Le Grand REIMS  

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 La Presse

  La PRESSE de Reims Métropole  

 

   

  

 

Connaissez-vous le Grand Reims ?


Le Grand Reims affiche de belles performances budgétaires
Un cadastre solaire pour y voir plus clair
Deux axes de circulation majeurs  de Reims rétrocédés par l’État
Pour allonger la piste, la route doit être modifiée
Pas question de gratuité des transports urbains

Bientôt un camping 4 étoiles aux portes de Reims

Les 365 millions pour   la rénovation urbaine validés

Le nouveau directeur de cabinet est arrivé

Retour sur les comptes du Grand Reims pour sa première année d’exercice 

La cité des sacres a les atouts pour que la logistique s’y développe

Un an après sa création, la communauté urbaine croit en son destin

Un maxi pôle logistique en projet à l’ouest de Reims

« Je construis une ville nouvelle »

 2017
Le Grand Est offre 10 M€
Des études lancées pour allonger la piste de l’aéroport de Reims Champagne (ex-Prunay)

Objectif 42000 prises de fibre optique pour le Grand Reims

Pascal Lorin, ou comment passer de la farine à Aubérive aux déchets pour le Grand Reims

Alain Lescouet, vice-président du Grand Reims, se régale avec un millier de kilomètres de voirie

Les Magasins généraux, classé prioritaires

Katia Beaujard, maire d’Hermonville et vice-présidente du Grand Reims

Les transports du Grand Reims entre les mains de Patrick Bédek

Guillaume Michaux, une tête nouvelle pour parler développement durable
Alain Toullec devra combler les zones blanches numériques
Ce qu'il faut retenir du premier budget du Grand Reims

Catherine Vautrin nous livre les enjeux du Grand Reims

Qui fait quoi au sein du Grand Reims ?

Le Grand Reims sur les rails

Grands débuts Lundi
 

  2016

La communauté urbaine lancée
Un logo pour le Grand Reims

La voirie passe au Grand Reims

Le « Grand Reims »
Le « Grand Reims » sera indolore

Le Grand Reims change la donne du budget municipal

Le Grand Reims, trois mois avant de devenir une réalité
Le Grand Reims expliqué aux habitants
Le Grand Reims adopté à l'unanimité
 Il était une fois, le parc d'affaires de Bezannes

Catherine Vautrin UNE CARRIÈRE VARIÉE ET ÉVOLUTIVE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Grand Reims affiche de belles performances budgétaires

Le débat d’orientation budgétaire de cette semaine a donné l’occasion   à la présidente de faire de l’autosatisfaction. Personne ne l’a contestée.

L’ESSENTIEL

*- E DÉBAT d’orientation budgétaire du Grand Reims a eu lieu lors de la séance de conseil communautaire de jeudi soir.

*- LES CHIFFRES cités à cette occasion par le rapporteur du dossier ainsi que par la présidente Catherine Vautrin semblent « aller dans le bon sens » selon un membre de l’opposition lui-même.

*- LA PRÉSIDENTE mentionnait ainsi un comparatif de sa communauté avec la moyenne nationale, favorable à la première, faisant apparaître notamment des investissements supérieurs à cette moyenne et un endettement inférieur.

Comment se portent les finances du Grand Reims ? Tout va bien pour elles, merci, si l’on en croit la présidente Catherine Vautrin. Celle-ci n’hésitait pas à parler même, jeudi soir, lors du débat d’orientation budgétaire, d’ « excellente tenue de nos comptes de gestion ». Comparant la situation de notre communauté urbaine à la moyenne nationale de celles de plus de 100 000 habitants, elle citait quelques chiffres plutôt rassurants, pour ne pas dire remarquables : des dépenses de fonctionnement plus faibles (564 € par habitant, contre une moyenne nationale de 674), et des dépenses d’équipement en revanche plus élevées (220 € contre 173), ainsi qu’un endettement bien plus léger (372 € contre 870), et ce malgré une DGF (dotation globale de fonctionnement, sorte de subvention d’État) plus faible (121 € contre 207). « En résumé, concluait-elle, nous investissons beaucoup plus que les autres collectivités de notre catégorie, avec beaucoup moins d’endettement. »

Elle rappelait également que le Grand Reims n’avait pas augmenté les taux de ses taxes depuis sa création, ni créé de nouvelle taxe, et qu’il continuera dans cette voie l’an prochain.

Le rapporteur du débat, Jean-Marc Roze, avait un peu plus tôt lui aussi cité abondance de chiffres pour le moins satisfaisants : par exemple, une prévision de l’augmentation des dépenses réelles de fonctionnement de 0,2 % pour 2019 (pour le budget principal, qui pèse quelque 184 millions), soit largement au-dessous des 1,2 fixés par le pacte de stabilité signé avec l’État.

Personne n’a vraiment contesté ces performances. Jean-Claude Philipot, au nom de l’opposition Rassemblement national, après avoir même lui aussi salué « des résultats semblant aller dans le bon sens », tenta bien de suggérer de faire encore mieux en baissant carrément les taxes ! Ce à quoi la présidente Vautrin lui rappela que « c’est bien ce que nous avons fait dès la naissance de la communauté urbaine, en diminuant celle sur les ordures ménagères. »

GARE AU CHAOS CLIMATIQUE !

Quant à Stéphane Joly, conseiller écologiste, s’il prit lui aussi la parole lors de ce débat, c’était plutôt pour appeler de ses vœux des actions visant à retarder, sinon éviter, « le chaos climatique » : parkings relais sécurisés avec plate-forme électronique de mise en relation, ambassadeurs de la mobilité durable, appel à projets des mobilités alternatives. Là encore, la présidente trouva de quoi répondre : que le pôle d’échange multimodal déjà prévu près de la gare Centre va précisément dans le sens de la lutte contre le tout voiture, que « pas plus tard que ce matin (jeudi 22), nous parlions avec des maires de la mise en place de parkings relais », et que « toute offre de vélo en libre service nous intéresse ». Bref, l’autosatisfaction n’a pas été gâchée.

Antoine PARDESSUS

 Extrait de l'union du 24/11/2018

    

    

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Un cadastre solaire pour y voir plus clair

Un cadastre solaire, permettant de visualiser le potentiel de sa toiture pour installer des panneaux photovoltaïques, est désormais disponible en ligne pour les habitants du Grand Reims.


Le Grand Reims fait partie des premières collectivités au niveau national à s’être dotées d’un cadastre solaire. Pour y accéder, il suffit d’entrer son adresse dans l’onglet, une fiche d’information apparaît et indique si le toit présente ou non un potentiel. Une fiche d’information s’affiche alors en fonction du profil (particulier, entreprise ou collectivité) et de la recherche souhaitée (produire de l’électricité ou chauffer de l’eau...), avec les coûts, les économies à réaliser, l’amortissement...Joris Bolomey

UN OUTIL DE CONSEIL

À ce jour, 97 communes, dont Reims, sur les 143 que compte la communauté urbaine, sont accessibles, les autres seront référencées au fur et à mesure qu’elles disposeront d’un cadastre numérique. Elles seront toutes référencées d’ici fin 2018, début 2019.

Connaître le potentiel de sa toiture avant d’envisager l’installation de panneaux photovoltaïques et éviter ainsi les désillusions et autres démarchages abusifs… C’est l’objectif du cadastre solaire, un nouvel outil numérique mis en ligne par le Grand Reims « pour y voir plus clair »  avant de s’engager dans un projet photovoltaïque.

Toutes les toitures n’ont, il est vrai, pas le même potentiel énergétique. Pour certaines habitations, les panneaux solaires sont même à éviter.

Testée à Nancy, cette plateforme pour le moins novatrice a séduit le Grand Reims qui voit là l’occasion de proposer une offre de conseil supplémentaire en termes de développement durable et d’économie d’énergie.

UN OUTIL NOVATEUR

« Reims fait partie des premières collectivités au niveau national à s’être doté d’un tel outil, confie Guillaume Michaux, vice-président du Grand Reims en charge du projet. Le principe est simple. Il suffit de taper son adresse postale pour localiser la toiture de sa maison sur la vue aérienne proposée par l’interface web. Le logiciel calcule alors la répartition du potentiel solaire sur le toit et la superficie sur laquelle pourraient s’étendre les panneaux photovoltaïques. On peut de suite savoir si la toiture a ou non un potentiel et déterminer le nombre de panneaux à installer. Le cadastre solaire calcule également le coût de l’installation, l’économie réalisée si on choisit de consommer cette énergie renouvelable, avec une vision assez précise en termes de durée d’amortissement en cas de revente à EDF. Ça permet d’avoir une vision rapide et les outils sont fiables. C’est un service entièrement gratuit et surtout qui n’engage à rien ! »

L’outil se veut informatif. « Il ne s’agit pas d’un devis , précise Guillaume Michaux, mais juste de donner une idée du potentiel énergétique, ou pas d’ailleurs, de sa maison. L’outil n’entre pas en concurrence avec les professionnels, mais il peut être utile pour comparer. »

Le cadastre solaire en ligne est accessible via www.grandreims.fr/cadastre-solaire

Caroline GARNIER

 Extrait de l'union du 16/10/2018

    

    

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Deux axes de circulation majeurs  de Reims rétrocédés par l’État

 À partir du 1 er janvier 2019, ce sont plus de 11 km de voirie et 5 ouvrages d’art qui vont revenir ainsi dans le giron du Grand Reims, en contrepartie l’État s’engage à verser 5,9M€.

LES FAITS

*.- C’EST EN 2009, que pour la première fois, l’État propose une rétrocession de deux portions de routes nationales traversant la ville de Reims.

*.- LE 26 MARS 2018, le conseil communautaire du Grand Reims entérine le principe du reclassement des sections des routes nationales 44 et 51.

*.- LE MONTANT DE LA SOULTE que l’État versera pour participer aux frais de remise en état se chiffre à 5,9M€.

*.- LA RÉTROCESSION prendra effet au 1 er janvier 2019 

 1 - PRÈS DE DIX ANS DE NÉGOCIATIONS

Avec le percement des autoroutes A4, A26 et A34, le contournement de Reims est alors facilité. Les RN44 et RN51 qui traversent la cité des sacres, « ont progressivement une vocation communale et non plus de transit , d’où le rapprochement de l’État avec la municipalité de Reims, pour procéder à la rétrocession de ces deux portions de route » , rappelle le préfet de la Marne Denis Conus.

Ces deux portions de routes nationales intra-urbaine représentent un total de 11 kilomètres et englobent cinq ouvrages d’art : le pont de Witry, le pont de Laon, deux ponts sur la voie du Rouillat et le pont buses de la Vesle.

Nous sommes alors en 2009. De premiers échanges et des études sont menés sous la mandature d’Adeline Hazan.

Dès son arrivée à la tête de la mairie, Arnaud Robinet relance le dossier, au point mort, avec Catherine Vautrin (la communauté urbaine étant compétente pour la voirie depuis janvier 2017) : « Le mauvais état des routes nationales intra-muros préoccupe les Rémois depuis de nombreuses années,commente Arnaud Robinet. Les concitoyens se fichent de savoir à qui appartiennent les routes : à la collectivité, à l’État ou au Département. Il y a toujours un seul responsable dans cette affaire : c’est le maire ! »

L’enjeu des négociations ? Le montant que versera l’État en contrepartie. « L’idée étant d’obtenir une participation financière acceptable au regard du coût des rénovations des voiries et ouvrages d’art rétrocédés » , détaille Catherine Vautrin. « En 2015, des études complémentaires financées par la Ville permettent d’obtenir une estimation des travaux », ajoute Arnaud Robinet. L’État à la lumière de ces derniers éléments accepte de revoir sa copie. La soulte va finalement avoisiner les 6M€ (versée en 3 ans de 2018 à 2020).

2 - AU CROISEMENT DES NATIONALES, LA PLACE GOURAUD ET SES ABORDS

Au croisement de la RN51 et RN44, se trouve donc la place Gouraud : très fréquentée, (plus de 30 000 véhicules/jour) et inscrite au patrimoine de l’Unesco, elle constitue une vitrine touristique indéniable. « En accord avec l’Etat, nous avons entrepris des travaux d’ampleur cet été en urgence, car l’état de la structure était inquiétant» , poursuit Arnaud Robinet. Le boulevard Diancourt a été entièrement refait ( 380 000 €). En 2019, ce sera aussi la fin de la rénovation de la place Gouraud (980 000 € pour les 2 phases), il s’agira de poursuivre le pavement et de végétaliser le tout. En 2019, aussi, début de l’intervention sur le boulevard Vasnier : « un autre gros chantier en perspective » , prévient Arnaud Robinet. Une requalification totale de cette artère, sur 2 ans pour 1,6M€.

3 - LE PONT DE WITRY RECONSTRUIT

Parmi les points de négociations avec l’État, la problématique du pont de Witry qui constitue l’une des entrées de ville les plus importantes avec 26 000 véhicules/jour : « Un pont stratégique proche de voies de contournement aussi bien les tondeurs qui desservent l’A4 et l’A26 et proche aussi de Witry-lès-Reims » , commente Catherine Vautrin. L’Etat s’engage au final à financer le remplacement de cet ouvrage d’art en béton armé construit en 1935 à hauteur d’1,95M€. « Il n’était plus vraiment entretenu depuis les années 2000 », indique encore la présidente du Grand Reims. Comme nous l’écrivions, dans ces colonnes lundi, le pont sera démoli (le coût est estimé 240 000 €) et reconstruit au cours des années 2022 et 2023. Catherine Vautrin précise : « il ressemblera au pont de Bétheny reconstruit ces dernières années. Il sera doté de pistes cyclables et de deux voies en direction du centre-ville. 

QUID DE LA RN31 ?

À l’issue de la réunion pour la signature de la convention entre l’État et le Grand Reims, le préfet de la Marne indique : « Je pense que ce sont les derniers transferts de l’État en direction de la collectivité. Il n’y a plus rien en attente. » La présidente du Grand Reims de répondre immédiatement : « En tout cas, pour être clair, en ce qui concerne la RN31 (NDLR : de Tinqueux à Fismes), nous ne sommes pas demandeur. On vous la laisse. Elle se trouve en grande ruralité et donc de la compétence de l’État. » Voilà qui est dit.

Ces deux portions de route passées au crible

«  7,1 km de RN 44 : du giratoire de la RD 944, rue Frédéric-Jacob au giratoire de la Porte Farman soit «l’avenue de Laon, le pont de Laon, la place de la République, le boulevard Lundy, la place Aristide-Briand, le boulevard de la Paix, le boulevard Pasteur, le boulevard Henry-Vasnier, l’avenue du général Giraud et l’avenue Henri-Farman », énumère Catherine Vautrin, la présidente du Grand Reims. « Ces rues parlent aux Rémois puisqu’il s’agit de toute la traversée de la ville ».

3,8 km de RN 51 : du giratoire de la place du Souvenir français à l’échangeur sur l’avenue de Champagne par « la route de Witry,l’avenue Jean-Jaurès, boulevard Dauphinot, boulevard Pommery, Place Gouraud, boulevard Diancourt, place des Droits de l’homme et l’avenue de Champagne» , complète Catherine Vautrin, « un axe très fréquenté, lui aussi . »

Un budget de 2,9M € sera consacré à la rénovation des chaussées.

Quant aux cinq ponts, (celui de Witry sera reconstruit, lire plus haut), l’État s’est aussi engagé à participer aux travaux de réfection des autres infrastructures qui en avaient besoin : (60 000 € pour le pont de Laon et 1M€ pour les deux ouvrages du Rouillat).

Aurélie BEAUSSART

 Extrait de l'union du 05/10/2018

    

    

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Prunay

Pour allonger la piste, la route doit être modifiée

 L’Aviation civile entend appliquer une réglementation qui réduirait la longueur   de la piste de l’aéroport. Pour y remédier, une étude est lancée afin de modifier la RD 931


Des études techniques et financières vont être menées pour modifier le tracé de la RD931.

L’ESSENTIEL

*.- EN 2017, la direction générale de l’Aviation civile entend faire appliquer une réglementation de 2006, dont la conséquence serait de réduire la piste de l’aéroport de Reims en Champagne. Certains avions ne pourraient plus alors décoller ou atterrir.

*.- EN GUISE DE SOLUTION, une première étude portait sur la mise en place de feux et de barrières sur la RD931, à actionner uniquement quand un avion en a besoin, avant de réfléchir à détourner la route.

*.- FINALEMENT, l’option des feux et des barrières n’a pas été retenue, mais une étude va être lancée d’ici la fin de l’année pour modifier la RD 931, route de Suippes.

Comment faire assurer la poursuite de l’activité de l’aéroport de Reims en Champagne, alors qu’une réglementation datant de 2006 aurait pour conséquence de réduire sa piste et donc d’empêcher certains avions de décoller et d’atterrir ? La question était au menu du dernier conseil du Grand Reims. Pour l’heure, la plateforme dispose d’une piste revêtue de 1100 mètres. Mais en 2017, la direction générale de l’Aviation civile a décidé de faire appliquer cette réglementation de 2006 qui impose de décaler les seuils de piste en raison de la présence des routes aux deux extrémités. Ce qui réduirait la longueur utile de la piste à 800 ou 900 mètres et clouerait au sol certains avions, même basés sur l’aéroport. Cela concerne en particulier l’aviation d’affaires de cette plateforme dont la gestion par délégation a été confiée à la société Edeis aéroport Reims.

LE PROJET DE FEUX ET DE BARRIÈRES A ÉTÉ ABANDONNÉ

Tout de suite, le Grand Reims a décidé de réfléchir à des solutions pour pouvoir allonger la piste et ainsi maintenir l’activité. Deux conventions ont été signées avec le département. La première prévoyait de réaliser des études puis des travaux pour la mise en place d’un système de barrières et de feux sur la RD 931. Il n’aurait été actionné que lorsqu’un avion en aurait eu besoin. Le montant évalué de la dépense était de 125 000 euros. Mais au vu des études réalisées, il a été décidé finalement de ne pas retenir ce dispositif transitoire. Deux raisons ont été avancées, le coût notamment. De plus, le projet rendait les conditions de circulation difficiles sur cet axe allant vers Suippes.

En revanche, la seconde convention est maintenue. Elle prévoit notamment des études techniques et financières pour modifier le tracé de la RD 931. « Des études qui pourraient être lancées d’ici la fin de l’année », indique David Chatillon, conseiller communautaire dont la délégation (tourisme) porte notamment sur l’aéroport. En attendant, ce dernier confirme que l’aéroport bénéficie d’une dérogation de la direction générale de l’Aviation civile afin de pouvoir poursuivre son activité dans les conditions actuelles. « La DGAC a retenu la bonne volonté des collectivités pour réaliser des aménagements à moyen terme » , justifie David Chatillon. L’aéroport étant considéré comme un outil stratégique du territoire capable à la fois d’accueillir l’aviation de loisir, l’aviation d’affaires et des vols nécessaires au tissu industriel.

Les vols d’affaires continuent d’augmenter

 Le dernier conseil communautaire a aussi été l’occasion de présenter le rapport d’activité 2017 de l’aéroport. L’occasion de constater que les vols d’affaires affrétés par des sociétés continuent d’augmenter avec 3 871 mouvements (soit 5 % de plus qu’en 2016). En outre, les vols officiels poursuivent leur progression également avec principalement des vols d’aéronefs de la gendarmerie (+13 % par rapport à 2016). Globalement, en 2017, l’aéroport de Reims en Champagne a enregistré 21 277 mouvements contre 24 617 en 2016, soit une baisse de 13,57 % du trafic aéronautique. Les mouvements non commerciaux s’élèvent ainsi à 21 057 contre 24357 en 2016, en diminution de 14%. Les mouvements commerciaux s’élèvent à 220 contre 260 en 2016 (-15 %). En revanche, le nombre de passagers commerciaux reste stable avec 419 en 2017, contre 402 en 2016. « Les trois quarts des vols sont réalisés par les différentes associations basées à l’aéroport et l’activité de la plateforme est très dépendante de l’activité aéronautique locale. La baisse d’activité est essentiellement liée à des conditions météorologiques moins favorables (en 2017) que l’année passée, les vols d’aviation légère ont été impactés » , a indiqué Stéphane Lang, conseiller communautaire, qui rapportait la délibération. À noter qu’Edeis a en 2017 effectué des travaux de modernisation des stations de carburant, ce dernier est désormais accessible 24 heures sur 24 par carte bancaire, ce qui en favorise la fréquentation, notamment par les aéronefs militaires.

Yann BLÉVEC

Extraits de l'union du 02/10/2018

 

Des études lancées pour allonger la piste de l’aéroport de Reims Champagne (ex-Prunay)

Le Grand Reims va financer des études pour conserver la longueur utile de la piste de l’aéroport.


On voit bien sur cette vue que la piste est entourée de deux routes et ne peut être allongée sans d’importants travaux.

L’aéroport de Reims Champagne (ex-Prunay) est une plate-forme stratégique avec une piste revêtue de 1 100 mètres. Surtout depuis la fermeture de la BA 112.

Le problème est que la Direction de l’aviation civile (DGAC) entend appliquer une réglementation de 2006 qui impose de décaler les seuils de piste en raison de la présence des routes aux deux extrémités. Ce qui réduirait la longueur utile de la piste à 800 ou 900 mètres. Conséquence, certains avions, même basés sur l’aéroport, ne pourraient plus décoller ou atterrir sur une piste devenue trop courte.

Pour le moment, les avions d’ASI Innovation peuvent encore décoller et se poser. C’est l’essentiel. Mais il faut travailler sur l’évolution de la plate-forme pour ne pas perdre l’aviation d’affaires. Et comment agrandir une piste coincée entre deux routes, la voie de la Liberté (D 931) et la D 944 qui dessert Châlons-en-Champagne ? C’est toute la difficulté.

« Il faut que les entreprises qui ont besoin de cette piste pour travailler puissent le faire »
David Chatillon

«  Il nous appartient de prendre des dispositions pour assurer l’avenir de la plate-forme et pour que les entreprises qui ont besoin de cette piste pour travailler puissent le faire. Pour le tourisme aussi, c’est important pour une ville comme Reims de disposer d’un équipement de ce type », développe David Chatillon, conseiller communautaire dont la délégation (tourisme) porte notamment sur l’aéroport. Certaines personnes viennent juste à Reims pour déjeuner ou passer quelques nuits. Voilà pourquoi les élus ont voté jeudi soir une délibération portant sur des études techniques et financières qui vont être menées.

