Warmeriville seront programmées. Une distribution gratuite de compost et de mulch sera organisée le 8 avril (120 litres par véhicule, dans la limite des stocks disponibles) : à Muizon, 88, avenue de la Gare (de 9 à 12 heures), à Cernay (102, route de Bétheny de 9 à 12 heures) et à Reims (7, rue Robert-Fulton, de 8 h 30 à 12 heures et de 13 à 17 heures). À noter que depuis septembre, un service de collecte des déchets verts sur abonnement est disponible (à partir de 40 €, collecte tous les 15 jours, de fin mars à mi-décembre

Yann Le Blévec

Extrait de l'union du 28/03/2017

    

    

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Les déchets verts vont jouer perso

Jusqu'à présent, vous pouviez mélanger sans compter déchets verts et ordures ménagères. Cette tolérance absolue prend fin l'année prochaine.


L'an prochain, pas plus de 30 litres de déchets verts dans les poubelles ordinaires! Sinon votre bac ne sera pas vidé. H. Oudin

A SAVOIR

•.- Trois solutions possibles dès maintenant pour se débarrasser de plus de trente litres de déchets végétaux.

•.- Service spécial de collecte, tous les 15 jours, dans un bac spécial (couvercle brun), livré sur demande, pour un prix de 40 € pour une année pleine (10 € pour le reste de cette année 2016). Demande d'abonnement au 03 26 02 90 90.

•.- La déchetterie gratuite, mais qui suppose de pouvoir se déplacer.

•.- Et pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer et ne veulent pas payer, le compostage à domicile : composteur fourni gratuitement (et formation assurée de même) sur appel au 03 26 02 90 90.

L 'herbe tondue de votre pelouse mélangée avec les pots de yaourt, vos feuilles mortes voisinant avec des peaux de banane; les restes de votre sapin de Noël cohabitant avec les os de poulet. Jusqu'à présent, les Rémois pouvaient se permettre ce genre de pratique sans aucune restriction: on ne leur disait rien s'ils glissaient dans leur poubelle verte (celle des ordures ménagères ordinaires) des déchets végétaux. Cette pratique était également admise pour les habitants des cinq autres communes historiques de l'agglomération.

Mais dès le début de l'année prochaine, les règles vont changer. Il y aura certes encore une tolérance, mais elle sera limitée à «environ 30 litres » selon les indications de Reims Métropole. Pas facile à mettre en pratique concrètement à moins de disposer d'une jauge ad hoc. Alors un point de repère : un petit bac contient 120 litres, et un gros 240. Autrement dit, vous aurez encore droit à un quart de verdure dans le premier, et un huitième seulement dans le second. Si à l'évidence vous dépassez ces chiffres, pas d'amende de prévue, mais votre bac vous restera sur les bras avec tout son contenu !

Pourquoi cette nouvel1e règle ? «  Parce qu'un trop grand volume de déchets verts pose un problème technique, répond Michel Zaegel, du service concerné à l'agglomération : ceux-ci sont plutôt humides et se brûlent mal ; du coup, les mâchefers résultant de l'incinération, qui servent de sous-couche pour les routes, sont plus difficiles à utiliser. » À cela s'ajoute un problème économique : « Avec ce mélange des déchets verts et des ordures ordinaires, on gaspille de l'énergie pour l’incinération, alors qu'on pourrait récupérer ces mêmes déchets verts et les recycler. » Les Rémois sont donc incités à adopter désormais des pratiques plus vertueuses (lire par ailleurs). Ce qui ne les empêchera quand même pas de tondre leur pelouse.

L'ESSENTIEL

•.- Jusqu'à présent les Rémois et les autres communes « historiques ?> de l'agglomération pouvaient jeter sans limite leurs déchets verts dans les bacs destinés aux ordures ménagères.

•.-  Cette tolérance absolue prendra fin à partir du début de l’année prochaine.

•.- Pour se débarrasser de plus de trente litres de ces déchets végé- taux, il faudra alors. soit payer un abonnement spécial, soit se rendre à la déchetterie, soit les composter à son domicile.

Antoine PARDESSUS

Extrait de l'union du 05/10/2016

    

    

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Vrai ou faux ? On vous dit comment bien trier à Reims

Des portes ouvertes ont lieu ce samedi à l’usine chargée de trier et valoriser le contenu de nos sacs ou bacs jaunes. L’occasion de rappeler les bons gestes et ceux à éviter.


