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La Presse

 

   

  

 

  2016

Au chevet de la Vesle
Trois sites de la Montagne de REIMS labellisés « Forêt d'exception »

Sauver les orchidées fantômes
Une tourbière le long de la Vesle

  2015

Une grande fête en l'honneur du retour des grues cendrées
Un marais précieux entre Vesle et canal
Vingt printemps pour les visites au jardin

 
2009

La Marne, pays des marais ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Au chevet de la Vesle

Aline Antoine, pour le Siabave, et Geoffrey Flamant, technicien rivière pour la chambre d’agriculture, gèrent les travaux.


grand Reims La rivière est en mauvaise santé, dénaturée par des élargissements et curages violents. Pour accélérer son débit, le syndicat d’aménagement redessine son aspect sinueux.

 Où sont passés les oiseaux, les libellules, les insectes ? Les berges de la Vesle sont par endroits un peu tristounettes. La biodiversité semble en voie de disparition. Au bord de la voie rapide, l’eau stagne, noircie par les végétaux et les déchets. Pendant des siècles, la rivière qui traverse Reims a servi de collecteur d’assainissement. Et les curages successifs ont contribué à l’élargir et à la rendre rectiligne.

IL EST NÉCESSAIRE DE RÉDUIRE LA LARGEUR DE LA RIVIÈRE

Ces interventions humaines ont eu un effet désastreux sur l’écoulement de l’eau et l’état de la Vesle. Le débit est trop faible. Aline Antoine compare le cours d’eau à un tuyau. « Plus vous le pressez et plus vous avez de débit. D’où la nécessité de réduire la largeur de la rivière », détaille la responsable de la cellule rivière du Syndicat mixte d’aménagement du bassin de la Vesle (Siabave), un établissement public de coopération intercommunale qui regroupe 16 communes et la communauté urbaine du Grand Reims.

L’homme a perturbé la rivière au fil des siècles, surtout en amont de la ville
Jean-Christophe Inglard, directeur

« L’homme a perturbé la rivière au fil des siècles, surtout en amont de la ville », indique aussi le directeur du syndicat, Jean-Christophe Inglard.

La Vesle fait donc l’objet d’une réhabilitation qui prendra des années. Actuellement, un chantier est mené en amont de la cité des sacres sur une longueur d’1,8 km, du pont de Macô à celui du Moulin-Compensé. L’essentiel se déroule sur des terrains privés avec l’accord des propriétaires.

Par endroits, les travaux consistent à réduire la largeur de la Vesle pour la faire passer de 16 à 10 mètres afin d’accélérer le débit. Cela a pour fonction de recréer un courant qui permettra de façon naturelle de décolmater le fond vaseux, la rivière emmenant avec elle les sédiments.

Le syndicat met aussi en place des végétaux pour obtenir une vie aquatique plus favorable à la biodiversité. Les anguilles sont toujours là, emblématiques d’une rivière riche en vase. Il reste aussi quelques gros carnassiers qui aiment les eaux calmes, comme le brochet. D’autres espèces de poissons devraient revenir quand la rivière sera assainie.

Comment procède-t-on pour rétrécir la largeur de la rivière? Jean-Christophe Inglard explique que le chantier consiste notamment à poser des « banquettes » pour resserrer le cours d’eau. Il y en aura dix-huit sur le tronçon concerné.

DE GRANDES CHAUSSETTES REMPLIES DE VÉGÉTAUX

Ce sont comme des grandes chaussettes remplies de végétaux. Après quelques mois, la végétation repousse et la vie aquatique reprend. Il y a aussi des sortes d’épis disposés tout le long de la Vesle. L’eau contourne les obstacles, prend de la vitesse, et si le niveau monte, elle passe par-dessus pour ne pas créer d’inondations.

« Il y a aussi un intérêt pour la qualité de l’eau car moins il y a de dépôts, moins il y a de vase » , précise également Francis Blin, président du Siabave.

