Grand REIMS  

La Gestion de l'eau
 

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Site à visiter

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Répertoire 

La Station d'épuration

La Presse

 

Un service public à la hauteur du Grand Reims
Trente millions sous la terre

L’eau peut coûter du simple au double

AZHUREV : la nature fait bien les choses

Le stockage d’eau augmente

Contrôle continu pour la qualité de l’eau
La mutualisation a du bon

La Champagne manque déjà d'eau !

L’eau du robinet, mauvais goût mais bonne qualité

2016

Made in Reims, l'adoucisseur Écobulles révolutionne le traitement de l'eau

2015

Vers une eau plus saine pour tous
2Une enquête est lancée auprès des usagers de l’eau du robinet

2014

Reims Métropole augmente ses capacités de production d’eau
Reims Métropole sécurise son approvisionnement en eau
L'eau rémoise sera pompée à Avaux
Optimisation du fonctionnementb des captages
Y a de la vie sous les pavés

LABORATOIRE MUNICIPAL - Une disparition inévitable

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un service public à la hauteur du Grand Reims

Compétente pour la gestion de l'eau et de l'assainissement, la Communauté urbaine choisit d'intervenir pour conserver des réseaux performants et de mutualiser certains ouvrages dans une optique de rationalisation et de maîtrise des côuts.


Plusieurs chantiers en pour l’assainissement sont en cours sur le Grand Reims. Ici, la rue de Venise à Reims.

Il fut un temps où l'eau potable coulant du robinet et l'évacuation mécanique de nos eaux sales passaient pour des petits miracles. Ces facilités qui sont aujourd'hui considérées comme normales impliquent que les points d'alimentation en eau, les canalisations, les ouvrages soient constamment maintenus en bon état de (unctionnement. C'est au Grand Reims qu'il appartient depuis 2017 de prendre soin des réseaux d'eau et d'assainissement, depuis les captages jusqu'aux stations d'épuration, pour rendre le meilleur service aux abonnés. IlComme dans toutes les collectivités, précise Francis Blin, vice-président du Grand Reims chargé de l'Eau et de l'assainissement, l'eau du Grand Reims est pompée dans lanappe ou captée à la source, acheminée vers des réservoirs puis distribuée aux usagers avec le souci de la protection préventive de la ressource en eau dans le respect des équilibres naturels. Puis cette eau est rejetée dans des réseaux afin d'être transportée vers des sites d'épuration collectifs ou individuels pour être traitée avant de rejoindre le milieu naturel superficiel. Derrière ce cheminement se cache un patrimoine colossal (voir encadré) à gérer, à entretenir et à renouveler, en s'appuyant sur des ressources humaines performantes.

Un patrimoine colossal

- 42 sites de captage d’eau potable.

 - 1500 km de réseau d’eau potable.

- plus de 90000 compteurs de distributlon chez les abonnés

- 900 km de réseau d’eaux usées

- 55 stations d'épuration

30 M€ 01NVESTlSSEMENT PAR AN


La station d’épuration d’Hermonville

Tenu d'assurer sur le long terme la disponibilité en quantité d'une eau de qualité, la préservation des milieux aquatiques et la prévention des inondations, le Grand Reims prévoit des investissements importants jusqu'en 2021, à hauteur de 17 M€ par an en assainissement et de 13 M€ par an en eau potable. Pour chaque projet étudié, la collectivité recherche le scénario économiquement et techniquement le plus adapté. Ainsi, les communes de Chenay, Merfy, Trigny seront alimentées par les captages situés à Auménancourt et Avaux pour recevoir une eau de meilleure qualité. Pour Romigny et Tramery, un traitement est à l'étude. Pour assurer une épuration plus performante de leurs eaux usées, Saint-Thierry et Merfy ont été raccordées en 2017 à la station d'épuration de Reims. Thil et Pouillon pourraient les rejoindre. Fismes, Hermonville, Bétheniville ont bénéficié d'une nouvelle station d'épuration et la construction d'un ouvrage desservant Chambrecy-Ville-en-Tardenois est en projet. Les communes de Courville, Mont-sur-Courville et Lavannes passent à l'assainissement collectif, bientôt suivies par Bourgogne-Fresne et Saint-Gilles. Si un nouveau réservoir en eau potable a été construit à Warmeriville, il est prévu de réhabiliter ceux d'Auménancourt, Berméricourt et Vandeuil. Concernant les réseaux d'eau, les canalisations d'adduction entre Rilly-la-Montagne et Mailly-Champagne (6 km), entre Couraux et Fléchambault (6 km), entre les Mesneux-Villedommange et Sacy (1,5 km) ont été renouvelées.

UN PRIX DE L’EAU COMPÉTITIF

L'entretien courant, les interventions d'urgence, le renouvellement, les investissements : tout cela a un cot. IlLe prix payé par les usagers contribue au financement de norre service public d'eau et d'assainissement efficace 7 jours/7 et 24h/24 et assure la pérennité du patrimoine collectif du Grand Reims », rappelle Francis Blin. Les tarifs de l'eau, qui affichaient des niveaux différents entre les territoires avant 2017, sont inchangés depuis la création du Grand Reims. Pour une facture de 120 mJ à l'année, le montant moyen HT du rnJ peut aller de 1,08 € à 3,27 € en eau potable et de 0,94 € à 3,17 € en assainissement (collectif). Les variations sont principalement liées aux contrats passés avec les délégataires et aux investissements mis en œuvre. Quoi qu'il en soit, ces tarifs situent le Grand Reims en deçà de la moyenne nationale (3,98 € en 2014) et de la moyenne européenne (4,01 € en 2016). Dernière comparaison utile, l'eau bue au robinet coûte considérablement moins cher que l'eau en bouteille :  1,70 € par habitant et par an contre 110 € en moyenne. Sans compter que l'eau du robinet ne génère aucun déchet, est un produit local sans emballage, sans transport et disponible 24h/24à la maison.

Extrait de Gd REIMS N°6 de 10/2018

   

   

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Trente millions sous la terre 


L’assainissement va se poursuivre jusqu’en octobre rue de Venise, avant les travaux de voirie.
Christian Lantenois

L’été correspond souvent aux travaux de voirie, avec de beaux enrobés qui viennent faire leur apparition. En amont, on trouve parfois d’autres interventions qui ne se voient pas, mais qui sont tout aussi importantes. Il s’agit des chantiers d’eau et d’assainissement. Ceux qui font qu’on ouvre tranquillement notre robinet tous les jours, sans s’apercevoir du travail qu’il peut y avoir derrière. « On a plusieurs types de travaux. Ceux qui sont liés effectivement aux travaux de voirie. On en profite pour reprendre les réseaux si nécessaire, pour éviter de revenir après » , souligne Jean-Christophe Inglard, directeur de l’eau et l’assainissement au Grand Reims. On a quelques exemples comme la rue de Venise pour laquelle les travaux sont en cours en termes d’assainissement, eau et eaux pluviales. On est sur un coût ici de 900 000 HT pour l’eau et l’assainissement.

On a renouveé l’an dernier 15 km de réseau eau potable, soit 1 % du réseau global, c’est plus que la moyenne
Francis Blin, vice-présidentdu Grand Reims

« L’assainissement devrait s’y poursuivre jusqu’à fin septembre, début octobre. On a déjà fini la partie entre le boulevard Doumer et la rue Clovis » , précise M. Inglard. On pense aussi aux travaux de la RN 31 à Fismes qu’il a fallu réaliser en un temps record. « On y a mis jusqu’à cinq équipes, on a rempli notre contrat néanmoins. » On pourrait aussi citer toutes les interventions liées à la place Gouraud.

