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L’assainissement collectif est prêt
La dangerosité de la nationale 31   au menu d’une réunion avec les maires

Elles auront la fibre avant les autres

Le bel avenir du Port Colbert

Prometteur Port Colbert

Les Magasins généraux, classé prioritaires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’assainissement collectif est prêt

Les travaux d’assainissement collectif, engagés par la communauté urbaine   du Grand Reims pour un montant de 3,6 millions d’euros, sont terminés.


Les élus, Catherine Vautrin, Christian Buyen, Francis Blin et Daniel Chartier, maire de Lavannes, se sont félicités de cette modernisation.

UN COÛT EN PLUS, DES CHARGES EN MOINS

*.- SI LE PASSAGE au collectif a un coût pour les propriétaires via la redevance et les frais de branchement, il leur permet d’éviter les charges de gestion et d’entretien de leur fosse septique ou des travaux onéreux de mise en conformité de leur installation.

*.- À NOTER que le Grand Reims se charge du versement des aides au raccordement potentiellement accordées par l’agence de l’Eau Seine-Normandie.

Les travaux d’assainissement collectif engagés par le Grand Reims à Lavannes sont terminés. Leur coût s’élève à 3,6 millions d’euros. L’inauguration s’est déroulée en mairie du village en présence de nombreuses personnalités.

Dorénavant, toutes les habitations de Lavannes (village rattaché au pôle territorial Beine-Bourgogne) sont raccordables au réseau de collecte, ce qui représente un volume d’eau traitée de 24 000 m 3par an. Les eaux usées en provenance des douches, toilettes, lave-vaisselles etc… sont transférées par écoulement gravitaire vers le réseau d’assainissement de Witry-lès-Reims en passant par Caurel.

Pour mémoire, ce projet avait été initié par la communauté de communes de Beine-Bourgogne en 2011, il a été repris et conduit par la communauté urbaine du Grand Reims. Il a bénéficié d’un cofinancement de l’agence de l’Eau Seine-Normandie à hauteur de 31% et 15% par le conseil départemental.

Les habitants sont désormais soumis à la redevance d’assainissement, le raccordement est obligatoire dans le délai de deux ans à compter de la mise en service du réseau public de collecte.

Madame Vautrin, lors de l’inauguration, a félicité les entreprises qui ont respecté le cahier des charges, effectué les travaux en tenant compte des spécificités, sans aucun incident à signaler.

Extraits de l' union du 26/10/2018

    

    

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La dangerosité de la nationale 31   au menu d’une réunion avec les maires

À l’initiative de la députée Aina Kuric notamment, une réunion avec les maires concernés a eu lieu en sous-préfecture au sujet de la nationale 31 et de sa dangerosité.


Sur les seuls quatre kilomètres entre Muizon et Jonchery-sur-Vesle, cinq personnes ont perdu la vie en six ans.Archive Remi Wafflart

C’est un serpent de mer qui dure depuis des années. La question de la RN 31 et de sa dangerosité notamment était au menu jeudi d’une réunion en sous-préfecture, qui a regroupé les maires concernés par les 25 kilomètres de cet axe au niveau du Grand Reims, fréquenté par plus de 20 000 usagers.

L’initiative en revient notamment à Aina Kuric, députée. « Depuis le début de mon mandat, je rencontre les maires de ma circonscription et le sujet de la RN 31 revient régulièrement. Depuis de nombreuses années, ils évoquent un problème de sécurité routière » , explique la parlementaire.

On déplore cinq morts en six ans sur les seuls quatre kilomètres de la nationale séparant Muizon de Jonchery-sur-Vesle, sans parler des blessés ou des multiples accrochages. « J’avais envie de mettre tout le monde autour d’une table pour échanger, sachant que les problématiques ne sont pas forcément les mêmes pour tous les maires » , poursuit Aina Kuric.

