LA COULÉE VERTE  
 

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  La Presse

 

 

 

La Coulée Verte en fête

2017

Coulée verte : coureurs et cyclistes cohabitent parfois difficilement
La Coulée verte prête à faire toujours plus d’heureux

2016

La Coulée verte sort le grand jeu à Reims
La coulée verte aujourd'hui 
L'autre cours d'eau, un peu oublié de la Coulée verte

2015
Ça se bouscule sur la coulée verte
La coulée verte victime de son succès
Une promenade entre ville et Vesle
Extension en cours pour la coulée verte de Reims
Quatre nouvelles passerelles pour traverser la Vesle

2014

La Coulée Verte poursuit sa mue

Quatre nouvelles passerelles pour traverser la Vesle

Un lien plus fort entre la nature et la ville

Une oasis pour tous au milieu de la ville
Inauguration du parc de la Cerisaie
12km de promenade au coeur de la nature
Ruban vert
Coulée verte : une voie royale pour la promenade

Coup d’envoi de la Coulée Verte
Les travaux des berges du canal se terminent
3 M € pour aménagerle chemin de la Coulée verte
Coulée verte : bientôt un itinéraire de liaisons douces


Un réservoir de parcs et promenades au bord de l' eau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La coulée verte

Pénétrant au cœur même de la Ville, la Coulée Verte est un espace non-urbanisé bordant la Vesle et le canal. Formée d’une bande de 650 hectares d’un seul tenant, elle représente un potentiel urbain, paysager et environnemental indéniable. Apte à fédérer les habitants autour de nouveaux lieux de détente et de loisirs, elle constitue à ce titre un atout exceptionnel pour l’agglomération Rémoise.

 La Coulée verte est un espace morcelé et hétérogène mais continu. Elle traverse la ville du nord-Ouest au sud-Est. Étirée sur 650 Ha, Elle se décompose en trois séquences pour lesquelles des aménagements seront adaptés :

- 1. Au Nord-Ouest, à cheval sur les communes de Tinqueux et Saint-Brice d’une part, et sur le quartier de la Neuvillette d’autre part

- 2. Au centre, entre les échangeurs autoroutiers « Reims-Centre » et « Saint-Remi »

- 3. À l’est, sur les territoires de Reims et Cormontreuil. Son existence est déjà perceptible du point de vue foncier. 95 % se partagent entre espaces verts publics et sportifs (45 ha actuellement), privés (tels les jardins familiaux), le canal, l’A4 et la Vesle. 5 % vont aux activités économiques, à l’habitat ou aux équipements publics.


Légendes :
A Séquence Nord-Ouest
B Séquence Centre
C Séquence Est

 Maîtrise d’ouvrage : Reims Métropole
Architectes :Becard et Palay

La coulée verte aujourd'hui

Il est utile de considérer le potentiel que constitue la “redécouverte” du territoire de la Coulée Verte. Lien Nord-Sud qu’il s’agit de pérenniser, espace de loisirs en devenir mais, surtout, formidable outil de revitalisation urbaine. En effet, cette “ouverture” agit de façon providentielle dans le paysage de l’agglomération qui semblait à cet égard relativement contraint. Les objectifs du projet d’aménagement sont donc multiples… et ambitieux.

 Reliant agglomération et territoires ruraux, le canal est un élément important par sa fonction économique pour les deux zones industrielles situées au nord et au sud de Reims. Cette fonction lui sera conservée. Pourtant, les tracés fluvial et autoroutier constituent également une rupture offrant peu de moyens de franchissement. La création de passerelles est donc prévue. Enjambant le canal et l’autoroute, elles faciliteront la desserte des quartiers alentour. La cohérence de l’ensemble sera renforcée par l’aménagement des berges du canal et de la Vesle.

Il s’agit d’améliorer le cadre de vie par la création de nouveaux lieux de détente en augmentant les surfaces d’espaces verts ouverts au public. Ces suggestions viseront à maintenir l’équilibre économique et écologique entre les zones fonctionnelles existantes (maraîchères et horticoles) et celles dédiées aux activités de “plein air”. Cette dimension de qualité de vie sera appuyée par la présence de grands équipements sportifs et culturels (existants ou à venir) ainsi que par le développement d’espaces verts de proximité.

La réussite de la démarche d’aménagement urbain sera assurée par la mise en cohérence (circulation, usage, esthétique…) de l’ensemble ainsi constitué. Des liaisons douces pour piétons et cycles devront être aménagées entre les divers espaces permettant de nouveaux circuits de promenades. De grands équipements publics compléteront l’animation de ce vaste espace de loisirs et de détente

  La Coulée verte autour de la Vesle et du canal constitue un patrimoine vert inestimable que nous avons souhaité mettre au coeur de notre projet Reims 2020 en concordance avec l’Agenda 21. Nous lui donnons ainsi toute sa place et permettons à tous les habitants de notre agglomération d’en profiter, tout en préservant sa nature écologique.

Pour valoriser cet ensemble de plus de 600 hectares, la Communauté poursuit son projet avec l'aménagement de circulations douces et l’ouverture au public de nouveaux espaces propices à la détente et aux activités ludiques. Cette Coulée verte constituera ainsi un maillon essentiel du futur grand parc périurbain de 42.000 hectares. Son aménagement permettra à chacun de redécouvrir les richesses naturelles de notre territoire avec des cheminements piétons et cyclables. Il créera également un lien fort entre ville et campagne, tout en nous permettant de mieux conserver la qualité des paysages, de protéger nos ressources naturelles et de cultiver notre biodiversité.

  

    

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Coulée verte : coureurs et cyclistes cohabitent parfois difficilement

Un mois avant le Run in Reims, ça se bouscule sur la promenade le long du canal. Coureurs et cyclistes s’y croisent le plus souvent dans la bonne humeur. Mais la cohabitation est parfois un brin tendue.


Annick Villain, 62 ans, est membre du groupe cyclo Reims-Bezannes. Elle vient pédaler sur la Coulée verte régulièrement « mais plutôt dans sa partie vers Taissy et Sillery ».

JOËL ANDRÉ

49 ans, fréquente la Coulée verte tous les dimanches matin. « Je suis plutôt matinal, assure cet habitant de Tinqueux qui travaille dans l’automobile. En général, je cours une heure et demie. Ça fait dans les 17 ou 18 kilomètres. » Celui qui se décrit comme « un peu fainéant sur les bords » est adepte des trails et a tout de même couru les deux derniers marathons de Reims. Cette année, il ne fera « que » le semi. « Je ne me suis pas assez entraîné. »

ANNICK VILLAIN

62 ans, est membre du groupe cyclo Reims-Bezannes. Elle vient pédaler sur la Coulée verte régulièrement « mais plutôt dans sa partie vers Taissy et Sillery ». Hier, la Rémoise, retraitée de la sécurité sociale, participait à la randonnée de 13 km organisée par l’Asa Tinqueux avec sa chienne, Lili, femelle drahthaar âgée de 10 ans. «Je la tiens toujours en laisse, sinon comme c’est un chien de chasse, elle a vite fait de courir après les canards et de sauter dans l’eau. »

Qu’appréciez-vous sur la Coulée verte ?

Joël : J’apprécie le fait que ce soit un espace réservé pour les cyclistes et les coureurs. C’est calme, reposant et bien aménagé. Des efforts ont été réalisés ces derniers mois. Je pense à cette nouvelle aire où les sportifs trouvent de quoi faire des exercices (depuis décembre dernier, un module propose une dizaine d’agrès près des anciens bains des 3 Rivières et de l’écluse du Château-d’eau, NDLR). Bon, moi, je ne m’y arrête pas mais je trouve ça super pour les autres. Sinon, la Coulée verte, c’est sympa parce qu’il y a du monde. C’est vivant. Il y a même des rameurs sur le canal. Et puis là, avec le retour des vacances et l’approche du Run in Reims, c’est de plus en plus animé.

Annick : Alors… c’est difficile d’expliquer pourquoi je m’y sens bien… Peut-être parce que c’est calme, joli et agréable malgré les voitures toutes proches et le canal qui n’est pas très propre. Enfin, on n’est pas là pour se baigner, hein ! Ici, on est bien, on peut même faire des rencontres sympathiques. Il m’arrive de discuter avec d’autres personnes qui promènent leur chien elles aussi. Ça crée des liens d’avoir un animal.

Quels sont ses inconvénients ?

Joël : Euh… honnêtement, je ne vois pas… Je ne suis pas difficile, moi. Ah si, ça manque un peu de relief, mais ça, c’est parce que je fais des trails, alors forcément, je trouve ça un peu monotone. Mais le long du canal, c’est difficile de faire autrement. Après, faut parfois un peu slalomer entre tout le monde. Mais c’est peut-être moins agréable pour les cyclistes…

Annick : Beaucoup de sports hétéroclites y sont pratiqués. Il y a des marcheurs, des coureurs, des vélos, des planches à roulettes… Et c’est vrai que parfois, la cohabitation est un peu difficile. Souvent les marcheurs n’aiment pas les vélos et encore moins ceux qui ont des chiens. Ils ont peur de se faire mordre. Moi, je promène toujours Lili en laisse. Impossible de la lâcher à cause des lapins et des canards. Elle veut tout le temps courir après.

Sinon, une fois, je faisais du vélo en groupe avec mon club. On arrive au niveau de trois coureurs, qui prenaient toute la largeur de la voie, tous les trois de front. On ne pouvait plus passer. On les prévient avec un petit coup de sonnette. Et on s’est entendu dire : «Vous n’avez qu’à aller sur la route. Ici, c’est pour les coureurs !» Mon père, qui est décédé aujourd’hui, a eu aussi plusieurs fois à faire face à ce type de comportement. Il était assez âgé et se déplaçait sur un vélo électrique. Forcément, ça prend plus de place. Bon, ce n’est pas arrivé de nombreuses fois, mais c’est arrivé. Ce n’est pas agréable. Pareil, quand on est à vélo, c’est parfois difficile quand il y a des enfants qui traversent ou des chiens non tenus en laisse. Peut-être qu’il y a aussi des vélos qui vont trop vite…

Comment qualifieriez-vous la cohabitation avec les cyclistes ?

Joël : Moi, je n’ai jamais eu aucun problème. Mais je pense que certains doivent être un peu frustrés car ils doivent faire attention en permanence dès qu’ils approchent des coureurs et des piétons. La voie est trop étroite pour faire une zone cyclistes et une zone coureurs. Sinon, une fois, je me suis fait attaquer par un chien. Un gars qui se promenait avec son rottweiler en liberté… En revanche, je n’ai aucun problème avec ceux qui baladent leur chien en laisse.

Vous y sentez-vous en sécurité ?

Joël : Oui, mais je ne viens que très rarement le soir. Je ne me souviens même pas si c’est bien éclairé ou pas. Il y a environ deux ans, j’ai bien vu quelques affiches qui expliquaient qu’une femme s’était fait agresser. Mais moi, je n’ai jamais eu de soucis.

Annick : Moi, je n’ai peur nulle part quand je suis avec mon chien. Je n’ai jamais eu de problème. Et si je fais des randonnées nocturnes, c’est toujours en groupe.

Comment l’améliorer ?

Joël : Peut-être en ajoutant des points d’eau. Il y en a bien quelques-uns mais les gens ne savent pas forcément que c’est de l’eau potable. Et puis s’il était possible d’aménager deux pistes bien séparées pour les vélos et les autres.

Annick : Il faudrait élargir la voie, mais je crois qu’on ne peut pas, sinon, on arrive dans les berges. Ce qui serait pas mal aussi c’est de mettre un peu plus de bancs. Et quelques tables de pique-nique. Ce sera sympa pour les familles.

18 KILOMÈTRES ENTRE L’EST ET L’OUEST DE LA VILLE

Trait d’union entre l’est et l’ouest de la ville, la Coulée verte qui évolue entre la Vesle et le canal est un espace dédié aux pratiques sportives, à la promenade, aux animations… De nouveaux aménagements ont été récemment mis en place.