Pas question d’accueillir d’autres types d’avions

Une première étude va porter sur l’étude de l’installation d’un feu et de barrières sur la D 931. L’idée serait de les actionner uniquement quand un avion en a besoin. À moyen terme, des études porteront sur la possibilité de détourner la route pour pouvoir agrandir réellement la piste. Ces études et les premiers travaux doivent coûter autour de 100 000 euros. David Chatillon veut être bien clair sur le fait qu’il n’est pas question d’accueillir d’autres types d’avions, plus importants. Il s’agit, selon lui, de permettre aux appareils des entreprises basées sur l’aéroport de poursuivre leur activité.

 Marie-Christine Lardenois

Extraits de l'union du 03/07/2017

 

   

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 Bientôt un camping 4 étoiles aux portes de Reims

Saint-Brice-Courcelles -  C’est pour 2019 ! D’ici quelques mois, un camping de plusieurs hectares fera son apparition dans le paysage de la commune. Alors, que nous réserve ce projet ?


C’est derrière la zone industrielle et les jardins municipaux de Saint-Brice-Courcelles qu’un camping sera prochainement en construction. Les restes du château de la Malle seront peut-être partiellement gardés, cela dépendra du projet retenu par le jury.

À SAVOIR

*.- DEPUIS MARS 1987, il n’y a plus d’hôtellerie de plein air à moins de 20 km de Reims.

*.- EN JUILLET 2015, une étude est lancée pour déterminer la viabilité d’un projet de création de camping.

*.- LE PROJET EST une délégation de service public.

*.- L’APPEL D’OFFRES a reçu trois candidatures.

*.- LE 12 OCTOBRE, le conseil communautaire examinera les projets et choisira l’entreprise qui construira le futur hôtel de plein air.

Dans quelques mois, un camping devrait s’installer dans le parc de la Malle, derrière la zone industrielle de Saint-Brice-Courcelles. Un projet qui regorge de potentiel : « On est en pleine nature, à dix minutes de la cathédrale de Reims, c’est ça l’intérêt, ça mérite d’être exploité », introduit Alain Lescouet, maire de la commune. Un petit coin boisé qui le restera, « je ne veux pas que le délégataire rase tous les arbres. Chaque arbre coupé sera réinstallé dans le champ. »

L’appel d’offres était également ouvert aux chaînes comme Center parcs ou Pierre et vacances
Alain Lescouet, maire de la commune

L’appel d’offres de délégation de service public a été lancé depuis plusieurs mois et trois candidatures ont été retenues. Le 12 octobre, les trois dossiers seront étudiés et examinés par le conseil communautaire puis un entretien pourrait avoir lieu courant décembre. L’entreprise qui aura remporté le marché devrait pouvoir entreprendre ses travaux début 2019. « L es entreprises retenues sont professionnelles, elles ont toutes déjà ouvert des campings, détaille le maire, l’appel d’offres était également ouvert aux chaînes comme Center parcs ou Pierre et vacances. » La Communauté urbaine du Grand Reims, délégatrice de ce projet, a investi 1 million d’euros pour remettre à niveau la viabilité du terrain. « L’emplacement de voirie est placé, on a trois chemins piétons et un accès voiture bientôt praticable », explique Alain Lescouet.

L’AUTOROUTE À PROXIMITÉ DU CAMPING

Le site étudié par l’office de tourisme du Grand Reims depuis trois ans semble idéal à l’implantation d’un hôtel de plein air et pour cause : la bretelle du boulevard des Tondeurs, à moins d’un kilomètre, rejoint directement Reims. Un peu plus loin après avoir continué sur le chemin des Temples se trouve le carrefour de Trois-Fontaines qui permet de choisir plusieurs directions dont Paris, Lille, Rouen via les autoroutes A 26 et A4. Et puis il y a le centre équestre ou encore de multiples balades plausibles le long de la Coulée verte et de la Vesle. « L ’accès au site est facile, c’est très important pour les touristes qui viennent de loin et puis il y a une ligne de bus à proximité et même des commerces », renchérit l’élu bricocorcellien. Le camping possédera également de nombreuses activités à proposer à ses clients : « D ans le champ, il y aura probablement l’accueil du camping, une piscine et puis une supérette. Dans le bois, peut-être qu’ils feront des bungalows entre les arbres pour garder l’esprit nature et pourquoi pas un accrobranche. Ça me paraît important aussi qu’ils conservent les vestiges du château, après c’est leur projet, ils verront comment ils l’envisageront. », ajoute Alain Lescouet, déjà plein de rêves quant au futur hôtel de plein air de sa commune.

Charlotte DELHAYE

 Extrait de l'union du 11/09/2018

    

    

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 Les 365 millions pour la rénovation urbaine validés

Catherine Vautrin, présidente de la communauté urbaine, indique que l’enveloppe de 365 millions pour la rénovation urbaine vient d’être acceptée.


Sur le stand de Reims et du Grand Reims à Châlons, où la photo du phare de Verzenay figure en bonne place, Catherine Vautrin a répondu à nos questions.

C’est la rentrée. Que nous réserve cette année au niveau de la communauté urbaine ?

L’année a déjà commencé. Lundi, nous étions avec le maire de Reims, Arnaud Robinet, à Paris pour défendre le dossier de rénovation urbaine. Rappelons que quatre quartiers sont concernés, Croix-Rouge, Orgeval, Europe et Châtillons. Et c’est fait, les 365 millions envisagés ont été officiellement validés. Il faut y ajouter 20 millions de la Ville et 27 millions de la communauté urbaine. Il est prévu 1 783 démolitions, 2 520logements seront réhabilités, 3 260 seront « résidentialisés ». C’est-à-dire qu’on créera des espaces fermés notamment. Il est encore prévu quelque 400 constructions, dont la grande majorité en acquisition sociale. C’est un moment très important car on entre dans la phase concrète avec l’autorisation de travaux.

Il y a eu aussi beaucoup de bruit autour d’un projet de méthanisation sur Bourgogne-Fresne…

Il faut savoir qu’il existe une dizaine de projets de méthanisation sur le Grand Reims. Celui de Cernay ne pose pas de problèmes. Il y a aussi un projet du côté de Puisieulx. Concernant Bourgogne-Fresne, avec les vice-présidents du Grand Reims et moi-même avons adressé un courrier où nous avons posé sept questions sur ce projet concernant les possibles nuances olfactives, l’impact sur le trafic… J’ai rencontré les porteurs du projet, ils doivent nous répondre. Pour les camions par exemple, ils expliquent que cela sera inclus dans le circuit existant des betteraviers. Je pense que plus la concertation sera importante et moins il y aura de problèmes.

On a aussi vécu la deuxième rentrée scolaire depuis la création du Grand Reims ?

Le Grand Reims gère en effet la compétence scolaire sur 125communes de la communauté urbaine, ce qui représente 90écoles, 42 maternelles et 48élémentaires. Quatre cents agents sont employés à ce sujet. Et le Grand Reims va consacrer au cours de sa mandature 17 millions en matière scolaire. Nous avons des travaux par exemple prévus au niveau du pôle scolaire d’Écueil, la première pierre a été posée à Dontrien. Nous avons aussi cette année remis des kits de fournitures aux élèves d’élémentaires comme on le fait au niveau de la ville de Reims.

Pour revenir à cette année…

La semaine prochaine (NDLR : le 12 septembre), une étape importante pour Reims Grand Centre va intervenir avec la pose de la première pierre du complexe aqualudique, de la compétence du Grand Reims, et qui sort de terre. On va aussi entrer dans le vif du sujet concernant le parking silo de Champagne parc auto avec le dépôt du permis de construire. Il comprendra 554 places et doit être livré en 2020. En attendant, le parking provisoire boulevard Joffre vient d’ouvrir.

La rénovation du pont de Witry a aussi été annoncée ?

Oui cela fait partie des voies que l’on récupère en négociant avec l’État. Cela prend beaucoup de temps. Cela fait dix-huit mois que nous sommes sur le dossier. Il y a la question de la soulte (l’argent versé) notamment. Il y a la place Gouraud qui vient d’être terminée, les boulevards qui sont concernés. On pourrait encore parler des placettes de la rue Cernay à l’heure où la rue va être inaugurée samedi. Au total, la Grand Reims consacre 30 millions par an à la voirie dans le cadre d’une programmation établie au sein des conférences des territoires. En dehors de la cité des sacres, on peut citer quelques gros chantiers (à plus de 100 000 euros) à Jonchery, à Bétheny (dans le secteur de la rue Voisin), à Saint-Brice-Courcelles (rue de L’Égalité)… À Mont-sur-Courville, on va s’occuper de la voirie après l’assainissement.

Quid du futur camping ?

Le tourisme est un point important. Dans le cadre des Journées du patrimoine par exemple, nous avons édité un livret avec un programme auquel une cinquantaine de communes ont adhéré. Concernant le camping, le projet avance et le lauréat qui aura en charge cet équipement sera connu d’ici la fin de l’année. Pour rappel, il sera situé à Saint-Brice-Courcelles près du centre équestre. On continue aussi de travailler sur la future cité de l’effervescence. Mais l’attractivité du territoire passe aussi par exemple par sa couverture en internet très haut débit. Nous accompagnons le déploiement de la fibre optique de la Région et du Département en prenant en charge les prises. Les premières communes disposeront de la fibre en 2019.

Un fonds à se partager entre communes

L’an dernier, la hausse de la taxe d’aménagement (passant de 4 à 5%) a été votée. Une augmentation qui permet la création d’un fonds de concours pour aider différents projets dans les communes. Elles ont jusqu’au mois de novembre pour présenter un dossier et en janvier seront connues les demandes retenues. « Je tiens aussi à souligner l’implication des vice-présidents, la proximité avec les maires », insiste Catherine Vautrin. 

1 783

C’est le nombre de logements qui seront détruits dans le cadre de la rénovation urbaine, 2 520 seront réhabilités, 3 260 seront «résidentialisés ». Il est encore prévu quelque 400 constructions.

Yann Le Blévec

 Extrait de l'union du 02/07/2018

    

    

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Retour sur les comptes du Grand Reims pour sa première année d’exercice 

Quelles ont été les dépenses de la collectivité pour sa première année d’existence ? Réponse avec le vote du compte administratif lors du conseil communautaire.  


La présidente du Grand Reims, à Fismes vendredi dernier, sur le chantier de l’assainissement.

400 – POMPIERS volontaires sont regroupés au sein du corps de sapeurs-pompiers du Grand Reims, ce qui en fait le plus grand corps de sapeurs-pompiers de France. Son financement s’élève à 500.000 euros. Il y a lieu de rappeler également que la participation de la communauté urbaine du Grand Reims au financement du service départemental d’incendie et de secours est de 11,5 millions.

168 – MILLIONS ont été dépensés par le Grand Reims en 2017 pour le fonctionnement, alors que les recettes de fonctionnement ont été de 221 millions, d’où une épargne brute d’environ 52 millions, qui permet un autofinancement suffisant des investissements. L’encours de la dette au budget principal a diminué de 10 millions, quand elle a augmenté de 10 millions au niveau du budget eau et assainissement. Elle est donc stabilisée sur l’ensemble des budgets. La capacité de désendettement est de 2,1 années pour le Grand Reims, quand elle est de 8 à 9 ans pour d’autres collectivités.

127 COMMUNES auront une recette supplémentaire attendue de deux millions, dans 12 ans, après lissage du versement transport, là où la recette actuelle est de 30 millions pour 16 communes. « Cela n’empêche pas de réfléchir sur les dessertes futures nécessaires dans notre ruralité » , a affirmé Catherine Vautrin.

307 ENTREPRISE ont travaillé pour le Grand Reims en 2017, dont 206 de la Marne pour plus de 50 % de travaux. 55 millions ont été facturés à des entreprises implantées sur le territoire de la communauté urbaine, 2,3 millions pour des entreprises marnaises hors Grand Reims et 21,6 millions pour des entreprises situées en dehors de la Marne. La ville de Reims représente 43 % des investissements pour 60 % de la population. Les communes en dehors de l’ex-Reims Métropole ont représenté 27 % de l’investissement tous budgets confondus pour 20 % de la population.

87 MILLIONS ont été investis par le Grand Reims, sur l’ensemble des budgets. Le chiffre est de 65 millions pour le budget principal, plus de la moitié de ces investissements a concerné le poste voirie et éclairage public. La principale autorisation de programme impactée en 2017 concerne la création du campus Sciences Po pour 9,7 millions. Le taux de réalisation (à savoir ce qui a été réalisé par rapport à ce qu’il était prévu de réaliser) est de 81 %. Pour la voirie des communes en dehors de Reims, soit 12 millions, le taux de réalisation est de 99,86 %.

500 000 EUROS ont été investis par le Grand Reims pour le super calculateur Romeo de l’université qui permet au territoire d’être doté de l’un des 500 plus puissants calculateurs au monde. Il se classe 249 e et premier français et 19 e mondial au titre de l’efficacité énergétique. En matière d’enseignement supérieur, le Grand Reims continue d’accompagner les grands établissements dans le souci de leur montée en puissance et de leur progression dans les classements

Neutralité fiscale et solidarité  

C’était donc la clôture définitive des comptes de gestion de la première année d’existence du Grand Reims.« Nous avons respecté les engagements » , a estimé Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims. Cela concerne par exemple la neutralité budgétaire pour les communes et les ménages. Elle a aussi insisté sur l’équité entre toutes les communes et la mise en place d’une solidarité intercommunale avec la création notamment d’une dotation de solidarité. Jean-Marc Roze, rapporteur général du budget, a aussi évoqué le maintien d’un haut niveau d’investissement (87 millions) sans recourir à l’endettement, en faisant des efforts sur les dépenses de fonctionnement. L’encours de la dette a baissé de 10 millions au niveau du budget principal avec une très bonne capacité de désendettement de seulement 2,1 années et une épargne brute au budget principal de 52 millions, d’où une capacité suffisante en autofinancement pour investir. Les principaux investissements ont porté sur l’eau et l’assainissement, la voirie (et l’éclairage public) ainsi que sur le campus de Sciences Po. La présidente du Grand Reims a encore évoqué une extension d’un cimetière, la pose de la première pierre d’un groupe scolaire, le lancement de travaux du rond-point sur la route de Châlons… En fonctionnement, les dépenses sont de 168 millions au budget principal (dont 50 millions pour le personnel), 32 millions pour les ordures ménagères, 57 millions pour les transports ou 33 millions pour l’eau et l’assainissement.

Yann Le Blévec

 Extrait de l'union du 02/07/2018

    

    

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La cité des sacres a les atouts   pour que la logistique s’y développe

Plusieurs grands projets sont en cours. La logistique prend son envol dans la cité   des sacres, grâce à certains avantages comme sa position au carrefour de plusieurs autoroutes.


Deux projets de centres logistiques existent pour 2019 au niveau de la zone Croix-Blandin près du futur site de Veuve Clicquot.

 Il y a un phénomène logistique aujourd’hui à Reims, comme le confirme Jean-Yves Heyer, directeur d’Invest in Reims, agence de développement économique du Grand Reims. « Il y a eu une certaine euphorie après l’élection d’Emmanuel Macron, puis le soufflet semblait un peu retombé. Mais depuis deux mois, d’une façon générale, c’est reparti. Au niveau logistique, on est concerne par plusieurs gros dossiers » , confie-t-il.

Deux parcs logistiques, respectivement de 18 000 et 43 000 mètres carrés (programmés pour septembre 2019) sont prévus au niveau de la zone Croix-Blandin. Un autre de 180 000 m 2 est envisagé près d’Ikea à Champigny. « Désormais, on est bien mieux positionné qu’avant face à la concurrence d’autres villes. Avec l’installation de Steelcase par exemple en 2015, on peut communiquer sur la destination rémoise. On essaie de se positionner sur des plateformes Europe notamment », poursuit Jean-Yves Heyer. Au carrefour de plusieurs autoroutes, le territoire peut regarder vers l’Allemagne, l’Angleterre, le Benelux, l’Europe de l’Est et même l’Italie. Sa proximité avec Paris est aussi un atout.

DES CONTACTS AVEC DES BEAUX GROUPES EUROPÉENS

Raphaël Orban pilote le projet de 18 000 mètres carrés du côté du futur site de Veuve Clicquot, prévu pour janvier 2019. « Il y a eu une forte demande en termes de bureaux sur Reims. Aujourd’hui, on sent qu’il en existe une concernant des entrepôts » , explique-t-il. Ce dernier a pu s’en rendre compte entre autres en rachetant des bâtiments. Ce qui l’a encouragé à lancer le projet au niveau de la Croix-Blandin, en pré-commercialisation. « On a des contacts notamment avec des beaux groupes européens qui sont intéressés. Ils aiment bien pouvoir voir ce que seront les locaux. » Il s’agit, il est vrai de bâtiments haut de gamme, « les premiers entrepôts HQE (haute qualité environnementale) de France » . Derrière, Raphaël Orban a un second projet de 12 000 mètres carrés, dans la même veine. « Mais il y a aussi de la demande dans du low cost, huit à 10 000 mètres carrés, pour des produits à faible valeur ajoutée. »

Il évoque les grandes enseignes de la distribution qui regroupe les produits dans des locaux pouvant aller de 50 à 100.000 m²

hristophe Simonnet, directeur associé en charge du développement du groupe Idec, est lui concerné par le projet de 180000 mètres carrés à Champigny. « On sent partout, et donc aussi à Reims, une grosse reprise de l’activité logistique » , souligne-t-il. Il évoque notamment les grandes enseignes de la distribution qui regroupe les produits secs et frais dans des locaux pouvant aller de 50 à 100.000 mètres carrés. « Il y a aussi l’e-commerce qui est en forte croissance » , ajoute-t-il.

Christophe Simonnet indique que ce qui est recherché ce sont des bâtiments le plus proches possibles des villes, près des grands axes. « À ce sujet, Reims a du répondant. » De quoi en tout cas beaucoup espérer de ce grand projet qui pourrait générer plus d’un millier d’emplois. « Pour l’heure, le diagnostic archéologique a été réalisé. » On est en phase d’études en ce qui concerne le trafic notamment ou sur la gestion des accès. « C’est très important. On espère concrétiser dans le courant de l’année 2020. C’est d’ailleurs une des premières questions qui est posée par ceux qui seraient intéressés, c’est de savoir à quel moment on aura les bâtiments. »  

Steelcase, le bon exemple en 2005

Évidemment, la société américaine spécialisée dans le mobilier de bureau n’est pas la première à ouvrir un centre logistique à Reims. Mais sa plateforme Europe installée en 2015 est un exemple qui a pu donner confiance à d’autres entreprises. Le site implanté en zone Farman irrigue une grande partie de l’Europe de l’Ouest, la Grande-Bretagne et le Benelux, avec plus de trente emplois à la clé. Il s’agit d’un entrepôt de 7 000 mètres carrés avec double entrée. « Le site possède aussi l’avantage de favoriser une gestion fluide du trafic des poids lourds », avançait à l’époque le directeur. Il évoquait aussi le choix de Reims en raison de sa proximité avec la capitale où se trouvent de nombreux clients de l’entreprise, les administrations et les banques. En outre, il parlait parmi les bonnes surprises, celle d’avoir pu trouver rapidement du personnel sur place réellement formé.

Yann Le Blévec

 Extrait de l'union du 19/01/2018

    

    

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Un an après sa création, la communauté urbaine croit en son destin

Pour ses premiers vœux, la communauté urbaine avait invité tous les élus des 143 communes. Ils étaient 400 environ à s’être déplacés au centre des congrès.


Sans surprise dans le discours de la présidente, Catherine Vautrin, on trouve les mots Reims et grand, mais aussi d’autres qu’on vous laisse découvrir

Le 9 janvier 2017, la communauté urbaine du Grand Reims voyait le jour. Un ensemble de quelque 300.000 habitants constitué en un temps record comme l’a rappelé jeudi soir au centre des congrès Denis Conus, préfet. « Il y a eu un immense travail en dix-huit mois. Le Grand Reims est une bonne réponse à la grande région. Il est le deuxième pôle du Grand Est et il bénéficie de la proximité de Paris », a-t-il dit. Christian Bruyen, président du conseil départemental, s’est aussi réjoui de cette dynamique qui profite au département. C’est pourquoi le conseil départemental soutiendra les « projets structurants » que sont le centre aquatique et la salle événementielle. « Nous sommes aussi d’accord sur la mise en place du très haut débit ou la lutte contre les zones blanches en matière de téléphonie mobile. »

Tout cela devant un parterre de quelque 400 élus sur les près de 1.500 que comptent les conseils municipaux des 143 communes adhérentes. Tous avaient été invités. Et la présidente du Grand Reims, Catherine Vautrin, leur a présenté au préalable les quinze vice-présidents et leurs délégués. L’occasion de déjà parler de l’action de la communauté et de dresser des perspectives de cette « communauté de destin, un bassin de vie rural et urbain ».

Au niveau de la voirie notamment, la présidente a indiqué qu’11,9 millions avaient été versés aux entreprises sur les 12 millions budgétés. « Signe de notre attachement à un budget sincère et du pragmatisme avec lequel nous gérons les deniers du contribuable. » La voirie, on le sait, est un sujet sensible dans les communes, d’où l’importance d’arbitrages bien compris.

Autre secteur d’importance, les affaires scolaires et la petite enfance. Rappelons qu’après consultation, il y aura retour à la semaine de quatre jours au niveau de la communauté, sauf à Saint-Brice-Courcelles. « En 2017, il a fallu encore harmoniser les demandes de dérogations scolaires et réfléchir à la carte scolaire. » Des travaux ont eu lieu à Lavannes, Vandeuil et Loivre, avant ceux qui vont débuter à Dontrien et Écueil. « Le premier semestre 2018 devrait permettre d’établir un bilan précis de l’état de nos écoles et ainsi de prioriser les travaux. »

Une année où interviendra encore le choix du prestataire pour le camping de la Malle qui définira le modèle et sera chargé de la construction. Pour le déploiement de la fibre, il faudra attendre 2019 pour que les travaux dans les communes interviennent. 67 communes du Grand Reims ont été classées prioritaires et devraient être raccordées en 2020, les autres le seront en 2022. L’investissement au global est de 5,5 millions.