Mais il existe aussi des travaux spécifiques d’eau ou d’assainissement. « C’est le cas par exemple à Lavannes ou Mont-sur-Courville où on met en place l’assainissement collectif, il n’y avait rien avant. Les travaux sont en train de se terminer, ils auront duré une petite année » , indique à son tour, Francis Blin, vice-président au sein du Grand Reims en charge de l’eau et de l’assainissement. D’autres communes sont encore programmées comme Bourgogne-Fresne à la fin de l’année ou Saint-Gilles en 2019. « En fait, des travaux, on en a un peu partout au niveau du Grand Reims, il serait trop long de tous les lister. » À Reims, on peut néanmoins retenir la rue Jacques-Cellier ou la rue Gerbert où les canalisations étaient en mauvais état.

LA RESSOURCE EN EAU EST BONNE

Concernant l’eau potable, cinq kilomètres vont être réalisés pour relier Saint-Thierry à Trigny. « On profite également des travaux de voirie du Département à Pourcy afin de refaire la traversée du village, dans l’optique de relier ensuite Chaumuzy et Marfaux, qui ont des petits problèmes de qualité de l’eau. On a renouvelé l’an dernier 15 km de réseau eau potable, soit 1% du réseau global, c’est plus que la moyenne. » Surveiller cette qualité de l’eau partout au niveau du Grand Reims fait partie aussi des missions du service. Tout comme surveiller la ressource en eau. « Il y a des endroits vers Mourmelon où la Vesle est à sec, mais chez nous cela coule encore. La ressource est satisfaisante. On a de la chance d’être sur une année excédentaire sur les premiers mois de l’année, car depuis deux-trois mois, il pleut peu. » Le service eau et assainissement intervient encore sur les stations, comme Bétheniville par exemple. « On effectue aussi beaucoup de remises à niveau de tampons. Quand ils s’affaissent, cela fait du bruit quand les voitures passent et cela suscite des nuisances sonores. Cela peut aussi être dangereux pour les deux-roues notamment. » On pourrait encore parler des châteaux d’eau comme à Auménancourt, Berméricourt ou Vendeuil ; des installations de pompage, des endroits où des branchements en plomb sont encore à changer… Chaque année, le Grand Reims investit 17 millions pour l’assainissement et 13 millions pour l’eau.

Une chaussette pour réhabiliter le réseau 

Qui dit intervention sur les réseaux ne dit pas forcément obligation de creuser de grosses tranchées. « Si le réseau n’est pas trop en mauvais état, qu’il est intègre, que la pente est normale, on peut utiliser une chaussette », explique Jean-Christophe Inglard, directeur de l’eau et l’assainissement au Grand Reims. Il s’agit en fait d’une canalisation en résine, souple, que l’on glisse dans le réseau. On souffle ensuite de l’air chaud et cette canalisation vient épouser le gros tuyau dans lequel elle se trouve pour le rendre de nouveau hermétique. C’est ce qui sera fait notamment rue de Courlancy en septembre et octobre. « Ici, on a constaté que la nappe s’infiltrait dans les réseaux, on devait donc intervenir. On devra faire quelques tranchées ponctuelles, mais ce sera limité. » L’avantage à l’arrivée, c’est que les travaux vont moins embêter la circulation et que la route sera moins abîmée.

Yann LE BLÉVEC

Extrait de l'union du 03/08/2018

   

   

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  L’eau peut coûter du simple au double

Plus élevé dans l’Aisne que dans les Ardennes, raisonnable à Reims, le tarif de l’eau dépend beaucoup du mode de gestion choisi pour son approvisionnement.


Le prix du mètre cube à Epernay est l’un des plus élevés des villes de la Marne mais, explique Denis Pinvin chargé du dossier: «toutes nos installations sont neuves et aux normes».

L’ESSENTIEL

*.- LE PRIX DU MÈTRE CUBE D’EAU peut varier de moins de deux euros à près de six selon les communes.

*.- LE TARIF COMPARABLE est celui qui comprend le prix de l’eau, les taxes et le coût de l’assainissement.

*.- DEUX PRINCIPAUX MODES DE GESTION de l’approvisionnement de l’eau coexistent : la régie directe par la collectivité ou un contrat d’affermage signé avec un opérateur privé.

*.- CERTAINES COLLECTIVITÉS reviennent à une gestion directe pour faire baisser les tarifs.

 Il n’y a pas d’égalité devant le prix de l’eau. Dans tel groupe de communes, on chante dans son bain. Dans d’autres agglomérations, on installe des minuteries dans la salle de bains pour faire sortir les enfants de la douche. De nos trois départements, l’Aisne est le moins gâté avec un tarif moyen du mètre cube sensiblement supérieur à celui de la Marne et des Ardennes (notre infographie).

Ce n’est pourtant pas un climat désertique. « De nombreux éléments entrent en ligne de compte pour expliquer un tarif » , explique Pierre Lion, président du syndicat des eaux du Nord de l’Aisne. « Notre tarif est plus élevé parce qu’on traite de l’eau de surface. On prend l’eau dans l’Oise, ce qui implique une usine de traitement qui fait monter les prix. » Le mode de gestion est aussi pour beaucoup dans la variati on du prix du mètre cube. En général, le prix de l’eau lorsque la collectivité gère directement son approvisionnement est moins élevé que lorsque la gestion est confiée à un opérateur privé du type Veolia, Lyonnaise des Eaux ou encore la Saur.

ARDENNES MÉTROPOLE VEUT UNIFORMISER LES TARIFS DANS UN DÉLAI DE SEPT ANS

La ville de Reims, où le prix du mètre cube est de 2,92 euros hors taxes, a toujours privilégié une gestion directe. « Je me souviens qu’à une époque, mon père Jean Taittinger alors maire de Reims, était sollicité tous les trois mois par les compagnies des eaux qui voulaient récupérer le marché de l’eau de la ville. Ses adjoints se faisaient également courtiser. Il a toujours dit non » , raconte Pierre-Emmanuel Taittinger. Les successeurs de Jean Taittinger n’ont pas cédé non plus. Aujourd’hui, le Grand Reims qui gère l’eau et l’assainissement des 143 communes de la communauté urbaine, « hormis les communes du syndicat des eaux de Fismes pour l’eau » , entend poursuivre en régie directe. « Le prix à Reims fait partie des moins élevés en France. Il n’est pas prévu de modifier cette régie qui donne entière satisfaction » , confirme Francis Blin, vice-président du Grand Reims chargé du dossier de l’eau. Les Rémois n’ont jamais payé très cher leur eau mais certains villages qui font maintenant partie de l’agglomération payaient encore moins cher. C’est le cas à Chenay où le mètre cube était à 2,22 euros avant son intégration dans le Grand Reims : « On a gardé notre petit tarif pour l’instant. Il est aujourd’hui de 2,26 euros TTC. Nous avons la chance à Chenay d’avoir notre propre station de pompage. Nous avons eu des petits soucis avec des résidus de pesticides mais ils vont disparaître et nous pourrons à nouveau exploiter à 100 % notre eau » , explique Philippe Allart, ancien président du syndicat des eaux de Chenay-Merfy.