Près de cinq nouveaux kilomètres ont ainsi été aménagés sur les berges sud du canal en direction de Beaumont-sur-Vesle, du pont Saint-Léonard jusqu’au port de Sillery. La bande roulante est désormais de 18 kilomètres.

Des aménagements (toilettes, eau, parkings) et des équipements sportifs, comme dans le parc Saint-Charles et celui de la Roseraie, sont aussi apparus. Et ce n’est pas fini, priorité étant donnée au développement des cheminements le long des deux cours d’eau, de manière à constituer des circuits attractifs pour les habitants et les touristes. De nouveaux panneaux signalétiques ont été installés et des passages entre les circuits sont en train d’être finalisés. Objectif : «Faciliter les différents usages comme la marche, la pêche, le roller, le vélo et pour toutes les générations », expliquait le mois dernier dans nos colonnes Thomas Dubois, maire de Sillery, en charge du patrimoine naturel dans le Grand Reims.

Alice RENARD

Extrait de l'union du 11/09/2017

  

    

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La Coulée verte prête à faire toujours plus d’heureux

 Ce long ruban de promenade accueille déjà bien des utilisateurs variés et ne demande   qu’à se raccrocher à d’autres espaces verts.


Les pêcheurs ont vu l’espace disponible pour leur activité se réduire au fil des aménagements.


Ci-contre: Les cyclistes seront aussi de la partie. Vél’Oxygène organise à leur intention une bourse samedi. On pourra repartir avec une monture d’occasion, ou faire réparer la sienne.


Sur le canal ou sur ses berges, on peut faire bien des choses différentes sur la Coulée verte. L’idée des élus à présent, est d’élargir le champ des promenades possibles à partir de cet axe.
Bernard Sivade

L’ESSENTIEL

*.- LA FÊTE DE LA COULÉE VERTE, deuxième édition, a lieu samedi 24 et dimanche 25 juin.

*.- CETTE LONGUE bande de 18 km vouée à la promenade le long du canal est abondamment fréquentée pour différentes utilisations : marche, course à pied, vélo, sans oublier la pêche et les sports d’eau, aviron et canoë.

*.- LES AMÉNAGEMENTS à venir visent principalement à la raccorder à d’autres espaces de promenade plus à l’écart du canal.

Aujourd’hui samedi et demain dimanche, la Coulée verte est en fête. Cet espace de nature au cœur de la ville fait bien des heureux. Combien ? « Il n’y a pas de comptage officiel, reconnaît Thomas Dubois, vice-président du Grand Reims qui suit particulièrement le dossier, mais il est très facile de s’apercevoir qu’en dehors des jours de vrai mauvais temps, il y a du monde dessus tous les jours. Et ne parlons pas des samedis et dimanches... »

DES LAMPADAIRES SÉCURISANTS

Alors, c’est vrai que cette promenade a tellement de succès et tellement d’utilisateurs variés que cela pose parfois quelques petits problèmes. « La semaine dernière, raconte ainsi Alexandre que nous rencontrons assis en train de pêcher, on a été embêtés par des canoës qui venaient se promener sur la Vesle ; ça a un peu emmêlé les fils... » « Quand il y a du monde, témoigne pour sa part Francine, qui accompagne en promenade de très jeunes voisines, avec tous les vélos, les rollers, il faut faire attention ; quand on entend les vélos klaxonner, on ne sait pas toujours très bien de quel côté il faut se ranger. »

Mais c’est la rançon du succès. « Je l’ai vue évoluer, témoigne ainsi Karine à propos de cette coulée, qu’elle fréquente assidument, en courant avec ou sans son toutou boarder, ou à vélo ; je l’ai vue encore en chemin de terre, il y a 25 ans. » Une évolution positive: « Maintenant, il y a une allée goudronnée, c’est bien pour les vélos, plus une voie en terre battue à côté, c’est bien aussi, parce que ça permet de courir sur quelque chose de souple. » «Ce qui est sympa aussi,commente Aurélia, autre adepte des petites foulées,c’est qu’ils ont installé des lampadaires ; avant, à partir d’une certaine heure le soir, ça pouvait être un peu angoissant de venir ici ; maintenant avec les lumières, c’est rassurant. »

LA FAUSSE NOTE DES PÊCHEURS

C’est même devenu l’itinéraire quotidien de Patrick pour se rendre à vélo à son travail à Ormes, et ce depuis 8 ans : « C’est joli, et pas trop encombré. » Baptiste, lui, va y pédaler ce jour-là juste pour aller faire une course à Cormontreuil ! « C’est quand même plus agréable qu’au milieu des voitures, surtout aux heures de pointe. »

Autant d’usagers qui ne demanderont sans doute qu’à s’associer à la fête de cette fin de semaine. La seule vraie fausse note que nous avons repérée provient du syndicat des pêcheurs, qui déplore que ces aménagements aient fait disparaître des kilomètres d’emplacements qu’ils utilisaient (lire par ailleurs). Le bonheur des uns ne fait pas forcément celui des autres...

En tout cas, les aménagements ne sont pas finis. La présidente du Grand Reims Catherine Vautrin rappelle que chaque année, la collectivité y consacre un million. L’idée dominante à présent, c’est de faire en sorte que tous ces chercheurs de nature en ville ne se marchent pas trop sur les pieds. « Nous allons revoir le fléchage, indique Thomas Dubois. Aux débuts de cette coulée, il s’agissait surtout d’identifier les entrées ; maintenant qu’elle commence à être bien connue, nous avons besoin d’identifier des cheminements qui permettront de continuer à se promener en s’écartant du canal, par exemple pour aller jusqu’au fort de la Pompelle, ou au parc de la Malle à Saint-Brice, ou jusqu’à Taissy à partir de Saint-Léonard ... » On le voit, la Coulée ne demande qu’à faire des heureux toujours plus nombreux.

Fête de la Coulée verte, 24 et 25 juin. Animations dans l’allée des Tilleuls, dans les parcs des Grenouilles-vertes, de la Roseraie, de la Cerisaie, et à Sillery dans le parc de la Vesle.

Cinq pôles d’animation principaux ce week-end


Le petit train touristique qui se balade habituellement dans le centre-ville permettra de faire des déplacements sans se fatiguer.  Remi Wafflart

Les animations organisées ces samedi 24 et dimanche 25 juin dans le cadre de la Fête de la Coulée verte auront lieu principalement sur les sites suivants : allée des Tilleuls (avec par exemple des Vélos rigolos, samedi et dimanche, de 10 à 12 et de 14 à 18 heures ; parc des Grenouilles-vertes (musique des Andes samedi et dimanche de 14 à 17 heures) ; parc de la Roseraie (accrobranche samedi de 10 à 12 et de 14 à 17, dimanche de 15 à 17 heures) ; parc de la Cerisaie (portes ouvertes au Moulin-Huon samedi de 13 à 18 heures) ; parc de la Vesle à Sillery (Campo festival à base de musique, sport nature et nature tout court). Figurent aussi au programme visite de l’écluse Fléchambault, démonstration de kayak et de bateau dragon, ou encore visite commentée des anciens bains municipaux aux Trois-rivières. Une ginguette animera le parc de la Roseraie. Les cyclistes de Vél’Oxygène seront de la partie avec une bourse aux vélos (lire par ailleurs). Et ceux qui ne veulent pas trop se fatiguer pourront se déplacer (sur une partie de la coulée) en petit train touristique.

À pied ou à vélo, sur les allées ou au bord de l’eau, on peut faire plein de choses

KARINE

Sortir le chien

Je viens courir à peu près quatre fois par semaine avec ou sans mon chien Légo, et puis j'y passe vélo régulièrement. Si mon chien est en laisse, Il n y a pas de problème

 

PATRICK

Se rendre à son travail

Là je rentre du travail ; parce que je passe toujours par là à vélo pour aller travailler, à Ormes, et revenir le soir. Ça me fait une demi-heure à chaque trajet.

 

AURELIA

Se dépenser

Je viens courir ici trois à quatre fois par semaine, selon la météo et ma disponibilité. Ce qui est bien, c'est qu'on est tranquilles, il n'y a pas de voitures. Et puis c'est dépaysant.

 

FRANCINE

Aérer les enfants

Là je suis en train de sortir mes petites voisines qui avaient envie de se promener; quand mes petites-filles viennent à Reims on vient aussi ici mais pas trop près du bord.

 

ALEXANDRE

Taquiner le poisson

D’habitude je pêche plutôt dans les Ardennes, mais ça m’arrive aussi de venir ici de temps en temps. Ce qui est bien, c’est que le poisson commence à revenir dans la Vesle

 

LES AUTRES POINTS

BOURSE AUX VÉLOS POUR LA FÊTE

Vél’Oxygène profite de la Fête de la Coulée verte pour organiser une bourse aux vélos. Cela se passera samedi 24 juin entre le pont de Fléchambault et le pont de Venise. Les vendeurs seront accueillis à partir de 10 heures (paniers, sacoches et sièges enfants acceptés). Ils devront se munir d’une pièce d’identité ou d’une preuve d’achat. Les acheteurs pour leur part pourront se présenter à partir de 14 heures ; on trouvera aussi un atelier réparations et marquage antivol, jusqu’à 17 heures.

LE BLUES DES PÊCHEURS

Non, le syndicat des pêcheurs ne participera pas à la fête de la Coulée : « Elle nous a supprimé trop de kilomètres de berge », se navre le président Jean-Pierre Remy, qui cite le chiffre de 15 km ! « Pour permettre le passage des promeneurs, on a aménagé des cheminements tout au au bord du canal, ce qui fait que nous n’avons plus assez de place pour nous installer ! Il reste juste quelques possibilités près du pont de Fléchambault. Et pourtant, nous continuons à payer à l’État pour avoir le droit de pêcher dans le canal ; pour notre syndicat, cela représente une somme de 5200 euros par an. » Et les relations avec les utilisateurs de la surface aquatique, rameurs et pagayeurs ? «Non, globalement pas d’incidents à signaler, nous avons de bonnes relations avec les Régates, et pas de relation avec le canoë... La seule chose qui peut nous gêner, c’est si le paddle se développe ; ça pourrait finir par nous poser des problèmes avec les tourbillons qu’ils provoquent. »

Antoine PARDESSUS

Extrait de l'union du 24/06/2017

  

    

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La Coulée verte sort le grand jeu à Reims

Un équipement au concept novateur vient de pousser le long du canal. Et ce n’est pas fini... La Coulée verte verra fleurir au printemps d’autres nouveautés.


Installé la semaine dernière, le module propose onze agrès différents en accès libre. Photographe: Remi Wafflart

Une sorte de grosse box couleur brique, bardée de barres métalliques. Sortie de terre la semaine dernière, une drôle d’installation intrigue joggeurs, promeneurs et cyclistes le long de la Coulée verte. Au point d’en stopper quelques-uns dans leur course. « J’ai d’abord cru qu’il s’agissait de toilettes », s’étonne Marie-Alix Boisseau, professeur de tennis. « C’est une bonne chose, cet équipement pour les sportifs. Même si je ne trouve pas ça très esthétique. On ne travaille pas assez les muscles du haut et les abdos. »

Compact et modulaire

Baptisée Mouv’Roc, la « boîte » au style très urbain a été posée le long du canal, en contrebas, au niveau de la voie du Rouillat, à deux pas des anciens bains des 3 Rivières et de l'écluse du Château-d'eau. Elle permet d'effectuer des exercices d'étirement, idéaux après un footing, et de renforcement musculaire. Les plus aguerris pourront également y pratiquer leurs séances de street workout, ce sport de rue à mi-chemin entre la musculation et la gymnastique aérienne.

Le module permet de s’entraîner à plusieurs (jusqu’à onze utilisateurs) et pourquoi pas de papoter avec son voisin, d’échanger sur la météo ou sa salle de sport préférée. Des exercices sont même proposés, accessibles à tous à partir de 1,40 m, que l’on soit sportifs occasionnels ou accro à la transpiration. Reims n’est pas la première ville à voir pousser ce type d’équipement. D’autres sont déjà visibles au lycée militaire de Saint-Cyr, au parc du Sausset à Aulnay-sous-Bois et au Danemark. Son coût ? Environ 45 000 €.