« Si une branche tombe et qu’elle ne gêne pas le courant, on la laisse. Dans le cas contraire, on l’enlève », révèle encore Jean-Christophe Inglard. Le Siabave doit surmonter un autre problème, celui des plantes indésirables comme la renouée du Japon qu’il faut arracher. Faute de quoi, elle colonise tout le milieu.

Un travail de très longue haleine

La Vesle est un affluent de l'Aisne. Elle traverse principalement le département de la Marne où elle prend naissance, mais termine son cours dans celui de l'Aisne. C'est donc un sous-affluent de la Seine par l'Aisne puis par l'Oise. Sa longueur est de 140 kilomètres.

La Vesle a été, au cours de la seconde moitié du vingtième siècle, une rivière extrêmement polluée, du moins en aval de Reims, et les dégâts infligés à la faune piscicole ont été massifs. Cependant, la qualité biologique de la rivière s'améliore progressivement, à la suite d'intenses efforts. La situation des eaux de la Vesle en aval de la ville est appelée au moins à s'améliorer considérablement encore, avec la réhabilitation dont les études ont été lancées en 2006.

Le chantier actuel a un coût de 190 000 euros hors taxes, financé à 80 % par l’agence de l’eau Seine Normandie. Un programme d’action est établi jusqu’en 2022 avec un coût annuel compris entre 250.000 et 300.000 euros par an. Les gardons, petits poissons blancs et autres tanches devraient alors être de retour.

M.C LARDENOIS

Extrait de l'union du 06/10/2015

    

    

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Sauver les orchidées fantômes

Des scientifiques américains se sont donné pour objectif de faire renaître l'orchidée fantôme. Une espèce si rare qu'elle a suscité la convoitise des braconniers


Particulièrement prisée par des braconniers l’orchidée fantôme est considérée comme une espèce en danger en Floride. AFP

Armé de son pistolet agrafeur. Mike Kane s'enfonce dans les profondeurs d'un marais de Floride, aux États-Unis, pour tenter de donner naissance à J'une des fleurs les plus rares du monde. Portant plusieurs dizaines de petits carrés de toile de jute minutieusement entrelacés avec des racines vertes, le scientifique s'applique patiemment à replanter ce que beaucoup ont brutalement arraché.

L'apparence presque érotique de cette fleur hors du commun, la pureté de sa blancheur et sa spectaculaire légèreté suscite les passions dans le monde entier. La rareté de l'orchidée fantôme (Dendrophylax lindenii), ajoute à sa valeur. La floraison n'apparaît qu'une fois par an, généralement à peine plus d'une semaine en juin ou en juillet. Elle pousse encore plus difficilement que les autres espèces d'orchidées et survit rarement en dehors de son habitat naturel. Il fut un temps où elle foisonnait dans les Everglades, une région marécageuse à la pointe sud de la Floride. Aujourd'hui les experts n'en comptent pas plus de 2000 dans l'ensemble de cet État américain. Cuba en abrite quelques-unes également, mais c'est tout ce qu'il reste de cette espèce à la surface du globe.

Le braconnage, autant que l'urbanisation et la pollution aux pesticides sont tenus responsables de sa disparation, estime Mike Kane, professeur d'horticulture environnementale à l'Université de Floride.

Repeupler les marais sans cloner les orchidées

« Nous sommes en train de les perdre », s'inquiète le professeur, qui mène un projet inédit pour repeupler les marais d'orchidées. Avec ses étudiants, il fait pousser les orchidées, sans les cloner, dans son laboratoire au nord de la Floride. Lorsque les plantes ont pu pousser plusieurs années en laboratoire, ils les transplantent dans un endroit isolé au cœur du parc naturel de Florida Panther, au sud de « l'État ensoleillé. Un lieu particulièrement tranquille abrité par une canopée, où frênes, cyprès et marais offrent un cadre idéal pour la conservation de l'orchidée fantôme.

