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 Les Magasins généraux, classé prioritaires

 

 

 

 

 

 

31/05/2017 - Prometteur port Colbert

Cette zone de 180 hectares stratégiquement située nourrit les réflexions.

L'ESSENTIEL

*.- UNE ZONE DE 180 hectares dite du port Colbert s’inscrit entre le quartier Clairmarais de Reims, et les communes de Saint-Brice-Courcelles et Tinqueux.

*.- CETTE ZONE contient aujourd’hui nombre de friches industrielles ou commerciales. Elle représente cependant un réel intérêt urbanistique de par sa situation.

*.- LA VILLE a un projet assez précis et réalisable à moyen terme pour l’un des sites, celui des Magasins généraux.

 

Le port Colbert, quartier d’avenir ? Ce qui est sûr, c’est que cette excroissance du canal fait l’objet d’une ample réflexion. Et pas seulement elle, mais tout un environnement autour d’elle, quelque 180 hectares au total, nichés entre Clairmarais à l’est, Saint-Brice à l’ouest, la zone industrielle Colbert au nord, Tinqueux au sud. Le cabinet d’architectes parisien Martin Duplantier y travaille déjà depuis plus d’un an à la demande du Grand Reims.

DE LA MATIÈRE POUR LES VINGT ANS À VENIR

Mais avant de parler d’avenir, la présidente de ce Grand Reims, Catherine Vautrin, rappelle la crudité de la situation présente : « Cette zone est surtout celle d’un passé industriel et commercial de la ville, de la fin XIX e début XX e » . Et de fait, si le port Colbert lui-même est encore actif, une bonne part de l’espace à l’entour est plutôt actuellement riche de… friches. Peugeot est parti à la Croix-Blandin, le garage Beccue s’est installé à Bétheny, les Magasins généraux ont fermé, les VMC (Verreries mécaniques de Champagne) se sont restructurées autour du site OI de la rue Albert-Thomas…

Cela dit, la présidente ne cache pas que cette zone est quand même fort «intéressante » de par sa situation géographique : « Le long de la coulée verte, à peine à dix minutes à pied de la gare Centre… » Pour elle, il y a matière à projets pour les vingt ans à venir.

Parmi eux, celui qui concerne les Magasins généraux est considéré, par rapport à l’ensemble, comme prioritaire (voir aussi par ailleurs).

Il est vrai qu’il est un des rares dont la collectivité a la maîtrise foncière -la Ville en est propriétaire –, et qu’il est exploitable assez facilement. Mais ces Magasins, ancien lieu de stockage céréalier, sont bien loin de résumer à eux seuls le potentiel de cette zone « port Colbert ».

Il y a par exemple le site des VMC. C’est le plus vaste : 10 hectares, « un quartier à lui tout seul » résume la direction de l’urbanisme. Le plus gros de l’emprise est située sur la commune de Reims, bordée notamment par la rue Pierre-Maitre, une petite fraction ressortissant à Saint-Brice-Courcelles. Ce site des VMC n’est plus aujourd’hui qu’une trace du brillant passé industriel local. Des hangars vides, des allées désertes, des herbes folles, des éclats de verre un peu partout sur le sol se présentent au visiteur. Ce site lui aussi est propriété de la collectivité : il a été acquis -du temps de Mme Hazan- par la Ville de Reims pour un peu plus de 4 millions d’euros (4,06). Et la présidente Vautrin a bien une vision pour cet espace : en faire « la cité-jardin du XXI e siècle . » Malheureusement, il souffre d’un gros handicap : la pollution des sols (lire par ailleurs), ce qui, pour le moment, relègue ce projet au rayon des simples « rêves ».

D’autres sites, eux, sont entre les mains du privé, comme Peugeot et Jacob-Delafon ; donc ni la Ville ni la communauté urbaine n’ont la main sur eux, ce qui ne les empêche pas de veiller à la bonne coordination des différents projets.

PAS DE PÉDALOS À L’ORDRE DU JOUR

« On sent une vraie volonté de la Ville d’harmoniser notre projet avec le voisinage, principalement avec Peugeot, par exemple sur les questions de voirie, témoigne ainsi Nicolas Fournier, au nom du promoteur immobilier Brooks, propriétaire de l’ancien site Jacob-Delafon (lire par ailleurs). La semaine dernière encore, nous étions autour de la table pour évoquer le sujet » .