Trois boucles pour flâner

Pour le moment, Reims Métropole préfère tester l’engin au concept original avant de décider d’un possible déploiement. Dès le printemps prochain, des animations sont prévues pour lancer la Mouv’Roc et expliquer comment l’utiliser à bon escient. Des fiches sont également en cours de rédaction et seront bientôt disponibles sur le site de la ville.

Au fil des 18 km de la Coulée verte, qui s’étend de Saint-Brice-Courcelles à Sillery, de nombreux aménagements ont vu le jour depuis 1992. Et ce n’est pas fini. Dès les premiers beaux jours, trois boucles de 2 à 10 km seront proposées aux cyclistes et aux piétons dans ce secteur boisé compris entre le canal et la Vesle, entre le pont Fléchambault et le pont de Vrilly (près de l’échangeur de Cormontreuil). Les sentiers sont déjà accessibles et Reims Métropole travaille actuellement sur la signalétique. L’idée étant d’inciter à emprunter ces cheminements pour découvrir un secteur naturel dans lequel les promeneurs n’osent pas forcément s’engouffrer faute de repères. Panneaux explicatifs et flèchages devraient y remédier au printemps.

Non loin du pont de Saint-Brice et du parc Saint-Charles, site qui fut utilisé en patinoire d’hiver dans les années 1930, un parcours sportif et ludique sera également créé dans quelques mois.

Un parcours sportif et ludique

Prévu pour le printemps prochain, il proposera à un public plutôt familial cinq ateliers qui seront équipés chacun de trois agrès. Il y sera par exemple possible de marcher sur des plots décalés, de travailler son équilibre, sa souplesse et même de s’y détendre. « Maintenant, ce qui serait bien, soumet Marie-Alix Boisseau, c’est une guinguette, un café pour boire un coup et se retrouver l’été au bord de l’eau. » Histoire de permettre aux sportifs de récupérer et aux autres de se mettre au vert (et non au verre...) en ville.

 Alice Renard

Extrait de l'union du 29/12/2016

  

    

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FÊTE DE LA COULÉE VERTE

Une première (réussie) qui en appelle d’autres

Plusieurs milliers de personnes ont pris une part active à la première Fête de la Coulée verte qui s’est tenue le temps d’un week-end, les 25 et 26 juin derniers

 
Arnaud Robinet et Catherine Vautrin ont constaté sur le terrain le succès de la Fête de la Coulée verte

Au total, 38 animations différentes étaient organisées au fil de l’eau par la collectivité. Bref, de quoi se la couler douce, et y prendre goût. L’objectif était de montrer les nouveaux aménagements mis en service au sein de ce vaste espace dédié à la nature et aux loisirs, en faisant en sorte que la population se l’approprie et revienne souvent s’y oxygéner, s’y amuser. A bicyclette, le député-maire de Reims Arnaud Robinet et la députée présidente de Reims Métropole Catherine Vautrin ont conduit le cortège inaugural, procédant en plusieurs étapes : square de la rue Folle-Peine, mur d’expression sous le pont de Venise, nouvelle boîte à livres sur l’allée des Tilleuls, Centre sports nature de la ville de Reims au parc de la Cerisaie…

La saga de la Coulée verte se poursuit !.

     Extrait de RA N° 325 du 09/2016

  

    

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L'autre cours d'eau, un peu oublié de la Coulée verte, à Reims


Il n’y a pas que le canal à Reims pour se promener au fil de l’eau. Des milliers de personnes ont appris à nager dans la Vesle. Les bains, exploités par une famille, ont fermé en 1965 pour cause de pollution.


Alain Gaillard adore se promener sur son canoë en toutes saisons et découvrir des trésors que les promeneurs ne peuvent pas soupçonner de la rive.

L’ESSENTIEL

•.- La Vesle semble un peu délaissée aujourd'hui au profit du canal. Pourtant, elle a connu un passé glorieux.

•.- Les bains municipaux, dans lesquels les gamins apprenaient à nager, ont été fermés en 1965 en raison de la pollution.

•.- Ceux qui ont connu cette période sont nostalgiques des plongeons dans une l’eau claire et aimeraient que a la rivière retrouve sa transparence et sa propreté.

•.- Le nettoyage des berges et de la rivière est assuré par le syndicat du bassin de la Vesle, le Slabave.

Le mâle de mer. N'allez pas croire que c'est le surnom d'Alain Gaillard. C'est le nom de son petit canoë jaune. Il embarque seul, parfois de son jardin, parfois de Sillery, mais toujours sur la Vesle. « Je vois des choses que personne ne connaît, des propriétés magnifiques que l'on ne peut remarquer qu'au fil de l'eau », confie le marin d'eau douce. Ç'est là, le long de la rivière, que se trouve son petit « jardin, secret ». De nouveaux cheminements ont été aménagés dans les parages il y a quelques années. Un panneau indique la Cerisaie à 500 mètres.  « C'est un endroit formidable que je connais par cœur », explique encore le conseiller de quartier. « Mais parfois, à la fin de l’été, on peut traverser à pied tellement le niveau de la rivière est faible. » Il s'approche du fameux arbre à vélo. Il y a plusieurs dizaines d'années, sans doute, quelqu'un a laissé une bicyclette le long d'un arbuste. Il n'est jamais revenu la chercher. L'arbre et la bicyclette se sont enlacés. Personne ne peut plus les séparer.

Tout près, entre les trois bras de la Vesle (en réalité, il n'en reste plus que deux) se trouvent les anciens bains municipaux. « Au départ de l'histoire, les ouvriers de la Verrerie, en face, venaient se baigner tout nus. II n’y avait pas de bains douches à la fin du XIX° siècle. Ça a fait des histoires », s'esclaffe Alain Gaillard. La municipalité de l'époque a mis bon ordre à cette activité considérée comme immorale. En 1882, ouvraient les « Bains des trois rivières » grâce à la compagnie de sauveteurs de Reims. Ils étaient dirigés par les maîtres-nageurs de la famille Labbe, Edouard jusqu'en 1929, puis son fils Léopold, dit Paulo.

« Au départ de l'histoire des bains, les ouvriers de la Verrerie, située en face, venaient se baigner tout nus »
Aloin Gailliard

Les anciens Rémois appellent l'endroit « la piscine » et se souviennent du temps ou, mioches, ils sautaient dans l'eau pure et fraîche et s'éclaboussaient dans des éclats de rire insouciants. En 1965, fini la rigolade et les baignades pour cause de pollution: Le site est quasiment resté tel quel, avec ses cabines de bain vieillissantes et les escaliers permettant de descendre doucement dans l'eau. Mais plus personne de sensé ne se hasarde dans l'eau. Les canards, ragondins et poules d'eau, contournent les bouteilles en plastique, les morceaux de métal, et s'ébattent dans une eau grisâtre.

 « Le fond est très vaseux. Si on essaye de mettre les pieds dans l'eau, par endroits, on s'enfonce jusqu'aux genoux », poursuit Alain Gaillard à qui la mésaventure est arrivée.

Jean-Dominique, lui, se souvient des sangsues qui collaient aux fesses des gamins qui se baignaient (nus aussi ... ) dans la Vesle. Il se mettait à l'eau en ville, au niveau de l'actuelle Comédie, là où désormais un vieux chariot à roulettes bloque les feuilles mortes accumulées. C'était avant la construction de la voie rapide. Ce Rémois d'une soixantaine d'années est un peu nostalgique. « C'était un endroit magnifique. Il y avait des grenouilles, des écrevisses, des libellules. Maintenant, c'est sale, il ny a plus rien qu'un vieil extincteur, des batteries, des tessons de bouteille », regrette-t-il. « La Vesle n’intéresse plus les gens. C'est devenu une poubelle. »


Les cabine désuètes, sont toujours là mais la baignade est interdite.


L’été 1960, cinq ans avant la fermeture, les petits Rémols profitaient encore des plongeons dans l’eau fraiche et claire.

3 QUESTIONS à

J.C INGLARD

« UNE EAU DE MEILLEURE QUALITE »

Jean-Christophe INGARD est directeur du Syndicat mixte d'aménagement du bassin de la Vesle (Slabave), établissement public de coopération intercommunale qui regroupe, 23 communes, 3 communautés de communes ou d'agglomération.

•. -  En quoi consiste le rôle du syndicat du bassin de la Vesle ?

Les 23 communes ~e sont regroupées pour mettre en œuvre des actions sur la rivière et faciliter l'écoulement de l'eau. Il y avait à l'époque des inondations du côté de

Fismes et nous avons dû faire des curages. L'activité humaine de l'agglomération a eu un sérieux impact négatif sur la rivière dans les années 1970, avec notamment la construction de l'autoroute qui a grignoté du terrain et les rejets divers et variés de l'agglomération qui s'est développée. Nous veillons à l'entretien de la Vesle par l'enlèvement des déchets et des encombrants. Nos actions visent également à obtenir un bon état naturel du milieu. Notre rôle est de faire tout ce qui concourt à valoriser la rivière.

•.- Quelles sont les actions couramment entreprises pour faire en sorte que la rivière soit en bon état ?

Nous avons cherché à redonner un aspect naturel à la rivière, plus sinueux, moins rectiligne, avec davantage de végétation aquatique pour qu'elle retrouve une eau de meilleure qualité. Pour cela, nous menons une trentaine d'opérations chaque année sur l'ensemble de la Vesle, ce qui nous permet de récupérer les déchets et les branches tombées à l'eau. Normalement, ce sont les propriétaires qui sont responsables du nettoyage des berges mais nous avons demandé et obtenu une déclaration d'intérêt général en 2012 pour cinq ans afin de réaliser le travail, même en domaine privé car les propriétaires ne savent pas forcément qu'ils doivent s'en charger. Certains le font et s'occupent de la gestion des ouvrages en amont, ce qui permet un meilleur débit de l'eau et emmène les dépôts. les gens ne savent pas forcément non plus que les objets jetés dans les avaloirs (exutoires destinés à recueillir les eaux de ruissellement et à les évacuer à l'égout) vont directement dans la Vesle. Ce qui a pour effet de créer une accumulation de déchets et de branches. Nous avons une entreprise qui vient du Nord et nous regroupons les nettoyages avec un budget de 30 à 35.000 € par an.

• Y a-t-il encore des poissons et une activité de pêche ?

Les pêcheurs étaient encore au nombre de 15.000 il y a dix ans. Ils ne sont plus que 5.000 aujourd'hui. Les jeunes sont plus intéressés par d'autres activités. Mais nous savons que nous avons retrouvé une eau de meilleure qualité car nous avons notamment des goujons, des gardons, quelques truites issues du rempoissonnement, et des brochets. Il y a aussi quelques petits alvins dans les frayères (endroits où les poissons déposent leurs œufs).

Une histoire familiale

La famille Labbe, qui exploitait les bains pour la Ville, est toujours présente sur le site et elle l'entretient. Josette, petite-fille d'Edouard et fille de Léopold, se souvient de cette période à la fois lointaine et si proche. « La famille s'est installée id en 1929, l'année du mariage de mes parents. Il y avait 73 cabines pour que les gens se déshabillent et laissent leurs vêtements. C'était un endroit populaire, familial, très peu cher. Il y avait d'autres bains, 300 mètres plus loin, là où passe l'avenue de Champagne. Ils étaient appelés les bains payants parce qu'ils étaient plus chers et plus chics.

Josette Labbe se souvient de l'année de fermeture des bains. « L'autorisation a été retirée parce que la Vesle était polluée par les eaux de ruissellement, et les produits chimiques liés à l'agriculture. Aujourd'hui encore, parfois, la surface est irisée. « On a fait mourir beaucoup de poissons et la flore a aussi été en grande partie détruite par les herbicides. Et puis, il y avait un déficit d'exploitation car les bains ne fonctionnaient que quelques mois de l'année », poursuit Mme Labbe. L'endroit a beaucoup été fréquenté entre les deux guerres parce qu'il y avait peu de distractions à l'époque. Et puis, jusque dans les années 1960, beaucoup de gens ne partaient pas en vacances », se rappelle encore Josette Labbe. Les Rémois venaient se baigner et profiter des équipements sportifs. Il y avait un véritable stade avec un terrain de basket, un autre de volley, une piste d'athlétisme.