« Le public ne peut pas venir jusqu'ici et voler les orchidées, il ne peut pas non plus interrompre nos expériences », se félicite Jameson Coopman, étudiant dans le laboratoire de Mike Kane. Les deux hommes se relayent pour agrafer les petits carrés de toile, en prenant soin de ne pas abîmer les racines, contre des troncs d'arbres pendant qu'un alligator est tranquillement allongé au soleil à quelques mètres de là. Une fois agrafée, la toile se décompose mais les racines de l'orchidée, semblables à des araignées, vont étreindre l'écorce de l'arbre et, avec un peu de chance, s'y installer.  « À partir de là, on laisse la plante faire le reste », explique Jameson Coopman. Cette année, ils sont parvenus à en planter 160. L'année d'avant, 80.

Extrait de l'union du 27/07/2016

    

    

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Une tourbière le long de la Vesle

Dans le cadre de la Semaine du développement durable, le site du marais des Trous du Leu a été exceptionnellement ouvert. L'occasion de découvrir un îlot de biodiversité


Jessica Wendling a fait visiter, mardi, le magnifique site du marais des Trous de Leu. situé près de Reims, le long de la Vesle.

Pouvoir s'y promener est une chance. Car la réserve naturelle régionale du marais des Trous de Leu est habituellement fermée au public. A l'occasion de la Semaine européenne du développement durable, qui se tient jusqu'à dimanche, Jessica Wendling a donné rendez-vous aux membres du club biodiversité de Reims Métropole, à l'entrée de Saint-Léonard. Chargée de projet au Conservatoire d'espaces naturels Champagne-Ardenne, la jeune femme invite le petit groupe à longer le canal. Après environ 800 mètres de marche, elle tourne à gauche. Au bord d'un chemin carrossable, une maison aux volets bleus se cache derrière un vieux portail. « C'était autrefois la maison du gardien. Elle a été construite à la fin du XIX° siècle ou au début du XX° siècle. Elle est aujourd'hui en très mauvais état », explique-t-elle.

Le site, qui compte 3] hectares. abrite des chênes, une prairie et une zone de marais avec des roseaux et une tourbière

Un site de 33 hectares le long de la Vesle

Une vaste étendue de verdure s'offre au regard. Des arbres et des herbes hautes avec, au loin, sur la gauche, une chapelle où reposent des membres de la famille Varnier, l'ancien propriétaire. La récente averse fait ressortir toutes les senteurs printanières. Des oiseaux chantent Des insectes virevoltent. « La réserve qui se trouve le long de la Vesle, compte 33 hectares. Elle est composée principalement de chênes, de prairies et d'une zone de marais avec des roseaux. Le site est très riche au niveau de la faune et de la flore. Il abrite notamment des espèces protégées comme des criquets ensanglantés, des grandes aeschnes (libellules), des oiseaux paludicoles, des grenouilles agiles, des grandes douves (boutons d'or), des rubaniers nains et des peucédans des marais », énumère Jessica Wendling.

Quand il dépasse la chapelle, le groupe s'enfonce dans un chemin étroit envahi par de fines herbes hautes. Sur la droite, Quelques ruches sont posées au sol. Le sol, gorgé d'eau, devient meuble voire mouvant. Encore quelque pas, et le marais se dévoile. « Il est classé car il abrite une tourbière », indique la guide. Elle rappelle qu'une tourbière provient de l'accumulation progressive de la tourbe, un sol caractérisé par sa très forte teneur en matières organiques, peu ou pas décomposées, d'origine végétale. Il s'agit donc d'un écosystème particulier et fragile dont les caractéristiques en font un puits de carbone.

Une étude hydrologique sera menée 2017

En 2017, le Conservatoire d'espaces naturels Champagne-Ardenne mènera une étude hydrologique pour observer les échanges entre l'atmosphère, la surface terrestre et le sous-sol de la tourbière. « Après le marais de Saint-Gond, ce marais est l'un des plus intéressants de notre région », assure Jessica Wendling. La passionnée de botanique raconte que le terrain avait été acquis à la fin des années 1800 par Paul David, un riche commerçant amoureux de la nature. Dans ce havre de paix, il venait se ressourcer en famille. Le site n'a, depuis, quasiment pas changé.