Le tarif finira toutefois par être aligné sur celui de Reims : « Une réflexion est en cours pour harmoniser le prix de l’eau à terme, mais dans un délai supérieur à dix ans » , précise Francis Blin. Dans les Ardennes, l’uniformisation des tarifs pour les 61 communes de la métropole dont les villes de Charleville-Mézières et de Sedan prendra sept ans. « On en est déjà aux deux tiers. À cette échéance, tout le monde paiera le même tarif. La compétence est déjà unique mais nous devons attendre l’échéance de certains contrats d’affermage avant de pouvoir uniformiser » , indique Patrick Dutertre, vice-président chargé de l’eau à Ardenne Métropole. Quand tous les contrats seront arrivés à échéance, les Ardennais ont prévu de passer en gestion directe : « Le personnel de la collectivité sera sollicité et on n’exclut pas de prendre des prestataires pour certaines tâches » , détaille le vice-président. Le prix du futur mètre cube uniformisé est déjà fixé : « Ce sera 3,95 euros le mètre cube, assainissement et taxes comprises .» Les habitants de certaines communes comme Sedan paieront moins cher, d’autres comme à Charleville débourseront un peu plus. À Épernay, le prix du mètre cube dépasse les 5 euros. Le contrat qui lie la communauté de communes avec Veolia arrive à échéance en 2020, les élus pourront alors choisir un autre mode de gestion : « Avant tout, nous allons demander un audit pour savoir si notre tarif est justifié. Il est élevé parce que nos installations sont neuves et aux normes. Les investissements sont faits » , souligne Denis Pinvin, vice-président chargé de l’eau pour l’agglo d’Épernay. Plusieurs choix s’offriront aux élus : « Une régie, un nouveau contrat avec un opérateur, un mélange des deux ou encore une gestion directe avec recours à des prestataires » . Avec comme but de faire baisser la facture.


« 
Les 61 communes passent en gestion directe avec un prix du mètre cube à 3,95 euros »
Patrick Dutertre, chargé de l'eau et de l'assainissement à Ardenne Métropole

Une commune ardennaise reprend la gestion de son eau


Le maire (à droite) a mis les mains dans l’eau pour en faire baisser le prix.

L’eau des habitants de Brévilly est désormais gérée par la commune. Le maire de ce village du Sedanais, posé sur la route du Luxembourg, a décidé en 2015 de reprendre en main la gestion de l’eau. « Le Conseil d’État voulait nous imposer de refaire une étude de marché complète à l’échéance de notre contrat avec Veolia. Il fallait faire appel à un bureau d’études qui nous aurait coûté entre 9 000 et 16 000 euros selon les cas. Comme il n’y avait pas un rond dans la caisse de l’eau et qu’il n’était pas question de prendre sur notre budget communal, j’ai mis tout le monde dehors et j’ai décidé qu’on reprendrait nous-même la gestion » , raconte le maire Jean-Pierre Raucroy. « On n’allait tout de même pas dépenser 15 000 euros pour, à la fin, retomber dans les bras de Veolia. » En s’attelant au dossier, l’ingénieur conseil de métier, a constaté des dysfonctionnements : « On s’est rendu compte qu’on achetait 22000 mètres cubes à Veolia mais que seulement 15 000 euros étaient facturés. Cela signifiait qu’on avait des fuites et aussi, sans doute, que certains compteurs étaient défectueux. » Le maire et son employé municipal ont alors entrepris des travaux pour débusquer et colmater les fuites. « Pour la partie la plus délicate, on a fait appel à une entreprise puis on a fait par nous-mêmes. » Au bout d’un an, au moment des comptes, la municipalité a constaté qu’elle faisait des bénéfices avec l’eau : « Comme notre but n’est pas de faire des bénéfices, on a fini par baisser le prix du mètre cube de 1,11 euro.» Tout le monde y a gagné sauf Veolia : « J’ai calculé qu’en trente ans, ils avaient empoché 480 000 euros pris dans la poche de mes administrés, c’est assez. » 

3 QUESTIONS à


Pascal SERRIOT
Pdt d’une Association d’usagers

Une gestion très opaque et plus chère

Pascal Serriot est président de l’association « Nos ronds dans l’eau », créée en 2011, à Trélou-sur-Marne, une commune du sud de l’Aisne où l’eau est l’une des plus chères de France. Il vient de publier un dossier complet sur la gestion de l’eau dans l’Aisne.

L’Aisne détient le record de l’eau la plus chère de France. Pour quelles raisons selon vous ?

Ce n’est évidemment pas une question de ressources. Les sources existent à profusion et le climat est loin d’être aride… Le prix élevé est lié à un réseau mal entretenu avec des mauvais rendements et une mauvaise gestion.

Que reprochez-vous à la gestion de l’eau dans l’Aisne ?

La gestion par délégation de service est très opaque et plus chère. On voit, par exemple, dans le sud de l’Aisne, avec Veolia, que c’est les usagers qui ont payé le passage à la télérelève, cela n’est pas normal. De même, on peut se poser des questions sur les investissements. Pourquoi une usine de pompage d’eau en surface dans la Marne pour un coût de plus de dix millions d’euros alors que l’on sait que le traitement pour la rendre potable est beaucoup plus cher que pour l’eau souterraine ? Autre problème, la tarification : alors que pour des raisons évidentes de préservations des ressources, on encourage partout une baisse de la consommation avec une part fixe faible, ici c’est le contraire, la part fixe est élevée, ce qui donne l’impression pour les petits usagers de payer à un prix exorbitant chaque mètre cube et, au contraire, plus on consomme plus le prix baisse. Sans doute pour favoriser certains secteurs d’activité…

Quelles solutions préconisez-vous ?

La loi NOTRe est l’occasion pour les communautés d’agglomération et de communes de redéfinir en 2020 la gestion de l’eau (eau potable et assainissement) dans un mode de gestion par régie plus favorable. Pourquoi ne pas créer une Régie d’eau et d’assainissement départementale avec une tarification harmonisée, gérée conjointement par une commission composée d’élus et d’usagers ? Elle pourrait s’appuyer sur la base ou en partenariat de la régie NOREADE déjà en place dans le département du Nord. De cette manière, le prix de l’eau pourrait rapidement baisser.*

Pascal FROIDEFOND

http://nosrondsdansleau.e-monsite.com

Catherine FREY

Extrait de l'union du 20/06/2018

   

   

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AZHUREV : la nature fait bien les choses

En complément des traitements biologiques et physico-chimiques de la station d’épuration qui reçoit les eaux usées de l’agglomération de Reims, la collectivité va tester une méthode d’épuration naturelle.


AZHUREV, pour aménagement d’une zone humide à Reims pour l’évaporation et le vivant, est le nom donné à la zone humide pilote qui est en cours d’aménagement en aval de la station d’épuration (STEP) de l’ex-Reims Métropole, sur les communes de Merfy et Saint-Brice-Courcelles, dans un secteur éloigné des habitations.

Composée notamment d’une roselière et d’un plan d’eau, elle aura deux grandes utilités. Par temps sec, elle apportera aux eaux usées issues de la STEP un traitement de finition qui ciblera plus particulièrement l’azote, le phosphore et certains micropolluants. Par temps de pluie, elle filtrera les polluants classiques qui se concentrent dans les eaux pluviales urbaines. Dans les deux cas, ce processus naturel permettra d’améliorer l’état des eaux de la Vesle vers laquelle s’écoulent les effluents.

De surcroît, l’AZHUREV constituera un nouveau réservoir de biodiversité qui sera mis sous observation pendant neuf ans pour mesurer l’évolution des espèces et des habitats. En 2012, le projet AZHUREV avait été retenu par le Ministère de l’Ecologie dans le cadre d’un appel à projets innovants, lui permettant ainsi de bénéficier d’un financement de l’Agence de l’Eau Seine Normandie.

Ce dernier a permis la réalisation de travaux, débutés à l’été 2016 et pour l’essentiel terminés. La zone est actuellement mise en eau. L’expérimentation sur le traitement des micropolluants non traités sur la STEP va pouvoir commencer.

La zone de traitement AZHUREV s’étend sur 6,9 ha.

Le site de l’eau dynamisé

Le site Internet consacré au service de l’eau et de l’assainissement a évolué à la fois pour tenir compte du nouveau territoire du Grand Reims et pour faciliter l’accès aux informations et aux services (facture, règlement, etc.).

Principale nouveauté : le portail « L’Eau dans ma commune », qui présente pour chacune des 143 communes des indicateurs de qualité, les travaux en cours et les contacts utiles. D’autres fonctionnalités devraient être proposées en 2018.