LES REPERES

•.- L'arbre et le vélo inséparables     

C'est une curiosité au bord de la rivière près d'une promenade. L'arbre a poussé avec le vélo. Le végétal et le métal, entrelacés, ne forment plus qu'un.

•.- Un long trajet à travers toutes sortes de paysages pour une si petite rivière.

La Vesle est un cours d’eau sinueux à faible pente s'écoulant dans un environnement agricole, excepté au niveau de Reims. Elle divague dans une vallée à fond plat de 500 à 1500 m de large en moyenne. Elle parcourt la Champagne crayeuse, le pays Rémois, le pays Tardenois, et l'extrémité du Vexin-Valois-Soissonnais sur la partie aval, avant de confluer avec I’Aisne au niveau de Condé-sur-Aisne, à 43 m d'altitude.

•.- 140, c’est la longueur de la Vesle en Km, de Somme-Vesle à Condé-sur-Aisne.

•.- Le CHIFFRE : 45

Le nombre de communes traversées par la· rivière

•.- Première piscine Rue de Talleyrand

•.- LA PHRASE

« Les rivières sont des chemins qui marchent, et qui portent où l'on veut aller»

BIaise Pascal

 

     Extrait de l'UNION du 29/03/2016

  

    

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Ça se bouscule sur la coulée verte

 A l'approche du premier Run in Reims, la promenade le long du canal est prise d'assaut. Coureurs, piétons et cyclistes s'y croisent dan~ la convivialité (ou presque).


Sportifs et promeneurs du dimanche affluent sur la coulée verte. La cohabitation n'est pas toujourS facile. Christian Lantenois

La coulée n'est plus verte. Elle a vire au Jaune fluo. « Plus la date du Run in Reims approche, plus elle se pare des couleurs flashy des coureurs qui s'y retrouvent pour peaufiner leur entraînement.  Ça commence au retour des vacances d'été », note Didier, 55 ans. Le Rémois vient y faire son jogging tous les dimanches matin. Depuis des lustres. « C'est tous les ans le même défilé à la même période. » Et le quinqua n'est pas mécontent de partager le bitume. « C'est agréable de croiser du monde. On finit par se connaître, on se fait des coucous de la main. »  Baerbel, 42 ans, longe régulièrement le canal, Il deux ou' trois fois par semaine » et « toute l'année, par tous les temps », La Rémoise d'origine allemande courra le semi-marathon dimanche prochain :  « C’est une première. D'habitude, je me cantonne au 10 km. » Elle aussi apprécie l'actuel pic de fréquentation : « En ce moment, le dimanche à partir de 11 heures, c'est carrément une autoroute ! Mais c'est bien, on ne se gêne pas et c'est motivant ! On se retrouve dans une ambiance sportive et conviviale. Si seulement on était aussi nombreux toute l'année ... Parce que c'est très-très calme entre novembre et février. » En revanche, « je déconseille à un cycliste d'y venir le dimanche entre 10 heures et midi. Il serait obligé de freiner sans arrêt. »

Deux catégories de cyclistes : les pressés et les décontractés

« Quand il y a du monde, c'est vrai que c'est un peu compliqué », avoue Béatrice, 49 ans, qui s'apprête à enfourcher son VTT en ce dimanche matin. « Mais je respecte les gens qui courent, les chiens, les poussettes, les enfants en bas âge... » La juriste rémoise est plus habituée à courir qu'à pédaler. « Je viens tous les dimanches : Là, j'ai pris mon vélo parce que je me suis un peu blessée. » Les cyclistes, elle les classe en deux catégories : ceux qui profitent tranquillement de la balade, et les autres, qui tracent. « Parfois, on se prend des réflexions. Quand ils sont à vélo, certains pensent être seuls sur la coulée verte. Ils ont des chronos et cherchent la performance. » Et de lancer une idée : « La Ville devrait aménager une piste pour les gens qui recherchent la vitesse.» Impossible d'arrêter l'un d'entre eux (les pressés donc) pour recueillir son avis. « Pas le temps ! », lance-t-on dans le meilleur des cas. Ceux qui acceptent de faire une pause appartiennent donc à la première catégorie définie par Béatrice. Serge, 65 ans, est de ceux-là. « Je suis à la retraite, c'est pas la course !» La foule sur la coulée verte lui importe peu. Il n'y a pas que le Run in Reims qui les attirent. Je trouve qu’ il y a plus de monde depuis qu'elle a été rallongée jusqu'à Sillery. « Mais c'est pas grave, je freine. Tout le monde a le droit de venir. »

Christian, 65 ans, se promène avec sa chienne India deux fois par jour le long du canaL  « J'arrive a la lâcher en semaine. Le dimanche, c'est plus difficile entre les coureurs et les vélos. Mais bon, j'ai pas un chien pour la tenir tout le temps en laisse... » Mathieu et Laurence, 31 ans tous les deux, sont venus marcher eux aussi. Enceinte de six mois, la trentenaire apprécie la sortie et s'accommode de la foule.  « On vient de temps en temps. C'est vrai que là, il Y a du monde et il faut faire attention. Ce n'est pas hyper large. » David, 40 ans, court souvent le long du canal à Reims. Il n'est pas dérangé par la forte fréquentation des lieux, n'a d'ailleurs pas remarqué de « pic » à proprement parlé. « C'est léger mais ce qui me dérange le plus, c'est la saleté. Les poubelles débordent, les espaces de piquenique sont sales et il y a des tas de trucs qui flottent dans le canal. » Une autre façon de manquer de respect.


Didier, 55 ans, est content de voir du monde : «
reste agréable de se croiser. »


Sur son vélo. Serge, 65 ans, profite de la balade : «
ce n’est pas la course ! »


Christian. 65 ans, et India. «
le dimanche ,c'est compliqué pour la lâcher

Alice RENARD

Extrait de l'UNION du 06/10/2015

  

    

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La coulée verte victime de son succès

Cette longue promenade le long du canal est-appréciée de publics différents : piétons, coureurs, cyclistes, pêcheurs ... qui se gênent parfois les uns les autres.


La cohabitation est parfois difficile entre les différents types d'usagers. Christian Lantenois

A SAVOIR

•.- La coulée verte qui longe le canal à Reims a été rendue carrossable - pour vélos et patins à roulettes - pendant l'été jusqu'aux abords de Sillery. Elle s'étend à présent dans celle configuration sur environ 18 kilomètres.

•.- Même si les vrais incidents entre les différentes catégories d'usagers restent rares, la densité d'occupation de l'espace, en particulier le week-end rend parfois la cohabitation problématique.

•.- Un espace pfutiit réservé aux pêcheurs est prévu entre Puisieulx et Sillery

La coulée verte serait-elle ·victime de son succès ? Cette longue promenade le long du canal attire en effet de plus en plus de monde. « Moi, ça fait trente ans que je viens ici, confirme Christian, retraité, rencontré sur place en compagnie de son berger allemand India Avant, c'était plein d'herbes et d'ornières, il n'y avait personne. Maintenant il y a un peu de monde, surtout le-dimanche, là c'est même très fréquenté ! »

Claude lui aussi est un habitué de la coulée. « Je m'y promène tous les jours ! affirme ce retraité. Il y a une bonne ambiance, on finit par se connaître entre nous. » Et pas de problème de cohabitation avec les autres usagers, de plus en plus nombreux ? Si : « Les cyclistes, surtout s'ils roulent en groupe, manquent de respect envers les autres : ils roulent parfois trop vite. C'est inadmissible ! » Claude lui- même à vrai dire n'a jamais été vraiment bousculé par des pédaleurs, « mais j’ai des amis à qui c'est arrivé ! » affirme-t-il, sans donner plus de détails. Il est vrai que les adeptes de la petite reine ont de plus en plus d'espace leur disposition pour se défouler. Depuis cet été, avec un simple vélo de ville on peut désormais aller confortablement jusqu'aux abords de Sillery ; la voie carrossable s'étend donc sur quelque 18 km, et d’ici la fin de l’année on arrivera à 20.

Ce genre d'accrochages dont à parle Claude ne doit cependant pas être si fréquent que ça : « j'avais eu effectivement des échos sur ce genre d'incidents avant l’été, indique- Thomas Dubois, le vice-président de Reims Métropole chargé de la coulée verte, mais pendant l’été lui-même, je n’ai pas eu de remontées dans ce sens. » De leur côté, les cyclistes trouvent parfois à redire au sujet des chiens qui se promènent sans laisse, comme le reconnaît cette maîtresse de toutou qui s'était fait rabrouer par un pratiquant du vélo. Pas facile de concilier les attentes des uns et des autres. Les élus font ce qu'ils peuvent : un espace plutôt dédié aux pêcheurs par exemple, est prévu entre Puisieulx et Sillery, pour faciliter cette cohabitation de plus en plus dense. Pour éviter que la coulée verte ne soit vraiment victime de son succès.

Antoine PARDESSUS

Extrait de l'UNION du 31/08/2015

  

    

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Une promenade entre ville et Vesle

Des lieux laissés naturels pour attirer insectes et oiseaux, des plantes sauvages … La Coulée Verte, dont l'aménagement continue, réserve des surprises.

Mercredi 15 h 15, plusieurs dizaines d'habitants de l'agglomération rémoise suivent Stéphane Delavallade, chef de projet à la direction du développement durable, pour une balade commentée, entre ville et Vesle : « Le sentier que nous empruntons est un ancien chemin de halage interdit à la circulation. C'était dommage que personne ne puisse en profiter. Un accord avec les VNF (Voies Navigables de France) a permis à Reims Métropole de réaliser cet aménagement qui propose, aujourd'hui aux piétons et cyclistes d'emprunter, en toute sécurité une voie linéaire d'environ 12 km. I »

Le terrain est entretenu, mais en veillant à laisser des milieux sauvages et naturels. Victime de son succès, cette voie est utilisée à présent quotidiennement par des Rémois qui se rendent à leur travail. « Il faut aller beaucoup plus loin et montrer qu’Ici Coulée Verte ce ne sont pas que les berges du canal mais tout un, espace de cheminements les reliant à la Vesle. »

On passe un petit pont pour se rendre justement côté Vesle et admirer de beaux arbres : frênes, érables sycomores, saules pleureurs et platanes.

La promenade se termine au parc de la Cerisaie. Rassemblées par André-Claude Deblock, apiculteur, sont disposées vingt ruches, décorées par des artistes rémois. Il y a eu une vraie démarche active de leur part : « J'ai étudié ce que voyaient les abeilles, comment elles percevaient les couleurs. J'ai surtout voulu faire passer un message sur la biodiversité et la pollinisation » confie Nathalie Pellus. Ces « ruches œuvres d'art » sont destinées à abriter des abeilles, mais, tourneront auparavant dans diverses expositions. Un cadeau surprise attendait ceux qui ont des jardins : ils sont repartis avec un joli nichoir de bois cadeau de Reims Métropole à ceux qui s'engageaient à être partenaires, de la « Biodiver-cité ».


Parmi les découvertes de cette visite, ce coin superbe aux Trois-Rivières,


Il fait quelle circonférence le platane séculaire ? A vue de nez : 10 à 12 m !


Une ruche-cathédrale pour couronner la reine des abeilles ?


Après signature d'une charte, on pouvait repartir avec un nichoir offert.

      Extrait de l'UNION du 26/05/2015

  

    

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Extension en cours pour la coulée verte de Reims

Des travaux paysagers se poursuivent à Reims qui permettront d’étendre l’espace de promenade de la coulée verte entre les ponts Fléchambault et de la Cerisaie.

Une aire arborée et engazonnée s’étendra sur environ 200m de long et une quarantaine de mètres de large en bordure de Vesle. Elle devrait ouvrir au public d’ici à quelques semaines.