DES SOLUTIONS RAISONNABLES

La sous-préfète, Valérie Hatsch, a bien voulu accueillir tous ces élus ainsi que des professionnels de la DIR (direction interdépartementale des routes) Nord notamment. «L’idée était que chacun puisse parler, qu’on évoque les choses qui peuvent se faire, essayer de co-construire un projet. »

Parmi les sujets évoqués, il y a eu notamment le rond-point de Thillois où il y a souvent des embouteillages, « qui peuvent induire des comportements à risque » de la part des conducteurs. Le carrefour du Champ-Jeudi à Muizon a bien sûr aussi fait l’objet de discussions. « Est-ce qu’il faut un giratoire ? L’interdiction de tourner à gauche pour les usagers venant des petits routes qui coupent la nationale peut encore être envisagées. Des solutions existent. » Il faut qu’elles soient raisonnables cependant estime la députée pour être présentées aux différents ministères.

Le maire de Muizon, Germain Renard, salue l’initiative « qui fait suite à une réunion que j’avais appelé dès mes vœux en décembre après un accident mortel » , dit-il. L’édile a trouvé la réunion un peu positive, mais reste prudent. « On n’a rien appris qu’on ne savait déjà. De même, les pistes d’amélioration citées, on les connaît, elles paraissent parfois un peu dérisoires par rapport au problème. J’attends de voir. Il faut aussi tenir compte du report de circulation sur des petits routes parallèles à la nationale »par ceux qui cherchent un itinéraire bis. Concernant Thillois, il a été précisé que depuis la création de l’échangeur on a ramené toute la circulation à cet endroit. Même des gens d’Hermonville préfèrent passer par là plutôt que de prendre la 44. Une remarque a encore été faite sur le fauchage non effectué sur le bord des routes. Quand on débouche de petits axes sur la nationale, cela peut parfois empêcher une bonne visibilité.

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C’est le nombre de personnes qui ont perdu la vie sur les seules quatre kilomètres de la nationale 31 entre Muizon et Jonchery-sur-Vesle, une nationale empruntée par plus de 20.000 personnes par jour.

L’accident mortel du gendarme à moto jugé en juillet

Il s’agit du dernier accident mortel déploré sur le tronçon marnais de la RN 31, entre Reims et Fismes. Le 11 octobre 2017, à 6 h 50 du matin, une voiture avait coupé la route à un motard, au carrefour du Champ-Jeudi à Muizon. Gendarme de 52ans, l’adjudant-chef Frédéric Stourbes se rendait à son travail dans l’Aisne lorsqu’il a perdu la vie sur sa moto personnelle. L’enquête est désormais terminée. Né en 1966, l’automobiliste est convoqué le 3 juillet devant le tribunal correctionnel de Reims pour répondre du délit d’ « homicide involontaire par imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité » .

Originaire de l’Aisne, mais possédant une maison à Reims, Frédéric Stourbes commandait la brigade territoriale de Soissons qu’il rejoignait avec sa Suzuki 650 cm 3 . Une reconstitution cinétique a permis de démontrer qu’il roulait à la vitesse réglementaire. D’après l’enquête, la Ford Kuga de l’automobiliste venait de Rosnay et a traversé la RN31 pour rejoindre Muizon. Il faisait encore sombre. Le motard arrivait sur sa droite. Surpris par cette voiture qui lui coupait la route, il a été projeté contre le pare-brise puis renvoyé sur le rebord de la route où son décès était constaté.

Ce carrefour du Champ-Jeudi, qui oblige à couper la RN31 pour rejoindre Muizon ou aller vers Rosnay, a très mauvaise réputation, même si on n’y trouve trace d’aucun accident mortel ces dix dernières années. En revanche, depuis 2011, cinq personnes ont perdu la vie sur les quatre kilomètres de la nationale qui séparent Muizon de Jonchery-sur-Vesle.

Fabrice CURLIER

Extraits de l' union du 09/06/2018

    

    

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Elles auront la fibre avant les autres

Soixante-deux communes n’ont presque pas Internet en 2018. Dans deux ans, une révolution les attend.

L'ESSENTIEL

*.- LE PLUS GRAND RÉSEAU PUBLIC de France 100 % fibre optique verra le jour d’ici 2022 dans la région Grand Est.

*.- DANS 7 DES 10 DÉPARTEMENTS, 830.000 prises vont être installées, pour faire venir la « fibre à la maison » (programme Fiber to the home, FTTH).

*.- COÛT TOTAL : 1,489 MILLIARD D’EUROS, avec 15 % de subvention publique. Le Grand Reims versera 100 euros par prise, soit 4 millions en tout.