Valérie COULET

Extrait de l'union du 02/06/2016

    

    

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Un marais précieux entre Vesle et canal

Méconnu, le site du marais des Trous-de-Leu est classé en réserve naturelle depuis 2014 polir sa préservation. Une partie du domaine devrait ouvrir au public.


Selon Marion Jansana, jusqu’en 1880, les tiges de roseaux étaient utilisées pour emballer les bouteilles de champagne

Difficile de trouver le sentier qui mène à la réserve du marais des Trous-de-Leu. Le site n'est pas fréquenté. Et c'est tant mieux pour sa protection. Car il s'agit d'un domaine humide exceptionnel acquis en 2012 par le Conservatoire d'espaces naturels grâce à des subventions de l'agence de l'eau Seine Normandie, la Région, et Reims Métropole. Il a été classé en réserve naturelle régionale en 2014. Ce qui garantit la préservation de cette zone sur le long terme et devrait permettre d'en faire un lieu de découverte et d'éducation à l'environnement en plein cœur de la Coulée verte.

On y trouve, sur 33 hectares à l'ouest de Taissy et de Saint-Léonard, une grande prairie, des parties boisées, et des roselières autour d'une tourbière qui figure parmi tes plus importantes du département et regroupe les milieux les mieux conservés de la vallée. Toute cette mosaïque fait l'intérêt du site, de même que les marais dus à la présence d'un barrage construit au XII°siècle sur la Vesle et qui a eu une utilité économique. Les « paillons » tiges issues de la roselière, ont longtemps servi à emballer les bouteilles de champagne. Le site a ensuite servi de parc d'agrément et d'exploitation agricole.

« Nous sommes en train de rédiger un plan de gestion du site », explique Marion ]ansana, chargée de mission pour le Conservatoire. Celui-ci va mettre en place des actions pour conserver ce milieu. Quelques plantes ou petites fleurs figurent parmi les espèces protégées au niveau national, comme la grande douve. On rencontre aussi des espèces rares au niveau régional comme le rubanier nain, le potamot coloré ou le peucedan des marais. La faune n'est pas en reste. Quelques petites bêtes rares aux noms déroutants, comme la grenouille agile, le criquet ensanglanté, ou la noctule commune (chauve-souris) fréquentent le site.

Si le Conservatoire est chargé de la gestion et de la protection du domaine, il a aussi un rôle pédagogique. D'où J'idée d'en ouvrir une partie au public. «  Nous avons demandé à un cabinet d'études d'établir un diagnostic pour assurer la sécurité du marais et l'éducation des visiteurs. Une partie de la réserve pourrait être dédiée à la préservation, et une autre, à l'accueil du public », poursuit Marion Jansana. En attendant, le Conservatoire met en place des actions pour la gestion du site, afin de ne pas le laisser se dégrader.

A quoi sert le Conservatoire d'espaces naturels

Protéger les espaces pour protéger les espèces. Telle est la mission du Conservatoire : la maitrise foncière ou d'usage des terrains à forte valeur biologique est la clé de sa méthode. Cela passe par des acquisitions, locations ou conventions avec les propriétaires publics ou privés pour une gestion patrimoniale des milieux, tels sont les outils essentiels du Conservatoire. Les négociations avec les propriétaires et les acteurs locaux se font dans le cadre d'une démarche consensuelle.

En 2015. Je Conservatoire Champagne-Ardenne protège 3 220 hectares répartis sur 195 sites sur la région.

M.C LARDENOIS

Extrait de l'union du 06/10/2015

    

    

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Vingt printemps pour les visites au jardin

La commune est labellisée trois fleurs, trois fontaines, des iris à l'entrée ... Et un magnifique jardin d'un, hectare et demi. 