Extrait de Grand Reims Magazine N° 3 du 10/2017

   

   

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Le stockage d’eau augmente

Warmeriville. Le chantier du réservoir de 1130 m 3 touche à sa fin. Dès décembre, il alimentera en eau potable quatre communes du Grand Reims, soit quelque 7.000 habitants.  


Le réservoir flambant neuf sera mis en service le mois prochain. Sa capacité est de 1130 m3 d’eau potable. Remi Wafflart

PLUSIEURS TRAVAUX D’ENTRETIEN PROGRAMMÉS POUR 2018

Pour garder en bon état les 42 « ressources en eau » qui alimentent les 143 communes dont il a la responsabilité, le Grand Reims mène régulièrement des travaux d’entretien et de modernisation. En 2018, il rénovera par exemple les réserves d’eau d’Auménancourt, de Brimont et de Bermericourt. Par ailleurs, au début de l’année prochaine, une armoire électrique située sur un captage d’eau sera modernisée.

 Le « petit » réservoir d’eau potable de Warmeriville, qui fonctionne depuis 1970, n’est pas obsolète. Il sera d’ailleurs toujours utilisé. Mais devant l’expansion des villages qu’il alimente et le nombre exponentiel de leurs habitants, sa capacité de 630 m 3 est devenue insuffisante. C’est pourquoi les équipes du Grand Reims ont construit, juste à côté de lui, un nouveau réservoir, bien plus grand. Ce dernier, en cours de finition, a une capacité de 1.130 m 3 . Il sera mis en service le mois prochain et desservira les communes de Bazancourt, Warmeriville, Boult-sur-Suippe et Isles-sur-Suippe.

1 760 M 3 D’EAU DISPONIBLES

Au total, 1 760 m 3 d’eau potable seront donc disponibles. « Nous disposerons désormais de 24 heures d’autonomie », a précisé hier Jean-Christophe Inglard, le directeur eau et assainissement pour le Grand Reims, venu visiter le chantier avec Catherine Vautrin, la présidente de la communauté urbaine.

Un réservoir semi-enterré en béton composé de deux cuves différentes. Initié par le syndicat général des eaux de Warmeriville, et mené à terme par le Grand Reims, ce chantier du nouveau réservoir d’eau potable a été lancé au printemps dernier, sur un terrain situé à 120 mètres d’altitude, sur le mont de Claye. Les travaux ont été réalisés par trois entreprises de la grande région et ont coûté un peu plus de 547.000 euros.

Ils ont été financés en partie par l’Agence de l’eau, le Département de la Marne et l’État via la dotation d’équipement des territoires ruraux.

Le réservoir, semi-enterré, dispose de deux cuves différentes. « Les pompes fonctionneront seulement la nuit, pour répondre aux besoins des quatre communes regroupées dans l’ex-syndicat des eaux de Warmeriville et désormais membres du Grand Reims. Les usagers ne constateront aucune différence dans la prestation fournie, y compris au niveau de leur facture » , précisent les équipes du Grand Reims. Avant la mise en service, courant décembre, des systèmes anti-intrusion seront installés pour sécuriser au maximum ce réservoir qui, vu de l’extérieur, ressemble à un rectangle de béton. Au final, l’enceinte sera grillagée et les portes d’accès de la chambre à vannes et des cuves fermées. Elles disposeront chacune d’un capteur qui préviendra rapidement un responsable en cas d’effraction.

Que ceux qui pourraient s’inquiéter du fait que ce réservoir d’eau potable est situé à proximité d’une déchetterie se rassurent. Car il s’agit d’un simple point de collecte et non d’un lieu de traitement des déchets.

LES SITES DES CAPTAGES D’EAU TENUS SECRETS

L’eau qui sera versée dans les cuves pour être ensuite acheminée via des canalisations enterrées dans les quatre communes concernées ne provient pas d’une rivière mais de l’un des quatre captages de la vallée de la Suippe.

La situation géographique de ces derniers, qui puisent l’eau de la nappe phréatique à une vingtaine de mètres de profondeur, est tenue secrète pour des raisons de sécurité. On sait juste que cette eau sera acheminée jusqu’au nouveau réservoir d’eau potable grâce à 3,6 kilomètres de tuyaux en fonte.

Valérie COULET

Extrait de l'union du 13/11/2017

   

   

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Contrôle continu pour la qualité de l’eau

Comme on peut le constater en examinant sa facture d’eau, cette dernière fait l’objet de contrôles attentifs. Comment cela se passe-t-il concrètement ? Voici des éléments de réponse


L’eau du Grand Reims est partout potable et, dans la ville elle-même, de bonne qualité. Si l’on trouve quand même des traces de pesticides dans l’eau de Reims centre, cela reste largement inférieur (27 fois moins) au taux maximal autorisé.
Christian Lantenois

LE CONTEXTE

Les Rémois ont de la chance : l'eau qu'ils peuvent boire au robinet est de bonne qualité. Comment s'en assure-t-on ? Qui procède concrètement au contrôle ? Tous les habitants du Grand Reims sont-ils logés à la même enseigne à cet égard ? Réponses avec le directeur du service concerné, la direction de l'eau et de l’assainissement, Jean-Christophe Inglard.

1 - LE GRAND REIMS CONTRÔLE DIRECTEMENT : VRAI ET FAUX

La direction de l'eau mandate un laboratoire indépendant, le cabinet Eurofins, basé en Lorraine à Maxéville, qui contrôle le liquide distribué aux foyers, mais il n'intervient qu'en complément du contrôle officiel ; ce dernier s'effectue sous la responsabilité de l'ARS, agence régionale de santé ; et celle-ci soustraite l'examen proprement dit à un prestataire certifié, en l'occurrence, le Laboratoire départemental d'analyses et de recherches ba- . sé à Laon. L'eau est en fait contrôlée en continu tout au long de l'année, même si l'ARS ne présente un bilan qu'une fois par an.

2 - L'EAU OU GRAND REIMS EST PARTOUT POTABLE : VRAI

Les dernières conclusions font en effet état d'une eau potable sur l'ensemble du territoire de. la communauté urbaine, celle de l'agglomération rémoise - ex Reims métropole - étant même jugée de bonne qualité. Il existe toutefois des secteurs plus litigieux, comme Chenay-Merfy, où l'eau est «alté- rée par des produits phytosanitaires »; un projet de raccordement aux communes voisines est en cours pour remédier à la situation : la qualité est aussi moindre sur le secteur Chaumuzy-Marfaux, en raison de taux de nitrate et de sélénium élevés, d'origine non pas agricole, mais naturelle

3 - LES PESTICIDES FONT PARTIE DES SUBSTANCES CONTRÔLÉES : VRAI

Les derniers résultats pour l'agglomération rémoise font état d'un taux global de pesticides pour Reims centre de O,Q1S~g/l (millio- -nième de gramme/litre), 27 foismoindre que celui des normes imposées (0,5 J.lgfl). Mais les pesticides ne sont pas les seuls dont le taux est contrôlé, loin de là; le laboratoire passe au crible quelque 600 paramètres différents, allant de la température au PH (degré d'acidité), la conductivité, le taux de nitrates, de chlore, de carbonate et autre chlorure; pour l'agglomé- ration de Reims, certains rtapports font 25 pages.

4) TOUTES LES COMMUNES REÇOIVENT EXACTEMENT LA MÊME EAU : FAUX

Non, il ne faut pas imaginer un immense réseau reliant toutes les communes du Grand Reims entre elles, avec la même eau circulant dans les tuyaux. Il existe en fait une quarantaine de réseaux indépendants les uns des autres, desservant en règle générale plusieurs communes. C'est le fruit de l'histoire. Par exemple pour J'agglomération de Reims, un même réseau dessert 19 Communes : celles de l'ancienne Reims métropole et 13 autres. Mais il existe aussi des réseaux qui ne desservent qu'une seule et unique commune : c’est le cas de Chigny-les-Roses.