Extrait de l'UNION du 28/04/2015

  

    

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La Coulée Verte poursuit sa mue

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Le Parc de la Grenouille Verte, bordant la Coulée Verte.

L’aménagement de la Coulée Verte continue avec, notamment, l’extension d’un sentier pédestre de 600 mètres bordant le canal, et reliant le Parc de la Grenouille Verte à celui de la Roseraie. « L’objectif était d’établir une continuité dans ce vaste ensemble dédié à la promenade, à la détente, et aux loisirs », explique Eric Lavoisy, directeur des Espaces verts à Reims Métropole. Lancés en 2013, les travaux de ce vaste ensemble s’élèvent à 400000 euros.

De même, dans les prochains mois, deux passerelles piétonnes à proximité du Parc de la Roseraie seront entièrement rénovées, améliorant ainsi les cheminements dans ce secteur déjà très prisé des promeneurs. Débuté en 2002, l’aménagement des rives de la Vesle et du canal est un projet au long cours qui s’enrichit année après a année d’équipements structurants pour les habitants de l’agglomération.

En 2013, Reims Métropole a ainsi valorisé 15 ha de nouveaux espaces verts sur ce secteur. Plus que jamais, la Coulée Verte s’impose comme un atout indispensable favorisant la qualité de vie des habitants.

Extrait de de R.M N° 141 du 12/2014

  

    

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La Coulée verte :

un lien plus fort entre la nature et la ville

Le modèle de développement durable proposé par Reims 2020 fait une plus grande place à la nature en ville, qu’elle soit sauvage ou domestiquée. Les projets à court, moyen et long terme coordonnés  par Reims Métropole dans  le cadre de la Coulée verte illustrent cette ambition.


On n’appréciera réellement l’importance de la Coulée verte qu’à la fin du programme, quand toutes ses composantes seront maîtrisées foncièrement, ouvertes au public, reliées entre elles, et qu’on pourra cheminer sans obstacles d’un site à l’autre, d’un bout à l’autre de l’agglomération, et même au-delà. Mais déjà les premiers projets aboutis en donnent un avantgoût. Parallèlement à l’aménagement des 12 kilomètres de berges du canal, les opérations concrètes ont commencé en 2011, sous l’impulsion de Reims 2020 et en concordance avec l’Agenda 21, à savoir : la création d’une passerelle enjambant la Vesle à Saint-Brice-Courcelles qui permet aux promeneurs de rejoindre Champigny, la création à Tinqueux d’une première section de cheminements ouverts aux piétons et aux cyclistes, et l’aménagement partiel d’un nouveau parc public “nature” avec la mise en accessibilité d’un parcours de découverte sur le site de la Cerisaie entre Reims et Cormontreuil, qui accueille également des activités sportives encadrées et le chapiteau du Temps des Cerises (voir encadré).

Un parc aux Châtillons

Piloté par les Directions de l’Urbanisme et des Espaces Verts, appuyées par les Directions Juridique, du Développement Durable, de la Voirie et des Etudes sur le Espaces Publics, le travail se poursuit au rythme des acquisitions de terrains et de la disponibilité des financements. Les prochaines opérations programmées en 2012 concernent notamment, d’ouest en est :

• la pose d’une passerelle suivie par l’aménagement d’un espace public constitué de jardins familiaux, d’espaces naturels et de cheminements sur le secteur Beauregard ;

• l’installation de l’éclairage public sur la berge sud du canal par tranche de travaux successifs en continuité de l’existant vers la Cerisaie et le parc du Château de la Malle;

• l’aménagement des deux derniers hectares du parc de la Cerisaie et l’étude sur le stationnement dans le secteur Cerisaie. En prélude à l’aménagement du futur parc à proximité des Châtillons, dans lequel la Direction de l’Eau est également très impliquée, une balade urbaine a été proposée le 19 juin dernier aux conseillers et aux habitants du quartier, qui a permis de les informer sur le projet d’aménagement des 14 hectares. Il englobera des espaces à usages sportifs et de loisirs (aires de jeux, aire d’escalade, théâtre de verdure, pétanque, volley, basket…), une grande prairie, des jardins familiaux, etc.

Instrument de réunification

Cependant la Coulée verte n’a pas seulement vocation à devenir un espace de respiration et de loisirs. Au fur et à mesure de la création de multiples points d’attraction et de passage entre les rives de la Vesle et du canal, elle va s’affirmer comme un trait d’union, un instrument d’homogénéisation et de réunification de la ville qui va permettre de dépasser les coupures physiques. D’une part grâce à sa connexion avec les Promenades, elles-mêmes valorisées dans le cadre de la “Méridienne verte”, sorte de grand axe végétal qui traversera l’agglomération du nord au sud, en passant par le quartier rénové et piétonnisé du Boulingrin. D’autre part grâce à la transformation de l’autoroute A4 en boulevard urbain qui libérera les berges du canal pour de nouvelles activités et la rendra plus facilement accessible à tous les habitants, spécialement ceux se déplaçant en modes doux.

Valeur écologique

Enfin, la haute valeur de la Coulée verte doit s’apprécier aussi sous l’angle écologique. Les espaces verts qui la constituent sont déjà spontanément des réservoirs de biodiversité où la faune et la flore trouvent les habitats naturels propices à leur maintien sur place. Cette fonction sera renforcée en éliminant les points noirs, comme l’ancienne décharge du secteur de la Folie à Reims qui sera réhabilitée pour devenir un espace à haute qualité environnementale, et en établissant des périmètres de rotection, à l’image des marais classés Natura 2000 qui occupent 32 hectares à la hauteur du pont de Vrilly et pourraient dans l’avenir être ouverts au public avec des restrictions. Au-delà de l’agglomération actuelle, la Coulée verte permettra d’assurer une continuité écologique avec les espaces ruraux mais aussi de composer le Grand Parc de Champagne imaginé dans Reims 2020 pour rapprocher les populations de leurs paysages remarquables  

C. R.

LE TEMPS DES CERISES

Le Temps des Cerises est un nouvel équipement au cœur de la Coulée verte, né en septembre 2011 d’un partenariat entre la Ville de Reims et l’association TRAC (Toutes Recherches Artistiques et de Création). Cette dernière, connue comme organisatrice de Jonglissimo, est chargée de l’animation de cet espace chapiteau qui a vocation à accueillir les arts du cirque et de la rue et toutes sortes d’initiatives culturelles ouvertes au public le plus large. Philippe Hiraux, de l’association TRAC (http://jonglissimo.over-blog.com), témoigne :

La programmation est-elle aussi diversifiée que prévu ?

Depuis mars nous avons accueilli des compagnies de théâtre en résidence qui ont donné des représentations, d’autres compagnies qui se sont servies du chapiteau uniquement comme lieu de travail. Un cirque est venu avec son propre chapiteau, des associations utilisent la scène pour leurs événements. Récemment nous avons eu aussi un stage “masques”, une exposition de peinture et une conférence gesticulée. La mixité fonctionne pas mal, le lieu séduit autant les artistes que le public. Je devrai parler plutôt des publics, les fidèles mais aussi les nouveaux. En juillet nous avons peu de manifestations pour nous consacrer aux ateliers pédagogiques proposés pendant un mois aux jeunes de Reims Vital Eté. On est encore sur de l’expérimentation. La Ville nous soutient sur ce lieu pluridisciplinaire ouvert au plus grand nombre.

Comment le site vit-il dans son environnement ?

Les liens se développent. Les gens du quartier nous disent que nous redonnons vie à la rue de la Cerisaie et qu’ils ont l’impression de refaire partie de la ville depuis que nous sommes là. Les gens qui se promènent le long du canal viennent voir, découvrent le lieu, se renseignent. Nos rendez-vous pique-nique au bord de l’eau tous les dimanches se prêtent à ces rencontres. On sent bien que le Temps des Cerises est un maillon du projet de la Coulée verte, qu’il est un test en positif de ce qu’elle pourra devenir. 

Extrait de VRI N° 291 - 07/2012

  

    

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Une oasis pour tous au milieu de la ville 

 
L’espace géant (plus de 600ha) et peu urbanisé qui enveloppe la Vesle et le canal dans leur traversée de l’agglomération est rempli de jardins, de parcelles maraîchères, de secteurs boisés, de terrains en friche que le projet de Coulée verte vise à valoriser, à relier par un maillage de circulations douces et à ouvrir au public pour la pratique d’activités de plein air, tout en préservant leurs qualités écologiques. Après une irréductible période d’acquisitions foncières et parallèlement à l’aménagement sur les berges de kilomètres de cheminements, les premières opérations concrètes ont commencé en 2011, sous l’impulsion de Reims 2020 et en concordance avec l’Agenda 21.

 

 Des aménagements au fil de l’eau

Si le projet de Coulée verte est une histoire déjà ancienne, Reims 2020 l’a relancé et amplifié, notamment en faisant de lui un maillon fort du futur grand parc périurbain.

 

Aussi modeste qu’elle soit au regard de la taille de Reims, la Vesle est un élément naturel essentiel pour l’équilibre de l’agglomération et l’agrément de ses habitants – demandez aux pêcheurs qui viennent y taquiner le gardon ! Avec le canal qui l’accompagne de près depuis 150 ans, et parfois s’en écarte un peu, elle compose en plein milieu de la ville un paysage unique et hétéroclite dans lequel l’autoroute A4 s’est invitée dans les années 1970.

Ce paysage qui s’est façonné au fil du temps sans souci de continuité ni de cohérence offre un potentiel d’espaces verts et d’espaces naturels qui représente 7 % de la surface de Reims Métropole. C’est ce riche patrimoine que Reims Métropole veut rendre accessible à la population par des aménagements adéquats conciliant tous les usages possibles : marche, vélo, activités nautiques, activités sportives, pêche, etc. Le but est que chacun puisse s’approprier les lieux en fonction de ses attentes. Les directions de l’urbanisme et des espaces verts de Reims Métropole, appuyées par la direction juridique et par la direction du développement durable, pilotent ces projets au sein de ce qu’on a appelé la Coulée verte.

 La nature dans la ville

L'érosion de la biodiversité est aujourd’hui une réalité scientifique. L’Homme en est directement responsable, alors qu’il dépend d’elle pour sa survie…sans en avoir vraiment conscience. Les collectivités locales, à qui les lois Grenelle 1 et 2 ont donné la priorité pour agir directement sur leur territoire, ont désormais un rôle clé dans ce domaine. Articulée avec Reims 2020 mais aussi avec l’Agenda 21 de l’agglomération, la Coulée verte est un espace à enjeux forts pour l’agglomération. Avec son grand nombre d’espaces verts et naturels, elle constitue un réservoir de biodiversité que les projets en cours ne doivent pas affecter mais au contraire préserver et développer. Une démarche partenariale et transversale est mise en place par Reims Métropole pour traduire ses nouvelles ambitions sur la biodiversité, conduire une action sur le long terme et créer une dynamique qui permette de mobiliser tous les acteurs du territoire.

     Prochaines opérations

En totale concordance avec Reims 2020, plusieurs ont été mis en chantier en 2011, dont une nouvelle passerelle à Saint-Brice-Courcelles (voir p. 24) et l’aménagement d’un lieu de promenade et de découverte à la Cerisaie (voir p. 25). Le travail se poursuit pour organiser les prochaines opérations sur les années à venir, parmi lesquelles :

  - l’ouverture à Tinqueux, après travaux de nettoyage et création d’accès sécurisés et de cheminements piétons-cycles, de deux espaces reliés à la Vesle;

  - la restauration des ponts et passerelles existants et la pose de 9 nouveaux ouvrages;

  - l’installation de l’éclairage public sur les 10 km de berge du canal ;   

  - l’aménagement du parc des Châtillons (voir encadré) ;  

  - l’aménagement à Beauregard d’un espace public constitué de jardins familiaux, d’espaces naturels et de cheminements, ainsi que la pose d’une nouvelle passerelle qui reliera cet espace à la berge du canal ;

  - l’aménagement du dalot de la Muire en direction de Bezannes pour un ouverture au public après aménagement de cheminements doux.