Les finances restant le nerf de la guerre. À ce sujet, Catherine Vautrin affirme que la mutualisation permet de faire des économies, sur certains chantiers notamment. « Nous avons aussi réalisé une économie de près d’un million d’euros grâce à la renégociation des crédits des anciennes intercommunalités. » Cela passe aussi par un travail sur la diminution du nombre de véhicules « de nos collectivités, déjà 15 % de moins depuis 2014 »

Installation du conseil de développement 

Catherine Vautrin a rappelé qu’elle a installé en décembre le conseil du développement du Grand Reims. Il regroupe une soixante de représentants de la société civile, des entrepreneurs, des représentants des chambres consulaires, du monde associatif, sportif, religieux, social, touristique… Au-delà de l’obligation légale, le but est que ces derniers fassent des propositions aux élus pour tirer le territoire vers le haut. Pour porter un regard différent. Ils feront part en fin d’année de leur vision du bassin de vie et du projet qu’élus et société civile doivent porter ensemble. Philippe Wattier, directeur de l’Armée du Salut, est président de ce conseil de développement. Et Thomas Dubois, maire de Sillery, assurera le lien entre ce conseil et les élus.

Yann Le Blévec

 Extrait de l'union du 19/01/2018

    

    

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Un maxi pôle logistique en projet à l’ouest de Reims

Champigny D’ici à 2020, un parc logistique et d’activité devrait pousser sur 55 hectares derrière La Garenne, entre l’A26 et la route de Soissons. Avec, à la clé, de 800 à 1 200 emplois.


Le pôle s’étendra sur 55 hectares entre l’autoroute A26 et la route nationale 31, à l’arrière de la zone commerciale Champéa-Ikea-Maison+, décrit le maire Pierre Georgin.Remi Wafflart

L’ESSENTIEL

*.- VOILÀ DEUX ANS ET DEMI que le maire de Champigny travaille à l’aménagement de la zone située derrière le restaurant La Garenne, le long de la RN31 ; un vaste triangle de terres agricoles à la croisée des autoroutes A4 et A26 dont il a depuis longtemps décelé « l’intérêt communautaire ».

*.- HIER SOIR, lors de ses vœux aux habitants, il a dévoilé le projet, porté par le groupe Idec et Nord Est Aménagement (Crédit Agricole), et qui devrait voir le jour début 2020.

*.- IL S’AGIT D’UN PÔLE LOGISTIQUE et de bureaux sur 55 hectares, dont 180.000 m2 couverts. Entre 800 et 1.200 emplois pourraient en découler.

C’était la grosse annonce des vœux du maire de Champigny, hier soir : les champs qui s’étalent le long de la RN 31, au lieu-dit Les Sables – plus connu sous le nom de « La Garenne », en référence au restaurant voisin – devraient avoir disparu en 2020 pour laisser place à un colossal pôle logistique et d’activité de 55 hectares, dont 18 de bâtiments. Alors que les fouilles préventives battent leur plein depuis Noël, et ont d’ailleurs permis de mettre au jour les restes d’un soldat allemand disparu lors de la Première Guerre mondiale (lire en page région), Pierre Georgin a en effet estimé qu’il était temps de dévoiler ce projet d’envergure, porté par le groupe Idec (promoteur et constructeur) et par Nord Est Aménagement, la branche immobilière du Crédit Agricole, et qui pourrait entraîner la création d’un millier d’emplois.

« Sur Champigny, on avait révisé notre Plan local d’urbanisme il y a déjà quelques années » , rappelle l’élu. « On avait ciblé qu’il y avait là, à la croisée des autoroutes A4 et A26, une zone d’intérêt communautaire. C’était l’emplacement idéal pour faire quelque chose… » Une position qui, à l’époque, n’est pas du goût du monde agricole, se souvient le maire, accusé de grignoter trop de terres… L’affaire, portée devant le tribunal administratif, a trouvé son épilogue en décembre 2016 : « On a pu maintenir le PLU en l’état. C’est sûr, dans le cadre de Champigny, ce projet est gros. Mais il faut le replacer dans le Grand Reims… »

DES RACCORDEMENTS ROUTIERS EN VUE

Tous les propriétaires terriens, annonce M. Georgin, ont d’ores et déjà signé les promesses de vente, soumise à « deux conditions suspensives » : d’une part, que les fouilles préventives n’entraînent pas des recherches approfondies et un surcoût ; d’autre part, que les raccordements routiers envisagés soient réalisés. « Il pourrait y avoir une bretelle d’accès directe sur l’A26 depuis le rond-point, à l’arrière d’Ikea (sur la RD275) », décrit le maire, soutenu par le Grand Reims, qui verrait ainsi la fluidité du trafic, saturé dans le secteur, améliorée. «L’État a déjà des réserves foncières. La sortie, elle, pourrait arriver sur un autre rond-point, après l’autoroute, côté pôle logistique. » Selon M. Georgin, Thillois aurait aussi d’ores et déjà réservé un emplacement pour compléter l’échangeur avec un accès direct à l’A26 en direction de l’A4.

Bref, la route sera encore longue avant que les bâtiments ne sortent de terre. Mais le dossier avance bien. Alors que le diagnostic initial archéologique devrait s’achever le 15 février, le groupe Idec prépare en parallèle sa déclaration de projet. C’est elle qui lui permettra de déposer les permis de construire – les premiers devraient pouvoir l’être à la fin de l’année. « Il reste 11 ha sur les 55 en terres agricoles », note encore M. Georgin qui devra les inscrire au PLU pour que l’ensemble soit constructible. Si tout se passe bien, les premiers bâtiments verront le jour au second semestre 2019, pour une mise en exploitation au début de l’année 2020.

UN CERTAIN NOMBRE DE MARQUES D’INTÉRÊT

Pour savoir quelles entreprises décideront de s’installer à Champigny, il faudra encore patienter. Mais Christophe Simonnet, directeur associé du groupe Idec en charge du développement, indique avoir déjà reçu « un certain nombre de marques d’intérêt car l’emplacement est pertinent et l’accessibilité très intéressante ». Des « demandes et des cahiers des charges de clients de la grande distribution, de l’e-commerce et d’un laboratoire pharmaceutique » lui sont déjà parvenus. Rappelons que le groupe Idec, spécialiste de la promotion et de la construction, érige un peu plus de 300.000 m2 de bâtiments en France chaque année. Une expérience qui lui permet de prédire, en fonction de la taille de la zone, le nombre d’emplois qui en découleront.

Les patrons du restaurant la Garenne sont ravis


Qui dit création d’emplois, dit clients potentiels, se réjouissent les époux Cousin.M.D.

Ils n’ont que faire des mois de travaux qu’ils auront à supporter lorsque le chantier sera lancé. Pauline et Maxime Cousin, heureux propriétaires, depuis dix mois, du restaurant de gastronomie traditionnelle La Garenne implanté le long de la RN31, ne retiennent que l’attractivité qui découlera de cette implantation géante à deux pas d’eux. « Le maire de Champigny nous a informés du projet en début de semaine. On est ravis, ça va nous englober. Être seuls, au bout, comme c’est le cas, n’était pas forcément un avantage » , confiait hier midi la patronne. « On aura toujours la vue sur les villages ! Et si une sortie d’autoroute est créée, pour nous ce sera encore mieux. » Si Pauline Cousin n’a encore, pour l’heure, qu’une vue globale de la zone, elle se réjouit du nombre d’emplois à venir. Qui sont, pour elle et son époux, autant de clients potentiels.

Mariuon DARDARD

 Extrait de l'union du 12/01/2018

    

    

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« Je construis une ville nouvelle »


Au plus fort des travaux sur l'~e de Bezannes on dénombrait plus d'une quinzaine de grues et quelques centaines d'employés. Ville de Bezannes

À SAVOIR

*.- Des-entrées de rues aecuelllantes : c'est un leitmotiv chez Jean-Pierre Belfie. Il milite pour que les constructions aux entrées de rues soient positionnées de telle façon qu'elles ouvrent la vue et le chemin.

*.- Auditorium. Celui qui sera conçu dans l'Immeuble « Village by CA» de 7000 m2 disposera de 250 places. Ce « Village Il est en fait un dispositif d'accompagnement et d'hébergement dédié aux jeunes entreprises innovantes.

*.- Maisons des cinq continents ou Bezannes Esperanto : il s'agit d'un programme conçu par Plurial Novilia qui a fait appel à cinq cabinets d'architectes venus des cinq continents. Ces cinq maisons seront « le reflet de la richesse culturelle et de la diversité architecturale du monde actuel », annonce Plurial Novilia.

*.- Ce groupe de cinq maisons est l'une des trois composantes du programme Konekti élaboré par l'aménageur. Ce programme accueillera également un immeuble collectif et deux maisons connectées qui proposeront « des espaces de vie reliés les uns aux autres, capables d'évoluer dans le temps, au gré des envies et des

Les images parlent d'elles mêmes. Il y a dix ans, la gare TGV de Bezannes (on ne la voit pas sur la photo ci-dessus), plantée dans les champs, était le seul obstacle à la vue de la Montagne de Reims depuis le sud de la cité des Sacres. Après quelques années d'un développement plutôt lent, le petit village périphérique de Reims s'est lancé dans une mue extraordinaire, sans équivalent dans toute la grande région. « J'ai vendu les premiers terrains en 2008. Je construis une ville nouvelle » lâche sans fausse modestie le premier magistrat local, Jean-Pierre Belfie (sans étiquette).

Bezannes, c'est aujourd'hui l'Eldorado des promoteurs et des investisseurs qui s'organisent autour d'un sésame : la gare TGV. Elle met Roissy à 35 minutes, Strasbourg à 1 h 18, Bordeaux à 4 h 05, Bruxelles à 2 h 16... Un sacré argument pour rendre cette ville nouvelle à plus d'un titre, dévolue principalement à l'habitat, aux sièges sociaux et au secteur tertiaire haut de gamme, avec comme domaines de proue, la santé et l'assurance.

Il ne se passe pas une semaine sans que le paysage change. Si les résidences, pavillons, immeubles, maisons de standing, bureaux, entreprises poussent à la vitesse de champignons sur cette zone de 172 hectares, aménagée à 90 %, et de près de 13 km de voies nouvelles, la croissance se veut maîtrisée et harmonieuse, sans bâtiment de hauteur intempestive.


« Nous avons en projet un cluster santé dans le prolongement de la clinique, avec un hôtel des patients »
Jean-Pierre Belfie, maire de Bezannes

LA RÈGIE DES TROIS TIERS

« Nous respectons la règle des trois tiers que nous nous sommes fixée. Un pour les logements (en locatif ou en accès à la propriété), le deuxième pour les espaces verts et le troisième pour les locaux professionnels dont le potentiel est de 300.000 m2 », précise le maire. S'agissant de l'habitat qui se développe sur des parcelles qui n'affichent pas les prix les plus chers de J'agglomération et où l'on voit de nombreux programmes associer les mots K du golf » à leur nom (Clos, Étangs, Rives, Toits, Terrasses ... ), quelque 1.500 permis sont d'ores et déjà délivrés ou en cours d'instruction. À peine un groupe de maisons 'ou d'appartements est-il construit que leurs occupants s'y installent. Question environnement, le golf de 18 trous est J'un des deux poumons verts de la commune, l'autre étant le parc de La Roselière, au départ un bassin d'assainissement pluvial transformé en un site champêtre et bucolique. Quant aux entreprises, elles sont des dizaines et des dizaines à être opérationnelles.

Bezannes marie la diversité des styles architecturaux et immobiliers basés sur la haute, voire très haute qualité environnementale et l'innovation. Les aménageurs font de cette commune une vitrine de leur savoir faire.

Le siège social de Cristal Union par exemple, avec toiture végétalisée, «est blanc comme le sucre et léger comme l'éthanol », selon la description de son architecte Jean-Michel Wilmotte. Les maisons connectées de Plurial Novilia se veulent résolument au service de leurs occupants. Un opérateur qui construit également un pôle intergénérationnel avec des logements autonomes pour les seniors.

PlACE GOURMANDE

On trouve, ou trouvera, encore à Bezannes, une crèche d'entreprises de bientôt 140 lits en attendant d'autres micro crèches, une école maternelle internationale, une maison de retraite ouverte depuis près d'un an, des start-up, la super-clinique Courlancy qui générera 3000 passages quotidiens dès ce printemps. Des commerces, dont une supérette, des restaurants de cuisine traditionnelle ouverts le soir (« la place gourmande »), un restaurant d'entreprise, un hôtel quatre étoiles (en plus des deux déjà existants) sont à l'étude ou en projet. Comme moult autres dossiers, à découvrir prochainement.

DES ŒUVRES D'ART MONUMENTALES


L’œuvre monumentale d'Aurèle Ricard est visible devant le siège du groupe Frey, rue René-Cassin, à quelques dizaines de mètres de la gare TGV

 Le groupe Frey est l'un des premiers à avoir pris pied à Bezannes et à se distinguer des autres entreprises par cette remarquable statue géante de chien. Ce n'est pas n'importe quel chien puisque l'œuvre de cinq mètres de haut est signée Aurèle Ricard, un artiste qui se définit comme « plasticien postindustriel ». Il existe plusieurs répliques dans le monde de ce gentil molosse, un bull-terrier imaginé à partir d'une histoire vraie. Cette sculpture correspond en tout cas à la volonté de Jean-Pierre Belfie de créer dans Bezannes un musée en plein air d'œuvres monumentales, financées sur fonds privés. On connaît déjà, sur le parvis des gares, les figures de bois brut calciné (environ six mètres de hauteur) du régional mondialement connu Christian Lapie. D'autres œuvres, disposées en des points stratégiques, permettraient de créer un cadencement et des perspectives tout à fait intéressante

En IMAGES

AU COMMENCEMENT ETAIT LA GARE TGV

À l'extrême-gauche de cette vue, on aperçoit le parking de la gare TGV, mise en service le 10 juin 2007. le rond-point visible ici n'est pas celui qui apparaît sur la photo de la page de gauche, trop petite pour le montrer. Celui-ci a été construit plus tard, à l'image du nouveau Bezannes qui se développe également de l'autre côté du village d'origine. la ~Iupart des espaces libres visibles ci-dessus, à l'état de cultures ou de fouilles archéologiques, ont été comblés ou le seront sous peu. À noter que durant les fouilles commencées en 2009, de nombreux objets antiques ont été mis au jour, dont un imposant sarcopha.ge en plomb découvert en 2010.

DEUX GARES POURTANT SI PROCHES

Terminus, tout le monde descend. Voici en contrebas, la gare Bezannes du tramway de Reims qui dépose ses passagers à seulement une centaine de mètres de la gare TGV d'interconnexion. Pour y accéder, les voyageurs -souvsnt porteurs de bagages· doivent rallier à pied, cette pente relativement abrupte et non couverte. Faire arrê- ter le tramway à côté de la gare TGV était à l'époque de sa construction, une option bien trop coûteuse pour les élus locaux. La notoriété de Bezannes grandissant, ne peut-on espérer qu'un aménagement, tel un escalier roulant protégé, soit un jour imaginé ? En attendant, Citura met en place une navette électrique gratuite.

J.M FRANCOIS

 Extrait de l'union du 10/01/2018

    

    

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Le Grand Est offre 10 M€

Jean Rottner a confirmé hier   la participation de la Région aux grands projets rémois


Le nouveau président de la Région a confirmé la participation du Grand Est au financement des projets rémois, comme le complexe aqualudique.
Hervé Oudin

Ce n’est pas un scoop, Jean Rottner, le nouveau président (LR) de la région Grand Est, élu vendredi dernier, est un proche de Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, et d’Arnaud Robinet, maire. « Des amis »,comme il le précise, avec qui il partage « des choses communes, comme la passion du territoire et l’engagement local. Catherine Vautrin et Arnaud Robinet ont fait des choix dans leurs carrières politiques qui marquent un tournant fort de proximité et d’ambition pour leur ville, que je partage. »

UN ÉQUIPEMENT DE RÉPUTATION INTERNATIONALE

Ce n’est donc pas un hasard, s’il avait choisi hier la ville de Reims pour sa première sortie en tant que président régional.

Comme l’avait fait son prédécesseur Philippe Richert, Jean Rottner est ainsi venu confirmer le soutien de la région aux projets du Grand Reims, à savoir le complexe aqualudique et sa salle événementielle. « Pour la Ville et l’ensemble du territoire, c’est un équipement de qualité, de réputation internationale »,a-t-il précisé, indiquant que l’aide financière serait autour« d’une dizaine de millions d’euros ». Après un entretien privé avec les deux élus rémois, le président de la Région est allé à la rencontre des salariés de l’entreprise Oller, spécialisée dans les bouchons de champagne. « Cette entreprise fait partie du patrimoine vivant. Elle vient de Catalogne. Aujourd’hui, elle produit plus de 40 millions de bouchons à travers le monde. Elle est le symbole de la Champagne. »

 Extrait de l'union du 28/10/2017

    

    

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Connaissez-vous le Grand Reims ?

Grand Reims La communauté urbaine est un assemblage aussi dosé que le champagne.  

La communauté urbaine est née de la fusion de neuf territoires dans un rayon de 30 km autour de Reims. D’où une grande diversité. 

Début 2017, c’est un géant aux pieds crayeux et bitumés qui est né : une communauté urbaine de 143 communes, regroupant 299 054 habitants, s’étalant de Fismes à Pontfaverger-Moronvilliers, de Bourgogne à Mailly-Champagne, avec évidemment en son cœur la cité des sacres. Le tout a vu le jour en l’espace d’une petite année. Le Grand Reims est la première communauté urbaine de France en nombre de communes. Cela en fait toute sa particularité à la fois urbaine et rurale. Un atout ? Sans doute quand on s’intéresse à la diversité des neuf territoires qui ont permis de la constituer. D’ailleurs, connaissez-vous vraiment ce nouveau territoire d’un rayon d’une trentaine de kilomètres ?

1 - FISMES ARDRE ET VESLE

C’est un petit bassin de vie autour d’un des plus gros bourgs de la communauté urbaine, Fismes (environ 5000 habitants). Après avoir été une base industrielle vivace qui a perdu des entreprises emblématiques dans les années 70-80, la ville a retrouvé un dynamisme économique, redensifié son tissu industriel et stabilisé ses emplois locaux, notamment grâce à des PME aussi pointues que discrètes, comme Gantois Clôture, Campa (chauffage), Sanel Plastimarne (chaudronnerie plastique), CDM Équi’espaces verts (commerce de gros de bois)… Et déjà une demande émerge pour la création d’une nouvelle zone d’activités. Fismes, c’est aussi un office de tourisme qui est devenu un point d’accueil de l’office de tourisme du Grand Reims, une porte d’entrée en plus et plus de moyens pour vendre les charmes de la région. Enfin, la ville dispose d’une vie culturelle intéressante avec des événements comme les fêtes du livre ou Africa’Fismes.

2 - TARDENOIS

Seules 18 communes de l’ancienne communauté de communes Ardre et Châtillonnais ont rejoint le Grand Reims, dont Ville-en-Tardenois. Le territoire est une zone de grandes cultures à côté desquelles affleurent à l’ouest les vignes et les villages de la Montagne de Reims, dont celui de Pourcy où siège la Maison du parc naturel régional. Le territoire propose aussi un circuit d’églises romanes classées, sans oublier une nécropole nationale et plusieurs cimetières militaires britanniques, allemands et italiens.

3 - NORD CHAMPENOIS

Ici, les trois quarts des communes sont des villages viticoles, d’où la fête des vendanges du Massif de Saint-Thierry et des activités connexes comme la présence d’un des derniers tonneliers du Grand Est. À retenir, le festival Art et jazz organisé à Hermonville ainsi que du patrimoine architectural comme les vestiges et la chapelle de l’abbaye de Saint-Thierry.

4 - CHAMPAGNE VESLE

Le circuit de Gueux et les zones commerciales de Thillois sont emblématiques de ce territoire. Le circuit de Gueux est un site mythique qui reçoit toujours de nombreuses visites. Et les zones commerciales sont une réussite fondée sur une thématique et une locomotive, les loisirs et l’automobile autour du complexe Gaumont, la maison et l’art de vivre autour d’Ikea. Le territoire recèle également de magnifiques paysages de la vigne et des sentiers de randonnée.

5 - REIMS MÉTROPOLE

La cité des sacres est évidemment la locomotive du Grand Reims (TGV, université, grandes écoles, pôles de santé, concentration de zones commerciales, d’entreprises et d’emplois, scènes culturelles nationales, etc.), le champagne a fait d’elle une ville mondialement connue, avec une double inscription à l’Unesco et des développements fulgurants comme la zone de Bezannes. Le territoire prépare aujourd’hui son avenir dans la bio-économie avec le projet pilote de la Ferme 112.

6 - VESLE ET COTEAUX DE LA MONTAGNE DE REIMS

Le paysage fait de ce territoire qui recouvre une partie de la Montagne de Reims un site à enjeu touristique. Il y a notamment ces arbres remarquables, les fameux faux de Verzy (des hêtres dits tortillards), qui attirent des milliers de visiteurs par an. On y trouve aussi le phare de Verzenay, haut de 25 m, une curiosité qui accueille 18 000 visiteurs par an, qui viennent profiter du point de vue, de l’écomusée, de la vigne et l’espace de dégustation. On y trouve aussi le camping de Val-de-Vesle, l’un des rares situés dans la proximité de Reims. Il enregistre quinze mille nuitées par an.

7 - BEINE-BOURGOGNE

Le territoire cultive les avantages de la ville et de la campagne, avec ces liaisons routières qui favorisent les échanges avec Reims et les Ardennes. Si le territoire a un pied dans le champagne, on y trouve le parc d’activités de Witry-Caurel qui agrège des entreprises au profil industriel : logistique, sous-traitance automobile, produits pharmaceutiques, aéronautique...

Une nouvelle tranche de zone d’activités de 30 hectares est en cours d’aménagement. Au total, le territoire (d’environ 10 000 habitants) fournit près de 2000 emplois, dont un tiers a été créé ces dix dernières années. C’est aussi la partie sud du pôle de compétitivité industries et agroressources.