A gauche avec le film plastique : c’est ce qu’il faut éviter. A droite sans le film : c’est ça le bon geste.

Que devient le contenu de nos sacs ou bacs jaunes ? On peut s’en rendre compte sur place ce samedi à l’occasion de portes ouvertes au centre de tri Trivalfer, rue du Val-Clair. Carole Lebreton, responsable du traitement des déchets à Reims Métropole, rappelle à cette occasion les bons gestes et ceux qu’il faut éviter.

Pas besoin de laver les conserves avant de les mettre au sac - Vrai 

Les conserves sont considérées comme des emballages et ont donc toute leur place dans les bacs ou sacs jaunes, et il est inutile de les laver. Pas même votre boîte de thon un peu beaucoup huileuse.

Toutes les bouteilles en plastique peuvent aller au sac jaune - Faux 

Aucun problème pour les bouteilles qu’elles soient d’eau ou d’huile (une fois vidées bien sûr), qui peuvent très bien avoir aussi leur bouchon, en revanche les bouteilles ou flacons ayant contenu un produit dangereux (du genre white spirit, alcool à brûler, acétone, bref tout ce qui n’est pas comestible) sont à exclure et à orienter vers des stockages particuliers en déchetterie.

Il vaut mieux écraser les bouteilles en plastique pour gagner de la place - Faux 

Pour des raisons techniques, les bouteilles écrasées posent davantage de problème qu’elles n’en résolvent. Pour nous le volume n’est pas un problème commente Mme Lebreton. De la même façon, il ne faut surtout pas insérer par exemple votre brique de lait dans le paquet de céréales en pensant rendre service.

Toutes les enveloppes sont acceptées, même avec fenêtre - Vrai 

Ceci lève les ambiguïtés qui pouvaient régner à ce sujet.

Tous les emballages peuvent aller au sac jaune - Faux 

Les gros cartons, genre carton de déménagement, même soigneusement pliés, n’ont pas leur place ici ; eux aussi sont à réorienter vers la déchetterie.

Il faut enlever le film plastique de la revue avant de la jeter - Vrai 

Sinon cette revue ou ce prospectus sous film est tout simplement « perdu » (non valorisé, incinéré).

OK pour la cartonnette autour du pack de yaourts - Vrai 

En revanche les pots de yaourt eux-mêmes ne sont pas considérés comme emballages, et doivent finir dans les bacs verts des déchets ménagers ordinaires.

Les canettes métalliques sont acceptées  - Vrai 

Après avoir bu votre Coca vous pouvez abandonner la canette au sac jaune sans état d’âme, elle est même destinée à suivre ce parcours.

On peut jeter des bouts de papier déchirés  - Faux 

Si de rage vous mettez en pièces une relance publicitaire ou une lettre de menace, jetez-en les morceaux dans le bac vert mais surtout pas dans le jaune, cela ferait beaucoup de poussière et serait du papier perdu.

On accepte des papiers journaux même souillés - Vrai et faux 

Cela dépend en fait de la nature de la souillure. Un simple café renversé sur la page de votre journal ne posera pas de problème ; en revanche, si vous avez imbibé votre feuille d’huile de graissage, ça ne passera pas.

Portes ouvertes au centre de tri Trivalfer, samedi 1eroctobre, de 10 à 12 heures et de 13 à 17 heures. Au bout de la rue du Val-Clair (zone de la Pompelle, prendre la direction de Châlons par la nationale, et 1ère à droite après la station BP).

Antoine Pardessus

Extrait de l'union du 30/09/2016

    

    

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Les épandages agacent les Rémois

Les urbains froncent le nez, chaque été : lisiers et fumiers, ça sent mauvais ! Différentes matières amendent la terre,; les agriculteurs essaient de réduire les nuisances olfactives.

Odeurs tenaces, en plein cœur de Reims, ou fugaces, tout au long de la route entre Châlons-en-Champagne et la cité des sacres. Quand le vent est au nord et quand la température dépasse les 25°, les fragrances nauséabondes s’invitent souvent au beau milieu de l’été, réduisant le plaisir des barbecues, des pique-niques et des promenades. De ces nuisances olfactives, on se plaint surtout dans les milieux urbains, ou « rurbains », ces villages au milieu des champs peuplés de citadins. Que ces nez délicats prennent leur mal en patience : les épandages sont en cours ; agriculteurs et industriels ont encore plusieurs semaines pour amender les terres. Tout est très encadré.