Antoine PARDESSUS

Extrait de l'union du 13/11/2017

   

   

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 La mutualisation a du bon

Merfy et Hermonville Une station d’épuration a été inaugurée 9 mois après la naissance du Grand Reims. Le chantier d’une canalisation est aussi lancé, reliant deux villages à la cité des sacres.


La nouvelle station d’épuration d’Hermonville doit permettre de répondre à la croissance démographique de la commune. Bernard Sivade

S’il n’y avait pas le Grand Reims, les communes de Merfy et Saint-Thierry auraient dû reconstruire une station d’épuration pour traiter leurs eaux usées, l’ancienne étant devenue sous-dimensionnée. Ce qui aurait eu un coût de 1,5 million d’euros.

Grâce à la communauté urbaine, une opportunité s’est présentée de creuser une canalisation de 3,6 kilomètres pour interconnecter les réseaux des deux communes à la station d’épuration de l’ex-Reims Métropole. Un investissement deux fois moins onéreux et des travaux de courte durée, deux mois seulement, pour creuser la terre et faire passer les tuyaux. L’ancienne station sera ensuite déconstruite. Il s’agit d’un « premier bel exemple de la mutualisation et des économies que permet le Grand Reims » , selon Catherine Vautrin, sa présidente.

Le deuxième exemple se situe non loin de là. À Hermonville, une ancienne station traitait essentiellement des effluents domestiques mais ne remplissait plus les fonctions demandées aujourd’hui à ce genre d’équipements.

Une nouvelle station d’épuration a été construite à proximité de l’ancienne pour répondre à la croissance démographique avec des orientations techniques nouvelles. Elle traite les eaux de 2.200 équivalents habitants et comprend un stade de pré-traitement purement mécanique pour éliminer les grosses particules, un dessableur dégraisseur et un bassin d’aération. Elle respecte les normes nationales et européennes et elle peut être gérée à distance grâce à des moyens de télésurveillance. L’eau termine son parcours dans un fossé végétalisé avant d’être rejetée dans le milieu naturel, le Robossa.

Le chantier a duré 15 mois avec le maintien, pendant les travaux, de l’ancienne station de 1986. Le coût de l’opération est de 1,4 million d’euros hors taxes.

Le dysfonctionnement de l’ancienne station avait freiné le développement de la commune. Avec cette station, un nouveau lotissement est déjà programmé.

17 millions par an pour l’assainissement 

Depuis la création du Grand Reims, la compétence eau et assainissement de la communauté urbaine porte sur 143 communes et près de 300.000 habitants. Un programme pluriannuel d’investissement est prévu (17 millions pour l’assainissement et 13 millions pour l’eau). De quoi améliorer l’existant et notamment permettre que les niveaux de rejets soient aux normes.

Le périmètre comprend 42 captages d’eau potable, plus de 1 500 km de réseau d’eau potable, plus de 900 km de réseau d’eaux usées, 50 stations d’épuration et 250 agents pour la direction de l’eau et de l’assainissement. Sur l’ensemble, 91 communes sont raccordées à l’assainissement collectif et 52 sont en assainissement non collectif.

Trois partenaires financeurs permettent de limiter l’impact des coûts d’investissement sur les prix de la fourniture d’eau potable et l’assainissement, l’Agence de l’eau, le Département et l’État.

M.C LARDENOIS

Extrait de l'union du 15/10/2017

   

   

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L’eau du robinet, mauvais goût mais bonne qualité

Elle a peut-être un drôle de goût mais il paraît que c'est bon signe. En tout cas, l'eau du robinet est très surveillée et peu onéreuse.


 

Des analyses sont régulièrement effectuées pour s'assurer de la qualité de l'eau qui coule au robinet

L'ESSENTIEL

•.-Il y a quatre points de captage sur la ville de Reims et son agglomération.

•.- Le réseau d'eau potable est long de 700 kilomètres.

•.- Elle est très calcaire car le sous-sol rémois est constitué de craie.

•.- Le taux de nitrates est inférieur à 40 mg par litre, le taux maximal étant de 50 mg par litre.

•.- Le prix du litre est de 0,3 centimes, à comparer avec l'eau en bouteille dont le prix moyen est de 72 centimes, 200 fois plus cher.

1 – Le Chlore

C'est peut-être le principal reproche que l'on peut lui faire. L'eau rémoise a un fort goût de chlore. L'explication ? Entre la nappe phréatique et votre robinet, en passant par l'un des quatre châteaux d'eau, l'eau parcourt un long chemin par des canalisations souterraines. Il peut s'y développer des micro-organismes. Pour qu'elle garde son intégrité, on lui ajoute du chlore (0,1 mg par litre injecté sous forme gazeuse). Si elle a ce petit goût désagréable, c'est que le chlore est resté dans l'eau et qu'il n'a pas rencontré de mauvaise particule. « C'est donc bon signe », assure Jean-Christophe Inglard, directeur de l'eau et de l'assainissement. Des chloremètres sont installés aux captage et châteaux d'eau pour suivre en permanence le niveau de chlore et l'ajuster. Pour remédier au mauvais goût, le directeur a deux astuces à proposer. D'abord laisser reposer l'eau deux heures dans une carafe au réfrigérateur. Le chlore va s'évaporer. Sinon, verser deux gouttes de citron permet de corriger les caractéristiques chimiques.

2 – Le calcaire

Si l'eau est calcaire, c'est parce que le sous-sol est composé de craie. L'eau prélevée peut avoir effectuée un séjour plus ou moins long dans le sol. Elle se faufile dans la roche et embarque quelques particules de calcaire.

3 - Les pesticides

La circulation de l'eau dans les sous-sols est très complexe. Une seule ressource, entre Taissy et Sillery, présente un taux de pesticides qui oblige à filtrer l'eau à travers du charbon actif, un produit naturel pyrolysé (décomposé par une augmentation- importante de température) qui absorbe les pesticides

4 – Les fuites

Le réseau date de 1955 et il est plutôt en bon état. Des recherches de fuites sont tout de même effectuées avec un système d'écoutes, la nuit, de la propagation des ondes. « Les fuites émettent un bruit particulier et des appareils détectent ces anomalies », précise Jean-Christophe Inglard.

5 – Le tarif

L'eau rémoise a toujours été en gestion directe, ce qui permet de lui appliquer un tarif compétitif.  « Parmi les 140 plus grandes villes de France, nous sommes dans les 20 moins chères », ajoute le directeur.

6 – La station d’épuration

Elle date de 2002. L'eau, une fois épurée, est rejetée dans la Vesle. Si le sujet vous intéresse, il y aura une journée portes ouvertes le samedi 1er avril, chemin des Temples, à Saint-Brice-Courcelles. Il sera possible d'y découvrir le cycle de l'eau, de la production au rejet dans le milieu naturel en passant par les conseils pratiques pour réaliser des économies.

M.C LARDENOIS

Extrait de l'union du 24/03/2017

   

   

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Made in Reims, l'adoucisseur Écobulles révolutionne le traitement de l'eau

Écobulles bouscule le marché du traitement du calcaire. Grâce à un procédé unique et écolo, l’entreprise équipe aussi bien particuliers qu’entreprises, de Taitttinger à McDo.


Les dirigeants d’Écobulles, devant une installation anti-calcaire chez Taittinger.

Comment ça marche

Au contact de l’eau.le CO2 se transforme en acide carbonique. Cet acide doux naturel fait baisser le pH de l’eau et solubiIise le cataire. C'est-à-dire qu’il dissout et empêche les incrustations de calcaire. en conservant le calcium et le magnésium dans l'eau. Le système, installé après le compteur général d'eau a un effet curatif et préventif sur les canaIisa1ions et l’électroménager.