*.- 138 COMMUNES DU GRAND REIMS sont concernées, dont 62 prioritaires : elles recevront le très haut débit (THD) avant l’été 2020. Les autres d’ici 2023.

Ici c’est catastrophique. Le débit est inexistant, on est très mal desservis. Pour tout ce qui concerne Internet, on est obligés de venir à Reims. » La scène se passe chez une famille installée au centre de Chamery, mais elle serait la même dans plusieurs dizaines de communes du Grand Reims. « Quand notre fils rentre de l’école avec des devoirs à faire sur Internet, c’est quasi impossible. C’est déjà difficile d’aller sur un site, donc on ne parle même pas de télécharger un film. Franchement je ne sais pas comment font les vignerons ! » Qu’ils se rassurent, dans deux ans et demi au maximum, ils devraient avoir une connexion au top.

Sur les 143 communes de la communauté urbaine, au moins 62 sont en grande précarité numérique. Avec un débit quasi prostatique, les habitants sont handicapés au quotidien. Selon Orange, avec une si mauvaise connexion, des grands-parents mettront une demi-heure pour télécharger une dizaine de photos du petit dernier. Le couple qui rêve de voir un film en haute définition samedi soir devra anticiper : ça lui prendra 66 heures pour le télécharger ! Quant à cet artisan qui doit absolument envoyer un devis, ça lui prendra moins de temps de le déposer en main propre chez son client, ou, encore une fois, de venir envoyer son mail depuis Reims.

« Dans le monde actuel, avec moins de 3 Mégabits, vous ramez ! », s’exclame Franck Leroy, vice-président de la région Grand Est, chargé de l’aménagement du territoire et à ce titre « M. Fibre optique ». « La première décision de Philippe Richert (ex-président de la Région, NDLR) a été de fédérer autour d’elle pour lancer un marché commun et groupé de Très haut débit, rappelle le maire d’Épernay. Nous allons couvrir toutes les communes de la région sans exception, mais la priorité a été accordée à celles qui souffrent le plus actuellement. »

« On est en train de doter le territoire d'un outil qui va le relier au monde. Il faut savoir comment l'utiliser au mieux »
Franck Leroy. Vice-président du Grand Est, chargé du numérique

Recenser ces communes dites « prioritaires » a été la tâche du conseil départemental, qui a retenu comme critère celles ayant moins de 3 Mbits par seconde. Une liste de 67 communes, essentiellement rurales, a été établie, ramenée à 62 récemment, après un désaccord entre le Grand Reims et le Grand Est (nous y reviendrons). Ces 62 communes, qui comprennent entre autres Bazancourt, Boult-sur-Suippe et Warmeriville, recevront Internet par la fibre avant le 4 août 2020 très exactement. Le marché géant (830000 prises, près d’1,5 milliard d’euros) entre la Région et l’entreprise Losange a en effet été notifié le 4 août 2017, et il oblige à raccorder les communes prioritaires dans un délai de trois ans. Ce qui signifie que certaines le seront bien avant. Ce qui signifie aussi que certaines devront attendre.

75 COMMUNES DEVRONT PATIENTER

Sur les 143 communes du Grand Reims, si on retire Reims et sa périphérie déjà engagés avec Orange (lire par ailleurs), 75 communes du territoire devront patienter. Elles recevront la fibre optique entre 2020 et 2023. « Mais elles ont déjà, dans les faits, un débit très convenable, de l’ordre de 25 à 30 Mégabits » , estime Franck Leroy.

Concernant la technologie en elle-même, la Région assure avoir choisi le nec plus ultra. « La fibre optique à domicile est la technologie la plus aboutie aujourd’hui, c’est un support pérenne qui offre un accès illimité. » Contrairement à la situation actuelle, où le débit est souvent partagé entre tous les utilisateurs (ce qui explique que ça rame en fin de journée et le soir), la fibre optique garantit à chaque utilisateur un débit ultra-rapide, puisqu’il y a une connexion par foyer.