1 - Les dates Respectant la Directive Nitrates (loi qui s’applique sur l’ensemble du territoire national), le calendrier fixe les périodes auxquelles il est interdit d’épandre. Il est tenu compte des cultures, de l’époque des semis, de la nature de ce qui est épandu et de la nature des sols. Un laps de temps doit, par exemple, être respecté entre l’amendement et le semis. Pour simplifier, l’apport de matières organiques est autorisé du 1er  juillet au 15 octobre ou 15 novembre. «  L’essentiel sera effectué d’ici le 10 ou le 15 septembre », assure Fraçois Latru, conseiller environnement à la Chambre d’agriculture de la Marne. La date varie également, dans les faits, selon la météo  : quand les moissons sont tardives, cela décale l’épandage. Il faut attendre le moment le plus propice par rapport à la portance des sols. Et quand on est, comme cette année, face à des sols très secs, il n’est pas facile de retourner la terre pour la mélanger à la paille souillée, afin qu’elle sente moins - ou moins longtemps.

2 - Les matières Trois sortes de matières organiques rejoignent les champs afin de les fertiliser  : les boues de station d’épuration, les effluents d’élevage liquides (lisiers) ou solides (fumiers) et les composts. Ce sont les effluents d’élevage qui dégagent les effluves les plus désagréables La Marne va engloutir 30 000 à 40 000 tonnes de fientes d’animaux, venus de Hollande et de Belgique. Pour les effluents industriels, produits par l’industrie agroalimentaire, nos sols en absorbent 6 millions de m3. Quant aux boues urbaines, notre département en enfouit 20 000 m3, soit 29 000 tonnes, selon les chiffres de 2014 fournis par la Chambre d’agriculture.

3 - Les précautions La Chambre d’agriculture préfère « prévenir plutôt que guérir » et a mis en ligne sur son site un résumé de bonnes pratiques et publiés des articles dans la presse spécialisée... dans le but d’éviter qu’un jour une réglementation encore plus stricte ne s’impose. En 2013, les mauvaises odeurs avaient été particulièrement virulentes dans l’agglomération rémoise. Aussi l’an passé les agriculteurs avaient-ils reçu un courrier les appelant à observer quelques règles « de bon sens ». Après l’épandage, il est demandé d’enfouir dans les 24 heures, quelle que soit la situation de la parcelle ; et dans les 12 heures quand le champ se trouve à moins de 100 mètres des habitations. Il est interdit de procéder à l’épandage les vendredis, les week-ends et les jours fériés ainsi que la veille. François Latru résume cet exercice délicat : « Nous essayons de réduire les nuisances tout en n’augmentant pas les contraintes »

Anne Despagne

Extrait de l'union du 11/08/2015

    

    

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Dépôts sauvages, des incivilités qui coûtent cher

 

5 déchetteries à votre service

Les déchetteries sont strictement réservées aux particuliers demeurant dans l’agglomération rémoise. Leur accès est gratuit et limité à une charge de 250 kg ou 1 m3 par voyage. Les véhicules de plus de 1,90 m de hauteur sont uniquement admis sur le site de Saint-Brice-Courcelles sur présentation d’une autorisation délivrée par la direction des Déchets et de la Propreté. Renseignements au 03.26.77.71.10.

Pour les déchetteries de Saint-Brice-Courcelles, Tinqueux, Europe et Croix-Rouge

Horaires d’ouverture du lundi au samedi, de 9 h à 19 h. Le dimanche de 9 h à 12 h.

Pour la déchetterie de Sillery

Ouverture : lundi/dimanche de 9 h à 12 h. Mardi/jeudi de 14 h à 18 h. Le mercredi/vendredi/samedi, de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h

Dans la dernière édition de Reims Attractive, nous évoquions le surcoût de 400000 euros par an engendré par les tags et les graffitis. Dans cette rubrique, nous pouvons y ajouter les dépôts sauvages. « Ces derniers sont encore très fréquents dans l’agglomération, malgré le service de tags et de collecte des encombrants que nous avons mis en place », déplore Emmanuel Debaty, directeur des Déchets et de la Propreté à la Ville de Reims.

Chaque année, la direction effectue quelque 2800 interventions pour traiter ces fameux dépôts sauvages. Six agents de la collectivité sont d’ailleurs spécifiquement affectés à cette mission. Le surcoût de ces interventions est estimé à 300.000 euros par an. Un coût entièrement pris en charge par la collectivité.