Les visiteurs ont pu repartir avec des plantes.

C'est au son des trompes de chasse qu'ont débuté les festivités du vingtième anniversaire de l'ouverture du jardin de la Buissonnière la première édition a eu lieu en 1996. « À cette époque, if n'y avait pas grand-chose. Depuis nous avons réalisé beaucoup d'animations » se souvient Marie-Laure Heidsieck qui, avec son mari Guy, ont l'amour des fleurs et le font partager allègrement. Tout cela aurait été impossible sans l'équipe de Solidarité sources vives reconnaît toutefois cette jardinière hors pair qui, pour cet anniversaire, a voulu faire les choses en grand. Avec notamment un magnifique gâteau réalisé par le service cuisine du Secours catholique. Car cette opération a égaiement un but caritatif, les recettes étant reversées chaque année à cet organisme.

M. et Mme Heidsieck ont acheté ce jardin en 1963, rappelle le maire, Wily Dubos,  « Et tout de suite, bêche, pelle, pioche, raclette et râteau : vous transformez tout pour en faire un beau jardin à l'anglaise ». Et de poursuivre : « un voyage dans ce jardin raconte votre vie: une plante achetée ici ou là, un don, une difficulté, un succès ...»

Délégué au fleurissement au sein du Comité départemental du tourisme, Pierre Vincent remerciait ses hôtes :  « Votre idée d'ouvrir ce jardin au public nous a permis de lancer, quelques années plus car , l'opération Rendez-vous au jardin », Et d'ajouter : « Le jardin de la Buissonière est un des plus beaux jardins du département qui accueille le plus de visiteurs ». En récompense, M. Vincent remettait alors à Mme Heidsieck le rosier de la Marne qui fête son centenaire. cc Un rosier créé en 1915 par Barbier (Orléans) en ho mage aux victimes des batailles de la Marne »,

Tout au long de ces deux journées ensoleillées, de nombreux visiteurs ont pu découvrir et apprécier toutes les richesses de ce 'lieu magnifique. Et même repartir avec des plantes rempotées par les. bénévoles des Sources vives.


Au détour de la Roseraie


Le rosier de la Marne remis par Pierre VINCENT


Marie-Laure et Guy Heidsieck devant
le beau (et bon) gâteau


Un jardin fort apprécié,
par toutes les générations.

Dominique Berger

 Extrait de l' union du 11/06/2015    

    

    

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La Marne, pays des marais ! 

  Notre département abrite un grand nombre de marais, qui sont un refuge de premier choix pour la faune et la fl ore locales. Ces milieux exceptionnels permettent à des espèces parfois très rares de survivre. itinéraire découverte.

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la Boulaie de Han au marais de la vesl
e 

Lorsque l’on évoque les marais, on pense tout de suite à de grandes étendues d’eau, des roseaux immenses et une myriade d’insectes. Cette image d’Épinal n’est pas si éloignée de la réalité. En ce printemps, La Marne > Le MaG vous propose de découvrir ces paysages uniques, que l’on ne peut que très rarement visiter. Notre département compte de nombreux marais, mais quatre d’entre eux sont particulièrement réputés : le marais de Saint-Gond, dans la vallée du Petit-Morin ; le marais de la Superbe, près de l’Aube ; les marais de la Vesle en amont et aval de Reims et, enfin, le marais du Vivier de Chenay, une zone humide très sensible.

Caractère sauvage

Les marais sont certes des zones humides, mais n’allez pas imaginer de grands lacs sur lesquels il est possible de naviguer ! Au contraire, l’eau y est omniprésente mais elle se mélange à la tourbe et aux roseaux, empruntant tout de même parfois de petits sillons qui zigzaguent dans la végétation. L’ensemble offre un paysage sauvage et touffu, au coeur duquel les espèces animales et végétales apprécient grandir ou se cacher. Un tel environnement n’est pas vraiment propice aux grandes promenades en famille. Cependant, le Conservatoire du patrimoine naturel de Champagne-Ardenne propose quelques visites durant les beaux jours, sur des sentiers aménagés (lire notre encadré). Car l’intérêt de ces marais, outre le simple plaisir de se laisser surprendre par un paysage original, est d’observer les oiseaux, insectes, fleurs et plantes qui ont élu domicile dans cet environnement qui peut sembler hostile pour l’homme.