C’est donc une petite révolution à venir dans le Grand Reims, à court terme pour les uns, à moyen terme pour les autres. Les élus engagés sur ce dossier les invitent déjà à réfléchir aux futurs usages du très haut débit. Pour Franck Leroy, « la fibre, ce n’est pas que pour regarder un film le soir. Le numérique doit servir à créer des projets, dans le domaine de l’éducation, du tourisme, de la culture, de la santé, etc. Il y a une réflexion à conduire pour créer des territoires intelligents. »

4 MILLIONS
C’est le coût global, pour le Grand Reims, du déploiement de la fibre sur son territoire. La collectivité versera à la Région 4 millions d’euros, pour réaliser 40 351 prises.

Des petits trous, des petits trous

Les travaux ont déjà commencé, mais en mode discret. Pour l’instant. L’entreprise Losange, qui va employer des dizaines d’entreprises régionales de travaux publics pour ce vaste chantier, a entamé la phase de repérage dans les communes prioritaires du secteur. L’objectif est d’organiser au mieux le déploiement de la fibre, en identifiant en particulier les endroits où seront installés les nœuds de raccordement optique. Cette importante phase d’étude et de géolocalisation doit permettre de « tisser une toile d’araignée » , selon l’expression du conseil régional, avant le vrai lancement du chantier, prévu en milieu d’année et en même temps dans les sept départements concernés !

En résumé, le calendrier des travaux pour amener le très haut débit dans chaque foyer sera presque toujours le même. De l’étude au raccordement, il faudra compter environ un an pour chaque commune, dont six à dix mois de travaux réels. Il s’agit essentiellement de percer des tranchées dans le sol pour faire passer la fibre, puis de la conduire vers trois carrefours : le nœud de raccordement, le sous-répartiteur optique, enfin le point de branchement optique, étape finale avant le raccordement à domicile

Garantir l’égalité des chances pour tous

Catherine VAUTRIN
Pdte du Grand REIMS

Sur un territoire aussi vaste et contrasté que le Grand Reims, quel critère a été retenu pour définir les territoires prioritaires pour recevoir la fibre ?

La liste des nouvelles communes qui vont avoir la fibre a été dressée par le conseil départemental et le premier critère de choix était le débit : ce sont les territoires qui ont un débit de moins de trois Mégabits par seconde. Ces communes, parfois très isolées, auront la fibre d’ici 2020, et les autres suivront. L’objectif est un raccordement total vers 2021 – 2022 (2023 pour la Région, NDLR). Ce qui est important, c’est que le conseil régional a décidé de commencer par les communes qui n’ont pas grand-chose. Auparavant, Orange avait fait le choix d’intervenir là où il y avait déjà un très bon débit, à Reims et autour. Mais quand vous êtes en zone rurale et que vous n’avez rien, c’est très difficile.

À vos yeux, quels sont les principaux changements que le très haut débit va apporter dans ces communes, jusqu’ici peu connectées ?

La fibre a deux atouts majeurs : c’est un outil qui garantit l’égalité des chances et qui va améliorer la vie des entreprises. Dans le domaine de l’éducation par exemple, les élèves, particulièrement les collégiens et lycéens, ont de plus en plus de travail à faire à l’aide d’Internet et sur Internet. Quand ils rentrent chez eux, c’est difficile quand il n’y a pas de débit. Ils n’ont pas les mêmes chances que d’autres. Pour le développement économique, on voit que lorsque des entreprises n’ont pas de débit, c’est très dur. Certains nous disent devoir venir à Reims pour télécharger des documents très lourds. Un entrepreneur que je connais doit aller chez son comptable, à Reims, pour le faire. C’est d’autant plus compliqué dans le milieu agricole, où il y a de plus en plus de tâches administratives en ligne, mais avec de mauvaises connexions.

Quel rôle joue le Grand Reims dans ce chantier piloté par la région Grand Est ?

On paie les prises chez le destinataire final. Cela revient à environ 100 euros la prise et il y en a 40.351 à installer dans les communes. Grâce au marché de la région Grand Est, le coût pour nous, qui était de 11 millions d’euros à l’origine, a été divisé par deux. Avec ce chantier, la Région montre vraiment sa puissance de feu en matière d’aménagement du territoire. Elle a la capacité de faire des choses de très grande ampleur. Déployer la fibre sur sept départements en même temps, c’est juste exceptionnel !