Lorsqu’une infraction est relevée, la direction des Déchets et de la Propreté en informe la brigade environnementale qui tâchera de déterminer la provenance des déchets. Les contrevenants s’exposent à des amendes pouvant aller jusqu’à 1400 euros.

Des actes d’incivilité d’autant plus incompréhensibles que Reims Métropole met à disposition gratuitement cinq déchetteries (voir ci dessous)

Extrait de RA 318-43

    

    

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 L'abandon de déchets coûte cher

L'amende maximale encourue en cas d'abandon de déchets dans la rue vient d'être multipliée par trois. Pour les décharges sauvages, elle reste à 1 500 euros.

 
Il n'est pas rare de voir des décharges sauvages aux portes des villes et villages, comme ici à la sortie de Reims.

Si vous avez l'habitude de jeter discrètement vos poubelles dans un coin, de laisser traîner les chutes de vos travaux au pied de votre immeuble, voire de faire faire pipi à votre enfant dans un coin de la rue... sachez qu'il peut désormais vous en coûter jusqu'à 450 euros d'amende. Depuis la fin mars, l'amende maximale encourue en cas d'abandon de déchets sur la voie publique a ainsi. été multipliée par trois pour passer de 150 à 450 euros.

Tous types de déchets sont concernés, par exemple: poubelles, mégots de cigarette, sacs plastiques, déjections (humaines ou canines), matériaux (tôle, ciment, bois ... ), liquides insalubres, et plus généralement tout autre objet quelle que soit sa nature. Le décret paru au Journal officiel précise toutefois que « si l'auteur de la contravention est verbalisé sur place, une amende forfaitaire est prévue » à raison de 68 euros si le paiement s'effectue sur le champ ou dans les 45 jours, 180 euros au-delà de ce délai. En cas de non-paiement ou si la personne verbalisée conteste l'amende. le juge peut le condamner au paiement d'une amende pouvant donc aller dorénavant jusqu'à 450 euros. Cette constatation pourra être faite par la police municipale.

La sanction peut être alourdie si les déchets abandonnés « entravent ou diminuent la liberté ou la sûreté de passage », C'est alors le cadre des contraventions de 4° classe qui s'applique avec une amende maximale encourue de 750 euros et une amende forfaitaire de 135 euros (pouvant passer à 375 euros en cas de majoration).

Aucun changement n'est par contre prévu si vous ne respectez pas la réglementation en matière de collecte d'ordures, notamment sur les heures et jours de collecte ou le tri sélectif. Vous êtes toujours susceptible d'une amende de 150 euros.

Enfin, s'il vous venait l'idée de vous débarrasser d'un vieux canapé sur un terrain vague, n'oubliez jamais que I'abandon d'épave est puni de 1 500 euros d'amende, tout comme l'abandon de déchets transportés à l'aide d'un véhicule .

À bon entendeur ...

Jeter des déchets ou uriner dans la rue bpeut coûter désormais jusqu'à 450 Euros

 Grégoire AMIR-TAHMASSER

Extrait de l'union du 25/05/2015

    

    

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Dans les déchetteries, faites-vous petit

Déchetteries à Reims, mode d'emploi

Tous les véhicules ne rentrent pas dans les déchetteries de l’agglo. La hauteur est limitée pour éviter que les professionnels se faufilent sans payer. Témoignage d’un habitant agacé


Quand le véhicule passe, il faut parfois être musclé pour porter les objets ou cartons au-dessus des protections.

« Je déménageais et je faisais des travaux dans ma maison. Alors j'ai loué une camionnette pour me débarrasser de vieux objets à la déchetterie Europe. Comme elle était en travaux, on m'a envoyé à Tinqueux. Et là-bas, je n'ai pas pu rentrer car mon véhicule de location ; un Renault Kangoo, était bloqué au portique d'entrée. Donc, j'ai dû me rendre à Saint-Brice-Courcelles, dans les locaux de l'Agglo pour obtenir une autorisation. Sinon, on ne me laissait pas pénétrer sur le site ». raconte un Rémois excédé par cette perte de temps. « A cause de cet épisode, j'ai perdu ma matinée, j’ai dû louer le véhicule plus longtemps que prévu. Et que de paperasse inutile ! », s'agace cet homme qui s'est heurté à la réglementation destinée à empêcher les professionnels d'utiliser les déchetteries sans payer la taxe.