Imaginez une entreprise qui, non contente de ne pas produire de C02, ce fameux gaz à effet de serre, le neutralise. Une entreprise qui, en moins de cinq ans, a multiplié son chiffre d'affaires par cinq, et, par conséquent, qui embauche (si, ça existe !). Basée à Cormontreuîl, Écobulles a tout de la petite boîte qui monte, façon start-up. Son marché : le traitement du calcaire en douceur. La société, dirigée par Bernard Perfetti, 59 ans, et Ludovic Baudart, 48 ans, propose un procédé alternatif aux adoucisseurs d'eau classiques, un procédé unique au monde et écolo. « Son effet est comparable à celui du vinaigre blanc, mais sans goût pour l'eau ni agressivité pout les canalisations, précisent les deux dirigeants. Contrairement aux adoucisseurs classiques, dont les coûts sont similaires, il n'engendre aucune surconsommation d'eau, ni aucun polluant. »

Un procédé inventé par un agriculteur

Tout commence au milieu des années 1980. Un agriculteur, inventeur visionnaire, Bernard Gallois, cherche. à rendre son eau moins calcaire, afin d'améliorer l'efficacité de ses produits phytosanitaires. Il y parvient en injectant du C02 et réalise ainsi de significatives économies. Il passe le mot et fédère une centaine de fermes de la Marne, de l'Aisne et des Ardennes. Jusqu'à ce qu'un éleveur lui fasse remarquer que toutes ses canalisations étaient détartrées. Notre Géo Trouvetou se tourne alors vers les maisons de champagne à la recherche d'une solution pour nettoyer leurs bouteilles. « Ensuite, ça s'est répandu comme une traînée de poudre ... » L'inventeur dépose plusieurs brevets (en revend un au passage à Électrolux pour une de leurs machines à laver) et s'installe un atelier sous sa maison à Cormontreuil. Taittinger, Bollinger, Deutz, Duval Leroy, Veuve Clicquot, Lanson, Mercier... En tout, une trentaine des maisons de champagne parmi les plus prestigieuses font appel à sa science. « Tout se faisait par le bouche-à-oreille. Et puis les gens qui travaillaient sur les chaînes d'embouteillage ont voulu être équipés aussi chez eux. » Il se tourne alors vers les particuliers. En 2011, Bernard Perfetti et Ludovic Baudart rachètent Écobulles et impulsent une dynamique commerciale. Le début du succès. Enfin presque.

« Nous visons l'origine française garantie »

« Au départ, nous communiquions sur le recyclage du CO² mais ça n'intéressait personne ... » Le duo se recentre sur l'efficacité contre le calcaire. Et mise sur le local pour les fournitures et la production. Bingo. « Depuis deux ans, nous sous-traitons la réalisation de nos modules. Ils sont réalisés à 4,5 km d'ici par ACAPH Industrie (Association Champagne Ardenne pour les personnes handicapées). Quant aux composants, nous essayons d'acheter un maximum français. Pour le moment, c'est le cas pour une bonne moitié. Mais nous visons l'origine française garantie. » Aujourd'hui, Écobullès affiche un chiffre d'affaires de 1,5 M€, emploie neuf salariés et deux embauches sont prévues en 2016. L'an dernier, grâce aux 3.500 instillations en France, « ce sont 4 à 500 tonnes de CO² qui ont été neutralisés ». Depuis octobre, Écobulles est référencée par le service technique de McDonald's Europe. « Ça signifie que pour chaque création ou réhabilitation, notre solution est proposée. Et comme le géant du fast-food mise sur une communication éco-responsable, Écobulles peut voir l'avenir avec sérénité. Surtout qu'avant même de se tourner vers l'export, plusieurs clients du Maroc, de Suisse, d'Allemagne et des États-Unis, viennent de se montrer intéressés.

Alice RENARD

Extrait de l'union du 24/03/2016

   

   

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Vers une eau plus saine pour tous

En raison d’une pollution au perchlorate, les communes de Taissy, Puisieulx et Prunay sont en cours de raccordement au réseau d’eau potable de Reims Métropole.

On avait détecté l’an dernier dans plusieurs communes de l’agglomération rémoise la présence de particules de perchlorates, notamment à Prunay où le taux était supérieur à 15 microgrammes par litre. Les sels de perchlorates étaient aussi présents dans l’eau des communes de Puisieulx et de Taissy. La présence de ces particules dans les réserves d’eau de la région s’expliquait par des rejets industriels, mais aussi – et surtout – par les vestiges des combats de la Première Guerre mondiale.

Si ces communes sont touchées par la pollution au perchlorate, c’est parce qu’elles ont leur propre réservoir d’eau, contrairement aux autres communes de Reims Métropole qui sont alimentées par un même réseau d’eau, traitée de manière différente.

Dans une volonté d’améliorer et sécuriser l’alimentation en eau potable dans toute l’agglomération, même si l’eau du robinet était toujours consommable (à l’exception d’une restriction pour les femmes enceintes et les nourrissons), Reims Métropole avait décidé d’engager des travaux en vue de raccorder son réseau aux communes touchées par cette pollution.

Le chantier de raccordement a débuté ce lundi avec la déconnexion des communes de Taissy, Puisieulx et l’aérodrome de Prunay de leur alimentation spécifique en eau. C’est donc le premier pas vers une eau plus saine dans ces communes.

Ce raccordement est le lancement d’une longue manœuvre en plusieurs étapes. Lundi, il a été réalisé le raccordement des canalisations d’eau de Taissy, Prunay et Puisieulx au secteur de la Pompelle. Depuis deux jours, ces trois communes sont donc alimentées par le captage d’eau de Reims Métropole. Dans une seconde phase, la canalisation Puisieulx – Sillery sera doublée et prolongée jusqu’à Prunay. C’est ainsi que l’eau potable venant de Reims sera acheminée jusqu’aux robinets des maisons dans les communes touchées par la pollution au perchlorate. Cette phase de travail devrait se terminer en mai 2015. Enfin, pour sécuriser et augmenter la pression de distribution de l’eau dans le secteur de Taissy, il est prévu de mettre en place une surpression au pied de son réservoir.

Tous ces travaux devraient normalement s’achever fin juin 2015.

Ces interventions ne devraient normalement pas avoir d’impact important pour les usagés concernés. En effet, seule une légère baisse de la pression de l’eau sera constatée durant les travaux chez les usagers (les communes de Puisieulx et de Taissy, la coopérative de déshydratation de Puisieulx, l’aérodrome et la ZAC de Prunay, la menuiserie Bressan, ainsi que la ferme de M. Hecht). Par ailleurs, il est possible que l’eau ait un goût et une odeur différents pour les consommateurs, car l’eau distribuée n’est pas soumise au même traitement. Toutefois, il n’y a aucune crainte à avoir : l’eau sera pure et apte à la consommation.

Extrait de l'union du 03/02/2015

   

   

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 Une enquête est lancée auprès des usagers de l’eau du robinet

 Reims Métropole lance une nouvelle enquête (téléphonique) de satisfaction des usagers de l’eau potable pour connaître leurs avis et attentes.


Le fait de boire l’eau du robinet permet entre autres de réduire les déchets (bouteilles en plastique).

D’où vient l’eau du robinet  ? Où va-t-elle après la station d’épuration  ? Combien coûte un mètre cube de ce liquide ? Des questions que se posent parfois les utilisateurs. Leurs perceptions et leurs avis sur la question intéressent Reims Métropole qui gère en direct ce bien précieux. Aussi la collectivité mesure-t-elle régulièrement la satisfaction de ses usagers. Elle mène tous les trois ou quatre ans une enquête de satisfaction clients. Celle qui vient de commencer a été confiée au cabinet FymEtudes.