Les autres points

À Reims et autour, la fibre grâce à Orange

 Reims et les communes de l’ex-Reims Métropole sont traitées à part. Depuis plusieurs années, ce sont des communes estampillées «AMII », pour Appel à manifestation d’intention d’investissement. Il s’agit d’un plan d’équipement mené en parallèle, mis en place par l’État en 2010, et visant à généraliser le très haut débit. Le déploiement de la fibre, par Orange, est « en cours à Reims, Bétheny et Cormontreuil, explique Catherine Vautrin, et commencera bientôt à Saint-Brice-Courcelles, Bezannes et Tinqueux ». Orange se serait fait taper sur les doigts par l’État, afin que l’opérateur historique accélère les raccordements. Ils doivent en théorie être achevés en 2022.

UN NOUVEAU PLAN CONTRE LES ZONES BLANCHES

Parallèlement à la fibre (Internet), un nouveau plan de bataille se met en place pour en finir avec les zones blanches (téléphonie mobile). Le Grand Reims annonce vouloir y investir les millions d’euros économisés grâce au coût de la fibre, revu à la baisse (4 millions d’euros au lieu de 11 prévus initialement). « On utilisera cette économie pour travailler, avec le conseil départemental, à un plan sur le réseau mobile, pour supprimer les zones blanches », annonce Catherine Vautrin.

Guillaume LÉVY

Extraits de l' union du 07/02/2018

    

    

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Le bel avenir du Port Colbert

Aujpurd’hui essentiellement composé de  friches et bâtiments industriels, le quartier connaîtra une profonde métamorphose dans les 20 prochaines années en accueillant des logements et des activités innovantes.

Pour Catherine Vautin, Présidente du Grand Reims , c'est l'un des grands projets prioritaires pour les années à venir.

L'aménagement de la zone dite « Port Colbert », qui s'étend sur 180 hectare, entre Clairmarais, Saint-Brice- Courcelles, Tinqueux et la Z.I Colbert, s'inscrit en effet dens une volonté de créer une continuité et une cohérence entre les différent quartier.

UNE NOUVELLE VOCATION

Principal atout du secteur : sa situation stratégique, à dix minutes de la gare centre, le long de la coulée verte.

Mals il faudra déployer beaucoup d'efforts et d'imagination pour lui redonner de l'attrait.

Hangars vides et entrepôts désertés, parfois fortement pollué, occupent une large part de l'espace. Signe très positif, la construction de 300 à 400 logements, commerces et services est d'ores et déjà programmé par Brooks lmmobilier, sur l'ancien site Jacob-Delafon.

 Les Magasins généraux, qui s'étendent sur 6 hectares, pourraient quant à eux accueillir de logements et des structures spécialistes de l'innovation d'ici moiinc de 10 ans.

Autre friche, les anciennes Verreries Champenoises (VMC) représentnt 10 ha à elle seules.

Si l’idée d’y implanter des logements et des immeubles tertiaire a été un moment évoquée, le coût de l’indispensable dépollution des sols et la nécessiéet de créer de nouvelles voies pour desservir le site semblent avoir eu raison du projet,

Quant au port lui-même, il conservera sa vocation économique, mais son destin est lié à la candidature française sur l'Expo Universelle 2025.

En cas de succès, les pavillons destinés au forum rémois consacré à la blo-économie pourraient y être implantés.

Extraits de l' union du 17/09/2017

    

    

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Prometteur port Colbert

Cette zone de 180 hectares stratégiquement située nourrit les réflexions.

L'ESSENTIEL

*.- UNE ZONE DE 180 hectares dite du port Colbert s’inscrit entre le quartier Clairmarais de Reims, et les communes de Saint-Brice-Courcelles et Tinqueux.

*.- CETTE ZONE contient aujourd’hui nombre de friches industrielles ou commerciales. Elle représente cependant un réel intérêt urbanistique de par sa situation.

*.- LA VILLE a un projet assez précis et réalisable à moyen terme pour l’un des sites, celui des Magasins généraux.