8 - VALLÉE DE LA SUIPPE

Le territoire a pris son essor parallèlement à la montée en puissance du pôle de compétitivité industries et agro ressourcés qui s’est développé en partie sur la commune de Bazancourt, autour de Cristanol, Futurol, Cristal union, Chamtor, Air liquide... La base d’une ambition pour le Grand Reims de devenir le territoire de la bioéconomie en France.

En complément, la chambre de commerce et d’industrie de Reims-Épernay a préparé l’ouverture en plusieurs tranches d’espaces d’accueil pour des entreprises de la filière agroressources aux Sohettes Val-des-Bois, sous la bannière Reims bioeconomy park.

9 - RIVES DE LA SUIPPE

Le territoire le plus à l’est du Grand Reims. L’agriculture est très présente dans ce secteur, avec cent cinquante-deux exploitations qui valorisent 18 000 hectares et alimentent notamment le pôle de compétitivité de Bazancourt.

Des cultures comme le lin ou le miscanthus ont fait leur apparition à côté des spécialités champenoises traditionnelles. La densité de la population est assez faible sur ce territoire qui gagne néanmoins régulièrement des habitants, attirés par un prix de l’immobilier plus abordable qu’ailleurs.

Pourquoi le choix de communauté urbaine ? 

Ouvert par la loi aux collectivités d’au moins 250000 habitants, le statut de communauté urbaine a été choisi en raison des avantages qu’il présente. Premièrement, la communauté urbaine devient un interlocuteur privilégié de l’État et de la Région dans les grands dossiers, tels que le développement économique, le développement numérique, l’enseignement supérieur ou les infrastructures de transport. Pesant plus lourd, elle peut mieux défendre et promouvoir son territoire, mieux travailler sur son attractivité, mieux se faire entendre. Deuxièmement, grâce à l’importance de ses compétences, notamment le domaine économique, elle jouit d’une plus grande autonomie. Troisièmement, les dotations accordées par l’État sont sensiblement plus élevées que pour une communauté d’agglomération.

Yann LE BLÉVEC

 Extrait de l'union du 06/06/2017

    

    

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Objectif 42000 prises de fibre optique pour le Grand Reims

La communauté urbaine a fait du déploiement du très haut débit internet une de ses priorités.


La fibre optique doit se déployer sur le territoire du Grand Reims à partir de 2018. Christian Lantenois

L'ESSENTIEL

*.- LA COMMUNAUTÉ URBAINE du Grand Reims a fait du déploiement du très haut débit internet une de ses priorités.

*.- ELLE A DANS CE BUT affecté 11 millions dans son budget prévisionnel 2017, et vise l’installation de 42 000 prises de raccordement à la fibre optique entre 2018 et 2025.

*.- CE DÉPLOIEMENT sera réalisé par le délégataire de service public qui sera choisi au niveau de la région Grand Est. L’appel d’offres a été lancé

Installer quarante-deux mille prises de raccordement à la fibre optique. C’est l’objectif que se fixe le Grand Reims, sur une période allant de 2018 à 2025. Car si l’on en croit Alain Toullec, vice-président chargé du dossier, il y a de la demande ! «Quand des gens cherchent à s’installer dans une commune, ils demandent d’abord quels sont les services publics existants, comme les écoles. Et ils demandent aussi tout de suite s’il y a accès à internet.» Voyons comment se présente ce plan de déploiement du très haut débit (on parle de 30 mégabits par seconde minimum).

1 - QUESTION DE DENSITÉ

Ce plan concerne plutôt des communes rurales autour de la cité des sacres. Car dans ce domaine notamment, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. L’État distingue en effet les zones «denses », et les zones «moins denses ». Dans notre Grand Reims, font partie de la première catégorie Bétheny, Bezannes, Cormontreuil, Reims, Saint-Brice et Tinqueux. Les 137 autres communes font partie de la seconde. Et qu’est-ce que cela entraîne comme conséquence ? C’est que pour les denses, le financement de l’installation du très haut débit est déjà ou sera privé (Orange à Reims), tandis que pour les autres, ce sera aux collectivités, donc à l’argent public, de se mobiliser ; l’État lui-même apportera son écot pour ces zones moins peuplées, par le biais d’un fonds spécial, dit « pour une société numérique » (FSN).

2 - L’EFFORT DU GRAND REIMS

La communauté urbaine se fixe donc comme objectif d’installer quelque 42 000 prises pour fibre optique. À raison de 250 euros pièce, elle a budgété environ 11 millions en mars dernier dans cette perspective. Ce total se ventile ainsi (en chiffres arrondis) : 3 000 prises pour l’ancienne communauté de communes Ardre et Châtillonnais (secteur de Ville-en-Tardenois). 5 000 pour Beine-Bourgogne. 7 000 pour Champagne-Vesle (secteur de Gueux). 6 000 pour Fismes Ardre et Vesle. 4 000 pour le Nord champenois (secteur de Cauroy-lès-Hermonville). 4 000 pour la Vallée de la Suippe (secteur Bazancourt). 5 000 pour Vesle et coteaux de la Montagne de Reims (secteur de Rilly-la-Montagne). Et 4000 tout de même aussi pour l’ex-Reims Métropole, pour compléter l’action du privé.

3 - LE CAS DES RIVES DE LA SUIPPE

Reste environ 2 000 prises. Elles sont destinées au territoire gravitant autour de Pontfaverger (ex-com-com des Rives de la Suippe), qui constitue un cas à part. En effet, ses élus avaient choisi, avant la formation du Grand Reims, la technologie dite de « montée en débit », plus rapide à mettre en place au départ que la fibre, mais aussi moins performante à terme : l’ancien réseau cuivre est remplacé par la fibre seulement « jusqu’au bourg», et non pas « jusqu’à la maison » de l’utilisateur final.« Si l’on habite à proximité du relais, on aura donc un très bon débit, assure Alain Toullec, mais à quelques centaines de mètres de là, dans le même village, ce sera nettement moins bon. » . On le voit, tout le monde ne sera pas complètement logé à la même enseigne à la fin.

UN CALENDRIER QUI S’ÉTIRE JUSQU’EN 2025

La démarche de la communauté du Grand Reims s’inscrit dans le cadre plus général d’un plan d’équipement numérique de la région Grand Est, qui a prévu 1 milliard pour couvrir sept de ses départements, dont la Marne (l’Alsace-Moselle a fait l’objet d’un traitement particulier). Le calendrier des opérations se présente alors de la façon suivante : en 2017, procédure de sélection d’un délégataire de service public (l’appel d’offres a été lancé) ; la concession sera valable trente ans. 2018 : études d’ingénierie, et premiers travaux en fin d’année. De 2019 à 2024 ou 2025 : travaux de déploiement de la fibre optique selon les priorités des départements.

 Extrait de l'union du 30/05/2017

    

    

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 Pascal Lorin, ou comment passer de la farine à Aubérive aux déchets pour le Grand Reims

Le 15e (et dernier) vice-président, chargé des déchets ménagers, a longtemps été meunier dans son village d’Aubérive.


Pascal Lorin, maire d’Aubérive, village où il a toujours vécu. « Jeune, j’avais la passion de l’agriculture. » A.P.

Pascal Lorin le reconnaît : il n’était pas passionné par les études. Ce qui le motivait surtout, quand il était jeune, c’était l’agriculture. Ça ne tombait pas trop mal pour un gamin qui habitait dans un petit village rural, en l’occurrence Aubérive. « Je passais mes étés dans une exploitation céréalière, confie-t-il, j’adorais faire la moisson. » Cela ne l’a quand même pas empêché de réussir au bac, dans la série sciences éco (série B comme on disait alors), au lycée Roosevelt de Reims. Mais une fois le service militaire achevé, il n’a pas voulu prolonger dans le supérieur. Du coup il s’est engagé tout de suite dans le monde du travail ; et ça n’a pas été trop compliqué pour lui, le moulin familial, à Aubérive, lui a trouvé une place.

Une dizaine d’années après, c’est lui qui prenait les rênes de l’entreprise

« J’étais la cinquième génération de la famille à travailler dans ce moulin,indique-t-il; je n’avais au départ aucune notion de meunerie, j’ai reçu une formation en accéléré, sur le terrain. »

Cela lui a plutôt pas mal réussi, puisque, une dizaine d’années après, c’est lui qui prenait les rênes de l’entreprise, et qu’il parvenait à les conserver pendant 27 ans. En fait, il vient tout juste de prendre sa retraite cette année, cédant la place à deux de ses fils, après avoir gagné son pari de départ : non seulement faire durer, mais « faire progresser » le moulin familial.

Mais la vie professionnelle ne lui suffisait manifestement pas : il a voulu agir aussi au service de la collectivité. Il s’est donc porté candidat, sans étiquette particulière, pour entrer au conseil municipal de sa commune en 1983, à une époque où il avait autour de 27 ans, et où, justement, des anciens souhaitaient laisser la place aux jeunes. Les mandats se sont ensuite enchaînés sans heurts : d’abord simple conseiller, il devenait ensuite second puis premier adjoint, et enfin maire, en 2002, fonction qu’il exerce toujours aujourd’hui, et qui lui a valu d’accéder à une responsabilité supplémentaire, celle de vice-président du Grand Reims. Il en est le quinzième (et dernier) selon l’ordre protocolaire, « établi selon des critères démographiques » précise-t-il.

Sa compétence, c’est la gestion et la valorisation des déchets, « un budget qui pèse quand même 34 millions ». Comme quoi, même sans beaucoup prolonger les études, on peut très bien aller loin.

 Antoine Pardessus

Extrait de l'union du 26/05/2017

    

    

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Alain Lescouet, vice-président du Grand Reims,

se régale avec un millier de kilomètres de voirie

Le 14e vice-président de la communauté urbaine, par ailleurs maire de Saint-Brice, aime œuvrer pour la collectivité. Il a de quoi faire avec la voirie.


Alain Lescouet n’est plus prof de maths, mais il est encore maire de Saint-Brice, et vice-président du Grand Reims, chargé de la voirie. A.P

L'ESSENTIEL

•.- Né le 1er août 1945 à Mézières (Ardennes)

•.- Etudes Supérieures de mathématiques à la fac de sciences de Reims. A enseigné les mathématiques jusqu'à la retraite (notamment à Reims Clemenceau/Rooseve et Paul-Fort),

•.- Réside à Saint-Brice-Courcelles depuis 1976, commune dont il est maire depuis 1993.

•.- Divers Gaucbe aujourd'hui après avoir été socilaliste (jusqu'en 2001),

•.- 14° Vice-président du Grand Reims, chargé de la voirie (hors Reims).

Alain Lescouet ne redoute pas l’ennui. « Ma première passion, confie-t-il, c’est de m’occuper de plein de choses à la fois. » Et il a de quoi faire. Il est déjà maire de Saint-Brice-Courcelles, commune dans laquelle il réside depuis maintenant plus de quarante ans, après avoir d’abord vécu à Reims une fois quittées ses Ardennes natales.

Saint-Brice, c’est quelque chose comme 3 500 habitants, et le travail de maire représente déjà presque un plein temps dit-il. Il y est aux manettes depuis 1993, mais cela fait encore plus longtemps qu’il y œuvre pour la collectivité. Il siège au conseil municipal depuis 1983, après avoir commencé par s’engager dans des commissions extra-municipales, « c’était pour suivre une opération d’urbanisme participative sur la ZAC du Mont-Hermé ».

« On ne parlait pas politique à la maison »

Manifestement, il ne se lasse pas de la chose publique, qu’il gère avec une sensibilité de gauche qui ne s’est jamais démentie. « De divers gauche » précise-t-il cependant aujourd’hui, lui qui fut longtemps socialiste, avant de rompre avec le parti de la rose au poing en 2001 à la suite de bisbilles locales. « Ce n’est pas par ma famille que ça m’est venu, ajoute-t-il, on ne parlait pas politique à la maison. » Ça lui est venu tout seul. « Quand j’ai débuté comme enseignant, j’ai été rapidement représentant syndical au SGEN  (syndicat général de l’Éducation nationale)» se souvient-il. Car ne l’oublions pas, notre homme du jour a été prof, plus précisément de mathématiques, activité à laquelle il avait été formé en faculté à Reims, et qu’il avait ensuite exercée notamment dans différents établissements rémois (lire par ailleurs).

Certes, l’âge de la retraite étant venu, il n’a plus à présent cette casquette d’enseignant à assumer. Mais, outre celle de maire, il porte aussi celle de vice-président du Grand Reims, chargé de la voirie. « Ma compétence, précise-t-il, c’est la voirie communale, sauf celle de Reims, gérée par un autre vice-président, en l’occurrence Arnaud Robinet (maire de Reims) ; parce que Reims constitue un cas d’espèces : sa voirie représente à elle seule disons la moitié des difficultés, parce qu’elle est située dans un milieu extrêmement contraint. » Il reste quand même à Alain Lescouet un millier de kilomètres de routes dont s’occuper, ce qui n’est pas si mal, et surtout des kilomètres dispersés entre quelque 142 communes ! « Ma mission, c’est justement de mettre tous ces petits bouts ensemble, comme un chef d’orchestre doit tirer une harmonie de musiciens séparés. »

Avec tout ça, il ne reste guère de temps pour des loisirs personnels. Son dada favori reste néanmoins la photo, et dès que l’occasion se présente, Alain Lescouet nous fait de la concurrence avec ses reportages. Heureusement pour nous, il est très occupé ...

QUAND LES PROFS TRAVAILLAIENT EN ÉQUIPE

Un souvenir a-t-il marqué Alain Lescouet dans sa carrière d'enseignant ? « Il y a eu mon premier poste : c'était à Sedan, alors que j'habitais Reims à l'époque; ça me faisait faire quelques allers et retours ! Sur une route qui n'était pas la deux fois deux voies qu'on connaît aujourd'hui … Heureusement que j'avais encore des attaches ardennaises ... Et puis je me rappelle aussi ce qui s'est passé quand j'étais à Paul Fort: nous étions un petit noyau de professeurs de maths qui avons décidé de travailler en équipe, ce qui était plutôt inhabituel; ça permettait de rompre l'isolement, parce que ce n'est pas facile d'enseigner en ZEP ! Cela s'est fait progressivement, sur plusieurs années, mais nous sommes parvenus à ce que tous les 15 jours, on donne le même devoir à toutes les classes de même niveau ; ça demandait une sacrée organisation ! »

 Antoine Pardessus

Extrait de l'union du 18/05/2017

    

    

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Katia Beaujard

maire d’Hermonville et vice-présidente du Grand Reims

La treizième vice-présidente de la communauté urbaine, par ailleurs maire d’Hermonville, avait entamé une carrière dans la psychologie.


Katia Beaujard ou la politique sans parti ni étiquette : « Juste une énergie pour travailler sur notre territoire » A.P

L'ESSENTIEL

•.- Née le 21 juin 1972 à Joinville (Haute-Mame),

•.- A vécu à Reims pendant 5 ans comme étudiante en psychologie.

•.- Réside à Hermonville depuis 2004, commune dont elle est officiellement maire depuis 2012 (après une année où elle a fait office de maire).

•.- Treizième vice-présidente du Grand Reims, chargée des écoles et de la petite enfance.

•.- Mariée, deux enfants

À tous ceux qui s’imaginent que les études de psycho ne débouchent sur rien, Katia Beaujard apporte un incontestable démenti. Car c’est bien cette discipline que cette originaire de la Haute-Marne avait choisie après son bac - c’était à la fac de Reims. Or aujourd’hui, quelques années ou lustres après, voilà cette souriante quadragénaire à la tête de son village - elle est maire d’Hermonville - et vice-présidente de la communauté urbaine du Grand-Reims, chargée du domaine scolaire et de la petite enfance (lire par ailleurs). Ce n’est quand même pas mal !

Au restaurant, c’est toujours la carte des desserts qu’elle va consulter en premier

Pour faire le lien entre la fac de psycho et les mandats politiques actuels, il faut insérer quelques épisodes intermédiaires. Après les études, Katia Beaujard avait exercé pendant six ans à Mulhouse le métier de conseillère d’orientation psychologique. Puis est arrivée en 2004 à Hermonville pour suivre son mari, et là, s’est retrouvée agent recenseur, ce qui lui a permis de se pencher de près sur la vie de la collectivité. « Du coup, raconte l’intéressée, quand le candidat à la mairie est venu me proposer de figurer sur sa liste, en 2008, j’ai accepté volontiers : j’avais du temps, et de par ma formation, j’avais aussi eu l’occasion de m’intéresser au monde de l’école. » Ladite liste passe, et voici donc la psychologue de formation élue, et bombardée adjointe aux affaires scolaires. « Une activité intellectuellement enrichissante », commente-t-elle. Cela lui plaît tellement que lorsque, en 2011, son mentor démissionne pour cause de mutation professionnelle, elle fait pendant plusieurs mois office de maire, avant de devenir maire pour de bon, à la suite de nouvelles élections.

« Intellectuellement enrichissant »

Elle est donc aujourd’hui femme politique, au sens de gestionnaire de la vie publique, pas au sens de politicien visant à accéder ou rester au pouvoir. Katia Beaujard se présente à cet égard comme « sans parti, sans étiquette », et elle ne vous révélera même pas sa « sensibilité » particulière en la matière. « Je dirais que c’est juste une énergie pour travailler sur notre territoire. »

Et en dehors de cette activité d’élue et de sa vie de famille (elle a deux enfants encore à charge), qu’aime-t-elle faire quand elle dispose d’un peu de temps ? « Courir ; et faire des balades en forêt avec mon chien, ça, ce sont mes moments de bonheur au quotidien. »

Sachez enfin que si vous êtes reçu chez notre femme du jour, vous devriez vous régaler : Katia Beaujard confesse aimer faire la cuisine, et que si, inversement c’est vous qui l’invitez au restaurant, c’est la carte des desserts qu’elle va consulter en premier.

PLUS DE 6.000 ÉLÈVES ET 90 ÉCOLES À S'OCCUPER

Le portefeuille « vice-présidente » de Katia Beaujard au sein du Grand Reims, ce sont le scolaire et la petite enfance. Cela représente 63 sites à gérer, 90 écoles, et plus de 6000 élèves. Ce n'est déjà pas mal, et encore, cela ne couvre pas la totalité de ce que recèle le territoire en la matière, puisque certaines communes, et non des moindres, comme Reims, Gueux et Muizon, ont gardé pour elles la compétence scolaire. « Un des dossiers prioritaire sera d'harmoniser les procédures d'inscription et de dotation entre les écoles des communes ayant délégué la compétence à l'intercommunalité, indique Mme Beaujard. De façon plus générale, mon objectif sera de faire en sorte que les mêmes services soient rendus sur l'ensemble du territoire. » Pour occuper Mme Beaujard, il y aura aussi l'éventuel redécoupage des regroupements pédagogiques, ainsi que les dossiers de construction d'écoles. Le chantier du groupe scolaire de Dontrien est déjà lancé, ensuite va démarrer celui d'Ecueil, qui doit comprendre autour de 8 classes. »

Antoine Pardessus 

Extrait de l'union du 11/05/2017

    

    

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Les transports du Grand Reims entre les mains de Patrick Bédek

Le douzième vice-président de la communauté urbaine, qui est aussi maire de Cernay, issu d’une famille modeste, croit aux vertus du travail.


Patrick Bédek dans son bureau de la mairie de Cernay : « Je me suis payé mon premier vélo en ramassant les pommes de terre et les fraises ».: A
.P

« Mon premier vélo, je me le suis payé en ramassant des pommes de terre et des fraises. » Patrick Bédek se souvient de sa jeunesse. Une jeunesse laborieuse. « Je suis issu d’une famille d’ouvriers, rappelle ce natif de Marle, un milieu simple, mais travailleur. » Pendant que d’autres jeunes de son âge partaient en vacances l’été, lui travaillait en usine.

« Je suis un grand lecteur de romans policiers. Je n’aime pas les essais, ni les livres politiques, ça me fait suer ! » Patrick Bédek

On peut dire que cela lui a plutôt réussi. Aujourd’hui âgé de 59 ans, l’homme occupe un poste à haute responsabilité dans la banque qui l’emploie, le Crédit agricole – « je suis chargé des gros prêts aux activités libérales, artisans, PME… ce qu’on appelle les «engagements»  »  ; il est aussi maire de sa commune, Cernay-lès-Reims, où il réside depuis 2003. C’est là qu’il a fait construire après avoir vécu à Reims pendant une dizaine d’années. « Je suis un rural dans l’âme », admet-il.

Et il est aussi vice-président de la communauté urbaine du Grand Reims, numéro douze selon l’ordre protocolaire, chargé des transports. Dans ce domaine, ce ne sont pas les gros dossiers qui manquent, à commencer par exemple par la mise en place du « pôle d’échanges multimodal » près de la gare SNCF de Reims Centre (voir aussi par ailleurs).

« Il est vrai que c’est parfois dur de concilier vie professionnelle et activité politique », reconnaît-il, pas fâché de voir arriver la retraite à la fin de l’année.