  - l’aménagement des entrées et des liaisons internes du parc du Château de la Malle.

     Relations ville-campagne

Cependant, la Vesle et le canal ne s’arrêtent pas au sortir de l’agglomération. Ce lien fort avec la ville, les deux cours d’eau l’entretiennent aussi avec le Pays rémois. Par extension de la Coulée verte, le projet Reims 2020 a imaginé un grand parc périurbain qui pourrait, dans le futur, couvrir 42000 hectares et relier 48 communes. Balisé par des repères comme la Montagne de Reims au sud, le Mont de Berru à l’est, la butte de Brimont au nord et le massif de Saint-Thierry à l’ouest, il aura plusieurs fonctions : permettre aux habitants de redécouvrir les richesses naturelles qui les environnent grâce à des cheminements piétons et cyclables, développer de nouvelles relations entre la ville et la campagne, mais aussi préserver la qualité des paysages, mieux contrôler la ressource en eau et cultiver la biodiversité par des corridors écologiques.  

Le parc des Châtillons

Borné au nord-est par l’autoroute A4 et au sud-ouest par la rue de Louvois (RD9), voisin du champ captant Fléchambault, le futur parc des Châtillons assurera la jonction entre Cormontreuil et les quartiers des Châtillons et Saint-Anne à Reims. Le projet ne consiste pas à créer un parc public classique, à l’image de Léo Lagrange par exemple, mais à répartir différents espaces de détente sur ce site à la forme très particulière (une sorte de 8 horizontal). Les élus ont validé les grands principes de l’étude paysagère qui fait cohabiter une grande prairie, des terrains de sport (volley, basket, pétanque, multisport), des aires de jeux et d’escalade, des parties boisées avec espaces fitness et parcours de santé, des espaces de convivialité (tables de pique-nique, théâtre de verdure), une place centrale et des jardins familiaux. Des voiries d’approche seront dédiées aux déplacements doux ; une grande promenade mènera des Châtillons au parc Saint-François-Xavier de Cormontreuil ; un ouvrage permettra de traverser l’autoroute pour rejoindre le centre de Reims et le canal.

 SAINT-BRICE-COURCELLES-CHAMPIGNY


Une passerelle tout en symboles

La Vesle est, avec le canal, le fil rouge de la Coulée verte, mais elle constitue parfois aussi une frontière entre les quartiers, entre les communes qui limite les déambulations. Relier les espaces naturels qui la bordent pour offrir aux modes doux une continuité de promenades suppose de pouvoir la franchir autant que de besoin. Très avancée dans l’aménagement des cheminements piétonniers le long de la rivière sur son territoire, Saint-Brice-Courcelles était demandeuse d’une passerelle qui permettrait de prolonger la marche vers Champigny. Depuis deux ans, les deux communes ont travaillé avec les services de Reims Métropole à l’aboutissement de ce projet qui a nécessité au préalable l’acquisition de terrains riverains. Enfin, l’ouvrage en alu et bois a été introduit fin août sur le site côté Champigny, plus facile d’accès, puis déposé au moyen d’une grue sur des culées en béton profondément ancrées.

     Un axe important de Reims 2020

Le dimanche 18 septembre 2011, les nombreux habitants des deux communes massés derrière leurs élus et les représentants de Reims Métropole ont pu traverser la Vesle à pied sec après que les rubans protocolaires placés aux extrémités et au milieu de la passerelle eurent été coupés. L’allocution inaugurale d’Alain Lescouet pourrait se résumer à : plus l’attente est longue, plus le plaisir est grand. « Nous l’attendions depuis une dizaine d’années. C’est tout un symbole, qui ouvre une nouvelle voie et qui marquera notre histoire. » Adeline Hazan, présidente de Reims Métropole, a prévenu: « il reste une dizaine de passerelles à réaliser pour structurer la Coulée verte qui est un axe important de notre projet Reims 2020. Cette passerelle-ci n’est pas seulement importante pour l’agrément ou pour relier les deux communes mais pour la vision plus large de notre territoire qu’elle donne. » Le maire de Champigny, Pierre Georgin, n’a pas caché son enthousiasme: « nous avons beaucoup de choses en commun et la passerelle va faciliter les choses, je fais en cela référence à notre projet d’adhésion à Reims Métropole. » Champigny prévoit maintenant de réaliser dans le prolongement de la passerelle des aménagements champêtres et une traversée du village pour les piétons et cycles.

 Pourquoi s‘arrêter en si bon chemin?

Une réflexion sur le prolongement jusqu’à Fismes du chemin rural qui longe la Vesle a été ouverte par les élus du SIEPRUR (Pays rémois), avec le support technique de l’agence d’urbanisme de Reims. 16 communes et 5 intercommunalités sont impliquées dans ce projet qui devrait intéresser les randonneurs. La première étape sera de s’accorder sur un itinéraire et sur les aménagements à réaliser pour faire découvrir, tout en les préservant, la richesse naturelle (éléments remarquables d’une Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique), historique (présence d’une ancienne voie romaine) et patrimoniale (les moulins de la Vesle) de ce territoire.

LA CERISAIE

Promenons-nous dans les bois

Une dizaine d’hectares clos ont été aménagés pour la détente et les loisirs entre la rue de la Cerisaie et la Vesle, dans le respect de la biodiversité et avec le souci de conserver le caractère naturel de ces espaces.

Le 21 septembre dernier, les conseillers de quartier Barbâtre-St-Remi-Verrerie ont parcouru en avant première les chemins tracés par les services de Reims Métropole à travers le vaste espace qui s’évase entre le canal et la Vesle. En les accueillant, Jean-Louis Cavenne, vice-président de Reims Métropole en charge de la Coulée verte, et Eric Quénard, adjoint à la maire de Reims, ont replacé cette « balade de quartier » dans son contexte: « la Coulée verte, dont on parle depuis longtemps et qui avance au rythme des acquisitions foncières, commence à être opérationnelle. Les aménagements réalisés à la Cerisaie illustrent bien l’équilibre qui est recherché entre les espaces naturels et les espaces favorisant les activités de loisirs. »

     Accessible aux modes doux

L’entrée sur le site par la rue de la Cerisaie est marquée par la présence d’un chapiteau, signe visible du projet Le Temps des Cerises que la Ville de Reims développe avec l’association T.R.A.C (voir encadré) et qui a été inauguré le 24 septembre. La « plongée » dans ce secteur boisé, nettoyé et débarrassé des constructions précaires ou dégradées qui l’encombraient, se fait par des chemins stabilisés, uniquement accessibles aux modes doux (piétons, joggeurs, cyclistes, personnes à mobilité réduite). Les sentes qui longent la Vesle sont volontairement plus « sauvages ». Plus on s’éloigne de la rue, plus la végétation est présente, dense, maintenue dans son « jus » pour rester le refuge d’une faune et d’une flore de zone humide, caractéristiques de la Coulée verte. Le site, qui a été équipé d’une piste de BMX et de structures accrobranche et qui a accueilli cet été les activités de pleine nature proposées par la direction des sports de la ville, offre de belles promenades mais n’est pas encore parachevé.

     Un 2e accès côté Cormontreuil

La 2e partie des aménagements s’effectuera à partir de 2012. Les cheminements seront prolongés vers l’ancienne propriété Fandre qui possède des végétaux d’exception (dont un buis plus que centenaire qui doit être un sujet unique dans l’agglomération). Deux pontons seront fixés: l’un sur la Vesle pour renforcer la base nautique du Reims Olympic Canoé Kayak, l’autre sur le canal à l’intention des Dragon ladies qui rament pour prévenir la récidive du cancer. L’accès au site par la passerelle sur la Vesle récemment restaurée sera rétabli une fois que la traversée piétonne de la route de Cormontreuil aura été sécurisée par des feux tricolores. La création d’un parking en amont et la mise en place de dispositifs de ralentissement dans la rue de la Cerisaie mettront les riverains à l’abri d’une circulation trop envahissante

Le Temps des Cerises

La Ville de Reims a mis une plateforme à la disposition de l’association T.R.A.C., organisatrice des Nuits de la Jongle et de Jonglissimo depuis 1994, pour qu’elle puisse y planter son chapiteau, y construire autour des arts du cirque et de la rue des projets de qualité accessibles à tous et en faire un lieu de croisement pour les artistes, les associations et les publics. La dynamique culturelle qui se met en place à la Cerisaie devrait permettre aux habitants de s’approprier ce lieu qui fait bien la transition entre les espaces verts et les espaces urbains.

Extrait de de R.M N° 123 du 11/2011

  

    

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BIODIVERSITÉ 

12km de promenade au coeur de la nature

Comment aménager les bords du canal en plein centre ville tout en respectant la biodiversité ? Tel était l’enjeu de la création d’une voie de circulation verte qui traverse l’agglomération rémoise de Cormontreuil à La Neuvillette tout en favorisant la nature. Défi réussi.

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Du pont de St Léonard au pont de la Neuvillette, le canal de l’Aisne à la Marne traverse l’agglomération rémoise sur environ 12 kilomètres ; espace tout tracé pour une voie verte, zone de circulation libre aménagée pour les vélos et les piétons. Un espace privilégié de promenade et de villégiature certes, mais aussi un territoire de vie pour la faune et la flore locale qui s’y épanouissent naturellement. Il s’agissait donc de trouver un compromis permettant de sécuriser des passages étroits, notamment sous les ponts, laisser un accès aux pécheurs, créer des espaces aménagés de détente tout en favorisant la biodiversité locale là où les emprises le permettaient.

Laisser la nature s’épanouir

Le pari est réussi puisque les promeneurs ont le plaisir de profiter des aires de repos et de pique-nique avec mobilier, corbeilles et bornes-fontaines au coeur d’un espace à caractère naturel totalement préservé. Des zones laissées en friche créent une véritable prairie, l’ajout d’arbres et d’arbustes (plus de 184 arbres plantés et 6545 arbustes), ainsi que la préservation de petites frayères de quelques mètres carré ou la mise en place de poches de plantes aquatiques créent un vaste espace de promenade champêtre en zone urbaine. La pratique de la pêche est elle aussi préservée avec une bande de prairie de deux mètres entre la berge et la voie. Des postes de pêche adaptés aux personnes à mobilité réduite ont été aménagés à proximité des stationnements. Cet aménagement répond aussi au volet « solidarité » du concept de « développement durable » puisque, en plus de prévoir un libre accès à tous, il a été réalisé en partie dans le cadre de chantiers d’insertion en partenariat avec des associations comme Reims Espoirs ou Epis. Plus de trois années de travaux pour un montant total de 2987448,91 € HT financés par la Communauté d'agglomération avec le soutien du Conseil Régional et de l'Etat et dans le cadre d'une convention signée avec Voie Navigable de France, propriétaire et gestionnaire des lieux. Il devrait permettre à terme des connections dans l’espace Vesle-canal avec d’autres espaces de la coulée verte et les quartiers urbains périphériques tout en mettant en perspective le patrimoine naturel et historique de l’agglomération visible depuis les berges.

Du bio aussi pour les espaces verts

Depuis plusieurs années, l'utilisation des produits phytosanitaires est réduite en anticipation aux directives du Grenelle de l’Environnement. Dans le cadre du renouvellement des marchés en 2010, les protocoles d'entretien des espaces verts de la Ville de Reims et de Reims Metropole ont presque totalement proscrit l'usage des désherbants dangereux pour les nappes phréatiques qui sont remplacés par des méthodes dites « alternatives »: désherbage thermique ou mécanique, tolérance de l'enherbement selon les lieux. Les massifs d'arbustes sont paillés en utilisant les branches broyées issues des travaux d'élagage. La lutte biologique est pratiquée dans les serres de production florale depuis 2003 ce qui permet de supprimer presque totalement le recours aux insecticides. La lutte biologique est aussi pratiquée sur les arbres pour lutter contre certains parasites: pucerons, cochenilles, acariens…

 Extrait de R.M N° 115 du 06/2010

  

    

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Ruban vert

Joggers, mamans avec leurs poussettes, vététistes, propriétaires de chiens tenus en laisse ou simples promeneurs, ils sont de plus en plus nombreux à emprunter la plus longue promenade de Reims que les pêcheurs, habitués des lieux, connaissent bien. Un ruban vert d’une dizaine de kilomètres qui s’étend, du pont de Vrilly au pont de la Neuvillette. Réalisés par Reims Métropole, les travaux d’aménagement de la berge sud du canal qui constitue la colonne vertébrale d’un projet plus vaste appelé “Coulée Verte”, sont pratiquement terminés.