Le port Colbert, quartier d’avenir ? Ce qui est sûr, c’est que cette excroissance du canal fait l’objet d’une ample réflexion. Et pas seulement elle, mais tout un environnement autour d’elle, quelque 180 hectares au total, nichés entre Clairmarais à l’est, Saint-Brice à l’ouest, la zone industrielle Colbert au nord, Tinqueux au sud. Le cabinet d’architectes parisien Martin Duplantier y travaille déjà depuis plus d’un an à la demande du Grand Reims.

DE LA MATIÈRE POUR LES VINGT ANS À VENIR

Mais avant de parler d’avenir, la présidente de ce Grand Reims, Catherine Vautrin, rappelle la crudité de la situation présente : « Cette zone est surtout celle d’un passé industriel et commercial de la ville, de la fin XIX e début XX e » . Et de fait, si le port Colbert lui-même est encore actif, une bonne part de l’espace à l’entour est plutôt actuellement riche de… friches. Peugeot est parti à la Croix-Blandin, le garage Beccue s’est installé à Bétheny, les Magasins généraux ont fermé, les VMC (Verreries mécaniques de Champagne) se sont restructurées autour du site OI de la rue Albert-Thomas…

Cela dit, la présidente ne cache pas que cette zone est quand même fort «intéressante » de par sa situation géographique : « Le long de la coulée verte, à peine à dix minutes à pied de la gare Centre… » Pour elle, il y a matière à projets pour les vingt ans à venir.

Parmi eux, celui qui concerne les Magasins généraux est considéré, par rapport à l’ensemble, comme prioritaire (voir aussi par ailleurs).

Il est vrai qu’il est un des rares dont la collectivité a la maîtrise foncière -la Ville en est propriétaire –, et qu’il est exploitable assez facilement. Mais ces Magasins, ancien lieu de stockage céréalier, sont bien loin de résumer à eux seuls le potentiel de cette zone « port Colbert ».

Il y a par exemple le site des VMC. C’est le plus vaste : 10 hectares, « un quartier à lui tout seul » résume la direction de l’urbanisme. Le plus gros de l’emprise est située sur la commune de Reims, bordée notamment par la rue Pierre-Maitre, une petite fraction ressortissant à Saint-Brice-Courcelles. Ce site des VMC n’est plus aujourd’hui qu’une trace du brillant passé industriel local. Des hangars vides, des allées désertes, des herbes folles, des éclats de verre un peu partout sur le sol se présentent au visiteur. Ce site lui aussi est propriété de la collectivité : il a été acquis -du temps de Mme Hazan- par la Ville de Reims pour un peu plus de 4 millions d’euros (4,06). Et la présidente Vautrin a bien une vision pour cet espace : en faire « la cité-jardin du XXI e siècle . » Malheureusement, il souffre d’un gros handicap : la pollution des sols (lire par ailleurs), ce qui, pour le moment, relègue ce projet au rayon des simples « rêves ».

D’autres sites, eux, sont entre les mains du privé, comme Peugeot et Jacob-Delafon ; donc ni la Ville ni la communauté urbaine n’ont la main sur eux, ce qui ne les empêche pas de veiller à la bonne coordination des différents projets.

PAS DE PÉDALOS À L’ORDRE DU JOUR

« On sent une vraie volonté de la Ville d’harmoniser notre projet avec le voisinage, principalement avec Peugeot, par exemple sur les questions de voirie, témoigne ainsi Nicolas Fournier, au nom du promoteur immobilier Brooks, propriétaire de l’ancien site Jacob-Delafon (lire par ailleurs). La semaine dernière encore, nous étions autour de la table pour évoquer le sujet » .

Quant au port Colbert lui-même, que les services de la Ville baptisent aussi « la Darse », il est propriété de Voies navigables de France, et fait l’objet d’un contrat de concession avec la chambre de commerce, contrat qui court jusqu’à la fin d’octobre 2022, au bénéfice d’une trentaine d’entreprises qui recourent au transport fluvial.