Pour limiter l'accès aux particuliers (voitures, remorques), Reims Métropole a posé des portiques de 1,90 m de haut. Un Kangoo ne passe pas.

Alain Lescouet, vice-président de Reims Métropole en charge des ordures ménagères, explique cette organisation un peu compliquée. « Beaucoup de gens travaillent au noir et apportent des gravats à qui mieux mieux. Il y a aussi des professionnels qui n'ont pas envie de s'acquitter de la taxe. Mais pour les particuliers, si le véhicule passe sous la barre et qu'il 'est pas bloqué, il n y a pas de problème. » Sauf que parfois, le véhicule d'un particulier ne passe pas. « Les gardiens ont des consignes de ne pas laisser rentrer les camionnettes sauf si le conducteur fournit une autorisation spéciale que dé livre Reims Métropole. De toute façon, une personne ne peut apporter plus d'un mètre cube par voyage et elle doit se limiter à 250 kg. Pas question de laisser quelqu'un décharger trois tonnes de gravats d'un seul coup. Les prestataires qui enlèvent les déblais font payer ce service à leurs clients. Il n'y a pas de raison que nous ne répercutions pas ce tarif

A contrario, une fois leurs véhicules passés, des usagers indiquent que les protections des quais, destinées à les protéger, de même que le personnel, contre tous risques de chutes, sont trop hautes. Elles obligent à porter des objets lourds et encombrants à une hauteur conçue pour des géants ou des adeptes du culturisme. « Il y a eu en France jusqu'à 11 morts par an en raison de chutes et d'étouffements dans les containers », justifie Carole Lebreton, chef du service traitement des déchets.

A SAVOIR

•.- Reims Métropole compte cinq déchetteries sirictement réservées aux particuliers demeurant dans l'agglomération rémoise.

•.- Elles sont situées à Europe, t Tinqueux.. Croix-Rouge, Sainl-Brice-Courcelles, et Sillery.

•.- Leurs horaires sont les suivants : du lundi au samedi, de 9 à 19 heures ; le dimanche et les jours fériés, de 9 à 12 heures, Elles sont fermées les 1er mai et 1er janvier.

•.- L'accès est gratuit et limité à 1 250 kg ou 1m3 par voyage. Pour les véhicules de plus de 1,90 m de hauteur, l’accès doit être autorisé par la direction des déchets et de la propreté (contact 03 26 77 71 10).

Marie-Christine Lardenois

Extrait de l'union du 06/05/2015

    

    

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Le Verre

 

Mieux collecter le verre, une priorité à Reims

Au-dessus des moyennes nationales pour le carton et le papier, Reims Métropole est en revanche à la traîne pour le verre. 50 nouveaux containers seront installés avant 2016


Quatre quartiers ont été ciblés pour recevoir cinquante conteneurs supplémentaires.

À SAVOIR

 Où seront installés les 50 nouveaux conteneurs à verre d’ici la fin de l’année ?

- 16 seront installés à Laon-Zola/Neufchâiel/Orgeval avant la fin de l'année ;

- 13 à Clairmarais/Charles-Arnould ;

- 13 à Cernay/Epinettes/Jamin/Jean-Jaurès ;

-  8 à Bois d'Amour/Courlancy/Porte de Paris. quartier le plus petit des quatre ciblés.

- Pour remplacement précis des conteneurs. des discussions seront entamées au sein des réunions de conseils dé quartler. « L’idée n’est évidemment pas de les mettre au fond des parkings », confiait Michel Zaegel, en charge du dossier pour, Reims Métropole.

Une bouteille de verre sur cinq finit aux ordures ménagères et non dans un conteneur réservé au recyclage du verre. Soit sept kilogrammes de verre par an et par habitant - contre neuf en 2009. Ce diagnostic, effectué à l'échelle de Reims Métropole par le service Collecte des déchets, coûte cher au contribuable : 394.000 E. Précisément, chaque tonne de verre non recyclé coûte 179 E de plus qu'une tonne correctement recyclée. « Au-delà du geste environnemental, le tri du verre correspond est un geste qui a une dimension économique et sociale », insiste Michel Zaegel.

Afin de tenter d'améliorer cette situation, celui qui dirige le service Collecte des déchets et animation pour la métropole rémoise a, avec son équipe, réalisé des études sur les « zones urbaines denses », soit Reims, Cormontreuil et Tinqueux. Là où 23 kilos de verre par an et par habitant sont pour le moment collectés, contre 28 à l'échelle nationale. Pour autant, les Rémois apparaissent comme de bons élèves en matière de tri de carton et de papier.