Elle consiste en une campagne d’appels téléphoniques d’environ un mois. FymEtudes se chargera aussi de dépouiller les résultats et de mener une analyse sociologique. Mille deux cents personnes vont être interrogées pour un coût de 21.000 euros.

«  Nous aimons bien savoir comment évoluent les habitudes des consommateurs », explique Jean-Christophe Inglard, directeur de l’eau et de l’assainissement. «  Ces enquêtes nous permettent de voir comment les gens perçoivent la qualité et le prix de l’eau  ».

C’est aussi l’occasion de combattre une idée reçue selon laquelle l’eau potable proviendrait de la station d’épuration. Il n’en est rien. Après avoir été purifiée en passant par la station, l’eau est déversée dans la Vesle. Mais celle qui coule au robinet est tirée de trois gros captages et d’autres, plus petits, situés sur les communes qui ont rejoint l’agglomération.

Quant au prix, il est entre 50 et 200 fois moins cher que l’eau en bouteille. «  Le prix de l’eau rémoise est de 3 euros le m3 contre 3,40 euros en moyenne » précise encore Jean-Christophe Inglard.

Autres objectifs de l’enquête, évaluer la perception de la qualité des services en termes d’intervention des agents, d’accueil physique et téléphonique, de formalités administratives, vérifier la satisfaction et la connaissance de la clientèle en matière de tarification, mesurer le niveau de connaissance et de satisfaction concernant la communication et les supports utilisés. «  Nous cherchons à savoir si les gens connaissent les différents modes de règlement. Les utilisateurs ont de plus en plus de difficultés financières. Nous suivons de près cette évolution et nous réfléchissons à des propositions pour les aider », ajoute le directeur.

Précisons que cette enquête est uniquement téléphonique, aucun rendez-vous n’est pris chez l’usager par le bureau d’études. Aucune donnée personnelle ne lui est demandée. La démarche est gratuite et rien ne sera proposé à la vente.

Marie-Christine Lardenois

Extrait de l'union du 21/01/2015

   

   

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 Reims Métropole augmente ses capacités de production d’eau

Reims Métropole sécurise son approvisionnement en eau. L’extension de son territoire et l’exigence d’une eau de qualité constante rendaient cruciale l’exploitation d’un autre champ captant. Ce sera chose faite début 2015 avec l’ouverture du champ captant d’Avaux et le raccordement de Taissy, Prunay, Sillery et Puisieulx au réseau général de Reims Métropole.


Les travaux de raccordement du champ captant d’Avaux nécessitent l’installation de 9 km de réseau. © J. D.

Près d’un an d’études et de prospections ont été nécessaires. « Nous cherchions une eau disponible en abondance et de qualité. Pour cela, la vallée de l’Aisne était toute indiquée », explique Jean-Christophe Inglard, directeur de l’Eau à Reims Métropole. Ajouté aux trois autres champs captants actuellement en service (Couraux à Reims, Fléchambault sur la vallée de la Vesle et Auménancourt sur la vallée de l’Aisne), Avaux porte désormais la capacité de production en eau de Reims Métropole à 100 000 m3 d’eau/jour, soit plus de deux fois la consommation quotidienne des habitants de l’agglomération. En effet, ce sont près de 40 000 m3 d’eau qui sont consommés chaque jour en moyenne dans l’agglomération (avec une perte sur l’ensemble du réseau estimée à moins de 10 %). Les travaux de raccordement du champ d’Avaux au réseau principal, estimés à cinq millions d’euros, devraient permettre une mise en service au printemps 2015.

TAISSY, PUISIEULX, SILLERY ET PRUNAY BIENTÔT RACCORDÉS

La possibilité d’accroître la production en eau de Reims Métropole ouvre des perspectives pour les nouvelles communes intégrées dans l’agglomération en janvier 2013. Ainsi, Taissy, Puisieulx, Sillery et Prunay seront raccordées au réseau général de Reims Métropole début 2015.

« Actuellement, l’approvisionnement en eau de Sillery n’est assuré que par un puits. Conséquence : nous rencontrons des problèmes en termes de pression de l’eau au robinet et nous dépassons légèrement, certaines fois, le niveau des perchlorates autorisé », constate Thomas Dubois, Maire de Sillery et par ailleurs Vice-Président de Reims Métropole en charge du développement durable. Et d’ajouter satisfait : « Le raccordement au réseau général de Reims Métropole est pour nous l’assurance d’un service de qualité ».

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Jean Marx

MAIRE DE CORMONTREUIL ET VICE-PRÉSIDENT

DÉLÉGUÉ À L’EAU ET À L’ASSAINISSEMENT

« Pour une agglomération de notre taille, il est crucial et stratégique de diversifier nos lieux d’approvisionnement en eau. Grâce à cette compétence, Reims Métropole est capable de répondre aux attentes d’un vaste territoire »

Extrait de RM N°140 de 10/2014

   

   

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 Reims Métropole sécurise son approvisionnement en eau

Reims Métropole est sur le point de se raccorder à un nouveau champ captant. Celui-ci, situé à Avaux dans la vallée de l’Aisne, va assurer aux 230000 habitants de l’agglomération rémoise une eau de qualité et abondante.

 
Des travaux sont actuellement en cours afin de relier le futur champ captant d’Avaux au réseau d’Auménancourt, soit 9 km de canalisation. Catherine Vautrin, Présidente de Reims Métropole s’est rendue sur le chantier.

  

La gestion de l’approvisionnement en eau est l’un des enjeux des plus cruciaux pour les agglomérations françaises. En la matière, Reims Métropole est exemplaire. En effet, c’est l’une des rares collectivités en France à maîtriser l’ensemble du cycle de l’eau, de son extraction à son retraitement. Un savoir-faire exemplaire des agents et des équipes de la collectivité qui assure à Reims Métropole une parfaite indépendance. Cette gestion s’opère surtout de façon prospective « Cela fait des années que Reims Métropole prospecte pour doter l’agglomération rémoise d’un 4e champ captant. Nous avons sondé, mené des études… voir ce chantier bientôt se concrétiser est un moment important pour nous », explique Jean-Christophe Inglard, directeur de l’Eau à Reims Métropole. Et d’ajouter : « La vallée de l’Aisne était tout indiquée, l’eau y est abondante et surtout de très bonne qualité. »

 LES CAPACITÉS DE PRODUCTION D’EAU AUGMENTÉES D’UN TIERS 

L’eau du champ captant d’Avaux coulera dans nos robinets mi-2015. Le temps qu’il faut pour terminer les 9 kilomètres de canalisation pour relier le nouveau champ captant d’Avaux au village d’Auménancourt. Ces travaux sont colossaux, d’un montant de 5 millions d’euros, financés par Reims Métropole et l’Agence de l’Eau Seine-Normandie. Le chantier, conduit par Reims Métropole, a été confié à une société rémoise. Ce nouveau champ captant va accroître la capacité de production de Reims Métropole de 25000 m3 d’eau/jour. Ce débit, additionné aux trois autres champs captants en activité, portera la capacité totale de production d’eau de l’agglomération rémoise à 100000 m3 d’eau/jour. Ce niveau procure à la métropole rémoise et ses habitants une véritable sécurité d’approvisionnement en eau potable sans oublier une qualité accrue en termes de qualité.