L’essentiel du mobilier, bancs, aires de pique-nique, fontaines, est en place. Il sera prochainement complété par un éclairage pour la partie urbaine (en 2009) et par une signalétique rappelant les règles d’usage de ce cheminement continu de 3,50 m de large et donnant en outre des informations-repères liées à l’histoire du canal. La végétation a également fait l’objet de soins particuliers lui permettant de s’exprimer naturellement sans pour autant provoquer de gênes pour les usagers.

Extrait de VRI N° 248 - 09//2008

  

    

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Coup d’envoi de la Coulée Verte

BIODIVERSIT
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C’est courant juin qu’ont démarré les travaux d’aménagement des berges sud du canal en un chemin de promenade destiné aux piétons et aux cyclistes. 12 km de berges seront ainsi aménagés, du pont de Vrilly jusqu’au pont de la Neuvillette via Tinqueux et Saint-Brice-Courcelles. Large de 3,5 m (sur une emprise moyenne de 10 m), ce chemin sécurisé et doté d’une signalétique adaptée sera jalonné de petites aires de stationnement, d’espaces de repos, d’accès pour handicapés… le tout agrémenté d’un traitement paysager avec plantations d’arbres et de massifs d’arbustes.

 Extrait de VRI 240 - 09 2007

  

    

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Coulée verte : une voie royale pour la promenade


Le problème à résoudre sera celui de la cohabitation entre plusieurs types d'usagers.

 De Saint-Léonard à La Neuvillette, la Coulée verte invite à la promenade sur plus de 10 km de berge. Une voie royale sur laquelle plusieurs publics doivent cohabiter. Visite guidée.

Les usagers sont nombreux à fréquenter la voie de la berge sud du canal. Surtout les pêcheurs, les promeneurs du dimanche, les « jogueurs » et les propriétaires de chiens. Moins nombreux sont ceux qui vont d'un bout à l'autre de la « Coulée verte » de la zone urbaine, comprise entre Saint-Léonard et la Neuvillette.

Sur plus de 10 km, s'étire désormais une bande d'asphalte qui permet aux promeneurs de marcher, courir ou rouler avec un confort inégalé jusque-là.

La Car a aménagé la berge sud dans le cadre de la « Coulée verte », cette bande de nature organisée qui borde le canal.

Jusqu'à présent, les tronçons étaient plus ou moins carrossables et plus ou moins accueillants. Désormais, la totalité du parcours est agréable à vivre. Une bande de bitume apporte un vrai confort aux cyclistes. Une autre bande plus souple est théoriquement réservée aux vrais coureurs à pied, mais aucun ne l'utilise. De part et d'autre, le gazon ras et les plantations donnent une belle impression de nouveauté, de propreté et de joie de vivre, surtout sous le soleil.

Tout au long des 10 km, mais surtout dans la partie urbanisée, 65 bancs et des tables de pique-nique ont été installés. Petite astuce le bois a été remplacé par de la résine du meilleur effet. Dans la partie plus « sauvage », au-delà du centre des congrès vers Saint-Brice, les équipements sont plus clairsemés, mais « arrivent » au bon moment.

Pour rafraîchir les usagers, cinq fontaines à eau sont en cours d'installation. Des places de parking ont été disposées en certains endroits, notamment quand la voie sur berge est reliée à des rues adjacentes

Plusieurs de ces places sont réservées aux handicapés.

Cohabitation

Pendant 10 km, on peut se promener en restant dans son monde. On peut aussi converser avec tel pêcheur retraité qui a fait du canal son « nouveau lieu de travail ».

Ou avec les jeunes pratiquants de l'aviron, à hauteur des Régates rémoises. Ou encore, avec les plaisanciers lorsqu'ils passent les écluses.

Dans la partie plus sauvage, qui serpente entre les zones industrielles Colbert et des Coïdes, l'impression de nature est renforcée… tout autant que le sentiment de solitude et d'insécurité. Un sentiment renforcé par les tags qui dégradent les piles des ponts et par les déchets, ou les maîtres qui lâchent leurs chiens dangereux sans laisse, ni muselière…. qui ne parviennent pourtant pas à gâcher le plaisir.

Le vrai problème, indique Raymond Joannesse, l'adjoint aux Espaces verts, sera d'assurer la cohabitation entre tous les usagers. En semaine, ça va encore. Quand la foule se presse, chacun se croit seul et veut l'espace pour lui tout seul. Témoin, l'un des animateurs de l'aviron : « Tous les jours, on se fait insulter »… A décharge pour les promeneurs, le chariot en plein milieu de la piste… A décharge pour les rameurs, la longueur de leurs rames. Peut-être faudra-t-il un espace protégé à hauteur des Régates.

La Car aura investi 3 M€ pour aménager cette berge, dont l'évolution se poursuivra à partir de 2011, avec le déclassement de l'autoroute dont M. Joannesse annonce qu'elle sera en partie « reconquise » pour la rendre justement plus « urbaine ».

Seul défaut de la coulée verte : difficile de passer sur l'autre berge au-delà du centre des congrès.

J.-F. Scherpereel                                    

 
La Coulée verte est indissociable du canal qu'elle longe de bout en bout.
PHOTO (Christian LANTENOIS) :

La Coulée verte incite désormais à la marche à pied ou à de belles balades à vélo. L’aménagement de la berge sud du canal a en effet créé une « promenade » de 10 kilomètres, où les cyclistes sont parfaitement heureux.

     Extrait de l'union du 25/08/2008

  

    

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Les travaux des berges du canal se terminent


10 km ont été réaménagés du pont de la Neuvillette au pont de Vrilly.

Les cyclistes, joggeurs et autres promeneurs vont bientôt pouvoir profiter pleinement des berges du canal. Terminés les pistes étroites et les croisements compliqués entre piétons et vélos…
La deuxième tranche des travaux de « mise en œuvre de la circulation douce » est en effet pratiquement achevée.

Une promenade continue du pont de Vrilly au pont de la Neuvillette est donc ouverte soit près de 10 km.

Des bancs et des fontaines

Pour parfaire l'aménagement des berges, 65 bancs et 5 bornes fontaines seront installés d'ici la fin du mois. Des semis de gazons et de prairies fleuries seront également réalisés dans la même période.

Alain Moyat                      

     Extrait de l'union du 05/09/2007 

  

    

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3 M € pour aménager le chemin de la Coulée verte

Enfin ! Initié par Reims métropole, l'aménagement de la Coulée verte prend une tournure intéressante. Une somme de 3 M€ dont 1,7 M€ cette année va permettre d'aménager son cheminement.


Jean-Marie Beaupuy : cet aménagement doit donner satisfaction au maximum d'usagers.

« Si on pouvait régler plus rapidement les problèmes fonciers, d'urbanisme, de patrimoine et d'environnement, la Coulée verte imaginée en 1992 serait en voie d'achèvement. Mais on avance tout de même. Cette année, ce sont 1,7 M€ qui va être utilisé pour améliorer le confort de marche entre la Vesle et le canal de l'Aisne à la Marne. » Adjoint à l'environnement, conseiller à Reims métropole. Jean-Marie Beaupuy n'est pas mécontent. « Le rehaussement des berges du canal n'étant pas prévu nous pouvons à nos frais et avec l'accord et sous contrôle de Voies navigables de France aménager le chemin de halage. Des entreprises sont déjà au travail. »

     Pour les sportifs et les promeneurs

L'aménagement consiste à améliorer le confort de tous ceux, sportifs ou non, piétons ou cyclistes, qui empruntent la voie de 12 kilomètres des berges sud du canal qui va du pont de Vrilly (A 34) à la hauteur de Cormontreuil au pont de la Neuvillette via Tinqueux et Saint-Brice-Courcelles.

Sur une largeur de 10 m environ il est réalisé du pont Fléchambault au pont de Saint-Thierry une voie de 3,50 m avec 1,50 m en asphalte, 1,50 m en grève stabilisée. Les passages plus étroits sous les ponts seront sécurisés avec des gardes corps et un revêtement spécifique. Une bande de 2 m en herbe est prévue entre la berge et la voie pour permettre aux pêcheurs d'exercer leur passion. Sont prévus des stationnements, des accès aux personnes à mobilité réduites avec même un ascenseur à la hauteur du pont de Vesle.

« II faut que tous les usagers tirent de cet aménagement la  meilleure partie de plaisir qu 'ils soient marcheurs, coureurs à pied, adeptes du roller, kayakistes, mais aussi les familles (avec ou sans poussettes), les handicapés, etc. Il y aura des bancs, des corbeilles, des bornes fontaines, des aires dé pique-niques, une signalétique pour valoriser la faune et la flore etc. »

En 2008 c'est une bande de 15 m qui sera aménagée le long de la Vesle en cœur de ville.

L'amélioration du chemin va de pair avec tout un travail de requalification paysagère (nettoyage, amélioration des massifs), entretien des prairies (attention il n'est pas question de tondre les espaces naturels), plantation d'arbres notamment entre le pont de La Neuvillette et la passerelle Bienfait. Il y aura aussi des plantations d'arbres et d'arbustes.

Pour la partie bordant l'auto-route seront installées des brises vues dans les parties étroites (pont de Venise et pont SNCF).

     « Un lieu de vie, pas un cimetière »

Excepté pour l'accès à l'hôtellerie de plein air prévue pour fin 2008 derrière les Régates rémoises, l'accès aux berges sera sélectif avec la pose de dispositifs anti intrusion (pieux, barrières) aux endroits stratégiques. « Le but de la Coulée verte, c'est de faire cohabiter tous les utilisateurs des bords du canal et de la Vesle » insiste Jean-Marie Beaupuy.

« De faire un lieu de vie de ces 650 hectares de trame verte destinée aux loisirs et à la balade, pas d'en faire un cimetière où tout serait figé. » Autre préoccupation et non des moindres pour les aménageurs : régler là où c'est nécessaire les problèmes d'eaux usées et plus globalement assurer une parfaite protection des eaux dans cette zone sensible.


Les travaux ont commencé depuis la fin du mois de Juin sur les berges sud du canal.

Alain Moyat                       

Château de la Malle : bien mais pour quel usage ?

Acheté par Reims métropole à Saint-Brice-Courcelles, la propriété du château de la Malle :7 hectares de champ et 13 hectares de bois autour d'un château en ruines présente beaucoup d'atout le long de la Coulée verte. « Il y a de la surface, du potentiel, des arbres superbes, un plan d'eau en partie curé et une prairie humide », reconnaît Jean-Marie Beaupuy. « Le site a été nettoyé en 2005 par une association d'insertion avec la direction des Espaces verts. Des arbres ont été élagués, des chemins ouverts, mais avant de l'ouvrir au public il faut savoir quel usage on veut en faire. On sait qu'il n'était pas possible d'y mettre le camping pour des problèmes d'odeurs. Si on veut en faire une ferme pédagogique, il faut réfléchir aux accès, aux coûts élevés aussi pour sécuriser le site. »

Interrogé, Alain Lescouet, maire de Saint-Brice-Courcelles et vice président de Reims métropole est plus optimiste. « L'office national des forêts est attributaire de l'étude pour réfléchir à ce qu'on pourrait faire de ce site. On réfléchit sur l'opportunité de ramener l'eau dans la propriété, de garder ou pas les ruines du château etc. Les membres de l'agence d'urbanisme se sont rendus au bord du lac du Der voir les aménagements exportables chez nous. Ce parc de vingt hectares est un maillon important avec la Coulée verte et le canal. On peut faire des itinéraires avec le Mont-Ermé de Saint-Brice où il y a un parcours piétonnier. Via Champigny et le quartier de La Neuvillette il ouvre sur une trame verte encore plus étendue, vers le Pays Rémois.