On pourrait facilement imaginer y voir évoluer une flottille de petits dériveurs et de pédalos, mais cette activité de plaisance n’est pas à l’ordre du jour, à court et moyen terme en tout cas : sa vocation est et reste économique assure la présidente. Mais cela peut contribuer à alimenter la réflexion

Achat lié à restructuration, pas après liquidation

 Le service juridique du Grand Reims, par l’intermédiaire de Marie-Pierre Bourguet, souligne un point non négligeable dans les acquisitions par la collectivité des friches industrielles émaillant la zone du port Colbert, à l’image des Magasins généraux ou des VMC : « C’est que les acquisitions ont été faites dans le cadre de restructuration d’entreprises toujours en activité, et non pas après liquidation d’entreprises qui auraient disparu. C’est intéressant en particulier quand le site avait été pollué : parce que de ce fait, la dépollution (au moins sommaire, permettant le retour d’activités industrielles mais pas autre chose, NDLR) a été faite, par le vendeur, ce n’est pas à nous de la prendre en charge. Dans le cas d’une liquidation, cette dépollution n’aurait pas été faite, cela ferait un coût supplémentaire pour l’acheteur. »

L’innovation aux Magasins généraux


Vue aérienne depuis le toit des Magasins généraux. 6 hectares où la Ville souhaite faire cohabiter logement et structures d’innovation.

Le site des Magasins généraux est incontestablement celui sur lequel la réflexion de la présidente du Grand Reims est la plus précise. Ce qui ne veut pas dire que le projet verra le jour dans les prochains mois, non. « Je vois ça comme un projet à initier pendant le premier mandat , expose Catherine Vautrin, et à finaliser lors d’un second. » L’idée générale en tout cas, est la suivante : associer sur ce site de 6 hectares à la fois du logement et de l’innovation. Pour ce qui est du logement, « nous viserions des Parisiens pour qui se loger à Reims serait attractif, en particulier au niveau des coûts » . Quant à l’ingrédient de l’innovation, la Ville mise pour l’incarner sur deux « chevaux » : d’une part son École supérieure d’art et de design (Ésad), dont le déménagement et le regroupement sur un seul site est plus que jamais à l’ordre du jour : « Ce sera la première mission du futur directeur que nous sommes en train de recruter » ; d’autre part la Ville mise aussi sur l’intérêt que porte à ce lieu la structure Velours, qui évolue elle aussi dans un esprit d’innovation technologique et culturelle, à qui l’on doit l’événement éphémère Quartier libre, et qui souhaite à présent se pérenniser, passant d’ailleurs pour cela du statut associatif à celui de SAS (Société par actions simplifiée). « Ce tandem des deux structures semble intéressant » , commente la présidente.

DES CENTAINES DE LOGEMENTS SUR LE SITE JACOB-DELAFON

Le site qui accueillait autrefois Jacob-Delafon, à proximité du canal, est désormais propriété de l’entreprise immobilière Brooks, et ce depuis déjà plusieurs années. Il s’étend sur quelque 3 hectares. Le projet est d’y construire, là encore sur plusieurs années, entre 3 et 400 logements environ selon Nicolas Fournier, commercial, « avec des locaux d’activité en pied, commerces ou professions libérales ». Les premiers coups de pelleteuse ne devraient toutefois pas intervenir avant un an et demi à peu près, estime le professionnel, « car il faut tenir compte de la révision du PLU (Plan local d’urbanisme) en cours, dans laquelle s’inscrit le projet, ensuite il y aura l’instruction du permis de construire qui demandera elle-même environ six mois. »

LA POLLUTION, LE GROS HANDICAP DES VMC

La Ville est propriétaire du site des anciennes Verreries mécaniques champenoises (VMC) qui s’étend sur dix hectares à la limite entre Reims et Saint-Brice. Mais aucun projet à court ou moyen terme ne se dessine pour lui. Certes, selon la direction de l’urbanisme, il est en l’état suffisamment assaini pour un éventuel retour à un usage industriel. « Si l’on voulait y mettre des activités tertiaires en revanche, ou des logements, il faudrait une dépollution plus poussée. » Ce qui représenterait selon elle un coût « faramineux » qui n’a d’ailleurs pas même été évalué sérieusement. Un coût qui freine les velléités aujourd’hui.