Un conteneur pour 485 habitants à la fin de l’année

Comment alors expliquer ce déficit en matière de verre?  « Par rapport à d'autres agglomérations comparables en terme de taille à celle de Reims, il y a un déficit de containers à verre », détaille M. Zaegel. Soit un pour 440 habitants dans les zones urbaines denses» du pays, contre un pour 583 habitants à Reims, Cormontreuil et Tinqueux.

Le meilleur moyen d'améliorer les performances serait donc, d'abord, d'augmenter le nombre de containers. Ce 'sera chose faite : ils seront cinquante de plus avant la fin de l'année. La moyenne passera alors à un container pour 485 habitants.

Oui, mais où ? Dans quatre secteurs identifiés (voir encadré). Là encore, le diagnostic, effectué selon le découpage des conseils de quartiers, permet de tirer des enseignements très précis en matière de performance de collecte du verre : les deux secteurs les plus à la traîne sont Bois d'Amour/Porte de Paris/Courlancy et Laon-Zola/Neufchâtel/Orgeval, où sont respectivement collectés 16 et 15 kg de verre par an et par habitant - soit un tiers de moins que dans le reste de l'agglomération rémoise. Signalons que les autres secteurs en deçà des performances moyennes se situent à Châtillons et Croix-Rouge, où la collecte du verre tâchera d'être améliorée dans le cadre de l'Anru (agence nationale de rénovation urbaine), et le centre-ville.

L'objectif fixé à court terme? Qu'en 2016, les 23 kg de verre collectés par an et par habitant sur la métropole deviennent 25. « On espère créer un effet boule de neige », ambitionne M. Zaegel,

Rémois, à vous de jouer pour que 2.000 autres tonnes de verre - le score de 2014 - puissent être recyclées en 2016.

 MATHIEU LlVOREIL

Extrait de l'union du 14/06/2015

    

    

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Comment le verre est revalorisé dans la métropole rémoise

 100 % du verre collecté à Reims est traité et recyclé localement: cet exemple d'économie circulaire, créatrice d'emplois, incite les décideurs à renforcer encore davantage le dispositif du tri. Explications.


Au sein de l’entreprise 01 Manufacturing, le verre, fondu à 1600° et remodelé en bouteille, commence une nouvelle vie.
Photos :Remi Wafflar

Cela vous aura peut-être échappé mais cette semaine est, à l'échelle européenne, celle du développement durable. C'est dans ce cadre qu'était organisée, hier, une opération de communication autour du recyclage du verre, « priorité pour le développement économique et social de Reims Métropole », selon le communiqué remis. Dans les années 1970, Reims fut pionnière dans le recyclage du verre. Depuis, la Champagne-Ardenne fait toujours figure de bon élève: 7° région de France où l'on trie le plus et où, en 2013, 50028 tonnes d'emballages en verre collectées ont été ensuite recyclées en bouteilles dans la région.

Axe essentiel de la démonstration d'hier, celui de l'efficacité d'une « boude courte d'économie circulaire », selon l'expression d'Éric Brac de la Perrière, directeur général d'Éco-Emballages, chargée de piloter le dispositif national de tri et de recyclage des emballages ménagers. Pour le dire autrement: 100 % du verre collecté à Reims est traité et recyclé localement. Ce qui créé des emplois - 360 salariés sur l'ensemble. de la filière.

Première étape, hier matin: l'usine de Sibelco Green Solutions, située rue Eugène Freyssinet. où est dépollué le verre en provenance des conteneurs et destiné à être recyclé. A l'année, 250 000 tonnes de calcin (verre recyclé) en sortent, soit 13 % des tonnages de la collecte sélective nationale, Le gisement rémois, qui emploie 22 personnes, ne traite donc pas uniquement le verre récolté sur la métropole marnaise  environ 5500 tonnes/an, mais également celui d'autres régions comme l'IIe-de-France ou la Bretagne. Dans cette usine, on croise l'ultra-moderne, tels ces capteurs de « tri optique », capables de «  "démélanger" les fractions blanches du verre » et des techniques plus artisanales comme celle de cette salariée masquée, gantée et chargée de déceler le verre « impur » parmi des tas de particules de quelques millimètres.