A.M.   

Hôtellerie de plein air

Le projet est piloté par la ville de Reims. Il s'inscrira en cœur de ville, en pleine coulée verte, derrière les Régates rémoises, entre 1'A4 (future rocade) et la Vesle. Reims met en place une hôtellerie de plein air pour remplacer le camping fermé en 1997. Sur un terrain de 2,4 hectares seront implantés 16 cottages, 16 emplacements pour des tentes, 25 emplacements pour du camping-car et 44 emplacements pour du caravaning de grand confort.

« On a réfléchi à mettre le camping à la Cerisaie, à Fléchambault ou au château de la Malle » explique Jean-Marie Beaupuy « mais c'est finalement le seul endroit au centre ville qu'on ait trouvé. Il n'y avait rien d'autre. On n'avait pas le choix. La politique est l'art du possible. » Le bruit de l'autoroute ?« Il est en surplomb et le bruit ne descend pas. De toute façon, 1'A4 est promis à devenir rapidement une rocade urbaine dès que le contournement sud autoroutier sera réalité. »  

     Extrait de l'union du 17/07/2007

  

    

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Coulée verte : bientôt un itinéraire de liaisons douces


La Coulée verte est un espace non-urbanisé qui suit le canal et la Vesle entre Cormontreuil et  Saint-Brice.

Quand piétons et cyclistes pourront-ils s'y promener ?

Budget voté, appel d'offres effectué. Piétons et cyclistes pourront bientôt se promener le long du canal sur 6-7 kilomètres, entre le pont de Vrilly et le pont Huon ainsi qu'entre le pont de Fléchambault et le pont de St Thierry.

La première des trois tranches d'aménagement de la berge Sud du canal va en effet commencer en juin pour s'achever en octobre. En fonction du calendrier d'attribution de la subvention accordée par le Conseil régional, l'opération pourrait se poursuivre entre le pont de St-Thierry et la Neuvillette en fin d'année.

L'intervention est conduite par la communauté d'agglomération Reims Métropole, qui a passé une convention avec l'État et l'établissement public VNF (Voies Navigables de France) afin que le trafic fluvial ne soit pas entravé pour autant.

Voirie

À partir de 0,50 m du canal, un mètre de stabilisé (mélange de ciment et de sable, moins dur que le goudron) sera mis en place afin de permettre aux piétons de cheminer le long du canal. Juste à côté, une voie en asphalte de 2,50 m sera aménagée pour les vélos et les poussettes.

Du mobilier de jardin sera disséminé sur l'ensemble de la promenade, et notamment des bancs en plastique recyclé afin de respecter l'environnement.

Plantations

220 arbres et 6.700 arbustes devraient être plantés, principalement dans la partie allant du centre-ville au pont de St-Brice où il y a très peu de végétation actuellement, mais également vers la Neuvillette. Ces plantations seront réalisées en 2e et 3e tranches, soit d'ici deux ans.

Le coût global des travaux est estimé à 3.500.000 euros TTC.

« Ceux-ci répondent à la volonté d'offrir un sentier continu aux randonneurs européens qui traversent la Marne », explique M. Beaupuy, adjoint chargé des espaces verts. Au nord de Reims, VNF a déjà entrepris le revêtement en asphalte de 6 à 8 kilomètres de voie.

La berge Sud du canal actuelle, avant l'aménagement.


Après l'aménagement, piétons et cyclistes auront leur voie réservée.

Brigitte Servas                       

     Extrait de l'union du 11/05/2007

  

    

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Un réservoir de parcs et promenades au bord de l' eau

Dans une agglomération comme la nôtre dont la densité d'espaces verts n' est pas le point fort, La Coulée Verte représente un potentiel unique, à restaurer et à valoriser avant de le mettre à la disposition de tous les habitants. Les premières avancées autour du canal et de la Vesle sont presque invisibles. Patience : il y a dans ce projet de reconquête du travail pour 20 ans.


La Coulée Verte valorisera non seulement les abords des cours d' eau mais aussi les grands parcs de l' agglomération.

Et si on pouvait un jour se promener sur les quais du canal, ...

Les promenades le long de l' eau se terminent parfois en cul-de-sac, faute d' un aménagement continu des quais et des berges. La Coulée Verte va permettre de relier les communes de l' agglomération par le canal et la Vesle et de faciliter l' accès à tous les équipements de loisirs situés alentour.

Combien de villes en France sont nées et ont grandi autour d' un grand fleuve, bénéficiant de ses ressources et de sa perspective ? Reims n' est pas de celles-là. C' est dans le voisinage de la modeste Vesle que l' agglomération rémoise s' est développée, y puisant aujourd' hui encore son eau potable. Le canal de l' Aisne à la Marne, créé au milieu du l9ème siècle, a cultivé en marge sa propre fonction économique.

Ces deux cours d' eau font un bout de chemin ensemble dans la traversée de l' agglomération. Il fut un temps où ils exercèrent une grande attraction sur la population. Les cartes postales anciennes montrent en noir et blanc des quais proprement pavés, pris d' assaut par une foule de promeneurs. Que s' est-il passé entre-temps ?  Le chemin de fer, l' industrie liée au transport fluvial, l' autoroute, avalant à chaque fois des grands pans de jardins, ont radicalement modifié le paysage. On croise encore le long du canal quelques pêcheurs, des marcheurs, des coureurs à pied, des cyclistes,  mais l' agrément est de courte durée, ils sont vite gênés dans leur progression par des berges en friche, des chemins qui s' achèvent en queue de poisson, sans même la possibilité de changer de rive.


Plaisanciers, sportifs, promeneurs, tous doivent pouvoir se partager harmouieusemrnt le site du canal

Réunir le nord et le sud

Ce qui s'est dégradé au fil des décennies peut être restauré avec du temps, de la volonté et des moyens. De ce no man's land, on peut faire un ensemble continu de chemins piétonniers, de pistes cyclables, d' espaces verts et d' équipements de loisirs reliés les uns aux autres, un gigantesque maillage de verdure fileté d' eau, une respiration au beau milieu de notre cadre urbain. « Reims a peu d' espaces verts mais dispose à cet endroit d' un potentiel énorme », s' enflamme Eric Citerne, directeur de l' Urbanisme de la CAR. C' est tout l' enjeu du projet d' aménagement de la Coulé Verte. Qu'est-ce qu'une coulée verte? « Une promenade réservée aux piétons et aux cyclistes, aménagée en site urbain ».  Le projet de la CAR va plus loin. Au lieu de diviser l' agglomération en deux (120.000 habitants au  nord,  70.000 au sud)  en offrant peu de franchissements, le canal et la Vesle pourraient devenir de véritables fils conducteurs entre les quartiers, courant de Cormontreuil à Saint-Brice-Courcelles, en passant par Reims et Tinqueux.

Plus de 600 hectares

---> BERGES ET VERTES PRAIRIES

Reims a inauguré cette année une première tranche d' aménagements effectués dans le secteur des Trois Riviéres, du côté des anciens Bains rémois.

Il s' agit de créer le long de la Vesle une allée piétonne agrémentée de plantations et de petits mobiliers de confort, et de traiter les espaces en prairie naturelle.

Cet hiver, le service des Espaces Verts de la Ville de Reims réalise un sentier piéton praticable par tous temps entre le pont de Venise et le jardin d' horticulture, et réaménage la bande de terre enserrée entre le canal et l' autoroute, de telle sorte que celle-ci échappe à la vue des promeneurs.  

Hétérogène et morcelé, le territoire de la Coulée Verte s' étend sur plus de 600 hectares actuellement occupés par des espaces verts, des jardins maraîchers et familiaux, des infrastructures (canal, A4, Vesle), des espaces verts privés, des terres agricoles,  des activités économiques. des  habitations,  des  Équipements publics (captages d' eau potable de Fléchambault...). Une faible partie de cette surface est accessible au public, seuls II % étant déjà aménagés : le parc Léo Lagrange, les parcs sportifs et le parc Saint-François-Xavier de Cormontreuil, la Promenade des Tilleuls, la partie du canal utilisée pour l'aviron, les chemins et accès pour la pêche, la promenade et les cycles.

Le Château de la Malle

- Contrairement aux promesses de son nom, le Château de la Malle de St Brice-Courcelles n'a guère plus à offrir qu' un vaste espace vert, mais qui fait bien l' affaire de la CAR dans la perspective de la Coulée Verte. Il vient d' être cédé à la collectivité par l' Effort Rémois. Pendant ce temps, l' Agence d' Urbanisme étudie les possibilités de liaisons entre les sites vers de la commune et la future promenade du canal. Une étude corsée par la proximité de la zone industrielle et de la voie ferrée.

de Cormontreuil à Saint-Brice-Courcelles ?


Voies Navigables de France prévoit de son côté de réaménager le canal.

Une myriade de petites opérations a déjà démarré, précédées le cas échéant d'une phase d'acquisition Foncière. Cormontreuil avance bien, la commune se portant systématiquement acquéreur de terrains bordant la Vesle depuis plusieurs années. Tinqueux et Saint-Brice-Courcelles, avec son château de la Malle, entrent dans la danse (voir encadré]. Une attention particulière est portée à « la bande des 15m » qui va du secteur de la Cerisaie-Trois Rivières à 1'A34, avec l' objectif de rendre les berges accessibles et de permettre la continuité du cheminement. Les négociations Foncières sont en cours. Le même processus de reprise des terrains est engagé du côté des Châtillons où devrait naître sur 12 ha un nouveau parc public.

D' autres perspectives avec le déclassement de l'A 4

       Des ZAD pour garder

                                                  LA MAÎTRISE FONCIÈRE

Créée en 1993 pour renforcer la protection des captages d'eau potable alimentant l' agglomération rémoise à partir de la Vesle, la ZAD Bassin de Vesle (Zone d' Aménagement Différé), d' une superficie totale de 238 ha, a également permis l' acquisition de terrains à l' est de Reims et à Cormontreuil en vue de l' aménagement de la Coulée Verte.

-  La Coulée Verte, datant de mai 2003, a complété le dispositif sur Reims.

Dans le prolongement de celle-ci, le principe d' une autre ZAD de 83 ha vient d'être adopté par les communes de Saht-Brice-Courcelles et Tinqueux, de nature à leur assurer la maîtrise foncière de cette zone naturelle.

Tout l'intérêt de la Coulée Verte sera de « raccrocher les morceaux », de mettre en réseau de façon cohérente les sites épars. Ceci se fera en concertation avec les différents usagers pour assurer dans le futur la meilleure cohabitation possible.

Voilà  pour la  progression  par petites touches. Pour les chantiers plus spectaculaires,  inscrits dans le long terme, il  faudra attendre la mise en service du contournement  autoroutier sud, dit A4 bis : il permettra  le déclassement de l' actuel tronçon urbain de l' A4 qui,  pourquoi pas,  pourrait devenir une grande avenue plantée de végétation. Dans tous les cas, la CAR aura plus de latitude pour exploiter tout le potentiel de la Coulée Verte dans sa partie centrale, avec en particulier  la création d' un grand parc public qui formerait avec le parc Léo Lagrange un ensemble de 35 ha au coeur de ville, et six nouveaux ponts ou passerelles sur le canal.

 
Le Canal sépare l' agglomération en deux : 120.000 habitants au nord, 70.000 au sud.
La coulée verte permettra d' organiser le lien entre les deux parties.

En résumé

 La Coulée Verte recouvre 634 hectares, soit  7 % de la surface de la CAR.

- Quel est le but du projet ?  

Renforcer l' offre en espaces verts de l' agglomération,  rendre plus attractifs les bords de VesIe et du canal.

- Qu'est-il prévu ?

D' aménager une promenade continue le long du canal, un grand parc central de 20 ha (La Roseraie), de nouveaux espaces de loisirs, et de valoriser et rendre plus accessibles aux quartiers limitrophes des espaces verts de proximité,

     Extrait de Reims Métropole N° 77 - 1/4/2004 

  

    

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