Ces trois premières casquettes l’occupent donc beaucoup, lui laissant juste de quoi assumer une quatrième responsabilité, celle de père de famille : il a quatre enfants, dont le plus jeune, âgé de 14 ans, est encore à la maison. « Du coup, je n’ai pas la possibilité d’entretenir une passion à côté », déclare-t-il quand on l’interroge sur ses loisirs, concédant quand même être un « grand lecteur de romans policiers. Je n’aime pas les essais, ni les livres politiques, ça me fait suer ! »

Il confie aussi que, lorsqu’il disposera de plus de temps avec la fin de sa carrière dans la banque, il serait bien tenté par le golf. « Mais je comparerai les tarifs avant de m’engager quelque part ! » Ce pragmatique sait le prix des choses. C’est d’ailleurs pour cela qu’il en veut à François Fillon, qu’il était tout disposé à soutenir en tant que membre de l’UDI (union des démocrates et indépendants). « Mais il n’a pas vu le mal qu’il faisait avec ses costumes à 12 000 euros, alors que nos enfants sont au Smic ou un peu au-dessus. Il était vraiment déconnecté de la réalité … »

Cinq gros dossiers pour les transports

En tant que vice-président du Grand Reims, Patrick Bédek est chargé des transports (comme il l’était du temps de Reims Métropole). À ses yeux, les cinq dossiers prioritaires sont les suivants : 1) Mise en place du pôle d’échanges multimodal, dans les trois ans, près de la gare SNCF Centre de Reims. De cet endroit on aurait accès aux bus et trams Citura, aux TER SNCF, aux taxis, au covoiturage, aux cars interurbains et cars scolaires. 2) Transports en commun du Grand Reims, sous forme de rabattement à la demande en minibus vers la colonne vertébrale : la ligne TER SNCF. 3) Les transports scolaires, compétence à reprendre à la Région, dans un souci de proximité. 4) Le Plan de déplacement urbain, à étendre aux 144 communes de la communauté urbaine. 5) Le renouvellement du parc de bus de Citura, pour atteindre une proportion de 50 % de véhicules « propres » d’ici 2025. En revanche, rien à l’horizon concernant une deuxième ligne de tramway dans l’agglomération rémoise

Par Antoine Pardessus 

 Extrait de l'union du 06/05/2017

    

    

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Guillaume Michaux,

 une tête nouvelle pour parler développement durable

Le dixième vice-président de la communauté urbaine est davantage connu à Beine-Nauroy, sa commune où il est adjoint, qu'à Reims.


Guillaume Michaux devant la chaufferie : un équipement qui fait complètement partie de son domaine de compétence, le développement durable, et les réseau de chaleur. Bernard Sivade

L'ESSENTIEL

•.- Guillaume Michaux, né le 29 févrie r 1976 à Charleville-Mézières.

•.- Réside à Beine-Nauroy depuis 2004, où il est premier adjoint.

•.- Se qualifie « de centre droit », a soutenu Bruno Le Maire aux primaires

•.-  Dixième vice-président du Grand Reims, chargé du développement durable.

•.- Amateur d'histoire et de montagne

Dans la galerie des portraits des vice-présidents du Grand Reims, Guillaume Michaux fait figure de tête nouvelle. À Reims en tout cas. À Beine-Nauroy en revanche, sa longue silhouette et sa fine barbe commencent à faire partie. du paysage. Cela fait déjà près de 9 ans que ce quadragénaire natif des Ardennes siège dans le conseil municipal de cette commune, dans laquelle il réside depuis une grosse douzaine d'années ; il y est même premier adjoint.

TENTÉ PAR LA MÉDECINE

« Mon envie de vie publique, raconte notre interlocuteur, elle est passée par des modèles, des personnes qui m'ont donné envie, Je pense à mon grand-père, qui a été maire de son village des Ardennes, et je trouvais remarquable la manière qu'il avait de se donner aux autres. »

Guillaume Michaux, qui se classe spontanément de sensibilité de centre-droit - ( aux primaires j'ai soutenu Bruno Le Maire », cite aussi le nom d'Éric Kariger parmi ses inspirateurs, « lui aussi fait plutôt envie, je suis d'ailleurs encore son remplaçant au conseil général, ainsi que celui du sénateur-maire de Witry-lès-Reims Yves Détraigne. » Notre homme est désormais le numéro dix des vice-présidents du Grand Reims, chargé du développement durable et des réseaux de chaleur, « et le développement durable, commente-t-il, c'est bien plus important que l'ordre protocolaire : tout le monde en fait ! » Si vous le branchez sur ce sujet, il devient intarissable, cherchant à vous faire partager son vif intérêt pour la plate-forme Eddie destinée à fournir aux habitants des conseils gratuits en matière d'isolation ou de chauffage par exemple, ou encore pour la résorption des points noirs du bruit. Et il frémit déjà d'impatience dans la perspective de la semaine du développement durable, à cheval sur fin mai début juin, où il espère bien donner l'occasion à tous les acteurs de ce domaine de se parler entre eux. « Je suis émerveillé par toutes les actions qui se mènent déjà l »

Tout ceci n'empêche pas notre homme d'exercer une activité professionnelle en parallèle : il est infirmier dans un centre de santé qu'il a contribué à créer à Taissy en 2010. Il aurait même pu devenir médecin : « Là encore, j'avais eu un bon modèle de médecin de famille qui m'avait donné envie d'exercer ce métier; mon classement ne m'a pas permis de le faire, alors j'ai cherché quelque chose qui y ressemble.»  Peut-être que d'ici quelque temps, c'est Guillaume Michaux qui servira-de modèle à d'autres.

UN PASSIONNÉ DE MONTAGNE ET D'HISTOIRE

« Mes loisirs ? Vous savez, j'ai des plaisirs simples », répond Guillaume Michaux quand on lui pose la question  « Une paire de baskets, et courir une heure avec un MP3 (baladeur permettant d'écouter de la musique en marchant) sur les oreilles, ou bien un verre de bon vin, un bon dîner, et refaire le monde avec quelques amis..» Il y a quand même aussi quelques appétences un peu moins simples chez ce natif du 29 février : par exemple il se reconnaît « friand d'histoire, et pas d'une époque particulière, de l'histoire en général ». Et de montagne ! Un sujet sur lequel il parle avec un enthousiasme encore plus vif. « La montagne pour moi, c'est mon refuge ! J'aime bien pratiquer toutes les activités qu'elle offre, aussi bien de montée que de descente. Elle nous rend tous humbles, elle m'a même pris quelqu’un que j’appreciais. Mais elle m'a donné aussi de bons souvenirs : je citerais notamment la voie des Grandes -Platières, à Flaine, dans les Alpes.

Antoine PARDESSUS

Extrait de l'union du 04/04/2017

    

    

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Alain Toullec

devra combler les zones blanches numériques

 En tant que premier vice-président, le viticulteur aujourd'hui retraité s'attachera à fournir le haut internet à l'ensemble de la communauté urbaine.


Alaln TOULEC devant sa mairie de RilIy-Ia-Montagne. « Même pour s'installer à Rilly, les gens demandent tout de suite s’il y a la fibre », Hervé Oudin

L'ESSENTIEL

•.- Alain Toullec est le premier vice-président de la nouvelle communauté urbaine Grand Reims qui a vu le Jour au début de cette année 2017.

•.- Il a en charge l'aménagement numérique, équipement générateur d'une grande attente.

•.- Viticulteur aujourd'hui retraité, maire de Rilly-la-Montagne, notre homme, âgé de 63 ans, occupe volontiers ses loisirs en pratiquant le ski et la voile.

Dans l'ordre protocolaire, Alain Toullec arrive en première position des vice-présidents du Grand Reims. Il a notamment en charge l'aménagement numérique. « Un enjeu important, commente-t-il, source d'une grande attente: il existe sur le territoire communautaire quelques secteurs mal desservis, qui manquent de puissance dans le débit internet. » Et il cite : le Tardenois, Vaudemange, Billy-le-Grand, Trépail, entre autres. Or sans ce haut débit, « une entreprise ne peut pas envisager de venir, les gens ne peuvent pas envisager de faire du télétravail ... Même id à Rilly (Rilly-la-Montagne, commune dont il est maire, NDLR), les gens qui cherchent à s'installer demandent tout de suite s'il y a la fibre. » la mission de notre homme sera donc d'effacer ces zones numériques plus ou moins « blanches ».

CAMARADE DE CLASSE DU FUTUR MAIRE DE BAZANCOURT

Mais qui est Alain Toullec ? Son nom ne dit peut-être pas grand chose à Reims. Et pourtant, « Je suis un pur Rémois comme il dit, puisqu'il a vu le jour dans la cité des sacres, il y a de cela 63 ans. Il y a même vécu pendant une vingtaine d'années. Son parcours scolaire l'a mené notamment à l'école élémentaire Libergier, qui n'existe plus aujourd'hui. Son secondaire, il l'a accompli à Clemenceau, en compagnie de Yannick Kerharo entre autres, qui allait lui aussi devenir un des vice-présidents de la nouvelle communauté urbaine, et actuel maire de Bazancourt.

À Rilly-la-Montagne en revanche, le nom d'Alain Toullec sera nettement plus parlant. C'est là qu'habite désormais notre homme, depuis une grosse trentaine d'années. « J'y suis arrivé en 1979, au moment de mon mariage », confie l'intéressé. Il travaillait alors encore dans la grande distribution, pour le compte du groupe Cora ; mais en 86, changement d'orientation : il devient viticulteur sur l'exploitation de son épouse. Nettement plus typique ! Et il a exercé cette activité jusqu'à très récemment : ce n'est qu'il y a quelques mois qu'il a arrêté, passant au statut de retraité, et laissant son fils s'occuper de la vigne.

Mais Alain Toullec ne s'est pas contenté d'élire domicile à Rilly, il en est aussi carrément devenu le maire comme on l'a vu, et ce, depuis 1995 ! « Je suis entré au conseil municipal en 1989, se souvient-il, sans étiquette, même si je me considère divers droite. Personne n'est venu me chercher, c'est moi qui suis venu proposer mes services. » Et il s'est tout de suite vu confier des responsabilités, sous la forme de la présidence du syndicat mixte qui s'occupait à l'époque des déchets et de l'eau potable. Avec le Grand Reims, il va pouvoir continuer à servir la collectivité. Plus question de réseau d'eau, mais de réseau numérique. Autre époque, autres besoins ...

AMATEUR DE VOILE ET DE SKI

Des moments de loisirs ? Oui, il en reste quand même à Alain Toullec, malgré un emploi du temps déjà bien occupé par ses mandats de maire et de vice-président de la nouvelle grande intercommunalité rémoise. Il aime en consacrer une partie à la famille, à ses enfants et surtout à la nouvelle génération de ses quatre petits-enfants, ainsi qu'à son jardin, « qui tient plus de l'espace vert que du potager », reconnaît-il. Et puis au sport : « J'aime le sport en général, confie-toit surtout le basket, que j'ai beaucoup pratiqué du temps de ma jeunesse. Mais je fais aussi de la voile (Alain Toullec a du sang breton par son père, NDLR), et du ski. » Ce n'est évidemment pas dans la Montagne de Reims qu'il peut satisfaire cette dernière envie, il va plutôt dans les Alpes pour ce faire. C'est ainsi que dernièrement, entre deux périodes de rendez-vous, Il a reussi à se trouver une « fenêtre de tir » pour aller glisser sur la neige. Et si vous l'interrogez sur ses goûts musicaux,il répondra : « Plutôt lé classique, mais aussi le Jazz ».

Antoine PARDESSUS

Extrait de l'union du 02/03/2017

    

    

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Ce qu'il faut retenir du premier budget du Grand Reims

Effectif depuis le 1er janvier dernier, le Grand Reims rassemble 143 communes et 9 intercommunalités. Si la naissance de cette communauté urbaine n'a pas modifié le quotidien de ses 300 000 habitants, en coulisses on s'est activé pour uniformiser la fiscalité et accompagner les projets existants.


En 2017, 30 millions d'€ sont consacrés à la voirie, dont 17 millions pour les communes ayant appartenu à Reims Métropole. (© l'Hebdo du Vendredi)

Avec le vote du premier budget du Grand Reims, lundi 27 mars, un premier pas essentiel a été fait. Ses fondements sont : la neutralité fiscale pour les ménages, le lissage pour les entreprises et l'équité entre les communes via la neutralité budgétaire et la solidarité financière. « Toutes les communes n'avaient pas le même régime fiscal, explique Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims. Certaines avaient des taux communaux élevés et d'autres des taux intercommunaux faibles, ou inversement.» Désormais, avec le Grand Reims, les taux intercommunaux sont les mêmes pour tous.

Neutralité fiscale

Pour que les habitants ne payent pas plus ou moins d'impôts qu'auparavant, les taux communaux seront adaptés. « Quand on parle de neutralité fiscale, la responsabilité des élus est très importante, car s'ils n'ajustent pas leur taux communaux, elle disparaît. C'est une question de confiance et j'espère que tout le monde aura a cœur de jouer le jeu. » A priori, il n'y a pas de risque. Ce principe de neutralité fiscale a été votée à l'unanimité par les élus des 143 communes lors de la réunion du 19 janvier. De plus, avec le Grand Reims, les communes ont perdu plusieurs compétences. Ainsi, si un maire décidait de ne pas faire évoluer ses taux, à la hausse ou à la baisse selon le cas, il lui serait alors difficile de faire financer les projets sur sa commune par le Grand Reims. Par exemple, la voirie, dont le budget est de 30 millions d'€ en 2017, est désormais de la compétence de la communauté urbaine. Pour les entreprises et le versement transport, payé par toutes celles comptant plus de 11 salariés, il a été décidé que cette taxe serait lissée sur 12 ans. A noter, qu'aucune augmentation n'est prévue concernant la taxe des ordures ménagères et les tarifs des transports publics.

367 millions d'€ de budget

Ce premier budget du Grand Reims se monte donc à 367 millions d'€, en y incluant les budgets dits annexes, c'est à dire les déchets ménagers (34,5 millions), les transports (59 millions) ou l'eau (19 millions). Sur la période 2017-2020, 70 millions d'€ seront consacrés par an aux investissements, « avec la volonté de poursuivre les projets des anciennes intercommunalités », précise Catherine Vautrin. Une moitié sera dédiée aux investissements courants (voirie, éclairage public, etc.) et une autre aux projets (construction de groupes scolaires et de crèches, Sciences Po, rénovation urbaine, université, complexe aqualudique, etc.). L'aménagement numérique n'est pas oublié avec environ 10 millions d'€ d'investissements promis d'ici 2020. L'idée est de monter en débit en faveur des habitants et des entreprises dans les zones où il est le plus faible. Les communes situées près du secteur de Pontvaferger seront les premières à en bénéficier.

A la recherche d'économies

Pour mener à bien ce paquebot qu'est le Grand Reims et ses 1 400 salariés, et calibrer un investissement moyen de 70 millions d'€ chaque année, la gestion rigoureuse des dépenses est essentielle. Chargée des finances de la communauté urbaine, Jean-Pierre Fortuné, évoque un travail colossal. « Les services de la collectivité ont pris soin de prendre en compte ce qu'ont dit les élus des communes, avec l'objectif de faire aussi bien en termes de services tout en faisant des économies. Nous espérons en faire d'autres avec notamment la renégociation des emprunts des différentes communes, dont certains atteignent des taux de 4 ou 5 % alors qu'ils se négocient aujourd'hui à 1 %. »

« Il n'y a aucun emprunt toxique, fait remarquer Catherine Vautrin, tous sont sains, mais un peu chers. » D'ailleurs, concernant la dette du Grand Reims, elle semble maîtrisée. Elle se monte à 162 millions d'€. « Il faudrait ainsi 3,8 années pour la rembourser, sachant qu'on dit qu'une collectivité est bien tenue quand cette capacité de remboursement ne dépasse pas 7 ou 8 ans », indique Jean-Marc Roze, rapporteur général de ce premier budget.

Julien Debant

 Extrait de l'union du 20/01/2017

    

    

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Catherine Vautrin nous livre les enjeux du Grand Reims

La présidente évoque l’aménagement numérique, les grands projets, les transports, l’école... se voulant ambitieuse pour un territoire aux portes du monde via le TGV et l’aéroport Charles-de-Gaulle.


Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, se veut ambitieuse pour le territoire.
 Christian Lantenois

En cette nouvelle année, Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, précise les enjeux majeurs qui attendent la communauté urbaine du Grand Reims, tout juste mise en place. « C’est un énorme sujet. Que de chemin parcouru depuis la commission départementale de coopération intercommunale », se félicite-t-elle. Il y a un an, on n’en était pas là. « Aujourd’hui, on est sur les rails. La gouvernance est établie », poursuit Catherine Vautrin.

1 - Le défi de la proximité

Le Grand Reims ce sont près de 300 000 habitants réunis dans un rayon d’une trentaine de kilomètres autour de Reims. Dans ces conditions, la question de la proximité se pose forcément. C’est pourquoi des pôles territoriaux ont été mis en place au cœur des anciennes communautés de communes : Ville-en-Tardenois, Witry-lès-Reims, Gueux, Fismes, Cauroy-les-Hermonville, Pontfaverger, Bazancourt, Rilly-la-Montagne. Un animateur a été élu. C’est lui qui pilotera les conférences territoires (Daniel Chartier pour Beine-Bourgogne, Bruno Cauchemé pour le Tardenois ; Gilles Dessoye, Vesle et coteaux de Montagne de Reims ; Jean-Jacques Gouault, Rives de la Suippe ; Pierre Lhotte, Champagne Vesle ; Guy Riffé, Vallée de la Suippe ; Claudine Rousseaux (Nord Champenois) et Philippe Salmon, Fismes Ardre et Vesle). « Ils viennent tous d’être réunis par Alain Toullec, premier vice-président. » Le rôle de ces conférences de territoire est primordial. « Prenons l’exemple de la voirie : les programmes seront discutés au sein de ces conférences, le vice-président de la voirie se déplacera, les conseillers communautaires ainsi que les adjoints à la voirie. » Un premier budget va être voté en mars. Un programme pluriannuel d’investissement sera présenté. « Sachant que tous les projets sur lesquels les maires ont été élus seront honorés, les habitants ne seront pas lésés. » Et pour le symbole, le bureau du Grand Reims tiendra ses réunions dans les bâtiments du pôle territorial de Gueux.

2 –  Un territoire 3.0

Il n’y aura pas que les engagements déjà pris qui seront tenus. Des choses nouvelles vont aussi voir le jour. Cela concerne ainsi le haut débit en partenariat avec la Région, le plan d’aménagement numérique. « Je souhaite faire du Grand Reims un territoire 3.0. Il y a des entreprises qui ont des besoins. C’est une question d’attractivité. » La présidente parle aussi d’égalité des chances. « Les élèves travaillent sur internet. » Cela va se traduire essentiellement par l’installation de la fibre avec un début des travaux vers 2018. « C’est une priorité en tout cas. »

3 - Les transports

Une autre compétence qui devrait changer la vie des habitants du Grand Reims, ce sont les transports. « Nous allons devoir penser le maillage du territoire en termes de transports publics. » La première piste porte sur le rabattement vers les gares TER. « À Gueux, par exemple, il n’y a pas de gare. On pourrait étudier la possible d’un transport vers Muizon, commune qui, elle, possède une gare. Cela peut être intéressant. »

 4 - Les écoles

Les affaires scolaires seront gérées au niveau du Grand Reims. Là encore, des engagements ont été pris. » Au niveau de la Champagne-Vesle notamment, un pôle scolaire a été décidé au niveau d’Écueil. Il faudra sans doute un moment aussi réfléchir aux limites des intercommunalités qui ne correspondent pas forcément à la réalité des bassins de vie. Réfléchir à changer les périmètres. On ne va évidemment pas faire cela du jour au lendemain. Je suis mère de famille, je fais les trajets à l’école de matin, je sais ce que c’est. On décidera dans l’intérêt des familles. »

5 - Les projets

L’année 2017 sera marquée par les Culturales en juin qui se dérouleront sur l’ex BA112. « Ce sera la première manifestation d’ampleur sur ce site, concrétisant le changement de destination que nous lui avons donné, avec notamment la mise en route de la ferme expérimentale.  2017 sera aussi l’année de lancement du campus 3.0 avec notamment le choix du siège pour l’université. » Rappelons que le projet global porte sur un investessement de 80 millions d’euros, portés essentiellement par la Région, mais pour lequel le Grand Reims abondera à hauteur de 8 millions. Au niveau du complexe aqualudique (un investissement de 50 millions), le choix du projet sera finalisé à la fin du premier trimestre 2017. Enfin, un rond-point doit être réalisé sur la route de Châlons, au niveau de la route de Cernay, dans le cadre notamment de l’installation du centre de pressurae de Veuve Cliquot.

Continuer à favoriser l’attractivité

Catherine Vautrin revient, elle aussi, sur le projet de quartier de l’innovation. « Nous allons travailler sur l’ancien site des Magasins généraux. Il s’agira notamment de relocaliser l’expérience Quartier libre de façon plus pérenne. Il est envisagé aussi le déménagement de l’école supérieure d’art et de design, cela fera partie de la feuille de route du nouveau directeur ou nouvelle directrice, suite au départ de Claire Peillod dont je salue le travail. Le but est de préparer le prochain quartier de Reims, à deux pas de la gare, c’est continuer à favoriser l’attractivité. » La présidente rappelle que nous sommes dix ans après le TGV.« Aujourd’hui, nous sommes à 30 minutes du monde entier avec le terminal Charles-de-Gaulle, à 45 minutes de Paris, à une bonne heure de Strasbourg. Nous sommes la seule ville dans cette situation. Il faut poursuivre, en faisant plus vite, plus fort. »

Par L'unionSaturday, February 4, 2017 - 18:42

Yann Le Blévec 

 Extrait de l'union du 02/03/2017

    

    

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Qui fait quoi au sein du Grand Reims ?

La deuxième réunion du Grand Reims a été conduite au pas de charge. On sait désormais quelles sont les compétences des vice-présidents et conseillers délégués


Les représentants se sont pliés à la traditionnelle photo de famille après la _on dans l'escalier de la Mairie

Une petite cinquantaine de délibérations expédiées en 1h 30, les délégués du Grand Reims n'avaient pas envie de traîner jeudi soir comme cela avait pu être le cas lors de la première réunion du 9 janvier, On retiendra l'emplacement des huit pôles territoriaux (en plus de l'hôtel de communauté situé à Reims}: Ville-en-Tardenois, Beine-Bourgogne, Gueux. Fismes, Cauroy-les-Hermonville, Pontfaverger, Bazancourt et Rilly-la-Montagne. Par ailleurs, on connaît également désormais les compétences des viceprésidentes et conseillers délégués.

Les Vice-présidents

Concernant les vice-présidents, Alain Toullec, notamment du numérique et de l'aménagement du territoire : Arnaud Robinet, enseignement supérieur, recherche et relations Internationales ; Yannick Kerharo, incendie et secours; Jean-Pierre Fortuné, finances; Pierre Georgin, urbanisme; Francis Blin, eau et assainissement; Élisabeth Vasseur, administration générale; Évelyne Velly, éclairage public; Alain Wanschoor, habitat; Guillaume Michaux, développement durable; Jean-Pierre Belfle, tourisme; Patrick Bedek, transports; Katia Beaujard, affaires scolaires ; Alain Lescouet, voirie ; Pascal Lorin, déchets.