Quant au port Colbert lui-même, que les services de la Ville baptisent aussi « la Darse », il est propriété de Voies navigables de France, et fait l’objet d’un contrat de concession avec la chambre de commerce, contrat qui court jusqu’à la fin d’octobre 2022, au bénéfice d’une trentaine d’entreprises qui recourent au transport fluvial.

On pourrait facilement imaginer y voir évoluer une flottille de petits dériveurs et de pédalos, mais cette activité de plaisance n’est pas à l’ordre du jour, à court et moyen terme en tout cas : sa vocation est et reste économique assure la présidente. Mais cela peut contribuer à alimenter la réflexion

Achat lié à restructuration, pas après liquidation

 Le service juridique du Grand Reims, par l’intermédiaire de Marie-Pierre Bourguet, souligne un point non négligeable dans les acquisitions par la collectivité des friches industrielles émaillant la zone du port Colbert, à l’image des Magasins généraux ou des VMC : « C’est que les acquisitions ont été faites dans le cadre de restructuration d’entreprises toujours en activité, et non pas après liquidation d’entreprises qui auraient disparu. C’est intéressant en particulier quand le site avait été pollué : parce que de ce fait, la dépollution (au moins sommaire, permettant le retour d’activités industrielles mais pas autre chose, NDLR) a été faite, par le vendeur, ce n’est pas à nous de la prendre en charge. Dans le cas d’une liquidation, cette dépollution n’aurait pas été faite, cela ferait un coût supplémentaire pour l’acheteur. »

L’innovation aux Magasins généraux


Vue aérienne depuis le toit des Magasins généraux. 6 hectares où la Ville souhaite faire cohabiter logement et structures d’innovation.

Le site des Magasins généraux est incontestablement celui sur lequel la réflexion de la présidente du Grand Reims est la plus précise. Ce qui ne veut pas dire que le projet verra le jour dans les prochains mois, non. « Je vois ça comme un projet à initier pendant le premier mandat , expose Catherine Vautrin, et à finaliser lors d’un second. » L’idée générale en tout cas, est la suivante : associer sur ce site de 6 hectares à la fois du logement et de l’innovation. Pour ce qui est du logement, « nous viserions des Parisiens pour qui se loger à Reims serait attractif, en particulier au niveau des coûts » . Quant à l’ingrédient de l’innovation, la Ville mise pour l’incarner sur deux « chevaux » : d’une part son École supérieure d’art et de design (Ésad), dont le déménagement et le regroupement sur un seul site est plus que jamais à l’ordre du jour : « Ce sera la première mission du futur directeur que nous sommes en train de recruter » ; d’autre part la Ville mise aussi sur l’intérêt que porte à ce lieu la structure Velours, qui évolue elle aussi dans un esprit d’innovation technologique et culturelle, à qui l’on doit l’événement éphémère Quartier libre, et qui souhaite à présent se pérenniser, passant d’ailleurs pour cela du statut associatif à celui de SAS (Société par actions simplifiée). « Ce tandem des deux structures semble intéressant » , commente la présidente.

DES CENTAINES DE LOGEMENTS SUR LE SITE JACOB-DELAFON

Le site qui accueillait autrefois Jacob-Delafon, à proximité du canal, est désormais propriété de l’entreprise immobilière Brooks, et ce depuis déjà plusieurs années. Il s’étend sur quelque 3 hectares. Le projet est d’y construire, là encore sur plusieurs années, entre 3 et 400 logements environ selon Nicolas Fournier, commercial, « avec des locaux d’activité en pied, commerces ou professions libérales ». Les premiers coups de pelleteuse ne devraient toutefois pas intervenir avant un an et demi à peu près, estime le professionnel, « car il faut tenir compte de la révision du PLU (Plan local d’urbanisme) en cours, dans laquelle s’inscrit le projet, ensuite il y aura l’instruction du permis de construire qui demandera elle-même environ six mois. »

LA POLLUTION, LE GROS HANDICAP DES VMC

La Ville est propriétaire du site des anciennes Verreries mécaniques champenoises (VMC) qui s’étend sur dix hectares à la limite entre Reims et Saint-Brice. Mais aucun projet à court ou moyen terme ne se dessine pour lui. Certes, selon la direction de l’urbanisme, il est en l’état suffisamment assaini pour un éventuel retour à un usage industriel. « Si l’on voulait y mettre des activités tertiaires en revanche, ou des logements, il faudrait une dépollution plus poussée. » Ce qui représenterait selon elle un coût « faramineux » qui n’a d’ailleurs pas même été évalué sérieusement. Un coût qui freine les velléités aujourd’hui.