En outre, pour le moment, ce site présente aussi un handicap géographique : il est assez excentré, et enclavé. Des travaux de réaménagement de la voirie seraient inévitables pour modifier cet état de fait. Et pourtant, on peut signaler que, d’après les agents de la communauté urbaine, des opérateurs privés auraient déjà commencé à réfléchir à l’intérêt d’investir ici ; « mais aux dernières nouvelles, aucun contact officiel n’a été établi avec le Grand Reims. »

Antoine Pardessus 

Extrait de l'union du 32/05/2017

    

    

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Les Magasins généraux, classé prioritaires

L'ancien site de stockage céréalier, tout proche du canal et pas si loin du centre-ville, devrait accueillir à terme des industries créatives et culturelles.


L'ancien silo céréalier, bâtiment emblématique du site. L'idée, aujourd'hui, est de le préserver. Bernard Sivade

L'ESSENTIEL

•.- Une ample réflexion est menée su r le devenir du port Colbert et ses environs, soit environ 180 hectares. Le Grand Reims dispose désormais de la maîtrise foncière.

•.- À l’intérieur de cette zone, un site est considéré comme prioritaire, celui des anciens Magasins généraux, qui couvre quelque cinq hectares. Il aurait vocation à accueillir des « industries créatives et culturelles», et d'autres structures liées à cette thématique.

•.- Les élus cherchent à préserver le bâtiment emblématique du site, le silo de stockage de céréales.

1 - CINO HECTARES SONT 180

En matière de réaménagement urbain, les services du Grand Reims ont actuellement sur la table un bon gros dossier à traiter avec le port Colbert et ses environs ; la surface en jeu se monte à quelque 180 hectares, s'étalant entre quartier Clairmarais, Saint-Brice-Courcelles, et voie Taittinger. À l'intérieur de ce vaste ensemble, riche en friches industrielles, le site des Magasins généraux, autrefois dédié au stockage de céréales, occupe 5 hectares ceinturés par l'avenue Brébant, le boulevard Charles-Arnould et la rue Pierre Maître, il est considéré par les élus comme prioritaire.

2 - LES  ATOUTS

Pourquoi cet intérêt particulier? « Premièrement parce le Grand Reims y dispose désormais de la maîtrise foncière, répond Juliette Yvin de la direction de l'urbanisme! immobilier. Le site a été acheté, pour 5,4 millions, entre 2013 et 2014.

Deuxièmement, parce qu'il occupe une position stratégique : vous êtes à dix minutes à pied de la gare SNCF. Troisièmement, parce qu'il est aussi situé en bordure du canal. Il présente donc un intérêt dans la perspective d'une « reconquête des rives » pour de nouveaux usages, de loisirs.

3 - PRÉSENCE DE LOCATAIRES

Actuellement, le site n'est pas tout à fait désert ; quelques locataires en occupent une partie : un vendeur de pneus, un maçon, un stockeur de bouteilles (vides) de charmpagne … « Cela permet non seulement de réduire les problèmes d'installation de gens du voyage », dit la représentante des services, mais aussi de réduire pour la collectivité les frais liés à la propriété du site, comme les assurances ou les taxes foncières. » Ces différents loyers constituent une rentrée de 145.000 euros par an.

4 - DES BÂTIMENTS INTÉRESSANTS

Le site compte des bâtiments encore en bon état et que l'on peut qualifier d'intéressants d'un point de vue patrimonial ; le plus emblématique est l'ancien silo de stockage à grains, bien connu des usagers de l'avenue Brébant qu'enjambe une de ses excroissances (un dispositif de chargement destiné aux péniches). Ce bâtiment dispose de cinq niveaux de 1000 m2. Les élus ont le souci de le conserver. Une halle de plus de 250m, avec plusieurs quais de chargement routier, est également à mentionner.

5 - VOCATION CRÉATIVE ET CULTURELLE

L'objectif est de faire de ce site, d'ici quelques années - aucun calendrier n'est fixé - un pôle d'activité économique thématique, dédié aux « industries créatives et culturelles », ou à des structures évoluant dans ces domaines. C'est ainsi qu'il pourrait par exemple accueillir l'Ésad (École supérieure d'art et de design), ou encore l'espèce d'ovni entrepreneuro-culturel éphémère Quartier libre, qui avait vécu quelques mois dans l'ancien siège de Plurial-Novilia, et qui envisage de se pérenniser.

Antoine Pardessus 

Extrait de l'union du 12/05/2017

    

    

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