«La valorisation des déchets est une source de recettes»

Deuxième étape, quelques hectomètres plus loin: l'usine 01 manufacturing, rue Albert Thomas. 01, alias le premier fabricant mondial de conteneurs en verre - 21 000 employés et 75 usines dans 21 pays. Ici, le calcin est « revalorisé» : 360 millions de bouteilles sortent à l'année. Près de deux tiers seront pour le champagne; le reste pour du vin dit « tranquille », c'est-à-dire non effervescent. Entre ces murs, le verre est d'abord fondu à 1600 degrés, moulé en ébauche de bouteille transféré dans un finisseur puis refroidi et contrôlé: dimension, épaisseur, éventuelle cassure, etc. « Tous les verres ne sont pas recyclables mais ceux qui le sont peuvent l'être à l'infini, c’est-à-dire sans aucune perte », précisait le directeur du site Michel Ruffo. Pour mémoire, environ 90 % d:une bouteille de champagne provient de verre recyclé. Le site 01 Reims fournit 54 % du marché champenois,

Ultime étape de la matinée: la maison de champagne Vranken Pornmery, place du général Gouraud. La dernière, composante de cette économie circulaire. Là où les bouteilles recyclées sont de, nouveau pleines et, à terme, commercialisables, « Depuis, 201O, l'ensemble des vignerons et des Maisons de Champagne ont réduit le poids de leurs bouteilles de 65 grammes, rappelait pour sa part dans un communiqué le comité interprofessionnel du vin de Champagne. Une bouteille de champagne standard pèse désormais 835 grammes. Grâce à cet effort, ce sont 20 000 tonnes de verre économisés en 2014.» Ce qui, en terme d'empreinte carbone, équivaut à retirer 8000 véhicules de la circulation.

« La valorisation des déchets est une source de recettes, rappelait Catherine Vautrin, présidente de Reims Métropole, Reims affiche de bonnes performances de tri avec 50,3 kilos d'emballages ménagers collectés par habitant en 2014 contre 46,2 au niveau national (... ) Chacun doit prendre conscience que derrière un geste simple de tri, il y a des conséquences directes mesurables. » 455 conteneurs pour le verre sont actuellement recensés sur le territoire de Reims métropole, soit un pour environ 570 habitants. Il y en aura 50 de plus d'ici la fin de l'année. Objectif  : Augmenter de 500 tonnes le volume de de verre recyclé à l'année.


Les bennes sont saisies et conduites sur un premier site de traitement du verre.

 
Cette salariée est chargée de détecter les (petits) morceaux de verre «impur » qui auraient échappé aux machines.

La réflexion est lancée

Thomas Dubois. vice-président de Reims Métropole. a porté sur les fonts baptismaux lundi sur la première édition des Rencontres du développement durable.

Consommer des produits locaux, développer les jardins partagés, lutter contre la précarité énergétique en améliorant l'isolation, promouvoir . des mèdes de déplacements doux, mieux vivre la solidarité entre les générations et entre les territoires, poursuivre Ies activitës économiques et industrielles liées aux agro-ressources. Le développement durable, c'est tout ça. Contrairement à ce qu'on pourrait croire au premier abord, derrière les grandes thématiques et les enjeux souvent mondiaux (réchauffement climatique, alternatives aux énergies fossiles ...), les solutions sont concrètes et partageables par tous. Afin que le maximum d'acteurs locaux s'approprient ces sujets qui façonneront la société de demain, la santé des citoyens et le mieux-vivre ensemble, la Ville et Reims Métropole ont lancé, lundi, la première Semaine du développement durable. Diverses manifestations y sont incluses, par exemple la promenade guidée «De Vesle en ville» (lire L'union d'hier). Mais il s'agit, aussi, de donner l'impulsion à une vaste réflexion participative. Thomas Dubois, vice-président de Reims Métropole chargé du développement durable, a présenté, aux côtés de plusieurs chefs de services, un diagnostic du territoire. Une cinquantaine de personnes participait à cette première séance, qui s'est tenue à l'hôtel de ville. Chefs d'entreprise, représentants d'associations et de collectivités, élus ont pris part â ce lancement et manifesté leur intérêt pour cette démarche de réflexion collective. Des groupes de travail ont été constitués, selon les trois thèmes transversaux propres à l'écologie : l'économie. l'environnement et la société. Trois réunions par an sont prévues. une seule question sera étudiée (parmi deux proposées) et traitée de façon complète, avec des propositions à la clef, qui seront remises à l'agglomération pour la fin de l'année. La prochaine rencontre est prévue le 2 juillet à 18 heures.