Les conseillers délégués

Pour les conseillers délégués : Xavier Albertini, sécurité; Patrice Barrier, bâtiments scolaires; Évelyne Bruschi, marchés publics; Daniel Chartier, animateur Beine-Bourgogne; David Chatillon, tourisme ; Cédric Chevalier, cohérence territoriale; Bruno Cochemé, animateur Tardenois; Gilles Desoye, animateur Vesle et Coteaux ; Thomas Dubois, patrimoine naturel; Fatima El Haoussine, politique de la ville; Jean-Louis Gadret, transports des personnes à mobilité réduite; Anne Marie Germain, aménagement du territoire; Jean-Jacques Gouault, animateur Rives de la Suippe; Alain Hirault, contingent incendie; Frédéric Lepan, énergies; Pierre Lhotte, animateur Champagne Vesle; Jean Marx, eau potable; Guy Riffé, animateur Vallée de la Suippe ; Claudine Rousseaux, animatrice Nord Champenois; Jean-Marc Roze, rapporteur du budget; Philippe Salmon, animateur Fismes Ardre et Vesle.

Yan LE BLEVEC

Extrait de l'union du 20/01/2017

    

    

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Grands débuts Lundi

Le 9 janvier aura lieu l'installation officielle du conseil de la nouvelle communauté urbaine. Avec de nombreux changements à la clef

Exit Reims métropole, bonjour Grand Reims : cette communauté urbaine est née officiellement avec la nouvelle année, mais c'est lundi prochain 9 janvier qu'elle va effectuer son vrai démarrage, avec l'installation de son conseil.

1 -  LE MAIRE DE CAUROY A L’OUVERTURE

Ce lundi-là, à 13 h 30, Guy Lecompte va se retrouver sous le feu des projecteurs. Au moins pendant quelques minutes. En tant que doyen d'âge des présidents d'intercommunalités regroupées au sein du Grand Reims, c'est à lui, président du Nord-champenois et maire de Cauroy-les-Hermonville, qu'il reviendra de présider l'ouverture de la séance d'installation du conseil de cette nouvelle communauté urbaine.

En attendant, c'est lui qui est chargé de convoquer les membres de ce conseil. Une complication de dernière minute se présente à lui : la fusion toute fraîche des communes de Cormicy et Gernicourt. « Au titre de commune nouvelle, explique-t-il, elle a droit à deux délégués au lieu d'un seul. Du coup, le conseil du Grand Reims ne compte plus officiellement 205 membres, mais 206. » À noter que cette particularité avait déjà été prise en compte pour la commune nouvelle de Bourgogne-Fresne. Rappelons que tous les membres du conseil municipal rémois, majorité et opposition, font partie d'office de ce conseil.

2 - SCRUTIN A TROIS TOURS

L'ordre du jour de ce premier conseil sera l'élection de l'exécutif de cette assemblée (président et 15 vice-présidents, au total 60 membres du bureau) par un scrutin secret uninominal à trois tours, ce qui pourrait prendre pas mal de temps (il n'est pas envisagé une fin des opérations avant 20 heures). La présidente de Reims Métropole Catherine Vautrin nous a indiqué qu'elle se porterait candidate à la présidence de la nouvelle structure. Elle ne devrait pas retrouver le sénateur-maire Yves Détraigne sur sa route (lire par ailleurs).

3 – DEJA DEUX TAXES

Cette première séance du nouveau conseil intercommunal doit aussi servir à attribuer les délégations de pouvoir au bureau et à la présidence. Deux taxes figurent aussi à l'ordre du jour : celle sur les ordures ménagères (Teom) et la taxe de séjour. Il y a urgence à délibérer à ce sujet car le conseil est tenu réglementairement d'en fixer les taux avant le 15 janvier. On connaît déjà le montant du taux de la Teom qui sera proposé : 7,08%, ce qui veut dire une stabilité pour les Rémois et les habitants de l'ex-Reims métropole. Pour les autres « Grands Rémois », cela signifiera une baisse ! Mais les contribuables ne s'en apercevront pas, en vertu du principe de « neutralité fiscale. »

4 - OPERATION BLANCHE POUR LES CONTRIBUABLES

La « neutralité fiscale » évoquée plus haut est l'un des principes fondateurs de la communauté urbaine. Le but est que le passage à la nouvelle intercommunalité se traduise par une opération blanche pour les contribuables (pas de hausse d'impôts, mais pas de baisse non plus), ceci suppose que les taux communaux soient ajustés en fonction des taux intercommunaux : si ces derniers montent, les premiers doivent baisser en proportion, et inversement. Un exemple : le taux de la taxe d'habitation du Grand Reims devrait approcher 8,86%, celui de Reims métropole était de 7,59. Il y aura donc hausse. Pour la compenser, le conseil municipal rémois devra voter cette année une baisse du taux communal (actuellement 20,75 %)

5 - PEU DE CHANGEMENT POUR LES ENTREPRISES

Les entreprises s'acquittent, elles, de la CFE (cotisation foncière des entreprises) qui a remplacé notamment la taxe professionnelle. Le taux communautaire sera de 24,80, il était de 24,92 dans Reims-Métropole. Changement minime par conséquent. Dans les territoires où par un écart sensible, il est prévu un lissage sur 12 ans pour faire coïncider le taux d'avant et le nouveau.

6 - ON CONTINUE LE 19 JANVIER

Un 2ème conseil communautaire est déjà programmé pour le jeudi 19 janvier (on commencera de façon plus habituelle en soirée), il permettra de désigner les représentants du Grand Reims dans divers organismes, et de constituer les commissions.

YVES DÉTRAIGNE NE SERA PAS CANDIDAT

 Le sénateur-maire de Witry-lès-Reims Yves Détraigne candidat à la présidence du Grand Reims ? Des rumeurs allant dans ce sens sont parvenues jusqu'à nous, mais l'intéressé a démenti. « Pour moi, nous confiait-il hier, Catherine Vautrin a naturellement vocation à être présidente du Grand Reims. »

Anne DEPAGNE

 Extrait de l'union du 01/03/2017

    

    

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Le Grand Reims sur les rails

Catherine Vautrin a été élue présidente de la nouvelle communauté urbaine


Maurice Benoist, doyen d’âge, peut laisser la place à Catherine Vautrin : celle-ci a été brillamment portée à la présidence du Grand Reims. Photographe: Hervé Oudin

Il n’y a pas eu de suspense. Hier, Catherine Vautrin a été élue à la présidence du Grand Reims.

Et un seul tour de scrutin a suffi. Face à elle, Thierry Barba, le candidat des maires ruraux, maire de Ville-en-Tardenois, n’a pas fait le poids. 16 voix pour lui, 177 pour sa concurrente.

Cette élection était le premier temps fort de l'installation officielle de la nouvelle communauté urbaine, dite du Grand Reims. Celle-ci avait lieu dans la salle des fêtes de l'hôtel de ville rémois où il avait fallu trouver de la place pour une assemblée de quelque 200 personnes (205 représentants de communes).

C'est donc Mme Vautrin, présidente de la défunte communauté d'agglomération Reims Métropole, et par ailleurs députée Les Républicains, qui pilotera l'avenir d'un bassin de vie structuré en communauté que l'on appelle désormais « urbaine » où vivent un peu plus de 298.000 âmes (298.046 exactement).

La présidente s'est voulue aussitôt rassembleuse : « A ceux qui ont fait un autre choix, je souhaite de nous retrouver pour travailler ensemble », déclarait-elle dans la foulée du scrutin.

« Moi je me présentais pour que les maires ruraux ne puissent pas dire qu'ils n'avaient pas le choix », commentait pour sa part Thierry Barba. « Ils ont eu le choix, l'objectif est atteint, ils se sont exprimés, c'est la démocratie. »

TRÈS LONGUE ELECTION DES VICE-PRÉSIDENTS

Cette élection à la présidence n'épuisait pas à elle seule la séance. Après l'adoption sans problème de trois propositions sur le vote électronique, la charte de gouvernance et le nombre de vice-présidents et celui des membres du bureau communautaire, on procédait à l'élection de ces mêmes vice-présidents, au nombre de 15.

C'est alors un marathon électoral qui se préfigurait. La loi ne permettant pas de scrutin par liste, c'est un par un que les vice-présidents, conseillers délégués et membres du bureau allaient être désignés, le tout au scrutin secret à trois tours, l'usage de la main levée n'étant pas non plus possible. Il faudra ainsi près de trois heures pour choisir les 15 vice-présidents.

On retiendra par exemple que le maire de Reims, Arnaud Robinet, seul candidat à ce poste, a obtenu la majorité absolue pour devenir deuxième vice-président. Il n'était que membre du bureau au sein de Reims Métropole. C'est Alain Toullec, maire de Rilly-la-Montagne, qui est premier vice-président, une commune d'environ 1.000 habitants, au sud de Reims, vers Châlons.

Yannick Keraho, maire de Bazancourt, est élu troisième vice-président ;Jean-Pierre Fortuné, maire de Tinqueux, quatrième vice-président ; Pierre Georgin, maire de Champigny, cinquième vice-président ; François Blin, maire de Trigny, sixième vice-président ; Élisabeth Vasseur, adjointe au maire à Reims, septième vice-présidente ; Alain Wanschoor, maire de Bétheny, neuvième vice-président ; Guillaume Michaux, adjoint à Beine-Nauroy dixième vice-président ; Jean-Pierre Belfie, maire de Bezannes, onzième vice-président ; Patrick Bedek, maire de Cernay-les-Reims, douzième vice-président ; Alain Lescouet, maire de Saint-Brice-Courcelles, quatorzième vice-président ... Seules les places de huitième, treizième et quinzième vice-présidents, ont donné lieu à un petit suspense.

L’OPPOSITION RÉMOISE VEUT SA PLACE AU BUREAU

Pour le poste de huitième vice-président, Evelyne Velly, maire de Saint-Gilles, faisait face à deux hommes, François Mourra de Vandeuil, et Jean-Pierre Pinon de Fismes. Elle s'est imposée à l'issue du second tour. Pour la treizième vice-présidence, Katia Beaujard, maire d'Hermonville, l'emporte devant Guy Lecomte, le maire de Cauroy-les-Hermonville. « Cela porte à trois le nombre de vice-présidentes. Un début d'approche de la parité de la part des délégués » sourit la présidente, Catherine Vautrin.

La loi NOTRe, le big bang territorial, a rebattu les cartes intercommunales il y a un peu plus d'un an. Après qu'un mariage entre Reims et Châlons fut envisagé, c'est finalement une communauté urbaine autour de la cité des sacres (une communauté d'agglomération, sept communautés de communes et 18 communes de l'Ardre et Châtillonais) qui s'est dessinée, dite Grand Reims. L'idée est d'avoir une taille suffisante pour se mesurer aux autres métropoles, du Grand Est notamment, tout en gardant une cohérence de bassin de vie. Elle rassemble 143 communes la plus petite compte 47 habitants et la plus grande dépasse les 186.000 habitants. Elle couvre 1.436 km2, soit plus de la moitié du département de la Marne.

De nouvelles compéténces sont gérées par la communauté urbaine, comme le développement économique, l'enseignement supérieur ou l,avoirie, en plus de celles qui existaient comme les transports ou les ordures ménagères,

Pour le dernier poste de vice-président, Quatre candidats étaient, en lice: Damien Girard, de Pontfaverger-Moronvilliers : JeanPierre Grisouard, de Saint-Hilaire-le-Petit; Pascal Lorin, d'Auberive et Alphonse Schwein, de Vaudesincourt. C'est finalement Pascal Lorin qui a été élu au second tour.

CATHERINE VAUTRIN CANDIDATE AUX LEGISlATlVES ?

Suivait ensuite l'élection des 44 membres du bureau jusqu'au bout de la nuit, ou presque. Éric Quénard, conseiller rémois d'opposition, a exprimé son souhait pour que des élus de l'opposition municipale rémoise puissent avoir leur place au sein du bureau, ce qui n'était a priori pas prévu. L'autre interrogation concerne le choix de Catherine Vautrin pour les prochaines législatives. Rappelons en effet que pour l'heure la loi sur le cumul du mandat devra lui faire quitter la présidence du Grand Reims si elle est élue députée. « Je l'ai dit dans ma profession de foi auprès des représentants des communes du Grand Reims, je n'exclus pas de me présenter aux législatives, en fonction des circonstances », a indiqué Catherine Vautrin, laissant encore planer le doute sur ses intentions.

COMMENTAIRE

Indiscutable

177 voix pour Catherine Vautrin, 16 seulement pour Thierry Barba : comme on dit, Il n'y avait pas photo, Et ceux qui espéraient une victoire du petit David contre le géant Goliath en seront pour leurs frais. « Cela veut dire que les maires ruraux trouvent que finalement, la structure qui leur est proposée leur convient », analyse le perdant. On avait en effet souvent pensé, les années passées, que les « petits maires » avaient peur de se faire manger par la grosse ville, raison pour laquelle ils n'avaient jamais été- bien pressés de frapper à la porte de l'a~gromération rémoise. Et on pouvait imaginer que les quelques « forts en gueule ! » qui faisaient entendre leurs voix dans ce sens, nous pensions à la maire de Courcy et au maire de Boult par exemple, ne faisaient qu'exprimer tout haut ce que de nombreux collègues pensaient  tout bas. Il faut croire que cette interprétation était erronée, ou en tout cas que les positions ont  bien évoluées : ces petits maires sont-ils que de toute façon ils n'avaient guère d'autre choix. Ou sont-ils désormais intimement convertis aux vertus d'une fédération des territoires autour du noyau  dur ? Pas facile à dire. En tout cas, une victoire aussi nette a le gros avantage de donner à la présidente une bonne base lègitimité, et donc la capacité de lancer des impulsions fortes.

86 C'est le nombre de communes de moins de cinq cents habitants au sein du Grand Reims, 50 sont comprises en 500 et 3.500, habitants, 5 entre 1.500 et 10.000 habitants.

TROP PETIT POUR UNE METROPOLE

Le Grand Reims regroupe 143 communes correspondant au bassin de vie rémois, de Fismes à Aubérive sur l'axe est-ouest, d'Auménancourt à Billy-le-Grand pour l'axe nord-sud, totalisant un peu plus de 298. 000 habitants. Il a le statut de communauté urbaine : il s'agit d'un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) regroupant plusieurs communes d'un seul tenant et sans enclave qui forment un ensemble de plus de 250.000 habitants. C'est la deuxième entité démographique du Grand Est après Strasbourq, qui, elle, dispose d'un statut de métropole (Eurométropole, 489.000 habitants). Le statut de métropole peut concerner les communes qui forment un ensemble d'un seul tenant et comptant plus de 400.000 habitants (dans une aire urbaine de plus de 500.000 habitants), à l'exception de l'Ile-de-France. II offre davantage de compétences que la communauté urbaine (voirie départementale, transports  scolaires, promotion internationale du territoire par exemple, qui relèvent en principe du département.

En image


Vice-présidents

Ce sont donc quinze vice-présidents qui ont été élus hier après-midi, en plus de la présidente. On notera que sur ces seize personnes, on trouve quatre femmes, elles représentent donc 25% de l'effectif, ce qui n'est pas encore tout à fait la parité. Les vice-présidents seront moins nombreux que le total de ce qu'ils pouvaient être dans les différentes intercommunalités réunies désormais dans le Grand Reims.

L’ACTUALITÉ EN FLASH

DÉCOUVERTE


Le vote électronique sera utilisé.

Malheureusement, ce n'était pas possible pour l'élection de personnes, mais le vote électronique est mis en place au sein du Grand Reims. Ce sera plus simple que de tenter de compter 205 mains levées ... Les représentants des communes ont chacun reçu hier un appareil pour pouvoir voter électroniquement. Reste à savoir si cela donnera lieu à contestation en cas de scrutin très serré, l'avenir le dira.

3 Questions à Catherine VAUTRIN

NOUVELLE PRÊSIDENTE DU GRAND REIMS ET DÉPUTÉE

« Se respecter les uns, les autres »

Comment vous sentez-vous après ce scrutin ?

Je suis extrêmement touchée, ravie par le score (177 voix contre 16 à son adversaire). Je suis aussi fière de la belle équipe de vice-présidents. C'est le fruit d'un an de travail où nous avons mis l'accent sur la commune qui sera la pierre angulaire du Grand Reims. Notre communauté de communes est atypique, nous devons nous respecter les uns, les autres, ruraux et urbains, c'est ce qui fera notre force. Notre territoire a désormais sa place entre Paris et Strasbourg, de manière cohérente avec un bassin qui réunit les lycéens, où se font les trajets professionnels, de tous les jours.

Quelles seront vos priorités ?

Une des premières choses qui est à réaliser, c'est l'aménagement numérique, car c'est ce qui garantit J'égalité sur J'ensemble du territoire, cela veut dire la mise en place du haut débit partout, indispensable pour les entreprises notamment. Nous serons attendus sur la voirie, sur la fiscalité, sur les engagements qui ont été pris par les intercommunalités avant le Grand Reims.

Serez-vous une présidente pour quelques mois ?

Je l'ai dit dans ma profession de foi, je n'exclus pas de me présenter aux législatives, en fonction des circonstances, les présidentielles sont encore loin. Je ferai mon choix, le moment venu. Pour l'heure, il y a des choses à faire pour la communauté urbaine.

Antoine PARDESSUS et Yann Le Blévec 

Extrait de l'union du 09/01/2017

    

    

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La voirie passe au Grand Reims

Parmi les compétences attribuées à la nouvelle communauté, on trouve notamment voirie et stationnement, qui dépendent aujourd’hui de la commune.


Travaux de voirie rue des Augustins. Aujourd’hui de la compétence du maire, demain, du président de l’intercommunalité.
Christian Lantenois

L'ESSENTIEL

•.- Le Grand Reims, communauté urbaine de 144 communes, prendra naissance au début l'année prochaine et succédera à Reims Métropole.

•.- Cette entité reprend à son compte les compétences déjà exercées par Reims Métropole, comme les transports et les ordures, et ajoute des compétences supplémentaires transférées par la commune, comme la voirie.

•.- De nombreuses compétences resteront toutefois entre les mains du maire de Reims, comme les écoles et l'aide sociale.

1 - LA VOIRIE CHANGE D'ETAGE

Aujourd’hui, si vous avez à vous plaindre de nids de poule en ville ou de trous dans le trottoir, vous adressez la doléance au maire.

À partir de l’année prochaine, l’interlocuteur changera : ce sera le président (ou la présidente) de la nouvelle communauté urbaine, dite Grand Reims.

Un des effets de cette réorganisation territoriale en effet, c'est un transfert de plusieurs compétences aujourd'hui exercées. par la commune, et qui monteront à l'étage supérieur, celui de l'intercommunaute.

La voirie en fait donc partie, mais également urbanisme, stationnement, habitat, nouveaux cimetières.

2 - OBLIGATOIRES ET FACULTATIVES

La loi Notre (nouvelle organisation territoriale de la République) de 2015 distingue deux sortes de compétences pour une communauté urbaine : les obligatoires et les facultatives. Parmi les premières on trouve principalement : les transports, l'eau et l'assainissement, le ramassage et traitement des ordures, le développement économique, le tourisme, la voirie déjà citée, ainsi que le secours-incendie.

Parmi les conséquences concrètes de ce changement, on peut citer par exemple que l'office de tourisme de Fismes devient communautaire, de même que le phare de Verzenay. Autre conséquence, le Grand Reims pèsera beaucoup plus lourd dans la gestion du parc naturel régional de la Montagne de Reims, disposant du plus grand nombre d'élus au conseil d'administration.

En matière de secours-incendie, les conséquences concernent les pompiers volontaires (les professionnels continuent à être gérés par le Sdis départemental) : il y aura constitution d'un corps communautaire de ces soldats du feu volontaires.

3 - RESPECTER L’EXISTANT

Le Grand Reims a également choisi, en plus de celles imposées par la loi, d'assumer des compétences facultatives, « qui sont un héritage de l'histoire, ceci afin de respecter l'existant » explique-t-on à la présidence de Reims Métropole. Un exemple : la com-com Ardre et Châtillonnais assume aujourd'hui la gestion du patrimoine religieux, eh bien cette compétence passera au Grand Reims, mais en restant limitée au seul territoire disposant de cette compétence (Ardre et Châtillonnais en l'espèce).

Les communes auront en outre deux ans pour choisir de reprendre à leur compte des compétences facultatives, ou au contraire d'en transférer de nouvelles à I'interco.

IL RESTE ENCORE DE QUOI FAIRE AU MAIRE

Malgré les transferts de compétence, le maire de Reims aura encore de quoi s'occuper. Resteront de son ressort les écoles et la petite enfance, l'intergénérationnel (aide aux seniors), la culture et le sport, l'état civil, la police municipale et plus largement la sécurité (on pense aux caméras de vidéo protection), le patrimoine immobilier (on pense alors aux nombreuses églises), ainsi que l'aide sociale : le CCAS restera bien centre communal d'action sociale. Ceci est aussi valable pour les maires des autres communes dans une moindre mesure (tous n'ont pas de police par exemple), et sous réserve qu'ils n'aient pas déjà transféré certaines de ces compétences à leur intercommunalité.

 

LE MAIRE DE BOULT RENONCE À SA MENACE

On a pu penser un moment ces jours derniers, dans les coulisses, que le beau processus de mise en place de la nouvelle intercommunalîté allait capoter, ou en tout cas manquer son démarrage le maire de Boult-sur-Suippe, Laurent Combe, qui n'avait jamais caché son hostilité au projet de Grand Reims, s'était en effet imaginé exercer une forme de pression sur les instances pilotes pour les amener à réviser les modalités financières liées à la voirie notamment, s'estimant lésé par ce qui était prévu. Il nous avait contactés pour nous faire part de son idée de ne pas procéder dans les temps à la désignation du délégué de sa commune, ceci aurait empêché le conseil communautaire de siéger comme prévu le 9 janvier prochain. Un arrangement a été trouvé semble-t-il, puisque le maire de Boult nous a signalé lundi qu'il allait finalement désigner son délégué avant la date butoir du 31 décembre. Par conséquent, aucun obstacle ne se dresse plus sur la route du Grand Reims, en tout cas du côté de Boult.