UN CHANTIER VITAL POUR L’ATTRACTIVITÉ DU TERRITOIRE RÉMOIS

 La commune de Prunay sera d’ailleurs prochainement reliée au réseau de l’agglomération. Catherine Vautrin, Présidente de Reims Métropole, voit dans les performances du service de l’Eau de la collectivité un élément fort de l’attractivité de Reims Métropole : « Notre savoir-faire en matière de production, de distribution et de retraitement de l’eau peut nous permettre de convaincre certaines communes de rejoindre Reims Métropole, car il s’agit, au même titre que les transports urbains ou la gestion des déchets, de compétences extrêmement lourdes à assumer pour des collectivités de taille modeste. La question de l’eau est donc cruciale à plus d’un titre ».

« Ce nouveau champ captant nous permettra aussi de répondre aux besoins du pôle de compétence sur les biotechnologies, un axe stratégique du développement économique de notre territoire », conclut Catherine Vautrin  

 H. C.

Le Site de l’eau vous accompagne

Le site de l’eau de Reims Métropole vous permet de consulter et de payer vos factures. Celui-ci propose également d’autres services à destination du grand public. Ainsi, en quelques clics, les internautes peuvent suivre les actualités et les derniers bilans relatifs à la qualité de l’eau

En chiffres

40 000 m3 d’eau sont consommés chaque jour en moyenne à Reims.

Moins de 10 % de perte sur l’ensemble du réseau. Il s’agit là d’un niveau extrêmement bas puisque la moyenne en France est supérieure à 20%.

57 000 contrats d’abonnement sont gérés en régie directe par la Direction de l’Eau de Reims Métropole.

4 champs captants assurent l’alimentation en eau de Reims Métropole.

Le champ captant d’Auménancourt, situé dans la vallée de la Suippes (20 000 m3/jour). Couraux, dans la vallée de l’Aisne (30 000 m3/jour).

Fléchambault, vallée de la Vesle (25 000 m3/jour) et bientôt Avaux, vallée de l’Aisne (25 000 m3/jour).

Extrait de VRI N° 313 09/2014

   

   

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Optimisation du fonctionnementb des captages

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Dès les premiers résultats obtenus, Reims Métropole a optimisé le fonctionnement de ses captages d’eau potable afin de limiter la concentration en perchlorates dans l’eau distribuée. « Il s’agit de privilégier les forages pas ou peu pollués », souligne Jean-Christophe Inglard, Directeur de l’Eau et l’Assainissement de Reims Métropole. « À Prunay, où les taux de perchlorate dépassent les 15 microgrammes, le puits de captage devrait d’être fermé en 2015, le temps de réaliser les travaux de raccordement de la commune au réseau historique de l’agglomération ».

Nouvelle source d’approvisionnement

L’exploitation d’un nouveau champ captant en 2015 à Avaux, en provenance de la nappe phréatique de la Vallée de l’Aisne, devrait favorise la réduction de perchlorates dans l’eau du robinet délivrée aux habitants de l’agglomération. « Avec une capacité journalière de 25 000 m3, cette nouvelle source d’approvisionnement va permettre de diversifier l’approvisionnement en eau de la métropole rémoise et ainsi réduire les risques de pollution. Ce nouveau captage est notamment conforme en matière de perchlorates.» Dès 2015, cette nouvelle ressource et le développement des réseaux interconnectés sur l’agglomération devraient permettre de réduire la teneur en perchlorates sur l’ensemble de Reims Métropole.

À  SAVOIR

Solutions

Prunay, bientôt raccordée au réseau d’assainissement : les travaux devraient commencer prochainement. Ainsi, l’ensemble des habitants de la commune pourront bientôt se raccorder au réseau et à la Station d’épuration de Reims Métropole.

Extrait de RM N°139 de 06/2014

   

   

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  Y a de la vie sous les pavés

 Sous nos pieds courent 840 km de réseau et une trentaine d'employés de Reims métropole. Ils nous ont embarqués dans une de leur tournée

 Des pistolets qui semblent dater des brigades du tigre de ce bon vieux Clemenceau, un couteau de boucher, l'attirail du parfait consommateur d'héroïne avec seringue, petite cuillère et tout et tout, un serpent, des scanners pour écouter la police, un boulet, des montres dont une à gousset, un poing américain, des téléphones portables, des pièces de monnaie, des godemichés… mais aussi quelques obus et grenades.

Objets en tous genres

Les égouts de la ville donnent une vision assez fine des préoccupations de nos contemporains mais aussi de ceux qui les ont précédés. Arme à feu jetée à la va-vite à la vue d'une patrouille des forces de l'ordre ou arme d'un crime jamais élucidé ? L'égoutier qui tombe nez à nez avec un tel pétard peut tout imaginer.

Les égouts de Reims totalisent 840 km de réseau dont 480 pour les eaux usées et 360 pour les eaux pluviales avec des centaines d'avaloirs (un tous les cinquante mètres), qui sont autant d'entrées pour les eaux de pluie et les objets en tous genres. Nous avons fait la visite avec Thierry, Christophe et Sébastien, trois égoutiers, pas nés de la dernière pluie, puisqu'ils cumulent entre 10 et 17 ans d'égouts. On peut faire le tour de la ville en passant par son côté obscur, entrer rue du Jard et ressortir au stade Delaune sans avoir vu la lumière ni croiser le moindre rat. Très peureux, l'animal a tendance à détaler avant l'arrivée de l'homme.

C'est, harnachés et casqués comme des spéléos, avec combinaison du type les experts Miami que nous sommes descendus avec eux avenue Brebant et rue de Vesle. « Avant toute descente d'un égoutier, on vérifie la présence de gaz, histoire d'éviter d'être intoxiqué par de l'hydrogène sulfuré ou de faire péter une poche de méthane », prévient Sébastien. Pas si facile de s'engouffrer dans un puits qui ne mesure que quelques centimètres de diamètre. « Attention à la tête, attention où vous mettez les pieds, attention au brun (excréments) », l'endroit est sombre et hostile, on a peine à tenir debout.

Aventure et tranquillité

Les langues commencent à se délier. Thierry aime l'ambiance, le côté aventure et spéléo, mais aussi la tranquillité. Ici, les ondes des téléphones portables ne passent pas. Même les talkies-walkies sont inutilisables. « Le mauvais côté du métier, c'est qu'on est toujours cradingues et on met nos mains dans la merde au sens propre. » Même dans les réseaux d'eau pluviale, moins puants que ceux d'eaux usées, ça ne sent pas toujours la rose. On confirme. « Il faut dire aussi que ça manque de filles », plaisante Thierry, celui qui dirige la descente ce jour-là. L'équipe des égoutiers de Reims métropole, composée d'une trentaine de personnes, est 100 % masculine.

Savoir-faire

Le réseau doit toujours rester en état sous peine de voir la ville envahie par les eaux. L'entretien est de plus en plus mécanisé et peut maintenant se faire depuis la surface. « Malgré cela, les descentes sont encore quotidiennes et sont le cœur du métier », poursuit Thierry. Un métier qui ne s'apprend que sur le tas, il n'y a pas d'école pour devenir égoutier. Le savoir-faire est transmis d'anciens à jeunes même si le métier est devenu très technique avec utilisation de microcaméras.

Les égoutiers répondent présents 24 heures/24 et 7 jours/7 pour les distraits qui perdent : portables, trousseaux de clefs ou encore chaussures. Il leur arrive même parfois d'être sollicités par la police pour retrouver le butin d'un braquage. « On a retrouvé la caisse d'un chauffeur de bus des Tur qui avait été balancée dans un égout, il y a quelques années. »

Pendant notre périple souterrain, on se retrouve nez à nez avec des bouteilles et sacs en plastique et autres canettes. Tout ce que les inconscients jettent à l'occasion, par fainéantise, ni vu ni connu je pollue, en faisant mine de ne pas savoir qu'au bout du réseau d'eau pluviale, il y a la Vesle, une petite rivière qui reçoit tout et n'importe quoi et qui subit tous les affronts. N'en jetez plus.

Alexandre ROGER

Extrait de l''union du 19/01/2011

   

   

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