A.D

Eco-Emballages et les filières REP

Seringue, bouteille de lait, cartouche d’imprimante, même combat ! Tous. une fois arrivés en fin de vie, doivent être traités et recyclés aux frais· de ceux qui les ont produits. distribués ou importés en France. C'est le principe des filières a « responsabilité élargie du producteur (REP) système que la France inaugura en 1992 par la création d'Eco-Emballages, l’organisme chargé d'organiser la filière des emballages ménagers. Pour résumer, une filière REP - la France en compte 19 - permet non seulement de limiter les incidences environnementales induites par la quantité croissante de déchets, mais également de soutenir les collectivités confrontées à une augmentation importante des coûts de gestion. Ce n'est rien d'autre qu'une application du principe pollueur-payeur. Evidemment la maitrise des coûts est l'une des grandes priorités pour toutes les collectivités, l'action de Reims Métropole, dont les habitants ont su développer le geste de tri et dont les tonnes (je verre ainsi recyclées; semble réjouir Eric Brac de la Perrière, DG d'Eco-Emballages : « Reims Métropole a réussi à augmenter· ses performances tout en réduisant ses coûts. C’est une des collectivités urbaines les moins chères de France avec un coût du verre de 87€ par tonne recyclée contre 106€ par tonne n moyenne en milieu urbain. »

Les REPERES

Le recyclage, une prise de conscience

En 1992, 13 % des déchets étaient recyclés. En 2014, la proportion était de 68 % ; 93 % des déchets français recyclés le sont en France.

Le verre, parmi les matériaux les plus recyclés

 En France, 68 % des emballages potentiellement recyclables sont aujourd'hui recyclés. le verre est largement au-dessus de cette moyenne avec un taux de 85%. « On peut viser le 100 % », assure-t-on à Éco-Emballages. C'est par exemple beaucoup plus que l'aluminium (32 %), parmi les matériaux les moins recyclés, ou encore le carton (67 %), très proche de la moyenne nationale.

NE PAS FAIRE LE TRI COÛTE CHER

- Le traitement d'une tonne de verre récupérée dans le bon conteneur revient à 60 euros. Cette même tonne, lorsqu’elle est déposée dans le mauvais bac à ordures, coûte 260 euros.

- 53 % des Français déclarent qu'ils trieraient plus s'ils étalent mieux informés sur les enjeux du recyclage.

Le CHIFFRE : 28000

Le nombre d’emplois en France dans les différentes filières du marché de recyclage.

La PHRASE

« Dans un contexte difficile pour l’économie et les finances publiques locales, le maintien et l'amélioration d~ geste de tri est un enjeu très ·concret pour nos collectivités.» Catherine Vautrin, présidente de Reims Métropole.

 MATHIEU LlVOREIL

Extrait de l'union du 19/05/2015

    

    

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Reims Métropole exemplaire dans le recyclage du verre 

 L’agglomération rémoise est la première collectivité en France à avoir adopté la « Feuille de route verre », visant à améliorer le tri du verre, avec l’appui des équipes régionales d’Eco-Emballages et d’Adelphe.

 

« Nous estimons qu’un emballage en verre sur 4 (bouteilles, pots, bocaux en verre) ne serait pas encore recyclé car déposé dans la poubelle d’ordures ménagères. Cela représenterait 2000 tonnes par an non recyclées dans l’agglomération rémoise, soit plus de neuf kilos par habitant. », informe Michel Zaegel, responsable du service collecte des déchets et animation à Reims Métropole. La marge de progression est donc significative, avec  des économies et des gains environnementaux potentiels conséquents. « Nous avons déterminé un écart de coût de gestion du verre de près de 200 euros/tonne, entre une tonne de verre déposée dans le bac d’ordures ménagères et une tonne de verre déposée dans le conteneur d’apport volontaire. C’est un surcoût pour le budget de la collectivité de près de 400000 euros par an. » La Feuille de route verre a notamment permis d’identifier les quartiers où les performances de recyclage sont les plus faibles. « En 2015, nous allons donc mettre en place 50 conteneurs supplémentaires sur les quatre secteurs ciblés : Charles-Arnould/Clairmarais ; Laon-Zola/Neufchâtel/Orgeval ; Bois d’Amour/Courlancy/Porte de Paris/Cernay ; et enfin Cernay/Epinettes/Jamin/Jaurès », conclut Michel Zaegel.

Extrait de RM N°143 de 04/2015

    

    

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