Antoine PARDESSUS

Extrait de l'union du 20/12/2016

    

    

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La communauté urbaine lancée

Les discussions se poursuivent avec les grandes villes alentour.Le Grand Reims tiendra son premier conseil le 9 janvier à l’


hôtel de ville rémois, avec les représentants des 144 commune

205 élus siégeront dans la nouvelle communauté urbaine  Reims aura 59 représentants, soit soit 22 de plus qu'actuellement

La composition du futur conseil de la communauté urbaine a été fixée par arrêté préfectoral le 13 décembre. Il comprendra 205 représentants, dont 59 pour Reims, soit 22 de plus que jusqu'à présent. Ces délégués supplémentaires ont été désignés hier soir. Tinqueux en aura 3, Bétheny 2, Bourgnogne-Fresne 2 et chacune des 139 autres communes 1.

LA MOITIÉ DE LA POPULATION DE LA MARNE

 Majorité et opposition, par les voix d'Arnaud Robinet et Éric Quénard, se sont accordées sur le fait qu'il s'agit là d'une  « étape » et non d'un point d'arrivée. Le conseiller municipal socialiste a apporté son soutien au Grand Reims, tout en mettant en garde contre ce qui n'est pour l'instant qu'une « construction technocratique ». Ses souhaits, à plus ou moins brève échéance : associer les habitants, clarifier les compétences, constituer une nouvelle métropole avec les agglomérations de Châlons et Épernay.

Le maire l'a rassuré sur ce point. Les discussions se poursuivent avec l'intercommunalité châlonnaise ainsi qu'avec les maires d'Épernay, Laon et Château-Thierry, « sans oublier nos amis de Rethel », pour réfléchir à des politiques communes dans les domaines économique et touristique. « Et pourquoi ne pas regarder vers Troyes ? », a suggéré Arnaud Robinet, mettant en parallèle le sillon lorrain de 100 km et un « sillon champenois », qui reste à creuser.

Avec 300.000 habitants, le Grand Reims regroupe environ la moitié de la population de la Marne. Une taille qui n'est pas suffisante pour créer une aire métropolitaine aux termes de la loi (qui exige un bassin de 400.000 personnes), a rappelé Catherine Vautrin, présidente pour quelques jours encore d'une Reims Métropole à 16. « Notre feuille de route, c'est le Schéma de cohérence territoriale, un projet qui nous rassemble dans nos spécificités urbaines et rurales », a lancé la députée Les Républicains.

Neutralité fiscale, respect des personnels et équité entre les communes sont les trois principes qui fondent le « pacte de confiance » au sein de cette collectivité inédite. Après ce « big bang territorial », les élus locaux ont besoin de « stabilité ». Premier aperçu de la nouvelle ère, le 9 janvier à 13h30. La salle des fêtes de l'hôtel de ville de Reims accueillera les 205 délégués pour le premier conseil du Grand Reims.

Anne DESPAGNE

 Extrait de l'union du 16/12/2016

    

    

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Le « Grand Reims »

 Le compte à rebours a commencé : le 1er janvier 2017, vous ferez partie d'une nouvelle entité, la Communauté urbaine du Grand Reims. Plus qu'un territoire, il s'agit d'une véritable « communauté de destin »

Qu'est-ce qu'une communauté urbaine ?

Il s'agit d'un Établissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI) regroupant plusieurs communes d'un seul tenant et sans enclave, qui forment, à la date de sa création, un ensemble de plus de 250.000 habitants. La communauté urbaine est gérée par un conseil communautaire composé de conseillers des communes membres. Il existe déjà de nombreuses communautés urbaines en France : Dijon, Saint-Etienne, Angers, Perpignan, Arras ... C'est d'ailleurs en partie pour se mesurer aux autres métropoles notamment du Grand Est que Reims et les communes composant son bassin de vie ont décidé de se rassembler afin de renforcer leur attractivité.

Périmètre communautaire

La communauté urbaine du grand Reims en chiffres

 

Pourquoi une communauté urbaine ? 

1 - La communauté urbaine est l'interlocuteur privilégié de L'État et de La Région. Elle est obligatoirement consultée lors de l'élaboration, de la révision pt de la modification des schémas en matière d'aménagement du territoire, de développement économique, d'enseignement supérieur ou de transports.

2 - La communauté urbaine a une plus grande autonomie. Elle détient l'entière compétence en matière de développement et d’actions économiques.

3 - Pour favoriser la dynamique et la complémentarité des territoires urbains, périurbains et ruraux d'un même bassin de vie, par le maintien de pôles de proximité offrant services et équipements à la population.

4 - Pour renforcer les fonctions métropolitaines de Reims, synonymes d'attractivité économique et résidentielle pour tout le territoire environnant, dans le cadre de la nouvelle Région et à l’interface du grand bassin parisien.

QUELLES SONT LES PRINCIPALES COMPÉTENCES DE LA COMMUNAUTÉ URBAINE ?

Dotée du statut d'établissement public de coopération intercommunale, la Communauté urbaine exercera de nombreuses compétences :


COMMENT S'EFFECTUE LA TRANSFORMATION ?

Une méthode participative a été retenue : pour l'aspect gouvernance avec un comité de préfiguration, la plénière des maires et les ateliers dans les communautés ; pour l'aspect technique avec un comité technique et l'administratif et des groupes de travail. Quatre ateliers de travail par communauté de communes, ouverts à l'ensemble des maires, ont été lancés. Leurs objectifs : identifier les enjeux majeurs et les priorités, définir les conditions de travail partenariat.

Démocratique, le fonctionnement de la Communauté urbaine du Grand Reims se veut aussi indolore pour les contribuables. Le changement de statut sera neutre sur le plan fiscal pour les ménages grâce à un mécanisme de compensation entre les communes. Concernant les entreprises, il y aura un lissage sur 12 ans du taux de cotisation foncière, et sur cinq ans du versement transport.

Extrait de RM N°151 de 12/2016

    

    

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Le « Grand Reims » sera indolore

Le contribuable ne souffrira pas de la naissance de la communauté urbaine.


Catherine Vautrin : «  La neutralité fiscale fait partie de nos objectifs. »
Bernard Sivade

La naissance du Grand Reims, c'est dans un mois. Au 31 décembre prochain à minuit, l'actuelle communauté d'agglomération Reims Métropole aura cessé de vivre. Et au 1er janvier 0 heure, la communauté urbaine dite du Grand Reims lui succédera, réunissant 144 communes (contre 16 actuellement). Comment les choses vont-elles se passer ? Quand et comment sera désigné le futur « patron » de cette nouvelle entité ? Et quelles seront les conséquences pour le contribuable ? La présidente de l'actuelle structure métropolitaine, Catherine Vautrin, répond à nos questions.

Quelles Sont les dates clés du processus ?

À partir du 1er janvier 2017, les affaires courantes seront gérées par le doyen des communautés de communes en exercice, à savoir M. Guy Lecompte, président du Nord Champenois. Sa première mission sera de convoquer les 205 membres du nouveau conseil à une réunion de désignation de l'exécutif. La date est déjà fixée au 9 janvier 2017.

Où siégeront tous ces· conseillers ?

Dans la salle des fêtes de l'hôtel de ville de Reims. On a fait des calculs, ça tient. On modifiera juste la disposition de la salle.

Qui, tous les conseillers devront-ils élire ?

Le président, les vice-présidents et les soixante membres du bureau. On attribuera aussi les délégations aux vice-présidents.

On peut supposer que vous-même serez candidate a la présidence …

C'est encore un peu tôt pour en parler, mais oui, je serai candidate.

D'autres dates intéressantes à signaler dans le calendrier de ce Grand Reims ?

La première grande délibération portant sur le budget, devra être prise avant le 31 mars, mais dès avant cela, deux délibérations seront à prendre avant le 15 janvier : la fixation du taux de la taxe sur l'enlèvement des ordures ménagères, et celui de la taxe de séjour.

Et d'ici le 31 décembre, lien de spécial ?

Si, vous allez avoir un vote de certains conseils municipaux pour désigner leurs délégués au conseil -communautaire, quand il y a différence entre le nombre actuel et le nombre futur, Ces votes doivent avoir lieu entre le 15 et le 31 décembre, parce qu'il faut attendre l'arrêté du préfet, qui doit être pris le 15, fixant officiellement la composition du futur conseil communautaire. Pour Reims la question sera différente puisque, d'office, les 59 conseillers municipaux, majorité et opposition, feront partie de ce conseil. Ceci fera toutefois l'objet d'une délibération lors du conseil municipal du 16 décembre.

La grosse ville ne risque-t-elle pas d'être surreprésentée au sein du nouveau conseil ?

C'est ce que craignent certains maires de petites communes, mais en réalité pas du tout ! Si vous faites le ratio, Reims aura 1 délégué pour 3.000 habitants, alors que la communauté du Tardenois, qui compte 18 communes, aura 18 délégués pour 3.500 habitants. C'est pour cela que je dis que le doute est partagé entre urbains et ruraux pour dire lesquels seront avantagés.

Le contribuable doit-il s'inquiéter de l'apparition des autres super inter communauté ?

Le Grand Reims ne changera rien pour le contribuable : la neutralité fiscale fait partie de nos objectifs. Il y aura des ajustements entre taux d'imposition communaux et taux intercommunaux pour qu'à l'arrivée, le contribuable n'ait pas de pression fiscale supplémentaire. Cela supposera que les communes jouent le jeu !

Antoine PARDESSUS

Extrait de l'union du 15/11/2016

    

    

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Le Grand Reims change la donne du budget municipal

Le traditionnel débat d'orientation budgétaire a pris des accents particuliers hier soir avec la création de la communauté urbaine au 1er janvier


Jean-Marc Roze a expliqué que le contribuable rémois n’aura pas à pâtir de la création du grand Reims

Hier soir, en conseil municipal, le débat d'orientation budgétaire n'a pas eu cette impression de déjà-vu. Tout d'abord parce que les agents CGT de la Ville sont venus faire un peu de bruit au début (lire par ailleurs). Surtout parce que la création du Grand Reims se profile, au 1er janvier 2017.

« Il y aura alors un manque à gagner pour la ville, qui sera compensé par la communauté urbaine »
Jean-Marc Roze

Cela se traduit par des transferts de compétences et donc de charges. La première question néanmoins concerne celle des impôts. « Le principe de neutralité fiscale a été voté », a précisé Jean-Marc Roze, adjoint aux finances. Les futurs taux de la communauté urbaine seront plus élevés que ceux de Reims (ils sont calculés sur la moyenne des taux des communes adhérentes).

« Il y aura donc une baisse des taux communaux pour que le contribuable rémois n'y soit pas de sa poche. Il y aura alors un manque à gagner pour la ville, qui sera compensé par la communauté urbaine », a rassuré M. Roze. Les services ont travaillé d'arrache-pied en fait pour calculer le coût des transferts de charges, notamment en termes de ressources humaines, pour qu'à l'arrivée l'opération soit blanche, À noter que. les tarifs municipaux seront maintenus.

Parmi les compétences transférées, on trouve l'enseignement supérieur ou la voirie. « Tous les engagements pris par la Ville seront tenus, c'est sanctuarisé », a insisté Arnaud Robinet, maire. On pense notamment à la voirie. un budget d'investissement annuel d'environ 10 millions par an. Un point sur lequel Stéphane Joly, élu écologiste, se montre inquiet « Qu'en sera-t-il après 2017 dans une assemblée de 205 conseillères ou conseillers où nous serons que 59, soit moins de 30 % ? »  Ce dernier a aussi reprécisé qu'avec l'augmentation des bases (fiscales), décidée au plan national, l'opération ne sera pas totalement neutre pour le contribuable.

 NE PAS AUGMENTER LA PRESSION FISCALE

Jean-Claude Philipot, du Front national, lui, a pointé une dette en hausse en 2015 et 2016. Celle-ci devrait néanmoins baisser de 19 millions en 2017, en dehors de la baisse que va engendrer le transfert vers la communauté urbaine. Au final, la philosophie reste la même pour le budget 2017 : « Maintenir un niveau élevé d'investissement, sans augmenter la pression fiscale, grâce notamment à une épargne brute qui n'a jamais été aussi élevé depuis huit ans », a affirmé Jean-Marc Roze, le tout dans un contexte de baisse de dotations de l'État. « Les objectifs sont respectés », a poursuivi Arnaud Robinet, rappelant les bonnes notes adressées par la Cour des comptes récemment.

Extrait de l'union du 14/11/2016

    

    

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Le Grand Reims, trois mois avant de devenir une réalité

L’INTERCOMMUNALITÉ

 Elle naîtra officiellement le 1er janvier 2017. La communauté urbaine dite du Grand Reims regroupera alors quelque 298 000 habitants. « On se rend compte que ce découpage correspond à une vraie logique de bassin de vie », explique Catherine Vautrin.

Le Grand Reims prépare sa naissance prochaine


Au 1er janvier de l’année prochaine, finie la communauté d’agglomération Reims Métropole, bonjour la communauté urbaine du Grand Reims.

L'ESSENTIEL

•.- La communauté urbiline dite du t Grand Reims prendra naissance officiellement au 1er janvier 2017.

•.- Elle regroupera 144 communes : l'actuelle Reims Métropole, sept communautés de communes voisines et 18 communes de la communauté Ardre-et-Châtillonnais, soit plus de 298.000 habitants. Ce regroupement s'est imposé contre un précédent projet préfectoral associant Reims et Chalons.

•.- Sept communes prévues dans le Grand Reims ont voté contre ce dernier. Elles devront néanmoins s'incliner devant la majorité.

Le Grand Reims verra le jour officiellement le 1er janvier 2017, dans le cadre de la loi Notre (nouvelle organisation du territoire de la République). Cette communauté urbaine prendra la suite de l'actuelle communauté d'agglomération Reims Métropole. La présidente de cette dernière, Catherine Vautrin, répond à nos questions.

•.- 144 communes réparties sur un territoire de près de 50 km de long sur une grosse vingtaine de large. Il n'y a pas de quoi donner le vertige ?

Il y a tout de même un point commun entre toutes ces communes : c'est que l'ensemble de leurs lycéens sont scolarisés à Reims ! Par ailleurs quand on regardé la carte des déplacements, en particulier les flux domicile travail, on se rend compte que ce découpage correspond à une vraie logique de bassin de vie. J'ai par exemple été surprise de voir quand Aubérive a dit que son bassin de vie était bien orienté vers Reims, je pensais que ce serait plutôt Châlons.

•.- Ce Grand Reims formera malgré tout un assemblage assez disparate, au vu de la taille des différentes commune.

C'est vrai que vont cohabiter une grosse ville de plus de 180.000 habitants et 111 communes de moins de 1.000 habitants, parmi lesquelles une dizaine de moins de 100 habitants ! Cela correspond à la réalité de notre territoire où prédomine l'activité agricole et viticole, qui donne une moyenne de 50 habitants au km². Ce sera même une spécificité du Grand Reims, ce sera la première communauté urbaine rurale ! Un maire d'une petite commune me disait à ce propos qu'il était inquiet de voir ces communes rurales risquant d'être étouffées par la grande ville, je lui ai dit : j'ai autant d'inquiétude que vous de voir l'urbanité de Reims noyée dans la ruralité !

•.- Parce que Reims n'aura pas la majorité au sein du futur conseil ?

Ni Reims, ni même l’actuelle Reims Métropole: il y aura en tout 205 conseillers, c'est que prévoit la loi. Leur répartition dépend des strates démographiques : 100 % du conseil municipal rémois y sera d'office, Tinqueux aura trois conseillers. Bétheny deux, et toutes les autres communes en auront chacune un ! Chaque commune sera représentée. Or le conseil municipal Rémois, ce sont 59 élus ; si l'on ajoute tous les conseillers qui siégeront au titre de l'actuelle Reims Métropole on arrive à 77, vous voyez, on est loin de la majorité.

•.- Que prévoient les règles de la future gouvernance, qui soit de nature à rassurer les inquiets ?

Nous avons prévu une règle de fonctionnement qui n'est pas une obligation légale, le droit de veto du maire : on ne pourra rien imposer à une commune sans l'accord de son maire. Ce sera particulièrement vrai pour la voirie, qui devient compétence communautaire et dont je m'aperçois que c'est un sujet très sensible pour les maires : certains avaient déjà pris des engagements en la matière avant qu'il soit question de cette réforme, et ils se demandent comment ils vont les tenir. Nous avons aussi prévu que chaque communauté de communes actuelle garde son siège, qui jouera le rôle de pôle de proximité, notamment pour ce qui concerne les écoles et la voirie. L'idée n'est pas de lancer de gigantesques appels d'offres pour des travaux dans ces domaines pour l'ensemble de notre territoire, mais que le petit artisan qui vient réparer les toilettes de l'école par exemple puisse continuer à le faire.

•.- Un des rares maires qui ont volé contre cette nouvelle intercommunalité (ils sont 7 en tout) vous reproche d'être passée d'un projet de communauté d'agglomération à celui de communauté urbaine. Pourquoi ce changement de structure ?

D'abord parce que les dotations de l'État sont plus élevées : 60 euros par habitant pour une communauté urbaine, contre 40 pour une communauté d'agglomération. Et puis parce que les compétences sont plus Intéressantes. Par exemple, quand vous êtes communauté urbaine, vous pouvez discuter de développement économique avec la Région, pas quand vous êtes en communauté d'agglomération de la même façon, vous pouvez aussi discuter enseignement supérieur avec l'État et la Région, pas dans l'autre cas.

•.- Le même maire vous reproche d'avoir évolué sans concertation ...

Non, on ne peut pas dire ça : depuis novembre de l'année dernière il y a eu toute une série de réunion d'information et de discussion, je suis allée dans chaque communauté de communes dans des réunions où les maires de toutes les communes membres étaient invités, avec trois réunions pour chacune de ces communautés, une sur le pacte fiscal, une sur les compétences, une sur la gouvernance ; nous avons mis en place un comité de préfiguration qui comporte deux personnes par communauté de communes, sa prochaine réunion est d'ailleurs prévue le 21 octobre. Le 2 juillet, nous avons aussi invité tous les élus à une réunion d'information au centre des congrès, 600 personnes étaient présentes. Et nous avons aussi des groupes de travail, un pour la voirie, un pour l'eau et l'assainissement, et un pour la gouvernance.

•.- Parmi les compétences que reprend la future communauté urbaine, il y a les transports. Cela veut-il dire que Citura va devoir desservir tout le Grand Reims ?

Non. On ne peut pas laisser imaginer que vous aurez des lignes de bus régulières du nord au sud et de l'est à l'ouest de notre territoire. Nous serons plutôt sur une logique de rabattement sur la ligne SNCF. Gueux par exemple, n'est pas relié au TER, contrairement à Muizon : on pourra réfléchir à une desserte permettant d'acheminer les gens de Gueux à Muizon. Et à des formules de transport à la demande, comme à Cernay aujourd'hui. Mais le transport n'est pas la première attente des nouvelles communes : c'est l'équipement numérique.

3 QUESTIONS à Laurent COMBE

« Nous ne signerons pas »

Laurent COMBE est le maire de Boult-sur-Suippe, qui fait partie des rares communes - elles sont sept en tout - qui ont voté contre le découpage préfectoral

•.- Pourquoi votre commune s'est-elle prononcée contre le projet du Grand Reims ?

 Nous étions partants pour une communauté d'agglomération, c'est ce qui était prévu tout au début ; or Mme Vautrin a préféré la communauté urbaine, sans nous demander notre avis ! Il n'y a pas beaucoup de monde qui a osé aller contre un arrêté préfectoral, mais nous, nous faisons partie de ceux-là !

•.- Mais qu'est-ce que cela change de passer en communauté urbaine plutôt qu'en communauté d'agglomération ?

Eh bien en communauté urbaine, les communs membres sont notamment obligées de verser des compensations financières, on les appelle les attributions de compensation, en contrepartie des compétences qu'elles cèdent à la communauté. Mais nous travaillons dans des commissions où nous n'avons pas notre mot à dire : du coup, ce n'est pas nous qui fixons le montant de ces attributions. Par exemple, il est demandé à la commune de Boult de verser plus de 70.000 euros par an au titre de la voirie, compétence qu'elle n'exercera plus. Mais cela ne correspond pas du tout à la dépense réelle de la commune pour la voirie ! En moyenne sur dix ans, cette dépense je l'évalue à la moitié seulement environ ! Et si on fait le total de tout ce que la commune devra verser à la communauté, cela représente un tiers de son budget !

•.- Avez-vous un mayen d'opposition ?

Nous ne signerons pas le pacte fiscal, qui est le document qui valide notamment ces attributions de compensation ; or pour que ce pacte fonctionne, il doit obtenir l'unanimité, d'après la législation actuelle.

Votre avis

Allez-vous vers le Grand Reims de gaité de cœur ou à reculons ?