En outre, pour le moment, ce site présente aussi un handicap géographique : il est assez excentré, et enclavé. Des travaux de réaménagement de la voirie seraient inévitables pour modifier cet état de fait. Et pourtant, on peut signaler que, d’après les agents de la communauté urbaine, des opérateurs privés auraient déjà commencé à réfléchir à l’intérêt d’investir ici ; « mais aux dernières nouvelles, aucun contact officiel n’a été établi avec le Grand Reims. »

Antoine Pardessus 

Extrait de l'union du 32/05/2017

    

    

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Les Magasins généraux, classé prioritaires

L'ancien site de stockage céréalier, tout proche du canal et pas si loin du centre-ville, devrait accueillir à terme des industries créatives et culturelles.


L'ancien silo céréalier, bâtiment emblématique du site. L'idée, aujourd'hui, est de le préserver. Bernard Sivade

L'ESSENTIEL

•.- Une ample réflexion est menée su r le devenir du port Colbert et ses environs, soit environ 180 hectares. Le Grand Reims dispose désormais de la maîtrise foncière.

•.- À l’intérieur de cette zone, un site est considéré comme prioritaire, celui des anciens Magasins généraux, qui couvre quelque cinq hectares. Il aurait vocation à accueillir des « industries créatives et culturelles», et d'autres structures liées à cette thématique.

•.- Les élus cherchent à préserver le bâtiment emblématique du site, le silo de stockage de céréales.

1 - CINO HECTARES SONT 180

En matière de réaménagement urbain, les services du Grand Reims ont actuellement sur la table un bon gros dossier à traiter avec le port Colbert et ses environs ; la surface en jeu se monte à quelque 180 hectares, s'étalant entre quartier Clairmarais, Saint-Brice-Courcelles, et voie Taittinger. À l'intérieur de ce vaste ensemble, riche en friches industrielles, le site des Magasins généraux, autrefois dédié au stockage de céréales, occupe 5 hectares ceinturés par l'avenue Brébant, le boulevard Charles-Arnould et la rue Pierre Maître, il est considéré par les élus comme prioritaire.

2 - LES  ATOUTS

Pourquoi cet intérêt particulier? « Premièrement parce le Grand Reims y dispose désormais de la maîtrise foncière, répond Juliette Yvin de la direction de l'urbanisme! immobilier. Le site a été acheté, pour 5,4 millions, entre 2013 et 2014.

Deuxièmement, parce qu'il occupe une position stratégique : vous êtes à dix minutes à pied de la gare SNCF. Troisièmement, parce qu'il est aussi situé en bordure du canal. Il présente donc un intérêt dans la perspective d'une « reconquête des rives » pour de nouveaux usages, de loisirs.

3 - PRÉSENCE DE LOCATAIRES

Actuellement, le site n'est pas tout à fait désert ; quelques locataires en occupent une partie : un vendeur de pneus, un maçon, un stockeur de bouteilles (vides) de charmpagne … « Cela permet non seulement de réduire les problèmes d'installation de gens du voyage », dit la représentante des services, mais aussi de réduire pour la collectivité les frais liés à la propriété du site, comme les assurances ou les taxes foncières. » Ces différents loyers constituent une rentrée de 145.000 euros par an.

4 - DES BÂTIMENTS INTÉRESSANTS

Le site compte des bâtiments encore en bon état et que l'on peut qualifier d'intéressants d'un point de vue patrimonial ; le plus emblématique est l'ancien silo de stockage à grains, bien connu des usagers de l'avenue Brébant qu'enjambe une de ses excroissances (un dispositif de chargement destiné aux péniches). Ce bâtiment dispose de cinq niveaux de 1000 m2. Les élus ont le souci de le conserver. Une halle de plus de 250m, avec plusieurs quais de chargement routier, est également à mentionner.

5 - VOCATION CRÉATIVE ET CULTURELLE

L'objectif est de faire de ce site, d'ici quelques années - aucun calendrier n'est fixé - un pôle d'activité économique thématique, dédié aux « industries créatives et culturelles », ou à des structures évoluant dans ces domaines. C'est ainsi qu'il pourrait par exemple accueillir l'Ésad (École supérieure d'art et de design), ou encore l'espèce d'ovni entrepreneuro-culturel éphémère Quartier libre, qui avait vécu quelques mois dans l'ancien siège de Plurial-Novilia, et qui envisage de se pérenniser.

Antoine Pardessus 

Extrait de l'union du 12/05/2017

    

    

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