Le respect de la biodiversité

Les marais sont un véritable poumon pour la biodiversité locale. Autrement dit, ils permettent à certaines espèces de continuer à vivre dans notre département. Le Busard des roseaux ou la Gorge bleue à miroir, par exemple, sont des oiseaux qui affectionnent particulièrement les roselières et les petites surfaces d’eau. Les insectes, également, sont friands de cet environnement humide propice à leur développement : la Cordulie à corps fin, l’Agrion délicat, l’Agrion de Mercure ou l’Azuré des Mouillères comptent parmi les espèces d’insectes les plus emblématiques des marais. La flore est, elle aussi, exceptionnelle, spécifi quement dans les marais de Saint-Gond ou du Vivier de Chenay, qui accueillent les uniques stations de certaines espèces végétales dans la région. Parmi les espèces végétales remarquables, on peut noter la Grande Douve, une jolie fl eur jaune d’or, l’Oeillet superbe, d’un rose poudré, le Rubanier nain, l’Orchis négligé ou encore la Grassette, qui est l’une des rares plantes carnivores de notre département.

Pourquoi protéger ces milieux ?

Les marais de la Marne ont, dans le courant du XXe siècle, beaucoup souffert : assèchement et drainage, abandon (ces terres étaient considérées comme « incultes »), plantation de peupliers, exploitation de tourbe, urbanisation, etc. Aujourd’hui, leur protection est une priorité, non seulement pour préserver l’habitat des espèces locales, mais aussi parce que ces marais rendent service à l’homme. Ils agissent, par exemple, comme un fi ltre, où les matières en suspension sont déposées dans le fond, contribuant ainsi à la limpidité de l’eau. Certaines plantes ont la faculté d’emmagasiner les polluants dans leurs racines, purifi ant ainsi les eaux. Les zones humides sont aussi comme d’immenses réservoirs, qui retiennent l’eau pendant les crues pour la libérer lors des sécheresses estivales. Les marais sont donc des milieux très sensibles, indispensables à la survie de certaines espèces mais aussi à l’équilibre de notre environnement.

Prenons-en soin !

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Tapis de mouron délicay

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 Parnassie des marais  

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Le Conseil général protège les Marais

Le Conseil général s’investit aux côtés du Conservatoire du patrimoine naturel de Champagne-Ardenne depuis le milieu des années 1990. Cette structure gère en effet, parmi les 450 hectares de milieux naturels qu’il préserve sur l’ensemble du département, plus de 200 hectares de marais et met en oeuvre des actions concrètes pour protéger ces milieux sensibles. Le soutien du Conseil général permet depuis toutes ces années d’établir des plans d’actions écologiques, avec des moyens parfois expérimentaux et innovants, pour le respect de la biodiversité. Et les résultats sur le terrain sont au rendez-vous.

Des visites exceptionnelles

Le Conservatoire du patrimoine naturel de Champagne-Ardenne propose quelques visites thématiques dans les marais, encadrées par un guide. Il existe aussi un sentier de découverte des marais de Saint-Gond en accès libre, situé sur la réserve naturelle régionale du marais de Reuves. Un balisage et des bornes thématiques permettent de découvrir le territoire selon différents thèmes : le patrimoine naturel, la gestion mise en place par le Conservatoire, les anciennes pratiques sur le marais, etc. Il est ouvert du 1er avril au 30 août.

en savoir plus : Conservatoire du patrimoine naturel de Champagne-ardenne :

03 26 56 35 11 ou www.cpnca.org

 Extrait de le Mag Marne N°21 de 01/2009

    

    

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