   

Les 144 communes

Le Grand Reims sera composé des 144 communes suivantes (par ordre alphabétique): Anthenay, Aougny, Arcis-le-Ponsart, Aubérive, Aubilly, Anménancourt, Baslieux-les-Fismes, Bazancourt, Beaumont-sur-Vesle, Beine-Nauroy, Berméricourt, Berru, Bétheniville, Bétheny, Bezannes, Billy-le-Grand, Bligny, Bouilly, Bouleuse, Boult-sur-Suippe, Bourgogne, Bouvancourt, Branscourt, Breuil-sur-Vesle, Brimont, Brouillet, Caurel, Cauroy-les-Hermonville, Cernay-les-Reims, Châlons-sur-Vesle, Chambrecy, Chamery, Champtleury, Champigny, Chaumuzy, Chenay, Chigny-lesReims, Cormicy, Cormontreuil, Coulommes-la-Montagne, Courcelles-Sapicourt, Courcy, Courlandon, Courmas, Courtagnon, Courville, Crugny, Cuisles, Dontrien, Écueil, Ëpoye, Faverolles-et-Coëmy, Fismes, Fresne-les-Reims, Germigny, Gueux, Hermonville, Heutrégiville, Hourges, Isle-sur-Suippe,Janvry, Jonchery-sur-Vesle, Jonquery, Jouy-lès-Reims, Lagery, Lavannes, Les Mesneux, Les Petites-Loges, Lhéry, Loivre, Ludes, Magneux, Mailly-Champagne, Marfaux, Merfy, Méry-Prémecy, Montbré, Montigny-sur-Vesle, Mont-sur-Courville, Muizon, Nogent-l'Abbesse, Olizy-Violaine, Ormes, Pargny-les-Reims, Pévy, Poilly, Pomacle, Pontfaverger, Pouillon, Pourcy, Prosnes, Prouilly, Prunay, Puisieulx, Reims, Rilly-la-Montagne, Romain, Romigny, Rosnay, Sacy, Saint-Gilles, Saint-Hilaire-le-Petit, SaintLéonard, Saint-Masmes, Saint-Souplet-sur-Py, Saint-Thierry, Sarcy, Savigny-sur-Ardres, Selles, Sermiers, Sept-Saulx, Serzy-et-Prin, Sillery, Saint-Brice-Courçelles, Saint-Étienne-sur-Suippe, Saint-Euphraise-et-Clairizet, Saint-Martin-l'Heureux, Taissy, Thil, Thillois, Tinqueux, Tramery, Trépail, Treslon, Trigny,Trois-Puits, Unchair, Val-de-Vesle, Vandeuil, Vaudemange, Vaudesincourt, Ventelay, Verzenay, Verzy, Villedommange, Ville-en-Selve, Ville-en-Tardenois, Villers-Allerand, Villers-aux-Nœuds, Villers-Franqueux, Villers-Marmery, Vrigny.Warmeriville, Witry-lès-Reims.

LES REPERES

•.- 10 Juin 1964 : Création du District de REIMS sous Jean Taittinger

•.- 18 Octobre 2001 : Communauté de communes de l’agglomération de Reims

•.- 1er Janvier 2004 : Communauté d’agglomération de Reims (CAR)

•.- 3 Mai 2005 Vote de la dénomination « Reims-Métropole »

•.- 15 Septembre 2016 : Arrêté préfectoral portant création du Grand REIMS

•.- 48 : le nombre d’habitants d’Aubilly, la plus petite des 144.

•.- Reims ; La commune la plus peuplée avec 185.505 habitants.

•.- Sept communes opposées.

Sept communes se sont prononcées contre le projet du Grand Reims : Berméricourt, Boult-sur-Suippe, Courcy , Rosnay, Savigny-sur-Ardres, Tramery, Ville-en-Tardenois.

•.- LA PHRASE

« Concernant l'équipement numérique, je pense bien sûr aux entreprises, mais aussi aux enfants: ils ont de plus en plus de travaux à faire sur le net ! »
Catherine Vautrin

 Antoine PARDESSUS

Extrait de l'union du 11/10/2016

    

    

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Le Grand Reims expliqué aux habitants

Outre les futurs aménagements dans la commune, la réunion publique a permis aux habitants d’en savoir plus sur la future intercommunalité.

Les élus sont venus au-devant des habitants de Saint-Thierry pour donner des explications sur les finances, entre autres

Antoine Lemaire, maire de Saint-Thierry, avait convié les Théodoriciens à une réunion publique, permettant de faire le point sur les différentes actions de â 'municipalité et de répondre aux questions des habitants. De nombreux thèmes furent abordés : les travaux de la s chaussée Sainte Anne et ceux de l'impasse de l'allée des Plantières ou bien la rénovation du porche de l'église, l’aménagement d'une aire de jeux au skate parc est également prévu, la construction d'une cantine au sein de l'école élémentaire est à étude par la communauté de communes du Nord Champenois.

Antoine Lemaire a tenu à remercier les 18 référents bénévoles impliqués dans la participation citoyenne, qui contribuent à lutter entre les cambriolages et qui sont le lien direct avec la gendarmerie.

Neutralité fiscale

 Cette réunion fut aussi l'occasion le faire le point sur la future communauté urbaine du Grand Reims, qui verra le jour le 1er janvier 2017. Grâce à la présence de Catherine Vautrin, présidente de Reims Métropole et d'Arnaud Robinet, député-maire de Reims. Ceux-ci sont revenus sur la genèse du Grand Reims : « La loi NOTRe et la reforme territoriale ont obligé les communautés de communes à se regrouper à se tourner naturellement vers la ville de Reims, d'où la notion de communauté urbaine. Nous serons une exception française, on parlera de communauté urbaine rurale. Il Sur les 144 communes Concernées, 116 auront moins de 1000 habitants et sur les 205 élus, «"seuls» 59 seront des élus de Reims.

« Nous serons une exception française, on parlera de communauté urbaine rurale »
Catherine Vautrin

Pour les impôts les élus se sont engagés à respecter une neutralité fiscale, c'est-à-dire qu'il n'y aura pas d'augmentation des taux. Catherine Vautrin a également souligné qu'au sein de la future communauté urbaine, Saint-Thierry serait la commune qui aurait le plus de difficultés financières et qu'il conviendrait de l'aider et de l'accompagner. C'est essentiellement le centre culturel du Massif qui a causé un fort endettement.

Cette réunion fut aussi l'occasion de répondre à certaines idées reçues. Non, les villages ne paieront pas pour le tramway, ni pour le futur complexe aquatique... Et le premier magistrat de conclure et de résumer la réunion : « Un budget serré, des marges de manœuvre limitées, mais nous continuerons à préserver. »

Stéphane Watier

Extrait de l'union du 06/10/2016

    

    

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Le Grand Reims adopté à l'unanimité

La création de la communauté urbaine a été votée, lundi, par l'ensemble des conseillers municipaux. Assortie d'un souhait : poursuivre les relations avec les grands villes voisines.


Le Grand Reims, avec 300.000 habitants devient la deuxième plus grande agglomération de la nouvelle région, derrière Strasbourg (4.750.000 habitants).

L 'intercommunalité à 140 sera dans six mois une réalité. Telle est en tout cas la volonté unanime des conseillers municipaux rémois, qui se sont exprimés lundi soir. La communauté urbaine réunissant un peu plus de 300.000 habitants est en train de naître, selon des principes que le maire Arnaud Robinet a rappelés. Cohérence géographique, renforcement des fonctions métropolitaines de Reims, développement des pôles ruraux comprenant des services de proximité, valorisation des atouts du bassin de vie.

« Retravailler avec Châlons. Epemay …  »

« Un tel chantier a nécessité discussions, échanges, explications », admet Catherine Vautrin, détaillant trois séries de réunions avec les maires. Celles sur les finances .et les compétences sont désormais achevées. Restent à boucler celles sur la gouvernance. La présidente de Reims Métropole précise également que des réunions techniques ont porté sur les compétences obligatoires : la voirie (sujet « sensible »), l'eau et l'assainissement. Le 2 juillet, c'est l'ensemble des élus de la nouvelle communauté qui sera associé, au cours d'une grande réunion d'information0

Favorable à cette « communauté de projet et de destin », Éric Quenard, pour l'opposition socialiste, estime qu'il faut « créer les conditions de la réussite » et lever les « incompréhensions et déceptions » qui se sont manifestées. Quitte, selon lui, à prendre des initiatives en direction du maire de Châlons pour renouer « des partenariats et des collaborations renforcées », « Et en direction d'Épernay, avec qui les relations se refroidissent à cause de notre future salle événementielle », précise encore l'élu socialiste, soucieux que la construction du Grand Reims se fasse avec les ex-membres du G10.

« Il n'est pas question de ne pas discuter avec Châlons et Épernay », réagit Catherine Vautrin, qui indique que les élus de Charleville-Mézières ont été rencontrés à la Région. Pragmatique, elle ajoute : « Avec le G10, ayons l'ambition d'être plus concret. Jusqu'à présent, les relations étaient sympathiques mais les choses effectivement réalisées, encore assez rares. » Arnaud Robinet abonde en son sens, donnant deux exemples de coopération réelle avec les autres territoires : la Ferme 112 sur l'ex-base aérienne et les groupements hospitaliers de territoires (GHT), qui valent pour Rethel, Châlons, Vouziers et Épernay. « Château-Thierry et Soissons ont le projet de rejoindre le CHT de Reims pour renforcer une offre de soins de qualité », souligne Arnaud Robinet, qui, à l'issue du vote unanime, a remercié les élus pour leur confiance. Et de se réjouir de ce « moment historique ».

LES AUTRES POINTS

CULTURE

La rénovation des Beaux -Arts se précise Le « projet scientifique et culturel » du musée des Beaux-Arts a été adopté. Pascal Labelle, adjoint chargé de la culture. a rappelé les grandes lignes de la rénovation extension de l'abbaye Saint-Denis. Et les principaux objectifs : augmenter la fréquentation, valoriser les collections, proposer des actions individuelles pour les différents publics.

PATRIMOINE

De nouveaux appels aux dons.

Pour la rénovation de I ’église Saint-Maurice, c’est l'enveloppe parlementaire de la députée de la 2ème circonscription de la Marne Catherine Vautrin qui a été sollicitée, à hauteur rie 7.000 €, pour un montant estimé de travaux de 708.000 € hors taxes environ. Pour la rénovation de la façade de l'Opéra, rue Tronsson Ducoudray, c’est au mécénat qu’il est fait appel.

LOGEMENT

Des appartements réhabilités la Ville apporte sa garantie financière pour des travaux de réhabilitation de logements qui seront menés par Plurial Novilia. Il s'agit de 120 logements situés place Georges-Braque et « rue Sainte-Thérèse. La construction de 15 logements, destinés aux personnes les plus modestes, est également garantie par la collectivité.

 EDUCATION

L'école Mougne-Tixier sera démolie

Après l’incendie qui l'a visée début avril l'école Mougne-Tixier sera démolie. Laurence Delvincourt conseillère PS, a demandé si elle serait construite. « Nous souhaitons qu’elle soit intégrée à la 2ème phase de du renouvellement urbain. A une rue près, il s'agit du même périmètre, celui des Châlillons », a précisé Arnaud Robinet en attente de la réponse prochaine de l’Anru.

Anne DESPAGNE

Extrait de l'union du 22/06/2016

    

    

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Il était une fois, le parc d'affaires de Bezannes

Comment des champs de pommes de terre ont-ils pu laisser la place en cinq ans a un parc d affaires où Allemands, Japonais et autres grands groupes français ont décidé d'implanter leurs bureaux, au pied d.un golf et de la plus grande clinique de France en construction ? Retour sur le développement fulgurant d'une zone devenue vitale.


Il parait que l’on reconnaît l’attractivité d'une ville aux grues de construction qu’elle abrite. A Bezannes  elles sont nombreuses. Bernard Sivade

L'ESSENTIEL

•.- Le 29 décembre 2004, la ZAC de Bezannes, appelée encore Parc d'affaires est créée dans la perspective de l’arrivée du TGV.

•.- Le 10 Juin 2007, la gare de Bezannes est mise en service.

•.- Fin 2010 et 2011 s’implante l’hôtel B6B ainsi que la micro-crèche.

•.- Aujourd'hui elle abrite plus de 90 entreprises qui emploient plus de 2000 personnes.

Il ne sort jamais sans le plan topographique actualisé du parc d'affaires de Bezannes. Mais en a-t-il vraiment besoin ? Jean-Pierre Belfie connaît la moindre parcelle des 172hectares de sa ZAC. Il se désigne comme « un maire bâtisseur », mais il est surtout un VRP hors pair, qui croit en son produit. « C’était un vrai pari en 2008. On dit souvent que je suis un visionnaire. C'est faux. Je suis un instinctif. »

Il a su faire du TGV un atout pour son territoire. (( On a pris notre destin en main JJ, dit-il simplement. « Nous avons créé une ZAC dès le départ pour garder la maîtrise des 172 hectares. Il n'était pas question de vendre en morceaux sans vision globale. » Le District fait appel à un cabinet d'urbanistes et d'architectes pour y voir plus clair.  « On a construit les voies structurantes, puis on a planté des arbres afin que les chefs d'entreprise puissent se repérer, se projeter. Jean-Pierre Belfie a pris le dossier du développement de cette zone « à bras le corps »,  il a su surtout raconter « l'histoire du futur de Bezannes » aux chefs d'entreprise un peu déboussolés qui débarquaient à la nouvelle gare TGV et se retrouvaient avec une grande étendue de terres en jachère et comme horizon, les tours du quartier Croix-Rouge. Il a bataillé aussi pour que le tramway vienne jusqu'à la ZAC. Un atout supplémentaire.

LE CHIFFRE : 91

entreprises ont élu domicile au parc d'affaires. Leur domaine d'actions est vaste: architecte, hôteliers, commerçants, immobilier, informatique, milieu médical ou bancaire ...

En quelques années à peine, il a réussi à faire venir 90 entreprises. Une ZAC qui vit, de jour comme de nuit La recette : « Un tiers d'entreprises, un tiers de logements et un tiers d'espaces verts. » Pas question de construire un deuxième Bezannes à côté du village historique. « Il y a une cohérence d'ensemble, avec des maisons en accession à la propriété greffées entre les deux. Le long d'un mail piétonnier des cellules commerciales vont voir le jour », explique-t-il.

Le parc d'affaires de Reims-Bezannes est vraiment atypique, pas seulement parce qu'il s'est construit autour d'une crèche et dun hôtel, tin 2010, mais parce qu'il a connu un développement fulgurant en plein marasme économique. Des entreprises locales y ont d'abord déménagé comme Frey et Mazars, donnant le ton. Puis Le Macaron Bleu, la clinique vétérinaire, le prothésiste dentaire, Pôle Emploi, le traiteur Bertacchi ont font confiance au maire de Bezannes. Jean-Pierre Belfie les a tous reçus et a réussi à dissiper les dernières réticences. « Le reste a suivi. »

Des promoteurs ont construit des immeubles de bureaux permettant de faire venir des entreprises extérieures, quelques-unes très prestigieuses comme Cartier Joaillerie en 2013. Des entreprises japonaises, suisses, allemandes et américaines ont aussi décidé d'y implanter leurs bureaux. Jean-Pierre Belfie contrôle tout, il étudie minutieusement chaque permis de construire, veut connaitre précisément à quoi vont ressembler les projets de construction.

« Il faut des bâtiments à l'architecture audacieuse, aux toits végétalisés ». Des projets qui comportent des bornes de recharge pour voitures électriques, des aires de covoiturage. « Il faut toujours avoir une longueur d'avance. » Des regrets alors que la ZAC est quasi terminée ? « Auron. En réalité, peu de choses ne se sont pas faites sur le parc, si ce n'est l'implantation de l'hippodrome ».

Jean-Pierre Belfie a le succès modeste : « On ne peut pas obliger une entreprise à s'installer, simplement l'aider ». La création de la ZAC Cernay-saint-Leonard, « est une bonne chose, c'est bon pour toute l'agglo ». Quant à la ZAC de Clairmarais : « Aucune concurrence. On est complémentaires ». II assure enfin que pour le parc d'affaires de Bezannes, « il reste encore de belles parcelles. »


Dans le bureau de Jean-Pierre Belfie, i1'y a des truelles à la pelle. Un souvenir gardé de chaque pose de première pierre.
Bernard Slvade


En 2008. les 172 hectares du parc sont viabilisés, les voies structurantes construites mais aucun bâtiment n'est encore sorti de terre. Reims Métropole

3 OUESTIONS À OLIVIER LÉMONT


« Elle s’est constituée malgré la crise »

Le Pdg de Lingat Architectes est l'un des pionniers à s'être implanté sur la ZAC. Il est aussi le vice-président de l'association du parc d'affaires Reims-Bezannes. 

•.- Comment êtes-vous arrivé à Bezannes ?

À l'époque, il y a 4 ans, on cherchait un lieu sur le secteur. Rapidement, le parc d'affaires s'est imposé comme étant l'endroit où il fallait être car de grands noms d'entreprises avaient annoncé leur implantation prochaine.

•.- Quel regard portez-vous sur le développement de cette ZAC ?

Elle a deux atouts importants: la diversité des entreprises qui y sont implantées et le fait qu'elle soit facilement accessible par divers moyens de transport.

On constate souvent lors de la création de zones d'activités que le démarrage est difficile. On trouve très peu de volontaires à l'implantation mais quand ces zones ont pris leur rythme de croisière ..tout le monde veut ensuite s'y installer.

Ça ne s'est pas passé comme cela pour le parc d'affaires de Bezannes. C'est impressionnant, la rapidité à laquelle les choses se sont faites. Les implantations se sont enchaînées alors que nous étions en pleine crise économique

Maintenant, le développement va se ralentir, Des terrains sont encore vierges mais ont trouvé preneur. De notre fenêtre, nous allons voir encore quelques bâtiments pousser, dont certains n'ont pas encore de locataires: de nouvelles implantations d'entreprise en perspective ...

•.- Et quel est le rôle de l’association du parc d’affires Reims-Bezannes, dans tout çà ?

Elle a été créée en 2013, sous l'impulsion de Jean-Pierre Belfie, autour de la bonne volonté des pionniers de la ZAC.

Elle accueille les propriétaires, les locataires et les entreprises installées sur le parc. Au départ son rôle principal était de porter d'une voix commune tous les besoins des entreprises auprès des administrations et de Reims Métropole.

Aujourd'hui, nous sommes près de 100 entreprises à être installées sur ce parc. Il s'agit maintenant de savoir qui sont nos voisins, d'apprendre à se connaître pour pouvoir travailler ensemble, faire du business. Une fois par trimestre, on organise des déjeuners intitulés «Business to Bezannes ». Le principe : une entreprise invite les autres. On fait une visite des lieux, on apprend à se connaître.

•.- Contact@aparb.fr 

Le rêve d'un musée à ciel ouvert


Des géants en tronc d'arbre. un chien qui veille. Quelle sera la prochaine œuvre ?

Alors que le parc d'affaires est aujourd'hui sur les rails, Jean-Pierre Belfie a un nouvel objectif : « créer un musée à decouvert d'art contemporain en incitant les entreprises à installer une œuvre d'art sur leur parking. » L'impulsion a été donnée avec les neuf œuvres monumentales de Christian Lapie offertes en 2011 par l'association rémoise d'entreprises mécènes d'art « Prisme » et la société Mars et qui veillent sur le parvis de la gare. Et depuis 2012, le chien du plasticien français Aurèle Ricard veille.

LES REPERES

La ZAC, déjà un site actif au 1er siècle Image   

•.- Les fouilles archéologiques ont été menées par les services de Reims Métropole et se sont étalées de  2009 à  2014. Les 172ha ont éte passés au crible, lors de 14 chantiers. Des traces d'une route romaine, de deux enclos et d'un établissement important qui disposait d'un four couvert, d'une cave travaillée - on a retrouvé aussi des pièces de monnaie - ont été mis au jour,

Un carrefour de communication

•.-  Avec sa gare TGV, Bezannes est connectée à 20 grandes villes de  France mais aussi au Luxembourg, à Londres ou encore Bruxelles.

•.-  La commune profite aussi du tramway ainsi que du réseau de bus et se situe à côté de l'accès à l'autoroute A4.

8000

•.- 2000 personnes travaillent sur la ZAC actuellement.8000 à terme sur 300.000m² de bureaux.

90%

•.- Il ne reste plus beaucoup de place sur la ZAC.90 % des terrains ont déjà été vendus ou sont réservés.

Quand la campagne devient urbaine

•.- Bezannes, petit bourg au milieu des champs, connait une extension vertigineuse, que reflète l’évolution de la devise de la commune. Après « ça se passe à Bezannes et nulle part ailleurs » voici maintenant «  Et, ce n’est pas fini ! »

Aurélie BAU55ART

 Extrait de l'union du 19/05/2016

    

    

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Catherine Vautrin

 UNE CARRIÈRE VARIÉE ET ÉVOLUTIVE

Ministre, vice-présidente de l'Assemblée nationale, présidente de Reims Métropole, directrice adjointe de la Région, conseillère municipale à l'âge de 23 ans... Catherine Vautrin a consacré sa vie à la chose publique. Elle a aussi passé treize ans en entreprise privée - américaine - avec des responsabilités à l'échelle européenne. Ce qui ne l'empêche pas d'être épouse et mère.


La vie propose des étapes. " faut être engagé, déterminé ...» 

Pourquoi avez-vous choisi de consacrer votre vie à la politique ?

Je ne l'ai pas choisi. C'est une suite logique depuis mon entrée au conseil municipal de Reims. Un jour, j'ai souhaité un engagement plus important et avais besoin du temps nécessaire. J'ai donc quitté le privé. Tout cela sans regret : j'ai la chance de mener une carrière variée, évolutive, à l'échelle nationale et locale.

Il vous est arrivé d'être dissidente. Vous êtes une femme libre ?

Je suis une femme de conviction. A un moment, j’ai dsu prendre mes responsabilités quand le député Jean-Claude Etienne - dont j'étais la collaboratrice - est entré au Sénat, Il était normal que je poursuive l'œuvre engagée. Les électeurs l'ont bien compris,

Quelles qualités vous a-t-il fallu ?

La vie propose des étapes. Il faut être engagé, déterminé ... Mais surtout avoir une vie personnelle équilibrée, même si elle subit les conséquences de cet engagement. Ma vie privée me fournit l'énergie nécessaire3

A qui êtes-vous fidèle ?

Au général De Gaulle, parce qu'il avait une idée de la France et une vision intéressantes. Il mettait l'Homme au centre de nos préoccupations, C'est mon moteur, à l'échelle de la ville et du pays. A Simone Veil, qui était une femme moderne, qui n'a pas eu peur de passer au travers de nombreuses oppositions quand elle s'est attelée à des projets. C'est vrai pour la construction de l'Europe, dont elle a été la première présidente. C'est vrai pour ses remarquables combats en faveur des femmes, Elle allait toujours au fond des choses.

Mandat local ou national... Lequel préférez-vous ?

Les deux sont intéressants. Le mandat local permet de ne pas être « hors-sol ». Et le national est un relais pour défendre des dossiers locaux, comme récemment quand nous sommes allés avec Arnaud Robinet et Benoist Apparu défendre notre cause auprès du gouvernement.

En quoi êtes-vous influente ?

Je ne cherche pas à l'être, J'ai une mission et j'ai été élue pour défendre un projet pour le territoire. Notamment, je me consacre à faire aboutir la notion de métropole rémoise, en lien avec les maires des quinze maires de l’agglomération.

Extrait de Mag'infi N° 144 du

    

    

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